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Accidents du travail et maladies professionnelles, sécurité sociale -

maladies - maternité

Art.25- Accidents du travail


Art.26- Sécurité sociale - maladies - blessures - maternité
Art.27- Prestations : soins, traitements médicaux, maladies, blessures, maternité
Art.28- Réforme
Art.29- Prestations : invalidité, vieillesse, décès
Art.30- Œuvres sociales

Article 28. – Les Agents titulaires et stabilisés peuvent être réformés s’ils ne possèdent
plus les aptitudes physiques ou intellectuelles nécessaires pour l’exercice de leur
fonctions.

L’agent est proposé pour la réforme par le Directeur de l’Exploitation, après avis de la
Commission Principale du Personnel.

Il doit être examiné par une Commission composée de trois médecins choisis sur la liste
des médecins autorisés à exercer au Maroc, désignés respectivement par l’Agent, la
Société et le médecin-chef régional.

Si la Commission médicale conclut que l’Agent ne possède plus les aptitudes nécessaires
pour continuer à occuper son emploi, l’Agent est affecté à un autre emploi compatible
avec les aptitudes restreintes qui lui seraient reconnues par la Commission. Sauf cas
prévu au paragraphe 3 de l’Article 29 ci-après (accidenté du travail), il est alors classé
dans sa nouvelle échelle à l’échelon correspondant au salaire dont il jouissait
précédemment serait plus élevé que le salaire maximum de sa nouvelle échelle il serait
classé au sommet de cette échelle, et sa pension de retraite serait calculée d’après le
coefficient correspondant au traitement plus élevé de sa carrière.

S’il n’existe pas d’emploi correspondant à ses aptitudes ou si la Commission conclut à


une incapacité permanente et absolue, l’Agent est définitivement réformé.

Tout Agent, qui, sur une période de 15 mois, cumulera un total d’absences pour maladie
supérieur à 365 jours, devra obligatoirement être soumis à l’examen d’une Commission
de Réforme.

La réforme donne lieu, soit aux mêmes indemnités que le licenciement, soit à
l’application des dispositions prévues en cas d’invalidité.

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Dans la mise à la réforme d’un Agent, il sera tenu compte autant que possible de sa
position en ce qui concerne la retraite (proportionnelle ou d’ancienneté) et des
dispositions prévues à cet effet dans l’Annexe IV « Prestations, Invalidité, Vieillesse,
décès ».

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Modalités d'application du statut du personnel et de ses annexes

Réforme

(Article 28)

281- En vertu du Statut du Personnel, l’Agent qui ne possède plus les aptitudes
physiques ou intellectuelles nécessaires pour l’exercice de ses fonctions, est proposé
pour la réforme par le Directeur de l’Exploitation, après avis de la Commission Principale
choisis sur liste des Médecins autorisés à exercer au Maroc, désignés respectivement par
l’Agent, la Société et le Médecin-chef régional.

Le Statut ne précise pas nettement à quel stage de la procédure de réforme, se situe


l’examen par la Commission médical ; il paraît toutefois logique d’estimer que cet
examen doive s’effectuer préalablement à la réunion de la Commission Principale du
Personnel : en effet, celle-ci ne peut donner valablement son avis qu’après avoir été
renseignée par la Commission Médicale, qui est seule compétente pour estimer si l’Agent
possède les aptitudes physiques nécessaires pour continuer à occuper son emploi.

En pratique, il convient donc de suivre la procédure suivante :

- L’Agent, considéré comme ne possédant plus les aptitudes physiques ou intellectuelles


nécessaires à l’exercice de ses fonctions est convoqué, par le Directeur de l’Exploitation,
devant une Commission Médicale, et prié de désigner le Médecin de son choix ;

- Le rapport de la Commission Médicale, faisant part de ses conclusions, est communiqué


à la Commission Principale du Personnel qui propose, au vu de ces conclusions :

- Soit de maintenir l’intéressé dans ses fonctions,

- Soit de l’affecter à un autre emploi compatible avec ses aptitudes restreintes,

- Soit de le réformer.

- La Direction générale des Exploitations, après avoir pris connaissance du procès-verbal


de la réunion de la Commission Principale du Personnel, fait part de sa décision.

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202- L’Agent réformé est traité de la même façon qu’un Agent mis à la retraite ; sa
pension est liquidée dans les conditions fixées à l’Annexe IV- au Statut du Personnel
(Cf. infra §§ 292 et 293). (Article 29)

290- Caisse Commune des Retraites

CONVENTION

RELATIVE AU FONCTIONNEMENT

DE LA CAISSE COMMUNE DES RETRAITES

DU PERSONNEL DES ENTREPRISES DE PRODUCTION, DE TRANSPORT

ET DE DISTRIBUTION D’ELECTRICITE AU MAROC

----------------------------

Entre les Sociétés :

- ENERGIE ELECTRIQUE DU MAROC

- SOCIETE CHERIFIENNE D’ENERGIE

- SOCIETE D’ELECTRICITE DE PORT-LYAUTEY

- COCIETE D’ETUDES ELECTRIQUES ET HYDRAULIQUES AU MAROC

Représentées par Monsieur Gustave GRAVIER,

- SICIETE MAROCAINE DE DISTRIBUTION D’EAU, DE GAZ ET D’ELECTRICITE

- SOCIETE D’ELECTRICITE DE MARRAKECH

- SOCIETE D’ELECTRICITE DE MAZAGAN

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- SOCIETE D’ELECTRICITE DE SAFI

- COMPAGNIE FASI D’ELECTRICITE

Représentées par Monsieur Lucien LEFRANCOIS,

- ENTREPRISE ELECTRIQUE DES ZENATAS-FEDALA

- ENTRE ; RISE ELECTRIQUE DE LA BANLIEUE DE MARRAKECH

Représentées par M. Gustave GRAVIER et Lucien LEFRANCOIS.

LA PRESENTE CONVENTION A ETE CONCLUE :

Il est tout d’abord exposé qu’en application de l’Article 18 du règlement des prestations
« Invalidité Vieillesse Décès », constitué par l’Annexe IV- Statut du Personnel des
Entreprises de production, de Transport et de Distribution d’Electricité au Maroc,
approuvé par le Secrétaire Général du Protectorat et notifié pour mise en application par
note du Directeur des Travaux Publics en date du 27 Juin 1952 une Caisse Commune des
Retraites est créée dans le but de réaliser la compensation mutuelle des risques résultant
de l’application de ce règlement.

Cette caisse Commune doit être considérée comme un simple organisme de gestion qui,
d’une part, reçoit des Sociétés contractantes le montant des cotisations et des
participations prévues et assure la bonne utilisation des fonds reçus, d’autre part,
procède à la mise au point des dossiers de prestation et met à la disposition des Sociétés
les sommes nécessaires au paiement des prestations dues.

Cette Caisse ne se substitue donc nullement à chacune des Entreprises contractantes qui
reste seule engagée directement à l’égard de son Personnel en situation d’activité ou
d’inactivité (et des ayants droit des Agents décédés) ; elle n’a point d’existence juridique
propre.

La création de la Caisse Commune entraîne Ipso facto la suppression de l’actuelle Caisse


d’Epargne et de Retraites (et de son syndicat de Gestion).

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Il a été, en conséquence, convenu et décidé que la gestion de la Caisse Commune des
Retraites, serait exercée en commun par les Entreprises contractantes par l’intermédiaire
d’un Conseil de Gestion constitué par des représentants desdites Entreprises qui exercera
sa mission dans les conditions indiquées ci-après :

ARTICLE PREMIER- COMPOSITION DU CONSEIL DE GESTION

Le Conseil de gestion est composé de Cinq membres dont trois sont désignés par
L’ENERGIE ELECTRIQUE DU MAROC et deux par la SOCIETE MAROCAINE DE
DISTRIBUTION D’EAU, DE GAZ ET D’ELECTRICITE.

ARTICLE 2. – ATTRIBUTION DU CONSEIL DE GESTION

Le Conseil de Gestion Statue sur toutes les questions pouvant surgir de l’application de la
présente Convention et de la gestion de la Caisse Commune des Retraites exercée en
application de l’Article 18 du règlement de retraites et notamment de son paragraphe 2.

Il assure éventuellement, en qualité de représentant des Directions d’Exploitation, les


relations avec la sous-commission des pensions dans les conditions prévues à l’Article 19
du règlement de retraites.

