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Elaboration des études techniques détaillées du

projet de construction
Elaboration d’un barrage
des eé tudes techniques deé tailleéen terre
es du : cas
projet de du
construction d’un barrage en terre : cas du barrage de Bogre
barrage de Bogre
Unité-Progrès-Justice

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES

Stage effectué au bureau d’études :

Development Engineering ‘s Services Limited (DEC-Ltd)

Thème :

Soutenu publiquement par :

KOALA JEROME

Pour l’obtention du diplôme de :


MASTER EN GENIE CIVIL
(INGENIEUR DE CONCEPTION EN GENIE CIVIL)

Directeur de Mémoire : Maître de stage :


SOUMANA ABDOU HIEN D.Rigobert
Ingénieur du Génie rural Ingénieur du Génie rural
Composition du Jury :
Président du Jury :
Date : 01 février 2016
Membres du Jury :

ESTPO MEMOIRE DE FIN D’ETUDE


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construction d’un barrage en terre : cas du barrage de Bogre

Dédicaces

Je dédie ce document à :

Mes parents ;

Ma famille ;

Mes collègues de service de DEC-Ltd ;

Mes encadreurs ;

Mes amis et promotionnaires.

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Remerciements
Au terme de notre stage passé au bureau d’études et conseils DEC-Ltd, nous tenons tout
d’abord à rendre grâce au seigneur pour tout ce qu’il a fait pour nous durant notre stage.

Ce travail a vu le jour grâce surtout au bureau d’études et conseils DEC-Ltd qui malgré son
plan de charge élevé a bien voulu nous accepter à son sein, j’aimerai par ces lignes leur
témoigner mes sincères remerciements, particulièrement à :

Monsieur RIGOGERT .D.HIEN, le Gérant de DEC-Ltd et notre maître de stage ;

Tout le personnel de DEC- Ltd, pour leur soutien multiforme durant mon séjour parmi eux.

Je voudrais également par la même occasion exprimer mes remerciements les plus
chaleureux et sans limites à :

Monsieur GASTON K GNOUMOU, Directeur Général de ESTPO pour ses nombreux efforts à
la formation supérieure de la jeunesse d’Afrique.

J’adresse mes remerciements au corps professoral qui durant notre formation n’a
ménagé aucun effort pour notre encadrement en nous donnant un enseignement de
qualité et de pointe

A l’ensemble du personnel de la Direction des études, je leur témoigne également mes


reconnaissances et mes remerciements, les plus sincères pour tout ce qu’ils ont fait pour le
bon déroulement de notre formation à ESTPO.

Mon Directeur de mémoire et mon maître de stage, recevez mes reconnaissances les plus
infinies d’avoir accepté m’encadrer pour la préparation de mon mémoire.

A tous mes parents, frères, sœurs, amis, tous ceux qui de loin ou de près ont contribué à ma
formation à ESTPO, je leur dit grandement merci

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Sigles et abréviations
ESTPO : Ecole Supérieure des Travaux Publics de Ougadougou

DEC-Ltd : Development Engineering ‘s Services Limited

ϒ : poids volumique des terres

Φ : angle frottement interne du sol

ϕ : angle de frottement sol-béton

σmax : contrainte maximale au niveau de la fondation

PEN : Plan d’eau normal ;

PHE : plan des hautes eaux ;

H : horizontale ;

V : verticale ;

DAO : Dossier d’appel d’offre ;

CCTP : Cahier de clauses particulière ;

h : lame d’eau ;

y : tirant d’eau ;

yn : tirant d’eau normal ;

Db : profondeur d’ancrage du bassin de dissipation ;

Vo : vitesse au-dessus du seuil ;

He : ligne d’eau ;

Z : hauteur de chute ;

Y1 : profondeur d’eau à l’entrée du bassin de dissipation ;

F : nombre de Froude ;

Lb : longueur du bassin de dissipation ;

Et : épaisseur de la tête du voile

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Eb : épaisseur en bas du voile ;

Ls : largeur de la semelle ;

Es : épaisseur de la semelle ;

Hv : hauteur du voile ;

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Avant-propos
L’Ecole Supérieure des Travaux Publics de Ouagadougou (ESTPO) est un établissement privé
d’enseignement Supérieur qui a été créé en 2006 par arrêté N°2006-
190/MESSRS/SG/CNESSP/SP du 03/10/2006. L’ESTPO est situé au Nord-ouest de la Mairie de
Boulmiougou secteur 12 (ancien secteur 18) de la ville de Ouagadougou, avec pour actuel
Directeur Général Monsieur Gaston K GNOUMOU.

Elle se donne pour mission de former des techniciens et des ingénieurs capables d’apporter
des solutions au développement durable de l’Afrique et particulièrement du Burkina Faso La
durée de la formation est la suivante :

 Master II en génie civil (BAC+5) ;


 Licence professionnelle (BAC+3) ;
 Technicien Supérieur (BAC+2).

Les étudiants doivent effectuer en fin de cycle un stage obligatoire sanctionné par

Avec pour mission la recherche de l’excellence dans l’enseignement supérieur, notons


qu’actuellement elle a obtenu l’homologation de tous ses diplômes par le. Les cursus
académiques de l’ESTPO permettent d’emmagasiner un paquet des connaissances de haut
de niveau dans le domaine du génie civil notamment les travaux publics et le bâtiment
.L’objectif principal de l’école est de mettre sur le marché du génie civil et de la construction,
des acteurs responsables du développement durable de l’Afrique pétris des connaissances et
du savoir –faire. L’école a une dimension sous régionale car à travers le nombre des
nationalitésétrangères pensionnaires (étudiants ou enseignants fréquents l’école).

Tout étudiant en fin cycle à l’ESTPO afin d’obtenir son diplôme, doit produire un mémoire
suite à un stage effectué dans une entreprise, un bureau d’études ou dans l’administration.
Son mémoire, il le défendra devant un jury qui sanctionnera son travail pour l’obtention du
diplôme convoité. Le stage a un double objectifs permettre à l’étudiant de renforcer ses
connaissances théoriques à travers la pratique et favoriser son intégration rapide dans la vie
professionnelle.

C’est dans ce cadre que nous avons été accueillis à DEC-Ltd. Nous avons lors intégré la cellule
technique pour l’étude du projet de construction du barrage de Bogre dans le plateau central
au Burkina Faso. le cadre préparatif notre examen, nous avons eu la chance de séjourner
dans le bureau d’étudesDeveloppment Engineering Services Limited(DEC-Ltd). Un thème sur
la réalisation des études techniques dans le domaine des barrages sur « Elaboration des
études techniques détaillés du projet de construction du barrage de Bogre (APD) »

Ce document synthétise les travaux effectués et présente les résultats obtenus.

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Résume
Ce mémoire de fin d’études se propose d’étudier le projet de construction du barrage de
Bogré de type à terre homogène. Cette étude englobe les études techniques détaillées du
barrage de Bogré dans la région du Plateau central, dans la province de
Ganzourgouprécisément dans la commune Zorgho.

L’objectif principal du projet est de contribuer fortement l’autosuffisance alimentaire à


travers le développement de l’agriculture irriguée.

Pour l’étude proprement dite ce projet a avons observé plusieurs phases :

 Nous sommes passés d’abord à une phase de collecte des données qui nous a permis
de fixer les hypothèses de départ. Dans cette partie, nous avons ;

 Ensuite dans la phase de conception détaillée, nous avons défini les caractéristiques
géométriques des différentes parties de l’ouvrage ;

 Après la définition géométrique, nous avons procédé à des vérifications de stabilité


des structures (déversoir et murs bajoyers). Nous avons également sur la base des
éléments géométriques quantifiés les travaux à réaliser. Ces quantités affectées au
prix unitaire, nous ont permis d’évaluer le coût du projet à.

 Notre étude ne saurait être complète sans une analyse de l’impact du projet sur
l’environnement. Cette analyse a concerné à faire l’état des impacts du projet sur
l’environnement ; proposer des mesures atténuations des activités impactantes
négativement sur le milieu. Ces mesures à mettre en œuvre est budgétisé pour sa
prise en compte effective dans l’exécution du projet.

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Abstract or summary

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Liste des figures et tableaux


Figure 1 : ...................................................................................................................................33

Tableau 1: C...............................................................................................................................32

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Dédicaces 1
Remerciements 2
Sigles et abréviations 3
Avant-propos 5
Résume 6
Abstract or summary 7
Liste des figures et tableaux 8
Introduction 16
Première partie : Généralité du mémoire et présentation de la structure d’accueil. 17
Chapitre 1 : Généralité du mémoire.....................................................................................18
I. Contexte et justification 18
I.1 Contexte..............................................................................................................18
I.1. Justification.........................................................................................................18
II. Objectifs du mémoire 18
II.1. Objectif global.....................................................................................................18
II.2. Objectifs spécifiques...........................................................................................19
III. Méthodologie de travail 19
IV. Résultats attendus 19
V. Motivation, intérêt et limites 20
V.1 Motivation pour le thème...................................................................................20
V.2 Intérêt du mémoire.............................................................................................20
V.3 Limites du travail.................................................................................................20
Chapitre2 : Présentation de la structure d’accueil................................................................21
I. Présentation du bureau 21
II. Domaines d’intervention 21
II.1 HYDRAULIQUE.....................................................................................................21
II.2 ENVIRONNEMENT...............................................................................................21
II.3 ROUTES ET INFRASTRUCTURES RURALES...........................................................21
III. Méthodologie d’intervention21
IV. Organigramme 22
Deuxième partie : Etudes préliminaires 23

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Chapitre 1 : Présentation du projet.......................................................................................24


I. Situation géographique du projet 24
II. Objectifs du projet 24
Chapitre 2 : Données du site.................................................................................................25
III. Données climatologiques de base 25
IV. Généralités 25
IV. Données hydrologiques du projet 26
V. Données topographiques de base 26
VI. Données géologiques et géotechniques de base 27
V.1. Généralités : Importance de la géologie.............................................................27
V.2. Donnés géotechnique et géologiques du projet.................................................27
V.2.1. CARACTERISTIQUES DES SOLS DE FONDATION DE LA DIGUE.........................27
V.2.2. MATERIAUX DE VIABILITE................................................................................28
V.2.3. GRANULATS POUR BETON HYDRAULIQUE......................................................28
V. Données socio-économiques de base..........................................................................28
Chapitre 3 : Etude de la retenue...........................................................................................30
I. Besoins en eau...............................................................................................................30
I.1. Besoins en eau des cultures 30
I.2. Besoins en eau humains et pastoraux 31
II. Perte dans la retenue.....................................................................................................33
II.2. Pertes par dépôts solides 33
II.2. Pertes par évaporation 34
II.1. Pertes par infiltration 34
III. La cuvette...................................................................................................................35
III.1. Caractéristiques de la cuvette 35
IV.1. Exploitation de la retenue..........................................................................................36
IV.1. Récapitulatif des besoins à satisfaire par la retenue 36
IV.2. Simulation de la retenue 38
Troisième partie 3 : études de conception 39
Chapitre 1 : Etude hydrologique du régime des crues : Détermination de la crue du projet.
...............................................................................................................................................40

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I. Détermination de la crue du projet...............................................................................40


II. Laminage de la crue de projet.......................................................................................40
III. Détermination de la crue de sécurité.........................................................................41
Choix du type d’ouvrage........................................................................................................43
Chapitre 2 : Dimensionnement de l’évacuateur des crues et de ses ouvrages annexes.....44
I. Généralité : Constitution et Choix de l’évacuateur des crues........................................44
II. Dimensionnement hydraulique de l’évacuateur de crues.............................................44
II.1. Détermination de la lame d’eau.................................................................................44
II.2. Longueur de l’évacuateur de crue déversoir. 45
II.3. L’épaisseur du déversoir 45
II.1.4 Profondeur d’ancrage de l’évacuateur de crue 45
II.1. Largeur de base du déversoir B 46
III. Etude de stabilité du déversoir..................................................................................46
III.1. Stabilité vis- à – vis du glissement 46
III.1.1. Détermination du poids du déversoir W 47
III.1.2 Détermination des poussées de l’eau et des sédiments : Pw et Pt47
III.1.3 Détermination de la sous-pression sous l’ouvrage U 47
III.1.4 Détermination du coefficient de sécurité 48
III.2. Stabilité vis- à –vis du renversement..........................................................................48
III.2.1. Détermination des moments stabilisants 48
III.2.2 Détermination des moments renversants. 48
II.2.3. Détermination du coefficient de sécurité 48
IV. Stabilité vis- à vis de la règle du tiers central et du poinçonnement du sol...............48
IV.1. Détermination de l’excentricité de la résultante des forces 48
IV.2. Détermination de la contrainte admissible du sol 49
V. Dimensionnement de l’ouvrage dissipateur d’énergie..................................................49
V.1. Choix du type d’ouvrage............................................................................................49
I. Bassin de dissipation......................................................................................................50
V.3. Profondeur normale de l’eau dans le chenal50
V.4. Caractéristiques d’entrée du ressaut 50
V.5. Caractéristiques de sortie du ressaut 51

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V.1. Choix du type de bassin et dimensions des éléments du bassin 51


