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BROCHURE D'EXERCICES D'ANALYSE

MATHEMATIQUE I

AVEC RAPPELS DE COURS, ENONCES D'EXERCICES


AVEC REPONSES ET CERTAINS CORRIGES DETAILLES

par

Pr. OSMANOV Hamid et KHELIFATI Saddek (M.C.A)

Année 2013
Brochure d’exercices d’analyse mathématique I par
OSMANOV H et KHELIFATI S
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BROCHURE D’EXERCICES D’ANALYSE MATHEMATIQUE I

AVEC RAPPELS DE COURS, ENONCES D’EXERCICES


AVEC REPONSES ET CERTAINS CORRIGES DETAILLES

par

OSMANOV Hamid KHELIFATI Saddek

Réédition 2013
Brochure d’exercices d’analyse mathématique I par
OSMANOV H et KHELIFATI S
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PREFACE.

Cette première partie d’une brochure est destinée aux étudiants de première année de tronc
commun d’université qui servira de support pédagogique tant pour l’étudiant que pour
l’enseignant chargé des T.D, et ne prétend pas remplacer la diversité des ouvrages existant en la
matière. Elle englobe les chapitres suivants d’analyse mathématique I:
1. Nombres réels.——————————————————–p 006
2. Suites numériques.—————————————————p 033
3. Fonctions réelles. Fonctions usuelles et élémentaires.———p 074
4. Limites et continuité.————————————————p 108
5. Fonctions dérivables.————————————————p 163
6. Formule de Taylor. Développements limités.——————-p 212
7. Etude des fonctions.————————————————-p 256

Le nombre d’exercices proposés couvre suffisamment le programme d’analyse I de première


année universitaire. Si le nombre d’exercices théoriques est plus restreint que ceux à caratère
calculatoire, cela est dû à la nature du tronc commun de première année qui regroupe plusieurs
filières, à savoir: sciences exactes, technologie et informatique; mais cela ne signifie pas que la
théorie n’est pas importante en technologie et en informatique. Seulement, nous pensons que les
étudiants peuvent apprendre à être rigoureux en argumentant les calculs à l’aide des résultats
théoriques connus. Ceci d’une part. D’autre part , l’apparition de logiciels informatiques, pouvant
effectuer même le calcul symbolique, ne doit pas faire oublier que la connaissance des théories
qui sont à la base des méthodes de calcul, est une nécessité pour permettre d’abord, de les
comprendre, ensuite de les améliorer; et, pourquoi pas, de les développer ou même d’en
concevoir de nouvelles.
Cependant ce n’est qu’en résolvant beaucoup d’exercices que l’étudiant pourra comprendre
et assimiler la théorie. Ceux qui se limitent à la seule théorie ou à recopier les solutions des
exercices ne retiendront pas grand chose et n’iront pas loin dans leurs études. Car les
mathématiques se sont avérées incontournables dans presque toutes les disciplines scientifiques.
Certains exercices sont plus techniques que théoriques et inversement. La plupart des
exercices sont inspirés de certains manuels d’exercices, en français et en russe et de séries
d’exercices.

Chaque chapitre se divise en quatre parties:


1) rappels du cours sur le chapitre en question,
2) énoncés des exercices, généralement suivant le plan du cours,
3) réponses aux exercices,
4) corrigés détaillés de certains exercices.
Aussi, nous conseillons à l’étudiant :
1 o / de réviser le cours en question,
2 o / de lire attentivement les exercices,
3 o / de revoir la ou les parties du cours en relation avec l’exercice,
4 o / de résoudre les exercices avant de regarder les réponses ou les corrigés donnés, en
respectant les questions posées, c’est à dire respecter la démarche proposée dans l’énoncé,
5 o / de ne pas se décourager à la première difficulté rencontrée,
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5 o / d’être rigoureux, c’est à dire justifier les calculs par les résultats théoriques connus,
6 o / de simplifier si possible les calculs à chaque étape tout en respectant les règles de
simplification ( on a constaté que de nombreux étudiants ne simplifient pas les expressions
mathématiques obtenues, ce qui engendre souvent des erreurs),
7 o / d’être logique et ne pas abuser de l’utilisation des ”donc” sans justification,
8 o / d’éviter de raisonner souvent par analogie ou par automatisme, tel que ”l’invention” de
nouvelles formules, comme par exemple arctgx  arccos arcsin x , qui est fausse evidemment,
x
9 o / d’essayer de trouver la méthode la plus simple et qui correspond à celle demandée.

P.S.
1) Des erreurs, que se soit sur le plan du texte, des énoncés, des réponses ou des corrigés,
peuvent être relevées. Nous prions tout lecteur de les signaler aux auteurs pour une éventuelle
correction.
2) Toute suggestion ou remarque pour améliorer cette brochure sont les bienvenues.
3) Nous remercions tous les collègues ayant contribué de près ou de loin à la confection de
cette brochure.

Symboles logiques et mathématiques.

1) : égalité, x  y : x est égal à y


2) : ou, a  b : a ou b
3) : et, a  b : a et b
4) : implication,
a  b : a implique b ou a donc b;
a : condition suffisante de b; pour que b, il suffit a
b : condition nécessaire de a; pour que a, il faut ab
5) : équivalence, a  b : a est équivalente à b :
condition nécessaire et suffisante,
pour que a, il faut et il suffit b,
a si et seulement b
6) : appartenance, a  A : a appartient à A
7) : inclusion, A  B : A est inclus dans B
8) : Contenance, B  A : B contient A
9) : intersection, A  B : A inter B
10) : réunion, A  B : A union B
11)  : vide
12) , : inégalités larges, x  y : x est inférieur ou égal à y
13) y  x : y est supérieur ou égal à x
16) , : inégalités strictes, x  y : x est strictement inférieur à y
y  y : y est strictement supérieur à x
17)  : infini;
18) N : ensemble des nombres entiers naturels;
19) Z : ensemble des nombres entiers relatifs,
20) Q : ensemble des nombres rationnels;
21) R : ensemble des nombres réels;
22) R  Q : ensemble des nombres irrationnels.
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Alphabet grec

 : alpha  : bêta
;  : gamma ;  : phi
;  : delta :
 : Dzêta  : epsilon
 : rho  : tau
;  : têta ;  : pi
;  : sigma  : nû
;  : lambda  : mû
;  : oméga ;  : Ksi
;  : Psi  : nû
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Types de raisonnement mathématique.

Les principaux types de raisonnement mathématiques sont les suivants:

1) Raisonnement déductif. Il se base sur le raisonnement logique suivant: si p est une


proposition vraie et si la proposition p  q est vraie, alors q est vraie.
C’est le raisonnement le plus utilisé qui consiste à déduire un résultat à partir d’axiomes ou
de propositions déjà démontrées ou supposées vraies, par une suite finie d’implications logiques
de la forme suivante: supposons qu’on veut démontrer que la proposition q est vraie sachant que
la proposition p, appelée hypothèse, est vraie, alors la chaîne des implications suivantes
p  p 1  p 2 . . .  p n  q,
où p 1 , p 2 , . . . . , p n sont des résultats vrais intermédiaires, implique en fin de compte que q est
vraie.

2) Raisonnement par la contraposée. Il se base sur l’équivalence logique suivante:


p  q  q  p.
Ainsi, si on veut démontrer que la relation p  q est vraie, il faut et il suffit de démontrer
la relation q  p, appelée contraposée de la première.

3) Raisonnement par l’absurde. Il se base sur le principe de tiers exclu, c’est à dire qu’en
mathématiques une proposition est soit vraie, soit fausse. Il consiste, pour démontrer qu’une
proposition p soit vraie, à supposer qu’elle est fausse, c’est à dire que p est vraie. Alors, par un
raisonnement logique, on aboutit à une absurdité ou à une contradiction avec l’hypothèse ou avec
un résultat établi comme vrai. Dans ce cas p est fausse, donc p est vraie.

4) Raisonnement par récurrence. Celui-ci permet de démontrer qu’une proprosition Pn,


dépendant de l’entier n, soit vraie à partir de n 0 fixé. Il constiste:
i) à démontrer que Pn 0  est vraie,
ii) à supposer que Pn, n  n 0 est vraie et démontrer que Pn  1 est vraie.
Alors, on conclut que Pn est vraie n  n 0 .
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Chapitre I. Nombres réels. Eléments de topologie.


Rappels de cours.

§1. Nombres réels et leurs propriétés.

I. 1. Développement décimal. On rappelle que l’ensemble des entiers naturels est noté par
N 0, 1, 2, . . . , n , . . . , l’ensemble des nombres entiers relatifs
par: Z  . . . , n, . . . , 2, 1, 0, 1, 2, . . . , n, . . .   0, 1, 2, . . . , n, . . .  où  n vérifie
l’équation n  a  0, n  N, et l’ensemble des nombres rationnels est défini par
p p
Q  r  q , p, q  Z , q  0  q , p  Z , q  N 
qui, muni des lois somme et produit, est un corps commutatif dans lequel: x, y  Z,
l’équation by  a  x y  0 admet des solutions.
p
On démontre que tout nombre rationnel q peut s’écrire, en plus de sa forme fractionnaire,
p
comme un développement décimal limité de la forme: q   0 ,  1  2 . . .  n ou illimité périodique
de la forme :
p
q   0 ,  1  2 . . .  n  1  2 . . .  m . 1  2 . . .  m  1  2 . . .  m . . . avec  0  N ,  k ,  j  0, 1, . . . , 9
et  1  2 . . .  m étant la période.

Définition.
1. On appelle nombre irrationnel tout développement décimal illimité non périodique.
2. On appelle ensemble des nombres réels l’ensemble, noté R, formé des nombres
rationnels et irrationnels .

Ainsi, tout nombre réel s’écrit comme un développpement décimal illimité, périodique ou
non :
déf.
x  R  x   0 ,  1  2 . . . , avec  0  N et  k  0, 1, 2, . . . , 9, k  1, 2, . . .
Voir exercices 1.1 à 1.5.
Remarque. Il existe d’autres méthodes pour définir l’ensemble des nombres réels à partir de
l’ensemble des rationnels Q, à savoir la méthode des coupures ou sections de Dedekind, ainsi
que la méthode des suites fondamentales dans Q. On montre que ces définitions aboutissent au
même ensemble formel des nombres réels.

I.2. Définition axiomatique des nombres réels. L’ensemble des nombres réels est un
ensemble, noté R, muni de deux lois de composition internes: somme, notée ”" et produit, noté
”. ”, ainsi que d’une relation d’ordre, notée , satisfaisant aux axiomes suivants:

A 1 . x  y  y  x, x, y  R commutativité;
A 2 . x  y  z  x  y  z, x, y, z  R associativité;
A 3 : e  R, appelé élément neutre , noté e  0, vérifiant :
x  0  0  x  x, x  R;
A 4 . x  R , x   R, appelé élément symétrique de x, noté x   x,
vérifiant: x  x  0;
A 5 . x. y  y. x, x, y  R ;
A 6 . x. y. z  x. y. z , x, y, z  R;
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A 7 . x   R, x   0, appelé élément unité et noté x   1, vérifiant:


x. 1  1. x  x, x  R ;
A 8 . x  R, x  0, x   R, appelé élément inverse de x et noté
x   x 1 ou x   1x vérifiant: x. x 1  1;
A 9 . x. y  z  x. y  x. z, x, y, z  R distributivité;
A 10 x  x , x  R;
A 11 . x  y  y  x  x  y;
A 12 .  x  z  z  y   x  y transitivité);
A 13 . x, y  R, on a soit x  y, soit y  x ordre total
A 14 . x  y  x  z  y  z, z  R ;
A 15 . (x  y et z  0  x. z  y. z ;
A 16 . axiome de coupure ou de continuité).
Si X, Y  R tels que x  X, y  Y, x  y, alors c  R : x  c  y
On définit la relation d’ordre stricte par: x  y  x  y et x  y.
A partir de l’axiomatique, on construit l’ensemble, N, des nombres dits naturels, l’ensemble,
Z, des nombres dits relatifs et l’ensemble, Q, des nombres dits rationnels avec N  Z  Q.
Tout nombre réel qui n’est pas rationnel est dit irrationnel.

I.3. Puissance, exponentielle et logarithme d’un nombre réel. En plus des opérations
somme et produit, on définit la puissance entière d’un nombre réel x  0 par:
x 0  1, x n  x n1 . x, n  1,
et on démontre que la racine n-ième d’un nombre réel positif a, a  0, existe toujours dans
R et elle est unique, c’est à dire il existe un seul x  0 tel que x n  a. On note dans ce cas
1
x  n a ou x  a n .
De même, on démontre que:
i) si a  0, a  1 et x  R, alors il existe un seul nombre réel y, noté y  a x , appelé
puissance de a avec exposant réel ou exponentielle de base a de x;
ii) si a  0, a  1 et y  0, alors il existe un seul nombre réel x, noté x  log a y, appelé
logatithme de y de base a.
En résumé, si a  0 et a  1 :
y  a x , x  R  x  log a y, y  0.
Le nombre a  R tel que log a a  1 est appelé nombre de Néper, désigné par a  e
(e  2, 718 281 829. . . . Dans ce cas, on note l’exponentielle par e x ou expx
et log e x  log x ou ln x, appelé logarithme népérien.

Propriétés de l’exponentielle et du logarithme. a  0, a  1


i) x, y  R : a xy  a x a y ;
ii) x  R : a x  1x ,
a
iii) x, y  R : a x  y  a xy ;
x
iv) x  R, b  0, b  1 :  a  x  a x ;
b b
v) x, y  0 : log a xy  log a x  log a y;
vi) x, y  0 : log a xy  log a x  log a y;
log x
vii) x  0 : log a x  ;
log a

viii) si a  1, alors x  x   a x  a x et log a x  log a x  .
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I.4. Valeur absolue d’un nombre réel.


On définit la valeur absolue de x  R par
x si x  0,
|x| 
x si x  0.
Voir exercices 1.11. à 1.17.

I.5. Intervalles de R. Une partie I  R est un intervalle si et seulement si elle vérifie la


propriété suivante: x, y  I, x  y, alors z  R : x  z  y  z  I.
On montre que les intervalles de R sont de la forme suivante:
i. Intervalles bornés d’extrémités a et b a  b :
a) a, b  x  R : a  x  b, b) a, b  x  R : a  x  b,
c) a, b  x  R : a  x  b ; d a, b  x  R : a  x  b,
ii. Intervalles non bornés d’extrémité a  R :
a) a,   x  R : x  a, b) a,   x  R : x  a,
c)  , a  x  R : x  a, d) , a  x  R : x  a,
e) ,   R  x  R    x  .
f) ,   R  x  R    x  .

I.6. Bornes supérieure et inférieure d’un ensemble de R.


Définition 1. On dit que l’ensemble X  R est :
1) majoré ou borné supérieurement s’il existe un nombre M  R,
appelé majorant de X tel que x  X, on ait x  M ;
2) minoré ou borné inférieurement s’il existe un nombre réel m  R,
appelé minorant de X, tel que x  X, on ait x  m;
3) borné s’il est à la fois majoré et minoré.
S’il existe x 0  X tel que M  x 0 ou m  x 0 , alors on a
M  max X ou m  min X.

Définition 2. On appelle borne supérieure (resp. borne inférieure) de l’ensemble X, le plus


petit des majorants, noté sup X  resp. le plus grand des minorants, noté inf X.
Les deux théorèmes suivants sont vrais:
Théorème 1.
i) Les bornes supérieure et inférieure d’une partie de R, si elles existent, sont uniques.
ii) Toute partie de R majorée (resp. minorée) possède une borne supérieure (resp.
inférieure).
Remarque. La propriété ii) du théorème 1, appelée propriété de la borne supérieure, n’est
pas vraie dans l’ensemble des nombres rationnels Q. (Voir exercice 1.26).

Théorème 2.
i). Si X est un ensemble majoré de R et M  R, alors:
1 M est un majorant de X,
M  sup X 
2   0, x  X : M    x  M.
ii). Si X est un ensemble minoré de R et m  R, alors:
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1 m est un minorant de X ,
m  inf X 
2   0, x  X : m  x  m  .
Voir exercices 1.16 à 1.25.

I.7. Propriété d’Archimède et ses conséquences.


On démontre que l’ensemble R vérifie le principe d’Archimède suivant:
x  R, n  N : n  x.
Cette propriété s’écrit aussi comme suit:
h  0, x  R, n  Z : nh  x.
Comme première conséquence du principe d’Archimède, on montre que
x  R, n  Z : n  x  n  1.
Défintion. Le nombre entier n  Z vérifiant la relation précédente est appelé
partie entière de x.
C’est le plus grands des entiers inférieurs à x.
Par exemple: E0, 21  0, E 2   1, E1, 23  2.
Voir exercice 1.28.
Comme deuxième conséquence du principe d’Archimède, on peut démontrer le lemme
suivant:
Lemme. (Propriété de densité):
i) Pour tous nombres réels a, b a  b, il existe un nombre rationnel r
tel que a  r  b.
ii) Pour tous nombres réels a, b a  b, il existe un nombre irrationnel s
tel que a  s  b.
Voir exercice 1.27

I.8. Approximations d’un nombre réel. Soit x 0 la valeur exacte d’une grandeur numérique
quelconque et x une valeur approchée de x 0 . La quantité x  x 0  x est appelée erreur et
|x|  |x 0  x|, erreur absolue.
On note alors x 0  x. Le nombre x est dite valeur approchée par défaut si x  x 0 ou si
x  0 et valeur approchée par excès si x  x 0 ou x  0. Par exemple si x 0  2 , alors
x  1, 414 est une valeur approchée par défaut et x  1, 415, par excès, car
1, 414  2  1, 415.
On montre, (d’après le lemme précédent) qu’on peut toujours approcher un nombre réel par
un nombre rationnel avec une précision aussi grande qu’on veut. En effet, soit le nombre réel
positif
x   0 ,  1  2 . . .  n . . . , où  0  N,  1 ,  2 , . . .  0, 1, 2, . . . , 9.
Posons :
x n   0 ,  1  2 . . .  n et y n   0 ,  1  2 . . .  n  1   0 ,  1  2 . . .  n   1 n .
10
Dans ce cas, on a x n , y n  Q et x n  x  y n . Le nombre rationnel x n est dite valeur
approchée par défaut de x, et y n , valeur approchée par excés. Comme |x n  y n |  1 n ,
10
alors on a:
|x  x n |  1 n et |x  y n |  1 n .
10 10
Définition. On appelle erreur relative absolue d’une valeur approchée le rapport de l’erreur
absolue sur le module de la valeur approchée, notée
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|x 0  x| |x|
x   .
|x| |x|

I.9. Raisonnement par récurrence. Le raisonnement par récurrence consiste en ce qui suit:
soit pn une relation mathématique dépendant du nombre entier n  N. Pour établir que cette
relation est vraie pour tout n  n 0 , il suffit de montrer que:
1 o  pn 0  est vraie;
2 o  si pn est vraie pour n  n 0 , alors pn  1 est vraie.
Dans ces conditions, pn est vraie n  n 0 .
Voir exercices 1.30 à 1.36.

