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ROYAUME DU MAROC

Office de la Formation Professionnelle et de la Promotion du Travail


DIRECTION RECHERCHE ET INGENIERIE DE FORMATION

OFPPT
SECTEUR ELECTROTECHNIQUE

RESUMES DE THEORIE ET
TRAVAUX PRATIQUES

Module n° 27:
DEPANNAGE DES POMPES ET
MOTEURS HYDRAULIQUES

Spécialité :

ELECTROMECANIQUE

Niveau :
Qualification

ANNÉE : 2003
i
Remerciements

La DRIF remercie les personnes qui ont participé ou permis


l’élaboration de ce Module (Dépannage des pompes et moteurs
hydrauliques).
Pour la supervision

M. Brahim KHARBOUCH : Chef de projet marocain PRICAM-RGE

Pour l'élaboration

• M. A. EL YAKOUTI − Formateur au CFF/Électrotechnique(ISIC)

Pour validation

• Mme Najat FARHANE − Responsable CFF/Électrotechnique(ISIC)


• Mme Carmen DINCA − Formatrice au CFF/Électrotechnique(ISIC)
• Mme Naima EL KORNO − Formatrice au CFF/Électrotechnique(ISIC)
• Mme Meryem SKALI − Formatrice au CFF/Électrotechnique(ISIC)

Pour le secrétariat

• Melle Hanane STITIF

Les utilisateurs de ce document sont invités à


communiquer à la DRIF toutes les remarques et
suggestions afin de les prendre en considération
pour l’enrichissement et l’amélioration de ce
programme.

M Said SLAOUI

DRIF

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SOMMAIRE

Présentation du module Page 4

Contenu du document Page 10

Projet synthèse
Résumés de théorie des :
- Objectifs opérationnels de premier niveau et leur durée
- Objectifs opérationnels de second niveau et leur durée
Exercices pratiques des:
- Objectifs opérationnels de premier niveau et leur durée
- Objectifs opérationnels de second niveau et leur durée

iii
PRESENTATION OU PREAMBULE

L’étude du module 27 : Dépannage des pompes et moteurs hydrauliques permet d’acquérir


les savoirs, savoirs-faire et savoirs-être nécessaires à la maîtrise de la compétence.

Ce résumé de théorie et recueil de travaux pratiques est composé des éléments suivants :

Le projet synthèse faisant état de ce que le stagiaire devra savoir-faire à la fin des
apprentissages réalisés dans ce module, est présenté en début du document afin de bien le
situer. La compréhension univoque du projet synthèse est essentielle à l’orientation des
apprentissages.

Viennent ensuite, les résumés de théorie suivis de travaux pratiques à réaliser pour chacun des
objectifs du module.

Les objectifs de second niveau (les préalables) sont identifiés par un préfixe numérique alors
que les objectifs de premier niveau (les précisions sur le comportement attendu) sont marqués
d’un préfixe alphabétique.

Le concept d’apprentissage repose sur une pédagogie de la réussite qui favorise la motivation
du stagiaire, il s’agit donc de progresser à petits pas et de faire valider son travail.

Les apprentissages devraient se réaliser selon les schémas représentés aux pages qui suivent :

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SCHÉMA D’APPRENTISSAGE D’UN OBJECTIF

Lecture du résumé de
théorie de l'objectif " n "

Réalisation du travail
pratique de l'objectif " n "

Évaluation
formative de
l'atteinte de
N
l'objectif " n "
O

Passage à l'objectif " n + 1 "

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SCHÉMA DE LA STRATÉGIE D'APPRENTISSAGE

I ACTIVITÉ PARTICULIÈRE ÉVALUATION FORMATIVE

ENSEIGNEMENT CORRECTIF

II ACTIVITÉ PARTICULIÈRE ÉVALUATION FORMATIVE

ENSEIGNEMENT CORRECTIF

ACTIVITÉ GLOBALE ÉVALUATION FORMATIVE

ENSEIGNEMENT CORRECTIF

ÉVALUATION SOMMATIVE ENRICHISSEMENT

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MODULE 27 : DÉPANNAGE DE POMPES ET DE MOTEURS
HYDRAULIQUES

Code : Durée : 60 h

OBJECTIF OPÉRATIONNEL DE PREMIER NIVEAU


DE COMPORTEMENT

COMPORTEMENT ATTENDU

Pour démontrer sa compétence le stagiaire doit


dépanner des pompes et des moteurs hydrauliques
selon les conditions, les critères et les précisions qui suivent.

CONDITIONS D’ÉVALUATION

• Travail individuel.
• Sur une pompe ou un moteur monté sur un banc d’essais hydrauliques
fonctionnel.
• À partir d’une panne.
• À l’aide :
- de directives, de plans et schémas;
- d’abaques et de tableaux;
- de manuels techniques;
- de l’outillage et de l’équipement appropriés;
- des instruments de mesure.

CRITÈRES GÉNÉRAUX DE PERFORMANCE

• Respect des règles de santé et de sécurité au travail.


• Respect du processus de travail.
• Utilisation appropriée de l’outillage et de l’équipement.
• Travail soigné et propre.
• Résultat : fonctionnement conforme aux spécifications du fabricant.

(à suivre)

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OBJECTIF OPÉRATIONNEL DE PREMIER NIVEAU
DE COMPORTEMENT(suite)

PRÉCISIONS SUR LE CRITÈRES PARTICULIERS


COMPORTEMENT ATTENDU DE PERFORMANCE

A. Interpréter des directives, des plans et des - Repérage précis des données techniques.
manuels techniques.

B. Vérifier les paramètres de fonctionnement. - Utilisation appropriée des instruments de


mesure.

C. Poser un diagnostic. - Détermination exacte des correctifs à


apporter.

D. Réparer ou remplacer les pièces - Maîtrise des techniques.


défectueuses. - Choix judicieux des pièces de
remplacement.

E. Ajuster et calibrer les paramètres de - Respect des spécifications.


fonctionnement.

F. Vérifier le fonctionnement des dispositifs de - Fonctionnement adéquat des dispositifs de


sécurité. sécurité.

G. Vérifier le fonctionnement de la pompe ou - Respect des conditions de marche.


du moteur.

H. Consigner l’intervention. - Concision et pertinence de l’information


présentée.

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OBJECTIFS OPÉRATIONNELS DE SECOND NIVEAU

LE STAGIAIRE DOIT MAÎTRISER LES SAVOIRS, SAVOIR-FAIRE, SAVOIR-PERCEVOIR OU SAVOIR-ÊTRE JUGE


PREALABLE AUX APPRENTISSAGES DIRECTEMENT REQUIS POUR L’ATTEINTE DE L’OBJECTIF DE PREMIER
NIVEAU, TELS QUE :

Avant d’apprendre à interpréter des directives, des plans et des manuels techniques
(A) :

1. Expliquer le fonctionnement des pompes hydrauliques.


2. Expliquer le fonctionnement des moteurs hydrauliques.
3. Distinguer les accessoires des moteurs hydrauliques.
4. Interpréter les plans, les schémas et les directives.

Avant d’apprendre à vérifier les paramètres de fonctionnement (B) :

5. Calculer et mesurer les paramètres de fonctionnement d’une pompe et d’un moteur


hydraulique.
6. Appliquer des connaissances au regard de l’analyse de circuits à courant alternatif.

Avant d’apprendre à poser un diagnostic (C) :

7. Comparer les valeurs des paramètres avec les spécifications du fabricant.


8. Déceler les pannes par la vue, l’ouïe, l’odorat et le toucher.
9. Reconnaître les défectuosités des pompes et des moteurs hydrauliques.

Avant d’apprendre à réparer ou à remplacer les pièces défectueuses (D) :

10. Manutentionner et gréer des pièces et des machines.


11. Effectuer des opérations d’usinage manuel.
12. Sélectionner les pièces de remplacement.
13. Appliquer des méthodes d'alignement conventionnel.

Avant d’apprendre à ajuster et calibrer les paramètres de fonctionnement (E) :

14. Décrire les méthodes d’ajustement et de calibration des paramètres de fonctionnement.

Avant d’apprendre à vérifier le fonctionnement des dispositifs de sécurité (F) :

15. Reconnaître les dispositifs de sécurité des pompes et des moteurs hydrauliques.

Avant d’apprendre à vérifier le fonctionnement (G) :

16. Décrire la procédure de vérification.

Avant d’apprendre à consigner les interventions (H) :

17. Utiliser la terminologie appropriée.

9
EM MODULE : 27

PROJET SYNTHESE

Le stagiaire doit être capable de dépanner les pompes et les moteurs hydrauliques. Pour cela il
doit-les :
- acquérir les connaissances relatives à l’identification de divers moteurs, pompes et
accessoires.
- acquérir les méthodes de vérification de réglage des paramètres de fonctionnement.
- poser un diagnostic pour détecter la cause réelle de panne.
- sélectionner et remplacer les composants défectueux en utilisant les manuels
techniques de fabricant l’outillage approprie et en respectant les directives et les
mesures de sécurité citée par le constructeur.

EM27PS 10
RÉSUMÉ DE THÉORIE

OBJECTIF : N° 01 DURÉE : 1,3 h

- Objectif poursuivi : Expliquer le fonctionnement des pompes hydrauliques.

- Description sommaire du contenu :

- Ce résumé théorique comprend : le principe de fonctionnement des pompes volumétriques et les


pompes non volumétriques.

- Lieu de l’activité : Salle du cours.

- Directives particulières :

EM2701RT 11
RÉSUMÉ DE THÉORIE

OBJECTIF : N° 01 DURÉE : 1,3 h

POMPE HYDRAULIQUE VOLUMETRIQUE

Il existe plusieurs types de pompe hydraulique volumétrique. A chaque type de pompe


correspondent une nature et un agencement particulier des pièces mobiles internes. Cependant, quel
qu’en soit le type, une pompe hydraulique remplit essentiellement le même rôle, soit celui de faire
circuler un liquide.

Le fonctionnement de tous les types de pompe repose sur le même principe. Lorsque la
pompe est mise en marche par l’entreprise de sa source motrice, les pièces mobiles internes se
déplacent et attirent l’air qui se trouve dans la canalisation du côté de l’admission de la pompe. Ce
mouvement des pièces internes crée un vide partiel. La pression atmosphérique agit alors sur la
surface du liquide contenu dans le réservoir en poussant ce fluide vers l’admission de la pompe. Le
fluide est ensuite entraîné par les pièces mobiles et finalement refoulé vers le système hydraulique à
actionner.

• Pompes à engrenage

Les pompes hydrauliques volumétriques à engrenage sont de constitution simple parce


qu’elles ne possèdent que peu de pièces mobiles internes. Ce type de pompe présente l’avantage
d’être celui le moins coûteux. Cependant, ces pompes offrent un rendement volumétrique n peu ( ) v
élevé. De plus, notez que les pompes à engrenage sont à cylindrée fixe.

Comme le nom l’indique, les pompes à engrenage renferment deux roues dentées qui
s’engrènent (s’engagent) l’une dans l’autre.

Il existe deux catégories de pompe à engrenage :


- les pompes à engrenage externe ;
- les pompes à engrenage interne.

* Pompes à engrenage externe

Les pompes à engrenage externe tirent leur nom de la position de leurs roues dentées. Ces
roues sont placées l’une à côté de l’autre et s’engagent l’une dans l’autre par leurs dents se trouvant
sur leur circonférence (figure 1).

Figure 1 - Engrenage externe

EM2701RT 12
RÉSUMÉ DE THÉORIE

Les pompes à engrenage externe comportent une roue dentée menante et une roue dentée
menée. Ces roues tournent en sens opposé en s’engrenant l’une dans l’autre. En face de l’orifice
d’admission, les deux roues dentées se séparent en créant un vide partiel comblé par l’huile
provenant du réservoir. L’huile est ensuite transportée par les alvéoles formées par le creux des
dents et le corps de la pompe. Des plaquettes assurent l’étanchéité axiale des alvéoles, c’est-à-dire
qu’elles empêchent l’huile de fuire par les côtés des alvéoles. Au fur et à mesure que les dents se
réengagent, l’huile est évacuée vers l’orifice de refoulement. La figure 2 représente le principe de
fonctionnement d’une pompe à engrenage.

Figure 2 - Principe de fonctionnement d’une pompe à engrenage

Sous l’effet de la pression existant du côté du refoulement de la pompe, les deux roues
dentées sont poussées contre le corps de la pompe à cause de l’espace existant entre la face des
dents des roues dentées et le corps de la pompe (figure 2). L’espace disponible tend à s’amplifier à
mesure que la pompe prend de l’âge et s’use. Les pertes volumétriques augmentent donc en
fonction de l’usure de la pompe. Il en résulte un faible rendement volumétrique.

* Pompes à engrenage interne

Les pompes à engrenage interne tirent leur nom du fait qu’elles possèdent comme pièce
mobile une roue à denture interne (figure 3).

Figure 3 - Roue à denture interne

EM2701RT 13
RÉSUMÉ DE THÉORIE

Il existe deux principaux types de pompe à engrenage interne :


- les pompes à engrenage interne à croissant ;
- les pompes à engrenage interne à gérotor.

* Pompes à engrenage interne à croissant

La pompe à engrenage interne à croissant comprend deux roues à denture, soit une roue à
denture interne et une roue à denture externe, lesquelles sont séparées par un croissant fixe. La roue
à denture externe entraîne la roue à denture interne. Il est à noter que la roue à denture externe est
excentrique par rapport à la roue à denture interne et que les deux roues dentées tournent dans le
même sens. La figure 4 représente le principe de fonctionnement d’une pompe à engrenage interne
à croissant.

Figure 4 - Principe de fonctionnement d’une pompe à engrenage interne à croissant

Dans ce type de pompe, l’huile hydraulique est aspirée par les cavités créées lors du
désengagement des deux roues dentées. Le fluide devient prisonnier dans les alvéoles créées par les
dents de roues dentées et le croissant. Il est ainsi transporté jusqu’à ce qu’il soit refoulé lorsque les
dents se réengagent.

* Pompes à engrenage interne à gérotor

Le fonctionnement des pompes à engrenage interne à gérotor ressemble beaucoup à celui


des pompes à engrenage interne à croissant. La figure 5 vous en présente le cycle de
fonctionnement.

EM2701RT 14
RÉSUMÉ DE THÉORIE

Figure 5 - Cycle de fonctionnement d’une pompe à engrenage interne à gérotor

Sur cette figure, le lobe en pointillé de gauche représente l’orifice de refoulement, tandis que
celui de droite représente l’orifice d’admission (partie A de la figure 5). La rotation des deux roues
dentées se fait dans le sens des aiguilles d’une montre (sens horaire). Le fluide hydraulique est
aspiré par la cavité créée lors du désengagement des deux roues dentées. Le désengagement
s’effectue vis-à-vis l’orifice d’admission (parties B et C de la figure 5). Le fluide devient prisonnier
dans l’alvéole créée entre les roues à denture externe et interne (partie D de la figure 5). Lors du
réengagement des deux roues à denture (parties E, F et G de la figure 5), le fluide est refoulé vers
l’orifice de refoulement. Le cycle, ainsi complété, recommence.

La figure 6 vous présente une vue en coupe d’une pompe à engrenage interne à gérotor.

Figure 6 - Vue en coupe d’une pompe à engrenage interne à gérotor

• Pompes à palettes

Les pompes hydrauliques volumétriques à palettes sont fréquemment utilisées parce qu’elles
ont un bon rendement volumétrique ( η V ) . Elles offrent généralement un meilleur rendement
volumétrique que les pompes à engrenage. Elles sont toutefois plus coûteuses que ces dernières.

EM2701RT 15
RÉSUMÉ DE THÉORIE

Les pompes à palettes, comme le nom l’indique, renferment des palettes. Celles-ci sont de
forme rectangulaire et sont introduites à l’intérieur du rotor par l’entremise de rainures radiales
(figure 7). Les palettes peuvent donc se déplacer radialement.

Figure 7 - Rotor d’une pompe hydraulique volumétrique à palettes


Il existe deux catégories de pompe à palettes :
- les pompes à palettes à cylindrée fixe ;
- les pompes à palettes à cylindrée variable.

** Pompes à palettes à cylindrée fixe


Les pompes à palettes à cylindrée fixe se divisent en deux groupes :
- les pompes à palettes à cylindrée fixe à rotor non balancé ;
- les pompes à palettes à cylindrée fixe à rotor balancé.

Pompes à palettes à cylindrée fixe à rotor non balancé


Les pompes à palettes à cylindrée fixe à rotor non balancé ont un principe de
fonctionnement relativement simple. Le rotor, dans lequel sont introduites les palettes, est installé
dans le carter de la pompe. Il est excentrique par rapport au centre du corps de la pompe. La figure 8
représente le principe de fonctionnement d’une pompe à palettes à cylindrée fixe à rotor non
balancé.

Figure 8 - Principe de fonctionnement d’une pompe à palettes à cylindrée fixe à rotor non balancé

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RÉSUMÉ DE THÉORIE

Dans ce type de pompe, le rotor est entraîné dans un mouvement de rotation grâce à l’arbre
d’accouplement relié à la source motrice de la pompe. La force centrifuge, ainsi créée, pousse les
palettes contre une couronne circulaire. Lorsque le rotor tourne, les palettes suivent le contour de la
couronne. Il est à noter que le chanfrein de la palette suit toujours le sens de rotation. Il en est ainsi
pour tous les types de pompe à palettes.

A cause de l’excentricité du rotor par rapport à la couronne, les palettes divisent l’espace
compris entre le rotor et la couronne en une série d’alvéoles. L’aspiration de la pompe se fait à
l’endroit où les alvéoles augmentent de volume. Il se crée ainsi un vide partiel qui sera comblé par
l’huile hydraulique poussée dans ces alvéoles par la pression atmosphérique agissant dans le
réservoir.
L’huile emprisonnée dans les alvéoles est ensuite acheminée vers l’orifice de refoulement de
la pompe. Par la suite, la diminution du volume des alvéoles force l’expulsion de l’huile vers
l’orifice de refoulement.

Une force de poussée est appliquée sur le rotor de la pompe puisque la pression existant du
côté du refoulement est exercée d’un seul côté. A cause de ce déséquilibre de force ainsi créé sur le
rotor, ce type de pompe est appelé pompe à palettes à rotor non balancé. Il est à noter que ce
déséquilibre de force entraîne une réduction de la longévité de la pompe.

Or, pour remédier au déséquilibre de force existant dans un pompe à palettes à rotor non
balancé, on a recours à une pompe à palettes de construction légèrement différente, soit la pompe à
palettes à rotor balancé.

Pompes à palettes à cylindrée fixe à rotor balancé

Dans une pompe à palettes à cylindrée fixe à rotor balancé, la pression exerce une force sur
deux côtés opposés ( 180° ) du rotor. Ainsi, l’opposition des forces créées par la pression permet
d’annuler l’effet de déséquilibre néfaste au roulement ( figure 9).

Figure 9 - Opposition des forces créées par la pression

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RÉSUMÉ DE THÉORIE

Le principe de fonctionnement des pompes à palettes à rotor balancé est le même que celui
des pompes à palettes à rotor non balancé.

La seule distinction se trouve au niveau de la forme de la couronne. En effet, cette dernière est de
forme ovale. En fonctionnement, cela se traduit par deux admissions et deux refoulements par tour
du rotor. Les deux orifices de refoulement sont opposés (180° ), tout comme ceux d’admission, ce
qui permet d’équilibrer les roulements et autres pièces internes en rotation.

Les pompes à palettes à rotor balancé résistent mieux aux montées de la pression du côté du
refoulement. De plus, leur durée de vie est généralement plus longue que celle des pompes à
palettes à rotor non balancé.

La figure 10 vous montre une vue en coupe d’une pompe à palettes à rotor balancé.

Figure 10 - Vue en coupe d’une pompe à palettes à rotor balancé

** Pompes à palettes à cylindrée variable

Les pompes à palettes à débit fixe, qu’elles soient à rotor balancé ou non balancé, présentent
un inconvénient majeur : leur cylindrée et, par conséquent, leur débit sont fixes. Dans un circuit
hydraulique, le volume d’huile nécessaire pour alimenter les composants est rarement constant.
Lorsque le circuit requiert moins d’huile, l’excédent fourni par une pompe à cylindrée fixe est
évacué par la valve de sûreté. Il en résulte une perte de débit et nécessairement un gaspillage
d’énergie. Pour remédier à cette situation, on a recours à une pompe à cylindrée variable.

Les pompes à palettes à cylindrée variable permettent de fournir un débit variable qui s’ajuste
à la demande du circuit hydraulique. Voici en quoi consiste le principe de fonctionnement de base
de ce type de pompe. La pompe à débit variable fournit un débit maximal. Lorsque le circuit
hydraulique requiert moins d’huile, le débit excédentaire fait augmenter la pression du côté du
refoulement de la pompe. C’est cette augmentation de pression qui réduit la cylindrée de la pompe.

On trouve des pompes à palettes à cylindrée variable avec rotor non balancé ou balancé.

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RÉSUMÉ DE THÉORIE

o Pompes à palettes à cylindrée variable à rotor non balancé

Le principe de fonctionnement de base d’une pompe à palettes à cylindrée variable à rotor


non balancé est le même que celui d’une pompe à palettes à cylindrée fixe à rotor non balancé.
Dans une pompe à palettes à cylindrée variable, il existe toutefois une distinction : la couronne est
mobile. Le déplacement de la couronne mobile modifie l’excentricité de celle-ci par rapport au
rotor, ce qui entraîne la variation de la cylindrée de la pompe. Lorsque la couronne mobile est
centrée par rapport au rotor, la cylindrée de la pompe est alors nulle, puisque les alvéoles ne
subissent aucune variation de leur volume. Par contre, lorsque l’excentricité de la couronne mobile
est maximale, la cylindrée de la pompe est maximale.

La figure 11 vous montre une vue en coupe d’une pompe à palettes à cylindrée variable à
rotor non balancé.

Figure 11 - Pompe à palettes à cylindrée variable à rotor non balancé.

o Pompes à palettes à cylindrée variable à rotor balancé

Les pompes à palettes à cylindrée variable à rotor balancé ont le même principe de
fonctionnement que les pompes à palettes à cylindrée fixe à rotor balancé. Il y a donc deux
admissions et deux refoulements par tour afin d’annuler les forces engendrées par la pression au
refoulement.

