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Fiche conseil n°2

AANNAALLYYSSEE DDEESS AASSPPEECCTTSS EENNVVIIRROONNNNEEMMEENNTTAAUUXX // RRIISSQQUUEESS PPOOUURR LLAA SSSSTT

1. Ce qu’exigent les référentiels

Environnement

ISO 14001 4.3.1 : Aspects environnementaux EMAS Annexe I : Analyse environnementale Annexe II.-A. 3.1
ISO 14001
4.3.1 :
Aspects environnementaux
EMAS
Annexe I :
Analyse environnementale
Annexe II.-A. 3.1 :
Annexe II.-B1 :
Aspects environnementaux
Analyse environnementale

SST

OHSAS 18001 4.3.1 : Identification des dangers, évaluation des risques et moyens de maîtrise
OHSAS 18001
4.3.1 :
Identification des dangers, évaluation des risques et
moyens de maîtrise

Correspondance avec

ILO OSH 2001 3.7 : Examen initial
ILO OSH 2001
3.7 :
Examen initial

2. Introduction et points particuliers

Quel que soit le domaine étudié (environnement, SST, qualité, marché, systèmes d'informations…), l’analyse et l’évaluation des risques constituent des étapes essentielles qui doivent permettre d’éclairer les décideurs quant aux actions à conduire en priorité pour maîtriser les risques les plus importants. Il s’agit donc d’une aide à la décision qui doit permettre une affectation pertinente et efficace des ressources face aux risques évalués en vue de les maîtriser et d’obtenir l'amélioration de la performance escomptée. L’étape d'analyse des aspects environnementaux significatifs (AES) / risques SST constitue une phase cruciale, en quelque sorte le socle sur lequel va se déployer le système de management (SM). En effet, elle conditionne la définition et la mise en place de plusieurs éléments fondamentaux du système :

AES Risques SST Objectifs Compétences / Sensibilisation Maîtrise Surveillance Formation opérationnelle cf.
AES
Risques SST
Objectifs
Compétences /
Sensibilisation
Maîtrise
Surveillance
Formation
opérationnelle
cf. Fiche n°4
cf. Fiche n°6
cf. Fiche n°7
cf. Fiche n°10
cf. Fiche n°13

A la mise en place du projet, la phase d’analyse des AES / risques SST est mobilisatrice de temps et d’énergie, généralement simultanément à l'analyse réglementaire (identification des exigences réglementaires et vérification de la conformité [Renvoi Fiches n°3 et 14]). Il est usuel qu’elle dure de 2 à 4 mois. Toute cette période initiale d’analyse ne génère pas ou peu de résultats ou d’actions affichables immédiatement, ce qui peut parfois dérouter la direction et le personnel en attente d’avancées concrètes. C’est pourquoi il est important de communiquer à ce sujet.

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Fiche conseil n°2 – Analyse et évaluation des [Aspects Environnementaux /Risques SST]

Domaines pris en compte par l'analyse des AES/risques SST

Les champs d'action de l'environnement et de la SST se recoupent pour partie et il est parfois difficile d'articuler clairement les deux systèmes. Il est possible de schématiser de la sorte :

systèmes. Il est possible de schématiser de la sorte : SST Risques professionnels : Chroniques Accidentels
SST Risques professionnels : Chroniques Accidentels
SST
Risques
professionnels :
Chroniques
Accidentels
: SST Risques professionnels : Chroniques Accidentels Accidentels incendie, explosion, déversement… Env.
: SST Risques professionnels : Chroniques Accidentels Accidentels incendie, explosion, déversement… Env.
: SST Risques professionnels : Chroniques Accidentels Accidentels incendie, explosion, déversement… Env.

Accidentels

incendie, explosion,

déversement…

Env.

Risques

Chroniques

explosion, déversement… Env. Risques Chroniques Risques industriels : Accidentel 4.4.7 Situations
explosion, déversement… Env. Risques Chroniques Risques industriels : Accidentel 4.4.7 Situations

Risques industriels :

Env. Risques Chroniques Risques industriels : Accidentel 4.4.7 Situations d'urgences Chronique Dans la

Accidentel

Env. Risques Chroniques Risques industriels : Accidentel 4.4.7 Situations d'urgences Chronique Dans la pratique

4.4.7 Situations d'urgences

Chronique

Dans la pratique et à ce jour, il est encore difficile d’avoir une approche intégrée

Dans la pratique et à ce jour, il est encore difficile d’avoir une approche intégrée pour la réalisation de l’analyse des risques SST, des aspects environnementaux et des analyses réglementaires demandées dans le cadre des IC. C’est pourquoi ces études sont menées en parallèle mais séparément. Il semble cependant évident qu’une harmonisation doit être recherchée au niveau : des pratiques, des outils, du vocabulaire, des acteurs en charge de leur réalisation, de la conduite et de la révision des analyses au même moment… et naturellement, de la prise de décision unique, au regard de l’ensemble des risques de l’organisme. Ainsi, le choix a été fait de présenter dans cette fiche les éléments communs ou similaires (méthodologie, procédure…), en explicitant les spécificités environnement et SST. Les définitions et les méthodes spécifiques à l'environnement ou la SST figurent au sein des annexes suivantes :

MMEETTHHOODDOOLLOOGGIIEE DD''IIDDEENNTTIIFFIICCAATTIIOONN DDEESS RRIISSQQUUEESS PPOOUURR LLAA SSSSTT

MMEETTHHOODDOOLLOOGGIIEE DD''IIDDEENNTTIIFFIICCAATTIIOONN DDEESS AASSPPEECCTTSS EENNVVIIRROONNNNEEMMEENNTTAAUUXX

N N V V I I R R O O N N N N E E

Méthodologie d'identification des AES/risques SST

Concernant l'étape d'identification des AES/risques SST, les référentiels ont des exigences en terme de résultats :

la détermination des aspects qui ont ou qui peuvent avoir un impact significatif sur l'environnement,

l'identification des risques qui doivent être éliminés ou maîtrisés (réduits).

Il

n’existe pas de prescriptions en termes de méthodologie, si ce n’est que celle-ci doit se décomposer en 2 étapes majeures :

1. l’identification de tous les aspects/impacts environnementaux / de tous les dangers/situations dangereuses SST,

2. l’évaluation des impacts environnementaux / risques SST (on parle en général de hiérarchisation, dès qu'ils sont classés, du plus important au moins important).

Il

est présenté, au sein de cette fiche, des méthodes parmi d’autres.

A

noter que l'expression "analyse environnementale", citée par l’annexe de l’ISO 14001 et par l’EMAS, est couramment utilisée pour

désigner l'étape d'identification des aspects/impacts environnementaux et éventuellement leur évaluation.

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Fiche conseil n°2 – Analyse et évaluation des [Aspects Environnementaux /Risques SST]

Analyse réglementaire et identification des AES/risques SST

Analyse réglementaire et identification des AES/risques SST Il est conseillé de mener en parallèle mais

Il est conseillé de mener en parallèle mais indépendamment l'analyse réglementaire imposée par les référentiels et l'identification des AES/risques SST. Si les AES/risques SST font l'objet d'objectifs d'amélioration à travers le programme de management, les non-conformités réglementaires donnent lieu à des actions correctives (par le biais d'un programme de mise en conformité ou de fiches de non- conformité [Renvoi Fiche n°14]). Il est donc conseillé de les traiter séparément. Cependant, il est important de traiter simultanément les prises de décision liées à la planification des objectifs d'amélioration et des mises en conformité. En ayant une vue d'ensemble des actions à mener, la direction pourra définir au mieux ses priorités et allouer les ressources en conséquence.

