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II-3- lignes conducteurs et pylônes…………………………………………………………………

II-4- les postes électriques…………………………………………………………………………..

III- la protection des réseaux électriques………………………………………………………….

III-1- Introduction a la protection…………………………………………………………………

III-2-Elément du système de protection…………………………………………………………..

III-3- Protection des éléments de réseaux…………………………………………………………

II-3- lignes conducteurs et pylônes


On peut observer plusieurs sortes de lignes électriques : ceux à un fil, ceux avec trois fils, et
ceux avec un multiple de trois fils sur les pylônes, qui ont 3, 6 ou 9 fils. Les lignes à un seul
fil sont utilisées pour les derniers mètres entre le transformateur STEG et la maison. Ce sont
en fait deux fils entortillés à basse tension et correspondent à la phase et au neutre.

Sur les fils électriques long distance, on trouve toujours trois fils, ou des groupes de trois fils.

STEG n’a donc réellement besoin que de la phase, soit un seul fil, pour transporter de
l’énergie. Le neutre est indispensable pour fermer le circuit mais n’est pas relié à la centrale
électrique. Il provient du poste de transformation : le neutre et la phase en sortent et vont vers
les habitations.

En théorie donc, STEG pourrait utiliser un seul fil pour alimenter votre maison. Pourquoi les
trois fils alors ?

En fait, ces trois fils correspondent à trois fils avec chacun une phase ! Le courant est
alternatif dans les trois cas, mais les trois signaux sont décalés on dit « déphasé »

Le réseau STEG utilisant trois phases est donc dit « triphasé ».


On remarque que si on additionne les trois phases ensembles, la moyenne fait toujours 0 V,
soit le neutre ! Ce dernier est créé dans le poste de transformation à partir de la somme des
trois phases. Entre la centrale et le poste de transformation, on fait donc l’économie d’un fil
de neutre pour chaque phase, ce qui n’est pas une petite économie quand on gère des
centaines de milliers de kilomètres de lignes.

L’on doit à Nikola Tesla l’usage du triphasé pour transporter l’énergie : non seulement ceci
permet d’économiser des fils pour le transport, mais ceci constitue également une façon plus
efficace pour utiliser l’énergie.

On peut reconnaître les différentes lignes au nombre d’isolateurs en verre qu’ils ont. L’air et
l’eau de pluie possèdent une tension de rupture au dessus de laquelle elles deviennent
conductrices. Plus la tension transportée est grande, plus les câbles doivent être éloignés du
poteau, conducteur et relié au sol. Une ligne de 20 kV possède généralement deux isolateurs
en verre. Les lignes de 50 kV en ont cinq. Les lignes à très haute tension de 400 kV en ont une
vingtaine.

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Le réseau électrique Tunisien se compose de près de 6600 kilomètres de lignes électriques, la
majorité d’entre elles étant aériennes. La façon la plus aisée de distinguer ces différentes
lignes est d’observer leurs supports et le nombre d’isolateurs qui changent en fonction de la
tension du courant transporté.

On distingue schématiquement :

 les lignes à très haute tension (400 000 V et 225 000 V) et à haute tension
(principalement 63 000 V) qui acheminent l’électricité des grandes unités de
production jusqu’à des transformateurs. Elles sont soutenues par des pylônes
dont la forme et la largeur varient en fonction de l’environnement. Ces pylônes
en acier sont souvent en « treillis » (assemblage formant une triangulation).
Généralement, plus la tension de la ligne est élevée, plus les pylônes sont
hauts. Un pylône soutenant une ligne de 400 000 V peut atteindre 90 m de
haut ;

 les lignes à moyenne tension et basse tension (entre 20 000 et 230 V) qui
acheminent l’électricité depuis des transformateurs jusqu’aux consommateurs
finaux. Elles sont soutenues par des poteaux électriques généralement en bois
ou en béton. Ceux-ci ne mesurent que 10 à 14 m de haut.