Toutefois, on remarque une distinction au niveau du rotor. Il y a deux palettes installées côte
à côte dans la même rainure. La figure 12 vous montre le rotor d’une pompe à palettes à cylindrée
variable.

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RÉSUMÉ DE THÉORIE

Figure 12 - Rotor d’une pompe à palettes à cylindrée variable

Les deux étages de palettes ainsi créés possèdent leur propre couronne. En d’autres mots, il
y a deux pompes dans la même cartouche. Sur la figure 13, vous pouvez remarquer des dents sur la
couronne. Ces dents servent à faire tourner les couronnes l’une par rapport à l’autre. Lorsque les
deux couronnes mobiles sont alignées, la cylindrée de la pompe est alors maximale. Le déplacement
des couronnes s’effectue en fonction de la pression au refoulement de la pompe.

La figure 13 vous montre une pompe à palettes à cylindrée variable à rotor balancé ainsi que
sa cartouche.

Figure 13 - Pompe à palettes à cylindrée variable à rotor balancé

Pompes à pistons

Les pompes hydrauliques volumétriques à pistons offrent le meilleur rendement


volumétrique ( nv ) . Ce sont toutefois les pompes les plus coûteuses. Les pompes à pistons
fonctionnent toutes selon le même principe. Les pistons sont animés d’un mouvement de va-et-
vient. Ces pompes sont donc quelquefois appelées « pompes alternatives » à cause du mouvement
alternatif des pistons.

EM2701RT 20
RÉSUMÉ DE THÉORIE

Il existe deux principes de montage des pistons dans le carter de la pompe : le montage
radial et le montage axial.

* Pompes à pistons radiaux

Les pompes à pistons radiaux se divisent en deux groupes :


- les pompes à pistons radiaux à bloc cylindre tournant ;
- les pompes à pistons radiaux à bloc cylindre fixe.

Pompes à pistons radiaux à bloc cylindre tournant

Les pompes à pistons radiaux à bloc cylindre tournant contiennent des pistons qui sont
disposés radialement dans le bloc cylindre par l’entremise d’alésages. La figure 14 représente le
principe de fonctionnement d’une pompe à pistons radiaux à bloc cylindre tournant.

Figure 14 - Principe de fonctionnement d’une pompe à pistons radiaux à bloc cylindre tournant

En tournant, le bloc cylindre crée une force centrifuge qui force les pistons à suivre la
couronne. La couronne est excentrique par rapport au bloc cylindre, ce qui engendre un mouvement
de va-et-vient des pistons dans leur alésage. En sortant du bloc cylindre, les pistons créent un vide
partiel qui sera comblé par l’huile hydraulique poussée par la pression atmosphérique agissant dans
le réservoir. L’huile est acheminée aux pistons par l’intermédiaire d’un boisseau central fixe. Sur la
figure 14, la partie inférieure du boisseau correspond à l’orifice d’admission lorsque la rotation est
dans le sens horaire puisque les pistons sont forcés de sortir de leur alésage vis-à-vis cet orifice.
L’huile emprisonnée dans l’alésage du piston est ensuite transportée vers l’orifice de refoulement
qui correspond à la partie supérieure du boisseau central. A cause de l’excentricité de la couronne

EM2701RT 21
RÉSUMÉ DE THÉORIE

par rapport au bloc cylindre, les pistons entrent dans leur alésage et refoulent ainsi l’huile vers
l’orifice de refoulement.

On trouve également des pompes à pistons radiaux à bloc cylindre tournant avec cylindrée
variable. La figure 15 vous montre une vue en coupe d’une pompe de ce type.

Figure 15 - Vue en coupe d’une pompe à pistons radiaux à bloc cylindre tournant à cylindrée
variable

Dans ce type de pompe, la cylindrée est modifiée en réduisant l’excentricité de la couronne


par rapport au bloc cylindre. Le déplacement de la couronne est réglé à l’aide d’un compensateur de
pression qui réagit selon la pression existante au refoulement.

Pompes à pistons radiaux à bloc cylindre fixe

Les pompes à pistons radiaux à bloc cylindre fixe contiennent des pistons qui sont disposés
radialement dans un bloc cylindre fixe. Les pistons sont introduits dans le bloc cylindre par
l’entremise d’alésages. La figure 16 représente le principe de fonctionnement d’une pompe à
pistons radiaux à bloc cylindre fixe.

EM2701RT 22
RÉSUMÉ DE THÉORIE

Figure 16 - Principe de fonctionnement d’une pompe à pistons radiaux à bloc cylindre fixe

Le mécanisme d’entraînement consiste en un bloc poussoir raccordé à un vilebrequin. Le


mouvement excentrique du bloc poussoir vient ainsi engendrer un mouvement alternatif à chacun
des pistons.

Lorsqu’un piston sort de son alésage, son clapet d’admission s’ouvre pendant que son clapet
de refoulement se ferme. L’alésage du piston se remplit ainsi d’huile qui passe par le centre du
piston. L’huile provient de la chambre centrale.

Lorsqu’un piston entre dans son alésage, son clapet d’admission se ferme tandis que son
clapet de refoulement s’ouvre. L’huile contenue dans l’alésage du piston est alors expulsée dans la
chambre de refoulement, puis vers l’orifice de refoulement.

Pompes à pistons axiaux

Les pompes à pistons axiaux se divisent en deux catégories :


- les pompes à pistons axiaux à axe droit ;
- les pompes à pistons axiaux à axe brisé.

EM2701RT 23
RÉSUMÉ DE THÉORIE

• Pompes à pistons axiaux à axe droit

Les pompes à pistons axiaux à axe droit contiennent des pistons qui sont disposés
axialement dans le bloc cylindre. La figure 17 vous montre le principe de fonctionnement d’une
pompe à pistons axiaux à axe droit.

Figure 17 - Principe de fonctionnement d’une pompe à pistons axiaux à axe droit

Les pistons sont introduits dans les alésages du bloc cylindre. L’autre extrémité des pistons,
appelée patin, est retenue à l’aide de la plaque de retenue.

L’arbre d’accouplement relié au bloc cylindre donne un mouvement de rotation au bloc


cylindre, aux pistons et à la plaque de retenue. En tournant, la plaque de retenue fait glisser les
patins des pistons sur la plaque de poussée qui est fixée dans le corps de la pompe. La plaque de
poussée, en plus d’être fixe, est inclinée. En tournant sur la plaque de poussée, les pistons suivent
l’angle d’inclinaison de cette dernière. Ils sont ainsi animés d’un mouvement alternatif dans leur
alésage.

Pendant la sortie des pistons des alésages, un vide partiel est créé, ce qui concorde avec le
passage des pistons vis-à-vis l’orifice d’admission de la pompe. L’huile contenue dans le réservoir
est ainsi poussée par la pression atmosphérique dans les alésages du bloc cylindre.

Lorsque les pistons entrent dans leur alésage, ils forcent l’huile emprisonnée dans les
alésages à passer au travers de l’orifice de refoulement de la plaque de distribution, puis à se diriger
vers l’orifice de refoulement de la pompe.
La figure 18 vous montre une vue en coupe d’une pompe à pistons axiaux à axe droit.

EM2701RT 24
RÉSUMÉ DE THÉORIE

Figure 18 Vue en coupe d’une pompe à pistons axiaux à axe droit

• Pompes à pistons axiaux à axe brisé

Le fonctionnement d’une pompe à pistons axiaux à axe brisé est sensiblement le même que
celui d’une pompe à pistons axiaux à axe droit.

La seule distinction réside dans le fait que l’arbre d’accouplement et le bloc cylindre sont
disposés selon un axe brisé. La figure 19 vous montre l’agencement de l’arbre d’accouplement et du
bloc cylindre d’une pompe à pistons axiaux à axe brisé.

Figure 19 - Agencement de l’arbre d’accouplement et du bloc cylindre

Dans ce type de pompe, la plaque de retenue est fixée sur l’arbre d’accouplement. Le bloc
cylindre est relié à l’arbre d’accouplement par l’entremise d’un joint universel. L’angle ainsi créé
force le mouvement alternatif des pistons dans leur alésage lors de la rotation de l’arbre
d’accouplement.

EM2701RT 25
RÉSUMÉ DE THÉORIE

POMPES HYDRAULIQUES NON-VOLUMETRIQUES

Principaux types de pompe hydraulique non volumétrique

Les pompes hydrauliques non volumétriques absorbent l’énergie fournie par la source
motrice, la transforme, puis la restituent sous forme d’énergie fluidique. Le principe de
fonctionnement servant à transformer l’énergie fournie diffère selon le type de pompe.

A)- Pompes non volumétriques centrifuges

Dans une pompe non volumétrique centrifuge, la force centrifuge du rotor tournant à haute
vitesse est utilisée pour expulser le fluide vers le refoulement. La figure 20 vous montre l’intérieur
schématisé d’une pompe centrifuge non volumétrique.

Lorsqu’un piston entre dans son alésage, son clapet d’admission se ferme tandis que son
clapet de refoulement s’ouvre. L’huile contenue dans l’alésage du piston est alors expulsée dans la
chambre de refoulement, puis vers l’orifice de refoulement.

Figure 20 - Schéma de l’intérieur d’une pompe centrifuge

L’admission s’effectue par le centre du rotor. Le mouvement de révolution du rotor fait


augmenter l’énergie cinétique du fluide qui est ainsi expulsé vers l’orifice de refoulement de la
pompe. L’orifice de refoulement est situé dans un axe perpendiculaire à l’orifice d’admission.

Voyez à la figure 21 une pompe centrifuge accouplée à un moteur électrique.

Figure 21 - Pompe centrifuge accouplée à un moteur électrique

EM2701RT 26
RÉSUMÉ DE THÉORIE

B)- Pompes non volumétriques axiales

Dans une pompe non volumétrique axiale la force centrifuge du rotor tournant à haute
vitesse est également utilisée pour expulser le fluide vers le refoulement. La figure 22 vous montre
l’intérieur schématisé d’une pompe axiale non volumétrique.

Figure 22 - Schéma de l’intérieur d’une pompe axiale

L’admission et le refoulement de la pompe sont situés dans un même axe, d’où le nom de
pompe axiale. Le mouvement de révolution du rotor en forme d’hélice fait augmenter l’énergie
cinétique du fluide qui est ainsi expulsé vers le refoulement de la pompe.

LES POMPES HYDRAULIQUES

C)- Pompes non volumétriques à diaphragmes

L’énergie servant à activer les diaphragmes est fournie sous forme d’air comprimé. Ce type
de pompe non volumétrique ne possède pas d’arbre d’accouplement. La figure 23 vous montre
l’intérieur schématisé d’une pompe à diaphragme non volumétrique.

Figure 23 - Schéma de l’intérieur d’une pompe à diaphragmes

EM2701RT 27
RÉSUMÉ DE THÉORIE

En observant cette figure, vous constaterez que la pompe se divise en quatre chambres, soit
les chambres centrales 1 et 2 ainsi que les chambres A et B. Les chambres centrales 1 et 2 sont
isolées l’une de l’autre. La chambre 1 est isolée de la chambre A par l’entremise d’un diaphragme ;
il en est de même pour les chambres 2 et B. Les deux diaphragmes sont reliés par une tige. L’air
comprimé est successivement dirigé dans les chambres 1 et 2 par l’entremise d’une valve
distributrice, ce qui entraîne un mouvement de gauche à droite de la tige.

Lorsque l’air est dirigé dans la chambre 2, la tige se déplace vers la droite entraînant
l’admission du fluide dans la chambre A et le refoulement du fluide contenu dans la chambre B.
Des clapets antiretour sont installés à chaque extrémité des chambres A et B afin de permettre
l’admission du fluide dans ces deux chambres mais d’en empêcher le retour.

La figure 24 vous montre une pompe à diaphragmes.

Figure 24 - Pompe à diaphragmes

EM2701RT 28
EXERCICE PRATIQUE

OBJECTIF : N° 01 DURÉE : 1h

- Objectif poursuivi : expliquer le fonctionnement des pompes hydrauliques.

- Description sommaire de l’activité :

Le stagiaire doit : d’expliquer le principe de fonctionnement des pompes volumétriques et les


pompes non volumétriques.

- Lieu de l’activité : Salle de cours.

- Liste du matériel requis :

- Directives particulières :

EM2701TP 29
EXERCICE PRATIQUE

OBJECTIF : N° 01 DURÉE : 1h

1) Choisir la bonne réponse à la phrase suivante, en cochant la case correspondante.


Les pompes sont des organes destinés à transformer :

a) une énergie électrique en énergie hydraulique ( )


b) une énergie hydraulique en énergie mécanique ( )
c) une énergie mécanique en énergie hydraulique ( )
d) une énergie mécanique en énergie électrique ( )

2) Citer les trois catégories principales des pompes hydrauliques ?

3) Expliquer le fonctionnement d’une pompe à engrenage.

4) Expliquer le fonctionnement d’une pompe à palettes.

5) Expliquer le fonctionnement d’une pompe à pistons.

EM2701TP 30
RÉSUMÉ DE THÉORIE

OBJECTIF : N° 02 DURÉE : 1,3 h

- Objectif poursuivi : Expliquer le fonctionnement des moteurs hydrauliques.

- Description sommaire du contenu :

- Ce résumé théorique comprend : une explication du principe de fonctionnement de tous les


types de moteurs hydrauliques.

- Lieu de l’activité : Salle de cours.

- Directives particulières :

EM2702RT 31
RÉSUMÉ DE THÉORIE

OBJECTIF : N° 02 DURÉE : 1,3 h

Le principe de fonctionnement de tous les types de moteur est le même.


Une différence de pression existe entre l’admission et le refoulement du moteur.
Cette différence de pression s’applique sur les parties mobiles internes du moteur qui sont
reliées mécaniquement à l’arbre d’accouplement du moteur. Sous l’effet de la différence de
pression, les pièces mobiles internes se déplacent et entraînent aussi l’arbre du moteur et la charge à
déplacer.

- Moteurs à engrenage

Les moteurs à engrenage sont une réplique des pompes volumétriques à engrenage. Ils sont
de constitution simple et ont l’avantage d’être le type de moteur le moins coûteux. Toutefois, ils
offrent un rendement volumétrique ( nv ) peu élevé.

• Moteurs à engrenage à denture externe

Dans un moteur à engrenage à denture externe, le fluide sous pression fourni par la pompe
fait tourner les roues dentées en sens opposé. Une roue dentée est raccordée à l’arbre
d’accouplement du moteur et fournit ainsi le couple de sortie du moteur. La figure 1 représente le
principe de fonctionnement d’un moteur à engrenage à denture externe.

Figure 1 - Principe de fonctionnement d’un moteur à engrenage à denture externe

EM2702RT 32
RÉSUMÉ DE THÉORIE

L’huile sous pression est transportée entre les dents et le carter de la pompe. La pression de
l’huile emprisonnée dans ces alvéoles n’a pas d’effet sur le couple du moteur, puisque cette pression
est la même pour chaque alvéole. En s’éloignant de la paroi du carter du moteur, les dents sont
soumises à une différence de pression : d’un côté, la pression emprisonnée dans une alvéole, de
l’autre, la pression de la conduite de refoulement qui est généralement nulle ou plus faible que la
pression d’admission.

• Moteurs à engrenage à denture interne

Il existe deux principaux types de moteur à engrenage à denture interne :


- les moteurs à engrenage à denture interne à croissant;
- les moteurs à engrenage à denture interne à gérotor.

Ces deux types de moteur sont des copies des pompes volumétriques du même nom.

Le moteur à engrenage à croissant et celui à gérotor fonctionnent selon le même principe. En


arrivant dans le moteur, le fluide sous pression se heurte aux dents des roues et oblige ainsi les deux
roues à tourner dans le même sens. Le fluide est ensuite évacué à basse pression par l’orifice de
refoulement.

La figure 2 vous montre le principe de fonctionnement d’un moteur à engrenage à denture


interne à gérotor. Les chiffres et les lettres qui y sont inscrits indiquent le déplacement rotatif d’une
roue par rapport à l’autre.

Figure 2- Principe de fonctionnement d’un moteur à engrenage à denture interne à gérotor

Un moteur à denture interne possède une roue à denture interne à l’intérieur de laquelle se trouve
une roue à denture externe.
On retrouve également sur le marché un type de moteur à denture interne appelé « orbital ».
Les moteurs orbitaux sont conçus selon le principe du gérotor. La seule distinction réside au niveau

EM2702RT 33
RÉSUMÉ DE THÉORIE

de la roue à denture interne qui est maintenue fixe et qu’on appelle stator. Quant à la roue à denture
externe, elle tourne sous l’effet de la pression à l’intérieur du stator selon un mouvement orbital.

La figure 3 représente le principe de fonctionnement d’un moteur orbital. Vous pouvez


visualiser la rotation de la roue à denture externe à l’aide des marques de référence qui y sont
inscrites.

Figure 3 - Principe de fonctionnement d’un moteur orbital

Le mouvement orbital du rotor est transformé en mouvement de rotation transmis à l’arbre


d’accouplement du moteur par un arbre intermédiaire à cardans. La figure4 vous montre le rotor et
le stator d’un moteur orbital.

Figure 4 - Rotor et stator d’un moteur orbital

- Moteurs à palettes

Les moteurs à palettes sont une réplique des pompes volumétriques à palettes. Ils offrent un
rendement volumétrique supérieur à celui des moteurs à engrenage. Ils sont toutefois légèrement
plus coûteux.

Dans un moteur à palettes, le couple est développé par la pression du fluide agissant sur les
palettes. La pression crée une force sur la palette et entraîne ainsi un mouvement de rotation du

EM2702RT 34
RÉSUMÉ DE THÉORIE

rotor et de l’arbre d’accouplement du moteur. La figure 5 représente le principe de fonctionnement


d’un moteur à palettes.

Figure 5 - Principe de fonctionnement d’un moteur à palettes

• Moteur à palettes à rotor équilibré

Les moteurs à palettes sont toujours équilibrés. On entend par « équilibré » le fait qu’il y ait
deux admissions et deux refoulements par révolution, ce qui assure l’équilibre du rotor. La figure 6
représente le principe de fonctionnement d’un moteur à palettes à rotor équilibré.

Figure 6 - Principe de fonctionnement d’un moteur à palettes à rotor équilibré

Les deux admissions opposées l’une à l’autre permettent d’annuler les forces radiales qui
sont néfastes pour les roulements du moteur.

EM2702RT 35
RÉSUMÉ DE THÉORIE

* Moteurs à palettes hautes performance


Les moteurs à palettes haute performance sont quasi identiques aux moteurs à palettes à
rotor équilibré. La distinction réside dans l’installation de ressorts sous les palettes pour assurer un
maximum d’étanchéité entre l’extrémité des palettes et la couronne. De plus, le rotor, les palettes, la
couronne et les plaques de poussée qui assurent l’étanchéité latérale sont réunis dans une cartouche
remplaçable. La figure 7 vous montre un moteur à palettes haute performance avec une cartouche
de refoulement.

Figure 7 - Moteur haut performance

Moteurs à pistons

Les moteurs à pistons offrent un rendement plus élevé que les moteurs à palettes. Ils sont
fréquemment utilisés parce qu’ils offrent une grande puissance mécanique par rapport à leur faible
poids.

• Moteurs à pistons radiaux

La figure8 représente le principe de fonctionnement d’un moteur à pistons radiaux.

EM2702RT 36
RÉSUMÉ DE THÉORIE

Figure 8 - Principe de fonctionnement d’un moteur à pistons radiaux

La distribution du fluide s’effectue par un boisseau cylindrique qui comporte un orifice


d’admission et un orifice de refoulement. L’huile fournie à un piston par l’entremise du boisseau
cylindrique crée une pression sur le piston. Ce piston pousse, par l’entremise de sa bielle, sur la
came excentrique de l’arbre du moteur et force ce dernier à amorcer un mouvement de rotation.

Le mouvement de rotation de l’arbre entraîne par l’entremise d’un accouplement le


déplacement du boisseau cylindrique. En tournant, le boisseau cylindrique permet successivement
l’alimentation en huile des pistons et le refoulement simultané de l’huile des pistons opposés. La
figure 9 vous montre un moteur à pistons radiaux.

Figure 9 - Moteur à pistons radiaux

EM2702RT 37
RÉSUMÉ DE THÉORIE

• Moteurs à pistons axiaux

Les moteurs à pistons axiaux présentent le même agencement de pièces mobiles internes que
les pompes volumétriques du même nom.

On les trouve à cylindrée fixe ou à cylindrée variable. La figure 10 vous montre un moteur à pistons
axiaux à cylindrée fixe.

Figure 10 - Moteur à pistons axiaux à cylindrée fixe

Le fluide fourni par la pompe crée une force sur les pistons et génère ainsi le déplacement en
rotation de l’arbre du moteur.
La figure 11 vous montre un moteur hydraulique à pistons axiaux à cylindrée variable.
L’ajustement de la cylindrée est contrôlé par l’angle de la plaque de poussée. Le déplacement de la
plaque de poussée est, quant à lui, contrôlé par un compensateur de pression et un servopiston. Il
existe plusieurs moyens de varier la cylindrée d’un moteur. Il peut s’agir, par exemple, d’un simple
levier, d’un compensateur ou d’un système de contrôle très sophistiqué.

Figure 11 - Moteur à pistons axiaux à cylindrée variable

EM2702RT 38
RÉSUMÉ DE THÉORIE

L’intérêt que suscite un moteur hydraulique à pistons axiaux à cylindrée variable réside dans
la possibilité de pouvoir varier le couple et la vitesse de révolution du moteur. Lorsque la cylindrée
du moteur est augmentée, le couple augmente et la vitesse de révolution diminue. Inversement,
lorsque la cylindrée du moteur diminue, le couple diminue et la vitesse de révolution augmente. Ces
notions vous sont résumées à la figure 12.

Figure 12 - Variation du couple en fonction de la cylindrée

• Moteur à pistons à axe brisé

Les moteurs à pistons à axe brisé ont une construction quasi identique à celle des pompes
volumétriques du même nom. L’arbre d’accouplement et le bloc cylindre sont disposés l’un par
rapport à l’autre selon un axe brisé. Le lieu entre le bloc cylindre et l’arbre d’accouplement est
effectué par un joint universel. La figure 13 vous montre un moteur à pistons axiaux à axe brisé.

Figure 13 - Moteur à pistons à axe brisé

EM2702RT 39
EXERCICE PRATIQUE

OBJECTIF : N° 02 DURÉE : 1h

- Objectif poursuivi : Expliquer le fonctionnement des moteurs hydrauliques.

