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République Algérienne Démocratique et Populaire Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique Université Larbi Ben M’hidi De Oum El Bouaghi

Université Larbi Ben M’hidi De Oum El Bouaghi Département de Génie Civil et Hydraulique Projet de

Département de Génie Civil et Hydraulique

Projet de Fin d’Etudes pour l’obtention du diplôme de Master en Génie Civil

Thème

Étude d’une Bâtiment (R+5+S.SOL)
Étude d’une Bâtiment (R+5+S.SOL)

Étude d’une Bâtiment (R+5+S.SOL)

Étude d’une Bâtiment (R+5+S.SOL)
Étude d’une Bâtiment (R+5+S.SOL)
Étude d’une Bâtiment (R+5+S.SOL)

Proposé et dirigé par :

M r Boudjedir Abdelhakim

Etudié par :

M r . Remita Abdelhakim M r .Djemoui Mohamed Ali

Promotion : Juin 2013

1

I/ Présentation du projet 1 I-1/ Introduction 2 I.2. Description de l'ouvrage 2 I- 3/

I/ Présentation du projet

1

I-1/ Introduction

2

I.2. Description de l'ouvrage

2

I-3/ Les plans d’architectures

4

II/ Caractéristiques des matériaux

8

III/ Prédimensionnement des éléments

20

III-1/ Introduction

21

III-2/ Prédimensionnement des éléments secondaires

21

III-3/ Prédimensionnement des éléments porteurs

24

IV/ Calcul des éléments secondaires

34

IV-1/ L’acrotère

35

IV.2. Plancher Corps Creux

46

IV.2-9 Plancher à dalle plein ………………

75

IV-3/ Escaliers

91

V/ Etude sismique

110

VI / Ferraillage des éléments structuraux

125

VI-1/ Introduction

126

VI-2/ Ferraillage des poutres

126

VI-3/ Ferraillage des poteaux

137

VI-4/ Ferraillage des voiles

145

VII/ Etude de l’infrastructure

162

VII-1introduction

163

VII-2 Les fondations

163

VII.5.Calcul du mur de soutènement

174

Conclusion

178

2

Chapitre I :

Présentation de l'ouvrage

3

I.1. Introduction

La conception d'un projet en génie civil s'élabore en tenant compte des aspects fonctionnels, structuraux et formels, ce qui oblige l'ingénieur à tenir compte des données suivantes :

- L'usage.

- La résistance et la stabilité.

- Les conditions économiques.

On propose dans ce projet, le calcul et la conception des éléments structuraux et non structuraux d'un bâtiment à usage administratif, pour cela nous allons utiliser dans nos calculs les règles parasismiques algériennes RPA99 version 2003, et les règles de calcul du béton armé aux états limites BAEL91 et le code du béton algérien CBA93.

I.2. Description de l'ouvrage

Le projet consiste à l’étude et le calcul des éléments résistance d’un bâtiment R+5 + sous-sol à usage multiple constitué de :

Un rez-de-chaussée(RDC) à usage commercial.

du 1ere au 5 éme étage à usage d’habitation.

un sous-sol

Cet ouvrage, est implanté à El Harrouch willaya de Skikda classé selon le RPA 99 version 2003 comme zone de moyenne sismicité (Zone IIa)

1.3. Caractéristiques géométriques du bâtiment

a) Dimensions en élévation

Hauteur de sous-sol ………………3m

Hauteur de RDC :…………………3.57 m.

Hauteur d'étage courant :…………3,06 m.

Hauteur du bâtiment :……………

22,67 m.

Hauteur acrotère……………………0,8 m.

b) Dimensions en plan

4

Le bâtiment à une forme L de dimensions :

Longueur totale ……………16.55 m.

Largeur totale……………

15.55m

Le schéma suivant représente les dimensions en plan :

Le schéma suivant représente les dimensions en plan : Figure1: Dimensions en plan Les planchers sont

Figure1: Dimensions en plan

Les planchers sont en corps creux

- La terrasse est inaccessible

- RDC usage commercial

Le Revêtement est constituée de :

5

Enduit en ciment pour les faces extérieures des murs extérieurs.

Enduit de plâtre pour les faces des murs intérieures, les plafonds et les faces intérieures des murs extérieurs.

Carrelage pour les planchers des étages courants et RDC et les escaliers

I.4. Les plans d’architecture:

 Carrelage pour les planchers des étages courants et RDC et les escaliers I.4. Les plans

6

Figure 2 : PLAN RDC

Figure 2 : PLAN RDC Figure 3 : Plan étage courant 7

Figure 3 : Plan étage courant

7

Figure 4 : coupe AA et coupe BB 8

Figure 4 : coupe AA et coupe BB

8

Figure 5 : Façade 10

Figure 5 : Façade

10

Chapitre 2

Caractéristiques des matériaux

II.1. Introduction:

Béton, matériaux de construction reconstituant artificiellement la roche, composé de granulats (sable et gravier), de ciment, d’eau et éventuellement d’adjuvants pour en modifier les propriétés, c’est le matériau de construction le plus utilisé au monde , que ce soit en bâtiment ou en travaux public.

II.2. Composition du béton :

11

Le dosage des différents constituants du béton dépend du type de matériau recherché, déterminée par ses utilisations .en effet, ses propriétés physiques et mécaniques dépendent de sa composition et de facteurs extérieurs, tels que la température.

II.2.1. Ciment:

Ce sont essentiellement des mélanges de silicates et d'aluminates de calcium obtenues par cuisson à température (1450 °C) et le broyage d'un mélange minéral (calcaire+argile), obtenant ainsi le clinker qui, mélangé avec soit le laitier (L), les cendres (C), les pouzzolanes (Z) et les fillers en proportions diverses, on produit les différentes catégories de ciment, parmi les plus utilisés sont :

Ciment Portland Artificiel (CPA)/……………………………. 97% clinker, 03% filler.