Liens avec les études imposées par la réglementation

L'évaluation des risques SST telle que définie dans le référentiel OHSAS 18001 correspond à l'application réglementaire du décret du 5 novembre 2001 (Articles R4121-1 à R4121-4 du Code du Travail) portant création d'un document unique relatif à l'évaluation des risques pour la santé et la sécurité des travailleurs. Cette fiche proposera une démarche permettant de répondre à l'exigence réglementaire en s'appuyant le plus souvent sur les recommandations des organismes institutionnels. L'évaluation des risques professionnels englobe les diverses évaluations de risques spécifiques définies dans le Code du Travail (cf 5.Compléments). Le Code du Travail prévoit également la réalisation par les institutions représentatives du personnel d'une analyse des risques professionnels (art. L. 4612-2). Il est ici préconisé d'associer ces instances à toutes les étapes de l'évaluation des risques de façon à favoriser le dialogue social. Par ailleurs, les études d'impacts et de dangers, réalisées au travers des procédures d'autorisation dans le cadre de la réglementation des Installations Classées, ainsi que les bilans de fonctionnement, sont des documents à exploiter dans le cadre des SM :

En SST, les risques industriels qui pourraient avoir un dommage sur le personnel sont à prendre en compte pour l'évaluation des risques professionnels,

En environnement, le contenu des études d'impacts et de dangers est proche d'une identification des aspects environnementaux

telle que décrite par les référentiels. Cependant, dans le cas des IC autorisées, ces études sont réalisées ponctuellement pour la procédure, alors que dans le cadre des SM les informations doivent être tenues à jour. En particulier, l’analyse des risques menée dans le cadre de l’étude de danger va pouvoir enrichir l’analyse des risques SST ou l’analyse environnement, utilisation outils analyses risques, modélisation…. Les éléments fournis par les études réglementaires sont donc des données d’entrée essentielles pour l'identification des AES/risques SST.

Les documents de référence sectoriels

L’approche sectorielle a émergé au sein de la réglementation environnementale européenne avec la directive relative à la prévention et à la réduction intégrées de la pollution, dite « directive IPPC », (adoptée en 1996 puis refondue au sein de la directive n° 2010/75/UE du 24/11/10 relative aux émissions industrielles). Cette directive a introduit la notion de « meilleures techniques disponibles » (MTD), définies comme « le stade de développement le plus efficace et avancé des activités et de leurs modes d'exploitation, démontrant l'aptitude pratique de techniques particulières à constituer, en principe, la base de valeurs limites d'émission visant à éviter et, lorsque cela s'avère impossible, à réduire de manière générale les émissions et l'impact sur l'environnement dans son ensemble ». Des documents de référence appelés BREF (accessibles sur le site http://www.ineris.fr/ippc/) sont issus de groupes de travail regroupant représentants des états, experts nationaux et industriels du secteur. Ils s’attachent à définir pour le secteur donné, les pratiques techniques ou de management qui peuvent être qualifiées de MTD et les niveaux de performances associés en termes d’émissions. Les BREF font l’objet de révisions périodiques permettant d’intégrer l’évolution des connaissances et des techniques. Par exemple, les aciéries, le traitement de surface, l’industrie chimique, le traitement des déchets ou le textile font l’objet de BREF. Il existe également des BREF dits transversaux, pour les systèmes de refroidissement ou l’efficacité énergétique entre autres. Cette évolution réglementaire fondamentale amène l’autorité de régulation à imposer des niveaux d’émissions non plus basés sur des standards types mais sur des valeurs spécifiques à l’activité et qui pourront être régulièrement revus (à la baisse) en fonction de la définition de nouvelles MTD.

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Fiche conseil n°2 – Analyse et évaluation des [Aspects Environnementaux /Risques SST]

Trois cas de figure se présentent pour un organisme :

il n’entre pas dans le champ d’application de la directive IPPC 1 et aucune de ses activités ne fait l’objet d’un BREF : les MTD ne peuvent pas être utilisées pour le SM ;

il n’entre pas dans le champ d’application de la directive IPPC mais une (ou plusieurs) de ses activités sont traitée(s) même partiellement au sein d’un ou plusieurs BREF(s) : l’organisme n’est pas soumis aux contraintes réglementaires applicables aux installations dites « IPPC » ;

il possède une ou plusieurs IC entrant dans le champ de la directive IPPC, et doit donc en application de l’article R512-8 du

code de l’environnement et de l’arrêté du 26/04/2011 être conçues et exploitées en ayant recours aux MTD 2 . Par ailleurs l’exploitant doit pour tout dossier de demande d’autorisation d’exploiter, justifier du choix du projet et présenter les performances attendues au regard des MTD conformément aux dispositions de l’article R. 512-8 du code de l’environnement. Il est également tenu d’établir un bilan de fonctionnement décennal analysant les performances effectives relatives à ces mêmes MTD 3 . Dans ce cas, la prise en compte des MTD relève de la conformité réglementaire [Renvoi Fiches n°3 et 14]. Dans les deux derniers cas où tout ou partie des activités de l’organisme font l’objet de BREF, il est intéressant d’utiliser ces documents de référence et les MTD associées dans la mise en œuvre des SM. Ceci peut être fait à plusieurs niveaux :

la méthodologie de listage des aspects environnementaux et d’identification des significatifs peut s’appuyer directement sur les informations issues des BREF (cf Actions 2 et 4 ci-après). l’élaboration du programme de management peut utiliser des éléments issus des BREF, tant pour la construction d’un plan d’action (utilisation des MTD présentées) que pour le chiffrage des objectifs (niveau de performance susceptible d’être atteint associé à la MTD) [Renvoi Fiche n°4] ; dans le cadre de la gestion des modifications, les BREF peuvent apporter une visibilité sur les éventuelles contraintes réglementaires futures mais également sur les techniques les plus efficaces et ainsi permettre d’orienter le choix d’un nouveau procédé ou équipement [Renvoi Fiche n°18].

Le règlement EMAS a évolué dans le même sens que la réglementation, en introduisant dans sa version 2009 (article 46) la notion de "meilleures pratiques de management environnemental". Celles-ci sont définies comme le moyen le plus efficace de mettre en œuvre le système de management environnemental pour les organisations d’un secteur, et qui permet d’obtenir les meilleures performances environnementales dans des conditions économiques et techniques données. Il est prévu que la Commission Européenne élabore, en consultation notamment avec les États membres, des documents de référence sectoriels qui comprendront les meilleures pratiques de management environnemental et les indicateurs de performances propres aux secteurs (article 46). La liste des secteurs prioritaires pour l’adoption des documents est attendue pour septembre 2011. En vue de l’enregistrement, le SME doit tenir compte des meilleures pratiques de management environnemental pour le secteur concerné (Article 4.1.b) dans le cas où celles-ci existent. Il est judicieux que l’analyse environnementale, qui se doit de comporter un examen des pratiques et procédures de l’organisme (Annexe I.4), soit le support de l’analyse de la performance de l’organisme par rapport aux meilleures pratiques de management sectorielles.