- Description sommaire de l’activité :

Le stagiaire doit : capable d’expliquer le fonctionnement des moteurs hydrauliques à engrenage, à


pistons, à palettes.

- Lieu de l’activité : Salle de cours.

- Liste du matériel requis :

- Directives particulières :

EM2702TP 40
EXERCICE PRATIQUE

OBJECTIF : N° 02 DURÉE : 1h

1)- Quelles sont les trois grandes catégories de moteur hydraulique ?

2)- Expliquer le principe de fonctionnement d’un moteur hydraulique à engrenage.

3)- Expliquer le principe de fonctionnement d’un moteur hydraulique à piston.

4)- Expliquer le principe de fonctionnement d’un moteur hydraulique à palettes.

EM2702TP 41
RÉSUMÉ DE THÉORIE

OBJECTIF : N° 03 DURÉE : 0,9 h

- Objectif poursuivi : Distinguer les accessoires des moteurs hydrauliques.

- Description sommaire du contenu : .

- Ce résumé théorique comprend : les différents joints statiques et dynamiques utilisés pour les
moteurs hydrauliques, le principe de compensation suivant les constructeurs, et les servovalves.

- Lieu de l’activité : Salle du cours et atelier.

- Directives particulières :

EM2703RT 42
RÉSUMÉ DE THÉORIE

OBJECTIF : N° 03 DURÉE : 0,9 h

Un moteur est dit « parfaitement étanche » si aucune quantité de fluide qui y est contenu ne
peut en sortir et si aucune particule (ou fluide) étrangère ne peut y entrer. Il existe une grande
variété de joints pour les moteurs hydrauliques, cependant on peut les classer en deux grandes
familles.

• Les joints pour étanchéité statique

Dans ce cas les surfaces à étancher sont immobiles l’une par rapport à l’autre.
En montage statique, les joints recommandés en fonction bien entendue des services
auxquels sont assignés peuvent être aussi désignés :
- Plat en cuivre recuit ou aluminium
- Carré ou rectangulaire
- Torique ou 0 Ring
- Elliptique (production jointe français)
- Etoile
- Quad-ring
- Quad 0 stat
- Jet
- B9
- Métallique tubulaire, etc.

• Les joints pour étanchéité dynamique

Les surfaces à étancher sont mobiles ou en mouvement l’une par rapport à l’autre.
En montage dynamique, les joints les plus courants sont les suivants :
- Carré ou rectangulaire avec ou sans anneau anti-extrusion (Black up Rings)
- Torique (avec ou sans B.V.R)
- Elliptique (sans ou avec B.V.R)
- Etoile (avec ou sans B.V.R)
- Quad-Ring (avec ou sans B.V.R)
- En U
- En V
- Chevrons, etc.

EM2703RT 43
RÉSUMÉ DE THÉORIE

Figures représentatives des différents de joints utilisés en statiques et en dynamiques.

Figure 1 - Joint torique

Figure 2 - Anneau anti-extrusion démonté du piston illustré à la figure précédente

Figure 3 - Joint torique doté de deux anneaux anti-extrusion. Ici la pression agit des deux côtés du
joint

EM2703RT 44
RÉSUMÉ DE THÉORIE

Figure 4 - Mise en place correcte d’un joint torique avec utilisation d’un manchon conique en
clinquant

Figure 5 - Joints de sections carrée et rectangulaire

Figure 6 - Joint elliptique production du « Joint français »

EM2703RT 45
RÉSUMÉ DE THÉORIE

Figure 7 - Joint étoilé production HECKER

Figure 8 - Joint Quad-Ring

Figure 9 - Joint Quad-0-Stat, production MINNESOTA RUBBER

EM2703RT 46
RÉSUMÉ DE THÉORIE

Figure 10 - Bague B.S. Figure 11 - Joint JET

Figure 12 - Joint à chevron de marque MERKEL série E2. Il résiste à des pressions de l’ordre de
400 bar

Figure 13 - JOINT RACLEUR

EM2703RT 47
RÉSUMÉ DE THÉORIE

Joints à lèvres pour mouvements de rotation ou pour arbres tournants

Figure 14 - Joints pour arbres tournants

EM2703RT 48
RÉSUMÉ DE THÉORIE

Les compensateurs

Certains constructeurs se sont penchés sur le double problème qui consiste à réduire très
sensiblement aussi bien les fuites en provenance des interstices axiaux que radiaux. Citons ici le
système Bosch.
Dans ce type de moteur, la pression qui se manifeste en (R) exerce son effet :
- Pour la compensation axiale, sur la surface (3) de chacune des deux jumelles, surface
délimitée par le joint torique (4);

Figure 15 – Vue éclaté d’un moteur à engrenage Bosch


A. Alimentation – R. Refoulement – 1. Fentes de compensation et de lubrification des arbres. La
largeur des fentes est variable, elle se réduit avec l’augmentation de pression – 2. Forage de réparation vers
(6 et 3) – 3. Surface sur laquelle agit la pression de refoulement (compensation axiale) – 4. Joint délimitant la
surface (3) – 5. Forage d’accès de l’huile sous pression aux vérins (6) – 6. Vérins de contre-réaction au
nombre de deux par jumelle – 7. Lieu de pliure fictive (faisant fonction de charnière) – 8. Entaille
circonférentielle (sillon de passage du sommet des dentures).

Pour la compensation radiale, par l’intermédiaire des forages (2 et 5) sur les vérins (6) – un
de chaque côté des jumelles. Ces vérins étant en appui sur la périphérie intérieure du corps de
pompe, provoquent une très légère pliure de la jumelle vers le haut, grâce aux charnières (7).
(diminution de rigidité du métal par réduction de matière), et aux espaces prévus libres (1) (deux sur
chacune des jumelles). Traduction rapide de ce commentaire : les axes des pignons sont remontés
vers le refoulement (providentiellement à la pression).
Dans ce type de moteur, l’étanchéité entre le sommet des dentures et le carter n’est réalisée
que par une très faible section, située près du refoulement, la partie radiale du corps de moteur est
entaillée en (8), sur les neuf dixièmes de sa périphérie (voir taillage).

EM2703RT 49
RÉSUMÉ DE THÉORIE

H.P.I. présente également une conception particulière de la compensation hydrostatique


axiale.
La pression de refoulement s’exerce en (2) ou en (4) suivant le sens de rotation du moteur.

Figure 16 – Vue éclaté moteur à engrenage H.P.I


A. Alimentation – R. Refoulement – 1. Fraisages permettant à l’huile d’accéder à la zone (3) – 3.
Surface active de la pression moyenne –2. et 4. Surfaces sur les-quelles la pression de refoulement est
susceptible d’agir. Dans la configuration présente (A vers R), c’est sur la surface (4) que se manifeste la
pression. Si le sens de rotation était inversé (R vers A), la pression agirait sur la surface (2), mais l’obturateur
(5) serait à placer en (6) – 5. Obturateur – 6. Drain interne.

La servovalve électrohydraulique

La servovalve électrohydraulique peut se définir comme étant un distributeur qui produit


une sortie hydraulique proportionnelle à un signal d’entrée électrique en utilisant un dispositif de
rétroaction.

Une servovalve permet de commander les éléments suivants lorsqu’on fait varier l’entrée :
• Le sens de l’écoulement du fluide et le débit;
• Le sens de l’écoulement du fluide et la pression;
• Le sens de l’écoulement du fluide, la pression et le débit.
Le sens du fluide (ou la direction du déplacement du tiroir du distributeur) est fonction de la
polarité du courant comme signal d’entrée.

Par ailleurs, on retrouve les servovalves suivantes :


• Les servovalves à commande de débit;
• Les servovalves à commande de pression.

Une servovalve à commande de débit donne un débit de sortie proportionnel au signal


d’entrée.
Pour ce qui est de la servovalve à commande de pression, on obtient une pression de sortie
proportionnelle au signal d’entrée.
Une servovalve est constituée des pièces suivantes :
• Un moteur-couple;
• Un étage pilote;
• Un étage principal.

EM2703RT 50
RÉSUMÉ DE THÉORIE

Le moteur-couple sert à convertir le courant électrique en un couple et en une position


angulaire.
L’étage pilote, pour sa part, amplifie la force du moteur-couple. On y parvient avec
différentes méthodes, soit :
• Une buse avec déviateur;
• Une buse à tuyau.

Pour ce qui est de l’étage principal, il représente une commande à puissance élevée. Le tiroir
principal commande le débit dans la servovalve ou les pressions aux orifices du cylindre.

Figure 17 - SYMBOLE D’UNE SERVOVALVE 4/3

La servovalve est utilisée

Pour commander la vitesse du moteur hydraulique soit dans un système en boucle ouverte
ou un système en boucle fermée.
Voir le figure représentant le branchement d’une servovalve.
Pour la commande en boucle ouverte d’un moteur hydraulique.

Figure 18

EM2703RT 51
EXERCICE PRATIQUE

OBJECTIF : N° 03 DURÉE : 0,5 h

- Objectif poursuivi : Distinguer les accessoires des moteurs hydrauliques.

- Description sommaire de l’activité :

Le stagiaire doit : distinguer les différents types de joints d’étanchéité utilisée en statique et en
dynamique. Pour les moteurs hydrauliques, aussi que le principe de compensation et les serno-
systèmes.

- Lieu de l’activité : Atelier.

- Liste du matériel requis :


- joints statiques et dynamiques.
- servovalves.

- Directives particulières :

EM2703TP 52
EXERCICE PRATIQUE

OBJECTIF : N° 03 DURÉE : 0,5 h

1)- Distinguer les différents types de joint d’étanchéité statiques et dynamiques.

Figure 1 - ---------------------------------------------

Figure 2 - ---------------------------------------------

Figure 3 - ---------------------------------------------

EM2703TP 53
EXERCICE PRATIQUE

Figure 4 - ---------------------------------------------

Figure 5 - ---------------------------------------------

Figure 6 - ---------------------------------------------

EM2703TP 54
EXERCICE PRATIQUE

Figure 7 - ---------------------------------------------

Figure 8 - ---------------------------------------------

EM2703TP 55
EXERCICE PRATIQUE

Figure 9 a - ------------------ Figure 9 b - ----------------------

Figure 9 c - ------------------ Figure 9 d - ----------------------

2) Distinguer d’après la figure ci-dessous (figure 10 et 11) la compensation axiale et radiale.

Figure 10 - ---------------------------------------------

Figure 11 - ---------------------------------------------

EM2703TP 56
EXERCICE PRATIQUE

3). Distinguer d’après la figure ci-dessous (figure 12) la servovalve hydraulique utilisée pour
réglage de la vitesse du moteur hydraulique

Figure 12

EM2703TP 57
RÉSUMÉ DE THÉORIE

OBJECTIF : N° 04 et A DURÉE : 1,5 h

- Objectif poursuivi : Interpréter les plans, schémas, des directives et des manuels techniques du
fabricant.

- Description sommaire du contenu : .

- Ce résumé théorique comprend : une interprétation des plans, schémas et des informations
contenues dans les manuels techniques du constructeur.

- Lieu de l’activité : Salle de cours et atelier.

- Directives particulières :

EM2704RT 58
RÉSUMÉ DE THÉORIE

OBJECTIF : N° 04 et A DURÉE : 1,5 h

Représentation des schémas hydrauliques

Un schéma précis des circuits hydrauliques est l’un des documents les plus importants qui
accompagnent la machine. Les indications figurant sur le schéma hydraulique sont essentielles pour
bien comprendre le fonctionnement de la machine et pour assurer son installation et son dépannage.
Le schéma symbolique (figure 1) est préféré par les techniciens pour l’étude des circuits et la
recherche des causes de panne, les symboles graphiques ont été établis par le « Comité Européen
des Transmissions Oléo-hydrauliques Pneumatiques » CETOP suivant la symbolisation américaine
J.I.C.
Le schéma en coupe (figure 2) est employé comme moyen pédagogique pour l’instruction
du personnel.
Le schéma image est surtout utilisé par les tuyauteurs pour le montage des tuyauteries et des
appareils (figure 3).

Figure 1 - Schéma symbolique

EM2704RT 59
RÉSUMÉ DE THÉORIE

Figure 2 - Schéma en coupe

Figure 3 - Schéma image

PARTIES D’UN CIRCUIT HYDRAULIQUE

La pompe : La pompe est mue par un moteur électrique, éventuellement par un moteur diesel ou à
explosion.
Elle est reliée au moteur par un accouplement élastique ou par une transmission à courroies.
Elle transforme l’énergie mécanique du moteur en énergie hydraulique.
Elle peut être de constructions très variées, qui seront étudiées plus loin.

Le réservoir d’huile : Sa fonction est de conserver l’huile nécessaire à l’alimentation des


consommateurs.
Une deuxième, et non moins importante, fonction est de refroidir l’huile.
En effet, celle-ci s’échauffe par frottement dans le circuit.
Pour refroidir l’huile on choisit un réservoir bien plus grand que nécessaire.
En pratique, il aura une capacité de 3 à 8 fois le débit de la pompe par minute.
C’est une règle générale car cette capacité dépend de la déperdition de chaleur qu’on devrait
déterminer par une étude spéciale.

EM2704RT 60
RÉSUMÉ DE THÉORIE

Filtres d’huile : L’expérience prouve que la plupart des ennuis d’une installation hydraulique
proviennent d’un encrassement d’huile.
Poussières et impuretés limitent la longévité des organes mobiles.
Le filtre idéal est celui qui arrête toutes les impuretés sans perte de charge.

Conduites et raccords : Une installation hydraulique exige une conduite de retour.


Un circuit hydraulique exige beaucoup plus de soins qu’un circuit pneumatique.
- L’huile, non compressible, perd rapidement sa pression en cas de fuite.
- L’huile est plus dense que l’air donc aussi plus inerte, ce qui implique des chocs et des
vibrations.
- L’huile souille les équipements et les alentours.

Distributeurs : Les distributeurs servent à régler la pression,


protéger les appareils,
interrompre le circuit,
changer le sens du débit,
régler le débit.

Vérins : Les vérins hydrauliques transforment l’énergie hydraulique en énergie mécanique.


A côté des vérins classiques à mouvement rectiligne, l’hydraulique fournit aussi des moteurs
hydrauliques rotatifs.

Disposition générale : Dans un plan hydraulique les constituants sont disposés de la manière
suivante pour véhiculer le fluide hydraulique :
- La partie inférieure qui comprend le groupe générateur de puissance c’est à dire réservoir
remplie de fluide, crépine, pompe, soupape de sécurité.
- La partie supérieure qui regroupe les appareils de distribution, de contrôle, de régulation et
l’actionneur qui peut être un vérin ou un moteur.
(voir l’exemple ci dessous d’un plan hydraulique simple).

Figure 4

EM2704RT 61
RÉSUMÉ DE THÉORIE

Interprétation des manuels du fabricant

Les manuels du fabricant contiennent une foule d’informations sur les caractéristiques de
fonctionnement d’une pompe(moteur) hydraulique.
En consultant les manuels du fabricant, il est possible de retracer les caractéristiques de
fonctionnement d’une pompe (moteur) à partir de la plaque signalétique ce (cette) dernier (e).
* Les informations normalement contenues dans le manuel du fabricant d’une pompe hydraulique
concernant :
- Le débit d’une pompe ;
- La pression de fonctionnement d’une pompe ;
- Le type de fluide prescrit par le fabricant ;
- Le rendement de la pompe ;
- La puissance de la pompe ;
- Le niveau sonore de la pompe en fonctionnement ;
- Le type d’arbre d’accouplement de la pompe ;
- Le type de filet des orifices et la disposition des orifices ;
- Le sens de rotation de la pompe ;
- Le type de flasque ;
- Les dimensions de la pompe ;
- La signification du numéro de la plaque signalétique.
* Les informations normalement contenues dans le manuel du fabricant d’un moteur hydraulique
concernant :
- Le couple ;
- La vitesse de rotation ;
- La pression différentielle ;
- Le cylindrée ;
- Le débit à fournir au moteur ;
- Le rendement ;
- La puissance de sortie ;
- Le type d’accouplement de l’arbre ;
- Le type de filet des orifices et la disposition des orifices ;
- Le type de flasque ;
- Les dimensions du moteur ;
- La signification du numéro de la plaque signalétique.
Toutes ces informations sont présentées sous forme de tableaux, de graphiques, de schémas ou tout
simplement de texte. Il est également possible d’obtenir de l’information à partir du numéro de
modèle.

Tableaux

On trouve dans les manuels des informations regroupées dans un tableau. La figure (5) vous
présente les informations sur le débit de différents modèles de pompe à engrenage en fonction des
paramètres suivants :
- La cylindrée ;
- La vitesse de rotation ;
- La pression existant au refoulement de la pompe ;
- La viscosité du fluide de place par la pompe.

EM2704RT 62
RÉSUMÉ DE THÉORIE

Figure 5 – Tableau - Information sur le débit des pompes

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RÉSUMÉ DE THÉORIE

En examinant ce tableau, on peut constater que le modèle de pompe D05 à une cylindrée de
0,114 p03/5 (1,87 cm3/tr) cette même pompe fournit un débit de 0,58 GPM (2,20L/min) à une
vitesse de 1200 tr/min et sous une pression de 100 psi (6,9 bar).
Toujours à une vitesse de 1200 tr/min, si la pression au refoulement passe à 1500 psi (103 bar), le
débit de la pompe D05 chute à 0,42 GPM (1,59L/min).
A une même pression au refoulement de 1500 psi (103 bar), si la vitesse de la pompe passe
de 1200 tr/min à 1800 tr/min, le débit augmente et passe à 0,71 GPM (2,69L/min).
En observant le coin supérieur droit de ce tableau, vous remarquerez que toutes ces données ont été
établies en fonction d’une huile d’une viscosité de 100 SSV à 120° F (49°).

Remarque

Selon le fabricant, les tableaux portant sur le débit des pompes peuvent être présentés sous
diverses formes.

Graphiques

On trouve plusieurs types de graphiques dans les manuels des fabricants, il y a par exemple
des graphiques portant sur la puissance mécanique ou sur le débit en fonction de la vitesse, de la
pression au refoulement et du type de fluide utilisé.
La figure 6 suivante vous montre des graphiques sur la puissance et le débit.

Figure 6 – Graphiques - Puissance et débit

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RÉSUMÉ DE THÉORIE

Le graphique de gauche indique, par exemple, que la pompe D07 nécessite une puissance
mécanique approximative de 4 hp pour fonctionner à une vitesse de 3000 r/min sous une pression
de 2500 psi (172 bar).

Quant au débit, le graphique de droite de la figure 1.51 indique que la pompe D07 fournit un
débit approximatif de 1,9 GPM à 2500 psi (172 bar) et à 3000 r/min.

Schémas

On trouve des schémas de pompe dans les manuels des fabricants. Sur ces schémas
apparaissent les mesures dimensionnelles des pompes. Cette information peut s’avérer très
importante lorsqu’on dispose d’un espace restreint pour installer une pompe. La figure 7 vous
montre des schémas types qu’on retrouve dans les manuels des fabricants.

Figure 7 - Schémas types d’une pompe hydraulique

Ces schémas fournissent également de l’information sur l’identification des orifices


d’admission et de refoulement en fonction du sens de révolution, sur leur positionnement ainsi que
sur la grosseur et le type de filet. De plus, on y trouve des données relatives à l’accouplement de
l’arbre de la pompe ainsi qu’au type de flasque servant au montage.

EM2704RT 65
RÉSUMÉ DE THÉORIE

Texte

Plusieurs informations très importantes figurent également sous forme de texte dans les
manuels. Selon le fabricant, on peut retrouver des informations telles que :
- Des recommandations sur l’accouplement de la pompe avec sa source motrice ;
- La filtration à respecter ;
- Le fluide hydraulique à utiliser ;
- Le poids de la pompe ;
- Le niveau sonore de la pompe ;
- Le sens de révolution (la référence est toujours prise face à l’arbre d’accouplement) ;
- Les accessoires disponibles ;
- Les précautions à prendre lors du démarrage ;
- La vitesse et la pression de pointe (maximales).

Numéro de modèle

Le numéro de modèle du fabricant apparaissant sur la plaque signalétique d’une pompe


permet d’obtenir une foule d’informations concernant les caractéristiques de fonctionnement de
celle-ci. La figure 8 vous présente un exemple de numéro de modèle avec sa signification. Il s’agit
d’une pompe à pistons axiaux à cylindrée variable de marque Parker.

Figure 8- Signification du numéro de modèle d’une pompe Parker

EM2704RT 66
RÉSUMÉ DE THÉORIE

En observant les données inscrites sur cette figure, on peut connaître les caractéristiques de
fonctionnement d’une pompe de marque Parker dont, par exemple, le numéro de modèle est PVP 16
20 - 2R --- V. En effet, en décomposant ce numéro de modèle on obtient les informations suivantes.
• PVP : pompe à piston à cylindrée variable ;
• 16 : cylindrée de 16 cm3/r (0,98 po3/r) ;
• 20 : plage de pression au refoulement permise entre 250 et 2000 psi (17 - 138 bar) ;
• Espace (Omit) : arbre d’accouplement de type cylindrique à clavette longitudinale ;
• 2: * orifices d’admission et de refoulement situés sur le côté de la pompe ;
* raccordement de l’admission effectué à l’aide de quatre vis (filet ¾ po SAE)
et d’une bride ;
* raccordement du refoulement effectué à l’aide de quatre vis (filet ¾ po SAE)
et d’une bride ;
* drain du carter de la pompe raccordé à l’aide d’un raccord SAE - 6 à filet standard ;
• R : révolution de l’arbre d’accouplement en sens horaire (la pompe vue de face, face à
l’arbre d’accouplement) ;
• Espace (Omit) : pas d’ajustement de la cylindrée maximale ;
• Espace (Omit) : impossibilité de faire une pompe double (en accouplant deux pompes bout à
bout) ;
• Espace (Omit) : compensateur de pression présent ;
• V : joints d’étanchéité en Viton.

Note : Viton est une marque de commerce. Ce type de joint est composé d’élastomère
(caoutchouc synthétique) et de fluor (fluorélastomère).

EM2704RT 67
EXERCICE PRATIQUE

OBJECTIF : N° 04 et A DURÉE : 1,5 h

- Objectif poursuivi : Interpréter des plans, des directives et des manuels techniques.