V.1.1. Longueur du bassin de dissipation Lb.............................................................51
V.1.2. Blocs de chutes et blocs chicanes...................................................................51
V.2.1.1. Seuil terminal :.............................................................................................51
VI. Murs bajoyers 53
VI.1. Pré dimensionnement des murs bajoyers (Mur de soutènement) 53
VI.1.1. Epaisseur Et en tête du voile 53
VI.1.2. Epaisseur Eb en bas du voile 53
VI.1.3. Largeur de la semelle Ls 53
VI.1.4. Epaisseur de la semelle Es 54
VI.2. Etude de la stabilité des murs bajoyers 54
VI.2.1. Inventaire des forces 54
VI.2.1.1. Cas 1 : poids du mur : W..............................................................................54
VI.2.1.2. Cas2 : poussée amont des terres : PH ;.......................................................54
VI.2.1.3. Cas3 : La poussée aval des terres (Butée)...................................................54
VI.2.1.4. cas4 : Poids des terres sur la semelle..........................................................54
VI.2.1.5. Cas5 : Sous pressions sous la semelle.........................................................55
VI.2.1.6. Cas6 : surcharge sur la semelle....................................................................55
VI.2.1.7. Cas7 : poussée de la surcharge sur le voile.................................................55
VI.2.1.8. Cas8 : pression hydrostatique à l’aval.........................................................55
VI.2.2. Etude de la stabilité au poinçonnement 55
VI.2.2.1. Détermination de l’excentricité des actions................................................56
VI.2.2.2. Calcul de la contrainte de référence...........................................................56
VI.2.2.3. Calcul de la contrainte limite admissible du terrain....................................56
VI.2.2.4. Vérification au non-poinçonnement du sol d’assise...................................56
VI.2.3. Stabilité au glissement 56
VI.2.4. Stabilité au renversement 57
Chapitre 3 : Dimensionnement de la digue et ses protections.............................................58
I. Description de la digue et ses ouvrages de protection..................................................58
II. HAUTEUR H de la digue..................................................................................................58
II. Détermination de la côte du plan d’eau normale CPEN. 58

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II.2. Détermination de la hauteur au-dessus du seuil. 58


II.3. Détermination de la revanche 58
II.3.1. Formule de BRETSCHNEIDER et de Gaillard....................................................59
II.3.2. Détermination des vagues avec la formule STEVENSON h (m)......................59
II.3.3. Détermination de la hauteur des vagues h (m) par autre formule.................59
II.3.4. Détermination de la vitesse des vagues V (m /s)............................................59
II.3.5. Détermination de la revanche minimale selon le CIGB..................................59
II.1. Conclusion...........................................................................................................59
III. Largeur en crête 60
III.1. Formule de KNAPPEN : lc(m)..............................................................................60
III.2. Formule de PREECE : lc(m)..................................................................................60
III.3. Autre formule : lc(m)...........................................................................................60
IV. Choix des pentes 60
V. Tranchée d’ancrage 61
VI. Dimensionnement de la protection de la digue 61
VI.1. Protection de crête.............................................................................................61
VI.2. Talus amont.........................................................................................................62
VI.3. Talus aval.............................................................................................................63
VI.4. Etude l’hydraulique interne à travers la digue....................................................63
VI.4.1 Calcul de l’épaisseur du drain..........................................................................65
VI.4.2. Calcul de la longueur ld (m)............................................................................65
VI.4.3. Calcul de la valeur d (m)..................................................................................65
VI.4.4. Calcul de la valeur Y1(m).................................................................................65
VI.4.5. Calcul du débit de fuite q (m3 /s/ml)..............................................................65
VI.4.6. Calcul de la longueur de résurgence a (m)......................................................65
VI.4.7. Calcul de la valeur de l(m)...............................................................................65
VI.4.8. Calcul de la valeur de l’épaisseur e(m)............................................................66
VII. Etude la stabilité des talus..........................................................................................66
Chapitre 4 : Dimensionnement de l’ouvrage de prise pour l’irrigation. 67
I. Description de l’ouvrage de pris....................................................................................67
II. Calage de prise...............................................................................................................67

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III. Dimensionnement de la conduite..............................................................................67


IV. Bac d’admission amont..............................................................................................67
V. La Chambre de vanne....................................................................................................68
VI. Le bac aval de tranquillisation...................................................................................68
Quatrième partie 4 : Evaluation des quantités, du coût des travaux et de l’impact
environnemental du projet 69
Chapitre 1: Devis quantitatif 70
Méthodologie de calcul des quantités..................................................................................73
Calcul du volume de remblai 73
Calcul des quantités de béton 73
Chapitre 2 : Devis estimatif des coûts des travaux 74
Chapitre 4 : Etude d’impact environnemental du projet 75
I. Etude d’impact environnemental et social 75
II. Impacts potentiels..........................................................................................................75
II.1. Les impacts négatifs 75
II.2. Les impacts positifs....................................................................................................76
II.3. Mesures d’atténuations et bonifications....................................................................76
II.3.1. Mesures au niveau des villages riverains 77
II.3.2. Au niveau des bases vie et des chantiers. 77
II.3.3. Mesures de protection des sols et des ressources végétales 77
II.3.4. Protection des ressources en eau 78
II.3.5. Protection des ressources animales 78
II.3.6. Santé publique et sécurité 78
III. Estimation du coût des mesures environnementales................................................79
IV. Récapitulatif du cout global de la mise en œuvre du projet......................................79
V. Conclusion......................................................................................................................80
Difficultés rencontrées 80
Suggestions 81
Conclusion 82
Bibliographie 83
Annexes 85

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Introduction
Un barrage est un mur érigé à travers un cours d’eau et destiné à bloquer dans cette cuvette
toute ou partie des eaux de ruissellement du bassin versant pour constituer une retenue
d’eau temporaire ou pérennes à usage multiple ou spécifique.

Lorsque, du point de vue de l’aménagement rural, on cherche à développer un groupe de


villages ou une petite région, on se heurte d’emblée à un problème de maîtrise des
écoulements, tant superficiels que souterrains : ou la sécheresse est telle que puits et mares
tarissent ou au contraire des crues catastrophiques détruisent cultures et habitation.

Le projet de construction du barrage de Bogré s’inscrit dans le cadre de la politique nationale


en matière de sécurité alimentaire et de réduction de la pauvreté en milieu rural à travers
une contribution de l’agriculture irriguée. Pour atteindre les objectifs, il est envisagé la
réalisation des études détaillées de faisabilité du barrage avec un aménagement hydro
-agricole dans le but d’accroître la production agricole par la maîtrise totale ou partielle de
l’eau d’irrigation

Le présent document est structuré en trois parties et s’attèlera principalement, après les
généralités sur le mémoire et la présentation de la structure d’accueil , à montrer les
différentes étapes de la conception d’un barrage homogène en terre ainsi que le
dimensionnement structural des ouvrages annexes en béton armé , à analyser l’impact
environnemental du projet et terminer par l’évaluation des quantités et du coût du projet

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Première partie : Généralité du mémoire et présentation de la


structure d’accueil.

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Chapitre 1 : Généralité du mémoire

VI. Contexte et justification


VII. Contexte
En fin de cycle de formation d’ingénieur de conception en Génie civil à l’ESTPO, Nous avons
l’obligationd’effectuer un stage dans un bureau d’études ou une entreprise. A la fin dudit
stage, nous produirons un mémoire où ledit mémoire est défendu publiquement devant un
jury. Notre mémoire sera sanctionné par une notre du jury prouvant notre capacité à
conduire un travail technique.Pour l’élaboration de notre mémoire, avons eu la chance
d’avoir un stage au sein du bureau d’études DEC-Ltd. A notre arrivée nous avons intégré la
cellule technique. Nous avons travaillé sur le projet d’« Elaboration des études techniques
détaillés du projet de construction du barrage de Bogré ». Ce qui constitué notre thème de
mémoire où nous sommes interpellés à décrire les étapes, les détails et la méthodologie
dans les paraphes suivantes.

VIII. Justification
En cette année académique 2014-2015, nous avons terminé avec la théorie à l’école et
comme il est exigé pour la formation au niveau supérieur, nous devons la capacité de mettre
en pratique les connaissances de long de notre cycle d’ingénieurs de conception. Il s’agira
notamment pour nous face aux problèmes d’apporter des solutions durables et économiques
réalisables. Trouvant que les barrages sont des ouvrages catalyseur de développement
économique local et dans un pays en voie de développement le rôle de l’ingénieur dans la
conduite de la conception et de la réalisation est primordial, nous avons choisi d’orienter
notre champ d’étude dans le domaine de barrage. En effet le traitement de notre thème
permet de mettre en œuvre notre savoir et de recevoir les orientations et le savoir-faire de
nos ainés dans le domaine des barrages en terre construisent au Burkina Faso. Nous aurons
dans les lignes suivantes à analyser les contraintes liées à notre projet et proposer des
solutions.

IX. Objectifs du mémoire

X. Objectif global
L’objectif global de ce travail est d’arriver à proposer un ouvrage hydraulique réalisable tout
en tenant compte des contraintes d’ordres diverses. A l’issue de cette étape, nous devons
pouvons donner toutes les caractéristiques techniques de l’ouvrages. Nous aurons également

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à estimer le coût des travaux d’exécution dudit projet en incorporant les mesures
environnementales accompagnant l’implantation dans le milieu.

XI. Objectifs spécifiques


Les objectifs spécifiques par rapport à notre mémoire sont de :

 Evaluer les besoins en eau pour la population ;


 Evaluer les besoins pour les animaux ;
 Evaluer les besoins pour les cultures.
 Répondre aux satisfactions des besoins en estimant la capacité de stockage de la
retenue.
 Caler la côte du déversoir et faire dimensionnement hydraulique ;
 Dimensionner la digue et ses protections ;
 Effectuer le dimensionnement des ouvrages en béton armé ;
 Evaluer les devis quantitatif et estimatif des travaux ;
 Etablir les plans ou les éléments graphiques du projet;
 Produire notre mémoire

XII. Méthodologie de travail


Pour réaliser cette étude, nous avons adopté la méthodologie suivante :

 Rechercher la documentation nécessaire traitant des études des barrages ;


 Faire la synthèse documentaire pour l’obtention des résultats voulus ;
 S’entretenir avec les professionnels pour s’acquérir des pratiques courantes dans le
domaine de la conception des barrages au Burkina Faso;
 Fixer nos hypothèses de calculs sur la base des analyses des différentes données du
site ;
 Produire notre rapport de fin d’études.

XIII. Résultats attendus


Les résultats attendus à l’issue de notre étude sont :

 La production d’un mémoire de qualité.


 Proposer des solutions techniques durables et financièrement réalisables.
 Produire les éléments graphiques pour la réalisation des travaux ;
 Etablir le devis quantitatif des travaux ;
 Etablir le devis estimatif des travaux

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XIV. Motivation, intérêt et limites


XV. Motivation pour le thème
Le développement économique dans nos pays suppose une maîtrise des ressources en eau.
En effet, la mobilisation des eaux de surface permet le développement des activités
agricoles et pastorales. L’ingénieur estun acteur de ce développement et il a son rôle à jouer.
Nous futursingénieurs, dans ce rôle devrons pouvoir concevoir et dimensionner des
ouvrages de qualité irréprochable pour répondre aux besoins de la population en terme
de /d’ :

 Amélioration la production agricole à travers l’irrigation ;


 Développement des activités pastorales ;
 Amélioration d’accès à l’eau potable ;

Toutes ces raisons, nous ont conduits au choix de notre thème.

XVI. Intérêt du mémoire


Nous avons opté de travailler sur ce thème afin de pouvoir réaliser des études avant-projet
détaillé tout en produisant :

 Des éléments justificatifs (note de calcul) ;


 Des éléments graphiques des ouvrages.

Dans un contexte des besoins croissants ; les ingénieurs sont des plus en plus sollicités. Ils
doivent avoir la maîtrise de ces compétences techniques afin de trouver des solutions aux
problèmes de développement. Le technicien est celui qui conçoit des ouvrages
techniquement exécutables et financièrement réalisables.

XVII. Limites du travail


Notre travail a consisté à des études de conception et dimensionnement des ouvrages. Nous
avons également évalué les quantités et les coûts des travaux. Cependant un tel travail est
accompagné par la production des documents administratifs et techniques pour l’exécution
des travaux. Ces documents sont entre autres :

 Le Dossier d’appel d’offre (DAO) pour le recrutement de l’entreprise qui réalisera les
travaux ;
 Le Cahier de clauses techniques particulières (CCTP) donnant les prescriptions
techniques à respecter pour l’exécution des travaux. Par manque de temps , nous
n’avons pas pu lors de notre stage participer à la production desdits documents mais
il sera impératif pour nous de se mettre en tâche pour la production de ces
documents quand nous seront dans le milieu professionnel.

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Elaboration des eé tudes techniques deé tailleé es du projet de
construction d’un barrage en terre : cas du barrage de Bogre

Chapitre2 : Présentation de la structure d’accueil

I. Présentation du bureau
DEC. Ltd est une société anonyme à responsabilité limité (SARL) au capital social de
1.000.000 FCFA créée en janvier 2005. DEC. Ltd est un bureau de maîtrise d’œuvre, de
prestation de services d’ingénierie en génie civil et génie rural, et de représentation .Il est
dirigé par :

 Mr HIEN D. RIGOBERT Ingénieur du Génie Rural qui est le Gérant


 Mr TRAORE ADAMA Ingénieur hydrologue qui est le Directeur
d’exploitation.

