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COURANT CONTINU:

GALVANISATION – IONISATION

Sciences Physiothérapiques Spécialisées 1

Électrothérapie

3ème année physiothérapie


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Pr Ag SOUMAYA BOUDOKHANE
2018-2019
I. DÉFINITIONS
 Le courant continu ou galvanique est d’intensité
constante.
 Il est toujours unidirectionnel.

 Mode d’utilisation
 Galvanisation
 Ionisation

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II. GALVANISATION

1. Définition :
 La galvanisation consiste à utiliser les effets
interpolaires du passage à travers
l’organisme du courant continu, dirigé
conventionnellement du pôle positif vers
le pôle négatif.
 Tous les appareils actuellement transforment le
courant alternatif du réseau par redressement
de l’alternance négative
 L’intensité doit pouvoir être réglée d’une
manière très progressive sans aucune
secousse qui serait désagréablement
ressentie par le patient. 3
II. GALVANISATION
2. Actions :
 Le passage du courant continu à travers les
tissus détermine :
 Un effet thermique correspondant à une
déperdition d’énergie selon la loi de Joule en
fonction de la résistance des structures
traversées.
 Un effet vasomoteur hyperhémie de la peau
au niveau des électrodes mais diffuse entre les
électrodes.
 Un effet d’excitabilité sensitivo-motrice :
 augmenté au pôle négatif (effet sur les fibres
motrices) ;
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 diminué au pôle positif (action antalgique)
II. GALVANISATION
3. Modes d’application :
 Électrodes métalliques en cuivre,
aluminium, étain ou alliage, planes et souples
pour s’adapter aux différentes surfaces du corps.
 Elles ont la même taille car on ne recherche pas
de concentration de flux.
 Elles ne sont pas appliquées directement sur la
peau mais recouvertes d’une éponge imbibée
d’eau simple ou salée, tiède, assurant une
bonne humidification. Le risque de contact direct
avec la peau est la brûlure.
 Une bonne fixation doit être assurée pour éviter 5

les mouvements de l’électrode sur la peau.


II. GALVANISATION
 Application directe de l’électrode positive placée
dans une éponge mouillée sur la zone
douloureuse durant 20 à 30 minutes (électrode
négative ferme le circuit à distance ou à proximité).
 Intensité : 0,1 à 0,2 mA/cm2 d’électrode active
(donc dans notre cas électrode positive).
 Dangers : la brûlure cutanée:
 La brûlure électrique est liée à la quantité d’électricité
que reçoit la cellule pendant l’application  respect
d’intensité.
 La brûlure chimique est liée au dépôt de produits
acides sur l’anode et de produits basiques sur la
cathode  éponge obligatoire 6

 Séance sont quotidiennes ou tri-hebdomadaires.


II. GALVANISATION
 La galvanisation est dite longitudinale lorsque le
flux électrique est appliqué sur un membre selon
son grand axe : le pôle positif se trouve à la
racine de membre et le pôle négatif au
voisinage de l’extrémité  galvanisation
descendante à visée motrice
 Une polarité inverse (galvanisation ascendante)
est utilisée à titre antalgique.
 Si le flux électrique traverse une région selon le
petit axe la galvanisation est dite transversale.
 Lorsqu’on veut traiter des grandes surfaces de
membres l’application est facilitée par l’utilisation 7
des cuves (bain galvanique).
II. GALVANISATION
 Bain galvanique
 Deux bassinets en plastique sont
nécessaires pour immerger
séparément la paume des mains, ou la
plante des pieds ou le moignon.
 Interposer des caillebotis en
plastique pour séparer la peau et les
électrodes immergées.
 Intensité du courant galvanique est
progressive de 0,01 à 0,05 mA/cm2 de
surface de peau immergée (100 à 300
cm2) pour une séance de 30 à 40 min.
 Vérifier que le potentiomètre de
l’intensité est à zéro puis immerger le 8
segment à traiter.
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II. GALVANISATION

 Les mains ou les pieds ou les moignons ne doivent


jamais être plongés dans l’eau ni retirés pendant le
passage de courant,
 ceci provoquerait :
 Une violence secousse de fermeture ou d’ouverture,