Le Conseil de Gestion Statut sur les demandes d’Admission qui pourraient être
présentées par d’autres Entreprises.

ARTICLE 3 - VALIDITE DES DELIBERATIONS

Pour la validité des délibérations du Conseil de Gestion, la présence effective de quatre


au moins de ses membres sera nécessaire. Les décisions seront toujours prises à la
majorité des membres présents.

ARTICLE 4 - DOMICILIATION

Le Conseil de Gestion fixe, en fin d’exercice, le taux applicable pour l’exercice suivant les
Bureaux de l’ENERGIE ELECTRIQUE DU MAROC. Cette Société est dépositrice des fonds
et valeurs constituant l’actif.

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ARTICLE 5 - PARTICIPATION DES SOCIETES

Le Conseil de Gestion fixe, en fin d’exercice, le taux applicable pour l’exercice suivant au
titre des participations des Sociétés aux charges des prestations « Invalidité- Vieillesse-
Décès ».

A titre de régularisation, ce taux est fixé par le présent contrat, pour les exercices 1950,
1952, à 12% des salaires soumis à retenue.

ARTICLE 6 - PLACEMENT DES FONDS DISPONIBLES

Le Conseil de Gestion fixe les modalités de placement des fonds disponibles.

En principe, pour un quart au plus du disponible, toute liberté lui est laissée pour décider
de l’achat de valeurs, à la seule condition qu’elles soient cotées en Bourse à Paris ou à
Casablanca. Aucune limitation n’est par contre apportée pour ce qui concerne l’achat de
valeurs garanties par le Gouvernement Français ou le Gouvernement Chérifien.

Le Conseil de Gestion pourra également décider l’affectation d’une partie des fonds
disponibles à des prêts, dune durée maximum de 5 ans, accordés aux Sociétés
contractantes. Il est toutefois convenu que la fraction attribuée à titre de prêt à l’une des
Société, sur la somme totale que le Conseil de Gestion a décidé de consacrer à ces
opérations, ne saurait dépasser, sauf décision contraire prise à l’unanimité, le
pourcentage des versements nets totaux de cette Société rapportés aux versements nets
totaux de l’ensemble des Sociétés contractantes.

ARTICLE 7 - RELATIONS ENTRE LES SOCIETES CONTRACTANTES

ET LA CAISSE COMMUNE

Sur demande des Sociétés contractantes, la Caisse Commune des Retraites établira les
dossiers de calcul des prestations en application du règlement « Invalidité- Vieillesse-
Décès » et des textes complémentaires éventuels qui pourront être établis en application
de l’Article 19 dudit règlement. Tous les renseignements nécessaires à l’établissement de
ces dossiers devront être rassemblés par les soins des Sociétés intéressées.

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Les règlements entre la Caisse Commune des Retraites et chacune des Sociétés
contractantes feront l’objet d’apurements périodiques par le moyens desquels sera soldée
la différence entre la somme des cotisations prélevées par les Sociétés sur les salaires
soumis à retenues et des participations desdites Sociétés au taux prévu et le total des
prestations « Invalidité- Vieillesse- Décès » versées par ces Sociétés à leurs Agents
pendant la même période. Ces bordereaux de règlement seront adressés
trimestriellement par les Sociétés au cours des mois suivant chaque trimestre Civil.

En fin d’exercice, les Sociétés établiront et adresseront à la Caisse Commune des


Retraites un bordereau récapitulatif nominatif des opérations de l’exercice.

Des bordereaux récapitulatifs de régularisation seront établis au titre des exercices 1950
et 1951.

ARTICLE 8 - SITUATION COMPTABLE

En fin d’exercice, la Caisse Commune des Retraites établira et fera parvenir à chaque
Société contractante une situation comptable donnant la valeur au 31 Décembre de l’actif
de la Caisse ainsi que ses dépenses de premier établissement et mettant en évidence les
opérations de l’exercice, notamment les frais généraux de la Caisse et la balance des
versements reçus et des paiements effectués au titre de chacune des Sociétés.

ARTICLE 9 – SUPPRESSION DE LA CAISSE D’EPARGNE ET DE RETRAITES

La création de la Caisse Commune des Retraites a pour conséquence la suppression de


l’actuelle Caisse d’Epargne et de Retraites.

En application de l’Article 17 du règlement « Invalidité- Vieillesse- Décès », l’Actif et le


Passif de la Caisse d’Epargne et de Retraites, tels qu’ils se présentent au 30 Juin 1952,
seront transférés à la Caisse Commune des Retraites.

Il est bien entendu que la Caisse d’Epargne et de Retraites ne devra pas enregistrer
d’affiliation nouvelle à dater du 1er Juillet 1952.

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En ce qui concerne les affiliés Agents statutaires en activité de l’une quelconque des
Sociétés, l’application du nouveau règlement « Invalidité- Vieillesse- Décès », d’ailleurs
manifestement plus avantageux que l’ancien, étant obligatoirement aux termes de
l’Article 1° du règlement, la question de la sauvegarde de leurs droits acquis ne se pose
pas.

Les droits de rentiers de la Caisse d’Epargne et de Retraites sont, par ailleurs,


sauvegardés par la faculté d’option qui leur est laissée aux termes aux termes du même
Article.

Enfin, éventuellement, pour les affiliés de la Caisse d’Epargne et de Retraites qui ne sont
pas justiciables du nouveau règlement (Agents temporaires de certaines Sociétés) il est
entendue que chaque Société fera son affaire des prestations auxquelles leur donne droit
le règlement de la Caisse d’Epargne et de Retraites. En conséquence, les réserves
mathématiques concernant ces Agents ne seront pas conservées par la Caisse Commune
des Retraites mais seront versées à chacune des Sociétés intéressées. Une liste
nominative en sera dressée au Maroc et la Caisse d’Epargne et de Retraites établira, par
la Société, un état nominatif des Comptes d’Epargne, Réserves mathématiques de Rente
de Retraite et de Rente de Veuve de chacun de ces Agents.

Casablanca, le 4 Décembre 1952

Lu et approuvé, Lu et
approuvé,

Signé : G. GRAVIER Signé : L. LEFRANCOIS

291- Conseil de Gestion de la C.C.R.

REGLEMENT INTERIEUR

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ARTICLE PREMIER – RAPPEL DES ATTRIBUTIONS DU CONSEIL DE GESTION

Le Conseil de Gestion est créé en application de l’Article 2 de la Convention relative au


fonctionnement de la Caisse Commune des Retraites du Personnel des Entreprises de
Production, de Transport et de Distribution d’Electricité au Maroc (C.C.R), intervenue en
date du 4 Décembre 1952, doit :

- Statuer sur toutes les questions pouvant surgir de l’application de la Convention


visée au paragraphe précédent et de la gestion de la Caisse Commune des Retraites
exercée en application de l’Article 18 du Règlement des Retraites et notamment de
son paragraphe 2 ;

- Assurer éventuellement, en qualité de Représentant des Directions des Sociétés


contractantes, les relations avec la sous-Commission des pensions dans les
conditions prévues à l’Article 19 du Règlement des Retraites ;

- Statuer sur les demandes d’admission à la Caisse Commune des Retraites qui
pourraient être présentées par d’autres Entreprises ;

- Fixer les modalités du placement des fonds disponibles, dans les conditions indiquées
à l’Article 6 de la Convention relative au fonctionnement de la Caisse Commune des
Retraites.

ARTICLE 2 – DELEGUE DU CONSEIL DE GESTION

Le Conseil de Gestion composé de 5 membres, dont 3 sont désignés par E.E.M. et 2 par
S.M.D., désigne parmi les Membres du groupe E.E.M., qui compte le plus grand nombre
de cotisants et chez qui sont domiciliés le Conseil de Gestion et la Caisse Commune des
Retraites, un « Délégué du Conseil de Gestion » qui sera chargé de faire la liaison entre
la Caisse Commune des Retraites et le Conseil de Gestion.

Le Conseil de Gestion pourra interrompre à toute époque les fonctions du Délégué ainsi
désigné. Par ailleurs, ce dernier pourra, en cas d’absence, se faire remplacer par un
Membre choisi au sein du Conseil de Gestion.

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ARTICLE 3 – REUNIONS

Le Conseil de Gestion se réunit aussi souvent que l’intérêt de la C.C.R. l’exige sur la
convocation du « Délégué du Conseil », agissant de sa propre initiative sur demande des
Directions contractantes ou sur demande écrite et motivée de l’un de ses membres
adressée au Délégué du Conseil.