- Description sommaire de l’activité :

Le stagiaire doit : être capable d’interpréter des plans, des schémas, des directives et des manuels
techniques du fabricant.

- Lieu de l’activité : Salle de cours et atelier.

- Liste du matériel requis :

- Directives particulières :

EM2704etATP 68
EXERCICE PRATIQUE

OBJECTIF : N° 04 et A DURÉE : 1,5 h

A)- Interpréter le schéma hydraulique suivant en décodant les symboles des composants affectés par
des chiffres encerclés et en différenciant en même temps entre la partie commande et la partie
puissance.

Figure 1

EM2704etATP 69
EXERCICE PRATIQUE

B)- A partir du tableau de la figure 2, sélectionnez le numéro de modèle d’une pompe capable de
fournir 16,94 L/min sous une pression de 138 bars et à une vitesse de 1800r/min.

Figure 2 - Débit des pompes de série D

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EXERCICE PRATIQUE

C)- Une pompe, dont les caractéristiques de fonctionnement sont indiquées à la figure 3, est
entraînée à 1800r/min sous une pression de 2000 psi. Dans ces conditions, déterminez :
a- Le débit.
b- La puissance mécanique.
c- L’efficacité volumétrique.
d- L’efficacité totale.

Figure 3 - Caractéristiques de fonctionnement

EM2704etATP 71
RÉSUMÉ DE THÉORIE

OBJECTIF : N° 05 DURÉE : 1h

- Objectif poursuivi : Calculer et mesurer les paramètres de fonctionnement d’une pompe et d’un
moteur hydraulique.

- Description sommaire du contenu : .

- Ce résumé théorique comprend : les formules de calcul des paramètres de fonctionnement des
pompes et moteurs hydrauliques tel que : cylindrée, débit, pression, vitesse, couple et puissance,
rendement etc. aussi que les méthodes de leur mesurage à l’aide des instruments appropries.

- Lieu de l’activité : Salle de cours et atelier.

- Directives particulières :

EM2705RT 72
RÉSUMÉ DE THÉORIE

OBJECTIF : N° 05 DURÉE : 1h

Les formules pour calcul des caractéristiques des moteurs (pompes) hydrauliques.

a- La cylindrée
Elle exprime la quantité théorique de liquide nécessaire pour faire accomplir à l’arbre du
moteur un tour complet. Elle s’exprime en centimètre cube par tour (cm3/tr).
NB : 1cm3 = 1 000 L

b- Le couple
Si le rendement du moteur égal à l’unité ou à 100%, on peut écrire, en appliquant la règle de
la conservation de l’énergie ou travail,
Travail = pression . volume = couple . angle.
Par tour, l’angle engendré par la rotation est égal à 2 π radians ; le volume débité est par
définition la cylindrée.
Le travail pour un tour de moteur correspond :
Travail par tour = pression x volume = couple x 2 π
pression × cylindrée
D’où couple =

Soit en unités homogènes :

C = couple en mN
Cyl = cylindrée en m3
P = pression pascal
En pratique on utilise les unités suivantes :
- couple en mN,
3
- cylindrée en litres ou dm ,
- pression en bar.
cyl  m × 10  × P  pascal × 10 5 
−3

C=    

cyl ( 1 ) × P ( bar ) × 100
C ( m × N) =

Or : 100 = 100 = 15,923
2π 6,28

C ( m×N ) = Cylindrée ( litres ) × Pr ession ( bars ) × 15,92

c- La puissance

La puissance des moteurs est donnée par la formule :


P = C ×ω

EM2705RT 73
RÉSUMÉ DE THÉORIE

dans laquelle :

- P est la puissance en watts,


- C est le couple en mètres newtons,
- ω est la vitesse angulaire en radians/secondes.
2π N
On a : ω = avec N en tour/mn
60

Introductions la vitesse W et le couple C, selon les expressions précédentes dans la formule


de la puissance. On aura la puissance :
15,92 × cyl × pression × 2π N
P (W )= (A)
60

Or, le débit d’un moteur est égal au produit de la cylindrée par le régime ; régime signifie
vitesse de rotation.

Q = cyl × N

- Q en litres/mn
- Cylindrée en litres
- N vitesse de rotation en tr/mn

La formule (A) devient :


2π × 15,92 × Pr ession × Q
P=
60

Soit
Q ( L / mn ) × P ( bar )
P (W )= 0,6
et
Q ( L / mn ) × P ( bar )
P en KW =
600

d- Rendement volumétrique

Il exprime le rapport entre le débit à l’entée du moteur et le débit à la sortie du moteur.

Q utile d'huile
Rendement volumétrique =
Q entrée

La différence correspond aux fuites internes du moteur évacuées par le drain.

EM2705RT 74
RÉSUMÉ DE THÉORIE

e- Rendement des moteurs

D’une manière générale, le rendement est égal à :


L'énergie obtenue
l'énergie fournie

Le rendement peut s’exprimer suivant la relation entre la puissance utilisée et la puissance


fournie.
Puissance utile
Re ndement global =
puissance fournie

f- Rendement mécanique

Les frottements mécaniques se traduisent par des forces perdues qui, au niveau d’un moteur, se
concrétisent par des pertes de couple se transformant en usure avec le temps.

couple réel
Re ndement mécanique =
couple théorique

g- Rendement global

Le rendement global d’un moteur est égal au produit des rendements volumétrique et mécanique.

Re ndement global = rendement mécanique × rendement volumétrique

Pression (P).
P= F F : Force en mentons (N).
S
S : Surface en m².

Remarque importante

Le rôle d’une pompe hydraulique est uniquement de créer un débit. La pression dans un circuit
hydraulique est due à la résistance à l’écoulement que rencontre le fluide.
• Pour mesurer la pression on utilise un manomètre.
• Pour mesurer le débit dans un circuit on utilise un débitmètre.
• Pour mesurer la vitesse on utilise un Tachymètre.

EM2705RT 75
EXERCICE PRATIQUE

OBJECTIF : N° 05 DURÉE : 1,5 h

- Objectif poursuivi : Calculer et mesurer les paramètres de fonctionnement d’une pompe et d’un
moteur hydraulique.

- Description sommaire de l’activité :

Le stagiaire doit : de calculer et de mesurer les paramètres de fonctionnement d’une pompe et d’un
moteur hydraulique.

- Lieu de l’activité : Salle de cours et atelier.

- Liste du matériel requis :

- Directives particulières :

EM2705TP 76
EXERCICE PRATIQUE

OBJECTIF : N° 05 DURÉE : 1,5 h

1) - Considérons une pompe fournissant 60L/mn sous 250 bars.

a)- quelle est sa puissance ?


b)- si cette pompe tourne à 1450 tr/min ( ω = 152 rad/s).
b-1)- quel est son couple ;
b-2)- quelle est sa cylindrée.
3
2) - Un moteur hydraulique de 19,5 cm de cylindrée est montée sur une transmission
hydrostatique alimente par une pompe du même type.
Il est utilisé sous 250 bars de pression en contir et tourne à 3500 tr/mn.
Le couple réel mesuré en sortie d’arbre est de 74,5 mN. En débranchant le drain, on note une fuite
permanente de 3,2 L/mn.

Quels sont les trois rendements, mécanique, volumétrique et global, de ce moteur dans ces
conditions d’utilisation ? .

EM2705TP 77
RÉSUMÉ DE THÉORIE

OBJECTIF : N° B DURÉE : 0,9 h

- Objectif poursuivi : Vérifier les paramètres de fonctionnement.

- Description sommaire du contenu : .

- Ce résumé théorique comprend : les méthodes de vérification des paramètres de fonctionnement


tel que : Pression, débit, tension d’alimentation électrique, niveau d’huile et tension de relâche de la
valve de surpression.

- Lieu de l’activité : Salle de cours et atelier.

- Directives particulières :

EM27BRT 78
RÉSUMÉ DE THÉORIE

OBJECTIF : N° B DURÉE : 0,9 h

Les paramètres de fonctionnement à vérifier pour une pompe ou un moteur hydraulique


sont : la pression, le débit, la tension d’alimentation électrique, le niveau d’huile et la tension de
relâche de la valve de surpression etc….

Vérification de la pression d’opération

La pression dans un circuit hydraulique est mesuré à l’aide d’un manomètre gradué suivant
pressions :
De 0 à 160 bar.
De 0 à 400 bar.
De 0 à 600 bar.
Symbole
manométre

Flexible

Prise rapide

Figure 1

Vérification du débit

Le débit dans un circuit hydraulique est mesuré à l’aide d’un débitmètre.

Figure 2

a)- Par tube transparent et flotteur (ludion).


b)- Avec capteurs de mesure monté sur circuit HP ou BP.
c)- Par remplissage d’un récipient gradué dans un temps chronomètre.

EM27BRT 79
RÉSUMÉ DE THÉORIE

Vérification du niveau d’huile

La vérification du niveau d’huile se fait à l’aide de l’indicateur de niveau dans un réservoir.


Il a la forme d’une fenêtre transparente.
- un interrupteur à flotteur utilise le niveau du fluide pour influencer le système hydraulique
et transmettre de l’information par exemple, il peut arrêter les pompes si le niveau est trop bas.
L’indicateur de niveau ne possède pas de symbole graphique officiel mais peut utiliser le
symbole ci dessous.

Figure 3

L’interrupteur à flotteur peut être représenté quart à lui de la façon suivante :

Figure 4

Vérification de la tension électrique

La tension d’alimentation du moteur électrique entraînant la pompe a mesuré à l’aide d’un


multimètre (voltmètre) entre les phases du bobinage du moteur électrique.

Vérification de tension de relâche de la valve de surpression

Mano
r

Figure 5

Principe de vérification du tarage

Si l’on comprime r (ressort de tarage) par l’intermédiaire de la vis de tarage on augmente la


pression admise dans le circuit.
L’appareil est dit taré lorsque le manomètre (M) de contrôle indique la pression de service
déterminé par l’étude du circuit (elle est toujours indiquée sur le schéma, près de l’appareil).
Conditions : Ne peut se réaliser que si le circuit peut monter en pression.
Exemple : vérin en fin de course, effort antagoniste, circuit fermé.

EM27BRT 80
EXERCICE PRATIQUE

OBJECTIF : N° B DURÉE : 1,4 h

- Objectif poursuivi : Vérifier les paramètres de fonctionnement.

- Description sommaire de l’activité :

Le stagiaire doit : être capable de vérifier les paramètres de fonctionnement d’une pompe, tel que :
pression, débit, niveau d’huile, tension du moteur électrique, tension de relâche de la valve de
surpression.

- Lieu de l’activité : Atelier.

- Liste du matériel requis :


- pompes hydrauliques;
- instruments de mesure : * manomètres, débitmètre.
* tachymètre;
* tester.
- raccords et tuyaux

- Directives particulières :

EM27BTP 81
EXERCICE PRATIQUE

OBJECTIF : N°B DURÉE : h

Faire la vérification des paramètres de fonctionnement de la pompe hydraulique de votre


atelier en réalisant le montage suivant pour :
a)- relever les caractéristiques de fonctionnement de la pompe.
b)- la mise en pression d’un circuit hydraulique.

Pour cela :

- effectuer le montage de la pompe sur le banc d’essai.

- procéder au raccordement de l’arbre d’accouplement de la source motrice.

- procéder au garage du carter de la pompe et du conduit d’admission.

- vérifier le niveau d’huile sur le réservoir.

-.procéder au raccordement des conduits d’admission et de refoulement en respectant le sens


de rotation de la pompe.

EM27BTP 82
EXERCICE PRATIQUE

- vérifier la tension d’alimentation du moteur électrique.

- procéder au démarrage du banc d’essai hydraulique.

- vérifier le tarage du limiteur de pression pour la pression du service.

- mesurer le débit en fonction de la vitesse de rotation à l’aide du débitmètre 20 et la vitesse


à l’aide d’un tachymètre.

Débit

Vitesse

- mesurer le débit en fonction des différents pressions de travail et vitesses de révolution.

Vitesse de Pression
rotation

- noter le débit à pression et à vitesses nominales aussi que le débit à pression nulle et à
vitesse nominale.

EM27BTP 83
RÉSUMÉ DE THÉORIE

OBJECTIF : N° 06 DURÉE : h

- Objectif poursuivi : Appliquer des connaissances au regard de l’analyse de circuits à courant


alternatif.

- Description sommaire du contenu : .

- Ce résumé théorique comprend : un rappel du module 7 «Analyse de circuits à courant


alternatif.» que le formateur doit préparer.

- Lieu de l’activité : Salle de cours.

- Directives particulières :

EM2706RT 84
RÉSUMÉ DE THÉORIE

OBJECTIF : N° 07 DURÉE : 0,6 h

- Objectif poursuivi : Comparer les valeurs des paramètres avec les spécifications du fabricant.

- Description sommaire du contenu : .

- Ce résumé théorique comprend : la méthode pour comparer les paramètres de fonctionnement


avec la spécification du fabricant qui est contenu dans une fiche de spécification élaborée par le
dépanneur à partir des renseignements contenus dans les manuels techniques du fabricant sous
forme de tableaux, abaques, courbes etc.….

- Lieu de l’activité : Salle de cours.

- Directives particulières :

EM2707RT 85
RÉSUMÉ DE THÉORIE

OBJECTIF : N° 07 DURÉE : 0,6 h

Pour comparer les valeurs des paramètres avec les spécifications du fabricant, le dépanneur
doit savoir utiliser adéquatement les manuels du fabricant qui contiennent les caractéristiques
de fonctionnement des pompes ou des moteurs.
Ces caractéristiques sont données sous forme de tableaux, de graphiques, de schémas ou tout
simplement de texte, ou sous forme d’information à partir du numéro de modèle.

- l’utilisation de ces manuels permet de compléter une fiche appelée fiche de


spécification pour chaque type de pompe ou moteur hydraulique.
- cette fiche est une fiche sur laquelle les caractéristiques de fonctionnement d’une
pompe ou d’un moteur apparaissent d’un seul coup d’œil.

Voir exemple d’une fiche des spécifications complétée d’une pompe de marque Parker.

EM2707RT 86
RÉSUMÉ DE THÉORIE

EM2707RT 87
RÉSUMÉ DE THÉORIE

- Il est essentiel d’avoir accès à une fiche de spécifications lors d’essai en


fonctionnement d’une pompe.

- En effet comment pourrait-on effectuer un essai d’une pompe et conclure à son bon
fonctionnement si l’on ne connaît pas ses caractéristiques.

- En ayant les valeurs des paramètres mesurés et en les valeurs des caractéristiques
fournies par le fabricant on serra en mesure de conclure au bon ou au mauvais état
d’une pompe ou d’un moteur.

EM2707RT 88
EXERCICE PRATIQUE

OBJECTIF : N° 07 DURÉE : 0,8 h

- Objectif poursuivi : Comparer les valeurs des paramètres avec les spécifications du fabricant.

- Description sommaire de l’activité :

Le stagiaire doit : capable de comparer les valeurs des paramètres mesurés de fonctionnement
d’une pompe ou moteur hydraulique avec les valeurs contenues dans la fiche de spécification
élaborée à partir du manuel technique du fabricant.

- Lieu de l’activité : Atelier.

- Liste du matériel requis :

- Directives particulières :

EM2707TP 89
EXERCICE PRATIQUE

OBJECTIF : N° 07 DURÉE : 0,8 h

En se referant au TP de l’objectif B et en utilisant la fiche de spécification de la pompe dont


nous avez vérifié les paramètres de fonctionnement, essayez de comparer les valeurs de ses
paramètres avec les spécifications du fabricant de la pompe.

EM2707TP 90
RÉSUMÉ DE THÉORIE

OBJECTIF : N° 08 DURÉE : 0,5 h

- Objectif poursuivi : Déceler les pannes par la vue, l’ouïe, l’odorat et le toucher.

- Description sommaire du contenu : .

- Ce résumé théorique comprend : comment se servir de ces organes du sens pour déceler les
pannes ?

- Lieu de l’activité : Salle de cours et atelier.

- Directives particulières :

EM2708RT 91
RÉSUMÉ DE THÉORIE

OBJECTIF : N° 08 DURÉE : 0,5 h

Pour déceler les pannes, le dépanneur doit faire des vérifications préliminaires en utilisant
ces organes du sens.

Se servir de ses yeux : (la vue)

- Vérification des pressions par manomètres qui peuvent être positionnés sur les appareils
comportant une prise de pression.
- Vérification du niveau d’huile et l’aspect de celui-ci.
- Vérification de l’indicateur de colmatage du filtre.
- Contrôle des vitesses du récepteurs (vérin, moteur), aussi que les vibrations.
- Détection des fuites aux appareils, aux raccords.
Attention aux fuites imperceptibles se signalant par une tâche allant en s’étalant lorsque le
circuit est en pression. Pour chercher ces fuites ne pas se servir de l’intérieur de sa main (filet
d’huile sous pression = aiguille fine) mais prendre pour les déceler, une planchette ou un morceau
de tôle qu’on approche de l’endroit présumé de fuite.

Se servir de ses oreilles : (l’ouïe)

Pour : détecter bruits, lieu précis et moment du bruit ; en employant la manche d’un tournevis tenu
à pleine main, le pouce rabattu sur la manche, l’ongle du pouce placé dans le creux de l’oreille peut
servir de stéthoscope.

Se servir de son nez : (l’odorat)

Pour : détecter l’odeur d’huile chaude ou usagée.

Se servir du sens toucher

Pour : détecter la chaleur anormale d’un appareil, d’une tuyauterie, d’un étranglement porté sur le
schéma etc.….

EM2708RT 92
EXERCICE PRATIQUE

OBJECTIF : N° 08 DURÉE : 0,8 h

- Objectif poursuivi : Déceler les pannes par la vue, l’ouïe, l’odorat et le toucher.

- Description sommaire de l’activité :

Le stagiaire doit : d’utiliser ses organes du sens pour déceler les pannes tel que chaleur, bruit,
fuites etc…..

- Lieu de l’activité : Atelier.

- Liste du matériel requis :

- Directives particulières :

EM2708TP 93
EXERCICE PRATIQUE

OBJECTIF : N° 08 DURÉE : 0,8 h

Mettre à la disposition des stagiaires différents montages d’installation hydraulique (groupe


de puissance+récepteur (moteur ou vérin) présentant des défectuosités décelables avec les organes
du sens.
Les stagiaires doivent s’habituer à faire des vérifications préliminaires qui nécessitent
généralement l’utilisation des organes du sens, tel que la détection des fuites, les bruits anormales,
les vibrations, la chaleur etc….

EM2708TP 94
RÉSUMÉ DE THÉORIE

OBJECTIF : N° 09 DURÉE : 0,6 h

- Objectif poursuivi : Reconnaître les défectuosités des pompes et des moteurs hydrauliques.

- Description sommaire du contenu : .

- Ce résumé théorique comprend : les défectuosités les plus fréquentes des pompes et moteurs
hydrauliques.

- Lieu de l’activité : Salle de cours.

- Directives particulières :

EM2709RT 95
RÉSUMÉ DE THÉORIE

OBJECTIF : N° 09 DURÉE : 0,6 h

Les défectuosités les plus fréquentes des pompes et des moteurs hydrauliques sont :

* Pour les pompes hydrauliques

A)- Incapacité de la pompe à refouler l’huile

Causes possibles Mesures à prendre

1- Bas niveau d’huile dans le réservoir. 1- Ajoutez de l’huile ayant le numéro


recommandé et vérifiez le niveau sur les
deux côtés de la séparation du réservoir
afin d’être sûr que le conduit de
l’aspiration de la pompe est submergé.

2- Tuyauterie d’admission d’huile ou filtre 2- Nettoyez le filtre ou enlevez


d’aspiration bouché. l’obstruction.

3- Fuite d’air dans le conduit d’aspiration 3- Réparez la fuite.


empêchant l’amorçage ou causant du
bruit ou un mouvement irrégulier du
circuit de commande.

4- La pompe tourne trop lentement pour 4- Vérifiez la vitesse minimum


s’amorcer (pompes rotatives à ailettes recommandée dans le manuel du
seulement). manufacturier.

5- Viscosité de l’huile trop élevée pour 5- Employez une huile plus légère. Suivez
permettre l’amorçage. les recommandations du manufacturier
concernant la température et le service.

6- Mauvaise direction de la rotation de la 6- Changez immédiatement le mouvement


pompe. afin de prévenir qu’un blocage ou un bris
de pièces se produisent en raison d’un
manque d’huile.

7- Arbre de pompe brisé ou pièces brisées à 7- Référez-vous au manuel d’instructions du


l’intérieur de la pompe. manufacturier pour remplacer les pièces
brisées.

8- Saleté dans la pompe. 8- Démontez et nettoyez.

9- Sur les pompes à débit variable la course 9- Vérifiez selon les instructions du
n’est pas bien ajustée. manufacturier concernant la pompe.

EM2709RT 96
RÉSUMÉ DE THÉORIE

B)- Aucune pression dans le réseau

Causes possibles Mesures à prendre

1- La pompe ne débite pas d’huile pour 1- Suivez les mesures à prendre tel
l’une ou l’autre des raisons énumérées ci- qu’indique ci-dessus.
dessus.

2- La soupape de sûreté ne fonctionne pas 2- Voir ci-dessous.


correctement
a)- Le réglage de la soupape indique une a)- Augmentez la pression des soupapes.
pression trop basse.

b)- La soupape n’est pas étanche. b)- Vérifiez la soupape pour voir s’il n’y a
pas de rayures et rodez.

c)- Le ressort dans la soupape de sûreté c)- Remplacez le ressort et réajustez la


est cassé. soupape.

3- Ailette ou ailettes bloquées dans les 3- Voir à ce qu’il n’y ait pas de morceaux
encoches du rotor (pompes à ailettes de métal coincés ou à ce que l’huile ne
seulement). soit pas trop épaisse.

4- Tête trop lâche (très rare). 4- Ne pas l’ajuster trop serrée. Voir les
instructions du manufacturier avant le
serrage.

5- Une nouvelle circulation libre de l’huile 5- La soupape directionnelle est en position


du réservoir s’effectue à travers le réseau. neutre au centre ou bien une autre
canalisation de retour est ouverte
involontairement.

6- Fuite interne dans les soupapes de 6- Afin d’éliminer progressivement les


contrôle ou dans les cylindres. endroits ou peut se faire la fuite, bloquez
différentes sections du circuit. Quand le
trouble est localisé, faites la réparation.

