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Bâtiment

Haute qualité environnementale

Présenter par:
NAIJI ZAKARIAE
LE DEVELOPPEMENT DURABLE
LE DEVELOPPEMENT DURABLE , QU’EST-CE QUE C’EST ?

La notion de développement durable a été définie en 1987, dans le


rapport Brundtland, présenté lors de la Commission des Nations
Unies sur l’Environnement et le Développement.

«Le développement durable est un développement qui répond


aux besoins du présent sans compromettre la possibilité, pour les
générations à venir, de pouvoir répondre à leurs propres
besoins»
NOTION DE DEVELOPPEMENT DURABLE

Le développement durable repose sur trois piliers :

Pour l’entreprise :
performance économique,
responsabilité sociale,
respect de l’environnement.
Définition de la HQE

La Haute Qualité Environnementale (HQE)


 une démarche volontaire pour:
- Maîtriser les impacts générés par un bâtiment sur son
environnement extérieur
- Assurer à ses occupants des conditions de vie saines et confortables
 Propose une méthode de travail et des objectifs pour intégrer
l’environnement à toutes les étapes de la vie du bâtiment
 2 composantes de la démarche:

HQE = QE + SME
1 - un objectif de Qualité Environnementale (QE)
2 - un système de management environnemental des opérations (SME)
LE BATIMENT DURABLE POUR TOUS
LE BATIMENT DURABLE POUR TOUS
QUALITE DE VIE

Des lieux de vie plus sûrs et


qui favorisent la santé

Des espaces agréables à vivre,


pratiques et confortables

Des services qui facilitent


le bien vivre ensemble
RESPECT DE
L’ENVIRONNEMENT
Une utilisation raisonnée
des énergies et des
ressources naturelles
La limitation des pollutions et
la lutte contre le changement
climatique

Une prise en compte de la


nature et de labiodiversité
ACCOMPAGNER LES EVOLUTIONS
REGLEMENTAIRES

Performance
environnementale
des bâtiments
PERFORMANCE
ÉCONOMIQUE
Optimisation des charges
et descoûts

Amélioration de la valeur
patrimoniale, financière
et d’usage

Contribution au dynamisme
et au développement
des territoires
LEBATIMENTDURABLEPOURTOUS

MANAGEMENT
RESPONSABLE
Une organisation adaptée
aux objectifs de qualité,
de performance et dedialogue
Un pilotage pour
un projet maîtrisé

Une évaluation garante de


l’amélioration continue
"...« Aucun problème ne peut être résolu
sans changer l’état d’esprit qui l’a
engendré »

Albert Einstein.
QUELQUES CHIFFRES

• Les bâtiments utilisent plus de 40 % de l’énergie consommée.


Une habitation bien isolée n’utilise que 27 % de l’énergie
nécessaire pour chauffer une maison construite en 1974.
• Une bonne isolation de tous les bâtiments en Europe pourrait
à elle seule générer une réduction de 400 millions de tonnes
de CO2 qui permettrait de réaliser les objectifs du protocole
de Kyoto et de combattre efficacement les changements
climatiques.
• Construire et protéger notre environnement implique tous les
maîtres d’ouvrage, les architectes, les maîtres d’œuvre, ainsi
que tout citoyen dans ses actes de tous les jours.
Les 14 cibles de la HQE ,

I. Maîtrise des impacts sur II. Création d’un environnement


l’environnement extérieur intérieur satisfaisant

ECO-CONSTRUCTION CONFORT
1. Relations des bâtiments avec 8. Confort hygrothermique
leur environnement immédiat 9. Confort acoustique
2. Choix intégré des procédés et 10. Confort visuel
produits de construction 11. Confort olfactif
3. Chantier à faibles nuisances SANTE
ECO-GESTION 12. Qualité sanitaire des espaces
4. Gestion de l’énergie 13. Qualité sanitaire de l’air
5. Gestion de l’eau 14. Qualité sanitaire de l’eau
6. Gestion des déchets d’activité
7. Gestion de l’entretien et de la
maintenance
Les 14 cibles de la HQE
- 3 niveaux de performance associés aux cibles du HQE:
base (B), performant (P), très performant (TP)
- pour obtenir la certification HQE:
TP
Au
P
Au moins moins 3 B
Au moins 7 cibles 4 cibles cibles

Le maître d’ouvrage doit choisir parmi les 14 cibles, celles qui devront être au
niveau P ou TP. Le SMO (système de management d’opérations ), qui s’apparente à une
procédure, lui permet de hiérarchiser ces cibles et d’organiser la façon de les atteindre.