§ 2. Eléments de topologie dans R

I.10. Ensembles ouverts, fermés dans R. Comme généralisation de la notion d’intervalle


ouvert, on a celle d’ensemble ouvert.
Définition.
i) Un ensemble O  R est dit ouvert si pour tout x  O, il existe un intervalle ouvert I  R
contenu entièrement dans O et contenant lui-même le point x;
ii) un ensemble F  R est dit fermé si son complémentaire dans R est ouvert.
Exemples.
1) Les intervalles a, b, , a, a, , ,  sont des ouverts.
2) Les intervalles a, , , a, ,  sont des fermés. Ainsi, R est à la fois ouvert et
fermé. De même pour l’ensemble vide . En fait, on montre que ce sont les seuls ensembles de R
à la fois ouverts et fermés.

I.11. Notion de voisinage d’un point. Après la notion d’ouvert, celle d’un voisinage est très
importante dans l’étude de la convergence ou de limite.
Définition Soit x  R. On appelle voisinage du point x tout sous-ensemble V de R
contenant un ouvert O contenant lui-même le point x.
Exemples.
1) L’intervalle ouvert I  a, b est un voisinage de tout x  I et tout ensemble de la forme
x  , x  ,   0, est dit  voisinage de x.
2) L’intervalle fermé E  a, b est un voisinage de tout point x  a, b, mais il n’est pas un
voisinage des points a et b. En effet, x  a, b, on a a, b  E et x  a, b, mais, d’après la
définition d’un intervalle, il n’existe aucun intervalle ouvert contenant a ou b et contenu dans
a, b.
3) Les ensembles N, Z et Q ne sont des voisinages d’aucun de leurs points.

I.12. Points adhérents, points d’accumulation, points isolés. Certains points de R jouent
un rôle particulier par rapport à certains sous-ensembles.
Définition. Soit E  R. On dit que le point x 0  R est :
i) un point adhérent de E si tout intervalle ouvert contenant x 0 rencontre E;
ii) un point d’accumulation de E si tout intervalle ouvert contenant x 0 rencontre E en un
point autre que x 0 ;
iii) un point isolé de E s’il est adhérent à E mais il n’est pas un point d’accumulation de E.
L’ensemble des points adhérents de E est noté E, appelé adhérence de E, tandis que
l’ensemble des points d’accumulation de E est noté E  , appelé ensemble dérivé de E.
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Exemples.
1) Soit E  0, 1  2. Dans ce cas, l’ensemble des points adhérents à E est l’ensemble
E  0, 1  2. Tout point x  0, 1  E est un point d’accumulation et l’ensemble des
points d’accumulation est E   0, 1. Le point x 0  2  E est un point adhérent à E, mais ce
n’est pas un point d’accumulation. C’est un point isolé. De même les points x  0, x  1 sont
des points d’accumulation, donc adhérents, mais ils n’appartiennent pas à E.
2) Soit E  0, 1, 1 , . . . , 1
n , . . . . Alors, dans ce cas, E  E, c’est à dire que l’ensemble
2
des points adhérents à E est égal à E et l’ensemble des points d’accumulation est l’ensemble à un
seul point 0, E   0.
3) Tous les points relatifs de Z sont isolés dans Z.
Voir exercices 1.38 à 43.

I.13. Densité de Q dans R.


Définition. On dit que l’ensemble A  R est dense dans R si tout intervalle ouvert ( ou
ensemble ouvert) de R rencontre A, et on note A  R.
Cela signifie que: A  R  a, b  R : a  b a, bA  .
Lemme. L’ensemble des rationnels Q est dense dans R, Q  R.

§ 3.Sous-ensembles de R.

I.14. Ensembles dénombrables. Une des propriétés des ensembles est la notion de
"quantité" de ses éléments.
Définition 2. On dit que deux ensembles A et B sont équipotents s’il existe une bijection f de
A sur B, c’est à dire: b  B, !a  A : b  fa.

Définition 2. On dit qu’un ensemble A  R est fini s’il existe un nombre n  N tel que A
soit équipotent à l’ensemble 1, 2, . . . , n. A est dit infini s’il n’est pas fini.

Si A est fini, il s’écrit sous la forme A  x 1 , x 2 , . . . , x n  et il est clair que le nombre de ses
éléments est égal à n. On note, alors CardA  n. Les ensembles N, Z, Q, R sont infinis.
Parmi les ensembles infinis, les ensemles dénombrables jouent un rôle particulier.

Définition 3. Un ensemble A est dit dénombrable s’il est équipotent à l’ensemble des
nombres naturels N  .

Dans ce cas, tout ensemble dénombrable peut se mettre sous la forme d’un ensemble
numéroté ou indéxé par les nombres naturels, c’est à dire
A  x 1 , x 2 , . . . , x n , x n1 , . . . .
On dit aussi que A est un ensemble discret. On note dans ce cas, CardA  CardN  a.
Par exemple, l’ensemble des nombres naturels pairs (resp. impairs) est dénombrable.

I.15. Ensembles de puissance continue. Le lemme suivant est vrai:


Lemme. L’ensemble des points du segment 0, 1 n’est pas dénombrable.
Définition. Un ensemble A de R est dit de puissance continue s’il est équipotent au segment
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12

0, 1. On note CardA  Card0, 1  c.


On montre que tous les intervalles de R bornés ou non ont la puissance du continu.

Voir exercices 1.42 et 1.43.


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13

Enoncés des exercices du chapitre I.

Exercice 1.1.
i) Démontrer que les nombres suivants ne sont pas rationnels:
1 2 ; 2 3 ; 3 2  3; 4 n p  p étant premier et n  1;
5 log 10 5; 6 2  3 ; 7 log 3 p  p étant premier;
8   n, n  Z.
2
ii) Montrer que les nombres a  3 7  5 2  3 7  5 2
13  5 17 13  5 17
et b  3  3 sont rationnels.
2 2

Exercice 1.2. Trouver les développements décimaux des nombres réels suivants:
1 15 ; 2 1; 3 13 ; 4 2 ; 5) 1000 ( pour ces deux derniers nombres,
4 7
donner quelques décimales); 6 31 ; 7 21 .
17 5
p
Exercice 1.3. Démontrer que tout nombre de la forme s r admet un développement
25
décimal limité.

Exercice 1.4. Ecrire sous forme fractionnaire les développements décimaux suivants:
1 1, 2; 2 0, 9; 3 3, 003; 4 0, 312; 5 2, 340.
Généralisation: donner la formule générale permettant d’écrire un développement décimal
positif sous sa forme fractionnaire.

Exercice 1.5. Soient a et b deux entiers naturels premiers entre eux tels que
a  b. Démontrer qu’il existe des entiers naturels a 0 , a 1 , . . . , a n tels que:
a  a0  1 .
b a1  1
a 2  . 1. .
... 1
a n1  a1n

Exercice 1.6. A partir du système d’axiomes, démontrer:


i) que les éléments neutre, symétrique, unité et inverse sont uniques;
ii) les propriétés suivantes de R:  x, y, z, w  R :
1) l’équation x  a  y admet une solution unique a  R;
2) si x  0, alors l’équation x. a  y admet une solution unique a  R;
3) x. 0  0. x  0;
4)  x  1x; xy  xy  x. y, 1x  x, xx  x. x;
5) x. y  0  x  0  y  0 ;
6) x  y  y  z  x  z; 7) x  y  y  z  x  z;
8) x  y  x  z  y  z;
9) x  y et z  w  x  z  y  w même chose pour l’inégalité stricte);
10) x  y  w  z  x  w  y  z;
11) x  y  y  x en particulier x  0  x  0;
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14

12) x  y  y  xen particulier x  0  x  0;


13) x  y  z  0  xz  yz;
14) i) x  0  y  0  x. y  0, ii x  0  y  0  x. y  0,
iii) x  0  y  0  x. y  0, iv) x  0  y  0  x. y  0;
15) x  y  z  0  x. z  yz; 16) x  0  x 2  x. x  0 ;
1 1
17) x  0  x  x  0 ; 18) 0  x  y  0  1y  1x ;
19) 0  1;
20) i) 0  x  1  0  x n  x m  1 si n  m n, m  N;
ii) x  1  x n  x m  1 si n  m n, m  N;
21) 0  x  y  0  x n  y n , n  N  ;

Exercice 1.7. Démontrer que les propositions suivantes sont vraies dans R:
xy
1) x  y  x   y;
2
2 a  R :  a  y  x  a  x  y;
3 (  0, x  y     x  y;
4) si x 1  y 1 , x 2  y 2 , . . . , x n  y n , alors:
n n
i)  xk   yk,
k1 k1 n n
ii) x i  0, i  1, 2, . . . , n  0  x k  y k . .
k1 k1

Exercice 1.8. Soit x  R. Démontrer les relations suivantes::


1 x, y  R : x 2  y 2  2xy et en déduire que x  R  , x  1x  2;
2 x, y, z  R  : x  y 2  4xy et en déduire la relation:
x  yy  zz  x  8xyz;
3) x, y, z  R  : x  y  z  1  1x  1y  1z  9 .

Exercice 1.9. Dire si les propositions suivantes sont vraies ou fausses dans R :
1 x, y : x  y  3;
2 y, x : x  y  3;
3 x, y : x  y  3;
4 x, y : x  y  3;
5 x, y : x  y  x  y  0;
6 x, y :  x  y  z : x  z  y ;
7 x, y : x 2  2y 2 ;
8 x : x 2  x  x  1  x  0 ;
9 x : x  2  x  3  2  x  3;
10 x :  x 2  x;
11 a, b, c :  x : ax 2  bx  c  0  b 2  4ac  0;
12 b, a, x : x 2  ax  b  0;
13 b, a, x : x 2  ax  b  0;
14 a, b, x : x 2  ax  b  0 .

Exercice 1.10. Etablir le sens exact des propositions suivantes et les écrire à l’aide de
symboles logiques, ainsi que leurs négations.:
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15

1 le nombre x 0 est une solution de l’équation fx  0;


2 le nombre x 0 est la solution unique de l’équation fx  0;
3 l’équation fx  0 admet une solution réelle;
4 l’ensemble X  R est majoré;
5 le nombre m est le plus petit élément de X;
6 l’ensemble X admet un plus petit élément;
7 le nombre m  Z est un diviseur du nombre n  Z;
8 si le nombre n  Z est divisible par 2 et par 3, alors il est divisible par 6;
9 le nombre p  N est premier.

Exercice 1.11. Démontrer les relations suivantes: x, y  R,


n n
1 |x  y|  |x|  |y|;  en général  x i  |x i |
k1 k1
2) ||x|  |y||  |x  y|;
3) ||x  a|  |y  b||  |x  y|  |a  b|;
4 |x|  y  y  x  y;
5 x  0  1x  1 ;
|x|
6 a  x  b et a  y  b  |x  y|  b  a;
|x  y| |x| |y|
7   ;
1  |x  y| 1  |x| 1  |y|
8 x 2  y 2  |x|  |y|;
9 |x  y|  |x|  |y| ;
10) |ax  by|  a  b 2 x  y 2 .
11 |x  y|  |x|  |y|  x. y  0;
12 x  y  z  z  y  x  |x  y|  |y  z|  |x  z|;
13) x 2  y 2  0  |x|  |y|  0  x  y  0;
14) (  0, |x|     x  0.

Exercice 1.12 Résoudre dans R les équations suivantes:


1 |3x  4|  1 ; 2 x 2  x 3  0; 3 |x 2  2x  3|  1;
2
4 x  2 2  x  2; 5 2x  1  1; 6 |x  1|  |x  1|  2;
x1
7) |x  1|  |x  1|  |x  3|.

Exercice 1.13. Résoudre dans R les inéquations suivantes:


1 |x  1|  0, 01; 2 |x  2|  5; 3 |x  2|  |x|;
4 |2x  1|  |x  1|; 5 |x  1|  |x  1|  10; 6||x  1|  |x  1||  1;
7 |x1  x|  0, 05; 8) |x  1|  |x  1|  |x  3|.

Exercice 1.14. Soient X  x 1 , x 2 , . . . , x n  et Y  y 1 , y 2 , . . . , y n  deux parties finies de R.


Démontrer les inégalités suivantes:
2
n n n
1  xiyi   x 2i .  y 21 (inégalité de Cauchy-Schwartz);
i1 i1 i1
n n n
2  x i  y i  2   x 2i   y 2i (inégalité de Minkowski).
i1 i1 i1
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Exercice 1.15. Soient x, y  R. On appelle distance entre les points x et y le nombre,


noté dx, y, défini par: dx, y  |x  y|.
Montrer que la distance vérifie les propriétés suivantes: x, y, z  R,
1 dx, y  0 et dx, y  0  x  y; 2 dx, y  dy, x;
3 dx, y  dx, z  dz, y.
Ces trois propriétés définissent en général une distance. Les nombres dx, y suivants
définissent-ils une distance? Sinon, quelles sont les propriétés non vérifiées:
i dx, y  max|x|, |y|; ii dx, y  |x|  |y|; iii dx, y  x 2  y 2 .

Exercice 1.16. Soient x, y  R. Démontrer les relations suivantes:


1 maxx, y   minx, y; 2 minx, y   maxx, y;
3 x  y   max|x|, |y|  x  y  max|x|, |y|;
4 minx, y  1 x  y  |x  y|; 5 maxx, y  1 x  y  |x  y|.
2 2

Exercice 1.17. Soient X  x 1 , x 2 , . . . , x n  et Y  y 1 , y 2 , . . . , y n  deux


sous-ensembles finis de R tels que y i  0, i  1, 2, . . . , n. On pose m  min X et
M  max X. Montrer que:
n
1 |max x i  max y i |  max|x i  y i |  |x i  y i |;
i1
x 1 y 1  x 2 y 2 . . . x n y n
2) m  y 1  y 2 . . . y n  M ;
3 en déduire que: inf y 11 , y 22 , . . . , xy nn
x x  xy 1  x 2 . . . x n  sup x1 , x2 , . . . , xn .
1  y 2 . . . y n y1 y2 yn

Exercice 1.18. Soient X et Y deux parties non vides de R. Montrer que:


1 si X  Y et Y est majoré, alors sup X existe et sup X  sup Y;
2 si X  Y et X est minoré, alors inf Y existe et inf Y  inf X.
Donner des exemples où on a des égalités.
3 Si X, Y sont bornées, alors X  Y est bornée et on a :
i supX  Y  maxsup X, sup Y,
ii infX  Y  mininf X, inf Y;
4 Si X et Y sont bornées, alors X  Y est bornée et on a:
i maxinf X, inf Y  infX  Y  supX  Y,
ii supX  Y  minsup X, sup Y.

Exercice 1.19. Soient X, Y deux parties bornées non vides de R. On désigne par:
X  x, x  X, X  Y  x  y, x  X, y  Y ,
X  Y  x  y, x  X, y  Y et XY  xy, x  X, y  Y .
Montrer que:
1 infX   sup X; 2 supX   inf X;
3 infX  Y  inf X  inf Y; 4 supX  Y  sup X  sup Y;
5 supX  Y  sup X  inf Y;
6 X, Y  R   inf XY  inf X. inf Y et sup XY  sup X. sup Y.

Exercice 1.20. Soit x  R. Posons x   maxx, 0 et x   minx, 0. Montrer alors que:
x  x  x et |x|  x   x  .
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Exercice 1.21. Pour chacun des ensembles suivants, déterminer la borne supérieure, la borne
inférieure, le plus grand élément et le plus petit élément s’ils existent:
1 E 1  1, 1 , 1 , . . . , 1
n ,... ; 2 E 2  2  1 
n, n  N ;
2 3
3 E 3  1 n  3 , n  N  ; 4 E 4  1  2n , n  N  ;
5n 3n
5 E 5  m 1  1 , m, n  N  ;
n
6 E 6  1  n , 1  n , n  N ;
2 2n  1 2 2n  1
7 E 7  m 
n , m, n  N , m  n ;
8) E 9  0, 3; 9 E 10  0, 2;
10 E 11  a, b  c c  b  a; 11 E 12  1x , 1  x  2 ;
12 E 13  1x , 1  x  2 ; 13 E 14   1x , 1  x  2 .

Exercice 1.22. Soit X un ensemble non vide et borné de R  et


Y  y  R : y 2  X et y  0 . Montrer que:
1 Y est borné; 2 sup Y  sup X ; 3 inf Y  inf X .

Exercice 1.23. Soit X un ensemble non vide et borné de R.


On pose Y  |x|, x  X . Montrer que:
1) Y est borné; 2) sup Y  max|inf X|, |sup X|;
3) 0  inf Y  min|inf X|, |sup X|.

Exercice 1.24. Soient X et Y deux ensembles non vides et bornés de R tels que :
i) x  X, y  Y : x  y. Montrer que sup X  inf Y;
ii) x  X, y  Y : x  y. Montrer que sup X  sup Y;

Exercice 1.25. Soit X un ensemble non vide et borné de R.


1) Montrer que sup|x  y| : x, y  X existe. On note dX ce nombre qu’on appelle
diamètre de X.
2) Montrer que dX  sup X  inf X.
3) Montrer que:   0, x, y  X : |x  y|  sup X  inf X  .
4) En déduire que: dX  sup X  inf X.

Exercice 1.26. Montrer que l’ensemble X  r  Q : r2  2 n’admet pas de borne


supérieure dans Q.
Exercice 1.27. Montrer que a, b  R, a  b :
1) r  Q : a  r  b (ind. utiliser le principe d’Archimède);
2) s  R  Q : a  s  b ind. poser   a ,   b et utiliser 1).
2 2

Exercice 1.28. Soient x, y  R  . Démontrer les résultats suivants:


1) x  1  Ex  x;
2 Ex  y  Ex  Ey   avec   0 ou 1;
3 Ex  y  Ex  Ey   avec   0 ou 1;
4 Ex  Ex  1 2 n1
n   Ex  n  . . . Ex  n   Enx;
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Enx
5 E n  Ex; 6) Résoudre l’équation x  Ex.
7) A-t-on E2x  2Ex?