Le siège de DEC. Ltd se trouve à Ouagadougou dans le secteur 15 plus précisément à la Patte
d’oie, à proximité du rond – point des Droits humains

II. Domaines d’intervention


Animé par une équipe pluridisciplinaire confirmée, DEC-Ltd assure la maîtrise d’œuvre dans
les domaines ci-après :

XVIII. HYDRAULIQUE
 Aménagements hydro- agricoles : périmètre irrigués et maraîchers, aménagement
des bas-fonds ;
 Hydraulique villageoise et pastorale : forages, puits à grand diamètre, boulis ;
 Hydraulique urbaine et semi-urbaine : assainissement pluvial, AEPS et Mini AEP.

XIX. ENVIRONNEMENT
 Lutte contre l’érosion des sols ;
 Gestion des déchets solides urbains ;
 Traitement des eaux usées.

XX. ROUTES ET INFRASTRUCTURES RURALES


 Pistes rurales ;
 Pistes pastorales ;
 Infrastructures scolaires (écoles, logements, cantines, latrines) ;
 Infrastructures sanitaires (dispensaires, maternités, CSPS, etc.);
 Infrastructures marchandes.

III. Méthodologie d’intervention


DEC-Ltd est animé d’une équipe pluridisciplinaire (constituée de techniciens permanents et
d’experts associés en génie rural, génie civil, hydrologie, hydrogéologie, etc.) expérimentée et
connaissant bien le terrain, assure les compétences requises pour fournir un travail de
qualité.

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Elaboration des eé tudes techniques deé tailleé es du projet de
construction d’un barrage en terre : cas du barrage de Bogre

De plus, DEC-Ltd est un bureau d’ingénieur-conseil qui fait appel en tout premier lieu au
Génie et au savoir- faire des bénéficiaires pour lesquels les actions sont initiées tant la phase
de l’identification et de la préparation que la phase de l’ exécution de l’ évaluation des
projets .

L’approche participative est donc l’outil privilégié de DEC-Ltd dans la mise en œuvre des
projets dont il a la charge.

Les ressources humaines de DEC-Ltd sont composées de personnel permanent et de


consultants nationaux et expatriés. Chaque domaine est pris en charge par un spécialiste du
domaine. Pour les missions qui lui sont confiées, DEC-Ltd mène ses activités dans le respect
strict des normes scientifiques et dans les règles de l’art. Il compte ainsi conduire ses
prestations avec un personnel compétent et très expérimenté

IV. Organigramme

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Elaboration des eé tudes techniques deé tailleé es du projet de
construction d’un barrage en terre : cas du barrage de Bogre

Deuxième partie : Etudes préliminaires

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Elaboration des eé tudes techniques deé tailleé es du projet de
construction d’un barrage en terre : cas du barrage de Bogre

Chapitre 1 : Présentation du projet

I. Situation géographique du projet


La zone du projet relève administrativement de la commune urbaine de Zorgho, chef-lieu de
la province du Ganzourgou.

Zorgho, chef- lieu de la province est située à 110 km à l’Est de Ouagadougou et à 90 km de


Ziniaréchef-lieu de la Région.

Le site, objet de l’étude, relève du village de Bogré. Il est localisé sur la feuille de Boulsa à
l’échelle du 1/200 000 et a pour coordonnées géographiques :

Longitude : 00° 32’ 09 ’’ Ouest ; Latitude : 12° 13’ 29’’ Nord

Le village de Bogré est situé à 115 Km de Ouagadougou, au bord de la RN4 (cf figure 2 ci-
jointe) et donc accessible en toutes saisons.

II. Objectifs du projet

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Elaboration des eé tudes techniques deé tailleé es du projet de
construction d’un barrage en terre : cas du barrage de Bogre

Chapitre 2 : Données du site


Pour aboutir aux dimensionnements des ouvrages,nous avons à analyser et à exploité les
résultats détaillés des études techniques de base suivantes :

 Les facteurs physiques généraux de la zone du site et de l’environnement associé ;


 Les paramètres climatiques : pluviométrie, évaporation ;
 L’hydrologie du bassin versant : paramètres hydrologiques du bassin versant, les débits
attendus à partir de différentes méthodes de calcul, les apports en eau en fonction de la
pluviosité de l’année ;
 Les données topographiques de tout le site ;
 Les résultats géotechniques, surtout axés les données géotechniques de l’axe du futur
barrage et sur la recherche de matériaux de viabilité pour les besoins en remblai de la
digue;
 Les résultats socio-économiques du milieu ;

III. Données climatologiques de base


Les conditions climatiques influencent de manière prépondérante les conditions d’exécution
de l’ouvrage et par-là le délai d’exécution. Il peut en être de même en ce qui concerne la
durabilité du barrage .en effet dans le cas des barrages en remblai (conditions pendant la
construction)

La teneur en eau est le critère essentiel de la mise en place et du compactage optimal du


noyau. Dans les régions où la saison des pluies est longue et intense (pluies tropicales, la
mise en place est souvent interrompue à cause du degré de saturation trop élevé des
matériaux.

Sur la base de données des services de la météorologie et des analyses statiques, nous
avons les résultats suivants sur les données climatologiques.

 Pluviométrie maximale journalière.

Désignation Poste de Koupéla


Valeur moyenne (mm) 58
Valeur quinquennale humide (mm) 72
Valeur décennale humide (mm) 82
Valeur centennale humide (mm) 122

 Pluviométrie annuelles.

Désignation Poste de Koupéla


Valeur centennale sèche (mm) 424
Valeur décennale sèche (mm) 566
Valeur quinquennale sèche (mm) 626
Valeur moyenne (mm) 740

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construction d’un barrage en terre : cas du barrage de Bogre

Valeur quinquennale humide (mm) 854


Valeur décennale humide (mm) 914
Valeur centennale humide (mm) 1056

IV. Données hydrologiques du projet


L’étude hydrologique a pour objectif d’étudier les conditions de remplissage de la réserve
d’une part et d’autre part d’estimer la crue contre laquelle il est nécessaire de protéger le
barrage. Les résultats obtenus par l’hydrologue lors de son étude sont les suivants :

 Superficie du bassin versant : S = 20 km2


 Pente moyenne : Ig = 5.8
 Coefficient de ruissellement décennal Kr10(%) =23
 Temps de base : Tb (heures) = 12.25
 Temps de montée : Tm (heures) =12,4
 Coefficient de pointe : K=2,6
 Coefficient majorateur : c=2

Ces paramètres ont permis de déterminer, à partir des méthodes appropriées ORSMT et
CIEH:

 Le débit de crue décennale : Q10= 25 m3/s


 Le débit de crue centennale :Q100= 50 m3/s

Les apports en eau au droit du site du barrage sont ainsi obtenus (pour les années
caractéristiques significatives) :

 Année décennale sèche : 89 000 m3


 Année quinquennale sèche : 1 376 000 m3
 Année moyenne (médiane) : 2 328 000 m3

Ces données, nous permettent dans la suite de concevoir l’évacuateur de crue et ses
ouvrages annexes, dimensionner la digue et ses protections.

V. Données topographiques de base


Il est indéniable d’un support topographique est un outil indispensable pour effectuer les
relevés géologiques, procéder à l’implantation du barrage et des ouvrages annexes, ainsi que
pour déterminer le volume de la retenue en fonction du niveau du plan d’eau.

En phase d’étude détaillée, les plans topographiques établis par le topographe vont nous
permettre de :

- Déterminer le relief de la cuvette (le point le plus bas et le point le plus haut)
- Evaluer la capité de la retenue et sa surface en fonction de la côte du plan d’eau ;
- Caler la côte du déversoir et de la digue ;
- Déterminer le profil de la digue ;

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Elaboration des eé tudes techniques deé tailleé es du projet de
construction d’un barrage en terre : cas du barrage de Bogre

- Proposer des implantations des ouvrages et établir l’avant - métré des travaux
d’exécution
- Délimiter la courbe des plus hautes eaux ( PHE) afin de prévoir la population à
déplacer ;
- Peaufiner les investigations géologies et géotechniques sur le terrain

VI. Données géologiques et géotechniques de base

XXI. Généralités : Importance de la géologie


La géologie est un point fondamental, car elle constitue un, sinon le critère essentiel pour le
choix du type de barrage .Une analyse détaillée de l’ensemble des paramètres géologiques
doit être entreprise avant de pouvoir se prononcer sur la faisabilité de tel ou tel de barrage.
La nature, la qualité et les caractéristiques des fondations donnent un rôle prépondérant
dans la sélection du type d’ouvrage.

Dans le cadre de ce projet des études géologies n’ont pas effectué .Il ressort de la maitrise
parfaite de la géologie de la zone et la documentation géologique existante qu’une étude
géologique n’est pas nécessaire.

XXII. Donnés géotechnique et géologiques du projet


Dans le cadre du projet, une étude géotechnique a été réalisé dont l’objectif est de / d’ :

 étudier les sols de fondation de la digue du barrage ;


 identifier les zones d’emprunt de matériaux de viabilité et d’agrégats pour bétons
hydrauliques.

Les résultats de cette étude se résument comme suit :

XXIII. CARACTERISTIQUES DES SOLS DE FONDATION DE LA DIGUE


De l’analyse des coupes géotechniques et des résultats des essais en laboratoire, on retient
que les sols de fondation de la digue du barrage sont constitués par :

 des matériaux silto-argileux en rive gauche ;


 un dépôt sableux au niveau du lit mineur reposant sur des argiles sableuses ;
 des altérites argilo-sableuses ou des argiles fines couleur lie de vin, en rive droite.

Les couches en rive gauche sont peu plastiques (IP variant de 8 à 12,5 avec une moyenne de
10, 3) alors que celles en rive droite sont de bonne plasticité (IP variant de 14,5 à 26,5 avec
une moyenne de 22).

Les caractéristiques mécaniques indiquent de bonnes cohésions alors que les angles de
frottement internes sont faibles à moyennes.

Les perméabilités sont de l’ordre de 10-6 cm/s, ce qui permet de classer ces matériaux de
très faible perméabilité donc de bonne étanchéité.

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construction d’un barrage en terre : cas du barrage de Bogre

La tranché d’ancrage aura une profondeur de l’ordre de 4 m au niveau lit mineur avec une
pente douce remontant sur les rives.

XXIV. MATERIAUX DE VIABILITE


Les matériaux argileux identifiés sont des argiles sableuses moyennement plastiques, de
bonne étanchéité, peu dispersifs et de bonnes caractéristiques géomécaniques. Ils sont
géotechniquement viables pour la construction d’une digue homogène. La quantité
disponible est estimée à 158 000 m3

Les chambres d’emprunt latéritique disposent également de bons graveleux latéritiques. La


quantité disponible est estimée à 23 000 m3

XXV. GRANULATS POUR BETON HYDRAULIQUE


Le gite de sable est situé à proximité du site. C’est un sable de classe granulaire 0,315/5 et de
bonne propreté (ES supérieur à 90%). Ce sable pourrait servir de filtre en cas de besoin s’il
répond aux règles de l’art.

Aux alentours du site, existent des affleurements de granitoïdes qui pourraient produire des
enrochements pour la protection des ouvrages.

IV. Données socio-économiques de base


Les études socio-économiques effectuées par un socio-économiste, nous donnent les
éléments suivants :

 La Population résidant sur le site selon le RGP 2006 est de 335 habitants ;
 Les activités économiques de la localité sont essentiellement l’agriculture et
l’élevage ;
 Le village connait un exode rurale sans cesse croissante en saison sèche ;
 Le cheptel de la localité est estimé à
 La population est majorée jeune ;
 Les types cultures pratiquées
 La surface irrigable souhaitable par la population

Sur la base de ces informations nous allons :

 Évaluer les besoins en eau de la population dans la phase études de la retenue ;


 Évaluer les besoins en eau pour la culture, pour l’élevage ;
 Proposer un ouvrage dont la technique d’exécution permet la participation active de
la population ;

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Chapitre 3 : Etude de la retenue


Dans cette partie, il s’agira de vérifier la capacité de stockage de la retenue par rapport aux
besoins en eau. Les résultats obtenus permettent de caler la côte de l’évacuateur des crues.
Notre projet après réalisation doit pouvoir répondre aux besoins en eau de la population à
l’horizon 2030.

V. Besoins en eau
Le but du projet est de mobiliser les ressources en eau afin de satisfaire aux besoins suivants
qui ont été identifiés dans le rapport socio-économique :

 Le développement des cultures irriguées en irrigation d’appoint en hivernage et le


développement des cultures maraîchères
 Le développement de la pisciculture;
 L’approvisionnement en eau du cheptel et pour les usages domestiques ;

I.1. Besoins en eau des cultures


Les spéculations envisagées sont le riz en saison des pluies et cultures maraîchères en contre
saison.