Prenons un exemple pour un bâtiment : pour reconnaître un bâtiment conforme à la


démarche HQE, les 14 cibles devront avoir atteint des niveaux de performance suivants
:
 7 cibles au moins au niveau B
 4 cibles au moins au niveau P
 3 cibles au moins au niveau TP.
Eco-
co n st r uct i o n

• Relation harmonieuse
par rapport à l’environnement
• Choix des matériaux
• Chantier à faibles nuisances
• Relation harmonieuse par rapport à l’environnement
Un terrain est différent d’un autre, qu’il convient d’analyser en portant non seulement son intérêt sur la
topographie, mais également sur la faune et la flore de ces lieux et des alentours du site.
L’analyse portera sur différents points :
 accès à la parcelle et ses rapports avec son environnement immédiat
 organisation des voieries et cheminement sur la parcelle même (piétons, 2 roues, véhicules
légers et autres)
 organisation des stationnements sur la parcelle
 organisation des espaces plantés
 aménagement des zones « espaces verts ».
• Choix des matériaux
Le choix des matériaux doit porter sur plusieurs éléments, à savoir :
• Limiter les consommations de produits non renouvelables
• Limiter les produits à lourde consommation énergétique (exemple : aluminium)
• Limiter la consommation d’eau, cette notion intervient sur l’eau et également l’énergie nécessaire à la
fabrication d’un matériau. Cette énergie s’appelle l’énergie grise
• Limiter la production de déchets solides
• Chantier à faibles nuisances
Cette cible porte sur cinq points, à savoir :
1) Préparation technique du chantier
2) Gestion différenciée des déchets de chantier
3) Réduction des nuisances et des pollutions
4) Maîtrise des ressources en eau et en énergie
5) Déconstructions sélectives
Eco-gestio n

• Eau
• Energie
• Déchets
• Entretien et maintenance
Gestion de l’énergie
L’objectif est de ne plus gaspiller les ressources épuisables en énergie fossiles (fioul, charbon)
et les remplacer par des énergies durables en maîtrisant parfaitement les gaz à effet de
serre.
Les leviers sur lesquels nous avons moyen d’intervenir sont les postes suivants :
• Chauffage et climatisation
• Ventilation
• Eclairage
• Eau chaude sanitaire et autre usage
Gestion de l’eau
une attention particulière doit être portée à plusieurs niveaux, à savoir :
• La réduction des fuites
• L’utilisation d’appareils performants
• L’utilisation d’eau gratuite à savoir la gestion des eaux pluviales
Gestion des déchets d’activité
L’objectif est de générer moins de déchets et de mieux les valoriser par un tri sélectif.
Plusieurs modes existent pour la valorisation de ces déchets
Gestion de l’entretien et de la maintenance
L’enjeu majeur quand on conçoit un bâtiment est de préserver le plus longtemps possible la
destination pour lequel il a été construit. Il s’agit de prendre en compte l’investissement
initial et le coût de maintenance obligatoire
Confort

Hygrothermique Olfactif

Acoustique Visuel
Hygrothermique
Le confort thermique exprime le bien être d’un individu par rapport à la chaleur, Cette cible
se décompose en deux chapitres :
• Confort thermique d’hiver
• Confort thermique d’été
Acoustique
Une bonne qualité d’ambiance acoustique favorisera une qualité du travail et de bonne
relation entre les usagers d’un bâtiment, l’inverse aura des effets négatifs, principalement sur
la santé des occupants à travers la déprime et le stress.
Visuel
La lumière est déterminante dans les bâtiments, soit par la lumière naturelle, soit par
l’éclairage artificiel.
Une bonne lumière ne fatiguera pas les yeux et permettra dans le tertiaire, une meilleure
qualité du travail.
Olfactif
Il s’agit encore de bannir les sources de pollution provenant de l’extérieur ou de l’intérieur
des bâtiments.
Sa n t é
«7 à 20 %des cancers sont d’origine environnementale,(…) et 30 000
décès/an sont liés à la pollution atmosphérique »
Jean-Pierre Raffarin, Plan Santé-Environnement

• Conditions sanitaires des espaces

• Qualité de l’air

• Qualité de l’eau
Principales phases d’un projet HQE
Etudes préalables • Choix site et faisabilité de l’opération
• Études sur site

Programme • Hiérarchisation des cibles


• Programme/budget
• Rédaction programme
Choix des concepteurs • Préparation
• Préselection
• Concours
• Marchés
Conception
ESQ, APS, APE,
Réalisation
ACT
Préparation du chantier
Chantier
Réception
Vie du bâtiment
Les principaux acteurs de la démarche HQE

La maîtrise d’ouvrage (MOA): de la programmation à la


réception
-définition de la politique environnementale (objectifs de QE)

La maîtrise d’œuvre (MOE): phases de conception et


réalisation
-conception de l’opération pour satisfaire aux objectifs de la MOA

Les entreprises de construction: phase travaux


-approfondissement de la phase de préparation de chantier
-choix des fournisseurs de matériaux et produits de constructions
dont les offres répondent aux critères environnementaux de la
MOA
Les principaux acteurs de la démarche

