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techno
logique
CHAUDIÈRE
DÉPORTÉE
Production d’énergie décentralisée

FICHE TECHNOLOGIQUE
REMERCIEMENTS
L’ADEME remercie GRDF pour la contribution à la réalisation
de ce document.

CITATION DE CE RAPPORT

Ce document a été réalisé par l’ADEME, en collaboration avec GRDF,


à partir d’une étude réalisée par ENEA Consulting et le CETIAT.
2017, Production d’énergie décentralisée - Fiche technologique
Chaudière déportée, 12 pages.
www.ademe.fr/mediatheque

Ce document est édité par l’ADEME

ADEME
20, avenue du Grésillé
BP 90406 | 49004 Angers Cedex 01
Coordination technique : Léo Playoust, ADEME, Service Entreprises
et Dynamiques Industrielles

Rédacteurs : Enea Consulting & CETIAT (intervenants multiples).

Création graphique : Dialectica Communication

Brochure réf. 8860


ISBN : 979-1-02970-919-7 - Septembre 2017
Dépôt légal : ©ADEME Éditions, septembre 2017

Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement


de l’auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause est illicite selon le Code de la propriété
intellectuelle (Art L 122-4) et constitue une contrefaçon réprimée par le Code pénal.
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PAGE 2 PRODUCTION D’ÉNERGIE DÉCENTRALISÉE - CHAUDIÈRE DÉPORTÉE


TABLE DES MATIÈRES
1 • Introduction............................................................................................................................................................. 4
1.1 - Les principales technologies....................................................................................................................... 4
1.2 - Principe général.............................................................................................................................................. 4
2 • Description de la technologie............................................................................................................................. 5
2.1 - Caractéristiques techniques........................................................................................................................ 4
2.1.1 Chaudière (Production de chaleur) ................................................................................................... 5
2.1.2 Transfert de chaleur (Réseau hydraulique + échangeur) ................................................................. 6
2.2 - Les énergies entrantes et vecteurs énergétiques..................................................................................... 6
2.3 - Caractéristiques indicatives......................................................................................................................... 7
2.4 - Maturité de la technologie........................................................................................................................... 7
2.5 - Avantages et inconvénients......................................................................................................................... 8
3 • Applications sectorielles...................................................................................................................................... 8
4 • Exemple de réalisation......................................................................................................................................... 9

TABLE DES FIGURES


Figure 1 : Schématisation intégration de la technologie ED au procédé........................................................ 4
Figure 2 : Schéma énergétique simplifié d’une chaudière................................................................................ 5

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1 Introduction
1.1 • LES PRINCIPALES TECHNOLOGIES

Les chaudières sont des appareils de chauffage permettant de transférer en continu de l’énergie issue de la
combustion d’un combustible quelconque (gaz, fioul, biomasse, etc.) à un fluide caloporteur, en général de l’eau.
Les échanges thermiques vers le fluide caloporteur se font par rayonnement et convection au sein du foyer, puis
uniquement par convection jusqu’au conduit d’évacuation des produits de combustion.
On distingue différentes technologies de chaudières :
• les chaudières à eau chaude basse pression, avec des températures d’eau chaude inférieures à 100 °C,
• les chaudières à eau chaude pressurisée, avec des températures d’eau supérieures à 100 °C,
• l es chaudières à fluide thermique, avec des températures du fluide caloporteur supérieures à 150 °C, pour une
montée en pression beaucoup plus faible que l’eau. Les fluides utilisés sont en général des huiles thermiques.
Seules les chaudières à eau chaude basse pression sont étudiées dans le cadre de cette fiche.

1.2 • PRINCIPE GÉNÉRAL

La technologie décentralisée décrite dans la présente fiche correspond à la mise en œuvre d’une chaudière
connectée spécifiquement au procédé via un réseau de fluide caloporteur véhiculé à l’aide d’une pompe vers le
primaire d’un échangeur de chaleur eau/eau.
La chaudière assure donc le chauffage du seul procédé thermique concerné et est géographiquement
située dans son environnement proche. Le moyen de chauffage (chaudière) sera dit « déporté » par opposition
à un système de chauffage dit « centralisé » où la chaudière est non seulement éloignée du procédé mais assure
en plus le chauffage d’autres procédés ou équipements.
La technologie décentralisée est composée de :
• l’équipement production de chaleur - Chaudière,
• l’équipement transfert de chaleur – Réseau hydraulique fluide caloporteur + échangeur intégré au procédé.

