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UGLC-SC

Faculté des Sciences Economiques et de


Gestion (FSEG)

COURS : MONNAIE ET INSTITUTIONS FINANCIERES.

CLASSE : 2eme, Banque-Finance

Professeur chargé de cours :BALDÉ Mamadou Saïdou

Contact :664217251

Edition Universitaires 20012


Cours de Monnaie et Institutions Financières Internationales

Chapitre I : La monnaie et les mécanismes de la création monétaire

Dans les relations économiques, la monnaie joue un rôle fondamental. Les biens ne
s’échangeant pas contre des biens mais contre de la monnaie. Elle est donc un intermédiaire
obligatoire des échanges.

Par ailleurs, la monnaie est une notion très vaste qui regroupe en son sein différents types
de moyens de paiement. La monnaie est extrêmement complexe et à la fois difficile à
quantifier.

S1 : Définition, fonction et formes

La connaissance de la monnaie repose sur ce qu’elle est, son utilité et ses formes.

P1 : Définition

La monnaie a fait l’objet de plusieurs définitions et nous retiendrons essentiellement celle de


F.Perroux : « la monnaie est un instrument de paiement, indéterminé, général et
immédiat »

P2 : Les fonctions de la monnaie

La monnaie a essentiellement trois fonctions :

1. Intermédiaire d’échange

C’est la première et la plus importante fonction de la monnaie. Elle évite par son existence
les nombreux inconvénients du troc. En tant que telle, la monnaie permet de fractionner
l’échange en deux étapes : on cède l’objet à vendre contre de la monnaie et on acquiert le
bien désiré contre de la monnaie.

2. Unité de valeur

La monnaie est aussi un moyen d’exprimer la valeur de chaque bien par rapport à une
référence unique, ce qui permet d’assurer les comparaisons de valeurs entre les biens et les
services et d’établir une échelle générale des prix.

3. Réserve de valeur (ou pouvoir d’achat)

La monnaie est enfin un instrument d’épargne. Ce qui permet de différer l’utilisation d’un
revenu. De ce fait elle permet l’accumulation de la richesse, facteur de progrès et de
croissance économique.

P3 : Les différentes formes de la monnaie

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Nous pouvons retenir deux formes principales de la monnaie :

- La monnaie fiduciaire et
- La monnaie scripturale
a) La monnaie fiduciaire : le mot fiduciaire est tiré de fiducia qui signifie confiance. Il
s’agit de la monnaie-papier qui est utilisée dans toutes les transactions dans une
économie. Sa valeur est garantie par l’Etat à travers la banque centrale seule capable
de la convertir en or.
Elle existe aussi en pièces de monnaie métalliques ou de jetons avec un pouvoir
libératoire limité à des petites opérations quotidiennes et généralement de faible
valeur (cigarettes, journaux…). Cette forme de monnaie fiduciaire émise par le trésor
public est appelée monnaie divisionnaire.
a) La monnaie scripturale : elle constitue la principale forme de monnaie dans les
économies modernes. Elle tire son nom du fait qu’elle est matérialisée par une
inscription sur les livrets des institutions financières (banques, centres de chèques
postaux).

En plus des chèques, des effets de commerce (lettre de change et billets à ordre) et les
opérations de virement, il existe de nos jours une autre forme de monnaie scripturale
appelée la monnaie électronique. Elle relève du domaine de l’électronique et de
l’informatique (carte bancaire). Celle-ci revêt plusieurs avantages notamment la protection
du titulaire d’un compte contre le vol par un code secret ou par la signature du propriétaire.
Les chèques et les cartes de crédit sont les moyens de paiement les plus couramment utilisés
aujourd’hui par les particuliers. Ajoutés aux billets de banques et aux pièces de monnaie en
circulation, ces instruments constituent l’ensemble des moyens de paiement en circulation
(la masse monétaire).

S2 : Evolution de la monnaie dans le temps

Les premières monnaies ont été constituées par des objets qui tiraient leur valeur d’emploi
sous forme de marchandises. La plus ancienne forme de monnaie est la monnaie
métallique : ce sont les pièces de monnaie.

Les premières remontent de l’antiquité et elles étaient en métal précieux (or et argent), mais
aussi en cuivre, ou en bronze pour celles qui avaient moins de valeur. L’utilisation de cette
monnaie se justifie par la difficulté du système d’échange par le troc : échange de biens
contre biens souvent confronté à des difficultés liées à l’inadéquation entre les besoins
exprimés et les valeurs des biens à échanger.

S3 : Les instruments de paiement

La monnaie n’est plus qu’une écriture d’où le nom qu’on lui a donné de monnaie scripturale.

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Pour disposer de cette monnaie, le client doit donner un ordre à sa banque. Cet ordre se
matérialise par un chèque ou prend le nom d’ordre de virement.

P1 : Le Chèque

Le chèque est un instrument de paiement par lequel le signataire appelé tireur donne
instruction à sa banque appelée tirée, de payer une certaine somme à une autre personne
dénommée le bénéficiaire.

Le chèque met donc en présence trois personnes :

- Le tireur (signataire)
- Le tiré (la banque)
- Le bénéficiaire

P2 : Le Virement

C’est une opération comptable par laquelle une banque débite un compte d’un certain
montant et porte le même montant au crédit d’un autre compte. On distingue deux types de
virement :

- Le virement indirect : dans ce cas les comptes des deux personnes sont ouverts. Il
s’effectue par l’intermédiaire de la banque centrale chez laquelle chacune de ses
banques peut réaliser l’opération suivant son compte ouvert.
- Le virement direct : celui effectué par la banque qui tient compte des deux comptes
intéressés.

P3 : La Quittance

C’est un papier constatant qu’un débiteur s’est acquitté d’une dette. Elle a trait
généralement à des paiements périodiques (loyer, facture d’électricité…).

S4- Les instruments de crédit

Les instruments de paiement sont des moyens de règlement au comptant alors que les
instruments de crédit à terme qui sont : la lettre de change (ou traite), le billet à ordre (le
warrant) et le reçu.

P1 : La lettre de charge

C’est un écrit par lequel une personne donne à une autre personne l’ordre de payer une
troisième personne, une certaine somme d’argent à une date déterminée. La lettre de
change met en relation trois personnes :

- Le tireur : créancier qui donne l’ordre de payer ;

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- Le tiré : débiteur qui doit payer en espèce le marchand ;


- Le bénéficiaire : personne qui recevra le montant de la dette.

P2 : L’accréditif

C’est l’ordre donné par une banque à l’une de ses agences ou l’un de ses correspondants de
mettre à la disposition de son client une somme déterminée pendant une durée déterminée.

P3 : Le Reçu

C’est un écrit constatant la remise d’une valeur. Il est signé par la personne qui reçoit cette
valeur.

P4 : Le Billet à ordre

C’est un engagement écrit pris par le débiteur (le souscripteur) de payer une certaine
somme d’argent à son créancier (bénéficiaire) à une échéance déterminée.

P5 : Le Warrant (récépissé)

Le warrant est la réunion de deux titres à ordre donc transmissibles par endossement.
C’est deux titres qui portent les mêmes indications et sont établis sur une même feuille
détachées d’un registre à souche.
- La partie supérieure est le récépissé qui représente la propriété de la somme
- La partie inferieure représente le warrant qui est un bulletin de gage que le déposant
peut endosser.

S5 : Le Mécanisme de la création monétaire

La création monétaire est l’un des aspects les plus importants de l’analyse monétaire. La
création monétaire est assurée dans de faibles proportions par trois types d’agents : les
banques de dépôts, la banque centrale, le trésor public.

P1 : Mécanisme de création monétaire par la banque de dépôts

Elle joue le rôle d’intermédiations financières.

EX : La BICIGUI accorde un crédit de 10 000 000 gnf à une société pour l’achat d’un nouvel
ordinateur.

Cette opération est enregistrée différemment à la BICIGUI et à la société bénéficiaire du


crédit.

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A la BICIGUI

ACTIF MONTANT PASSIF MONTANT


Prêt à la Société 10 000 000 Dépôt à vue 10 000 000
Total Actif 10 000 000 Total passif 10 000 000

A la Société

ACTIF MONTANT PASSIF MONTANT


BICIGUI 10 000 000 Emprunt BICIGUI 10 000 000
Total Actif 10 000 000 Total passif 10 000 000

P2 : Mécanisme de création monétaire par la Banque Centrale

Elle assure l’émission et la gestion des bons de trésor. Avec sa fonction de banque
d’émission, elle a le monopôle de l’impression et la gestion des signes monétaires.

Elle a également la fonction de régulation de change. D’où le schéma :

Dépôt en or Crédits
BANQUE CENTRALE
(100) (50)
Remise de billets

(100)

PUBLIC

Dépôt 100, Emission : 100 et création avec accords de crédit: 50

A partir de ce schéma nous comprendrons aisément que la banque centrale crée la monnaie
car elle n’accorde plus de crédits aux agents non financiers. Elle accepte trois catégories de
créances :

1. Les créances sur les particuliers et sur les entreprises appelées crédits à l’économie.

Elles sont matérialisées par les effets acquis auprès des autres banques à l’occasion du
refinancement de celles-ci. C’est un mécanisme de transformation de la monnaie scripturale
en monnaie fiduciaire et ne correspond pas à une augmentation de la masse monétaire.

2. Les créances sur l’Etat

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Deux types de difficultés peuvent être constatés: une conjoncturelle due à un décalage entre
le moment de paiement et celui d’encaissement des prélèvements fiscaux (difficulté de
trésorerie).Elles sont surmontées avec l’aide de la banque centrale en :
- Lui accordant des avances pour régler ses problèmes de trésorerie ;
- Achetant les bons de trésor pour combler son déficit.

3. Les créances sur le reste du monde.

Il y a création monétaire lorsqu’un agent économique résidant effectue des transactions en


cédant la monnaie locale contre des devises. Cette opération entraine une véritable création
monétaire car il y a une augmentation de la masse monétaire en circulation sans qu’il n’y ait
en contre partie une diminution des autres composantes de la masse monétaire. Les besoins
en devises amènent à une destruction monétaire.

P3 : Mécanisme de création monétaire par le trésor public

La création monétaire par le trésor public est de deux ordres : direct et indirect

- Direct :
Avec les réseaux de CCP constituant la banque du trésor public celui-ci n’accorde pas
de crédit. En réglant une dette par les CCP le trésor crée une monnaie scripturale
n’entraînant pas la diminution des dépôts à vue d’un autre agent économique
- Indirect : Il s’agit :

 Des concours de la banque centrale au trésor qui représentent des créances


détenues sur lui en contre partie desquelles la monnaie est créée par
augmentation du solde créditeur du compte du trésor dans les livres de la
banque centrale.
 Les bons de trésor acquis par les autres établissements de crédit et utilisés
par ceux-ci pour leur refinancement auprès de la banque centrale.