EM2709RT 97
RÉSUMÉ DE THÉORIE

C)- Pompe bruyante

Causes possibles Mesures à prendre

1- La canalisation d’admission est en partie 1- Nettoyez le canal d’admission, le filtre


bouchée, le filtre ou le tuyau d’admission métallique ou éliminer l’obstruction.
est obstrué. Assurez-vous que la canalisation
d’aspiration est complètement ouverte.

2- Fuite d’air : 2- Voir ci-dessous :


a)- Aux joints de la tuyauterie et de la a)- Vérifiez en versant de l’huile sur les
pompe. joints tout en écoutant s’il ne se
produit pas un changement de bruit
lors de l’opération. Resserrez tel que
nécessaire.
b)- A la garniture de l’arbre de la pompe b)- Versez de l’huile autour de l’arbre tout
s’il y en a un. en écoutant s’il ne se produit pas un
changement dans le bruit lors de
l’opération. Suivez les
recommandations du manufacturier
pour le changement de la garniture.
c)- Air aspiré par l’ouverture du tuyau c)- Assurez-vous que les canalisations
d’admission. d’aspiration et de retour sont bien
sous le niveau d’huile du réservoir, si
nécessaire.

3- L’huile mousse quand elle entre dans la 3- Employez une huile anti-émulsion.
pompe.

4- Le reniflard du réservoir est bouché. 4- L’air doit pouvoir s’insuffler dans le


réservoir. Nettoyez ou remplacez le
reniflard du réservoir.

5- La pompe tourne trop vite. 5- Vérifiez les vitesses maximums


recommandées d’après le manuel
d’instruction du manufacturier.

6- Viscosité de l’huile trop élevée. 6- Employez une huile plus légère. Suivez
les recommandations du manufacturier
pour une température et un travail donné.

7- Le filtre est trop petit. 7- Sa capacité peut être adéquate seulement


quand il vient d’être nettoyé. Il devrait
avoir une plus grande capacité.

EM2709RT 98
RÉSUMÉ DE THÉORIE

8- Chiffon, papier, etc., introduit dans le 8- Les enlever.


conduit d’aspiration ou dans la pompe.

9- Mauvais alignement de l’accouplement. 9- Réalignez.

10- Tête de pompe desserrée ou joint 10- Vérifiez en versant de l’huile sur la tête,
d’étanchéité défectueuse. replacez le joint ou resserrez la tête si
c’est nécessaire.

11- Ailettes de pompe bloquées (pompes à 11- Inspectez pour voir s’il n’y a pas de
ailettes seulement). pièces de métal coincées ou voir si l’huile
n’est pas trop épaisse ; réassemblez.

12- Têtes usées ou brisées. 12- Remplacez.

D)- Faites d’huile à l’extérieur de la pompe

Causes possibles Mesures à prendre

1- Joint d’étanchéité de l’arbre usé. 1- Remplacez.

2- Huile sous pression ou raccord du tuyau 2- Parfois c’est nécessaire ; mais


d’aspiration. habituellement, cela cause une légère
fuite d’huile.

3- Joint de la tête endommagée. 3- Remplacez

EM2709RT 99
RÉSUMÉ DE THÉORIE

E)- Usure excessive

Causes possibles Mesures à prendre

1- Matières abrasives en circulation dans 1- Installez un filtre approprié ou changez


l’huile. d’huile plus souvent.

2- Viscosité de l’huile trop basse pour les 2- Vérifiez les recommandations des
conditions de fonctionnement. manufacturiers de pompe ou consultez
votre ingénieur en lubrification.

3- Pression élevée soutenue au-dessus de la 3- Vérifiez le réglage de la soupape de


capacité maximum de la pompe. sûreté ou de contrôle.

4- Mauvais alignement de la commande ou 4- Vérifiez et corrigez.


courroie de commande trop serrée.

5- Circulation d’air causant des vibrations 5- Enlevez l’air du réseau.


dans le réseau.

F- Bris de pièces à l’intérieur du corps de la pompe

Causes possibles Mesures à prendre

1- Pression excessive au-dessus de la 1- Vérifiez le réglage de la soupape de


capacité maximum de la pompe. sécurité.

2- Blocage causé par un manque d’huile. 2- Vérifiez le niveau du réservoir, le filtre à


l’huile et les endroits plus exposés aux
obstructions dans la canalisation de
l’aspiration.

3- Matières solides coincées dans la pompe. 3- Installez un filtre sur la canalisation


d’aspiration.

4- Serrage démesuré des vis de la tête. 4- Suivez les recommandations des


manufacturiers de pompes.

EM2709RT 100
RÉSUMÉ DE THÉORIE

* Pour les mécanismes de commande

A- Système inefficace

Causes possibles Mesures à prendre

S’importe laquelle des raisons énumérées ci- Suivez les mesures à prendre tel que spécifié ci-
dessus. dessus.

B- Marche à vide des mécanismes quand l’arrêt se fait en position intermédiaire

Causes possibles Mesures à prendre

1- Fuite interne dans les cylindres de 1- Remplacez la garniture du piston ou le


commande ou dans les soupapes. cylindre si les parois sont rayées.
Remplacez ou répares la soupape.

2- Clapet mal ajusté dans la soupape des 2- Nettoyez le bloc afin d’enlever les corps
commandes. étrangers, ensuite vérifiez le jeu de la
came.

C- Temps d’opération plus longs que spécifiés

Causes possibles Mesures à prendre

1- Air dans le système. 1- Purgez le système.

2- Fuite interne dans le cylindre de 2- Voir mesures


commande ou la soupape.

3- Pompe usée. 3- Réparez ou remplacez.

4- Si la marche est lente au départ, mais 4- Consultez le manuel du manufacturier ou


accélère quelque peu après une votre fournisseur d’huile pour avoir une
augmentation de la température ou si la huile dont la viscosité est appropriée.
marche ralentit après réchauffage ( selon
l’équipement et l’aménagement du
circuit), il est probable que la viscosité de
l’huile est trop élevée.

5- Basse pression du contrôle auxiliaire. 5- Les canalisations de contrôle sont peut-


être trop petites surtout si elles sont
longues

EM2709RT 101
RÉSUMÉ DE THÉORIE

D- Faites d’huile extérieure

Causes possibles Mesures à prendre

1- Les bouchons. 1- Resserrez si possible ou remplacez le


joint d’étanchéité si nécessaire.

2- La bague de presse-étoupe. 2- Resserrez ou remplacez la garniture si


nécessaire.

E- Usure anormale de la garniture de presse-étoupe

Causes possibles Mesures à prendre

1- Le cylindre n’est pas fixé solidement sur 1- Resserrez. Vérifiez ce point


le bâti ce qui cause une vibration. périodiquement.

2- Mauvais alignement du cylindre de la 2- Vérifiez et corrigez si nécessaire.


rallonge de la tige de piston.

3- Charge latérale sur la tige du piston. 3- Réexaminer l’agencement des pièces afin
d’éliminer les charges latérales.

* Pour l’accumulateur

A- La pression de l’accumulateur baisse soudainement quand la position de la soupape de


commande change

Fuite interne ou externe dans l’accumulateur. Réparez la fuite ou remplacez le noyau de la


soupape de l’accumulateur (s’il y en a un).

B- Quand la pompe fonctionne, la pression est normale, mais quand la pompe est arrêtée,
aucune pression n’est disponible

Fuite au niveau de la soupape de retenue. Remplacez la soupape.

EM2709RT 102
RÉSUMÉ DE THÉORIE

C- Réponse lente de l’accumulateur

1- Obstruction du tamis dans 1- Démontez l’accumulateur et nettoyez le


l’accumulateur. tamis.
2- Pression du gaz insuffisante. 2- Chargez selon les recommandations du
manufacturier, vérifiez aussi s’il y a des
fuites de gaz.

S’assurer que toute pression interne est relâchée avant d’effectuer des réparations sur les
accumulateurs.

* Chaleur excessive de l’huile dans le réseau

A- Chaleur due à certaines conditions existant dans le réseau

Causes possibles Mesures à prendre

1- Tuyaux obstrués. 1- Si des tuyaux sont ondulés, les


remplacer; s’ils sont partiellement
bouchés pour une raison ou pour une
autre, les débloquer.

2- Gros débits de la pompe; décharge 2- S’assurer que les soupapes ouvertes au


incorrecte. centre sont neutralisées et que toutes les
soupapes de sûreté sont dans la bonne
position; seules les pompes à petit
volume peuvent rester à haute pression
lorsqu’elles tournent au ralenti pendant
de longues périodes.

3- Refroidissement insuffisant. 3- Utilisez un système de refroidissement


artificiel.

4- Fuites internes. 4- Localisez les fuites puis remplacez les


garnitures.

5- Réservoir trop petit pour fournir un 5- Remplacez par un réservoir plus grand ou
refroidissement adéquat. installez un refroidisseur.

EM2709RT 103
RÉSUMÉ DE THÉORIE

6- Soupapes ou tuyauterie trop petite. 6- Vérifiez la vélocité du débit à travers les


conduites et les soupapes et comparez
avec les indications du manufacturier. Si
elle est excessive, remplacez les
conduites par de plus grandes.

Note : Si le système fonctionne continuellement à des températures élevées, il faudrait envisager


l’installation d’un refroidisseur d’huile.

Pour les moteurs hydrauliques

A- Moteur tournant dans la mauvaise direction

Mauvaise tuyauterie entre la soupape de contrôle Vérifiez le circuit pour installer une tuyauterie
et le moteur. convenable.

B- Moteur ne tournant pas ou ne produisant pas la bonne vitesse ou le bon couple

1- Ajustement du régulateur de sûreté; 1- Vérifiez la pression du système et


pression trop basse. réajustez le régulateur de pression.

2- Régulateur de pression bloqué quand il 2- Enlevez les saletés sous la bille


est ouvert. d’ajustement de la pression ou sous le
piston.

3- Libre circulation de l’huile vers le 3- Il se peut que la soupape de contrôle


réservoir permise à travers le réseau. directionnelle soit dans la position centre
ouvert neutre ou que la conduite de retour
se soit ouverte par mégarde. Réparez ou
remplacez la soupape.

4- Mécanisme entraîné se bloquant à cause 4- Enlevez le moteur et vérifiez le couple ou


d’un mauvais alignement. tourne l’arbre.

5- Pompe ne donnant pas de pression 5- Vérifiez le débit et la pression de la


suffisante ou de volume suffisant. pompe.

6- Bâti du moteur pas réglé au bon angle 6- Ajustez l’angle du bâti du moteur au
(sur les moteurs ajustables). moyen d’un volant manuel.

EM2709RT 104
RÉSUMÉ DE THÉORIE

C- Fuite d’huile externe venant du moteur

Joints non étanches (cela peut être dû au drain du Remplacez (si une conduite de drain est
réservoir, non raccordé comme cela est nécessaire, elle doit être directement raccordée
demandé). au réservoir).

D- Chaleur causée par la source d’alimentation (réservoir, pompe, soupape de sûreté,


refroidisseur)

1- Soupape de sûreté réglée à une pression 1- Réglez la soupape légèrement au-dessus


plus élevée que nécessaire; excès d’huile de la pression maximum nécessaire pour
dissipé par des glissements accrus dans la course envisagée. Vérifiez les
diverses pièces, ou à travers la soupape indications du manufacturier en ce qui
de sûreté ou d’admission. concerne la pression maximum.

2- Fuite d’huile interne due à l’usure. 2- Réparez ou remplacez la pompe.

3- Viscosité de l’huile trop élevée. 3- Suivre les indications du manufacturier


en ce qui a trait au degré de viscosité à
utiliser aux diverses températures.

4- Après révision, les pompes ont peut-être 4- Suivre les indications du manufacturier
été remontées trop serrées. Cela réduit le pour le montage.
jeu et augmente l’échauffement dû au
frottement.

5- Fuite au niveau des soupapes de sûreté 5- Réparez.


dans la pompe.

6- Mauvais fonctionnement du refroidisseur 6- Inspectez le refroidisseur et voir à ce


d’huile ou bien le réfrigérant ne circule qu’il fonctionne correctement.
pas.

7- La soupape de déchargement ne 7- Réparez la soupape


fonctionne pas.

EM2709RT 105
EXERCICE PRATIQUE

OBJECTIF : N° 09 DURÉE : 0,9 h

- Objectif poursuivi : Reconnaître les défectuosités des pompes et moteurs hydrauliques.

- Description sommaire de l’activité :

Le stagiaire doit : de reconnaître les défectuosités des pompes et moteurs hydrauliques les plus
fréquentes.

- Lieu de l’activité : Salle de cours.

- Liste du matériel requis :

- Directives particulières :

EM2709TP 106
EXERCICE PRATIQUE

OBJECTIF : N° 09 DURÉE : 0,9 h

1- Soit une pompe hydraulique qui présente une défectuosité suivante :

La pompe est incapable de refouler l’huile.

On nous demande de reconnaître les causes possibles de cette panne et de proposer les
remèdes.

2- Même question que précédemment pour une pompe bruyante.

3- Soit un moteur hydraulique qui présente une défectuosité suivante :

Le moteur ne tournant pas ou ne produisant pas la bonne vitesse et le bon couple.

On nous demande de reconnaître les causes possibles de cette défectuosité et de proposer les
remèdes.

EM2709TP 107
RÉSUMÉ DE THÉORIE

OBJECTIF : N° C DURÉE : 0,9 h

- Objectif poursuivi : Poser un diagnostic.

- Description sommaire du contenu : .

- Ce résumé théorique comprend : la méthode générale à suivre pour poser un diagnostic.

- Lieu de l’activité : Salle de cours et atelier.

- Directives particulières :

EM27CRT 108
RÉSUMÉ DE THÉORIE

OBJECTIF : N° C DURÉE : 0,9 h

Méthode générale de diagnostic

A)- Inventaires des hypothèses

Le diagnostic doit identifier les causes probables de la défaillance. Son efficacité doit
conduire à hiérarchiser les hypothèses par rapport à deux grands critères :
- leur probabilité de se relever vraies ;
- la facilité de leur vérification.

B)- Vérification des hypothèses retenues

En les prenants dans l’ordre de leur classement, chaque hypothèse doit être vérifiée.
L’enchaînement de ses vérifications jusqu'à la constatation d’un bon essai.
La recherche d’une panne d’une pompe ou moteur relevé d’un raisonnement logique faisant
appel aux étapes suivantes (voir figure 1).

EM27CRT 109
RÉSUMÉ DE THÉORIE

Debut

Constatation de la panne

Recherche logique des


causes possibles

Elimination de la cause
possible vérifiée
Vérification des hypothèses
de panne

Organe bon
Vérification
?

Organe mauvais

Remise en état provisoire ou


définitive

Mauvais Bon
Essai Fin

Figure 1

Une recherche méthodique des pannes d’un système hydraulique :


a)- la connaissance du système hydraulique et des caractéristiques de chaque appareils est la
meilleure aide pour la recherche des causes d’un mauvais fonctionnement.
b)- on doit utiliser des appareils de contrôle de bonne qualité avec des plages de mesures
appropriées aux pressions, température et débits indiqués dans le manuel technique de la machine.

EM27CRT 110
RÉSUMÉ DE THÉORIE

Cheminement logique

Faire fonctionner le système


hydraulique

Le système ne fonctionne pas

Plein incomplet Compléter le plein


Contrôler le plein du réservoir
Vérifier la mise à l'air
Plein complet
libre

Pas de debit Vérifier l'aspiration :


tuyau, crépine, filtre
Contrôler le debit de la pompe
etc...
Debit correct Vérifier l'accouplement

Vérifier la pompe
Pas de pression
Contrôler la pression de
refoulement
Pression correcte
Vérifier le limiteur

Fuit Vérifier l'état du


Contrôler le distributeur
Ne fuit pas distributeur

Fuit
Contrôler le vérin Vérifier l'état du vérin
Ne fuit pas

Faire fonctionner le système

Figure 2

EM27CRT 111
EXERCICE PRATIQUE

OBJECTIF : N° C DURÉE : 1,2 h

- Objectif poursuivi : Poser un diagnostic.

- Description sommaire de l’activité :

Le stagiaire doit : être capable de poser un diagnostic c’est à dire localiser les défectuosités et
déterminer leurs causes aussi que les mesures correctives.

- Lieu de l’activité : Atelier.

- Liste du matériel requis :

- Directives particulières :

EM27CTP 112
EXERCICE PRATIQUE

OBJECTIF : N° C DURÉE : 1,2 h

- Objectif poursuivi : Poser un diagnostic.

- Description sommaire de l’activité :

Le stagiaire doit : être capable de poser un diagnostic c’est à dire localiser les défectuosités et
déterminer leurs causes aussi que les mesures correctives.

- Lieu de l’activité : Atelier.

- Liste du matériel requis :

- Directives particulières :

EM27CTP 113
EXERCICE PRATIQUE

OBJECTIF : N° C DURÉE : h

A)- Soit une pompe de votre atelier qui est en panne, la nature de la panne : incapabilité de refouler
l’huile.

On vous demande :

- de faire l’inventaire des causes possibles de cette panne.


- les classer selon leur probabilité de se révéler vrai.
- vérifier ces hypothèses et déterminer la cause réelle de la panne.
- de proposer des corrections.

B)- Même question pour une pompe bruyante :

- faire l’inventaire des causes possibles de cette panne.


- les classer selon leur probabilité de se révéler vrai.
- vérifier ces hypothèses en suivant la méthode générale (voir RT) et déterminer la cause réelle
de la panne.
- proposer les mesures de correction.

EM27CTP 114
RESUME THEORIQUE

OBJECTIF : N° 10 DURÉE : h

- Objectif poursuivi : Manutentionner et gréer des pièces et des machines.

- Description sommaire du contenu : .

- Ce résumé théorique comprend : un rappel du module 16 «Manutentionner et gréer des pièces


et des machines » que le formateur doit préparer.

- Lieu de l’activité : Salle de cours.

- Directives particulières :

EM2710RT 115
RÉSUMÉ DE THÉORIE

OBJECTIF : N° 11 DURÉE : 0,9 h

- Objectif poursuivi : Effectuer des opérations d’usinage manuel.

- Description sommaire du contenu :

- Ce résumé théorique comprend : les opérations d’usinage manuel nécessaire pour la confection
du support et du carter de protection d’une pompe hydraulique.

- Lieu de l’activité : Atelier.

- Directives particulières :

EM2711RT 116
RÉSUMÉ DE THÉORIE

OBJECTIF : N° 11 DURÉE : 0,9 h

Les opérations d’usinage nécessaire pour usiner des supports et des carters de protection des
pompes hydrauliques sont :

Le mesurage

Les dimensions d’une pièce sont déterminées par des instruments de mesure.
Le choix de l’instrument de mesure approprie se fera en fonction de la dimension à mesurer
et la précision requise.
Ces instruments sont : la règle, le ruban à mesurer, les divers types de compas et d’équerre.

Figure 1 - Règles d’acier diverses (L.S.Starrett Co.)

EM2711RT 117
RÉSUMÉ DE THÉORIE

Figure 2 - Rubans à rappel (Cooper Tool Ltd.)

Figure 3 - Rubans à manivelle (Cooper Tool Ltd.)

Figure 4 - Equerres d’outilleur (L.S. Starrett Co.)

Figure 5 - Utilisation du compas à pointes sèches

EM2711RT 118
RÉSUMÉ DE THÉORIE

On utilise un traçoir (pointe à tracer) pour graver des traits permanents sur les surfaces dures. Une
simple tige de métal très pointure peut servir de traçoir, mais généralement le traçoir est fabriqué en
acier doux avec une ou des pointes en acier au carbone. La pointe parfaitement aiguisée donnera des
traits fins et précis.

Figure 6 - Traçoirs (L.S. Starret Co.)

Figure 7 - Façons de graver des traits au traçoir

Le pointage

Le pointeau est un outil généralement utilisé pour le centrage ou pour l’établissement de


points de repères sur la surface d’une pièce à percer. On l’utilise aussi pour aligner des pièces ou
pour extraire des chevilles. Les pointeaux les plus fréquemment rencontrés sont : le pointeau à
centrer, le pointeau de définition, le pointeau chasse-goupilles, le pointeau à chevilles et le pointeau
à alignement.

EM2711RT 119
RÉSUMÉ DE THÉORIE

Pointeau à centrer

Pointeau de définition

Pointeau chasse-goupilles

Pointeau à chevilles

Pointeau à alignement

Figure 8 - Divers types de pointeaux

Figure 9 - Pointage ou confirmation d’un centre

Le sciage (coupage)

Cette opération consiste à couper le métal ou un autre matériau avec un outil de coupage tels
une scie, des cisailles, une guillotine.
Les matériaux à couper sont l’acier en barres ou en tuyaux, la tôle, le cuivre en tuyaux ou en
tôles, l’aluminium en tôles, les plastiques en feuilles ou en tuyaux et occasionnellement le bois.

Figure 10 - Scie à métaux

Figure 11 - Cisailles

EM2711RT 120
RÉSUMÉ DE THÉORIE

Figure 12 - Guillotine

Figure 13 - Façon de couper

Figure 14 - Coupe de tôles épaisses

Figure 15 - Bonne façon de tenir la scie

EM2711RT 121
RÉSUMÉ DE THÉORIE

Les cisailles guillotines

Les cisailles guillotines sont des cisailles à coupe longue et droite.


Elles sont utilisées pour couper une pièce dans une feuille de tôle principale et ce à angle
droit par rapport aux côtés.

Le limage

Consiste à enlever du matériel par frottement pour ébavurer ou pour finir une pièce.
Les limes se présentent en formes multiples dont les plus courantes sont : la lime plate, la
lime ronde, la lime carrée, la lime triangulaire (tiers, point), la lime demi-ronde, la lime pignon (en
losange) et la lime plate à chants ronds.
La figure suivante nous montre une application de chaque forme de lime.

Figure 16 - Formes des limes

Figure 17 - Façon de limer Figure 18 - Limage en long

Le perçage

On perce le métal à l’aide de forets de formats appropries aux besoins.


On utilise une perceuse à main ou électrique selon les besoins
Le centre du trou à percer ayant été déterminé et confirmé à l’aide d’un pointeau à centrer,
on percera un petit trou qui servira de trou guide pour le perçage de plus grand diamètre.