Ciment Portland Compose (CPJ)/……

…….

65% clinker, 35% divers constituants.

Le ciment de haut fourneau (CHF)/…65% a75% de laitier, 35% à 25% clinker+ filler.

Le ciment de laitier de clinker (CLK) /…

80% laitier, 20% clinker + filler.

La teneur en ciment dépend de la résistance souhaitée, pour le béton de remplissage, peu sollicité, le dosage est de 150 Kg/ m 3 . Pour toutes les pièces constituantes la structure des bâtiments, en béton armé ou précontraints .le béton contient généralement au moins 350Kg/m 3 de ciment. pour les mortiers, mélanges de sable, de ciment et d’eau, la teneur atteint en moyenne 450Kg/m 3 . Enfin, les coulis, utilisés en injection dans des forages , ne comprennent que du ciment et de l’eau .ils servent à boucher les microfailles et les fractures d’un terrain.

II.2.2. Granulats:

Les graviers issus de carrières, blocs de roche concassés et broyés, ou des graviers roulés, extraits du lit des rivieres.la taille des granulats varie en fonction de celle du coffrage, de la densité d’acier pour les éléments en béton armé, et du type de béton recherché, la taille des granulats est indiquée par deux chiffres, la plus grande dimension des éléments les plus petits et celle des éléments les plus grands. Par exemple, un gravier 8/15 est composé de particules dont le diamètre varie entre 5 et 15 mm , pour les bétons employés en bâtiment , les granulats les plus courants sont des graviers 8/15 et 15/25.

Les grains de sable, de même origine que les graviers, ont un diamètre inférieur 5 mm. Cette roche sédimentaire doit être propre et sans poussières argileuses.

II.2.3. Eau:

12

L’eau doit être propre ; c’est généralement de l’eau potable. si elle contient des chlorures , une réaction chimique a lieu et modifie la prise du ciment .le béton perd alors ses qualités de résistance .la consistance du béton , et donc ca facilite la mise en œuvre dans les coffrages ,dépend de la quantité d’eau , plus un béton est liquide , plus il est facile à travailler , mais un tel matériau pressente une plus faible résistance une fois sec .il est donc nécessaire de définir la teneur en eau selon l’usage du béton , et d’obtenir le juste équilibre pour que le matériau soit résistant et néanmoins maniable.

En générale, le béton mis en œuvre est plutôt sec, mais il vibre au coulage pour lui permettre de remplir correctement le coffrage, et pour expulser l’air emprisonné lors du malaxage.

II.2.4. Adjuvants :

Lors du malaxage, on ajoute parfois des adjuvants au béton qui permettent de modifier les propriétés du matériau .il est ainsi possible de rendre des bétons étanches, pour construire des ouvrages souterrains ou des piscines ; on peut retarder ou accélérer le temps de prise du ciment dans le béton .des adjuvants sont également utilisés à des fins architecturales. Par exemple, au cours du malaxage, on peut ajouter des pigments aux bétons ou aux mortiers. Des durcisseurs de surfaces, des particules de quartz sont incorporés pour obtenir des dalles en béton supportant des charges roulantes importantes, en usine par exemple .le béton peut être rendu poreux et fortement perméable.

II.3.Dosage:

Afin de réaliser un béton dont les qualités soient celle recherchées en fonction de la nature de l’ouvrage, on dispose de plusieurs méthodes de calculé, on citera :

- Méthode de DREUX-GORISSE.

- Méthode de BOLOMEY.

- Méthode de d’ABRAMS.

- Méthode de FAURY.

Un béton dit 350, contient :

- 350 Kg de ciment.

- 700 Kg de sable (0/5).

- 1000 Kg de graviers de grains (8/15 et 15/25)

- 200 L d'eau.

13

II.4.Préparation du béton:

II.4.1.Malaxage :

On mélange les composants à la main, à la pelle, ou au moyen d’engins mécaniques, tels qu’une bétonnière, pour des grands travaux, le béton est fabriqué dans une centrale qui mélange automatiquement les constituants selon une composition programmé à l'avance, la production peut atteindre plus de 300m 3 /h. L'objectif est de mélanger suffisamment les composants pour obtenir une pâte homogène, au sein de laquelle les éléments les plus fins (sable et ciment), comblent les vides, on doit également envelopper les graviers pour obtenir, une fois sec un matériau qui est la reconstitution d'une roche.

II.4.2.Coulage:

Le béton peut être transporté jusqu' au chantier par des toupies, bétonniers montées sur camion. Une pompe à béton achemine le matériau en hauteur ou sur des sites difficilement accessibles aux camions, sur les gros chantiers, le pompage du béton permet des cadences beaucoup plus importantes que si l'on emploie des bennes amenées par grue sur le lieu du coulage, le béton peut également être projeté au moyen de compresseurs pneumatiques

II.4.3.Vibration:

Une fois coulé dans un coffrage, le béton est vibré à l'aide d'aiguilles ou par des vibreurs électriques montés directement sur le coffrage, l'air expulsé durant cette phase provient des cavités entre les graviers, qui se remplissent de la pâte fine de ciment et de sable La vibration permet un mélange efficace et améliore le durcissement.

II.4.4.Durcissement:

La température ambiante a une grande influence sur le durcissement, ou prise, du béton. Par temps de gel, il peut être nécessaire de chauffer l'eau, et par fois même les agrégats, avant de malaxer et de couvrir le matériau pour retenir la chaleur dégager par la réaction exothermique lors de la prise du ciment par temps très chaud, au contraire, on doit arroser le béton et le garder l’ombre, afin que l'eau nécessaire à la prise ne s'évapore pas et provoque un retrait, c'est à dire une diminution de volume de la pièce. Ce phénomène engendre des fissures dans le béton. Plus le béton est maintenu humide sur une longue période, plus sa résistance sera importante.

