Vous êtes sur la page 1sur 14

Introduction

Le commerce international est l’échange des biens ou des services entre deux ou plusieurs pays. Les
accords de libre-échange facilitent le commerce international, en réduisant les obstacles du commerce et les
frais de douane sur les marchandises qui existent entre les pays.

La stratégie essentielle du développement de l'Afrique est l'intégration régionale, dont le libre-échange


entre les membres constitue l'une des principaux objectifs, récemment adopté par l'Union africaine. Ce qui
permettra de générer des gains de productivité considérables pour le continent. Dans ce qui concerne le
contexte africain, de tels gains permettront d'améliorer la sécurité alimentaire globale en acheminant, à
moindres coûts, les produits alimentaires.

Partout dans le monde, l'intégration économique régionale permet d'accélérer le développement et la


croissance en apportant une panoplie d'avantages liés à une meilleure coopération politique, à un commerce
intra-régional accru et à la création d'emplois. Les régions qui sont plus intégrées se sont révélées, capables
de connaître une croissance rapide et ont fait preuve d'une grande capacité d'adaptation en période de
ralentissement de l'économie mondiale.

Alors, l'économie mondiale lutte pour la hausse de ses niveaux de croissance d'il y a dix ans, la
stimulation de la croissance régionale et interne est devenue la principale solution stratégique pour
plusieurs pays et régions.

En Afrique, le Maroc et l'Afrique du Sud adoptent des stratégies commerciales régionales de manière
vigoureuse, alors que l'Europe reste le principal marché d'exportation de l'Afrique. Le commerce de
l'Afrique avec les nations atlantiques de l'Europe se rétrécit à un moment où l'Afrique envisage d'intensifier
ses relations commerciales avec elle-même.

D’une part, le Conseil économique et social des Nations Unies a créé la commission économique de
l’Afrique (CEA) en 1958 en tant qu'une des cinq commissions régionales des Nations Unies, qui a pour
mandat de promouvoir le développement économique et social de ses États membres. Ainsi, la promotion
de la bonne gouvernance, la mise en place de réformes économiques et la promotion du commerce
équitable, la prévention des crises et l'éradication de la pauvreté sont quelques exemples de luttes menées
par les membres de la CEA pour atteindre cet objectif.

D’autre part, à mesure que l'Afrique de sud s'intègre dans les chaînes de valeur mondiales, l’Afrique
centrale a créé la Commission Economique et Monétaire d’Afrique Centrale qui repose sur le libre-échange
et promouvoir les marchés nationaux afin de créer un véritable marché commun africain.

Cette étude a pour objectif de bien comprendre la structure, les rôles ainsi que les orientations de la
CEMAC et la CEA, Connaitre le rapport économique sur l'Afrique, Analyser le rôle et les domaines de
coopération de la division du commerce et de l'intégration régionale, Évaluer les programmes de
développement social, des ressources naturelles, de l'innovation et la technologie.
COMMISSION ECONOMIQUE POUR L’AFRIQUE
(CEA)
Historique et définitions :
La Commission économique pour l’Afrique (CEA) a été créée par le Conseil économique et social de l’ONU
(ECOSOC), pour aider les gouvernements africains à accroître leur activité économique et d’améliorer le
niveau de vie de leurs citoyens.

La première session de la Commission s'est tenue dans son nouveau siège à Addis-Abeba, du 29 décembre
1958 au 6 janvier 1959.

Soixante ans plus tard, la Commission continue de promouvoir le développement économique et social
développement social en Afrique, en mettant l’accent sur la collecte de données actualisées et statistiques
régionales originales sur divers aspects économiques et sociaux.