Dans la suite des exercices, on considère la définition suivante:


C kn  n! , 0  k  n.
k!n  k!
Exercice 1.29.
i) Montrer que: 1 C kn  C nk
n ; 2 C kn  C k1
n  C kn1 .
n k
Cn
ii) Calculer  ;
k1
k0

Exercice 1.30.
i) Démontrer par récurrence la formule suivante, appelée binôme de Newton:
a, b  R, n  N  ,
n
a  b  C kn a nk b k .
n

k0
ii) En déduire les sommes suivantes:
1 i i
1  C in ; 2  1 i C in ; 3  2i
Cn.
0in 0in 0in

Exercice 1.31. Calculer les expressions suivantes


n n
1  1 ; 2  1 ;
kk  1 kk  1k  2
k1
n k1
n
3  1 1
k  1 2
; 4  1 2
k  1 3  1
;
k1
n nk1
5  k  1C kn ; 6  k  1C kn ;
n k1 k1
n n
7  C 2k
2n ; 8  C kn  2 ; 9  kC kn .
k1 k0 k1

Exercice 1.32. Démontrer par récurrence sur n  N  les égalités suivantes:


n n
nn  1 nn  12n  1
1)  k  ; 2 )  k2  ;
2 6
k1 k1
n 2 n1
n
3)  k3  k ; 4)  2 k  2 n  1;
k1 k1 k0n
n
2nn  12n  1
5)  2k  2
3
; 6)  2k 3  2n 2 n  1 2 ;
k1
n k1

7)  k.k!  n  1!  1;
k1
n n
8)  1
2k  12k  1
 n ;
2n  1
9)  2k  1 2  C 32n1 ;
k1 k1
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n
nn  1n  2
10)  kk  1  3
;
k1
n
nn  12n  13n 2  3n  1
11)  k4  30
;
k1
n
12)  1 k1 k 2  1 n1 nn2 1 .
k1

Exercice 1.33.
i Démontrer la formule suivante:
n
 kk  1. . . k  m  1  1 nn  1. . . n  m
m1
k1
ii) En appliquant cette formule calculer les sommes suivantes:
1 1. 2  2. 3 . . . n. n  1; 2) 1. 2. 3  2. 3. 4 . . . nn  1n  2;
3) 1. 2. 3. 4  2. 3. 4. 5 . . . nn  1n  2n  3.

Exercice 1.34.
i) Montrer que n  N  et x  R : 1  x n  1  x1  x  x 2 . . . x n1
ii) En déduire que:
1 1  1  1 . . .  1n  2;
2 4 2
2 a  R, b  R : a n  b n  a  ba n1  a n2 b  a n3 b 2 . . . ab n2  b n1 .
iii) Montrer que n  N  , a  0 : 1  1  a 1  na  1 a 1
n  1a  1 n .

Exercice 1.35. Soient x 1 , x 2 . . . , x n des nombres réels de même signe, supérieurs à -1.
Démontrer l’inégalité suivante, appelée inégalité de Bernoulli:
1  x 1 1  x 2 . . . 1  x n   1  x 1  x 2 . . . x n . 

En déduire l’inégalité: 1  x  1  nx si x  1 et n  N .
n

Exercice 1.36.. Démontrer par récurrence sur n  N les inégalités suivantes:


1 n  2 n ; 2 n  2 n1  2, n  0;
n1
3 n!  n  1 , n  1, voir 2; 4 2! 4!. . . 2n!  n  1! n , n  0;
n

2
5 1 3 . . . 2n  1  1 , n  0;
2 4 2n 2n  1
6 1  1  1 . . .  1  n , n  2;
2 3 n
7 n n1  n  1 n , n  3; 8 2n!  2 2n . n! 2 ;
2n1
9  1  1;
nk
10 2n!  4n n! 2 .
n1
k1

Exercice 1.37. Soit X  x 1 , x 2 , . . . , x n  une partie finie de R. Les nombres réels suivants:
X  x 1  x 2 n. . . x n , X  1 et X  n x 1 x 2 . . . x n
1  1 . . .  1
x1 x2 xn
si x i  0, i  1, 2, . . . , n, sont appelées respectivement moyenne arithmétique, moyenne
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20

harmonique et moyenne géométrique.


Soient m  min X, M  max X.
i Montrer que si m  0, alors:
1 m  X  M; 2 m  X  M; 3 m  X  M.
Montrer qu’on a des égalités si et seulement si x 1  x 2 . . .  x n .
ii Désignons par log X  log x 1 , log x 2 , . . . , log x n , 1  x11 , x12 , . . . , x1n
X
Montrer que:
1 1   1 ; 2 1   1 ; 3 log X  log X.
X X X X
iii Montrer que si Y  y 1 , y 2 , . . . , y n  et x i, y i  0, i  1, 2, . . . , n, alors, on a:
1 X  Y  X  Y; 2 XY  X. Y.
iv Démontrer les inégalités:
X  X  n , x i  0, i  1, 2, . . . , n.
X
Montrer qu’on a des égalités si x 1  x 2 . . .  x n .

Exercice 1.38. Soient a, b, c, d  R, a  b, c  d. Etablir tous les cas possibles où la


réunion et l’intersection de l’intervalle d’extrémités a et b avec l’intervalle d’extrémités c et d
sont des intervalles en précisant leur nature topologique.

Exercice 1.39. Démontrer les propriétés suivantes:


1) Toute réunion d’un nombre fini ou infini d’ouverts est un ouvert.
2) Toute intersection d’un nombre fini d’ouverts est un ouvert.
3) Toute intersection d’un nombre fini ou infini de fermés est un fermé.
4) Toute réunion d’un nombre fini de fermés est un fermé.

Exercice 1.40. Donner un exemple:


1) d’une intersection infinie d’ouverts qui ne soit pas un ouvert;
2) d’une réunion infinie de fermés qui ne soit pas un fermé.

Exercice 1.41. Montrer l’ensemble F  0, 1, 1 , 1 , . . . , 1


n ,...
2 3
1) est fermé;
2) admet un seul point d’accumulation à savoir x 0  0.

Exercice 1.42. Montrer que les ensembles suivants: l’ensemble des nombres pairs,
l’ensemble des nombres impairs, l’ensemble Z et l’ensemble Q sont dénombrables.

Exercice 1.43. Montrer que le segment 0, 1 n’est pas dénombrable. (Utiliser le théorème
des segments emboîtés ou les développements décimaux).
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Réponses aux exercices du chapitre I.

Exercice 1.1. ii) a  2, b  1.


Exercice 1.2. 1 3, 75; 2 0, 9; 3 1, 857142; 4 1, 4142. . . ;
5 31, 623. . . ; 6 1, 8235294117647058; 7 4, 2.
Exercice 1.4. 1 11 ; 2 1; 3 901 ; 4 103 ; 5 2338 .
9 300 330 999
  . . . n12. . .   12. . . n
Généralisation:    0 ,  1  2 . . .  n  1  2 . . .      0  1 2 si
99. . . 9 00. . . 0
 n
  0.
Exercice 1.9. 1 Vraie; 2 Fausse; 3 Vraie; 4 Fausse; 5 Vraie;
6 Vraie; 7 Fausse; 8 Vraie; 9 Vraie; 10 Fausse;
11 Vraie; 12 Fausse; 13 Vraie; 14 Fausse.
Exercice 1.12. 1 3 , 7 ; 2 1, 0; 3 ; 4 1, 2; 5 0, 2; 6 0;
2 6
7) 1, 5.
Exercice 1.13. 1  1, 01  x  0, 99; 2 x  3 et x  7; 3 1  x;
4 0  x  2 ; 5 5  x  5; 6  1  x  1 ;
3 2 2
5  30 5  20 5  20 5  30
7 x et x ; 8) x  1, 5.
10 10 10 10
Exercice 1.15. i oui; ii oui; iii oui.
Exercice 1.21. 1 sup E 1  max E 1  1, inf E 1  0, min E 1 n’existe pas;
2 sup E 2  2, max E 2 n’existe pas, inf E 2  min E 2  1 n  1;
3 sup E 3  max E 3  13 n  2, inf E 3  1, min E 3 n’existe pas;
10
4 sup E 4  2, max E 4 n’existe pas, inf E 4  min E 4  1 n  1;
4
5 sup E 5  max E 5  2 m  n  1, inf E 5  0, min E 5 n’existe pas;
6 sup E 6  max E 6  5 , inf E 2  min E 2   1 n  1;
6 2
7 sup E 7  1, max E 7 n’existe pas , inf E 7  0, min E 7 n’existe pas;
8) sup E 9  max E 9  3, inf E 9  0, min E 9 n’existe pas;
9 sup E 10  max E 10  2, inf E 10  min E 10  0;
10 sup E 11  max E 11  c, inf E 11  min E 11  a;
11 sup E 12  max E 12  1 x  1, inf E 12  min E 12  1 x  2;
2
12 sup E 13  1, max E 13 n’existe pas, inf E 13  1 , min E 13 n’existe pas;
2
13 sup E 14  max E 14   1 x  2, inf E 14  min E 14  1 x  1.
2
Exercice 1.28. 6) x  Z; 7 non. Exercice 1.29. ii) 1 2 n1  1.
n1
n
Exercice 1.30. ii) 1) 2 ; 2 0; 3 n . 1
2
Exercice 131. 1 1  1 ; 2 1 1  1 ; 3 1 n  2 ;
n1 2 2 n  1n  2 2 n1
n
4 2 1  1 ; 5  k  1C kn  n2 n1  2 n  1;
3 n  1n  2
n k1

6  k  1C kn  n2 n1
 2  1; 7 2 2n1 ; . 8 C n2n .
n

k1
Exercice 1.33. ii) 1 1 nn  1n  2 m  2;
3
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2) 1 nn  1n  2n  3 m  3;


4
3) 1 nn  1n  2n  3n  4 m  4.
5
Exercice 1.38 On a des intervalles si a  c  b  d :
1) ouvert: a, b  c, d  a, d; 2) semi-ouvert: a, b  c, d a, d;
3) semi-ouvert: a, bc, d a, d; 4) fermé: a, bc, d  a, d.
Exercice 1.40. 1) O n   1 1 1
n , n , 2) F n  n , 1 , n  1, 2, . . .
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Corrigés de certains exercices du chapitre I.

Exercice 1.1.
1 2  Q? Montrons que si (a, b  N  N  et a, b premiers entre-eux,
alors 2  a . Raisonnons par l’absurde, c’est à dire supposons que
b
2  a  Q, a  Z, b  Z  avec a et b premiers entre-eux et trouvons une
b
contradiction. En élevant au carrée, on obtient l’égalité : 2b 2  a 2 , c’est à dire que a 2 est
un entier pair, et dans ce cas a est aussi pair. Soit alors a  2k. En remplaçant dans l’égalité (*)
et après simplification, on obtient b 2  2k 2 , c’est à dire que b 2 est un entier pair, et dans ce cas,
b est aussi pair. Ceci contredit le fait que a et b sont premiers entre-eux. Donc l’hypothèse que
2  Q est fausse, c’est à dire 2  Q.
Remarque. On peut faire d’autres démonstrations.
3 2  3  Q? Dans cet exercice, on utilise le résultat de 1). En effet, supposons que
2  3  r  Q. D’après le fait que la somme est une opération interne dans et que 3  Q,
alors on aurait 2  r  3  Q. Ce qui contredit le résultat de l’exercice 1). Donc 2  3  Q.

ii) En élevant l’égalité a  3 7  5 2  3 7  5 2 à la puissance 3, et après simplification


et arrangement des termes, on obtient l’équation suivante:
a 3  3a  14  0, dont les solutions sont a  2, a  1  i 6 et a  1  i 6 . Comme
a  R, alors a  2  Q.
13  5 17 13  5 17
Même démonstration pour b  3  3  1.
2 2

Exercice 1.2. 2 Première méthode à l’aide de la série géométrique. Sachant que


1  q  q 2 . . . q n  q n1 . . .  1 si 0  q  1, alors
1q
0, 999. . . 99. . .  9  9 2  9 3 . . .  9 n  9 . . . 
10 10 10 10 10 n1

9 1  1  1 . . .  1  1 . . .  9 1 1  1.
10 10 2 10 3 10 n 10 n1 1  10
1

Deuxième méthode. Posons x  0, 99. . . 9. . . . En supposant que la mutiplicaion par 10 n


signifie déplacer la virgule de n places vers la droite, on obtient
10x  9, 99. . . 9. . . et, alors
9x  10x  x  9, 99. . . 9. . .   0, 99. . . 9. . .   9  x  1.
Exercice 1.6. i)
- Montrons que l’élément neutre est unique pour l’opération somme dans la définition
axiomatique. Soient 0 1 et 0 2 deux éléments neutres, mais alors, on auraient, en utilisant une
première fois 0 1 comme élément neutre, ensuite 0 2 , comme élément neutre: 0 2  0 1  0 2 et
0 1  0 2  0 1 , et comme 0 2  0 1  0 1  0 2 , d’après la commutativité (axiome i), on conclut que
01  02.
- Montrons que l’élément symétrique est unique pour l’opération somme dans la définition
axiomatique. Soient x 1 et x 2 deux éléments symétriques de x  R, mais alors, on auraient, en
utilisant les axiomes A 3, A 4 et A 2
 x 1  x 1  0  x 1  x  x 2   x 1  x  x 2  0  x 2  x 2 , c’est à dire x 1  x 2 .
Pour l’unicité des éléments unité et inverse, les démonstrations sont analogues aux deux
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précédentes.

ii) Démontrons pour l’exemple les propriétés 3), 10) et 20).


 3) Soit x  R. On a, d’après les axiomes A 3 , A 7 , et A 9 .
x  x. 0  x. 1  x. 0  x1  0  x. 1  x,
donc x. 0 est un élément neutre pour la loi somme, comme celui-ci est unique, alors x. 0  0.
6) Comme y  z  y  z, alors par transitivité (axiome A 12 ), on a
x  y et y  z  x  y et y  z  x  z.
Si x  z, alors on aurait, z  y et y  z, c’est à dire que z  y, ce qui contredit la condition
y  z. Donc x  z.
11) Soit x  y. D’après les axiomes A 1 , A 2 , A 3 , A 4 , et A 14 , on déduit les relations suivantes:
x  y  x  x  y  x  x  x  y  y  x  y 
 0  y  0  x  y  x.
Si y  0, alors on a: x  0  0  x.
19) Supposons que 1  0. D’après l’axiome A 7 et la propriété 14) ii) (supposée
démontrée), on a 1  0 et
1  0  1  0  1  1. 1  0,
c’est à dire 1  0. Ce qui contredit l’hypothèse. Donc 0  1.

Exercice 1.7. Démontrons les relations 1) et 2).


1 On a, d’après la propriété 8 de l’exercice 1.6:
x  y  x  x  y  x et x  y  y  y  2x  x  y et x  y  2y 
xy 2y xy
 2x  x  y  2y  2x   x  y.
2 2 2 2
2 Utilisons le raisonnement par la contraposée, c’est à dire si p et q sont deux propositions,
alors
p  q  q  p .
Considérons p  a  R :  a  y  x  a et q  x  y . Supposons que
xy
q  y  x est vraie. Alors, d’après la relation 1) précédente, il existe a  : y  a  x,
2
c’est à dire a  R : a  y et a  x . Donc q  p .

Exercice 1.8. Démontrons les relations 1) et 2):


1 On a 0  x  y 2  x 2  y 2  2xy  x 2  y 2  2xy.
2 D’après 1), on a x 2  y 2  2xy  x  y 2  x 2  y 2  2xy  4xy, on obtient alors, en
faisant le produit
x  y 2  4xy
y  z 2  4yz  x  y 2 y  z 2 z  x 2  64. x 2 y 2 z 2 .
z  x 2  4zx
Comme, x, y, z  0, en prenant la racine carrée, on obtient le résultat.

Exercice 1.11. Démontrons les relations 2) et 11).


2) D’après la relation 1), on a
|x|  |x  y  y|  |x  y|  |y|  |x|  |y|  |x  y|.
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De la même manière, en inversant les rôles entre x et y, on obtient


|y|  |x|  |y  x|  |x  y|, ces deux inégalités signifient que ||x|  |y||  |x  y|.
11 On a: |x  y|  |x|  |y|  x  y 2  |x|  |y| 2 
 xy  |x|. |y|  |xy|  xy  0.

Exercice 1.14. 1 Pour tout   R, on a


2
n n n n
0  x i  y i   2
x 2i  2  xiyi  2
 y 21
i1 i1 i1 i1
n
qui est une inéquation toujours  0,   R. Comme  y 21  0, alors son discriminant doit
i1
2
n n n
être  0, c’est à dire que     xiyi   x 2i  y 21  0.
i1 i1 i1
Ce qui est équivalent à l’inégalité demandée.
2 Indication: utiliser 1)

Exercice 1.16. Démontrons les relations 1) et 4).


1 maxx, y  y,
1 Si x  y, alors ,
2 y  x et minx, y  y,
et donc y  maxx, y   minx, y.
2) Démonstration analogue.
4) Supposons x  y. Alors on a minx, y  x et |x  y|  y  x, par conséquent
minx, y  x  1 x  y  y  x  1 x  y  |x  y|.
2 2
Exercice 1.17. 1 Il est facile de voir que
n
max|x i  y i |  |x i  y i | i  1, 2, . . . , n.
k1
Démontrons que: |max x i  max y i |  max|x i  y i | , i  1, 2, . . . , n. On a
x i  x i  y i   y i  max|x i  y i |  max y i , 1  i  n.
De cette inégalité, on déduit que
max x i  max y i  max|x i  y i |, 1  i  n 1
De la même façon, on montre que i i  1, 2, . . . , n
y i  y i  x i   x i  max|x i  y i |  max|x i | 
 max y i  max x i  max|x i  y i | 2
En combinant 1 et 2 on obtient
 max|x i  y i |  max x i  max y i  max|x i  y i | , 1  i  n.
Et donc |max x i  max y i |  max|x i  y i |, 1  i  n.

Exercice 1.18. Démontrons 1).


1 Si Y est majoré alors M  R, y  Y, y  M.
Comme X  Y, alors x  X, x  Y et x  M.
Donc l’ensemble X est majoré et sup X existe d’après le théorème d’existence de la borne
supérieure. En particulier, comme
y  Y, y  sup Y, alors x  X  Y  x  sup Y,
donc sup Y est un majorant de X, d’où sup X  sup Y.
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Exercice 1.19. Démontrons 2), 4) et 5).


2 On a
(x  X,  x  X et  x  supX  x  X,  supX  x,
donc  supX  inf X, car  supX est un minorant de X. Ce qui est équivalent
à supX   inf X. Inversement, on a :
x  X, inf X  x  x  X,  x   inf X,
donc supX   inf X, car  inf X est un majorant de X. Les deux inégalités impliquent
que supX   inf X.
4) On a x  X, x  supX et y  Y, y  supY et, alors
x  X, y  Y, x  y  sup X  sup Y,
c’est à dire que M  sup X  sup Y est un majorant de X  Y. Montrons que M est en fait le
plus petit majorant de l’ensemble X  Y. Supposons qu’il existe un majorant M 1 de X  Y tel
M 1  M. Dans ce cas, on a M  M 1  0 et, d’après la définition de la borne supérieure pour
  M  M 1  0, x  X et  y  Y tels que:
2
x  supX  M  M 1 , y  supY  M  M 1 . Mais alors, en faisant la somme de ces deux
2 2
inégalités, on obtient x  y  X  Y et x  y  supX  supY  M  M 1  M 1 . Cela
signifie que M 1 n’est pas un majorant de l’ensemble X  Y. Ce qui contredit l’hypothèse sur M 1 .
5 On a, d’après 1) et 4) supX  Y  sup X  supY  sup X   inf Y  sup X  inf Y.

Exercice 1.21. 2) E 2  2  1 n,n  N


On a E 2  1, 3 , 5 , 7 , . . . . . Il est facile de voire que


2 3 4
1  2 1 n  2 , n  N .