EM2711RT 122
RÉSUMÉ DE THÉORIE

Figure 19 –

Figure 20 -

Les divers outils de perçage doivent être utilisés selon une méthode de particulière à chacun.
Le foret hélicoïdal peut percer le métal, le bois et les plastiques, tandis que la mèche à bois ne sera
utilisée que dans le bois. L’alésoir sert à finir et non à percer un trou, avec précision. La fraise sert à
chanfreiner un trou afin de permettre à la tête de la vis de se loger dans la pièce en laissant la
surface libre. La figure 21 illustre quelques exemples.

EM2711RT 123
RÉSUMÉ DE THÉORIE

Figure 21 - Applications des outils de perçage

Figure 22 -

EM2711RT 124
RÉSUMÉ DE THÉORIE

Le pliage

Le pliage est l’opération qui donnera à la tôle les formes indiquées sur les dessins. Il est
parfois difficile de plier la tôle et d’obtenir des résultats convenables, l’usage de bons outils et de la
bonne technique de pliage assurent un travail de qualité professionnelle.
Le pliage de la tôle peut se faire manuellement avec des pièces à tôle ou avec des serres et
des blocs de bois.
On pliera aussi une plieuse de type presse ou à laines mobiles.
(page 394)

Figure 23 -

Figure 25 -

Figure 24 -

Figure 26 - Pinces à tôles pour le pliage Figure 27 - Pliage avec serres

EM2711RT 125
RÉSUMÉ DE THÉORIE

Figure 28 - Plieuse de type presse (DI-ACRO)

Les plieuses de type presse sont disponibles en formats variés selon les applications qu’on veut en
faire. Elles pourront même faire des plis multiples en une seule opération à condition d’être
puissantes et de posséder le poinçon et la matrice appropriés.

Figure 29 - Modèle Industriel de plieuse de type presse

EM2711RT 126
RÉSUMÉ DE THÉORIE

Figure 30 - Pliage de la tôle


Figure 31 - Petite plieuse de type presse en
opération

Le soudage

- Le soudage à l’arc électrique

Le principe du soudage électrique est le suivant : si on ouvre le circuit d’un conducteur


portant un courant électrique, une étincelle se produit et dégage suffisamment de chaleur pour
fondre le bout du conducteur. L’étincelle produite peut atteindre une température de 4000 à 5000°C
et la matière se trouvant à la pointe de l’étincelle se volatilise. L’espace entre les deux pôles du
circuit devient alors conducteur.
Le soudage à l’arc électrique utilise la chaleur de l’étincelle ou de l’arc pour chauffer et
fondre les métaux à souder. Les métaux en fusion se mélangent et forment une masse homogène et
résistante aux efforts.

Lorsqu’on utilise le courant continu comme alimentation électrique, l’électrode reliée au


pôle positif s’appelle l’anode et celle reliée au pôle négatif la cathode. En courant continu c’est
l’électrode qui fournit la plus grande partie de la chaleur. En courant alternatif, les deux pôles
deviennent alternativement positifs et négatifs, de sorte que la chaleur est produite par les deux
électrodes. L’arc produit par le courant alternatif est moins stable que celui produit par le courant
continu, mais en employant des électrodes spéciales on obtient tout de même de très bons résultats.

Le soudage à l’arc métallique s’obtient par l’utilisation d’une électrode métallique sur le
métal à souder.

Si l’un ou les deux pôles de l’arc sont des tiges de carbone ou de graphite, on appelle ce
procédé le soudage à l’arc au carbone. Dans le soudage à l’arc au carbone, les électrodes ne servent
qu’à produire l’arc et le bain de fusion ; une baguette de métal d’apport est alors requise.

EM2711RT 127
RÉSUMÉ DE THÉORIE

Figure 32 - Soudage à l’arc

Le plus utilisé des deux procédés est le soudage à l’arc métallique ; le métal déposé en
soudant est plus homogène, il donne donc un meilleur rendement.

- Soudage à l’acétylène

Le soudage des métaux se fait par la fusion de leurs surfaces qui se touchent avec l’oxygène
et le gaz combustible. On forme un bain de fusion en orientant la flamme oxyacétylénique vers
l’endroit à souder et une baguette de métal d’apport est introduite dans le bain pour ajouter le métal
nécessaire à la formation d’une belle soudure.

Figure 33 - Soudage en avant Figure 34 - Soudage en arrière

EM2711RT 128
RÉSUMÉ DE THÉORIE

Observez la position des


Baguette doigts et du pouce

Figure 35 - Façon de tenir la baguette à souder

Figure 36 - Réalisation d’un cordon de soudure Figure 37 - Cordon réalisé avec et sans métal
d’apport

EM2711RT 129
EXERCICE PRATIQUE

OBJECTIF : N° 11 DURÉE : 1,4 h

- Objectif poursuivi : Effectuer des opérations d’usinage manuel.

- Description sommaire de l’activité :


Le stagiaire doit : capable s’effectuer des opérations d’usinage manuel sur des supports et des
gardes de protection des pompes et moteurs hydrauliques.

- Lieu de l’activité : Atelier.

- Liste du matériel requis :

- Directives particulières :

EM2711TP 130
EXERCICE PRATIQUE

OBJECTIF : N° 11 DURÉE : 1,4 h

On vous demande de réaliser l’usinage d’un support et d’un carter de protection d’une
pompe hydraulique semblable à celui représenté par la figure suivante :

M – manchon d’accouplement
C – Carter de protection
S - support

Figure 1

1- Confection du support (s) de la pompe

Selon les mesures et les dimensions du support qui seront donnés par votre formateur.
a)- Utiliser des profiles : U.P.N

- Suivez les étapes suivantes :


• Mesurer et tracer les dimensions
• Tronçonner à 45°
• Assembler
• Souder à l’arc électrique
• Percer des trous tangents
• Limer les trous pour faire des rainures de guidage.

EM2711TP 131
EXERCICE PRATIQUE

Ou :
b)- Utiliser une tôle noire de .X. mm d’épaisseur

Feuille (jusqu’à 6,4 mm d’épaisseur) différents formats

Plaque (6,4 mm et plus d’épaisseur) différents formats

- Suivez les étapes suivantes :


• Mesurer et tracer les dimensions
• Découper
• Limer
• Plier à la plieuse
• Percer les trous pour faire des rainures
• Finition.

2- Confection du carter (C) pour la protection de la pompe

Pour cela prendre une tôle L.F.Q.C de 2m² et suivre les étapes suivantes :
• Mesurer et tracer les dimensions selon les données de votre formateur
• Découper à l’aide d’une cisaille à levier ou une cisaille à guillotine
• Limer pour éliminer les barines
• Critrer à l’aide d’une critreuse
• Plier à l’aide d’une plieuse
• Percer les trous
• Souder les couvercles latéraux
• Limer les bords.

EM2711TP 132
RESUME DE THEORIE

OBJECTIF : N° 12 DURÉE : 0,8 h

- Objectif poursuivi : Sélectionner les pièces de remplacements.

- Description sommaire du contenu : .

- Ce résumé théorique comprend : la méthode de sélection des pièces de remplacement.

- Lieu de l’activité : Salle de cours et atelier.

- Directives particulières :

EM2712RT 133
RESUME DE THEORIE

OBJECTIF : N° 12 DURÉE : 0,8 h

Après la détermination de la cause réelle de la panne et la détection de l’élément défaillant,


on procède à la sélection de l’élément de remplacement.
La recherche de l’élément ou la pièce de remplacement se fait-on utilisant les manuels
techniques (catalogues) soit du même fabricant, soit d’autres fabricants. On cherche à trouver le
même élément de remplacement ou son équivalent au point de vue caractéristique et encombrement.
Les manuels techniques qui peuvent être utilisés pour ce but sont les manuels des principaux
constructeurs de pompes (moteurs) hydrauliques tel que :

France : PAUL, 92-Colombes.


SIGMA-REXROTH, Lyon Vénissieux.
POCLAIN HYDRAULICS.
LEDUC.
MARREL-HYDRO, 42-Saint-Etienne.
AIR-EQUIPEMENT, 92-Asnières.
H.P.I., 94-Chennevières.
Allemagne : KRACHT, Werdohl.
LINDE-GULDNER, Aschaffenburg.
BOSCH, Stuttgart.
BRUNINGHAUS, Neckar.
REXROTH (Hydromatik).
SAUER.
VOITH.
Grande-Bretagne : DOWTY-BOULTON-PAUL, Cheltenham et Wolverhampton.
PLESSEY, Swindon.
SMITHS, Witney.
Danemark : DANFOSS.
Suisse : VON ROLL.
Suède : VOLVO.
Italie : GALDABINI.
TUROLLA.
SALAMI, Modène.
ATOS, Milan.
Etats-Unis : DYNEX, Pewaukee (Wisconsin).
DENISON, Colombus (Ohio).
EATON, Iowa.
VICKERS, Détroit (Michigan).
SUNDSTRAND, La Salle (Illinois).
BELLOWS-VALVAIR, Akron (Ohio).
HYDRECO, Kalamazoo.
WEBSTER, Racine.

Normalement on trouve dans les catalogues techniques des vues en coupe de la pompe ou du
moteur et chaque pièce constituée est représentée par un numéro de position (0,1,2……) et à chaque
numéro de position on lui associe un code constructeur. Ce code sert pour demander les pièces de
rechange pour remplacement des pièces défaillantes.

EM2712RT 134
RESUME DE THEORIE

La figure 1 nous présente un exemple d’une pompe à engrenage.

Figure 1

EM2712RT 135
EXERCICE PRATIQUE

OBJECTIF : N° 12 DURÉE : 1,4 h

- Objectif poursuivi : Sélectionner les pièces de remplacement.

- Description sommaire de l’activité :

Le stagiaire doit : capable de sélectionner les pièces de remplacement des pièces défectueuses en
utilisant les catalogues de fabricant.

- Lieu de l’activité : Atelier.

- Liste du matériel requis :

- Directives particulières :

EM2712TP 136
EXERCICE PRATIQUE

OBJECTIF : N° 12 DURÉE : 1,4 h

Mettre à la disposition des stagiaires des pompes et moteurs hydrauliques qui présentent des
anomalies à cause d’un ou plusieurs composants qui sont défectueux.

• Le stagiaire après avoir fait le démontage de la pompe ou du moteur et l’identification


des composants défectueux et en utilisant les manuels techniques des principaux
constructeurs de ces types et marques de pompes doit essayer de trouver à chaque pièce
défaillante son équivalent au point de vue caractéristique et encombrement.

EM2712TP 137
RÉSUMÉ DE THÉORIE

OBJECTIF : N° D DURÉE : 0,6 h

- Objectif poursuivi : Réparer ou remplacer les pièces défectueuses.

- Description sommaire du contenu : .

- Ce résumé théorique comprend : la méthode à suivre pour réparer ou remplacer les pièces
défectueuses d’une pompe ou d’un moteur hydraulique.

- Lieu de l’activité : Salle de cours.

- Directives particulières :

EM27DRT 138
RÉSUMÉ DE THÉORIE

OBJECTIF : N° D DURÉE : 0,6 h

Les pompes et les moteurs hydrauliques arrivent en réparation peuvent être de différentes
puissances, types et conceptions. L’ordre de démontage de chaque pompe est déterminé par sa
construction et par le souci de réutiliser au maximum les pièces en bon état et la nature du
démontage, par le nombre et la nature des travaux de réparation à réaliser.
Pour faciliter la tâche de démontage d’une pompe ou un moteur on doit consulter la vue
éclatée de la pompe qui est généralement fournit dans le manuel du fabricant.
La figure 1 nous montre un exemple d’une vue éclatée d’une pompe à engrenage externe de
marque Parker.

Figure 1 - Vue éclatée d’une pompe à engrenage externe

La consultation de documentation technique du fabricant avant de procéder au démontage et


montage est nécessaire afin de suivre les étapes d’une façon correcte et d’appliquer les
recommandations du fabricant.
Une fois la pompe est démontée, on procède à la vérification des pièces qui composent la
pompe en inspectant visuellement l’état des différents composants internes de la pompe ou en
utilisant des instruments de mesure comme le pied à coulisse pour vérifier les joints d’étanchéité par
exemple.
Le remplacement de l’élément défectueux doit se faire en suivant les recommandations du
fabricant.

EM27DRT 139
EXERCICE PRATIQUE

OBJECTIF : N° D DURÉE : 1,5 h

- Objectif poursuivi : Réparer ou remplacer les pièces défectueuses.

- Description sommaire de l’activité :

Le stagiaire doit : être capable de réparer ou remplacer les pièces défectueuses d’une pompe ou
d’un moteur hydraulique.

- Lieu de l’activité : Atelier.

- Liste du matériel requis :

- Directives particulières :

EM27DTP 140
EXERCICE PRATIQUE

OBJECTIF : N° D DURÉE : 1,5 h

Faire le démontage et le remontage d’une pompe à engrenage défectueuse de votre atelier :

Pour cela vous avez besoin du matériel suivant :

- Pompe volumétrique à engrenage interne ou externe ;


- Manuel du fabricant (vue éclatée de la pompe) ;
- Table de travail et étau avec mâchoires protectrices ;
- Récipient pour huiles usées ;
- Coffre à outils avec clé dynamométrique ;
- Crayon marqueur ;
- Chiffons ;
- Huile hydrauliques ;
- Lunettes et chaussures de sécurité.

Puis suivre les étapes suivantes :

1) Dans le manuel du fabricant, observez la vue éclatée de la pompe afin de visualiser


l’agencement des différents composants de la pompe.
2) Vidanger le carter de la pompe dans le récipient prévu à cette fin.
3) Fixez la pompe entre les mâchoires protectrices de l’étau de votre table de travail afin
d’avoir accès aux vis du couvercle de la pompe.
4) A l’aide du crayon, marquez des repères de l’agencement des parties du corps de la pompe
afin de vous assurer d’un montage ultérieur adéquat.
5) Dévisser le couvercle de la pompe.
6) Retirez le couvercle.
7) Retirez les pièces internes de la pompe.
8) Procédez à une inspection visuelle des composants internes.
9) A l’aide de chiffons, nettoyez chacune des pièces de la pompe.
10) Notez vos observations dans le tableau de la figure D.2.
11) Remplacer les éléments défectueux en suivant les précautions et les recommandations du
fabricant.
12) Remontez les pièces internes de la pompe.
13) Replacez le couvercle de la pompe en respectant les marques faites au crayon.
14) Vissez le couvercle de la pompe en respectant le couple de serrage prescrit par le fabricant.
15) Afin de protéger les pièces internes de la conosion, remplissez le carter de la pompe d’huile
hydraulique recommandé par le fabricant.
16) A l’aide d’un chiffon, obstruez les orifices d’admission et de refoulement afin de prévenir
l’introduction de corps étrangers dans la pompe.

EM27DTP 141
RESUME DE THEORIE

OBJECTIF : N° 13 DURÉE : h

- Objectif poursuivi : Appliquer des méthodes d'alignement conventionnel.

- Description sommaire du contenu : .

- Ce résumé théorique comprend : un rappel du module 18 «Alignement conventionne », que le


formateur doit préparer.

- Lieu de l’activité : Salle de cours.

- Directives particulières :

EM2713RT 142
RÉSUMÉ DE THÉORIE

OBJECTIF : N° 14 DURÉE : 0,9 h

- Objectif poursuivi : Décrire les méthodes d’ajustement et de calibration des paramètres de


fonctionnement.

- Description sommaire du contenu : .

- Ce résumé théorique comprend : les ajustements axial et radial, les ajustements du tarage de la
valve de relâche, les ajustements de la vitesse de rotation du moteur et les ajustements du capteur.

- Lieu de l’activité : Salle de cours.

- Directives particulières :

EM2714RT 143
RÉSUMÉ DE THÉORIE

OBJECTIF : N° 14 DURÉE : 0,9 h

Les pompes comportent au point de vue construction des yeux fonctionnels de type axial et
radial.
Ces yeux sous forme d’espace disponible tendent à s’amplifier à mesure que la pompe prend
de l’âge et s’use. Ce qui augmente les pertes volumétriques en fonction de l’usure de la pompe et a
faiblie le rendement volumétrique.
Pour étudier ces yeux aussi que leur principe de compensation. Prenons l’exemple des
pompes à engrenage interne (voir figure 1).

Figure 1

Ces pompes sont classées en deux types :

• POMPES A BASSE PRESSION Pr ession ≤ 70 bar

Elles sont construites avec un jeu axial minimum fixe entre deux flasques 8 et 9. Ce jeu fixe
(l1 −l ) est donné par l’épaisseur du corps de pompe centrale 3. En fonctionnement ce jeu est une
cause de fuites internes du refoulement vers l’aspiration. Ces fuites croissent si la pression
augmente ou si la viscosité diminue par échauffement, ce qui provoque une restriction de débit. De
plus ces fuites créent des zones de pression inégalement réparties et provoquent des charges
inégales sur les paliers (charges radiales et charges axiales). Une partie des fuites internes est
drainée vers le côté aspiration (orifices 10). Pour ces raisons il y a diminution du rendement.
Ces pompes sont aussi appelées : pompes à engrenages à jeu axial fixe, non équilibrées.

EM2714RT 144
RÉSUMÉ DE THÉORIE

• POMPES A HAUTE PRESSION – de 7 à 175 bars

Pour obtenir des pressions plus élevées il faut équilibrer les charges axiales et radiales en
réduisant les jeux entre les engrenages, diminuer les fuites internes d’où rendement optimal.

Particularité de construction

Les axes des pignons sont logés dans des flasques paliers le plus souvent monoblocs en
forme de lunettes (figure 3), appelés aussi jumelles, en alliage anti-friction (aluminium-étain) soit
en montage sur paliers lisses avec rainures de graissage soit avec roulements à rouleaux pour les
gros modèles.
L’ensemble est monté dans un corps de pompe en alliage léger comportant des alvéoles
recevant les flasques paliers et les poignons.

Figure 2 Figure 3

Principes de l’équilibrage axial (Figure 2)

Les flasques paliers sont mobiles avec le minimum de jeu, dans le corps de pompe. Le côté
refoulement de la pompe est relié aux surfaces arrières de chaque flasque palier (côté F). En service
la pression agit sur ces surfaces et crée des forces F qui tendent à maintenir les flasques contre les
joues des pignons équilibrant les forces F’ qui tendent à les en écarter. Suivant les différents
principes de construction les surfaces mises en jeu côtés F et F’ sont judicieusement déterminées et
permettent aux forces exercées en F d’être supérieures à celles exercées en F’. Il en résulte un jeu
minimal entre flasques et joues des pignons qui réduit la fuite tout en laissant un film d’huile
nécessaire à la lubrification. Il s’ensuit une augmentation du rendement volumétrique.
Ce dispositif est appelé : à rattrapage de jeu par compensation oléostatique.

EM2714RT 145
RÉSUMÉ DE THÉORIE

Principe de l’équilibrage radial. Entre le côté aspiration (Asp) et le côté refoulement


(Ref.), il y a une différence de pression. En service, le côté refoulement exerce des poussées sur les
pignons donc sur les arbres et les alésages des flasques paliers. Les forces F.R (figure 2, coupe AA)
provoqueront, dans le temps, une ovalisation des alésages des flasques et en conséquence un contact
des dentures des pignons avec le corps de pompe. La pompe sera alors hors d’état de
fonctionnement.
Pour compenser les poussées FR il faut créer deux forces F’ de même intensité mais de
directions opposées aux forces FR.
Il existe plusieurs principes de construction pour réaliser le rené de FR en FR’.
Les flasques paliers comportent des rainures de décompression des forages, des saignées ou
des tentes pour réaliser les compensations oléostatiques axiales, radiales, la lubrification des arbres
et des paliers. Les fuites internes sont dirigées par des drains vers l’aspiration.

Ces pompes sont appelées : pompes à engrenages à rattrapage de jeu hydrostatique.

Ajustement du tarage de la valve de relâche

Principe

Si l’on comprime (ressort de tarage) par l’intermédiaire de la vis de tarage on augmente la


pression admise dans le circuit. L’appareil est dit taré lorsque le manomètre de contrôle indique la
pression de service déterminée par l’étude du circuit (elle est toujours indiquée sur le schéma, près
de l’appareil).
Conditions : Ne peut se réaliser que si le circuit peut monter en pression.
Exemple : venir enfin de course : - effort antagoniste.
- circuit fermé.
Pour tracer la valve de relâche LP2 on peut réaliser le montage suivant : (figure 4).

Figure 4

EM2714RT 146
RÉSUMÉ DE THÉORIE

Avant le tarage on doit

a) Vérifier le montage de l’ensemble à l’aide du schéma.


b) Detarer complètement l’appareil.
c) S’assurer que le manomètre est en état et que sa valve d’isolement est ouverte.
d) Vérifier que l’ensemble du circuit peut monter en pression (fuites externes possibles par
raccords desserrés).

Tarage

a) Visser lentement la vis de tarage (sens horaire) la pression est lue avec un certain retard
(invertie des manomètres par dispositif d’amortissement).
b) Tarer la valeur indiquée. En tournant l’opérateur de tarage de la soupape LP2 vers le
maximum tout en surveillant l’évolution de la lecture du manomètre.
On ne doit pas continuer à tarer lorsque l’appareil n’indique aucune montée en pression.
Pour chercher l’anomalie, detarer ou conserver un faible tarage.
On évitera aussi une pression immédiate et dangereuse.
On doit apprécier sensitivement lorsque la vis de tarage exerce un effort sur le ressort.

Ajustement de la vitesse de rotation d’un moteur hydraulique

La vitesse de révolution d’un moteur hydraulique dépend de la quantité d’huile qui lui est
fournie aussi que la cylindrée du moteur.

qv = C × N
qv
N =
C

C- cylindrée du moteur en cm/tr


N- vitesse de rotation en tr/min
q v - débit en litres par minute

Pour un même débit, un moteur de petite cylindrée tournera donc plus vite qu’un moteur de
grosse cylindrée.
Les contrôles de débit sont conçus pour régler le débit volumétrique de la pompe et aussi
rendre acceptables et prévisibles les vitesses des récepteurs (cylindres, moteurs) pour des opérations
prédéterminées. La vitesse des actionneurs peut alors être adaptée selon le besoin.
Pour ajuster la vitesse de rotation du moteur on doit réaliser les montages suivants :

EM2714RT 147
RÉSUMÉ DE THÉORIE

* Réglage du débit par l’entrée (à l’aide d’un étranglement variable)

D en case 1 : vitesse régulée


Figure 5

Le débit alimentant le moteur (qvr)est égal au débit passant par E, le débit en excès qvf est
chargé au réservoir par le LP taré à la pression du service q vf = q vp – q vr
- La vitesse de rotation est catrolable au tachymètre en bout d’arbre.