Le gestionnaire: vie du bâtiment


-respect des prescriptions pour le maintien de la QE

L’AMO: de la programmation à la vie du bâtiment


-sensibilisation de chaque acteur du projet
-traduction des demandes de la MOA en prescriptions précises
-détermination, en accord avec la MOA, des exigences HQE
-vérification de la compatibilité des exigences entre elles, avec le site
et avec l’enveloppe financière disponible
- conception et mise en place d’indicateurs et d’outils fiables, pour
mesurer le degré de réalisation des cibles
Assistance à la définition du programme
environnemental de l’opération

- Analyse de site
- Choix des cibles
Analyse de site
Phase: Etudes préalables
Choix du site
Analyse de site
Études sur site

Analyse de site:
1 Identification des caractéristiques
I.– Milieu physique
du site:
II.– Environnement bâti, humain,
•géologie & géotechnique,
et végétal
• topographie, III.– Infrastructures
• environnement urbain, IV.– Transports en commun
• environnement paysager, V.– Nuisances et Risques
• infrastructures et services, VI.– Energies Renouvelables
•risques sanitaires, technologiques VII – Réglementation et règles
& naturels … d’urbanisme applicables

2 Synthèse des impacts des propriétés du site sur les cibles


Analyse de site

Analyse de site

Ex: Nuisances et risques: Cible 9: confort acoustique


• projet situé non loin de l’aéroport d’ORLY
• projet entouré par: Nécessité d’une étude
- l’av. des Topiques: niveau sonore de classe 2 acoustique
- l’av. du Canada: niveau sonore de classe 3

Synthèse des impacts des propriétés


du site sur les cibles:
Choix des cibles
Phase: Programme
Hiérarchisation des cibles Programme
Rédaction programme environnemental

• Sur la base de l’analyse de site:


- hiérarchisation et définition des cibles selon les types B, P, TP

• Rédaction du programme environnemental comportant:


- en préambule: affirmation des préoccupations environnementales
et de ses motivations
- les cibles retenues et leur importance relative:

TP: 4 cibles
P: 4 cibles
B: 6 cibles
Choix des cibles
Programme environnemental Ex: Cible 9 : Confort acoustique

oEnjeux :
-l’organisation verticale et horizontale des locaux en fonction des
nuisances émises et reçues
- l’affaiblissement des bruits d’impact et d’équipement

oSous-cible 9.1: Optimisation des dispositions architecturales pour


protéger les usagers du bâtiment des nuisances acoustiques
Ex: - séparer les locaux bruyants des locaux sensibles aux nuisances
acoustiques
- optimiser la forme et le volume des locaux
o Sous-cible 9.2 Création d’une qualité d’ambiance acoustique
Ex: - isolement acoustique
- choix de revêtements de sol spécifiques
Développement durable
Efficacité énergétique et
développement durable

Une meilleure utilisation de l’énergie permet de :


• Réaliser des économies importantes
• Améliorer les services offerts aux citoyens (réduction des coûts,
accessibilité, diversification des services)
• Réduire les impacts environnementaux (émissions GES)

Mieux consommer l’énergie est une partie intégrante d’une démarche de


développement durable
Efficacité énergétique et bâtiments
En physique, « l’efficacité énergétique » désigne le rapport entre l’énergie utile
produite par un système et l’énergie totale consommée pour le faire
fonctionner.

Dans Le Monde , le secteur du bâtiment est le premier consommateur


d’énergie. En 2008, il absorbe 40% de la consommation totale d’énergie
finale et rejette 36% des émissions de CO2. En France, il absorbe près de
44% de la consommation totale d’énergie finale en 2011. Sa consommation a
progressé au niveau national de près de 25% au cours des 20 dernières
années

Les solutions « passives »


Elles consistent à accroître les qualités intrinsèques d’un bâtiment afin
d’optimiser l’utilisation des énergies qui lui sont fournies.
l’image permet de
visualiser les principales
pertes de chaleur d’une
maison en hiver. Notez
que ces mêmes causes
de pertes de chaleur en
hiver sont également les
principaux coupables pour
les gains excessifs de
chaleur en été, lorsqu’il
fait trop chaud à
l’extérieur.
De nombreux paramètres peuvent être pris en compte lors de la construction
d’un bâtiment, par exemple :

• son orientation et sa capacité à profiter de l’énergie lumineuse, à capter et à se


protéger de l’énergie solaire (matériaux de surface………..) .