Les besoins en eau des cultures s’expriment par les relations suivantes :

Les Besoins nets en eau (Bn) :

Bn = Kc x ETP - Peff + Bs + Bp : Avec

 Kc: coefficients culturaux caractéristiques du type de culture et du stade végétatif ;


 ETP : Évapotranspiration potentielle (mm) ;
 Peff : Pluie efficace (mm) = 0,80xP si P>20 mm et Peff = P si P<20 mm ;
 P étant la pluie moyenne mensuelle du site ou de la station pluviométrique de
référence.
 Bs : Besoins pour la préparation du sol ; ils sont exprimés en mm et s’appliquent
seulement au riz ;
 Bp : Besoins pour compenser les pertes par percolation (mm) ;

Pour le calcul des besoins, les valeurs suivantes sont retenues :

 Bs : 150 mm. Cette valeur représente en réalité les besoins en eau pour la
préparation du sol des cultures et n’inclut pas les besoins pour les pépinières qui sont
mises en place une dizaine de jours auparavant ;
 Bp : 2.5 mm par jour compte tenu des résultats des études de perméabilité de la
cuvette (2,8 10^-8 cm/s) ;
 Kc = 1,1 ; 1,2 ; 1,1 ; 0,90 respectivement pour le 1er, 2ème, 3ème et 4ème mois pour
le riz d’un cycle de 120 jours conformément aux normes FAO ;

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Elaboration des eé tudes techniques deé tailleé es du projet de
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 Kc = 0,6 ; 0.9; 1,1 ; 0,8 ; 0,70 respectivement pour le 1er, 2ème, 3ème 4ème et 5ème
mois pour les cultures maraîchères.

Les besoins en eau bruts (Bb)

Bb = Bn / Efficience globale de l’irrigation

Les efficiences globales de l’irrigation (parcelle + réseau) sont les suivantes :

 en saison des pluies, ep = 0,95 x 0,72 = 0,68 arrondie à 0,70


 en saison sèche, ep = 0,90 x 0,64 = 0,58 arrondie à 0,60

Les résultats obtenus sont récapitulé dans le tableau ci-contre pour les deux spéculations.

Les résultants à retenir sont les besoins bruts totaux : 10 289 m3/ha pour la riziculture et
15 880 m3/ha pour les cultures maraîchères. Ces données, nous permettent lors de la
simulation de la retenue de déterminer la surface irrigable.
Le besoin du mois de pointe est de 4 380 m3

I.2. Besoins en eau humains et pastoraux


Les eaux du barrage sont consacrées exclusivement à l’irrigation, à l’abreuvement du bétail
et de façon négligeable aux travaux domestiques pour les riverains (travaux ménagers,
construction des bâtiments et lessive) car d’après le rapport de l’étude socio-économique, il
existe suffisamment des points d’eau pour la consommation humaine.

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Elaboration des eé tudes techniques deé tailleé es du projet de
construction d’un barrage en terre : cas du barrage de Bogre

L’estimation des besoins en eau de la population passe par l’actualisation de la population à


l’horizon du projet soit en 2030 et la détermination de la consommation spécifique. Nous
avons selon le RGPH (Recensement Générale de la Population Humaine) 2006 une
population de 365 habitantspour le village Bogre .

Actualisation de la population à l’an 2030

- Popn : Population à l’année n, avec n = 2030 ;


- Popn0 : Population à l’année n0, avec n0 = 2006, Popn0 = 365 habitants ;
- δ : taux de croissance communale de la population, avec δ = 3.4%

Une des hypothèses consiste aussi à considérer une population située dans un rayon de 5
km autour du barrage.

En application de la formule d’actualisation ci-dessus pour l’an 2030, nous obtenons une
population de Pop2030 = 814 habitants et selon la deuxième hypothèse, nous avons :

- La densité de la population dans la zone permet d’évaluer la population sur un rayon


de 5 Km autour du barrage D (habitant / Km2) = 81.1 (densité de la région du
plateau central).
- Superficie correspondante à 5 Km : S = Πr^2 = π5^2 = 78.54 km2
- Population à considérer Pc = DS = 78.54x81.1 = 6 370 habitants.

Parmi les deux résultats, nous constatons que la population sur un rayon de 5 km la plus
contraignante en besoins et nous utiliserons ce résultat pour le calcul.

Les hypothèses pour les consommations spécifiques sont la suivantes :

- Centres urbains : 150 litres / jour/ habitant


- Centres secondaires : 70 litres /jour/habitant
- Centres ruraux : 40 litres /jour / habitant
- 15 litres /jour / habitant est un minimum en zone rurale.

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Sur la base de ces hypothèses, nous prendrons la consommation spécifique de 20


litres/jour/habitant pour les calculs. Nous résumons les résultants dans le tableau ci-

dessous.

Pour les besoins en eau du cheptel, nous avons également pour les calculs, les hypothèses
courantes d’effectifs et de consommationsuivantes :

- Bovins ou UBT : 30 à 40 litres /jour ;


- Petits ruminants : 5 litres / jour ;
- Chameaux : 100 litres /5 jours soit 20litres /jour ;
- 1 UBT = un bœuf = 5 petits ruminants.

Ces chiffres nous conduisent à prendre les hypothèses supplémentaires suivantes :

- 80 % de gros bétails sédentaires pour le calcul des besoins,


- 50 % des petits ruminants pour le calcul des besoins,
- 20 % des bétails transhumants pour le calcul des besoins, comme permanents
pendant la période de transhumance

En outre la période concernée pour les besoins pastoraux est celle allant du mois d’octobre
au mois de mai, soit 8 mois et pour le bétail transhumant, de décembre à mai, soit 6 mois.

Les résultats ainsi obtenus sont présentés au tableau ci-après :

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VI. Perte dans la retenue

II.2. Pertes par dépôts solides


Les particules arrachées pendant le ruissellement aboutissent au barrage et s’y déposent,
entraînant à la longue le comblement de la retenue.

Le transport solide, tout comme les écoulements, est fonction notamment des
caractéristiques géologiques, morphologiques, pédologiques, de la couverture végétale et de
l’état de dégradation du bassin versant.

L’estimation des dépôts solides (Vs) a été faite selon la formule de Gottschalk et Grésillon (cf.
rapport hydrologique).

Les volumes calculés sont présentés dans le tableau 9 ci-après.

La dégradation spécifique moyenne du bassin versant est de 137 m3/km2/an. Elle est du
même ordre de grandeur que les valeurs obtenues sur les bassins expérimentaux de la Sidi
Kompienga (121,70 m3/km2/an) et de la Sirba (115,4 m3/km2/an).

II.2. Pertes par évaporation


La station synoptique de Ouagadougou permet les mesures de l’évaporation BAC A.

Le passage de l’évaporation BAC A à celle d’un plan d’eau libre se fait par un coefficient
réducteur de 0.7.

L’estimation en volume est faite en considérant une surface théorique du plan d’eau
correspondant au volume d’eau disponible dans la cuvette. Les valeurs sont présentées au
tableau 10 suivant

Le cumul annuel de EVBac A est de 3028.9 mm, celui de E Lac est de 2120.1 mm.

II.1. Pertes par infiltration


Selon les résultats des études consignés dans ‘’Petits Barrages en terre au Burkina Faso, Bilan
et Analyse Critiques’’, l’infiltration moyenne journalière au Burkina varie de 2 à 3 mm.

Nous optons pour une infiltration de 2. 5 mm/jr. Cependant, il est noté que cette valeur peut
être moins après la première année grâce au comblement résultant des dépôts des éléments
fins dans la cuvette. L’infiltration par mois est résumée dans le tableau ci-dessous.

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VII. La cuvette

III.1. Caractéristiques de la cuvette


Les caractéristiques de la cuvette, à savoir les courbes hauteur- volume et hauteur - surface,
sont déterminées sur la base des relevés topographiques du site. En effet, à partir du plan
topographique de la cuvette, les superficies par courbe de niveau ont été déterminées et la
capacité de la cuvette, à différentes cotes estimée.

Le tableau suivant récapitule les résultats ainsi obtenues. Ces données nous permettent
pour la suite de :

Tableau 1: Tableau côte -surface - volume

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Figure 1 : Courbe hauteur –volume de la retenue

A la lecture du graphique, nous retenir les éléments suivants :

 La capacité de stockage de cuvette est de 982 275.305 m3 ;


 La côte correspondante est de 306 m ;
 La superficie correspondante est de 68 .054 ha ;
 La hauteur correspondante est de 4 m.

XXVI. Exploitation de la retenue

IV.1. Récapitulatif des besoins à satisfaire par la retenue


Les besoins en eau à satisfaire par la retenue sont récapitulés ci-après et cela nous permet
de passer à la simulation de la retenue :

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barrage de Bogre

Tableau 2 : Tableau récapitulatif des besoins en eau de la retenue

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IV.2. Simulation de la retenue


La simulation de l’exploitation de la retenue permet de déterminer :

- La superficie irrigable en relation avec la capacité de la retenue ;


- La cote la plus basse du plan d’eau de la retenue au fur et à mesure de son utilisation.

Les hypothèses d’exploitation de la retenue, adoptées pour la simulation, sont les suivantes :

- En saison des pluies : exploitation de 30 ha en riz avec irrigation d’appoint (les


prélèvements étant supposés compensés par les apports) ;
- En saison sèche : exploitation de 10 ha en cultures maraichères
- La retenue est pleine en fin septembre et commence à se vider dès le 1er octobre

Les résultats du bilan sont consignés dans le tableau ci-après.

Il ressort de ce bilan qu’après prélèvement de l’eau pour satisfaire tous les besoins exprimés,
la cote des plus basses eaux observée en mi- mars est de 302,90.

Cette cote sera donc une référence pour le calage de l’ouvrage de prise d’eau d’irrigation.

Figure 2 : Courbe d’utilisation de la retenue

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Troisième partie 3 : études de conception

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Chapitre 1 : Etude hydrologique du régime des crues : Détermination de la


crue du projet.

XXVII. Détermination de la crue du projet


La crue de projet est la crue de plus faible fréquence entrant dans la retenue. Elle est prise en
compte pour déterminer les Plus hautes Eaux (PHE) et dimensionner l’évacuateur de crue, en
intégrant les possibilités de laminage.

L’estimation des débits de pointe de la crue de période de retour supérieure à 10 ans, se fait
par application d’un coefficient de passage C à la crue décennale Q10. Dans le
dimensionnement dans nos pays le débit centennal est utilisé. La crue centennale est
déterminée par la relation suivante :

Nous obtenons après application de la relation .

XXVIII. Laminage de la crue de projet


Compte tenu de l’importance de la surface du plan d’eau, les crues font monter le plan de
PEN au PHE, constituant ainsi un volume d’eau temporaire qui est déstocké progressivement.
Il s’agit du laminage de la crue.

Tenir compte de l’effet de laminage permet de réduire la longueur du déversoir sans


augmenter le risque de submersion.

L’effet de laminage dépend :

 de la forme de l’hydrogramme de crue,


 de la capacité d’évacuation du déversoir,
 de la capacité de stockage de la retenue, en particulier selon la forme de sa partie
supérieure.

Plusieurs méthodes sont utilisées pour l’étude de laminage de la crue mais dans nos
contextes la méthode dit méthode EIER-CIEH ou méthode X0 est la plus utilisée. Dans les
lignes qui suivent, nous rappelons la méthodologie pratique et les résultats, nous avons
abouti avec notre projet :

L’effet de laminage est évalué sous la forme d’un coefficient β tel que :

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β se lit sur un abaque en fonction de

Avec

 L1 : longueur approchée du déversoir (m) = 110.5;


 S : superficie normale de la retenue (m2) = 20 000 000 ;
 m : coefficient de débit de l’évacuateur = 0.4 ;
 Qcmax : débit de projet (m3 /s) = 50 ;
 tm : temps de montée des eaux (s) = 44640;
 g : accélération de la pesanteur (g = 10 m/s).

Le calcul se fait par des itérations successives jusqu' à obtenir une valeur convergente de L.

Les résultats auxquels, nous avons aboutis ont :

 Débit laminé Q (m3/s) : 36 ;


 Longueur du déversoir L(m) : 80 ;
 Lame d’eau au-dessous du déversoir h (m) : 0.4

XXIX. Détermination de la crue de sécurité


La crue de sécurité est la crue par définition, la plus pénalisante que pourra subir l’ouvrage
sans en causse sa pérennité.
Dans le cas d’un évacuateur à seuil libre d’un barrage en remblai, la crue de sureté est la crue
qui provoque la surverse, sous réserve qu’elle ne provoque pas aussi un débordement en
point du coursier dans une zone pour le remblai.
Nous calculons, alors la crue de la sécurité avec la loi de débit qui est :

224.47.

Nous allons comparer cette crue de sécurité avec la crue de rupture évaluée à l’aide de
formule de COSTA qui est :

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.
Le résultant obtenu, nous confirme la sécurité vis-à-vis de la rupture de notre barrage car la
crue 269.90 m3/s traversera la digue sans entrainer sa rupture.

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Choix du type d’ouvrage.


Il existe plusieurs types de barrage en remblai en fonction de la nature de matériaux
disponibles et du système d’étanchéité choisi. En effet, on distingue :

 Barrage en remblai homogène (constitué d’un matériau) ;


 Barrage en remblai zoné constitué de plusieurs types de matériaux assurant des
fonctions d’étanchéité ou de stabilité générale (étanchéité interne, noyau argileux
vertical ou incliné, noyau bitumineux ou paroi moulée). ;
 Barrage en remblai à masque amont (étanchéité externe : masque en bitume ou en
béton armé).

