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Document 1 : cass. Civ.

1ère, 16 avril 1996, pourvoi n° 94-16528  SILENCE COMME FORME D’ACCEPTATION :


« le silence ne vaut pas, à lui seul, acceptation ». Nouvel Article 1120 : principe : le silence ne vaut pas
acceptation. Exceptions : loi / usage / relations d’affaire / circonstances particulières.

Document 2 : cass. Com. 18 janvier 2011, pourvoi n° 09-69831  SILENCE (circonstances particulières) – « les
circonstances permettaient de donner à ce silence la signification d'une acceptation tel l'engagement
pris par M. X... pour permettre à la clinique de présenter un plan crédible à l'homologation du
tribunal, cette circonstance donnant à son silence la signification d'une acceptation ; qu'elle en a
déduit que l'accord était valablement formé »

Document 3 : cass. Com. 7 janvier 1981, pourvoi n° 79-13499  THEORIE DE L’EMISSION : cet arrêt semblé en
matière commerciale consacrer la théorie de l’émission. Dans cet arrêt, il y est écrit que faute de
stipulation contraire, une convention est destinée à devenir parfaite non par la réception par le
pollicitant de l’acceptation de l’autre partie mais par l’émission par celle-ci de cette acceptation. En
matière commerciale, c’est l’émission de l’acceptation et plus précisément l’envoi postal de la lettre
d’acceptation qui forme le contrat, semble considérer la Cour de cassation.

Document 4 : cass. Civ. 3ème, 16 juin 2011, pourvoi n° 09-72679  THEORIE DE LA RECEPTION : Mais cet arrêt a
pu sembler revenir sur la théorie de l'émission pour consacrer plutôt la théorie de la réception. C'est
précisément du reste, la théorie de la réception qui est consacrée par le projet de réforme du droit
des obligations. Sur ce point, la solution retenue par l'arrêt de 1981 serait abandonnée puisque le
nouvel article 1121 énonce que « Le contrat est conclu dès que l'acceptation parvient à l'offrant. Il
est réputé l'être au lieu où l'acceptation est parvenue. »  Clarifie les choses – la théorie de réception
qui est clairement consacrée. Nouvelles règles qui sont purement supplétives. On a consacré la
théorie de la réception qui est bien plus simple à appliquer en pratique que la théorie d’émission.

Document 5 : cass. Civ. 3ème, 10 décembre 1997, pourvoi n° 95-16461  CADUCITE DE L’OFFRE : « les époux Y...
s'étaient engagés à maintenir leur offre jusqu'au 31 décembre 1991 et que le décès de M. Y... n'avait
pu rendre cette offre caduque, la cour d'appel a violé le texte susvisé » / Nouvel Article 1117 :
« L’offre est caduque à l’expiration du délai fixé par son auteur ou, à défaut, a l’issue d’un délai
raisonnable. Egalement en cas d’incapacité ou de décès de son auteur. »

Document 7 : cass. Civ. 3ème, 25 mai 2005, pourvoi n° 03-19411  Si on veut être sûr de ne pas être lié par une
acceptation au-delà d’un certain délai, il ne faut pas se contenter de mentions imprécises : il vaut
mieux fixer une date butoir. Attirant l’attention sur l’intérêt qu’il peut y avoir en droit à être précis :
il s’agit d’une personne physique qui avait formulé une proposition, offre de vente d’un immeuble et
son offre de vente précisait réponse immédiate souhaitée et le destinataire de l’offre était une SA qui
avait reçu l’offre le 10 mai et elle l’avait accepté le 16 juin 1999. L’acceptation est intervenue dans un
délai de cinq semaines. L’offrant faisait valoir que le contrat n’était pas formé puisqu’il avait précisé
réponse immédiate souhaitée. La Cour de cassation a précisé qu’un délai de cinq semaines n’était pas
excessif pour permettre à une SA car il fallait réunir le conseil d’administration. Le contrat s’était donc
valablement formé.

Document 8 : cass. Civ. 3ème, 20 mai 2009, pourvoi n° 08-13230  L’offre de vente, qui avait été renouvelée en
1996 sans être assortie d’aucun délai n’a été accepté qu’en 2001.

Document 9 : cass. Civ. 3ème, 7 mai 2008, pourvoi n° 07-11690  Si l’offre adressée à une personne déterminée
ne comporte pas un délai précis pour l’acceptation, on peut hésiter sur la sanction de la rétractation
fautive. La jurisprudence tend à considérer à cet égard traditionnellement que l’offrant qui révoque
prématurément sa proposition ne peut être condamné qu’au paiement de dommages-intérêts sur le
terrain de la responsabilité civile délictuelle sauf si l’offre était faite à une personne déterminée et
fixait expressément un délai auquel cas l’acceptation de l’offre dans le délai entraine la formation du
contrat comme l’a jugé cet arrêt.

Document 10 : cass. Civ. 3ème, 7 juillet 2015, pourvoi n° 14-20536  REVOCATION DE L’OFFRE : Nouvel Article
1115 : L’offre peut être librement rétractée tant qu’elle n’est pas parvenue à son destinataire. Si elle
est parvenue, « elle ne peut être rétractée avant l’expiration du délai fixe par son auteur ou, à défaut,
l’issue d’un délai raisonnable. Sanction (Nouvel Article 1116)  empêchement de la conclusion du
contrat et engagement de la responsabilité extracontractuelle de son auteur dans les conditions du
droit commun.