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La petite chartreuse Pierre Péju

Emploi du futur au début du livre. C’est comme une sorte de prédiction.

Emphase sur le fait qu’il sera cinq heures du soir quand l’événement qui déclenchera l’histoire va commencer.

Écriture télégraphique : « Cinq heures du soir ».

Dans le premier paragraphe tous les éléments de l’accident son jetés devant le lecteur. On comprend alors que c’est
la fille qui se précipitera sous les rues de la camionnette.

La forme du texte ressemble à un fait divers.

Comme dans les films d’Hitchcock on sait déjà ce qui va se passer, le drame est annoncé de l’avance et la tension et
le suspense va se produire grâce à cette connaissance anticipée. Le travail du spectateur consiste à essayer de savoir
pourquoi s’est il passé et comment. C’est dans certaine façon une inversion de la question enfantine: « et après ?
Que s’est il passé ? » À partir des objets tel qu’un détective on commence à reconstruire le passé des personnages et
comment ils sont.

La succession d’actions donnent l’idée de réalité comme l’effet du ralenti et comme un « close up » on montre les
objets qui dessinent la petite fille : l’anorak, les collants rouges, le cartable, les souliers.

Le recours de la métonymie est présent pendant tout le roman.

Description des personnages :

La petite : Membres frêles, chair pâle et douce, brouillard de larmes, la frange brune, petit corps. ( on décrit surtout
le corps, pas tellement son caractère, peut-être pour la montrer comme une poupée ou pour s’éloigner du drame)

Le camionneur : Il s’appelle Vollard, Étienne (son nom rappelle le vol des oiseaux..) Il est libraire et conduit une
camionnette.

Il y a beaucoup d’informations dans ces deux premiers paragraphs.

Insistance sur l’heure de l’accident (« cinq heures du soir ») et sur le fait qu’il pleuvait (« anorak », « pluie froide de
novembre », « l’asphalte trempé »…) et qu’il faisait froid.

(Page 12) 1er paragraphe : voix de l’écrivain, omniscient et omniprésent, réflexion sur ce qu’il est en train de raconter
comme témoin ? («rien n’est écrit nulle part, la vie seulement criblée de hasards de dernière minute, ces petits
riens décisifs qui défient présages et prévisions et se rient de nos attentes » - on voit déjà une idée centrale sur
laquelle l’histoire va se dérouler : les hasards (« ces petits riens ») qui changent une histoire, l’idée qu’il n’ya pas de
prédestination d’aucune sorte, qu’on ne peut rien prévoir en définitive)

Thérèse cherche le destin et lui, il se laisse aller par le hasard le hasard/ pas de destin relation avec la fin.

(Si on ne peut rien prévoir, alors, on peut au moins essayer d’expliquer les causes ? Expliquer peut-être le passé qui
a donné lieux à ces faits tragiques ?

On essai tout le temps d’expliquer les choses mais peut-être que l’absurde c’est la meilleure explication possible.

Page 12 Le narrateur tel qu’un observateur dans les hauteurs (un oiseau rapace qui cherche à se munir d’une proie)

Les oiseaux qui survolent à la fin ?

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Image dès le ciel : « les enfants sortent des écoles primaires » « dans chaque quartier de chaque ville » « entre
façades des longues rues grises. »

« Les carapaces en toile » vision à vol d’oiseau idée de fermeture

Les petits comme des oiseaux : « ces petits aux ailes étroites et trop lourdes »

le tumulte, les gens confondus comme un seul corps (« les parapluies », « les puissant tentacules maternels » -
métonymie) page 13 : « masse compacte » Les tentacules maternels « donnent l’idée d’une mère comme un
animal un peu dangereux avec les autres mais protecteur avec sa progéniture, surprotecteur peut-être ? Et puis les
tentacules sont utiles pour faire beaucoup des choses au même temps : « prendre les objets confectionnés à l’école,
prendre les mains des enfants, etc., prendre le parapluie.

Cette image de mère toute-puissante va contraster avec la mère de la petite de l’histoire.

Le temps de la narration est le présent, en donnant l’idée de qqch qui se vit minute à minute, on se sent témoin des
événements.

Page 13 Phrase qui reprend le premier paragraphe. Phrase qui anticipe un fait qu’on connaît déjà : « Tout peut avoir
lieu, donc le pire. Car il rôde lui aussi dans la meute des possibles. La hyène du pire trottine au hasard dans la
banalité » - rapport avec l’absurde? Généralité biologique commun à tous les êtres humains et aux mammifères: le
corps maternel, la chaleur, l’odeur de mère, sentiment instinctif. L’absurde et la modernité, quel rapport ?

Ça va contraster avec la mère d’Eva, qui va contre l’instinct naturel de toutes les mères.

Et toujours l’insistance de la pluie : « petites retrouvailles quotidiennes et pluvieuses. »

Eva, l’étrangère, celle qui est différente aux autres, qui se détache de la masse compacte.

La mère d’Éva se détache, elle aussi, de la masse compacte des mères.

« Elle est si souvent en retard »

Présence du temps, ce qui marque la différence. Importance des minutes dans les événements de la vie.

Il y a quelque chose dans la ville qui fait retarder la mère d’Éva.

La mère d’Eva, l’air absent. Mère inexacte (condamnation ?)

La ville – Éva l’espace

-Thérèse

Rapport entre la pluie et le temps – « 100 años de soledad » ? à la fin, la neige

Toujours les comparaisons animalières : grenouille triste (« les mères comme pieuvres, les petits comme des
oiseaux, le troupeau maternel ») lui comme un oiseau : Icare

Page 15 Sensation du néant

Insistance sur la fragilité d’Éva.

Page 16 : « la pluie froide » coupable de l’accident.

