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SUJET 1 : LES PRINCIPES GENERAUX DE L’APPROCHE CLASSIQUE

Introduction :
ème
Ce sujet s’intègre dans l’approche classique. Elle est née au début du 20 siècle, période des
mutations socio-économiques profondes en occident où l’émergence de la société industrielle. L'Ecole
classique regroupe en son sein des courants de pensée aux préoccupations différentes mais marqués par une
même approche de l'organisation, à savoir la recherche de la rationalité.
Le français Fayol, l’américain Taylor et l’allemand Weber sont considérés comme les fondateurs de ce qu'on a
coutume d'appeler "l'Ecole classique du management" et leurs idées ont été largement mises en pratique dans
les entreprises. FAYOL s'est principalement intéressé aux problèmes de direction de l'entreprise et a jeté les
bases de la théorie administrative. TAYLOR s'est penché sur l'organisation des ateliers de production; il a donné
son nom au "taylorisme" ou "gestion scientifique du travail". WEBER préconise pour une organisation
bureaucratique de l'entreprise qui est, selon lui, l'assurance de l'efficacité organisationnelle.
De toutes ces considérations, quels sont les principes généraux de l’approche classique ?
Pour répondre à cette problématique, on a besoin de définir plus précisément l’approche classique puis
mentionner les apports de chaque théoricien (Axe I) enfin il convient de citer les principes communs aux
théories de cette approche (Axe II).

I. Définition de l’approche classique :

L’approche classique découle d’une industrialisation croissante de la production et des économies et d’une
main d’œuvre non qualifiée à l’issu de l’exode rural et de l’immigration. C’est dans ce contexte que l’école
classique se développe dans deux directions : Inspiration managériale (Organisation Scientifique de Travail
apportée par Taylor, Organisation Administrative de Travail apportée par Fayol) et Théories sur la bureaucratie
(Weber).
Frederick Winslow Taylor (1856-1915) a commencé comme un apprenti mécanicien ensuite il est devenu
contremaître et gravit tous les échelons pour devenir, en suivant des cours du soir, ingénieur et enfin fut un des
premiers au monde à exercer le métier d’ingénieur-conseil. Les quatre grands principes de l’organisation
scientifique du travail (OST) sont :
 Principes hiérarchiques, les supérieurs pensent le travail et commandent alors que les subalternes
exécutent et obéissent.
 Organisation du travail, dont l’objectif est la standardisation des opérations, des tâches, des gestes et
la spécialisation.
 Sélection « scientifique » des ouvriers : sélectionner les ouvriers sur la base de critères retenus pour
chaque poste de travail et les perfectionner par un entraînement adéquat pour exécuter des tâches
parcellaires et répétitives.
 Rémunération au rendement : un système de salaire « différentiel », dont le salaire varie en fonction
du nombre de pièces produites.
 Supervision : le système de supervision est composé de 4 contremaîtres par fonction. Un premier
chargé de l’inspection, un deuxième chargé de la réparation, un troisième chargé de la vitesse et un
dernier charger de l’équipe.
Le français Henri FAYOL (1841-1925) commença sa carrière comme ingénieur des mines après devint un
Directeur général. Il est considéré comme le père du management, il s’est préoccupé de l’administration de
l’entreprise. Selon lui, l’organisation administrative du travail (OAT) signifie prévoir, organiser, commander,
coordonner et contrôler (POCCC). Ces éléments résument, en fait, la fonction principale de la direction
générale de l’entreprise.
Parmi les principes d’administration on cite :
 Division du travail (horizontale et verticale)
 Autorité et responsabilité : pour Fayol, toute action doit être évaluée et sanctionnée rapidement et
l’autorité c’est le pouvoir d’exécuter la sanction positivement ou négativement.
 Discipline : c’est l’obligation d’obéissance des subalternes aux ordres de leurs supérieurs.
 Unité de commandement : chaque employé ne doit recevoir d’ordres que d’un seul supérieur car
selon Fayol, un commandement double est une source de conflits.
 Unité de direction
 Recherche de l’intérêt général
 Rémunération proportionnelle
L’allemand Max Weber (1864-1920) n’est ni un homme d’affaire ni un professionnel. C’est un sociologue,
économiste, politologue, etc. il a proposé dans le cadre de ses apports en sociologie une théorie de
l’organisation. Max Weber caractérise l’organisation bureaucratique par les traits suivants :
 Une bureaucratie est organisée selon une hiérarchie clairement définie.
 Les individus sont soumis à une autorité uniquement dans le cadre de leurs obligations impersonnelles
officielles
 Chaque emploi a une sphère de compétences clairement définie
 L’emploi est occupé sur la base d’un contrat
 Le recrutement se fait sur la base des compétences (diplômes et/ou expérience)
 La rémunération est fixe, en fonction du grade hiérarchique
 L’emploi est la seule occupation du titulaire
 Logique de carrière : la promotion dépend de l’ancienneté et de l’appréciation des supérieurs
hiérarchiques
 Les individus ne sont pas propriétaires de leur outil de production
 Les individus sont soumis à un contrôle strict et systématique dans leur travail

II. Les principes généraux de l’approche classique :

Parmi les principes communs aux théories de l’approche classique nous distinguons :
Le principe hiérarchique, qui décrit l’entreprise comme une succession d’échelons, dont le niveau supérieur
détient l’autorité qui se décline dans les échelons subordonnés par délégation : « l’autorité descend par une
ligne : continue et nette, une échelle bien définie de postes ».
La nécessité de commandement, énoncé par TAYLOR et FAYOL, à la seule différence que ce dernier
subordonne l’autorité hiérarchique et préconise de ce fait l’unité de commandement, contrairement à TAYLOR
qui soutient la seule autorité de compétence et recommande de ce fait la multiplicité de commandement.
Le principe d’exception, très proche du principe de subsidiarité, selon lequel les tâches habituelles ou
routinières (programmes) doivent être confiées au niveau le plus bas, seules remontant au supérieur
hiérarchique les tâches exceptionnelles.
L’optimisation de l’éventail de subordination, c’est-à-dire la recherche du nombre optimum de subordonnés
qui délimite le pouvoir hiérarchique et l’importance de la délégation.
Le principe de la spécialisation organisationnelle appliqué à l’organisation des postes de travail des ouvriers et
des cadres.
L’application d’une méthode scientifique fondée sur expérimentation et la volonté d’énoncer des règles
rationnelles et générales de conduite des organisations.

Conclusion :

L’approche classique de l’organisation est située dans un contexte historique assez particulier qui est
l’aboutissement d’une longue maturation amenant à l’économie industrielle. Ce type d’économie a engendré
un type d’entreprise bien adaptée à ce contexte, grâce justement aux théories de Taylor, Fayol et Weber dont
elle avait besoin pour se développer.

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