P4 : Les contreparties de la masse monétaire

Les contreparties de la masse monétaire sont principalement :


- Les créances sur l’extérieur et
- Le crédit interne

1. Les créances sur l’extérieur

Le solde des créances et des engagements de la banque centrale vis-à-vis de l’extérieur


représente les avoirs officiels nets gérés par la banque centrale:
- Créances : avoirs bruts de change constitués par l’or et disponibilité à vue sur
l’étranger ;

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- Engagements : sont essentiellement formés des comptes créditeurs extérieurs c'est-


à-dire des avoirs à la banque centrale des organismes internationaux, des banques
situées à l’étranger et de la clientèle non résidante ;
- Du solde des créances et des engagements des autres établissements de crédit vis-à-
vis de l’extérieur

2. Le crédit interne

Cette contrepartie comprend les créances sur l’Etat et sur l’économie


- Les crédits à l’Etat : il s’agit des crédits accordés par la banque centrale et des crédits
accordés par les établissements de crédits grâce à l’émission de bons du trésor et des
obligations ;
- Les créances sur l’économie : il s’agit des principales sources de création monétaire
qui comprennent les crédits sous toutes leurs formes distribuées par l’établissement
de crédit.
Cette contrepartie regroupe précisément les financements consentis par les sociétés aux
ménages, aux administrations publiques, aux compagnies d’assurance, aux caisses de
retraite et aux administrations privées.
- Les ressources stables nettes : il s’agit des emprunts obligataires émis sur le marché
intérieur et des emprunts participatifs nets ;
- Des prêts participatifs à des agents non financiers.
Les ressources stables sont présentées par la contrepartie avec un signe négatif.

P3 : la politique monétaire
Sans la politique monétaire aucun développement n’est possible ni pour un pays ni pour une
région.

1. Définition

La politique monétaire consiste à donner la quantité nécessaire à un besoin de l’économie


tout en veillant à la stabilité de la monnaie.
Cette quantité de monnaie ne doit pas être trop faible car les agents économiques seront
contrains de limiter leurs activités économiques.
A l’inverse, une quantité de monnaie de trop entraine une hausse des prix qui provoquerait
une baisse des pouvoirs d’achat des agents économiques.

2. Objectifs

Les objectifs de la politique monétaire rejoignent les objectifs de la politique économique


que sont :

- Croissance économique

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- Stabilité des prix


- Equilibre extérieur
- Plein emploi

3. Les instruments de la politique monétaire

Dans ce cadre nous nous limiterons sur les instruments ci-après :

- Le réescompte ;
- Encadrement de crédits ;
- Réserves obligatoires et
- Open market.

4. Le réescompte de crédits

Il consiste à la vente d’un titre mobilisable par les établissements de crédit à l’institut
d’émission. La banque centrale fixe le taux de réescompte en fonction des objectifs de la
politique monétaire lorsqu’elle veut réduire l’inflation, elle élève les taux de réescompte qui
entraine une baisse de la masse monétaire c'est-à-dire des crédits à l’économie.

Par contre quand la banque centrale veut stimuler l’activité économique elle baisse le taux
de réescompte ; ce qui se traduit par une augmentation de la masse monétaire en
circulation c'est-à-dire des crédits à l’économie et de la création monétaire.

4.1. L’encadrement de crédit

Elle est une mesure réglementaire qui s’impose aux banques. Celles-ci doivent respecter une
certaine augmentation annuelle des crédits distribués à l’économie à un taux de n%

En cas de dépassement les banques sont soumises à des sanctions.

4.2. Les réserves obligatoires

Elles représentent un compte non rémunéré que chaque établissement de crédit doit
maintenir bloqué en proportion des dépôts et des crédits qu’il gère.

Au cas où la réserve obligatoire est assise sur les dépôts a vue. Par exemple, la moyenne
arithmétique des dépôts à vue durant un mois auprès d’un établissement de crédit est de
1000. Le taux de la réserve obligatoire peut être de 10%.

L’établissement de crédit doit geler 1000 x 10%=100

4.3. L’open market (marché ouvert)

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Il consiste pour la banque centrale à acheter ou à vendre des titres publics (bons de trésor)
sur le marché monétaire.

Ces opérations sont effectuées au taux du marché au jour le jour.

Quand la banque centrale décide de vendre des titres, elle ponctionne la liquidité bancaire ;
elle joue dans ce cas pour diminuer l’inflation.

En revanche quand elle achète des titres ; elle injecte des liquidités supplémentaires. Elle
joue dans ce cas en faveur d’une baisse des taux d’intérêt qui entraine une augmentation de
la masse monétaire en circulation et la relance de l’activité économique

P4 : la notion d’inflation

L’inflation est une hausse générale des prix autoentretenue et fondée sur des mécanismes
macroéconomiques.

1. Hausse générale des prix

L’augmentation des prix ne doit pas se limiter à celle des prix d’un produit mais de tous les
produits.

1.1. Autoentretenue

Signifie que cette augmentation des prix de façon général doit être durable

1.2. Fondée sur des mécanismes macroéconomiques dans le sens où l’inflation met
en jeu l’interdépendance de toutes les parties de l’économie

1.3 Mesures de l’inflation

L’inflation se mesure par l’ensemble des prix des biens et des services à travers l’indice des
prix à la consommation

Exemple : l’indice des prix est 145 pour l’année N (iN=145) et 150 pour l’année N+1
(iN+1=145)

Donc le taux d’inflation est iN+1-iN /iN x 100

AN : i=150-145/145 x 100= 0,03246753x100

i=3,24%

Donc il s’agit d’un taux d’inflation modéré

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2. Origine et conséquence de l’inflation


2.1. Origine

Elle se manifeste par trois phénomènes :

- L’inflation par la monnaie se traduit par une quantité de monnaie excédentaire par
rapport aux besoins de l’économie ;
- L’inflation par le déséquilibre du marché s’explique par l’excès de la demande par
rapport à l’offre d’une part et d’autre part par l’augmentation des coûts de
production qui se répercute sur les prix de vente des marchandises ;
- L’inflation par le phénomène psychologique se traduit par des effets d’annonce des
illusions de plus grandes richesses, aspiration à une égalité sociale.

2.2. Conséquence de l’inflation

La première conséquence se traduit par une diminution du pouvoir d’achat des agents
économiques, conflits collectifs pour augmentation des salaires et traitements, perturbation
macroéconomique des revenus et contribution à un avenir incertain car tous les agents
économiques ne peuvent pas faire évaluer leur revenu a la même vitesse que l’inflation, elle
pénalise également les épargnants, les créanciers et les titulaires des revenus. Enfin le
ralentissement de la croissance économique à court terme s’explique par la baisse de la
demande des consommateurs et la diminution de la production des entreprises.

3. Mesures de lutte contre l’inflation

Elles consistent à élaborer un programme de politiques qui apparaissent au pays tout entier
comme équitables et justes et qui imposent suffisamment de contraintes sur assez
d’éléments critiques.

En effet, la lutte contre l’inflation relève de la compétence des pouvoirs publics.

Au fur et à mesure que l’Etat se donne les moyens d’intervenir dans l’économie, sa politique
anti-inflationniste s’en trouve diversifiée.

Pour lutter contre l’inflation, les pouvoirs publics peuvent :

 Agir par le contrôle du budget et de la monnaie et par celui des prix et des revenus ;
 Pour l’écart inflationniste conjoncturel, les pouvoirs publics peuvent contracter la
demande globale en utilisant les instruments macro-économiques qui sont la
politique monétaire et budgétaire ;
 Recours à la politique budgétaire : il s’agit de la recherche de l’équilibre des finances
publiques et la réduction du déficit budgétaire (diminution des dépenses publiques et

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amélioration des recettes publiques) d’une part et le financement non monétaire du


déficit budgétaire qui se traduit par l’emprunt des moyens de financement
disponibles (l’épargne préexistante ) d’autre part ;
 Recours à la politique monétaire : consiste à la politique des réductions des taux de
liquidités de l’économie, contrôle des agrégats monétaires :

M1 (disponibilité monétaire)

M2 (= M1 + dépôts à vue masse monétaire)

M3 (liquidité monétaire) = M2 + dépôts à terme d’une part, et la manipulation des


instruments de la politique monétaire en tenant compte des objectifs de lutte contre
l’inflation.

Enfin, la lutte contre l’inflation doit nécessiter l’utilisation par les pouvoirs publics de façon
efficace, les instruments de la politique monétaire et de la politique budgétaire et mettre la
population active au travail afin d’améliorer la productivité pouvant assurer un meilleur
rendement et une croissance de la production.

Après avoir expliqué la notion de la monnaie et ses mécanismes de création, il serait


important d’aborder le système monétaire international.

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Chapitre II : Le système monétaire international

Le développement du commerce international pose le problème de transactions entre des


partenaires appartenant à des pays différents. En effet, l’existence des relations
économiques et sociales entre les nations ayant des monnaies différentes nécessite donc
celle d’un marché où les agents économiques pourront convertir leurs devises en monnaie
nationale.

En outre, pour une nécessité de favoriser les échanges des biens et services, les pays ont
cherché en relation avec le développement du commerce international à élaborer un
système des paiements internationaux garantissant la sûreté des transactions. Mais autours
du XXe siècle, ce système a connu beaucoup de mutations sous forme de crises (instabilité).

En réalité, ce système international est un vaste sujet. C’est pourquoi nous allons le définir,
dégager ses caractéristiques et ses différentes évolutions.

S1 : Définition et caractéristiques du système monétaire international

La compréhension du système monétaire passe par celle du système monétaire


international.

P1 : Définition

Le système monétaire international représente l’ensemble des mécanismes et des


institutions qui visent à organiser et réguler les échanges monétaires internationaux autours
d’un régime de change.

P2 : Caractéristiques du système monétaire international

Un système monétaire international se caractérise par trois éléments : un système


d’échange, une base de référence et l’existence des liquidités internationales.

1- Un système d’échange

Un système d’échange décrit la façon dont les cours des monnaies peuvent varier. L’objectif
est d’assurer une stabilité monétaire par les taux de change.

2- Base de référence

Pendant longtemps l’or a été la base de référence car chaque monnaie était définie par son
poids d’or. Par exemple, un dollar correspond à un 1g d’or et un franc correspond à 0,5g
d’or. On peut en déduire qu’il faut 2F pour obtenir un dollar.

Aujourd’hui on rencontre des monnaies artificielles comme unité de compte DTS (droit des
tirages spéciaux).

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3- Les liquidités internationales

Elles représentent l’ensemble des moyens internationaux dont disposent les pays pour le
financement du déficit des balances des paiements. Il s’agit principalement de l’or et des
réserves de change. Notons que les transactions internationales ne peuvent être possibles
que s’il y a un mécanisme cohérent des convertibilités entre les monnaies des différents
pays.

S2 : l’évolution du système monétaire international

Les systèmes de l’étalon d’or et de l’étalon d’échange or constituent les points essentiels qui
marquent l’évolution du SMI.

