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Hommage à Henry Dunant

mardi 26 octobre 2010


Croix – Rouge italienne à Rome

Brève allocution de Madame Sandrine Salerno


Maire de Genève

« HENRY DUNANT CE GENEVOIS UNIVERSEL »

Monsieur le président

Excellences,

Mesdames et Messieurs,

Merci de me permettre d’apporter, ici au siège de la Croix-Rouge


italienne à Rome, les salutations de Genève, à l’occasion de l’hommage
que vous rendez à Henry Dunant.

Dans quelques jours, le 30 octobre 2010, en effet, nous commémorerons


le centenaire de la mort d’Henry Dunant, le fondateur de ce qui est
devenu le grand mouvement de la Croix-Rouge et l’inventeur, en
quelque sorte, du droit et de l’action humanitaires.

Genève doit beaucoup à Dunant !

Seule la version prononcée fait foi 1


Genève ne serait pas reconnue comme une « ville de paix », comme, de
facto, la capitale de la gouvernance mondiale en matière d’Humanitaire
et de Droits humains, sans l’intuition, puis l’obstination, d’Henry Dunant.

Après Calvin, qui fit de Genève la « Rome protestante » et la ville du


refuge, et après Rousseau qui propulsa Genève dans l’universalisme
des Lumières, Dunant est la troisième personnalité genevoise
d’envergure universelle, qui a permis que notre petite cité, encaissée au
bout du Lac Léman, devienne cette ville de renommée mondiale, qui
joue aujourd’hui un rôle de première importance dans l’architecture des
Nations Unies.

Merci donc à Henry Dunant ! Et, merci à vous de lui rendre hommage, et
à travers lui, de rendre hommage à Genève.

Une très belle exposition a été créée dernièrement au Musée de la


Croix-Rouge à Genève. Elle porte sur les destins croisés d’Henry Dunant
et de Gustave Moynier, et elle est malicieusement intitulée « Henry
Dunant - Gustave Moynier : un combat ».

Elle montre que si Moynier, co-fondateur avec Dunant et premier


président de la Croix-Rouge de 1864 à 1910, a connu les honneurs de
son vivant, Dunant n’a accédé à la gloire qu’à un âge avancé, après
avoir obtenu le premier prix Nobel de la paix.

Dunant mérite donc d’être célébré, peut-être plus que tout autre citoyen
suisse. Car sans le mouvement de la Croix Rouge, que vous continuez à
défendre et à promouvoir, les conséquences des guerres et des
catastrophes seraient encore plus terribles que ce qu’elles ne sont
aujourd’hui.

Seule la version prononcée fait foi 2


Excellences,
Mesdames et Messieurs,

Comme vous le savez peut-être l’exécutif de la Ville de Genève procède


par rotation. Je ne suis donc Maire que pour une année et j’ai décidé de
prendre comme fil rouge de mon année de Mairie, le thème de la
rencontre.

Je suis donc particulièrement heureuse de venir ici à votre rencontre,


afin de relier la Ville de Genève à votre hommage !

En tant que citoyenne italienne par mon père, je suis également


enchantée de pouvoir articuler, dans cet hommage à une pensée et une
action universelles, Genève et Rome, deux villes qui me sont très
chères.

Je vous remercie.

Sandrine Salerno
Maire de Genève

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