• une isolation thermique renforcée, par exemple grâce à des faux plafonds
empêchant le recours à l’inertie thermique, des matériaux comme la laine minérale
ou le chanvre, des doubles vitrages à isolation renforcée. L’isolation thermique par
l’extérieur (« manteau isolant », par exemple à l’aide de briques de polystyrène
expansé ou extrudé) permet de diminuer les pertes thermiques de la paroi jusqu’à
80%.

• une meilleure étanchéité générale du bâti à l’air (air parasite notamment dû aux
liaisons façades-planchers surtout entre les façades et les menuiseries ou aux
passages des équipements électriques). L’installation de boîtiers d’encastrement
étanches peut réduire de plus de 90% .

• des systèmes de ventilation plus performants. Les ventilations mécaniques


contrôlées à double flux permettent de réduire les pertes d’énergie jusqu’à 70% par
rapport à des ventilations classiques à simple flux (mais elles restent bien plus
coûteuses à installer).
MISE EN ŒUVRE DE LA NOUVELLE
REGLEMENTATION THERMIQUE SUR
LES PROJETS DE DEMONSTRATION
Transferts thermiques par l’enveloppe AVANT l’application
de la nouvelle réglementation thermique

Performance moyenne : 120 à 150 kWh /m2/an


Toiture : 30%

Murs opaques : 35%


Vitrages : 20%

Plancher bas: 15 %
Transferts thermiques par l’enveloppe APRES l’application
de la nouvelle réglementation thermique

Performance moyenne : 40 à 60 kWh /m2/an


Toiture : 10%

Murs opaques : 60%


Vitrages : 20%

Plancher bas: 10 %
L’ISOLATION THERMIQUE
L’isolation thermique

A-ISOLATION
1-L’ISOLATION THERMIQUE:
PRINCIPE: empêcher la chaleur contenue ou produite dans un milieu de ce de
verser dans un milieu voisin:<<limité le flux de chaleur du plus chaud vers le
plus froid>>
Role de l’isolation thermique: _ Conservation des calories

_ Améliorer le confort

_ Assurer la durabilité de la construction


L’isolation thermique
Lieu d’absorption
L’absorption calorifique se fait au niveaux de :toitures, murs, sols, fenêtres et portes,
mais les plus importantes se font au niveau des murs et de la toiture
NOTIONS DE CONDCTIVITE ET DE
RESISTANCE THERMIQUES
1 La conduction thermique:
C’est le coefficient λ exprimé en (w/m.c).Plus il est élevé,plus le matériau
transmet la chaleur.
2 la résistance thermique: La résistance thermique (R) est l’aptitude d’un matériau {
ralentir la propagation de l’énergie qui letraverse.
3-L’absorption:
Lorsque un matériau est exposé au soleil,il absorbe une partie α et en réfléchie
une autre ρ ,plus les surfaces sont claires,plus l’absorption sera faible.

4-L’inertie:
Lorsqu’ un flux de chaleur travers une paroi il se transmet sur la face opposée
avec un retard et un affaiblissement.
NOTIONS DE CONFORT THERMIQUE

Plus l’écart entre le corps et l’ambiance est grand,plus la sensation d’ inconfort est
importante.
NOTIONS DE CONFORT THERMIQUE

Le confort thermique résulte de la


conception architecturale :

-Les pays chaud :il faut minimiser


les transmissions calorifiques, les
apports solaires directes, bien
orienter le bâtiment et profiter au
maximum du refroidissement
nocturne.

-Les pays froids :il faut minimiser les déperdition,


optimiser les apports solaires.
Le chauffage est nécessaire dans ces pays.
NOTIONS DE CONFORT THERMIQUE

Les conditions à remplir:


Pour une bonne température ambiante
(entre 18 et 21 °c) il faut:
-une bonne régulation :répartir la chaleur
ou la fraîcheur dans l’ensemble de la maison.
-un renouvellement d’air.
-une humidité suffisante.
LES DEPERDITIONS CALORIFIQUES

LES DEPERDITIONS CALORIFIQUES


Les ponts thermiques sont la cause principale de
déperdition calorifique

Le pont thermique est une partie de la


construction qui présente un défaut d’isolation
,donc perte ou apport de chaleur désiré.
LES DEPERDITIONS CALORIFIQUES

Certains ponts thermiques peuvent être éviter facilement


par le calfeutrage des portes et des fenêtres
LA PROTECTION SOLAIRE

LA PROTECTION SOLAIRE
La protection des murs et des ouvertures contre le
rayonnement solaire.
Comment choisir l’épaisseur de son
isolant?
1) calculer les différent résistance thermique de votre maison
2) en connaissant votre R , il suffit de choisir un isolant ayant la
même résistance thermique.

exemple: avec un coefficient R =2.4 , l’isolant a choisir doit avoir


un R supérieur ou égale à 2.4;soit des plaques de 5cm de
mousses de polyuréthane doublés ou11cm de polystyrène
expansé,Ce chiffre(R) est porté sur tout les produit d’isolation.
1. Classification des matériaux isolants
Définition

Un isolant thermique de bâtiment est un matériau qui, par sa composition ou sa nature, ralentit la dissipation
de l’énergie calorifique. Dans le bâtiment, l’appellation « isolant thermique » est réservée aux produits dont la
résistance thermique est au moins égale à 0,5 m².K/W, et dont le rapport de l’épaisseur par sa résistance
thermique (conductivité thermique) est au plus égale à 0,065W/(m.K).