1 Critères listés à l’annexe I de l’arrêté du 29 juin 2004 relatif au bilan de fonctionnement prévu par l’article R. 512-45 du code de l’environnement

2 Arrêté du 26 avril 2011 relatif à la mise en œuvre des meilleures techniques disponibles prévue par l’article R. 512-8 du code de l’environnement

3 Arrêté du 29 juin 2004 relatif au bilan de fonctionnement prévu par l’article R. 512-45 du code de l’environnement

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3. Vue synthétique des actions à réaliser

P
P

: Procédure exigée

Liste des activités, procédés, équipements, produits Plans de l’établissement

Cartographie des processus

Plans de l’établissement Cartographie des processus Découper l’établissement en secteurs et identifier les

Découper l’établissement en secteurs et identifier les responsabilités

en secteurs et identifier les responsabilités Liste des secteurs et des responsables associés P P

Liste des secteurs et des responsables associés

Liste des secteurs et des responsables associés P P Identifier par secteur les activités et les

P
P
P
P

Identifier par secteur les activités et les situations dangereuses/dommages SST associées

et les situations dangereuses/dommages SST associées Documents réglementaires utiles à l’identification et à

Documents réglementaires utiles à l’identification et à la caractérisation des AE/IE et dangers/risques SST

et à la caractérisation des AE/IE et dangers/risques SST Collecter les informations sur la sensibilité de

Collecter les informations sur la sensibilité de l’environnement

les informations sur la sensibilité de l’environnement Identifier par secteur les activités et les AE/IE associés

Identifier par secteur les activités et les AE/IE associés

Identifier par secteur les activités et les AE/IE associés Liste des activités / AE / IE

Liste des activités / AE / IE par secteur

 
 
P
P

Evaluer les AE/IE

 
 

Liste hiérarchisée des AE/IE évalués

les AE/IE   Liste hiérarchisée des AE/IE évalués   P Définir le seuil de significativité  
 
P
P

Définir le seuil de significativité

 
P Définir le seuil de significativité   Liste des activités / situations dangereuses / dommages SST
P Définir le seuil de significativité   Liste des activités / situations dangereuses / dommages SST

Liste des activités / situations dangereuses / dommages SST par secteur

/ situations dangereuses / dommages SST par secteur P Evaluer les risques SST Liste des situations
P
P

Evaluer les risques SST

/ dommages SST par secteur P Evaluer les risques SST Liste des situations dangereuses à éliminer

Liste des situations dangereuses à éliminer ou à maîtriser

des situations dangereuses à éliminer ou à maîtriser Informations sur la sensibilité de l’environnement Liste
des situations dangereuses à éliminer ou à maîtriser Informations sur la sensibilité de l’environnement Liste

Informations sur la sensibilité de l’environnement

à éliminer ou à maîtriser Informations sur la sensibilité de l’environnement Liste des AES/IES FC2_V2 5

Liste des AES/IES

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4.

Actions à mettre en œuvre

DECOUPER LETABLISSEMENT EN SECTEURS ET IDENTIFIER LES RESPONSABILITES

 

Il est en général nécessaire d’effectuer un découpage en secteurs qui permettra de se placer à un niveau de détail suffisant pour analyser les aspects/impacts environnementaux et les situations dangereuses/dommages SST.

Préciser les activités entrant dans le champ de l’analyse des AE / risques SST

 

Pour réaliser le découpage en secteur, il est nécessaire que le domaine d’application du SM ait été défini au préalable [Renvoi Fiche conseil n°0] afin de connaître précisément les activités, installations, personnes entrant dans le champ de l’analyse des AE / risques SST à réaliser.

En SST, il n’y a pas d’ambiguïté puisque est concerné l’ensemble des personnes, installations et activités entrant dans le périmètre retenu, y compris d’éventuelles activités de services.le champ de l’analyse des AE / risques SST à réaliser. En environnement, selon le domaine

En environnement, selon le domaine d’application défini, l’analyse pourra porter sur des activités opérationnelles, des services, des activités de conception de produits.retenu, y compris d’éventuelles activités de services.   La conception des produits est à ce jour

 

La conception des produits est à ce jour peu prise en compte dans le cadre des SM mis en place par les organismes. Cette problématique n'est pas développée dans ce guide, en particulier la méthodologie d'identification des aspects environnementaux proposée ne s'applique pas aux activités de conception.

On peut cependant en dire deux mots. Dans le cas où la conception de produit entre dans le champ du SM, l’identification des aspects environnementaux associés devrait concerner les aspects susceptibles de survenir à chaque étape du cycle de vie du produit : de l’extraction des matières premières à la fin de vie du produit, en passant notamment par sa fabrication, son utilisation ainsi que les différentes phases logistiques associées. On pourra naturellement se reporter aux méthodologies appelées « analyses de cycle de vie du produit » et aux différentes normes de la série ISO 14000 traitant de la conception de produit. L'ISO/TR 14062 et la CEI 62430 traitent de l'intégration de l'évaluation des aspects et impacts environnementaux dans le processus de conception et de développement. La norme EN ISO 14006 :2011 fournit des lignes directrices pour aider les organismes à établir une approche systématique et structurée de l'intégration et de la mise en œuvre d'un processus d'éco-conception au sein d'un SME. On peut également signaler que certains secteurs industriels ont développé des outils spécifiques en la matière.

Réaliser le découpage en secteurs

 

Les secteurs se basent, en fonction de l’organisme sur les processus, les activités, sur un découpage purement géographique ou bien encore sur un mélange des trois. L’échelle de ce découpage est très variable selon la taille, l'effectif, la complexité de l’organisme et de ses activités.

En règle générale, le découpage en secteurs correspond à l’organisation hiérarchique de l’entreprise, i.e. à chaque secteur correspond une personne ayant autorité. Le déploiement de la démarche s'appuyant sur la ligne hiérarchique en sera, par la suite, facilité. Il en sera de même pour la tenue à jour des informations.

Dans le cadre d'activités de service, le découpage peut par exemple s'opérer par type de chantier, gamme de produits…

Dans le cadre d'activités industrielles, on retrouve communément les divers ateliers de production, maintenance, les magasins de réception et d’expédition (y compris stockage en cuves et zones de chargement / déchargement, stockages de gaz, zones déchets, quais…), les laboratoires. L’ensemble des bâtiments d’activité tertiaire peut en général être regroupé au sein d’un même secteur.

Le secteur maintenance ou services généraux traite souvent de tous les équipements connexes à la production (chaudières, groupes électrogènes, compresseurs, groupes froids, chemins de câbles…). Les espaces verts, voiries et parkings, postes de garde, restaurant, infirmerie ne doivent pas être oubliés.

La réglementation HS (article R. 4121-1 du Code du Travail) introduit la notion d'unités de travail pour chacune desquelles il est exigé d'inventorier les risques. La circulaire DRT du 18 avril 2002 précise : "la notion d'unité de travail doit être comprise au sens large, afin de recouvrir les situations très diverses d'organisation du travail. Son champ peut s'étendre d'un poste de travail, à plusieurs types de postes occupés par les travailleurs ou à des situations de travail, présentant les mêmes caractéristiques. De même, d'un point de vue géographique, l'unité de travail ne se limite pas forcément à une activité fixe, mais peut aussi bien couvrir des lieux différents (manutention, chantiers, transports, etc.)". Dans le cadre d'une approche intégrée, cette notion d'unité de travail peut être rapprochée de celle de secteur.

LLIISSTTEE DDEESS SSEECCTTEEUURRSS

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Définir qui fait quoi par secteur

Qui ?

Les responsables de secteur La collecte des informations nécessaires va impliquer de la part de ceux qui en sont chargés à la fois une connaissance générale du sujet (qu’est-ce qu’un aspect environnemental, un impact, un danger, un risque pour la SST, quel est l’ensemble des thématiques à aborder…) mais également une bonne connaissance de l’organisme et des activités (que fait-on à tel endroit, quels sont les équipements présents…).

C’est pourquoi, les personnes en charge de l’analyse de risques SST ou des AE/IE s’appuient le plus souvent sur des relais opérationnels ou coordinateurs au sein des secteurs, choisis en fonction de leur bonne connaissance du secteur. Il est bien entendu bénéfique que ces personnes soient volontaires.

Ces personnes n'ont pas forcément de responsabilité hiérarchique, il peut s’agir par exemple de membres du CHSCT, de personnes déjà impliquées dans des démarches 5S… Le responsable hiérarchique du secteur se fera rendre compte de l’avancement et validera les résultats obtenus.

Il est opportun que la même personne soit désignée pour l'environnement et la SST, dans le cas où les deux thématiques sont développées.

