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1.2.

Définition des murs de soutènement


Un ouvrage de soutènement est une construction destinée à prévenir
l’éboulement ou le glissement d’un talus raide. Les ouvrages de soutènement
sont essentiellement employés, soit en site montagneux pour protéger les
chaussées routières contre le risque d’éboulement ou d’avalanches, soit en
site urbain pour réduire l’emprise d’un talus naturel, en vue de la
construction d’une route, d'un bâtiment ou d’un ouvrage d’art. II existe
deux grandes classes d’ouvrages de soutènement : ceux composés d’une paroi
résistante et d’une semelle de fondation et ceux composés d’une paroi
(palplanches)

1.3.2. La poussée repris par l'encastrement

1.3.2.1. Les murs cantilevers

Un mur cantilever est la structure la plus commune pour retenir le sol ou

un autre type de matériel. ce sol appelé remblai ,est maintenu dans des

position qui ne serait pas normalement se trouver ,et s'effluence de la gravité

,sans le mur de soutènement ou si la structure a échoué, une paroi en porte

à faux est construite à partir de béton armé et est construit avec une plaque

de base et la tige qui est plus mince que dans les autre types de murs
de

soutènement la base est constituée d'un talon ,qui se trouve au-dessous du

sol et une pointe qui se trouve sur la partie extérieure de la paroi de base .

La construction en porte à faux est plus efficace lorsque les murs sont à

moins de 25pieds (environ 7,6m) de hauteur, un mur cantilever est constitue


de semelles de construction, entrains et le béton, acier principal est placé sur

la cote qui rencontre le plus de tension.

4) Vérification de la stabilité du mur:


La vérification de la stabilité globale du mur est identique à celle de la
stabilité des pentes.

 La stabilité au glissement sous la fondation du mur est vérifiée en


tenant compte de l’application à la résistance ultime au glissement d’un
coefficient de sécurité de 1,2.La résistance au glissement est calculée en
admettant que la rupture se produit dans le sol et non pas à l’interface
semelle/sol.

 La stabilité au renversement du mur autour de l’arête aval de la semelle


sera vérifiée en tenant compte d’un coefficient de sécurité de 1,3.
La résistance au renversement résulte du poids du mur, de sa fondation et
du remblai sus-jacent.

 La vérification de la stabilité au poinçonnement de la semelle du


mur est identique à celle d’une semelle de fondation.

CALCUL DU MUR DE SOUTENEMENT

Solution

D(m d L1( L2 L3 H1 H2 H3(m α(° L4( sol 1 sol 2


) (m) m) (m) (m) (m) (m) ) ) m)
δ1(  c 1 δ2(  c 2
KN/ (°) KN/ KN/ (°) KN/
m³) m 2 ) m³) m2 ¿
1.53 0.77 0.79 0.79 2.56 6.2 0.82 11. 0.41 17.8 27.9 0 18.4 19.4 38.2
4
6.1 - ÉTAT DES SOLS AU REPOS

A la profondeur h sous un remblai indéfini :

. la contrainte effective verticale (sur une facette horizontale) est


σ́ v =δ . h . cos α

. la contrainte effective horizontale (sur une facette verticale) est :


σ́ h =K 0 . σ́ v

s’il n’y a pas de déplacement latéral, K0 étant, par définition, le coefficient


de poussée du sol au repos . Pour un sable, JAKY a montré expérimentalement
que K0= 1 – sin ϕ(pour un sol horizontale

K 0 (α ) =K 0 (1+sin ( α )) (pour un sol incliné).

α : Angle de la surface du remblai sur l’horizontale

CALCUL STATIQUE DES PRESSIONS DES TERRES


Supposons que le mur soit lisse, On peut utiliser la théorie de Rankine

THÉORIE DE RANKINE (1860)

Théorie de Rankine (1857) a développé le procédé le plus simple pour le calcul des
pressions des terres active et passive. Il pouvait rendre le problème des pressions
latérales des terres déterministe et calculer directement la pression statique agissant
sur les murs de soutènement. En faisant les hypothèses suivantes :

- Le sol est homogène et isotrope.

- Le mur ne modifie pas la répartition des contraintes verticales dans le sol.