Deux trajectoires qui se croisent comme deux missiles. (qqch. De scientifique, de mathématique)

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(Deux ou trois personnages solitaires qui se croisent dans un point précis de la ligne de temps- l’auteur et Vollard
vont se croiser aussi)

Les couleurs : la camionnette verte de Vollard est justement la couleur opposée +a celle des collants de la petite et à
celle de son anorak.

(Rapport entre le petit chaperon rouge et la fille de cette histoire ?)

Opposition : fragilité de la petite /lourdeur de Vollard et de sa camionnette

Fragment des livres dans la mémoire de Vollard : « …le désespoir dans ses grandes lignes. Le désespoir n’a pas de
cœur… »

Page 17 Vollard/ vitesse/corps minuscule

Lecture/ville/Éva

Lourdeur/légèreté

Le temps est relatif. Une demie heure peut durer une éternité et c’est ça l’effet qui produit la réitération de la
narration de différentes manières.- « tout cela paraît ne jamais finir ».

Page 18 les close-ups (tel que dans un film) les yeux de la petite sur les yeux de Vollard

Vitesse/arrêt devant l’horreur « arrêt sur horreur »

Page19

Le bruit/le silence

La ville/l’horreur

Le moment de ces petits riens du hasard. La catastrophe

Page 21 « on voit ça tous les jours » Les accidents, l’hyène la chienne à la fin

Page 22

La pluie remplacée par la solitude « qui tombe sur les choses » 100 años de soledad ?

« Les doigts se crispent sur l’absurdité « Impossibilité d’expliquer, le hasard.

La modernité la nature, le passé --------deux temps différents

L’absurde la nature

Le bruit

Les gens la solitude

La vitesse

Page 23 Les couleurs rouge et vert des feux rouges. Le rouge de l’anorak et des collants et le vert de la camionnette.

La pluie se transforme en neige.

Description de la nature, l’organique, les formes arrondies.


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Page 25 Un cri animal/ plainte de la petite

La douleur comme protection

Les sons

Page 26 la carcasse de Vollard, comme un animal préhistorique ou un rhinocéros (ornithorynque plus tard)

Comparaison animalière

Toujours le chemin… Les trajectoires de Vollard et Eva. L’avenue, l’itinéraire de l’école à l’appartement. Le chemin, le
sentier entre la forêt.

L’absurde : souffrance incongrue, l’absurdité irréparable.

Itinéraire connu

(« espacios vacíos en la mente con respecto a donde vivimos, lugares donde no vamos”)

Les lumières de la ville/les ténèbres de la montagne (l’ordre, le connu/l’insondable)

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Le rouge du camion des pompiers.

La montagne a de la vie

Le temps passe apparemment plus vite dans cette montagne. On ne perçoit pas le temps passé dès que Vollard ait
tombé jusqu’à ce qu’il découvre la maison de l’inconnu.

Page 30

La neige, regard à vol d’oiseau. Panorama de la ville et des montagnes. On peut voir comme d’un hélicoptère la
camionnette de Vollard montre l’espace où se déroulent les histoires des personnages. À vol d’oiseau. La neige unifie
tout.

Tout semble minuscule en comparaison avec la neige. Itinéraire de Vollard.

Deux extrêmes : les sommets des montagnes, les ruelles, l’obscurité des ruelles.

Ascension et descente : développement des personnages. Chemin de croissance personnelle.

L’espace, les trajectoires, l’identité

L’hôpital ressemble à une bibliothèque.

« L’hôpital apparaît, ville dans la ville, où les souffrances, les blessures les maladies, les
agonies s’entassent sur de vastes étages »

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Pourquoi cette ressemblance ? Peut-être parce que dans les deux lieux, ces deux espaces institutionnels et publics il
y a un ordre qui ressemble à un cimetière où la mort est présente, où les personnes se rencontrent sans se
reconnaître parfois où l’angoisse, la douleur essaient de se calmer tantôt avec des livres ou tantôt avec de la
pénicilline.

L’hôpital, comme labyrinthe (la peur de se rencontrer avec le minotaure)

Chaque espace a un odeur, des bruits différents (description de l’espace à partir des sensations) « odeurs de
médicament », « grincements de chariots », « agitation de blouses » et de pansements ». Rapport avec la femme de
l’école qui porte une blouse

Les portes vitrées : organisent les espaces

« Les profondeurs du grand hôpital »

« Les longueurs des journées »

« Blouses colorées », hypermarché, emploi de la métonymie pour donner l’effet d’impersonnalité- Magritte

Page 33

Présentation du personnage de Thérèse.

Les 3 premiers chapitres présentent les 3 personnages.

Les 3 sont en train de se déplacer. « Thérèse roule vite », Vollard aussi mais dû à l’avenue. La petite est en train de
courir aussi. Organisation du roman

Le visage et le paysage environnant ont les mêmes caractéristiques (« délavé »)

Thérèse est calme malgré la vitesse avec laquelle roule (et Vollard est tendu mais prudent en conduisant)

L’enfant ne semble pas être l’enfant de Thérèse.

Thérèse divisée : sa conscience : la conscience humaine

Sa nature deux voix : Vollard aussi a deux voix

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Le hasard et Thérèse. Ce personnage est à la dérive. (Pourtant elle croit au destin, elle croit voir des signes) Voyage.
S’échapper tout le temps. S’échapper des obligations et des responsabilités ?

Solitude des personnages : cette caractéristique les unit.

Une autre activité qui n’est pas non plus une activité productive : regarder les trains. Elle écrit des notes ( des
brouillons avant de commencer à vivre ?)

Se dissoudre sous la pluie. Imiter le paysage.

Ne jamais revenir. Mourir ? Ou vivre comme les morts, comme une fantôme. La pulsion à faire l’incorrect, la pulsion
à rompre des normes ataviques : une mère doit garder sa fille, doit prendre soin d’elle.

