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République Algérienne Démocratique et Populaire

Ministère de l‘Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique


Université Hassiba Ben Bouali – CHLEF –
Faculté des sciences et sciences de l‘Ingénieur
DEPARTEMENT d‘ELECTROTECHNIQUE

ELECTRONIQUE DE PUISSANCE
AVANCEE ELT 522

Redresseur Charge
Reseau Filtre id
T1 T2 T3

Va r
l
Vb r
C
l
Vc r
Uc
l T’1 T’2 T’3

Erreur -
Commande
+

Pr. B. Belmadani
AVANT - PROPOS

Ce présent polycopié est destiné aux étudiants futurs ingénieurs en Génie

Electrique et toutes personnes cherchant à s‘approfondir dans l‘électronique de

puissance avancée.

Le contenu de ce polycopié est en sept chapitres et en dernier la

bibliographie. Le premier chapitre est sur la technique de la modulation de la

largeur d‘impulsions. Le deuxième et le troisième chapitre traitent le redresseur

et gradateur à modulation de la largeur d‘impulsions, le principe de

fonctionnement,

Le quatrième chapitre est sur les convertisseurs matriciels, le principe de

fonctionnement, la représentation générale, les différents algorithmes de

commande (scalaire, vectoriel), performance d‘un convertisseur et la comparaison

avec un convertisseur indirect (redresseur, onduleur).

Le cinquième chapitre porte sur l‘élimination des harmoniques dans les

réseaux électriques.

Le sixième chapitre est la modélisation d‘un système d‘alimentation

(redresseur, onduleur et machine).

Le septième chapitre est le transport d‘énergie électrique en courant

continu en haute tension

C‘est la première édition de ce polycopié et pour tout contact :

E-mail : Belmadani_dz@yahoo.fr

Pr. Bachir Belmadani


SOMMAIRE

STRATEGIE DE LA MODULATION DE LA LARGEUR D’IMPULSIONS


Principe de la technique MLI……………………… ……………………………………………..……… 5

Caractéristiques de la modulation ………………………………………………………………………. 7

Modèle mathématique de l‘onduleur triphasé …………………………………………………. 10

Algorithme de la commande …………………………………………………..…………………..……….. 13

REDRESSEUR A MODULATION DE LA LARGEUR D’IMPULSIONS


Principe de fonctionnement………… ………………………………………………………….…………… 17

Redresseur MLI de courant………………………………………………………………………………….. 19

Redresseur MLI de tension…………………………………………………………………………………… 29

La commande directe de puissance d‘un redresseur à MLI de courant………. 35

GRADATEUR A MODULATION DE LARGEUR D’IMPULSIONS


Le gradateur monophasé………………….…………………………………………………………………… 43

Les gradateurs triphasés à commande par la phase………………………………………… 45

Groupement en triangle de trois gradateurs monophasés……………………………… 49

Stratégie de la MLI……………………………….…………………………………………………………….. 50

Gradateur MLI ……………………………………………………….……………………………………………… 55

Conclusion………………………………………………………………………………………………………………….. 60

CONVERTISSEURS MATRICIELS
Principe du Convertisseur matriciel……………………………………………………………………. 63

Les vecteurs de commutation …………………………………………………………………………….. 64

Représentation générale du convertisseur matriciel………………………………… 67

Convertisseur matriciel triphasé/triphasé………………………………………………………. 68

Commande de convertisseur matriciel …………………..……………………………………….. 72

Algorithme de contrôle de Venturini……………………………………………………………….. 76

Algorithme de contrôle de ROY………………………………………………………………………… 81

Modulation vectorielle…………………………………………………………………………………………. 85
Performance d‘un convertisseur matriciel………………………………………………………… 99

Comparaison avec convertisseur indirect………………………………………………………. 100

ELIMINATION DES HARMONIQUES


Introduction………………………………………………………………………………………………………….. 102

Qualité de l'énergie ………………………………………………………………………………………… 103

Les perturbations électriques ………………………………..……………………………………… 103

Origine des harmoniques…………………………………………………………………………………….. 108

Analyse harmonique ou de Fourrier ………………………………………………………………… 111

Définition des grandeurs harmoniques…………………………………………………………… 115

Influence des harmoniques sur le récepteur………………………………………………… 118

Influences des harmoniques sur la source …………………………………………………… 120

Solutions techniques possibles…………………………………………………………………………… 126

MODELISATION DU SYSTEME D’ALIMENTATION


Introduction …………………………………………………………………………………………………………. 156

Description du système d‘alimentation……………………………………………………………. 156

Modélisation du redresseur triphasé ……………………………….…………………………… 157

Modélisation du filtre…………………………………………………………………………………………. 158

Modélisation de l‘onduleur de tension à deux niveaux …………………………………… 160

Modélisation de l‘onduleur de tension à trois niveaux………………………………….. 163

Stratégies de commande des onduleurs à deux et trois niveaux…………….. 170

TRANSPORT DE L’ENERGIE EN CONTINU


Généralités……………………………………………………………………………………………………………….. 172

Intérêt du transport en courant continu ……………………………………………………… 174

Domaine d‘application du transport en courant continu………………………………. 175

Aspects économiques…………………………………………………………………………………………….. 176

Conception des stations de conversion……………………………………………………………… 176

Valves et leurs auxiliaires…………………………………………………………………………………….. 185

Fonctionnement des unités de conversion et des liaisons…………………………… 187


Conclusion………………………………………………………………………………………………………………… 194

BIBLIOGRAPHIE
ANNEXES
Electronique de puissance avancée (ELT 522) 6

STRATEGIE DE LA MODULATION DE
LARGEUR D‘IMPULSIONS

Pour déterminer en temps réel les instants de fermeture et d‘ouverture des

interrupteurs, on fait appel à l‘électronique de commande analogique ou

numérique. La modulation de largeur d‘impulsion (Pulse Width Modulation : PWM)

nous permet cette détermination.

Le principe consiste à utiliser les intersections d‘une onde référence ou

modulante (qui est l‘image de l‘onde de sortie qu‘on veut obtenir) généralement

sinusoïdale, avec une onde de modulation ou porteuse, généralement triangulaire,

d‘où l‘appellation triangulo-sinusoïdale. La figure-1- présente le principe de cette

stratégie.

TK1 DK1

vr1
Génération
d’onde Algorithme K
vr2 de
de
référence vr3 stratégie
TK '
1

DK '
1

inverseur
Génération d’un
signal triangulaire

Figure-1- : Principe de la commande triangulo-sinusoïdale

1-Principe de la technique:
On cherche à approximer une tension de sortie sinusoïdale en faisant varier

sinusoïdalement sa ‗valeur moyenne‘.

Les instants de fermeture des ―interrupteurs‖ complémentaires K1 et K‘1

sont déterminés par les intersections de l‘onde de référence vr , représentant la

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 7

tension de sortie désirée de fréquence fr , avec l‘onde de modulation ou porteuse

v p.
L‘onde de modulation, de fréquence fp nettement supérieure à fr, est une

onde triangulaire d‘amplitude E/2 ( figure--);

- L‘interrupteur K1 reste fermé lorsque vr est supérieure à vp, et la tension de

sortie v égale à +E/2;

- L‘interrupteur K‘1 reste fermé lorsque vr est inférieure à vp, et la tension de

sortie v égale à -E/2.

Calculons la valeur moyenne de la tension de sortie v pendant une période Tp

de l‘onde de modulation, on suppose cette période suffisament brève pour quand

puisse, pendant sa durée, négliger les variations de la tension de référence vr.

La partie ascendante de vp apour équation:

Figure-2- : Intersections

La tension de sortie a pour valeur moyenne au cours de cette période de vp:

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 8

1 E 
v moy   TP  E t 2  t1 
Tp  2 
En remplaçant t1 et t2 par leurs valeurs, on obtient:

vmoy = vr

Si la référence varie sinusoïdalement, ―la valeur moyenne‖ de v variera

suivant la même loi.

Figure-3- : Schéma synoptique de la commande triangulo-sinusoïdale.

2-Caractéristiques de la modulation:
 Si la référence est sinusoïdale, deux paramètres caractérisent la commande:

 L’indice de modulation m, égal au rapport m = fp/fr des fréquences de la

porteuse et de la référence, (on appele aussi rapport de fréquences );

 Le taux de modulation r , est défini par le rapport des amplitudes de la

tension de référence et de la porteuse r = Vrm/Vpm , (appelé aussi rapport

d‘amplitudes).

Pour avoir le maximum de points d‘intersections entre les deux signaux

(porteuse et référence), le taux de modulation doit être inférieur à 1 (r1)

(figure--) ;

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 9

Figure-4- : Sous modulation (r<1).

Lorsque r est supérieur à 1 (r1) on obtient une surmodulation, c‘est-à-dire

la disparition de certaines intersections entre l‘onde sinusoïdale et l‘onde

triangulaire. (Figure--).

Figure-5- : Surmodulation (r>1).

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 10

Figure-6- : les différents signaux de la commande triangulo-sinusoïdale.

D‘ordinaire la modulation est synchrone, c'est-à-dire que fp est un multiple

de fr (m entier), elle est dite asynchrone dans le cas contraire.

Les tensions de référence de l‘onduleur triphasé qui permettent d‘obtenir

un système de tension triphasée équilibrée directe ou inverse, sont définies

comme suit :


v r1  Vrm sin t

 2
v r 2  V rm sin( t  )
 3
 2
v r 3  V rm sin( t  3 )

La porteuse la plus adaptée à l‘onduleur à deux niveaux est la triangulaire

bipolaire, elle est définie par les équations suivantes :

 4V pm Tp
 t  V pm pour 0t
 Tp 2
v p (t )  
 4V pm t  3V pour
Tp
 t  Tp
 Tp pm
2

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 11

Pour les onduleurs à trois niveaux, la porteuse qui permet les meilleures

performances de cette stratégie est la porteuse triangulaire unipolaire, elle est

définie par les équations suivantes :

 2V pm Tp
 t pour 0t
 Tp 2
v p (t )  
 2V pm t  2V pour
Tp
 t  Tp
 Tp pm
2

vp vp

V pm V pm

t
TP TP t
2 TP TP
 V pm
2

a) b)

Figure-7- : Représentation de la porteuse :


a- porteuse triangulaire bipolaire
b- porteuse triangulaire unipolaire

3-Modèle mathématique de l‘onduleur triphasé :

On peut remplacer chaque groupe thyristor diode de la figure-- par des

interrupteurs ki, k`i, (i =1, 2,3), on obtient le schéma simplifie la figure-- :

 Les équations de tensions simples appliquées aux trois phases statoriques:


VA = VAO + VON

VB = VBO + VON

VC = VCO + VON

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 12

Figure-8- : Schéma simplifié de l‘onduleur triphasé.

Par addition on a :

VA + VB + VC = VAO + VBO + VCO + 3VON

Sachant que le système des tensions triphasées statoriques est symétrique ;

Donc : VAO + VBO + VCO + 3VON = 0

D‘où : VON = -1/3 (VAO + VBO + VCO )


(4)

On remplace (4) dans (3), on aura le système suivant :

VA = 2/3VAO – 1/3 VBO – 1/3 VCO

VB = -1/3VAO + 2/3 VBO – 1/3 VCO (5)

VC = -1/3VAO –1/3 VBO + 2/3 VCO

On peut écrire le système (5), sous la forme matricielle suivante :

VA 2 -1 -1 VAO

VB = 1/3 -1 2 -1 VBO (6)

VC -1 -1 2 VCO

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 13

Avec :

VAO = E/2 S1

VBO = E/2 S2 (7)

VCO = E/2 S3

Telle que :

S1 = 1 si k1 fermé (vr1  vp) Si non S1 = -1 ;

S2 = 1 si k2 fermé (vr2  vp) Si non S2 = -1 ;

S3 = 1 si k3 fermé (vr3  vp) Si non S3 = -1 .

On remplace (7) dans (6), on aura le système suivant :

VA 2 -1 -1 S1

VB = E /6 -1 2 -1 S2 (8)

VC -1 -1 2 S3

Le système (8) représente le modèle mathématique de l‘onduleur triphasé à MLI.

Les tensions composées entre les bornes de sortie sont :

VAB = VA - VB

VBC = VB - VC (9)

VCA = VC - VA

 Le tableau -- montre les expressions que prennent les tensions simples et les

tensions composées, en fonction de l‘état ouvert ou fermé des interrupteurs

k1, k2, k3. (Les états de k`1, k`2, k`3 sont respectivement complémentaires de

ceux de k1, k2, k3).

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 14

K1 K2 K3 VAO VBO VCO VA VB VC VAB VBC VCA

F F F E/2 E/2 E/2 0 0 0 0 0 0

F O F E/2 -E/2 E/2 E/3 -2E/3 E/3 E -E 0

F F O E/2 E/2 -E/2 E/3 E/3 -2E/3 0 E -E

F O O E/2 -E/2 -E/2 2E/3 -E/3 -E/3 E 0 -E

O F F -E/2 E/2 E/2 -2E/3 E/3 E/3 -E 0 E

O O F -E/2 -E/2 E/2 -E/3 -E/3 2E/3 0 -E E

O F O -E/2 E/2 -E/2 -E/3 2E/3 -E/3 -E E 0

O O O -E/2 -E/2 -E/2 0 0 0 0 0 0

Tableau-1- : Tensions simples et composées.

4-Algorithme de la commande:

L‘algorithme de la commande triangulo-sinusoïdale pour l‘onduleur à deux

niveaux se résume pour un bras k comme suit :

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 15

v rk  v p  G k1  1 , G k 0  0

v rk  v p  G k1  0 , G k 0  1

Pour l‘onduleur à trois niveaux, l‘algorithme de la commande pour un bras k

se résume comme suit :

 v rk  v p  et v rk  0   Gk 2  1 , Gk 3  0

 v rk  v p  et v rk  0   Gk 2  0 , Gk 3  1

 v rk  v p  et v rk  0   G k 4  1 , G k1  0
 v rk  v p  et v rk  0   G k 4  0 , G k1  1

Ces algorithmes (avec des tensions de références sinusoïdales) nous

permettent d‘illustrer la première phase par les figures--et -- :

300

200

100
vao [v]

-100

-200

-300
0 0.002 0.004 0.006 0.008Temps0.0
[s] 0.012 0.014 0.016 0.018 0.02
1

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400

300

200

100
va [v]

-100

-200

-300

-400
0 0.002 0.004 0.006 0.008 0.01 0.012 0.014 0.016 0.018 0.02
Temps [s]

a)

300

200

100
vao [v]

-100

-200

-300
a) 0 0.002 0.004 0.006 0.008 0.01 0.012 0.014 0.016 0.018 0.02
Temps [s]

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 17

400

300

200

100
va [v]

-100

-200

-300

-400
0 0.002 0.004 0.006 0.008 0.01 0.012 0.014 0.016 0.018 0.02
Temps [s]

b)
Figure-9- : Les tensions vao et va du premier bras pour :
a- onduleur à deux niveaux
b- onduleur à trois niveaux

On remarque que la tension vao (figure--) peut prendre trois valeurs dans le

Vf Vf
cas de l‘onduleur à trois niveaux, à savoir  , 0 et  , d‘où la dénomination
2 2

onduleur à trois niveaux. De même, pour l‘onduleur à deux niveaux, la tension vao

Vf Vf
peut prendre deux valeurs :  et  , d‘où l‘appellation onduleur à deux
2 2

niveaux.

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 18

REDRESSEUR A MODULATION
DE LARGEUR D‘IMPULSIONS

Dans cette partie nous nous intéressons à une des solutions qui est le

redresseur à MLI et le choix de sa commande. Pour cette dernière, une nouvelle

commande sans capteur est proposé pour un contrôle plus performant de ces

convertisseurs, nous étudions la commande directe de puissance « DPC », elle

consiste à contrôler directement à tout instant la puissance active et réactive en

utilisant une table de commutation et des boucles de régulation (puissance,

tension continue), une estimation de la tension de ligne est effectuée pour une

commande sans capteur.

L‘étude d‘une structure en pont complet, commandée en modulation de

largeur d‘impulsion (MLI), montre qu‘il est possible de fonctionner dans les

quatre quadrants du plan (U, I) si la technologie des interrupteurs à semi-

conducteurs l‘autorise. Cette structure permet donc tous les types de transfert

d‘énergie possibles.

Les modes de fonctionnement hacheur et onduleur sont les plus connus et

en général bien traité dans la littérature du génie électrique, en revanche, le

fonctionnement redresseur, absorbant un courant sinusoïdal, reste peu traité.

L‘intérêt connu du découpage (MLI) est de réduire considérablement la

taille des éléments de filtrage. Nous allons voir qu‘en mode redresseur il est

aussi possible de corriger de façon active le facteur de puissance, moyennant

l‘utilisation d‘une loi de commande particulière.

Principe de fonctionnement:

Le redresseur de type pont de Graetz est constitué de transistors IGBT

comprenant chacun une diode en antiparallèle d'une manière à assurer la

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 19

continuité des courants de sources. Le bloc source est composé d'une FEM

triphasée purement sinusoïdale en série avec une résistance R et une inductance

L sur chaque phase.

Le principe de fonctionnement d‘un redresseur à MLI est de garder la

tension à la sortie du redresseur égale à une valeur de référence désirée, en

utilisant une boucle d'asservissement comme représenté sur la Figure--. Pour

accomplir cette tâche, la tension de sortie du redresseur est mesurée et

comparée à une référence Uc. Le signal d'erreur produit les ordres de commande

pour les transistors du redresseur. De cette façon, l‘énergie peut venir ou

retourner à la source alternative s'accordant avec les conditions de la tension de

sortie de redresseur mesurée aux bornes du condensateur C.

Redresseur Charge
Reseau Filtre id
T1 T2 T3

Va r
l
Vb r
C
l
Vc r
Uc
l T’1 T’2 T’3

Erreur -
Commande
+

Figure-10- : Principe de fonctionnement du redresseur à MLI

Quand le courant Id est positif (fonctionnement redresseur), le

condensateur C est déchargé, et le signal d'erreur demande au bloc de

commande plus d‘énergie d‘alimentation à partir du réseau. Le bloc de commande

prend l‘énergie d‘alimentation en produisant des signaux appropriés de MLI pour

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 20

les transistors. De cette façon des écoulements du courant du côté alternatif

vers le côté continu et la tension de condensateur est récupérée.

Inversement, quand Id devient négatif (fonctionnement onduleur), le

condensateur C est surchargé, et le signal d'erreur demande de la commande de

décharger le condensateur et l‘énergie retourne vers le réseau.

On distingue deux types de fonctionnement relatifs à la nature des sources

reliées. Sachant que lorsque deux sources sont reliées directement leurs

natures doivent être différentes.

On peut utiliser pour les redresseurs à MLI les mêmes structures que pour

les onduleurs à MLI, on distingue donc deux types de structures:

Un redresseur MLI de courant alimenté par une source triphasée de

courants sinusoïdaux, débitant sur une source de tension, a la structure d'un

onduleur de tension (figure--).

Un redresseur MLI de tension alimenté par une source triphasée de

tensions sinusoïdales, débitant sur une source de courant, a la structure d'un

onduleur de courant (figure--).

Redresseur MLI de courant :


Dans cette structure (figure--), la source alternative triphasée se

comporte comme un générateur de courant, et la source continue comme un

générateur de tension.

D'autre part pour que le redresseur débite sur une source de tension, on

dérive une capacité entre les bornes de sortie de façon à ce que l'ondulation de

la tension redressée u c de part et d'autre de la valeur moyenne U C soit

négligeable.

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 21

Ichg
K1 K2 K3
Ic
Va
I1

Charge
Vb
I2 C
Uc
Vc I3

K’1 K’2 K’3

Figure-11-: Redresseur MLI de courant

Tracé des formes d'ondes :

Le courant Id à la sortie du redresseur (Figure--) a une forme d‘onde qui

représente en plus du découpage dû à la MLI, une ondulation de fréquence égale

à six fois celle du réseau.

Pour l'interrupteur K1 on détermine les angles de commutation, en utilisant

une modulation sinus triangle et en prenant un coefficient de réglage en tension


2
r égale à l'unité. Les angles de commutation de K2 et K3 sont identiques à et
3
4
près.
3

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 22

I1 2 iA iB iC
E 2
eA eB eC
w
0

+U'/2

w
0

K1
K2
K3
2U'/3

0 w

I1 2

2π w

Figure-12-: Formes d‘ondes d‘un redresseur à MLI de courant

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 23

Ayant les intervalles de conduction des interrupteurs, on en déduit les

tensions d'entrée Va, Vb et Vc et le courant de sortie I d à l'aide du tableau

suivant:

K1 K2 K3 VA- VO VB -VO VC -VO VA VB VC Ik1 Ik2 Ik3 Id

1 1 1 U/2 U/2 U/2 0 0 0 IA IB IC 0

1 0 1 U/2 -U/2 U/2 U/3 -2U/3 U/3 IA 0 IC -IB

1 1 0 U/2 U/2 -U/2 U/3 U/3 -2U/3 IA IB 0 -IC

1 0 0 U/2 -U/2 -U/2 2U/3 -U/3 -U/3 IA 0 0 IA

0 1 1 -U/2 U/2 U/2 -2U/3 U/3 U/3 0 IB IC -IA

0 0 1 -U/2 -U/2 U/2 -U/3 -U/3 2U/3 0 0 IC IC

0 1 0 -U/2 U/2 -U/2 -U/3 2U/3 -U/3 0 IB 0 IB

0 0 0 -U/2 -U/2 -U/2 0 0 0 0 0 0 0

Tableau-2- : Rapport des tensions d'entrée et de sortie:

Dans les convertisseurs triphasés à structure d'onduleur de tension, la

commande MLI est caractérisée par :

 Le coefficient de réglage en tension r , rapport de l'amplitude du

fondamental de la référence des tensions simples côté alternatif à la

valeur de demi tension côté continu.

 L'indice de modulation m , rapport de la fréquence de la porteuse, donc

de la fréquence de découpage, à la fréquence du fondamental des

tensions alternatives.

Si on néglige l'ondulation résiduelle de la tension uC côté continu uC  U C .

Si l'indice de modulation est suffisant ( m  6 ), le fondamental des tensions

alternatives a une amplitude pratiquement égale à celle de la référence.

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 24

La valeur efficace V1 du fondamental des tensions Va, Vb, Vc est donc :

1 UC
v1  r .
2 2

Et inversement:

2 2v1
UC 
r

Dans le cas de la modulation sinus triangle, on peut faire varier r de 0 à 1.

Les relations montre que le redresseur MLI de courant ne peut fonctionner

qu'en élévateur de tension continue. A vide V1 est égale à la valeur efficace E

des f.e.m du redresseur. Si r est maximum, U C égale 2 2 E . On peut augmenter

U C en réduisant r mais on ne peut pas le diminuer.

En charge V1 diffère un peut de E à cause de la chute ou de l'élévation de

tension due à l'inductance L, mais ici encore, à valeur donnée de cette inductance

et du courant côté alternatif , on ne peut pas réduire U C au-dessous d'une

certaine valeur. On ne peut que l'augmenter.

On peut l'employer comme étage d'entrée pour fournir une tension

continue à peu près constante à un autre convertisseur : hacheur alimentant un

moteur à courant continu, onduleur de tension à MLI alimentant un moteur à

courant alternatif. Dans ce dernier cas, on remarque que la structure

redresseur-onduleur est entièrement symétrique.

Pour que la puissance de dimensionnement du redresseur MLI de courant

soit utilisée au mieux, on le commande de façon à maintenir la tension U C

sensiblement constante. En effet, U C donne la tension directe appliquée aux

interrupteurs lorsqu'ils sont bloqués.

L'indice de modulation m est utilisé pour réduire le taux d'harmoniques des

courants pris au réseau.

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 25

Le coefficient de réglage en tension r et l'angle de calage de la référence

 sont utilisés pour maintenir le facteur de déplacement du fondamental de ces

courants égal à l'unité quand la charge varie.

Qualité des courants pris au réseau:

Les formes d'ondes et les harmoniques des tensions Va, Vb, Vc sont

exactement les mêmes que pour les tensions de sortie des onduleurs de tension

à MLI.

Puisque:
dia
L  ea  v a
dt
di
L b  eb  v b
dt
dic
L  ec  v c
dt
Et que les f.e.m. ea, eb, ec sont sinusoïdales, les harmoniques des courants pris

au réseau sont directement liés à ceux des tensions Va, Vb, Vc.

Si le terme de pulsation k de celles-ci a une valeur efficace Vk,

l'harmonique de rang k des courants a pour valeur efficace:


Vk
Ik 
Lk
Cette relation montre que pour caractériser la qualité de la modulation, il

faut considérer la somme quadratique des harmoniques pondérés, en donnant à

chacun d'eux un poids inversement proportionnel à son rang.

Pour réduire les harmoniques, il faut adopter un indice de modulation repoussant

vers une fréquence suffisamment élevée les premiers harmoniques des tensions

ayant une valeur notable.

Il faut d'autre part donner à l‘inductance L une valeur suffisante. Dans la

pratique, on prend:

L.I1.nom De l'ordre de 0.2 à 0.3 E.

En désignant par I1nom la valeur nominale du fondamental des courants pris

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 26

au réseau.
Echange d'énergie active et réactive, facteur de déplacement à l'entrée:

On ne considère que les fondamentaux de pulsation  des grandeurs côté

alternatif, et on suppose que la tension U C de sortie et maintenue constante.

Les valeurs efficaces V1 et I1 des tensions Va, Vb, Vc et des courants Ia, Ib, Ic

sont liées à celle E des f.e.m ea, eb, ec par la relation:

E  V1  jLI 1

Que traduit le diagramme vectoriel de la figure--. L'angle  est fixé par le calage

des références des tensions Va, Vb, Vc.

Figure-13-: Diagramme vectoriel des tension courant d'entrée.

Les projections sur E et sur la direction perpendiculaire donnent


E  V1 cos   LI 1 sin 

0  V1 sin   LI 1 cos

Les puissances actives et réactives prises au réseau ont pour expressions


P  3EI1 cos

Q  3EI1 sin 

Compte tenu des équations, P peut s'écrire:


3EV1 3E rU C
P sin   sin 
L L 2 2

Ou, en posant:

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 27

3EU C
P0 
2 2 L

P  rP0 sin 

De la même façon, Q peut s'écrire:

3E 2 3EV1 3E 2 3E rU C 3E 2 3EU C
Q
3E
E  V1 cos    cos   cos   r cos
L L L L L 2 2 L 2 2 L

Ou en posant:

3E 2
Q0 
L
Q  Q0  rP0 cos

À tension E du réseau et à tension redressée U C donnée, P0 et Q0 sont des

constantes.

On déduit:
2 2
P   Q  Q0 
      r 2
 P0   P0 

Dans le plan  P , Q  c'est l'équation d'un cercle dont le centre à pour


 P0 P0 

coordonnées  0, 0  et qui a r comme rayon (figure--).


Q
 P0 

LE rayon r peut varier entre 0 et rmax (égal à 1 ou 1.155 suivant la

modulation utilisée), par action sur r et  on peut placer le point M représentant

les puissances P et Q prises au réseau n'importe ou à l'intérieur du cercle

correspondant à rmax .

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 28

Q/P0

rmax
rcst

Q0/P0 r
 M P/P0
-rmax rmax

Figure-14-:Déplacement du point M par action sur r et 

Q/P0

rmax

r0 rmax
 r P/P0
A/ O M A

Figure-15-: Fonctionnement à facteur de puissance unitaire

Si l'on veut travailler à facteur de puissance unitaire au niveau du réseau,

c'est-à-dire à cos   1 , il faut annuler Q, donc agir sur r et  pour que dans le

système d'axes  P , Q  le point de fonctionnement se situe sur le segment


 P0 P0 

AA/ (figure--).

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 29

Avec un récepteur passif P  0 , on peut maintenir cos   1 pour P comprise

entre 0 (point 0; r  r0  Q0 P0 ;   0 ) et P0 rmax  r 2 0 (point A;


2

r  rmax ;  Arc cos(r0 rmax ) ).

Avec un récepteur actif P  0 , on peut maintenir le facteur de déplacement

égal à l'unité, en maintenant le point de fonctionnement sur 0A/.

On déduit l'importance des différences entre le redresseur à MLI et le

redresseur classique à thyristors.

Ce dernier ne permet pas le réglage du transfert d'énergie entre deux

sources, l'une alternative et l'autre continue, toutes deux à tension constantes.

D'autre part il ne peut que consommer de la puissance réactive; dans un système

d'axes puissance active – puissance réactive, le point de fonctionnement ne peut

se situer que dans les deux quadrants où il y a consommation du réactif et non

dans les quatre comme le redresseur à MLI.

On peut d'ailleurs faire fonctionner le redresseur à MLI en compensateur

d'énergie réactive en ne mettant pas d'autres récepteurs à la sortie que la

capacité.

Dans ce cas (figure-16-),

P  0;   0 ou  .

Q Q0
 r.
P0 P0

Par action sur r on peut faire varier la puissance réactive absorbée entre

P0 1  rmax  et  P0 1  rmax  , en faisant passer le point de fonctionnement de B à

B/.