Le courant est transporté au sein de câbles qui forment des « conducteurs électriques ». Ils
sont nus (non isolés) pour en limiter le poids et sont accrochés aux pylônes ou aux poteaux via
des chaînes d’isolateurs. Les isolateurs sont généralement des galettes en verre ou en
porcelaine. On en dénombre jusqu’à 19 par chaîne sur les lignes à très haute tension du réseau
de transport et jusqu’à 3 par chaîne sur les lignes à moyenne et basse tension du réseau de
distribution.

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II-4- les postes électriques
Nous avons vu dans la première partie du cours que le poste électrique était un nœud du
réseau électrique.
Un réseau électrique est un système dont le poste constitue une pièce majeure dans la mesure
où c'est le lieu(le nœud) d'où le réseau est :
➤ organisé (configuration de la topologie)
➤ surveillé (fonction de monitoring)
➤ protégé (action des protections)
Le poste peut être considéré comme une barre (ou des barres) sur laquelle sont connectées des
dérivations (feeder) qu'en terme de réseau électrique.
Dans une poste électrique on trouve d'une façon générale les appareils HT suivants (voir
schéma) :
● Les transformateurs
● Les appareils d'isolement ou d'aiguillage : les sectionneurs
● Les appareils de coupure : le disjoncteur
● Les appareils de mesures : les TT (transformateur de tension) et les TC (transformateur de
courant)
● Les appareils de téléprotection

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● Les protections HT : parafoudres.
● Les dispositifs de mise à la terre (MALT).

Les conséquences d’un défaut électrique

Les conséquences d’un défaut électrique sont multiples, parfois non évidentes, à priori
difficiles à imaginer, voici quelques exemples :

 en aval du défaut, le réseau mis hors tension entraîne un arrêt partiel et inopiné de
l’exploitation ;
 le siège du défaut est souvent endommagé, d’où démontage, réparation,
remplacement, retour en usine, expertise... ;
 pendant la durée du défaut, le personnel est confronté à un risque d’électrisation, de
brûlures (effets thermiques), voire même de traumatismes (projection ou chute).
Des conséquences peuvent être ressenties également sur les parties saines du réseau, par
exemple lors d’un court-circuit :
 chute de tension préjudiciable aux accrochages électriques, aux automates et
équipements informatiques.
 perte de stabilité des machines tournantes qui peut, même après élimination du défaut,
s’aggraver jusqu’à entraîner l’effondrement total de la distribution et des sources de
secours prévues pour assurer la continuité de l’alimentation.
Ainsi donc, dans presque tous les cas, un défaut provoque une interruption d’alimentation et
de production.
Interruption qui, du fait des contraintes économiques, est de moins en moins acceptable.
L’arrêt d’exploitation peut cependant être circonscrit à une zone du réseau selon :
le lieu du défaut, l’efficacité des protections, la technique de sélectivité mise en œuvre.

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Cette réduction du risque d’interruption est obtenue par un plan de protection bien établi. Le
rôle des protections est de provoquer rapidement la mise hors tension de la partie du réseau
affectée par le défaut afin d’en limiter les conséquences. La sélectivité vise à ne mettre hors
tension que cette partie du réseau et seulement celle-ci (cf. fig. 1).

1) - Sélectivité ampèremétrique :
Une protection ampèremétrique est disposée au départ de chaque tronçon : son seuil est réglé
à une valeur inférieure à la valeur de défaut minimal provoqué par un court-circuit sur la
section surveillée, et supérieure à la valeur maximale du courant provoqué par un court-circuit
situé en aval (au-delà de la zone surveillée).
Ainsi réglée, chaque protection ne fonctionne que pour les court-circuits situés
immédiatement en aval de sa position, à l’intérieur de la zone surveillée, elle est insensible
aux court-circuits apparaissant au-delà.
2) - Sélectivité chronométrique :
Sélectivité dans laquelle les protections sollicitées sont organisées pour fonctionner de
manière décalée dans le temps. La protection la plus proche de la source a la temporisation la
plus longue.
Ainsi, sur le schéma, le court-circuit représenté est vu par toutes les protections (en A, B, C, et
D). La protection temporisée D ferme ses contacts plus rapidement que celle installée en C,
elle-même plus rapide que celle installée en B.
Après l’ouverture du disjoncteur D et la disparition du courant de court-circuit, les
protections A, B, C qui ne sont plus sollicitées, revient à leur position de veille.