Page 35

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Thèrese s’échappe d’elle-même et Eva se l’empêche « sa présence empêche le frisson de se propager, empêche la
vitesse et la lenteur de faire leurs effets sur Thérèse, de débarrasser Thérèse d’elle-même ». Elle l’empêche de
devenir transparente.

Raison/ pulsion

Nature

Désir de revenir au ventre maternel ?

(Les vitres comme miroirs, les baies vitrés de la bibliothèque, les portes vitrés de l’hôpital (hôpital comme labyrinthe)
ces éléments sont d’ouvertures transparentes qui peuvent être fermées… qui se trouvent fermées en général

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Un labyrinthe en vitre comme celui des foires.

Image dans le train surréaliste, comme un tableau de Magritte. C’est ce qu’observe Thérèse (costume contre
costume, mallette contre mallette) Le sourire, la face bien rasée, tous ces hommes se rassemblent. Comme toutes
les femmes se ressemblent à l’hypermarché.

Le paysage et les hommes : thème important dans le roman. Les espaces.

Le train : un non-lieu. Les hommes se ressemblent. Page 38.

Thérèse esquive les questions de même l’affection, les besoins des autres.

Observations notes sur le paysage, la nature, les visages, regard curieux, de recherche mais aussi de poète.

Solitude comme désir impossible d’achever.

Rapport comme désir impossible d’achever.

Rapport de passion/dégoût pour son écriture. Envie d’écrire mais pas de plaisir en lisant ses textes.

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Métonymie : « les costumes sombres » par les hommes, effet d’une peinture de Magritte

« Voix sans corps »

Un autre non lieu : la gare

Elle n’a pas envie d’aller marcher dans Paris.

Le monde semble vidé des sourires, des couleurs, des costumes, des voix et des corps inaccessibles, des produits. Les
personnes comme des produits.

Thérèse est inclassable parmi les gens qui appartiennent à la société, aux travailleurs.

Elle s’assit par exemple à côté d’un mendiant.

Elle fait des actions sans but.

Elle communique mieux avec lui qu’avec les hommes des affaires.

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Il peut la voir telle qu’elle est, sans étiqueter

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« Parenthèse des gares et des routes » =non lieux

Lieux pour s’échapper de soi-même. Un peu comme les publicités.

Elle cherche la « transparence », « la légèreté » Synonyme de liberté ?

= Milan Kundera : « La insoportable levedad del ser”

Les embouteillages à l’entrée de la ville : menace ? Les voitures comme des requins

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« les grands magasins »= non lieux

Il y a des portes en verre comme à l’hôpital

Hôpital = non lieux

« un agréable vertige, une tranquillité ouatée »

Les miroirs reflètent une image qui n’est pas la sienne : Une belle femme/un âme qui essai de s’échapper de son
corps hypermarché

 Le corps/l’âme

Les bruits et les voix ou le silence produisent le même effet.

Page 43

« TRISTE ET SANS IMPORTANCE »

Thérèse se sent dépaysée au monde.

Toujours les corps, les gens comme des masses amorphes dont Vollard est leur plus gros exemplaire.

Elle ne se regarde pas tel que le mendiant.

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« Être bien, n’être plus personne… Tranquillité des femmes imperceptibles. »

Les horaires rigides, les embouteillages, les voies, les bruits, c’est la grisaille où il n’ya pas de vide.

« Eva est tout ce que j’ai au monde » phrase tout faite

L’effort, l’exigence, la responsabilité.

Elle ne se laisse aller dans le sens de l’amour. Elle doit se forcer à aimer.

L’impression d’irréalité : choc face à la monotonie, à l’habitude.

Elle est cernée, harcelé par l’embouteillage, les montagnes, les bruits, la police, et Eva.

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L’hôpital : labyrinthe, les portes vitrées, blancheur, odeur de désinfectant et d’éther, les couloirs, les portes.

Page 47

Toujours les sensations, le monde qui perce contre les gens, qui atteigne les êtres malgré eux.

Les corps réparés comme des poupées.

Le temps contrôlé par des appareils.

Le paysage de l’hôpital, immeubles entassés, de béton désolé.

Les deux corps se rencontrent avant de communiquer mais elle ne remarque pas les traces du sang ni de boue.

Elle ne veut pas souffrir, ni avoir peur, elle ne veut plus sentir.

Comment affronter les obstacles de la vie en solitude ?

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« La présence d’un enfant rend la solitude dure comme de la pierre » (paysage béton)

Pour la première fois Thérèse éclate, se sursaut, se fâche.

Page 52

Vollard devient le témoin des vrais sentiments de Thérèse. Elle se révèle

Horreur de la banalité. Miroir

Page 53

Vollard s’aperçoit sur le miroir. Par contre Thérèse ne s’y regardait pas. Il se voie mais il ne veut pas se reconnaître.

Elle rejette son image, son identité.

Page 54

Il faut attendre.

Page 55

« Tête écrouée. L’accident a eu lieu vingt quatre heures plus tôt. Paysage bouleversé. Temps
dilaté. Ce n’est plus la même ville. Ce ne sera plus la même vie. Ordinaire et gluant,
l’événement s’est plaqué comme un poulpe sur les choses. »

Page 57

Le corps entassé entre les livres. Sa mémoire est bondée des textes comme s’il les eût avalés.

Page 58

Texte : « Je m’en fus….d’amertume ».

Le texte leur mot juste pour l’occasion.

« L’horreur »
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Le texte va à sa rencont5re tel que le paysage ou la ville

Page 59

La porte vitrée de la librairie.

Regarder la vie comme du théâtre, comme du cinéma. La vitre de l’hôpital, de la fenêtre, la vitre de la boutique, la
vitre du train, de la voiture, de la camionnette, de la maison dans la montagne.