II.4.5.Décoffrage:

14

Pour les pièces préfabriquées et les éléments non porteurs, il est possible de décoffrer quelques heures seulement après le coulage. En général, par temps doux, on coule le béton le soir pour le décoffrer le lendemain matin.

Les éléments porteurs, comme les poutres ou les planchers, doivent rester plusieurs jours dans leur coffrage ; le béton doit durcir suffisamment pour supporter son propre poids , ainsi que les charges qui y seront appliquées.

II.5.Béton armée :

Le béton présente une excellente résistance à la compression, environ 450DaN/cm 2 , mais dix fois moins en traction ou en cisaillement .dans une pièce en béton supportant une charge, une poutre par exemple, la partie haute travaille en compression et la partie basse exerce des efforts de traction. Des études sur la résistance des matériaux permettent de déterminer dans chaque cas les parties d’une pièce en béton travaillant en compression ou en traction, pour reprendre les efforts de traction du béton, des barres d'aciers sont noyées dans le béton. L’acier, qui possède une résistance égale en traction et en compression, est placé aux endroits où le béton est le plus fragile.

Jadis, les aciers employés étaient des barres rondes de surface lisse, mais ce type d’acier n’offre pas une adhérence suffisante sur le béton .en cas d'effort important, il glisse dans le matériau et les contraintes ne se transmettent plus correctement, aujourd'hui, ces aciers sont surtout utilisés pour des attentes d'armatures.

En structure, les barres d'aciers mises en œuvre le plus souvent sont torsadées. Elles sont dites à haute adhérence, car leur surface rugueuse permet un lien intime avec le béton, et les contraintes peuvent se transmettre entre les deux composants. Les armatures du béton permettent une grande économie de béton mais nécessitent des précautions particulières de mise en œuvre. Il est ainsi indispensable que l acier soit correctement enrobé de béton et ne soit pas au contact avec le milieu extérieur.

L’idée d’associer le fer et le béton a trouvé première application en 1848, lorsque Lambot construit une barque en béton armé à Marseille. Puis, à partir de 1852, les premiers immeubles en béton armé sont construits à Paris. Monnier élabore des bacs à fleurs à Versailles, puis fabrique des escaliers, réservoirs et des poteaux. Coignet produit des poutres préfabriquées. En 1930, un ingénieur français, Freyssinet met au point la précontrainte des armatures.

II.6.Présentation de la méthode de calcul aux états limites:

II.6.1.Définition:

15

Un état limite est état particulier d’une structure ou de l'un de ses éléments, dans lequel une condition requise est strictement satisfaite et cesserait de l'être dans le cas de modification défavorable d’une action.

Il existe deux états limites.

II.6.2.Etat limite ultime (ELU):

On s’intéresse à la résistance de la structure ; on doit y garantir :

- équilibre statique.

- Stabilité de forme.

- Résistance de tous les éléments.

Pour ce faire, on fait un calcul de type rupture à partir de la loi de comportement des matériaux réels ou idéals.

II.6.3.Etat limite de service(ELS):

On s'intéresse aux conditions d'exploitations de la structure en vérifiant :

- La contrainte de compression du béton.

- L'ouverture des fissures.

- Les déformations.

On y fait un calcul de type contraintes admissibles en supposant un comportement linéaire élastique du matériau.

II.7.Béton :

II.7.1.Résistance à la compression : C.B.A 93 [A-2-1-1-1].

Dans le cas courant, le béton est caractérisé du point de vue mécanique par sa résistance

caractéristique à la compression à l'âge de 28 jours, notée fc 28 et choisie a priori compte tenu des

possibilités locales et des règle de contrôle qui permettent de vérifier qu’elle est atteinte.

16

Pour le choix de la valeur de fc 28 on peut considérer que :

On obtient facilement 25 MPa sur les chantiers faisant l'objet d'un contrôle régulier. Soit dans notre projet : f c28 = 25 MPa.

La résistance à la compression à « j » jours est donnée par :

Et

f cj

f cj

j

4.86

0.83 j

f

c

28

j

1.4

0.95 j

f

c

28

f

c

f

c

28

28

40

MPA

40

MPA

pour j>28 jours.

II-7-2/ Résistance à la traction : C.B.A 93 [A-2-1-1-2].

La résistance caractéristique à la traction du béton à « j » jours notée « f tj » est conventionnellement

définie par la relation:

ftj 0.6 0.06fcj fcj 60MPA

Pour notre cas : f t28 = 2,1 MPa

II.7.3.Déformation longitudinale du béton:C.B.A93 [A.2.1.2.1]

Sous des contraintes normales d'une durée d’application inférieure à 24 heures. On admet à défaut de mesure, qu’à l’âge de « j » jour le module de déformation longitudinale instantanée du béton (Eij) est

égale à :

Eij

11000

3 fcj
3
fcj

32164,20MPa

[A.2.1.2.2]

CBA 93- On admet que, Sous contraintes normales d’une longue durée d’application, le

module de déformation différée et donnée par :

E j

3700

3 fcj
3
fcj

10818,86MPa

II.7.4.Module de déformation transversale :

G =

E

(

2 1+

ν)

E : module de Young.

ν : Cœfficient de poisson

  0

0,2

à

L

'

E L S

à

L

'

E L U

17

II.7.5. Les contraintes limites :

Compression :

Le diagramme contraint déformation du béton utilisé dans ce cas est le diagramme de calcul

dit « parabole-rectangle » ; il comporte un arc de parabole qui s’étend de l’origine des coordonnées

jusqu'à son sommet des coordonnées εbc = 2‰ et σbc = fbu suivi d’un segment droite parallèle à l’axe

des déformations et tangent à la parabole à son sommet.