Figure 1 : Schématisation intégration de la technologie décentralisée au procédé

Procédé
Cas 1 : Echangeur intégré

Gaz Réseau
Chaudière hydraulique Échangeur ENERGIE

Procédé
Cas 2 : Echangeur séparé

Gaz Réseau
Chaudière hydraulique Échangeur ENERGIE

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2 Description de la technologie
2.1 • CARACTÉRISTIQUES TECHNIQUES

2.1.1 Chaudière (production de chaleur)


La chaudière se compose d’un brûleur, d’une chambre de combustion (foyer) et d’un ou plusieurs échangeurs.
Il existe un grand nombre de technologies différentes d’où une classification complexe en fonction de nombreux
paramètres comme, par exemple :
• matériau (fonte, acier, acier inox),
• pression et température de fonctionnement,
• puissance thermique,
• fluide caloporteur (eau basse pression, eau surchauffée pressurisée, vapeur, huile thermique). Rappel : seul le
fluide basse pression < 100 °C est étudié dans le cadre de cette fiche,
• nature du combustible (solide, liquide ou gazeux),
• raccordements (tirage naturel ou forcé, chaudière étanche…),
• la technologie (nombre de parcours, condensation, ventilateur, atmosphérique, combustion inversée…).

Figure 2 : Schéma énergétique simplifié d’une chaudière

Puissance
Fluide caloporteur utile fournie Fluide caloporteur
à l’installation
Aller 80 °C Retour 60 °C
(fluide caloporteur)

Puissance
fournie
par Pertes
le brûleur par
Pertes parois les fumées

Une partie de la chaleur produite par la combustion est perdue :


• par les parois du générateur (bien que celles-ci soient calorifugées),
• par les produits de combustion (pertes par les fumées de chaleur sensible et latente).
On définit le rendement thermique utile de la chaudière de la manière suivante :
η (%) = Puissance utile (kW)/Puissance fournie (kW)

Ce rendement peut s’exprimer selon deux standards :


• rendement η sur PCI (Pouvoir Calorifique Inférieur) : le rendement ne prend pas en compte la
valorisation possible de la chaleur latente de condensation de la vapeur d’eau présente dans les
fumées,
• rendement η sur PCS (Pouvoir Calorifique Supérieur) : le rendement prend en compte la valorisation
possible de la chaleur latente de condensation de la vapeur d’eau présente dans les fumées (ce qui est
le cas dans toutes les chaudières dont la température des fumées est < 55 °C*).
* Température de condensation de la vapeur d’eau contenue dans les fumées dans le cas de la combustion du gaz naturel, dite température de rosée.

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Une chaudière dont les fumées sont rejetées à une température < 55 °C fonctionne en mode condensation. Ce
type de chaudière est équipé d’un échangeur de chaleur supplémentaire (encore appelé récupérateur de chaleur
ou condenseur) installé en sortie des fumées. Les constructeurs proposent également des échangeurs spécifiques
qui s’adaptent sur les chaudières existantes. De la sorte, le rendement utile est amélioré d’environ 10 % sur
les chaudières à condensation. Ce type d’équipement nécessite un retour de l’eau vers la chaudière à basse
température (< 40 °C environ) pour permettre de bénéficier au mieux de l’ « effet condensation ».
A titre indicatif :
 ne chaudière conventionnelle, dont le départ du fluide caloporteur est à 70 °C, a un η sur PCI d’environ
•u
89 % (η sur PCS de 80 %),
 ne chaudière à condensation, dont le retour du fluide caloporteur sera à 40 °C, peut avoir un η sur PCI proche
•u
de 100 % (et parfois >100 %) (η sur PCS de 90 %).
Remarque importante : une chaudière conventionnelle non équipée d’un échangeur de chaleur adapté ne pourra
pas fonctionner en mode condensation sans risque de détérioration de son corps de chauffe.