Les convocations, fixant l’heure et le lieu de réunion, sont envoyées à la diligence du


Délégué du Conseil à tous les membres du Conseil 3 jours francs au moins d’avance.

La convocation indique notamment les questions portées à l’ordre du jour de la réunion


et comporte éventuellement, en pièces annexes, les dossiers nécessaires à leur étude.

Peuvent être portées à l’ordre du jour toutes questions entrant dans les attributions du
Conseil de Gestion, présentées dans les conditions fixées au paragraphe 1 ci-dessus, qui
seront parvenues au Délégué du Conseil 8 jours avant la date retenue pour la
convocation.

ARTICLE 4 – DELIBERATION

La présence des membres est constatée par émargement sur un cahier de présence,
pour que le Conseil puisse délibérer valablement, ce nombre des membres présents ne
peut être inférieur à quatre ;

En l’absence du quorum indiqué ci-dessus et en cas d’Urgence, les délibérations peuvent


donner lieu à des décisions qui devront être ratifiées par un Conseil réunissant le quorum
prévu.

Les débats sont ouverts sur chaque question par un exposé du Délégué du Conseil ou
d’un rapporteur qui peut être étranger au Conseil.

Les décisions du Conseil sont prises à la majorité des voix exprimées.

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En cas de partage, la décision à prendre est soumise au Directions des Sociétés
contractantes.

Le vote a lieu à main levée. Dans certains cas particuliers, le Délégué du Conseil ou un
membre peut proposer que la vote se fasse par appel nominal ou à bulletin secret. Le
vote par correspondance ou par procuration n’est pas admis.

Un Procès-verbal des délibérations est établi à la diligence du Délégué du Conseil ; il est


envoyé dans les 8 Jours aux membres du Conseil qui ont à faire connaître leurs
observations éventuelles dans les 8 Jours. Passé ce délai, le Procès-verbal est adopté et
porté sur un registre spécial qui sera signé par 2 membres au moins ayant assisté à la
réunion.

ARTICLE 5 - POUVOIRS

Le Conseil de Gestion, Organisme intérieur des Sociétés contractantes, n’a point


d’existence Juridique : il est investi des pouvoirs qui découlent de la Convention du 4
Décembre 1952, notamment des Articles 2, 5 et 6.

Le Conseil de Gestion peut déléguer tel de ses pouvoirs qu’il juge convenable à son
Délégué ou à un ou plusieurs fondés de pouvoirs, pris même en dehors de son sein.

Son organe d’exécution est, en principe, la Caisse Commune des Retraites qui n’a point
d’existence Juridique et qui est domiciliée chez E.E.M., dépositaire des fonds et valeurs
constituant l’actif de la Caisse Commune des Retraites.

E.E.M., effectuera :

- Toutes ouvertures de comptes en Banque, retraits, transferts, cessions et alimentation


de fonds, rentes, créances, valeurs, biens mobiliers et valeurs quelconques faisant partie
du fond commun de la Caisse Commune des Retraites.

- Toutes opérations de portefeuille et postales.

Elle représentera la Caisse Commune des Retraites en justice.

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ARTICLE 6 - INTERPRETATION DES CONVENTION OU REGLEMENTS

Les difficultés pouvant résulter de l’interprétation des Conventions ou règlements font


l’objet de rapports de la Caisse Commune des Retraites adressés au Délégué du Conseil
de Gestion et son soumises par lui à ce Conseil.

Les difficultés qui constituent des cas d’espèces seront tranchées directement par le
Conseil de Gestion, celles qui entraîneraient des questions de principe seront soumises
préalablement aux Directions des Sociétés contractantes et, s’il y a lieu, à la sous-
Commission des Pensions.

ARTICLE 7 - GESTION DE LA CAISSE COMMUNE DES RETRAITES

La tenue de la comptabilité et des dossiers du Personnel cotisant est tenue par la Caisse
Commune des Retraites, dans les conditions fixées à la Convention du 4 Décembre 1952.

C.C.R. aura à remettre au Délégué du Conseil de Gestion, pour être soumis à ce Conseil :

a)- L’organisme de son fonctionnement, son plan comptable et toutes modifications


éventuelles à ces documents.

b)- Avant chaque réunion :

Tous documents susceptibles d’éclairer le Conseil de Gestion sur les questions portées à
l’ordre du jour et, en particulier :

1°- Un rapport statistique mensuel indiquant la variation des données élémentaires de


fonctionnement de la Caisse ;

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2°- Un relevé mensuel de la situation comptable active et passive de la Caisse Commune
des Retraites ;

3°- Un compte de gestion mensuelle, comportant un sous détail des frais généraux de
fonctionnement, un sous détail des opérations effectuées pour la gestion du portefeuille
et des fonds disponibles.

4°- Une prévision des opérations à effectuer le mois suivant.

c)- En fin d’exercice :

1°- Le bilan donnant, pour l’exercice écoulé, la situation active et passive de la Caisse
Commune des Retraites ;

2°- Le compte de gestion de l’exercice.

d)- Au début de chaque exercice :

Une prévision de trésorerie établie mois par mois pour l’exercice considéré.

292- Modalités d’application du Règlement I.V.D.

Les modalités d’application suivantes ont été arrêtées par le Conseil de Gestion de la
Caisse Commune des Retraites :

MODALITES D’APPLICATION DU REGLEMENT I.V.D.

(Précédées de la date de la décision du Conseil de Gestion)

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ARTICLE 1 - BENEFICIAIRES

(29-3-54)

Il y a lieu, par extension de l’Article 14 du règlement I.V.D., de rembourser aux Agents


Hors Classification les retenues faites sur leurs traitements au cas où ils n’exerceraient
pas la faculté d’adhérer au règlement I.V.D.

Un Agent Hors Classification n’ayant pas accepté d’adhérer au règlement I.V.D. ne peut
plus revenir sur sa décision.

ARTICLE 2 - DROIT AUX PRESTATIONS

Paragraphe 1

(19-7-54)

La validation I.V.D, des services accomplis comme temporaires par les Agents qui ont été
admis dans le cadre statutaire se fait dans les conditions suivantes :

a)- Les droits à pension I.V.D. des Agents entrés avant le 1-1-1950 et affiliés à la C.E.R.
courent depuis leur date d’entrée en service. Ils peuvent racheter leurs cotisations I.V.D.
du 1-1-1950 jusqu’à la date de leur admission au siège sous déduction des cotisations
C.E.R.

b)- Les droits à pension I.V.D. des agents entrés avant 1-1-1950 et le 1-7-1951 et
affiliés à la C.E.R. courent depuis leur date d’entrée en service ; ils peuvent racheter
leurs cotisations I.V.D. de leur date d’entrée jusqu’à leur date d’admission au stage sous
déduction des cotisations C.E.R.

c)- Les Agents dont une partie des services à titre temporaire a été validée comme
temps de stage devront racheter leurs cotisations I.V.D. depuis leur date de titularisation
jusqu’à leur

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date d’admission au stage.

(4-7-57)

La régularisation de la situation des Agents embrigadés qui deviennent titulaires se fera


comme suit :

A – Cas général

- Il n’ y a pas lieu à rachat des cotisations,

- Pour l’ouverture du droit à pension, il y a lieu de prendre en compte les services


effectués au titre de temporaire et d’embrigadé (à partir de l’âge de 20 ans) et de
titulaire ;

- La C.C.R., prend en charge la pension P afférente aux services Civils et militaires


ayant entraîné le paiement des cotisations, et aux services militaires hors carrière,
calculée conformément aux dispositions du règlement I.V.D. ;

- Les comptes d’Exploitation prennent en charge l’allocation renouvelable A afférente


aux services Civils et militaires n’ayant pas entraîné le paiement des cotisations, calculée
conformément aux dispositions de l’Annexe III- à l’instruction réglant les conditions
d’emploi et de rémunération du Personnel embrigadé ;

- L’intéressé perçoit la pension totale R= P+ A

B- Cas des 75 Agents embrigadés de la S.M.D. Qui, bien que remplissant les
conditions requises pour être titularisés le 1-4-1948 (Article 45 du Statut du
Personnel) ne l’on pas été par décision de l’administration supérieure :

- il n’y a pas lieu à rachat de cotisations ;

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- La pension R est calculée conformément aux dispositions du règlement I.V.D. en
prenant en compte la totalité des services Civils effectués comme temporaire, embrigadé
et titulaire et des services militaires ;

- Les comptes d’exploitation prennent en charge l’allocation renouvelable A afférente


aux services Civils et militaires n’ayant pas entraîné le paiement des cotisations, calculée
conformément aux dispositions de l’Annexe III- à l’instruction réglant les conditions
d’emploi et de rémunération du Personnel embrigadé ;

- La caisse Commune des Retraites prend en charge la différence P = R - A

Paragraphe 2

(4-11-52)

Le temps passé sous les drapeaux, s’il est déjà rémunéré par une pension de retraite ou
par une solde de réforme, n’est pas pris en compte si cette pension de retraite ou cette
solde de réforme est calculée sur la durée des services.