C’est-à-dire l’ensemble E 2 est borné et 2 est le majorant de cet ensemble . Montrons que
SupE 2  2.
Pour cela il faut montrer que   0,  n    , t.q. 2  1
n  2  . D’où on obtient que
n .1
Alors   0,  n   N  , par exemple premier naturel n verifiant l’inégalité
n  1 n existe puisque
R est archimedien) t.q. 2  1n  2  . Ainsi , on trove que SupE 2  2 et 2  E 2 . Cela
singfie que il
n’existe pas max E 2 . Le plus petit élément de l’ensemble E 2 est 1. Donc
min E 2  inf E 2  1.
4) E 4  1  2n , n  N 
3n
On représent l’ensemble E 4 comme suit:
E 4  2  7 , n  N  . Alors n  N  , 2  7  2, c.à.d. l’ensemble E 2 est majoré
3n 3n
par 2.
Montrons que sup E 4  2.
n  N  , 2  7  2
3n
sup E 4  2 
  0,  n   N  , t.q. 2  7  2
3  n
Nous allons choisir n  à partir de l’inégalitée 2  7  2  . D’où on trouve que
3n
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27

n  7  3.
Alors au lieu de n  , on peut prendre le premier naturel verifiant l’inégalitée n  7  3.
D’où il vient que
sup E 4  2. Il est facile de voire que n  N  , 1  2n  1 et pour n  1,
3n 4
1  2n  1 .
3n 4
Alors min E 4  inf E 4  1 .
4
11). E 12  1x , 1  x  2 .
D’où 1x  1 , 1 . Alors max E 12  sup E 12  1 et min E 12  inf E 12  1 .
2 2

Exercice 1.26. Montrons que l’ensemble X  x  Q : x 2  2 n’admet pas de borne


supérieure dans Q. En effet, on a X  x  Q :  2  x  2 et supposons que
c  sup X existe dans Q. Considérons l’ensemble
Y yQ:y 2 .
Il est clair que x  X, y  Y, on a x  y et x  c. Montrons que c  X et c  Y.
Supposons que c  X, c’est à dire c  2 . Comme Q est archimédien, alors il existe n  N tel
que 1  2  c 2 , et donc
n 2c  1
c 1
2
 c 2  2c 1 2c  1  2,
n  n2  c 
2
n n
ce qui signifie que c  1 1
n  X et c  c  n , or ceci contredit le fait que x  X, x  c.
Supposons maintenant que c  Y, c’est à dire que c  2 . Il existe alors m  N  tel que
1  c 2  2 , et donc
m 2c
c m1 2  c 2  2c  1  c 2  2c  2,
m m2 m
ce qui signifie que c  m 1  Y et c  c  1 , or ceci contredit le fait que y  Y, c  y.
m
Ainsi les inégalités c  2 et c  2 sont impossibles, donc c  2 . Ceci montre aussi
l’existence de nombres irrationnels.

Exercice 1.27. 1) Comme a  b, alors b  a  0. D’après la propriété d’Archimède, il


existe n  N tel que 0  1 1
n  b  a. Soit h  n . Pour x  a, il existe, d’après la deuxième
forme du principe d’Archimède, m  Z tel que: m  1 1 m
n  a  n . Montrons que
m  b. Supposons que m  b, alors on aura m  1 1  a  b  m , qui implique que
n n n n
ba  1 n . Ceci contredit l’inégalité 1  b  a. Et l’on conclut que a  m  b.
n n
 
2) Soient ,   R,   . Posons a  et b  . D’après 1), il existe un nombre
2 2
rationnel r vérifiant a  r  b. Ceci implique   r 2   et le nombre r 2 est irrationnel,
car le produit d’un nombre rationnel par un nombre irrationnel est irrationnel.

Exercice 1.28. Soient x, y  R  . Démontrons 1), 5) et 7).


1) D’après la définition de la partie entière d’un nombre réel, on a Ex  x  Ex  1 et,
alors Ex  x et Ex  x  1. En combinant ces deux inégalités, on trouve
x  1  Ex  x.
5 D’une part, on a , par définition Ex  x  Ex  1. En multipliant par n l’inégalité de
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gauche, on obtient nEx  nx  nEx  Enx, car nEx  Z. Donc


Enx Enx
Ex  n  Ex  E n 1.
Enx Enx
D’autre part, Enx  nx  n xE n  Ex 2. Les inégalités (1) et
Enx
(2) impliquent que E n  Ex.
7) L’égalité E2x  2Ex n’est pas vraie en général . Par exemple, si x  1 alors
2
E2. 1   E1  1 et 2. E 1   20  0.
2 2

Exercice 1.29. Démontrons 2). On a


C kn  C k1  n!  n! 
n
k!. n  k! k  1!. n  k  1!
 n! 1  1 
k  1!. n  k! k nk1
n! n1 n  1!
   C kn1 .
k  1!. n  k! kn  k  1 k!. n  k  1!
Exercice 1.30.
i) Démonstration par récurrence. Désigons la formule par Pn On trouve pour
1
n  1 : a  b   C m1 a 1m b m  C 01 a 1 b 0  C 11 a 0 b 1  a  b.
m0
Donc la proposition P1 est vraie.Supposons que la proposition Pn est vraie et démontrons
que Pn  1 est vraie aussi. Nous avons :
n n
a  b n1
 a  b a  b 
n
C mn a nm b m . a  b  C mn a n1m b m 
m0 m0
n n n1
 C mn a nm b m1  C 0n a n1 b 0  C mn a n1m b m  C mn a nm b m1 
m0 m1 m0
n
 C nn a 0 b n1  a n1  C mn  C m1
n a b  b n1 
n1m m

m1
n n1
a n1
 C mn1 a n1m b m b n1
 C mn1 a n1m b m .
m1 m0
Nous avons démontré que la proposition Pn  1 est vraie. Alors Pn est vraie pour n  1.
ii) Démontrons 1). Pour cela posons x  1 dans la formule du binôme de Newton,
n n
1  x n  C kn 1 nk x k . On obtient alors 1  1 n  2 n  C kn 1 nk . 1 k .
k0 k0

Exercice 1.31.. Calculons 1), 2) 4) et 9).


n
1) Application de la formule:  a k  a k1   a 1  a n1 . On a
k1
n n

 1
kk  1
 1  1
k k1

k1 k1
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29

 1  1  1  1  1  1 . . .  1  1 1  1  1 1 ,
2 2 3 3 4 n1 n n n1 n1
car tous les autres termes se neutralisent ( en se ”téléscopant”).
2) Même démonstration que dans 1). On a
n n

 1  1  k2k 
kk  1k  2 2 kk  1k  2
k1 k1
n n
 1
2
 1
kk  1
 1
2
 1
k  1k  2

k1 k1
n n
 1
2
  1k  1  1
k1 2
  k 1 1  1 
k2
k1 k1

 1 1  1   1  1  1  
2 n1 2 11 n2
 11  1 .
2 2 n  1n  2
4) On a
n n n
k  1 3  1 kk  1k  2  1
P  1  2    
k  1  1
3
k  1  1
3 k  2k  1k  1
k1 k1 k1

1. 2. 3  1. 2. 3. 4  1. 3. 4. 5  1. . n  1nn  1  1n. n  1n  2  1
32. 1  1. 43. 2  1. 54. 3  1. . . n  1nn  1  1n  2nn  1  1
1. 2. 3. . . n  2n  1nn  1n  2  1 2n  1n  2  1
  
3. 3. 4. 5. . . n. n  1n  2 3n  1n  2
2 n  1n  2  1
 . .
n  1n  2 3
9 On a:
n! n! n  1!
kC kn  k.  n  nC k1
n1 .
k!n  k! k  1!n  k! k  1!n  k!
n n n
Alors  kC kn  nC k1
n1  n. 2
n1
, car  C k1
n1  2
n1
.
k1 k1 k1
Exercice 1.32. Démontrons 2) et 8).
nn  12n  1
2 Désignons par Pn la proposition: 1 2  2 2 . . . n 2  . Pour n  1 :
6
11  11  2
on a: 1 2   1. Alors la proposition P1 est vraie.
6
Supposons que Pn est vraie et démontrons Pn  1. Nous avons :
nn  12n  1
1 2  2 2 . . . n 2  n  1 2   n  1 2 
6
n2n  1 n  1n  22n  3
 n  1  n  1 2n  7n  6 
2
 n  1 .
6 6 6
Donc la proposition Pn est vraie n  1.
7) Pour n  1 on trouve :1. 1!  1  1!  1  1  1. Supposons que Pn est vraie et
démontrons Pn  1. On a:
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30

n1 n

 k. k!  k. k!  n  1. n  1!  n  1!  1  n  1n  1! 


k1 k1

 n  1!1  n  1  1  n  2!  1,
donc pn  1 est vraie.

Exercice 1.33. Par récurrence. Désignons par Pn la proposition:


n

 kk  1. . . k  m  1  1 nn  1. . . n  m.


m1
k1
Pour n  1, on a:
1 . 1. 2. . . 1  m  11  m  1. 2. . . m  1. 2. . . m
1. 2. . . 1  m  1 
m1
Alors P1 est satisfaite. Supposons que Pn est vraie et démontrons que Pn  1 est vraie
aussi. On a
n1 n

 kk  1. . . k  m  1  kk  1. . . k  m  1  n  1n  2. . . n  m 


m1 m1

1 nn  1. . . n  m  n  1n  2. . . n  m 


m1
 n  1n  2. . . n  m n  1  1 n  1n  2. . . n  mn  m  1.
m1 m1
On a montré que Pn  1 est vraie. Alors Pn est vraie n  1.

Exercice 1.35. Soient x 1 , x 2 , . . . , x n des nombres réels de même signe supérieure à -1.
Démontrons l’inégalité 1  x 1 1  x 2 . . . 1  x n   1  x 1  x 2 . . . x n  par recurrence.
Pour n  1, on trouve 1  x 1  1  x 1 . Supposons  vraie pour n , démontrons la pour n  1.
On a, en utilisant la formule (*) et les facteurs sont  0, pour
n  1. 1  x 1 1  x 2 . . . 1  x n 1  x n1   1  x 1  x 2 . . . x n 1  x n1  
 1  x 1  x 2 . . . x n  x n1 1  x 1  x 2 . . . x n  
 1  x 1  x 2 . . . x n  x n1  x n1 x 1  x 2 . . . x n  
 1  x 1  x 2 . . . x n  x n1 , car le dernier facteur est  0.
Donc l’inégalité de Bernoulli est vraie n  N  . En posant x 1  x 2 . . .  x n  x  1, on
déduit que 1  x n  1  nx.

Exercice 1.36. Démontrons les inégalités 5) et 9).


5 Pour n  1, on a 1  1  3  2. Ce qui est vrai. Supposons l’inégalité vraie
2 3
pour n et démontrons la pour n  1. On a
1 3 . . . 2n  1 . 2n  1  1  1 . 2n  1 
2n  1

2 4 2n 2n  1 2n  1 2n  2 2n  2

1 2n  3 2n  1 1
  ,
2n  3 2n  2 2n  3
2n  3 2n  1
car  1 ( qui est facile à démontrer). Donc l’inégalité est vraie n  N  .
2n  2
9) Pour n  1, on a 1  1  1  13  1. Supposons l’inégalité vraie pour
11 12 13 12
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n et démontrons la pour n  1. On a,
2n11 2n3

 1
n  1  k
 1
n  1  k

k1 k1

1  1 . . .  1  1  1  1 .
n2 n3 3n  1 3n  2 3n  3 3n  4
En ajoutant et en retranchant 1 , on obtient
n1
2n11 2n

 1
n  1  k
 1
n  1  k
 1 
n1
1
3n  2
 1
3n  3
 1
3n  4

k1 k0

 1 1  1  1  1  1,
3n  2 3n  3 3n  4 n1
car on montre facilement que
1  1  1  1  2 0
3n  2 3n  3 3n  4 n1 33n  2n  13n  4
Exercice 1.39.1) Soit O  O  une réunion, finie ou infinie, d’ouverts et x 0  O. Il

existe alors  tel que x 0  O  . Comme O  est un ouvert, il contient un intervalle ouvert
contenant x 0 et I x 0  O   O. Donc la réunion O est un ouvert.
2) Elle découle du fait que l’intersection d’un nombre fini d’intervalles ouverts contenant x 0
est un intervalle ouvert contenant x 0 .
3) Elle découle de la relation C R   F   C R F  , et de la propriété 1).

n n
4) Elle découle de la relation C R  Fi  C R F i et de la propriété 2).
i1 i1

Exercice 1.40. 1) Exemple d’ouverts dont l’intersection infinie n’est pas un ouvert. Soient
les ouverts O n   1 1
n , n , n  1, 2, . . . , alors leur intersection n’est pas un ouvert. En effet,
on a
 

 O n   1 1
n, n  0,
n1 n1
qui est un ensemble fermé.
2) Exemple de fermés dont la réunion infinie n’est pas un fermé. Soient les fermés
Fn  1 n , 1 , n  1, 2, . . . , alors leur réunion n’est pas un fermé. En effet, on a


 F n  0, 1, qui n’est pas fermé. En effet, x 0, 1, n  N tel que 1
n  x, et alors
n1  

n , 1 0, 1  F n . Inversement, F n 0, 1  F n 0, 1.


x  1
n1 n1

Exercice 1.41. Démontrons 1) On a CF   , 01, 1  1 , 1 . . . 1,  qui est une
2 2 3
réunion d’intervalles ouverts, donc le complémentaire de F est, d’après l’exercice 1.40, 1),
ouvert. Et, donc, F  CCF est fermé.
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Exercice 1.43. Supposons que 0, 1 est dénombrable, donc il s’écrit sous la forme
x 1 , x 2 , x 3 , . . . , x n , . . . . Partageons le segment 0, 1 en trois parties égales par les points 1
3
et 2 . On obtient, alors trois segments 0, 1 , 1 , 2 , 2 , 1 dont, au moins l’un d’eux
3 3 3 3 3
ne contient pas x 1 . Désignons par I 1 ce segment et partageons le en trois parties égales, et,
comme précédemment, l’un d’eux ne contient pas x 2 . Soit I 2 ce segment. On répète la même
opération pour ce segment en le partageant en trois segments égaux dont l’un, qu’on désigne par
I 3 , ne contient pas x 3 . En poursuivant indéfiniment ce processus, on obtient une suite de
segments emboîtés I 1  I 2  I 3 . . .  I n . . . tels que la longueur de chaque segment |I n |
vérifie |I n |  1n , n  1, 2, 3, . . . et x n  I n  a n , b n , n  1, 2, 3, . . . D’après le théorème
3 
des segments emboîtés, il existe un seul point c  I n , c’est à dire que c  I n , n  1,
n1
donc c  x n , n  1. Comme c  0, 1, on conclut que 0, 1 n’est pas dénombrable.
Remarque. On peut démontrer cet exercice en utilisant les développements décimaux des
nombres réels. Supposons que 0, 1 est dénombrable. Il s’écrit donc sous la
forme 0, 1  x 1 , x 2 , . . . , x n , . . .  avec
x 1  0,  11  12 . . .  1n . . . ;
x 2  0,  21  22 . . .  2n . . . ;
...............
x 2  0,  n1  n2 . . .  nn . . . ; . . .
Cependant le nombre x  0,  1  2 . . .  n . . . avec n  N : 0   n  9 et  n   nn ,
appartient à 0, 1 mais x  x n , n  N.
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33

Chapitre II. SUITES NUMERIQUES.

Rappels de cours.

II.1. Limite d’une suite numérique. On dit que la suite numérique u 1 , u 2 , . . . , u n , . . . admet la
limite   R (ou converge vers ) si
  0, n   N, n : n  n   |u n  |  .
On note alors lim u n  .
n

II.2. Limite infinie.


L’écriture symbolique lim u n   signifie que
n
A  0, n A  N, n : n  n A  |u n |  A.
Plus particulièrement:
lim u n    A  0, n A  N, n : n  n A  u n  A;
n
lim u n    A  0, n A  N, n : n  n A  u n  A.
n

Définition 1. i) La suite u n  est dite infiniment grande si lim u n  .


n
ii) La suite u n  est dite infiniment petite si lim u n  0.
n

Définition 2. La suite u n  est dite divergente si elle n’admet pas de limite finie.

Terminologie: on dit qu’une propriété Pn, dépendant de n  N, est vraie pour n assez
grand ou à patir d’un certain rang s’il existe q  N tal que n  N : n  q  Pn est
vraie).

II.3. Critères d’existence de la limite.


Critère n 1: Toute suite croissante majorée (resp. décroissante minorée) admet une limite.
Critère n 2: Critère de Cauchy. Pour qu’une suite numérique soit convergente, il faut et il
suffit qu’elle vérifie le critère de Cauchy suivant:
  0, n   N, p, q  N : p  n  , q  n   |u p  u q |  .
ou bien
  0, n   N, n : n  n  , p  1  |u np  u n |  .

Critère 3: (théorème des trois suites). Soient x n , y n  et z n  trois suites vérifiant:


i) y n  x n  z n , à partir d’un certain rang,
ii) lim y n  lim z n  ,
n n
alors lim x n  
n

Critère n 4: (de comparaison). Soient x n  et y n  deux suites vérifiant:


i) y n  x n , à partir d’un certain rang,
ii) lim y n   resp. lim x n  .
n n
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34

Alors lim x n  , resp. lim y n  .


n n

II.4. Inégalités et opérations sur les limites. Si les suites x n  et y n  convergent, alors on a
i) x n  y n n  n 0   lim x n  lim y n ;
n n
ii) lim x n  y n   lim x n  lim y n ;
n n n
iii) lim x n y n   lim x n . lim y n ; lim x n    lim x n   R;
n n n n n
lim x n
iv) lim xy nn  n si lim y  0;
n lim y n n n
n
v) lim |x n |  lim x n ;
n n

II.5. Limites remarquables. Les relations suivantes sont vraies:


n
i) la limite lim 1  1n    existe, notée   e où la limite e est appelée
n
nombre de Néper avec 2  e  3.
ii) suite géométrique
 0 si |q|  1,
  si |q|  1
lim q n
n  1 si q  1,
n’existe pas si q  1.

Les théorèmes suivants sont vrais:


Théorème 1. Si u n  0 n  1 et lim u n    0, alors   R, on a
n

lim u n  lim u n  .
n n
En particulier: m  N, on a
lim m un  m lim u n  m

n n

avec u n  0 si m est pair et u n quelconque si m est impair. (voir exercice 2.5).


Théorème 2. Si a  0, a  1, u n  0 n  1 et   0, alors on a
lim log a u n   log a lim u n  log a .
n n
Théorème 3. Si a  0 et lim u n  , alors
n
lim u n
lim a u n  a n  a.
n
Remarque. On admettra les formules suivantes souvent utilisées dans le calcul des limites de
suites:
i) lim x n  a  1, lim y n  b  lim x ynn  a b ;
n n n
lim y n x n 1
ii) lim x n  1, lim y n  ,  lim x ynn  e n .
n n n

II.6. Suites adjacentes. On dit que deux suites u n  et v n  sont adjacentes si l’une est
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35

croissante, l’autre décroissante et lim u n  v n   0.


n
Proposition. Deux suites adjacentes sont convergentes et ont même limite.