D’après CBA 93, on distingue deux états limites :

Etat limite ultime (E L U).

Etat limite de service (E L S)

1°-Etat limite Ultime : [A.3.3.2] CBA93

Les sollicitations de calcul à considérer résultent des combinaisons d’action dont on retient les plus

défavorables.

0,85. fc 28 -La contrainte limite du béton en compression est : fbu = θγ
0,85.
fc
28
-La contrainte limite du béton en compression est :
fbu =
θγ .
b
[
SDT
]
γ b
=
1.5 ensituation durable ou transtoire
1.15 en situation accidentelle SA
[
]
σ bc [Mpa
 1
pour une duree
24
houres
0.9
pour une duree entre h et
1
24
h
0.85
pour une duree
1
h
F bu
fbu = 14,2 MPa enSDT
fbu = 18,5 MPa enSA
2‰
3.5‰

2°-Etat limite de service : [A.4.5] CBA 93

« Diagramme contrainte déformation du béton »

Les vérifications à effectuer portent généralement sur :

*Un état limite de compression du béton [A.4.5.2].

*Un état limite d’ouverture de fissure

[A.4.5.3].

18

La contrainte de compression du béton est limitée à 0.6fcj dans notre cas ζ bclim = 15MPa.

ζ bc [MPa] ζ bc ε ε bc bc (‰ « Diagramme contrainte – déformation
ζ bc [MPa]
ζ bc
ε
ε bc
bc (‰
« Diagramme contrainte – déformation du béton »
3°) Contrainte Limite de cisaillement :
Vu
τ u
=
La contrainte de cisaillement a E L U est défini par :
b
.
d
0

La contrainte admissible de cisaillement est fixée par :

τ

u

u

min(0,2

fc28

b

,5MPa)

= min(0,15

fc 28

γ

b

,4

MPa

)

: Fissuration peu préjudiciable.

: Fissuration préjudiciable & très Préjudiciable.

Dans notre cas : τ = 3,33MPa Fissuration peu préjudiciable.

II.8. Acier :

II.8.1. Le matériau acier :

Les différents aciers utilisés dans le béton armé se distinguent par leur forme, leur composition, leur mode d’élaboration, ainsi que par leurs propriétés mécaniques. Du point de vue constructif, on distingue:

- Les ronds lisses de nuance FeE235, pour les armatures transversales.

- Les barres à haute adhérence de nuance FeE400, pour les armatures longitudinales.

- Les treillis soudés : Symbole TS Le module d’élasticité longitudinal de l’acier pour toutes les nuances. E s = 2.10 5 MPa [A.2.2.1].C.B.A 93.

II.8.2. Diagramme contrainte - déformation: ζ [Mpa] Fe Pente 19 -10 ‰ F e /E
II.8.2. Diagramme contrainte - déformation:
ζ [Mpa]
Fe
Pente
19
-10 ‰
F e /E S 10 ‰
-F e /E S
ε s (‰)

II.8.3. Contrainte limite :

E.L.U : On adopte un diagramme contrainte déformation:

f   e s  s
f
e
s
s

   348 MPA

400 MPA

en SDT

en SA

E.L.S : Dans le cas où la fissuration préjudiciable la contrainte limite de service.

Elle dépend de l’état de fissuration admis:

η =1 pour rondes lisses

η =1.6 pour acier HA

II-10/ Hypothèse de calcul :

a)E.L.U.

 

s

348MPA en FPP    MIN( ;110 f  f ) e t28 
348MPA en FPP
MIN(
;110
f

f
)
e
t28
MIN(
;90
f

f
)
e
t28

201.63MPa en FP

164.97MPa en FTP

Conservation des sections planes avant et après déformation (Théorie de Navier Bernoulli).

La résistance du béton à la traction est négligeable.

Pas de glissement relatif entre l’acier et béton.

Raccourcissement ultime du béton : ε bu =3,5‰ en flexion et ε bu =2 ‰ en compression

Allongement ultime de l’acier est limité à 10 ‰,

Les diagrammes linéaires de déformation passent obligatoirement par l’un des pivots A, B ou C.

b) E.LS.

Conservation des sections planes avant et après déformation (Théorie de Navier Bernoulli).

Le béton a une résistance de traction supposée nulle.

20

Pas de glissement relatif entre le béton et l’acier.

Les contraintes de compression pour le béton et de traction pour l’acier sont supposées proportionnelles à leur déformation élastique (Loi de HOOK).

b =E b . ε b et ζ s =E s . ε s ).

Par convention n = Es/Eb : coefficient d’équivalence (n=15).

Il est fait abstraction du retrait et de fluage.

II-11/ Caractéristiques des matériaux utilisés :

Béton

Acier

Dosage : 350kg/m3.

Des barres HA FeE400.

f c28 = 25 MPa.

f e = 400 MPa.

f t28 = 2,1 MPa.

σ s = 348 MPa.

f cb = σ b = 14,2 MPa.

E s = 2.10 5 MPa.

γ b = 1,5.

γ s = 1,15.

E ij =32164,2 MPa.

η = 1,6.

E υ = 10721 ,4 MPa.

21

ChapitreIII Prédimensionnement des éléments

III.1. Introduction :

22

L’évaluation des différentes sections des éléments de notre structure : poutres, poteaux, voiles

et autres, passe impérativement par un dimensionnement préliminaire, appelé pré dimensionnement.

Pour cela nous évaluons une descente des charges et surcharges afin de déterminer ce qui revient à chaque élément porteur, de tous les niveaux et ce jusqu’à la fondation

III.2. Le prédimensionnement des éléments secondaires

III.2. 1 Prédimensionnement des planchers

Les planchers sont des plaques minces dont l’épaisseur est faible par rapport à leurs dimensions en plan.