(28-12-53)

Les Pensions militaires d’invalidité ne font pas obstacle à la prise en compte du temps
passé sous les drapeaux pour la détermination du droit à prestation et pour le décompte
des annuités.

(29-3-54)

Ne sont pas pris en compte en tant que services militaires, les services des détachés en
usine pendant la guerre de 1914-1918 et les services d’affectés spéciaux pendant la
guerre de 1939-1945.

(14-3-56)

17
Le temps passé sous les drapeaux au titre du service militaire légal ou au titre de
mobilisation ainsi que le temps de captivité sera celui ressortant de l’Etat signalétique et
des services militaires délivré par l’autorité militaire française.

Paragraphe 3

(4-7-1957)

Seront pris en compte pour l’ouverture du droit à pension proportionnelle, le service


militaire légal et le temps de mobilisation s’ils ont été effectués en cours de carrière.

ARTICLE 3 - DECOMPTE DES ANNUITES

Paragraphe 2

(29-3-54)

Pour le décompte des annuités des services militaires, il est décidé que :

- Le temps de service militaire légal n’est jamais majoré ;

- Le temps de mobilisation, de captivité de guerre ainsi que le temps de détention ou


déportation pour motif politique ou patriotique est affecté d’une majoration de 3 mois par
année dans le cas où l’intéressé était titulaire ou stabilisé au moment de la mobilisation
ou de la détention ;

- Les services de guerre, de captivité, de détention ou de déportation accomplis hors


carrière ne font l’objet d’aucune majoration où qu’ils aient été accomplis ;

18
Les deux dispositions précédentes sont appliquées sans préjudice des bonifications pour
campagnes de guerre qui, elles, ne sont jamais majorées.

ARTICLE 4 - CONDITIONS D’ATTRIBUTION DES PENSIONS D’ANCIENNETE ET


D’ANCIENNETE PROPORTIONNELLE

Paragraphe 1

(29-3-54)

Définitions et modalités de prise en compte des différentes catégories de services : (voir


page 46, le Complément à l’Annexe IV- (« définition des services insalubres, actifs
et sédentaires »)

Paragraphe 4

(29-3-54)

La limite d’âge dont il est fait mention dans ce paragraphe est l’âge d’ouverture du droit
à pension d’ancienneté.

Paragraphe 5

(29-3-54)

L’âge normal de la retraite dont il est fait mention au premier alinéa est celui des Agents
des services sédentaires.

Il est précisé, en ce qui concerne le deuxième alinéa, que les cotisations I.V.D.
continueront à être retenues sur le traitement de l’intéressé.

ARTICLE 5– CALCUL DU MONTANT DE LA PENSION D’ANCIENNETE OU

PROPORTIONNELLE

19
Paragraphe 1

Suivant instructions données à la Caisse Commune des Retraites par les Directions
E.E.M. et S.M.D., tout Agent en inactivité a, à partir du 1 er Janvier 1956, sa retraite
calculée sur la base de l’échelon minimum suivant, s’il totalise la durée des services Civils
et militaires indiqués N

Cet échelon s’entend dans l’échelle de classement de l’agent.

ECHELON MINIMUM Temps de services effectifs Civils et


militaires
Echelon 10………………………… 30 ans ou plus

- 9………………………… de 25 ans à moins de 30 ans

- 8………………………… de 20 ans à moins de 25 ans

- 7………………………… de 15 ans à moins de 20 ans

- 6………………………… de 12 ans à moins de 15 ans

- 5………………………… de 9 ans à moins de 12 ans

- 4………………………… de 6 ans à moins de 9 ans

- 3………………………… de 3 ans à moins de 6 ans

- 2………………………… moins de 3 ans

A partir du 1er Janvier 1957, le tableau de correspondance ci-dessus est remplacé par le
suivant :

ECHELON MINIMUM Temps de services effectifs Civils et


militaires

Echelon 10………………………… 24ans ou plus

- 9………………………… de 21 ans à moins de 24 ans

- 8………………………… de 18 ans à moins de 21 ans

- 7………………………… de 15 ans à moins de 18 ans

20
- 6………………………… de 12 ans à moins de 15 ans

- 5………………………… de 9 ans à moins de 12 ans

- 4………………………… de 6 ans à moins de 9 ans

- 3………………………… de 3 ans à moins de 6 ans

- 2………………………… moins de 3 ans

Paragraphe 3 et 4

(27-3-61)

A la suite de la réforme de la structure des rémunérations du Personnel non marocain,


les mesures provisoires suivantes sont adoptées, à compter du 1er Mars 1960, pour ce qui
concerne l’application du règlement I.V.D. au Personnel non marocain.

- Le salaire minimum S1 est le salaire correspondant à la catégorie 1, Classe A, échelon


1;

- Le salaire maximum S2 est le salaire correspondant à la catégorie 14, Classe A, échelon


10 ;

- Le plafond des cotisations est égal à 6% du salaire maximum S2.

Paragraphe 6

(4-11-53)

Les Agents en inactivité sous le régime C.E.R. et bénéficiant d’une rente C.N.A.V. ont
cette dernière rente déduite du montant de la pension I.V.D. à laquelle ils peuvent
prétendre éventuellement.

ARTICLE 6 - PENSION PROPORTIONNELLE D’INVALIDITE RESULTANT

21
DE L’EXERCICE DES FONCTIONS

Paragraphe 1

(28-2-55)

Dans le cas d’accident de travail et d’application de la règle des 40% et 75%, il est
décidé que :

1°)- dans le cas d’un pensionné décédé, la rente et le complément de rente versés par la
C.C.R. évalués en pourcentage du salaire S, prévu à l’Article 5, servent de base au calcul
des pensions de veuve et d’orphelins tel qu’il est défini à l’Article 10.

2°)- dans le cas d’un Agent décédé en activité, sa rente « accident du travail » est
évaluée en pourcentage de celles qui sont attribuées à la veuve et aux orphelins. S’il y a
lieu à application de la règle ci-dessus, la rente et le complément de rente I.V.D. qu’il
aurait perçus s’il avait été réformé, évalués en pourcentage de salaire S prévu à l’Article
5 serviront de base au calcul des pensions de veuves et d’orphelins tel qu’il est défini à
l’Article 10.

(28-12-53)

Le dernier salaire ou traitement d’activité visé à l’avant-dernier alinéa est le salaire ou


traitement S défini au paragraphe 1 de l’Article 5.

ARTICLE 8 – MAJORATION ET BONIFICATIONS

Paragraphe 1

(4-11-53)

Dès que trois enfants ont atteint l’âge de 16 ans (même après la mise à la retraite de
l’intéressé) les bonifications sont accordées compte tenu de tous les enfants, vivants ou
non, quel que soit leur âge.

(6-11-53)

Lorsque les deux conjoints bénéficient d’une pension I.V.D., la majoration pour enfants
élevés jusqu’à l’âge de 16 ans est attribuée à la pension la plus élevée.

22
(29-3-54)

Les majorations prévues sont applicables pour le calcul des pensions de veuves et
d’orphelin des Agents décédés, dès que trois des enfants issus du mariage et élevés par
la veuve ont atteint l’âge de 16 ans.

ARTICLE 9 – CUMUL DES PENSIONS

Paragraphe 1

(4-11-53)

Les dispositions applicables sont celles de l’Article 42 du Dahir du 12 Mai 1950.

Lorsque les règles de cumul s’appliquent à un Agent bénéficiant d’une pension militaire et
d’une pension I.V.D. et lorsque le total de ces deux pensions est supérieur à la limite
autorisée, il est décidé, dans le cas où la pension militaire est supprimée, de prendre en
compte, partiellement, les services militaires de l’intéressé : service militaire légal ou
mobilisation. Le bénéfice des campagnes, correspondant au temps pris en compte, est
maintenu.