2.1.2 Transfert de chaleur (réseau hydraulique + échangeur)


L’échangeur de chaleur peut être de type serpentin lorsqu’il s’agit de produire de l’eau chaude industrielle à
partir d’un ballon de stockage, par exemple. Dans le cas d’un procédé fonctionnant à l’eau chaude (cas d’une
ou plusieurs cuves d’eau chaude de traitement de surface, par exemple) ou lorsque le besoin thermique en eau
chaude est important, l’échangeur peut également être déporté par rapport au procédé ou au ballon (échangeur
externe). On privilégiera la technologie d’échangeur à plaques. Cette solution pouvant être adoptée également
pour des gains de place.
Dans tous les cas, un circulateur assure le transfert hydraulique de l’eau chaude depuis la chaudière vers
l’échangeur et le procédé. La compacité du réseau permettra de réduire les pertes thermiques en lignes.
La régulation en température du réseau et du procédé est adaptée à chaque situation :
• lors de procédés nécessitant l’utilisation de stockage thermique (cuves ou capacité de stockage), la chaudière
est équipée d’un brûleur une ou 2 allures,
• les procédés de plus faible capacité, nécessitant une plus grande réactivité et modularité, sont pourvus d’une
chaudière équipée d’un brûleur modulant, dont le débit calorifique est asservi au besoin déterminé, bien
souvent par un régulateur de type PID.

2.2 • LES ÉNERGIES ENTRANTES ET VECTEURS ÉNERGÉTIQUES

Les énergies entrantes utilisées sont :


•g az naturel (GN), gaz propane (GPL), fioul domestique ou lourd, biomasse (bois)
pour la partie thermique et la combustion,
• électricité pour le brûleur, les équipements de sécurité, pompes de circulation et accessoires.
Les vecteurs utiles suivant les applications :
• liquides, généralement de l’eau.

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2.3 • CARACTÉRISTIQUES INDICATIVES

Caractéristiques Valeurs types

• Matériau corps de chauffe en acier


• Echangeur fumées/eau en inox
Caractéristiques physiques • Température habituelle de 60 °C à 90 °C
• Possibilité de chauffer l’eau à plus de 100 °C pour les chaudières à
production d’eau surchauffée
Positionnement généralement vertical pour les petites puissances et
horizontal pour les moyennes puissances.
Caractéristiques dimensionnelles • Largeur de 1 à 2 m
• Hauteur de 1 à 2 m
• Profondeur 1,5 à 3 m
• Brûleur 1 ou 2 allures pour les systèmes à inertie
• Brûleur modulant pour les systèmes de faible inertie demandant de la
réactivité
Technologie et puissance des brûleurs
• Chaudière à condensation pour les températures de retour chaudière
inférieures à 45 °C ou fonctionnant en eau perdue
• Puissance de 80 à 2 500 kW
• Technologie haut rendement : 95 % sur PCI
Rendement
• Technologie condensation : 105 % sur PCI
• Chaudière de 80 kW à brûleur 2 allures 5 k€ / brûleur modulant 7 k€ /
à condensation 10 k€
Coût de la technologie • Chaudière de 1 MW à brûleur 2 allures 17 k€ / brûleur modulant 19 k€ /
à condensation 40 k€
• Coût de maintenance : environ 300 € / an à 1 k€ / an

2.4 • MATURITÉ DE LA TECHNOLOGIE

Niveau de maturité Justification

Pour le chauffage de cuves de liquide (eau de traitement) ainsi que la


Très mature et très diffusée
production d’eau chaude en direct ou avec échangeur intermédiaire.

