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Imprimé par M. bernard DEVAUCHELLE le mardi 8 janvier 2008

Anesthésie du patient alcoolique

Anesthésie-Réanimation [36-659-B-11] (2002)

© 2002 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés

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QUESTIONS

I
A - Plus de 20 % des patients hospitalisés en chirurgie sont éthyliques chroniques

B - La mortalité et la morbidité périopératoires sont plus élevées chez les patients éthyliques
chroniques ou ébrieux

C - L'éthylisme chronique est défini comme une consommation quotidienne supérieure ou


égale à 100 g d'alcool

D - La polynévrite alcoolique est fréquemment associée à des troubles neurovégétatifs


dysautonomiques

E - Devant un tableau neurologique central chez un éthylique chronique, il faut évoquer un


hématome sous-dural

II
Concernant l'anesthésie de l'éthylique chronique

A - Les quantités de propofol nécessaires pour l'induction anesthésique sont plus importantes
que chez le sujet normal

B - Les troubles psychodysleptiques de la kétamine seraient moins fréquents chez l'éthylique

C - L'éthylisme chronique potentialise l'effet analgésique des opiacés

D - L'anesthésie locorégionale est déconseillée chez l'éthylique chronique

E - Les halogénés sont déconseillés chez l'éthylique chronique en raison d'un risque accru

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d'hépatite toxique

III
A - L'élévation de la gammaglutamyl-transpeptidase (γGT) permet d'affirmer une intoxication
éthylique chronique

B - L'évolution de la cardiomyopathie alcoolique est sévère et la survie est en moyenne de 4


ans

C - Le béribéri cardiaque régresse le plus souvent sous supplémentation en vitamine B1

D - Les pneumopathies à pneumocoques ou à Klebsiella pneumoniae sont plus fréquentes


chez l'éthylique

E - L'encéphalopathie de Gayet-Wernicke peut être déclenchée par l'administration de solutés


glucosés

IV
A - Un syndrome de sevrage peut apparaître après 6 heures d'abstinence

B - Le diagnostic de delirium tremens (DT) en postopératoire reste un diagnostic d'élimination

C - Étant donné ses effets cardiovasculaires, l'administration préventive de vitamine B1 n'est


plus recommandée avant la chirurgie

D - Le syndrome de sevrage ou le DT s'accompagnent d'un état d'hypoadrénergie

E - Il n'y a plus d'indication à administrer de l'alcool par voie intraveineuse pour le traitement
des syndromes de sevrageQuestions et réponses

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QUESTIONS ET RÉPONSES

I
A - Plus de 20 % des patients hospitalisés en chirurgie sont éthyliques chroniques

Vrai

B - La mortalité et la morbidité périopératoires sont plus élevées chez les patients éthyliques
chroniques ou ébrieux

Vrai

C - L'éthylisme chronique est défini comme une consommation quotidienne supérieure ou


égale à 100 g d'alcool

Faux : l'éthylisme chronique est défini pour une consommation quotidienne supérieure ou
égale à 60 g d'alcool

D - La polynévrite alcoolique est fréquemment associée à des troubles neurovégétatifs


dysautonomiques

Vrai

E - Devant un tableau neurologique central chez un éthylique chronique, il faut évoquer un


hématome sous-dural

Vrai : ce diagnostic doit être discuté avec les autres causes d'encéphalopathie chez
l'alcoolique. D'origine le plus souvent traumatique, son évolution est volontiers subaiguë et
pernicieuse

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II
Concernant l'anesthésie de l'éthylique chronique

A - Les quantités de propofol nécessaires pour l'induction anesthésique sont plus importantes
que chez le sujet normal

Vrai : 2,7 versus 2,2 mg—kg-1 dans l'étude de Fidecka et al

B - Les troubles psychodysleptiques de la kétamine seraient moins fréquents chez l'éthylique

Faux : c'est l'inverse, ils semblent plus fréquents

C - L'éthylisme chronique potentialise l'effet analgésique des opiacés

Faux : l'éthylisme chronique semble au contraire induire une relative résistance aux opiacés

D - L'anesthésie locorégionale est déconseillée chez l'éthylique chronique

Faux : la réalisation d'une anesthésie locorégionale n'est pas déconseillée mais nécessite un
examen neurologique soigneux à la recherche d'une polynévrite

E - Les halogénés sont déconseillés chez l'éthylique chronique en raison d'un risque accru
d'hépatite toxique

Faux

III
A - L'élévation de la γGT permet d'affirmer une intoxication éthylique chronique

Faux : il n'existe à ce jour aucun critère suffisamment sensible et spécifique pour une
certitude diagnostique

B - L'évolution de la cardiomyopathie alcoolique est sévère et la survie est en moyenne de 4


ans

Vrai : il s'agit d'une myocardiopathie congestive primitive dont la survie est comparable à
celle des myocardiopathies dilatées primitives

C - Le béribéri cardiaque régresse le plus souvent sous supplémentation en vitamine B1

Vrai : la cause du béribéri cardiaque est une carence en thiamine

D - Les pneumopathies à pneumocoques ou à Klebsiella pneumoniae sont plus fréquentes


chez l'éthylique

Vrai : de même que la tuberculose pulmonaire

E - L'encéphalopathie de Gayet-Wernicke peut être déclenchée par l'administration de solutés


glucosés

Vrai : si les solutés glucosés sont administrés sans suppléance vitaminique

IV
A - Un syndrome de sevrage peut apparaître après 6 heures d'abstinence

Vrai

B - Le diagnostic de DT en postopératoire reste un diagnostic d'élimination

Vrai

C - Étant donné ses effets cardiovasculaires, l'administration préventive de vitamine B1 n'est


plus recommandée avant la chirurgie

Faux : l'administration de vitamine B1 est indiquée pour essayer de prévenir une


encéphalopathie de Gayet-Wernicke en postopératoire

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D - Le syndrome de sevrage ou le DT s'accompagnent d'un état d'hypoadrénergie

Faux : c'est un état d'hyperadrénergie qui est associé au syndrome de sevrage ou au DT et


est parfois responsable d'ischémie myocardique

E - Il n'y a plus d'indication à administrer de l'alcool par voie intraveineuse pour le traitement
des syndromes de sevrage

Vrai

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