D’après le rapport géotechnique de notre étude, les matériaux pour l’exécution d’une digue
homogène existent quantité à proximité du site du projet. Ces matériaux présentent des
caractéristiques géotechniques conformes aux exigences techniques pour des barrages en
terre argileuse.

Nous notons également que le choix de barrage à digue homogène se justifie par un choix
d’économie et technique de construction. L’expérience montre que les barrages en terre
homogène ont une longue vie si toutefois les règles de l’art sont observées lors de la
réalisation, bien entretenu durant l’exploitation.

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Chapitre 2 : Dimensionnement de l’évacuateur des crues et de ses ouvrages


annexes.

XXX. Généralité : Constitution et Choix de l’évacuateur des crues


Les évacuateurs de crues sont dispositif de sécurité placé dans les barrages pour assurer
convenablement l’évacuation du trop-plein et la restitution adéquate dans le thalweg aval.
Ces trop pleins sont calculés sont forme de crue exceptionnelles.

Généralement un évacuateur de crue est constitué de trois parties ou organes principaux :

 Un organe de contrôle de débit (par exemple un déversoir une vanne


 Un coursier (canal, conduite
 Un dissipateur d’énergie installé au pied du coursier.

Les critères de choix d’un évacuateur de crues sont les suivants :

o Sureté- sécurité de fonctionnement ;


o Prix (facteur économique)
o Difficulté de calcul hydraulique
o Exigences topographique, géologique et géotechnique ;
o Facilité d’entretien ;
o Possibilité de modifier l’ouvrage.

Dans notre étude, nous optons pour le déversoir poids pour plusieurs raison :

 L’exécution de l’ouvrage est maitrisé ;


 Le fonctionnement hydraulique est efficace en manière de restitution de crues ;
 La section d’intervention est localisée en cas de dysfonctionnement.

XXXI. Dimensionnement hydraulique de l’évacuateur de crues

XXXII. Détermination de la lame d’eau


Les résultats de laminage de la crue, nous donne une hauteur de h(m)= 0.4. Pourtant le type
de déversoir adopté peut accepter des hauteurs de 0.7m à 1 m voire même 1.2 m à 1.5m si
la réalisation est soignée et le profil étudié. Le tableau ci-dessous, nous donne des
indications sur les hauteurs en fonction du type de déversoir

Nous avons limité la hauteur d’eau à 0.4mà cause des contraintes topographiques.

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XXXIII. Longueur de l’évacuateur de crue déversoir.


Toujours en référant à l’étude laminage, nous avons une longueur de 80m pour le déversoir.

XXXIV. L’épaisseur du déversoir


Nous déterminons l’épaisseur du déversoir en utilisant le tableau des valeurs de μ de
Bélanger ci-dessus et les hypothèses suivantes :

1. Pour H/e > 1 à 2,μ est égal à 0.414 (déversoir à seuil mince) ;
2. Pour H = 0.45 m, la nappe à l’aval n’est plus adhérente et μ = 0.328 ;
3. Pour H < 0.15 m les valeurs de μ sont des valeurs moyennes.

En prenant μ = 0.414 car notre déversoir est à seuil mince (H/e =0.7/0.4 = 1.75), nous
retenons épaisseur e = 0.4 m comme épaisseur du déversoir.

XXXV. Profondeur d’ancrage de l’évacuateur de crue

L’ouvrage est stable vis - à - vis des infiltrations si et seulement si la règle de Lane est vérifiée

La vérification cette règle, nous conduit à dimensionner des parafouilles . Nous avons

avec H = hauteur d’eau = 4.7 m, C = coefficient de Lane = argile Consistant

= 2 et le profil transversal du déversoir donne Lh = 3.60 m. Ce qui permet de déterminer

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Alors, nous prévoyons deux parafouilles amont

et aval des caractéristiques suivantes :

 Profondeur 1.1 m ;
 Pente du talus : 1 V/ 1.5 H ;
 Largeur au plafond : 0.5 m.

XXXVI. Largeur de base du déversoir B


Pour résoudre cette équation, il nous revient déterminer le fruit m du déversoir .Cela nous
amené à faire usage de la règle de Lévy (Traité de Génie Civil : Volume17, page 231) qui est :

avec :

ρE = poids volumique de l’eau = 10

ρB = poids volumique du béton = 24

K = coefficient de sous pression = 0.85, Ce qui nous donne m= 0.8 et pour des raisons de
construction et de stabilité nous optons m = 1 et b(m) = mH = 1 ×4.7 = 4.7m.

B= b + e = 4 .7 +0.4 = 5.1 m

XXXVII. Etude de stabilité du déversoir


L'étude de stabilité du déversoir poids en béton concerne l'équilibre d'ensemble de
l'ouvrage. L'ouvrage doit résister au glissement sur la fondation et au renversement, de
même que sa stabilité interne (résistance aux contraintes développées dans sa masse doit
être assurée.

XXXVIII. Stabilité vis- à – vis du glissement

La stabilité au glissement est assurée si : et cela conduit un coefficient qui

est le rapport , ce rapport doit être supérieur à 1

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Si on tient compte également de la cohésion des fondations, le coefficient de sécurité au

glissement devient : : avec

 W (KN/m3): Poids du déversoir ;


 P(KN/m3): : Poussée de l’eau et des sédiments ;
 U : sous pression-sous l’ouvrage ;
 ϕ : angle de frottement sol-béton = 2 /3φ
 φ : angle de frottement interne du sol = 20°

Application Numérique à notre étude

III.1.1. Détermination du poids du déversoir W


Le Poids du deé versoir est le produit : =

 S = la section de beé ton ;


 b = largeur unitaire de calcul,
 ρB = poids volumique du beé ton cyclopeé en = 24 KN/m3
 W = 20.26x24x1 = 486.24 KN/ml

III.1.2 Détermination des poussées de l’eau et des sédiments :Pw et Pt

La Poussée de l’eau Pw est le produit

 ρE = poids volumique de l’eau = 10 KN /m3 ;


 H(m) = hauteur d’eau à l’amont du déversoir =4 ;
 h(m) = lame d’eau = 0.4

Pw = 96 KN/ml

La Poussé des sédiments est le produit : :

 ϒt : poids volumique de la terre = 19 KN /m3


 ht (m) = hauteur des sédiments à l’amont du déversoir = 2.25

III.1.3 Détermination de la sous-pression sous l’ouvrage U


Pour l’évaluation des sous –pression nous optons pour une répartition trapézoïdale avec
Hamont = hav + 2/3(H-hav) = 0.7 +2/3(4.7-0.7) =3. 37 m et hav = 0.7

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103.7 KN /ml.

Dans la suite de notre vérification, nous n’allons pas considérer les sous pressions à cause de
la présence des para- fouilles qui rendent négligeable lesdites sous pressions

II.1.4 Détermination du coefficient de sécurité


La situation critique est la phase de construction où la cohésion n’est mobilisée pour la
résistance au cisaillement par conséquent, nous négligerons ce terme ;

.Alors, nous pouvons conclure que la sécurité vis-à-vis

du glissement est assurée.

XXXIX. Stabilité vis- à –vis du renversement


La stabilité au renversement est assuré si le coefficient de sécurité

Il est noté que les différents moments est calculé par

rapport au point aval A du déversoir.

III.2.1. Détermination des moments stabilisants


Moment du au poids propre du déversoir par rapport au point A

III.2.2 Détermination des moments renversants.


Moment de la poussée de l’eau rapport au point A

Moment de la poussée des sédiments

Moment de la sous-pression

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II.2.3. Détermination du coefficient de sécurité

. Alors la sécurité au renversement est assurée.

XL. Stabilité vis- à vis de la règle du tiers central et du poinçonnement du


sol.

IV.1. Détermination de l’excentricité de la résultante des forces


L’excentricité e est par définition

 M : Moment des forces par rapport au point D (centre de la section à la base du


déversoir) : M (KN.m)= - 255.6 ;
 N : est la résultante verticale des forces N(KN) = 486.1.

La condition du tiers central est vérifiée par la relation suivante : ;

; nous avons Alors la condition est vérifiée .

IV.2. Détermination de la contrainte admissible du sol


la contrainte admissible du sol est déterminée par la relation :

q:

 ϒ : poids spécifique du sol = 19KN/m3 ;


 Nϒ : =0 (sol fin cohérent saturé)
 Nc : = 5.71
 Nq : = 1
 C(cohésion) = 20 KN/m2
 D (profondeur d’ancrage du déversoir) : 2.25 m
 B (Largeur à la base du déversoir) : 5.1 m

Nous avons un sol fin cohérant saturé donc, les calculs seront à court terme

Calcul de la contrainte transmisse par le déversoir :

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Calcul de la contrainte admissible du sol

Nous avons . Alors la condition de poinçonnement est

vérifiée

XLI. Dimensionnement de l’ouvrage dissipateur d’énergie

XLII. Choix du type d’ouvrage.


Il existe plusieurs à faire pour le choix de l’ouvrage dissipateur d’énergie qui sont :

 Les becs déviateurs ;


 Les cuvettes de dissipation de dissipation submergées ;
 Les bassins à ressaut.

Parmi ces ouvrages, les bassins à ressaut est préféré pour son bon fonctionnement
hydraulique.

XLIII. Bassin de dissipation


Dimensionnement le bassin de dissipation c’est donner les caractéristiques géométriques des
éléments le composant.

Le bassin de dissipation est un ouvrage permettant de dissiper l’énergie cinétique de l’eau. Il


préserve l’évacuateur contre l’érosion à l’aval du déversoir .Sa conception demande une
compréhension et une maîtrise des problèmes liés à l’hydraulique fluviale.

La démarche adoptée va de l’aval dudit ouvrage au pied du coursier du déversoir. Le


traitement du problème nous permet de déterminer les dimensions suivantes du bassin :

Nous assimilons le chenal immédiat après le bassin de dissipation à un canal de type Bresse
dont l’expression de la formule du débit est la suivante :

: Le débit par unité de longueur en m3/s/m ;

qo = q / L = 0,45 m3/s/ml

Le coefficient de rugosité Ks = 30 (car le lit est de nature irrégulière)

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La pente moyenne du chenal ou pente longitudinale du cours d’eau I = 0,003 m/m

V.3. Profondeur normale de l’eau dans le chenal


La profondeur normale de l’eau dans le chenal se détermine par la relation suivante :

D’après l’abaque permettant de déterminer l’enfoncement de la fosse de dissipation P en


fonction de la profondeur normale et de la hauteur de la lame d’eau au-dessus du seuil
déversant (voir manuel Technique des petits barrages en Afrique Sahélienne et Equatoriale,
page 128). Ce qui donne : Yn / Ho = 0,115 et H / Ho = 0,10 donne Db / Ho = 0,12 d’où Db =
0,49 m, prenons alors Db = 0,7 m.

V.4. Caractéristiques d’entrée du ressaut

 Vitesse au-dessus du seuil Vo :

 Ligne d’eau He :

 Hauteur de chute Z :
 Profondeur d’eau à l’entrée du bassin de dissipation Y1 :

 Vitesse à l’entrée du bassin de dissipation V1 : V1 = qo / Y1 = 9, 60


m/s
 Nombre de Froude Fr1 : 13. 56

V.5. Caractéristiques de sortie du ressaut


 Profondeur d’eau conjuguée à la sortie du bassin

0.94 m

 Vitesse à la sortie du bassin V2 : 0.48 m/s

Nous avons :( ): ; donc le ressaut reste bien


dans le bassin .

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V.1. Choix du type de bassin et dimensions des éléments du bassin


Nous avons d’après les vérifications ci-dessus : V1 < 15 m/s et Fr1 > 4.5 alors nous classons
le Bassin de type II.

XLIV. Longueur du bassin de dissipation Lb

0.94 = 2.585, alors prenons Lb = 3 m.

Les dimensions des blocs chicane et chutes sont déterminent par les relations suivantes :

XLV. Blocs de chutes et blocs chicanes


Les dimensions des blocs de chutes et des blocs chicanes sont déterminées avec les rapports
suivants lis sur l’abaque (page …..)

 La hauteur des blocs chicane :

h = 0,15 m

 Epaisseur des blocs chicane : base = 0,20 m ; crête = 0,1 m


 Espacement entre blocs chicane : h = 0,15 m
 Implantation des blocs chicanes dans le bassin : o.8y2 = 0.8x0.94 = 0.75 m

 La hauteur et la longueur des blocs de chute se déterminent par la même


relation

h4 =1.99Y1 = 0.099 m soit h4 = 0.15 m

 Espacement entre blocs de chute : h = 0,10 m

XLVI. Seuil terminal :


 Pente : 1 V /2 H
 Epaisseur en crête du seuil : 10 cm
 Niveau de la crête par rapport à la protection aval : h4 = 15 cm.
 Ancrage du seuil terminal: d = 1 m

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XLVII. Murs bajoyers


VI.1. Preé dimensionnement des murs bajoyers (Mur de souteè nement)
Les murs bajoyers sont des murs de soutènement dont l’objectif est de soutenir le remblai et
assure la liaison entre le déversoir et la digue.

Détermination de la hauteur H du mur et profondeur d’ancrage

La hauteur est la distance entre le niveau bas de la semelle et la tête du mur.