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La différence des temps de fonctionnement ∆T entre deux protections successives est
l’intervalle de sélectivité.
le besoin de l’exploitant
Si ce besoin devait être exprimé par un seul mot, ce serait SÛRETÉ. Ce mot a plusieurs
acceptions (cf. Cahiers Techniques n° 134 et 144), dans ce document les deux sens retenus
sont :
 Sécurité
 disponibilité,
Mais abordés sous l’angle des protections électriques.
Ainsi, les dispositifs de protection ont une forte incidence sur la sécurité, car ils doivent
éliminer au plus vite un défaut pour protéger les personnes et les biens contre ses
conséquences (accident corporel, dégât matériel).
Ces mêmes dispositifs influent fortement sur la disponibilité, car :
 leur sélectivité limite la zone affectée par un défaut,
 ils minimisent le délai de rétablissement de la tension,
par leurs auto contrôles, mieux leurs auto diagnostics, ils réduisent le risque de non
fonctionnement et de déclenchement intempestif, ils donnent à l’exploitant la possibilité de
diagnostiquer à distance (c’est la fonction communication), ils peuvent intégrer des
automatismes de reprise de service (relestage, séquences de redémarrage, permutation...).
Il convient de remarquer que la sécurité s’oppose à la disponibilité puisque les dispositifs
automatiques de protection provoquent souvent des interruptions de service. Ainsi le niveau
de sûreté retenu pour une installation est le résultat d’un compromis qui tient compte d’une
multitude de choix formalisés par le plan de protection.
En conséquence toute modification, en cours d’étude ou ultérieure, doit être soigneusement
analysée quant à ses répercussions sur la sécurité et la disponibilité. Pour cela, les différents
niveaux de sûreté recherchés sur un réseau doivent impérativement être fixés :
dès l’étude de conception, donc bien avant le choix des constituants,
et lors du choix du mode de conduite.
Qualités principales d’un système de protection :
1)- Rapidité :
Les courts-circuits sont donc des incidents qu’il faut éliminer le plus vite possible, c’est le
rôle des protections dont la rapidité de fonctionnement et des performances prioritaires.
*Le temps d’élimination des courts-circuits comprend deux composantes principales :
*Le temps de fonctionnement des protections (quelques dizaines de millisecondes).

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*Le temps d’ouverture des disjoncteurs, avec les disjoncteurs modernes (SF6 ou à vide), ces
derniers sont compris entre 1 et 3 périodes.
2) - Sélectivité :
La sélectivité est une capacité d’un ensemble de protections à faire la distinction entre les
conditions pour lesquelles une protection doit fonctionner de celles où elle ne doit pas
fonctionner.
Les différents moyens qui peuvent être mis en œuvre pour assurer une bonne sélectivité dans
la protection d’un réseau électrique, les plus important sont les trois types suivants:
*Sélectivité ampèremétrique par les courants,
*Sélectivité chronométrique par le temps,

La figure ІІ.5 représente le schéma principal d’une protection électrique, quelque soit les
éléments principaux de protection des réseaux électriques :
1) - Transformateur de courant :
1.1) - Définition :
Selon la définition de la commission électrotechnique internationale (C.E.I), "un
transformateur de courant est un transformateur de mesure dans lequel le courant secondaire
est, dans les conditions normales d'emploi, pratiquement proportionnel au courant primaire et
déphasé par rapport à celui-ci d'un angle approximativement nul pour un sens approprié des
connexions".
La notion de transformateur de courant est un abus de langage, mais elle a été popularisée
dans l'industrie. L'expression « transformateur d'intensité » est sans doute plus exacte. On
utilise fréquemment les abréviations TC ou TI.
- Les transformateurs de courant ont deux fonctions essentielles :
• Adapter la valeur du courant MT du primaire aux caractéristiques des appareils de mesure
ou de protection en fournissant un courant secondaire d’intensité proportionnelle réduite,

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• Isoler les circuits de puissance du circuit de mesure et/ou de protection.