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 30

Q/P0
r0+rmax
B

Q0/P0 r0

P/P0
O

B/
r0-rmax

Figure-16-: Fonctionnement en compensateur d'énergie

réactive

Pour élever le rang des harmoniques des courants pris au réseau et réduire

la tension aux bornes de chacun des semi-conducteurs, on peut utiliser des

redresseurs MLI multiniveaux.

Les structures et les modes de modulation sont les mêmes que pour

l'onduleur.

Redresseur MLI de tension :

Dans cette structure (figure--), la source alternative triphasée se

comporte comme un générateur de tension, et la source continue comme un

générateur de courant.

On dérive entre les bornes d'entrée des condensateurs de façon à

retrouver le caractère d'une source de tension.

D'autre part à la sortie on ajoute à l'inductance du récepteur une

inductance de lissage pour rendre négligeable l'ondulation du courant redressé.

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 31

Les semi-conducteurs utilisés sont les mêmes pour l'onduleur, des semi-

conducteurs commandables à l'ouverture et à la fermeture, tels que les GTOs et

les IGBTs.

Id
T1 T2 T3
Va

Charge
Vb

Vc
Ud

T’1 T’2 T’3

Figure-17- : Redresseur MLI de tensions

Modélisation:

Partie Puissance :

Figure-18- : Schéma global du circuit de puissance.

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 32

La figure-- donne les trois étages du circuit de puissance, le réseau, la charge

et le convertisseur à MLI, chaque étage sera présenté successivement.

La Source d‘alimentation :

La source est modélisée par une FEM triphasée sinusoïdale en série avec une

inductance L et une résistance R représentant l'impédance totale de la ligne

Figure--.

On suppose le réseau équilibré, avec des impédances des trois phases

identiques.

Figure-19-: Schéma de modélisation de la source d‘alimentation

Les tensions d‘alimentation sont exprimées par:

Va  Vm sin(t )
2
Vb  Vm sin(t  )
3
4
Vc  Vm sin(t  )
3

Le système d'équations différentielles donnant le courant i dans chaque

phase est donné par.

 R 
 0 0 
V  Van 
ia   L  a  1  a
i
d  
0  ib   Vb  Vbn 
  
R
ib   0 
dt    L  L
ic   R  ic  Vc  Vcn 
0 0 
 L 

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 33

Avec :
Va : La tension de ligne.

Van , Vbn , Vcn : Tensions à l‘entrée du convertisseur.

Le Redresseur à MLI :

Le redresseur à MLI donné par la figure-- est constitué de six IGBT

avec six diodes antiparallèles pour assurer la continuité du courant. Tous

ces éléments sont considérés comme des interrupteurs idéaux.

Is

Sa Sb Sc

Ia
Va
Ib Uc
Vb
Ic
Vc

Sa Sb Sc

Figure-20-: Représentation des interrupteurs du convertisseur à MLI.

Connaissant l'état de chaque interrupteur, on peut définir la matrice de

conversion du convertisseur. Les tensions simples Va, Vb, Vc s‘expriment par

la relation :

 2 1 1
   
v a   3 3 3 S a Sa 
v    1 2 1   U 
 b  3    Sb Sb   C 
3
S c   
3 0
 vc   1 1 2   S c
 3 3 
 3

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 34

Le courant redressé est donné par :

ia 
id  S a Sb Sc  i  (III.5)
 b
ic 
La Charge :

Ce bloc est constitué d‘une capacité C (pour diminuer les ondulations de la

tension redressée) en parallèle avec une résistance R modélisant la charge

continue (Figure--).
Id Is

Ic
R
Uc
C

Figure-21-: Schéma du bloc de la charge.

La tension Uc aux bornes de la charge et le courant redressé sont donnés

par les deux expressions:

duC id  is

dt C

Is : courant de la charge.

Id : courant redressé.

L‘équation de id dépend de la nature de la charge :

 A vide: Is=0 .
UC
 Pour une charge résistive R: is  .
R

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 35

Partie Commande :
L'objectif de cette partie est de modéliser la nouvelle stratégie de

commande du redresseur à MLI. C'est-à-dire, tous les éléments intervenants

lors de la conception de cette commande « DPC », qui sont présenté dans la

figure--.

Uc Ia Ib
Bloc d’estimation des puissances
et de la tension

Vβ Vα
Bloc de régulation de
la tension continue
Uref Bloc de détermination
du secteur
Qref Pref

Bloc de contrôle des


puissances

Qest Pes
t
La table de commutation

Sa Sb Sc

Figure-22- : L‘algorithme général de la DPC.

La figure-- montre l‘algorithme général de la DPC, qui présente les différents

éléments déjà mentionnés, bloc d‘estimation de la puissance et la tension, bloc

de contrôle de la puissance et la tension continue, bloc de détermination des

secteurs et la table de commutation.

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 36

La commande directe de puissance d‘un redresseur à MLI de


courant :
Le développement des méthodes de commande des redresseurs à MLI est

rendu possible grâce aux progrès effectués dans les processeurs qui permettant

la possibilité d‘implémenter des algorithmes sophistiqués, rapides et

performants.

Les commandes conventionnelles des redresseurs à MLI reposent sur le

contrôle du courant de ligne dont lequel la commande du courant est fournie de la

tension source détectée. La méthode de contrôle courante utilisé est

généralement la subharmonique ou la méthode de la MLI vectorielle (SVM). Donc

la forme sinusoïdale du courant peut être obtenue, en augmentant le facteur de

puissance. Généralement ces commandes exigent trois types de capteurs :

 capteur de courant à effet Hall.

 capteur de la tension continue (généralement avec amplificateur

d‘isolation).

 capteur de tension alternative pour obtenir les références des phases de

courant (transformateur ou photo coupleur).

Le premier et le second capteur sont indispensable, considérant non

seulement la commande de système, mais également sa protection, car celle-ci

est essentielle contre les surintensités des courants de ligne et les surtensions

de la tension continue pour le convertisseurs, par contre le troisième peut être

omis ou éliminé pour simplifier l‘implémentation.

Dans ce qui suit on propose une nouvelle technique de commande sans

capteur des redresseurs à MLI. Cette technique permet un contrôle plus

efficace de ces convertisseurs en contrôlant directement à toute instant les

puissances active et réactive. En faite elle est similaire à la commande directe

du couple (DTC) pour les moteurs à induction, au lieu du couple et du flux

statoriques, les puissances active et réactive instantanées sont contrôlées, ce

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 37

qui assure au redresseur à MLI une absorption des courants sinusoïdaux avec un

contrôle découplé des puissances active et réactive.

Cette méthode de « commande directe de puissance » des redresseurs à

MLI exige que le réseau électrique soit équilibré en courant et tension.

Principe de la commande :

La figure (Figure--) montre la configuration globale de la commande directe

de puissance sans capteur de tension pour un redresseur à MLI triphasé.

La DPC consiste à sélectionner un vecteur de commande d‘après une table de

commutation, cette dernière est fondée sur l‘erreur numérisée Sp, Sq des

puissances active et réactive instantanées, fournie par les régulateurs à

hystérésis à deux niveaux, aussi bien que sur la position angulaire de la tension

estimée. Pour cette dernière le plan (α, β) est divisé en douze secteurs où le

secteur de tension est déterminé.

La référence de la puissance active est obtenue du bloc de contrôle de la

tension continue, en utilisant un régulateur PI pour contrôler l‘erreur entre la

tension de sortie (continue) et sa référence.

Tandis que pour réaliser un facteur de puissance unitaire un contrôle de la

puissance réactive à zéro est effectué.

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 38

id
T1 T2 T3
Va r
l
Vb r C
l R
Vc
Uc
r
l
T’1 T’2 T’3

ia ib Uc

Uc*
Carte de Sa Sb Sc
capteur

Table de
Sa Sb Sc commutation PI

Bloc d’estimation
de puissance



Estimation du Pest
vecteur Q*
tension Qest

Vα Arctang
Teta

Figure-23-: La configuration générale de la commande directe de puissance


Sans capteur de tension.

Avec :

Va, Vb, Vc : Les trios tension simples de ligne.

Ia, Ib, Ic: Les trois courants de ligne.

Sa, Sb, Sc: Les états de commutation des interrupteurs du

convertisseur.

Uc : La tension continue.

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 39

L: L‘inductance de connexion réseau convertisseur.

r: Résistance de connexion réseau convertisseur.

C: Capacité de lissage de la tension continue.

R: Charge résistive.

L‘estimation de la puissance instantanée :


La puissance active instantanée est définie par le produit scalaire entre les

courants et les tensions de ligne. De part et d‘autre, la puissance réactive est

définie par le produit vectoriel entre eux.

La puissance apparente complexe S peut être exprimé par l‘expression

suivante:

S  V .I  p  jq

S  vaia  vbib  vaic  j


1
vb  va ia  vc  va ib  va  vb ib 
3
Sachant que :

V : Tension instantané de la source.

I : Courant instantané de ligne.

j : Désigne la partie imaginaire.

Cependant, l‘expression au-dessous exige l'information sur la tension,

cette dernière doit être éliminer pour une commande sans capteur.

Alors, les expressions qui gèrent l‘estimation des puissances active et

réactive instantanées sans capter les tensions sont comme suit :

 di 
p  L a ia  b ib  c ic   U C S a ia  S b ib  S c ic 
^ ^ di di
 dt dt dt 

1  ^  dia dic  
3 L dt ic  dt ia   U C S a (ib  ic )  S b (ic  ia )  S c (ia  ib ) 
^
q
3   

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 40

La première partie des deux expressions représentées précédemment

présentent la puissance dans les inductances de ligne, notant ici que les

résistances interne ces inductances est négligeable car la puissance active

dissipé dans ces résistances est en faite beaucoup plus faible devant la puissance

mise en jeu.

Cependant, la deuxième partie représente la puissance dans le redresseur. On

peut voir que la forme des équations est changée en fonction des états des

interrupteurs Sa, Sb, Sc, et aussi la connaissance de l‘inductance de ligne L est

nécessaire. La tension d‘alimentation est généralement constante, alors les

puissances active et réactive instantanées sont proportionnel aux courants de

ligne.

Démonstration des équations des puissances :

Démontrons l‘équation de puissance :

1   dia dic  
q 3L dt ic  dt ia   U C S a (ib  ic )  S b (ic  ia )  S c (ia  ib ) 
3   

q  qL  qS
Tel que q : la puissance réactive totale du réseau

qL : la puissance réactive au borne de l‘inductance

qS : la puissance réactive à l‘entrée de convertisseur

On sait que la puissance réactive est égale au produit vectoriel entre la tension

et le courant

Donc : q L  VL  I

Tel que VL tension aux bornes de l‘inductance, I courant de ligne.

VLa  Ia 
Avec : VL  VLb  et I   I b 
VLc   I c 

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 41

  
i j k
Ce qui donne : q L  VLa VLb VLc
Ia Ib Ic

  
Et donc : q L  i .(VLb .I c  VLc .I b )  j .(VLa .I c  VLc .I a )  k .(VLa .I b  VLb .I a )
VLc  VLa  VLb
Puisque le système est équilibré :
I c  I a  I b

Donc on aura :

  
q L  i .[(VLa  VLc ).I c  VLc .( I a  I c )]  j .(VLa .I c  VLc .I a )  k .[VLa .( I a  I c )  (VLa  VLc ).I a ]

  
D‘où : q L  (VLa .I c  VLc .I a ).(i  j  k )

Donc le module de qL est : q L  3.(VLa .I c  VLc .I a )


Puisque :
dia
VLa  L
dt
dic
VLc  L
dt
dia di
Donc : qL  3.L( .I c  c .I a )
dt dt

qS  Vs  I
Tel que Vs tension d‘entrée du redresseur

Vsa  Ia 
Avec : Vs  Vsb  et I   I b 
Vsc   I c 

  
i j k
Ce qui donne : qS  Vsa Vsb Vsc
Ia Ib Ic

  
Et donc : qS  i .(VSb .I c  VSc .I b )  j .(VSa .I c  VSc .I a )  k .(VSa .I b  VSb .I a )

Puisque le système est équilibré :

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 42

VSc  VSa  VSb


Ic  Ia  I
Cela nous donne :

  
qS  i .[(VSa  VSc ).I c  VSc .( I a  I c )]  j .(VSa .I c  VSc .I a )  k .[VSa .( I a  I c )  (VSa  VSc ).I a ]

  
D‘où : qS  (VSa .I c  VSc .I a ).(i  j  k )

Donc le module de qs sera : qS  3.(VSa .I c  VSc .I a )

Puisque, on a d‘après la matrice de conversion :

VSa 2  1  1 Sa
UC
VSb   1 2  1 Sb
3
VSc  1  1 2 Sc

On aura : q S  3.
UC
(2S a  Sb  Sc ) I c  (S a  Sb  2Sc ) I a 
3
Donc : qS  3.
UC
S a (2 I c  I a )  Sb ( I a  I c )  Sc (2 I a  I c )
3

L‘équilibre en courant nous permet d‘écrire :


q S   3. C S a ( I b  I c )  S b ( I c  I a )  S c ( I a  I b )
U
3

Puisque : q  qL  qS

Donc on aura :
1   dia dic  
q 3L dt ic  dt ia   U C S a (ib  ic )  S b (ic  ia )  S c (ia  ib ) 
3   

Démontrons l‘équation
 di di 
p  L a ia  b ib  c ic   U C S a ia  S b ib  S c ic 
di
 dt dt dt 

p  p L  pS

Tel que p : la puissance active totale du réseau

pL : la puissance active au borne de l‘inductance

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 43

pS : la puissance active à l‘entrée de convertisseur

On sait que la puissance active est égale au produit scalaire entre la tension et le

courant donc : p L  VL .I

Donc on aura : pL  VLa .I a  VLb .I b  VLc .I c

dia di di
Ce qui donne : p L  L( ia  b ib  c ic )
dt dt dt
pS  U S .I rd
Avec : I rd  Saia  Sbib  Scic

Donc : pS  U S .(Saia  Sbib  Scic )

Alors :
 di di 
p  L a ia  b ib  c ic   U C S a ia  S b ib  S c ic 
di
 dt dt dt 

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 44

GRADATEUR A MODULATION
DE LARGEUR D‘IMPULSIONS

Un gradateur est un convertisseur qui, alimenté par une source de tension

alternative permet de faire varier la tension aux bornes du récepteur placé à sa

sortie. Les tensions d‘entrée et de sortie sont de même fréquence ; le gradateur

permet le réglage continu du rapport des valeurs efficaces de ses deux

tensions.

Les gradateurs peuvent être fonctionné en commutation naturelle ; le

courant dans chaque semi-conducteur s‘annule de lui-même à la fin de l‘intervalle

normal de conduction de ce semi-conducteur, le contraire pour une commutation

forcé. Ces convertisseurs utilisent donc les mêmes composants, diodes et

thyristors .On réunit parfois en un seul les deux semi-conducteurs montés en

parallèle inverse.

Les gradateurs peuvent être commandé par train d‘onde, ou bien à

commande par phase dans le fonctionnement en commutation naturelle, mais dans

le fonctionnement en commutation forcée une technique plus récente et plus

utile est utilisée c‘est la technique de modulation de largeur d‘impulsion M.L.I.

Le gradateur monophasé:
Le gradateur monophasé permet le réglage continu de la valeur efficace

qu‘une source de tension alternative débite dans un récepteur. Pour cela on agit

sur la durée des intervalles ou durant chaque alternance de la tension d‘entrée,

les semi conducteurs relient l‘entrée à la sortie.

Principe :

Le gradateur monophasé est tout simplement constitué par deux thyristors,

connectés en parallèle inverse, placés entre la source de tension et le récepteur.

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 45

Figure-24- : Gradateur

La source de tension V est supposée parfaite : son impédance interne est nulle ;

elle fournit une tension sinusoïdale.

V=V 2 sinө, avec ө = ωt = 2п t / T

En désignant par : V la valeur efficace de v,

ω sa pulsation, T sa période.

Les thyristors sont, eux aussi, supposés parfaits : chute de tension à l‘état

passant nulle et courant nul à l‘état bloqué.

Dans ces conditions, si les gâchette des thyristors T1 et T1‘ sont

constamment alimentées, suivant le signe du courant i dans le récepteur, l‘un ou

l‘autre des deux thyristors est conducteur :

La tension aux bornes du gradateur vT est constamment nulle et la tension

v‘ aux bornes du récepteur est égale à la tension v de la source. C‘est le

fonctionnement « pleine onde » : le courant dans le récepteur est celui que l‘on

obtiendrait en l‘absence de gradateur.

Pour régler le courant dans le récepteur, on retarde l‘entrée en

conduction des thyristors. Pour que la valeur moyenne du courant soit nulle, il

faut que les signaux de déblocage soient envoyés successivement su T1, puis sur

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 46

T2‘, toutes les demi périodes. Si l‘impulsion de déblocage du thyristor T est

envoyée à l‘instant ψ/ω , soit avec un retard angulaire ψ par rapport à l‘annulation

par valeur croissant de la tension de la source, on envoie le signal de déblocage

de T1‘ à l‘instant (п+ψ)/ ω.

Si l‘on peut par la commande, choisir l‘instant d‘enclenchement d‘un

thyristor, l‘instant de son extinction ne dépend que des caractéristiques du

récepteur. En effet, les thyristors n‘ayant pas de capacité de blocage, leur

extinction ne peut s‘opérer que lors du passage par zéro du courant, et celui-ci

dépend de la nature du récepteur et souvent de l‘instant d‘amorçage.

C‘est la commutation naturelle des thyristors qui explique la simplicité de

mise en œuvre des montages gradateur, aucun auxiliaire n‘était nécessaire pour

la réalisation des commutations ; mais c‘est elle aussi qui explique la difficulté de

l‘analyse du fonctionnement puisque celui-ci est directement lié à la nature de la

charge alimentée.

Les gradateurs triphasés à commande par la phase :


Pour régler, de façon continue, le courant fourni par une source triphasée à

un récepteur, On peut insérer dans chacun des trois fils d‘alimentation un

ensemble de deux thyristors Connectés en parallèle inverse .Le convertisseur

ainsi réalisé est appelé « gradateur triphasé tout thyristors ».

Si dans chacun de ces ensembles, on remplace un thyristor par une diode, on

obtient un« Gradateur triphasé mixte ».

On peut aussi former un gradateur triphasé par le groupement en triangle de

trois gradateurs monophasés.

Gradateur triphasé « Tout THYRISTORS » :

Le montage est représenté sur la figure-- :

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 47

Figure-25- : Gradateur triphasé tout thyristors

vA, vB, vC sont les tensions simples sinusoïdales de pulsation ω fournies par la

source, dont on néglige l‘impédance.

vA = V 2 sinө ; vB = V 2 sin (ө -2п/3) ; vC = V 2 sin (ө-4п/3),

Avec ө = ωt . V : est la valeur efficace des tensions simples d‘alimentation.

Le récepteur triphasé est équilibré et les phases sont groupées en étoile. On

désigne par v‘A, v‘B, v‘C les tensions à leurs bornes et par iA , iB , iC les courants

qui les traversent. Les tensions aux bornes des trois gradateurs sont notées vTA ,

vTB , vTC.

On repère le retard à l‘amorçage par l‘angle ψ : le thyristor TA est

débloqué avec un retard Ψ /ω par rapport à l‘instant ou la tension v A devient

positive, soit pour ө = Ψ.

Le montage étant symétrique, les mêmes phénomènes se reproduisent dans

les trois phases à 2 п/3 ou 4 п/3 près. De plus, les thyristors TA‘ , TB‘, TC‘ étant

déclenché avec un retard п / ω par rapport aux thyristors TA, TB, TC , les

courants dans le récepteur, les tensions à ces bornes et les tensions aux bornes

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 48

des groupes de thyristors ont des formes d‘ondes telles que L‘alternance

négative soit identique, au signe près, à l‘alternance positive.

On a donc, pour les courants par exemple :

iB (ө) = iA (ө - 2 п/3) = iA (ө + 4 п/3)

iC (ө) = iA (ө - 4 п/3) = iA (ө + 2 п/3)

iA (ө ± п) = - iA (ө)

Ces propriétés de symétrie sont très importantes, elles permettent de

limiter l‘étude du fonctionnement à celle d‘un intervalle de durée un sixième de

période .En effet, la connaissance des expressions de iA, iB et iC pendant un

intervalle de durée T/6 suffit pour connaître l‘expression de chacun de ces

courants pendant toute la période. Pour le courant iA par exemple :

iA(ө) = iA(ө) ; iA (ө + п/3) = - iA(ө + 4п/3) = - iB(ө )

iA(ө + 2п/3 ) = iC(ө ) ; iA(ө + п) = - iA(ө) ; iA(ө + 4п/3 ) = iB(ө )

iA(ө + 5п/3) = - iA(ө + п/3) = - iC(ө ) ; iA(ө + 2п) = iA(ө)

On a les mêmes relations entre les trios tensions v‘A, v‘B, v‘C aux bornes du

récepteur et entre les tensions vTA , vTB , vTC aux bornes des trois ensembles de

thyristors

Gradateur triphasé mixte :

Montage :

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 49

Figure-26- : Gradateur triphasé mixte

Le montage est représentés à la figure--, il est identique à celui du gradateur

tout thyristor figure-- au remplacement près des thyristors T‘A , T‘B , T‘C par de

simple diodes DA, DB et DC.

L‘absence de conducteur neutre rend forcément nulle la valeur moyenne des

courants dans les phases réceptrices ainsi que les tensions à leurs bornes. C‘est

ce qui permet d‘utiliser en triphasé le gradateur mixte qui est à écarter en

monophasé car il ne bénéficie pas de cette propriété.

- Les notations sont celles utilisées pour l‘étude du gradateur triphasé tous

thyristors ; on désigne par vA, vB , vC les tensions d‘alimentations de valeur

efficace V et de pulsation ω,

vA = V 2 sinө ; vB = V 2 sin (ө -2п/3) ; vC = V 2 sin (ө-4п/3)

Les courants dans les 3 phases du récepteur sont notés iC, iB et iC et les tensions

à leurs bornes v‘A, v‘B , v‘C . On désigne par vTA , vTB , vTC les tensions aux bornes

des 3 thyristors.

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 50

- Les thyristors TA, TB, TC est débloqués à chaque période respectivement pour

ө = ψ, ө = ψ + 2п/3, ө = ψ + 4п/3.

Les grandeurs relatives aux trois phases sont donc identiques aux décalages

de 2п/3 et 4п/3 près. Pour les courants, par exemple, on a :

iB (ө) = iA (ө - 2 п/3) = iA (ө + 4 п/3)

iC (ө) = iA (ө - 4 п/3) = iA (ө + 2 п/3)

Ces égalités permettent de limiter l‘étude du fonctionnement à celle d‘un

intervalle de durée 1/3 de période. En effet, si l‘on connaît les expressions de i A ,

iB et iC pendant un intervalle de durée T/3, on en déduit les valeurs de iA, par

exemple pendant toute la période :

iA(ө) = iA(ө) , iA(ө + 2п/3 ) = iB(ө )

iA(ө + 4п/3 ) = iB(ө ) , iA(ө + 2п ) = iA(ө)

Le même type de relations existe entre les tensions v‘A, v‘B , v‘C et entre vTA , vTB ,

vTC .

Groupement en triangle de trois gradateurs monophasés:

Pour régler le courant alternatif fourni par une source triphasée à un

récepteur, on peut montrer en triangle trois ensembles « gradateur monophasé »

(figure--) identiques à celui étudié au paragraphe précédent. Le fonctionnement

et les caractéristiques de chaque ensemble sont les mêmes que celles du

gradateur monophasé, mais cette variante permet de supprimer les harmoniques

de rang 3 ou multiple de 3, dans les courants pris à la source.

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Figure-27- : Gradateur en triangle

On désigne par uBA, uCB, uAC les tensions composées de la source appliquées

à chaque ensemble gradateur monophasé phase réceptrice.

uBA = U 2 sinө ; uCB = U 2 sin (ө - 2 п/3) ; uAC = U 2 sin (ө - 4 п/3)

Les tensions aux bornes des trois phases du récepteur sont notées u‘A ,u‘B ,

u‘C ; les courants qui les traversent iA, iB et iC ; les courants en lignes iLA , iLB , iLC ;

les tensions aux bornes des groupes de Thyristors vTA , vTB , vTC

Stratégie de la MLI:

Dans le but de limitation des effets nuisible des harmoniques différents

techniques de modulation d'impulsion ont été proposées et développées. La

technique la plus utilisée en électronique de puissance est la modulation de

largeur d'impulsion « MLI ».

Le principe de la technique MLI est de contrôler la tension ainsi que le

contrôle du taux d'harmonique en variant la largeur des différents impulsion.

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 52

Pour cela ont fait fonctionner les semi conducteurs plusieurs fois par alternance,

c‘est à dire avec une fréquence plus élevée que celle de la sortie. La technique la

plus répandue pour générer une onde MLI est la modulation sinusoïdale qui aussi

appelée "technique d'échantillonnage "

La résolution mathématique des systèmes en cosinus, on vue d'annuler des

harmoniques fournit d'angle ou devront s'opérer des commutations le

développement des commandes digitales permet de réaliser aisément les

impulsions voisines qui après adaptation et amplification , seront transmises aux

interrupteur électronique cependant, si l'on fige les angles de commutation ,la

tension de sortie ne pourra plus être réglable par le convertisseur lui-même,

aussi préfère-t-on souvent une commande ou les angles de commutation peuvent

varier,de manière à régler la tension de la sortie tout en minimisant les

harmoniques de rang faible.

Ces dernières années de nombreux moyens de construction des angles

pour convertisseur MLI, encore appelés stratégies des MLI, ont été suggérées.

Les uns les plus récents, sont fondés sur le calcul de ces angles en fonction de la

tension, et opèrent au moyen de technique numérique à base de microprocesseur

de mémoire et de matériel digitale. Les techniques reposent sur des circuits.

Nous développons un signal triangulaire à haute fréquence est comparé à

un signal de référence sinusoïdale à la référence de sortie du fondamentale

(figure--)

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 53

Figure-28- : Ondes sinusoidale et triangulaire

Les intersections des deux ondes détermine l‘instant de commutation dans

le convertisseur MLI l'onde porteuse triangulaire a habituellement une amplitude

fixe et le rapport de l'amplitude de la sinusoïdale As à l'amplitude de la porteuse

Ap est appelé taux de modulation : M = As/Ap (figure--)

Figure-29- : Les instants d‘intersections

Dans une" PWM"ou "MLI" triphasé, on a actuellement un ensemble

triphasé de tension sinusoïdal de référence dont chaque phase est comparée à

une onde porteuse triangulaire commune.

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 54

Détermination des instants de commutation:

Figure-30- : Détermination des instants d‘intersections

On veut calculer les instants des intersections : t1 et t2:


Ys = As sin ω t

Yp =at + b
a =?

a = (yp2 –ys1 )/(xp2-xp1) = (-Ap – Ap)/(T2 – T1) = -2Ap/Tc/2 =- 4Ap/ Tc

a = - 4Ap/ Tc

b =?
Yp (T1) = Ap

Yp (T1) = Ap==- 4Ap( T1/ Tc) + b

b = Ap( 1+ 4T1/ Tc)

alors Yp =at + b == - (4Ap/ Tc)t + Ap( 1+ 4T1/ Tc)

à t = t1 Yp = Ys

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 55

(4Ap/ Tc)t1 + Ap( 1+ 4T1/ Tc) = As sin ω t1

t1=Tc/4 + T1 - Tc/4 (As/ Ap) sin ω t1

t1= T1 +[ 1- M sin ω t1] Tc/4 AVEC M = (As/ Ap)

t1= T1 +[ 1- M sin ω t1] Tc/4

On veut calculer l‘instant t2:

Ys = As sin ω t
Yp =at + b
a =?

a = (yp2 –ys1 )/(xp2-xp1) = (Ap + Ap)/(T3 – T2) = -2Ap/Tc/2 = 4Ap/ Tc

a = 4Ap/ Tc

b =?

Yp (T2) = -Ap

Yp (T2) = -Ap==- 4Ap( T2/ Tc) + b

b = -Ap( 1+ (4T2/ Tc) )

à t = t2 Yp = Ys

(4Ap/ Tc)t2 + Ap( 1+ 4T2/ Tc) = As sin ω t2

T2=Tc/4 + T2 + Tc/4 (As/ Ap) sin ω t2

t2= T2 +[ 1+ M sin ω t1] Tc/4

t2= T2 +[ 1+ M sin ω t2] Tc/4

On veut calculer t2 – t1 :

t2 – t1 = T2 +[ 1+ M sin ω t2] Tc/4 - T1 +[ 1- M sin ω t1] Tc/4

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 56

t2 – t1 = Tc/2[ 1+ M/2[ sin ω t2 +sin ω t1] ]

C‘est la durée ou bien la largeur d’impulsion.

Gradateur MLI :

Pour réduire les deux inconvénients du gradateur classique, la

consommation de puissance réactive à la fréquence fondamentale, la génération

de courant harmonique, on a parfois recours à la commutation forcée. Le

gradateur est alors souvent appelé hacheur à courant alternatif.

