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Circuits d’aide à la commutation

Circuits d’aide à la commutation

Lors du passage de l’état bloqué à l’état passant, ou inversement, d’un semi-


conducteur commandé, la tension à ses bornes et le courant qui le traverse ne varie pas
instantanément (voir le chapitre sur les semi-conducteurs de puissance). Ces phénomènes
introduisent des pertes de commutation dans les interrupteurs, et peuvent même créer des
surtensions ou des surintensités au niveau du semi-conducteur.
On cherche à améliorer ces commutations par l’adjonction de circuits auxiliaires au
niveau de l’interrupteur. On les appelle des Circuits d’Aide à La Commutation (C.A.L.C.).

Toute l’étude menée dans ce chapitre le sera sur une cellule élémentaire de
commutation de type hacheur série.

I / Modélisation de la commutation : pertes de commutation :

La figure suivante représente le montage qui nous permet d’étudier la commutation de


l’interrupteur T. Le semi-conducteur commandé est représenté, sur le schéma, par un
transistor bipolaire, mais peut très bien être tout type d’interrupteur commandé. La source de
tension E et la source de courant I qui représente la charge sont parfaites. On a représenter à
l’aide de chronogrammes simplifiés l’évolution des grandeurs iC et vCE lors des commutations
de T. v
CE
t0 tfv trv
E

D t1
t
iC
E I I+IRRM
iC I
T vCE

t
tri tfi
trr
tON tOFF

Les grandeurs apparaissant sur les chronogrammes ont les significations suivantes :
- tri : Temps de croissance du courant (Rise time)
- trr : Temps de recouvrement inverse de la diode de roue libre
- t0 : tri + trr
- tfi : Temps de décroissance du courant (fall time)
- tfv : Temps de décroissance de la tension
- trv : Temps de croissance de la tension
- tON : Temps de fermeture de l’interrupteur
- tOFF : Temps d’ouverture de l’interrupteur
- IRRM : Courant de pointe inverse dans la diode de roue libre lors de son blocage

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Etude de la fermeture de l’interrupteur :

0 < t < t0
I + I RRM
iC (t ) = t vCE (t ) = E
t0
I + I RRM
p(t ) = vCE (t )iC (t ) = E t
t0

t0 < t < tON


E
iC (t ) = I vCE (t ) = E − (t − t0 )
t fv
 t − t0 
p(t ) = EI 1 − 
 t 
 fv 

On peut ainsi calculer l’énergie totale perdue pendant la commutation


tON

WON = ∫ p(t ) dt
0

E (I + I RRM )
t0 tON
EI
WON =∫
0
t0
t dt + ∫ t (t
t0 fv
fv − (t − t0 ) )dt

E (I + I RRM )t 0 EI (tON − t 0 )
2

WON = + EIt fv −
2 2 t fv
E (I + I RRM ) EI
WON = t0 + t fv
2 2

Or on peut souvent négliger tfv devant t0, ce qui permet de simplifier l’expression de
WON.
E (I + I RRM )
WON ≈ t0
2

On constate que la qualité de la diode de roue libre, qui se traduit par IRRM et trr,
intervient pour le calcul de la puissance dissipée dans l’interrupteur lors de sa fermeture.

Etude de l’ouverture de l’interrupteur :


On prend pour nouvelle origine des temps l’instant t1.
0 < t’ < trv
E
iC (t ' ) = I vCE (t ' ) = t '
t rv
EI
p( t ' ) = t'
t rv
trv < t’ < tOFF
 t ' − t rv 
iC (t ' ) = I 1 −  vCE (t ' ) = E
 t 
 fi 

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 t ' − trv 
p(t ' ) = EI 1 − 
 t 
 fi 
On peut ainsi calculer l’énergie totale perdue pendant la commutation
tOFF

WOFF = ∫ p(t ' ) dt '


0

1 1
WOFF =
EI t rv + EI t fi
2 2
Or, trv est souvent faible devant tfi, ce qui permet d’écrire :
EI
WOFF ≈ t fi
2

Sur une période complète de fonctionnement, l’énergie dissipée s’écrit donc :


Wcom = WON + WOFF
et par suite on en déduit la puissance Pcom dissipée dans l’interrupteur lors des
commutations, que l’on nomme aussi pertes par commutations :

Pcom = Wcom . f = (WON + WOFF ) f

Or, la puissance dissipable dans le composant est limitée par sa capacité à évacuer la
chaleur. On voit que la fréquence de fonctionnement sera donc limitée, afin de ne pas
provoquer une élévation trop importante de la température de jonction du semi-conducteur.