Dans notre structure on a un seul type de plancher à corps creux

III.2.1.1. Les planchers en corps creux :

à corps creux III.2.1.1. Les planchers en corps creux : Figure ( III .1) : Dalle

Figure (III.1) : Dalle à corps creux.

Les

planchers

sont

constitués

de

poutrelles

associées

aux

corps

creux.

Pour

le

Pré-

dimensionnement de la hauteur des poutrelles en utilisera la formule empirique suivante :

D’après la condition de résistance à la flèche :

h t L/22,5

L

: la portée de la poutrelle mesurée entre nu des appuis

L

= 350 cm

ht ≥ 350/22,5

ht ≥ 15,55cm

ht = (16+4) = 20 cm.

Tel que h t = h c + e

h e 4cm

c

16cm

. h c : hauteur du corps creux

e : épaisseur de la dalle de compression

23

III.2.1.2. Evaluation des charges et surcharges

Introduction

L’évaluation des charges et surcharges consiste à calculer successivement pour chaque

élément porteur de la structure, la charge qui lui revient à chaque plancher et ce jusqu’à la fondation.

Les différentes charges et surcharges existantes sont :

Les charges permanentes (G).

Les surcharges d’exploitation (Q).

Plancher terrasse (inaccessible)

La terrasse est inaccessible et réalisée en corps creux surmontée de plusieurs couches de

protection en forme de pente facilitant l’évacuation des eaux pluviales.

Charge permanente d’après (DTR)

Matière

Épaisseur

 

(KN/m 3 )

G

(KN/m 2 )

(m)

1- Protection lourde

0,05

 

15

 

0,75

2- Étanchéité multicouche

0,1

 

1

 

0,10

3- Forme de pente

0,1

 

22

 

2,20

4- Isolation thermique

0,04

 

4

 

0,16

5-plancher en corps creux

0,2

 

14

 

2,80

6- enduit de plâtre

0,02

 

12

 

0,24

 

G

= 6.25

Charge d’exploitation : terrasse inaccessible Q = 1,00 KN/m 2 d’après D.T.R.B.C.2.2 (Terrasse

inaccessible Q)

Plancher d’étage courant :

Charge permanente d’après (DTR):

Matière

Épaisseur

 

(KN/m 3 )

G

(KN/m 2 )

(m)

1- carrelage

0,02

 

22

0,44

 

2- mortier de pose

0,02

 

20

0,40

 

3- couche de sable

0,02

 

18

0,36

 

4- enduit de plâtre

0,02

 

12

0,24

 

5-plancher en corps creux

0,2

 

14

0,280

 

7- Closions de distribution

0,1

 

9

0,90

 
   

G

= 5,14

24

Charge d’exploitation : Le plancher étage courant

Q = 1,50 KN/m 2

d’après

(étage courant inaccessible Q)

Plancher RDC: usage commercial

 

Charge permanente d’après (DTR):

Matière

Épaisseur

(KN/m 3 )

G

(KN/m 2 )

(m)

1- carrelage

0,02

20

0,40

2- mortier de pose

0,02

22

0,44

3- couche de sable

0,02

18

0,36

4- enduit de plâtre

0,02

12

0,24

5-plancher en corps creux

0, 2

14

2,80

6- Closions de distribution

0,1

9

0,90

   

G = 5,14

D.T.R.B.C.2.2

Charge

d’exploitation : Le plancher

RDC est à usage commercial Q = 2,50 KN/m 2

D.T.R.B.C.2.2 (RDC usage commercial Q)

d’après

dalle plein:

Dalle de terrasse et la dalle triangulaire:

Matiére

ρ( KN/m 3 )

e(m)

G(KN/m 2 )

Dalle pleine

25,00

0,16

4,00

Revêtement en carrelage

22,00

0,02

0,44

Mortier de pose

20,00

0,02

0,40

Lit de sable

18,00

0,02

0,36

Enduit de plâtre

12,00

0,02

0,24

Cloisons légères

9,00

0,1

0,90

Total

 

6,34

III.2.2. L’Acrotère : (Terrasse inaccessible)

25

Section transversale de l'acrotère :

Section transversale de l'acrotère : Figure III -2 : type l'Acrotère s= (0,8× 0,1) + (0,08

Figure III -2: type l'Acrotère

s= (0,8× 0,1) + (0,08 × 0,1) + (0,02×0,1/2)

s = 0,089 m 2

G = 25 × 0,089 = 2,22 KN/m

Charge permanente : G = 2,22 KN/m

Charge d’exploitation : Q = 1,00 kN/m 2

III.3. Le pré-dimensionnement des éléments porteurs

III.3.1. Les poutres

Selon le BAEL 91 et à partir de la condition de flèche :

L

max

15

h

L

max

10

h: hauteur de la poutre. L max : longueur de la plus grand portée entre axe.

a) Poutre principale:

L max = 380 cm 380/15 ≤ h ≤ 380/10 25,33cm ≤ h ≤ 38 cm

On prend:

h/3 ≤ b ≤ h/2

On prend: b = 30 cm

Donc la poutre principale a la section : (30 x 40) cm².

h s = 40 cm

40/3 ≤ b ≤ 40/2

13,33 cm ≤ b ≤ 20 cm

b) poutre secondaire:

26

L max = 380 cm 380/15 ≤ h ≤ 380/10 25,33cm ≤ h ≤ 38 cm

On

h/3 ≤ b ≤ h/2

On prend: b =30 cm

Donc la poutre secondaire a la section : (30 x 35) cm².

prend:

h s = 35 cm

40/3 ≤ b ≤ 40/2

13,33 cm ≤ b ≤ 20 cm

III.3.2. Les poteaux

Le calcul de la section du béton sera faite en compression centré, les règles CBA 93 préconisent

de prendre une section réduite en laissant 1cm de chaque côté en tenant compte de la ségrégation du

béton.