Les groupes de travail L'évaluation des risques SST et des impacts environnementaux doit croiser des connaissances d'ordre technique, organisationnel, réglementaire voire médical et environnemental, avec les savoir-faire professionnels des salariés. Ainsi, il est fortement conseillé, surtout en SST (comme souligné dans la circulaire DRT du 18/04/2002) d'organiser l'identification et l'évaluation dans le cadre d'une équipe pluridisciplinaire (autant que possible).

L'équipe peut être constituée du responsable du secteur, du responsable de l’installation, du responsable sécurité/environnement, des travailleurs concernés, du responsable maintenance et pour la SST, éventuellement de membres du CHSCT, l'avis de ce dernier étant dans tous les cas demandé, et de la médecine du travail. Les salariés des entreprises extérieures intervenant régulièrement sur le site peuvent également être sollicités.

Les acteurs externes Il est possible de faire appel ponctuellement à des cabinets privés et, pour la SST, aux divers organismes publics de prévention (cf 5.Compléments). Ces acteurs externes sont susceptibles d'apporter une compétence particulière, un « œil neuf » et une aide en terme de méthodologie mais il est bien évident que la démarche interne reste incontournable, afin de favoriser l'appropriation du processus par les salariés.

Comment communiquer les responsabilités ?

La désignation des responsables de secteurs peut se faire, après consultation des intéressés et de la hiérarchie, directement sur le document "Liste des secteurs", s’il existe, ou bien par le biais de documents usuels (lettre de mission… [renvoi Fiche n°5]). Il est judicieux de l’accompagner d’une communication au personnel de chaque secteur correspondant (qui peut être la communication de lancement de projet) afin d’asseoir leur légitimité. En effet, les responsables de secteurs, dans leur travail de collecte d’informations, iront questionner de nombreuses personnes.

LLEETTTTRREE DDEE MMIISSSSIIOONN

Comment s'assurer de la compétence des responsables de secteur ?

Les compétences requises pour être en charge de cette fonction doivent être définies [Renvoi Fiche n°6] : capacité relationnelle, bonne connaissance du secteur et connaissance de la méthodologie d’identification des AE/IE, situations dangereuses/dommages SST. Pour ce dernier point, il est souvent nécessaire de leur dispenser une formation (suivie d’un accompagnement adéquat selon les besoins), en général réalisée en interne, qui explicitera notamment la procédure et les notions d'aspect/impact et danger/risque.

FFIICCHHEESS DDEE PPOOSSTTEE

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IDENTIFIER PAR SECTEUR :

LES ACTIVITES

LES AE/IE

LES SITUATIONS DANGEREUSES/ DOMMAGES SST

 

Dans le cadre d’une certification / vérification du SM, l’un des écarts les plus fréquemment rencontrés est le manque d’exhaustivité de cette étape. C’est pourquoi la méthodologie doit être suffisamment rigoureuse pour assurer qu’aucune thématique ou activité ne soit oubliée.

Lister les activités au sein de chaque secteur

 
 

Dans un premier temps, chaque responsable de secteur identifie, dans son secteur, les opérations, tâches ou activités présentant les mêmes caractéristiques d'un point de vue environnemental ou SST. Pour cela, il peut par exemple utiliser une trame prédéfinie :

FFIICCHHEE DDEE RREELLEEVVEE PPAARR AACCTTIIVVIITTEE,, PPAARR SSEECCTTEEUURR

 

Il faut bien noter que l'on ne fera pas forcément le même découpage en environnement et en SST. Par exemple, d'un point de vue environnemental, les activités tertiaires seront traitées globalement en tant "qu'activité tertiaire", alors qu'en SST, elles pourront être détaillées en plusieurs activités : secrétariat, standard téléphonique, réception/envoi du courrier…

Si elles existent, il est possible de s'appuyer sur les fiches de poste ou d'activité.

 

Recueillir les données d'entrée

 
 

Il est utile de commencer par collecter certaines données générales, indispensables par la suite :

-

présentation de l'organisme, de sa structure organisationnelle, de son fonctionnement, des produits ou services proposés : taille, superficie du site, des ateliers, heures ouvrables (nombres de jours travaillés, rythme de travail, etc.), les spécificités des conditions de travail (travail à domicile, etc.), activités (produits, marchés)…

-

synoptiques des procédés, description des équipements associés,

 

-

description des produits fabriqués/commercialisés ou des services générés, usages et destinations des produits/services, exportation…

-
-

plans des installations. En environnement, on essaiera de fournir notamment :

 

la description avec commentaires des ateliers, des parkings, des bureaux, du restaurant, des stations de traitement, des aires de stockage des matières premières, des produits intermédiaires, des déchets, des aires de stockage des matières dangereuses, etc.,

   

les plans des différents réseaux d’alimentation (eaux, énergie, fluides),

 

les plans des réseaux d’assainissement (eaux usées, eaux pluviales ),

- historique de l'organisme : pour l'environnement, il s'agit de l'historique des constructions, stockages (cuves d'hydrocarbures…), procédés et types d'activités susceptibles d'avoir généré des pollutions de sol. Pour la SST, il s'agit du récapitulatif des accidents/incidents et des maladies professionnelles enregistrées.

- De nombreuses informations réglementaires (étude d’impacts et de dangers pour les IC soumises à autorisation, bilan de fonctionnement, étude de pollution de sol, étude déchets, registre de sécurité…) sont également des données d'entrée essentielles (cf §

 

5.Compléments).

 

- Documents de référence sectoriels : BREF regroupant les Meilleures Techniques Disponible (MTD) ou Recueils des meilleures pratiques de management (cf §2.Introduction et points particuliers).

 

Ces éléments sont donc à regrouper au plus tôt et les informations appropriées sont à communiquer à chaque responsable de secteur.

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Fiche conseil n°2 – Analyse et évaluation des [Aspects Environnementaux /Risques SST]

 

Réaliser la collecte des informations sur le terrain en environnement et SST

 

Des méthodologies pour l'identification des aspects environnementaux et des risques SST sont proposées dans les documents suivants :

MMEETTHHOODDOOLLOOGGIIEE DD''IIDDEENNTTIIFFIICCAATTIIOONN DDEESS AASSPPEECCTTSS EENNVVIIRROONNNNEEMMEENNTTAAUUXX

MMEETTHHOODDOOLLOOGGIIEE DD''IIDDEENNTTIIFFIICCAATTIIOONN DDEESS RRIISSQQUUEESS SSSSTT

La collecte des informations se fait alors sur le terrain, par divers vecteurs :

-

Entretiens entre le responsable de secteur et les personnes concernées,

-

Groupes de travail : ils sont mis en œuvre en particulier pour l'évaluation des risques accidentels, en environnement ou en SST. L’analyse des risques en groupe de travail s’apparente à un travail de remue-méninges ("brainstorming"). Il s’agit d’identifier une dérive ou défaillance de départ, d’en identifier l’ensemble des causes et enfin, d’en caractériser l’ensemble des conséquences potentielles (à savoir les effets sur les cibles). Les compétences et connaissances variées des acteurs qui composent le groupe assurent, dans certains cas, une bonne exhaustivité de l'identification des différents cas de figure à envisager.

-

Observations des situations de travail et installations.

 

Les situations analysées sont les situations réelles de travail (des écarts pouvant exister avec celles décrites dans les procédures), prenant en compte les éventuels dysfonctionnements, urgences et aléas liés à l'organisation ou à la technique.

Il faut caractériser les aspects environnementaux et les situations dangereuses : quantités, fréquence d'apparition, mesures, procédures existantes, maintenance, les conséquences potentielles sur les personnes, les installations industrielles et l’environnement et les mesures de prévention, protection et intervention disponibles sur le site (moyens humains, matériels, procédures…).