Modélisation :
Un transformateur de courant est constitué d’un circuit primaire et d’un circuit secondaire
couplés par un circuit magnétique et d’un enrobage isolant, en époxy silice dans le cas des
transformateurs Merlin Gerin et Siemens par exemple (Fig. II.7). L’appareil est de type :
• Bobiné : lorsque le primaire et le secondaire comportent un bobinage enroulé sur le circuit
magnétique,
• Traversant : primaire constitué par un conducteur non isolé de l’installation,
• Tore : primaire constitué par un câble isolé.
Importance du choix des TC : La précision de fonctionnement des appareils de mesure ou de
protection dépend directement de la précision du TC.

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2) - Transformateur de tension :
2.1) - Définition :
Selon la définition donnée par la commission électrotechnique internationale (C.E.I), un
transformateur de tension ou potentiel est un « transformateur de mesure dans lequel la
tension secondaire est, dans les conditions normales d'emploi, pratiquement proportionnelle à
la tension primaire et déphasée par rapport à celle-ci d'un angle voisin de zéro, pour un sens
approprié des connexions ». On utilise aussi le terme transformateur de potentiel (TP).
Il s'agit donc d'un appareil utilisé pour la mesure de fortes tensions électriques. Il sert à faire
l'adaptation entre la tension élevée d'un réseau électrique HTA ou HTB (jusqu'à quelques
centaines de kilovolts) et l'appareil de mesure (voltmètre, ou wattmètre par exemple) ou le
relais de protection, qui eux sont prévus pour mesurer des tensions de l'ordre de la centaine de
volts.
La caractéristique la plus importante d'un transformateur de tension est donc son rapport de
transformation, par exemple 400 000 V/100 V.
2.2) - Fonction :
La fonction d’un transformateur de tension est de fournir à son secondaire une tension image
de celle qui lui est appliquée au primaire. L’utilisation concerne autant la mesure que la
protection.
Les transformateurs de tension (TT ou TP) sont constitués de deux enroulements, primaire et
secondaire, couplés par un circuit magnétique, les raccordements peuvent se faire entre phases
ou entre phase et terre (Fig. II.12).

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3) - Les relais de protection :
3.1) - Définition :
Les relais de protection sont des appareils qui reçoivent
un ou plusieurs informations (signaux) à caractère
analogique (courant, tension, puissance, fréquence,
température, …etc.) et le transmettent à un ordre binaire
(fermeture ou ouverture d’un circuit de commande)
lorsque ces informations reçues atteignent les valeurs
supérieures ou inférieures à certaines limites qui sont
fixées à l’avance, Donc le rôle des relais de protection
est de détecter tout phénomène anormal pouvant se
produire sur un réseau électrique tel que le court-circuit,
variation de tension. …etc. Un relais de protection détecte l’existence de conditions
anormales par la surveillance continue, détermine quels disjoncteurs ouvrir et alimente les
circuits de déclenchement.
La technologie numérique a fait son apparition au début des années 1980. Avec le
développement des microprocesseurs et des mémoires, les puces numériques ont été intégrées
aux équipements de protection.
Les protections numériques, sont basées sur le principe de la transformation de variables
électriques du réseau, fournies par des transformateurs de mesure, en signaux numériques de
faible voltage. L'utilisation de techniques numériques de traitement du signal permet de
décomposer le signal en vecteurs, ce qui autorise un traitement de données via des
algorithmes de protection en fonction de la protection désirée. En outre, ils sont équipés d'un
écran d'affichage à cristaux liquides sur la face avant pour le fonctionnement local.
Ces dispositifs nécessitant une source auxiliaire, offrent un excellent niveau de précision et un
haut niveau de sensibilité. Ils procurent de nouvelles possibilités, comme :
• Intégration de plusieurs fonctions pour réaliser une fonction de protection complète dans
une même unité,
• Le traitement et le stockage de données,
• L'enregistrement des perturbations du réseau (perturbographe),
• Le diagnostic des dispositifs connectés (disjoncteurs, ….etc.).
Ces modèles intègrent des possibilités d'autotest et d'autocontrôle qui augmentent leur
continuité de fonctionnement tout en réduisant la durée et la fréquence des opérations de
maintenance.