Le critère de classification des isolants repose sur la


structure de leur matrice solide et sur la nature
chimique de la substance qui la constitue : isolants
fibreux, cellulaires et granulaires de nature minérale
et organique.

1.1 Isolants fibreux:


-Les isolants fibreux minéraux (laines minérales et
les isolants en fibres céramiques)
-Les isolants fibreux organiques (les fibres ou laine de
bois (figure 1); la laine animale(mouton)

Ils sont commercialisés sous forme de feutres flexibles


se présentant en rouleaux ou panneaux semi rigides
(figure 2) et de panneaux rigides (figure 3).
Figure 1 – Fibres de bois : panneaux rigide
(Fibralith)
Matériau isolants

le basalte

Figure 2 – Laine de verre : rouleau Figure 3 – Laine de roche : panneau rigide


1.2 Isolants
cellulaires
Ce sont les matériaux poreux à
matrice solide consolidée
contenant des cellules fermées ou
ouvertes ou partiellement
ouvertes,contenant de l’air ou un
autre gaz ayant servi à
l’expansion du matériau Initial
(tableau 2).
Verre expansé : bloc, plaques et coquilles

est effectuée à partir de la fusion de sable et


de verre recyclé (ou calcin) auxquels sont
ajoutés des composants tels que le feldspath,
l'oxyde de fer, l'oxyde de manganèse, le noir
de carbone, le sulfate de sodium et le nitrate
de sodium.

Polystyrène extrudé : panneau


le polystyrène extrudé est composé de pétrole brut et
d'une mousse uniforme. Il est obtenu à partir d'un mélange
de polystyrène et de gaz, qui donne un matériau léger
de couleur bleue,gis
Le béton cellulaire vient de la combinaison d’eau, Le polystyrène expansé est obtenu à partir d'un
de sable, de ciment, de poudre d’aluminium ou de mélange de polystyrène et de gaz, qui donne
pâte d’aluminium et d’air. un matériau léger de couleur blanche.
Matériau isolants

1.3 Isolants pulvérulents, nodulaires ou granulaires

Ils se présentent en général en


vrac, emballés dans des sacs.
Leur mise en œuvre in situ se
fait soit manuellement, soit {
l’aide d’équipements
pneumatiques, dans des
espaces confinés (cavité des
murs) ou ouverts (combles)
qui doivent être isolés Laine minérale soufflée
Béton de chanvre

Le chanvre est une plante naturelle utilisée depuis


près d’un millénaire en France qui est le premier
pays producteur européen.
Agronomiquement intéressante puisqu’elle ne
nécessite que très peu d’intrants (traitement,
engrais, irrigation), l’ensemble de la plante est
valorisé.
En association avec un liant (chaux, ciment,...)
prescrit avec des dosages variant selon les
applications et les couples liant-chanvre utilisés, ce
matériau de remplissage peut alors être mis en
forme sur chantier selon différentes techniques
particulièrement adaptées à la rénovation du bâti
ancien.

avantages
• Capacité hygrothermique apportant une
régulation thermique intéressante
+ inconvénients
• Temps de séchage relativement long pour
-
les fortes épaisseurs mises en oeuvre sur
• Particulièrement adapté pour la rénovation du chantier
bâti ancien
• Résistance au feu importante
• Qualité sanitaire de la chaux
Matériau isolants
isolant conductivité densité en capacité résistance à la énergie grise
thermique en kg/m3 thermique diffusion de en kWh/kg
W/m.K en J/kg.K vapeur d’eau

λ ρ Cp μ
ouate de
cellulose 0,037 - 0,042 30 -70 2 000 2 1-2
fibres de bois
denses 0,038 - 0,049 110-240 2 000-2 100 3-5 1-3
Biosourcés
matériaux

laines
biosourcées 0,032 - 0,047 20-80 1 350-1 800 1-3 5-10
béton de
chanvre 0,06-0,15 200-800 1 350-1 800 5-8 1,8

botte de paille 0,052-0,080 80-120 1 550 1-2 0,1


liège expansé 0,037-0,044 65-180 1 600-1 900 5-30 2-7
laines
minérales nues 0,030-0,045 10-150 800-1 000 1-2 7-10
verre cellulaire
matériaux
minéraux