Page 60

« Le verbe Être »

Modernité : questions sur les livres, sur les librairies et sa lecture. « Boncasse », les gens de l’avenir.

Le livre associé à la nourriture, aux boissons. En tout cas. C’est une tentation : « champagne, elixir du diable, vins
capiteux, liqueurs, tord-boyaux et eau pure »

Les livres, désert des signes / faux bonheur de l’hypermarché

« lenteur lumière lecture : un vrai bonheur »

Page 61

Voix de l’écrivain. « Dans les dernières années du XXe… »

Présages, qui ne sont pas accomplis.

Avant que la voix apparaisse avec les déictiques ce sont les pensées de l’auteur qui sont les premiers à se faire
connaître.

L’objet livre

Écrivain omniscient.

Page 63

Le nom de la librairie « le verbe être justement évoque le fait d’exister : à travers les livres, à travers de la lecture, de
la réalité identité

(Thérèse) /mère Thérése, (ironie ?)

Vollard : il lit, il pense

Thérèse : elle produit de l’écriture, elle lit la réalité

Eva : elle vit, elle a des besoins, cherche de la chaleur

Les adultes et la peur de l’existence.

Première rencontre

L’écrivain, c’est la même voix du témoin ?

Témoin comme l’auteur lui-même en tout.

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Page 68

Le ton de l’écriture change, il devient plus personnel (favorise cette « prostitution splendide » ) avec des avis.

On se vend aux autres, on se dévoile aux autres

Demande à propos du futur.

Page 67

Au début du chapitre il y a 13 déictiques marquant la 1ère personne en plus des modalisateurs subjectifs.

Page 69

Sens de la touchée : « visage d’argile » (page 68) Mémoire de Vollard des textes.

Sens de l’ouïe : « fluidité sonore » « Musique silencieuse » Les livres comme de la drogue pour oublier

Place des librairies dans la ville.

Espace de réunion, de mémoire, de l’intimité avec soi même. « L’Intime universel »

Sens : « l’odeur de papier et d’encre » le sensoriel- métonymie- l’érotisme

« Le seul vrai lecteur, c’est le lecteur pensif ».

Plaisir de découvrir un texte ou un auteur Barthes « Le plaisir du texte »

Identification de l’auteur à Etienne Vollard t émoin donner l’impression du réel ?

Procédé et appelation :

Description de Vollard : « libraire écraseur, hyper mnésique, courbé par un malheur ou une malais, grand, gros,
solitaire

Page 70

Comparaison entre lui et Vollard. Interrogeant sur quels seraient les points communs entre les deux personnages. Il
semblerait que Vollard est un alter-ego de l’auteur.

Premiers impressions de Vollard aux yeux des enfants. Son physique s’impose.

Page 73

La cruauté des enfants

La lecture, le livre se projetait en lui

Lire/écrire Relation qui change selon chaque personnage

La mémoire fabuleuse de Vollard, et sa voracité littéraire contrastant avec ces textes laconiques.

Il ne régurgitait que quelques phrases

Voracité, obésité, appétit textes/se rétrécir sur lui-même, textes laconiques.

Les professeurs faisaient des blagues sur lui.


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Le corps et des parties du corps se détachent de la vie scolaire.

« Ses côtes », « ses cuisses », « les oreilles »m « les cheveux »

Vollard comme jouet.

Lui et la masse, la troupe.

Lui et son plaisir.

Récit comme d’un cahier intime voix

Confession.

Oublier à travers la mémoire

Vollard semble avoir vécu un passé d’horreur et cruauté visionnant et éprouvant la guerre. Ses parents ont
apparemment brutalement assassinés. La question de pourquoi il lit, pourquoi il n’est pas violent malgré les
injustices qu’il subit, semble se résoudre. Il lit, il mémorise pour oublier la malaise, pour s’évader de la cruauté et de
là découle qu’il finit par s’évader de la réalité même à laquelle il se rapprochera après avoir écraser la petite. Il
devient violent malgré lui, c’est le hasard qui lui fait écraser l’enfant.

Page 82

Histoire de Dédale et le labyrinthe intertextualité

Vollard aussi construisait un labyrinthe qui lui enferme (pour protéger les autres de lui-même ? Vollard-minotaure ?)

Un labyrinthe de livres, des textes, une cuirasse qui le protégeait de la réalité.

La machine volante, construction de Dédale aussi, servait à s’évader. Ces deux appareils ont été fabriqués par le
même homme. On pourrait en déduire que l’homme même crée sa prison et sa liberté.

La prison de Vollard était les livres ?

Page83

« Vollard-Icare »

Les êtres laissent des semelles en nous.

Page 84

La foule comme un seul corps de même que les enfants, camarades de Vollard « Ombre du nombre qui ondulait, qui
battait de façon presque cardique, avançait dans une brume de paroles, de slogans, de poings.. » = grande
surface : panneaux

Page 86

Vision du mai 68, analyse du passé, l’aventure, des simplifications, de l’espoir innocent. – illusion

Analyse critique : intoxication à l’acte, à l’assemblée, l’acte avant tout.

Perspective du futur dans le passé et vice-versa

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La parole La langue

La foule, la masse Vollard

L’acte les textes

L’acte le non-acte

« Nous » « moi » = l’individu anonyme

Accompagné solitaire

Page 87

L’extériorité le lointain intérieur

La superficie la profondeur

Page 88

Toujours le livre comme objet, comme une extension du corps, tel que les statues en marbre, taillées d’une même
pièce. Vollard s’accrochait à son livre comme s’il était une partie de lui-même.

Page 89

Comparaison de Vollard avec un animal. En lui, cohabitait une force animal avec un esprit et une âme nettement
humaine, ces deux pôles sont en lui parfois sans se mélanger.

Page 91

Écouter sans entendre peut être ce que Thérèse fait ? elle-aussi enfermée en elle-même ?