Une des difficultés réside ici dans la caractérisation : il est souvent difficile d'obtenir des données chiffrées au niveau des secteurs, soit parce que ces informations n'existent pas du tout (pas de mesures de bruit, pas de mesure d'ambiance de concentrations en produits chimiques…) ou bien parce que certaines informations chiffrées ne sont disponibles qu'au niveau du site et non du secteur (consommations, quantités de déchets produits, quantités de produits manipulés, rejets dans l'eau par le biais d'un réseau collectant l'ensemble du site…). A ce niveau, les données vont donc parfois rester qualitatives.

Cette caractérisation quantitative ou qualitative est un élément important pour l'évaluation des impacts et des risques qui sera faite ultérieurement. Il est nécessaire de tracer ces informations pour éviter de les rechercher à nouveau lors des révisions ou du changement de responsable secteur.

En environnement, pour les activités du site entrant dans le champ de documents sectoriels de type BREF ou recueils des meilleures pratiques de management s’ils existent [cf § 2.Introduction et points particuliers], ces documents peuvent être utiles lors de cette étape. Les documents sectoriels listant les meilleures pratiques de management peuvent être un support à l’analyse des aspects environnementaux. Par ailleurs, les BREF comportent systématiquement un chapitre consacré aux niveaux de consommation et d'émission des procédés mis en œuvre par le secteur d’activité (ou par les activités en question pour les BREF transversaux comme les systèmes de refroidissement). L’ensemble des aspects/impacts environnementaux susceptibles d’être générés y sont listés. L’organisme peut donc utiliser ces éléments pour lister de manière appropriée ses propres aspects environnementaux et les positionner par rapport à ce qui peut se faire en termes de « meilleure pratique de management » ou de « meilleure technique disponible ». Liste des Aspects Environnementaux

LLIISSTTEE DDEESS SSIITTUUAATTIIOONNSS DDAANNGGEERREEUUSSEESS

➌ C OLLECTER LES INFORMATIONS SUR LA SENSIBILITE DU MILIEU

COLLECTER LES INFORMATIONS SUR LA SENSIBILITE DU MILIEU

 

En environnement, il est nécessaire de recueillir un certain nombre d'informations qui vont permettre d'évaluer si le milieu récepteur est « sensible » ou pas à l'aspect environnemental, ou bien dans quelle mesure il pourra lui même induire un aspect/impact environnemental sur le site (suite à une inondation par exemple).

Il s'agit d'éléments sur les populations environnantes (proximité, nombre, établissements sensibles : écoles, hôpitaux… ), sur le climat local (pluviométrie pour évaluer par exemple le lessivage des surfaces extérieures, températures pouvant avoir une influence sur les équipements ou la conservation des produits, vents dominants en cas d'émissions atmosphériques), sur la nature du sol (perméable ou pas), sur la présence de nappes (profondeur, utilisation…), sur les eaux de surface concernées par d'éventuels rejets, etc.

CCAARRAACCTTEERRIISSTTIIQQUUEESS DDUU MMIILLIIEEUU EENNVVIIRROONNNNAANNTT

Dans le cas où le site est soumis à autorisation au titre des IC, ces informations figurent dans le dossier de demande d'autorisation d'exploiter.

Pour plus d’informations sur les éléments à collecter et leurs sources, voir le document suivant :

MMEETTHHOODDOOLLOOGGIIEE DD''IIDDEENNTTIIFFIICCAATTIIOONN DDEESS AASSPPEECCTTSS EENNVVIIRROONNNNEEMMEENNTTAAUUXX

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Fiche conseil n°2 – Analyse et évaluation des [Aspects Environnementaux /Risques SST]

 

 

EVALUER : LES AE/IE LES SITUATIONS DANGEREUSES/DOMMAGES SST

Cette étape va permettre de définir des priorités d'action. Pour cela, il est nécessaire de regarder ce qui est le plus "critique", le moins acceptable et sur quoi il faut donc agir en premier.

En environnement, c'est la modification réelle ou potentielle de l'environnement qui va conditionner la

En environnement, c'est la modification réelle ou potentielle de l'environnement qui va conditionner la "criticité" : la pollution de l'air par les NOx rejetés est plus ou moins critique, parce qu'elle est fréquente, parce qu'elle importante en quantité, parce que le polluant rejeté est

intrinsèquement dangereux parce que l'environnement est sensible

C'est pourquoi les référentiels demandent d’évaluer les impacts afin

d'identifier ceux qui sont "significatifs", puis de déterminer les principaux aspects à l’origine de ces impacts, qui seront, de fait, eux aussi significatifs. Cette évaluation est souvent appelée en environnement « hiérarchisation des aspects / impacts environnementaux ».

En SST, l'évaluation porte, pour une situation dangereuse donnée, sur la manière dont les personnes

En SST, l'évaluation porte, pour une situation dangereuse donnée, sur la manière dont les personnes sont exposées à un danger. Le risque sera plus ou moins élevé en fonction de la "gravité" potentielle du dommage, de l'occurrence de l'évènement dangereux et de la fréquence d'exposition des salariés à la situation dangereuse.

 

Quelle méthode ?

 

Là encore, il n'existe pas de méthodologie prescrite, chaque organisme doit bâtir une méthode qui lui soit adaptée sachant qu'aucune n'est complètement exhaustive. A noter que lors des audits de certification, les auditeurs ne peuvent remettre en cause la méthode, sauf si les résultats sont aberrants.

Il est possible, dans les cas simples (peu d’activités ou peu d’impacts identifiés), d'adopter une méthode qualitative (système comparatif), basée sur l'appréciation d'un groupe constitué en général de la direction et/ou des personnes détenant, de part leurs connaissances ou leur expérience, des compétences spécifiques en la matière.

La pratique la plus usuelle est de mettre en place une méthode de hiérarchisation par attribution de notes ou par matrice de décision. Cette façon de procéder se veut plus objective mais l'attribution de notes, de niveaux de priorité ou l'élaboration de grilles de cotation reposent au final sur l'appréciation humaine.

Il est à noter que dans la réglementation, qu'elle soit environnement ou SST, existent de nombreux éléments faisant office de seuils en deçà desquels l'impact ou le risque est "jugé" admissible (ou tout au moins conforme). Il peut être judicieux d'utiliser ces données pour l'élaboration des méthodes d’évaluation :

 

seuils de déclaration, d’enregistrement ou d'autorisation au titre des IC,

valeurs limites de rejets en flux et/ou concentrations,

valeurs limites associées aux MTD au sein des BREF (BAT AEL) (cf §2.Introduction et points particuliers),

valeurs limites d'exposition…

 

Quels critères prendre en compte pour évaluer?

 

Occurrence/fréquence La fréquence introduit la notion de temps "d’exposition" de l’homme ou de l’environnement. En fonctionnement normal, il s'agit de la fréquence d'exposition à la situation dangereuse ou à l’aspect environnemental ; en cas d'accident, on parle de la probabilité d’occurrence du phénomène dangereux.

Gravité En environnement, la gravité prend en compte à la fois la dangerosité intrinsèque de l’aspect (ex : les déchets dangereux présentent une gravité plus élevée que les déchets non dangereux) et la quantité / le volume de l’aspect (plus la quantité ou le volume consommé ou rejeté est grand, plus la gravité sera élevée). Elle peut également prendre en compte la sensibilité du milieu qui est impacté, ce critère pouvant être traité séparément.

 

En SST, la gravité se mesure en fonction de l'ampleur du dommage envisagé, en se plaçant toujours dans le cas réaliste le plus pénalisant.