P1 Le système d’étalon or (gold spécial standard)

Il se développe notamment en Europe du nord à partir du milieu du XIX e siècle et permet de


faciliter le règlement des échanges internationaux. L’étalon or est un système d’échange fixe
dans lequel chaque monnaie est définie par son poids d’or, les taux de change étant
déterminés par le rapport des valeurs en or de chacune de ces monnaies.

Ce système offre l’avantage de lui-même, une stabilité du taux d’échange.

Supposons par exemple qu’un importateur français ait une dette envers une entreprise
anglaise. Pour effectuer le règlement de sa dette, l’importateur français pourra se procurer
sur le marché des changes les livres sterlings qui lui seront nécessaires à un prix variant en
fonction des offres et des demandes de devises. Il pourra également s’adresser à la banque
de France pour convertir ses billets en or à la parité fixée pour le franc et envoyer le métal
jaune en Grande-Bretagne afin d’échanger contre les livres sterlings auprès des autorités
monétaires anglaises, à la parité retenue par la monnaie anglaise.

Le système de l’étalon or présente aussi l’intérêt de favoriser un retour à l’équilibre de la


balance des paiements.

Ainsi par exemple, des entrées d’or consécutives à un excédent de la balance de paiement
doivent provoquer un accroissement de la masse monétaire (en raison du lien étroit entre
stock d’or et quantité des monnaies en circulation).

En effet, l’intervention des autorités monétaires pour éviter des sorties d’or et
l’établissement du cours forcé des billets de banques, à l’issu de la première guerre
mondiale conduisent à l’abandon du système de l’étalon or et à l’adoption en 1922 du
système de l’étalon de change-or.

P2 : Le système d’étalon de change or (gold exchange standard)

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Ce système met un terme à la convertibilité d’une monnaie nationale en or mais


échangeable, à un taux fixe, en une ou plusieurs devises qui, elles-mêmes peuvent être
échangées contre de l’or à un taux déterminé. La monnaie choisie comme étalon est
qualifiée de monnaie ou devise clé (le dollar, livre sterling) ; les pays émetteurs prennent le
nom des pays centres : Etats-Unis, Grande-Bretagne et les pays adoptant cet étalon
constituent les pays satellites.

La crise de 1929 et de l’abandon par la Grande-Bretagne du système de l’étalon


compromettent le fonctionnement de ce système.

La conférence de Genève en 1922 n’a mis en place aucun mécanisme stabilisateur. Il fallait
attendre la conférence de Brettons Wood en juillet 1944 pour assister à la naissance d’un
véritable SMI.

P3 .Le système établit par les accords de brettons Wood

A la suite de nombreuses crises monétaires de l’entre-deux guerres apparaît nécessaire


d’assurer une meilleure stabilité économique et monétaire au niveau international.

Lors de cette conférence en 1944, des principes ont été adoptés et des institutions
financières ont été créées (FMI et BM).

L’objectif de la conférence peut se résumer comme suit : l’élaboration d’un SMI avec des
cours de changes stables (fixes). Ce qui exige :

 L’élimination des restrictions de change ;


 Le rétablissement de la convertibilité pour toutes les monnaies et
 La création d’un organisme monétaire international dont la mission est de veiller au
bon fonctionnement du système.

Les principes évoqués ci- haut sont au nombre de quatre :

 Les monnaies doivent être convertibles entre elles (premier régime) ou en or second
régime ;
 Les parités doivent être déclarées par référence à un poids en or où en une monnaie
convertible en or ;
 L’instauration d’un taux de change fixe doté d’une marge de fluctuation où chaque
pays membre s’engage à maintenir sa monnaie dans la fourchette plus ou moins 1%
 Seul le dollar est convertible en or avec un prix fixe de 35 dollars l’once (une once
d’or correspond à 28 349g) ;
 Les institutions créées à l’issue de cette conférence sont : le Fonds Monétaire
International et la Banque Mondiale.

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S3 : Les institutions financières internationales

Le Fonds Monétaire International et la Banque Mondiale constituent l’aboutissement des


accords issus de la conférence de brettons-Wood en juillet 1944 pour assister à la naissance
d’un véritable Système Monétaire International.

P1 : Le Fonds Monétaire International (FMI)

Le fonds monétaire international, est une institution multilatérale et qui regroupe 187 pays
membres.
1. Origine
Le FMI est créé en juillet 1944 lors de la conférence de Brettons Wood afin d’essayer de
garantir la stabilité du SMI de l’après seconde guerre mondiale. Ce qui permettrait
d’empêcher les grandes économies mondiales de retomber dans la situation des années 30
où les dévaluations des monnaies et les décisions de politiques économiques unilatérales
avaient aggravé les tensions internationales. Son siège est à Washington. Cette institution
emploi plus de 2600 personnes à son siège et à travers le monde. L’actuelle directrice du
fonds est la française Christine Lagarde.

2. Objectifs

L’objectif général du FMI est de promouvoir la coopération monétaire internationale, de


garantir la stabilité économique et faire reculer la pauvreté.
Les objectifs initiaux du FMI sont :
- Réaliser la stabilité des taux de change avec des parités fixes entre les monnaies des
pays membres ;
- Eviter les contrôles de change et autres restrictions financières ;
- Eviter les pratiques discriminatoires et les taux de change multiples ;
- Assurer la convertibilité des monnaies ;
- Donner une confiance aux Etats membres en mettant les ressources générales du
fonds à leur disposition ;
- Réduire les déséquilibres des balances des paiements.

Depuis 1976, le rôle du FMI a évolué et à consisté à soutenir les pays connaissant des
difficultés financières sous-forme de prêts afin de garantir la solvabilité du pays et empêcher
l’éclatement d’une crise financière semblable à celle de 1929.

Dans le cadre des prêts qu’il accorde, le FMI se doit de garantir auprès de ses contributeurs
la bonne utilisation des fonds alloués à tel ou tel pays. Ainsi le FMI exige des emprunteurs
qu’ils mettent en place les politiques économiques qu’ils préconisent :

 Les politiques d’ajustement structurel

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Enfin, les trois grandes missions essentielles sont :


- D’accorder des prêts aux pays en difficultés financières ;
- De conseiller les Etats membres en matière de politique économique ;
- D’apporter une assistance technique et des offres de formation aux Etats membres
suivant leurs besoins.

3. Structure et fonctionnement

Le FMI a pour fonction d’assurer la stabilité SMI et la gestion des crises monétaires et
financières. Le FMI est gouverné par ses 187 pays membres, chacun ayant une voix par sa
participation financière à l’organisation (quote- part). Il prend des nombreuses décisions en
concertation avec la Banque Mondiale au sein du comité de développement. Sa gestion
courante est confiée à un conseil d’administration et des 24 administrateurs représentants
dont : 8 pays sont représentés par un administrateur permanent. Il s’agit des Etats-Unis,
Royaume-Uni, France, Allemagne, Japon, Chine, Russie et Arabie Saoudite. Les 16 autres
sont élus par les pays membres. La plupart des décisions sont prises à l’unanimité dans les
faits.
Cependant compte tenu des modalités de prise de décision au sein du FMI qui suppose une
majorité qualifiée correspondant à 85% des droits de vote, les Etats- unis, l’union
Européenne dans leur ensemble disposent de ce fait d’un droit de véto sur les décisions du
FMI puisqu’ils disposent chacun plus de 15% des droits.
Les ressources du FMI liées aux quotes-parts sont d’environ 210 milliards de DTS (droit de
tirages spéciaux). Soient 300 milliards de dollars américains auquel s’ajoute la possibilité
pour le FMI de recourir à des emprunts envers les grandes puissances économiques (ses
crédits sont de l’ordre de 50 milliards de dollars). Lors du sommet du G20 de Londres (2 avril
2009), il a été décidé d’accroître les ressources du FMI à hauteur de 1000 milliards de dollars
pour mieux faire face à la crise mondiale. (Voir structure à l’annexe).

 Critiques et politiques préconisées :

Les Etats-Unis sont le contributeur principal du FMI et possèdent 16,79 % des droits de vote.
L’Union européenne possède 32, 1% des droits de vote.
Les dix premiers pays représentent plus de 50% du PIB mondial ont la majorité des droits de
vote alors que le FMI compte 187 pays membres. Ce qui fait dire aux opposants du FMI qu’il
est un instrument au service des grands pays qui le financeraient pour imposer les vues
économiques de l’organisation sur les pays qui choisissent d’avoir recours à son
financement. Ce système de vote censitaire est critiqué par les tenants de la mondialisation
démocratique.

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Le Directeur du FMI est toujours un européen comme le Président de la BM est toujours un


américain par accord tacite. Des voix s’élèvent contre cette pratique des rangs des autres
membres notamment ceux des pays en développement.
Face à cette situation des propositions ont été formulées.
Le FMI négocie des plans dits d’ajustement structurel qui consistent généralement à
améliorer les conditions de productions et d’offre via la promotion des mécanismes du
marché. Parmi les mesures concrètes envisagées nous avons:
- L’ouverture du pays aux capitaux étrangers et au commerce international
- La libéralisation du marché
- La privatisation de nombreuses entreprises pouvant réduire considérablement les
dépenses de l’Etat.

P2 : La Banque Mondiale

La Banque mondiale regroupe la Banque Internationale pour la Reconstruction et le


développement (BIRD), l’Association Internationale pour le Développement avec ses deux
filiales : Société Financière Internationale (SFI) et l’Agence Multilatérale de Garantie de
l’Investissement (AMGI).

Son siège est à Washington et le président est élu pour un mandat de 5 ans par le conseil des
administrateurs de la banque.

1. Origine

Elle fut créée le 27 décembre 1945 sous le nom de Banque Internationale pour la
Reconstruction et le Développement après signature des accords de Breton Wood en juillet
1944.

2. Objectifs

L’objectif initial de la BM était d’aider l’Europe et le Japon dans leur reconstruction, au


lendemain de la seconde guerre mondiale.

Les objectifs de la banque mondiale ont évolué au cours des années. Elle a récemment mis
l’accent sur la réduction de la pauvreté en délaissant l’objectif unique de croissance
économique. Elle favorise aussi la création des très petites entreprises ; elle a soutenu l’idée
que l’eau potable ; l’éducation et le développement durable sont des facteurs essentiels à la
croissance économique et a commencé à investir massivement dans des projets.

En réponse des critiques, la Banque Mondiale a adopté une série de politiques en faveurs de
la sauvegarde de l’environnement et du social, visant a s’assurer que les projets de la BM
sont souvent critiqués par les organisations non gouvernementale (ONG) pour ne pas
efficacement lutter contre la pauvreté et négliger les aspects sociaux et environnementaux.

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Son action est aujourd’hui orientée vers les pays en voie de développement (PVD) et en
particulier les pays les moins avancés (PMA) sur des axes comme l’éducation, l’agriculture,
l’industrie.