- L'état d'équilibre est identique pour tous les points situés à une même profondeur.

1) Pour des conditions actives, Rankine a exprimé la pression à un point situé à


l’arrière du mur comme suit:

σ́ A (h) =σ́ A (v) . K A +2 c √ K A

KA est le coefficient de poussée.

σ́ A (v) est la contrainte effective verticale, et c’est la force de cohésion du sol.

 σ́ A (v) =δ . h (un sol à surface horizontale) ;

 σ́ A (v) =δ . h . cos α (pour un sol à surface inclinée d’un angle α


sur l’horizontale).

 Pour le cas d'un remblai pulvérulent incliné d’un angle α par rapport à
l'horizontal, une infinité de solutions peuvent être utilisées pour calculer KA
comme:

cos ( α )+ ¿ √ cos2 ( α ) −cos2 ( ∅ )


( α )−¿ √ cos2 ( α )−cos 2 ( ∅ )
cos ¿
K A =cos ( α ) ¿

Avec :
α : Angle de la surface du remblai sur l’horizontale ( α =0 ¿ .

Pour les murs lisses et verticaux retenant un remblai horizontal K A devient :

1+ sin ( ∅ ) π ∅
K A=
1−sin ( ∅ )
=tg 2 +
4 2( )

 La résultante des pressions des terres actives, P A , agit en un point situé à


H/3 au-dessus de la base d'un mur de hauteur H est donnée par:

1
PA= × K A × δ × H2
2

γ : Poids volumique du sol de remblai

H : hauteur de la paroi verticale à l’arrière du mur sur laquelle s’exerce

2) Sous des conditions passives, la théorie de Rankine prédit les pressions du mur
données par :

σ́ P (h) =σ́ P (v) . K P+ 2 c √ K P

 σ́ P (v )=δ . h (un sol à surface horizontale) ;

K P est le coefficient de butée donné par :

cos ( α )−¿ √ cos2 ( α )−cos 2 ( ∅ )


( α )+ ¿ √cos 2 ( α )−co s 2 ( ∅ )
cos ¿
K P =cos ( α ) ¿

Avec :

α : Angle de la surface du remblai sur l’horizontale ( α =0 ¿ .

Pour les murs lisses et verticaux retenant un remblai horizontal K P devient :


1+ sin ( ∅ ) π ∅
KP=
1−sin ( ∅ )
=tg 2 +
4 2 ( )

 La résultante de la pression passive, ou de la butée, PP , agit à un point situé


à H/3 au-dessus de la base d'un mur de hauteur H est donnée par :
1
PP = × K P × δ × H 2
2

Application au projet :

SOL 1

calcul de la force de poussée des terres au repos :

σ́ v =δ 1 . h=¿
{ h=0 → σ́ v =0
h=6.2 → σ́ v =17.8 × 6.2=110.36 KN /m2

D’après la formule de JAKY K 0=1−sin ∅ .

K 0=1−sin ( 27.9° ) =0.53

( 11.4 ° )
1+sin ¿=0.63
K 0 α =K 0 (1+ sin ( α ) )=0.53 ׿

σ́ h =K 0 . σ́ v =
{ h=0 → σ́ h=0
h=6.2→ σ́ h=0.63 ×110.36=69.53 KN /m2

1 1
F1=S 1= × σ́ h × H 2= ×69.53 ×6.2=215.5 4 KN /m
2 2

H 2 6.2
Z 1= = =2.07 m
3 3

SOL 2
calcul de la force de poussée des terres au repos :

σ́ v =δ 2 . h+ σ́ v =¿
{ h=0→ σ́ v =110.36 KN /m2
h=0.82 → σ́ v =1 8.4 × 0.82+110.36=125.45 KN /m2

D’après la formule de JAKY K 0=1−sin ∅ .