Montage étudié :

Figure-31- : Gradateur à commande MLI

Pour tirer profit de l‘interrupteur de roue libre et repousser vers des

fréquences élevées les harmoniques de la tension de sortie V‘ et du courant

d‘entrée i, facilitant ainsi le filtrage de ces deux grandeurs, il faut faire

fonctionner les interrupteurs K1 et K2 plusieurs fois par alternance de la tension

d‘entrée.

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 57

Formes d‘ondes:

Pour obtenir une tension de sortie V‘ dont la valeur moyenne varie

sinusoïdalement à la fréquence de la tension d‘entrée, il faut réduire de la même

façon toutes les parties de la sinusoïde d‘entrée, c‘est-à-dire donner la même

durée à tous les intervalles de roue libre.

Si T est la période de V, ω sa pulsation et f sa fréquence, on désignera

par T‘ la période de hachage, par ω‘ et f‘ la pulsation et la fréquence

correspondantes.

La modulation est caractérisée par :

● L‘indice de modulation m, rapport des fréquences f‘et f

m = f‘/ f

● Le taux de hachage α, quotient pour T‘de la durée des intervalles de fermeture

de K1.

Pour tracer les formes d‘ondes, on peut en première approximation

supposer le courant de sortie i‘ sinusoïdale. Cette hypothèse est d‘autant plus

légitime que m et plus grand et que le récepteur est plus inductif.

A partir de V et de i‘, connaissant les intervalles de fermeture des deux

interrupteurs, les relations générales donnent les expressions des diverses

variables.

Sur la figure-- on a tracé les formes d‘ondes de V‘ de i, de VT1 et iT1, de VT2et

IT2 pour m=12 et α=0.6, en supposant que le courant i‘ était déphasé d‘un angle φ

égale à π/10 en arrière du fondamental de la tension V‘.

L‘examen des formes d‘ondes de VT1 et iT1, de VT2 et iT2 , montre que, comme lors

du fonctionnement en recentrage de phase, les semi-conducteurs doivent pouvoir

bloquer des tensions positives et des tensions négatives, qu‘ils doivent être à

déblocage et à blocage commandés.

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 58

Caractéristiques :

 La valeur efficace V‘ de la tension de sortie se calcule par :

 
  2
  2
  2
1 m 2 m m m

V '  2   V d   V d  ...   V d 
2 1 2 2 2

  1  2   m

En désignant pour Θ1, Θ2,…, Θm les m angles de fermeture de l‘interrupteur K1.

Figure-32- : Formes d‘ondes

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 59

Puisque :

 
2
1  m
2
sin 2 ( 1  )  sin( 2 1 )
 (V
2 ( 2 1   2  1 )
2 sin  ) d  2V
2
2
 m
4
1

 V 2  2
m
 cos(21   
m
) sin  2
m

On obtient :

V ' 2  V 2   21 sin  2


m
cos(21   m )  cos(2 2   m )  ...  cos(2 m   m )
 2  1  2m , 3  1  2. 2m ,...,m  1(m 1). 2m ;
Or :

La somme des m Cosinus d‘angle régulièrement espacés deux à deux de 4 π/m

intervenant dans l‘expression de V‘² est nulle .La valeur de V‘ est donc donnée

un calcul analogue, effectué à partir du courant de sortie i‘ supposé sinusoïdal

et de valeur efficace I‘, donne comme valeur efficace du courant d‘entrée :

I = I‘. 
● pour calculer les harmoniques de la tension de sortie et du courant d‘entrée,

il est très commode d‘utiliser la fonction d‘existence h de l‘interrupteur K1.

Cette fonction, représentée en bas de la figure--, est égale à 1 quant K1 est

fermé, à 0 quant K1 est ouvert.

Puisque h=0, pour 0< ω‘t < (1- α). 2π,

h=1, pour (1- α). 2π < ω‘t < 2π,

La fonction d‘existence a pour développement en série de Fourier :

h= α+ H1. Sin (ω‘t + φ‘1) + H2. Sin (2 ω‘t+ φ‘2) +…+Hn.Sin (n ω‘t+ φ‘n) +…

avec
2
Hn= n Sin (nαπ)

1
tg φ‘n = tgn

● La tension de sortie V‘ se déduit de la tension d‘entrée par

V‘ = hv ;

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 60

Elle a donc pour expression :



V‘ = V 2 Sin ωt [α + 
n 1
Hn. Sin (n ω‘t + φ‘n)]


V
= α. V 2 Sin ωt + Hn . 2 {Cos [(n ω‘t + ω) t + φ‘n)] + Cos [(n ω‘- ω) t
n 1

+ φ‘]}

La tension de sortie comporte donc, en plus de terme de fréquence f et de

valeur efficace : V‘= α V,

Des termes de fréquence f‘ + f, f‘-f, 2f‘+f, 2f‘-f,…, nf‘+f, nf‘-f…la relation

indique que la valeur de ces termes est d‘autant plus faible que leur fréquence

f , f‘±f, 2f‘±f, 3f‘±f, quand α va de 1 à 0.

● Le courant d‘entrée i se déduit du courant de sortie i‘ par i = h.i‘

Si on suppose i‘ sinusoïdale de la forme

i‘= I . 2 Sin (ωt- φ)

● Le courant d‘entrée a pour expression :



i‘= I √2 Sin (ωt- φ) [α + 
n 1
Hn Sin (n ω‘t+ φ‘n) ]


I'
= α I‘ √2 Sin (ωt- φ) + Hn 2 {Cos [(n ω‘+ ω) t + φ‘ – φ]
n 1

+ Cos [(n ω‘- ω) t + φ‘n + φ]}

La valeur efficace du fondamental du courant d‘entrée est donc : I‘1 = α I‘

Sa composante réactive qui donne la puissance réactive Q1 consommée à la

fréquence f, a pour valeur : I1 Sin φ1 = α I‘ Sin φ

Les termes de fréquence f‘±f, 2f‘±f,…, nf‘±f,…ont la même importance

relative dans le courant d‘entrée que dans la tension de sortie. Les

caractéristiques de la figure-- donnent les valeurs efficaces, rapportées à I‘,

des termes de fréquence f, f‘±f, 2f‘±f, 3f‘±f, du courant i.

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 61

Figure-33- : Courbes des fréquences

Remarques:

● L‘analogie entre les relations liant V‘ à V et celles liant i à i‘ est du au

fait que l‘on a toujours :V‘i‘ = Vi

Que K1 soit fermé (alors V‘i‘ et Vi différent de zéro) ou ouvert ( alors V‘.i‘ et V.i

sont tous deux nuls).

Les diverses puissances, instantanées, active, réactive, déformante, apparente,

sont les mêmes à l‘entrée et à la sortie.

● La somme quadratique des harmoniques à la même valeur relative dans V‘

et dans i :

(V '2 V1 '2 ) ( I 2  I12 )


V  I'  (   2 ).
Elle est maximale pour α= 0.5, quel que soit m. l‘augmentation de m ne

réduit pas les harmoniques mais, en repoussant ces harmoniques vers des

fréquences plus élevées, elle facilite le filtrage.

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 62

Conclusion:

La modulation de largeur d‘impulsion est fréquemment utilisable dans la

commande des dispositifs à semi-conducteurs (les convertisseurs statiques).

Le fonctionnement des semi-conducteurs à des fréquences très élevés pose le

problème de qualité de ces derniers, ils doivent être beaucoup plus puissant que

cels commandés par des techniques normales.

Le développement des systèmes numériques à base des microprocesseurs

rend l‘obtention et la conservation des impulsions avec des largeurs différentes

plus rapides et plus précises, et tous ça pour bien minimiser les effets des

harmoniques et jusque l‘arrivée à éliminer complètement les filtres.

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 63

CONVERTISSEUR MATRICIEL

De nombreux équipement à vitesse variable utilisent actuellement des

machines à courant continu, celles-ci présentent l‘avantage quelles ne

nécessitent qu‘un équipement électrique de faible importance, de posséder une

grande souplesse de fonctionnement, de permettre une large gamme de

variation de vitesse. Cependant malgré ces avantages, la machine à courant

continu ne peut être utilisée dans certains domaines : grande puissance, vitesse

élevée, atmosphère explosive, de plus le coût de l‘entretien de cette machine

est relativement élevé.

Depuis plusieurs années de nombreux études ont été effectuées sur les

machines à courant alternatif afin de déterminer les domaines d‘application ou

elles supplanteraient les machines à courant continu.

La tendance actuelle est de remplacer les machines à courant continu par de

machine à courant alternatif qu‘elles font appel à des équipements électroniques

de commande, aussi complexes que ceux des machines à courant continu, mais

permettent de donner de bonnes performance.

L‘amélioration des performances des équipements électroniques de

commande a été l‘objet de plusieurs recherches scientifiques ces dernières

années, ces recherches scientifiques ont donnés de résultats les plus

avantageux, l‘un de ces résultats est l‘apparition d‘une nouvelle catégorie de

convertisseur statique appelés « CONVERTISSEURS MATRICIELS ». Ces

derniers permettent de synthétiser directement du réseau un système de

tension triphasé sans passer par un étage intermédiaire ou continu .

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 64

1-Principe du Convertisseur matriciel:

Le Convertisseur matriciel est un Convertisseur à une seule étape qui a un

choix de (m x n) commutateurs de puissance bidirectionnels reliant directement

(m phases de source de tension à n phases de charge). le convertisseur matriciel

de (3x3) commutateurs, est réalisé par une matrice de neuf (09) commutateurs

de puissance reliant chaque d‘entrée(a,b,c) à chaque phase de sortie (A,B,C). Le

schéma de principe du convertisseur matriciel est montré dans la figure--.

Figure-34- : circuit principal du convertisseur matriciel

Les commutateurs de puissance de la matrice sont bidirectionnels c‘est-à-dire,

ils permettent de conduire le courant symétriquement dans les deux sens ainsi

que de bloquer les tensions de deux polarités.

La matrice est alimentée par les trois tensions de phases Va, Vb, Vc. Le

moteur asynchrone est connecté à la sortie du convertisseur. Les tensions de

sorties sont dénotées par VA, VB, VC. On parle d‘une conversion directe de

fréquence parce que la conversion est réalisée sans circuit intermédiaire courant

continu servant à un stockage d‘énergie. Dans le cas idéal, les tensions aux

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 65

bornes de la charge Correspondent à chaque instant à une des trois tensions

d‘alimentation.

La conversion de fréquence est réalisée en pulsant les neufs

commutateurs selon une séquence de pulsation adéquat et avec une fréquence de

pulsation fixe.

Il existe des convertisseurs directs pour les applications spéciales qui sont

commandés par la méthode trapézoïdale.

L‘étude du convertisseur matriciel de ce travail s‘étend exclusivement au

régime pulsé avec pulsation régulière, par contre sans pulsation, la fréquence de

sortie est limitée à une valeur au dessous de la fréquence d‘entée et la qualité de

modulation des tensions est également limitée dans ces cas .

La combinaison possible des commutateurs nous a permis de les classifier en

trois groupes (Groupe I- Groupe II- Groupe III),

Ces groupes définis possèdent la symétrie fonctionnelle où on a une symétrie par

rapport à la commande et aussi une symétrie par rapport au circuit électrique.

2-Les vecteurs de commutation:

Dans le convertisseur matriciel les (3x3) commutateurs bidirectionnels

permettent de connecter n‘importe qu‘elle phase de sortie à n‘importe qu‘elle

phase d‘entrée, on a donc (29=512) différentes combinaisons possible d‘états de

commutateurs de la matrice à disposition.

Conformément à la règle «il ne faut jamais fermer une source de tension ni

ouvrir une source de courant »,il en découle deux règles pratiques ou contraintes
pratiques fondamental concernant notre convertisseur.

 Il ne faut jamais fermer plus d‘un seul commutateur par d‘une phase de sortie,
dans ce cas, deux tensions d‘alimentations seraient court-circuitées et les
courants y circulants détruiraient les commutateurs.

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 66

 Il n‘est pas admissible non plus d‘ouvrir à la fois tous les commutateurs d‘un
groupe d‘une phase de sortie parce que dans ce cas là le courant serait
interrompu dans cette phase à cause de la charge inductive, cependant la
continuité du courant de sortie doit être assuré à chaque instant.
Par conséquent, le nombre de combinaison admissible se réduit alors à 27

combinaisons dans ce cas, un vecteur d‘ordre 3 est suffisant pour décrire l‘état

de commutateur de la matrice complète. La figure-- montre la convention

adoptée dans notre travail.

Figure-35- : un vecteur d‘état de commutation de la matrice

On représente dans le tableau-- les 27 vecteurs d‘états de commutateur

admissible du convertisseur matriciel classés en trois groupes, tel que :

GROUPE I : Vecteurs de rotation :

 Chaque sortie est liée à une entrée.

 Le vecteur spatial résultant avec son amplitude constante et de phase

variable tourne dans l‘une des directions avec la vitesse angulaire de la

source.

GROUPE II : vecteurs stationnaire :

 Chacune des deux sorties est liée à une seule entrée et la troisième est liée

à l‘une de deux entrées non connectée.

 Le vecteur spatial résultant à une amplitude variable avec une phase

constante et direction fixe.

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 67

GROUBE III : vecteurs zéros :

 Les trois phases de sorties sont liées à une seule d‘entrée.

 Le vecteur spatial résultant à une amplitude nulle se situant à l‘origine.

Vecteurs de rotation

Vecteur stationnaire

Vecteur zéros

Tableau-36- : Les vecteurs d‘états

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 68

3-Représentation générale du C.M :

La représentation plus générale d‘un C.M. est constituée d‘une matrice

d‘interrupteurs bidirectionnels de relier chacune des entrées à chacune des

sorties. La figure-- représente un convertisseur à ‘m’entrées et ‘n’ sorties,

et indique les notations adoptées.

On désigne par :

Vi1 , Vi 2 ,....,Vim Les tensions d‘entrée (input voltage).

I i1 , I i 2 ,..., I im Les courant d‘entrée (input currents).

Vo1 ,Vo 2 ,...,V0n Les tensions de sortie (input voltage).

I o1 , I o 2 ,..., I on Les courant de sortie (input currents).

Les mxn interrupteurs sont schématisés par un segment de droite fléché dans

les deux sens. Les conducteurs communs N et N‘ peuvent représenter

simplement les origines des potentiels.

Figure-37-: Représentation générale d‘un Convertisseur Matriciel à m-entrées et

n-sorties.

Chaque tension de sortie peut être formée de portions convenablement

choisies des diverses tensions d‘entrées. Chaque d‘entrée est égale à la somme

des courants des sorties auxquelles cette entrée est successivement reliées.

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 69

L‘établissement de la liaison d‘une sotie à une entrée doit provoquer

l‘ouverture de la liaison de cette sortie à l‘entrée à laquelle était précédemment

réunie (en commutation forcée) pour éviter de mettre une partie de la source en

court-circuit.

4-Convertisseur matriciel triphasé/triphasé :

Dans notre cas. Nous limiterons à étudier le principe de fonctionnement

d‘un Convertisseur triphasé/triphasé. Le schéma de figure-- représente un

C.M 3 /3 (3 x 3= 9 interrupteurs bidirectionnels Sij), et indique les

notations adoptées.

Figure-38-: Représentation schématique du C.M triphasé/triphasé

On désigne par :

Vi1   cos( i t ) 
Vi   Vi 2   Vim cos(i t  2 / 3)
   (1)
Vi 3  cos( i t  4 / 3)

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 70

Vi  : C‘est le vecteur colonne des tensions simples sinusoïdales d‘entrées, de

pulsation i  2  f i et d‘amplitude Vim formant un système équilibré fournie par

la source.

Vo1   cos( o t ) 
Vo   Vo 2   Vom cos( o t  2 / 3)
   (2)
Vo 3  cos( o t  4 / 3)

Vo  : C‘est le vecteur colonne des tensions simples sinusoïdales de sortie,

(désirées ou générées). De pulsation fondamental o  2  f o et d‘amplitude

Vim  Q  Vim variables (Q : c‘est le rapport de conversion d‘amplitude).

 I o1   cos( o t   o ) 
I o    I o 2   I om cos(o t  2 / 3   o )
   (3)
 I o 3  cos( o t  4 / 3   o )

I o  : C‘est le vecteur colonne des courants sorties sinusoïdales de pulsation

fondamental o  2  f o d‘amplitude I om et avec le déphasage due à la charge o .

 I i1   cos(i t   o ) 
I i    I i 2   I im cos(i t  2 / 3   o )
   (4)
 I i 3  cos(i t  4 / 3   o )

I i  : C‘est le vecteur colonne des courants d‘entrée sinusoïdaux désirés, de

pulsation fondamental i  2  f i et d‘amplitude I im =Q. I om .

S ij : représentent neuf interrupteurs bidirectionnels idéaux (à haut fréquence

de hachage). Où :

L‘indice i correspond à la tension de sortie à générer et l‘indice j

correspond à la tension d‘entrée du convertisseur sur laquelle l‘interrupteur se

trouve connecter à un instant donné. Chaque forme d‘onde de la tension de la

sortie désirée Voi ( i 1, 2,3) (dans le système d‘équations (2) est donné seulement

l‘harmonique fondamental) peut être synthétisé en hachant les trois tensions des

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 71

phases d‘entrée Vij ( j 1, 2,3) données par le système d‘équations (1), grâce aux

interrupteurs S ij ( j 1, 2,3) , la forme d‘onde de la tension de sortie d‘une phase est

donc un ensemble de portions des tensions d‘entrée.

Le spectre de fourrier d‘un tel signal dépend en principe uniquement des

tensions d‘entrée et de sortie, de la fréquence séquentielle fs et des intervalles

de temps de conductions des interrupteurs S ij.

L‘ouverture et la fermeture des interrupteurs se font en respectant les

règles suivantes

 A chaque instant un seul interrupteur seulement S ij ( j 1, 2,3) , fonctionne pour

éviter les court-circuit enter les phases d‘entrées

 A chaque instant au moins deux interrupteurs S ij ( j 1, 2,3) , fonctionnent pour

assurer une boucle fermée pour le courant de charge.

 Les interrupteurs servant à synthétiser une même phase de sortie sont

actionnés (voir la figure--) en séquence et cyclique tel que la somme de

leurs intervalles de temps de conduction pendant une séquence k est

constante et égale à TS  1 / f S appelée période séquentielle ( f S : fréquence

de hachage).

Figure--: segmentation de l‘axe de temps des intervalles de fermeture des

ère
Figure-39- : Interrupteurs pour synthétiser la 1 phase de sortie Vo1

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 72

Les valeurs moyennes des trois phases de sotie durant la Knième séquence

sont :

Vo(1kAV
)
 m11 Vi1  m12
(k ) (k )
Vi 2  m13
(k ) (k ) (k ) (k )
Vi 3

Vo(2kAV
)
 m21 Vi1  m22
(k ) (k )
Vi 2  m23
(k ) (k ) (k ) (k )
Vi 3 (5)

Vo(3kAV
)
 m31 Vi1  m32
(k ) (k )
Vi 2  m33
(k ) (k ) (k ) (k )
Vi 3

Avec les mij(k ) qui ont la signification physique des coefficients d‘utilisation (duty

cycles) des interrupteurs S ij pendant la Kniéme séquence.

Leur définition est :

t ij( k )
m (k )
ij  (6)
TS

Avec les restrictions suivantes :

Il faut que pour chaque phase de sortie (i = 1,2 ou 3).on a


3
k  mij( k )  1 Et que 0  mij( k )  1 (7)
j 1

Dans l‘algorithme de Venturini, il a été prouvé que si fS   (en

pratique f S  8  Max( f i , f o ) . C‘est-à-dire si on utilise la méthode de synthèse à haut

fréquence (high frequecy synthesis), toutes les fonctions ayant la même valeur

moyenne (pour chaque phase de sortie) tendent vers le même spectre, quel que soit la

méthode de modulation utilisée pour synthétiser.

Aussi d‘après, pour avoir une sortie sinusoïdale, la loi de hachage doit être

choisie de telle façon que la valeur moyenne de sortie change sinusoïdalement. De

plus, les courant d‘entrée du convertisseur doit être maintenus sinusoïdalement.

Cela revient à dire que le problème de base consiste qu‘avec une méthode de

calcule bien définie, de trouver à chaque séquence k, les coefficients d‘utilisation

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 73

des interrupteurs ( mij(k ) ) tel que les relations ci-dessous sont vérifiées

simultanément, toute en tenant compte des restrictions données par (7)

Vo    Vi  (8)

 i   T   o  (9)

Où :   matrice de conversion (3 x3) constituée par les 9 éléments mij(k )

  Représente la matrice transposée de la matrice  .


T

5-Commande de convertisseur matriciel :

Le problème de la commande du convertisseur matriciel idéalisé comme

système à trouver les séquences de pulsion pour que la moyenne glissante de la

tension de phase de sortie soit modulée sinusoïdalement, l‘amplitude et la

fréquence de l‘onde fondamentale de la tension doivent être variable.

A fin de réaliser ceci il existe principalement deux méthodes :

 Méthode direct ou algorithme scalaire (Roy, VENTURINI....)

 Méthode indirecte (modulation vectorielle) (Kastner Rodrigue…).

Dans la méthode directe, Roy propose une technique basée sur un

algorithme qui calcule les temps de commutation spécifique de façon simple par

rapport à Venturini mais ce dernier donne des meilleurs résultant pour des

basses fréquences.

Par contre la deuxième méthode de modulation vectoriel (SVM) bien connu

et établi dans des inverseurs conventionnelles. Son application aux

convertisseurs de matrice est conceptuellement identique, mais elle est plus

complexe. Le SVM peut être appliquer à la tension de sortie et à la commande de

courant d‘entrée et donne les mêmes résultats que la première méthode sous les

condition d‘équilibre mais il est plus avantageux (la commande) sans de condition

de non équilibre.

Dans cette deuxième méthode (modulation vectorielle), il existe deux

possibilités principales :
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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 74

 La modulation vectorielle directe,

 La modulation vectorielle indirecte (circuit continu hypothétique).

La première est basée sur une transformation complexe des tensions et

courant variant en fonction du temps. Dans le plan complexe, la trajectoire

décrite par un phaseur représente un système triphasé et équilibre de tension

est un cercle. On doit choisir les vecteurs de commutation de sorte que cette

trajectoire soit imposée. En réalisant une double modulation sinusoïdalement en

même temps avec l‘imposition du déphasage.

La deuxième possibilité est la modulation de la tension et de courant par la

méthode indirecte. A l‘aide de modèle d‘une tension intermédiaire continue

hypothétique, il est possible d‘obtenir en même temps les modulations

sinusoïdales de la tension de sortie et du courant d‘entrée avec l‘imposition du

déphasage du courant.

Ces deux dernières approches aboutissent aux mêmes résultant, la

différence réside uniquement au niveau de la structure de commande qui est

différente.

La figure-- présente la disposition du système d‘entraînement complet

pour des essais pratiques où la sortie supérieur représente le circuit de

puissance dans le réseau triphasé industriel le convertisseur matriciel à

travers le filtre. Ce filtre est nécessaire pour assurer le découpage entre le

réseau et convertisseur. Cette dernière alimente le moteur asynchrone en plus

d‘un circuit de protection du convertisseur (Clamp Circuit).

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 75

Figure-40-:Schéma pratique de principe du système d‘entraînement

avec un convetrisseur matriciel

On remarque donc qu‘il n‘est pas nécessaire de simuler la protection dans le cas

des commutateurs idéaux dans la matrice de commutation de puissance en régime

stationnaire, ce que nous allons voir avec la topologie de simulation dans la figure--

La partie inférieure montre les dispositifs de commande. La commande principale

est effectuée à l‘aide d‘un système à processeur de signal (DSP : digital signal

processing system). Les modulateurs pour la réalisation de la pulsation ainsi que les

circuits de pilotage des commutateurs de puissance sont réalisés à l‘aide de circuits

séparés (voir figure ci-dessous) :

Les mesures nécessaires dans la commande pour une boucle ouverte sont les

tensions d‘entrée et le courant de sortie, par contre en boucle fermée se sont le

réglage de la vitesse, la connaissance des valeurs réelles du courant ainsi que de la

position du rotor devenant indispensables.

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 76

Figure-41-: Modèle hiérarchique pour les principaux composants du

convertisseur matriciel

La figure-- représente le schéma des modèles graphiques hiérarchique

pour les principaux composant du convertisseur matriciel suivant le niveau de

complexité.

On représente en dernier, le schéma de simulation de la topologie du

convertisseur matriciel dans la figure--.

Figure-42-: Topologie de simulation d‘un convertisseur matriciel

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 77

5-1-Algorithme de contrôle de Venturini :

Algorithme de Venturini permet un contrôle des interrupteurs S11, S12,…,S33

de tel sorte que les parties de basse fréquence des tensions de sortie

synthétisées Vo1, Vo2, Vo3 et les courant d‘entrée Ii1, Ii2,Ii3 sont purement

sinusoïdales avec les valeurs prescrites de la fréquence de sortie, la fréquence

d‘entrée, le facteur de déplacement et l‘amplitude d‘entée.

Les formes d‘onde des tensions de sorties :

Durant chaque séquence k la valeur moyenne des tensions de sortie Vo1,

Vo2, Vo3 de la figure -- sont :

t11 2 t12 4 t13


Vo1  Vim cos(i t )  Vim cos(i t  )  Vim cos(i t  )
TS 3 TS 3 TS

t 21 2 t 22 4 t 23
Vo 2  Vim cos(i t )  Vim cos(i t  )  Vim cos(i t  ) (10)
TS 3 TS 3 TS

t 31 2 t 32 4 t 33
Vo3  Vim cos(i t )  Vim cos(i t  )  Vim cos(i t  )
TS 3 TS 3 TS

Si les temps de commutation (conduction) sont modulés sous la forme de

sinusoïdale avec la pulsation  m , tout en maintenant Ts constante, tel que

o  i  m (appelé le mode de séquence de phase positif système inverse).

Pour synthétiser les trois phases de sortie et pour un k de séquence

donnée, ces temps sont définis comme suite :


ére
Pour la 1 phase de sortie Vo1
TS
t11  [1  2q cos( m t   )]
3
TS 2
t12  [1  2q cos( m t    )]
3 3
TS 4
t13  [1  2q cos( m t    )]
3 3
éme
Pour la 2 phase de sortie Vo2

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 78

TS 4
t 21  [1  2q cos( m t    )]
3 3
TS
t 22  [1  2q cos( m t   )] (11)
3
TS 2
t 23  [1  2q cos( m t    )]
3 3
éme
Pour la 3 phase de sortie Vo3
TS 2
t 31  [1  2q cos( m t    )]
3 3
TS 4
t 32  [1  2q cos( m t    )]
3 3
TS
t 33  [1  2q cos( m t   )]
3

Où:  c‘est le déphasage initial et q = Q c‘est le rapport de conversion des

amplitudes.

On définit la matrice de contrôle   qui satisfait la condition (6) rappelée

ci-dessous :

V   M  V 
o
(k ) (k )
i
(k )

 
Où: les éléments de M (k ) sont les coefficient d‘utilisation des 9 interrupteurs

cette matrice peut être déduite par la substitution du système d‘équation 11 dans

le système d‘équations 10 ainsi on a :

 1 1 2 1 4 
 3 (1  2q cos(A)) 3
(1  2q cos(A 
3
))
3
(1  2q cos(A  ))
3 
1 4 2 
M 
(k )
  (1  2q cos(A  ))
1
(1  2q cos(A))
1
(1  2q cos(A  ))  (12)
3 3 3 3 3 
 1 (1  2q cos(A  2 )) 1 (1  2q cos(A  4 )) 1
(1  2q cos(A)) 
 3 3 3 3 3 

Où :

Si la matrice de contrôle M (k ) (12) est remplacée dans l‘équation (8) alors

on a le système d‘équation suivant (13) :


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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 79

 1 1 2 1 4 
 (1  2q cos(A)) (1  2q cos(A  )) (1  2q cos(A  ))
Vo1   3 3 3 3 3   Vim cos( o t ) 
V    1 (1  2q cos(A  4 )) 2  
))   Vim cos( o t  2 / 3)
1 1
 o2   3 (1  2q cos(A)) (1  2q cos(A 
3 3 3 3 
Vo 3   1
(1  2 q cos( A 
2
))
1
(1  2 q cos( A 
4
))
1
(1  2 q cos( A))  Vim cos( o t  4 / 3)
 3 3 3 3 3 

(13)

Après développement et simplification de ce système (13) on aboutit à la

formulation du système (14) suivant :

Vo1   cos( o t ) 
V   Q  V cos( t  2 / 3) (14)
 o2  om  o 
Vo 3  cos( o t  4 / 3)

Avec

Ceci montre que le C.M en fonctionnant avec l‘algorithme de venturini génère

à la sortie un système triphasé sinusoïdal de pulsation o , d‘amplitude ( Q  Vim ) et

d‘un déphasage initial notée  .

Il faut noter que si  m est négatif et que m  i la séquence des phases est

inversée o  0, ceci permet par exemple, l‘entraînement dans les deux sens de

rotation.

D‘autres cas spécifique sont intéressant de les noter:

  m  0   o  i même pulsation (le C.M joue le rôle d‘un

transformateur abaisseur de rapport Q) ;

  m  0   o  i ce qui donne une tension de sortie continue.

