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SEPTEN

FATIGUE ET RUPTURE,

UN CHALLENGE DES L'ETUDE DE RISQUE


C. FAIDY - EDF-SEPTEN

claude.faidy@edf.fr

9 Introduction

9 Fatigue: EN13445 / ASME VIII-2 / RCC-M

9 Rupture : EN13445 / ASME VIII-2 / RCC-M

9 Conclusions

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Introduction SEPTEN

9 Nucléaire et non-nucléaire doivent vérifier :


† DESP
† + arrêté nucléaire

9 DESP Î étude de risque Î analyse des risques d’endommagement Î


notice d’utilisation de l’ESP

9 Nécessité d’analyser en Conception:


† la tenue à la fatigue
† aux différents types de corrosion
† les marges face au risque de rupture brutale
† Des sollicitations dynamiques : séisme, coup de bélier
† …

9 Les équipements déclarés “sensibles” donneront lieu à une surveillance


adaptée en service (Inspection en service, suivi des sollicitations, contrôle
de la chimie du fluide…)

9 Essentiel pour l’Utilisateur de l’ESP


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La fatigue SEPTEN

9 Liée aux variations des sollicitations : pression, moments,


température, vibrations, mélanges de fluides…
9 Entraîne des fissurations des équipements,
pouvant mener à une fuite ou à une rupture
9 Nécessite une bonne connaissance :
† des sollicitations variables au point considéré : amplitudes et nombres de cycles
† de la composition chimique des milieux environnement : interne et externe
† de la résistance du matériau à la fatigue : courbes S-N
† des effets de plasticité : courbes de traction cycliques.
9 Elle est évaluée en un point de l’ESP en terme de facteur
d’usage

Fu : Nombre de cycles appliqués /


Nombre de cycles acceptables pour chaque
amplitude de sollicitation
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La fatigue SEPTEN

Courbe de fatigue ASME-RCCM


aciers inoxydables

4100 Salt Î Nc,adm


3600

3100 Fu = Nc / Nc,adm
2600
Salt

2100

1600

1100
940
600

100
500
1,E+01 1,E+02 1,E+03 1,E+04 1,E+05 1,E+06
Nb de cycles E = 179000MPa

Remarque :
-Salt correspondant à 500 cycles est de 940 Mpa
-Contrainte admissible de 110MPa
-Aucun risque de fatigue en cas de 500 démarrage-arrêt,
-même avec des concentrations de contrainte de 5
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Règles d’exemption ASME III-RCCM SEPTEN

N1 +N2 +N3 < 10000

9 N1 le nombre de cycles de pression


pondéré : 0 pour un ∆P<20% de la pression de calcul
1 pour un ∆P>80% de la pression de calcul

9 N2 le nombre de cycles de variation de température


pondéré : 0 pour ∆T<25°C
40 pour ∆T>250°C
réduit par : 0.01 pour des épaisseurs inférieures à 10mm
1 pour des épaisseurs supérieures à 100mm

9 N3 le nombre de cycles de variation de température


pondéré : 0 pour ∆T<25°C
8 pour ∆T>250°C
dans le cas où le composant comporte des soudures entre des matériaux de
coefficients de dilatation thermique différents

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Règles d'analyse RCCM SEPTEN

9 Basées sur les contraintes linéarisées dans les sections


∆(Pm+Pb+Q+F) et courbes de fatigue standard éprouvettes lisses
9 Nombreuses amélioration de l'ASME III
† Ke en thermique

† Indices de contraintes des tuyauteries

† Couplage avec méthode éléments finis

9 Méthode pour les soudures non pénétrèes : zones singulières


† Avec courbes de fatigue spécifique
∆σθθd avec d = 50µm
† Avec courbe (S,N) du matériaux

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ASME VIII div. 2 : Règle d'exemption SEPTEN

9 Un équipement similaire dans des conditions similaires


9 Méthode A :
† N∆FP + N∆P0 + N∆TE + N∆Ta < 1000 pour soudure pleine pénétration

† N∆FP + N∆P0 + N∆TE + N∆Ta < 400 pour soudure non pénétrée

† Amplitude totale ou partielle de P, ∆T entre 2 points voisins, ∆T entre 2 sections de α différent

9 Méthode B :

† N∆FP < N(C1Sm) pression totale

† ∆PN < p/C1 (Sa (N∆P)/Sm) pression partielle

† ∆TN < Sa(N∆TN) / C2Eyα ∆Τ en démarrage-arrêt

† ∆TR < Sa (N∆TR) / C2Eyα autres ∆Τ

† ∆TM < Sa(N∆TM) / C2 (Ey1α1 – Ey2α2) ∆T entre 2 sections de α différent

† SML < Sa(N∆S) charges mécaniques hors pression


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ASME VIII div. 2 : Règle d'analyse SEPTEN

9 Méthode 1 :
† Basée sur les contraintes linéarisées dans les sections ∆(Pl+Pb+Q+F) et courbes de fatigue
standard éprouvettes lisses
➘ Ke sans optimisation pour la thermique
➘ Mais possibilité de lae calculer : Ke = ∆ε plast / ∆ε el (avec des courbes cycliques proposées)

9 Méthode 2 :

† Basée sur des contraintes élasto-plastique direct et la même courbe de fatigue

9 Méthode 3 :

† Basée sur la méthode "structural stress"