La Commission comporte six divisions organiques chargées de l’exécution des programmes :

 Information pour le développement


 Développement durable
 Commerce et intégration régionale
 Politique de développement et gestion
 Politique économique et sociale
 Égalité Homme/Femme et développement

La Commission se compose de 54 États membres son siège à Addis-Abeba en Éthiopie et dispose de cinq
bureaux sous-régionaux :

 Addis-Abeba, Éthiopie (Siège central)


 Yaoundé, Cameroun (Siège sous-régional pour l'Afrique centrale)
 Kigali, Rwanda (Siège sous-régional pour l'Afrique de l'Est)
 Tanger, Maroc (Siège sous-régional pour l'Afrique du Nord)
 Lusaka, Zambie (Siège sous-régional pour l'Afrique australe)
 Niamey, Niger (Siège sous-régional pour l'Afrique de l'Ouest)
Rôle de la CEA: attentes et performances
La Commission économique pour l'Afrique (CEA) joue un double rôle en tant qu’organisme régional de
l’Organisation des Nations Unies (ONU) et en tant que partie intégrante du paysage institutionnel régional en
Afrique.
Composée de 54 États membres, la CEA est bien placée pour contribuer spécifiquement à la recherche de
solutions aux défis de développement du continent.

Feu M. Dag Hammarskjöld, en précisant ces termes de référence, a posé les lignes directrices de la
Commission. Dans un mémorable Il a suggéré que le rôle de la CEA devrait être :

 Une constitution qui servira comme un centre de consultation, permettant aux gouvernements de
définir et d’élaborer librement la forme de leur coopération ;
 Une institution où les besoins économiques des pays africains seront exprimés et où des actions
conçues pour répondre à ces besoins seront initiées et stimulées ;
 Une institution qui mettra à la disposition des pays et au des groupements régional et sous-groupes,
un corps de services techniques pour l'étude et l'exploration de problèmes communs ;
 Une institution qui est une chambre de compensation organisée par le monde pour l'échange
d'informations et d'expériences et qui fournit une analyse et une évaluation critique de cette
information ; et
 Une institution qui établit une relation étroite avec les différents programmes des Nations Unies

Domaines d’activités :
1. La politique macro-économique
La CEA canalise dans le domaine de la politique macroéconomique, sur la collecte et l'analyse de données, la
production de profils et rapports sur les conditions économiques, la préparation d’enquêtes annuelles, ainsi
que la gouvernance et la gestion du développement en Afrique. Elle recommande vivement un cadre de
politique macroéconomique sain, favorable à une croissance pour le développement du secteur privé,
l'emploi, la création de la valeur ajoutée, la transformation économique et le développement durable.

À long terme, la CEA entend se focaliser sur l'analyse et le suivi des tendances de la croissance économique,
de la finance et de la gouvernance, dans les pays de la région, et de faire des recommandations sur les
mesures à prendre

Réduire le taux élevé de pauvreté sur le continent est l'un des principaux Objectifs du Millénaire pour le
développement (OMD). Pour atteindre les OMD, les pays africains doivent poursuivre des stratégies visant à
promouvoir une croissance durable et équitable ainsi que le développement. À cet égard, la CEA apporte une
assistance aux États membres pour formuler et mettre en œuvre les politiques nécessaires et assurer le suivi
des progrès accomplis pour la réalisation des OMD et la mise en œuvre du Programme d'Action d'Istanbul.

2. Le Développement Social
La Commission économique pour l’Afrique (CEA) s’intéresse au principe central du développement social,
qui est essentiel pour accélérer la transformation structurelle de l’Afrique. Il entreprend des recherches et des
analyses, fournit une assistance technique, renforce les capacités nationales et soutient les États membres
dans les grands domaines de la création d'emplois, de la protection sociale, de l'urbanisation, des migrations
internationales, de la fécondité, de la mortalité, de l'autonomisation des femmes afin de réduire les
déséquilibres socio-économiques et de genre, conformément avec les engagements internationaux et
régionaux. Ainsi, la CEA génère un ensemble solide de recherches analytiques et axées sur les politiques qui
débouchent sur des connaissances solides sur les principaux aspects des questions de politique de
développement social de l’Afrique dans le cadre du programme de transformation structurelle du continent.