4- Structure et fonctionnement

La Banque Mondiale compte environ 10 000 employés ; elle fonctionne en cycles triennaux
(3ans) et distribue ses fonds sous forme de dons à hauteur de 20%, le reste prenant la forme
de prêt sans intérêt mais avec une commission de 0,75%.

Pour le cycle 2005-2008, la BM a versé 17,7 milliards de dollars pour l’aide au


développement.

Le cycle triennal 2008-2011, l’IDA doit verser 41,6 milliards de dollars en faveur des pays en
développement.

La Banque Mondiale fonctionne comme une coopérative dans laquelle les actionnaires sont
ses 186 pays membres ; ces actionnaires sont représentés par un conseil des gouverneurs,
composé des ministres des finances des pays membres.

Ce conseil se réunit une fois par an des assemblées annuelles des conseils des gouverneurs
du groupe de la Banque Mondiale et du FMI.

Le président de la Banque Mondiale actuel est Robert Zoellick est élu pour 5ans par le
conseil des administrateurs.

 Critiques

L’action de la Banque Mondiale est souvent critiquée, en particulier par les gouvernements
en place qui rebutent à prendre des mesures anticorruption et organiser de véritables
élections et par les mouvements alter mondialistes, qui accusent l’institution de répondre
plus aux exigences des multinationales qu’à celles des populations locales.

Des crises de légitimité engendrent des projets de reforme tant à l’ONU qu’au FMI et à la
Banque Mondiale ; elles ont pour point commun une demande de transparence et de
démocratie d’une part et une remise en cause des finalités et des modes d’interventions de
ces organisations d’autre part.

Une critique considère la Banque Mondiale comme étant sous l’influence politique des Etats-
Unis qui en profiteraient pour faire avancer leurs propres intérêts ; c’est la raison qui a
poussé le président du Vénézuelas, Hugoschaves à annoncer son intention de retirer son
pays de la Banque Mondiale et du Fonds Monétaire International.

P3 : Le Système Monétaire Européen (SME) et la mise en place de l’EURO

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L’idée de création d’une Europe unie fut émise pour la première fois par Robert Schuman,
ancien ministre français des affaires étrangères en 1950 après la seconde guerre mondiale
avec la ferme conviction des européens que la construction de la paix et de l’harmonie passe
nécessairement par la promotion du développement économique.

1. Origine du SME

Créé le 13 mars 1979 après treize mois de dures négociations ce système succède au
serpent monétaire européen issu des accords de Bâle le 04 avril 1982 qui limita les marges
de fluctuation entre les monnaies européennes à 2,225% puis à 1, 125%.

Mais avant sa mise en place d’autres actes avaient été posés et qui constituent la genèse du
SME. Deux Français, Jean Monnet et Robert Schuman, proposent de créer une organisation
commune à la France et à l’Allemagne qui contrôlerait l’industrie du charbon et de l’acier. En
mettant en commun la production des matières premières nécessaires à la construction des
armes, la guerre sera rendue impossible entre ces deux pays. Ils pensent aussi que cela
permettra à l’Europe d’être plus indépendante économiquement face aux États-Unis et à l’ex
URSS. Ils proposent aux pays qui le souhaitent de se joindre à cette organisation.

C’est plus précisément le 9 mai 1950 que Robert Schuman, alors ministre des affaires
étrangères, présente cette proposition. Cette date est célébrée chaque année comme la
journée de l’Europe.

La création de la CECA

Le plan Schuman aboutit en 1952 à la création de la Communauté Européenne du Charbon


et de l’acier (CECA). Outre la France et l’Allemagne de l’Ouest, la CECA rassemble la
Belgique, l’Italie, le Luxembourg et les Pays-Bas. Dans ces six pays, les taxes douanières sur
l’acier et le charbon sont supprimées. La mise en place de la CECA constitue la première
grande étape de la construction européenne.

L’idée de l’intégration

L’intégration économique et commerciale aboutit à la création de la Communauté


Economique Européenne (CEE) et de la Communauté Européenne de l’Energie Atomique
(CEEA) mais à des fins non militaires avec la ratification du traité de Rome en 1957. L’objectif
de la CEE est d’instaurer un marché commun en mettant un terme à toutes les barrières
douanières sur tous les produits pouvant élargir l’espace de libre échange. Les pays
membres s’engagent également à définir des politiques agricoles communes.

Le plan Werner de 1970

Ce plan contient des propositions relatives à la création d’une monnaie unique, convertible
et dont les réserves nécessaires sont constituées. Ce qui a abouti à la création du Fonds
Européen pour la Coopération Monétaire(FECOM) qui est le fonds de la communauté avec

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l’ECU (European Currençy Unit) comme monnaie commune déterminée après la


combinaison des monnaies les plus fortes.

Ce plan définit également de politiques monétaires et budgétaires communes.

2. Objectifs du SME

L’objectif général est de stabiliser les monnaies européennes et s’articule sur trois grands
axes :

- Un encadrement des marges de fluctuations autours d’un pivot de référence l’ECU


qui n’était en rien une monnaie véritablement commune mais qui fonctionne comme
les DTS ;
- Un mécanisme de change qui assure un lien solide entre les monnaies nationales.
- Un système de crédit qui gère la solidarité monétaire des pays.

Les parités monétaires par rapport à l’ECU étaient les suivantes :

- 1 DM =0.4 ECU
- 1 FF = 0.2 ECU

3. Fonctionnement du SME

Les pays nécessiteux peuvent bénéficier directement des accords de prêts à court terme
mais à condition que les 20% du stock d’or de la banque centrale du pays à la banque
centrale européenne (BCE).

L’ECU en tant que monnaie commune, comme toute monnaie, remplissait les trois
fonctions :

- Instrument d’échange : l’ECU peut être utilisé pour régler les opérations d’ordre
public mais n’a jamais existé en la forme fiduciaire ;
- Instrument de mesure de valeurs : l’ECU était l’étalon de la communauté utilisé par le
FECOM. Toutes les institutions européennes préparent et assurent la gestion de leur
budget en utilisant l’ECU. Mais vu ses limites les européens ont poursuivi l’objectif de
l’union monétaire européenne en créant une monnaie unique appelée Euro.

4. La mise en place de l’Euro

La mise en place de l’Euro est le fruit de l’évolution d’un processus logique de mise en place
d’une Europe de paix après la seconde guerre mondiale, concrétisée d’abord par l’acte
unique européen (1986) à l’issue duquel la commission européenne annonce que le marché
unique sera effectif le 1er janvier 1993.e

 Le traité de Maastrich (février 1992)

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Il prévoit les étapes de construction d’une union économique et monétaire (UEM) et


comprend un projet d’union politique. Ce qui entraina l’adhésion de quatre nouveaux pays à
ce dispositif en 1995 (Suède, Finlande et Autriche).

L’UEM entre en vigueur le 1er novembre 1993 après la réunion des ministres des finances de
douze membres à Bruxelles qui avaient adopté les mesures suivantes :

- Marge de fluctuation à 15% contre 2.25% ;


- Le système de change fixe conçu en 1979 est devenu flottant marquant aussi la fin de
la spéculation des monnaies : FF, FB, Escudo (Portugal), Couronne (Danemark) et
Pesetas (Espagne).

 Le traité d’Amsterdam (1997)

Ce traité modifie de Maastrich en lui intégrant protocole sociale dont l’objet est de
promouvoir l’emploi dans les pays de l’union européenne. L’union a connu d’autres
élargissements avec l’arrivée de Chypre. Notons que l’adhésion à l’union européenne est
conditionnée au-delà des aspects économiques par le respect des droits de l’homme et des
peuples. C’est la raison de la difficulté de la Turquie à intégrer l’union notamment avec le
conflit qui l’oppose avec la Grèce.

 L’union économique et monétaire (UEM)

Elle a été prévue par le traité de Maastricht (1992) et a pour mission l’intégration
économique et monétaire et monétaire de l’Europe par la création d’une monnaie unique :
l’EURO.

 Les étapes de l’UEM

Elles sont au nombre de trois :

Première étape : du 1er juillet au 31 décembre 1993

Celle-ci consiste à mettre en place la libre circulation des capitaux entre les Etats membres,
les quels élaborent une coopération économique et monétaire plus étroite dans le cadre des
institutions existantes. Les recommandations formulées à cette phase sont :

- Mettre fin à la pratique de financement des déficits budgétaires par la création


monétaire;
- Mettre un terme à toute forme de restrictions des mouvements de capitaux ;
- Rapprochement des performances économiques des pays membres (convergence
macroéconomique : déficit, croissance, inflation…) ;

Deuxième étape : du 1er janvier 1994 au 31 décembre 1998

Elle est caractérisée par la création de l’IME (Institut Monétaire Européen) qui se substitue
au conseil des gouverneurs des banques centrales dont la vocation est de coordonner les

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politiques monétaires des Etats et à en harmoniser les instruments. Il reforme aussi les
banques centrales aujourd’hui indépendantes des pouvoirs politiques et prépare la mise en
place de la future Banque Centrale Européenne (BCE) qui se substituera à lui. Il prépare
concrètement l’avènement de l’EURO.

Troisième phase : du 1er janvier 1999 au 31 décembre 2001

L’identification des pays susceptibles de participer à la monnaie à la monnaie unique en


fonction des critères de convergence qui assurent la stabilité intérieure et extérieure de
l’euro (inflation, déficit budgétaire et dette publique maîtrisés, taux d’intérêt à long terme
réduit…). Les critères de convergence sont :

- La stabilité des prix qui doit être proportionnelle à la stabilité de la monnaie ;


- Le taux d’inflation inférieur ou égal à la moyenne des taux des trois pays ayant les
taux d’inflation les plus faibles ;
- Le déficit budgétaire inférieur ou égal 3% du PIB et la dette publique inférieure ou
égale à 60% du PIB ;
- Respect des marges de fluctuations prévues par le système bancaire et monétaire
européen (sans dévaluation ;
- Le taux d’intérêt normal doit être 2% de plus que les trois pays présentant les taux
d’inflation les plus faibles ;
- L’indépendance de la BCE.

Ces critères ont été fixés par le traité de Maastrich.

A compter du 1er janvier 2002, l’Euro devient la monnaie unique à part entière (sous forme
fiduciaire) en circulation dans toute l’Europe. La nouvelle Europe monétaire se caractérise
par :

- Un système de paiement en masse (virement, carte bancaire) ou en monnaie


fiduciaire libellé en euro ;
- Le basculement des administrations publiques à l’Euro ;
- Conversion de toutes les monnaies locales des pays membres en euro ;
- Suppression du cours légal de la monnaie locale.