De par leurs structures et leurs performances dynamiques, certains composants sont


plus sensibles à ces phénomènes. C’est le cas en particulier des transistors bipolaires et des
thyristors GTO. Leurs pertes en commutation sont bien supérieures à celles des transistors
MOS ou IGBT. Ces derniers pourront donc fonctionner à des fréquences plus élevées sans
avoir recours à des circuits d’aide à la commutation.

La figure suivante montre le déplacement du point de fonctionnement de l’interrupteur


dans le plan ic = f(vCE) pendant les commutations.
iC

I + IRRM
F F
I
O
F

E vCE

A fin de ne pas détruire l’interrupteur, le déplacement du point de fonctionnement doit


se faire à l’intérieur de l’aire de sécurité du composant. (voir chapitre « semi-conducteurs de
puissance »)

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II / Circuits d’aide à la commutation :

Pour diminuer les pertes en commutation dans le transistor, nous allons introduire des
circuits qui vont permettre de rapprocher la trajectoire du point de fonctionnement des axes iC
et vCE.
Ceci permettra :
- De diminuer les pertes dans le composant.
- De travailler à fréquence plus élevée avant d’atteindre les limites d’échauffement
du composant.

II.1 / Circuit d’aide à la fermeture :

Pour diminuer les pertes à la fermeture, on va faire commuter le composant


sous une tension vCE << E. Pour parvenir à ce résultat, on introduit une inductance l en
série avec l’interrupteur.

Au moment de la commutation, la vitesse de


D variation du courant iC est fixée par le transistor :
di
⇒ vl ( t ) = l C (t ) = l
(I + I RRM ) ≈ l I
E iC I dt t0 t ri
di
l diC ⇒ vCE (t ) = E − l C (t ) < E
l dt
dt
vCE (t ) = E − ∆VF
T
vCE
I E  E − ∆VF 
∆VF = l et WON = (I + I RRM )t0  
t ri 2  E 

Il existe une valeur limite l0 de l permettant de fixer vCE à 0 pendant la


fermeture de l’interrupteur. Dans ce cas les pertes sont théoriquement nulles.
iC
I+IRRM

vCE tri t0 t
E
∆VF

t
Remarques :
• Si l > l0, alors vCE est forcé à 0 et ce n’est plus le transistor qui fixe la
vitesse de décroissance du courant iC, mais l’inductance de commutation.
(Toute la tension E est appliquée aux bornes de l). Ceci a pour effet de
ralentir la commutation.

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• Pendant la commutation, l’énergie emmagasinée dans l s’écrit


1
Wl = l (I + I RRM ) . Cette énergie correspond à peu prés
2

Dl 2
à la partie de l’énergie perdue lors de la commutation,
l qui n’a pas été dissipée dans le transistor.
Rl
Cette énergie sera évacuée à l’ouverture dans le
transistor si l’on ne prend pas de précautions. On
associe en général avec l’inductance un circuit Rl - Dl
qui permet de dissiper l’énergie stockée dans l à travers
T la résistance Rl au moment de l’ouverture du circuit.

Intéressons-nous à l’influence de ce circuit au moment de l’ouverture de l’interrupteur.