II.7. Suites extraites. Soit u n  une suite numérique. La suite u n k  est une sous-suite ou
suite extraite de u n  si la suite des indices n k  est strictement croissante et u n k  u n  , c’est à
dire que n 1  n 2 . . .  n k . . . et u n k  u n , n  1 . On note u n k   u n .
Les théorèmes suivants sont vrais:

Théorème 1. Si u n  est convergente vers   R, alors toute sous-suite de u n  converge


aussi vers .

Théorème 2. Si les deux sous-suites u 2n  et u 2n1  de la suite u n  converge vers la même


limite , alors u n  converge aussi vers .
Voir exercices: 2.3 et 2.25. i), a).

II.8. Suites récurrentes. Soit f : D  R  D. On dit que la suite u n  est une suite
récurrente définie par f si u 1 est donné et u n1  fu n , n  1.
Propriétés.
i) Si f est croissante, alors:
a u n  est croissante si fu 1   u 1  0,
b u n  est décroissante si fu 1   u 1  0.
ii) Si f est décroissante, alors la quantité u n1  u n est alternativement positive et négative.

Théorème. Soit une suite récurrente u n  définie par f : D  D.


Si lim u n    R et si f est continue, alors la limite  vérifie l’équation
n
f  .

II.9. Limite inférieure et limite supérieure d’une suite. Soit u n  une suite numérique. On
dit que le nombre a  R est une valeur d’adhérence de u n  s’il existe une sous-suite
u n k   u n  convergente vers a.
L’ensemble des valeurs d’adhérence de la suite u n  est noté Adu n   R.
Définition. On appelle limite supérieure (resp. inférieure) de la suite u n  la borne supérieure
( resp. la borne inférieure) de Adu n  qu’on note limu n (resp. limu n .
En fait, on a limu n  max Adu n   R et limu n  min Adu n   R.
Exemple. Soit la suite u n  définie par
1 si n  3k,
3
un  1  1 si n  3k  1,
k
2 si n  3k  2.
La suite u n  contient trois sous-suites convergentes, à savoir u 3k , u 3k1  et u 3k2  qui
convergent respectivement vers 1 , 1 et 2. Donc les nombres 1 , 1 et 2 sont des valeurs
3 3
d’adhérences de la suite u n  qui est divergente.
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Enoncés des exercices du chapitre II.


Partie corrigée.

Exercice 2.1. En appliquant la définition de la limite d’une suite, démontrer que chacune des
suites u n  suivantes converge vers la limite  indiquée:
i)
1 n1
1 u n  1 n ,   0; 2 u n   1 n ,   0; 3 u n  n ,   0;
2  1 n
1  1 n
4 u n  n ,   0; 5 u n  n , 0
(expliquer sur un dessin le sens de la convergence de chacune de ces cinq suites);
ii)
6 u n  4n  1 ,   2 ; 7) u n  5n 2  1 ,   5
2
2n  1 7n  1 7
2

8 u n  n 2  n  2 ,   1 ;
2 n 1
9 u n  n ,   1;
2n  3n  1 2 n
10 u n  n  2  n  1 ,   0; 11) u n  q n |q|  1 ,   1 ;
1q
k0
12) u n  loglog n,   ; 13) u n 0, 11. . . 1,   ;1
9
n fois 1
cos n  3n  7
3
14) u n  ,   0; 15) u n  n!n ,   0;
n 5
2 n
16) u n  n a a  1,   1; 17) u n  2 n ,   .

Exercice 2.2. i) Soit la suite u n  donnée par la formule générale


2 n  1 n
un  , n  N.
2n
Montrer que lim u n  1. Pour quelles valeurs de n, l’écart entre u n et sa limite est-il en
n
valeur absolue inférieur à    0 et inférieur à 10 4 .
n2  a2
ii) Soit la suite u n  donnée par la formule générale u n  n , n  N.
Montrer que lim u n  1. Pour quelle valeur de n, l’écart entre u n et sa limite est-il en
n
valeur absolue inférieur à    0.

Exercice 2.3. Montrer que si les suites v n  et w n  convergent vers la même limite , alors la
suite alternée v 1 , w 1 , v 2 , w 2 , . . . , v n , w n , . . . converge aussi vers .

Exercice 2.4. Soit une suite numérique u n . Montrer que


n
i) lim u n    lim n  u k  .
1
n n
k1
ii) En déduire que si v n  est une suite numérique telle lim v n1  v n   , alors
n
lim vnn  .
n
iii) La réciproque de la question i) est-elle vraie?

Exercice 2.5. Soit une suite u n  telle que : u n  0, n  1 et lim u n  . Démontrer que
n
lim p un  p
 p  N.
n
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Exercice 2.6. En utilisant le théorème des trois suites, calculer lim u n si:
n
ncos n  sin n
1) u n  ; 2 u n  n n1  n ;
n  1 2
n
3) u n  n  1 k  n k 0  k  1; 4) u n  2 n ;
n k
n k1n

5 u n  n ; 6) u n  1 ;
n3  k k  n2
k1 n k1

7) u n  12  Ekx; 8) u n  n 3n  2 ;
n
k1
9 u n  nn a  1; 10 u n  n 2n  3 ;
a
11) u n  an a  0.
1  a1  a 2 . . . 1  a n 

Exercice 2.7. Démontrer les égalités suivantes:


k
1 lim nn  0, (généralisation: lim n n  0 a  1, k  N;
n 2 n a
n n
2 lim 2  0, généralisation: lim a  0 a  R;
n n! n n!
3 lim nq n  0 |q|  1;
n
4 lim a  1 a  0, (généralisation: lim n a p
n  1, p  N;
n n
log a n log a n
5 lim
n
n  0 a  1 (généralisation n lim
n
 0,   0;
6 lim n n p  1  p  N;
n n
7 lim 1  0 indication: montrer que n!  n ;
n n n! 3
8) lim n!n  0.
n n
Commenter ces résultats.

Exercice 2.8. Soit a 1 , a 2 , . . . , a m des nombres réels strictement positifs et A  max a i .


i1...m
Montrer que lim n a n1  a n2 . . . a nm  A.
n

Exercice 2.9. Calculer lim u n où:


n
n  5 3  nn  7 2
2 u n  n  1  3n  1 ;
2 2
1) u n  ;
n 2 2n  1 6n  1
n  1 4  n  1 4
3) u n  ;
n 2  1 2  n 2  1 2
n  1 m  n  2 m . . . n  k m
4 u n   kn k, m  N;
n m1
5) u n  1  2 . . . n ; 6) u n  n 2  2n  5  n;
n2
2n 2  n  1
7) u n  n 2  n  n; 8 u n  ;
3n  1n  n  4
9) u n  3
n 3  2n 2  n; 10 u n  n 3 1  2 n 1 ;
2
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n2  1  n 3
11) u n  ; 12 u n  n 1  33  1 ;
3
n n n
3 2 3 n
3
n2  n n  n  2n
2 3 5
13) u n  ; 14 u n  ;
n2 n2  n5  1
n
15) u n  3 n1  3n; 16) u n  1 ;
kk  1
k1 n
17) u n  1  1 . . .  1 ; 18) u n  1 ;
1. 3 3. 5 2n  12n  1 kk  1k  2
nk1
19) u n  1  2 . . . n 2 ; 20) u n  2k  1  2n  1 ;
2 2

n 3 n1 2
k1
21) u n  n 3/2 n3  1  n3  1 ; 22 u n  2n  cos n ;
5n  1 3n  1
1 n  1
23) u n  1  2  3 . . . n  n ; 24) u n  n ;
n2 2 1  1 n
n2
1 n
25) u n  1  1  12 . . .  n ; 26) u n  n  3n . . .  2n n 1 ;
1
3 3 3 2 2 2
27) u n  n  n  n . . . 1 n1 n
1 2 3 28) u n  1  2  3  4  5 . . . 2n ;
n ;
n 2  1  4n 2  1
2 2 2n  1 2
29) u n  1 3  3 3 . . .  ;
n n 2 n3
30) u n  1  a  a 2 . . . a n |a|  1, |b|  1;
n

1  b  b . . . b
a  1 n  1 2n  1 n
31) u n  a  1; 32) u n  ;
a  1  1
n
3n  n
1 n 6 n  5 n1
33) u n  2 n  3 n ;
n2 n3
34) u n  n ;
2 3 5  1 n1 6 n1
2 n  3 n
35) u n  n  n1
3
3n ; 36) u n  ;
n3 2 n1  3 n1
1
2 n
37) u n  1  1 ;
2 n
38) u n  ;
2 nn  1 n  2!
5  n  1!
40) u n  4 4 n 2 2 1 ;
n 2 n
39) u n  n ;
3  n  2! n  n!
3 n n
2

41) u n  1 ; 42) u n  ;
0, 3 n . n! n 3 !
n
2 2  n  1!
u n  n3  1 ;
n
43) u n  ; 44)
n3  n!
n n!  1
45) u n  n 10 n
 n! ; 46) u n  0, 233. . . 3;
2  n  1!
n fois 3
n  2!  n  1! n  1! 2
47) u n  , 48) u n  ;
n  3! 2n  1!
3

49) u n  2 4 2 8 2 . . . 2n 2 ;
50) u n  n  n  an  b a, b  0;
51) u n  n 4  2n  1  n 2 2n  1.

Exercice 2.10. Parmi les suites suivantes, montrer celles qui sont bornées
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2  1 n
1 u n  n 1 ;  1
n
2 u n  n;
2 3
3) u n  n  1 2 n
n cos 4 ; 4) u n  100  n ;
n2  1
n
n  1 n
5) u n  1 ; 6) u n  ;
k! 3n  1
k0
7) u n  n cos n ; 8) u n  n  1 n ;
n
9) u n  1 ; 10 u n  nn |q|  1;
kk  1 q
k0
1 n n  25
11) u n  ; 12) u n  n2  1  n ;
n2  4
n
13) u n  252  n ; 14 u n 
3
1 .
n  10 kn
k1

Exercice 2.11.
i) Soit une suite u n  et un réel k  1. On suppose qu’il existe n 0  N
tel que u n1  ku n , n  n 0 . Montrer que lim u n  .
n
ii) Soit u n  une suite de réels strictement positifs telle que
lim uun1n
    1. Montrer que lim u n  .
n n

3 n  3 n
Exercice 2.12. Considérons les suites u n  et
3n
3  3
n n
vn  , n  1. Montrer que la suite u n  ne possède pas de limite tandis que la
5n
suite v n  converge et préciser sa limite.

n2
Exercice 2.13. Etudier la nature de la suite définie par u n  n .
k1 n  2k
2

Exercice 2.14 . Etudier la monotonie des suites suivantes et en déduire eventuellement leur
nature:
2 u n  n 4 1 ;
3
1) u n  1 n  1n; n
n n
3) u n  1 ; 4) u n  1 ;
nk kn
k1 k1
12  22  . . .  n2 n
1 , p  2, 3, . . . ;
5) u n  ; 6) u n  
n2 kp
k1
n n2
7) u n  1 ; 8) u n  1 ;
k1
k  n2 k1
n  2k
2
n n
9) u n  1; 10) u n  1 ;
k k!
k1 k1
n! 1. 3. 5. . . 2n  1
11) u n  ; 12) u n  .
1. 3. 5. . . 2n  1 2. 4. 6. . . 2n
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n  1!
13 u n  ; 14) u n  1 n  n;
1  1 1  2 . . . 1  n 
15) u n  10 n ; 16) u n  n 2  kn en fonction de k.
2n  1!

Exercice 2.15. Soient les suites:


n
un  1  1 et v n  1  1 n1 , n  1, 2, . . . .
n n
i Démontrer que la suite u n  est strictement croissante , majorée et que
la suite y n  est décroissante, minorée.
ii En déduire que lim u n  lim v n .
n n
Cette limite est désignée par e , appelée nombre de Néper, c.à.d. que:
n
lim 1  1 n  e.
n

Exercice 2.16. Démontrer les inégalités suivantes:


1 n n  n!  e n n ; 2) 1  1 n  e  1 1 n1
;
e 2 n n
3 en déduire que 1  log 1  1  1  n  N  ;
n1 n n
n
Exercice 2.17. Sachant que lim 1  1 n  e,
n
i) montrer que lim 1  1  1 . . .  1  e.
n 1! 2! n!
ii) En déduire la formule:e  2  1  1 . . .  1   n avec 0   n  1 et que le
2! 3! n! n!. n
nombre e est irrationnel.
iii) Calculer le nombre e à 10 5 prés.
n
Exercice 2.18 Généralisation de la formule lim 1 1 n  e.
n
Soient u n  et v n  deux suites arbitraires telles que lim u n  ,
n
lim v n   et u n , v n n’appartiennent pas à l’intervalle 1, 0.
n
Montrer alors que
un vn
lim 1  u1n  lim 1  v1n  e.
n n

Remarque. On supposera dans la suite que la proposition suivante est vraie: si lim x n  
xnyn n
et lim y n    R, alors lim 1  x1n  e.
n n

Exercice 2.19. Calculer lim u n si:


n n
n
1) u n  1  1 ; 2) u n  1  nk k  N  ;
nk
3) u n  1  1
2n
; 4) u n  n  1 n2 ;
n n3
2n n2
5) u n  2 n
 1 ; 6) u n  2 n
 3 ;
2n 2
2n  1 n
n
7) u n  n 2  1
2
; 8) u n  1  1 ;
n 2 nn  1
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42
n n
9) u n  n2  n ; 10) u n  n2  n  1 .
n  2n  2
2
n2  n  1

Exercice 2.20. En appliquant le critère de Cauchy étudier la nature des suites suivantes
définies par:
n
1) u n  coska a  R,   2; (indication: 1  1  1 ;
k n2 n1 n
k1
n
2) u n  a k  k ||  1, |a k |  M k  N;
k1
n n
3) u n  1 ; 4) u n  1   2,   N; 5) u n  cos 1
n;
k! k
k1
n nk1 n
6) u n  1 ; 7) u n  1 ; 8) u n  1 ;
k k log k
k1 k1 k2
9) u n  1  1 1  1 . . . 1  1n .
2 4 2

Exercice 2.21. Soit la suite x n  vérifiant la condition:


|x n1  x n |  a n 0  a  1 .
Montrer que x n  est une suite de Cauchy.

Exercice 2.22.
i) a) Soit u n  une suite telle que les deux sous-suites u 2n  et u 2n1  soient
convergentes vers la même limite . Montrer que la suite u n  converge aussi vers .
b) Soit u n  une suite telle que les trois sous-suites (u 2n1 , u 2n  et u 3n  soient
convergentes. Montrer que: lim u 2n  lim u 2n1 . Conclure.
n n
ii) a) On considère la suite u n  définie par:
u n  1  1  1  . . .  1 n 1 , n  1.
2! 4! 2n!
Montrer que les deux sous-suites u 2n1  et u 2n  sont adjacentes . Conclure.
b) On considère la suite u n  définie par:
u 1  2, u n1  2  u n  n  1.
1) Etudier la monotonie de u n , n  2.
2) Etudier ensuite les deux sous-suites u 2n1  et u 2n . Conclure.

Exercice 2.23.
n
a) Soient les suites u n  et v n  définies par: u n  1 et v n  u n  1 .
k! n. n!
k1
i) Montrer que u n  et v n  sont adjacentes.
ii) En déduire que n  N  , on a u n  e  v n .
iii) En prenant n  5 trouver une valeur approché de e, puis évaluer l’erreur commise.
b) Montrer que les suites u n  et v n  sont adjacentes si:
n
1) u n  2 1 2 et v n  u n  1 2 , n  2;
k k  1 3n
k1
n
2) u n  1p et vn  un  1 , p  2, n  2.
k n p1
k1
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43

Exercice 2.24. Trouver le terme général de chacune des suites suivantes:


1 x n  nx n1 et x 1  1;
2 x n est définie comme suit : x 2n  nn  1x 2n1 , x 2n1  1n x 2n et x 1  x 2  1.
2

Exercice 2.25. Soit la suite u n  définie par:


1 n1
u n  1  1  1  1 . . .   n , n  1.
2 3 4
i Montrer que les suites u 2k  et u 2k1  sont adjacentes.
ii En déduire la nature de u n .

u 1  a,
Exercice 2.26. Soit la suite u n  définie par
u n1  6  u n , n  1.
i) Montrer que la suite u n  est strictement croissante dans le cas a  0 et strictement
décroissante dans le cas a  4.
ii) En déduire sa nature pour a  0 et si elle converge, alors calculer sa limite.

u 1  0,
Exercice 2.27. Soit la suite u n  définie par
u n1  u n  u1n , n  1.
Montrer que lim u n  . (Raisonner par l’absurde).
n

u 1  1,
Exercice 2.28. Etudier la nature de la suite définie par
u n1  1  u1n , n  1.
et calculer sa limite si elle existe. (Utiliser l’exercice 2.25 i a)).

u 1  a, a  1,
Exercice 2.29. Soit la suite récurrente
u n1  u 2n  1n , n  1.
2
i) Montrer que n  1, u n  1.
ii) Montrer que u n  est convergente.
n
iii) Calculer de deux manières différentes  u 2k1  u 2k .
k1
iv)En déduire que u n  converge et calculer sa limite.
v) Soit E  u n , n  1 . Déterminer sup E et inf E.

Exercice 2.30. ( autre formulation de l’exercice 2.29). Soit la suite récurrente


u 1  a, a  1,
u n1  u 2n  1n , n  1.
2
i) Montrer que n  1, u n1  u n  1 . Déduire que u n  est convergente (utiliser le
2 n1
critère de Cauchy).
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44

ii) Etudier la suite u 2n . En déduire la limite de u n .

Exercice 2.31.. On considère une suite u n  de nombres réels telle que


|u n1  u n |  k|u n  u n1 |, n  n 0 n  N  , 0  k  1.
i) Monter que n  1, |u n1  u n |  k n |u 2  u 1 |.
ii) Montrer que pour tous entiers p, q vérifiant 0  q  p, on a
q
|u p  u q |  k |u 2  u 1 |.
1k
iii) En déduire la nature de u n .
iv) Démontrer d’une autre manière que la suite u n  est convergente ( utiliser le critère de
Cauchy).
v) Application: quelle est la nature de la suite u n  définie par
u 1  b  R,
u n1  a sin u n  b, n  1 a, b  R, 0  a  1.
(Ind. On admettra que |sin x|  |x|, x  R.

Exercice 2.32. Soit la suite récurrente


u1  a , a  0,
u 2n  3a
u n1  u n , n  1.
3u 2n  a
i) Montrer que n  2, u n  a .
ii) Montrer que u n  converge et calculer sa limite.

u1  1 ,
Exercice 2.33. Soit la suite récurrente définie par 2
u n1  u 2n  3 , n  1.
16
i) Montrer que n  1, 1  u n  3 .
4 4
ii) Etudier la nature de la suite u n  et calculer sa limite si elle est convergente.
iii) Soit E  u n , n  1 . Déterminer sup E et inf E.