 Le principe des accords de la monnaie unique

Cadre juridique : lois adoptées en 1996 et 1997 l’objectif étant d’abord :

- Un système monétaire européen pour les pays de la zone euro ;


- Pacte de stabilité et de croissance entre l’espace de l’union et les pays qui
n’appartiennent pas à l’union ;
- Forme et présentation (dessins et dimension) identique à toute la monnaie et pour
tous les pays;
- La continuité des contrats ;
- La fongibilité de l’euro et des monnaies locales

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Ce cadre précise également que l’adhésion n’est obligatoire ni interdite.

Tous les pays membres de la zone euro ont les obligations suivantes :

- Les politiques monétaires, de change et de toutes les émissions de dettes relèvent du


ressort de la BCE depuis 1999 ;
- Introduction de l’euro sur le marché européen (financier, capitaux et
investissement) ;
- Masse salariale (bulletin de salaire, reçu de paiement, cotisations sociales et impôts)
libellée en euro ;
- Marché de change doit suivre les politiques communes

Bien que satisfaisant les critères de Maastrich, l’Angleterre, le Danemark et la Suède n’ont
pas pris part à la monnaie unique.

 La Banque Centrale Européenne

Créée en 1998 dont le siège se trouve en Allemagne et plus précisément à Franckfort, cette
banque communautaire remplit les fonctions suivantes :

- Régulation du système monétaire et bancaire et financier de la zone euro (SEBC et de


l’Euro système : taux directeur 4% en 2007) ;
- Gestion des avoirs communautaires ;
- Lutte contre l’inflation dans tous les pays membres par l’exécution de politiques
communes.

La BCE s’est fixée comme objectifs :

- Ramener le taux d’inflation de la zone euro à moins de 2% ;


- Maintenir la stabilité des prix favorable à la croissance économique de la zone euro
qui nécessite un nombre élevé d’emplois sur le plan social et qui entraine une
augmentation de la production.

Le gouverneur actuel de la BCE est Jean Claude Trichet.

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Chapitre III : La zone franc et le système Bancaire Africain

Nous aborderons dans ce chapitre l’organisation du système bancaire de la zone franc et


une autre zone en gestation : la ZMAO

S1 : Origine de la zone franc

La monnaie africaine dénommée Franc CFA est le fruit de la colonisation.

Dès après la seconde guerre mondiale, son usage est généralisé et signifie FRANC DE
COLONNIE FRANCAISE D’AFRQUE.

Tous les pays ont accédé peu à peu à l’indépendance. De nos jours la signification du sigle
FCFA n’est pas la même pour tous les pays et il existe deux monnaies distinctes appelées
Franc CFA.

- Le Franc de la Communauté Française d’Afrique pour les pays de l’UEMOA (Union


Economique et Monétaire Ouest Africain) ;
- Le Franc de la Coopération Financière de l’Afrique Centrale pour les pays rattachés à
la CEMAC (Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale).

P1 : Les objectifs et les principes de la zone franc

a) Objectifs de la zone franc

Il s’agit pour la zone franc :

- D’assurer une totale mobilité du capital dans toute la zone ;


- De favoriser l’essor des échanges internationaux ;
- D’instituer des politiques communes en matière commerciale et financière
b) Les principes de la zone Franc

Ces principes reposent essentiellement sur les points suivants :

- La mise en place d’une parité fixe entre la France et les pays adhérents à la zone
Franc (la zone franc est une zone de taux de change fixe).
L’aspect le plus frappant de la structure du CFA est que la parité avec le FF n’a changé
qu’une seule fois depuis 1945. 1FF = 50 FCFA
- La libre convertibilité des monnaies : toutes les monnaies de la zone sont librement
convertibles en CFA à la même parité ;

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- La mise en commun des réserves de change : chaque banque centrale qui participe à
la zone franc place une partie de ses avoirs extérieurs sur son compte ouvert auprès
du trésor public français.
c) Les avantages et les inconvénients de la zone franc
1. Avantages
- Assurance de la stabilité monétaire par rapport aux pays voisins non membres de la
zone franc favorisant l’investissement ;
- La garantie de la France maintenant l’Union européenne à travers l’Euro permet
l’afflux des pays concernés ;
- La réduction des coûts des transactions ;
- Croissance à peu près commune ;
2. Inconvénients
- Perte de l’autonomie des pays membres ;
- Dépendance du CFA des monnaies des pays qui le soutiennent (risques liés aux crises
monétaires de la zone euro) ;
- Disparité des politiques sectorielles ;
- Un taux de change fixe n’est pas forcément synonyme de progrès économique.

S2 : Les composantes de la zone franc

Il s’agit de la zone d’émission de l’UEMOA et de la CEMAC

a) La zone d’émission de l’UEMOA

Elle comprend huit pays : le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Sénégal, la Guinée-
Bissau, le Mali, le Niger et le Togo. L’UEMOA s’est dotée d’une banque centrale appelée
BCEAO (Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest) qui est l’institut d’émission de
l’UEMOA.

Les statuts de la BCEAO précisent les points les instances et les attributions suivantes :

- Le conseil des ministres de définit les directives de la politique de la monnaie et du


crédit afin d’assurer la sauvegarde de la monnaie et du pouvoir de financement de
l’activité et du développement économique de l’union ; les Etats s’engagent à
centraliser leurs avoirs monétaires extérieurs à la BCEAO. La France (UE) garantit
d’apporter le soutien nécessaire à la convertibilité du FCFA.

Les statuts de la BCEAO fixent les objectifs intermédiaires suivants :

- Le rapport entre montant des avoirs extérieurs et le montant moyen de ses


engagements doit être supérieur à 20% pendant plus de 3 mois consécutifs ;

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- Le montant total des concours consentis par la banque centrale à un Etat membre ne
peut dépasser 20% des recettes fiscales nationales de l’année budgétaire
précédente.

Le conseil ainsi retenu en 1997, les orientations suivantes :

- La maîtrise de la liquidité intérieure en vue d’assurer la stabilité des prix ;


- La mobilisation de l’épargne intérieure et des capitaux extérieurs pour le
financement de l’investissement productif de l’union;
- La consolidation des réserves de change.

La politique économique doit être en harmonie avec les objectifs suivants :

- Assainir les politiques budgétaires ;


- Promouvoir un environnement juridique et réglementaire stable et transparent ;
- Diversifier les exportations ;
- Organiser la convergence des politiques économiques.

Le conseil a retenu en 1997, trois objectifs de la politique monétaire suivants :

- La maîtrise de l’inflation en deçà du seuil de 5% ;


- La stabilisation du taux de liquidité de la monnaie ;
- Une expansion du crédit intérieur légèrement plus rapide que le PIB.

La BCEAO centralise les statistiques bancaires et monétaires de l’union pour en connaître la


masse monétaire, les agrégats monétaires ainsi que leurs contreparties.

Les agrégats sont :

- La monnaie fiduciaire ;
- La monnaie scripturale ;
- La quasi-monnaie ;

Les contreparties sont :

- Les avoirs extérieurs nets ;


- La position nette des gouvernements ;
- Le crédit à l’économie ;
- Et autres éléments.

La politique d’intégration définie depuis 1994 par l’UEMOA fixe les objectifs en matière de
politique économique. Elle est composée de plusieurs instances :

- La conférence des chefs d’Etat ;


- Le conseil des ministres ;

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- La commission de l’UEMOA basée à Ouagadougou.

L’institution veut engager tous les pays membres sur la voie d’une croissance durable et
équilibrée. Ainsi donc, les Etats membres doivent mettre en place les directives suivantes :

- La lutte contre l’inflation avec la mise en place d’une véritable de l’offre et une
libéralisation des prix et du commerce ;
- La promotion des échanges intra communautaires ;
- La maîtrise des dépenses publiques ;
- La relance des investissements par des mesures initiatives notamment vers les
branches à forte valeur ajoutée ;
- Le maintien des programmes économiques et financiers des institutions de Bretton-
Woods afin d’assurer la mobilisation de l’assistance extérieure en appui aux efforts
internes.
b) La zone d’émission de la CEMAC

Cette zone monétaire a été ratifiée par différents pays. Son objet est l’harmonisation des
politiques économiques et de l’environnement juridique.

Les Etats membres ont ainsi mis en place un système de surveillance multilatérale qui vise à
accentuer le processus d’intégration régional.

Le système de surveillance multilatéral est fondé sur quatre critères :

- Le taux de couverture extérieur de l’émission monétaire par des avoirs extérieurs


égal au minimum à 20% ;
- Le solde budgétaire primaire positif ;
- Le non accumulation d’arriérés intérieurs ou extérieurs ;
- La croissance de la masse salariale publique égale ou inférieure à la croissance des
ressources budgétaires.

Il est judicieux pour nous de comprendre à fond ce qu’est le système bancaire africain.

S3 : L’organisation du système bancaire africain

Il s’agit d’en dégager les caractéristiques communes des banques de la zone ; les banques de
zone de l’UEMOA, celles de la zone de la CEMAC et la ZMAO qui est une zone en gestion.

P1 : Les caractéristiques des banques de la zone de l’UEMOA

Il s’agit :

- De la faible bancarisation de la population de la zone. De 80 à 90% de la population


n’ont pas de comptes bancaires ;
- Il existe une forte méfiance des populations face aux banques ;

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- Enfin, les banques se trouvent confrontées à la forte application des pratiques


ancestrales.

P2 : Le système bancaire au sein de l’UEMOA

Il s’agit ici de l’organisation du système bancaire de chaque pays membre. Ce sont :

 Le Bénin : le système bancaire béninois comprend des banques et des établissements


de crédit.
 Le Burkina-Faso : la privatisation a permis un désengagement de l’Etat dans le
secteur
 La Côte d’Ivoire : les banques connaissent de nos jours malgré les difficultés une
progression de leurs activités soutenues et améliorent leur rentabilité.
 La Guinée-Bissau : on y trouve une faible bancarisation du pays compte tenu de la
faiblesse du système bancaire due elle-même à la faible existence de banques.
 Le Mali : la création de la Banque Internationale pour le Mali a permis la création de
nouveaux établissements comme ECOBANK et PNB (BICIM).
 Le Niger : la Banque Internationale pour l’Afrique au Niger qui succède à l’ancienne
BIAO et assure la moitié des opérations bancaires
 Le Sénégal : La restructuration du système bancaire a permis d’assainir les portes
feuilles des crédits des établissements.
 Le Togo : le système bancaire togolais se caractérise par un excédant de ressources.
La restructuration du système bancaire demeure à l’ordre du jour dans le cadre du
PAS (Programme d’Ajustement Structurel) soutenu par la Banque mondiale.

P3 : Le système bancaire de la zone de la CEMAC

 Le Cameroun

Le système financier camerounais des banques des établissements de crédits immobiliers de


compagnies d’assurances de coopératives de crédits

 La Centrafrique

Ce pays a connu des troubles sociopolitiques affectant considérablement le système


bancaire.

 Le Congo

La restructuration du système bancaire a commencé en 1996 mais elle est ralentie par les
troubles politiques. L’Etat doit d’avantage se désengager et créer un environnement
favorable à l’émergence d’un système bancaire privé

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 Le Gabon

Un développement considérable caractérise le système bancaire gabonais malgré quelques


troubles politiques dans ces derniers temps.