La Section de l’emploi et de la protection sociale promeut une croissance inclusive et durable en Afrique en
aidant les États membres sur des questions relatives à l’emploi, l’exclusion humaine, la sécurité
nutritionnelle, la pauvreté, à l’inégalité et à la protection sociale. En collaboration avec les États membres,
des experts nationaux et régionaux, des groupes de réflexion, des instituts universitaires et de recherche, elle
fournit des conseils techniques et stratégiques, entreprend des recherches et analyse les tendances, élabore
des outils de surveillance et élabore des produits de connaissance pour atteindre les objectifs de l'Agenda
2063 et du Programme de développement durable à l'horizon 2030.

3. Intégration régionale et Commerce


La CEA s’attache avant tout à promouvoir des politiques et des programmes renforçant le processus de
coopération et d’intégration économiques, elle accorde une importance particulière aux études stratégiques
qui génèrent des recommandations pour faire progresser le programme de coopération et d’intégration
régionales. Par exemple, la dernière édition du rapport sur l'évaluation de l'intégration régionale aborde la
zone de libre-échange continentale (ZLECA) comme thème.

Les exportations industrielles de l’Afrique devraient bénéficier le plus de la ZLECA, ce qui est important
pour diversifier le commerce du continent et l’encourager à réduire progressivement la place accordée aux
ressources extractives, comme le pétrole et les minéraux, qui représentent de longue date la majeure partie
des exportations africaines, au profit d’une base d’exportation plus équilibrée et durable. Les ressources
extractives représentaient plus de 75 % des exportations hors continent de l’Afrique entre 2012 et 2014, alors
qu’elles comptaient pour moins de 40 % du commerce intra-africain.
Il existe une relation complexe, souvent dans les deux sens, entre l'intégration régionale et les principaux
secteurs du développement économique, notamment les infrastructures, l'industrialisation, l'agriculture, les
investissements et le commerce (biens et services). Par exemple, si le développement des infrastructures est
un élément essentiel de l’intégration régionale, grâce à la connectivité physique, une approche régionale du
développement des infrastructures peut réduire considérablement les coûts d’infrastructure grâce à des
économies d’échelle, en particulier dans le secteur de l’énergie.

Les petites et moyennes entreprises jouent un rôle clé dans la croissance en Afrique. Elles représentent
environ 80 % des entreprises de la région. De façon générale, elles ont du mal à pénétrer les marchés
étrangers plus avancés, mais sont bien placées pour tirer parti des destinations d’exportation régionales et
peuvent utiliser les marchés régionaux comme tremplins pour se lancer sur les marchés étrangers
ultérieurement.

4. Innovation et technologie
En s'appuyant sur l'expérience de la mise en œuvre de l'initiative pour la société de l'information en Afrique
et du cadre pour l'innovation en Afrique, la CEA se concentre sur l'assistance aux pays et aux communautés
économiques africains dans la formulation, l'adoption et la mise en œuvre de nouvelles politiques en matière
de technologie et d'innovation qui les aideront à accélérer la transformation processus visant à améliorer la
compétitivité de leurs entreprises et le bien-être de leurs citoyens, notamment en assurant leur sécurité
collective et individuelle.

La CEA mène également des recherches sur les systèmes d’innovation nationaux et régionaux, le transfert de
technologie et les technologies nouvelles et émergentes susceptibles de soutenir la transformation
économique, et dans des domaines clés tels que l’agriculture et la prestation de services sociaux, où les
innovations et les nouvelles technologies peuvent soutenir la transformation économique et le
développement des ressources humaines.
5. Genre
Le Centre africain pour le genre (ACG) consiste à entreprendre des travaux d’analyse et à identifier les
bonnes pratiques que les États membres doivent adapter et fournit un appui technique pour lutter contre les
inégalités entre les sexes et l’autonomisation des femmes en élaborant des outils et en fournissant des
données factuelles pour la formulation de politiques et leur mise en œuvre effective.