D’après l’article B.8.4.1 du CBA 93 : l’effort normal ultime N u agissant sur un poteau doit être au plus

égal à la valeur suivante :

N u ≤ α ((B r .f c28 /0,9 γ b ) + (A.f e /γ s )).

Et d’après les règles BAEL91 , elle préconisent de prendre la section réduite B r :

B r  N u / ((f bc /0,9) +0,85(f e /s ) (A/B r )

B

r

: Section réduite du poteau (en cm²).

Tel que :

A : Section d’aciers comprimés prise en compte dans le calcul.

f c28 : Résistance à la compression du béton = 25MPa.

f bc : 0,85(f c28 /b ) = 14,16 MPa.

f e

γ b :1,5

: Limite d’élasticité de l’acier utilisé = 400MPa.

γ s :1,15

 : Coefficient de correction dépendant de l’élancement mécanique λ des poteaux qui prend les valeurs :

= 1+0,2( λ/35) 2

On se fixe un élancement mécanique λ = 35 pour rester toujours dans le domaine de la

centrée d'ou : = 1,2

D’après RPA99/version 2003 :

A/B r = 0,8% (zone II a )

B r (m)≥ 0,0652 Nu(t)

27

compression

1,9m 1,9m 1,9m 1,9m 3,8 m
1,9m
1,9m
1,9m
1,9m
3,8 m

3,8 m

1,9m 1,9m 1,9m 1,9m 3,8 m 3,8 m Figure III -3: le poteau le plus sollicité

Figure III -3: le poteau le plus sollicité

Charges et surcharges revenants au poteau :

S = la surface offerte au poteau.

S = (1,9 + 1,9) x (1,9 + 1,9) = 14,44 m 2

Calcul les charge et les surcharges revenant au poteau central :

Plancher terrasse :

Plancher :

0,625 x 14,44 = 9,025 t.

Poutre [(0,3 x 0,4) x 3,8 + 3,8(0,3 x 0,35)] x 2,5 = 2,13 t.

Surcharges :

Planchers étages courants :

0,100 x 14,44 = 1,44 t

G = 11,15 t,

Q = 1,44 t

Plancher :

0,514 x 14,44 = 7,422 t

Poutre :

2,13 t

Surcharges :

0,150 x 14,44 = 2,166 t

Planchers RDC:

G = 9,552t,

Q = 2,166 t

Plancher :

0,514 x 14,44 = 7,42 t

Poutre :

2,13 t

Surcharges :

0,250 x 14,44 = 3,61 t

G =9,55 t,

28

Q = 3,61 t

Nu= 1,35G + 1,5 Q B r (m)≥ 0,0652 Nu(t)

B r (m) =

( a - 2) 2 ,

a= + 2

 

détermination la section du poteau :

 

niveau

G

N

G

Q

N

Q

N

u

B

r

a ( m)

5

1115

11,15

1,44

1,44

18,97

125,39

13,19

4

9,552

20,70

2,16

3,60

33,34

220,37

16,84

3

9.552

30,25

2,16

5,76

49,48

327,06

20,08

2

9,552

39,81

2,16

7,92

65,62

433,74

22,82

1

9,552

49,36

2,16

10,09

81,77

540,49

25,24

RDC

9,552

59,00

3,61

13,70

100,2

662,32

27,73

S-SOL

9,552

68,46

3,61

17,30

118,37

782,42

29,97

Donc le poteau a la section : (35 x 35) cm².

III.3.3. Vérification vis-à-vis du RPA 99 / V 2003 :

III.3.3.1. Pour les poutres :

b = 30 cm > 20 cm

… vérifié.

h s = 35 cm > 30 cm

… vérifié.

h p = 40 cm > 30 cm

… vérifié.

h p /b = 40/30 = 1,33 ≤ 4

… vérifié.

h s /b =35/30 = 1,16 ≤ 4

… vérifié.

b max ≤ 1,5h+b 1

30 cm ≤ 1,5*40+35=95 cm

vérifié.

≤ 4 … vérifié.  b m a x ≤ 1,5h+b 1  30 cm ≤

29

Dans la direction secondaire :

b 1 = 35 cm, h 1 = 35 cm, b = 30 cm (35-30)/2 ≤ max (b 1 /2, h1/2)

2,5 cm ≤ 17,5cm

… vérifié.

Dans la direction principale :

b 1 = 35cm, h 1 =35cm, b =30 cm (40-30)/2 ≤ max (b 1 /2, h1/2)

5cm ≤ 17,5 cm

… vérifié

III-3-3-2/ Pour les poteaux :

he = 357 cm

Min (b 1 ; h1) =Min (35 ; 35)=35 cm 25 cm vérifié.

Min (b1; h 1 ) = Min (35; 35) =35 cm (357-35)/20=16,1 cm

vérifié.

Min (b1; h 1 ) = Min (35; 35) =35 cm (357-35)/20=16,1cm

vérifié.

1/4< (b 1 /h 1 ) < 4

1/4 < (35/35) < 4 1/4 < 1 < 4

… vérifié.

(35/35) < 4  1/4 < 1 < 4 … vérifié. III.3.3.3.1. Evaluation des charges et

III.3.3.3.1. Evaluation des charges et surcharges

Murs extérieurs

30

Charges permanente: 03 01 04 02 05
Charges permanente:
03
01
04
02
05
   

Constituants d’un mur extérieur

   
 

Matière

 

Épaisseur

(KN /m 3 )

 

G

(KN/m 2 )

(m)

1- Revêtement extérieure en ciment

0,02

18

 

0,36

2- brique creuse extérieur

 

0,15

9

 

1,30

3-Lame d’aire.