 La guinée-équatoriale

La BIAO a été reprise par les investisseurs étrangers après mise sous contrôle d’un
administrateur de la COBAC

 Le Tchad

L’économie tchadienne est faiblement bancarisée avec moins de 4% du PIB.

L’état a mis en place des programmes d’encouragement et au développement du système


bancaire.

S4 : La Zone Monétaire de l’Afrique de l’Ouest (ZMAO)

C’est une zone monétaire en gestation et dont les membres sont : la guinée, la Gambie, le
Liberia, la sierra Leone, le Ghana et le Nigeria.

Pour atteindre les objectifs de la ZMAO des critères de convergence sont été élaborés par
l’institut monétaire de l’africain de l’ouest. Ces critères sont de deux rangs :

a) Les critères de premier rang :

- le taux d’inflation doit être d’un chiffre en 2003 et de 5% en 2004 ;

- le déficit fiscal (les dons exclus) doit être inferieur ou égal à 4%dès janvier ;

- le financement du déficit par la banque centrale doit être limité à 10% des recettes

fiscales ;

- le niveau des réserves extérieures brutes doit être supérieur ou égal à 3 mois
d’importation.

b) Les critères de second rang :

- Le niveau des arriérés doit être nul a la fin de 2005 ;

- Le ratio fiscal par rapport au PIB doit être supérieur ou égal à 20% à la fin de 2005 ;

- Le ratio de la masse salariale par rapport aux recettes fiscales doit être inférieur ou

égal à 35% à la fin de 2005 ;

- La prime de change entre marché officiel et non officiel doit être inferieur ou égal à

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1% en fin 2005 ;

- Le taux d’intérêt réel doit être positif à la fin de 2005.

- Le ratio d’investissement sur ressources propres par rapport aux recettes fiscales doit

être supérieur ou égal à 20% à la fin 2005.

Il était prévu la réalisation des critères par les pays candidats pour réaliser la ZMAO. Dans un
premier temps et devrait déboucher sur une fusion avec l’UEMOA pour avoir une monnaie
unique et une banque centrale unique pour tous les pays de la zone franc et de la ZMAO.

P5 : La Banque Africaine de Développement

La Banque Africaine de Développement est l’institution financière la plus importante du


continent créée dans le but de promouvoir son développement économique et social.

1. Origine

La BAD a été créée par accord signé par 23 pays africains le 04 août 1963 à Khartoum. Ses
activités ont démarré en 1966. Elle compte aujourd’hui 53 pays membres. Son siège se
trouve à Abidjan (Côte d’Ivoire) et il a été délocalisé temporairement à pour des raisons de
crise politique en au Caire (Egypte) . Son président est le rwandais Donald KABERUKA.

2. Objectifs et missions

La Banque Africaine de développement est un groupe qui comprend le Fonds Africain de


développement (FAD) créé en 1972, le Fonds spécial du Nigéria (FSN) créé en 1976 et la BAD
elle-même. Les objectifs sont :

- Contribuer au développement économique et au progrès social des pays membres


régionaux ;
- Financer des projets et des programmes d’investissement, en priorité ceux
impliquant plusieurs pays ;
- Promouvoir le cofinancement avec des organismes bi et multilatéraux de
développement ;
- Promouvoir le dialogue et la concertation sur les questions liées au développement
de l’Afrique ;
- Promouvoir l’investissement public et privé en Afrique par la mise en place de
reformes appropriées ;
- Fournir l’assistance technique nécessaire à la sélection, l’étude et la préparation des
projets de développement ;
- La protection de l’environnement et la promotion du secteur privé sont des secteurs
stratégiques pour le groupe.

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Notons que l’assistance technique et le financement des projets de développement sont


assurés par le FAD. Il accorde des crédits à des conditions très avantageuses pour
promouvoir les investissements et la lutte contre la pauvreté en faveur des pays à revenus
moyens ou faibles et qui ne peuvent pas bénéficier directement des crédits auprès de la
BAD. Ce fonds a été alimenté pour la première fois en 1972, après une crise de
refinancement de la BAD. Il est alimenté tous les trois ans.

La BAD quant à elle s’intéresse davantage au financement des projets communautaires


notamment l’adduction d’eau, l’éducation, l’électricité et de santé ainsi que la réalisation
d’infrastructures dans les zones rurales. Le plan stratégique pour la période 2003-2007
prévoit la réduction de ses interventions dans ces secteurs due aux reformes profondes
intervenues après la crise de gouvernance dans les années 90. Elle s’engage également dans
des domaines transversaux comme la bonne gouvernance, la promotion de l’égalité homme-
femme.

Les ressources de la BAD proviennent des contributions des membres.

3. Organisation de la BAD

La BAD compte 53 Etats africains régionaux dont 14 pays de la Zone CFA et 24 Etats non
régionaux après l’ouverture du capital décidée en 1982 (8 pays de l’Union européenne et la
plupart des pays de l’OCDE).

La BAD est organisée en instances et de façon hiérarchique. Ce sont :

 Le Conseils des Gouverneurs

C’est l’organe suprême dirigeant de la BAD qui est composé des ministres de l’Economie et
des Finances des pays membres. Il définit les grandes lignes des politiques générales de
développement et les stratégies de fonctionnement de l’Institution. Le conseil se tient une
fois par an.

 Le Conseil d’Administration

Composé de 18 membres dont 12 sont originaires de la région et les autres sont non
régionaux. Le président de la BAD est élu par le conseil des gouverneurs et en est le
gestionnaire et le représentant légal.

Il existe trois vice-présidents à la BAD avec des fonctions distinctes et complémentaires, 20


départements, 49 divisions et 6 unités.

 Les méthodes de décaissement de la BAD


1. La méthode directe : elle consiste à débourser directement des fonds en faveur des
pays demandeurs.

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2. La garantie de remboursement
3. Le remboursement
4. Le fonds de roulement
 La BAD et la Suisse : membre depuis longtemps, la Suisse a aussi financé le FAD.
Chapitre IV : Autres institutions financières

Nous sous limiterons dans le présent chapitre à l’étude de la Banque Islamique de


Développement et les places financières occultes

S1 : La Banque Islamique de Développement (BID)

1. Origine

La Banque Islamique de Développement est une institution de type A sur le plan


international. Elle comporte 56 pays membres parmi lesquels des états de l’Europe de l’est
de l’Afrique du nord et du golfe. Elle a été en 1975 et est basée à Djedda en Arabie Saoudite

2. Objectifs

Il s’git de stimuler le développement économique et le progrès social des pays membres et


les communautés musulmanes selon les principes de la loi islamique : la charia.

3. fonctionnement

Elle accorde des prêts aux projets productifs et fournir l’aide financière aux pays membres
Pour être membre de la BID il faut généralement être membre de l’OCI et payer sa
cotisation au capital de la banque.

S2 : Places financières internationales occultes

Il s’agit des organisations financières qui ne se conforment pas aux principes universels
requis.

P1 : Origine

Ces organisations trouvent leurs sources dans plusieurs pays dont entre autres : la France, la
Suisse, la Grande Bretagne, la France (Monacco), les îles Caimans, la Suisse, l’Irlande du
nord…

P2 : Objectifs

Les places financières occultes ne respectent pas les principes régissant les systèmes
financier et monétaire internationaux. Les objectifs fondamentaux sont ;

- attraction de capitaux étrangers

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- soustraction systématique des circuits ordinaires de certaines catégories


d’opérations.

P3 : Les différentes catégories de paradis

 paradis fiscal : il a été introduit pour la première fois a Monaco en 1868, il


consiste a accordé des avantages fiscaux propres a attirer les capitaux étrangers
et favorise le blanchissement (taxe=0) paradis bancaire : c’est le système ni vu ni
connu dominé par le système bancaire suisse. L’anonymat est garanti qui a
introduit la règle du secret bancaire en suisse en 1934
 paradis judiciaire : caractérisé par :

- protection de toute personne physique ou morale poursuivie par une quelconque


judiction
- refus de toute coopération ou allégeance pour clarifier une situation judiciaire
d’origine externe (même le cas de blanchissement d’argent sale)
- refus systématique de publier les noms des fondateurs (actionnaires)
d’établissement et caractère économique
- faciliter de création de société a l’appui technique d’experts (banquier, juriste,
comptables, fiscaliste…).
 Société offshore : basée dans un pays de paradis fiscale mais qui n’exerce ses
activités qu’en dehors du territoire.
 Société écran ; dont la devise est de donner de faux nom et adresse des
fondateurs administrateurs et même des propriétaires. Cette pratique se
répercute au niveau des actions au prêteur au niveau des propriétaires
 Banque coquille : pas d’employés a son niveau d’enregistrement, elle
fonctionne dans le stricte système electroique, elle ne tient aucun registre et ne
subit aucune inspection
 Le pavillon de complaisance : c’est un environnement de la flotte caractérisée
par :

- La liberté totale des sociétés navales avec les avantages ;

- Droits d’enregistrement peu élevé ;

- Droits de taxe presque nuls ;

- Protection sociale (employés) inexistante.

P4 : Les principaux paradis fiscaux

L’Organisation des Nations Unies (ONU) dénombre 48 pays ; OCDE 35 pays ; FMI 62 pays ;
mais les principaux sont :

- La Suisse
Château brillant disait « naître dans les grandes révolutions des Etats, les Suisses enrichis
des malheurs des autres et fondèrent une banque sur les calamités

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humaines » champion de l’activité bancaire elle compte 372 banques recensées en


Suisse qui produisent plus de 12% de la richesse du pays soit le triple du secteur de la
chimie, les comptes bancaires numérotés sont d’origine suissesse introduisant ainsi en
1934 les règles strictes de secret bancaires. La rupture du secret bancaire est considérée
comme un crime passible de prison (art.47).

On estime à 27% la part de la Suisse dans l’ensemble des marchés financiers offshore du
monde, les avoirs déposés en suisse par les étrangers s’élèvent à 800 milliards de dollars
non déclarés dans leurs pays.

- Le Luxembourg

Est un centre financier qui pratique le secret bancaire et les comptes anonymes peuplé
de 440 mille habitants, il tire 40% de ses ressources dans l’activité financière.

- Les îles de caïmans

Est la 5ème place bancaire mondiale de pots des non résidents (850 milliards de dollars)
après Hong Kong, Londres, New York et Tokyo.