Le Centre est également responsable de l'intégration de la dimension de genre dans tous les travaux de la
CEA.

6. Gouvernance
La CEA continue d'approfondir ses travaux dans les domaines des flux financiers illicites, de la lutte contre
la corruption, de la gestion des finances publiques et des pratiques efficaces du secteur public pour une
meilleure prestation de services.

La CEA s’occupe une importance particulière à la collecte et à l’analyse de données, à la préparation


d’enquêtes annuelles et à l’établissement de profils et de rapports sur les conditions socio-économiques, les
conditions politiques, la gouvernance économique et des entreprises et la gestion du développement dans la
région africaine; diffuser des informations relatives à l'expérience et aux meilleures pratiques d'aspects
spécifiques de la gestion économique en Afrique; analyser et suivre les tendances en matière de
gouvernance, de transparence, de responsabilisation, de prestation de services et de transformation
économique dans les pays de la région et formuler des recommandations sur les mesures à prendre pour
favoriser la croissance inclusive, l'emploi et la réduction de la pauvreté.

7. Statistique
La CEA a pour ambition d’être le premier interlocuteur des États membres à la recherche de données
originales pour éclairer leurs décisions politiques. Son objectif à long terme est de servir le centre de services
régional pour les données sur les conditions économiques, sociales, démographiques et environnementales
des pays africains.

À cet égard, ses activités dans ce domaine sont axées sur la recherche de concepts, méthodes et normes
statistiques destinés à aider les gouvernements et les institutions régionales à produire et à utiliser des
statistiques de qualité à l’appui des efforts de développement.

Les États membres sont également aidés à exploiter les TIC, notamment les systèmes d’information
géographique, pour améliorer les capacités de collecte, de traitement, d’analyse, de diffusion et d’archivage
des données, ainsi que pour faciliter l’accès aux bases de données nationales, sous régionales et régionales.
COMMISSION ECONOMIQUE MONETAIRE
D’AFRIQUE CENTRALE (CEMAC)

Définition et historique de la CEMAC


Du Secrétariat Général de l'UDEAC à la Commission de la CEMAC.
De 1964 à 1999 : Secrétariat Général de l'UDEAC ;
De 1999 à 2007 : Secrétariat Exécutif de la CEMAC ;
A partir de 2007 : Commission de la CEMAC

La Commission de la CEMAC signé le 16 mars 1994 à N'Djamena (Tchad). Elle est l'organe
exécutif de la communauté qui porte les dossiers auprès des instances supérieures de la
communauté. Elle est en charge de l'organisation des Conseils des Ministres de l’UEAC et des
conférences des Chefs d’Etat de la CEMAC dont elle assure le secrétariat.
La Commission de la CEMAC regroupe six Etats de l'Afrique centrale suivants :
Centrafrique - Cameroun - Gabon - Congo - Guinée-Equatoriale - Tchad.
La CEMAC est dirigée par un gouvernement composé de six Commissaires désignés chacun
par son État membre. L'un des Commissaires exerce la fonction de Président. L’autre exerce la
fonction de Vice-Président. Les autres Commissaires sont chacun à la tête des Départements
techniques suivantes:
 Département du Marché Commun ;
 Département des Infrastructures et Développement Durable;
 Département des Politiques Economiques, Monétaires et financières;
 Département de l’Education, de la Recherche et du Développement Social chargé des Droits
de l’Homme et de la Bonne Gouvernance.
La CEMAC est composée d’une part de l'Union monétaire (UMAC) qui est chargé de la
convergence monétaire des États membres, et qui partagent la même monnaie. Et d’autre part de l'Union
Douanière et Économique de l'Afrique Centrale (UDEAC), qui a pour objectif d’harmoniser les
réglementations en vigueur au sein des États membres afin de dynamiser et renforcer les échanges
commerciaux et faciliter les convergences des politiques économiques au sein de la sous-région.

