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Le chômage

Le chômage peut être défini comme l'état d’une personne souhaitant travailler et qui est à la
recherche d'un emploi. Cette définition du chômage connaît de nombreuses variantes et son
concept donne toujours lieu à des controverses théoriques et statistiques.

Le chômage est souvent considéré comme résiduel et volontaire jusqu’au début du XXe siècle.

 Lors de la Grande Dépression des années 1930, le chômage devient par son
ampleur un des problèmes sociaux et économiques les plus centraux des pays développés. La
détermination du niveau de l’emploi devient également avec cette crise économique une des
questions les plus fondamentales de la réflexion économique : des économistes comme Keynes
affirment que l'équilibre de plein emploi n'est pas spontanément garanti mais que l'État a les
moyens de rétablir le plein emploi.

 La réflexion sur la dynamique économique montre par ailleurs que le progrès


économique et social résulte d'un « mouvement de destruction créatrice » (l'expression est de
l'économiste autrichien Joseph Schumpeter), ce qui accrédite la question de la nécessité et d'un
savoir-faire en matière de ré-allocation des ressources (et donc en particulier celle du travail et
de l'emploi).

 Depuis la fin des Trente Glorieuses, les pays d’Europe occidentale ont pu voir
réapparaître de façon plus régulière ou plus durable des niveaux de sous-emploi très élevés,
associés à des phénomènes de nouvelle pauvreté, de précarité et d’exclusion. En tant que
transformateur de la structure sociale de la société, bouleversant la vie des plus touchés, tout en
suscitant l’inquiétude de nombreux actifs le chômage est revenu au premier plan du débat
politique.

 Ailleurs, dans les pays proches du plein emploi l'insuffisance quantitative ou


qualitative de la main-d'œuvre constitue - par contraste et de manière symétrique - l'élément
majeur du débat économique et politique.

 1. La fiscalité personnelle progressive

 Elle attaque ceux qui réussissent, donc les contribuables arbitrent en faveur du
loisir et réduisent leur activité. La « reaganomics » s’est inspirée de cette réalité. L’effet Laffer
montre que la baisse de la progressivité accroît les recettes fiscales : les gens se mettent à
travailler dès que ce n’est plus pour le fisc

 2. Le SMIC

 Surtout quand il est proche du SMIC médian, il frappe par priorité les juniors et les
seniors, en fermant la porte de l’emploi à ceux qui n’ont pas encore ou déjà plus une
qualification élevée. Plus généralement, le SMIC rend le travail qualifié meilleur marché, et
dissuade celui qui a un emploi peu qualifié d’améliorer sa qualification, il devient plus
vulnérable au chômage

 3. La rigidité du marché du travail


 Elle est due aux législations et à l’action syndicale : les « petits boulots » sont
interdits et la « précarité » est prohibée.

 4. La fiscalité des entreprises

 Cette fiscalité dissuasive empêche les entreprises d’investir, mais aussi tous les
investisseurs potentiels.

 5. Le poids des charges sociales

 Ce poids excessif réduit la compétitivité des entreprises, comme la fiscalité, et il


pénalise particulièrement les systèmes d’assurance-maladie et de retraites fondés sur la seule
répartition. Avec une logique assurancielle et une capitalisation le poids diminue.

 6. Le malinvestissement

 L’État confisque l’épargne pour choisir des investissements non rentables, les
projets rentables disparaissent faute de financement. Le malinvestissement se produit également
en cas de politique monétaire laxiste, l’accès au crédit étant possible pour des emprunteurs
insolvables, et l’inflation permettant d’éponger les dettes.

 Cher François Hollande, vous avez trois mois pour suivre ce régime : si vous
réussissez, nous voterons pour vous. Mais serez-vous candidat ?

Les conséquences

Les conséquences du chômage

Dans un contexte économique défavorable, l’augmentation constante de la demande de travail


s’accompagne d’une forte croissance du chômage.

Par les conséquences des compressions de personnel, il y a une développement qui est plus bon
pour les finances des entreprises.

Presque toutes les catégories socio - professionnelles sont concerner par le taux de chômage.
Certaines régions et certaines branches de l’économie sont plus atteintes que d’autres. Les
jeunes, les femmes et les immigrés sont les plus touchés par le chômage.

Pour lutter contre le chômage, l’Etat a institué un contrat - Emploi - Solidarité. Ils offrent du
travail dans les services publiques pour les jeunes, les chômeurs durées ou trop âgés pour se
reconvertir.

Les conséquences pour l'individu.

 Perte de revenu (partiellement compensé par diverses allocations), baisse du


pouvoir d'achat.
 Sentiment d'exclusion, difficultés psychologiques pour un premier emploi ou un
réemploi.

Les conséquences pour la société.

 Effritement du lien social, marginalisation d'une partie de la population.

 Coût social du chômage.

 Manque à gagner pour les organismes sociaux (S.S.)

 Réduction de la demande suite à la baisse du niveau de vie, ou sentiment


d'incertitude.

 Risques pol.,sociaux (perte de confiance dans l'efficacité du gouvernement)


+risques de conflits.

 Les solutions

La relance de la demande

 En augmentant le pouvoir d’achat des salariés en bas de l’échelle des salaires, la


hausse du SMIC et les différentes politiques de transferts vers les plus bas revenus ainsi que les
plans d’investissement pourraient augmenter la demande agrégée. Ceci repose sur l’hypothèse
tout à fait crédible que les ménages modestes consomment en général une plus grande part de
leur revenu que les ménages plus aisés. En période de chômage conjoncturel cela est une très
bonne idée. Il y a fort à penser que cet effet aurait un effet important dans le court terme, malgré
la hausse des prix présentés plus haut, car les prix mettront davantage de temps pour s’ajuster.

2. Réduire le temps de travail

Le candidat veut ouvrir une grande conférence sur le passage aux 32h. J’ai expliqué à plusieurs
reprises sur ce blog pourquoi cela était potentiellement une bonne idée, dans une économie avec
un salaire minimum élevé, pour réduire le chômage (contrairement à la croyance collective). La
réduction du temps de travail permet aussi en général d’augmenter la productivité du travail,
parce que la productivité des travailleurs baisse avec le temps de travail et parce que les
entreprises sont incitées à réorganiser le processus de production.

 3. Le droit opposable à l’emploi

 Tout chômeur de longue durée pourrait demander lorsque ses droits sont épuisés un
emploi dans la fonction publique. Si je suis entièrement d’accord sur le principe selon lequel,
dans nos sociétés salariales centrées sur le travail, il devrait exister un droit à l’emploi,