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4) - Disjoncteur moyenne et haute tension :
4.1) - Définition et rôle :
Selon la définition de la Commission électrotechnique internationale (C.E.I), un disjoncteur à
HTA est destiné à établir, supporter et interrompre des courants sous sa tension assignée (la
tension maximale du réseau électrique qu’il protège) à la fois :
 Dans des conditions normales de service, par exemple pour connecter ou déconnecter
une ligne dans un réseau électrique,
 Dans des conditions anormales spécifiées, en particulier pour éliminer un court-circuit,
et les conséquences de la foudre.
De par ses caractéristiques, un disjoncteur est l’appareil de protection essentiel des réseaux
électrique HTA, car il est seul capable d’interrompe un courant de court-circuit et donc éviter
que le matériel soit endommagé par ce court-circuit.
4.2) - Principe de fonctionnement :
La coupure d’un courant électrique par un disjoncteur à MT est obtenue en séparant des
courants dans un gaz (air, SF6, etc.) ou dans un milieu isolant (par exemple à vide). Après la
séparation des contacts, le courant continue de circuit à travers un arc électrique qui s’est
établi entre les contacts du disjoncteur (Fig. II.16). Pour les disjoncteurs à MT, le principe de
coupure retenu est la coupure du courant lorsqu’il passe par zéro (ceci se produit toutes les dix
millisecondes dans le cas d’un courant alternatif à 50 Hz). En effet, c’est à cet instant que la
puissance qui est fournie à l’arc électrique par le réseau est minimal (cette puissance fournie
est même nulle à l’ instant où la valeur instantanée du courant est nulle).

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4) - sectionneur moyenne et haute tension :
4.1) - Définition et rôle :
Le sectionneur est un appareil
électromécanique permettant de séparer, de
façon mécanique, un circuit électrique et son
alimentation, tout en assurant physiquement
une distance de sectionnement satisfaisante
électriquement. L'objectif peut être d'assurer la sécurité des personnes travaillant sur la partie
isolée du réseau électrique ou bien d'éliminer une partie du réseau en dysfonctionnement pour
pouvoir en utiliser les autres parties.
Le sectionneur, à la différence du disjoncteur ou de l'interrupteur, n'a pas de pouvoir de
coupure, ni de fermeture. Il est impératif d'arrêter l'équipement aval pour éviter une ouverture
en charge. Dans le cas contraire de graves brûlures pourraient être provoquées, liées à un arc
électrique provoqué par l'ouverture.
Le sectionneur, pour satisfaire aux normes en vigueur, doit pouvoir être condamné en position
ouverte.
La fonction principale d'un sectionneur haute tension est de pouvoir séparer (un disjoncteur
isole mais ne sépare pas : notions de distance) un élément d'un réseau électrique (ligne à haute
tension, transformateur, portion de poste électrique, ...) afin de permettre à un opérateur
d'effectuer une opération de maintenance sur cet élément sans risque de choc électrique. Le
sectionneur doit :
 pouvoir être cadenassé pour garantir à l'opérateur qu'un circuit isolé ne sera pas
refermé par inadvertance ;
 posséder une isolation entre les bornes, qui garantisse à l'opérateur
qu'une surtension ne puisse pas mettre en défaut cette isolation et remettre
malencontreusement le circuit sous tension.

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