Les formes d‘onde des courant d‘entrée :

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 80

Si nous supposons que le CM est connecté à une charge (R-L) triphasée avec

son déphasage  o . Les expressions des courants de sortie peuvent être écrites

sous la forme d‘un système triphasé sinusoïdal suivant :

 I o1   cos( o t   o ) 
I o    I o 2   I om cos(o t  2 / 3   o )
   (15)
 I o 3  cos( o t  4 / 3   o )

Pour simplifier on suppose qu‘à t  o  on a   0

Le courant de ligne d‘une entrée est formé de la somme des trois courants

de sorties auxquelles cette entrée est successivement reliée. Ceci est illustré

par la figure--, cela montre que l‘action des interrupteurs se fait d‘une manière

inverse par rapport à la génération des formes d‘onde des tensions de sotie. Alors

on peut dire que la nature de courant d‘entrée peut être déterminé par la

multiplication de la transposée de la 
matrice de contrôle M ( k ) 
T
avec le

vecteur colonne des courants de sorties [l‘équation (9)], c‘est à dire :

Si pour quel que soit k donné on a :

V   M  V 
o
(k ) (k )
i
(k )

Alors on a :

I   M   I 
i
(k ) (k ) T (k )
o (16)

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 81

Figure-43-: la topologie des interrupteurs pour synthétiser les courant

d‘entrées.

Si le système d‘équation (15) et la transposée de sont remplacés dans

l‘équation (16) alors on aboutit au système (17) ci-dessous :

 1 1 4 1 2 
 (1  2q cos(A)) (1  2q cos(A  )) (1  2q cos(A  )) 
 I i1   3 3 3 3 3  I im cos( i t   o ) 
4  
I i    I i 2    1 (1  2q cos(A  2 )) 1
(1  2q cos(A))
1
(1  2q cos(A  ))    I im cos( i t  2 / 3   o )
3 3 3 3 3 
 I i 3   1 4 2  I im cos( i t  4 / 3   o )
(1  2q cos(A)) 
1 1
 3 (1  2q cos(A  3 )) 3
(1  2q cos(A  ))
3 3 

(17)

Après développement et simplification de ce système (17) on aboutit à la

formulation du système 18 suivant :

 I i1   cos(i t   o ) 
I i    I i 2   Q  I im cos(i t  4 / 3   o )
   (18)
 I i 3  cos(i t  2 / 3   o )

Ainsi, le courant moyen obtenu à l‘entrée est un système triphasé

équilibre à la fréquence d‘alimentation i et avec un facteur de déplacement

égale au facteur de déplacement de la charge cos(o ) .

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Cependant il est possible de répéter l‘analyse pour la détermination des

formes d‘onde des tensions de sotie et des courants d‘entrée en

utilisant m  (o  i ) , (appelé le mode de séquence de phase négatif système

direct). Ceci donne les mêmes tensions de sotie.

5-2-Algorithme de contrôle de ROY :

La méthode scalaire de modulation de Roy est une méthode typique parmi

les méthodes de modulation développée de sorte que les signaux de mise en

action de commutateur sont calculés directement à partie des mesures des

tensions d‘entrée.

La motivation derrière leur développement est habituellement donnée

comme complexité perçue de la méthode de VENTURINI.

Cette méthode scalaire est basée sur la mesure des tensions d‘entrée

instantanées suivi d‘une comparaison de ces grandeurs relatives suivant

l‘algorithme ci-dessous :

1- Assigner l‘indice M à l‘une des tensions triphasé d‘entrée possédant une

polarité différente aux autres ;

2- Assigner l‘indice L à la plus petite tension (en valeur absolue) des deux

autres tensions d‘entrées ;

3- Assigner l‘indice K à la troisième tension.


(v j  v M ).v L
m LJ 
1.5v i2

(v j  v M ).v K
m KJ 
1.5v i2

mMJ  1  (mLJ  mKJ ) Pour j=1, 2,3

Les coefficients d‘utilisation de modulation pour la méthode scalaire avec

la valeur max de Q  3 sont indiqués dans l‘équation suivante :


2

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 83

1  2v ij v oj 2 
mij  1   sin(  i t   i ) sin( 3 i t ) 
3 v i2 3 

Les relations sont pratiquement identiques et la différence réside dans

l‘identification des tensions en plus du fait que la dernière équation est formuler

pour la valeur max de : Q  3 . La répercussion de ces considérations sur la


2

qualité des ondes est négligeable, à l‘exception des basses fréquences de

commutation où la méthode de Venturini est plus performante.

Techniques de commutation :

Durant chaque séquence k (période de pulsation), la valeur moyenne des

tensions de sortie est donnée par :


k
v 01  v11k m11k  v 21
k k
m 21  v 31
k k
m31
k
v 02  v12k m12k  v 22
k k
m 22  v 32
k k
m32
k
v 03  v13k m13k  v 23
k k
m 23  v 33
k k
m33

Où la première tension de phase de sortie est donnée par :

v i1 0  t  ( K  1)T p  m11k T p

v 01  v i 2 (m11k )T p  t  ( K  1)T p  (m11k  m 21
k
)T p

v i 3 (m11k  m 21
k
)T p  t  ( K  1)T p  (m11k  m 21
k
 m31
k
)T p

Tel que m est le rapport cyclique défini par :


le temps de conduction lorsque S ij est en état " ON " à la kième séquence
mij 
Tp

On s‘aperçoit que pour la commande du convertisseur matriciel, chaque

phase de sortie doit pouvoir être commutée à chaque phase d‘entrée pendant un

intervalle déterminé de la période de pulsation. Ceci est également valable si l‘on

considère le transfert dans le sens inverse pour la commutation des phases

d‘entrée vers les phases de sortie.

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 84

Il faut donc diviser la période de pulsation en trois intervalles, pour cela, il

est judicieux d‘employer une technique similaire à celle des modulateurs PWM

conventionnels.

Le signal triangulaire de référence sera comparé à deux signaux de

commande. On obtiendra deux signaux binaires par phase, indiquant les états des

commutateurs de puissance, la figure—montre la succession temporelle dans une

période de pulsation.

Figure-44- : MLI à trois intervalles qui commande la phase A de sortie

La période de pulsation est divisée en trois intervalles correspondants aux trois

intervalles d‘enclenchement des commutateurs aA, bA et cA.

En plus de ce qui a été signalé au sujet de cette stratégie de modulation à

trois intervalles, elle permet de repousser les harmoniques des tensions de

sortie, vers des fréquences élevées afin de faciliter leur filtrage.

Les signaux de commande pour les commutateurs de puissance se

déduisent à partir des signaux du modulateur PWM, S1 et S2 comme suit :

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 85

aA  S1

bA  S1 & S 2
cA  S
 2

Dans ce cas, les signaux de commande ( m11 , m21 , m31 ) représentant les

rapports cycliques de consigne devant être calculés à partir des tensions de

consigne.

Dans la pratique, cela se manifeste à travers le système de commande à

microprocesseur selon la relation précédente.

Simulation de la méthode scalaire :

A l‘aide du logiciel Matlab, l‘algorithme de Venturini sera simuler pour

analyser les tensions et courants.

Système de simulation :

Le modèle de simulation du nôtre convertisseur matriciel avec sa

commande est composé de plusieurs parties :

1- La première partie est la commande, constituée d‘un modulateur DSP

avec les variables d‘entrée ( f p , v 0 , f 0 ) imposée par un PC à travers une carte

d‘interface et les tensions (va , vb , vv ) sont captées, transformées et discrétisées

à l‘aide d‘un bloc A/N et décoder puis injectée comme variables de référence

(v a* , vb* , v c* ) . A son tours, le modulateur est répartie en deux parties, l‘une

regroupe l‘organigramme de calcul des rapports cycliques et l‘autre regroupe les

blocs PWM à trois intervalles qui commandent les phases A, B, C comme montrés

dans la figure ;

2- Le deuxième parte représente le convertisseur matriciel constitué de

neufs interrupteurs idéaux avec deux entrées ( signal de commande et de

puissance) et une sortie représentant le signal de puissance haché, en plus d‘une

alimentation triphasée équilibrée et d‘une charge;

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 86

3- La troisième partie est la partie intermédiaire entre la partie de

puissance et commande regroupant les capteurs et les transformateurs.

5-3-Modulation Vectorielle:
La SVM est bien connue, elle est établie dans des inverseurs

conventionnels de PWM. Son application aux convertisseurs matriciels est

conceptuellement identique et donne les mêmes résultats sous les conditions

d‘équilibre, mais elle est plus avantageuse sous les conditions de déséquilibre en

plus il exploite le maximum de la puissance sans passer par la technique du point

neutre (troisième harmonique).

Son algorithme de control simple et facile à implanter, pouvant ainsi

réduire le nombre de commutation ce qui minimise les pertes.

Donc la SVM synthétise la tension de sortie et le courant d‘entrée comme

un vecteur spatial.

Représentation du vecteur spatial :

Pour l‘analyse des variables la tension de sortie et le courant d‘entrée

comme un vecteur spatial.


 2  
X s  X d  j. X q  ( x a  a . x b  a 2 . x c )
3
2
 j.
Où : a  e 3

On représente le vecteur composé de la tension de sortie par l‘expression

suivante :
 2  
V0 (t )  (v AB  a.v BC  a 2 .vCA )  v 0 (t ).e j . 0 (t )
3

Pour un système équilibré, v0 (t ) sera constante et égale à v 0 , est le

vecteur composé tournant avec le même amplitude v 0 où une vitesse angulaire

constante 0 .

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 87

Avec  0 (t )  0 t   0 (0) où  0 (0) est la phase initiale si on considère

que  0 (0)  0 .
 
Le vecteur s‘écrit sous la forme suivante : V0  v 0 .e j0t

La même chose s‘appliquera au vecteur tension d‘entrée composé Vi ainsi
 
que le vecteur de courant d‘entrée et de sortie I i , I 0 respectivement :
 2  
V0 (t )  (v AB  a.v BC  a 2 .v CA )  v 0 (t ).e j . 0 (t )
3
 2  
I i (t )  (i A  a.i B  a 2 .iC )  I i (t ).e j . 0 (t )
3
 2  
I 0 (t )  (i A  a.i B  a 2 .iC )  I 0 (t ).e j . 0 (t )
3
 i (t )   i t   i (0)
 i (t )   i t   i (0)
 0 (t )   0 t   0 (0)

Tel que :  i (0) ,  i (0) et  0 (0) sont les phases initiales :  i (t )   i (t )   i (t )

La commande de l‘angle de déplacement d‘entrée  i (t ) se fait à travers



 i (t ) autrement dit elle se fait à travers la commande du courant I i .

Remarque :

Le passage d‘un vecteur simple composé se fait en multipliant par



j
3.e 6
pour le cas contraire on divise par cette valeur. Dans votre cas le vecteur

de tension d‘entrée et de sortie simple pour le cas d‘un système équilibré est :

 2  2 1  j6
X i  ( x a  a. x b  a . x c )  Vi .e
3 3

 1  j6
X0  .V0 e
3

La sélection des configurations de commutation :

Dans le convertisseur matriciel, les (3x3) commutateurs bidirectionnels

permettent de connecter n‘importe quelle phase de sortie à n‘importe quelle

phase d‘entrée. En respectant les règles citées, il nous restera que 27

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 88

combinaisons possibles, parmi elle, 21 seront utilisées dans la méthode SVM.

On répartit les 27 configurations en cinq groupes voir tableau :

Commutat Tensions de Courants de Vecteurs de Vecteurs de courants

eurs sortie tensions


sortie
Groupe
ON

A B C VAB VBC VCA Ia Ib Ic V0 0 Ii i

1 - a b c vab vbc Vca iA iB iC vi i i0 0

2 - a c b -vca -vbc -vab iA iC iB  vi  i  4



i0  0
3

I 3 - b a c -vab -vca -vcb iB iA iC  vi  i i0  0  2



3

4 - b c a vbc vca Vab iC iA iB vi  


i  4 i0 0  2
3 3

5 - c a b vca vab Vbc iB iC iA vi i  2



i0 0  2

3 3

6 - c b a -vbc -vab -vca iC iB iA  vi  i  2



i0  0  2

3 3

7 +1 a b b vab 0 -vab iA -iA 0 2


vab
 2
iA 

3 6 3 6

8 -1 b a a -vab 0 Vab -iA iA 0 


2
vab 

2
iA 

II
3 6 3 6

a 9 +2 b c c vbc 0 -vbc 0 iA -iA 2  2 


vbc iA
3 6 3 2

10 -2 c b b -vbc 0 Vbc 0 -iA iA 


2
vbc 

2
iA

3 6 3 2

11 +3 c a a vca 0 -vca -iA 0 iA 2


vbc  2
iA 7

3 6 3 6

12 -3 a c c -vca 0 Vca iA 0 -iA 


2
vbc 

2
iA 7

3 6 3 6

13 +4 b a b -vab vab 0 iB -iB 0 2


vab 5
 2
iB 

3 6 3 6

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 89

14 -4 a b a vab -vab 0 -iB iB 0 


2
vab 5


2
iB 

3 6 3 6

II
15 +5 c b c -vbc Vbc 0 0 iB -iB 2
vbc 5
 2
iB

b 3 6 3 2

16 -5 b c b vbc -vbc 0 0 -iB iB 


2
vbc 5


2
iB

3 6 3 2

17 +6 a c a -vca Vca 0 -iB 0 iB 2


vbc 5
 2
iB 7

3 6 3 6

18 -6 c a c vca -vca 0 iB 0 -iB 


2
vbc 5


2
iB 7

3 6 3 6

19 +7 b b a 0 -vab Vab iC -iC 0 2


vab 3
 2
iC 

3 2 3 6

20 -7 a a b 0 vab -vab -iC iC 0 


2
vab 3


2
iB 

3 2 3 6

II
21 +8 c c b 0 -vbc Vbc 0 iC -iC 2  2 
c 3
vbc 3
2 3
iC
2

22 -8 b b c 0 vbc -vbc 0 -iC iC 


2
vbc 3


2
iB

3 2 3 2

23 +9 a a c 0 -vca Vca -iC 0 iC 2


vbc 3
 2
iC 7

3 2 3 6

24 -9 c c a 0 vca -vca iC 0 -iC 


2
vbc 3


2
iB 7

3 2 3 6

25 0 a a a 0 0 0 0 0 0 0 - 0 -

26 0 b b b 0 0 0 0 0 0 0 - 0 -
II

I 27 0 c c c 0 0 0 0 0 0 0 - 0 -

Tableau-3- : Cinq groupes de combinaisons

1- Dans le premier groupe, chaque phase de sortie est connectée à une phase

d‘entrée déterminant ainsi six vecteurs dont la position angulaire change avec la

tension d‘entrée tout en ayant une amplitude constante tournant dans l‘une des

deux directions.

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Par conséquent : du fait que ce groupe de vecteur spatial tourne avec une

amplitude constante, il ne convient pas alors à la synthétisation d‘un vecteur

spatial désiré pour cela il est exclut de la technique SVM.

Figure-45- : Représentation du premier groupe

2- Les trois groupes précédents IIa, IIb et IIc ont en commun le dispositif

de relier les deux phases de sortie à une seule phase d‘entrée. La position

angulaire (angle de phase) des vecteurs de tension de sortie et des courants

d‘entrée correspondant seront constant en plus d‘une amplitude variable qui est

fonction de la tension composée d‘entrée et du courant de sortie, chacun de ses

derniers formant les six sextant d‘hexagone conformément à la figure— appelé

aussi, vecteurs stationnaires (appelés aussi configurations actives), utilisées

dans la synthétisation du vecteur de tension de sortie désirée et du courant

d‘entrée.

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 91

Figure-46- : Représentation des vecteurs stationnaires

3- Le dernier groupe contient trois configurations connectant les phases de

sortie à une phase d‘entrée et sont appelés vecteurs zéro. Utilisés pour adapter

les amplitudes des vecteurs de sortie à celle de référence.

Figure-47- : Représentation des vecteurs zéro

Le processus de cette modulation se fait en deux procédures

 Sélection des vecteurs ;

 Calcul des temps d‘utilisation de ces vecteurs.

La sélection des vecteurs :

A un instant donné Tp, la méthode SVM sélecte quatre vecteurs

stationnaire parmi les dix huit vecteurs actifs voir tableau--. Ces quatre

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 92

vecteurs sont choisis pour accomplir deux tâches à la fois : le vecteur de

référence de tension et le facteur d‘unité de puissance, en d‘autre terme ils

accomplissent la tâche de synthétisation de tension de sortie et courant

d‘entrée.

Figure-48- : Représentation spatial du vecteur tension et courant

Comme exemple d‘étude figure--, on supposera que les deux vecteurs

spatiaux de courant d‘entrée et de tension de sortie se trouvent dans le secteur

1,2 respectivement sans oublier la possibilité d‘utiliser les groupes de vecteurs

adjacents, pour synthétiser la tension de sortie.

 Groupes de vecteurs adjacents du vecteur de tension qui se trouve dans le

secteur 2 : (  1  2  3 ) et (  7  8  9 ) par contre le vecteur courant

d‘entrée se trouve dans le secteur 1 avec :

 Groupes de vecteurs adjacents au vecteur courant (  1  4  7 ) et

(  3  6  9 ).

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 93

Pour la commande puisse accomplir les deux tâches en même temps

(tension et courant) le groupe de vecteurs adjacents résultant sera l‘intersection

des deux étudiés (tension et courant) : (  1  3  7  9 ).

Et pour avoir une amplitude maximale de la tension de référence et un

facteur d‘unité de puissance, quatre configurations sont sélectionnées parmi le

groupe de configuration d‘intersection contenant huit configurations.



La tension d‘entrée Vi dans l‘exemple montré dans la figure—a un angle de

 
phase  i tel que:  i  . Dans ce cas, les tensions de ligne Vab et -Vca
6 2

donnent les plus hautes valeurs correspondant aux configurations (+1) et (-3) qui
 
vont être utilisés pour obtenir V0" , de même que pour V0' on a : (-7) et (+8).

Par conséquents, le groupe des quatre configurations (+1 -3 -7 +9) est

choisi comme un vecteur représentant un ensemble de combinaisons de

commutation relatif au deux secteurs considérés dans nôtre exemple.

Ces quatre configurations (+1 -3 -7 +9) seront utilisées pour la

détermination de l‘orientation du courant d‘entrée. Dans la figure—ces

configurations sont associées pour orienter les directions des vecteurs

adjacents afin d‘obtenir la position actuelle du courant d‘entrée.

A partir de deux vecteurs (tension et courant) tournants indépendamment

dans les six secteurs respectif, on obtiendra 36 paires secteurs entrée-sortie

possible représentant les 36ensembles de combinaisons de commutations.

1 2 3 4 5 6

T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4

1 4N 6P 1P 3N 6P 5N 3N 2P 5N 4P 2P 1N 4P 6N 1N 3P 6N 5P 3P 2N 5P 4N 2N 1P

2 1P 3N 7N 9P 3N 2P 9P 8N 2P 1N 8N 7P 1N 3P 7P 9N 3P 2N 9N 8P 2N 1P 8P 7N

3 7N 9P 4P 6N 9P 8N 6N 5P 8N 7P 5P 4N 7P 9N 4N 6P 9N 8P 6P 5N 8P 7N 5N 4P

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 94

4
4P 6N 1N 3P 6N 5P 3P 2N 5P 4N 2N 1N 4N 6P 1P 3N 6P 5N 3N 2P 5N 4P 2P 1N

5 1N 3P 7P 9N 3P 2N 9N 8P 2N 1P 8P 7N 1P 3N 7N 9P 3N 2P 9P 8N 2P 1N 8N 7P

6 7P 9N 4N 6P 9N 8P 6P 5N 8P 7N 5N 4P 7N 9P 4P 6N 9P 8N 4P 6N 8N 7P 5P 4N

Tableau-4- : Les (6x6) configurations

Calcul des intervalles de temps des vecteurs :

Le calcul des temps d‘utilisation des vecteurs sélectionnés est basé sur la

théorie de la modulation vectorielle. Sachant que l‘intégral de la valeur

référentielle pour un intervalle de temps court peut être approximer par la

somme des produits des deux vecteurs adjacents par leur rapport cyclique.

L‘application de ce principe revient à combiner les quatre vecteurs choisis pour


  
avoir deux vecteurs adjacents ( V0' ,V0" ) au vecteur de tension de référence V0 et
  
les vecteurs adjacents ( I i' , I i" ) au vecteur de courant de référence I i (contrôle

du facteur d‘unité de puissance) de telle façon que V0' sera approché par le calcul

de deux vecteurs de même direction parmi les vecteurs choisis. La même


  
procédure sera appliquée aux autres vecteurs ( V0" , I i' et I 0" ) comme montré dans

la figure-- :

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 95

Figure-49- : Modulation du courant et tension

(a) Le principe de modulation du courant d‘entrée

(b) Le principe de modulation de la tension de sortie

Donc :
  
V0'  V 1t 1 T p  V 3 t 3 T p
  
V0''  V 7 t 7 T p  V 9 t 9 T p
  
( I 1t 1 T p  I 3 t 3 T p )  j.ii e j i t  0
   Avec  : produit scalaire
( I  7 t  7 Ts  I  9 t  9 T s )  j.ii e j i t  0

En se basant sur la théorie de modulation vectorielle, la valeur de l‘intégral

du vecteur de référence sur l‘intervalle de temps Tp peut être approximé par la


 
somme du produit des vecteurs ( V0' ,V0'' ) adjacents et leur temps d‘applications

t ' et t " , en d‘autre terme ce vecteur de référence est modulé par l‘impression de

ces vecteurs adjacents par les rapports cycliques m ' et m " .

t' t"
Où : m '  , m" 
Tp Tp

La valeur moyenne de référence locale obtenue pendant un seul intervalle

de commutation TP est définie comme suit :


t 0 Ts
 ' ' " "

t0
V 0  V 0 .t  V0 .t

 
Où ( t ' et t " ) sont les temps d‘applications des vecteurs ( V0' ,V0'' ) respectivement.

Tp : La période de pulsation ;

V0 : La tension désirée (référence)
   
V0  m ' .V0'  m '' .V0''  m0 .Vzéro

t' t" t
m'  , m"  , m0  0
Tp Tp Tp

Avec : T p  t '  t "  t 0  t 0  T p  t '  t "

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 96


Vzéro : est utilisé pour adapter l‘amplitude synthétisée au vecteur de référence

désiré.

Même procédure sera appliquée au courant d‘entrée :


   
I i  m ' .I '  m" .I "  m0 .I zéro

A chaque instant V0 et  i (t ) sont connus comme des quantités de référence.

Remarque :

3 ˆ
VˆOUT  .V INPUT .(cos( i ))  0.866 .VˆINPUT . cos( i )
2

On désigne : (+) par P positive

(-) par N négative

   
V 1  V1 p , V 3  V3 N , ......................
t 1  t1 p , t 3  t 3 N , ........................ et ainsi de suite.

 Tension :

    
T p  V0  T p Vref  T p Vref  e j 0  V0' . t '  V0" . t "
   
   
 V1P . t1P  V3 N . t3 N  V7 N . t 7 N  V9 P . t 9 P

Où les valeurs des vecteurs sont données dans le tableau ( ), on les remplace

par ces valeurs, on aura :

cos( 0 .t )
TS . Vref .    t 
.

V . e j ( / 6 )
 t .

V3N . e
j ( / 6 )

 sin(  0 .t ) 
1 p 1 P 3 N

  
 t 7 N . V7 N . e j .(3 / 2 )  t 9 P . V9 P . e j .(3 / 2 ) 
cos( 0 .t )
TP . Vref .     
 t1 p . V1P  t 3 N . V3 N .  
cos( / 6)

 sin(  0 .t )   sin(  / 6) 

   0
 t 7 N . V7 N  t 9 P . V9 P .   
 1

  

TP . Vref . cos( 0 .t )  t1 p . V1P  t 3 N . V3 N . cos( / 6).

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 97

  
  
TP . Vref . sin( 0 .t )  t1 p  t 3 N . V3 N . sin(  / 6  t 7 N . V7 N  t 9 P . V9 P 

Avec :
   
V1P  K . Vab , V3 N   K . Vca , V7 N   K . Vab , V9 P  K . Vca , K  2 / 3

Vref
On pose Vi  Vab  Vbc  Vca , Q
Vi

On aura les deux équations de tension suivantes :

2.T Q /S 
3.K . cos(w0 .t )  t1P . cos(wi .t )  t 3 N . cos(wi .t  4 / 3).

2.TS . Q / K  . sin( w0 .t )  t1P . cos(wi .t )  t 3 N . cos(wi .t  4 / 3)


 2. t 7 N . cos(wi .t )  2. t 9 P . cos(wi .t  4 / 3)

 Courants :

Même chose, on remplace les vecteurs de courant par ces valeurs voir le

tableau ( ), on aura les deux relations suivantes :



  
TP I i .e j . i  t1P . I iP . e j .(  / 6 )  t 3 N . I 3 N e j .(7 / 6 ) 
   3 / 2    3 / 2 
  t1 P . I 1 P    t3N . I 3N   
  
  1 / 2   1 / 2 
 cos( i )
 TP . I 1 P  
 sin(  i ) 


  
TP . I i . e j .i  t 7 N . I 7 N . e j .(  / 6)  t 9 P . I 9 P e j .(7 / 6) 
   3 / 2    3 / 2 
  t7 N . I 7 N    t . I 9P   
 9P
   1/ 2    1/ 2  

Avec la même procédure, on aura les deux équations :

t1 P  3 sin(  )  cos( ) t  3 sin(  )  cos( )  0


i i 3N i i

t7 N  3 sin(  )  cos( ) t  3 sin(  )  cos( )  0


i i 9P i i

Le système représentatif de notre exemple sera le suivant :

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 98

 
 2.TS Q / 3.K . cos(w0 .t )  t1P . cos(wi .t )  t 3 N . cos(wi .t  4 / 3) 
 
 
2.T . Q / K  . sin( w .t )  t . cos(w .t )  t . cos(w .t  4 / 3)
 S 0 1P i 3N i

  2. t 7 N . cos(wi .t )  2. t 9 P . cos(wi .t  4 / 3) 
 
 
t
 1P
  
3 sin(  i )  cos( i )  t 3 N 3 sin(  i )  cos( i )  0  

 

  
t 7 N 3 sin(  i )  cos( i )  t 9 P 3 sin(  i )  cos( i )  0  

En posant : cos(wi t   / 3)  sin( / 3  wi t ),

 i  i t  i   / 6 pour la tension d' entrée composée,


 i  i t   i pour la tension d' entrée simple,

On en déduit :
Q.TS 
t1P  2 cos( 0 t ) sin(   i t )
3 cos( i ) 3
Q.TS
t3N  2 cos( 0 t ) sin(  i t )
3 cos( i )
Q.TS  
t7 N  2 cos( 0 t  ) sin(  i t )
3 cos( i ) 6 3
Q.TS 
t9P  2 sin(  0 t  ) sin(  i t )
3 cos( i ) 6

V0
Avec Q   0.866 pour un facteur d' unité  i  0
Vi

Notons bien que ces équations ne sont valables que lorsque la tension de

sortie de référence se trouve dans le secteur 2 et le courant d‘entrée de

référence se trouve dans le secteur 1. Pour différentes combinaisons de secteur

« output » et « input », les mêmes équations sont appliquées avec le début de la

variation de l‘angle de phase des termes sinusoïdal pour chaque secteur «

output » et « input ».

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 99

La méthode de commande par phaseurs spatiaux de l‘onduleur matriciel est

particulièrement bien adaptée pour une commande directe des commutateurs de

puissance par un système à microprocesseur. Dans ce cas, les phaseurs spatiaux

peuvent être mémorisés dans des tableaux qui sont adressés en fonction des

angles de phases des phaseurs de référence (consigne). De point de vue pratique,

le temps d‘enclenchement peut se faire à l‘aide de timers.

Pour des fréquences de pulsation élevées, il est avantageux de faire appel à

la technique de modulation de largeur d‘impulsions (MLI).

En, plus leur principe de fonctionnement établit un rapport direct avec les

fonctions temporelles de commande.

Simulation de la méthode vectorielle :

Notons bien que notre simulation a été fait sous des conditions idéales.

 Les tentions du réseau d‘alimentation sont sinusoïdales (le spectre ne

contient l‘onde fondamentale).

 Le réseau d‘alimentation fournit des tentions triphasées équilibrées

symétriques et la composante homopolaire du phaseur de la tension est

nulle.

 La modulation est idéale (les effets de la pulsation sont négligées) et

les résultats représentent les valeurs moyennes glissantes.

 La charge est symétrique.

La figure -- présente la topologie de simulation du convertisseur

matriciel et sa commande mais cette fois avec la stratégie vectorielle, ce modèle

est composé en plus du précédent de :

1. Deux blocs sc, sv qui détectent la position du courant d‘entrée et de la

tension de sortie référentielle.

2. Un bloc de calcul des temps de commutation basé sur un programme qui

prend en considération toutes les variables d‘entrée :

 position de courant d‘entrée et tension de sortie référentielle ;

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 100

 facteur de puissance d‘entrée ;

 rapport d‘amplitude.

