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METHODE POUR UN CAS PRATIQUE

Lorsque vous avez un cas pratique à résoudre et que le cas pratique se termine par une question
comme, par exemple :
-Analyser la situation juridique.
-Conseiller le dirigeant de l’entreprise
Il faut organiser votre réponse en trouvant les grandes distinctions et donc plusieurs parties. Ce
plan doit apparaitre concrètement dans votre rédaction.

Ce que vous aurez à l’examen est exposé ci-dessous :

L’existence du plan et sa structure dépend du cas pratique proposé. Si la réponse est assez rapide,
un plan n’est pas nécessaire.

Pour chaque question du cas pratique, il convient de présenter la règle de droit applicable ainsi que
toutes les conditions d’application. Vous devez à la fin de votre développement conclure en
répondant au problème de droit posé par la question.
Vous devez prendre position et indiquer les effets concrets.

Chaque question doit être traitée de la même façon


Première question
1/Principe : règle de droit et conditions d’application
2/En l’espèce : répondre à la question posée par le cas

Deuxième question
1/Principe : règle de droit et conditions d’application
2/En l’espèce : répondre à la question posée par le cas

Vous pouvez faire une petite introduction et une conclusion.

Je rappelle que l’orthographe et la présentation comptent dans la note d’examen.

EXEMPLE DE CAS PRATIQUE.

Mr Delebel qui exploite un fonds de commerce de bijouterie est en redressement judiciaire depuis
deux mois. Quelques jours après le jugement d’ouverture Mr. Delebel a payé l’un de ses
fournisseurs qui lui avait livré un lot de bagues en or blanc peu avant qu’il ne se déclare en
cessation de paiement. Cet acte est- il valable ?

Correction question 1 :

Principe L’ouverture d’un redressement judiciaire emporte de plein droit, interdiction de payer
toute créance née antérieurement au jugement d’ouverture. Le paiement fait en violation de cette
interdiction est frappé de nullité. Nullité qui peut être invoquée par toute personne qui a intérêt au
prononcé de cette nullité. Le tribunal peut également prononcer à titre de sanction la faillite
personnelle du débiteur.

En l’espèce le paiement effectué par M. Delebel n’est pas valable puisque postérieur au jugement
d’ouverture. En conséquence la nullité de ce paiement sera prononcée.

XXXXX

Mr Delebel a également versé par chèque à ses deux enfants le montant du loyer de leur chambre
d’étudiants qu’ils doivent à leur propriétaire. Le paiement est-il valable ?

Correction question 2 :

Principe : L’ouverture d’un redressement judiciaire interdit de payer toute créance née
antérieurement au jugement d’ouverture ainsi que les créances postérieures non privilégiées. Une
exception est apportée à ce principe lorsque la créance est une créance alimentaire (prestation
compensatoire ou pension alimentaire). Le domaine de cette exception a été élargi et concerne les
créances alimentaires nées après le jugement d’ouverture mais aussi celle nées avant cette date.

En l’espèce : le paiement consistant à payer à ses enfants le montant du loyer de leur chambre doit
être considéré comme une créance alimentaire et de ce fait le paiement est valable.

XXXXX

Il y a un an Mr Delebel a conclu avec la société Blisart un contrat de location et d’entretien d’une


caisse enregistreuse perfectionnée qui est nécessaire au bon fonctionnement de la bijouterie. La
société Blisart, qui n’a pas été payée les six derniers mois, menace de venir reprendre la caisse
enregistreuse si elle n’est pas rapidement payée. La société Blisart peut-elle mettre ses menaces à
exécution ?

Correction question 3 :

Principe : Les créances impayées au jour du jugement d’ouverture, ne peuvent être réglées
postérieurement à ce dernier.
Le fournisseur doit :
-déclarer sa créance au représentant des créanciers.
-interroger sur la continuation du contrat en cours (sur autorisation du juge commissaire ou avec
l’accord du mandataire). Le contrat ne pourra être continué que si le paiement est possible.

En l’espèce : le fournisseur ne peut reprendre la caisse enregistreuse, il doit d’une part déclarer sa
créance c'est-à-dire les loyers impayés au jour du jugement d’ouverture et d’autre part demander
au mandataire judiciaire s’il considère que le contrat de location et d’entretien est résilié. Sans
réponse de sa part, dans un délai d’un mois, le contrat sera résilié et la caisse enregistreuse pourra
être récupérée. Si le mandataire désire garder le contrat, ce dernier sera continué à condition que
le mandataire puisse payer les loyers.

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