Vollard comme apparition. Il est vivant vraiment ?

« C’est mon art le plus cher et ma plus chère méchanceté d’avoir appris à mon silence à ne pas se trahir par le
silence. » C’est qui l’auteur ?

Les sirènes des ambulances comme celles qui s’entendent après l’accident.

Page 92

« Lecteur traversant la violence ? Acteur ? Fantôme de l’événement ?... »

Page 93

La compagnie des écrivains

On choisit son destin ou plutôt c’est le hasard qui choisit par nous ?

La nature / Les librairies- Les bibliothèques = Opposition qui persiste tout le long du roman

Page 94

Page 95

Le visage de Dostoïevski transmet l’approche de la mort.

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Malcom Lowry, Céline, Henry Miller, Georges Bataille, Max Frisch “on peut tout raconter sauf sa vraie vie »

Les visages des écrivains comme des paysages.

Hemingway, Artaud, Kafka, Borges, Pessoa, Beckett, Nabokov, Thomas Mann, Pavese.

Les personnages du coin comme ceux d’un roman.

III page 101 INSOMNIE

L’énergie dangereuse de Vollard.

Page 102

Image des Écritures : « Saint Jérôme à l’écharpe rouge » couleurs azur et rouge.

« Ha ! Comme tout me revient, bon Dieu ! Cet œil ! Ce vide ! Cette vigilance ! Cette lassitude ! L’homme arrive. Les
chemins obscurs, dans sa tête, ses flancs, ses mains, ses pieds, et lui assis dans l’ombre vermeille, se curant le nez,
attendant l’aube. L’aube ! Le soleil ! La lumière ! Ha ! Les lents jours d’azur pour sa tête, ses flancs et les petits
sentiers pour ses pieds, toute cette clarté à tâter et à prendre. » obscurité/clarté

Page 102

Pour se nettoyer de la saleté et de la douleur soufferte il prend de l’eau pour se laver et boire. Il jette ses vêtements
sur le sol. Il est nu. Il boit aussi de l’alcool pour oublier. Il perd le sens du temps. Il dort après et continue le fil de
l’oubli. Il oublie au sommeil jusqu'à ses paroles.

L’insomnie et les livres. Quel rapport ?

Il lisait pour oublier, pourtant la mémoire lui attaquait d’improvise.

Un événement historique qui a produit des conséquences sur les peuples se voit reflété dans l’histoire de Vollard.
Liaison entre l’événement historique (la seconde guerre et l’arrivée du nazisme au pouvoir) et la vie quotidienne.

Effets sur la vie quotidienne :

- Insomnie
- Problèmes de relation avec autrui

Il perd sa mère sous de causes politiques. Tandis que Thérèse presque perd sa fille par un accident. Derrière ces
actes il y a des responsabilités. Mais qui a été responsable ? Des individus ou la société dans son ensemble

Le ton du livre en général est grave, il y a une angoisse profonde et il y a aussi des jugements sur les personnages ou
ce sont les jugements de la société ? (« l’enfant éternel », « mère absente ») voix

Page 104

Il demande de l’aide à travers d’autres voix : les écrivains. Il n’a pas de voix reconnue. Il parle à travers les écrivains, à
travers lui-même quand il était enfant. Il crie comme un animal.

Page 107

Madame Pélagie : mémoire efficace/ M. Vollard : mémoire : tas d’ordures.

Elle ne lisait pas par goût. Vollard par nécessité. Il a un goût sensuel par la lecture.

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Page 112

Il va être obligé de parler parce qu’il va voir quelqu’un qui doit l’entendre.

Raconter des histoires pour oublier l’histoire de la vie.

Page 115

Impression du réel.

Page 117

Un mot peut réveiller à l’enfant, de même qu’un baiser. Ou c’est le hasard ?

Mère-enfant

Elle ne lit pas beaucoup de livres.

Page 118

Changement du paysage.

Page 119

Qui parle ? L’auteur ? « Musique vomitive », « détestable », critique au capitalisme : « le grand sourire autoritaire
des marchandises »

Automatisme : « des acheteurs somnambules »

Page 120

Contraste : « vieille libraire »/ « hôpital ultramoderne »

Pour Vollard lire n’a été jamais conçu comme un apaisement. Lire pour lui consistait à découvrir la blessure d’un
autre.

Trajectoire fixée : librairie_________________________________________hôpital

« se glisser d’une blessure à l’autre »

Page 171

Toujours porte de verre

Il cherche sa « voix » pendant que sa voix essaie de réveiller à une petite princesse. Jour du réveil de la petite. Réveil
au moins de sa perception.

Page 122

Mélange des voix : la voix de Vollard, la voix des écrivains, la voix de l’auteur.

Page 123

Voix de Thérèse sans conviction.

Obligation de se rappeler, pour reconstruire son identité.

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Espaces vides, sans identité, il n’ya pas de joie. Espaces vides

Le « paysage désolant », « des coins de banlieue », « des hòtels », « la gare », « les commerces », « les voyageurs ».

« même odeur de moquette »

« mêmes miroirs ternis »

« le médecin »

Page 125

« Les médecins » ( il n’ya pas d’individualisation, pas de description détaillée)

Thérèse observe toujours à la fois d’écouter.

Page 126

La petite perd sa vois.

« Chaque corps, son énigme. Énigme des corps »

Page 127

Éva s’accroche des détails. « bouton de nacre », « fil de laine », « cochet rose », « miette », « de la bluée sur une
vitre ».

Eva : indifférence à la vie.. Absence. Son corps est présent mais son âme reste cachée derrière l’accident.

Page 128

« La voix mauvaise » : son passé lointain voix

La voix des livres

L’insomnie

Lire pour oublier : l’enfant, l’accident, l’ultime regard d’effroi enfantin, le bruit du corps écrasé.