 

0,05

/

 

/

4-brique creuse intérieur

 

0,10

9

 

0,9

5- enduit de plâtre

 

0,02

10

 

0,20

   

G = 2,76

balcons :

 

1

er type : dalle plein:

 

Matière

 

Épaisseur

(KN/m 3 )

G

(KN/m 2 )

 
 

(m)

1-carrelage

   

0,02

 

22

0,44

 

2- mortier de pose

   

0,02

 

20

0,40

 

3- lite de sable

   

0,02

 

18

0,36

 

4- enduit de mortier en ciment

 

0,02

 

20

0,40

 

5-dalle pleine

   

0,14

 

25

3,50

 

6- cloisons

   

0,1

 

9

0,9

 
   

G

= 6.00

 

Q

= 3.50

2 eme type : en corps creux:

 

Épaisseur

(KN/m 3 )

 

(KN/m 2 )

Matière

(m)

G

1-carrelage

0,02

22

0,44

2- mortier de pose

0,02

20

0,40

31

3- lite de sable

0,02

18

0,36

4- enduit de mortier en ciment

0,02

20

0,40

5-dalle pleine

0,20

14

2,8

6- cloisons

0,1

9

0,9

 

G

= 5,3

Q

= 3,50

Redimensionnement des escaliers

Les escaliers sont constitués de volées classiques en béton armé reposant sur des paliers coulés sur place. Pour le dimensionnement des marches (g) et les contre marches (h), on utilise la formule de

BLONDEL

0,59 g 2h 0,66

h

: varié de 14 cm à 20 cm.

g

: varié de 25 cm à 32 cm

de 14 cm à 20 cm. g : varié de 25 cm à 32 cm 1type

1type :

(étage de sous-sol) :

La hauteur est égale à 1,5 m La longueur est égale a 2,8 m

L’inclinaison de la volée : tgα = 1,5/2,00 = 0.75 α = 36,86°

nombre de contre marche n = 1,50/0,17 = 9

la hauteur des marches h = 17 cm et g = 25cm En vérifiant la condition de BLONDEL on aura :

0,59 m g + 2h 0,66 m

0,59 m 0,25 + 2(0,17) 0,66 m

on aura : 0,59 m  g + 2h  0,66 m 0,59 m  0,25

32 Schéma statique de l’escalier

0,59 m 0,590,66 m……………

g = 25 cm

,

h = 17 cm

CV

Détermination de l’épaisseur de la paillasse :

La paillasse est une dalle pleine inclinée, son épaisseur doit être comprise dans la fourchette suivante :

l 2 = (200) 2+ (150) 2 = 250CM

L = 250 + 80 = 330CM

L

30 e P

20 330

L

30

11 e P

On prend e p = 14 cm.

16.5

Palier :

e P

330

20

Matière

Épaisseur

(KN/m 3 )

G

(KN/m 2 )

(m)

Carrelage

0,02

22

0,44

2- mortier de pose

0,02

20

0,40

3- lite de sable

0,02

18

0,36

4-dalle plein

0,14

25

3,50

5- enduit de plâtre

0,02

12

0,24

 

G

= 4,94

Q

= 2,50

Volée :

 

Épaisseur

(KN/m 3 )

 

(KN/m 2 )

Matière

(m)

G

1-carrelage

0,02

22

0,44

2- mortier de pose

0,02

20

0,40

3- poids propre de la marche

17/2

25

2.125

4- poids propre de paillasse

14/cosa

25

4.375

5-enduit de plâtre

2/cosa

12

0.283

6- G corps métallique

/

/

0,15

 

G

= 7.81

Q

= 2.50

2 eme type :

(étage courant et RDC):

La hauteur égale 0.68 m

33

La longueur égale à 3.5 m

L’inclinaison de la volée : tgα = 0.68/0.84 = 0.8 α = 39°

nombre de contre marche n = 0.68 / 0.17 = 4

la hauteur des marches h = 17 cm et g = 28cm

En vérifiant la condition de BLONDEL on aura :

0,59 m g + 2h 0,66 m

0,59 m 0.28 + 2(0.17) 0,66 m

0,59 m 0.620,66 m……………

g = 28 cm

,

h = 17 cm

CV

Détermination de l’épaisseur de la paillasse :

La paillasse est une dalle pleine inclinée, son épaisseur doit être comprise dans la fourchette

suivante :

l 2 = (84) 2+ (68) 2 = 108cm

L

30 e P

20 350

L

30

11.66 e P

On prend e p = 14 cm

17.5

Palier :

e P

L = 147 + 84 + 119 = 350cm

350

20

 

Matière

Épaisseur

(KN/m 3 )

G

(KN/m 2 )

(m)

1-

carrelage

0,02

22

0,44

2- mortier de pose

0,02

20

0,40

3- lite de sable

0,14

18

0,36

4-dalle plein

0,02

25

3,50

5- enduit de platre

0,02

12

0,24

 

G

= 4,94

Q

= 2,50

Volée :

 
 

Épaisseur

(KN/m 3 )

 

(KN/m 2 )

 

Matière

(m)

G

1-carrelage

0,02

22

0,44

2- mortier de pose

0,02

20

0,40

3- poids propre de la marche

17/2

25

2,127

4- poids propre de paillasse

14/cosa

25

4,50

5-enduit de plâtre

2/cosa

12

0,308

34

6- G corps métallique

/

/

0,15

 