Objectifs et missions de la CEMAC


La principale mission de la CEMAC est de développer un espace intégré et d’y promouvoir un
développement harmonieux afin de créer un véritable marché commun africain
Elle a également d’autres objectifs à réaliser :

 L’établissement d'une union étroite entre les peuples des États membres pour raffermir leurs
solidarités géographique et humaine ;
 Maintenir et préserver un climat de paix et de sécurité au sein de la communauté, entre les
Etats membres et à l'intérieur de chaque État ;
 La promotion des marchés nationaux par l’exclusion des entraves au commerce
intercommunautaire, la coordination des programmes de développement, l'harmonisation des
projets industriels
 garantir la solidarité et l'assistance mutuelle entre les États en cas d'agression extérieure ou
de troubles graves à l'intérieur ;
 Le développement de la solidarité des pays membres au profit des pays et régions
défavorisés ;

Orientations générales de mesures de politique économique


Les orientations générales pour le redressement économique des pays de la zone sont axées sur
les questions de stabilité macroéconomique, de réformes structurelles, d’approfondissement de
l’intégration régionale et de sécurité.

En matière de stabilité macroéconomique :

L’objectif est de poursuivre une politique budgétaire ciblée en matière de dépenses publiques,
et la reconstitution des réserves de change de la CEMAC, compte tenu de la conjoncture
caractérisée par la faiblesse du cours du pétrole et l’amenuisement des marges de manœuvre
budgétaire,

En termes de réformes structurelles :

Cette politique vise l’amélioration du climat des affaires et la diversification de la base


productive, ainsi que le renforcement des indicateurs en matière de facilité à faire les affaires

Sur le plan de l’intégration régionale :

Ces orientations consistent à renforcer l’édification du marché commun à travers la suppression


des barrières tarifaires et non tarifaires, ainsi que l’aboutissement véritable du projet de libre
circulation des personnes en zone CEMAC.

En matière de sécurité :

Cette optique repose sur la réduction de la menace terroriste et veille à booster le commerce
régional de faire aboutir les projets de création des couloirs de commerce sécurisé avec le Nigéria
ainsi qu’avec la Centrafrique.
Orientations spécifiques de mesures de politique économique
Par pays, elles se présentent comme suit :

Au Cameroun, afin d’atteindre les objectifs consignés dans le programme avec FMI visant
notamment à rétablir la viabilité budgétaire et extérieure, et à jeter les bases d’une relance d’une
croissance durable et équitable.

En République Centrafricaine, afin d’assurer la reprise d’une croissance inclusive et la


gestion efficace, moderne et transparente des finances publiques, les Autorités sont invitées

Au Congo, afin de maintenir le dynamisme du secteur non pétrolier et faire face à l’impact
négatif de la faiblesse des cours du pétrole, les Autorités sont invitées en luttant contre la vie chère
afin de contenir l’inflation et l’amélioration des affaires et des infrastructures économiques

Au Gabon, afin de maintenir le dynamisme du secteur hors pétrole porteur de croissance, et


faire face aux défis imposés par la chute des prix du pétrole

En Guinée-Équatoriale, afin de réduire les profonds déséquilibres macroéconomiques et


assurer la stabilité du cadre macroéconomique du pays à moyen terme, afin d’assurer le
développement du capital humain.

Au Tchad, pour faire face aux chocs occasionnés par l’effondrement des prix du pétrole et la
détérioration de la sécurité au niveau régionale, les autorités sont invitées à redoubler d’effort pour
réduire le sous financement du secteur primaire hors pétrole occupant une majeure
partie de la population tchadienne à 80% rurale et accélérer l’audit des conventions
d’établissement en cours.

Evolution économique, financière et monétaire des pays de la CEMAC


et perspectives à court et moyen terme
Produit Intérieur Brut :

Les résultats des prévisions réalisées par la BEAC montrent que l’activité économique de la CEMAC a
connu une augmentation de 2.5% du PIB en 2018, contre une croissance nulle en 2017.