« Tu réciteras au nom de celui qui t’a crée à partir d’un caillot de sang. Tu réciteras au nom de celui qui t’a crée à
partir d’un crachat ! Tu réciteras au nom de celui qui t’a crée à partir d’un tache d’encre ! tu liras et tu réciteras..

Le rouge sensualité corporisation

Les livres : protection.

« lire, lire, oublier »

Le Golem : la création à partir de la parole (la bible ?)

Page 129

Les livres son invisibles pour Thérèse, pourquoi ?

Page 130

Fragments des impressions de Thérèse : écriture fragmentée, identité fragmentée


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Page 132

Elle va travailler dans une grande surface commerciale.

Thérèse comme un papillon, difficile à attraper.

Page 133

Description du paysage. Un paysage qui aide à oublier « une complication géologique propice à l’enfouissement des
pensées, à la dissimulation des corps, et à un éloignement du monde dans un proximité évidente du ciel ».

Les cloches = les cloches et les cheminées= modernité

La Chartreuse comme un labyrinthe.

Page 134 Vollard venait se perdre dans la Chartreuse.

Page 135

Passage à la modernité. Les espaces changent de fonction. « Ces établissements avaient


longtemps été des sanatoriums. Toux rauques, fièvres et crachats dans l’air pur de la
montagne magique. Mais désormais, en bas, dans les vallées, la toux n’était plus mortelle. Les
sanatoriums n’avaient plus lieu d’être. Maintenant, en bas, dans les vallées, on se tuait plutôt
dans des collisions. On se faisait broyer et démolir dans des accidents de la route. Désormais,
paralysies, traumatismes, hémiplégies, amputations. Des libraires écrasaient des petites
filles. »

Page 136

Vanité de faire ou de dire qqch.

La cloche les vieilles glycines, les toits gris-rose = le passé

Page 137

« J’ai cherché partout le bonheur mais je ne l’ai trouvé nulle part sinon dans un petit coin, avec un petit livre »

Sens des phrases sens des livres.

S’évanouir, oublier s’associe peut-être à la joie passagère, « tout est bien ».

« manger, boire, lire, dans la rumeur des conversations et le choc des verres. Anesthèsie générale. Mouse de soleil
dans la bière. Une indifférence cosmique qui était en même temps une épouvante et une sorte de « tout est bien ».

Jouissance, plaisir.

Distance par rapport à la réalité

Image comme une rêverie : « vapeur dorée » « brume bleutée »

Page 137

« Le monde comme le sourire énigmatique d’un dieu sans limites, trop heureux d’avoir définitivement abandonné
sa création et ses créatures. » mystère de l’être.

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Dieu même oublie.

Page 138

Cri de plaisir, mélange de terreur et de plaisir ».

Saut au vide, le vertige, se perdre. Différence avec le cri de Vollard en hiver dans la montagne : le cri de désespoir.

Oublier jusqu’à la vie. Le cri, l’angoisse

Page 139

« Jouir de la réalité, de leurs corps, de leurs choses », tout comme Vollard

Pendule gigantesque : en oubliant le temps, le corps se transforme en pendule.

Page 140

« Ce mélange familier de nausée et d’angoisse ».

Contraste entre Vollard et les jeunes gens. Questionnement de Vollard

Lourdeur/légèreté

Angoisse /joie

Gris /couleurs

« Il faut vaincre la peur, la peur du vide »

« s’enfoncer dans l’absurde »

Vollard essaie de causer, de couper le cercle vicieux, le labyrinthe où il s’est perdu pour des années entre la peur,
l’oubli, l’angoisse, l’insomnie

La nausée (Sartre ?)
Réciter pour s’oublier, pour « perdre connaissance »

Page 143

Se fourrer de la pizza, de la bière pour oublier.

Comme l’acte de manger des livres.

Page 145

Pourquoi se livrer à ces plongeons ?

« Les jeunes gens étaient des amoureux de l’instant »

Ils vivent le présent, ils sont « amis du réel »

Combat interne entre le réel et la pensée.

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« …le plus morne combat qui se puisse concevoir. Il se déroule dans une pénombre
impalpable, rien sous les pieds, rien autour de vous, pas de témoins, nulle clameur, nulle
gloire, aucun grand désir de victoire, pas de grande appréhension non plus de la défaite ».

Page 145

Détermination violente. Il va sauter pour lui même, pour s’arracher à sa vie entassée dans ses livres.

Il veut changer.

Ou bien, il oublie tout jusqu’à lui-même ?

Il voulait s’échapper des voix des livres et trouver sa propre voix.

« Cet Oedipe raté, sans destin ni complexe, pendu à un immense ombilic de caoutchouc. Mais il sentait bien que les
phrases, celles de livres, restaient solidement fixées à sa cervelle. »

L’odeur du corps et de l’âme. L’odeur de l’angoisse.

Page 147

Il est mort en vie ?

« cette odeur étrange de cadavre et de jus rance qui, à la fin, imprègne tout ».

Page 148

« La petite chartreuse »

Page 149

Voix de l’auteur ? jugement

« Un téléviseur déversait une sauce épaisse d’inepties colorées. » Critique à la société moderne

« Sauce épaisse » : lourdeur, qq. chose à fourrer l’estomac et le cerveau. Association avec la nourriture en tant que
placebo

Les cigarettes aussi comme placebo.

Éva : appareil de projection qui est allumé mais n’a pas de contenu, de nouveau la comparaison animalière.
« grenouille-fauvette », « sauterelle-hermine »

Espace du centre spécialisé

Les couloirs l’administration bureaucratique. Vaste salle.

Monotonie, la télévision. Vacarme.

Éva était sous la télévision, elle même avait l’air d’un projeteur sans images, vide, une boîte vide « rêveuse à vide »

La fumée de cigarettes : ambiance irréelle. Contraste avec la nature qui entoure le centre.

