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Histoire de la musique du XXeme siècle

Le Renouveau Symphonique

1. La musique symphonique
• Influence du ballet (Ballets Russes)
• Avènement de l'orchestre moderne. Agrandissement de la famille des percussions → concerto pour Batterie de
Milhaud, Ionisation de Varèse, Les Choéphores, Milhaud (accompagnement du chœur uniquement par les
percussions). Généralisation de l'utilisation du celesta, de la harpe, du piano symphonique, etc. Instruments
nouveaux : instruments électroniques, instruments de Thérémine, ondes martenaux, gramophone, etc.
• Retour à la symphonie (Roussel, Mahler, Bruckner, Milhaud) aux alentours de 1930. Dans les années 30,
développement de la radio et des orchestres symphoniques de radio. Plus de complexe à composer des
symphonies en quatre mouvements.
• Musique de film (à partir de 1927, le cinéma devient parlant). Entre 1920 et 1930, la musique de film est
alimentaire pour les compositeurs savants. Puis on se spécialise : Auric compose dans les années 30/40 pour
les films de Cocteau, Renoir, etc.

♪. Jacques IBERT, Les Escales, pièce symphonique très colorée. Décrit trois ports de la Méditerranée (Tunis, Palerme,
Valence). Pièce de caractère qui n'est pas limitée par la structure de la forme sonate.

Ravel, considéré comme le plus grand orchestrateur de tous les temps, ne compose pas de la musique symphonique
pour elle-même, mais orchestre des pièces pour piano, pour voix, etc.

2. Musique lyrique

Le tournant du XXe siècle avait été marqué par :


- la consécration de Wagner
- la fin du bel canto
- l'apparition d'esthétiques nouvelles (vérisme, symbolisme…)

Différentes voies sont alors suivies :


• exotisme (Strauss, Salomé, Roussel, Padmâvati, Puccini, Turandot)
• renouveau de l'opéra-ballet (Roussel, Padmâvati).Dans Padmâvati, le ballet fait partie intégrante de l'intrigue.
Argument de Laloy (spécialiste de Rameau et directeur de l'opéra?). → résurgence de l'opéra-ballet au XXe
siècle. L’œuvre est mise de côté à cause de la guerre, elle ne sera jouée qu'en 1924 et ce sera un échec.
• drame lyrique et oratorio (Honegger, Le roi David (1919), Jeanne au bûcher, Milhaud). Renouveau qui donne à
nouveau une place prépondérante au chœur. Grands succès. Inclusion dans l’œuvre lyrique d'un récitant qui
parle et dit un texte entre les différentes interventions musicales (> Debussy, Le martyr de Saint Sébastien)
• Opéra-oratorio (Stravinsky, Oedipus Rex). Oeuvre conçue pour les Ballets Russes, qui n'est pas destinée à être
dansée, mais à être jouée entre deux ballets. Stravinsky souhaite composer sur un texte que tout le monde
connaît et il se tourne vers le latin, langue commune à de nombreux pays européens. Un narrateur introduit
l'histoire, qui est de toute façon connue, et ensuite la musique est donnée en latin. Il ne faut pas chercher à
suivre le texte récité, mais plutôt la musique elle-même. Les acteurs ne doivent pas bouger, en-dehors de leurs
yeux.
• Opéra-comique et féérie (Ravel, L'heure espagnole, L'enfant et les sortilèges). Mélange des styles (esprit de
l'opérette américaine, avec opéra-comique, jazz avec musique inspirée de l'Extrême-Orient). Conte poétique et
réalisme méticuleux (cris et gémissements d'animaux). Emploie toutes techniques de chant : onomatopées,
récitatif lyrique, colorature, polyphonie contrapuntique, chanson, etc.
• Opéras-minute de Milhaud (L'enlèvement d'Europe)
• Opéra mythologique (qui avait disparu au XIXe siècle). Milhaud, Les malheurs d'Orphée, vision actualisée.

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