6-Performance d‘un convertisseur matriciel:

Dans un système d‘entraînement, le convertisseur est soumis à certaines

exigences de performance. Et les performances électriques sont évidements

déterminés d‘abord par le circuit de puissance et par les semi-conducteurs

utilisés. Les performances dépendent aussi d‘une manière fondamentale d‘une

optimisation de la stratégie de commande car le prix à payer par l‘élimination du

circuit intermédiaire continu se traduira par la complexité de la commande.

Parmi ces performances :

 La fourniture d‘une haut qualité d‘onde d‘entrée /sortie ; cela veut dire

que les valeurs moyennes des tension de phase de la charge ainsi que les

courants d‘entrée de l‘onduleur matriciel sont de forme sinusoïdale en

fonctionnement stationnaire. Bien qu‘il s‘agisse de grandeurs pulsées, leur

spectre des harmoniques ne contient pratiquement que l‘onde

fondamentale et des composants de hautes fréquences dues à la pulsation.

 Le nombre de commutations total maximal peut être limité à 6 par période

de pulsation.

 Il est possible d‘imposer la fréquence de sortie à partir d‘un régime

continu jusqu‘à une valeur maximale qui est limité uniquement par la

fréquence de pulsation maximale admissible.

 Le facteur de puissance à la sortie cos o  peut varier librement en

fonctionnement de la charge.

 Le rapport d‘amplitude de la tension fondamental de phase de la charge et

la tension fondamentale d‘entrée est variable de 0 à une valeur maximale

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 101

3
égale = 0.866 pour une modulation sinusoïdal de tension. En régime de
2

sur modulation le rapport peut être augmenté approximativement jusqu‘à

0.95 sans qu‘on subisse une perte de qualité de modulation inacceptable.

 Le facteur de puissance à l‘entrée est unitaire et peut être imposé par une

commande de l‘angle de déphasage (U/I) dans l‘intervalle de (-π/6) à

(π/6). Ceci cependant à une diminution de la tension maximale de la sortie.

Elle diminue avec le cosinus du déphasage.

 Le convertisseur matriciel fonctionne sans restriction dans les quatre

quadrants de plan tension courant.

 La taille du convertisseur est réduite en comparaison avec la technologie

conventionnelle et peuvent travailler à la température de 300°

(composant à base de section carbone).

7-Comparaison avec convertisseur indirect:

Pour pouvoir évaluer et classifier globalement le rendement d‘un

convertisseur matriciel, on comparera ses performances avec les performances

d‘un convertisseur de fréquence avec circuit intermédiaire de tension classique.

Les données d‘un convertisseur classique serviront comme standard et les

performances équivalentes d‘un convertisseur matriciel seront pondérées par

rapport à ces valeurs. En multipliant les facteurs, on obtient finalement une

évaluation relative des performances de l‘onduleur matriciel.

La comparaison se réfèrera à un convertisseur classique avec redresseur passif

en pont.

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 102

CONVERTISSEUR CONVERTISSEUR
CRITERE
CLASSIQUE MATRICIEL

Tension aux bornes des 2 2


1 .
commutateurs  3

Courant à commuter 1 1

Commutation (dure, douce) 1 1

Nombre de commutation 4 6
24
Pertes en commutation 4  4.41
3.

Courant de charge 1 1

Nombre d‘éléments dans la


4 4
boucle du courant

Pertes par conduction 4 4

Tableau-5- : Comparaison des deux convertisseurs

(Matriciel et indirect)

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 103

ELIMINATION DES
HARMONIQUES

1-Introduction:
Le distributeur d'énergie doit fournir à l‘ensemble de ses clients et

utilisateurs une énergie de qualité sous la forme de trois tensions sinusoïdales

constituant un réseau triphasé équilibré.

La qualité de cette énergie dépend de celle de la tension aux points de

raccordement. Toutefois, cette tension subit généralement des altérations

durant son transport jusqu'á son arrivée chez le client, industriel ou particulier.

Les origines de ces altérations sont nombreuses outre les incidents relatifs à la

nature physique et matérielle des organes d'exploitation du réseau, il existe

aussi des causes intrinsèques spécifiques au fonctionnement de certains

récepteurs particuliers.

Afin d'éviter le dysfonctionnement, voire la destruction des composants du

réseau électrique ou des récepteurs finaux, il est indispensable de comprendre

l'origine des perturbations et de chercher les solutions adéquates pour les

supprimer.

Nous commencerons par un exposé des principaux défauts affectant la tension

et le courant du réseau électrique. Nous parlerons également de leurs origines,

des conséquences matérielles et des normes internationales imposées aux

utilisateurs. Nous discuterons ensuite des solutions traditionnelles et modernes

utilisées pour pallier aux problèmes liés aux perturbations harmoniques.

Finalement, nous exposerons le principe de fonctionnement des FACTS et leur

principe de fonctionnement.

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 104

2-Qualité de l'énergie:
L'énergie électrique est fournie sous forme de tension constituant un système

sinusoïdal triphasé dont les paramètres caractéristiques sont les suivants :

– la fréquence.

– l'amplitude des trois tensions.

– la forme d'onde.

– le déséquilibre.

La mesure de ces paramètres permet de juger la qualité de la tension. Une

détérioration de l'un d'entre eux ou de plusieurs à la fois laisse supposer la

présence d'une anomalie dans le réseau électrique. Afin de décrire certaines

perturbations et de donner le niveau de conformité de l'énergie fournie, des

normes ont déjà été établies.

3-Les perturbations électriques et leurs origines:


Les perturbations électriques affectant l'un des quatre paramètres cités

précédemment peuvent se manifester par : un creux ou une coupure de tension,

une fluctuation de tension, un déséquilibre du système triphasé de tension, une

variation de la fréquence, la présence d'harmoniques , d'inter harmoniques et/ou

d'infra harmonique.

3-1-Creux et coupures de tension:

Le creux de tension est une diminution brutale de la tension à une valeur

située entre 10% et 90% de la tension nominale pendant une durée allant de 10ms

jusqu'à quelques secondes. Les creux de tension sont dus à des phénomènes

naturels comme la foudre, ou à des défauts sur l'installation ou dans les réseaux

tant publics que ceux des utilisateurs. Ils apparaissent également lors de

manoeuvres d'enclenchement mettant en jeu des courants de fortes intensités

(moteurs, transformateurs, etc.).

Une coupure de tension quand à elle est une diminution brutale de la

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 105

tension à une valeur supérieure à 90% de la tension nominale ou disparition totale

pendant une durée généralement comprise entre 10ms et une minute pour les

coupures brèves et supérieure à une minute pour les coupures longues. La plupart

des appareils électriques admettent une coupure totale d'alimentation d'une

durée inférieure à 10ms. La figure-- montre un exemple de creux et de coupure

de tension.

Figure-50- : Creux et coupures de tension.


3-2-Fluctuations de tension:

Les fluctuations de tension sont des variations périodiques ou erratiques

de l'enveloppe de la tension. Ce sont des variations brutales de l'amplitude de la

tension situées dans une bande de ±10% et se produisent sur un intervalle de

temps de quelques centièmes de secondes.

Elles sont en particulier dues à la propagation sur les lignes du réseau de

courants d'appel importants. L'origine principale de ces courants est le

fonctionnement d'appareil dont la puissance absorbée varie de manière rapide,

comme les fours à arc et des machines à souder. Ces fluctuations se traduisent

par des variations d‘intensité, visible au niveau de l'éclairage causant un gène

visuel perceptible pour une variation de 1% de la tension. Ce phénomène de

papillotement est appelé flicker. Un exemple de fluctuation de tension est

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 106

montré dans la figure--.

Figure-51- : Fluctuations de tension.

3-3-Déséquilibre du système triphasé de tension:

Lorsque les trois tensions ne sont pas identiques en amplitude et/ou ne sont pas

décalées d'un angle de 120o les unes par rapport aux autres, on parlera de

déséquilibre du système triphasé (voir la figure--). Un réseau électrique triphasé

équilibré alimentant un récepteur électrique triphasé non équilibré conduit à des

déséquilibres de tension dus à la circulation de courants non équilibrés dans les

impédances du réseau.

Figure-52- : Cas particulier de desequilibre du systeme triphase


de tension.

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 107

3-4-Variation de fréquence:

Une variation sensible de la fréquence du réseau peut apparaître sur les

réseaux des utilisateurs non interconnectés ou alimentés par une source

thermique autonome (voir la figure--). Au niveau des réseaux de distribution ou

de transport, cette variation de la fréquence est très rare et n'est présente que

lors de circonstances exceptionnelles, comme dans le cas de certains défauts

graves sur le réseau. Dans des conditions normales d‘exploitation, la valeur

moyenne de la fréquence fondamentale doit être comprise dans l‘intervalle 50 Hz

±1%.

3-5-Transitoires:

Les surtensions les plus fortes pour la clientèle - mais heureusement les

moins fréquentes - sont dues à la foudre. Leur amplitude peut atteindre

plusieurs kV dans les réseaux BT aériens. En outre, de tels transitoires peuvent

se propager jusque dans les réseaux BT souterrains.

Des surtensions transitoires plus fréquentes se produisent dans les installations

des clients, par exemple lors du déclenchement d‘appareils BT. Leur contenu

énergétique est moindre que pour les surtensions de foudre, mais leur amplitude

peut dépasser 1 kV en BT, avec des fronts très raides (temps de montée de

l‘ordre de 1 ns, c à d 10-9 s) ce qui présente un danger pour les circuits

électroniques.

Les surtensions risquent de provoquer des dégâts importants, vis-à-vis

desquels on peut se prémunir au moyen de parasurtenseurs. Par ailleurs, d‘autres

phénomènes transitoires peuvent provoquer des dysfonctionnements gênants,

sans impliquer de surtension d‘amplitude très élevée.

Quelques exemples de transitoires provenant de sources diverses sont illustrés

ci-après.

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 108

Figure-53-: Surtension transitoire due au déclenchement d‘un appareil BT

Figure-54-: Encoches de commutation dues à un redresseur triphasé

Figure-55-: Encoches de commutation dues à un gradateur triphasé

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 109

N.B. Les encoches de commutation dues aux convertisseurs ou gradateurs

électroniques ne sont pas des transitoires au sens classique du terme. Les

formes d‘onde des figures – et -- sont de type répétitif et pourraient être

décrites (à l‘aide de la transformée de Fourier) comme une série d‘harmoniques.

Cependant, c‘est la raideur des encoches de la sinusoïde qui risque de provoquer

des troubles ; ces encoches peuvent donc être considérées comme des

transitoires répétitifs.

Figure-56-: Oscillation transitoire amortie due à l‘enclenchement

d‘une batterie de condensateurs

La sensibilité aux transitoires a significativement augmenté avec le

développement de l‘électronique de contrôle commande et de puissance. Par

exemple, dans le passé, l‘enclenchement direct de batteries de condensateurs

MT était fréquent et ne posait pas de problème ; actuellement, la grande

sensibilité des variateurs de vitesse pour moteurs asynchrones oblige à prendre

des précautions particulières (réactance série, résistance de pré insertion,

enclenchement "synchronisé", …).

4-Origine des harmoniques:

Les harmoniques sont générées par des charges non linéaires absorbant un

courant non sinusoïdal. Actuellement, les équipements à base de thyristors

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 110

constituent la principale source de ces harmoniques. Ces appareils, dont les

caractéristiques électriques varient avec la valeur de la tension, sont

assimilables à des générateurs de courants harmoniques: appareils d'éclairage

fluorescent, variateurs de vitesse, redresseurs, téléviseurs, ordinateurs, etc.

4-1-Conséquences des harmoniques:

Les courants harmoniques se propagent dans le réseau électrique, déforme

l'allure du courant de la source et polluent les consommateurs alimentés par ce

même réseau.

Ils peuvent occasionner des incidents au niveau de l'appareillage du client et

donner lieu à des surcoûts de production d'énergie importants. On peut classer

les effets engendrés par les harmoniques en deux type : les effets instantanés

et les effets à terme.

a - Effets instantanés :

Les effets instantanés apparaissent immédiatement dans certains appareillages.

– Défauts de fonctionnement de certains équipements électriques : En présence

d'harmoniques, la tension et le courant peuvent changer plusieurs fois de signe

dans une demi période. Les appareils dont le fonctionnement est basé sur le

passage à zéro des grandeurs électriques peuvent être affectés.

– Troubles fonctionnels des micro-ordinateurs : Les effets sur ces équipements

peuvent se manifester par la dégradation de la qualité de l'image et par des

couples pulsatoires des moteurs d'entraînement de disque.

– Erreurs dans les appareils de mesure : Certains appareils de mesure et les

compteurs d'énergie à induction présentent des dégradations de mesure et des

erreurs de lecture supplémentaires en présence d'harmoniques.

– Vibrations et bruits : Les courants harmoniques génèrent également des

vibrations et des bruits acoustiques, principalement dans les appareils

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 111

électromagnétiques (transformateurs, inductances et machine tournantes).

b - Effets à terme :

Ils se manifestent après une exposition plus ou moins longue à la perturbation

harmonique. L'effet à terme le plus important est de nature thermique, il se

traduit par l'échauffement. Il conduit à une fatigue prématurée du matériel, des

lignes et amènent un déclassement des équipements.

– échauffement des câbles et des équipements : Ces effets peuvent être à

moyen terme (de quelques secondes à quelques heures) ou à long terme (de

quelques heures à quelques années) et concernent les câbles qui peuvent être le

siège du sur-échauffement du neutre et les matériels bobinés comme les

transformateurs ou les moteurs.

– échauffement des condensateurs : L'échauffement est causé par les pertes

dues au phénomène d'hystérésis dans le diélectrique. Les condensateurs sont

donc sensibles aux surcharges, qu'elles soient dues à une tension fondamentale

trop élevée ou à la présence d'harmoniques. Ces échauffements peuvent conduire

au claquage.

– échauffement dû aux pertes supplémentaires des machines et des

transformateurs : échauffement causé par les pertes dans le stator des

machines et principalement dans leurs circuits rotoriques (cages, amortisseurs,

circuits magnétiques) à cause des différences importantes de vitesse entre les

champs tournants inducteurs harmoniques et le rotor.

Les harmoniques génèrent aussi des pertes supplémentaires dans les

transformateurs, par effet Joule dans les enroulements, accentuées par

l‘effet de peau et des pertes par hystérésis et courants de Foucault dans les

circuits magnétiques.

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 112

5-Analyse harmonique ou de Fourrier :


On peut considérer que toute forme d‘onde périodique est la superposition

d‘une composante continue, d‘une composante sinusoïdale pure ( fondamentale),

et d‘ondes sinusoïdales pures appelées des harmoniques, de fréquences égales à

des multiples entiers de celle de l‘onde fondamentale. Une onde non sinusoïdale

est souvent appelée une onde complexe (composée). Son expression

mathématique est de la forme :


v  V0  V1 . sin(t  1 )  V2 . sin( 2t   2 )  V3 . sin( 3t   3 )  ...  Vn . sin( nt   n ).

Dans laquelle :

v : Valeur instantanée ;

V0 : Valeur moyenne (ou continue) ;

V1 : Amplitude de la composante fondamentale ;

V2 : Amplitude de la composante harmonique de rang 2 ;

V3 : Amplitude de la composante harmonique de rang 3 ;

Vn : Amplitude de la composante harmonique de rang n ;

 : Angle de déphasage relatif ;

  2f : La pulsation, f est la fréquence de l‘onde fondamentale ;

1
: est le temps (la période) au bout duquel l‘onde complexe se répète.
f

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 113

Figure-57- : Décomposition d'un signal périodique

Il est plus commode, au point de vue mathématique, d‘exprimer la variable par x

plutôt que par t et la fonction par y plutôt que par une tension ou un courant.

Alors :
y  f ( x)  R0  R1 sin( x  1)  R2 sin( 2x  2 )  R3 sin( 3x  3)  ...  Rn sin( nx  n )

Ou encore :
y  f ( x)  A  a1 sin x  b1 cos x  a2 sin 2x  b2 cos 2x  ...  an sin nx  bn cos nx.

Le développement est appelé une série de Fourrier et, lorsque l‘on peut exprimer

f(x) mathématiquement, on obtient les expressions suivantes des coefficients :


2
1
A
2  f ( x).dx.
0

2
1
an 
  f ( x). sin nx.dx.
0

2
1
bn 
  f ( x). cos nx.dx.
0

Les équations sont équivalentes en posant :

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 114

an sin nx  bn cos nx = Rn sin( nx  n)


Cette égalité donne l’amplitude de l’harmonique de rang n :
1
R n  (a n2  bn2 ) 2

Et le déphasage :
bn
 n  arctan
an

Le terme constant A est la valeur moyenne de la fonction. Il donne, par

exemple, la tension continue (moyenne) de sortie d‘un redresseur.

De l‘observation d‘une forme d‘onde peuvent découler certaines conclusions et

simplifications de l‘expression analytique d‘une onde complexe.

-Si les aires des alternances positives et négatives sont égales, A=0

-Si f ( x   )   f ( x) , il n‘y a pas d‘harmoniques pairs, autrement dit il n‘y a pas

d‘harmoniques de rang 2, 4,…. Toute alternance négative est symétrique de

l‘alternance positive ;

- Si f ( x)   f ( x) , bn  0 , autrement dit il n‘y a pas de termes en cosinus quand



2
4
la fonction est impaire ; a n 
  f ( x). sin nx.dx.
0

- Si f ( x)  f ( x ) , a n  0, autrement dit il n‘y a pas de termes en sinus quand la



2
4
fonction est paire. bn 
  f ( x). cos nx.dx.
0

La symétrie éventuelle de la forme d‘onde permet de simplifier les expressions

de a n et de bn , égales à deux fois la valeur de l‘intégrale de 0 à  , ou à quatre


fois la valeur de l‘intégrale de 0 à , par exemple.
2

On recourt à une analyse graphique lorsqu‘il est impossible d‘exprimer f(x)

mathématiquement, ou si l‘on doit analyser une forme d‘onde en provenance d‘un

appareil d‘enregistrement.

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 115

Selon l‘expression de a n égale deux fois la valeur moyenne de y. sin nx prise sur

une période. La division en un nombre m d‘intervalles égaux donne :

2 r m
an   y r . sin nxr
m r 1

2 r m
bn   y r . cos nxr
m r 1

Le rang d‘intervalles doit être supérieur au rang de l‘harmonique à déterminer ;

plus le nombre d‘intervalles est grand, plus la précision est grande.

Spectre de fréquence : Le spectre de fréquence est la représentation de

l'amplitude des harmoniques en fonction de leur rang.

Figure-58- : Décomposition spectrale d'un signal périodique.

L‘expression de la valeur efficace totale de l‘onde complexe donnée à l‘équation

de départ :

Veff  (V12( eff )  V22( eff )  V32( eff )  ...  Vn2( eff ) )1 2 .

De même pour le courant :

I eff  ( I 12(eff )  I 22(eff )  I 32(eff )  ...  I n2(eff ) )1 2 .

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 116

L‘expression de l‘écoulement de la puissance dans une partie d‘un circuit à tension

périodique et courant périodique est :

Puissance totale  Vn ( eff ) .I n( eff ) . cos n

Selon cette expression, la puissance totale égale la somme des puissances

associées aux harmoniques en incluant le terme continu (moyen) V0 I 0 . Dans cette

équation  n est le déphasage entre les composantes de tension et de courant de

l‘harmonique de rang n. Le sens de l‘écoulement de la puissance harmonique est

déterminé par  n selon qu‘il est inférieur ou supérieur à 90°.

6-Définition des grandeurs harmoniques :

6-1-La valeur du courant efficace, notion de valeur RMS :

Afin de comprendre l'importance des perturbation causées par la

pollution harmonique, il est nécessaire de rappeler qu'en régime alternatif, a la

fréquence de 50 Hz, sur les réseaux d'alimentation électrique, les

caractéristiques des matériels, les réglages des dispositifs de protection et la

détermination par calcul des sections de conducteurs sont bases sur l'hypothèse

d'un courant parfaitement sinusoïdal.

Ainsi avec l'apport des charges non linéaires, le courant, nous l'avons vu

précédemment ne conserve plus un aspect purement sinusoïdal et est dit déforme,

et ceci en raison de la commutation de composants a base de semi-conducteurs,

intrinsèques a la construction du matériel, qui n'autorise le passage du courant

qu'a des instants donnes sur une période complète. Il va donc essentiel de pouvoir

mesurer la valeur efficace du signal quelle que soit la forme de celui-ci dans une

installation électrique.

Les appareils numériques dits RMS (Root Mean Square) réalisent la mesure

efficace d'un signal quelque soit sa forme, sinusoïdal ou bien déformé. Il est

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 117

possible de mesurer la valeur efficace de chaque harmonique ainsi que celle du

fondamental a l'aide des appareils de mesure actuels (pinces harmonique)

Le calcul de la valeur efficace du courant déforme s'obtient donc en

effectuent la somme quadratique des courants. Cela revient à élever au carré

chaque valeur efficace du courant, à additionner les valeurs obtenues et à en

extraire la racine carrée.

T n 
1
Son expression est : Yeff 
T  y (t ).dt 
2
Y
n2
n
2

Exemple : soit un signal périodique dont la décomposition harmonique donne :

- I1 = 104 A

- I3 = 30 A I eff  I 12  I 32  I 52  104 2  30 2  10 2  109 A

- I5 = 10 A

6-2-Les Taux de distorsion harmonique global et individuel :

a) Taux global d'harmonique

Le taux de distorsion est un paramètre qui définit globalement la déformation de

la grandeur alternative :
n 

Y
n2
n
2

TDH (%)  100 .


Y1

b) Taux individuel d'harmonique

Cette grandeur représente le rapport de la valeur efficace d'un harmonique

par rapport à la valeur efficace du fondamental (Y1), selon la définition usuelle ou

bien par rapport à la valeur efficace de la grandeur alternative (Yeff).

Y1: la valeur efficace du fondamental

Yn: la valeur efficace d'harmonique du rang (n)

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 118

Yn
H n (%)  100 .
Y1

6-3-Facteur de puissance et facteur de déphasage :

Il est important en présence d'harmoniques de ne pas confondre ces

deux termes qui sont égaux seulement lorsque les courants et tensions sont

parfaitement sinusoïdaux.

Le facteur de puissance (  ) est le rapport entre la puissance active P

et apparente S.
P

S
- Le facteur de déphasage (cos 1 ) concerne les grandeurs fondamentales
donc :

P1
cos1 
S1

En sinusoïdal pur : cos1  cos  


Figure-59- : Facteur de puissance et facteur de déphasage

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 119

Conclusion:
FP  cos sur une charge linéaire ;

FP  cos sur une charge non linéaire

6-4-Facteur de déformation :
C’est le rapport entre le facteur de puissance et le cos 1 .
FP
FD  donc FP  cos1 .FD
cos 1

Il est toujours inférieur ou égal à 1.

7-Influence des harmoniques sur le récepteur :


La tension d‘une charge alimentée par un redresseur contient un résidu

harmonique. Le plus petit rang de ce résidu égale l‘indice de pulsation du

redresseur. Il existe aussi des harmoniques de rang multiple de l‘indice de

pulsation. Selon les formes d‘ondes étudiées le résidu harmonique de la tension

de sortie d‘un redresseur commandé est supérieur à celui de la tension de sortie

d‘un redresseur non commandé.

Inévitablement, chaque tension harmonique génère un courant harmonique de

même fréquence dans la charge. Un grand nombre de formes d‘ondes illustrant le

fonctionnement des redresseurs furent tracées en supposant un courant de

charge continu lissé. Dans la pratique, cette hypothèse d‘une inductance de

charge infinie n‘est pas toujours vérifiée, et la forme d‘onde du courant de

charge contient des harmoniques.

L‘effet des harmoniques sur la charge doit être évaluée dans chaque application,

mais ceux-ci ne contribuent souvent qu‘à augmenter les pertes. Tel est le cas

lorsque la charge est un moteur à courant continu.

La tension alternative fournie par un onduleur ou un cycloconvertisseur contient

des composantes harmoniques en raison des commutations.

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 120

On réduit le résidu harmonique de la tension aux bornes de la charge à

l‘aide d‘un circuit plus complexe ou par l‘usage de filtres.

Dans certaines circonstances, en raison de la commutation rapide du courant, la

charge rayonne des parasites (radiofréquences) dans l‘atmosphère.

Les harmoniques modifient les formes d‘ondes d‘alimentation et

perturbent les circuits d‘amorçage qui utilisent le passage à zéro d‘une tension

d‘alimentation comme référence pour créer un angle de retard. Une telle

distorsion peut entraîner une petite différence de retard à l‘amorçage d‘un

thyristor au suivant et générer le phénomène appelé gigue. La fréquence de gigue

appartient à la gamme des radiofréquences et intervient dans le brouillage

radioélectrique.

La figure permet de déterminer le résidu harmonique de la tension de sortie d‘un

redresseur non commandé à indice de pulsation p (en négligeant l‘empiétement).

Avec la variable pt , la période de la forme d‘onde est de 2 , et son équation sur

un intervalle choisi est Vmax cost :



1 pVmax 
A
2 
V max . cos t.d ( pt ) 

sin
q

Figure-60- : Forme d‘onde d‘un redresseur non commandé à indice de

pulsation p sans empiètement

Cette équation donne la tension moyenne et est identique de l‘empiètement pour

  0 et   0 .

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 121

Le facteur a n  0 puisque f ( pt )  f ( pt )

Le facteur

1
bn 
 V

max cos t. cos mpt.d ( pt )

 
 cos m 
pVmax 2
bn 

 2 2

sin
 p  m p 1 

Avec m.p=n , m=1,2,3,… ;  cos m indique seulement un changement de signe pour

chaque composante.

La comparaison de ces équations montre que l‘amplitude relative de l‘harmonique

à la tension moyenne égale :


2
n 1 2

Le plus petit harmonique a lieu pour m=1, c'est-à-dire pour p fois la fréquence

d‘entrée. Cette conclusion est visible sur la forme d‘onde.

8-Influences des harmoniques sur la source :


Inévitablement, en raison de la commutation d‘un composant redresseur, le

courant tiré de l‘alimentation alternative est non sinusoïdal. Essentiellement,

l‘alimentation alternative fournit une tension sinusoïdale, et l‘écoulement de

puissance ne dépend que de la fréquence fondamentale (secteur). La charge

convertit une partie de cette puissance à des fréquences supérieures et

réinjecte la puissance harmonique dans le système d‘alimentation. Une charge à

la sortie d‘un redresseur se comporte donc, de ce point de vue, comme un

générateur d‘harmoniques.

Si le redresseur n‘est pas commandé, le courant alternatif triphasé

d‘entrée comporte deux composantes harmoniques par harmonique présent dans

la tension, l‘une de rang immédiatement supérieur et l‘autre de rang inférieur. Si

l‘inductance de charge est infinie, et donc le courant de charge lissé, alors les

amplitudes de ces composantes harmoniques de courant sont inversement

proportionnelles à leur rang.


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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 122

Pour justifier ces affirmations, considérons les équations suivantes des

grandeurs d‘entrée d‘un système triphasé et tirons-en l‘expression de la

puissance instantanée totale.

v a  V . sin t

 sin (n  1)t  sin (n  1)t 


i a  I sin t   
 n 1 n 1 

Les expressions des phases b et c sont identiques, à l‘exception près du


2 2
remplacement de  par (  ) et (  ).
3 3

Puissance instantanée totale = va .ia  vb .ib  vc .ic

3
= V .I (1.5  cos nt )
n 1
2

Selon cette équation, une composante harmonique de tension de rang n est liée

à deux composantes harmoniques de rang ( n  1) et ( n  1) du courant

1 1
d‘alimentation, d‘amplitude relative et .
(n  1) (n  1)

Dans le cas d‘un redresseur idéal à indice de pulsation p, courant de

charge lissé, sans perte et sans empiètement, seuls les harmoniques de rang
r  mp  1

(m=1, 2, 3, …) sont présents dans le courant d‘entrée, et leurs amplitudes égalent


1
fois celles de l‘onde fondamentale. Plus l‘indice de pulsation p est grand, plus
r

on élimine d‘harmoniques, puisque mp=n, n étant le rang des harmoniques de la

forme d‘onde de tension et r le rang des harmoniques du courant d‘entrée.

Fréquemment l‘hypothèse d‘un courant de charge lissé n‘est pas

suffisamment justifiée pour que les propositions ci-dessus soient exactes et, en

portique, particulièrement pour les grands retards d‘amorçage, les composantes


1
harmoniques ne sont pas dans la proportion relative simple .
r

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 123

Soit le circuit représenté dans la figure--. Nous avons remplacé le réseau

d‘alimentation par son équivalent de Thévenin. Une charge absorbant un courant i

est placée sous une tension v différente de l‘alimentation V . sin t , à cause de la

chute de tension dans l‘impédance interne R+j.X. L‘impédance de l‘alimentation

dépend de la fréquence de chaque harmonique ; la tension v contient donc des

composantes harmoniques de tension. Les autres charges ou les consommateurs

alimentés à partir de ce point de raccordement commun reçoivent une tension

non sinusoïdale.