panneau 0,041 115 1 000 infini 2-5


verre cellulaire
granulat 0,075-0,12 170-250 1 000 4 2-5
perlite-
vermiculite-
argile expansée
0,05-0,12 90-700 900-1 000 3-5 nC

polystyrène
Synthétiques

expansé 0,032-0,038 10-30 1 200-1 400 20-100 30-35


matériaux

polystyrène
extrudé 0,028-0,040 15-30 1 000 80-200 30-85

polyuréthane 0,022-0,028 30-40 1 000 80-200 25-35


Mise en œuvre
1-isolation des murs :
1 ’isolation des murs par l’intérieur (vers le coté chaud):
Elle est intéressante lorsque le ravalement extérieur est
en bon état.
Les avantages immédiats sont :

• l’absence de modification de l’aspect


extérieur de la maison ;
• un coût relativement peu élevé, mais
entraînant une réduction de la
surface des pièces,
Un choix de trois solutions techniques
:
1 »L’isolant est derrière une contre-cloison maçonnée ou sur
ossature

• L’isolant est le plus souvent


collé ou fixé mécaniquement
au support. La contre-cloison
est en briques plâtrières ou en
carreaux de plâtre ou encore en
plaques de plâtre vissées sur
des ossatures. Cette technique
est adaptée pour l’isolation
des murs irréguliers en
permettant de rattraper les
inégalités de surface.
1-2 »Les panneaux composites ou complexes de
doublage
• Ils se composent d’un panneau
isolant (polystyrène expansé,
polystyrène extrudé,
polyuréthane ou laine minérale)
revêtu d’un parement en
plâtre (qui évite la contre-
cloison). Les panneaux sont
fixés contre le mur, par collage
(paroi sèche et plane) ou par
vissage sur tasseaux (fixés
préalablement au mur, ils
permettent de ménager une
lame d’air entre l’isolant et la
paroi). Cette solution offre
l’avantage que la pose s’effectue
{ l’aide d’un seulproduit.
2 »isolation des murs par l’extérieur :
L’isolation par l’extérieur est la meilleure lorsque les enduits extérieurs sont
défectueux.
Elle permet de faire deux opérations en même temps : l’isolation et le ravalement.

Les avantages :
•traiter un plus grand nombre de
ponts thermiques ;
•ne pas modifier les surfaces
habitables ;
•protéger les murs des variations
climatiques.

Attention : le coût de cette


technique est plus élevé que celui
de l’isolation par l’intérieur (hors
coût de ravalement).

• Les solutions techniques : une palette de possibilités


_L’enduit mince sur isolant

l’isolant est collé sur le mur { l’extérieur de


l’habitation (généralement du polystyrène
expansé) et recouvrir
d’un enduit spécifique armé fixé par
agrafage et de l’enduit de finition. Si le
support ne permet pas le collage, la
fixation mécanique s’impose.
plaques de polystyréne :
_ dimension 250x60cm
_ épaisseur 60

Treillis métallique :
_ fil de 0.65mm Maille
de 12.7mm

Ciment colle :
à base de liant hydraulique renforcé en résin
vinylique un mortier de protection
’isolation des combles et des toitures :
une vraie rentabilité

Pose de laine minérale sur le plancher


d’un comble
1 »Les combles perdus
:
Pour les combles perdus l’isolant ce place uniquement sur le
plancher.

Les produits peuvent être :


•les laines minérales (de verre
ou de roche) en rouleaux ou en
panneaux, surfacés
•la laine minérale en vrac qui
est soufflée { l’aide d’un
appareillage approprié ;
• les isolants en panneaux
(polystyrène
expansé, polystyrène
extrudé, polyuréthane) disposés
bord à bord sur le plancher.
2 »Les combles habitables / aménageables :

Deux possibilités suggèrent :


l’isolation entre chevron
L’isolant est appliqué sur tasseaux, avec
parement de finition (plâtre, bois).
Il faut ménager une lame d’air d’au moins 3 cm
entre l’isolant et la couverture, sur toute la
sous-face de la toiture. Celle-ci doit être portée
à 6 cm en cas de couverture
étanche { l’air (tôle, zinc) et doitêtre
ventilée.
ISOLER LES toitures

L’isolant sous les chevrons :


L’isolant est disposé sous les
chevrons ;elle permet
d’éviter les ponts thermiques
créer à partir des chevron.
3 »Les toitures-terrasses :
L’isolant sous l’étanchéité, c’est le cas le plus courant qu’il soit une toiture
terrasse accessible ou non ; parking ; jardinetc.….

