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Lettres Muettes – Transcription de la vidéo

– Tu savais que le français était vraiment diabolique ?


– Qu’est-ce que tu racontes encore comme bêtises ?
– Ah non, non, non ! C’est vrai ! Tu vas voir !
– Bonjour !
– Bonjour ! Bienvenue sur Français avec Pierre !
– Alors aujourd’hui, on va voir un peu de prononciation.
– Ah oui ! Aujourd’hui on va voir un point de prononciation qui est un vrai casse-tête pour les
étudiants de FLE. Mais grâce à Français avec Pierre, ça va devenir clair comme de l’eau de roche !
– Bon allez ! Eau de roche, dis-nous de quoi tu vas nous parler ?
– On va parler des lettres finales en français. Est-ce qu’on doit les prononcer ou non ?
– Hm, oui c’est vrai. Alors, il y a une règle ou pas ?
– Ben en fait, il n’y a pas vraiment une règle, règle de grammaire, mais on va dire qu’il y a une règle
empirique un petit peu, une règle pratique.
– Oui.
– D’accord ? Et moi, tu sais comment je l’appelle cette règle ?
– Non !
– Lucifer !
– Hein ? Bon c’est vrai que le français est assez diabolique, hein ! Mais bon, on les prononce ou pas
ces consonnes finales alors ?
– Alors, les consonnes finales, parce qu’on va commencer par les consonnes, donc, non, on ne doit pas
prononcer les consonnes en position finale en français, sauf les consonnes L, C, F et R.
– Ah, je commence à comprendre ! L, C, F, R, ça fait Lucifer !
– Exactement ! Bravo !
– D’accord !
– Ben par exemple, regarde. Tiens, justement, un regard. Un regard perçant.
– Ça finit en D.
– Ça finit en D et on ne prononce pas la lettre D.
– Ah oui ! Alors que partir, ça finit en R, et on le prononce !
– Voilà ! Parce que partir, le R, il fait partie de Lucifer !
– Ah oui, c’est vrai ! Alors, fil, on le prononce, ça finit en L.
– Voilà ! Un fil, c’est un bout de corde, quoi, très fin.
– Oui.
– Voilà.
– Ou mal aussi. Mal, on le prononce
– Oui. C’est bien ou c’est mal. Quand c’est mal, ça finit en L, et on prononce le L.
– C’est pas mal ! C’est vrai ça marche !
– Tu as vu ? Un ordinateur, ça finit en R, on prononce le R.
– Ah ouais, ouais !
– Diminutif.
– Ah oui !
– On prononce le F. Attractif, ou un chef, par exemple.
– Ou un ouvrier ! Ah ! Ah non ! Là ça finit en R et on ne prononce pas ! Mais ça ne marche pas ton
truc !
– Mais non ! C’est parce que dans ouvrier, c’est un peu différent !
– Ouvrier, ça finit en E, R. Comme le verbe parler
– Chanter ! Aimer !
– Etc. Qu’est-ce qu’il se passe ? C’est que là, en fait, le E et le R, ces deux lettres se combinent
pour former ce que l’on appelle en français un digramme. Un digramme, c’est quand il y a deux
lettres …
– Oui.
– … qui forment un seul son. Donc, dans ce cas-là, ça n’a rien avoir, le R, on ne doit pas le
prononcer parce qu’il fait partie du digramme pour former le son “é”
– D’accord.
– Tu comprends ?
– Donc la règle marche tant que ce n’est pas un digramme ?
– Oui, parce que les digrammes, ça ne rentre pas dans ce cas-là, c’est pas … d’accord ? Ça fait partie
du digramme.
– D’accord !
– Il existe même des trigrammes ! Par exemple, de l’eau, de l’eau à boire, c’et E, A, U et on ne
prononce ni le E, ni le A, ni le U. On prononce, eau.
– Ah oui ! Bon, mais à part ces digrammes et ces trigrammes, j’imagine qu’il y a des exceptions ?
– Oui, bien sûr ! Ce n’est pas une règle parfaite, il y a quelques exceptions. Bon, par exemple, je ne
sais pas, un autobus.
– Ah oui.
– Tu vois, un bus ou un autobus, ben on prononce le S. A l’inverse, estomac. On a dit que le C final
se prononce. Estomac en français, ça termine avec un C. Dans ce cas
– Donc on ne prononce pas ?
– Ouais, dans ce cas-là, on ne le prononce pas.
– Bon. Et alors pour les voyelles, comment on sait si on les prononce ou pas en fin de mot ?
– Pour les voyelles, c’est beaucoup plus simple ! Les voyelles finales, en position finale, en français,
on les prononce, sauf la lettre E qui est muette en position finale. Donc je ne sais pas,
– D’accord, par exemple, brocoli, ah oui,
– Tu vois ?
– Il finit en I et on prononce le I.
– Voilà !
– Ou roi. Ah non ! Roi, ça finit en I
– Mais non, un roi, c’est un, ça forme aussi un digramme. Le O et le I en français forment un
digramme pour former le son “OI”
– D’accord, donc c’est comme pour les consonnes, si ça forme un digramme, ça ne marche pas la règle
– Non, non, ça, ça ne compte pas, non, non.
– D’accord. Mais alors, tu as dit que le E, en fin de mot, ça ne se prononce pas, mais il y a les mots
comme je, de
– Ce, que. Oui ! Alors c’est vrai, ça ce sont des exceptions. En fait dans ces tout petit mots-là,
– Oui !
– Des mots grammaticaux très importants, je, de, me, ce, que, en deux lettres ou trois lettres, pour que,
dans ce cas-là, c’est vrai qu’on prononce la lettre E en position finale.
– D’accord
– Mais voilà, à part ces mots-là, ça fonctionne !
– Donc, si j’ai bien compris, pour résumer, en fin de mot, les consonnes finales sont muettes, sauf
Lucifer, c’est-à-dire les mots qui finissent en L, C, F et R.
– Ouais
– Et pour les voyelles, on les prononce, sauf le E qui est muet,
– Oui
– Mis à part les mots de, ce, me, je, …
– Ouais exactement !
– que, …
– Voilà ! Bravo ! Et les digrammes et les trigrammes, ça ne rentre pas en compte, puisque ça, c’est
quelque chose de différent. Ben, c’est très bien ! C’est pour ça que Lucifer !
Ben, vous voyez, finalement, le français, c’est pas si diabolique !
– Mais en fait, ça aurait dû être luciférien non ? Puisque
– D’ailleurs tu savais que Lucifer, en fait, c’était un ange d’ailleurs, qui était très, très beau, et en fait,
il parait qu’un jour, il a voulu se battre contre le Dieu, et donc ils se sont battus, et il aurait perdu la
bataille.
J’ai essayé de chercher les passages de la Bible qui parlaient de Lucifer mais j’ai pas beaucoup trouvé,
en fait ils en parlent très, très peu, donc je ne sais pas d’où ils ont sorti ces histoires de Lucifer, parce
qu’il y a toute une histoire, je me demande si c’est pas les passages apocryphes, de la Bible, je ne sais
pas, enfin bref, je n’ai pas trouvé !

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