La pénétration des harmoniques, en provenance de la charge, dans

l‘alimentation dépend de la réaction des composantes du système à chaque

fréquence particulière. En raison de leur réactance décroissante avec la

fréquence, les condensateurs connectés entre les lignes pour (disons) améliorer

le facteur de puissance absorbent les courants harmoniques.

Figure-61- : Alimentation d‘un réseau de charge

Le système peut entrer en résonance à une fréquence harmonique. Les

tensions et courants harmoniques peuvent pénétrer dans tous les niveaux du

système d‘alimentation et augmenter les pertes, causer des erreurs de mesure

et des perturbations chez les autres consommateurs.

L‘apparition d‘une composante continue dans le fil neutre du système

d‘alimentation de tels circuits est un problème sérieux. Cette composante peut

aimanter en continu les transformateurs du système et surcharger le neutre.

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 124

Voici quelques observations générales sur les systèmes triphasés

équilibrés. Les harmoniques de rang multiple de trois, de rang 3m avec m=1, 2, 3,

… sont tous en concordance de phase, selon les équations,

i a (3m )  I . sin 3mt


 2 
ib (3m )  I . sin 3m(t  )  I . sin 3mt
 3 
 2 
ic (3m )  I . sin 3m(t  )  I . sin 3mt
 3 

Donc : i a ( 3m )  ib ( 3m )  i c ( 3m )

Selon la figure--, si i a (3m)  ib (3m)  ic (3m ) alors ce courant harmonique de rang

multiple de 3 ne peut circuler que dans un montage en étoile avec neutre.

Figure-62- : Distribution de l‘harmonique 3 de courant dans un système

triphasé

Selon la théorie des composantes symétriques, la circulation des composantes

à fréquence triple est analogue à une composante homopolaire, le courant du

neutre égalant trois fois celui de chaque ligne. Les courants de fréquence triple

représentés dans le triangle mais pas dans les lignes d‘entrée.

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 125

Si le neutre de l‘alimentation n‘est pas connecté à la charge, il ne circule pas de

composantes harmoniques de rang multiple de 3 dans les lignes. Les équations des

courants harmoniques d‘ordre (3m-1) sont :


i a (3m 1)  I . sin (3m  1)t 
 2  2
ib (3m 1)  I . sin (3m  1)(t  )  I . sin[( 3m  1)t  ]
 3  3
 2  2
ic (3m 1)  I . sin (3m  1)(t  )  I . sin[( 3m  1)t  ]
 3  3

La succession des phases des harmoniques de rang (3m-1) est l‘opposé

(inverse) de celle des ondes fondamentales (directes). Par exemple, un

harmonique d‘ordre 5 (m=2) établira une composante de couple résistant dans un

moteur à induction si l‘entrée de celui-ci contient un tel harmonique.

Les harmoniques des courants harmoniques de rang (3m+1) sont :


i a (3m 1)  I . sin (3m  1)t 
 2  2
ib (3m 1)  I . sin (3m  1)(t  )  I . sin[( 3m  1)t  ]
 3  3
 2  2
ic (3m 1)  I . sin (3m  1)(t  )  I . sin[( 3m  1)t  ]
 3  3

Les harmoniques de rang (3m+1), celui d‘ordre 7 (m=2) par exemple, ont même

ordre de succession que les ondes fondamentales.

Les services publics de distribution d‘électricité limitent le niveau du

courant harmonique renvoyé par un consommateur, à l‘endroit du réseau appelé :

point de raccordement commun.


Ces services ne se bornent pas à limiter le courant harmonique tiré par un

consommateur : ils jugent la distorsion harmonique que certaines charges

particulières infligent à la forme d‘onde de tension au point de raccordement

commun.

Nous n‘avons considéré que les fréquences multiples de la fréquence

fondamentale, mais il peut y avoir des composantes de fréquence sous multiple.

Ce sont des variations des formes d‘ondes à une fréquence inférieure à la

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 126

fréquence nominale du secteur. Ces composantes fréquentielles peuvent découler

de l‘usage d‘une commande par train d‘alternances voir figure--. Et causer des

perturbations en faisant fluctuant la tension à basse fréquence.

Figure-63- : Commande par alternances entières

Ces fluctuations cycliques de tension gênent les personnes travaillant sous

un éclairage sont souvent déphasés et peuvent s‘annuler mutuellement.

La gigue génère des brouillages haute fréquence. Il y a une gigue lorsque

l‘angle de retard à l‘amorçage varie légèrement d‘une période à la suivante.

Les harmoniques du système d‘alimentation génèrent parfois un brouillage

radioélectrique intense parce que le système complet se comporte, sous cet

aspect, comme une antenne d‘émission haute fréquence. Il y a parfois brouillage

radioélectrique lorsque les lignes électriques sont parallèles à des lignes de

communication, comme c‘est le cas dans les systèmes ferroviaires électrifiés. Il

faut blinder les câbles de communication contre un tel brouillage.

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 127

MATERIEL
EFFETS DE LA POLLUTION HARMONIQUE
ELECTRIQUE
Machines tournantes Echauffements supplémentaires.
(moteurs triphasés, Couples oscillatoires qui provoquent des
alternateur) vibrations et du bruit.
Echauffements supplémentaires.
Transformateurs Pertes dans le fer.
Risque de saturation.
Augmentation des pertes surtout dans le câble de
Câbles
neutre où s‘ajoutent les harmoniques de rang 3.
Electronique de
Troubles de fonctionnement.
puissance
Condensateurs Vieillissement prématuré.
Dispositifs de
protection (fusibles, Déclenchement intempestif.
disjoncteurs)
Compteurs d‘énergie Erreurs de mesure.

Téléviseurs Déformation de l‘image et du son.

Lampes à décharge Risque de vieillissement prématuré.


Tableau-6- : Effets des harmoniques sur la matériel électrique

9-Solutions techniques possibles:

Aujourd'hui, les récents progrès en matière de technologie de l'électronique de

puissance apportent une capacité sans précédent de compensation et de

correction de la distorsion harmonique générée par les charges non linéaires.

Les solutions présentées démontrent le rôle de la source d'alimentation, de la

charge et du réseau de distribution de courant alternatif dans l'optique de la

qualité du courant. L'avantage d'un matériel d'annulation des harmoniques est

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 128

démontré de façon claire. Parmi les différentes solutions techniques possibles,

on évalue le filtrage actif d‘harmoniques travaillant en mode d'injection de

courant. Ce nouveau compensateur actif révolutionnaire est sans doute le plus

facile à utiliser le plus flexible, le plus efficace et le plus rentable.

9-1-Les solutions traditionnelles:

a- Surdimensionnement ou déclassement de l'installation électrique :

Cette solution consiste à surdimensionner tous les éléments de

l'installation susceptibles de véhiculer des courants harmoniques, à savoir les

transformateurs, les câbles, les disjoncteurs, les groupes électrogènes et les

tableaux de distribution. La solution la plus largement utilisée est le

surdimensionnement du conducteur neutre.

b- Abaisser l‘impédance harmonique de la source :

En pratique cela revient à brancher le pollueur directement sur un

transformateur le plus puissant possible, ou à choisir un générateur à faible

impédance harmonique (figure--). Notons qu‘il est intéressant, côté source,

d‘utiliser plusieurs câbles en parallèle, de sections plus faibles, plutôt que d'en

utiliser un seul. Si ces conducteurs sont suffisamment éloignés, l'inductance

apparente est divisée par le nombre de câbles en parallèle.

Figure-64- : Ajouter une inductance aval ou diminuer l‘impédance de source

amont, entraîne une diminution du TDH de tension au point considéré.

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 129

c- Agir sur la structure de l'installation :

Il faut éviter de connecter un récepteur sensible en parallèle avec un pollueur

(fig.4.2) Une alimentation par câble distinct est préférable. Quand on est un

présence d‘un pollueur de forte puissance, il est souhaitable de l‘alimenter par un

autre transformateur MT/BT.

Figure-65- : Une distribution en étoile permet le découplage par les impédances

naturelles et/ou additionnelles.

d- Confinement des harmoniques :

Il s'agit de limiter la circulation des courants harmoniques à une partie

aussi petite que possible de l'installation.

Si le montage est un montage équilibré, les harmoniques de rang 3k sont en

phase. En l'absence de neutre, ces courants ne peuvent circuler.

Figure-66- : Harmoniques en absence de neutre

Si on raccorde le neutre à un tel montage, les harmoniques de rang 3k

peuvent circuler dans chacune des phases, et s'additionnent dans le neutre.

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 130

Figure-67- : Harmoniques en présence de neutre

La présence dans le neutre de ces courants harmoniques de rang 3k

obligent à surdimensionner ce conducteur. Dans certains cas (éclairage

fluorescent alimentations électroniques,...) ces courants peuvent être

supérieurs au fondamental.

Les principales solutions à la surcharge du conducteur de neutre sont les

suivantes:

- Utiliser un conducteur de neutre séparé pour chaque phase.

- Doubler le calibre du conducteur de neutre

Sachant que le courant dans le neutre ne peut dépasser 1,7 fois le

courant dans chaque phase, ceci est une solution technologique simple pour

éviter la surcharge du conducteur de neutre.

e- Utilisation d'un Transformateur Yzn :

L‘utilisation de transformateurs primaire étoile (sans neutre !) et à

secondaire ZIG-ZAG est une solution intéressante (fig. 4.5). Ce couplage permet

d‘avoir le minimum de distorsion au secondaire. En effet, dans ce cas, les

courants harmoniques de rang 3 k ne circulent pas au primaire du

transformateur et l'impédance Zs ne dépend plus que des enroulements

secondaires. Le courant circulant par exemple dans l‘enroulement primaire 1

vaut :

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 131

Figure-68- : Schéma d'un Transformateur Yzn

F- Utilisation d'un Transformateur Dyn :

Les harmoniques de rang 3k étant en phase, ils ne peuvent circuler sur le

réseau en amont du transformateur.

Figure-69- : Schéma d'un Transformateur Dyn

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 132

Il est également possible d'éliminer en ligne certains rangs d'harmoniques

en les déphasant. Le calcul montre que ce sont les rangs 6k 1 avec k impair qui

peuvent être éliminés, c'est à dire essentiellement les rangs 5 et 7 qui sont les

plus importants en amplitude. Pour cela, il faut :

- que les récepteurs pollueurs aient la même puissance et utilisent la même

technologie

- utiliser :

- soit un transformateur Dyn11

- soit un transformateur avec deux secondaires déphasés de 30°.

Exemple : utilisation d'un transformateur Dyn11

Figure-70- : Transformateur Dyn11 et les harmoniques

g- Inductance de lissage des courants :

Cette self se monte en série à l'entrée d'un récepteur pollueur.

Figure-71- : Redresseur triphasé avec inductance de lissage

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 133

Cette solution n'élimine aucun rang, mais limite tous les rangs

d'harmoniques présents. L'inductance de ligne augmentant, la distorsion en

tension aux bornes de la charge augmente également.

h- Inductance anti-harmonique de protection des condensateurs :

Son rôle est de protéger une batterie de condensateurs contre les surcharges

harmoniques.

Figure-72- : Utilisation d'inductance antiharmonique

L'inductance L doit être calculée de façon à ce que la fréquence de

résonance ne corresponde à aucun des harmoniques présents dans l'installation.

Cette règle permet de supprimer les risques de forts courants harmoniques dans

les condensateurs. Attention toutefois lors de l'utilisation de condensateurs à

gradins à tenir compte des fréquences de résonance selon le ou les gradins en

service.

Le schéma équivalent montre que ce circuit présente :

- une résonance parallèle appelée anti-résonance pour la fréquence :

- une résonance série dans la branche L C, pour la fréquence.

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 134

Figure-73- : Le schéma équivalent de circuit

Le choix de Far dépend de l'impédance de court circuit du réseau (Lcc) et

du circuit L C, alors que celui de Fr ne dépend que de L et de C. La courbe qui

suit représente la variation de l'impédance en fonction de la fréquence, vue du

jeu de barres.

Figure-74- : L'impédance de circuit en fonction de la fréquence

Le choix de la fréquence d'accord se situera en dessous du premier rang

significatif d'harmonique présent dans le circuit. Cette solution permet de

placer la résonance en dehors du domaine de spectre des courants harmoniques.

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 135

Figure-75- : Résonance en dehors des harmoniques

i- La solution de filtrage passif :

Le principe est de "piéger" les courants harmoniques dans des circuits LC,

accordés sur les rangs d'harmoniques à filtrer. Un filtre comprend donc une

série de "gradins" qui correspondent tous à un rang d'harmonique. Les rangs 5 et

7 sont les plus couramment filtrés.

On peut installer un filtre pour une charge ou pour un ensemble de

charges. Sa conception nécessite une étude approfondie du réseau électrique et

un travail de conception de bureau d'étude. Le dimensionnement dépend du

spectre harmonique de la charge et de l'impédance de la source d'énergie. Il

convient également de coordonner ses caractéristiques avec les besoins en

puissance réactive des charges; enfin, il est souvent difficile de concevoir les

filtres de manière à éviter un facteur de puissance avance (capacitif) pour

certaines conditions de charge.

Le filtre passif associe un condensateur et une inductance places en série,

dans le but d'obtenir la fréquence de résonance sur un harmonique donne. Le

filtre passif est défini de cas par cas afin d'être accorde sur un harmonique

précis a filtrer.

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 136

Le filtre une fois ajuste sur l'harmonique à éliminer, présente une impédance

très faible privilégiant alors le passage de courant harmonique s'oriente ainsi

vers le filtre et non pas vers le reste du réseau.

On distinguera deux types de filtres assurant la limitation des tensions

harmoniques:

-Le shunt résonant

- Le filtre amorti

a) Le shunt résonant :

Principe de fonctionnement :

Le shunt résonant est constitué d'un condensateur monté en série avec une

inductance. Ces éléments sont placés en dérivation sur l'installation et accordés

sur un rang d'harmonique à éliminer. L'impédance de cet ensemble est très

faible pour sa fréquence d'accord, et se comporte ainsi comme un court circuit

pour l'harmonique considéré.

Figure-76- : Schéma de filtre "shunt résonant"

Selon le rang de l'harmonique à éliminer, la fréquence d'accord (Fr) sera :

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 137

Le shunt résonant présente, à fr, une impédance minimale réduite à la

résistance r de l‘inductance. Il dérive donc en lui-même la presque totalité des

courants harmoniques injectés de fréquence fr, avec un taux de tension

harmonique de fréquence fr faible, car proportionnel au produit de la résistance

r par le courant traversant le filtre.

En principe, il y a autant de shunts résonants que d‘harmoniques à traiter,

à raccorder au jeu de barres où la réduction des tensions harmoniques est

spécifiée. Leur ensemble constitue une batterie.

La (figure--) représente l‘impédance harmonique d‘un réseau équipé d‘une

batterie de quatre filtres de rang 5, 7, 11 et 13. Elle montre qu‘il y a autant

d‘antirésonances que de filtres. Ces antirésonances doivent se situer entre les

raies du spectre. Ce qui impose, si une segmentation de la batterie est jugée

nécessaire, une étude soignée.

Figure-77- : Impédance d'un réseau équipé de filtres shunt.

Principales caractéristiques d‘un shunt résonant :

Elles sont fonction de nr = fr/f1 rang d‘accord du filtre, avec :

fr = fréquence d‘accord,

f1 = fréquence du fondamental (ou industrielle, 50 Hz par exemple).

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 138

Ces caractéristiques sont :

La puissance réactive de compensation Qvar :

Le shunt résonant, capacitif au-dessous de son accord, réalise la compensation

d‘énergie réactive à la fréquence industrielle.

La puissance réactive de compensation du shunt sous la tension de service U1 au

jeu de barres de raccordement, est donnée par la formule :

L‘impédance caractéristique

Le facteur de qualité q = X0/r

Un filtre efficace doit avoir une inductance possédant un grand facteur q, donc

r<<X0 à la fréquence fr.

L'emploi de filtres shunts résonants impose les précautions suivantes :


- S'assurer que la fréquence d'anti-résonance soit suffisamment éloignée du

rang harmonique à piéger pour ne pas amplifier la déformation de la tension à

cette fréquence.

- Penser que l'existence d'harmoniques préexistants sur le réseau peut entraîner

un échauffement supplémentaire des condensateurs.

b) Les filtres amortis :

Principe de fonctionnement :

Le montage d'un nombre élevé de shunts résonants en batterie n'étant pas

économique, la solution est de faire appel à un filtre large bande, qui possède les

propriétés suivantes:

- amortir les antirésonances,

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 139

- réduire les tensions harmoniques de fréquences égales ou supérieures à son

accord, d‘où le nom de « filtre amorti passe-haut »,

- amortir rapidement le régime transitoire à la mise sous tension du filtre.

Le filtre amorti d‘ordre deux est constitué d‘un shunt résonant auquel est

adjointe, aux bornes de l‘inductance, une résistance d‘amortissement R.

Figure-78- : Schéma d'un filtre amorti

La fréquence de résonance (Fr) d'un tel filtre est :

Le filtre amorti sera étudié pour que Fr coïncide avec la première raie

caractéristique du spectre à filtrer (cette raie étant généralement la plus

importante). L'impédance d'un réseau, vue du jeu de barres, comportant un filtre

amorti d'ordre deux est la suivante.

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 140

Figure-79- : l'impédance, vue du point A, d'un réseau comportant soit un filtre

d'ordre deux, soit un shunt résonant.

 Au dessous de fr :

La résistance d‘amortissement contribue à la réduction de l‘impédance du

réseau à l‘antirésonance, donc réduit les tensions harmoniques éventuelles.

 A fr :

La réduction de la valeur de la tension harmonique à une valeur spécifiée

est possible car, à cette fréquence, il ne peut pas exister de résonance entre le

réseau et le filtre, ce dernier présentant alors une impédance à caractère

purement résistif.

Cependant, cette impédance étant plus élevée que la résistance r de l‘inductance,

il en résulte une performance de filtrage inférieure au shunt résonant.

 Au dessus de fr :

Le filtre présente une réactance inductive de même nature que le réseau

(inductif), ce qui lui permet une certaine absorption des raies de spectre

supérieures à fr, et notamment un spectre continu.

Cependant, la présence éventuelle d‘antirésonances dans l‘impédance du réseau

sans le filtre, dues à des batteries de condensateurs existantes, réduit les

performances du filtrage.

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 141

Aussi, les batteries existantes doivent être prises en compte dans l‘étude de

réseau et quelquefois, faire l‘objet d‘aménagements.

Principales caractéristiques d‘un filtre amorti :

Les principales caractéristiques électriques du filtre amorti d‘ordre deux

sont fonction de nr = fr/f1 rang d‘accord du filtre, avec :

fr = fréquence d‘accord,

f1 = fréquence du fondamental (ou industrielle, 50 Hz par exemple).

La puissance réactive de compensation :

Pour un filtre amorti d‘ordre deux sous la tension de service U1 (l‘indice 1

est relatif au fondamental), elle est sensiblement celle du shunt résonant de

même inductance et même capacité, soit en pratique :

C étant la capacité phase neutre d‘une des trois branches de la batterie vue en

étoile.

L‘impédance caractéristique

 Le facteur de qualité de l‘inductance q = X0/r avec r résistance

del‘inductance fonction de l‘effet de peau, définie à la fréquence fr.

 Le facteur de qualité du filtre Q = R/X0

Les facteurs de qualité Q utilisés sont généralement compris entre 2 et 10.

Les pertes dues au courant fondamental de compensation et aux courants


harmoniques elles sont plus élevées que celles du shunt résonant et ne peuvent

être déterminées que par l‘étude de réseau.

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 142

Le filtre amorti est utilisé seul, ou bien en batterie de deux filtres, ou bien

associé à un shunt résonant, dans ce cas le shunt résonant est placé sur la plus

basse des raies du spectre.

Figure-80- : Filtre amorti d'ordre 2.

Il existe d'autres filtres amortis dérivés du filtre d'ordre deux : filtre amorti

d'ordre 3, filtre double amorti, filtre amorti type C.

Figure-81- : filtre amorti d'ordre 3 [a] ; filtre type C [b] ;

filtre double amorti [c].

Remarque:

La solution du filtrage passif est d'une efficacité moyenne et sa

conception dépend entièrement de la source d'énergie et des charges

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 143

concernées : elle n'offre très peu de flexibilité et quasiment aucune évolutivité.

Son utilisation peut créer des résonances, qui dépendent des caractéristiques

spécifiques du réseau.

Les incovénients:

 Une connaissance approfondie de la configuration du réseau électrique est

nécessaire,

 les variations de l'impédance du réseau peuvent détériorer les

performances du filtre,

 Le réseau peut former un système résonnant avec le filtre et les

fréquences

 L‘installation de ces filtres prend une grand espace et sa coûte cher.

9-1-Nouvelles solutions de réduction des harmoniques :


Les solutions précédentes nous ont permis de rappeler les techniques et

les systèmes passifs correspondants, utilisés pour réduire les perturbations

harmoniques.

Tous ces systèmes modifient des impédances, des rapports d‘impédances ou font

s‘opposer certains courants harmoniques.

Il existe d'autres voies de contrôle de l'impédance - que nous nous

garderons néanmoins de qualifier d'« intelligentes »! - passant par l'utilisation

des convertisseurs statiques toujours plus performants, étant donné

l'amélioration croissante des possibilités des composants semi-conducteurs de

puissance

Technologie Voltage (V) Intensité (A) Fréquence (kHz)

Transistor

MOS 500 50 50

Bipolaire 1200 600 2

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 144

IGBT 1200 600 10

Thyristor

GTO 4500 2500 1

Tableau-6- : Caractéristiques typiques d‘emploi des semi-conducteurs


de puissance dans les convertisseurs statiques.

Les progrès remarquables dans les domaines des composants de

l'électronique de puissance ont permis de nouvelles structures des

convertisseurs statiques tels les redresseurs à MLI et les filtres actifs.

a- Redresseurs MLI: (MLI: Modulation de Largeur d'Impulsion ou PWM :

Pulse Width Modulation)

Ces convertisseurs utilisent des composants à commutation forcée (IGBT,

GTO). Ils sont utilises non seulement pour réduire la pollution harmonique mais

aussi comme contrôle des puissances active et réactive ; généralement sous deux

structures : structures courant et structure tension.

b- Le filtre actif:

La solution la plus récente, pour faire face aux inconvénients des solutions

traditionnelles, est le filtrage actif.

Le filtre actif délivré un courant ou une tension dont la contenu harmonique

dépend uniquement de la loi de la commande des convertisseurs.

Principe de fonctionnement d'un filtre actif :


Le principe du filtrage actif ou compensateur actif d'harmoniques est

d'utiliser l'électronique de puissance pour produire des composantes

harmoniques qui annulent les composantes harmoniques des charges non linéaires.

Si le courant absorbé par un récepteur à l'allure suivante :

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 145

Figure-82- : Courant de charge

Le courant généré par le filtre actif sera :

Figure-83- : Courant de filtre

Le courant en ligne qui est égal au courant absorbé par le récepteur plus le

courant généré par le filtre sera sinusoïdal :

Figure-84-: Courant de source

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 146

= +

Figure-85- : La somme des courants

Figure-86- : Principe de fonctionnement d'un filtre actif

1- Les types de filtrages actifs :

 Filtrage actif série

Ce type de filtrage (figure--), connecté en série sur le réseau de distribution

compense à la fois les courants harmoniques générés par la charge et la

distorsion de tension déjà présente sur le réseau. Proche dans le principe des

conditionneurs de réseau, ils doivent être dimensionnée pour la puissance totale

de la charge.

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 147

va
vb
I sh-b
vc
Ish-c Ish-a

Transformateur
shunt

vsh-a
vsh-b C
vsh-c

Figure-87- : Compensateur actif dit « série » génère une tension harmonique qui

garantit une tension sinusoïdale aux bornes de la charge(STATCOM).

Le filtrage actif de type « série » est très peu usité. Sa fonction est de

permettre le raccordement d'une charge sensible sur un réseau pollué, par

blocage des sources de tensions harmoniques amont.

 Filtrage actif parallèle

Appelé aussi compensateur "shunt", il est connecté en parallèle sur le

réseau. Il est dimensionné pour la seule puissance harmonique (ou le courant

harmonique) absorbée par la ou les charges non linéaires.

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 148

Ia
Va Vb-a
Vb Vb-b Ib
Vb-c
Vc Ic

Transformateur
série

Vse-c
Vse-b
se-a C

Figure-88- : filtre actif dit « shunt » génère un courant harmonique qui annule
les harmoniques de courant coté réseau (SSSC).

Principe de la commande d'un filtre actif parallèle :

Le compensateur shunt se décompose en deux sous-ensembles(figure-88-) :

- La puissance : filtre d'entrée, onduleur réversible, éléments de stockage.

- La commande : élaboration des consignes, régulations U/I, commande

rapprochée du convertisseur.

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 149

Figure-89- : Structure de principe d'un filtre actif

2- Les différentes structures du filtre actif :

Le filtre actif shunt est présente sous différentes structures sachant

qu'il est réalise avec un onduleur de tension ou un onduleur de courant. Il peut

être a structure tension ou structure courant.

 Filtre actif à structure courant :

Dans cette structure la source de courant continu est une inductance L, le

courant qui traverse cette dernière est maintenue constant. Le filtre d'entre

absorbe les harmoniques dus a la commande MLI. Les interrupteurs sont réalises

par la mise en série de transistors et de diodes.

Le schéma de principe du filtre a structure courant est représente sur la

(figure--)

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 150

Figure-90- : Schéma d'un filtre actif « shunt » à structure courant.

 Filtre actif à structure tension :

Dans cette structure qui est représentée par la (figure--) la source de

tension continue est un condensateur qui maintient la tension Vc à ses bornes

constante. L'inductance L placée à la sortie du filtre sert à absorber les

courants harmoniques de haute fréquence dus à la commande MLI.

Les interrupteurs sont réalises par l'association en parallèle inverse de

transistors et de diodes.

Figure-91- : Schéma d'un filtre actif « shunt » à structure tension.

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 151

3- Choix de structure:

Le filtre actif à structure tension est généralement choisi par des

différents chercheurs à couse de la simplicité de sa commande et sa protection

ainsi que la nature de son circuit de stockage. Pour cette raison on a aussi utilisé

cette structure.

Le point d'insertion d‘un filtre actif "shunt"

Ce type de filtre peut être installé :

-Directement aux bornes du récepteur pollueur pour assurer une

dépollution locale

- Au l'entrée du tableau divisionnaire BT, pour assurer une dépollution semi

globale.

- Au niveau du TGBT (tableau général basse tension) pour assurer une dépollution

globale.

Le raccordement en parallèle d'un compensateur actif permet d'envisager

la dépollution à chaque niveau de l'arborescence d'une distribution. La seule

interaction à réaliser étant l'insertion de capteurs de courant. Le mode de

compensation peut être global, semi global ou local selon le choix du point

d'insertion (figure--).

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 152

Figure-92- : Insertion d'un filtre actif

Les avantages de filtre actif :

o Filtre le plus performant : il permet l'élimination totale possible de

toutes les harmoniques jusqu‘au rang 25.

o Performances constante: quel que soit le taux de charge.

o Souple : on peut le mettre en œuvre facilement après installation.

o Adaptable à la charge : l'adaptation en temps réel aux harmoniques

nécessaires donne au filtre une performance quasi constante et

indépendante du taux de charge.

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 153

o Indépendant de la source : le fonctionnement est le même et les

performances conservées, que la source soit un transformateur ou un

alternateur de groupe électrogène.

o Amélioration considérable du facteur de puissance : (de 0,95 au

minimum, Jusqu‘à 0,98) les harmoniques étant éliminées, et, dans le

même temps, du facteur de déphasage (cosФ1) par compensation du

réactif.

o Isolement possible: en cas de maintenance (filtre parallèle).

4- Les Inconvénients d'un filtre actif :

Le seul inconvénient relatif de ce type de filtre aurait pu être le coût, dû à

l'électronique de puissance.

c- Filtres à structures hybrides :


L'association de filtre(s) passif(s) avec un filtre actif constitue une

combinaison fréquemment utilisée. Le filtre passif se charge d'éliminer le rang

le plus important libérant de la puissance sur le filtre actif pour contrer les

autres rangs d'harmoniques.

Figure-93- : Structure générale d'un filtre hybride

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 154

a) La structure hybride « parallèle/série »

Figure-94- : Filtre hybride dit « parallèle/série »

Cette structure est à traiter les réseaux de puissance et tension élevées.

b) La structure hybride « série/parallèle »

Figure-95- : Filtre hybride de type « série/parallèle ».

c) Résume :
Dans certains cas, la solution de filtre hybride est économiquement

intéressante. Le filtre passif effectue le filtrage de base (rang 5, par exemple),

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 155

et le compensateur actif grâce à son action précise et dynamique, couvre les

autres rangs.

d-Conclusion:

La solution la plus couramment mise en œuvre jusqu‘à ce jour a été le

filtrage passif. A cette solution lourde et non exempte de risque, il est

aujourd‘hui proposé une alternative fort séduisante : l‘utilisation de

compensateurs actifs. Ces dispositifs utilisent une structure de type


convertisseur statique de puissance. Ainsi, grâce aux progrès des semi-

conducteurs, les convertisseurs, qui sont habituellement des pollueurs

harmoniques, sont capables d‘être des dépollueurs efficaces et auto adaptatifs.