(28-12-53)

Les dispositions de l’Article 42 du Dahir du 12-5-1950 sont également applicables au


cumul de deux ou plusieurs pensions civiles d’invalidité, sauf en ce qui concerne les
rentes « Accidents du travail » et « Maladies professionnelles ».

ARTICLE 10 - PENSION DE VEUVES ET D’ORPHELINS

Paragraphe 1

(4-11-53)

Cette pension est également versée au conjoint infirme survivant d’un Agent féminin.

23
(29-3-54)

Il est précisé qu’une veuve remariée devenue à nouveau veuve n’a pas de nouveau droit
à pension.

Les rentes de veuves et d’orphelins d’un ex-Agent, décédé avant d’avoir atteint l’âge
normal de la retraite et titulaire d’une pension à jouissance différée, prennent effet du
premier jour du mois suivant le décès.

(19-7-54)

Lorsque le jugement a été prononcé contre elle, la femme séparée de corps ou divorcée
ne peut prétendre à pension de veuve ; les enfants mineurs, s’il y en a, sont considérés
comme orphelins de père et de mère.

Dans les autres cas, les droits à pension de la femme séparée de corps ou divorcée
seront réglés comme suit, lorsque le jugement aura été transcrit sur les registres d’Etat
Civil postérieurement au 1er Avril 1943 :

- Seule la femme non remarié a droit à pension ;

- Si la femme est remariée et s’il existe un ou plusieurs enfants mineurs issus de l’union
dissoute, ces enfants sont considérés comme orphelins de père et de mère et ont droit à
pension ;

- Si le mari était remarié et a laissé une veuve ayant droit à pension, la pension sera, le
cas échéant, partagée par moitié entre la veuve et, suivant le cas, la femme non
remariée ou les enfants mineurs de la femme remariée ;

- Au décès de la femme non remariée, sa part accroîtra celle de la veuve, sauf réversion
du droit au profit des orphelins et vice-versa.

Paragraphe 2

(4-11-53)

24
La pension d’un orphelin de père et de mère, tous titulaires d’une retraite I.V.D., est
calculée sur la retraite la plus élevée.

L’infirmité temporaire d’un orphelin ne peut lui permettre de prétendre à pension au-delà
de l’âge de 21 ans.

Paragraphe 3

(4-11-53)

L’orsqu’il existe des enfants mineurs provenant de deux lits, la pension de chacun d’eux
et celle de la veuve sont fixées dans les conditions du présent règlement. En cas
d’orphelins de père et de mère, la pension de veuve est répartie par parts égales entre
tous les orphelins.

(19-7-54)

La pension de réversion est supprimée à l’orphelin dès qu’il n’ouvre plus droit aux
allocations familiales. Elle est, soit répartie entre les sœurs et frères s’il y en a, soit
supprimée dans le cas contraire.

(22-4-59)

Lorsqu’il y a plusieurs lits, les lits précédents ayant été occupés par des épouses
décédées, la pension de réversion est partagée par part égale entre chaque lit, le lit des
épouses décédées étant représenté par les enfants mineurs nés du mariage.

Paragraphe 7

(14-3-56)

La répartition des pensions de veuve et d’orphelins des Agents musulmans non mariés
sous le régime du code Civil Français sera fait suivant les règles adoptées en cette
matière par l’Administration Marocaine, à savoir :

25
- Lorsque le tuteur unique est nommé pour l’ensemble de la famille et jouit d’une tutelle
qui s’étend aussi bien aux veuves qu’aux orphelins, la C.C.R. versera à ce tuteur la
masse globale des diverses pensions et le tuteur fera son affaire de la répartition ;

- Dans les autres cas, de même que dans le cas où, un tuteur unique ayant été nommé,
les veuves font des réclamations sur les agissements du tuteur, la C.C.R. fera résoudre le
problème en soumettant le cas à l’administration marocaine ;

- Un tel recours à l’administration Marocaine devra d’ailleurs nécessairement intervenir à


nouveau chaque fois qu’un évènement de famille modifiera la constitution des ayants
droit.

ARTICLE 12 – PAIEMENT DES PENSIONS

Paragraphe 1

(4-11-53)

Dans le cas où évènement modifierait le montant d’une pension en cours de trimestre, la


majoration éventuelle est appliquée dès la date de l’évènement, la minoration éventuelle
n’étant appliquée qu’à partir du premier jour du trimestre suivant.

(Note S.M.D. C/194 du 13-0-58)

Les pensions des Agents retraités se composant pour partie d’une retraite C.C.R. et pour
partie d’une allocation renouvelable, doivent être réglées dans leur totalité par trimestre
d’avance (1er Janvier, 1er Avril, 1er Juillet, 1er Octobre).

(8-6-55)

Les salaires des Agents décédés étant payés jusqu’à la fin du mois du décès, les pensions
de réversion partent du premier jour du mois suivant.

Les services Civils de l’intéressé n’étant pris en compte que jusqu’à la fin du mois du
décès, la retenue I.V.D. ne sera pas faite sur indemnité compensatrice de congé.

26
(29-2-57)

L’impôt Marocain sur les pensions payables au Maroc sera pris en charge par la C.C.R. à
compter du 1-1-1956 de même que l’impôt forfaitaire Français sur les pensions payables
en France.

(4-7-57)- Calcul de l’impôt en cas de Cumul d’une pension et d’un traitement

En ce qui concerne les Agents féminins ou orphelins, titulaires ou stabilisés, qui cumulent
(Article 11 du règlement I.V.D.) une pension de réversion servie par application du
règlement I.V.D. et un traitement réglé par l’une des Sociétés participantes, le Conseil de
Gestion décide d’adopter la méthode de calcul simplifiée ci-après :

a)- L’impôt à la charge de l’Agent est calculé mensuellement dur son traitement, par
application des règles données par l’administration des finances.

C’est l’organisme payeur du traitement qui retient cet impôt en fait le règlement au
percepteur.

b)- L’impôt sur la totalité du traitement et de la pension est ensuite calculé par
l’organisme payeur de la pension d’après les mêmes règles données par l’administration
des finances.

Par mesure de simplification, l’assiette servant de base à ce calcul est constituée par le
total des trois traitements mensuels du trimestre considéré et de la pension afférente au
trimestre suivant.

A cet effet, l’organisme payeur de la pension aura préalablement à prendre contact avec
l’organisme payeur du traitement afin d’obtenir tous les éléments nécessaires à son
calcul.

c)- L’impôt à la charge de la C.C.R. est égal à la différence entre l’impôt global calculé
comme il est dit au paragraphe (b) ci-dessus et le total des trois impôts mensuels
calculés comme il est dit au paragraphe (a) ci-dessus.

d)- L’organisme payeur de la pension ne sait pas, a priori, si un pensionné est employé
dans l’une des sociétés participantes. Par contre, la C.C.R. peut avoir connaissance de

27
ces cas particuliers par comparaison entre les états de cotisations et les états de
prestations. Dès qu’elle les décèlera, elle en informera immédiatement l’organisme
payeur de la pension.

ARTICLE 13 – PARTICIPATION DU PERSONNEL AUX CHARGES

ET PENSIONS

(28-1-54)

Si un Agent reste en activité de service après l’âge normal de la retraite, les cotisations
I.V.D. continuent à être retenues sur les traitements de l’intéressé.

Nota. – Les cotisations I.V.D. portent sur la gratification de fin d’année, prise
forfaitairement égale à un mois de traitement, quel que soit le montant réel de cette
gratification ; pour les Agents recrutés, démissionnaires, mis en inactivité en cours
d’année, la cotisation sur la gratification de fin d’année est calculée prorata temporis.

ARTICLE 14 – REVOCATION ET DEPART

(4-11-53)

Les charges I.V.D. des entreprises ne sont pas remboursées lors du départ d’un Agent
quelle qu’en soit la cause.

(28-2-55)

Le remboursement des cotisations ne s’applique qu’aux intéressés eux-mêmes.

Dans le cas du décès, sans ayant droit à pension, d’un Agent en service ou d’un ex-Agent
ayant réservé ses droits, les héritiers du défunt ne peuvent pas prétendre au
remboursement de ces cotisations qui restent acquises à la C.C.R.

(10-2-60)

Est interdit le remboursement des retenues I.V.D. effectuées sur les traitements, aux
Agents intégrés ou en voie d’intégration à Electricité de France Gaz de France, suivant la
procédure de la loi du 4 Août 1956 et de la Convention du 12 Avril 1957.