A l’ouverture on peut donc écrire :
0 < t < tfi
 t 
D iC (t ) = I 1 − 
 t 
 fi 

E iC I
il (t ) = ir (t ) + iC (t )
Le courant iC étant décroissant, vl est négative, la
Dl
diC diode Dl est donc passante.
l l
Rl dt di
Rl ir (t ) = − l l (t )
ir dt
T vCE On en déduit l’équation différentielle suivante :
l dil  t 
( t ) + il ( t ) = I  1 − 
Rl dt  t 
 fi 

la résolution de cette équation permet de donner :


 I  l  − 
t

τl 
il (t ) =  1− e + t fi − t 
 t fi  Rl  
  l
 avec τ l =

Rl
I  − 
t
 τl 
v l ( t ) = − l  1 − e 
 t fi  

La tension aux bornes de l’interrupteur s’écrit donc


I  − 
t
τl 
vCE (t ) = E − vl (t ) = E + l 1− e
t fi  

et sa valeur maximale
I  
t fi

τl 
vCEM = vCE (t fi ) = E + l 1− e = E + ∆V0
t fi  
 

La présence de l introduit donc une surtension aux bornes de l’interrupteur à


l’ouverture.

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tfi < t
Le transistor est maintenant bloqué, le reste de l’énergie emmagasinée dans l se
dissipe dans Rl. Le courant dans l’inductance varie donc de manière exponentielle
suivant l’expression :
t − t fi

τl
il (t ) = ir (t ) = il (t fi )e

Le courant dans l’inductance pourra être considéré comme nul après 3τl. Un
fonctionnement en régime permanent implique que toute l’énergie stockée dans l doit
être restituée avant de recommencer un cycle. Ceci impose une contrainte de
fonctionnement sur l’interrupteur qui doit être ouvert pendant au moins 3τl.

La figure suivante montre les allures des tensions et courant lors d’une
ouverture de l’interrupteur.

vCE
∆V0
En général tfi << 3τl, on
E
peut négliger la phase de
décroissance du courant dans
l’interrupteur, et dans ce cas la
iC t surtension s’écrit :
I
∆V0 = Rl I

il
t
I
il(tfi)

t
tfi 3τl

Le déplacement du point de fonctionnement de l’interrupteur muni d’un CALC


à la fermeture est représenté sur la figure suivante.

iC

I + IRRM
F
O
I
F

F
O

F E vCE

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En conclusion :

Le CALC à la fermeture ne sert qu’à transférer les pertes de commutation de


l’interrupteur vers une résistance. Le rendement du montage n’est pas amélioré, mais
les contraintes sur l’interrupteur sont diminuées.
Le fait de devoir évacuer l’énergie emmagasinée dans l impose de nouvelles
contraintes sur l’interrupteur :
- Il existe une surtension aux bornes de l’interrupteur.
- L’interrupteur doit être bloquer pendant un temps minimum permettant de
décharger l.

II.2 / Circuit d’aide à l’ouverture :

Cette fois ci, on cherchera à ralentir la remontée de la tension vCE lors de la


phase d’ouverture de l’interrupteur. Pour cela, on place un condensateur en parallèle
avec le transistor. La vitesse de décroissance du courant est toujours imposée par le
transistor.
Etude de l’ouverture :
0 < t < tfi
D  t 
iC (t ) = I 1 − 
 t 
 fi 
E I dv
iγ (t ) = I − iC (t ) = γ CE (t )
dt
iC iγ dvCE 1 I
(t ) = t
T v γ dt γ t fi
CE
I 2
⇒ vCE (t ) = t ( à t = 0, vCE (0) = 0 )
2γt fi

La diode de roue libre D ne pourra être passante que lorsque la tension aux
bornes de l’interrupteur sera devenue égale à E.
Il y a donc deux cas distincts à étudier, suivant que vCE(t) atteindra E avant, ou
après l’instant tfi.

On note γ0, la valeur de γ qui permet d’obtenir vCE(tfi) = E


It fi
γ0 =
2E

Dans le cas où γ > γ0

I
Pour 0 < t < tfi vCE (t ) = t2
2.γ .t fi
 t 
iC (t ) = I 1 − 
 t 
 fi 

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I γ
A t = tfi vCE (t fi ) =t fi = 0 E < E
2.γ γ
La diode D est donc toujours bloquée.