Mise en œuvre :
On pose généralement des
isolants en plaques (mousse
de synthèse) en différant
couches d’épaisseur limité(4
{ 5cm),fixés par collage en
pleine au bitume chaud .
Mais avec une pente >5% on
procède à une fixation
mécanique.
Isolation des planchers
1- isolation:des planchers en corps creux :

L’isolation peut être réalisée de plusieurs façons :

l’isolation sous chape flottante

l’isolant sur corps creux l’isolation fixé en sous face du plancher

l’utilisation des hourdis isolants


L’isolant sur corps creux :

L’isolant doit etre peut


compressible en plaque et
ayant la même largeur que
l’hourdis a son sommet. Ceci
permet la liaison hourdis-
poutrelles lors du coulage
isolation sous chape rapportée :
L’isolant doit être résilient est peut compressible, en
serrant et décalant les joints, sur la dalle.
Avant de couler la chape, on déroulera du papier kraft, du papier
bituminé ou un film mince pou protéger l’isolant de l’eau de gâchage.
Isolation fixé sous chape du plancher :
Isolant en forme de plaques rigides ayant un parement fini qui serve
de support pour l’endiut.
La pose s’éffectu soit par :
_ clouage _ vissage _ Projection

_ entre tasseaux
Pour ce dernier l’isolant est placé entre les
tasseaux qui servirons par la suite à la
fixation d’un parement(plaque de
plâtre ,panneaux de bois….)
Plancher en hourdis isolant :

Matériau : _ polystyrène expansé moulé(le plus connu)


_ Fibragglo

Ces hourdis doivent avoir une bonne résistance à la flexion et au poinçonnement.


Il ya deux types d’hourdis :

_L’entrevous :

_ Le voutain :
L’entrevous :
Il peut avoir un talon de 2 { 4cmd’épaisseur venant par emboitement est couvrir la semelle de la poutrelle.
Ce dispositif réduit les ponts thermiques.
• Le voutin : c’est une petite voute reposant à ses
extrémités sur les rebords des poutrelles.
Leur mise en œuvre s’effectue de la nmême façon qu’un plancher { hourdis
ordinaire.
Rénovation d'une maison du XVIIème siècle à la
Sénardière (Vendée) :

Vue sur la toiture après la pose des pannes


Plancher en châtaigner refait à neuf pour recevoir le plafond
Décompactage du chanvre en vrac pour
l'isolation du plafond en lambris

vue des combles pendant la pose du chanvre en vrac


Isolation des cloisons de distribution Vue globale
(intérieures)en panneaux de laine de chanvre

Pose de l'enduit isolant chanvre - chaux aérienne de bas Une des chambre de l'étage après sêchage de
en haut l'enduit,finition chènevotte à granulométrie fine
Isolation acoustique
dans le bâtiment
Typologie des bruits

On distingue 2 familles de bruits

 les bruits aériens : transmission sonore dans l’air


 Voix humaines, TV, chaîne Hifi, etc…;

 les bruits solidiens (ou bruits d’impacts) : transmission dans la


structure du bâtiment
 Pas des personnes, mobilier déplacé, équipements collectifs,
fluides,

 ATTENTION : il y a souvent le mélange des 2 bruits. Par


exemple, une porte palière qui claque émet à la fois un bruit aérien
et une vibration qui se transmet dans la structure de l’ouvrage.

L5C 2007-2008 Source : Christine Simonin-Adam


Transmission sonore

Source : Christine Simonin-Adam


3
L5C 2007-2008
Chapitre 3. ISOLATION
ISOLATION ACOUSTIQUE DES PAROIS
ACOUSTIQUE DES PAROIS

Lorsqu'un bruit aérien heurte une paroi, celle-ci vibre et émet un son de
même fréquence que la source, mais de niveau plus faible, en raison de
l'isolation acoustique de la paroi.

Onde transmise Ii = I r + Ia + It
Onde réfléchie avec : I : intensité acoustique incidente
i
I : intensité acoustique réfléchie
r
Ia : intensité acoustique absorbée
Onde absorbée
I : intensité acoustique transmise
t
Onde incidente
1.
1. Indice
Indice d'affaiblissement
d'affaiblissement acoustique
acoustique RR

1.1 Définition
R = niveau sonore incident – niveau sonore transmis

R = Li - L t
= 10 (log I i − log I t )
I0 I0
= 10 log I i
It

R = 10log 1
τ
R caractérise la qualité acoustique d'une paroi de construction (mur,
cloison, plancher, plafond, fenêtre, porte, etc…).

Plus R est grand, plus la paroi a un isolement acoustique élevé .

R peut être exprimé en dB (octave par octave) ou globalement en dB(A).


1.2 Mesure en laboratoire

On définit R rose ou R route


suivant que le bruit émis est
un bruit rose ou un bruit
route.

Bruit rose = bruits aériens


émis dans le bâtiment ou par
les avions.

Caractérisé par un niveau


sonore constant de 80
dB/oct, ce qui correspond à
une valeur globale de 86
dB(A).