Pour la détermination de cette hauteur, nous avons fixé premièrement la profondeur


d’ancrage à 1 m par rapport au terrain naturel. Dans le cas notre projet, nous avons à vérifier
les infiltrations sous le mur en utilisant la règle de LANE .Nous avons la Règle de Lane :

 ;
 Lh /3 : Chemin horizontal de l’eau ;
 C : Coefficient de Lane ;
 H : La Charge d’eau (hauteur d’eau).

En application, nous avons : Lh= , C =3, H =4.4,

3.7 m. Alors nous pouvons ancrer les bajoyers de 1.9 m

par rapport au Terrain naturel.

Cette vérification concerne l’infiltration sous les bajoyers mais tout autour des bajoyers il y’a
aussi des cheminements d’eau.

Afin d’allonger ces cheminements, nous ajouter un écran anti-renard dans la partie central
des bajoyers.

VI.1.1. Epaisseur Et en teô te du voile


La détermination de l’épaisseur de la tête du voile selon la formule suivante :

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VI.1.2. Epaisseur Eb en bas du voile

L’épaisseur de la base est de :

VI.1.3. Largeur de la semelleLs


Largeur de la voile se détermine par la formule :

. Prenons Ls = 3.7m

VI.1.4. Epaisseur de la semelle Es

L’épaisseur de la semelle se calcule par :

VI.2. Etude de la stabiliteé des murs bajoyers


Le principe de calcul pour la vérification des murs bajoyers commence par l’identification de
toutes les forces extérieures agissant sur l’ouvrage. Ensuite, nous procédons à un certain
nombre de vérification à savoir :

 Stabilité au glissement ;
 Stabilité au renversement ;
 Stabilité du sol de fondation ;

VI.2.1. Inventaire des forces

XLVIII. Cas 1 : poids du mur : W


Le poids propre duvoile et de la semelle est le produit de la section de l’ouvrage et du poids
volumique du béton :

XLIX. Cas2 : poussée amont des terres : PH ;


La poussée amont des terres est l’action du remblai derrière le voile. Elle est déterminée par

la relation : :

 avec Ka : coefficient de poussée = 0.33 ;


 ϒt : poids volumique du remblai saturée = 19 KN/m3 ;
 H : hauteur de remblai = 6.30 m .

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L. Cas3 : La poussée aval des terres (Butée)


La butée traduit l’action des terres à l’aval du voile et de la semelle. On la détermine par la

relation suivante : :

 avec Kp : coefficient de Butée = 3.03 ;


 ϒt : poids volumique du remblai saturée = 19 KN/m3 ;
 h : hauteur de remblai = 1.9 m.

LI. cas4 : Poids des terres sur la semelle


Le poids des terres est le produit de la hauteur des terres sur la semelle et le poids

volumique du remblai :

Avec Hr : hauteur dure remblai = 6.3 m.

LII. Cas5 : Sous pressions sous la semelle


Les sous pressions sont l’action de l’eau sur la semelle. Elles se répartissent uniformément
sur la largeur de la semelle. On les évalue par l’expression suivante :

Avec hauteur de la sous pression ;

Lr : largeur de la semelle = 3.7m


ρE = poids volumique de l’eau = 10 KN/m3.

LIII. Cas6 : surcharge sur la semelle


La surface est la charge des engins lors de la mise en œuvre ou éventuelle charge

d’exploitation. Elle est déterminée par la relation

Avec Q : la surcharge d’engin d’exécution ou d’exploitation = 20KN/m2

LIV. Cas7 : poussée de la surcharge sur le voile


La poussée est le produit de la surface, du coefficient de la poussée et de largeur de la

semelle.

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LV. Cas8 : pression hydrostatique à l’aval


La pression est l’action de l’eau sur le voile à l’aval et est déterminée par la relation suivante :

VI.2.2. Etude de la stabiliteé au poinçonnement


Calcul de moment des différentes par rapport à G ou O

Le calcul du moment d’une force en un point est le produit son bras de levier et son
intensité. Nous résumons dans le tableau ci-contre les différents moments.

LVI. Détermination de l’excentricité des actions


L’excentricité est par définition le point d’application de la résultante des sollicitations
exerçantes sur la structure. IL est déterminé par rapport entre la somme des moments des
actions par rapport au centre de la semelle et la somme des actions verticales.

Avec

et

et , alors le tiers central est vérifié.

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LVII. Calcul de la contrainte de référence


La contrainte de référence est la contrainte au niveau de la fondation. Elle agit sur le sol de
fondation. La condition elle est déterminée par la relation :

LVIII. Calcul de la contrainte limite admissible du terrain.


La contrainte admissible est déterminée par la relation suivante :

. Avec

LIX. Vérification au non-poinçonnement du sol d’assise


Le non-poinçonnement du sol d’assise est vérifié si, nous avons et d’après les

calculs ci-dessus la condition est vérifiée car .

VI.2.3. Stabiliteé au glissement


La condition au glissement sera vérifiée en phase de construction car elle est situation

défavorable .La stabilité est assurée par l’inégalité suivante : avec

FVser : somme des actions verticales = 372.07 KN/ml ;

FHser : somme des actions horizontales = 40.98 KN/ml ;

Nous avons :

Nous concluons que la stabilité est assurée car

VI.2.4. Stabiliteé au renversement


La condition au renversement sera vérifiée en phase de construction car elle est situation
défavorable .La stabilité est assurée par l’inégalité suivante :

avec MoserFV : somme des moments stabilisants = 676 KN.m;

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MoserFH : somme des moments renversants = 401.5 KN.m

Nous avons :

Nous concluons que la stabilité est assurée par l’inégalité ci-dessus vérifiée.

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Chapitre 3 : Dimensionnement de la digue et ses protections

LX. Description de la digue et ses ouvrages de protection


La digue est une des parties de l’ouvrage barrage assurant la retenue de l’eau dans la
cuvette.

La présence de matériaux de bonne qualité permet de réaliser une digue homogène en terre
compactée.

L’ouvrage remplit deux principales fonctions qui sont :

 une fonction poids qui exige que les caractéristiques mécaniques des
matériaux compactés assurent la stabilité de l’ouvrage ;
 une fonction d’étanchéité qui exige que le corps de la digue soit assez
imperméable pour éviter une circulation d’eau pouvant entraîner des sous-
pressions importantes et partant, des renards.

LXI. HAUTEUR H de la digue


La crête de la digue correspondant à sa hauteur Hd, est déterminée en fonction de :

 la cote du plan d’eau normale (CPEN) qui correspond à la hauteur effective de


la retenue d’eau ;
 la hauteur d’eau (h) au-dessus du seuil lors du déversement de la crue
laminée de projet ;
 la revanche (R), tranche comprise entre le PHE et la crête du barrage.

La cote de la crête de la digue est donc déterminée à partir de la formule :

CD = CPEN + h + R.

I. Détermination de la côte du plan d’eau normale CPEN.


D’après la courbe hauteur –volume (à la page )la côte du plan d’eau normale est de : 306
m;

II.2. Détermination de la hauteur au-dessus du seuil.


La hauteur au-dessus du seuil est de : 0.4 m d’après les hypothèses de dimensionnement du
déversoir (à la page ) ;

II.3. Détermination de la revanche


Le calcul de la revanche tient compte de la hauteur des vagues qui se forment sur le plan
d’eau. La détermination de la revanche passe par les relations suivantes :

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Elaboration des eé tudes techniques deé tailleé es du projet de
construction d’un barrage en terre : cas du barrage de Bogre

LXII. Formule de BRETSCHNEIDER et de Gaillard

La revanche est déterminée en utilisant la formule : avec h (m) :

hauteur de la vague, V (m/s) : vitesse des vagues.

LXIII. Détermination des vagues avec la formule STEVENSON h (m).


La hauteur des vagues est déterminée par : (car F < 18

Km : F est la longue de la retenue en Km : F = 2.95 km). :

LXIV. Détermination de la hauteur des vagues h (m) par autre formule.

La hauteur des vagues se détermine par :

Sur la base des deux résultants ; nous pouvons choisir la valeur de h(m) = 1 pour la suite des
calculs.

LXV. Détermination de la vitesse des vagues V (m /s)

La vitesse est déterminée par la formule de Gaillard : (h(m) : hauteur

des vagues). : . Avec ces valeurs, nous pouvons déterminer la

valeur de la revanche par la formule m

LXVI. Détermination de la revanche minimale selon le CIGB


Il est préconisé une valeur minimale de la revanche R en remblai (sécurité aussi vis-à-vis des

PHE, du tassement, d’une fissuration amont-aval) en fonction de , ce minimum est

pris égal .si les calculs à l’aide des formules de BRETSCHNEIDER et GAILLARD, donnent

une valeur supérieure de la revanche, c’est cette dernière qu’il faut retenir. Dans ce cas, un
parapet souple (par exemple en gabions) peut éventuellement assurer la protection entre R
minimum et R calculée.

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construction d’un barrage en terre : cas du barrage de Bogre

LXVII. Conclusion
La détermination de la revanche minimale donne Rmin = 0.50 m, alors par rapport à ce qui
est dit ci-dessous, nous optons pour une revanche R (m)= 0.60 m et un mur parapet de
hauteur au-dessus du remblai de 0.75 m et ancré de 0.5 m.

La détermination de la côte de la digue finalement est égale :

et E (hauteur digue en m)

I. Largeur en crête
La largeur en crête doit être suffisante pour autoriser la circulation d'engins pour la finition
de l'ouvrage et ultérieurement pour son entretien. En pratique, la largeur en crête (lc) est
supérieure à 3mètres.

Pour des digues de hauteur (E) supérieure à 9 m, on adopte souvent : lc = E/3.

Formule de détermination de largeur en crête

Nous avons les formules suivantes pour dimensionner la largeur en crête de la digue :

LXVIII. Formule de KNAPPEN : lc(m)


: Avec E(m) : la hauteur du remblai

LXIX. Formule de PREECE : lc(m)


: Avec E(m) : la hauteur du remblai

LXX. Autre formule :lc(m)


: Avec H(m) : la hauteur du remblai.

Pour des raisons d’exécution (circulation des engins d’exécution), nous optons lc(m) = 3.5.

II. Choix des pentes

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construction d’un barrage en terre : cas du barrage de Bogre

La pente des talus dépend des caractéristiques des matériaux entrant dans la confection de
la digue. Des valeurs orientatives des pentes de talus selon la hauteur et le type de digue en
terre, sont données dans le Tableau ci-dessous.

En s’appuyant sur les valeurs indicatives du tableau et des données de notre projet dont la
hauteur de la digue est égale à 5 m et la digue est en terre homogène, nous prenons pour
les deux talus (amont et aval) une pente de 1V/2.5H.

III. Trancheé e d’ancrage


La tranchée d’ancrage est dispositif d’étanchéité en matériaux argileux compacté afin de
tenir compte des fissurations superficielles et d’hétérogénéités éventuelles. Elle permet :

 D’assurer une bonne liaison entre la fondation et le corps de la digue,


 Dans le cas de fondation légèrement perméables, la trajectoire des courants
d’infiltrations augmente ; ce qui permet d’éviter les risques de renard (érosion
régressive),
 Dans le cas de fondation perméable, l’étanchéité est assurée lorsqu’elle descend
jusqu’à une couche imperméable,

La profondeur de l’ancrage peut être calculée par la formule de Lane et cette profondeur
doit être conforme avec les indications de la géotechnique.

Pour notre projet d’après le rapport géotechnique et la vérification des infiltrations par la
règle de Lane les dimensions de la clé (tranché) sont :

 Pentes de l’ordre de 1V/3H ;


 La largeur à la base de 3.5 mètres (pour des raisons de construction : largeur
minimale des engins de terrassement) ;
 Profondeur d’ancrage va de 3.5 m maximum au niveau du lit mineur à 0.5 m. Les
profondeurs intermédiaires sont indiquées sur le profil en long de la digue.

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construction d’un barrage en terre : cas du barrage de Bogre

IV. Dimensionnement de la protection de la digue


Le barrage est soumis à l'attaque superficielle des eaux et en particulier des précipitations.
Ces agressions sont en générai de trois ordres:

 Le batillage, qui est l'action érosive des vagues, crée une usure qui à long terme est
préjudiciable à la bonne tenue du talus amont.
 Les eaux de pluie provoquent des forces d'infiltration au moment des fortes averses
qui en général sont défavorables à la stabilité du massif.
 Les eaux de pluie qui ruissellent le long des talus ont une action érosive. On prévoira
donc en général des protections pour le talus amont, le talus aval et la crête du
barrage.

LXXI. Protection de crête


Pour protéger la crête de la digue contre les phénomènes suivants :

 La dessiccation du remblai de finition ;


 La circulation éventuelle des engins ;
 L’érosion et le prolongement des grilles d’érosion sur le talus.

Nous prévoyons un couronnement qui sera constitué d’une couche de matériaux graveleux
latéritiques de 20 cm d’épaisseur.

La crête du barrage aura une pente de 3 % vers l’amont pour l’évacuation des eaux de pluies
vers la retenue d’eau.

Du coté aval, il sera aménagé un mur de crête en maçonnerie de moellons de 0,50 m x 0,50
m, ancré dans la digue de 0,50 m. Le mur de crête dépassera la cote du couronnement de 10
cm pour éviter des amorces d’érosion sur le talus aval.

Du coté amont, il est aménagé un mur parapet en maçonnerie de moellons de 0,50 m x


0.75 m, ancré dans la digue de 0,50 m. Le mur sera équipé de barbacanes de 40 mm de
diamètre pourassurer l’évacuation des eaux de la crête sur le talus espacées.