Sensibilité du milieu Ce critère vise à définir les caractéristiques du milieu environnant susceptible d’être

Sensibilité du milieu Ce critère vise à définir les caractéristiques du milieu environnant susceptible d’être affecté par l’aspect (ex : ressource en eau pouvant être polluée par un rejet liquide, riverain susceptible d’être gêné par le bruit émis par certaines installations…). Plus ce milieu est "fragile" (sensible) vis-à-vis d’un aspect, plus l’impact sera important.

En SST, il est difficile de prendre en compte la sensibilité des personnes (état de

En SST, il est difficile de prendre en compte la sensibilité des personnes (état de santé, âge…) au moment de l'évaluation des risques. En règle générale, ces considérations interviennent lorsque l'on envisage les mesures de prévention et de suivi.

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Fiche conseil n°2 – Analyse et évaluation des [Aspects Environnementaux /Risques SST]

Maîtrise Enfin, la maîtrise est définie par les dispositifs :

 

de prévention : visant à limiter la probabilité d'apparition de l'impact ou du dommage,

de protection/intervention : visant à limiter la gravité de l'impact ou du dommage.

Il

peut s'agir :

- de dispositions techniques : équipements de dépollution, de surveillance et détection, équipements de protection collective et/ou individuelle, équipement d'intervention en cas d'urgence…

- de dispositions organisationnelles : opérations visant à garantir la disponibilité et la bonne utilisation de l'ensemble des équipements, pratiques visant à limiter les risques et impacts au travers de modes opératoires et consignes, gestion des compétences, maintenance préventive sur les équipements, test des consignes et des équipements, enregistrements…

l

faut noter que la cotation de la gravité et de l'occurrence prend en compte implicitement les dispositifs déjà en place et performants

permettant de limiter l'impact ou le risque. Par exemple : la gravité d'un rejet atmosphérique est évaluée en sortie des équipements de traitement des fumées, la fréquence des brûlures est d'autant plus faible que les équipements de protection collective sont opérationnels.

Ainsi, l’utilisation de la maîtrise comme critère de cotation est un exercice délicat. Elle prend tout son sens lorsque l’on cherche à évaluer la disponibilité et la bonne utilisation des équipements ou dispositions en place (et non le fait qu’ils existent ou pas). On est donc plutôt sur l’évaluation des dispositions organisationnelles.

Si le critère de maîtrise n’est pas pris en compte pour l’évaluation, les éléments de maîtrise existants seront de toute façon nécessairement étudiés lors de la recherche des solutions d’amélioration (réduction du risque).

D'autres critères sont possibles : existence d'une réglementation, existence de demandes des parties intéressées internes et/ou externes…

En environnement, dans le cas où l’activité est visée par un document de référence sectoriel (cf § 2.Introduction et points particuliers), le critère maitrise peut tenir compte de la mise en œuvre effective des « meilleures pratiques de management » ou des MTD ou bien de valeurs de rejets incluses dans les plages de BAT AEL (valeurs limites associées à la mise en œuvre d’une MTD).

Evaluation par cotation

L'évaluation par attribution de notes est certainement la méthode la plus répandue. Elle est en général dérivée des AMDEC (Analyse des Modes de Défaillance, de leurs Effets et de leurs Criticités) utilisées en qualité afin de réduire le risque d'échecs pour le développement des produits et des procédés.

EEXXEEMMPPLLEE DD''EEVVAALLUUAATTIIOONN PPAARR CCOOTTAATTIIOONN

Evaluation par matrice de criticité

Une autre possibilité d'évaluation est l'attribution de niveaux de priorité en fonction de critères prédéfinis.

Cette méthode présente l'intérêt d'être relativement simple et lisible. Cependant, il est difficile de faire apparaître plus de deux critères. La maîtrise n'est en général pas prise en compte de façon explicite.

E E X X E E M M P P L L E E D EEXXEEMMPPLLEE DD''EEVVAALLUUAATTIIOONN PPAARR MMAATTRRIICCEE DDEE CCRRIITTIICCIITTEE SSSSTT

E E X X E E M M P P L L E E D EEXXEEMMPPLLEE DD''EEVVAALLUUAATTIIOONN PPAARR MMAATTRRIICCEE DDEE CCRRIITTIICCIITTEE EENNVVIIRROONNNNEEMMEENNTT

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évaluation des [ Aspects Environnementaux / Risques SST ] ➨ Définir le niveau de détail souhaité

Définir le niveau de détail souhaité

La question du niveau de détail auquel on souhaite se placer se pose à plusieurs reprises :

-

Lors du découpage en secteurs : on a vu qu'il est fonction de la taille, de l'effectif, des activités de l'organisme ;

-

Lors du listage des activités par secteur : celles-ci peuvent rester globales (activités du laboratoire) ou être détaillées (analyses physico- chimiques, analyses spectroscopiques, stockages des produits chimiques…). Par ailleurs, il est possible que les secteurs regroupent des postes de travail ou des installations présentant des caractéristiques communes qui peuvent être traitées simultanément. Il est cependant essentiel que les particularités de certaines expositions individuelles ou situations particulières ne soient pas occultées. Toutes les personnes doivent se retrouver dans l'évaluation et tous les cas de figure doivent être envisagés. Le responsable de secteur se doit donc de tenir compte de toutes les conditions de travail (3x8, commerciaux…) ou les situations (visiteurs…) rencontrées dans son secteur.

-

Lors de l'identification des aspects environnementaux, l'aspect peut être global (rejets dans l'eau) ou détaillé (rejets de MES, de métaux…) et lors de l'identification des situations dangereuses, celles-ci peuvent être plus ou moins détaillées : manipulation de produits chimiques ou manipulation sur la paillasse de produits acido-basique en flacons de 10 L.

-

Lors de l'étape d'évaluation / hiérarchisation :

En environnement, l'évaluation peut être réalisée de façon détaillée sur les triplets activité/AE/IE (chaudière A/rejets NOx/Pollution de l'air) mais aussi de manière globale pour l'ensemble des aspects de l'établissement induisant un même impact (pollution de l'air par NOx par l'ensemble de l'établissement). Ceci est d'autant plus vrai que les données chiffrées ne sont parfois disponibles qu'à ce niveau (par exemple en ce qui concerne la production de déchets, ou bien les consommations).

En ce qui concerne la SST, afin de répondre à l'exigence réglementaire d'évaluation des risques professionnels, il convient que l'analyse SST soit portée au final sur un document unique, regroupant l'ensemble des évaluations des risques réalisées au niveau des secteurs.

En résumé, le niveau de détail adopté est fonction de l'organisme, qui doit trouver un juste équilibre, entre simplification excessive permettant d'apporter une aide à la décision et précision trop fine génératrice de confusion, un trop grand souci du détail rendant en effet difficile l’utilisation des données et l’évaluation des risques. Un site simple, de petite taille ou bien mono-activité pourra adopter une démarche globale alors qu'un organisme plus complexe raisonnera installation par installation. Par exemple :

Type d'organisme

Activité

AE

Niveau d'approche

Commentaires

PME de montage de composants électroniques

Combustion de la chaudière

Rejets de l'ensemble du site

Approche globale au niveau de site et au niveau de l'impact

Le site ne dispose que d'une chaudière présentant un faible impact environnemental.

Chaufferie urbaine

Combustion de

Rejets NOx du site Rejets SO2 du site Rejets de poussières du site

Approche globale site par type de polluants

Les rejets de combustion constituent une problématique importante et sont donc détaillés. Ils sont traités globalement pour l'ensemble des chaudières (dans ce cas, de technologies similaires).

l'ensemble des

chaudières

Formulation de

Combustion

Rejets de combustion de la chaufferie n°1

Approche installation

Les chaudières sont relativement conséquentes et présentent des caractéristiques différentes.

produits chimique

chaudière n°1

par installation

Combustion

Rejets de combustion de la chaufferie n°2

chaudière n°2

Combustion

Rejets de combustion de la chaufferie n°3

 

chaudière n°3

DEFINIR LE SEUIL DE SIGNIFICATIVITE

En SST, les dangers devant être supprimés ou les risques maîtrisés, l’évaluation des risques sert à définir des priorités d'actions, il n'est pas demandé de fixer de seuil de "risques significatifs". Cependant, l'évaluation des risques va permettre d'identifier les situations dangereuses maîtrisées et celles qui ne le sont pas, ou pas suffisamment, et sur lesquelles des mesures devront être prises. Par exemple, ces priorités d‘actions peuvent permettre de définir le délai maximal admissible par l’organisme pour améliorer la situation.