G

= 7,92

Q

= 2,50

Prédimensionnement des voiles

Le Redimensionnement des voiles de contreventement en béton armé est justifié par l’article 7.7.1 des RPA99/Version2003. Les voiles servent d’une part à contreventer le bâtiment en reprenant les efforts horizontaux (séisme et vent) et d’autre part de reprendre une partie des efforts verticaux qu’ils transmettent aux fondations. Seuls les efforts de translation seront pris en compte ceux de la rotation ne sont pas connues dans le cadre de ce prédimensionnement. D’après l'article 7.7.1 des RPA 99/Version2003, sont considérés comme voiles les éléments satisfaisants la condition :

avec :

L

: longueur du voile

e

: épaisseur du voile

L ≥ 4 e

L’épaisseur minimale du voile est de 15 cm. De plus l’épaisseur doit être déterminée en fonction de la

hauteur libre d’étage he et des conditions de rigidité aux extrémités selon les formules suivantes :

de rigidité aux extrémités selon les formules suivantes : Fig. III.4- Coupe de voile en plan

Fig. III.4- Coupe de voile en plan

e

Max(

h

e

25

;

h

e

22

;

h

e

20

)

35

e

h

e

306

20 20

15,3 cm

e Max(14,83.15,3cm) Alors on adopte :

e = 15 cm.

Chapitre IV

Calcul des éléments secondaires

36

IV.1. Etude de l'acrotère

IV.1.1. Introduction

L’acrotère est un élément de protection entourant la terrasse du bâtiment, elle est Considérée comme une console verticale, encastrée au niveau du plancher terrasse, plancher terrasse, il est soumis à un effort normal due à son poids propre G, et à une surcharge due à une main courante P. Il sera donc calculé en flexion composée.

Sa hauteur est de 80 cm, son épaisseur est de 10 cm. La console sera calculée á la flexion composée pour une bonde de 1m de longueur.

1 ml Q 0.02 G 0.08 0.8 0.1 0.1 figure ( IV.1): Acrotère terrasse inaccessible
1 ml
Q
0.02
G
0.08
0.8
0.1
0.1
figure ( IV.1): Acrotère terrasse inaccessible

IV.1.2. Evaluation des Charges

1. Poids propre de l’acrotère :

G = 2,22KN/ml

2. Surcharge (la main courante) : Q = 1,00 KN/ml

37

IV.1.3.Sollicitations

Etat limite ultime

N u = N G = 2,22 KN/ml

M u = 1,5Q.h= 1,5M Q = 1,5 ( 1× 0,8) = 1,2 /

Etat limite de service

N

ser

N

G

2,22

KN

/

ml

M

ser 1,00,80 0,80 . /

t m

ml

IV.1.4. Vérification de l’effort due au séisme

Le RPA exige de vérifier les éléments de structure sous l’effet des forces horizontales suivant la formule (Art 6.2.3) :

F 4AC W

p

C

P

p

P

: Facteur de force horizontale pour les éléments secondaires donnés par le (tableau 6.1),

pour notre cas : cas d’une C p = 0,8

W p : Poids de l’élément.

W p = 2,22 KN/ml

A: coefficient d’accélération (zone II a )

A = 0,15

D’ou :

F

p

= 40,150,82,22= 1,065 KN/ml

M fp = h/2

F

p

M u > M fp

1,5 = 0,639 KN.m donc

On suit les calculs M u = 1,2 kNm

IV.1.5. Ferraillage de l’acrotère

Le calcul se fait sur une section rectangulaire (Figure IV.2)

38

Fig IV.2 – Section théorique pour le ferraillage de l`acrotère Les dimensions de la section

FigIV.2Section théorique pour le ferraillage de l`acrotère

Les dimensions de la section

h

= 10 cm

b

= 100 cm

d

= 0,9 h = 0,9 10 = 09 cm

Calcul à l’ELU

Selon l’article A.4-4du B.A.E.L91, en adoptant une excentricité totale de calcul :

e e e

1

2

telque

e

1

e

0

e

a

e 0 : Excentricité de la résultante des contraintes normales. e 2 : Excentricité dus aux effets de second ordre. e a : Excentricité additionnelle.

e 0

e

2

M

u

0,222 0,12

N

u

0,54 m

3l

2

f

4

10 .h

2 

Calcul de l’élancement :

l

2

l

2

 

0,80

1,60

m

i

f

0

I B
I
B

Avec I

bh

3

12

;

B bh

l f

 

16

55.17

max

i 0.029

max

    50, min    67 h e

0

max

100

55,17

100

;

i

0,029

,100  

Donc il n’est pas nécessaire de faire un calcul au flambement

e

2

10 1

M

u

1,5 M

ser

3.(1,6)

2

4

10 .0,10

2

0

0.015 m

39

e

a

max 2

cm

,

L

 max 2,

250

250 80     2 cm

e

1

0.54

0.02

0.56m

 

e

e

1

e

2

0,56

0,015

0,575m

 

On a :

 

l f

16

 

l f

h

h

max 15,

20e

h

1

 84

On tiendra compte des effets du second ordre.

On majore Nu, Mu ; tel que la méthode forfaitaire consiste à tenir compte des effets du second ordre en introduisant l’excentricité totale :

La sollicitation corrigées

  2,22

N

u

KN

M

 N  (

u

u

e

1

e

2

)

2,22

0,575

M ua

M

 N

u

u

d

d

2

M

M

ua

1,28

2,22 0,09

uaé 1,37 .

KN m

0,1

2

1,28

K

N

m

Le calcul se fera par assimilation à la flexion simple.

M ua

1,37

bd

2

f

bu

(0,09)

2

14,17

10

3

 0,186 pas d’acier comprimé (SSAC)

10  3  0,186  pas d’acier comprimé (SSAC)   1,25(1  1 

1,25(112)

Z 0,015 d (10,4) 0,089 m

00
00

10 0

0,0119

40

0,186

domaine 1

σ s = 348MPA

A

1

M

u

Z

s

   0,089

1,37