LXXII. Talus amont


Le talus amont exposé au batillage des vagues sera protégé et deux solutions sont
appliquées dans nos contexte : le rip-rap déversé ou le perré rangé à la main.

Dans notre projet la protection par le perré rangé à la main est préférée par rapport au rip-
rap déversé pour des raisons de disponibilité des matériaux et de coût.

Dimensionnement d'une protection en blocs assemblés à la main

Principes de dimensionnement

L'ensemble des auteurs s'accorde sur les points suivants :

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 L'épaisseur minimum est de l'ordre de 25 cm.


 Les blocs doivent être de forme parallélépipédique ou anguleuse et assemblés de
façon à laisser le minimum d'espaces entre eux ;
 Il est inutile voir néfaste de jointoyer les blocs au mortier: en effet, les joints se
décollent sous l'action conjuguée des vagues et des sous-pressions.

Un blocage des moellons avec des éclats ou fragments de roche améliore la tenue du perré
mais en raison de leur faible poids, ces éclats peuvent être à terme déplacés par les vagues.

Nous adaptons l’épaisseur minimum de 25 cm car l’expérience montre qu’il est suffisant
dans le cas des petits barrages comme le nôtre.

Une butée de pied du parement amont est réalisée. Elle a pour fonction d’une part d’ancrer
le pied du perré dans le terrain naturel et d’autre part de prendre en charge une partie des
poussées engendrées par le poids propre des pierres qui le constituent. La butée de pied est
de section triangulaire et a une profondeur au moins égale à deux fois la plus grande
dimension des pierres avec un minimum de 0,30 m.

Nous retenons une butée de pieds de section triangulaire de 0.6 x 1.5 m2.

LXXIII. Talus aval


Le talus aval d’un barrage en remblai doit être protégé contre les effets de ruissellement des
pluies et les dégradations causées par les animaux domestiques. Pluies solutions
existent pour prémunir le talus aval des désordres pouvant compromettre la vie de la digue
:

 La protection par enherbement ;


 La protection par perré ;
 La protection par couche de grave.

Dans notre étude la solution de la protection par perré est retenue car elle est efficace face
surtout aux agressions des animaux. Une épaisseur de 25 cm sur une couche de 15 cm de
grave de pose est suffisante.

Au pied du talus un drain triangulaire de section 1.5x 0.6 m2 pour collecter les eaux du talus
et les infiltrations à travers la digue sera réalisé.

LXXIV.Etude l’hydraulique interne à travers la digue


Dans un barrage en terre formé de matériaux plus ou moins perméables, l’eau de la retenue
a tendance à s’infiltrer dans le corps du barrage et dans les terrains d’assise, souvent
perméables, pour venir resurgir à l’aval. Ces infiltrations ne seront pas gênantes tant qu’elles
n’affecteront pas la sécurité de l’ouvrage et qu’elles ne dépasseront pas un certain débit au-
delà duquel le barrage risque de ne plus remplir efficacement son rôle.

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Elaboration des eé tudes techniques deé tailleé es du projet de
construction d’un barrage en terre : cas du barrage de Bogre

L’ingénieur projecteur aura comme objectif premier de réduire à des valeurs acceptables les
débits d’infiltration, et enfin de les contrôler. L’une des méthodes utilisées pour l’étude de
l’hydraulique interne dans le cas de barrage homogène drainé sur fondation imperméable
est la méthode dite de KOZENY. La finalité de cette méthode dans notre étude est le
dimensionnement du filtre drain à mettre en place pour minimiser les infiltrations et du coup
se prémunir du phénomène de renard ou glissement de talus.

Pour éviter la naissance du renard nous pouvons utiliser plusieurs moyens qui sont :
 Supprimer les infiltrations en disposant des écrans étanches ;

 Réduire le gradient hydraulique c, est à dire augmenter la longueur L des

écoulements.
 Empêcher l’amorçage du phénomène à l’aide de drains et de filtres qui empêcheront
l’entrainement des particules fines.

La résolution des infiltrations à travers le corps de la digue passe par l’utilisation des drains
et des filtres bien conçus et exécutés.

Utilisation des drains et des filtres

 Définition des drains et des filtres

Un drain est un organe dont la fonction est de collecter les eaux d’infiltration dans un massif
et de les évacuer à l’aval.

Le terme filtre désigne une couche interposée entre deux matériaux de granulométrie très
différentes. La croissance granulométrique d’un filtre est spécialement étudiée pour
empêcher la contamination du matériau à grosse granulométrie par les éléments fin du
matériau à faible granulométrie .On placera par exemple un filtre dans un barrage à zones
entre le noyau d’argile et la recharge aval en tout venant graveleux.

 Le rôle le du filtre est donc de bloquer la migration des particules fines


éventuellement entrainées par la circulation de l’eau dans un massif .Filtres et drains
sont le plus souvent associés, le filtre lui-même pouvant jouer le rôle de drain,
surtout dans les petits barrages ;

 Utilisation des drains et des filtres pour lutter contre le renard

L’apparition du renard, est due à l’existence de contrainte effectives trop faibles dans les
zones de résurgence .Un moyen de lutte contre le renard consiste alors à charger ces zones
avec des matériaux plus perméables, les contraintes sont ainsi augmentées ; les pertes de
charge dans le matériau filtrant étant négligeables, le risque de renard y est pratiquement

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inexistant (aucontraire, une charge se concentrait dans un matériau imperméable et le


renard ne s’y formerait que mieux ) ;

 Les tapis- drains filtrants aval ;

Ils ont pour objet dans les barrages homogènes de rabattre vers le bas la ligne phréatique, de
manière à ce qu’elle ne débouche pas sur le talus aval. Le risque de renard ainsi supprimé à
cet endroit. Il est en général buté à son extrémité aval sur un massif d’enrochements, ou
encore il débouche dans un fossé de pied drainant.

 Dimensionnement du tapis-drain filtrant ;

Les dispositions suivantes sont à observer dans le dimensionnement :

 L’épaisseur du drain ne doit pas être inférieure à 0.5 m ;


 La largeur ld du drain s’étend sur 1/4 à 1/3 de l’emprise du remblai ;
 Chaque couche de filtre ne doit pas avoir moins de 20 cm d’épaisseur ;
 On dispose au pied aval du barrage, en aval immédiat du drain, un drain de colature
en graviers.

LXXV. Calcul de l’épaisseur du drain


Nous allons utiliser l’équation de KOZENY pour résoudre le problème. L’équation de la

parabole est de la forme avec : H (m) = la


hauteur d’eau au PEN.

Pour dimensionner le drain ; on écrit que le débit d’infiltration à travers un mètre de


longueur du remblai doit être évacué au travers d’un mètre de longueur du drain.

L’épaisseur du drain équivaut à : : Kd (m/s) : coefficient de perméabilité du

filtre

Le débit de fuite q(m3 /s/ml) à travers le barrage est donné par les relations :

Si et Si avec

LXXVI. Calcul de la longueur ld (m)

Nous avons :

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La longueur ld est déterminée en considérant l’inégalité suivante : et pour plus de

sécurité, nous prendrons

LXXVII. Calcul de la valeur d (m)


La valeur de d(m) est déterminée par

LXXVIII. Calcul de la valeur Y1(m)


D’après la formule de Y1 ci-dessus

LXXIX. Calcul du débit de fuite q (m3 /s/ml)


Le débit de fuite est détermine par la relation suivante : avec Kr(m/s) =

: coefficient de perméabilité des matériaux de remblai .

LXXX. Calcul de la longueur de résurgence a (m).

La valeur de a (m) est de :

LXXXI. Calcul de la valeur de l(m)


La valeur de l(m) est de :

LXXXII. Calcul de la valeur de l’épaisseur e(m)

La valeur de .

En conclusion, Nous garderons une épaisseur e(m) = 0.5 cm comme il est préconisé dans les
hypothèses de calcul ci-dessus.

IV. Etude la stabilité des talus

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Chapitre 4 :Dimensionnement de l’ouvrage de prise pour l’irrigation.

LXXXIII. Description de l’ouvrage de pris


L’ouvrage de prise est constitué de :

 A l’amont d’un bac d’admission fermé avec une grille amovible,


 La conduite en fond ductile ;
 D’une crépine adaptée au départ de la conduite ;
 Des dispositifs (écrans anti-renard) contre les infiltrations tout en long de la conduite ;
 Une chambre à vanne avec une robinet- vanne à l’aval;
 Un bac de tranquillisation de type impact.

Ils’agira pour nous dans la suite, de donner les différentes caractéristiques des organes
de la prise.

LXXXIV. Calage de prise


Les données résultantes de la stimulation de la retenue, nous permet de caler l’ouvrage de
prise à la côte 303. Cela donne une hauteur d’eau de 3 m par rapport de la côte du
déversoir.

LXXXV. Dimensionnement de la conduite


L’estimation des besoins en eau pour les cultures donne les résultats suivants :

 Besoins du mois de pointe : 4 380 m3


 Nombre de jours d’irrigation du mois de pointe : 26
 Durée maximale de l’irrigation par jour : 9h

Le débit maximal de pointe soit DMP = 259.97 l/s

La pente de la conduite, nous la prenons I (m/m) = 1%

Calcul du diamètre théorique de la conduite :

Nous opterons pour une

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conduite en fonte de diamètre φ500 pour tenir compte des pertes de charges et la vitesse

de l’eau dans la conduite est alors

LXXXVI. Bac d’admission amont.


Le bac amont est un réservoir forme rectangulaire ayant les dimensions suivantes :

 Longueur : 1. 20 m
 Largeur : 1.2 0 m
 Epaisseur des parois et du radier : 0.2
 Hauteur des parois : de 1 à 1. 35 m

LXXXVII. La Chambre de vanne


La chambre de vanne est destinée l’installation de la vanne. Elle accessible à tout moment.
Elle a les dimensions suivantes :

 Longueur : 1.2 m
 Largeur : 1.2 m
 Epaisseur des parois et du radier : 0.2 m
 Hauteur des parois : 1.2 m

LXXXVIII. Le bac aval de tranquillisation


Le bac aval de tranquillisation est destiné au stockage temporaire de l’eau venant de la
conduite. Il est permet de tranquille de l’eau et de modifier son écoulement pour de
l’irrigation à aval .Ces dimensions géométriques sont les suivantes :

 Longueur : 2.5 m
 Largeur : 1.6 m
 Epaisseur des parois et du radier : 0.2 cm
 Hauteur des parois : 1.9 m

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Quatrième partie 4 : Evaluation des quantités, du coût des travaux et


de l’impact environnemental du projet

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Chapitre 1: Devis quantitatif


Le devis quantitatif est un document établi préalablement aux travaux. Il donne le détail et
le résumé complet des quantités d’ouvrages nécessaire à l’exécution du travail projeté sans
application des valeurs à ces quantités. Les quantités sont obtenues grâce aux plans des
ouvrages établis lors des études de conception .Dans cette section, nous allons s’attarde sur
les travaux à réaliser qui se subdivise en trois parties et la méthodologie d’évaluer de la
quantité des travaux. Le cadre du devis sera annexé à la fin de notre document. Nous les
différents postes des travaux qui se composent comme suit :

 Installation de chantier et repli du matériel ;


 Digue ;
 Déversoir ;
 Diguette de protection ;
 Ouvrage de prise

Calcul du volume de remblai


C’est un élément important pour la détermination du coût de l’ouvrage et pour permettre de
délimiter les chambres des matériaux.

Le volume du remblai est déterminé à partir des différents profils en faisant la moyenne de la
surface de deux profils et en la multipliant par la distance entre les deux.

On se sert du profil en long dans l’axe du barrage pour déterminer les distances di des
profils les uns par rapport aux autres.

Calcul des quantités de béton


Avec les plans des différents ouvrages, nous avons estimé les quantités correspondantes .Les
différentes sections sont subdivisées en section élémentaire afin de pour utiliser les
formules de calcul courantes des sections.

ESTPO : Meé moire de fin d’eé tudes Preé senteé par KOALA Jeé roô me Page 70 sur 83
Chapitre 2 : Devis estimatif des coûts des travaux
Le devis estimatif est un document établi préalablement aux travaux. Il est un devis, dans
lequel ; on applique à chaque quantité, reprise au devis précédant, un prix unitaire, afin
d’obtenir par addition des résultats partiels, la totale du projet. Nous présentons ci-contre
un récapitulatif du devis après calcul et les détails des résultats seront annexés à la fin du
document.
Chapitre 4 : Etude d’impact environnemental du projet

LXXXIX. Etude d’impact environnemental et social


Le projet de construction du barrage nécessite des investigations du milieu dont celles liées
aux aspects environnementaux actuels et ceux qui seront engendrés par le projet. En effet, la
règlementation en matière d’environnement au Burkina Faso et les préoccupations des
institutions sous régionales et internationales, imposent qu’un accent particulier soit accordé
aux évaluations environnementales afin d’assurer la durabilité des projets ayant un impact
sur l’environnement et les différents écosystèmes naturels.