La grande chartreuse et la petite chartreuse

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Page 151

Les deux personnages ensemble « Il avait l’impression que la Grande Chartreuse allait se refermer sur eux comme
une main gigantesque » Le labyrinthe des montagnes

Vollard et la petite. Ils s’aident mutuellement.

La nature aussi perturbe le sens tel que l’alcool. « Ressemblaient à des bêtes primitives », la sagesse du temps

Page 152

Pas de dialogue. Les mouvements et les petits gestes remplacent les paroles. Communication silencieuse. Vollard
oublie ses livres, il réagit, il bouge.

Les bruits des pierres jetées à l’eau est le seul son.

Présence de l’eau dans la vie de la petite, comme l’eau de la pluie du 1er chapitre.

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« Tout était silencieux autour d’eux » Les sons subtils. « Dans les bois tout proche, les chocs d’un bec de pivert, le
craquement d’une branche. »

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Eva est insensible à l’univers.

Page 155

« Mais Éva resta muette. À demi effacée derrière une paroi de verre dépolie, prise dans les
glaces d’un grand vide »

Images des moines traversant le chemin. Une panier comme celui du petit chaperon rouge. La petite toute en rouge
qui devenait silencieuse, muette.

« Pour Vollard Éva devenait la petite Chartreuse. Silencieuse sans en avoir fait le vœu.»

« L’enfant privée de voix et de joie, privée d’enfance » comme lui aussi d’ailleurs.

La paix de la nature, de la subtilité, des petites choses « … un inexplicable allègement, un soulagement, un


apaisement dû à ce rituel de marche lente, de silence, de contemplation de choses infimes. Comment un si petit
être, émettant si peu de signes, pouvait-il lui donner cette impression de discret équilibre, de nécessité fragile mais
heureuse ? »

Parcours similaire :

Vollard : la librairie_____________________l’hôpital

Eva : La nature______________________le centre spécialisé

Page 156

La fumée : l’impalpable
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Oublier les objectifs, les résultats et vivre tout simplement.

« son propre corps lui semblait moins encombrant »

Accepter

« « Il a besoin de moi comme j’ai beaoin de cette vapeur de naissance qui flotte autour de
lui… » »

Il a besoin d’elle comme elle a besoin de lui.

Eva devenait l’enfant qu’il n’a pas eu et aussi l’enfant que Vollard avait été.

Page 157

« On se tient sous la pluie trompeuse des « je me souviens ».

La pluie du début

Voir Georges Perec

Page 157 : qui est ce « je » ?

Transfiguration du monde par la neige et les mots.

Page 158

Lunettes de l’auteur « aux verres épais comme les hublots d’un sous marin »

« Plus Éva demeurait silencieuse, plus les spectres approchaient »: anticipation.

Page 160

« Il songeait à cette poudre d’enfance qu’il n’avait su retenir entre ses doigts épais »

Page 161

« L’oubli des livres »

L’espace : « la zone de grandes surfaces commerciales »

Caissière, coiffeuse, vendeuse, serveuse, hôtesse d’accueil : travail sans importance

Emploi sans signifié

Page 162

Pourtant les livres ne se sont pas brûlés mais noircis par la fumée.

« Une combustion lente et comme étouffée », produisant cette brume de cendre noire qui, durant tout l’après-
midi… »

Tout comme la vie d’Éva.

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« Une bave de crapaud infecte digérant les mots et les phrases, chaque texte retournant au
marécage d’encre des origines. Aucun livre de la librairie n’avait été épargné ».

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La sirène des pompiers tels que la sirène de l’ambulance du début.

Image de la fille et des livres : visage pâle contre un fond obscur

Vertige à la fin du livre

Changement du rythme.

Adieu entre Mme Pélagie et Vollard, adieu aux livres.

« Madame Blanchot » : « un vrai courant d’air, cette dame » ( le sous-directeur du Centre Spécialisé)

Prophétie de Mme Pélagie : « une bulle de savon, une transparence qui flotte un moment et tout à coup, plop !
Vous verrez ! » Toutes les voix coïncident dans le même avis.

Page 167

Le non lieu : D’abord le parking plein d’autos. Le matériel : béton, panneaux colorés. Les lettres des livres sont
remplacées par des mots énormes et fluorescents, gonflés mais fragiles.

Le corps de culturistes : un corps faux.

Des mots violents parce qu’ils envahissent les yeux.

Les voitures comme de bêtes sauvages ou des assassins. «On devinait des regards mauvais derrière les pare-brise
de verre teinté, des mains d’étrangleurs serrant un volant ou un levier de vitesse. Les pare-chocs comme des
mâchoires de requins. »

Les gens sont morts en vie.

Bruit des fantômes.

« Mais il y avait surtout aux abords de ces hypermarchés, un grouillement de fantômes


fatigués, qui poussaient des chariots bourrés de marchandises, ou qui erraient, sous l’œil des
cameras, des vigiles et de leurs chiens entre les images d’un bonheur effrayant. »

Contraste entre le bonheur et le manque de vie : artificiel

Contrôle, vigilance et liberté apparente.

Vollard se laisse prendre par la légèreté et ce bonheur et cette liberté inventée.

Il erre dans le centre commercial

« Rituel d’accaparement » : capitalisme

Rituel comme qq ch de sacrée mais pourtant qui contraste avec la superficialité et le détachement des gens de la vie.

L’hypermarché comme un temple moderne.

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-slogans lumineux, grandes lettres

-recommandations des haut-parleurs

-couleurs vives.

Ces inscriptions font oublier. Ce mécanisme par lequel une personne se sent heureuse dans ce milieu va dans le sens
de faire oublier.