Ce descriptif de maturité repose sur les informations transmises par différents fournisseurs et distributeurs.
A titre indicatif, les échelles qualitatives suivantes sont utilisées :
• Pour la maturité d’une technologie décentralisée :
- Mature : technologie déjà implémentée à plusieurs reprises, depuis plusieurs années
- Faiblement mature : technologie implémentée récemment ou à une unique reprise
- Non mature : pas de référence industrielle pour cette technologie
• Pour les taux de pénétration :
- Bien diffusée : technologie prédominante, en regard des solutions centralisées, dans au moins un secteur
industriel ou bénéficiant de parts de marché significatives dans plusieurs secteurs industriels
- Moyennement diffusée : technologie bénéficiant d’une part de marché importante dans un secteur industriel
ou de parts de marché non négligeables dans plusieurs secteurs industriels
- Faiblement diffusée : part de marché nulle ou anecdotique, tous secteurs confondus

PRODUCTION D’ÉNERGIE DÉCENTRALISÉE - CHAUDIÈRE DÉPORTÉE PAGE 7


2.5 • AVANTAGES ET INCONVÉNIENTS

Avantages

• L es chaudières fonctionnent à basse température avec des rendements élevés


(>95 % sur PCI). Les modèles les plus performants fonctionnent en régime de
condensation (>105 % sur PCI), si la température de retour est inférieure à 45 °C.
Intérêt énergétique
• L e fonctionnement à faible taux de charge pénalise peu l’efficacité du système.
L’installation s’adapte facilement aux demandes énergétiques du procédé
régulation en mode modulant ou tout ou rien).
Investissement • Investissement modéré.
• F iabilité des équipements brûleurs et tubes de fumées pour peu qu’un entretien
Facilité de mise en œuvre
régulier et adapté soit réalisé. Une maintenance standard et réduite pour la partie
et de maintenance
chaudière.

Inconvénients et points de vigilance

• Nécessité dans la plupart des cas d’utiliser un échangeur intermédiaire entre la


chaudière et le procédé, ce qui impose une température de fonctionnement de la
Performance chaudière supérieure de 10 à 20 °C à celle du procédé.
• Les performances de la chaudière sont étroitement liées à la conception de la
régulation. Le système doit être parfaitement défini en amont.
• La durabilité de l’installation sera garantie par un entretien adapté régulier :
Maintenance nettoyage des boues, réglage combustion, détartrage éventuel. La maintenance
porte aussi sur le brûleur, avec le nettoyage périodique du filtre à air comburant.

3 Applications sectorielles
Type de secteur industriel Usages correspondants

Bacs d’échaudages, tunnels de lavage, marmites de cuisson, eau chaude


Secteur agroalimentaire
sanitaire, application pour du séchage, nettoyage en place
Bacs de lavage de tissus et de laine, bains de teinture via des bâches
Secteur textiles
intermédiaire, cuves de machines à teindre…
Secteurs chimie et pharmacie, cosmétique Lavage, décapage, chauffage de produits
Secteur métallurgie Bains de dégraissage, décapage, phosphatation, passivation
Secteur blanchisserie Tunnel de lavage
Secteur santé Lavage

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4 Exemple de réalisation
Contexte Description