28
ARTICLE 15 – MAJORATIONS EXCEPTIONNELLES DE PENSION

(4-11-53)

Le bénéfice des majorations exceptionnelles n’est appliqué aux Etrangers, naturalisés


Français, que prorata temporis.

Si les retenues I.V.D. trop perçues sont remboursées à un Agent, le remboursement


correspondant effectué à la Société est le double de celui que recevrait l’Agent s’il était
calculé sans intérêt.

(28-12-53)

Pour les retraités de l’Exploitation S.M.D. TANGER, la zone de cette ville est assimilée à la
zone Française de l’Empire Chérifien.

(23-5-60 et 27-3-61)

Le remboursement anticipé, aux Agents qui en feront la demande, des retenues de 6%


opérées sur les 8/33 (ou les 4/15) de la majoration de salaire, prévue à l’Article 11 du
Statut, est autorisé.

Ces Agents devront, au moment de leur départ des Sociétés adhérentes, certifier qu’ils
quittent le Maroc et prendre l’engagement irrévocable de ne plus solliciter l’application du
coefficient de 1,33 (ou 1,15) à leur pension, même s’ils reviennent pour dix ans au
Maroc.

Ils devront remplir et signer une déclaration du modèle ci-dessous, qui leur sera remise
au moment de la notification de leur cessation de fonctions :

DECLARATION

Pour l’application éventuelle du Règlement

I.V.D. et des Conventions de coordination

29
---------------

1°- ARTICLE 14 DU REGLEMENT I.V.D. (ne concerne pas les Agents intégrés à
E.D.F. –

G.D.F. ou ayant droit à pension)

Je
soussigné ............................................................................Mle...........................
.

Agent
à........................................du..............................au..........................................

Désire expressément – ne pas réserver (1) – réserver (1) – mes droits aux
prestations

« Invalidité, Vieillesse, Décès » - percevoir (1) – ne pas percevoir (1) –


immédiatement le montant des retenues opérées sur mes traitements.

à Rabat, le

Signature :

(1) Biffer la mention inutile

2° - ARTICLE 15 DU REGLEMENT I.V.D. (A remplir si l’Agent le désire)

Je soussigné...............................................................
Mle ...........................................

Agent à .............................. du .......................................


au ..........................................

30
Déclare quitter irrévocablement le Maroc et désire expressément réserver mes
droits aux prestations « Invalidité, Vieillesse, Décès ».

Je demande à percevoir avant mon départ la retenue complémentaire de 6%


sur les 8/33° (ou sur les 4/15°) de la majoration de salaire prévue à l’Article
11, § 2 du Statut du Personnel.

Je m’engage formellement à ne jamais solliciter la majoration supplémentaire


de pension de 8% (ou de 4%) prévue à l’Article 15 du Règlement I.V.D. même
si contre toute attente, je venais à prendre ma retraite au Maroc pendant au
moins 10 ans.

A Rabat, le

Signature :

3°- CONVENTIONS DE COORDINATION (à remplir le cas échéant)

- Si vous avez appartenu à ELECTRICITE DE France – GAZ DE France ou à l’une des


anciennes Sociétés d’Electricité touchées par la loi de nationalisation,

- Si vous avez appartenu à une Société adhérente à la Caisse interprofessionnelle


Marocaine de Retraites (C.I.M.R.),

- Si vous avez appartenu à une Société adhérente à l’Association Générale


interprofessionnelle des Retraites des Cadres (A.G.I.R.C.),

Vous voudrez bien nous indiquer : le nom de cette Société, le lieu où vous avez exercé
vos fonctions et la période de votre activité à cette Société……………………………………………...

31
…………………………………………………………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………………………………………………………
…………………………………...

à Rabat, le

Signature :

NOTA. – La présente déclaration est à retourner au service du Personnel.

ARTICLE 16 – DISPOSITIONS TRANSITOIRES

(4-11-53)

Les étrangers qui ne pouvaient adhérer à l’ex-C.E.R., peuvent racheter leurs cotisations
dans les mêmes conditions que les autres Agents.

(4-11-53)

Les Sociétés adhérentes ne participent pas au rachat prévu à l’Article 16.

(28-12-53)

Les Sociétés participantes ne rachètent pas rétroactivement les charges C.E.R. de leurs
Agents pour la période antérieure au 1-8-1929.

Le rachat des cotisations C.E.R. est effectué conformément aux dispositions suivantes :

- Date de départ du rachat

32
- Il n’ y a pas de rachat possible par licenciement au 31-12-1949.

Ces rachats ainsi effectués sont nécessaires et suffisants pour que les intéressés
bénéficient d’une pension calculée à raison de 2% par annuité, à compter de leur date
d’entrée en service, même si elle est antérieure au 1er Août 1929.

ARTICLE 18 – CAISSE COMMUNE DES RETRAITES

Paragraphe 2

Le taux des cotisations des sociétés participantes a été maintenu à 12%, depuis l’origine,
par le Conseil de Gestion.

(Décision du 27/3/61 pour l’exercice 1961)

293- Modalités d’application du paragraphe 3 de l’Article 29 du Statut

Le Statut du Personnel précise que l’Agent pensionné au titre des accidents du travail ou
maladies professionnelles, qui peut être maintenu en service, conserve son classement et
continue à toucher le salaire de l’échelle et de l’échelon correspondant, sous déduction
de la pension qu’il perçoit du fait de son invalidité.

Ce texte est légal, sous réserve des réserve des prescriptions de l’Article 21,
paragraphe (a) du Dahir du 25 Juin 1927, complété par le Dahir du 1er Mai 1944 et
modifié par le Dahir du 13 Août 1955 :

Article 21. - Les parties peuvent toujours après détermination du chiffre de l’indemnité
« due à la victime de l’accident, décider que le service de la pension sera suspendu et
remplacé, tant que l’accord subsistera, par tout autre mode de réparation. Toutefois, cet
accord devra être soumis préalablement à l’agrément du Directeur du Travail et des
Questions Sociales ou de son Délégué, notamment si la victime doit continuer à percevoir
après consolidation de sa blessure, une rémunération au moins égale à celle qui a servi
de base au calcul de sa pension ».

33
Il en résulte, qu’en principe, avant d’appliquer une suspension de rente, la Société
devrait s’assurer l’accord du Ministère du Travail et des Questions Sociales. En fait, cet
accord ne serait très vraisemblablement jamais obtenu, puisqu’en réalité, les rentes ne
sont pas servis par la Société, mais par sa Compagnie d’Assurances.

Dans ces conditions, il a été décidé de ne pas s’en tenir strictement aux dispositions du
paragraphe 3 de l’Article 29 du Statut du Personnel et de faire application des règles
suivantes :

- L’Agent, victime d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle, et pensionné


à ce titre, doit, si la Société le juge opportun, être examiné par la Commission médicale,
prévue à l’Article 28 du Statut ;

- Si la Commission conclut que l’état physique de l’Agent lui permet d’exercer


normalement ses fonctions, celui-ci conserve le classement Statutaire dont il bénéficiait
avant l’accident ou la maladie professionnelle et il continue à toucher le salaire
correspondant à ce classement, sans déduction ;

- Si la Commission conclut que l’Agent peut être maintenu en service, mais qu’il doit être
affecté à un poste plus en rapport avec ses nouvelles conditions physiques, il est alors
classé dans une nouvelle échelle, conformément aux dispositions de l’Article 28 du
Statut, et il touche le salaire correspondant à son nouveau classement, sans déduction ;

- Si la Commission conclut à une incapacité permanente et absolue, l’Agent est


définitivement réformé.

Accidents du travail et maladies professionnelles, sécurité sociale - maladies -


maternité

Prestations : invalidité, vieillesse, décès

Article 29. – Paragraphe 1. – Les conditions de détermination des prestations :


invalidité, dues à la suite d’accidents de travail, de maladies professionnelles, de
maladies ou blessures de courte ou de longue durée ainsi que celles : Vieillesse et décès,

34
sont fixées en une Annexe au présent Statut intitulée : Annexe IV «Prestation :
Vieillesse, Décès ».

Ces prestations sont considérées comme salaires ou traitements d’inactivité et leur


couverture est, à ce titre, inscrite au compte d’Exploitation contractuel de chaque
entreprise, Exploitation ou Société.

Elles ne peuvent être inférieures aux taux prévus par la législation en vigueur au Maroc.