« Cette insoupçonnable, mais très soutenable légèreté »

« Il trouvait l’apaisement, un apaisement illimité, multicolore. »

« Il avait brusquement l’impression de flotter, de nager agréablement dans quelque chose


comme le rien. Le rien paradoxal, le rien enfin visible ; en fin matérialisé ! Perfection du rien !
Rien pur. Rien facile. Rien sans histoires, sans complications ».

Répétition. Perte de sens. Apparence.

« Acheteur somnambule »

Le néant « Rien n’a aucun importance »

Rapport avec les romans de Houellebecq.

La perte de sens du monde moderne.

Page 169

Éva : (chaperon rouge ?)

« Petite fille dans la forêt du silence, qui s’étiolait, qui se mourrait, là-bas, là-haut, dans la
Chartreuse. »

Différentes voix qui cohabitent le même corps et le même esprit : Vollard, Blanchot

Vollard arrive à éprouver le même sentiment que Blanchot. Le besoin du néant, de s’échapper de se sauver.

« Vollard devenait transparent à son tour »

Perte d’identité

« …flottant sur l’absence d’importance de tout, de presque tout »

Les personnes sont vues comme des objets, classifiés par profession, ce sont des produits interchangéables.

« Comment l’identifier ? Il s’appliquait à diviser les femmes. Les grandes surfaces en deux
catégories : celles qui étiquetaient ou rangeaient des produits, et celles qui s’emparaient des
produits. Mais Thérèse ?....Caissière ? Vendeuse ? Coiffeuse ? Serveuse ? «

« Un sentiment très reposant de banalité …»

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« Musique gluante et de mots douceâtres »

Toujours les vitres : « les vitres des salons de coiffure illuminés comme à l’hôpital et à la librairie.

Produits de la modernité : « des verres », « de l’argent », « des cigarettes »

« Les caisses cliquetantes » : projecteur clignotant : Eva

« Tapis magique »

« Belles inscriptions à déchiffrer »

« Aucune de ces femmes n’était Thérèse Blanchot, mais toutes lui ressemblaient un peu. La
même partout ».

« Phrases délicieusement vides de sens, apaisantes »

« Librairie », en lettres roses sur un fond bleu.

Vollard recherche la mère de la petite ou son identité ?

« L’apparence des livres »

« Ces livres lui paraissaient aussi lointains que les reptiles verdâtres rampant sur les écrans

« Flottaison à la surface de rien »

« Seul et bien, au paradis des mots qui éclatent instantanément comme des bulles ».

Page 174

Rencontre entre Vollard et Thérèse : rencontre de deux corps.

« Ce hasard avait quelque chose de très pénible, car il l’arrachait à la dérive heureuse, à la
bruyante hébétude qui avait magiquement vidé sa tête et chasé les vieilles phrases. »

« NUPTIALAND » : Disneyland ?

« …belles lettres rouge sang découpées sur un ciel qui ne parvenait pas à s’assombrir »

La lecture sans signifié.

Page 172

« Toute ma vie est bougée comme une photo floue »

« Trop d’endroits, trop de gens, trop d’hommes. Tous pareils ! »

« …cette envie permanente d’aller ailleurs, de chercher autre chose, de ...

- de vous sauver ? »

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Recherche permanente : manque d’identité

Le gouffre et le pont par lequel ils marchent ensemble.

« L’escalade du mont Vollard » : comparaison avec la grande chartreuse.

« Vivre au milieu de signes qui ne disent rien du tout. »

Forêt de signes, labyrinthe

Page 173

« Ces routes qui partent dans toutes les directions… »

Comme eux qui ont des trajectoires différentes en se croisant dans un petit bout des parcours.

Page 174

« Tout semble en même temps inachevé et fini. Enfin fini ! Inachevé pour toujours Regardez, il
neige ! Il neige des signes qui ne veulent rien dire »

Les corps qui se rencontrent, deux solitudes qui se croisent pendant un bref instant.

« Imprévisible et absurde ; il y eut ce court instant de confusion, de fusion entre deux êtres qui
n’auraient jamais dû se rencontrer. »

« À chacun son désert. À chacun sa neige intime »

Il y a partout, et de plus en plus souvent à la fin, des commentaires de l’auteur.

La petite morte annonce la mort dans un endroit similaire mais plus spirituel peut-être ? La grande chartreuse.

Page 176

Anticipation :

« Elle ne sut sans doute jamais de quelle façon, pour lui, la mort était venue. »

La neige associée à l’image de la petite fille blanchâtre, légère, muette.

« À nouveau des phrases se bredouillaient au fonde de son crâne, mais il n’y prêtait plus guère
attention. Langue étrangère. Non-sens. »

Page 177

Vente du verbe « Être », remplacé par un salon de coiffure.

Vollard ne se trouve plus lui-même. Il était jeté au hasard.

Il est Icare et Dédale.

Il cherche sa liberté la trouvant dans la mort.

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« Le tremblement de la chute. Fausse sortie du labyrinthe ».

Les pierres comme des êtres vivants : « le dos de grosses bêtes ironiques »

« L’ombre dévorait tout » : mystère, comme dans la rencontre avec Thérèse.

« le vent sifflait »

« Le mugissement du torrent »

Sonorité. « le claquement de la petite faux des coiffeuses », « la portière qui claque »

Page 178

« Silence de la montagne qui condamne à la même solitude que le vacarme des autoroutes. »

« La privation de contacts, je le savais, était finalement ma catastrophe, tout comme autrefois


elle avait été finalement nécessité et bonheur…. »

Sons : « masse murmurante », « le bruit étouffé des vieilles phrases »

Se jeter au vide, lui-même vidé.

Les mots comme des chiennes

Son : « un long cri d’enfant qui naît, d’enfant qui meurt ».

« Son premier pas dans l’oubli des livres »

Il se libère du karma.

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