Une blanchisserie industrielle est équipée d’une chaudière de production


centralisée de vapeur pour répondre aux différents procédés de nettoyage installés.
L’entreprise s’est équipée d’un nouveau tunnel de lavage comprenant les fonctions
Nature de l’opération
mouillage (EC à 35 °C) et lavage (EC à 60 °C). Pour répondre aux besoins énergétiques
de ce nouveau procédé, la société s’est équipée d’une chaudière déportée de
750 kW, dédiée à cette application.
L’entreprise fonctionne en 2 x 8 durant 5 jours par semaine et utilise ce tunnel
3 500 h/an. La puissance thermique nécessaire au fonctionnement du tunnel
est de 700 kW thermique.
Solution thermique antérieure
Les besoins énergétiques de la blanchisserie sont couverts par une chaudière vapeur
centralisée.
En fonction des besoins vapeur ou eau chaude, le réseau de vapeur alimente
le procédé soit en direct, soit par le biais d’un échangeur vapeur/eau chaude.
Contexte et objectif de L’installation du tunnel de lavage nécessite uniquement de l’eau tiède et de l’eau
l’opération chaude, aussi 2 solutions se sont présentées :
• prolonger le réseau de vapeur pour alimenter le tunnel de lavage,
• installer à proximité du tunnel une chaudière déportée de 750 kW utile, présentant
un rendement de 92 %.
La chaudière et le réseau de vapeur datant de 15 ans présentent un rendement de
58 %. Dans la mesure où une solution décentralisée de production d’eau chaude est
suffisante pour répondre aux besoins, avec un rendement de 92 %, cette solution a
été retenue, bien que plus chère à l’investissement que la prolongation du réseau de
vapeur.
• La mise en place d’une chaudière déportée de 750 kW utile, équipée d’un brûleur
Comparaison des solutions modulant, est estimée à un coût de 15 k€
en termes d’investissement • La prolongation du réseau vapeur jusqu’au tunnel est financièrement négligée au
regard des coûts d’installation de la chaudière
Par rapport au déploiement du réseau vapeur, l’installation de la chaudière déportée
Gains énergétiques et financiers permet une économie annuelle d’environ 240 MWh (PCS), soit 8,4 k€ de gain financier
annuel

Comparaison des coûts • Coût de maintenance annuelle de la chaudière : 0,4 k€


de maintenance • Surcoût de maintenance pour la chaudière vapeur : négligeable
TRI (Temps de Retour sur Par rapport au déploiement de la solution centralisée, la mise en œuvre de la
Investissement) estimé chaudière déportée présente un TRI de 1 an et 10 mois
Autres apports / et points de Afin d’assurer des économies d’énergie optimum, les sondes de température
vigilance de la solution destinées à la régulation de puissance du brûleur modulant doivent être correctement
décentralisée mise en place positionnées

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Les hypothèses utilisées dans les calculs économiques précédents sont les suivantes :
Besoins usine
•B
 esoin énergétique du tunnel en fonctionnement 700 kW thermique
•F
 onctionnement annuel de 3 500 heures

Caractéristiques de la chaudière déportée


•P
 rix d’une chaudière haut rendement de 750 kW, équipée d’un brûleur modulant : 15 k€
•C
 oût annuel de la maintenance, incluant pièces et MO : 0,4 k€
•R
 endement de la chaudière déportée : 92 % (PCI)
•C
 onsommation annuelle en gaz sur PCS : 3 170 MWh

Caractéristiques chaufferie
•L
 a chaudière centralisée dispose d’une réserve de puissance suffisante pour alimenter ce tunnel
•R
 endement de la chaudière déportée : 92 % (PCI)
•C
 onsommation annuelle en gaz sur PCS : 2 930 MWh

Prix des énergies


•G
 az naturel : environ 35€/MWh (PCS), sans inflation

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LES COLLECTIONS
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L’ADEME EN BREF
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L’ADEME expert : Elle rend compte
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PRODUCTION D’ÉNERGIE
DÉCENTRALISÉE
CHAUDIÈRE DÉPORTÉE
La question d’utiliser une production centralisée d’énergie Les fiches « Production d’énergie
pour desservir plusieurs process ou de décentraliser cette décentralisée » présentent
production auprès de chaque usage mérite d’être posée.
10 solutions technologiques
Elle le mérite d’autant plus lors de la mise en service d’un
nouveau process ou de l’extension d’un site industriel. et 10 secteurs industriels dans
lesquels ces solutions peuvent
Souvent moins connues que la production centralisée répondre efficacement à
d’énergie associée à un réseau de distribution, les solutions
un besoin en process.
décentralisées peuvent pourtant générer des économies
d’énergie substantielles dans certaines configurations. Elles apporteront aux industriels
et aux bureaux d’études
Centralisé ou décentralisé ? En fonction des sites industriels, des éléments théoriques
des process, des besoins, l’une ou l’autre de ces solutions et pratiques permettant de
sera plus pertinente, en termes de performance énergétique
notamment. Le choix devra être étudié au cas par cas, site
cerner en première approche
par site. la pertinence de mettre en place
des solutions décentralisées sur
un site industriel.

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ISBN : 979-1-02970-919-7

8660

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