A partir de tfi, Le courant dans le transistor est nul. Tout le courant de charge I
passe alors dans le condensateur. Ce dernier se charge donc à courant constant.
On peut ainsi écrire :
dv
iγ (t ) = I = γ CE (t )
dt
I
vCE (t ) = (t − t fi )+ vCE (t fi )
γ
La commutation prend alors fin à l’instant tOFF où vCE(tOFF) = E.
E
t OFF = t fi + (γ − γ 0 )
I

Il y a donc ralentissement de la commutation.

vCE
E

iC

tfi t
I iD


t
tOFF

Dans le cas où γ < γ0


I
Pour 0 < t < tfi vCE (t ) = t2
2.γ .t fi
 t 
iC (t ) = I 1 − 
 t 
 fi 

A l’instant t = t1, la tension vCE atteint la valeur E.


 t 
vCE (t1 ) = E iC (t ) = I 1 − 1  = I 1
 t 
 fi 

2γEt fi
⇒ t1 =
I

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La diode se met donc à conduire à partir de cet instant. La tension aux bornes
du condensateur est maintenant constante et égale à E, le courant iγ est donc nul.
La commutation se poursuit alors comme s’il n’y avait pas de CALC.

vCE
E

I0 iC

t1 tfi t
I
I – I0 iD


t
tOFF

On cherche à calculer l’énergie dissipée dans le transistor pendant la phase


d’ouverture, dans le cas où γ = γ0.
t fi

WOFF = ∫ iC (t ).vCE (t )dt


0

 
t fi
t  I t2 
WOFF = ∫  I 1 − . dt
0 
  t fi  γ 0 2t fi 
 
t fi
 t  t2 I 2
WOFF = ∫ 1 −  dt
 t  t 2γ
0 fi  fi 0
t fi
 t  t2
WOFF = ∫ 1 −  2 EIdt
 t t
0 fi  fi
t fi
 t3 t4 
WOFF = EI  2 − 3 
 3t fi 4t fi  0
1 1 
WOFF = EI  − .t fi
3 4
EI
WOFF = t fi
12

Cette valeur est à comparer avec l’énergie dissipée sans CALC à l’ouverture.
W
WOFF γ 0 = OFF
6

On constate ainsi que l’énergie dissipée dans le transistor à l’ouverture est 6 fois plus
faible avec un CALC à l’ouverture γ0, que sans CALC.

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De même, on peut calculer l’énergie emmagasinée dans le condensateur γ :


1
Wγ = γ . E 2
2

Comme précédemment, pour éviter que cette énergie soit dissipée dans le
transistor au moment de sa fermeture, on utilise une cellule Rγ - Dγ. Ce circuit
supplémentaire permet de décharger le condensateur.

Par une étude similaire à celle menée



dans le cas du CALC à la fermeture, on
iC iRγ en déduit qu’il existera, à la fermeture de
T, une surintensité dans le transistor.
T Dγ
γ Cette surintensité est due à la décharge du
condensateur à travers Rγ et T. Lorsque la diode de
iγ roue libre se bloque, le potentiel vCE est rendu libre,
et le courant collecteur est alors la somme du
courant de charge IC et du courant iRγ.

3τγ Si l’on néglige le temps de


iC ∆I0 décroissance de la tension aux bornes du
transistor (tfv = 0), on peut écrire
I simplement l’expression de iRγ.
t
E − τγ
i Rγ ( t ) = e avec τ γ = Rγ .γ
iD t Rγ
I
Cette surintensité va s’ajouter au
courant de recouvrement de la diode de
vCE t
roue libre. Il faudra ensuite que
IrrM
E
l’interrupteur reste fermé pendant au
minimum 3τγ afin de décharger
complètement γ.
t
tri + trr

Le déplacement du point de fonctionnement de l’interrupteur muni d’un CALC


à l’ouverture est représenté sur la figure suivante.

iC

I + IRRM
F IRRM + E/Rγ
I

E vCE

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II.3 / Association de CALC :

Il est possible d’associer les deux circuits d’aide à la commutation que nous
venons d’étudier. Le fonctionnement demeure globalement inchangé. Un des schémas
d’association possible est donné ci – dessous avec les chronogrammes
vCE
δv
D E