L’objectif d’une telle étude peut se résumer en ces termes :

 Donner une vision complète du projet en fournissant les informations sur les plans
biophysiques et humains;
 Favoriser l’acceptabilité sociale en tenant compte des diverses parties concernées;
 Choisir une technologie écologiquement et financièrement rationnelle;
 Faciliter la surveillance et le suivi-environnemental.

La démarche méthodologique adoptée pour cette étude sur l’environnement est celle qui
intègre la participation des populations de toutes les couches sociales du site du projet. Les
différentes phases comportent une reconnaissance du site, des inventaires des biens
susceptibles d’être affectés par le projet, une compilation documentaire, une description et
une analyse des impacts potentiels sur l’ensemble des récepteurs du milieu et des rencontres
avec les autorités communales et des personnes ressources.

XC. Impacts potentiels

II.1. Les impacts négatifs


Les principales activités du projet sources d’impacts sont constituées de l’ensemble des
activités prévues lors des phases de préparation, de construction et d’exploitation du projet.
Se sont :

Phase de construction

 Impacts sur la qualité de l’air par une dégradation temporaire et locale de la qualité
de l’air ;
 Risque de modification de la structure des sols ;
 Pollutions du milieu et du cadre de vie par les rejets des déchets issus des travaux ;
 perturbation des fonds humides partant des habitats humides et d’espèces
aquatiques ;
 Perte de la végétation ;
 Perturbation/obstruction des voies de circulation pendant la réalisation des travaux ;
 Risques d’accidents lors des travaux (mauvaise signalisation des fouilles) ;
 Non utilisation de la main d’œuvre locale ;
 Perte de terres et de revenus pour les exploitants situés en amont des barrages ;
 Risques de conflits sociaux en cas de non emploi local ;
 Risques de propagation des IST/VIH/SIDA sur les populations et les ouvriers
 Risque de dégradation de vestiges culturels en cas de fouilles.

Phase d’exploitation
 Risque de pollution des zones humides des sites ;
 Risque sanitaire due à l’utilisation des pesticides non homologués (troubles visuelles,
troubles digestives, les céphalées, troubles cutanées, courbatures, rhumatisme,
diabètes, cancer etc.)
 Risque sanitaire lié au plan d’eau (paludisme, maladies diarrhéiques etc)
 Risques de conflits entre Agriculteurs et Eleveurs au niveau du barrage.

XCI. Les impacts positifs


La réalisation du projet dans la localité produira les effets suivants sur le plan
environnemental :

Phase construction

 Emploi probable pour les populations locales ;


 Intensification des activités économiques et commerciale autour du chantier ;
 Développement pendant la phase de construction des petits commerces comme la
restauration, la vente des beignets par les femmes

Phase d’exploitation

 Amélioration des rendements et une maitrise des techniques de production


 Contribution à l’atteinte de la politique de sécurité alimentaire
 Augmentation des revenus des producteurs par la commercialisation du surplus de
production ;
 Amélioration des conditions de vie des producteurs,
 Maitrise des périodes de soudure par les ménages

XCII. Mesures d’atténuations et bonifications


Pour une préservation de la biodiversité en particulier et de l’ensemble des ressources
naturelles en général, une préservation des milieux impactés s’impose. Elle doit se faire dans
un cadre concerté avec la participation des populations touchées, autochtones et sinistrées.
Il est donc capital de procéder à une large information/sensibilisation des populations sur
toutes les actions qui seront entreprises dans le cadre de ce projet et d’entrevoir leur
implication.

Pour minimiser les dommages prévisionnels du projet sur l’environnement, nous préconisons
un certains nombre de mesures correctives et préventives qui seront nécessaires pour
donner au projet sa raison d’être et d’atteindre ses objectifs de développement socio-
économique et environnemental.

II.3.1. Mesures au niveau des villages riverains

 Sensibilisation de la population sur les enjeux du projet ;


 Dédommagement de la population par l’implantation de l’ouvrage ;
 Protection des sites sacrés et de lieux de culte ;
 Arrosage périodiquement des voies afin de minimiser pendant la construction ;
 Etablissement d’un consensus pour le prélèvement d’eau avec les autorités
communales ;
 Reboisement sur tout le long de voie tracées afin renouveler la végétation détruite.

II.3.2. Au niveau des bases vie et des chantiers.


 Respect des mœurs de la population par les hommes du chantier ;
 Contrôle sanitaire des travailleurs au début et à la fin des travaux ;
 Port des masques anti- poussières par les travailleurs et interdiction de la population
à fréquenté le chantier ;
 Mettre à l’abri des hommes et des animaux les produits dangereux ;
 Remettre en état les sites d’installation et des emprunts à la fin des travaux ;

II.3.3. Mesures de protection des sols et des ressources végétales


 Minimiser l’érosion des sols avec ses corollaires, en réalisant des ouvrages
d’assainissement et en plantant des arbres le long des rues.
 Les entrepreneurs veilleront aux abattages des arbres qui n’entravent pas les travaux;
 Il sera interdit toute exploitation de bois (bois de service, bois d’œuvre) par le
personnel travaillant sur les chantiers;
 On évitera toute activité pouvant entraîner des feux de brousse.

II.3.4. Protection des ressources en eau


L’utilisation d’eau pour la construction des ouvrages est un des aspects importants pour ce
PGES.
 éviter tout dépôt de déchet dans le lit des rivières et retenues d’eau ;
 Un comité de gestion du plan d’eau de Bogré sera mis en place et comportant toutes
les sensibilités de la localité, toute chose qui permettra une gestion efficace et
durable de la ressource ;

II.3.5. Protection des ressources animales


Pour minimiser les diverses formes de pressions sur les animaux, les dispositions suivantes
devront être prises:
 Interdire formelle d’abattage ou de chasse au personnel travaillant sur les chantiers ;
 Collaborer étroite des entreprises avec les services de l’environnement locaux ;
 Eviter dans la mesure du possible, la destruction d’habitats de faune dans les zones
d’emprunts de matériaux et de carrières ;
 Faciliter l’accès à l’eau du barrage aux animaux à travers la construction de puits
pastoraux autour du barrage ou par la construction des pistes d’accès.

II.3.6. Santé publique et sécurité

Sur le plan sanitaire, il est recommandé :


 d’organiser une campagne de sensibilisation au sujet des IST et VIH/SIDA en faveur du
personnel de chantier et des populations riveraines ;
 d’assurer un approvisionnement de la main d’œuvre en eau potable ;
 la mise en place d’une unité de mini santé par l’entreprise pour prendre en charge les
premiers soins en cas d’accidents et de maladies avant les transferts dans un centre
médical mieux équipé ;
 de sensibiliser le personnel de chantier à l’hygiène corporelle ;
 de sensibiliser le personnel de chantier et les populations riveraines à l’hygiène de la
petite alimentation (vente d'aliments à proximité du chantier) ;
 Une organisation de la vente des agrégats (sable, gravier) qui de nos jours est une
source d’insécurité avec les risques d’accidents.

XCIII. Estimation du coût des mesures environnementales

Le coût des mesures environnementales englobe le coût des plantations d’aménagement des
berges, les indemnisations pour pertes d’arbres, le coût lié aux activités de suivi périodiques,
de surveillance et de contrôle.
Les activités de protection des berges et les actions de restauration de l’environnement
seront à la charge de l’entreprise et quant aux activités de suivi périodique, de surveillance et
de contrôle, elles seront assurées par la MDC et le BUNED.
Les coûts proposés sont indicatifs, car dépendant de plusieurs facteurs non maîtrisables à ce
niveau.

XCIV. Récapitulatif du cout global de la mise en œuvre du projet

Mesures Détails des évaluations Coût total (F CFA)


évaluations précises des biens
Etudes affectés et enquêtes
complémentaires complémentaires 5 000 000
Suivi mensuel de la mise en
œuvre du PGES par le servie
Suivi environnemental forestier 2 500 000
Remise en états des Remise en état avec la
sites et des carrières participation des populations -
Sensibilisation Santé, sécurité, VIH et SIDA 2 000 000
Aménagement et plantations
Protection des berges avec des essences locales 20 000 000
Aménagements des Disposer des pistes d'accès
pistes d'accès au de chaque côté du barrage
barrage pour les animaux 7 000 000
Compenser les arbres abattus
lors travaux. Il faudra donc
doter la mairie de pépinières
Reboisement pour assurer la compensation
compensatoire des essences coupées 6 000 000
Aménagement d'un site pour
Ecotourisme loisirs 6 000 000
Plantations, habitations 65 000 000
Indemnisations Terres agricoles -
Elaboration de cahiers
de charges pour la
gestion de chaque Un cahier de charges pour
ouvrage chaque ouvrage 2 400 000
Taxes TVA 20 862 000
Total hors taxe 115 900 000
Total TTC 136 762 000

XCV. Conclusion
La mise en œuvre du PGES (Plan de Gestion Environnementale et Social) a été estimée dans
cette étude à cent quinze millions neuf cent mille (115 900 000 ) FCFA HTVA soit cent
trente-six millions sept cent soixante-deux mille (136 762 000 ) FCFA TTC.
La mise en œuvre des mesures environnementales et sociales d’optimisation, de bonification
d’atténuation et de compensation proposées permettra de réduire considérablement les
impacts négatifs qui interviendront aussi bien pendant la phase des travaux que pendant la
phase d’exploitation de ces ouvrages.
Difficultés rencontrées
Suggestions
Conclusion
Au terme de notre étude dont le thème est « élaboration des études techniques détaillées
du projet de construction du barrage de Bogré » , nous avons pu aborder les différentes
étapes de la conception qui précédent l’exécution physique et financière de l’ouvrage .

 Dans un premier temps, nous mener une analyse et une synthèse des données de base
du projet. Ce travail nous a permis fixer des hypothèses et dégager déjà des pistes de
conception de l’ouvrage. A cette étape nous avons évalué la capacité du barrage,
déterminer la côte calage du déversoir. La stimulation de l’exploitation nous a également
permis de caler la côte de l’ouvrage prise pour l’irrigation ;
 Dans un second temps ; nous nous sommes s’attarder sur la conception des différentes
composantes du barrage. Nous avons sur la base des considérons hydrauliques et
stabilité déterminer la section de l’évacuateur des crue, les murs bajoyers et le bassin de
dissipation ;

La caractérisation de la composition des matériaux de la digue et les mesures de protection


de la digue pour sa sécurité et pérennité a constitué de la deuxième étape dans la
conception.

 Dans un troisième temps ; il s’agit de nous après la conception détaillée des composantes
du barrage, d’estimer la quantité des travaux et le coût de l’ouvrage. Une tâche qui nous
avons pu mener à bien à travers les différentes des ouvrages, les prix unitaires relatif à
chaque catégorie de poste de travail ;
 Enfin, comme l’exige les textes nationaux et internationaux, l’ingénieur est tenu d’évaluer
l’impact de son ouvrage sur le milieu naturel. Cet objectif a conduit à analyser les impacts
(positifs et négatifs) du projet et proposer des mesures compensatoires pour les effets
négatifsafin de permettre une meilleure appropriation de l’ouvrage par le bénéficiaire ;

Nous avons trouvé l’étude de mon thème passionnant. L’étude, nous a permis de mettre en
pratique les connaissances théoriques acquis à l’école pendant notre formation. Nous
également bénéfices au près des ainés la méthodologie pratiquée à adopter quand on a la
charge l’étude d’un ouvrage.
Bibliographie
[1] :J.M.DURAND :Petits barrages pour l’équipement Rural en Afrique de l’école inter-états
d’ingénieurs de l’Equipement Rural : Ouagadougou Version Janvier 1996 : Fichier PDF ,282
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[2] :M.L.COMPAORE : Cours des barrages : 2è édition 1996 : fichier PDF ,277 pages.

[3] : CINTECH/Département hydraulique/ septembre 2010 : Rapport géotechnique ,8 pages.

[4] : CINTECH/Département hydraulique/ septembre 2010 : Rapport d’EIES : 97pages.

[5] : CINTECH/Département hydraulique/ septembre 2010 : Rapport socio-économique, 42


pages.

[6] : CINTECH/Département hydraulique/ septembre 2010 : Rapport hydrologie, 18 pages.

[7] : GERARD DEGOUTTE : Petits barrages : Recommandation pour la conception,la


réalisation et le suivi, Comité Français Des Grands Barrages : éditions Cemagref, fichierPDF,
179pages.

[8] : AntonJ.Schleiss et Henri Pougatsch : les Barrages Du projet à la mise en service,

Traité de Génie Civil de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne, publié sous la direction
de René Walter et Manfred A.Hirt. Volume 17.

[9] KouandaMoumouni : Pathologie liée à l’humidité dans le bâtiment au Burkina Faso et


modes de Traitement, Cas des remontés capillaires, ingénieur de conception du Génie civil, à
l’Ecole Supérieure des Travaux Publics de Ouagadougou, en 2014, pp.1 -117

[10] : Ouedraogo Fabrice Wen-la-sida : conception et calcul de structure d’un ouvrage de

franchissement sur le fleuve Mouhoun (Route Régionale 17), ingénieur génie civil de l’école
de mine l’Industrie et de la Géologie du Niger, en 2012 , pp.1-119

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[26] :
Annexes
Annexe1 : synthèses des résultats géotechniques

Annexe2 : Plans coffrages des ouvrages

Annexe 3 : Plans de ferraillage des ouvrages en béton armé

Annexe 4 : Devis quantitatif et estimatif des travaux