Figure 6

* Réglage du débit par la sortie

Figure 7

Le débit s’échappant du moteur est égal au débit régulé q vr.

EM2714RT 148
RÉSUMÉ DE THÉORIE

Ajustement du capteur

Les capteurs les plus utilisés en hydrauliques sont les capteurs de pressions (pressostats) ou
les contrôleurs de niveau, les interrupteurs de positions et de fin de course.

Les pressostats

PRESSOSTATS

Ces appareils à fonctionnement automatique appelés également manostats ou encore mano-


contacts, transforment une ou plusieurs valeurs de pression déterminées qu’ils subissent en
informations électriques. Ils peuvent être à simple, à double et même à multiples actions.
On les utilise dans des applications diverses :
- Couper ou rétablir le courant électrique au niveau de certains composants tels que valves ou
distributeurs ;
- Alimenter en courant électrique un système acoustique de sécurité, lorsque la pression
prédéterminée dangereuse est atteinte dans un circuit ;
- Jouer un rôle d’appareil de régulation. La pression supérieure contrôlée correspond au point
de coupure du circuit d’alimentation, la pression intérieure également déterminée, permet la
remise en action des composants.
L’accumulateur par exemple, peut avoir sa charge régulée par un appareil de ce genre. Les
pressostats sont à classer en quatre grands groupes.

PRESSOSTAT A TUBE DE BOURDON

C’est le plus utilisé. Il offre une grande précision en milieu d’échelle mais bien entendu,
comme tous les appareils basés sur la déformation d’un tube, sa précision est aléatoire aux points
extrêmes de l’échelle. La durée de vie de ces appareils est limitée.

1 – Tube de Bourdon

2 – Micro-contact

3 – Vis de réglage

P – Source de pression

Figure 8 - PRESSOSTAT A TUBE DE BOURDON

Dans ce type de pressostat comme dans tous les autres composants de cette famille, une
butée mécanique protège le micro-contact des surpressions hydrauliques

EM2714RT 149
RÉSUMÉ DE THÉORIE

PRESSOSTAT A PISTON

Cet appareil autorise le contrôle des pressions élevées. Sa sensibilité est beaucoup moins
satisfaisante à l’enregistrement des basses pressions.

* FONCTION : Transformer un signal de pression en signal électrique lorsque la pression


d’un circuit dépasse le tarage maxi ou mini du mécanisme.
a) Utilisations avec un seul appareil

0 24 V

Figure 9
Commande d’un signal : voyant lumineux, sirène d’alarme…
Contrôle et sécurité d’un circuit hydraulique (pression, positionnement)
Mise sous tension ou hors tension d’un moteur électrique.

0 24 V
Figure 10
Commande d’un électrodistributeur
Le distributeur peut :
a) Assurer un mouvement séquentiel sur des organes récepteurs lorsqu’une certaine
pression, maintenue pendant le mouvement est atteint.
b) Débrayer une pompe.

EM2714RT 150
RÉSUMÉ DE THÉORIE

1 – Vis de réglage
2 – Ressort de poussoir
3 – Piston
4 – Drain
5 – Manocontact

P – Source de pression

Figure 11 - PRESSOSTAT A PISTON

Figure 12 - PRESSOSTAT A PISTON BIERI

EM2714RT 151
RÉSUMÉ DE THÉORIE

PRESSOSTAT A SOUFFLET

Cet appareil offre une bonne précision dans toute la course de son échelle. Toutefois, il doit
être éliminé de tout circuit ou des coups de bélier, même de faibles intensités, se manifestent
(rupture du soufflet).

1 – Micro-contact
2 – Bouton de réglage
3 – Soufflet
4 – Ressort
5 – Drain
6 – Tige de commande

P – Source de pression

Figure 13 - PRESSOSTAT A SOUFFLET

PRESSOSTAT A DIAPHRAGME

Cet appareil mécaniquement moins résistant que ceux qui viennent d’être examinés, du fait
même de la présence du diaphragme, permet néanmoins en basse pression, de contrôler une grande
étendue de mesures précises. Mentionnons également qu’il est très sensible aux pulsations rapides.

1 – Vis de réglage

2 – Micro-contact

3 – Diaphragme
P – Source de pression

Figure 14 - PRESSOSTAT A DIAPHRAGME

INTERRUPTEURS DE POSITIONS ET DE FIN DE COURSE

Ces appareils qu’il ne faut pas confondre avec les composants que nous venons de survoler,
transforment des signaux qui cette fois, sont mécaniques et non plus hydrauliques, en informations
électriques. Le signal mécanique de coupure ou de remise en mouvement est généralement constitué
par un galet ou un poussoir qui est soumis à l’action d’une came fixe, positionnée sur un organe en
mouvement (rotatif, mais plus souvent alternatif).
La rupture électrique provoquée par ces appareils peut être lente ou rapide selon les besoins
exigés par l’installation.

EM2714RT 152
RÉSUMÉ DE THÉORIE

Ces interrupteurs permettent de réaliser des automatismes dont la simplicité et le coût sont
appréciés. Ils sont fréquemment rencontrés dans les systèmes qui équipent les machines outils.

CONTROLEUR DE NIVEAU

Le contrôleur de niveau présenté ici est distribué par Temequip. Le flotteur réalisé en
polypropylène plein, comporte à sa base un aimant cylindrique double. La butée inférieure est
constituée par un aimant identique au premier mais disposé inversement. Les deux aimants
travaillent ainsi par répulsion (résultat des forces qui tendent à éloigner deux corps l’un de l’autre),
conférant au flotteur un état d’apesanteur artificielle et, par conséquent, une très grande sensibilité à
la moindre variation de poussée d’Archimède, c’est à dire de niveau.
Un contact logé dans le tube plongeur est actionné par l’aimant du flotteur, dès que le
liquide atteint le niveau à contrôler.

Figure 15 – CONTROLEUR DE NIVEAU DISTRIBUE PAR TEMEQUIP


Caractéristiques de débattement de l’appareil

EM2714RT 153
RÉSUMÉ DE THÉORIE

NIVEAU A CONTACT MAGNETIQUE

Ce système est réalisé par Desgranges et Huot.


Le niveau contact magnétique est constitué par un inverseur électrique monophasé. Lorsque
le liquide monte, l’interrupteur fonctionne à un niveau déterminé ; lorsque le liquide descend, il
fonctionne à un autre niveau déterminé, différent du précédent et situé au-dessous.
- L’ajustage d’un capteur (exemple pressostat à piston), voir figure 12.
- En général les constructeurs règlent, suivant les données de l’utilisateur, le mécanisme
interne.
On fournit donc à ceux-ci la pression d’enclenchement (valeur du seuil de la montée en
pression) et la pression de déclenchement (valeur du seuil de la chute de pression), il existe un
certain décalage (% de fidélité fourni par le constructeur) entre pression d’enclenchement et de
déclenchement.
Pour obtenir une plage de réglage précise-il faut utiliser deux appareils l’un pour le signal à
donner à pression maxi, l’autre à la pression mini.

EM2714RT 154
EXERCICE PRATIQUE

OBJECTIF : N° 14 DURÉE : 1,2 h

- Objectif poursuivi : Décrire les méthodes d’ajustement et de calibration des paramètres de


fonctionnement.

- Description sommaire de l’activité :

Le stagiaire doit : capable de décrire les méthodes d’ajustement et de calibration des paramètres de
fonctionnement des pompes et moteurs.

- Lieu de l’activité : Salle de cours.

- Liste du matériel requis :

- Directives particulières :

EM2714TP 155
EXERCICE PRATIQUE

OBJECTIF : N° 14 DURÉE : 1,2 h

1) Décrire la méthode de l’équilibrage axial et radial.

2) Décrire la méthode d’ajustage d’une valve de relâche.

3) Décrire la méthode d’ajustage de la vitesse de rotation d’un moteur hydraulique.

4) Décrire la méthode d’ajustage d’un capteur à pression.

EM2714TP 156
EXECRCICE PRATIQUE

OBJECTIF : N° E DURÉE : h

- Objectif poursuivi : Ajuster et calibrer les paramètres de fonctionnement.

- Description sommaire de l’activité :

Le stagiaire doit : d’ajuster et calibrer les paramètres de fonctionnement.

- Lieu de l’activité : Atelier.

- Liste du matériel requis :


- Banc hydraulique avec pompe et moteur;
- Des valves de relâche (soupape de pression);
- Des réducteurs de débit (régulateur de débit);
- Des capteurs manométriques etc….

- Directives particulières :
Pour la résume de théorie faire référence à l’objectif N° 14.

EM27ETP 157
EXECRCICE PRATIQUE

OBJECTIF : N° E DURÉE : 1,5 h

A) Tarage d’une soupape de relâche


Sur le banc d’essai hydraulique de votre atelier.
- réaliser le montage suivant :

Figure 1

- tarer LP2 à 40 bars.


La possibilité du groupe est 100 bars.
Pour cela :
a) Vr étant fermé – M ouvert – LP1, LP2 detarés. Le groupe est en service et débite à
travers LP1 detaré et D en case 0 – M indique 0 bar.
b) Embrayer la pompe par D (case 1).
c) Agir sur LP1 pour tarer le groupe à une pression nettement supérieur à LP2 – 60 bars par
exemple.
- Contrôler par M.
- Bloquer la vis de tarage par le contre-écrou.
d) Ouvrir Vr la pression existante chute à 0 bar car le débit traverse LP2 detaré.
- Tarer LP2 jusqu'à 40 bar (contrôle par M).
- Bloquer la vis de tarage.
e) Laisser fonctionner l’appareil quelques instants en embrayant (mise sous pression) et
débrayant (mise hors pression) plusieurs fois en agissant sur D (contrôle par M).
f) Mise à l’arrêt et démontage de LP2 :
- detarer LP1.
- débrayer la pompe, D en position 0.
- fermer Vr.
- démonter LP2.
- récupérer l’huile du circuit démonté.

EM27ETP 158
EXECRCICE PRATIQUE

B) Ajustage de la vitesse d’un moteur

En ce referant à l’objectif 14 (Figures 5, 6, 7).


- réaliser les deux montages du contrôle du débit par l’entrée et la sortie.
- alimenter le moteur par D est ajusté la vitesse nominale du moteur choisis pour ces deux
montages en agissant sur l’étranglement E et en mesurant la vitesse sur l’arbre du moteur à l’aide
d’un tachymètre.

C) Ajustage d’un capteur

Réaliser le montage suivant pour l’ajustage des contacts électriques à pression.

Figure 2

1) brancher :
a) une pompe à main (P) sur l’appareil.
b) une lampe témoin (L) sur le circuit électrique.

2) assurer la montée en pression par la pompe à main (circuit purgé). Agir lentement. Régler
le micro-rupteur (Figure E.3) lorsque la pression recherchée est atteinte. Contrôle par M placé le
plus près possible de l’appareil.
Remettre à 0 par V. recontrôler plusieurs fois.

EM27ETP 159
EXECRCICE PRATIQUE

Figure 3

A. B vis de blocage et de réglage du micro-rupteur (6)


D vis de blocage du support
C vis de réglage
T tube de Bourdon – mécanisme hydraulique
1 pression maxi
2 pression mini

EM27ETP 160
RESUME DE THEORIE

OBJECTIF : N° 15 DURÉE : 0,6 h

- Objectif poursuivi : Reconnaître les dispositifs de sécurité des pompes et des moteurs
hydrauliques.

- Description sommaire du contenu :

- Ce résumé théorique comprend : les dispositifs de sécurité des pompes et des moteurs
hydrauliques.

- Lieu de l’activité : Salle de cours et atelier.

- Directives particulières :

EM2715RT 161
RESUME DE THEORIE

OBJECTIF : N° 15 DURÉE : 0,6 h

Parmi les dispositifs de sécurité utilisés pour protéger les pompes et les moteurs on trouve :
Le limiteur de pression, qui sert à limiter la pression à une valeur fixée préalablement.
Quand cette valeur est atteinte, le limiteur de pression s’active et retourne le fluide en trop vers le
réservoir.
La figure 1 illustre le fonctionnement d’un limiteur de pression à action directe.

Figure 1 - Limiteur de pression à action directe

Figure 2 - Symboles de limiteur de pression

Le limiteur de pression est utilisé de façon générale comme soupape de sécurité.


Voir figure 3 montrant l’installation immédiate après la sortie d’huile de la pompe d’une
soupape de sécurité.

EM2715RT 162
RESUME DE THEORIE

Figure 3 - Soupape de sécurité

- Dans 80% des cas, les pannes qui surviennent dans les pompes proviennent d’un mauvais
état du liquide hydraulique.
Car les impuretés de l’huile provoquent :
• Une usure excessive ;
• Une augmentation des pertes de charge ;
• Un encrassement de la pompe et des appareils de régulation et de distribution.
La filtration peut se faire au moyen de filtres ou crépines :
• La crépine : elle élimine les particules grosse dimension (plus de cent microns).
• Le filtre : il élimine les particules très fines (moins de cent microns).
Les filtres sont placés soit :
• Sur l’aspiration ;
• Sur retour ;
• Sur la haute pression (voir figure 4)

EM2715RT 163
RESUME DE THEORIE

Filtre sur retour Filtre sur aspiration Filtre sur haute pression
Figure 4 – Emplacement des filtres

Symbole de base du filtre

Filtre avec purge manuelle

Filtre avec purge automatique

Filtre avec clapet de dérivation

Figure 5 - Symboles graphiques des filtres

EM2715RT 164
RESUME DE THEORIE

Les refroidisseurs

La température normale d’utilisation de l’huile est de 50 à 55°C maximum. On évitera de


dépasser 60°C, l’huile s’oxydant et vieillissant très vite.
Il faut prévoir un refroidisseur qui sera monté sur le circuit de retour.
Il existe deux types de refroidisseurs :
• A eau
• A air.

Figure 6 - Refroidisseur à eau

Figure 7 - Refroidisseur à air

EM2715RT 165
RESUME DE THEORIE

Accouplement moteur-pompe

- La pompe est alignée directement au moteur électrique par une bride de liaison figure 8.

- Le moteur et la pompe reposent sur un bâti assurant leur alignement figure 9.

- Le moteur et la pompe ne sont pas en ligne, l’entraînent est réalisé par courroies, chaînes ou
engrenage.

Figure 8 - Br : Bride de liaison Figure 9 - M : Manchon d’accouplement


(appelée aussi « lanterne ») C : Carter de protection
Bo : Boitier de plaques à bornes

Protection du moteur hydraulique

Les moteurs et circuits devront être protégés contre la surpression par des limiteurs de
pression qui contrôleront cette surpression et contre la cavitation par des clapets de réalimentation et
de gavage (voir figure 10).
MH – Moteur hydraulique

Figure 10

EM2715RT 166
RESUME DE THEORIE

De plus les appareils hydrauliques ne sont pas étanches. Lorsque le moteur est à l’arrêt la
pression de retenue nécessaire ou résiduelle, sous l’action de la charge, peut être très élevée. Pour
immobiliser la machine à l’arrêt on trouve un système de freinage par friction.

Figure 11 Figure 12 Figure 13

Le frein est constitué d’un système mécanique (à tambour, à disque). Ce système est relié à
un vérin simple effet soumis soit à la pression du système hydraulique soit à l’action d’un ressort de
rappel.
Ce principe de freinage est représenté par le symbole ci-contre (figure 11).
On trouve aussi, pour moteurs simple effet, comme système de freinage, un montage avec
limiteur de pression (figure 12) ou clapet taré (figure 13) agissant en contre-pression.

On trouve aussi des systèmes de freinage électromagnétique.

EM2715RT 167
EXERCICE PRATIQUE

OBJECTIF : N° 15 DURÉE : 1h

- Objectif poursuivi : Reconnaître les dispositifs de sécurité des pompes et des moteurs
hydrauliques.

- Description sommaire de l’activité :

Le stagiaire doit : de reconnaître les dispositifs de sécurité des pompes et des moteurs
hydrauliques.

- Lieu de l’activité : Atelier.

- Liste du matériel requis :

- Directives particulières :

EM2715TP 168
EXERCICE PRATIQUE

OBJECTIF : N° 15 DURÉE : 1h

- Reconnaître les dispositifs de sécurité, de pompes et des moteurs représentés par les figures
et les schémas suivants :

a) b) c)
Figure 1

Figure 2

EM2715TP 169
EXERCICE PRATIQUE

Figure 3

Figure 4

- Parmi un certain nombre de composants hydrauliques qui seront mis à la disposition des
stagiaires dans l’atelier. Les derniers doivent reconnaître ceux utilisés comme dispositifs de
sécurité pour pompes et moteurs hydrauliques.

EM2715TP 170
RÉSUMÉ DE THÉORIE

OBJECTIF : N° F DURÉE : 0,9 h

- Objectif poursuivi : Vérifier le fonctionnement des dispositifs de sécurité.

- Description sommaire du contenu :

- Ce résumé théorique comprend : les étapes de vérification d’un équipement au point de vue
fonctionnelle et sécuritaire.

- Lieu de l’activité : Atelier.

- Directives particulières :

EM27FRT 171
RÉSUMÉ DE THÉORIE

OBJECTIF : N° F DURÉE : 0,9 h

Pour vérifier qu’un équipement est fonctionnel et sécuritaire en hydraulique on doit suivre
les étapes suivantes :
a) Se munir d’un schéma complet indiquant le tarage des appareils, la vitesse des
récepteurs, le tableau des phases.
b) Vérifier si l’installation est conforme au schéma. Suivre chaque tuyauterie de son point
de départ vers son point d’arrivée. Contrôler si elles arrivent bien aux orifices auxquels
elles sont destinées. Chaque tuyauterie contrôlée sera repérée et cochée sur le schéma. Il
est recommandé de l’identifier aussi par le même repère et à ses deux extrémités
(jonction avec les appareils) sur le montage.
c) A chaque tuyauterie contrôlée, vérifier le serrage des raccords. Dans certaines
applications (marine, aviation) le serrage peut être défini par un couple nécessitant une
clé dynamométrique.
d) Faire le plein du réservoir au niveau moyen. Utiliser le fluide prescrit (voir CH 4, p. 8).
Utiliser pour le remplissage, un groupe auxiliaire mobile de régénération pour fluides
hydrauliques (filtration 5 microns).
e) S’assurer pour les réservoirs en charge que la tuyauterie d’aspiration ne comporte pas de
vanne d’isolement (vérifier son ouverture).
f) Contrôle de l’installation électrique (voir schéma électrique).
Vérifier ou se faire assurer : le branchement du moteur électrique (voir CH 5, p. 33), le
branchement des électrodistributeurs, des contacts électriques, des contacts de fin de course,
des contacts à pression.
g) Régler : le limiteur de pression au plus bas, les limiteurs de débit ou régulateur de débit
de façon à obtenir les vitesses les plus lentes. Ces réglages éviteront des sorties de vérins
ou des rotations de moteurs hydrauliques intempestives.
h) Mettre la pompe en dérivation vers le réservoir, par débrayage de pompe par exemple, et
par des impulsions vérifier que son sens de rotation est bien celui qui permet l’aspiration
du fluide.
Se rappeler que suivant les types de pompes utilisées certaines demandent à être
constamment en charge ou gravées et d’autres amorcées au démarrage.
i) Mettre en route. Etablir le débit de la pompe et alimenter le ou les circuits en actionnant
les distributeurs. Agir lentement sur le limiteur de pression pour obtenir les sorties et
rentrées de tige des vérins, ceux-ci ne devant pas être en charge réelle. Surveiller le
niveau d’huile.
Purger l’air par les points de purge. L’air emmagasiné se manifeste par un fonctionnement
irrégulier des sorties et rentrées de tige des vérins.
Lorsqu’un liquide dégagé de bulles d’air s’échappe des orifices de purge, fermer ceux-ci et
faire fonctionner pendant quelques minutes à basse pression. Pour circuits de petites
importances (1 à 2 récepteurs), la purge peut s’effectuer en actionnant les vérins et en
laissant en position fin de course plusieurs secondes.
j) Rétablir le niveau du fluide dans le réservoir au niveau maxi.
k) Tarer le limiteur de pression par paliers successifs jusqu’à pression indiquée. Faire
fonctionner l’installation à chaque palier.
l) Procéder aux autres réglages : pressions et vitesses en fonction des données figurant sur
le schéma. Après réglage bloquer les contre-écrous.

EM27FRT 172
RÉSUMÉ DE THÉORIE

m) Au cours des opérations l) et m) vérifier en particulier les fuites possibles aux raccords
des tuyauteries, aux appareils (plaques à joints des fonds, des couvercles, des embases).
Agir alors sur leur serrage.
Vérifier aussi les bruits pouvant se produire lors des inversions des mécanismes, suite à
l’action sur une commande.
Déceler les échauffements anormaux.
n) L’ensemble étant en ordre de marche, conforme au schéma et aux indications portées sur
ce dernier, le mettre dans la position de repos
- Agir en conséquence sur les commandes des distributeurs.
- Débrayer la pompe.
- Arrêter le groupe moto pompe.
- Essayer les dépôts d’huile sur les raccords et appareils suite aux fuites découvertes.

EM27FRT 173
EXERCICE PRATIQUE

OBJECTIF : N° F DURÉE : 1,2 h

- Objectif poursuivi : Vérifier le fonctionnement des dispositifs de sécurité.

- Description sommaire de l’activité :

Le stagiaire doit : de vérifier le fonctionnement d’un équipement hydraulique aussi que la


vérification de son dispositif de sécurité.

- Lieu de l’activité : Atelier.

- Liste du matériel requis :


- moto pompe + filtre de retour.
- venir double effet.
- soupape de sécurité.
- limiteur de pression.
- vanne d’isolement.
- indicateurs de pressions.
- distributeur 4/2 à commande de manuelle.

- Directives particulières :

EM27FTP 174
EXERCICE PRATIQUE

OBJECTIF : N° F DURÉE : 1,2 h

Réaliser le montage suivant et vérifier son état fonctionnel et sécuritaire en suivant les
étapes déjà citées dans RT.

Remarque

Pour le tarage de soupape de sécurité du groupe générateur de puissance (9) le formateur


vous communiquer la valeur de la pression p max et la pression du service.

EM27FTP 175
RÉSUMÉ DE THÉORIE

OBJECTIF : N° 16 DURÉE : 0,9 h

- Objectif poursuivi : Décrire la procédure de vérification.