0  u 1  1,
Exercice 2.34. Soit la suite numérique définie par
u n1  1  u n , n  1.
2  un
i) Montrer que n  1, 0  u n  1.
ii) Montrer que u n  est monotone en précisant les valeurs de u 1 pour lesquelles u n  est
croissante, respectivement décroissante.
iii) Montrer que la suite u n  est convergente. Sa limite dépend-elle de u 1 ?

u 1  0,
Exercice 2.35. Soient u n  la suite définie par
u n1  1 u n  1, n  1.
2
et v n  la suite définie par: v n  u n  a, n  1, a  R.
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i) Déterminer a pour que la suite v n  soit une suite géométrique de raison 1 .


2
ii) Calculer la limite de u n , ainsi que celle de v n .

Exercice 2.36.
u 1  ,
1) Soit la suite numérique définie par
u n1  2  u n , n  1.
Etudier la nature de la suite u n  dans les cas suivants:
i)   1, ii   2, iii   3 et calculer sa limite si elle existe. Tracer son graphe.
u 1  ,
2) Mêmes questions si u n  est définie par
u n1  4 u n  u 2n , n  1,
3
dans les cas: i)   ,1 ii   1 , iii   . 7
6 2 6
Tracer leurs graphes.

u 1  0,
Exercice 2.37. Soit la suite numérique définie par 1 , n  1.
u n1 
1  un
i) Montrer que n  1, u n  0.
ii) Trouver la limite éventuelle de u n  qu’on désignera par .
iii) Montrer que n  1, |u n1  |  1 |u n  |.
2
iv) En déduire que u n  converge vers .

u 1  R,
Exercice 2.38. Soit la suite numérique définie par u 2n
u n1  8 , n  1.
2
i) En posant v n  u 2n  16, n  1, montrer que la suite v n  est une suite géométrique dont
on déterminera la raison.
ii) En déduire la nature de u n .

Exercice 2.39. Soit a  0. On construit la suite suivante:

u1  a , u2  a  a , u3  a  a  a , . . . , un  a  a  . . .  a , . . .

n fois

i Ecrire la formule récurrente de u n1 en fonction de u n, n  1.


ii Calculer lim u n .
n

Exercice 2.40. Soit a  0. On définit la suite u n  par:


u 1  0 et u n1  1 u n  uan , n  1.
2
i Montrer que cette suite est minorée par a et est décroissante.
ii En déduire la limite de cette suite.
iii Quel est le sens à donner à cette limite?
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u1  1
Exercice 2.41 Soit la suite récurrente
u n1  u n  3 , n  1.
2 2u n
i) Montrer que n  2, u n  3 . ii) Etudier la monotonie de la suite u n .
iii) En déduire que u n  converge et calculer sa limite.
iv) Soit E  u n , n  1 . Déterminer sup E et inf E.

u 1  0,
Exercice 2.42. Soit la suite récurrente
u n1  7u n  4 , n  1.
3u n  3
i) Montrer que n  1, 0  u n  2 et que u n  est monotone.
ii) En déduire que u n  converge. Calculer sa limite.

Exercice 2.43. Etudier les suites suivantes définies par:


1 u 1  2 , u n  2  u n , n  1 ; 2) u 1  13, u n1  12  u n ;
3
3) u 1  1, u n1  2  u n ;
2
4) u 1  , u n1  4  u3n ;
7
6
5 u 1  1, u n1  log1  u n ; 6 0  u 1  1, u n1  u n 2  u n ;
7 u 1  1, u n1  1 ; 8) u 1  3, u n1  1  u6n ;
3  un
9) u 1  8 , u n1  u1n  3 .
17 2

Exercice 2.44. A l’aide des suites récurrentes, calculer la limite suivante:


n
lim a  a  1 .
n n!

Exercice 2.45. Soit la suite v n  définie à l’aide de la suite u n  par:


v 1  u 1 , v n1  u n1  u n , n  2,
avec ||  1. Calculer lim u n si lim v n  b.
n n

Exercice 2.46. Calculer la limite de la suite u n  définie par les formules:


u 1  a, u 2  b,
u n  u n2  u n1 , n  3.
2

Exercice 2.47. Soient les suites récurrentes définies par


u 1  a  R, v 1  b  R,
,
u n1  u n v n , n  1. v n1  1 u n  v n , n  1.
2
Montrer que
i) n  1, u n  et v n  sont à termes positifs; ii) n  1, u n  v n ;
n
iii) u n  et v n  sont monotones; iv) v n  u n   1 v 1  u 1 .
2
v) Conclure.
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Exercice 2.48. Soient a, b, u 1 , u 2  R avec 0  a  b. Pour tout n  N  , on définit


u n1  au n  bv n , v n1  av n  bu n , n  1.
ab ab
i) Montrer que n  1, u n  v n .
ii) Etudier la monotonie des suites u n  et v n .
iii) Exprimer v n  u n en fonction de v 1  u 1 . Déduire que u n  et v n  sont adjacentes.
iv) Exprimer v n  u n en fonction de v 1  u 1 . Déterminer la limite de chacune des suites u n 
et v n .

Exercice 2.49. Soit u n  une suite monotone. Montrer que si u n  admet une sous-suite
convergente vers , alors lim u n  .
n

Exercice 2.50. Soit u n  une suite telle que u n  0 et lim uun1


n
 .
n
i) Montrer que si: 1) ||  1, alors lim u n  0; 2) ||  1, alors u n  est divergente.
n
ii) Montrer que si u n  0, n  1, alors lim n u n  .
n
iii) En déduire les limites des suites suivantes définies par:
1) u n  n ; 2 u n  1
n n n  1n  2. . . 2n  1 ;
n n!

n! 2
3 u n  n .
2n  1!

Exercice 2.51.
i) Soit la suite u n  vérifiant la relation:
0  u mn  u m  u n , m, n  1, 2, . . . .
u n
Montrer que lim n existe.
n
ii). Montrer que si lim u n  a, lim v n  b, alors lim maxu n , v n   maxa, b.
n n n

Exercice 2.52. Etudier la nature de la suite suivante et calculer sa limite


u n  1  1 . . .  n  1 .
n1 n2 n

Exercice 2.53. Trouver inf u n , sup u n , limu n et lim u n si:


n n
1 n 1  1 n
1) u n  1  1 n; 2 u n  n  ;
2
3) u n  1 n1 2  3 4) u n  1  n n
n ; n1
cos
2
;
1 n
5) u n  n ; 6) u n  1 n;
n

7) u n  1  n sin n ; 8) u n  n2  1 n ;


2
9) u n  1 ; 10) u n  n  1 cos 2n ;
n  10, 2 n1 3
1  1 n n nn1
11) u n  n ; 12) u n  1  21 n1  31 2 .

Exercice 2.54. Calculer limu n et lim u n si:


n n
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1) u n  n 2 cos 2n ; 2) u n  n sin 2 n ; 3) u n  1 n


1  n 2 n n3 n1 4 n  sin 3 ;
1  1 2  1 n
4) u n  ; 5) u n  1  1 n  1  sin 4
n n
2n  3
(indication: étudier les sous suites u 8nj , j  0, 1, 2, . . . , 7.

Exercice 2.55. Calculer les valeurs d’adhérence des suites suivantes:


1) 1 , 1 , 1 , 3 , 1 , 7 , . . . ;
2 2 4 4 8 8
2) 1, 1 , 1  1 , 1 , 1  1 , 1  1 , 1 , 1  1 , 1  1 , 1  1 , 1 , . . .
2 2 3 3 2 3 4 4 2 4 3 4 5
3) u n  3 1  1 n  1 n
2; 4) u n  1 a  b  1 n a  b.
2

Exerice 2.56. Démontrer que les suites u n  et v n   u n n n  admettent les mêmes valeurs
d’adhérence.

Exercice 2.57. Démontrer que si u n  0, n  1 et


si lim sup u n . lim sup u1n  1, alors la suite u n  converge.

Exercice 2.58. Indiquer, en justifiant vos réponses, si les affirmations suivantes sont vraies
ou fausses:
1) u n  n bornée u n  n converge;
2) u n  n converge u n  n bornée;
3) n u n  0 et u n  n décroissante  lim u n  0;
n
4) n u n  0 et lim u n  0  u n  n décroissante;
n
5) n u n  0 et u n  n strictement croissante  lim u n  ;
n
6) u n  n non majorée lim u n  ;
n
7) n u 2n  0 et u 2n1  0  u n  n diverge;
8) u n  n converge vers     sup u n , n  1 ;
9) u n  n converge vers   u n  , à partir d’un certain rang;
10) lim u n   et u n  n décroissante  n u n  ;
n
11) lim u n   et u n  n croissante  n u n  ;
n
12) lim u n1  u n   0  u n  n est de Cauchy;
n
13) u 2n  et (u 2n1  sont adjacentes u n  n converge;
14) u n  et v n  divergent u n  v n  n diverge;
15) u n  et v n  majorées u n  v n  n majorée;
16) u n  et v n  majorées u n . v n  n majorée;
17) u n  et v n  croissantes u n . v n  n croissantes;
18) u n  converge et v n  diverge u n  v n  converge;
19) u n ) converge et v n ) diverge u n . v n  diverge;
20) u n ) et v n ) divergent u n . v n  diverge;
21) u n ) et v n ) divergent u n  v n  diverge;
22) Si lim u n  0 et v n  une suite arbitraire, alors lim u n . v n  0.
n n
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49

Réponses aux exercices du chapitre II.

Exercice 2.1. 1) E 1  1; 2 E 1  1; 3) E 1  1;
4 E 3  1; 5 E 2  1; 6) E 1 3  1  1, ;
2
7) E 1 12  7  1; 8) E 7   1; 9) E 1   1;
7  4 2
1 log|1  q|
 1  1; 12) A  0, Ee e   1;
A
10) E  1  1; 11) E
2 log|q|
13) E log 10 1  1; 14) E 1  1; 15) E 1  1 ;
9
log a log A 2
16) E  1; 17) A  0, E  1.
log1   log 2
Exercice 2.2. i) si   10 4 , n   Elog 2 10 4   1  14; ii) n   E a   1.
2
Exercice 2.4. iii) Non, car la suite u n   1 n  n’est pas convergente, alors que
n
1 1  1  0.
n
xn  1
n  1 k  n 2 n
k1

Exercice 2.6. 1)   0; 2)   1 ; 3)   0; 4)   1; 5)   0;
2
6)   1; 7)   x ; 8)   1; 9)   0; 10)   1; 11   0.
2
kk  1
Exercice 2.9. 1)   1; 2)    1 ; 3)   ; 4)   m ;
6 2
5)   1 ; 6)   1; 7)   1 ; 8)   2 ; 9)   2 ; 10)   1 ;
2 2 3 3 3
11)   1; 12)   1 ; 13)   0; 14)   0; 15)   0;
3
16)   1; 17)   1 ; 18)   1 ; 19)   1 ; 20)    3 ;
2 4 3 2
21)   1; 22)   2 ; 23)    1 ; 24)   1; 25)   3 ;
5 2 4
26)   3; 27)   1 ; 28)    1 ; 29)   4 ; 30)   1  b ;
2 3 3 1a
31)   1 si |a  1|  1,   0 si a  0,   1 si |a  1|  1;
32)   2 ; 33)   27; 34)   1 ; 35   1 ; 36   1 ; 37)   0; 38)   0;
3 6 3 3
39)   0; 40)   0; 41)   0; 42)   0; 43)   1;
44)   0; 45)   0; 46)   7 ; 47)   0; 48)   ;
30
Exercice 2.10.
1) non bornée ; 2) bornée ; 3) bornée; 4) non bornée ; 5) bornée ; 6) bornée ;
7) non bornée; 8) non bornée; 9) bornée ; 10) non bornée; 11) bornée ;
12) non bornée; 13) non bornée; 14) bornée.
Exercice 2.12. lim v n  0. Exercice 2.13. Diverge:   .
n
Exercice 2.14. 1) non monotone (div.); 2) décroissante (conv.);
3) strictement croissante (conv.); 4) croissante (convergente);
5) croissante (div.); 6) strictement croissante (conv); 7) croissante ( conv.);
8) croissante ( conv.); 9) croissante (div.); 10) croissante (conv.); 11) décroissante ( conv.);
12) décroissante (convergente); 13) décroissante (convergente);
14) non monotone; 15) décroissante (conv.);
16) croissante pour n  E k  1  (conv.).
2
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50

Exercice 2.17. ii) e  2, 71828.


Exercice 2.19. 1)   e; 2)   e k ; 3   e 2 ; 4   e 4 ;
5   e; 6)   1; 7)   e ; 3
8   1; 9   e 1 ; 10   e 2 .
Exercice 2.20. 1) converge; 2) converge; 3) converge; 4) converge;
5) converge; 6) diverge; 7) diverge; 8) diverge; 9) converge;
Exercice 2.23. a) iii) e  2, 71828.
n!n  1! n!n  1!
Exercice 2.24. 1) x n  n! 2 x 2n  nn1
, x 2n1  nn1
.
2 2 2 2
Exercice2.25.ii) u n converge. Exercice 2.26. ii)   3.
1 5
Exercice 2.28.   . Exercice 2.29. iv)   a 2  1 ,
2
v sup E  a 2  1 , inf E  a.
Exercice 2.31. iii) converge. Exercice 2.32. ii)   a .
Exercice 2.33. ii)   . iii) sup E n  max E n  u 1  1 et inf E n  1 .
1
4 2 4
Exercice 2.34. iii) non. Exercice 2.35. i) a  1; ii lim u n  2, lim v n  4.
Exercice 2.36. 1) i)   1    2, ii)   2    2 ,
iii)   3    2. 2) i-iii)   1 .
3
5 1
Exercice 2.37. ii)   . Exercice 2.38. ii)   4.
2
Exercice 2.39. ii)   1 1  1  4a . Exercice 2.40. ii)   a .
2
Exercice 2.41. iii)   3 . iv) sup E  max E  2, inf E  min E  1.
Exercice 2.42. ii)   2.
Exercice 2.43 1   2; 2   4; 3 div. ; 4 conv; 5   0; 6   1;
7 div. ; 8 conv; 9 conv.

Exercice 2.44.   0. Exercice 2.45. .
1
Exercice 2.46.   a  2b . Exercice 2.47. v) lim u n lim v n .
3 n n
Exercice 2.50. ii) Applications. 1.   e 2.   4e ; 3   1 .
4
Exercice 2.52.   log 2.
Exercice 2.53. 1) 0; 1; 1; 1; 2) 1; 1, 5; 0; 1; 3) 3, 5; 5;  2; 2; 4) 0; 2; 0; 2;
5) 0; ; 0; ; 6) ;  ;  ;  ; 7) ;  ;  ;  ;
8) ;  1;  ;  ; 9) 5; 1, 25; 0; 0; 10) 0, 5; 1;  0, 5; 1
11)  2 ; 1, 5 ;  1; 1; 12) 4; 6;  4; 6.
3
3 3
Exercice 2.54. 1) 0, 5; 1; 2) 0; 1 3)  ; ; 4) 0; 2 ;
2 2
2
5) e  ; e  1.
2
Exercice 2.55. 1) Adu n   0, 1; 2) Adu n   0, 1, 1 , 1 , . . . ;
2 3
3) Adu n   1, 5; 4) Adu n   a, b. 
Exercice 2.58. 1) Fausse; 2) vraie, 3) Fausse, 4) Fausse, 5) Fausse, 6) Fausse,
7) Fausse, 8) Fausse, 9) Fausse, 10) Vraie, 11) Vraie, 12) Fausse, 13) Vraie,
14) Fausse, 15) Vraie, 16) Vraie, 17) Fause
18) Fausse; 19) Fausse, 20) Fausse; 21) Fausse; 22) Fausse.
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51

Corrigés détaillés de certains exercices du chapitre II.

Exercice 2.1. Soit   0 donné. Cherchons un rang n   N correspondant à  vérifiant la


relation n  n   |u n  |  . Pour cela, on cherche les n  N vérifiant l’inéquation
|u n  |   pour u n ,  et  donnés. Appliquons cette méthode pour les cas suivants. Remarquons
que si l’inéquation ne peut être résolue directement, on peut faire des majorations indirectes du
type |u n  |  fn et ensuite chercher les n vérifiant fn  .
6) u n  4n  1 , n  1,   2. On a
2n  1
|u n  |    4n  1  2    3  3  .
2n  1 2n  1 2n  1
Cette dernière inégalité est vérifiée pour tous les n  1 3  1 et en posant
2
n  E 1 3 1  1,
2 
on en déduit, d’après les équivalences précédentes que
n  N n  n   4n  1  2  .
2n  1
Par exemple, si   0, 01, alors
n   E 1 3  1  1  E 1 300  1  1  150,
2 2
et donc n  150, 4n  1  2  0, 01.
2n  1

7) u n  5n 2  1 ,   5 . On a
2

7n  1 7
|u n  |    5n 2  1  5   
2
12 
7n  1 7 77n 2  1
 49n 2  7  12 1 12
  n  7  7.
Dans ce cas, on prend n   E 1 12  7  1, et on en déduit, d’après les équivalences
7 
précédentes que
n  n  , 5n 2  1  5  .
2

7n  1 7
Par exemple, si   0, 001, alors
n   E 1 12  7  1  E 1 12007  1  16
7  7
et donc n  16, 5n 2
 1  5  0, 001.
7n 2  1 7
n
1  q n1
11) Sachant que  qk  1q
q  1 et log|q|  0, alors
k0
1  q n1 q n1 |q| n1
|u n  |   1   
1q 1q 1q |1  q|
log|1  q|
 |q| n1  |1  q|  n  1  .
log|q|
log|1  q|
Il suffit donc de choisir n   E  1  1.
log|q|
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52

12) Soit A  0, assez grand. On a log log n  A  n  e e . Il suffit de prendre


A

n A  Ee e   1.
A

15) u n  n!n ,   0. Première méthode (majoration indirecte): on a


n
n!  0  1. 2. 3. . . n  1n  1 2 3 . . . n  1 n  1 1. 1. 1. . . 1  1 .
nn n. n. n. . . . . . n. n n n n n n n n
1
Donc pour les n vérifiant n  , on a aussi n  . Il suffit donc de prendre n!
n
n   E 1   1.
Deuxième méthode (majoration directe, plus efficace). On a
n!  0  1. 2. . . . E 2  E 2   1 . . . n  1n  1 1 . . . 1 1. . . 1. 1 
n n
1 .
nn n. n. . . . . . n. n. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . n. n 2 2 2 n
E 
2 2
n
E  fois
2

Donc pour les n vérifiant 1  , on a aussi n!n  . On a


n
2 E
2
 n
1    E n   log 2 1 et donc n  2 log 2 1
n
E 
2 2 2
Il suffit donc de prendre n   E 2 log 2 1  1  1.
Remarque. La deuxième méthode est plus rapide que la première, car la majoration est
directe dans la deuxième. Par exemple si   0, 01, alors on trouve pour la première méthode
n   E 1   1  101, tandis que pour la deuxième méthode, on trouve
0, 01
n   E 2 log 2 1  1  1  15, donc l’inégalité n!n  0, 01 est vérifiée à partir de n  101
0, 01 n
dans la première méthode et à partir de n  15, dans la deuxième.