En environnement, ce sont les aspects environnementaux retenus comme réellement ou potentiellement (par exemple en cas du dérive du niveau de maîtrise) significatifs qui feront prioritairement l'objet d'objectifs d'amélioration, d'actions de maîtrise au travers de l'organisation, de la compétence des personnes, la sensibilisation, la maîtrise opérationnelle et la surveillance. Cette notion de "significatif" implique donc d'effectuer un choix entre ceux qui sont significatifs et ceux qui ne le sont pas.

Il s'agit d'un seuil que l'organisme se fixe de façon arbitraire et qui ne peut être mis en cause. Il est clair qu'un même impact pourra être significatif pour l'entreprise Dupont et "non significatif" pour Durand, la notion est en effet relative à l'organisme concerné.

LLIISSTTEE DDEESS AASSPPEECCTTSS EENNVVIIRROONNNNEEMMEENNTTAAUUXX SSIIGGNNIIFFIICCAATTIIFFSS

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Fiche conseil n°2 – Analyse et évaluation des [Aspects Environnementaux /Risques SST]

Comment ?

Dans le cas de la matrice de criticité, la définition des impacts significatifs est inhérente à la méthode qui définit X niveaux de priorité, parmi lesquels seront retenus ceux associés aux impacts "significatifs".

Dans le cas d'une méthode par cotation, un nombre sera défini comme "seuil des impacts significatifs". Les impacts ayant une note supérieure au seuil seront significatifs.

Pour le cas où l’évaluation a été faite au niveau de l'activité en conservant les triplets (activité/aspect/impact), les aspects significatifs sont identifiés en même temps que les impacts. Si l’évaluation a porté sur les impacts globaux au niveau du site, il est nécessaire de revenir aux activités et aux principaux aspects significatifs associés (éventuellement secteur par secteur).

Par qui et quel enregistrement ?

La direction valide et consigne en général le seuil de significativité en revue de direction. Les impacts retenus étant ceux sur lesquels l’entreprise va faire porter ses efforts, il est clair que le choix du seuil aura un « impact » sur les moyens que la direction peut / veut investir pour améliorer leur maîtrise.

CCOOMMPPTTEE--RREENNDDUU DDEE RREEVVUUEE DDEE DDIIRREECCTTIIOONN

Le seuil doit-il évoluer au fil du temps ?

Il peut être considéré que le seuil des AES reste fixe, et que ce qui n'est pas significatif ne le sera jamais (sauf évolution par exemple des connaissances scientifiques).

Il est également envisageable de se donner la possibilité de réviser à la baisse le seuil des AES d'une année sur l'autre du fait de l’amélioration des performances. Les impacts les plus importants ayant fait l'objet d'actions d'amélioration, leur criticité diminue et il est ainsi nécessaire de réduire le seuil pour continuer à avoir des AES. Cette approche présente le risque de finir par faire apparaître comme significatifs des impacts mineurs au regard de l'activité.

Dans tous les cas, on pourrait fort bien envisager qu’un organisme puisse, à terme, ne plus avoir d'AES. Alors, il serait amené à faire essentiellement porter l'amélioration continue sur son système et à maîtriser et surveiller ses impacts environnementaux pour éviter les dérives.

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DEFINIR LES MODALITES

La procédure exigée doit définir les modalités de mise à jour des informations (liste des AE/IE, AES/IES, situations dangereuses/dommages, caractéristiques de l’environnement…) et préciser les différents enregistrements associés. Il n'est pas nécessaire de décrire ce qui a été fait initialement, à la mise en place du projet.

PPRROOCCEEDDUURREE DD''IIDDEENNTTIIFFIICCAATTIIOONN DDEESS AAEESS//RRIISSQQUUEESS SSSSTT

Quels enregistrements ?

Il est obligatoire d'enregistrer les AE et les risques SST identifiés, leur évaluation et les AE retenus comme significatifs (AES). Le support d'enregistrement est quant à lui laissé au libre choix de l'organisme :

LLIISSTTEE DDEESS AASSPPEECCTTSS EENNVVIIRROONNNNEEMMEENNTTAAUUXX

LLIISSTTEE DDEESS AASSPPEECCTTSS EENNVVIIRROONNNNEEMMEENNTTAAUUXX SSIIGGNNIIFFIICCAATTIIFFSS

LLIISSTTEE DDEESS SSIITTUUAATTIIOONNSS DDAANNGGEERREEUUSSEESS // DDOOMMMMAAGGEESS

CCAARRAACCTTEERRIISSTTIIQQUUEESS DDUU MMIILLIIEEUU EENNVVIIRROONNNNAANNTT

L’annexe de l’ISO 14001 et l’EMAS parlent "d'analyse environnementale", qui est un terme usuellement utilisé pour désigner tout ou partie des documents environnementaux cités ci-dessus.

AANNAALLYYSSEE EENNVVIIRROONNNNEEMMEENNTTAALLEE

DDOOCCUUMMEENNTT UUNNIIQQUUEE DD''EEVVAALLUUAATTIIOONN DDEESS RRIISSQQUUEESS SSSSTT

Par ailleurs, il convient de préciser dans la procédure le mode de gestion de toutes les données d'entrée nécessaires à la caractérisation des AE et/ou des risques (descriptifs d'installations, de procédés, plans, résultats de mesures…).

Quelle mise à jour ?

- Périodique : réglementairement, la mise à jour du document unique est au moins annuelle. Il en va souvent de même en environnement (mais pas nécessairement), cette étape précédant la définition du programme de management, simultanément à la définition des budgets annuels.

- Ponctuelle : une évaluation ponctuelle des AES / risques SST doit être réalisée lors de certaines modifications d'aménagement, de procédé, d'organisation, etc. Cette mise à jour est en général la plus problématique [Renvoi Fiche n°18 Gestion des modifications].

PPRROOCCEEDDUURREE DDEE GGEESSTTIIOONN DDEESS MMOODDIIFFIICCAATTIIOONNSS

Il est possible de mettre à jour le document d'identification des AES/risques SST :

- Eventuellement : au fur et à mesure que des modifications interviennent,

- au minimum : périodiquement à partir d'informations collectées indépendamment sur des documents spécifiques (enregistrements liés à une modification).

Quelle accessibilité pour le document ? [Renvoi Fiche n°7 Sensibilisation et n°8 Communication]

En SST, le document unique est réglementairement à disposition :

 

des instances représentatives du personnel ou à défaut des personnes soumises à un risque SST,

- du médecin du travail,

- de l'Inspection du Travail et des agents des services de prévention des organismes de sécurité sociale (CRAM)

Qui est impliqué ?

Il est fortement conseillé de réaliser ces études en interne, par des personnes ayant un statut non précaire au sein de l'organisme, ou au moins que ces personnes assurent le pilotage des stagiaires, intérimaires ou CDD à qui serait confiée cette tâche, pour éviter que ces derniers ne partent à la fin de leur mission avec le savoir accumulé sans que le transfert aux personnes qui devront prendre la suite n'ait été effectué. Ces conditions seront les garantes d'une meilleure appropriation de la méthode et des résultats, ainsi que de leur pérennité.