K 0=1−sin ( 19.4 ° )=0. 67

σ́ h =K 0 . σ́ v =
{ h=0 → σ́ h=73.94
h=0.82→ σ́ h=0.6 7 ×125.45=84.05 KN /m2

Les résultats des pressions des terres au repos P sont :

F2 =S 2=σ́ h × H 3 =73.94 ×0.82=60.63 KN /m

H 3 0.82
Z 2= = =0.41 m
2 2

1
F3 =S 3= × ( 84.05−73.94 ) × H 3 =4.15 KN /m
2

H 3 0.82
Z 3= = =0.27 m
3 3
Sol 1 :

Poussée totale : σ A =σ́ A + pressionde l ' eau ( μ )

Dans notre cas il n’y a aucune nappe phréatique, donc μ=0

1 2
Poussée effective : P A = 2 × K A × δ 1 × H

σ́ A (v) =δ 1 . h=¿
{ h=0 → σ́ v =0
h=6.2 → σ́ v =17.8 × 6.2=110.36 KN /m2

(a) coefficient de la poussée des terres


cos ( α )+ ¿ √ cos2 ( α ) −cos2 ( ∅ )
( α )−¿ √ cos2 ( α )−cos 2 ( ∅ )
cos ¿
K A =cos ( α ) ¿

Avec :

α : Angle de la surface du remblai sur l’horizontale ( α =11.4 ¿ .

cos ( 11.4 ) +¿ √ cos ( 11.4 )−cos ( 27.9 )


2 2

( 11.4 )−¿ √ cos2 ( 11.4 )−cos 2 ( 27.9 )


cos
¿
K A =cos ( 11.4 ) ¿

K A =0.39

σ́ A (h) =σ́ v . K A−2c 1 √ K A =¿


{ h=0 → σ́ A =0
h=6.2 → σ́ A =110.36×0.39−2 ×0 × √ 0.39=43.04 KN /m 2

POUSSE DU SOL2

σ́ A (v) =δ 2 . h+δ 1 × 6.2=¿


{ h=0 → σ́ v =110.36 KN /m2
h=0.8 2 → σ́ v =(¿ 18.4 × 0.82)+110.36=125.45 KN /m2

1−sin ( ∅ ) π ∅
K A=
1+ sin ( ∅ )
=tg 2 −
4 2 ( )

19.4
(
K A =tg 2 45−
2
=0.7)

{
h=0 → σ́ A =110.36 × 0.7−2 ×38.2 × √ 0.7
¿ 13.33 KN /m2
σ́ A (h) =σ́ v . K A−2c 2 √ K A=¿
h=0.8 2 → σ́ A =125.45 ×0.7−2 ×38.2 × √ 0.7
¿ 23.89 KN /m2
Les résultats des pressions des terres actives P sont :

1 1
P1=S1= × σ́ h × H 2= × 43.04 ×6.2=133.42 KN /m
2 2

Point d’application :
H2
P A agit à un point situé à H/3 Z A= =2.07 m
3

P2=S2= σ́ h × H 3=13.33 ×0.82=10.93 KN /m

Point d’application :
H3
P2 agit à un point situé à H/2 Z A= =0.41m
2

1
P3=S3 = × ( 23.89−13.33 ) × H 3 =4.33 KN / m
2

Point d’application :
H3
P3 agit à un point situé à H/3 Z A= =0.27 m
3

Sol 2 :

Butée totale : σ P= σ́ P + pression de l ' eau ( μ )

Dans notre cas il n’y a aucune nappe phréatique, donc μ=0

Butée effective : σ́ P (h) =σ́ P (v) . K P+ 2 c2 √ K P

σ́ P (v )=δ 2 . h=¿
{ h=0 → σ́ v =0
h=0.76 → σ́ v =18.4 ×0.76=13.98 KN /m2

(a) coefficient du butée des terres


cos ( α )+ ¿ √ cos2 ( α ) −cos2 ( ∅ )
( α )−¿ √ cos2 ( α )−cos 2 ( ∅ )
cos ¿
K P =cos ( α ) ¿

Avec :

α : Angle de la surface du remblai sur l’horizontale ( α =0 ¿ .

