Vous êtes sur la page 1sur 3

Festival Panafricain du Cinéma et de la Télévision de Ouagadougou (FESPACO)

01 BP. 2505 Ouagadougou 01, Burkina Faso


(226) 50 39 87 01 / 02 - Fax : (226) 50 39 87 05
Site Web : www.fespaco.bf - E-mail : sg@fespaco.bf
XXè FESPACO, du 24 Février au 03 Mars 2007,
sur le thème " Cinéma et diversité culturelle ".

Le Festival a été créé en 1969 à Ouagadougou, à l'initiative d'un groupe de cinéphiles.


L'engouement et l'espoir qu'il a engendrés auprès du public et des cinéastes d'Afrique, a
permis d’institutionnaliser le FESPACO le 07 janvier 1972. A partir de la 6è édition, il devint
biennal, débutant le dernier samedi de février de chaque année impaire.

COLLOQUE FESPACO 2007

Cinéma africain et diversité culturelle

Depuis quelques années le thème de la diversité culturelle est au coeur de toutes les
préoccupations dans les débats impliquant la libéralisation des échanges. La question de la
diversité culturelle est un enjeu de la mondialisation et le secteur de l’audiovisuel et du
cinéma est à la croisée des enjeux économiques, culturelles et politiques du processus de
mondialisation.
En accélérant la généralisation des technologies numériques la mondialisation offre sans
conteste des opportunités nouvelles aux professionnels du secteur de l’audiovisuel et du
cinéma du continent et de la diaspora tant dans le domaine de la production, de la
postproduction que dans le domaine de la transmission et de la diffusion de leurs images.
On ne peut toutefois nier que ce processus de mondialisation engendre aussi un mouvement
d’uniformisation des idées, façonne le vécu, les mémoires et les consciences des peuples, et
met en péril la diversité culturelle.
Depuis la prise de conscience des africains du continent et de la diaspora de la nécessité de
se réapproprier leur image, ceux ci ont montré à travers leurs oeuvres, l’attachement des
africains à leur histoire, leurs traditions, à leurs langues, leur philosophie, et leurs religions
Face aux exigences nouvelles de la généralisation des technologies numériques trois enjeux
se posent à eux : maintenir les traditions, s’ouvrir à la modernité et maintenir leur identité.
Fidèle à son engagement, le FESPACO s’est attaché au fil des éditions à accompagner les
professionnels du 7ème art africain en créant un cadre d’échanges pour l’enrichissement des
débats sur l’état de notre cinématographie avec l’institution d’un thème soutenu par un
colloque. Le thème du FESPACO 2007 : cinéma africain et diversité culturelle se veut une
réflexion prospective sur l’état de l’audiovisuel et du cinéma africain dans le contexte de
généralisation de la chaîne de production et de diffusion des images, de régression croissante
des salles de cinéma, de multiplication des ciné vidéo etc.
Le colloque sur le thème devrait aboutir à des propositions de stratégies à mener autour des
questions clefs : quelle doit être la responsabilité des professionnels africains du continent et
de la diaspora s’agissant de la manière de filmer l’Afrique et les Africains aujourd’hui grâce
aux moyens nouveaux qui s’offrent à eux ? Quel rôle doivent jouer les états, les
gouvernements et des organisations d’intégration régionales, les organismes internationaux
engagés dans la lutte contre l’uniformisation et la standardisation du monde ? Quel rôle
peuvent jouer les télévisions publiques et privées ? Quels mécanismes juridiques envisager
pour à la fois réguler la libération des ondes et favoriser le financement des productions
endogènes etc. ? Les débats autour de ces questions revêtent une signification particulière au
moment ou le FESPACO célèbre en cette année 2007 sa vingtième édition.
Enfin, par le choix du présent thème le FESPACO entend soutenir la convention signée par
l’UNESCO en octobre 2005 qui reconnaît :
- le droit souverain des Etats d’adopter, mettre en œuvre, maintenir et développer les
politiques culturelles destinées à assurer un espace pour la diversité de leurs propres créations
et productions culturelles ;
- la nature spécifique des biens culturels et services culturels qui ne peuvent être considérés
uniquement au regard de leur valeur commerciale ;
- la nécessité de renforcer la coopération internationale afin de permettre le développement
des capacités de création, de production et de distribution culturelles des pays en
développement ;
- la non-subordination de la convention aux autres traités et notamment aux accords de
commerce et soutien mutuel et la complémentarité des accords internationaux
- Favoriser la coopération culturelle internationale ainsi que la circulation des œuvres des
auteurs et des prestations des artistes.

« Source d’échange, d’innovation et de créativité, la diversité culturelle est, pour le genre


humain aussi nécessaire qu’est la biodiversité dans l’ordre du vivant. En ce sens, elle
constitue le patrimoine commun de l’humanité » Déclaration universelle de l’UNESCO sur
la diversité culturelle »novembre 2001

L’ETALON DE YENNENGA

Depuis la troisième édition du Fespaco en 1972, l’Etalon de Yennenga est le symbole de la


consécration suprême de la meilleure œuvre cinématographique de la sélection officielle. Il
est matérialisé par une guerrière, lance à la main, juchée sur le dos d’un cheval cabré.
Ce trophée tire son sens du mythe fondateur de l’empire des Mossés, ethnie majoritaire au
Burkina Faso.
Selon la légende, le Roi de Gambaga avait de nombreuses filles mais aucun héritier.
Obéissant à une ancienne coutume, il interdit le mariage à sa fille aînée, Yennenga. Au lieu du
rôle d’épouse, cette jeune fille se voit confier celui de princesse de guerre et placée à la tête
d’une armée chargée de guerroyer dans des terres lointaines. Elle ne renonce au mariage qu’à
contrecœur.
Son cheval s’emballe au cours d’un combat et l’emporte loin des siens. Il galope si loin
qu’elle se perd et rencontre Rialé, un chasseur solitaire qui lui port secours.
Yennenga s’éprend de lui et demeure à ses côtés. De leur union naît le grand héros
Ouédraogo, qui signifie cheval mâle. Ouédraogo est le fondateur de l’empire des Mossés.
Au delà du prix, l’Etalon de Yennenga est le symbole de l’identité culturelle africaine, que les
cinéastes à travers leurs créations doivent contribuer à maintenir bien vivante.
L’Etalon de Yennenga a été décerné à 17 films depuis 1972. Il est doté d’une enveloppe de
dix millions (10 000 000) F CFA, soient environ 15 251 Euros.

Association pour la Promotion des Arts et Cultures d’Afrique


6 Grande Rue – 25000 BESANCON – 03 81 81 39 70 – 06 67 01 43 25

Site : www.apacabesancon.com Courriel : contact@apacabesancon.com


Siret 478 005 929 00011 923A

Centres d'intérêt liés