E I

Rl
l iC
iC Dl Rγ
δi
I

T
γ

tri tfi

• La surintensité apportée par γ


à la fermeture n’intervient qu’après

blocage de la diode de roue libre. Le l iRγ
blocage de D libère le potentiel vCE, celui
ci devient nul. Le condensateur étant
iC γ
chargé sous la tension E, la diode Dγ est T
bloquée. La tension aux bornes de γ
n’étant plus imposée, son évolution est
donnée par l’étude du circuit oscillant
suivant :

• A l’ouverture, une fois l Rγ // Rl


que vCE = E, D conduit et donc vD =
0. Les deux diodes Dγ et Dl sont E
passantes. La tension aux bornes du
transistor est donnée par l’étude du γ
circuit suivant : vCE

iC

I + δi
F
VCE0 VCEX La figure ci contre représente le
I
déplacement du point de fonctionnement
de l’interrupteur muni de CALC à
l’ouverture et à la fermeture. La figure
O
F correspond au cas l0 et γ0. δi et δv
O
dépendent de l’amortissement du circuit
F l-γ.
E E+ δv vCE

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II.4 / CALC non dissipatif :

Les exemples étudiés jusqu’ici, correspondent à des CALC dissipatifs. C’est à


dire à dire que leur rôle est de dissiper l’énergie de commutation dans une résistance
plutôt que dans le transistor.
Il existe d’autres montages qui permettent de récupérer cette énergie stockée
dans γ et l. On les appellera des CALC non dissipatifs, par opposition aux précédents.

II.4.1 / CALC non dissipatif à la fermeture :

Au lieu de dissiper l’énergie stockée dans l à travers la résistance Rl, on utilise


un deuxième enroulement, couplé magnétiquement à l, qui permet de renvoyer cette
énergie vers la source.

En dehors des intervalles de


dil
commutations (t ) = 0 ⇒ v D ' = − E
D D’ dt
D’ est donc bloquée.
E
A la fermeture:
iC I dil
(t ) > 0 ⇒ v l > 0 ⇒ vl ' > 0
l l’
dt
v D ' = − E − vl ' < 0 , D’ est bloquée.
n1 n2
A l’ouverture:
T il’ dil
vCE
(t ) < 0 ⇒ v l ' < 0
dt
v D ' = − E − vl ' > 0 , D’ est passante.

Les évolutions de iC et vCE sont données sur la figure suivante

Si on modélise les deux inductances


vCE couplées par le schéma :
E+V2
E+V1
N
E
vl L E.n1/n2
i’2

t
iC
L  NI n1 
I V2 =  + E
i’2 N + L  t fi n2 
L n1 LI n2
V1 = E et t fr =
t N + L n2 E n1
tfi tfr

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II.4.2 / CALC non dissipatif à l’ouverture :

( Circuit de KNOLL )

A la fermeture de T:
D
vγ 1 ( 0 ) = E vγ 2 (0) = 0
Dγ2
Les diodes Dγ1 et Dγ2 sont bloquées. Dés
E que iC = I et que la diode de roue libre se
I
bloque, il y a transfert d’énergie de γ1
γ2 Dlγ vers γ2 via le circuit oscillant γ1 - lγ - γ2.
Après une demi-période du circuit
Dγ1 lγ
oscillant, la diode Dlγ se bloque. Toute
iC
l’énergie de γ1 est alors passée à γ2.
T
vCE
γ1

A l’ouverture de T :

Dlγ est bloquée par la tension vγ2.


Les diodes Dγ1 et Dγ2 sont passantes.

 t 
iC (t ) = I 1 − 
D  t 
 fi 

γ1 I
E iγ 1 (t ) = t
I
iγ2
γ 1 + γ 2 t fi
γ2 donc
vγ2 It 2
vγ 1 ( t ) =
iγ1
2(γ 1 + γ 2 ).t fi
iC
T vγ 2 ( t ) = E − vγ 1 ( t )
vCE
γ1

Le circuit se comporte comme si le condensateur d’aide à l’ouverture valait :

γ eq = γ 1 + γ 2

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