Pour les murs lisses et verticaux retenant un remblai horizontal K P devient :

1+ sin ( ∅ ) π ∅
KP=
1−sin ( ∅ )
=tg 2 +(
4 2 )
K P =1.99

σ́ P (h) =σ́ v . K P + 2c 2 √ K P=
{ h=0 → σ́ P =0 ×1.99+2 ×38.2 × √ 1.99=107.78 KN / m2
h=0.76 → σ́ P=13.98 ×1.99+2 ×38.2 × √ 1.99=135.60 KN / m2

1
F P=S2 + S3 =107.78× 0.76+27.82 ×0.76 × =92.48 KN /m
2

Point d’application :

∑ M =0
F P . Z P =S 2 × Z 2 +S 3 × Z 3

1 1 1
107.78 ×0.76 × × 0.76+27.82× 0.76 × × × 0.76
S × Z 2 + S3 × Z3 2 2 3
Z P= 2 = =0.37 m
FP 92.48
La démarche comporte les étapes suivantes :

1) analyse des zones où s’exercent poussée et butée ;

2) calcul des contraintes et des actions ;

4) calcul de l’excentricité e=M/N ;

5) vérification de la stabilité au glissement (ELU) ;

6) vérification de la stabilité au poinçonnement (ELS et ELU) ;

7) stabilité au renversement : vérifier pour ELU e< 0,45.B

(B = largeur de la base de la fondation) ;

1- Forces agissantes sur le mur :

Les forces à considérer dans le calcul d'un mur de soutènement sont :

* Le poids du mur

* La poussée des terres

* La butée des terres


* La réaction du sol

2- Vérification de la stabilité du mur de soutènement :

Après avoir évalué toutes les forces agissantes sur le mur, on passe à la vérification
de la stabilité.

a- La stabilité du mur au glissement :

cette vérification consiste s’assurer qu’il n’y a pas de risque de déplacement


horizontal de l’ensemble.

Il faut vérifie que :

Forces stabilisatrices
> F=coefficient de sécurité=1.2
Forces de renvercement

Les forces stabilisatrices sont :

- Poids du mur

- Poids des terres sur la semelle avant et arrière

-Poussée vertical des terres P A ( v ) =P A . cos α

- L'action de la butée PP

Les forces de renversement sont :


- Poussée horizontale des terres P A ( h )=P A .sin α

b- La stabilité du mur au renversement :

cette vérification consiste s’assurer qu’il n’y a pas de risque de basculement de


l’ensemble. Le centre de rotation est le point O indiqué au figure . On doit alors
vérifie l’inégalité suivante :

Moments stabilisateurs
> F=13
Moments renverssants

c- La résistance du sol de fondation :

cette vérification consiste s’assurer que les contraintes transmises au sol sont
admissibles. Pour cela on

σ semelle (max) ≤ σ sol

Application au projet :

I- Vérification du mur

1- Stabilité du mur au glissement :

a- Forces stabilisatrices:

* Poids du mur :

N1 (t/ml) N2 N3 (t/ml) N5
N4 (t/ml) Total (t/ml)
(t/ml) (t/ml)
1.521 1.521 5.248 6.406 2.969 17.665

* Poids des terres :

N6 N7 N8 (t/ml) N9 (t/ml) Total


(t/ml) (t/ml) (t/ml)

28.252 1.185 1.105 0.033 30.575

- Poussée vertical des terres P A ( v ) =P A . cos α

P A ( v ) =13.342× sin11.4 =2.637 t/m l

* L'action de la butée :

PP =9.248 t /ml

soit une force stabilisatrice globale de :

F s =60.125 t/ml
b- Forces de renvercement :

* Poussée horizontale des terres :

F A ( h )=13.342 ×cos 11.4=13.079 t / ml

A l'état limite ultime la force de


renversement globale est de :

F r =17.657 t/ml

c- La vérification :

F s / F r =3.4 > F=1.73 vérifiée

Il n' y a donc pas risque de glissement, par conséquence, la présence d'une bêche est
inutile .

2- La stabilité du mur au renversement :

Force Bras Moment de Moment de coef total


(t) de stabilisatio renversement : de
levier n : (t.m) (t.m) majo

N1 1.521 0.395 0.6 1

N2 1.521 1.185 1.802 1


Moment de renvesement : M r =51.027 t.m

M s / M r =2.53> 2 vérifiée

Il n’y a pas de risque de renversement du mur

Cas d’une présence d’eau CHAPITRE%2002 page 49