Le compensateur actif « shunt », souple d‘emploi, auto adaptatif et qui ne

nécessite pratiquement pas d‘études préalables à la mise en service, est la

solution pour la dépollution au niveau d‘une charge non linéaire ou d‘un tableau de

distribution BT.

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 156

Tableau-7-: Synthèse des différentes « solutions actives » de lutte contre la pollution harmonique.

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 157

MODELISATION DU SYSTEME
D‘ALIMENTATION

1-Introduction :

Pour des fortes puissances et hautes tensions, on utilise généralement des

groupements d‘onduleurs à deux niveaux, d‘où une complication dans la commande

et une augmentation du coût du système. Pour remédier aux différents

problèmes associés à ces groupements, une nouvelle structure d‘onduleur dite à

trois niveaux a été proposée. Elle présente une supériorité notoire si l‘on juge

l‘étude élaborée ici par le calcul d‘harmoniques.

L‘apparition et le perfectionnement de nouveaux composants de puissance

commandables à l‘ouverture et à la fermeture tels que les GTO et les IGBT, ont

permis la conception de nouveaux convertisseurs fiables, rapides et puissants.

Ainsi, l‘ensemble des variateurs (convertisseur statique – machine à courant

alternatif) ont vu leur coût diminuer considérablement.

Dans ce chapitre, on présente la modélisation de l‘alimentation de la machine qui

est composée d‘un onduleur de tension commandé par la stratégie triangulo-

sinusoïdale, et d‘un redresseur à diodes suivi d‘un filtre passe-bas alimentant cet

onduleur. Puis, on fait une étude comparative entre les deux structures

d‘onduleurs à deux et trois niveaux.

2-Description du système d‘alimentation :

Le circuit principal du système d‘alimentation représenté par la figure—

possède, sur le coté réseau, un pont redresseur à diodes supposé parfait. Il est

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 158

suivi d‘un filtre passe-bas, comportant une inductance Lf et une capacité Cf dont

le rôle principal est de filtrer la tension redressée et de réduire les ondulations

du courant d‘entrée.
Réseau triphasé

Onduleur de
Lf
Cf tension MAS
triphasée

Redresseur Filtre

Figure-96- : Schéma du système d‘alimentation de la MAS

L‘onduleur permet de produire, à partir d‘une tension continue, une tension

modulée, dont l‘amplitude et la fréquence sont variables.

3-Modélisation du redresseur triphasé :


Le schéma de principe d‘un pont redresseur (pont de Graëtz) à diodes est

donné à la figure-97-. Ired

D1 D2 D3

Vred

D’1 D’2 D’3

v1 v2 v3
  

Figure-97- : Schéma d‘un pont redresseur triphasé

La séquence de conduction des diodes :

Di : Conduit si vi  max (v j ) ; i = 1, 2, 3 ; j = 1, 2, 3

Di' : Conduit si vi  min( v j ) ; i = 1, 2, 3 ; j = 1, 2, 3

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 159

Pendant chaque instant, la tension de sortie du redresseur est :

Vred  vi  vk
Avec :
vi  max (v1 , v 2 , v3 )
v k  min (v1 , v 2 , v3 )

Par conséquent :
Vred  max (v j )  min (v j ) ; j  1, 2, 3

Le schéma de la figure--, montre l‘allure du système de tension triphasée

(v1, v2, v3) à l‘entrée du pont redresseur ainsi que la tension redressée Vred à la

sortie de celui-ci.

600
Vred
500
Tensions v1,v2,v3 et Vred [V]

400 v1 v2 v3
300

200

100

-100

-200

-300

-400
0 0.002 0.004 0.006 0.008 0.01 0.012 0.014 0.016 0.018 0.02
Temps [s]

Figure-98- : Les tensions d‘alimentation et la tension redressée

La valeur moyenne de la tension redressée est donnée par :

3 3
Vredmoy  Vmax

4-Modélisation du filtre :
Entre le pont redresseur et l‘onduleur de tension, on insère un filtre LC

passe-bas comme le montre la figure--.

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 160

Lf
Ired If

Vred Cf Vf

Figure-99- : Schéma du filtre LC

Ce filtre est modélisé par les équations suivantes :

 dI red
Vred  L f dt  V f

 dV
 f  1 ( I red  I f )
 dt Cf

La fonction de transfert du filtre est donnée par la relation suivante :

V f (s) 1
F ( s)  
Vred ( s ) Lf C f s2  1

C‘est une fonction du deuxième ordre dont la fréquence de coupure est :

1
fC 
Lf C f

Le choix des valeurs de l‘inductance et de la capacité, peut être obtenu en

posant la condition simple qui consiste à éliminer les harmoniques d‘ordre

supérieur ou égal a deux. On devra choisir fC  2 f ' ; où f ' 6 f est la fréquence

de la tension redressée Vred et f la fréquence du réseau. On déduit que Lf Cf >

2.78.10-6 (HF), pour un choix de

Cf = 600 µF, on a Lf = 40 mH.

La tension du filtre choisie est illustrée par la figure--.

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 161

900

800

700

Tension Vf [V]
600

500

400

300

200

100

0
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 1.2 1.4 1.6 1.8 2

Temps [s]

Figure-100- : Tension de sortie du filtre

5-Modélisation de l‘onduleur de tension à deux niveaux :


Structure de l‘onduleur à deux niveaux
If

T11 D11 T21 D21 T31 D31

Vf a b c

T10 D10 T20 D20 T30 D30

vb
va vc

MAS

Figure-101- : Structure de l‘onduleur triphasé à deux niveaux

L‘onduleur de tension à deux niveaux se compose de trois bras (trois demi-

ponts) identiques. Chaque bras est composé de deux thyristors à GTO shuntés

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 162

en antiparallèle par des diodes de récupération, afin de renvoyer le courant

négatif vers la source.

a-Fonction de connexion :

On définit la fonction de connexion de chaque interrupteur TDks (Thyristor

à GTO – Diode) comme étant une fonction qui décrit l‘état ouvert ou fermé de

celui-ci tel que [13] :

1 si l' interrupte ur TDks est fermé


Fks  
0 dans le cas contraire

Avec :

k : Le numéro du bras ;
s : Le numéro de l‘interrupteur.

b-Modélisation aux valeurs instantanées

La commande des interrupteurs d‘un bras de l‘onduleur doit être

complémentaire [24][25], c‘est à dire :

 F11  1  F10

 F21  1  F20
F  1  F
 31 20

Les différentes tensions composées de cet onduleur s‘expriment au moyen

des fonctions de connexion comme suit :

vab   1  1 0   F11 
v    0 1  1. F .V
 bc     21  f
vca   1 0 1   F31 

Les tensions simples sont liées aux tensions composées par les relations

suivantes :

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 163

 1
va  (vab  vca )
3

 1
vb  (vbc  vab )
 3
 1
vc  3 (vca  vbc )

Par conséquent, les tensions simples sont exprimées au moyen des fonctions

de connexion comme suit :

va   2  1  1  F11 
v   1  1 2  1. F .V
 b 3   21  f
vc   1  1 2   F31 

Pour les courants, on peut écrire la relation (2.12) donnant le courant If

d‘entrée de l‘onduleur triphasé en fonction des courants ia, ib et ic de sa charge

triphasée qui sera constituée par la MAS :


I f  F11ia  F21ib  F31ic

c-Relations de conversion

Ces relations sont définies comme suit :

a- Relations de conversion simples

1 
 va  V f   3 (2 F11  F21  F31 ) 0 0 0
v  i  1 
 ( F11  2 F21  F31 ) 0 0
 b  N (t ).  avec N (t )   3
a 0
 vc   ib  
    1 
 I f   c
i  3 ( F11  F21  2 F31 ) 0 0 0
 F31 
 0 F11 F21

On appellera N (t ) la matrice de conversion simple.

b- Relations de conversion composées

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 164

vab  V f   F11  F21 0 0 0


v    
 bc   M (t ). ia  avec M (t )   F21  F31 0 0 0 
vca   ib   F31  F11 0 0 0
     
 I f   ic   0 F11 F21 F31 

On appellera M (t ) la matrice de conversion composée.

6-Modélisation de l‘onduleur de tension à trois niveaux


a-Structure de l‘onduleur à trois niveaux
If if1

T12 D12 T22 D22 T32 D32


DD11 DD21 DD31
C1 vc1

T11 D11 T21 D21 T31 D31

Vf if0
0 a b c
0
T13 D13 T23 D23 T33 D33
DD10 DD20 DD30
C2 vc2

T14 D14 T24 D24 T34 D34

if2

vb
va vc

MAS

Figure-102- : Structure de l‘onduleur triphasé à trois niveaux

L‘onduleur à trois niveaux, se compose en trois bras et deux sources de

tension continue. Chaque bras de l‘onduleur est constitué de quatre paires diode-

thyristor à GTO présentant chacune un interrupteur bidirectionnel en courant,

et deux diodes médianes permettant d‘avoir le niveau zéro de la tension de

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 165

sortie de l‘onduleur. Le point milieu de chaque bras est relié à une alimentation

continue. La figure-- donne une représentation schématique de cet onduleur.

Remarque : les tensions vC1 et vC2 sont des tensions continues (dans le cas idéal,
Vf
vC1 et vC2 sont égales, c'est à dire : vC1  vC 2  ).
2

b-Modélisation du fonctionnement d‘un bras d‘onduleur à trois niveaux :

La symétrie de la structure de l‘onduleur à trois niveaux permet leur

modélisation par bras (figure--). On définit en premier lieu le modèle global d‘un

bras sans à priori sur la commande, ensuite on déduit celui de l‘onduleur complet.

If if1

Tk2 Dk2 vk1


DDk1
C1 vc1

Tk1 Dk2 vk2


Vf if0 ik
0 k
0
Tk3 Dk3 vk3
DDk0
C2 vc2

Tk4 Dk4 vk4


if2

Figure-103- : Structure d‘un bras d‘onduleur à trois


niveaux

L‘ouverture et la fermeture des interrupteurs dépendent de:

 La commande externe (l‘ordre d‘amorçage ou de blocage du semi-

conducteur bicommandable Tks).

 Une commande interne définie par les signes du courant du bras et des

tensions aux bornes du semi-conducteur.

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 166

c-Différentes configurations d‘un bras d‘onduleur à trois niveaux :

Une analyse topologique d‘un bras montre cinq configurations possibles pour

ce dernier qui sont présentées par la figure--. Le tableau-- donne les grandeurs

électriques caractérisant chacune de ces configurations (avec 0 origine des

potentiels et vko le potentiel du nœud k).

TDK2 TDK2
C1 vc1 DDK1
C1 vc1 DDK1
0 K TDK1 0 K TDK1
iK iK

C2 0 vc2 K TDK3
C2 0 vc2 K TDK3

DDK2 DDK2
TDK4 TDK4

La configuration E0 La configuration E1

TDK2 TDK2
C1 vc1 DDK1
C1 vc1 DDK1
0 K TDK1 0 K TDK1
iK iK

C2 0 vc2 K TDK3
C2 0 vc2 K TDK3

DDK2 DDK2
TDK4 TDK4

La configuration E2 La configuration E3

TDK2
C1 vc1 DDK1
0 K TDK1
iK

C2 0 vc2 K TDK3

DDK2
TDK4

La configuration E4

Figure-104- : Les cinq configurations possibles d‘un bras d‘onduleur triphasé à


trois niveaux

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 167

La configuration Grandeurs électriques


E0 iko  0
E1 vK 0  vC1
E2 vK 0  0
E3 vK 0  vC 2
E4 vK 0  0

Tableau-8-: Grandeurs électriques pour chacune des configurations d‘un bras

k.
d-Commandabilité des convertisseurs statiques :

Un convertisseur statique est dit en mode commandable si les transitions

entre ses différentes configurations dépendent uniquement de la commande

externe et non plus des commandes internes. Nous supposerons dans la suite que

cette condition est toujours vérifiée.

Commande complémentaire

Pour éviter des courts-circuits des sources de tension par conduction, et

pour délivrer les trois niveaux de tensions désirées, on doit le faire fonctionner

en son mode commandable.

Trois commandes complémentaires peuvent être appliquées sur un bras

d‘onduleur à trois niveaux (voir annexe 3) :


G K 3  G K 1 
G K 2  G K 1 
G K 4  G K 1
 ;  ; 

G K 4  G K 2 
G K 4  G K 3 
G K 3  G K 2

Avec : Gks la commande de la gâchette du thyristor Tks du bras k.

Il a été démontré que la troisième commande est celle qui donne les trois

niveaux de tension vc1 , 0 et  vc 2 . Le tableau--, montre bien les résultats de cette

commande.

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 168

Gk1 Gk2 Gk3 Gk4 vko


0 0 1 1 -vc2
0 1 0 1 inconnue
1 0 1 0 0
1 1 0 0 vc1

Tableau-9- : Table d‘excitation des interrupteurs de l‘onduleur


triphasé à trois niveaux

Afin d‘avoir la commandabilité totale de l‘onduleur à trois niveaux, on doit

éliminer le cas qui donne une réponse inconnue.

En traduisant cette commande complémentaire par les fonctions de

connexion des interrupteurs du bras K, on trouve :

 FK 1  1  FK 4

 FK 2  1  FK 3

On définit la fonction de connexion du demi-bras notée FKm


b
avec :

1 pour le demi  bras du haut constitué de TDK 1 et TDK 2


m
0 pour le demi  bras du bas constitué de TDK 3 et TDK 4

Les fonctions de connexion des demi-bras s‘expriment au moyen des

fonctions de connexion des interrupteurs comme suit :

 FKb1  FK 1 FK 2
 b
 FK 0  FK 3 FK 4

d-Modélisation aux valeurs instantanées :

Les potentiels des nœuds a, b, c de l‘onduleur triphasé à trois niveaux par

rapport au point milieu 0, sont donnés par le système suivant :

v ao  F11 F12 v C1  F13 F14 v C 2



vbo  F21 F22 vC1  F23 F24 vC 2
v  F F v  F F v
 co 31 32 C1 33 34 C 2

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 169

En introduisant les fonctions de connexion des demi-bras, on aura :

v ao  F11b v c1  F10b v c 2

v bo  F21v c1  F20 v c 2
b


v co  F31v c1  F30 v c 2
b

Les tensions simples de sortie de l’onduleur se déduisent en fonction des


potentiels des nœuds par rapport au point milieu par la relation suivante :

 1
v a  3 ( 2v ao  vbo  v co )

 1
vb  ( v ao  2vbo  v co )
 3
 1
v c  3 (v ao  vbo  2vco )

A partir des relations , on obtient le système matriciel liant les fonctions

des demi-bras de l‘onduleur aux tensions simples aux bornes de la MAS :

v a   2  1  1  F11   F10b  
b

v   1  1 2  1. F b  v   F b  v 
 b 3   21  c1  20  c 2 
v c   1  1 2   F31b   F30b  
  

Vf
Dans le cas où vC1  vC 2  , la relation se réduit à :
2

v a   2  1  1  F11  F10 
b b

v   1  1 2  1. F b  F b  V f
 b 3   21 20 
2
v c   1  1 2   F31b  F30b 

En comparant la relation (2.11), correspondant à l‘onduleur à deux niveaux, à

la relation (2.22), on remarque une analogie. Dans les deux relations, les

fonctions de connexion des interrupteurs sont remplacées pour l‘onduleur à trois

niveaux par les fonctions de connexion des demi-bras. On constate également

que l‘onduleur triphasé à trois niveaux correspond à la mise en série de deux

onduleurs triphasés à deux niveaux. L‘un constitué des demi-bras du haut et


Vf Vf
alimenté par  , et l‘autre formé des demi-bras du bas et alimenté par  .
2 2

Pr. B.BELMADANI U.H.B.B.Chlef 2007


Electronique de puissance avancée (ELT 522) 170

Les différentes tensions composées s‘expriment à l‘aide des fonctions des

demi-bras comme suit :

v ab   1  1 0   F11  F10 
b b

v    0 1  1. F b  F b  V f
 bc     21 20 
2
v ca   1 0 1   F31b  F30b 

Ainsi, les courants d‘entrée if1, if2 et if0 s‘expriment en fonction des

courants de charge ia, ib et ic par les relations suivantes :

i f 1  F11b ia  F21b ib  F31b ic




i f 2  F10ia  F21ib  F30ic
b b b


ic  (1  F11  F10 )ia  (1  F21  F20 )ib  (1  F31  F30 )ic

b b b b b b

e- Relations de conversion :

Comme pour l‘onduleur triphasé à deux niveaux, on définit des relations de

conversion simples et composées.

a- Relations de conversion simples

 va 
v   v C1 
 b v 
 vc   C2 
   N (t ). i a 
i f 1   
i f 2   ib 
   i c 
 fo 
i

 1

 3 2 F11  F21  F31
b b b
 
1
3

2 F10b  F20b  F30b  0 0 0


1 

  F11b  2 F21b  F31b  1

  F10b  2 F20b  F30b  0 0 0 
3 3 
N t    1  F11b  F21b  2 F31b
  1

  F10b  F20b  2 F30b  0 0 0 
3 3 
 0 0 F b
F21b F31b 
 11 
 0 0 F b
10 F20b F30b 

 0 0 
1  F  F10b
b
11  
1  F21b  F20b   
b 
1  F31  F30 
b

On appellera N t  la matrice de conversion simple.

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 171

b- Relations de conversion composées

v ab 
v   v C1 
  bc v 
v ca   C2 
   M (t ). i a 
i f 1   
i f 2   ib 
   ic 
 i fo 
Avec :


 F11b  F21b   Fb
10  F20b  0 0 0 

 b
 F21  F31
b
  Fb
20  F30b  0 0 0


M t   
 F31b  F11b   Fb
30  F10b  0 0 0 

 0 0 F11b F21b F31b 
 0 0 F10b F20b F30b 
 
 0 0 
1  F11b  F10b  
1  F21b  F20b   
1  F31b  F30b 

On appellera M t  la matrice de conversion composée.

7-Stratégies de commande des onduleurs à deux et trois niveaux :

Il nous importe ici de voir de quelle manière les signaux de commande de

l‘onduleur sont élaborés pour générer une source de tension la plus sinusoïdale

possible. Pour cela, différentes stratégies de commande de l‘onduleur à deux

niveaux ont été étudiées.

Dans le paragraphe précédent, on a indiqué que l‘onduleur à trois niveaux est

la superposition de deux onduleurs à deux niveaux. D‘une manière générale, les

stratégies destinées à l‘onduleur à trois niveaux sont les extensions des celles

des onduleurs à deux niveaux, où le troisième niveau est comme un degré de

liberté supplémentaire.

L‘analyse des différentes stratégies de commande sera basée sur le taux

d‘harmoniques des tensions de sortie. On cite parmi ces commandes :

Pr. B.BELMADANI U.H.B.B.Chlef 2007


Electronique de puissance avancée (ELT 522) 172

 Commande pleine onde;

 Commande par hystérésis en courant;

 Commande triangulo-siusoïdale.

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 173

TRANSPORT DE L‘ENERGIE EN
CONTINU

1- Généralités :
Les convertisseurs de cette application requièrent des chaînes de

thyristors haute tension. Les lignes de transmission à tension continue sont

beaucoup plus économiques que celles à tension alternative, mais la facilité de

modifier le niveau d‘une tension alternative par transformateur, considérations

de génératrices et de moteurs, rendent le système triphasé alternatif supérieur,

économiquement et techniquement.

Toutefois, pour de longs transports de tension aériens ou sous marins, la

liaison de deux systèmes alternatifs par une ligne de transmission courant

continu haute tension est économique.

Le principe ( voir figure--) consiste à redresser l‘alimentation alternative à

un niveau de tension plus ou moins  200kV, de transmettre l‘énergie, sur une

ligne à deux câbles (pôles), à un convertisseur fonctionnant en onduleur qui

alimente l‘autre système alternatif. Chaque convertisseur sera typiquement

d‘ordre d‘ondulation égal à 12 (voir figure--), le point milieu est mis à la terre,

soit : une ligne à +200 kV et l‘autre à -200kV par rapport au sol pour un système

de  200kV.
Les deux systèmes alternatifs reliés par la ligne de transmission courant

continu haute tension doivent être synchrones, c'est-à-dire contenir des

génératrices pour maintenir la fréquence alternative constante. Les fréquences

des deux systèmes alternatifs peuvent être différents. Il faut inclure des

filtres (voir figure--) pour atténuer les harmoniques générées par les

Pr. B.BELMADANI U.H.B.B.Chlef 2007


Electronique de puissance avancée (ELT 522) 174

convertisseurs. La puissance peut s‘écouler dans les deux sens puisque chaque

convertisseur fonctionne en redresseur aussi bien qu‘en onduleur.

Le principe du convertisseur représenté à la figure—est décrit au

chapitre des cycloconvertisseur, mais chaque soupape à thyristors représentée

est composée de plusieurs thyristors en série pour supporter la très haute

tension à ses bornes lorsqu‘elle ne conduit pas.

Figure-105- : Schéma fonctionnel de transmission continu en haute tension

Figure-106- : Terminal à convertisseurs

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 175

2-Intérêt du transport en courant continu :


Le courant continu ne se prête pas à des opérations aussi simples. Sa

production nécessite le redressement des ondes de courant alternatif et le

changement de tension ne peut concevoir qu‘au moyen de dispositifs complexe.

Dans l‘un et l‘autre cas, le recours à une électronique de puissance, encore très

coûteuse aujourd‘hui, s‘avère nécessaire. Quant à sa coupure, le problème est

techniquement résolu, mais au prix de procédés sophistiqués et chers.

Cependant, la maîtrise des transferts d‘énergie en courant alternatif pose,

dans les réseaux denses, des problèmes de plus en plus ardus à résoudre :

-la répartition des transits d‘énergie dans les diverses branches des réseaux

maillés se fait des lois physiques et non économiques ;

-la consommation de puissance réactive doit être compensée afin de limiter les

pertes et les chutes de tension ;

-le réglage de la fréquence et celui de la phase des différents alternateurs

interconnectés doivent coordonnés.

Dans d‘autres cas, pour des raisons de valorisation des ressources naturelles

disponibles, les centres de production et de consommation sont éloignés. Les

distances de transport de l‘énergie électrique accroissent alors d‘autant le

besoin de compensation de la puissance réactive et la marche en synchronisme

des alternateurs, ou stabilité, devient particulièrement difficile à assurer. Le

transport d‘énergie électrique est cependant une nécessité économique, car il

conduit à des solutions d‘alimentation bien souvent moins chères pour la clientèle

que la production locale au voisinage des consommateurs.

Les quelques considérations qui précédent permettent de bien situer les

domaine d‘application du courant continu. Encore faut il noter dés ici que l‘emploi

du courant continu est cher et ne présente d‘intérêt économique que dans

quelques cas particuliers de transport d‘énergie entre réseaux éloignés ou qui

présentent des caractéristiques d‘incompatibilité. Il comporte cependant des

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 176

qualités intrinsèques de performances de réglage (vitesse, précision) qui peuvent

fortement améliorer l‘exploitation des réseaux alternatifs connexes.

3-Domaine d‘application du transport en courant continu:


Une liaison à courant continu est constituée d‘une ligne à courant continu

reliant au moins deux réseaux alternatifs par l‘intermédiaire de stations de

conversion.

3-1-Liaisons souterraines ou sous marines de grande longueur :

Le transport à haute tension par câble constitue une solution toujours très

onéreuse à laquelle on n a recoure que lorsque le transport par lignes aériennes

s‘avère impossible. C‘est le cas des liaisons sous marines et aussi des liaisons

souterraines dans les zones fortement urbanisées, ou protégées, pour lesquelles,

sous la pression de l‘opinion publique, les ouvrages de transport aériens ne sont

plus acceptés, même s‘ils sont techniquement réalisables.

C‘est là le domaine d‘application le plus favorable à l‘utilisation du courant

continu, tant d‘un point de vue facilité d‘exploitation :

-le transport en continu permet de réduire notablement le coût des câbles et,

dès que l‘on dépasse 40 km, il devient compétitif avec le transport en courant

alternatif.

-du point de vue technique, le courant continu permet de s‘affranchir des

problèmes de puissance réactive véhiculée, qui conduisent à un

surdimensionnement des câbles en courant alternatif, voire à une impossibilité

technique ; en effet, pour les grandes longueurs, il est nécessaire d‘absorber

cette puissance parasite dans des postes intermédiaires le long du câbles, ce qui

est fréquemment impossible, en particulier dans les liaisons sous marines.

3-2-Lignes aériennes de grande longueur :

L‘exploitation des ressources énergétiques naturelles (charbon ou

hydraulique par exemple) nécessite, dans certains cas, des transports sur

grandes distances entre les sites de production et les centres consommateurs.

Pr. B.BELMADANI U.H.B.B.Chlef 2007


Electronique de puissance avancée (ELT 522) 177

Lorsque la distance est importante (au-delà d‘environ 600km), le transport à

courant continu peut être une solution économique car le gain réalisé sur le coût

des lignes dépasse le coût des stations de conversion aux extrémités. On

s‘affranchit, de plus, des problèmes difficiles que pose l‘exploitation de longues

antennes de transport (compensation de la puissance réactive, stabilité).

3-3-Interconnexions entre réseaux à fréquences différentes :

C‘est un cas trivial, cependant non rare, car plusieurs pays comportent

des réseaux exploités à des fréquences différentes (50 ou 60HZ), pour des

raisons d‘influence historique.

Aujourd‘hui, la conversion statique de fréquence, passant par un

intermédiaire de courant continu, constitue, la seule solution économiquement

envisageable. Des liaisons de ce type existent au Japon (Sakuma et Shirshinano)

et au Brésil (Itaipu).

4-Aspects économiques:
Le transport en courant continu restera probablement toujours, une

technique marginale par rapport à la technique du transport en courant

alternatif. Son emploi à des conditions économiques acceptables est réservé aux

cas rares ou, techniquement, c‘est la seule solution possible (interconnexions de

réseaux exploités avec des systèmes de réglage de la fréquence différents), ou

bien encore quand le coût est clairement avantageux, comparé à celui d‘une

solution en courant alternatif (liaison de transport à très longue distance).

Du fait des matériels spécifiques employés (convertisseurs, transformateur,

filtres, bobines de lissage), le coût des stations de conversion est, en effet,

beaucoup plus élevé que celui des postes de transformation (le rapport est

compris entre 5 et 10).

L‘économie réalisée sur le coût de la ligne de transport, aérienne ou

souterraine, moins élevé en continu qu‘en alternatif, ne compense l‘accroissement

du coût des extrémités qu‘au-delà d‘une distance d, qui se situe, en 1990, aux

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 178

alentours de 600km pour un transport par ligne aérienne et de 40km pour un

transport par canalisation souterraine (figure--).


2
Coût d’investissement

D 1

LC

SC
LA

PA
Distance

Figure-107- : Coûts relatifs comparés d‘une liaison à courant continu et d‘une

liaison à courant alternatif.


D : Distance limite d‘une liaison pour le choix entre le courant continu et le courant alternatif.

LA: Coût de la ligne en alternatif. PA: Coût du poste en alternatif.

LC: Coût de la ligne en continu. SC : Coût de la station de conversion.

1: Coût total en continu. 2: Coût total en alternatif.

5-Conception des stations de conversion:


5-1-Schéma général d‘une station de conversion :

Sans entrer dans le détail du fonctionnement, exposé le principe de la

conversion alternatif –continu est le suivant : l‘énergie, sous forme de tension et

de courant alternatif à fréquence industrielle, délivré par le réseau aux unités

de conversion est convertie dans ces matériels en énergie sous forme d‘une

tension et d‘un courant redressés. Ce processus s‘effectue avec un rendement

Pr. B.BELMADANI U.H.B.B.Chlef 2007


Electronique de puissance avancée (ELT 522) 179

très proche de l‘unité, au prix toutefois de la génération de deux sous-produits

gênants :

-de la puissance réactive absorbée, qui doit être compensée en partie sur place ;

-des harmoniques, qui doivent être filtrés pour ne pas pénétrer dans le réseau

alternatif avec une amplitude intolérable.

Le courant redressé n‘est pas parfaitement lissé ; pour obtenir une faible

ondulation de ce courant, un lissage est obtenu par insertion d‘une bobine

d‘inductance dans le circuit continu.

la figure-- présente le schéma générale d‘une station de conversion .elle

comporte un poste à courant alternatif tout à fait conventionnel (uc) au réseau

alternatif .le poste est organisé en jeux de barres et en travées ou cellules ,de

façon à pouvoir effectues différentes combinaisons de connexions entre les

lignes et les unités de conversion .cela a pour but d‘augmenter la fiabilité de

l‘alimentation ,une portion défaillante du poste ou du réseau pouvant ainsi être

isolée au moyen de disjoncteur ( élimination très rapide et automatique d‘une

portion en défaut )et de sectionneurs (reconfiguration d‘un nouveau schéma d‘

exploitation). Le poste peut aussi comporter d‘autres transformateurs, s‘il

assure une fonction annexe de changement de tension, par exemple, pour

alimenter une zone de consommation.

Les filtres d‘harmonique, les bancs de compensation de puissance réactive et

les unités de conversion sont raccordés au même jeu de barres.