Cela est dû à une expansion positive de 6,1% en 2018 dans le secteur pétrolier (après une prévision initiale
de + 0,7 %), contre - 2,2 % en 2017. Le secteur non pétrolier quant à lui connaitrait une croissance faible,
++à + 1,8 % en 2018 (après une prévision initiale de + 2,1%) contre + 0,5 % en 2017

En ce qui concerne les contributions à la croissance, l’apport du secteur pétrolier passerait à + 1,0 point en
2018 (au lieu de - 0,7 point initialement attendu), contre - 0,4 point un an plus tôt, et celui du secteur non
pétrolier serait de + 1,5 point en 2018 ( comparé à une prévision de + 1,3 point initialement attendue), contre
0,4 point en 2017.

-L’évolution par pays révisée des taux de croissance serait illustrée dans le tableau ci-dessous

-Taux de croissance réelle des états de la CEMAC

- PIB nominale des états membres de la CEMAC (en milliards de FCFA)


Secteur extérieur :

Les échanges extérieurs de la CEMAC profiteraient de la hausse prolongée des cours du baril de pétrole brut
et de l’augmentation progressive de la production de pétrole brut, qui apporteraient un regain des activités
pétrolières dans les pays de la Zone.

- Evolution du solde extérieur courant, transferts officiels inclus (En pourcentage du PIB)

- Solde des transactions courantes des états de la CEMAC

Le déficit des transactions courantes de la CEMAC va se ralentir davantage en 2018, en passant de 4,0 % du
PIB (1 925,1 milliards) en 2017, à 4,3 % du PIB en 2018 (2 201,9 milliards), contre 4,0 % du PIB anticipé
initialement (2 065,8 milliards). La dégradation de la balance des services et des revenus serait la cause
principale de ce résultat, qui contrebalancerait l’excédent dégagé par la balance commerciale.*
- La balance commerciale des états de la CEMAC

L’excédent de la balance commerciale en 2018 s’améliorait, à 20,8 % (par rapport à la prévision initiale, à 5
036,5 milliards), contre 4 183,7 milliards en 2017,ce résultat découlerait d’une hausse conjointe des prix du
baril et des exportations de pétrole brut qui engendraient un accroissement plus important que prévu des
importations (en passant de 8 892,7 milliards en 2017 à 9 654,3 milliards un an plus tard).
CONCLUSION
En guise de conclusion, la CEMAC a réglé beaucoup de problèmes au niveau commerciale entre
les pays de l’Afrique centrale, mais ces derniers souffrent toujours de l’injustice des frais de douanes entres
les pays ainsi les pays de l’Afrique centrale doivent améliorer les moyens financiers en améliorant la
productivité des entreprises et lever les contraintes administratives et l’incertitude des règles juridiques,
également il faut favoriser la mobilité des facteurs de productions et de l’investissement .

Pour mettre en œuvre efficacement ces orientations stratégiques, la CEA centrera ses activités sur les neuf
domaines interdépendants et complémentaires ci-après :

- Macroéconomie et gouvernance
- Intégration régionale et commerce;
- Développement et financement du secteur privé;
- Données et statistiques;
- Changements climatiques
- Environnement et gestion des ressources naturelles
- Genre et participation des femmes au développement
- Activités sous-régionales de développement
- Développement économique et planification
- Pauvreté, inégalités et politique sociale.

BONUS / INFO
La 52ème session de la Conférence des ministres africains des finances, de la planification et du
développement économique (COM) de la Commission Economique pour l’Afrique (CEA) se tiendra
du 20 au 26 mars 2019, à Marrakech (Maroc)

La Conférence a pour thème « Politique budgétaire, commerce et secteur privé à l’ère numérique : une
stratégie pour l’Afrique » et reconnaît la nécessité de renforcer la mobilisation des ressources nationales sur
le continent et d’accroître la compétitivité en tirant parti de la puissance de la technologie numérique.