2 n  1 n
Exercice 2.2. i) u n  , n  1. On a
2n
2 n  1 n
|u n  1|   1  1n  
2n 2
si n  log 2 1 . Si   10 4 , alors on prend n   Elog 2 10 4   1  14.

Exercice 2.3. Soient lim v n lim w n  . Soit   0. Il existe alors n 1 , n 2   N tels
n n
que n  n 1 , |v n  |   et n  n 2 , |w n  |  . Posons n   maxn 1 , n 2  et désignons
par u k  la suite alternée: v 1 , w 1 , v 2 , w 2 , . . . , v n , w n , . . . . Dans ce cas:n  n  , on a
|v n  |   si k  2n  1,
|u k  | 
|w n  |   si k  2n.
Il suffit de prendre k   2n  .
n
Exercice 2.4. i) Soient lim u n   et x n  1
n
n  u n , n  1. Soit   0. D’une part, il
k1
existe alors n   1 tel que n  n  , |u n  |   . D’autre part, n  n  on a
2
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53

n  1 n n  1 n
u k  
|x n  |  1
n  uk  1
n  u k  n
n   n  u kn  
k1 kn  k1 kn 
n  1 n
 1
n  |u k |  1
n  |u k  |.
k1 kn 
Le premier terme de la dernière somme tend vers zéro car n  est fixé et
n  1
lim 1
n
n  0. C’est à dire on a lim
n
1
n  |u k |  0. Dans ce cas, il existe n 0  1 tel
k1
n  1
que n  n 0 : 1
n  |u k |  
2
k1
Pour le deuxième terme, on a |u k  |   , k  n  et, comme n n n   1, alors
2
n
1  |u k  |  n  n     ,
n n 2 2
kn 
n
c’est à dire que lim
n
1
n  |u k  |  0. En prenant q  maxn  , n 0 , alors n  q, on
kn 
a |x n  |      , c’est à dire que
2 2
lim x n  .
n
ii) Posons u n  v n1  v n , n  1. On a par hypothèse, lim u n  . D’après i), on en déduit,
n
après simplification de la somme, que
n n
 lim
n
1
n  uk lim
n
1
n  v k1  v k  lim
n
1 v n  v 1 
n 
k1 k1

lim vnn lim vn1 lim vnn ,


n n n
car lim vn1  0.
n
iii) Non, car la suite u n   1 n  n’est pas convergente, alors que
n
1 1  1  0.
n
xn  1
n  1 k  n 2 n
k1

Exercice 2.5. Premier cas Soit lim u n    0


n
et p  N. lim u n    u n     n , n  1 avec lim  n  0, et, donc, à partir d’un certain
n n
rang, on a | n |  . Mais alors, on peut considérer que  n  1, n  1.

On a p u n  p    n  p  p 1   n . Montrons que lim p 1   n  1.
 n 
1 Soit  n  0, n  1. On a 1   n  1 et, comme 0  | n |   

0  n  1, alors , à partir de l’inégalitée 1   n  1  1   n on obtient
| |
  
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54

 1  p 1  n  1 
| n |
1
 
D’où 1  n  p 1   n  1   n .
| |
  
| n | | n |
Puisque lim 1    lim 1    1, d’après le critère de trois suites on trouve:
n  n 
lim p 1   n  1.
n 
2) Soit  1   n  0, n  1. On a alors 0  1   n  1 et
 
0  1  n  p 1  n  1, car 1   n  1.
 
  
D’après le critère des trois suites, on en déduit que
lim p 1   n  1 et donc lim p u n  p  .
n  n
Deuxième cas Soit   0. Alors u n    u n  . p p

Exercice 2.6.
1) On a
ncos n  sin n n|cos n|  |sin n| n1  1
0  |u n |     2 2n  0.
n  1 2 n  1 2
n  1 2 n  2n  1 n
ncos n  sin n
Donc, d’après le théorème des trois suites, lim  0.
n n  1 2

2) On a
un  n n1  n  n 1  1 ,
n1  n 1 1  1
n
mais on a aussi, d’après l’exercice 2.5:
1 1 
n  1 n 1  1  2,

et donc lim n n1  n  1.


n 2
n
5) u n  n . On a, pour tout k,
n3  k
k1
1kn: n 0  3n  n3  12 .
n3  k n 1 n n
En faisant la somme terme à terme, on obtient
n n
0  3 n  12  n 12  1  0.
n n
n k n n
k1 k1 n

D’après le théorème des trois suites, lim  n  0.


n n3  k
k1

10) u n  n 2n  3 . On a
n  3, n
2n  n
2n  3  n
3n ,
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et comme lim n 2n lim n 3n  1, alors on obtient


n n
lim n
2n  3  1.
n

Exercice 2.7.
1) D’après la formule du binôme de Newton:
nn  1 nn  1n  2
2 n  1  1 n  1  n   . . . 1,
2! 3!
nn  1
on déduit que 2 n  et 0  nn  2 n  2 .
2 2 nn  1 n1
Comme lim 2  0, alors, d’après le théorème des trois suites, que lim nn  0.
n n  1 n 2
Remarque. On peut résoudre cet exercice à l’aide de la définition de la limite d’une suite.

2) Premier cas |a|  1. On a


a n  1  0,
n! n! n
d’où le résultat, d’après le thorème des trois suites.
Deuxième cas |a|  1. Soit k  Ea, fixé. On a, alors k  a  k  1 et pour tout n  k
n |a| |a| |a| |a| |a| |a| k |a| nk
0 a  ... ... n   0,
n! 1 2 k k1 k! k1 n
|a|
car  1. D’où le resultat, d’après le théorème des trois suites.
k1

log a n n  0 b  1, alors, à


5) u n  n a  1. Sachant (voir exercice 2.7, 1)) que lim n b
n

partir d’un certain rang, on a :


1  n  1.
bn bn
Soit   0. Posons b  a  avec a  1. Les inégalités précédentes deviennent alors
1  n  1  1  n  a n .
a n a n
En appliquant le logarithme de base a ( qui est strictement croissant) à ces inégalités, on
obtient
log a n
0  log a n  n  0  n  ,
log a n
pour n suffisamment grand, donc lim
n
n  0.
log a n
Remarque. On peut montrer que   0, lim  0.
n n

7) u n 1 . Par récurrence, on montre que n!  n n , n  1. D’où il découle que


n n! 3
n
n!  n  0  0  1  3 n,
3 n n!

Comme lim 3n  0, alors, d’après le théorème des trois suites, on obtient le résultat.
n
Commentaire. Les relations 1), 2) et 8) montrent, respectivement, que a n a  1 croît plus
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rapidement que la puissance n k k  N, . que n! croît plus rapidement que l’eponentielle
a n a  1 et que n n croît plus rapidement que n!.

Exercice 2.8. On a
A n a n1  a n2 . . . a nm  A n m  A. 1  1,
n
d’après l’exercice 2.1, 16).

Exercice 2.9.
2) On a, après calcul et simplification
u n  n  1  3n  1 . . .  2n  4n
2 2 2
 1.
2n  1 6n  1 12n  8n  1 n 6
2

3) On a, après calcul et simplification


n  1 4  n  1 4 2n 2  1
un  . . .  n  .
n 2  1 2  n 2  1 2 n

4) On a, d’après la formule du binôme de Newton:


n  1 m  n  2 m . . . n  k m
un   kn 
n m1
n m  C 1m n m1 . . . 1  n m  C 1m n m1 2 . . . 2 m  . . . 
 
n m1
n m  C 1m n m1 k . . . k m   kn m
 
n m1
C 1 n m1 1  2 . . . k  C 2m n m2 1  2 2 . . . k 2  . . . 1  2 m . . . k m 
 m 
n m1
kk  1 C 2 1  2 2 . . . k 2  . . . k m  m kk  1 .
. . .  1  2 m1
m
m  m n
2 n n 2
9) On a
3
n 3  2n 2  n 3 n 3  2n 2  2  n 3 n 3  2n 2  n 2
un  3
n 3  2n 2  n  
3 n 3  2n 2  2  n 3 n 3  2n 2  n 2

 2n 2  2.
3
n2 3 1  2 2 2
n  31 n 1
n

12) On a, d’après la formule a  b   3 a  3 b  3 a 2  3 ab  3 b 2  :

3 3
1  33  1
un  n 3 1 
3 1  n n 
3 n3 3 2 1
1  33  1  33
3 3
1
n n
 1  1  1
2 1 2 1 3
n
1  33
3
 1  33
3
1 1  0 3  1  0 3  1
n n
17) On a, d’après la relation 1  1 1  1 et après
2k  12k  1 2 2k  1 2k  1
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57

simplification:
n n
u n  1  1  1  1  1 1  1 ,
2k  12k  1 2 2k  1 2k  1 2 2n  1
k1 k1

et donc lim u n  lim 1 1  1   1 1  0  1 .


n n 2 2n  1 2 2

24) On a
1 n 1 n
1  n
n 1 1 n
1  n 1 n
un     1  0  1.
1  1 n 1 n
1 n
n 01
n2 1 n 2
1 2
1
n n
28) On a, après calcul
1  3  5 . . . 2n  1  2  4 . . . 2n
un  
n 2  1  4n 2  1
n1  2n  1 n2  2n

 2 2  n  1  1.
n  1  4n  1
2 2 n 12 3
n 1  12  4  12
n n

30) On a
1  a n1
u n  1  a  a 2 . . . a n  1  n1
a  1  b . 1  a n1  1  b
2 n

1  b  b . . . b 1b 1  a 1  b n1 n 1  a


1b
car lim q n  0 si |q|  1.
n

33) On a
3 n2  2  n2  3  2  n2  3
un  2 n  3n   9 0  3  27.
n2 n3
3 9 3
2 3 3  2 n  1
n
 2 n  1 n 01
3 3

n
45) On a, d’après la limite remarquable lim a  0 :
n n!

n  1! 10 n  1
n  1! n1
u n  n10  n!  0  0  0.
n

2  n  1! 2 n 01
n
n  1! 1
n  1!

47) On a
n  2!  n  1! n  1!n  2  1
un    1  0.
n  3! n  1!n  2n  3 n  2 n

Exercice 2.10.
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58

1) La suite définie par u n  n 1 est la suite


n

1, 2, 1 , 4, 1 , 6, 1 , . . . , 2k, 1 ,...
3 5 7 2k  1
c’est à dire que
1 si n  2k  1,
un  2k  1
2k si n  2k.
Pour tout A  0 (assez grand), il existe, d’après la propriété d’Archimède, n  2k tel que
u n  2k  A. Donc la suite u n  n’est pas majorée, c’est à dire qu’elle n’est pas bornée.

11) On a
1 n n  25 |1 n n|  25 n  25 
|u n |   
n2  4 n2  4 n2  4
 n  25  1  25  27 ,
n2 4 2 2
donc u n  est bornée.

14) On a
n
0  u n  1  1  1 . .  1  1  1 . .  1 
nn
kn 1n 2n 1n 1n 1n
k1
 n 1
1n
donc la suite u n  est bornée.

Exercice 2.14.
2) u n  n 4 1  0, n  1. On obtient, après calcul
3

n
n  1 3  1
 n 4 1   n  3n  3n  3n 4 4 6n  4n  1  0,
3 6 5 4 3 2
u 2n1  u 2n 
n  1 4
n n  1 n
donc la suite u n  est décroissante. Comme u n  0, n  1, alors elle est minorée, donc elle
est convergente.
3) On a, d’une part:
u n1  u n  1  1 . . .  1  1 
1  n  1 2  n  1 n  n  1 2n  1
1  1 . . .  1  1 
1n 2n n  1  n 2n
 1  1  1  1  1 
2n  1 2n  1 1n 2n  1 2n  1
 1 0
22n  1n  1
donc la suite u n  est strictement croissante. D’autre part, on a (voir exo. 2.13, 14)):
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59

un  1  1 . . .  1  1  1  1 . . .  1 
1n 2n n  1  n 2n 1n 1n 1n
 n  1.
n1
Donc (u n  est majorée et par suite, elle est convergente.
n
nn  12n  1 n  12n  1
5) On a u n  k 2 
2
 , n  1 et alors
n 6n 2 6n
k1
u n1  n  22n  3n 3
 7n 2  6n  1,
un  2n
n  1n  12n  1 2n  5n 2  4n  1
3

donc la suite u n  est croissante. D’autre part, on a


n  12n  1 n  12n  1
un    2n  1  v n .
6n 6n  1 6
v n  n’étant pas majorée, alors u n  n’est pas majorée et donc lim u n  .
n n

6) u n  1 p  2. On a, d’une part:


kp
k1
n1
u n1  1p  u n  1  un,
k n  1 2
k1
donc u n  est strictement croissante. D’autre part, on a
u n  1  1p  1p . . .  1p  1  12  12 . . .  12 
2 3 n 2 3 n
1 1 1  1  1     1  1  . . .  1  1
1
 1
1. 2

2. 3
. . . 
n  1n 2 2 3 n1 n 
 2 1 n  2,
c’est à dire que la suite u n  est majorée. Etant croissante et majorée, elle est donc
convergente.
9) On a
n1 n
u n1  1  1  1  u n  1  u n ,
k k n1 n1
k1 k1
donc la suite u n  est strictement croissante.
Montrons qu’elle n’est pas bornée. En effet, en regroupant les termes comme suit
1  1  1  1  1 . . .  1  1 . . .  1 . . .
2 3 4 5 8 9 16
 1 1  1  1  1 . . .  1  1 . . .  1 . . . 
2 4 4 8 8 16 16
 1 1  2  4  8 . . .  1  1  1  1  1 . . .
2 4 8 16 2 2 2 2
Soit la suite v n  définie par v n 1  12  1  1 . . .  1  n .
2 2 2 2
nfois
n
Comme lim n  , on conclut que lim  1  , c’est à dire que u n  diverge.
n 2 n k
k1
12) On a
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60

u n1  1. 3. 5. . . 2n  12n  1 2. 4. 6. . . 2n  2n  1  1,


un 2. 4. 6. . . . 2n2n  2 1. 3. 5. . . 2n  1 2n  2
donc la suite u n  est décroissante, et comme u n  0, n  1, alors elle est convergente.

Exercice 2.15.
n n1
Soit u n  1  1 n et v n  1  1n , n  1.
i) D’après la formule de Bernoulli, 1   n  1  n, n  1,   1, on a
n1 n1
1  1 1  1
u n1  n1  n1 n  1 . . . 
un 1 n
1 n
1 n 1 n
n1 n1 n1
nn  2 n1  n  1 2  1 n1  1 n1 
 n n 1 n
n  1 2 n  1 2 n  1 2

 1 n1 n1  1 1 n1  1


n  1 2 n n1 n
donc la suite u n  est croissante. De même pour v n , on obtient, après calcul:
n1 n1
vn 1 1
n 1 1
n 1
v n1  n2
 
1 1 1 1 1 1
n1 n1 n1
n1
n  1 n1 n1  1 n1 
 1
n  1 2  1
n1 n2 n  1 2  1 n2

 1 n1 n1  1 1 n  1  1,
n  1 2  1 n2 n1 n2
donc v n  est décroissante.
n1
ii) On a v n  1  1 n  u n 1  1
n   u n , n  1. Sachant que
lim 1  1 n  1, alors on obtient que
n
lim u n lim v n  e.
n n

Exercice 2.16.
1 1
1) Par récurrence. Pour n  1, on a 1  1e  1  e 1 car 2  e.
e 2
Supposons que les inégalités
n n  n!  e n n
e 2
sont vraies pour n. Alors, pour n  1, on a, d’une part:
n  1!  n!n  1  e n n  1  e n  1 2  e n1
n n1 n n1
n ,
2 2 n1 2
n
n  1 1 et d’autre part, on a
car n 
n1 1 n 1 2

n  1!  n!n  1  ne n  1  n e 1 n1


n1 n n1
n n e ,
n1 e
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61
n
n  1 1
car n  e .
n1 1 n 1
2) On a, d’après l’exercice 2.15,
n
un  1  1 n  e et v n  e, n  1.
on en déduit que
n n1
1 1 n  e  1 1 n . 1
3) En appliquant la fonction logarithme aux inégalités (1), on obtient
n log 1  1n  1  n  1 log 1  n ,
1

d’où
1  log 1  1  1 .
n1 n n

Exercice 2.17.
i) On a, d’après la formule du binôme de Newton:
n nn  1 1
un  1  1 n  1n1 n  . . .  n! 1n 
2 n 2 n! n
nn  1 1 nn  1n  2. . . n  k  1 1
 1n1 n  . . .  
2! n2 k! nk
nn  1 nn  1n  2. . . n  k  1
 11 1 n. n . . .  1 
2! k! n . n. n. . .n
 1  1  1 1  1 1 1 2 k1
2! n  . . .  k! 1  n 1  n . . . 1  n 
Pour k fixé, chacun des facteurs entre parenthèses converge vers 1 quand n  , et alors
lim u n  1  1  1 . . .  1  x k ,
n 2! k!
c’est à dire, on a
e  x k  1  1  1 . . .  1 , k  1.
2! k!
Montrons que u n  1  1  1 1
. . .  . On a
2! n!
1 1  n  . . .  1 1  1
1 2 n1
un  1  1 
2! n! n 1  n . . . 1  n  
 1  1  1 . . .  1  x n , n  1.
2! n!
Et alors, on a
u n  x n  e, n  1.
Comme lim u n  e, on en déduit que
n

lim x n lim 1  1  1 . . .  1  e.
n n 1! 2! n!
Fixons n et étudions x nm  x n , m  1. On a x nm  x n 
1  1  1 . . .  1 . . .  1  1  1  1 . . .  1 
1! 2! n! n  m! 1! 2! n!
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 1  1 . . .  1 
n  1! n  2! n  m!