 Un effet de pointe, c’est-à-dire une forte


concentration de courant sur une faible surface de
peau.
 Tous les objets métalliques (bagues, bijoux…)
doivent être enlevés.
 Régler et diminuer progressivement l’intensité
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II. GALVANISATION
4. Indications
 Atrophies secondaires d’origine nerveuse :
assure le maintien d’une circulation correcte
dans le muscles atrophiés, assure leur
réchauffement et peut agir sur le retour de
l’excitabilité des fibres motrices
 Effet antalgique du pôle positif
 Hyperhydrose de la paume des mains, de la
plante des pieds ou du moignon de l’amputé (bain
galvanique)

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II. GALVANISATION

5. Contre - Indications

 Lésions cutanées

 Matériels superficiel

 Pacemaker (si local)

 « allergie » au galvanique (allergie au titane)

 Trouble de la sensibilité.

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III. IONISATION
1. Définitions
 Electrolyse :un phénomène de décomposition
chimique de certaines substances en solution
soumises à l’action d’un courant unidirectionnel,
c’est-à-dire polarisé.
 Elle a deux conséquences :
 Transport des ions :
 Formation d’acide à l’anode et de base à la cathode

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III. IONISATION
 Transport des ions :
Les ions négatifs (ou anions) migrent vers l’anode (pôle
positif).
Les ions positifs (ou cations) migrent vers la cathode
(pôle négatif).
Ce principe est utilisé pour essayer d’introduire des ions
médicamenteux dans les tissus.
Cette technique est appelée ionisation, ionophorèse ou
diélectrolyse.
 Formation d’acide à l’anode et de base à la cathode
entraînant ainsi de graves brûlures chimiques des
tissus si l’intensité est très élevée, si le protocole
d’application n’est pas strictement rigoureux ou si les
précautions et contre-indications ne sont pas 14

respectées.
III. IONISATION
2. Ionisations médicamenteuses
a) Effets thérapeutiques et indications
 Si l’on applique un produit ionisable au niveau
d’une électrode, l’ion du même signe que
l’électrode va être repoussé par celle-ci, il s’ensuit
une pénétration percutanée de cet ion.
 Le passage de macromolécules à atomes
ionisés s’appelle la diélectrophorèse.

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III. IONISATION
 L’indication d’une ionisation est liée aux
médicaments utilisés :
 Chlorure de calcium : antalgique

 Iodure de potassium : fibrinolytique


superficiel (cicatrice)
 Salicylate de soude : antalgique

 Chlorure de magnésium : sédatif


fibrinolytique
 Xylocaine : antalgique

 Histamine : action révulsive (intéressant pour


tendinites, pathologies péri-articulaires)
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III. IONISATION
b) Précautions
 Mêmes règles que pour les galvanisations. De plus :

 Placer les électrodes le plus prêt possible l’une de l’autre


pour éviter la diffusion du courant dans tout le corps.
 L’électrode active est de taille ≤ à l’électrode indifférente.

 L’application peut être trans-articulaire (une éponge


partie externe – une partie interne) ou longitudinale
(électrode indifférente à la racine – électrode active sur la
partie à traiter).
 Durée : 20 à 30 minutes pour qu’il y ait une pénétration
suffisante des produits car il semble exister un temps de
10 à 15 minutes de latence à la pénétration.
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III. IONISATION
 Le médicament doit être placé sur une compresse
entre l’éponge mouillée (sous l’électrode de même
signe) et la peau.
 La peau doit être propre.

 L’éponge doit être de bonne qualité.

 Si moindre signe de concentration (picotements plus


vifs sur un point) : arrêter
 Courant : courant continu ou galvanique ou un
courant variable unidirectionnel.

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III. IONISATION
 Intensité : progressive de la 1ère à la 5ème séance : de
0,01 à 0,05 mA/cm2 de surface de plus petite électrode
pour une séance de 30 minutes.
 Au début de la séance, l’intensité est augmentée
progressivement afin d’éviter une secousse de
fermeture due à un début brusque du courant.
 En fin de séance, l’intensité est diminuée
progressivement afin d’éviter une secousse de
d’ouverture due à une interruption brusque du
courant.

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