En sus des responsables de secteur, il est nécessaire d'identifier une personne qui ait la responsabilité du suivi global des mises à jour des informations au niveau établissement.

En environnement, il est nécessaire de recueillir et d'enregistrer les informations relatives au milieu environnant. Ceci peut être fait sur un document spécifique :des mises à jour des informations au niveau établissement. La réglementation SST impose de transcrire au

La réglementation SST impose de transcrire au sein d'un document unique les résultats de l'évaluation des risques (art. R. 4121-1 du Code du Travail). Il est donc exigé de mettre en œuvre un document synthétisant l'ensemble des situations dangereuses / dommages et l'évaluation qui en a été faite.les informations relatives au milieu environnant. Ceci peut être fait sur un document spécifique : -

-
-

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- HPa

Fiche conseil n°2 – Analyse et évaluation des [Aspects Environnementaux /Risques SST]

5. Compléments

Exigences réglementaires en matière d’évaluation des risques SST :- Décret n°2001-1016 du 5 novembre 2001 portant création d'un document relatif à l'évaluation des

-

Décret n°2001-1016 du 5 novembre 2001 portant création d'un document relatif à l'évaluation des risques pour la santé et la sécurité des travailleurs, prévue par l'article L.230-2 du code du travail et modifiant le code du travail. (Articles R4121-1 à R4121-4)

-

Circulaire n°6 DRT du 18 avril 2002 prise pour l'application du décret n°2001-1016 du 5 novembre 2001 portant création d'un document relatif à l'évaluation des risques pour la santé et la sécurité des travailleurs, prévue par l'article L.230-2 du code du travail et modifiant le code du travail.

Exigences réglementaires en matière d’évaluation des risques spécifiques SST :et la sécurité des travailleurs, prévue par l'article L.230-2 du code du travail et modifiant le

Au-delà de l’évaluation des risques au poste de travail et du document unique, le Code du Travail demande dans plusieurs articles d’évaluer des risques spécifiques (évaluations qui doivent naturellement faire partie du document unique) :

 

Type de risque

Situations dangereuses (exemples)

Exigences (CT : Code du Travail)

Risque physique

Manutention de charge

CT : R. 4541-5

Exposition au bruit

CT : R. 4433-1

Exposition à des rayonnements ionisants

Décret n°86-1103 du 2 octobre 1986, art. 4 et 24

Utilisation d'équipements comportant des écrans de visualisation

Décret n°91-451 du 14 mai 1991, art. 3

Risque chimique

Exposition à des produits chimiques

CT : R. 4412-5

Exposition à des agents cancérogènes

CT : R. 4412-61

Exposition à l'amiante

Décret n°96-98 du 7 février 1996, art. 2

Exposition à des substances spécifiques : silice, plomb, chlorure de vinyle monomère, benzène

cf. différents textes

Risque biologique

Exposition à des agents biologiques

CT : R. 4423-1

Risque d'explosion

Travail en atmosphère explosible / explosive

CT : R.4227-46

(ATEX)

Documents utiles :

-
-

Règlement (CE) n° 1221/2009 du Parlement européen et du Conseil du 25 novembre 2009 concernant la participation volontaire des organisations à un système communautaire de management environnemental et d’audit (EMAS) – Annexe I : Analyse environnementale

- Recommandation de la Commission n° 2001/680/CE du 07/09/01 relative à des orientations pour la mise en œuvre du règlement (CE) n° 761/2001 du Parlement européen et du Conseil permettant la participation volontaire des organisations à un système communautaire de management environnemental et d'audit (EMAS) – Annexe III : Orientations pour l’identification des aspects environnementaux et l’évaluation de leur importance (Des documents guides pour la mise en œuvre de la version 1221/2009 du règlement EMAS sont en cours d’élaboration par la commission européenne).

"Évaluation des risques professionnels. Questions réponses sur le document unique" - .Edition INRS - ED 887, 2004, ANDEOL B. ; GUILLEMY N. ; LE ROY A.

-
-

-

"Évaluation des risques professionnels. Principes et pratiques recommandées par la CNAMTS, les CRAM, les CGSS et l'INRS"-.Edition INRS -ED 886, 2002,

-

"Evaluation des risques professionnels. Aide au repérage des risques dans les PME-PMI""-.Edition INRS -. ED 840 , 2011,

 

« Les

méthodes

d'évaluation

des

risques

chimiques.

Une

analyse

critique »

-

Edition

INRS

ND

2312,

2009Organismes publics de prévention des risques professionnels :

- CARSAT : Caisse d'Assurance Retraite et de la Santé Au Travail

- CMSA : Caisses de Mutualité Sociale Agricole

- OPPBTP : Organisme Professionnel de Prévention du Bâtiment des Travaux Publics

- ANACT : Agence Nationale pour l'Amélioration des Conditions de Travail et son réseau territorial (ARACT)

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Fiche conseil n°2 – Analyse et évaluation des [Aspects Environnementaux /Risques SST]

Données réglementaires utiles :

Un certain nombre de données, que la réglementation exige dans certains cas, sont des données d'entrée pour l'identification des AES/risques SST.

En SST :

la fiche d'entreprise (Code du Travail, art. D. 4624-37) et l'éventuelle surveillance médicale particulière (CT, fiche d'entreprise (Code du Travail, art. D. 4624-37) et l'éventuelle surveillance médicale particulière (CT, art. R. 4624-19) réalisées par le médecin du travail,

-

la déclaration à la CPAM pour les procédés susceptibles de provoquer des maladies professionnelles (Code de la Sécurité Sociale, art. L.

461-4),

-

la liste des postes de travail présentant des risques particuliers pour les CDD et intérimaires (CT, art. L 4141-2),

-

les fiches de données de sécurité des produits chimiques utilisés (CT, art R 4411-73),

-

l'évaluation des risques lors de la conception de machines neuves (CT, art R 4312-1, annexe I, 1.1.2, b),

-

les statistiques accidents du travail / maladies professionnelles,

-

les divers registres concernant les accidents (registre des accidents bénins-Code de la Sécurité Sociale art. L. 441-4, registre des avis du CHSCT sur les dangers graves et imminents CT art. L. 4132-1 (et D.4132-1), registre incendie CT art. R. 4227-39) et l'analyse des dysfonctionnements,

-

le registre de sécurité (CT, art. L. 4711-1) comportant les rapports de vérifications et contrôles périodiques,

-

 

En environnement : :

-

étude de dangers / étude d'impacts pour les Installations Classées soumises à autorisation,

-

résultats des mesures imposées par l'arrêté préfectoral d'autorisation d'exploiter et déclarations annuelles d'émissions polluantes pour certaines Installations Classées soumises à autorisation (cf arrêté du 31/01/2008 relatif au registre et à la déclaration annuelle des émissions polluantes et des déchets),

-

bilan de fonctionnement décennal pour certaines Installations Classées soumises à autorisation (cf arrêté du 29/06/2004 relatif au bilan de fonctionnement prévu à l'article R. 512-45 du code de l'environnement),

-

schéma de maîtrise des émissions des Composés Organiques Volatiles (cf arrêté du 02/02/1998 – V- II- art 7 et cf certains arrêtés ministériels de prescriptions générales pour les IC soumises à déclaration),

-

plan de gestion des solvants (cf certains arrêtés ministériels de prescriptions générales pour les IC soumises à déclaration),

-

état indiquant la nature et la quantité des produits dangereux détenus et plan général des stockages (cf certains arrêtés ministériels de prescriptions générales pour les IC soumises à déclaration),

-

registre déchets (cf arrêté du 07/07/2005 fixant le contenu des registres mentionnés à l’article R. 541-43 du code de l’environnement),

-

Arrêté du 26/04/11 relatif à la mise en œuvre des meilleures techniques disponibles prévue par l’article R. 512-8 du code de l’environnement.

-