† Calcul de la contrainte de membrane + flexion

† Utilisation d'une courbe de fatigue expérimentale sur joints soudés

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Méthode "structural stress" SEPTEN

“Stress Concentration
Effect”

∆σ s
∆S s = 2−m 1

t 2m
⋅ I (r ) m

“Thickness Effect” “Loading Mode


Effect”

extrait de PVP2006-ICPVT-11-93607

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EN 13445 / EN 13480 SEPTEN

9 Pas de règles d'exemption


9 EN 13445 :
† Clause 17 pour analyse fatigue en pression
† Clause 18 pour analyse détaillée analyse

9 EN 13480 : pas de règles; renvoi sur EN 13445 (!!!)

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EN 13445 SEPTEN

9 Courbes de fatigue spécifique à chaque type de joint soudé


(identique pour acier carbone et acier inox)
9 Des facteurs de réduction de fatigue : fu = fs . fe . fm . Ft
état de surface, épaisseur, contrainte moyenne, température

9 Plasticité : Ke en mécanique et Kν en thermique avec formules


spécifiques
Ke = 1 + A0 (∆σ/(2 Rp0,2) – 1)

Kν = max [ 1 ; 0.7/(0.5+0.4 Rp0.2/∆σ) ]

9 Basée sur "contrainte nominale" : extrapolation des contraintes


au niveau des singularités
9 Prise en compte du niveau de contrôle

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Corrections de plasticité SEPTEN

ASME - RCCM EN 13445 – Cl. 18

9 Sollicitations mécaniques
9 Sollicitations mécaniques
Ke = 1+ A0 (∆σ/Rp0,2t –1)
Ke = 1+ (1-n)/(m(n-1)*(Sn/3Sm-1)

pour 3 Sm < Sn < 3m Sm Avec A0 = 0.4


pour les inox
et ferritiques Rm< 500MPa

et: A0 = 0.4 + (Rm-500)/3000

9 Chocs thermiques
9 Sollicitations thermiques
Ke= 1.86 (1/(1-1.66 Sn/Sm))
Kν = 0.7/(0.5 + 0.4/ ∆σ/Rp0,2t )

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rupture brutale : Procédure RCCM SEPTEN

Critères d'exemption
(ZG.2000) Zone robuste vis-à-vis de
- zones concernées la rupture brutale sans Annexe ZG du RCCM
- composition chimique analyse
- ténacité minimale du matériau
- efforts maximum appliqués INTRODUCTION
EXEMPTIONS D'ANALYSE

Analyse conventionnelle Démonstration acquise ANALYSE CONVENTIONNELLE DE RESISTANCE A LA RUPTURE


(ZG.3000) de la robustesse de la BRUTALE
Dessin, Matériaux, Chargements

- défaut conventionnel zone vis-à-vis de la


- coefficients de sécurité rupture brutale ANALYSE DETAILLEE DE RESISTANCE A LA RUPTURE
- données spécifiées BRUTALE

METHODES POUR LA DETERMINATION DES PARAMETRES DE


Analyse détaillée L'ANALYSE
(ZG.4000) Inspection "point 0" Détermination des facteurs d'intensité de contrainte K
- détermination du défaut critique réalisée par le Fabricant Détermination de la force d'extension de fissure J
- données spécifiques avant mise en service
- coefficients de sécurité PROPRIETES DES MATERIAUX
Ténacité des matériaux ferritiques
Courbe de ténacité KIC
Effets du vieillissement
Taille cohérente avec celle
des défauts potentiels
Effets de l'irradiation
Effets du vieillissement thermique

Résistance à la déchirure des matériaux ferritiques


Résistance à l'amorçage de la déchirure
Zone non robuste vis-à-vis de la Courbes de résistance à la déchirure des matériaux
rupture brutale.
A traiter au cas par cas

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Rupture : Procédure ASME VIII div 2 SEPTEN

9 Exigences de propriétés mini des matériaux

9 Renvoi sur Div. 3

9 Ou renvoi sur Codes Nucléaires : section III et section XI

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Rupture EN 13445 – EN 13480 SEPTEN

9 Exigences de propriétés mini des matériaux

9 Pas de règles d'analyse pour le moment

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Conclusions - Recommandations SEPTEN

9 La fatigue est un dommage très important dans certaines industries, en


particulier l'énergie :
† En conception pour répondre aux exigences DESP
† En service, car il joue un rôle très important sur l’importance du programme de surveillance,
dont l’inspection en service

9 De même les risques de rupture soit fragile, soit ductile à faible ténacité
nécessite des marges importantes, avec prise en compte du vieillissement

9 Les différentes méthodes donnent des résultats très différents

9 Il est difficile à tous les Fabricants de s'investir dans l'ensemble de ces


analyses tant au niveau de l'étude de risque ou de la justification de la
conception voire de la notice d'instruction

9 Une attention particulière est à porter sur la "convivialité" de la rédaction


et une approche en 3 étapes : exemption, analyse simplifiée, analyse détaillée

9 Certaines méthodes nécessitent des validations complémentaires


claude.faidy@edf.fr
C. FAIDY, le : 9 octobre 2007
cjfaidy@infonie.fr
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