- Les îles vierges britanniques les sociétés offshores s’appellent des IBC
- Les Bermudes
- C’est la plus ancienne des colonies britanniques spécialisées dans le domaine des
assurances plus de 1500 compagnies y sont localisé. Il s’agit du marché d’assurance
et de rassurance captivés (compagnies détenues par des sociétés qui ne couvrent
que le risque des propriétaires 50 milliards de dollar de primes y sont gérées) il n’ya
pas d’imposition sur les revenus, pas de réglementation des assurances et pas
d’impôt

 Griffes contre les paradis fiscaux

Les paradis fiscaux favorisent :

- L’évasion fiscale qui est estimée en France à 70 milliards par an contre 225 milliards
de dollars aux Etats-Unis ;
- Le blanchiment de l’argent sale :
Il s’agit de l’argent criminel (drogue, prostitution, fausse monnaie, vol, trafic divers…)
réintroduit dans le système économique par le biais des paradis fiscaux : c’est la conversion
de l’économie criminelle à l’économie légale.

Le FMI estime entre 600 et 1500 milliards de dollars sont introduits dans le circuit
économique par le biais de l’argent sale.

- Le financement du terrorisme (11septembre 2001 contre le Wall Trade Center) ;


- L’absence de coopération judiciaire internationale

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- La fragilisation du système financier internationale

En fin les places offshores sont aujourd’hui les causes, les vecteurs et les bénéficiaires des
crises financières.

Chapitre V : Le système monétaire et bancaire guinéen

L’isolement monétaire guinéen est d’essence politique après son accession à l’indépendance
le 2 octobre 1958 après le référendum remporté par le NON le 28 septembre de la même
année.

La France n’ayant pas approuvé cette attitude des autorités de la Guinée indépendante
décide de mettre un terme à toute forme d’aide en faveur du nouvel Etat. Ce qui oblige les
autorités guinéennes de créer leur propre monnaie le 1er mars 1960. Sa dénomination était
le FRANC GUINEEN.

S1 : La monnaie et la banque sous le régime du PDG

La Banque Centrale de la République de Guinée créée à cet effet avait des attributions à la
fois d’institut d’émission et de banque commerciale.

En 1961, l’on assiste à la création et à la mise en place de trois banques spécialisées à


capitaux entièrement souscrits par l’Etat guinéen. Ce sont :

- La Banque Guinéenne du Commerce Extérieur (BGCE) ;


- Le Crédit National : chargé du financement du commerce local, de l’industrie et de
l’habitat ;
- La Banque Nationale de Développement Agricole (BNDA).

A ces établissements vont s’ajouter trois autres à savoir :

- La Banque Nationale de dépôts et d’épargne : chargé de la collecte des épargnes des


travailleurs ;
- La Banque Nationale des Services Extérieurs (BNSE) : spécialisée dans le financement
à caractère non commercial ;
- La Banque Commerciale de Guinée (BCG) : elle a pour mission de mobiliser les
épargnes des commerçants privés.

 Evolution de la banque et de la monnaie

L’évolution du système bancaire guinéen se caractérise par trois grandes phases

Phase I : la gestion classique de 1960 à 1964

Elle se caractérise par :

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- Des accords de prêts au secteur privé et public ;


- Limitation de l’intervention de l’Etat dans de secteur bancaire grâce au maniement
des instruments classiques de la politique monétaire.

Phase II : les interférences politiques de 1964 à 1972

A la fin de la première phase une bourgeoisie naissait timidement. Le 8 novembre 1964 la loi
cadre fut proclamée qui interdit toutes les activités commerciales privées dans le pays, la
vérification des biens, la création du commerce d’Etat tel que :

- Alimag (Alimentation de Guinée) ;


- Nafaya (le commerce en général) ;
- Cycle de Guinée.

Le gouvernement procède en octobre 1972 à une deuxième reforme monétaire qui a vu le


remplacement du franc guinéen par le Sylis au taux de 10 pour 1.

Phase III : La Banque devenue une caisse de trésor de 1972 à 1984

Au cours de cette la banque perd sa fonction créditrice, sur des injonctions répétées de
l’Etat. Débloquant les fonds destinés au financement des campagnes agricoles et des fermes
agricoles. Les décisions relatives à l’émission monétaire sont prises par le chef de l’Etat. Donc
la Banque Centrale était rattachée à la présidence.

 Evaluation ou conclusion sur la banque et la monnaie sous le régime de PDG

La Banque Mondiale, dans son rapport sur l’économie guinéenne au 31 décembre 1983, en
fait un bilan sévère mais ne trahissant guère la réalité dont entre autres :

- Le Produit Intérieur Brut (PIB) per capita était inférieur à 300 Dollars US ;
- L’espérance de vie était de 43 ans contre 47 ans dans les autres pays de la sous
région ;
- Le budget de l’Etat connaissait un déficit chronique, financé par une politique
monétaire expansionniste qui a engendré en 1983 une progression de la masse
monétaire de 20% tandis que le taux de croissance du PIB n’était que d’environ 3%
alors qu’il devrait être au moins égal au taux d’accroissement de la masse monétaire.

Le système économique n’a pu se maintenir que par le recours à l’endettement extérieur et


à la planche à billets. C’est ainsi que les découverts automatiques faits par la Banque
Centrale au budget général et aux entreprises d’Etat avaient atteint au 31 décembre 1983
les 19 milliards de sylis, soit 55% du PIB, alors que le taux ne doit pas dépasser 15%, ce qui a
provoqué les situations suivantes :

- La surévaluation du sylis et la grande spéculation qui en découla ;


- La disparition des certains produits d’exportation ;

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- Les exportations de bananes fraîches qui ont atteint 98 000 tonnes en 1958 et
162 000 tonnes en 1962 ne figuraient plus dans la gamme de produits d’exportation.
Ce sont les principaux facteurs qui ont contribué à la dégradation de la situation
monétaire du pays. L’inflation engendrée par le recours systématique à l’émission
monétaire qui provoqua un trop plein de monnaie en circulation reflétait à la fois
l’incapacité des entreprises d’Etat à se développer à partir de leurs propres
ressources et le gap qui a toujours existé entre les ressources en devises du
gouvernement et ses engagements extérieurs; raison pour laquelle les objectifs de la
politique monétaire n’ont jamais été atteints à savoir :
- assurer la maintient du pouvoir d’achat interne et externe de la monnaie nationale ;
- assurer le plein-emploi et l’utilisation optimale des ressources disponibles ;
- Assurer le financement du développement économique.

S2 : La Banque et la monnaie sous le régime militaire et sous la troisième république

En janvier 1986 moins de deux ans après la prise du pouvoir par l’armée, le gouvernement
militaire sur conseil et assistance du FMI, de la Banque Mondiale et de la Banque de France
procède à une vaste reforme sur le plan économique et financier :

- Dévaluation massive de la devise nationale et gel de gros avoir en compte ;

- Mise en circulation de nouveaux signes monétaires ; (le franc guinéen) en

Remplacement du Sylis ;

- Fermeture de toutes les banques commerciales à capitaux d’Etat ;

- Ouverture de toutes les banques française ;

- Licenciement massif des travailleurs des anciennes banques et recrutement de

nouveaux cadres de diaspora de l’intérieur du pays ;

- Pour défendre la valeur du franc guinéen on constitua un taux de change flottant,


matérialisé par la vente aux enchères hebdomadaires de devises étrangères. Plus
tard les enchères deviendront journalières. Les banques d’Etat ont été fermées;
mises en liquidation et remplacées dans un premier temps par trois banques
françaises : la BIAG (ex BIAO), la BICIGUI (BNP) et la SCBG (SG) qui commencèrent
leurs opérations dès fin 1985. Par la suite, viendront s’ajouter d’autres
établissements de crédit tel que l’Union Internationale de Banques en Guinée (CL), la
Banque Populaire Maroco-Guinéenne(BPMG) et la Banque de la Malaisie.
Graduellement ces banques privées vont ouvrir des agences à l’intérieur du pays.

 Evolution de la monnaie et la banque sous le régime militaire :

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On attendait beaucoup de la reforme monétaire de 1986. Entre outre, les guinéens


pensaient que cette double reforme aurait doté le pays d’une monnaie forte et stable, d’une
banque centrale et d’un système bancaire échappant à la main mise de l’Etat. Après quinze
ans de gestion, force est de constater que peu d’objectifs visés ont été atteints avec des
résultats mitigés. D’abord la loi bancaire signée en 1985 fut purement et simplement et
longtemps oubliée. Les dispositions et organes n’ont guère été la réalité :

- Le produit intérieur brut (PIB) per capita était inférieur à 300$/ans ;

- L’espérance de vie était de 43 ans contre 47 ans dans les autres pays de la sous

région ;

- Le budget de l’Etat connaissait un déficit chronique, déficit financé par une


politique monétaire expansionniste qui a engendré en 1983 une progression
monétaire de 20% tant disque le taux de croissance du PIB n’était que d’environ 3%
alors qu’il aurait dû être ou moins égal au taux d’accroissement de la masse des
biens et services.

Le système économique n’a pu se maintenir que par le recours à l’endettement


extérieur et à la planche à billets. C’est ainsi que les découverts automatiques faits
par la banque au budget général et aux entreprises d’Etat avaient atteint au 31
décembre 1983 le chiffre impressionnant de 19 milliards de sylis ; soit 55% du PIB,
alors que ce taux ne doit pas dépasser 15% ce qui provoque la situation suivante :

- La surévaluation du Sylis et spéculation qui en découla ;

- La disparition de certains produits d’exportation.

Les exportations de banane fraîche qui ont atteint 980000 tonnes en 1958 et 130000 tonnes
en 1962 ne figuraient plus dans la gamme des produits d’exportation. Ce sont là les
principaux facteurs de la dégradation de la situation monétaire du pays. L’inflation, c'est-à-
dire le recours systématique à l’émission monétaire qui provoquait un trop plein de monnaie
en circulation reflétait à la fois l’incapacité des entreprises d’Etat à se développer à partir de
leurs propres ressources et le gap qui a toujours existé entre les ressources en devises du
gouvernement et ses engagements extérieurs ; raison pour laquelle les objectifs de la
politique monétaire n’ont jamais été atteints à savoir :

- Assure le maintient du pouvoir d’achat interne et externe de la devise national ;

- Assurer le plein emploi et l’utilisation optimale des ressources disponibles ;

- Assurer le financement du développement économique qu’elle a prévu a été mis en

œuvre plus tard.

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Certes, le taux de change du franc guinéen ne s’écarte plus largement de la valeur centrale.
En d’autre terme, l’écart entre le taux de change officiel et le taux du marché parallèle a été
maintenu au dessous de 10% mais à y regarder de près, on constate que la dégradation de
la valeur de change est de 1660 FG pour 1$ US au terme du bulletin de change de la BCRG du
1er mars 2000 ce qui fait en quinze ans, 467% d’inflation soit une moyenne annuel de 31%.
Les banques commerciales qui auraient dû être des instruments aux services de la croissance
des ne financent que le court terme, c'est-à-dire les opérations commerciales (import –
export) a rentabilité immédiate. Au 30 décembre 1999 sur un total de crédit d’un de 263446
millions FG accordé à l’économie, les prêts à court terme représentent 70%, les prêts à
moyens terme 22% et le long terme 8%. la Banque Centrale pour sa part, continue à
accorder des avances hors des limites statuaires au budget national. En plus, l’institut
d’émission a fonctionné très longtemps : de 1986 à 1995 sans les organes suivants :

- Le Conseil d’Administration
- Le Conseil National de Crédit
- Le Comité de Réglementation Bancaire
- La Commission de Contrôle des Banques et Etablissements Financiers.