Paragraphe 2. – La participation du Personnel aux charges des dites prestations est


fixée à 6% de ses salaires ou traitements, tels qu’ils sont définis à l’Article 11 du présent
Statut.

Paragraphe 3. – Tout Agent statutaire ou stabilisé, pensionné au titre des accidents du


travail ou maladies professionnelles, et qui peut être maintenu en Service, compte tenu
de ses nouvelles conditions physiques, conserve le classement statutaire dont il
bénéficiait avant l’accident ou la maladie professionnelle ayant engendré son incapacité
partielle de travail.

Il continue à toucher le salaire ou traitement de l’échelle et de l’échelon correspondant à


ce classement, sous déduction de la pension qu’il perçoit du fait de son invalidité.

Il continue à avancer dans la dite échelle dans les conditions fixées au présent Statut.

Prestations invalidité, vieillesse, décès

Art.1- Bénéficiaires
Art.2- Droit aux prestations
Art.3- Décompte des annuités
Art.4- Conditions d'attributions des pensions d'ancienneté et proportionnelle
Art.5- Calcul du montant de la pension
Art.6- Pension proportionnelle d'invalidité résultant de l'exercice des fonctions
Art.7- Pension proportionnelle ne résultant pas de l'exercice des fonctions
Art.8- Majorations et bonifications
Art.9- Cumul des pensions

35
Art.10- Pension des veuves et orphelins
Art.11- Cumul des pensions veuves et orphelins
Art.12- Paiement des pensions
Art.13- Participation du personnel aux charges de pensions
Art.14- Révocation et départ
Art.15- Majoration exceptionnelle de pension
Art.16- Dispositions transitoires
Art.17- Transfert des réserves mathématiques de l'ancienne caisse de retraite
Art.18- Caisse commune de retraite
Art.19- Rôle de la commission supérieure du personnel
Art.20- Arbitrage
Services insalubres
Services actifs
Services sédentaires

Prestations invalidité, vieillesse, décès

Pension proportionnelle d'invalidité résultant de l'exercice des fonctions

Paragraphe 1. – A droit à pension proportionnelle d’invalidité résultant de l’exercice des


fonctions, sans conditions d’âge ni de durée de Services, tout Agent qui aura été mis

36
dans l’impossibilité définitive et absolue, constatée par la Commission de réforme, de
continuer tout Service par suite :

a)- soit d’accident du travail ou de maladie professionnelle, soit d’un acte de dévouement
accompli dans l’exercice des fonctions en vue de sauver la vie d’une ou plusieurs
personnes.

b)- d’une lutte soutenue, ou d’un attentat subi en Service.

c)- de maladie contractée à l’occasion du Service.

La pension attribuée au titre des invalidités visées en (a) et (b) se cumule avec la rente
accordée pour accident du travail ou maladie professionnelle.

En outre, les totaux de la pension et de la rente « accident » attribuées au titre des


invalidités visées en (a) et (b) sont portés respectivement aux 40 /100 du dernier
salaire ou traitement d’activité.

Paragraphe 2. – L’agent titulaire d’une rente allouée en vertu de la législation sur les
accidents du travail et les maladies professionnelles, ou d’une pension militaire
d’invalidité, dont l’état d’invalidité subit une aggravation imputable à une autre cause que
celle qui a ouvert droit à la dite rente ou pension, peut cumuler cette rente ou pension
avec la prestation pension proportionnelle d’invalidité prévue au présent Article, jusqu’à
concurrence de 75% du salaire ou traitement ayant servi de base au calcul de cette
dernière pension.

Paragraphe 3. – Lorsque la cause d’invalidité est imputable à un tiers, l’entreprise dont


dépend l’intéressé est subrogée de plein droit à la victime ou à ses ayants droit dans leur
action contre le tiers responsable pour le remboursement des dépenses que lui occasionne
l’accident ou la blessure.

(1) Les modalités d’application suivantes ont été arrêtées après avis de la Sous
Commission des Pensions (réunion du 28 Janvier 1954) :

37
Les majorations prévues à l’Article 8 – Paragraphe 1 – sont applicables pour le calcul des
pensions de reversions aux veuves des Agents décèdes à partir du moment ou trois des
enfants issus du mariage et élevés par la veuve, auront atteint l’âge de 16 ans.

Prestations invalidité, vieillesse, décès

Majorations et bonifications

38
Paragraphe 1. – Les titulaires de pensions dont il s’agit aux Articles 4, 6 et 7 ci-dessus,
et ayant élevé au moins trois enfants jusqu’à l’âge de 16 ans, bénéficieront des
majorations suivantes du montant de ces pensions tel qu’il a été défini :

a)- 10% pour les trois premiers enfants.

b)- 5% par enfant au-delà du troisième

Ces majorations ne peuvent porter les prestations pension au-delà du montant total du
salaire ou traitement ayant servi de base à leur calcul.

Entreront en ligne de compte les enfants décèdes par faits de guerre.

Paragraphe 2. – Les Agents qui ont la qualité d’anciens combattants ont droit au
bénéfice des dispositions applicables à cet égard au Personnel bénéficiaire du régime
général des pensions Civiles.

Prestations invalidité, vieillesse, décès

Conditions d'attributions des pensions d'ancienneté et d'ancienneté proportionnelle

39
Paragraphe 1. – L’âge normal de la retraite est fixé à 60 ans pour les Agents des
Services « sédentaires », et à 55 ans pour ceux du Service « actif ». Mais pour les Agents
ayant appartenu pendant au moins 10 ans aux Services dits « insalubres », l’âge de la
retraite est ramené à 50 ans.

Les agents mères de famille ayant eu au moins trois enfants vivants, bénéficieront d’une
bonification d’âge et de Services d’une année par enfant pour la détermination du droit à
la retraite.

Cette bonification n’entre pas en ligne de compte dans le calcul des annuités.

Paragraphe 2. – Tout Agent remplissant les conditions d’âge indiquées au paragraphe


ci-dessus, et totalisant au moins 25 ans de Services, calculés selon les indications du
paragraphe 3 de l’Article 2 de la présente Annexe, bénéficiera d’une retraite dite
d’ancienneté.

Paragraphe3. – Tout Agent réunissant au moins 15 années de Services effectifs à partir


de l’âge de 18 ans dans les entreprises désignées au paragraphe 1er de l’Article 2, a droit
à une pension d’ancienneté proportionnelle.

La jouissance de cette pension proportionnelle est différée jusqu’à ce que l’intéressé ait
atteint l’âge normal de la retraite.

Paragraphe 4. – Tout Agent qui se trouvant dans une position valable pour la retraite,
la limite d’âge sans pouvoir prétendre à pension d’ancienneté, a droit à une pension
proportionnelle, sans condition de durée de Services.

Paragraphe 5. – Quand un Agent reste en activité de Service après l’âge normal de la


retraite, la liquidation de sa pension est différée jusqu’au moment où il cesse
définitivement ses fonctions, du fait de sa volonté ou de celle de la Société.

L’entrée en jouissance de sa retraite est alors reportée d’année en année jusqu’au


moment de son départ, le montant de sa pension n’étant pas majoré en proportion de la
prolongation de ses Services.

40
Toutefois, et jusqu’à la date d’approbation de la présente Annexe, les Agents en activité
de Service après l’âge normal de la retraite bénéficieront d’une majoration de leur rente
en proportion de la prolongation de leurs Services.

Prestations invalidité, vieillesse, décès

Droit aux prestations

41
Paragraphe1. – Sera pris en considération, pour la détermination du droit aux
prestation « Invalidité, Vieillesse, Décès » le temps de Service continu ou discontinu
accompli, à partir de l’âge de 18 ans dans les entreprises de Production, de Transport et
de Distribution d’Electricité au Maroc relavant du Présent Statut, comme Agent stagiaire,
titulaire ou stabilisé.

Par ailleurs, l’Article 46 du Statut détermine dans quelles conditions le temps passé dans
les Sociétés de Production et de Distribution d’Electricité de France et de l’Union
Française, peut être pris en compte pour l’ouverture du droit à pension.