Locaux désolidarisés
Bruit routier (ou route) = bruits aériens émis par le trafic routier ou
ferroviaire.
Son niveau sonore n'est pas constant : il est plus important dans les
fréquences graves que dans les fréquences aiguës.

85

80 Bruit rose
75
71 70
L (dB)

70
66
65 65
63
60
57 Bruit route
55

50
125 250 500 1000 2000 4000
f (Hz)
Pour l'application de la loi de masse, le guide Qualitel donne les valeurs
suivantes :

- béton lourd parois verticales : 2300 kg/m3


- béton lourd parois horizontales : 2400 kg/m3
- bloc plein (béton, sable et gravillons) : 2000 kg/m3
- bloc perforé (béton, sable et gravillons) : 1600 kg/m3
- bloc creux (béton, sable et gravillons) : 1300 kg/m3
- brique pleine : 1850 kg/m3
- brique creuse : 55% de vide : 845 kg/m3
60% de vide : 750 kg/m3
65% de vide : 655 kg/m3
- béton cellulaire : 500 kg/m3
- enduit ciment (1 cm) : 20 kg/m3
- enduit plâtre (1 cm) : 10 kg/m3
Béton

60 Conversations inaudibles

Bloc de
béton creux
enduit
52 Conversations inaudibles
plâtre

Brique 34 On entend tout


creuse
enduit
plâtre 48 Conversations inaudibles

Conversations inaudibles
Brique
pleine 57
enduit
plâtre

35
On entend tout
Carreau de
plâtre
Indice d'affaiblissement acoustique(R)de doubles vitrages

Composition du Rrose Rroute


double vitrage [en dB(A)] [en dB(A)]
4-6-4 27
4 - 12 - 4 26
4-6-6 34 31
4 - 12 - 6 29
4-6-8 36 32
4 - 12 - 8 29
4 - 6 - 10 37 33
4 - 12 - 10 31
44R - 6 - 8 38 35
44R - 10 - 8 39 35
44R - 12 - 10 42 37
55R - 12 - 10 38
55R - 20 - 44R 45 39

44R = 2 vitres de 4 mm séparées par une feuille de résine de


moins de 1mm d’épaisseur
MUR
COMPOSITION Rrose Rroute
EXTERIEUR Meilleure isolation acoustique
dB(A) dB(A)
au bruit "rose" qu'au bruit
"route"
Béton 16 cm
56 52

Mêmes valeurs que


béton nu
Béton 16 cm +
complexe isolant 56 52
(polystyrène 8cm
+ enduit
extérieur 1cm)
Pas d'influence de la
position de l'isolant
Béton 16 cm +
complexe isolant 56 52
(polystyrène 8cm
+ plaque de
plâtre 1cm)
Bien meilleure isolation
acoustique avec laine
Béton 16 cm + minérale que polystyrène
complexe isolant 63 59
(laine minérale
8cm + plaque de
plâtre 1cm)
55 Avec laine minérale
35 Sans laine minérale

63
52

Complexe de
doublage moins bon
acoustiquement que
contre cloison sur
ossature métallique
70
48
Réglementation acoustique des bâtiments

Ces règlementations imposent de mettre en


œuvre diverses techniques d’isolation
phonique !
Réglementation

 Isolement réglementaire entre


circulations communes et pièces d’un
logement

L5C 2007-2008 8
Exécution des dalles flottantes : pièges

9
8
L5C 2007-2008
Exécution des dalles flottantes : pièges

9
9
L5C 2007-2008
Allonger le trajet du son

 Murs et espaces tampons

L5C 2007-2008
Éloigner les locaux sensibles

1
0
L5C 2007-2008 1
Éloigner les locaux sensibles

1
0
L5C 2007-2008 2
Éloigner les locaux sensibles

1
0
L5C 2007-2008 3
Désolidariser les équipements
 Suspentes et colliers anti-vibratiles

L5C 2007-2008
Techniques d’isolation phonique

 Ecrans anti-bruit

isolation jusqu’à 30 dB suivant les matériaux


utilisés

Ex : plaque isolante entre 2 rangs de


tubes de coco
Techniques d’isolation phonique

 Ecrans anti-bruit

 Inconvénient spatial : encombrement !


R
 Atténuation limitée en hauteur :
efficacité limitée en ville
pour des immeubles…
S
Techniques d’isolation phonique

 Végétation

Mauvais isolant acoustique !

Il faudrait 10m de végétation dense pour


réduire le bruit de 1 dB(A).
Techniques d’isolation phonique

 Choisissez des matériaux écologiques et


isolants naturels !

En plus de donner une bonne isolation


phonique, ils laissent respirer les murs et
offrent en complément une bonne isolation
thermique. 
Isolation acoustique dans le bâtiment

MERCI de votre attention !

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