Pourtant toutes ces instances étaient prévues par la loi bancaire. Il faut noter en fin que tous
les hauts cadres sont nommés par décret présidentiel. Le gouvernement à son tour nomme
les autres par arrêté.

S3 : Le système monétaire et bancaire actuel et la nécessité d’une nouvelle donne sur

le plan bancaire et financier.

Il convient de noter qu’on assiste à une prolifération des banques privées actuellement en
Guinée avec de nouvelles banques comme SKY Bank, BSIC, ECOBANK, Orabank…

Cependant l’inflation continue toujours à dégrader le pouvoir d’achat des citoyens. Pour
trouver les solutions à cette problématique, des mesures appropriées doivent être prises à
savoir :

1. Il est indispensable de définir une politique économique cohérente comportant des


objectifs bien modulés dans le temps. L’énorme retard de notre pays dans la voie du
développement économique appelle des actions urgentes et des à long terme. Dans
le cadre des actions à court terme, le gouvernement doté le pays des commodités
élémentaires de la civilisation moderne à savoir l’eau et l’électricité.
Quant aux actions a moyen et long terme, chemin de fer, aérogare, habitat d’autre
par la relance de l’agriculture et de l’industrie d’autre part.

2. C’est en fonction de ces différentes cibles que l’activité des banques peut-être
réorientée dans la bonne direction et à cette fin il faudrait envisager la signature de
délais avec les banques de manière à concilier leur souci de rentabilité et les

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impératifs de développement ambitionné par le gouvernement pour aider les


banques commerciales à obéir et à mettre en œuvre cette nouvelle donne, il
faudrait mobiliser l’épargne intérieur et extérieur.

3. En l’absence de marché des capitaux telle que la bourse des valeurs qu’il faudra
mettre en place, il conviendra de créer un système d’emprunts à l’échelle nationale
ou régionale. Les ressources mobilisées pourront être gérées par l’Etat pour financer
les des actions économiques ponctuelles.

4. Une nouvelle structure de loterie nationale (bien différente dans sa conception


actuelle et dans ses objectifs par rapport à la récente et éphémère loterie (PMU)
doit être remis en place pour mobiliser les fonds des particuliers et les utiliser à des
fins productives. Une loterie d’Etat aura un double avantage. D’abord elle
constituera un apport financier au budget national pour des investissements socio-
économiques, ensuite elle va créer des emplois. Et certains heureux gagnants ne
manqueront pas d’investir leur pactole et se transformer ainsi en opérateurs
économiques.
Avec la démocratie, le respect des doits de l’homme et du citoyen et la volonté politique le
développement socio-économique de la Guinée est bien possible.

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Bibliographie

- Monnaie, système financier et politique monétaire (Jean Pierre PATAT)


- Monnaie, système financier et théorie monétaire (Mourgues, Michelle)
- Economie monétaire (KAMAL Tazy, université de Rabat)

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Les Annexes

Le siège du Parlement européen


Le Parlement européen est l'assemblée parlementaire de l'Union européenne. Son siège est
à Strasbourg. Le Parlement européen est l’institution qui représente les citoyens européens.
À l'origine, les eurodéputés étaient élus par les parlements des États membres. Mais depuis
1979, ils sont élus au suffrage universel, directement par les citoyens européens.

Pendant longtemps, le Parlement européen n'a eu qu'un rôle consultatif ; il n'émettait que
des décisions, des conseils. Afin de rendre l'Europe plus proche des citoyens, les dirigeants
européens ont décidé de lui donner

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le siège de la Commission européenn

le siège de la Commission européenne


La Commission européenne est l'institution communautaire chargée de l'élaboration de la
politique de l'Union européenne (UE). Son siège est à Bruxelles, en Belgique.

Elle a le droit d'initiative : c'est elle qui élabore des propositions de lois communautaires. Elle
a aussi un pouvoir exécutif : elle contrôle que les décisions de l'UE sont bien appliquées.
Enfin, c'est la « gardienne des traités » : elle veille à la bonne application des traités
européens

le symbole de l'euro

Le 1er janvier 2002, l'euro devient la monnaie des 12 pays de l'Union européenne qui ont
décidé d'être unis par une seule et même monnaie. Sur la photo, prise à Francfort (en

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Allemagne), on peut voir le symbole graphique de l'euro. Il ressemble à un « E » traversé par


deux lignes parallèles horizontales. Il s'inspire de la lettre grecque epsilon ( ) et rappelle à la
fois les origines de la civilisation européenne et la première lettre du mot Europe. Les lignes
parallèles ont été choisies pour symboliser la stabilité de l'euro.

Robert Schuman
Robert Schuman (1886-1963) est l'un des pionniers de la construction européenne. Avec
Jean Monnet, cet homme politique français est en effet à l'origine du plan qui a donné
naissance en 1951 à la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA). Ce traité a
été signé par six pays : la Belgique, la France, l'Italie, le Luxembourg, les Pays-Bas et la
République fédérale d’Allemagne.

Jean Monnet
Jean Monnet est l'un des principaux artisans de la construction européenne. Alors que la
France est à reconstruire après la Seconde Guerre mondiale, il est convaincu qu'il faut unifier

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l'Europe pour ramener la paix, réconcilier la France et l'Allemagne et développer l'économie


du continent. Avec Robert Schuman, il est à l'origine du plan qui donne naissance à la
Communauté européenne du charbon et de l'acier (CECA).

La signature du traité de Rome : Le 25 mars 1957, les représentants de la Belgique, de la


France, de la République fédérale d'Allemagne (RFA), de l'Italie, du Luxembourg et des Pays-
Bas signent le traité de Rome, qui institue la Communauté économique européenne (CEE).
Après avoir déjà mis en commun leurs industries du charbon et de l'acier, ces six pays
décident de créer un marché commun pour tous les produits. La création de cette « Europe
des Six » est une étape essentielle de la construction européenne.

l'euro

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Siège de la BAD

 ADB Bulletin, bi-mestriel d'information sur les activités du Groupe. N°1 mai-juin 1998
 - rapport annuel d'activité : AFRICAN DEVELOPMENT REPORT 1997 édité par l'Université
d'Oxford (disponible en anglais et en français)
 - Revue africaine de Développement
 - nombreux notes, études, guides (voir site de la BAD)

Contacts

- Président : Omar KABBAJ


- Vice-President Administration : Chanel BOUCHER
- Vice-Président Finances : Ahmed M.F. BAGHAT
- Vice-Président Opérations : Cyril ENWEZE
- Secrétaire Général : Cheikh I. FALL
- Responsable du Département Secteur Privé : M. LOBE NDOUMBE
Rapport d’activité ,2009,BCRG.
Kamal Tazi, Economie monétaire , Université de Rabat

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Questionnaire
A

1. Pourquoi les agents économiques accordent ils assez d’importance à la monnaie ?


2. Quelle est la forme de la monnaie la plus utilisée en guinée ?
3. Quel intérêt vous allez tirer dans votre vie professionnelle en étudiant la monnaie et
institutions financières ?
4. Achat par la banque d’un immeuble immobilier de 1000
Tracer les bilans de cette opération.

5. Supposons un dépôt initial de 100.000 $ d’un agent économique à l’Ecobank.


Expliquer le mécanisme de création monétaire à partir de ce dépôt.
6. En quoi les instruments de paiements se distinguent des instruments de crédit ?
7. Quelles sont les limites d’une politique monétaires ?
8. Les autorités monétaires procèdent par le mécanisme de la réserve obligatoire pour
lutter contre l’inflation.
9. Expliquer le processus d’intervention de l’autorité monétaire.

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10. Expliquer le mécanisme à travers lequel on peut lutter contre la dépréciation de la


monnaie et dites les avantages et inconvénient d’une dépréciation monétaire.
11. Quels sont les moyens de lutte contre l’inflation ?
12. Quel est la distinction entre les marchés suivants : marché monétaire, boursier,
marché financier ?

1. Définir et donner les caractéristiques du SMI.


2. Quelle est la différence entre le taux de change flottant et le taux de change fixe ?
3. Faite la distinction entre les institutions suivantes : SMI, SFI, SME.
4. Comparer l’étalon or à l’étalon change or.
5. Quelles sont les causes de la conférence de Brettons Wood ?
6. Qu’est ce qu’une marge de fluctuation ?
7. Quels sont les objectifs du fond monétaire F.M.I ?
8. Quels critiques adressés par les pays sous développés au FMI et à la banque
mondiale ?
9. Pensez vous que le FMI se complète à la banque mondiale ? justifier votre
réponse.
10. Citer les présidents actuels du FMI et de La BM.
11. Quelles sont les politiques préconisées par les institutions de Brettons Wood
(FMI, BM) pour palier aux critiques qui leurs sont adressée pour les pays sous
développés ?
12. Pourquoi la création d’un SME (motivation) ?
13. Quels sont les critères de convergence qu’un Etat européen doit remplir pour
faire partie du SME ?
14. Quels sont les objectifs du SME ?
15. Définir et donner les objectifs d’un système financier international.
C

1. Quel est le nombre de pays qui financent la B.A.D ?


2. Quels sont les objectifs et les structures de la BAD ?
3. Citer toutes les institutions financières internationales.
4. Quels sont les objectifs de la banque islamique de développement ?
a) Comment est elle structurée ?
b) Quels sont les pays membres ?
c) Quel est le principal bailleur de fonds ?
5. Quels sont les inconvénients des places financières occultes pour une économie ?
6. Comparer la BAD à la banque islamique de développement.
7. Quel est le nombre de filiale que les deux institutions disposent dans le monde ?
D
1. Le déficit financier guinéen : conséquences et remèdes.
2. Expliquer les systèmes monétaires et financiers guinéens après l’indépendance et
dites en quoi ce système a évolué par rapport à l’ancien système.

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3. Quel est le fondement théorique de la politique monétaire guinéenne ?


4. Quelles sont les conditions de l’indépendance de la BCRG ?
5. Pensez vous que l’adhésion de la guinée au Z.M.A.O représente des avantages ou
des inconvénients pour notre économie ?
6. Quels sont les instruments de la politique monétaire les plus utilisés par la BCRG ?
7. Rechercher les éléments suivants : taux d’intérêt débiteurs, taux d’intérêt
créditeurs, le taux d’inflation actuels en guinée.
8. En quoi la politique de l’open-market constitue le dépassement de la politique de
réescompte ?
9. Quelles solutions envisagées pour remédier à la dépréciation du franc guinéen ?
10. Quels sont les causes et les remèdes de l’inflation présentement en guinée ?

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