(1) Les modalités d’application suivantes ont été arrêtées après avis de la Sous-
commission des Pension (réunion du 28 Janvier 1954) :

Pour le décompte des prestations :

a) - Le Service militaire légal n’est jamais majoré

b) - Le temps de mobilisation, le temps de captivité de guerre, ainsi que le temps de


détention ou de déportation pour motifs politiques sont affectés d’une majoration de trois
mois par année dans le cas seulement où l’intéressé était déjà Agent titulaire ou stabilisé
au moment de sa mobilisation ou de sa détention.

c)- Les Services de guerre, de captivité, de détention ou de déportation, accomplis hors


carrière, n’est l’objet d’aucune majoration où qu’ils aient été accomplis.

(2) Les modalités d’application suivantes ont été arrêtées après avis de la Sous
Commission des Pensions (réunion du 28 Janvier 1954) :

1° La limite d’âge dont il est fait mention au paragraphe 4 de l’Article 4 est l’âge
d’ouverture du droit à pension d’ancienneté.

2° L’âge normal de la retraite dont il fait mention au paragraphe 5 de l’Article 4 est celui
des Agents des Services sédentaires.

42
3° L’admission à la retraite peut être prononcée d’office quand l’intéressé a atteint l’âge
d’ouverture du droit à pension d’ancienneté et qu’il a accompli la durée de Service
requise à cette fin. Si cette dernière condition n’est pas remplie, l’Admission à la retraite
peut être prononcée d’office quand l’intéressé a atteint l’âge d’ouverture du droit à
pension d’ancienneté défini pour les Agents des Services sédentaires.

4° Dans le cas envisagé au paragraphe 5 de l’Article 4, les cotisations au titre I.V.D.


continuent à être retenues sur les traitements de l’intéressé.

Paragraphe 2. – Le temps passé sous les drapeaux au titre du Service militaire légal ou
au titre de mobilisation, ainsi que le temps de captivité de guerre, le temps de détention
et de déportation pour motifs politiques et patriotiques, comptera pour sa durée effective
dans les mêmes conditions que les Services du paragraphe 1er ci-dessus, s’il n’a pas déjà
été rémunéré, soit par une pension de retraite, soit par une solde de réforme.

Paragraphe 3. – Le droit aux prestations, « Invalidité, Vieillesse, Décès », est établi en


ajoutant au temps de Services Civils effectifs, déterminé comme indiqué ci-dessus au
paragraphe 1er, et sans aucune majoration, la durée des Services militaires déterminée
comme indiqué au paragraphe 2 et également sans majoration.

Prestations invalidité, vieillesse, décès

Pension proportionnelle d'invalidité résultant de l'exercice des fonctions

Paragraphe 1. – A droit à pension proportionnelle d’invalidité résultant de l’exercice des


fonctions, sans conditions d’âge ni de durée de Services, tout Agent qui aura été mis
dans l’impossibilité définitive et absolue, constatée par la Commission de réforme, de
continuer tout Service par suite :

43
a)- soit d’accident du travail ou de maladie professionnelle, soit d’un acte de dévouement
accompli dans l’exercice des fonctions en vue de sauver la vie d’une ou plusieurs
personnes.

b)- d’une lutte soutenue, ou d’un attentat subi en Service.

c)- de maladie contractée à l’occasion du Service.

La pension attribuée au titre des invalidités visées en (a) et (b) se cumule avec la rente
accordée pour accident du travail ou maladie professionnelle.

En outre, les totaux de la pension et de la rente « accident » attribuées au titre des


invalidités visées en (a) et (b) sont portés respectivement aux 40 /100 du dernier
salaire ou traitement d’activité.

Paragraphe 2. – L’agent titulaire d’une rente allouée en vertu de la législation sur les
accidents du travail et les maladies professionnelles, ou d’une pension militaire
d’invalidité, dont l’état d’invalidité subit une aggravation imputable à une autre cause que
celle qui a ouvert droit à la dite rente ou pension, peut cumuler cette rente ou pension
avec la prestation pension proportionnelle d’invalidité prévue au présent Article, jusqu’à
concurrence de 75% du salaire ou traitement ayant servi de base au calcul de cette
dernière pension.

Paragraphe 3. – Lorsque la cause d’invalidité est imputable à un tiers, l’entreprise dont


dépend l’intéressé est subrogée de plein droit à la victime ou à ses ayants droit dans leur
action contre le tiers responsable pour le remboursement des dépenses que lui occasionne
l’accident ou la blessure.

(1) Les modalités d’application suivantes ont été arrêtées après avis de la Sous
Commission des Pensions (réunion du 28 Janvier 1954) :

Les majorations prévues à l’Article 8 – Paragraphe 1 – sont applicables pour le calcul des
pensions de reversions aux veuves des Agents décèdes à partir du moment ou trois des
enfants issus du mariage et élevés par la veuve, auront atteint l’âge de 16 ans.

44
Hiérarchisation- Avancements- Coefficients salaires et traitements

Salaires ou traitements de base et majoration

Article 11 :Paragraphe 1. – Le salaire de début de l’échelle 1, coefficient 100, dit de


base (manœuvres, garçons de bureau, de courses, plantons) est le salaire de base
métropolitain, fixé par le Statut National du Personnel du Gaz et de l’Electricité.

45
Paragraphe 2. – A ce salaire de début (coefficient 100) s’ajoute une majoration
de :

- 33 % pour le Personnel Titulaire,

- 15 % pour le Personnel Stabilisé.

Paragraphe 3. – Les majorations susvisées s’ajoutent aux Salaires et Traitements dont


elles constituent un élément composant ; elles sont prises en considération dans le
salaire ou traitement et avec eux pour les cotisations, versements et participations aux
prestations de toute nature, fixées au présent Statut (Art.27, paragraphe 3 – Article 29,
paragraphe 2).

(1)– a) Ces Règles ont été mises en vigueur à compter du 1er Janvier 1952,

Analogie avec les mesures prises par Electricité de France, à la suite de la réforme du
1erMars 1951.

Le texte précédemment en vigueur était le suivant :

Un Agent ayant bénéficié d’un avancement d’échelle doit être classé dans la nouvelle
échelle à un échelon comportant un salaire ou traitement égal ou immédiatement
Supérieur à celui qu’il percevait avant son avancement. Il conserve, en outre, dans la
nouvelle échelle, l’ancienneté d’échelon acquise dans l’échelle dont il provient.

b) – Ces règles ne sont plus applicables au Personnel non Marocain, depuis la réforme
de structure des rémunérations mise en vigueur à compter du 1er Janvier 1960 (Cf.renvoi
(1) sous l’Article 10).

Les règles applicables au personnel non Marocain sont les suivantes :

46
- Le changement de catégorie (par changement de fonction) entraîne l’affectation à la
classe A de la nouvelle catégorie sans qu’il puisse en résulter en principe une perte de
plus de deux classes ;

- Aucun abattement d’ancienneté n’est pratiqué lors des promotions de catégorie ou


de classe.

Accidents du travail et maladies professionnelles, sécurité sociale - maladies -


maternité

Prestations : soins - traitements médicaux - maladies - blessures - maternité

Article 27. – Paragraphe 1. En cas de maladies, accidents ou blessures contrôlés et


certifiés par un médecin agréer par la Société en accord avec la Commission Principale du
Personnel, n’ayant pas une origine professionnelle et ne résultant pas d’ivresse, de rixe
ou de compétition Sportive, les Agents titulaires ou stabilisés et leurs ayants droit tels

47
qu’ils sont définis par le règlement de la Caisse Mutuelle de Sécurité Sociale, relèvent de
ce règlement en ce qui concerne le remboursement des frais et soins médicaux et des
frais Pharmaceutiques.

Ce règlement fixera en particulier le pourcentage des frais restant à la charge des


intéressés, le remboursement complémentaires étant effectué conformément au
paragraphe 3 ci-après.

* APPLICATION AUX PENSIONNES *

Paragraphe 2. – Ces avantages sont intégralement maintenus aux pensionnés de tous


ordres ainsi qu’à leurs ayant droit, tels qu’ils sont définis par le règlement de la Caisse
Mutuelle, s’ils résident au Maroc et d’ils maintiennent leur adhésion à la Caisse Mutuelle.

COTISATIONS A LA CAISSE MUTUELLE

DE SECURITE SOCIALE

Paragraphe 3. – La couverture des prestations (soins, traitements médicaux) ci-dessus


définies est réalisée en ce qui concerne les risques maladie, blessures, longue maladie et
maternité, par une cotisation dont les deux tiers seront à la charge des Sociétés ou
groupe de la Sociétés, et un tiers à la charge du Personnel en activité de Service, ou
éventuellement en situation d’inactivité et résidant au Maroc (invalides, pensionnés)

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