Des réducteurs de mesure (transformateurs de courant et transformateurs ou

réducteurs de tension) délivrent des signaux nécessaires au comptage de

l‘énergie, aux protections et aux dispositifs de contrôle-commande.

Un poste à courant continu complète le schéma .il comporte un système de

lissage du courant continu et de filtrage de la tension redressée, et tout

l‘appareillage nécessaires aux mesures de la tension et de courant ainsi qu aux

connexions des unités de conversion à la ligne à courant continu.

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 180

Figure-108- : Schéma général d‘une station de conversion

5-2-Unité de conversion:

Le constituant élémentaire de conversion est l‘unité de conversion,

hexaphasée ou dodécaphasée, constituée d‘un transformateur et d‘un ou deux

ponts de Graetz triphasés, ainsi que de son équipement de commande et de

protection.

Le transformateur d'une unité de conversion, dont le secondaire est

raccordé aux bras de convertisseur du pont, assure l'isolement galvanique entre

le réseaux alternatif et la ligne à courant continu. Il réalise également un

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 181

changement de tension pour fournir au pont un système triphasé ou hexaphasé

de tensions alternatives dont l'amplitude permet d'atteindre la tension continue

désirée.

Les unités de conversion hexaphasées ont été d'une utilisation courante du

temps des valves à vapeur de mercure.

Depuis l'avènement du thyristor, on leur préfère les unités dodécaphasées

alimentées par deux systèmes triphasés de tentions déphasées de 30 degrés

électriques. L‘alimentation d'une telle unité de conversion [UCD Figure--],

d‘indice de pulsation p=12, peut être assurée soit par deux transformateurs

triphasés distincts, de couplage étoile-étoile [T figure--], soit par trois

transformateurs monophasés comportant deux secondaires, connectés en étoile

pour l'un et en triangle pour l'autre. Le choix entre ces deux solutions résulte de

considérations sur le coût total des transformateurs, incluant les unités de

rechange le cas échéant, et sur les possibilités de transport sur le site des très

lourds colis que représentent les transformateurs (jusqu'à 400t).

Le principal intérêt de la structure dodécaphasée par rapport à

l'arrangement hexaphasé est la réduction très sensible des courants

harmoniques produits pour une puissance convertie donnée. Cette conception n'a

été rendue possible économiquement que grâce à l'utilisation des valves à

thyristors qui ont offert une plus grande souplesse que les valves à vapeur de

mercure dans l'agencement des ponts. Le filtrage des harmoniques produits par

la conversion est ainsi simplifié.

En revanche, le passage à un indice de pulsation p supérieur à 12 présenterait

peu d'intérêt dans la mesure où les gains réalisés sur le coût du filtrage ne

compenseraient pas le surcoût de transformateurs conçus pour délivrer des

systèmes triphasés de tensions déphasés de360/p degrés électriques.

Indépendamment des transformateurs T, une unité de conversion de

dodécaphasée [UCD figure--] est constituée de deux ponts hexaphasés PH et se

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 182

présente, dans les installations récentes, sous la forme de trois quadrivalves

enfermées dans un bâtiment dont la qualité de l'atmosphère est

surveillée(humidité, poussière). Chaque quadrivalve Q est constituée de quatre

valves V à thyristors, physiquement superposées et connectées électriquement

en série. Le convertisseur dodécaphasé présente huit bornes de raccordement.

Les bornes d'extrémités des trois quadrivalves d'un même pont sont reliées

ensemble et raccordées à la ligne et à la terre, alors que les bornes

intermédiaires sont connectées aux enroulements secondaires des

transformateurs de conversion.

Une structure quadrivalve peut être posée sur le plancher du bâtiment ou

encore suspendue au plafond pour mieux résister aux secousses sismiques, le cas

échéant.

5-2-Association d‘unités de conversion:

L'adoption d'un schéma de station associant plusieurs unités de conversion

permet de maîtriser l'impact de la perte par avarie d'une de ces unités. Cela est

particulièrement important lorsque la liaison à courant continu assure, entre les

deux réseaux, un transit de puissance supérieure à la réserve de production

rapidement disponible dans le réseau récepteur.

Deux solutions répondent à un tel besoin de modularité des unités de

conversion: la mise en série d'unité ou leur mise en parallèle.

Le choix de l'une ou l'autre solution résulte de la contrainte de transporter la

puissance sous la tension continue la plus élevée possible pour réduire les pertes,

mais aussi de l'intérêt économique de concevoir des convertisseurs tirant le

meilleur profit des capacités en courant des thyristors disponibles.

Pour une puissance d‘unité de conversion donnée, le choix d‘une tension continue

élevée peut rendre la mise en série plus attractive que la solution en parallèle, si

elle utilise la pleine capacité des thyristors.

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 183

A contrario, la connexion en parallèle de plusieurs unités de conversion permet

de mieux s‘adapter aux étapes successives de construction d‘un ouvrage de

transport dont la capacité doit augmenter au cours du temps. On peut ainsi

exploiter l‘ouvrage à la tension nominale dès la mise en service de la première

unité de conversion dans chaque station de la liaison.

En revanche, le dispositif destiné à mettre automatiquement hors circuit une

unité de conversion en défaut est plus simple dans le cas de la solution série. En

effet, pour ce type de schéma, la fermeture d‘un disjoncteur de court-circuit de

l‘unité de conversion du coté continu suffit à son élimination rapide. Dans le cas

d‘unité en parallèle, il est nécessaire qu‘elles soient raccordées à la ligne à

courant continu au moyen de disjoncteurs très rapides pour pouvoir éliminer

l‘unité en défaut, et une séquence de commande appropriée des convertisseurs

est nécessaire pour alléger la tache des disjoncteurs.

Les deux solutions exigent, dans tous les cas, une bonne coordination des

systèmes de commande des unités de conversion, afin d'assurer une reprise

rapide et sure du transit de puissance, une fois éliminé le sous-ensemble en

défaut.

Une liaison bipolaire constitue un exemple de mise en série d'unités de

conversion, dans lequel les points de connexion du circuit continu entre deux

unités consécutives sont mis à la terre aux deux extrémités de la liaison. la

station de conversion française de l'interconnexion par câbles sous-marins de

2000 MW entre la France et l'Angleterre comporte, par exemple, deux bipoles

avec chacun deux unités de conversion de 500 MW sous ± 270KV associées en

série

Un exemple de mise en parallèle et constitué par l'extension de la liaison à

courant continu par ligne aérienne du pacifique (Pacific Intertie), dont la

puissance est passée de 2000 à 3100 MW sous ± 500KV. L'association en

parallèle de convertisseurs à valves à vapeur de mercure, installés en 1970

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 184

(complètes, en 1985, par un convertisseur à thyristors en série), et de

convertisseurs à thyristors mis en service en 1989 est la principale originalité

de cet ouvrage (figure--).

Figure-109- : Mise en série des unités en conversion

Pr. B.BELMADANI U.H.B.B.Chlef 2007


Electronique de puissance avancée (ELT 522) 185

Figure-110-: Mise en parallèle des unités de conversion


A : unité de convertion hexaphasées de 133 kV et 2000A

B : unité de convertion hexaphasées de 100 kV et 2000A

C : unité de convertion dodécaphasées de 500 kV et 1100A

BL : bobines de lissage du courant LC : ligne aérienne à courant continu

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 186

6-Valves et leurs auxiliaires:


En dépit de ces performances, les possibilités offertes par le thyristor sont

encore d‘un ordre ou deux inférieurs aux besoins des convertisseurs

fonctionnant sous très haute tension. L‘association de plusieurs thyristors

élémentaires s‘avère ainsi nécessaire et soulève de multiples problèmes dont

quelques solutions retenues par les constructeurs.

Figure-111- : Exemple de valves quadruple

6-1-Tension :

Pour diminuer les pertes de transport, la conversion s‘effectue sous des

tensions de quelques dizaines de kilovolts à quelques centaines de kilovolts.

L‘assemblage en série de plusieurs thyristors est donc nécessaire. Il faut noter

que, aujourd‘hui, les très fortes intensités de courant possibles avec une pastille

de diamètre de 150 mm (3500 à 4000 A) ne justifient plus, en général, recourir

à l‘assemblage en parallèle de plusieurs thyristors.

La maîtrise de la répartition de tension entre tous les thyristors en série

est assurée par un réseau diviseur de tension branché en parallèle sur chaque

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 187

niveau de thyristor. La tension continue doit en particulier être répartie

uniformément.

6-2-Amorçage des thyristors:

L‘amorçage des différents thyristors doit être aussi simultané que

possible afin que les derniers thyristors à s‘amorcer ne soient pas soumis à des

tensions excessives. Il ne doit pas être provoqué intempestivement par un

parasite. Les dispositifs d‘amorçage au potentiel HT doivent être alimentés en

énergie, aussi faible soit-elle.

Pour satisfaire ces impératifs de précision, d‘immunité aux perturbations

électromagnétiques, d‘isolement galvanique et d‘alimentation, les solutions

techniques des constructeurs, très diversifiées dans les premières valves à

thyristors, ont convergé après quelques années, grâce notamment à l‘apparition

sur le marché de fibres optiques monobrins à faibles pertes de transmission.

Dans une installation moderne, le système d‘amorçage comporte ainsi :

_ Un distributeur d‘impulsions lumineuses synchronisées, situé dans une salle de

commande bien protégée des perturbations électromagnétiques ;

_ Des fibres optiques, en nombre au moins égal à celui des thyristors (elles sont

parfois doublées pour augmenter la sûreté d‘amorçage), acheminement les

impulsions entre la salle de commande et les valves (quelquefois distantes de

plusieurs centaines de mètres) ;

_ un boîtier électronique par thyristor,convertissant l‘impulsions lumineuse en

impulsion électrique injectée dans la gâchette ;l‘alimentation de ce boîtier est

assurée par prélèvement de tension aux bornes du thyristor,bloqué environ les

2/3 du temps.

Il apparaît évidemment très avantageux de pouvoir disposer de thyristors à

déclenchement lumineux direct, ce qui simplifierait notablement la chaîne

d‘amorçage dans sa partie au potentiel HT.

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 188

6-3-Caractéristiques thermiques :

Sur ce plan, ces valves à thyristors ont été le champ de progrès très sensibles

depuis 1972.

- à réduire la part des pertes de conversion ; elles sont passées d‘une valeur de

l‘ordre de 1,3% à une valeur de presque moitié aujourd‘hui (0,7%, soit de même

7MW de pertes à évacuer pour un convertisseur de 1000 MW) ;

- aussi, à simplifier la conception du système de refroidissement et donc le coût

d‘investissement des convertisseurs.

D‘autres sources de pertes, à la commutation notamment, viennent maintenant

freiner ces progrès.

Une augmentation sensible de la vitesse de commutation des thyristors de

grande puissance serait nécessaire à l‘accomplissement de nouveaux progrès.

Plusieurs fluides (air, Fréon et eau) ont été successivement essayés et mis en

pratique pour assurer l‘évacuation des pertes.

7-Fonctionnement des unités de conversion et des liaisons à courant

continu:
Pour être exploitable, une unité de conversion exige bien entendu un

environnement de biens d‘autres matériels qui remplissent les fonctions de

transformation, s, l'autre à anodes communes, alimentés par les mêmes

enroulements secondaires de sectionnement, de coupure, de mesure, de

protection que l‘on rencontre dans un poste de transformation ordinaire, ainsi

que toutes les fonctions entraînées par le processus de conversion de l‘énergie :

lissage du courant redressé, filtrage des harmoniques, compensation de la

puissance réactive engendrée.

7-1-Fonctionnement du pont de GRAETZ:

Le pont de Graetz triphasé est constitué de l'association en série, du coté

continu, de deux montages redresseurs onduleurs triphasés, l'un à cathodes

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 189

commune d'un transformateur. Ce montage permet de supprimer toute connexion

au neutre, et autorise un couplage du secondaire quelconque, étoile ou triangle ou

zigzag.

Le pont de Graetz triphasé est un convertisseur d'indice de pulsation p = 6

; il fournit une tension redressée dont la valeur moyenne U di o s'exprime en

fonction de la tension alternative composée efficace U de la source et de l‘angle

de retard à l'amorçage par la relation :

Udio = (3 2 /  ) U.cos 

Cette formulation, qui résulte d‘hypothèses simplificatrices revenant à

considérer les commutations du courant d'une valve dans une autre comme

instantanées, montre néanmoins que, par simple action sur l'angle de retard à

l‘amorçage  , il est possible de régler la valeur moyenne de la tension continue.

En raison de la présence de valves à conduction unidirectionnelle, le courant

continu circule toujours clans le même sens, de sorte que le signe de la tension et

donc la valeur de l‘angle  déterminent le sens de transit de la puissance

- pour des valeurs de l'angle de retard  comprises entre 0 et 90°, le pont

transmet la puissance du réseau alternatif vers le réseau continu : il fonctionne

en redresseur (figure--).

- pour des valeurs comprises entre 90° et une limite inférieure a 180°, le

transfert de puissance s'effectue en sens inverse : le pont fonctionne en

onduleur (figure--).

Le maintien de l'angle à une valeur :

  180° - 

(  : Étant appelé angle de marge, ou d'extinction, ou de garde) permet d'éviter le

phénomène de raté de commutation.


La décomposition on série de Fourier de la tension instantanée délivrée

par une unité de conversion fait apparaître d'importantes tensions harmoniques

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 190

de la tension fondamentale, dont les rangs sont des multiples k de l'indice de

pulsation p du pont.

- Du coté alternatif, la décomposition en série de Fourier du courant instantané

dans chaque phase met en évidence une composant fondamentale d'amplitude :

6
I1 = Id

(Avec Id valeur moyenne du courant continu).

Avec nos hypothèses simplificatrices, cette composante est en retard de

l'angle  sur la tension de la phase (par exemple, i1a en retard de  sur va pour

la figure--.

Cette décomposition du courant montre aussi la présence de courants

harmoniques

- de rang : h=kp  1

6
- d'amplitude : Ih= (Id/h)

Le réglage de la tension continue provoque ainsi une consommation de puissance

réactive avec un facteur de déphasage égal à cos  .

Figure-112- : Pont de Graetz

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 191

Figure-113- : Formes des tensions et courants

7-2-Commutation:

Ce phénomène cyclique prend naissance chaque fois qu'une valve reçoit un

ordre d'amorçage, alors qu'une autre valve du même groupe (à anodes communes

ou à cathodes communes) est en conduction. Un courant de court-circuit

s'établit alors à travers les inductances des phases concernées de la source de

tension et les deux valves. Il s'oppose au courant initial de la valve initialement

conductrice. Le court-circuit est naturellement éliminé au moment où le courant

de cette valve s'annule et entraîne son blocage. Dès cet instant, la commutation

est achevée, et le courant continu est entièrement transféré dans la valve

amorcée, parcourue jusque-là par le courant du court-circuit qu'elle avait

provoqué.

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 192

On appelle angle de recouvrement ou d'empiètement, ou de commutation,

l'angle électrique pendant lequel se produit la commutation. On le désigne par la

lettre  .

Le premier effet : de la commutation est de réduire la valeur absolue de la

tension continue délivrée par le pont. La chute de tension u d, dite chute

inductive est :

3 [cos   cos(   )]
u d = XtId =udio
 2
Avec XL réactance de commutation, égale à l'impédance de court-circuit

monophasée de la source alternative, en pratique. Lorsqu'il existe des batteries

de condensateurs de compensation, la réactance à prendre en compte est celles

comprise entre le convertisseur et ces batteries.

Le deuxième effet : de la commutation est d'accroître le déphasage du courant

fondamental par rapport au cas de la commutation instantanée. Cet effet

entraîne une augmentation de la puissance réactive absorbée par le pont sur le

réseau. Une valeur approchée de l'angle de déphasage supplémentaire du à la

commutation est  /2.

On montre que le facteur de déphasage est :


X Id Un
Cos  = cos  -
2 Idn U

Ou l'indice n correspond aux valeurs nominales et ou X (en %) est la réactance de

fuite du transformateur (la base pour les valeurs réduites étant U n2/Sn, avec Un

tension composée nominale et Sn puissance apparente nominale).

Un troisième effet : de la commutation, favorable pour le réseau alternatif, est

la réduction dans de fortes proportions des taux d'harmoniques de courant

engendre par le pont, par rapport au cas de la commutation instantanée.

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 193

Exemple : le taux de courant harmonique de rang 11 passe de 9,1 %, sans prise en

compte de la commutation, à moins de 2 % pour un angle de retard à

l'amorçage normal  = 15° et un angle de recouvrement  = 30°.

Dernier effet : de la commutation, la durée de conduction des valves est

augmentée de l'angle  (figure--). Il est donc nécessaire, en fonctionnement en

onduleur, de réduire les angles de retard à l'amorçage d'autant plus que le

courant redressé augmente, pour que l‘angle de marge minimal soit respecté. En

effet, si l'angle de marge devient trop faible (5 à 10°), la valve initialement en

conduction peut ne pas se bloquer. Elle continue ainsi, très naturellement, à

conduire le courant au moment ou la tension à ses bornes redevient positive. Le

transfert de courant vers la dernière valve amorcée ne peut s'effectuer. Un

court-circuit alternatif entre deux phases est provoqué.

Ce phénomène, appelle raté de commutation, engendre une forte

surintensité dans le transformateur et provoque une mise en court-circuit de la

tension continue. La puissance convertie s'annule; l'autre extrémité de la liaison,

qui fonctionne en redresseur, impose un courant transitoire qui peut, en dépit de

la régulation de courant, atteindre 2 à 3 fois la valeur normale.

Malgré toutes les précautions prises, les à-coups de tension qui se

produisent sur le réseau alternatif rendent, en pratique, le phénomène de raté

de commutation inévitable en fonctionnement onduleur; il est donc à prendre

nécessairement en compte pour dimensionner les matériels en tenue aux

courants de court-circuit.

Notons, en outre, que les ratés de commutation annulent transitoirement

(quelques fractions de seconde) la puissance échange et sont, de ce fait, très

gênants.

Une des performances principales demandée au contrôle commande est

d'assurer une restauration des commutations normales la plus rapide possible.

Pour cela, une séquence particulière d'amorçage des valves doit être appliquée.

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 194

7-3-Réglage des liaisons à courant continu:

Le réglage du transit de puissance sur une liaison courant continu repose

sur la possibilité de régler la f.é.m. (force électromotrice) du redresseur ou la

f.c.é.m. (force contre-électromotrice) de l'onduleur par simple action sur les

angles de retard à l'amorçage de leurs valves.

Un des organes essentiels de la commande d'un convertisseur, appelé

calculateur d‘angles d'amorçage, détermine les instants convenables d‘amorçage.

Dans les réalisations récentes, un oscillateur assure la fonction de calculateur

d'angles. Les fonctions de commande qui asservissent la phase de l'oscillateur

permettent le réglage du convertisseur selon l'un des modes suivants

- Réglage de l‘angle d'amorçage minimal  min : l‘amorçage de valves

constituées de plusieurs thyristors en série nécessite, en effet, une tension

minimale e leurs bornes (environ 50 V par étage de thyristors) ;

- Réglage de l'angle d'extinction minimal  min: ce réglage, du

fonctionnement en onduleur, se fait quelles que soient les variations des tensions

alternatives ou du courant continu; la détermination de l'angle d'amorçage; qui

permet d'obtenir en fin de commutation un angle d'extinction sensiblement

constant, est assurée soit par un dispositif de calcul prédictif à partir des

grandeurs tension du réseau et courant continu, soit par une boucle

d'asservissement qui compare les angles d'extinction antérieurs à une consigne

et agit dans le sens adéquat;

- réglage de la tension continue Ud;

- réglage du courant continu Id.

Pour réaliser ces réglages, une boucle d'asservissement compare une

consigne et une mesure de la grandeur réglée. La différence est amplifiée par un

régulateur dont la transmittance est ajustée pour assurer stabilité et célérité

de l'asservissement. La fonction de commande élaborée par le régulateur agit

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 195

sur le calculateur d'angles afin que la modification des angles d'amorçage tende

à maintenir en permanence l'égalité entre consigne et mesure.

8-Conclusion:
La technique du transport en courant continu présente plusieurs

avantages :

- il n‘y a pas de problème de stabilité, même pour de très longues distances :

- on a besoin que de deux conducteurs, voire d‘un seul lorsqu‘on peut

utiliser la terre comme de retour

- il est possible d‘interconnecter des réseaux qui ne sont pas en

synchronisme ou qui possèdent même des fréquences nominales différentes (50

et 60 Hz, par exemple).

Comme inconvénient, on doit mentionner les frais d‘investissement très

importants pour les deux sous-stations de convertisseurs de courant. Pour avoir

si une telle installation est convenable ou non, il faut analyser des facteurs

techniques, mais surtout aussi économiques.

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 196

BIBLIOGRAPHIE
1- Cyrill W.Lander, ELECTRONIQUE DE PUISSANCE, Mc Graw Hill,
1989.

2- Technique d’ingénieur : D 4760


3- T.Wildi et G.Sybille, ELECTROTECHNIQUE, de Boeck, 2005
4- T.Rachid, Commande vectorielle par réseaux de neuronne d‘une machine
asynchrone triphasée alimentée par un onduleur de tension à trois

niveaux, Magister, septembre 2004

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 197

ANNEXES
Analyse fréquentielle des puissances instantanées :

Nous effectuons cette analyse en prenant l‘exemple d‘un pont redresseur

à thyristor triphasé (Pont de Graetz). Cette analyse va permettre par la suite,

d‘une part de définir la dynamique du filtre de puissance chargé d‘isoler les

puissances actives et réactives conventionnelles et d‘autre part de connaître la

limite des applications de cette méthode d‘identification.

Le courant Is consommé par ce pont redresseur peut être décomposé en série de

Fourier, comme le décrit l‘équation suivante :

Nous remarquons que les courants harmoniques sont de rang (6K ± 1) (K =1, 2, 3,

....etc.) et que la valeur efficace de chaque courant harmonique Ih est


inversement proportionnelle au rang correspondant (Ih = I1/h).

Dans cette annexe, les cas de la tension du réseau et du courant de la charge

polluante les plus probables à parvenir, vont être analysés et les pulsations des

puissances instantanées pour chaque cas vont être calculées. Courant harmonique

équilibré avec une tension sinusoïdale équilibrée.

La tension du réseau électrique, dans ce cas, est une tension sinusoïdale

équilibrée donnée par la relation suivante :

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 198

Le courant de la charge polluante est celui représenté par l‘équation

précédente. En faisant la transformation α-β, nous obtenons les courants et les

tensions suivants :

Dans ce calcul, nous allons analyser la puissance réelle p(t) puis généraliser les

résultats pour la puissance imaginaire q(t). La puissance réelle peut être calculée

à partir des équations (A-I.3) et (A-I.4) comme le montre la relation :

Le premier terme (continu) de cette relation représente la puissance active

conventionnelle, tandis que les autres termes représentent la puissance

alternative causée par les courants perturbateurs (harmonique dans ce cas). A

partir de cette relation, nous pouvons tracer la transformation du spectre de la

puissance active instantanée :

Figure-114- : Transformation du spectre de la puissance réelle instantanée

(courant harmonique et tension sinusoïdale équilibrée)

De la Figure-- nous constatons que la puissance conventionnelle active devient

une composante continue, alors que les courants harmoniques (5,7), (11,13),

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 199

(17,19),… causent des puissances perturbatrices aux pulsations respectives (6,


12, 18…). Le même spectre peut être obtenu pour la puissance imaginaire
instantanée.

Courant harmonique équilibré avec une tension déséquilibrée. La tension du

réseau électrique, dans ce cas, est une tension déséquilibrée donnée par la

relation suivante :

Avec Vd, Vinv représentent respectivement les composantes directes et inverses

de tension.

Le courant est celui représenté par l‘équation au départ. En effectuant la

transformation α-β, nous obtenons les courants, donnés par la relation

précédente, et les tensions suivants :

Dans ce cas, nous allons aussi analyser la puissance réelle p(t) et puis généraliser

les résultats pour la puissance imaginaire q(t). La puissance réelle peut être

calculée à partir des équations précédentes comme le montre la relation :

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 200

Le premier terme (continu) de cette relation représente la puissance active

conventionnelle, tandis que les autres termes représentent la puissance

alternative causée par les courants perturbateurs harmoniques et les tensions

directes et inverses du réseau électrique. A partir de cette relation, nous

pouvons tracer la transformation du spectre de la puissance active instantanée

(courant harmonique et tension directe) et celle suivante :

Figure-115-: Transformation du spectre de la puissance réelle instantanée

(courant harmonique et tension sinusoïdale inverse)

Nous constatons que la partie directe de la tension du réseau électrique

avec les courants harmoniques (fondamental inclus) ont le même effet présenté

dans le premier cas analysé. Par contre, nous pouvons constater de la Figure--

que la partie inverse de la tension avec le courant fondamental crée une

puissance perturbatrice à la pulsation 2. Alors que cette mêmetension inverse

avec les courants harmoniques inverses de rangs (5,11,17…), et ceux directs de

rangs (7,13,19….), causent respectivement des puissances perturbatrices aux

pulsations (4,10,16…) et (8,14,20…). Le même spectre peut être obtenu pour la

puissance imaginaire instantanée.

Pour le cas inverse, d‘une tension équilibrée avec un courant harmonique

déséquilibré, les mêmes spectres présents dans les figures—et -- peut être

obtenus.

De la même manière, dans le cas où la tension du réseau est déséquilibrée

contenant des harmoniques, avec un courant harmonique déséquilibré, nous

pouvons observer que les composantes perturbatrices de courant et de tension

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 201

du même rang occasionnent des composantes continues qui peuvent s‘ajouter à

celles représentant les puissances conventionnelles active et réactive.

De ces analyses, il paraît comme évident que la tension du réseau électrique ne

doit contenir que la composante directe à la fréquence fondamentale. Sinon, les

composantes perturbatrices de tension (harmoniques et déséquilibrées)

introduisent des composantes non désirées des puissances instantanées. Ce qui

peut avoir pour conséquence de donner une valeur erronée des courants

perturbateurs identifiés.

Compensation des creux de tension biphasés :

Dans ce cas, le filtre actif série compensant un creux de tension biphasé

d‘un profondeur de 50% et d‘une durée de 4 périodes sur les Phase 1 et Phase 2 a

été étudié. La robustesse en rapidité et en précision de ces méthodes de

régulation sera comparée. En effet, avec le changement du point de

fonctionnement du réseau électrique (avant, pendant et après le creux de

tension), la méthode d‘identification (à travers Vref1 et Vref2) et les méthodes

de régulation (à travers Vinj1 et Vinj2) doivent poursuivre avec précision et

rapidité des valeurs variant entre 0%, 50% de la tension nominale Vn.

Compensation des creux de tension triphasés :

Dans ce cas, le filtre actif série compensant un creux de tension triphasé

d‘une profondeur de 30% et d‘une durée de 4 périodes sur les Phase 1, Phase 2 et

Phase 3 a été étudié. Les analyses temporelles et spectrales du F.A.S employant


la méthode d‘identification à base d‘un système à base de PLL ainsi que les trois

méthodes de régulation de tension (PID, RST et RSTam), seront montrées.

La robustesse en rapidité et en précision de ces méthodes de régulation sera

comparée.

Les inter et infra harmoniques :

a) Inter harmoniques :

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 202

Ce sont des composantes sinusoïdales d'une grandeur qui ne sont pas des

fréquences multiples entières de celle du fondamental.

b) Infra harmoniques :

Ce sont des composantes qui sont à des fréquences inférieures à celle du

fondamental.

Figure-116- : Infra harmoniques et Inter harmoniques

Ces deux catégories de perturbations sont dues à des variations périodiques et

aléatoires de la puissance absorbée par certaines machines (commande par train

d'ondes, ...).

Notion des charges linéaires et non linéaires:


La charge linéaire:

Cette catégorie de charge se retrouve dans des récepteurs classiques tels

que les convecteurs électriques, les lampes à incandescence ou encore tout

simplement des récepteurs comportant des éléments purement résistifs. Mais cela

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Electronique de puissance avancée (ELT 522) 203

peut être aussi une charge comprenant des éléments inductifs ou capacitifs, telle

que: moteur électrique.

Aussi la charge linéaire, lorsqu'elle est soumise a une tension sinusoïdale

absorbe-t-elle un courant de même allure. Il y a ainsi, à tout instant une

proportionnalité entre tension et courant.

La puissance absorbe correspondant a ces grandeurs électriques, tension et

courant, est le simple produit de ces composantes dans le cas d'une charge linéaire

associant des éléments purement résistifs.

Un déphasage existe lorsque l'on observe entre deux signaux, sur un même circuit,

un décalage de l'un par rapport a l'autre dans le temps (figure--).

Figure-117- : Forme du courant absorbé par une charge linéaire

La charge non linéaire :

Une charge est dite "non linéaire" si le courant absorbé n'est pas sinusoïdal

lorsqu'elle est alimentée par une tension sinusoïdale (figure--). Ce type de récepteur

est générateur des d'harmoniques. Ex: alimentation à découpage, moteurs au

démarrage, mise sous tension de transformateurs.

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Figure-118- : Forme du courant absorbé par une charge non linéaire

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