- Description sommaire du contenu :

- Ce résumé théorique comprend : les procédures de vérification des pompes et moteurs


hydrauliques.

- Lieu de l’activité : Salle de cours.

- Directives particulières :

EM2716RT 176
RÉSUMÉ DE THÉORIE

OBJECTIF : N° 16 DURÉE : 0,9 h

• La procédure du raccord de l’arbre du moteur avec la pompe

a- La pompe est alignée directement au moteur électrique par un bride de liaison


(figure 1).
b- Moteur et pompe reposent sur un bâti assurant leur alignement (figure 2).
c- Moteur et pompe ne sont pas en ligne, l’entraînement est réalisé par courroies, chaînes ou
engrenage.
Pour recevoir les éléments des manchons d’accouplement, les pignons ou poulies, les
extrémités des arbres moteurs et des pompes comportent des rainures pour clavettes normalisées ou
des camelines.
- les manchons d’accouplement servent à compenser et absorber les défauts d’alignements,
les efforts de torsion (démarrage et arrêt) aussi que l’amortissement des vibrations.
Généralement les accouplements élastiques sont les plus utilisés (figure 3) et (figure 4).

Figure 1 - Br : Bride de liaison Figure 2 - M : Manchon d’accouplement


(appelée aussi « lanterne ») C : Carter de protection
Bo : Boitier de plaques à bornes

Figure 3 Figure 4

EM2716RT 177
RÉSUMÉ DE THÉORIE

Figure 5

Les règles générales pour alignement élastiques :


- écart angulaire entre axes de pompe et moteur : 1° maxi.
- écart de parallélisme entre les deux arbres : 0,25 mm.

Les essais en fonctionnement s’effectuent à l’aide d’un banc d’essai. Un banc d’essai
hydraulique permet de vérifier des équipements hydrauliques tels que pompes, moteurs, vérins et
soupapes. Pour ce faire, on installe l’équipement hydraulique sur le banc d’essai, puis on effectue
les raccords hydrauliques entre les deux.
Par la suite, à l’aide du banc d’essai, on reproduit fidèlement les conditions de
fonctionnement de l’équipement, ce qui permet de mesurer le comportement de ce dernier. Il existe
plusieurs types de banc d’essai, mais tous remplissent le même rôle, soit celui de mesurer les
performances des pompes, moteurs, vérins et soupapes hydrauliques.

Les caractéristiques des pompes volumétriques qu’on peut vérifier à l’aide d’un banc d’essai
sont :
- Le débit fourni à différentes vitesses et sous différentes pressions de travail ;
- Le rendement volumétrique ;
- Les différents ajustements de la pompe, par exemple l’ajustement de la cylindrée
maximale et l’ajustement du compensateur de pression.

De plus, lors du fonctionnement de la pompe, une inspection visuelle est effectuée pour
détecter les fuites externes, c’est-à-dire les fuites d’huile à l’extérieur du carter.

Procédure de démarrage

Avant de mettre en marche une pompe hydraulique volumétrique, il faut observer les
mesures suivantes.
- Avoir sous la main la fiche de spécifications complétée de la pompe à tester.
Cette fiche indique la vitesse et la pression nominales (ou maximales en fonctionnement) à
respecter ainsi que le débit sous différentes conditions de pression et de vitesse de révolution. Elle
contient également des informations importantes telles l’identification de l’orifice d’admission en
fonction du sens de révolution et la température à laquelle les essais doivent être réalisés.
- S’assurer que le carter de la pompe est rempli d’huile afin d’éviter que les pièces
mobiles ne manquent de lubrification lors du démarrage.
- Gaver le conduit d’admission d’huile pour permettre à la pompe d’aspirer de l’huile ou
de s’amorcer le plus rapidement possible.
- S’assurer que la pompe sera mise en marche sous des conditions de pression nulle. La
pression dans un circuit hydraulique est une résistance à l’écoulement. Cette résistance
pourrait fortement nuire à l’amorçage de la pompe.
Une fois toutes ces mesures respectées, on peut procéder au démarrage du banc d’essai.

EM2716RT 178
RÉSUMÉ DE THÉORIE

Réalisation des essais

Il importe que les essais soient effectués à la même température que celle prescrite par le
fabricant. En effet, le débit fourni par une pompe varie en fonction de la viscosité du fluide utilisé,
tandis que la viscosité d’un fluide varie en fonction de la température. Effectuer un essai à une
température autre revient donc à utiliser un fluide de viscosité différente, ce qui peut avoir un effet
significatif sur le débit fourni par la pompe. Il faut donc, avant de réaliser les essais, procéder au
chauffage de l’huile.

* Essai de débit

Un essai de débit effectué sur une pompe hydraulique volumétrique consiste à mesurer, à
l’aide d’un banc d’essai hydraulique, le débit fourni par une pompe à différentes vitesses de
révolution. Les vitesses de révolution habituellement sélectionnées pour réaliser les essais sont 1200
r/min et 1800 r/min. Un essai de débit du côté du refoulement de la pompe.

L’essai de débit permet de vérifier la cylindrée annoncée par le fabricant. Une pompe en bon
état devrait fournir un débit équivalent au produit de sa cylindrée par sa vitesse de révolution
( qv = C × n ).
* Essai de pression

Un essai de pression effectué sur une pompe hydraulique volumétrique consiste à augmenter
graduellement la pression au refoulement de la pompe à une vitesse de révolution constante (ex. :
1200 r/min), ce qui permet de mesurer le débit fourni par la pompe. Par la suite, ce débit est
comparé à celui annoncé par le fabricant sous les mêmes conditions. L’essai de débit est ensuite
effectué à différentes vitesses de révolution (ex. : 1500 r/min et 1800 r/min).

Il est normal que le débit fourni par une pompe hydraulique volumétrique diminue
progressivement avec une augmentation de la pression de travail. Cependant, une pompe en
mauvais état subira une diminution beaucoup plus importante de son débit en fonction de la
pression de travail. Une diminution anormale du débit est donc un signe de mauvaise étanchéité
interne de la pompe.
L’essai de pression porte aussi le nom d’essai de charge puisqu’il existe une pression de
travail.

* Essai de rendement volumétrique

Un essai de rendement volumétrique effectué sur une pompe hydraulique consiste à évaluer,
en pourcentage, la chute de débit d’une pompe entre une pression de travail nulle et sa pression de
travail nominale lorsque cette pompe est entraînée à sa vitesse de révolution nominale.

Le rendement volumétrique est calculé à l’aide de l’équation suivante :

q à la vitesse no min ale ( pression no min ale)


nv = × 100
q à la vitesse no min ale ( pression nulle)

EM2716RT 179
RÉSUMÉ DE THÉORIE

où :
n v : Rendement volumétrique en pourcentage (%)
q : Débit en gallons par minute (GPM°

- Les procédures de vérification du fonctionnement des moteurs hydrauliques

Les caractéristiques d’un moteur qu’on peut vérifier à l’aide d’un banc d’essai hydraulique
sont :
- La vitesse de révolution du moteur en fonctionnement du couple (essai de charge) ;
- Le rendement du moteur.

De plus, lors du fonctionnement du moteur, une inspection visuelle est effectuée pour
détecter les fuites externes du moteur.

Procédure de démarrage

Avant de mettre en marche un moteur hydraulique, il faut observer les mesures suivantes.
- Avoir sous la main la fiche de spécifications du moteur à tester.
Cette fiche indique la pression nominale, la vitesse nominale et le couple nominal à
respecter. Elle mentionne également le couple développé par le moteur sous différentes
conditions de débit, de vitesse et de pression. La fiche de spécifications contient d’autres
informations importantes telles l’identification de l’orifice d’admission en fonction du sens de
rotation ainsi que la température à laquelle les essais doivent être effectués.
- S’assurer que le carter du moteur est rempli d’huile afin qu’il y ait lubrification des
pièces mobiles internes lors du démarrage.
- Gaver le conduit d’admission du moteur.
- S’assurer que le drain est raccordé au réservoir d’huile du circuit.
La majorité des moteurs hydrauliques possèdent un drain pour évacuer l’excédent d’huile du
carter du moteur.
- S’assurer que le moteur sera mis en marche sous des conditions de couple et de pression
minimale ou, autrement dit, de charge minimale.

Une fois toutes ces mesures respectées, on peut procéder au démarrage du banc d’essai.

Réalisation des essais

Pour que les résultats obtenus lors des essais puissent être comparés avec les spécifications
fournies par le fabricant, les essais doivent être effectués à la même température que celle prescrite
par le fabricant. Il faut donc procéder au chauffage de l’huile avant de réaliser les différents essais
sur un moteur hydraulique.

La viscosité de l’huile varie en fonction de la température. Effectuer un essai à une


température différente risque d’influer sur les valeurs obtenues lors de l’essai.

EM2716RT 180
RÉSUMÉ DE THÉORIE

* Essai de charge

Un essai de charge effectué sur un moteur hydraulique consiste à augmenter graduellement


la charge sur l’arbre du moteur, et ce, à une vitesse fixe. En augmentant la charge, la différence de
pression entre les deux orifices du moteur augmente et le couple fourni par le moteur augmente.
Pour chaque valeur du couple, on note la vitesse de révolution du moteur. Ces valeurs sont par la
suite comparées avec celles du fabricant.
Il est normal que la vitesse de révolution d’un moteur hydraulique diminue très légèrement
avec l’augmentation de la charge. Cependant, un moteur en mauvais état subira une chute de vitesse
beaucoup plus importante avec l’augmentation de la charge. Une diminution anormale de la vitesse
de révolution est donc un signe de mauvaise étanchéité interne du moteur.

* Essai de rendement

Un essai de rendement effectué sur un moteur hydraulique consiste à évaluer, en


pourcentage, la chute de vitesse d’un moteur entre sa condition de fonctionnement à vide, c’est-à-
dire sous aucune charge (ou aucune pression), et sa condition de fonctionnement sous pleine charge
(ou à pression nominale). Cet essai s’effectue à vitesse nominale.
Par la suite, le rapport de ces deux vitesses permet de calculer le rendement du moteur.
Celui-ci est calculé à l’aide de l’équation suivante :

n à pleine charge
n= × 100
n sans charge
où :
n : Rendement en pourcentage (%)
n : Vitesse de révolution en révolutions par minute (r/min)

* Inspection en fonctionnement

Lorsqu’un moteur fonctionne à sa pression et à sa vitesse nominale, c’est la situation idéale


pour effectuer une inspection visuelle du moteur. Cette inspection consiste à vérifier l’extérieur du
moteur pour détecter la présence de fuites d’huile externes par les joints d’étanchéité ou par les
autres parties du moteur.
La présence de fuites externes indique un mauvais état des joints d’étanchéité du moteur.

Procédure d’arrêt

Avant de procéder à l’arrêt d’un moteur hydraulique, il faut ramener le moteur à une
pression de travail nulle (sans charge), puis diminuer graduellement la vitesse de révolution du
moteur jusqu’à son arrêt complet. On peut ensuite arrêter le banc d’essai hydraulique.
• la procédure de comparaison des résultats
En utilisant la fiche de spécifications déjà mentionner dans les procédures de démarrage des
moteurs ou des pompes et cette fiche qui contient les informations sur les caractéristiques
nominales de la pompe ou du moteur qui sont fournis par le fabricant vont être comparées aux
paramètres mesurés dans les essais déjà cités pour juger le bon ou le mauvais état de la pompe ou
du moteur.

EM2716RT 181
EXERCICE PRATIQUE

OBJECTIF : N° 16 DURÉE : 1,4 h

Objectif poursuivi : Décrire la procédure de vérification.

Description sommaire de l’activité :

Le stagiaire doit : capable de décrire les procédures de vérification de fonctionnement des pompes
et moteurs hydrauliques.

Lieu de l’activité : Salle de cours.

Liste du matériel requis :

Directives particulières :

EM2716TP 182
EXERCICE PRATIQUE

OBJECTIF : N° 16 DURÉE : 1,4 h

A) Décrire la procédure de vérification du raccord de l’arbre du moteur et la pompe.

B) Décrire les procédures de vérification en fonctionnement de la pompe.


- Essai de débit
- Essai de pression
- Essai de rendement

C) Décrire les procédures de vérification en fonctionnement du moteur hydraulique :


- Essai en charge
- Essai de rendement
- Procédure d’arrêt
- Inspection en fonctionnement
- Procédure d’arrêt

D) Décrire la procédure de comparaison des paramètres de fonctionnement.

EM2716TP 183
EXERCICE PRATIQUE

OBJECTIF : N° G DURÉE : 1,5 h

- Objectif poursuivi : Vérifier le fonctionnement de la pompe ou du moteur.

- Description sommaire de l’activité :

Le stagiaire doit : capable de vérifier le fonctionnement de la pompe ou du moteur hydraulique.

- Lieu de l’activité : Atelier.

- Liste du matériel requis :

- Directives particulières :
- Pour le résumé de théorie faire référence à l’objectif 16 du même module.

EM27GTP 184
EXERCICE PRATIQUE

OBJECTIF : N° G DURÉE : 1,5 h

Faire la vérification en fonctionnement d’une pompe à engrenage sur le banc d’essai


hydraulique de votre atelier en suivant les étapes suivantes :

- Effectuer le montage de la pompe sur le banc d’essai hydraulique.


- Procéder au raccordement de l’arbre d’accouplement à la source motrice du banc.
- Procéder au gavage du carter de la pompe et du conduit d’admission.
- Procéder au raccordement des conduits d’admission et de refoulement en respectant le
sens de révolution de la pompe indiqué sur la fiche de spécifications.
- Procéder au démarrage du banc d’essai hydraulique.
- Réchauffer l’huile jusqu’à l’obtention d’une température équivalente à cette prescrite par
le fabricant.
- Effectuer un essai de débit, puis noter dans le tableau suivant les débits en fonction des
différentes vitesses de révolution de la pompe.

Tableau 1 Débits en fonction de différentes vitesses de révolution

DEBIT

Vitesse de
révolution

Viscosité du fluide utilisé : Température :

EM27GTP 185
EXERCICE PRATIQUE

- Effectuer des essais de pression à différentes vitesses de révolution, puis noter dans le
tableau suivant les débits en fonction des différentes pressions de travail et vitesses de
révolution.

Tableau 2 Débits en fonction de différentes pressions de travail et vitesses de révolution

Vitesse de PRESSION
révolution

Viscosité du fluide utilisé : Température :

- Effectuer un essai de rendement, puis noter le débit à pression et à vitesse nominale ainsi
que le débit à pression nulle et à vitesse nominale.
- Effectuer une inspection visuelle de la pompe à des conditions de vitesse et de pression
nominale.
- Effectuer une procédure d’arrêt du banc d’essai.
- Calculer le rendement volumétrique à partir des données obtenues.
- Comparer les résultats obtenus avec ceux indiqués sur la fiche de spécifications.
- Déterminer si la pompe est en bonne ou en mauvais état. Commenter.

EM27GTP 186
RESUME DE THEORIE

OBJECTIF : N° 17 DURÉE : 0,6 h

- Objectif poursuivi : Utiliser la terminologie appropriée.

- Description sommaire du contenu : .

- Ce résumé théorique comprend : les termes techniques français et anglais en hydraulique pour
désigner les composants, les opérations, les paramètres, les caractéristiques des pompes et moteurs
hydrauliques.

- Lieu de l’activité : Salle de cours.

- Directives particulières :

EM2717RT 187
RESUME DE THEORIE

OBJECTIF : N° 17 DURÉE : 0,6 h

Au cours de l’étude de ce module le stagiaire doit être capable d’utiliser les termes
techniques spécifiques à l’hydraulique pour désigner les composants, les opérations, les dispositifs,
les paramètres aussi que les caractéristiques des pompes et moteurs.
Parmi les termes les plus utilisés on trouve :

EM2717RT 188
RESUME DE THEORIE

Aussi le stagiaire doit aussi s’avoir utiliser la terminologie de l’hydraulique en anglais


puisque les manuels techniques des pompes et moteurs sont rarement offerts en français, donc il
doit se familiariser avec cette réalité.
Le tableau suivant vous montre la traduction des termes hydrauliques français en termes anglais.

Tableau 1

EM2717RT 189
RESUME DE THEORIE

EM2717RT 190
EXERCICE PRATIQUE

OBJECTIF : N° 17 DURÉE : 0,5 h

- Objectif poursuivi : Utiliser la terminologie appropriée.

- Description sommaire de l’activité :

Le stagiaire doit : d’utiliser les termes techniques français et anglais pour désigner les composants,
les opérations, les dispositifs, les paramètres et les caractéristiques des pompes et moteurs
hydrauliques.

- Lieu de l’activité : Salle de cours.

- Liste du matériel requis :

- Directives particulières :

EM2717TP 191
EXERCICE PRATIQUE

OBJECTIF : N° 17 DURÉE : 0,5 h

1) Soit le montage suivant d’une installation hydraulique. (voir figure 2).

On vous demande de mentionner à côté de chaque symbole des composants de constituants


cette installation son terme spécifique en hydraulique.

Figure 2

EM2717TP 192
EXERCICE PRATIQUE

2) Traduire les termes français suivants en anglais

Français Anglais
Appareil de distribution et de régulation
Appareil de mesure
Appareil de réglage du débit
Appareil de réglage de pression
Asservissement hydraulique
Arbre
Bouton poussoir
Clapet anti retour
Clapet anti retour pilote
Conduite
Conduite de fuites
Contact à pression
Crépine
Cylindrée
Débit neutre
Distributeur
Electrodistributeur
Echangeur
Etranglement
Fluide
Joint
Limiteur de pression
Pompe hydraulique
Pompe à engrenage
Pompe à palettes
Pompe à piston
Moteur hydraulique
Soupape de pression
Soupape de séquence
Soupape de décharge
Soupape de freinage

EM2717TP 193
RÉSUMÉ DE THÉORIE

OBJECTIF : N° H DURÉE : 0,5 h

- Objectif poursuivi : Consigner l’intervention.

- Description sommaire du contenu : .

- Ce résumé théorique comprend : les fiches ou les formulaires nécessaire pour consigner les
interventions de dépannage ou de réparation de pompe ou moteur hydraulique.

- Lieu de l’activité : Salle de cours.

- Directives particulières :

EM27HRT 194
RÉSUMÉ DE THÉORIE

OBJECTIF : N° H DURÉE : 0,5 h

La consignation des interventions de dépannage se fait par l’intermédiaire des fiches ou


formulaires qui indiquent l’état de la machine au moment de sa réception et les détails de la
machine au moment de sa réception et les détails du travail qui doivent s’effectuer, etc….
Le système de contrôle des dépannages ou réparation à besoin des fiches suivantes :
A. Etiquette (fiche) de réception (figure 1)
B. Fiche de travail (figure 2)
C. Liste des matériaux (tout ce que doit fourni le magasin pour réaliser le travail)
D. Fiche des temps de travail
Avant de commencer un dépannage ou une réparation, on remplira toutes ces fiches, avec
les indications nécessaires sur le travail qui doit s’effectuer.
Ces fiches sont une documentation très utile pour des dépannages et des réparations à
l’avenir.

A) Fiche de réception

On la joindra à la pompe ou au moteur à dépanner où à réparer et celle-ci ne la quittera pas


jusqu’au dépannage complet et la vérification complète.

Fiche n° .....................................................................................................
Client ......................................................................................................
Direction .......................................................................................................
Date d’entretien ............................................................................................
Appareil et pièces reçues ..............................................................................
.......................................................................................................................
.......................................................................................................................
.......................................................................................................................

Fabricant : ............................................ Fluide : ...........................................


N° de modèle : ..................................... Vitesse nominale : ........................
Type de la pompe : .............................. Cylindrée : .....................................
Pression nominale : .......................................................................................
........................................................................................................................
........................................................................................................................
.....................................................................................................................
Vérification de sortie ............................................... Date ......................

Figure 1

EM27HRT 195
RÉSUMÉ DE THÉORIE

B) Fiche technique de travail

Dimensions : 15 × 20 cm

FICHE DE TRAVAIL

Fiche n° .................................................. Client ...................................................


Direction ....................................................
Date de réception ........................................................................................................
Date prévue d’entretien ...............................................................................................
Transporte par .............................................................................................................
Appareil reçu ...............................................................................................................
Marque .......................... Cylindrée ..................... Pression nominale ........................
Vitesse nominale ........... N° de modèle ............... Type de pompe ............................
Fluide ..........................................................................................................................

TRAVAUX A EFFECTUER

......................................................................................................................................
......................................................................................................................................
......................................................................................................................................
......................................................................................................................................
......................................................................................................................................
Observations relatives aux autres travaux ...................................................................
......................................................................................................................................
......................................................................................................................................
Date de fin de travaux
Matériaux employés ........................................ DH
Main d’œuvre ......................................... DH
Transport ......................................... DH
Imprévues ......................................... DH
Coût total ......................................... DH

Figure 2 - Fiche de travail

EM27HRT 196
RÉSUMÉ DE THÉORIE

C) Liste des matériaux

Fiche n° .............. Date ................................ Nom de client ..........................................


Appareil réparé ..............................................................................................................
Quantités Prix
Matériaux Prix total
Sorties Retours Employés unitaire

Figure 3 - Liste des matériaux

D).Fiche des temps de travail

Fiche n° ..................................................... Date ...........................................................


Opérateur .......................................................................................................................
Opération .......................................................................................................................
Temps normal ........................................... Heures ............................. minutes
Temps extra .............................................. Heures ............................. minutes
Total heures ...................................................................................................................
Prix par heure ............................................ DH Prix total DH

Figure 4 - Fiche des temps de travail

Elle comportera différentes fiches pour les différentes opérations de dépannage.

EM27HRT 197
EXERCICE PRATIQUE

OBJECTIF : N° H DURÉE : 0,5 h

- Objectif poursuivi : Consigner l’intervention.

- Description sommaire de l’activité :

Le stagiaire doit : être capable de consigner une intervention en remplissant les fiches ou
formulaires de consignation.

- Lieu de l’activité : Atelier.

- Liste du matériel requis :

- Directives particulières :

EM27HTP 198
EXERCICE PRATIQUE

OBJECTIF : N° H DURÉE : 0,5 h

En faisant référence au travail pratique de l’objectif D de ce module. On vous demande de


remplir les fiches ou formulaires de consignation des travaux et des interventions faites dans ce TP.

EM27HTP 199