 1 1 1  1 . . .  1 
n  1! n2 n  2n  3 n  2. . . n  m

 1 1 1  1 . . .  1 
n  1! n2 n  2 2 n  2 m
1 1
1 n  2 m1 1 1 1 n2 
  
n  1! 1 1 n  1! 1  1 n  1! n  1
n2 n2
 1 n22  1 n2  1 1 ,
n! n  1 n! nn  2 n! n
c’est à dire que x nm  x n  1 1 . Comme, pour n fixé, on a lim x nm  e, alors
n! n m

0  e  xn  1 .
n!n
En posant
 n  e  x n avec 0   n  1, n  1,
1
n!n
on obtient que
e  x n   n  1  1  1 . . .  1   n , n  1, avec 0   n  1.
n!n 1! 2! n! n!n
p
Montrons que le nombre e n’est pas rationnel. Supposons que e  q  Q. Alors, on a
p q
e  q  1  1  1 . . .  1  , 0   q  1.
1! 2! q! q!q
En multipliant par q!q, on obtient p. q!  a   q avec a  N, et, donc on aurait
 q  pq!  a  N, ce qui est impossible, car 0   q  1. On conclut que e  Q.
ii) Calculons e à 10 5 . Cela signifie qu’on cherche n tel que l’erreur soit inférieure à 10 5 ,
c’est à dire
 n  e  x n  10 5 .
Dans ce cas, comme 0   n  1, on a
 n   n  1  10 5  n!n  10 5  n  8.
n!n n!n
En prenant n  8, on trouve alors
e  2  1  1 . . .  1  2, 71828.
2! 3! 8!

n
Exercice 2.18. Sachant que lim 1  1 n  e, alors pour   0, il existe n   1 tel que
n n
n  n  , 1 1 n  e  . En particulier, pour toute suite strictement
croissante n k   n de nombres naturels convergeant vers  , alors on a
nk
n k  n  , 1  n1k  e  .
Soit lim u k   et n k  Eu k . Alors on a
k
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63
nk uk n k 1
nk  uk  nk  1  1 1  1  u1k  1  n1k .
nk  1
nk n k 1
Comme lim 1 1 lim 1  n1k  e, on conclut, d’après le théorème des
k nk  1 k
trois suites, que
uk
lim 1  u1k  e.
k
Soit lim v k   v k  1. En posant u k  v k , k  1, alors
k
lim u k   et on a
k
vk u k uk
1  v1k  1  u1k  1 1 
uk  1
u k 1
 1 1 1 1  1. e  e.
uk  1 uk  1 k

Exercice 2.19.
1) On a, d’après l’exercice 2.18:
n nkk
un  1  1  1
1 
nk nk
nk k
 1 1 1 1  e. 1  0 k  e.
nk nk n
4) On a
n
1 1
un  n1 n2
 n1 n
n1 2

n n1 2

n3 n3 n3 1 3
n
n3
n
n 1
1
1  n 1
 n1 2
 e 3 1 2  14 .
n 3 n3 n e e
1 3
n
3

5) On a, d’après l’exercice 2.18:


2n 2n
u n  2 n 1
n
 1  1n  e,
2 2 n
car lim 2  .
n
n

10) On a
n
n2  n  1
n
n 2  n  1  2n 2n
n
un    1
n2  n  1 n2  n  1 n2  n  1
n2  n  1 2nn
2n n2  n  1
 11  e 2  12 ,
n 2  2n  2 n e
n  2
avec dans l’exercice 2.18. u n  n  n  1   et
2
2n n
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64

vn  2nn  2.
n 2  n  1 n

Exercice 2.20. Application du critère de Cauchy:


  0, n   1, p, q : p  n  , q  n   |u p  u q |  
   R : lim u n  .
n
1) On a pour q  p
cosp  1 cosp  2 cos q
|u q  u p |   . . .  
p  1 
p  2  q
 1  1 . . .  1  1  1 . . .  12 .
p  1  p  2  q p  1 2 p  2 2 q
Comme on a
1  1  1,
m2 m1 m
alors
|u q  u p |  1  1 1  1
 . . .  1  1 
p p1 p1 p2 q1 q
qp q
 1 1
p  q  pq  pq  p  
1

si p  1 . Il suffit de prendre alors n   E 1 p   1 pour que la critère de Cauchy soit


vérifié, c’est à dire p, q  n  , on a |u q  u p |  . Donc la suite u n  n est convergente.

2) On a
q q qp1

|u q  u p |   ak k
M  ||  M||
k p1
 || k 
kp1 kp1 k0

1  ||
qp
M || p1  
 M|| p1 
1  ||
1  ||
1  || 1  ||
si || p1  , c’est à dire si p  1  log ||  , car log||  0. Donc en
M M
1  ||
posant n   E log ||   1  1, on obtient que si p, q  n  , alors |u q  u p |  , c’est
M
à dire que la suite u n  est de Cauchy, donc convergente.

6) On a
|u q  u p |  1  1 . . .  1  1  1 . . .  1  q  p .
p1 p2 q q q q q
Si q  2p, alors on aurait
2p  p
|u q  u p |   1.
2p 2
1
Donc si   , n  1, p  n, q  n, q  2p et |u q  u p |  . Cela signifie que la suite
2
u n  n’est pas de Cauchy, donc elle est divergente.
Remarque. On peut montrer que lim u n  .
n
7) u n  1  1  1 . . .  1 . Comme 1  1 n , on peut montrer comme dans
2 3 n n
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l’exercice 6) précédent que la suite u n  n’est pas de Cauchy.

8) Même chose que pour l’exercice 7), car on a 1  1 , n  2.


log n n

Exercice 2.25. Posons v k  u 2k et w k  u 2k1 , k  1.


i) On a alors
v k1  v k  u 2k2  u 2k 
 1  1 . . .  1  1  1  1  1 . . .  1 
2 2n 2n  1 2n  2 2 2n
 1  1  0,
2n  1 2n  2
donc la suite v k   u 2k  est croissante. De même, on trouve que
w k1  w k  1  1  0, donc la suite w k   u 2k1  est décroissante.
2n  3 2n  2
ii) On a
wk  vk  1  0,
2n  1 n
et, alors les suites u 2k1  et u 2k  sont adjacentes, donc elles convergent vers la même limite
  R. D’après l’exercice 2.3), la suite u n , qui est la suite: w 1 , v 1 , w 2 , v 2 , . . . , w n , v n , . . .
converge aussi vers .

Exercice 2.27. u n1  u n  u1n , n  1. Tout d’abord, on a u n  0, n  1 et


u n1  u n  u1n  0,
donc la suite u n  est strictement croissante. D’autre part, supposons que
lim u n    R,   0. Alors  vérifie l’équation
n

   1  0  1,
 
ce qui est impossible. De même, il est imposible que   0. Comme u n  est croissante et ne
converge pas vers un nombre fini, alors on conclut que
lim u n  .
n

Exercice 2.28. On a u 1  1  0. Supposons que u n  0, alors


u n1  1  u1n  0, donc n  1, u n  0.
Etudions la monotonie de u n . On a
u n1  u n  1  u1n  1  u n1 1  uun1  un ,
n1 . u n
et comme le signe du dénominateur est strictement positif, alors le signe de u n1  u n est
celui de u n1  u n . De la même manière, le signe de cette dernière différence sera celui de
u n2  u n1 . Ainsi le signe de u n1  u n sera alternativement positif et négatif. Donc la suite u n 
n’est pas monotone. Pour étudier la nature de la suite u n , étudions les sous-suites définies par
v n  u 2n1 et w n  u 2n , n  1, qui sont toutes deux strictement positives. On a
v n1  v n  u 2n1  u 2n1  1  u12n  1  u 2n21  uu2n2  u 2n 
2n2 . u 2n

 u 2n21. u 2n 1
1  u 2n3 1
 1  u 2n1 
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66

 u 2n2u.2n1  u 2n3 v n  v n1


u 2n . u 2n3 . u 2n1  u 2n2 . u 2n . u 2n3 . u 2n1 .
Comme le dénominateur est strictement positif, alors le signe de v n1  v n est celui de
v n  v n1 . Par induction, on déduit que le signe de v n1  v n sera celui de
v 2  v 1  u 3  u 1  1  u12  1  u12  1  0 car u 2  1  u11  1  1  2. Donc la suite
2
v n   u 2n1  est croissante. De la même manière, on démontre que la suite w n   u 2n  est
décroissante.
D’autre part, on a
w n  v n  u 2n  u 2n1  1  u 2n1 1  1  u 2n21  uu2n2  u 2n1 
2n2 . u 2n1

 u 2n21. u 2n1 1  u 2n3 1   1  1 u 2n2  u 2n3


u 2n2  u 2n1 u 2n2  2 u 2n3 

. . .  u 2  u 1
An
avec A n  u 2n1 u 2n2  u 2n3  . . . . u 2 u 1 . Montrons que lim A n  . En effet, pour cela
2 2 2
n
montrons que 3  u n  2, n  1. On a
2
u 2  1  1  2,
1
et supposons que 3  u n  2. Alors on a 1  u1n  2 et
2 2 3
1 1 1
 1  un  1  2  3  u n1  2.
2 3 2
Ceci implique que
4n4
An  3  ,
2 n
et lim w n  v n   0, c’est à dire que les suites u 2n1  et u 2n  sont adjacentes et convergent
n
donc vers la même limite . D’après l’exercice 2.25, i) a, on a
lim u n     0 qui vérifie l’équation
n
1 5 1 5
  1  1  2    1  0    ou   .
 2 2
1 5
Comme u n  0, n  1, alors   .
2

Exercice 2.31.
i) On a
|u n1  u n |  k|u n  u n1 |  kk|u n1  u n2 |  k 2 |u n1  u n2 | . . . 
 k n1 |u 2  u 1 |.
ii) Soient 0  p  q. On a, d’après i)
|u q  u p |  |u q  u q1 |  |u q1  u q2 | . . . |u p1  u p | 
 k q2  k q3 . . . k p1 |u 2  u 1 | 

 k p1 k qp1  k qp2 . . . 1|u 2  u 1 |  k p1 1  k


qp
|u 2  u 1 | 
1k
p1
 k |u  u 1 |.
1k 2
iii) Pour u 2  u 1 et   0, on a
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67

k p1 |u 2  u 1 |    k p1  1  k   p  1  log 1  k .


1k |u 2  u 1 | k
|u 2  u 1 |
1  k
Donc si on prend n   E log k  1  1, alors on obtient que
|u 2  u 1 |
p, q  n  , |u q  u p |  ,
c’est à dire que la suite u n  est de Cauchy, donc elle converge.

Exercice 2.33. u 1  1 , u n1  u 2n  3 , n  1.


2 16
i) On a 1  u 1  1  3 . Supposons que 1  u n  3 . Alors
4 2 4 4 4
1  u2  9  1  3  u2  3  9  3 
n n
16 16 16 16 16 16 16
 1  u n1  . 3
4 4
ii) On a u 2  u 1 
2 3  1  3  7  u 1 . Supposons que u n  u n1 , alors on a
16 4 16 16
u n1  u n  u 2n  3  u 2n1  3  u 2n  u 2n1  u n  u n1 u n  u n1   0,
4 4
car u n  u n1  0 par hypothèse et u n  u n1  0. Donc la suite u n  est décroissante.
Comme elle est minorée, u n  0, n  1, alors elle converge. Soit  sa limite, alors  vérifie
   2  3  16 2  16  3  0.
16

On a deux solutions  1  3 et  2  1 . Comme u 1  1 et u n  est décroissante, alors on a


4 4 2
  1.
4
iii) Comme u n  est décroissante, alors sup E n  max E n  u 1  1
2
et inf E n lim u n  1 .
n 4

Exercice 2.36.
1) u 1  , u n1  2  u n , n  1. On a
u n1  u n  2  u n  2  u n1  u n  u n1 ,
2  u n  2  u n1
comme le dénominateur est positif, alors u n1  u n est du signe u n  u n1 , qui, de la même
manière, est du signe u n1  u n2 . Ainsi, par induction, u n1  u n est en fin de compte du signe de
u2  u1.
i) Soit   u 1  1  0. Alors on a u 2  u 1  2  1  1  3  1  0, donc dans ce cas,
u n  est, croissante. Montrons que u n  2, n  1. Par hypothèse, on a u 1  1  2. Supposons
que u n  2, alors on a
u n1  2  un  2  2  2,
donc u n  est majorée par 2, par conséquent elle est convergente. Sa limite  vérifie
  2     2    2  0    1 ou   2.
Comme u n  1 et u n  est croissante, alors   2.
ii) Soit   u 1  2  0. Alors on a u 2  u 1  2  2  2  0, donc u 2  u 1 . On montre
par récurrence que u n  2, n  1. C’est une suite constante et donc,   2.
iii) Soit   u 1  3  0. Alors on a u 2  u 1  2  3  3  5  3  0, donc dans ce cas,
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u n  est décroissante. Montrons que u n  2, n  1. Par hypothèse, on a u 1  3  2.


Supposons que u n  2, alors on a
u n1  2  un  2  2  2,
donc u n  est minorée par 2, par conséquent elle est convergente. Sa limite  vérifie
  2     2    2  0    1 ou   2.
Comme u n  2 et u n  est décroissante, alors   2.
2) u 1  , u n1  4 u n  u 2n , n  1. Soit   1 .
3 6
On montre que u n  est croissante,u n  est majorée (0  u n  1 ,
3
1 1
et lim u n  . On a u 1  , u 2  7  u 1 . Posons u n  u n1 et démontrons
n 3 6 36
que u n1  u n . Nous avons u n1  u n  4 u n  u 2n  u n  u n  1  u n . Montrons que
3 3
n  1, u n  1 . En effet u 1  1  1 . Posons u n  1 et démontrons que u n1  1 .
3 6 3 3 2 2
3
On a u n  1 1
 u n    2  un  1  2  un  1 
3 2 32 3 3 2 3 2
3
  2  un  1  4  2  un  4  1  1  u n1  1  .
3 3 9 3 9 3 3 3
Alors de ( et   découle que u n1  u n  0 n  1. Ainsi la suite u n  est croissante et
majorée.
Posons lim u n   où  est la solution de l’équation   4    2 . D’où   1 .
n 3 3
D’une façon analogue on etudie les autres cas.

Exercice 2.40. u 1  0, a  0, u n1  1 u n  uan , n  1.


2
i) Montrons que u n  a , n  1. D’une part, on a u 1  0 et si u n  0, alors u n1  0.
D’autre part,
u 2n  2u n a  a u n  a  2
u n1  a  1 u n  uan  a    0,
2 2u n 2u n
donc u n  a , n  2.
ii) On a
u 2  2u n u n  a a  u 2n
u n1  u n  1 u n  uan  u n  n   0,
2 2u n 2u n
car, d’après i), u n  a , donc la suite u n  est décroissante. Comme elle est minorée par
a , alors elle converge vers une limite   R qui vérifie l’équation
  1   a  2  a  0     a .
2 
Comme u n  0, n  1, alors   a .
iii) La limite  est donc la racine du nombre a figurant dans la défintion de u n . Par
conséquent, on peut calculer approximativement la racine d’un nombre réel positif en prenant
comme valeur approchée un terme de la suite u n tel que l’erreur soit inférieure à   0 donné,
c’est à dire on choisit le rang n  N tel que |u n  a |  .

Exercice 2.46. u 1  a, u 2  b, u n1  u n1  u n , n  2.


2
Première méthode: on a
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u k1  u k  u k1  u k  u k  u k1  u k   u k  u k1 


2 2 2
1
  1  u k1  u k2 
2
u k1  u k2  . . . 
2 2 22
1 k1
 u 2  u 1 .
2 k1
Et alors, on obtient
n1 n1
u n   u k1  u k   u 1  1 k1
u 2  u 1   u 1 
2
k1 k1

n1
1 1 n1

 b  a  1 k1
 a  b  a 2  a,
2 1 1
k1 2
En passant à la limite, on obtient

lim u n  b  a 10  a  2b  a .
n 1 1 3
2
Deuxième méthode. Cherchons u n sous la forme u n  q n , q  0. On a
q n2  q n1 q1
u n  u n2  u n1  q n   q2  
2 2 2
q 1   1 ou q 2  1.
2
La dernière équation est aussi vérifié par u n  q n1  q n2 , n  1.
Cherchons ,  tels que u 1  a, u 2  b. On a
a  u 1  q 1  q 2
   a  2b ,   4 b  a,
b  u2  q 21  q 22 3 3
1 n
en remplaçant dans u n , on trouve u n  a  2b  b  a  a  2b .
3 3. 2 n2 n 3

Exercice 2.49. Soit u n  croissante et u n k   u n  telle que lim u n k  . Montrons que


k
lim u n  . En effet, soit   0. Il existe alors k   N tel que k  k  ,     u n k    . Si
n
u n  n’était pas majorée, alors il existerait n 0  k  tel que u n 0    , mais alors n k  n 0 , on
aurait u n k     (contradiction). Donc u n  est majoprée (par    et comme elle est
croissante, alors elle converge. Sachant que sa sous-suite u n k  converge vers , alors u n 
converge aussi vers  car toute sous-suite d’une suite convergente converge vers la même limite..

Exercice 2.50.
i)
1) Soit ||  1. Soit   0 et q tels que 0  ||    q  1. Alors on a
lim uun1
n
 ||  n   1, n  n  : uun1n
 ||    q.
n
Soit n  n  et écrivons successivement ces inégalités pour k  n  , n   1, n   2, . . . , n  1 :
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70

u n  1
u n q
u n  2
u n  1 q

u n1  q
u n2
un
u n1  q.
En multipliant terme à terme ces inégalités, on obtient
un  |u n |  |u n  |q nn  , n  n  .
un  q
nn 

Comme 0  q  1 et lim q nn   q n  lim q n  0, alors on en déduit que lim u n  0.


n n n
2) Soit ||  1. Soit   0 et p tels que 1  p  ||  . Alors on a
lim uun1
n
 ||  n   1, n  n  : uun1
n
 p.
n
Comme dans i), soit n  n  et écrivons successivement ces inégalités pour
k  n  , n   1, n   2, . . . , n  1 :
u n  1
u n p
u n  2
u n  1  p

u n1  p
u n2
un
u n1  p.
En multipliant terme à terme ces inégalités, on obtient
un  |u n |  |u n  |p nn  , n  n  .
un  p
nn 

Comme p  1 et lim p nn   p n  . lim p n  , alors on en déduit que


n n
lim |u n |  , et donc la suite u n  diverge, car elle est non bornée.
n
ii) Comme u n  0, alors on a   0. Supposons d’abord que   0 et soit   0.
lim uun1    n   1, n  n  :     uun1   .
n n 2 n 2
Soit n  n  , en multipliant ces inégalités termes à termes et après simplification, on trouve
    n1n   uun1      n1n   u n      n1n   u n1  u n      n1n 
2 n 2 2 2
.      n1 u n1  n1    .
un un
 n1
  2  n  2   2  n  2
un
Sachant que lim n a  lim n1 a  1, a  0, et si a   0, on obtient
n n     n 
2
lim n1
un 
       et lim n1
un
        ,
n   2  n  2 2 n   2  n  2 2
c’est à dire que pour     , n 1 , n 2 , n  n 1 , n  n 2 , on a
2
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71

             
un
2 2 n1 
   n 2 2 2
2
et
     .          
un
2 2     n 
n1 2 2 2
2
d’où l’on déduit, en prenant les inégalités extrèmes, que n  maxn  , n 1 , n 2 , on a
    n1 u n1    . Cela signifie que lim n u n  .
n
Applications.
n
n
1) On a u n  
n n  n  v n , n  1. et, d’après ii), il suffit de calculer
n n! n!
lim vvn1
n
. On a
n
v n1  n  1 n1 n!  n  1 n  1  1 n  e,
vn n  1! n n nn n n

donc lim n  e.
n n n!
2) De la même manière, on a
n  1n  2. . . 2n  1
un  1 n n n  1n  2. . . 2n  1  n  n vn .
nn
et après calcul
v n1  4n 2  2n n n
 4n
2
 2n 1  1 n  4 .
vn n  2n  1 n  1
2
n  2n  1
2 n n
e
Donc lim u n  e . 4
n

Exercice 2.51. On a
0  u n  u n11  u n1  u 1  u n2  2u 1 
 u n3  3u 1 . . .  nu 1  0  unn  u 1 ,
c’est à dire que la suite  unn  est bornée. Posons   inf unn et soit   0 arbitraire.
D’après la caractérisation de la borne inférieure d’une suite, il existe m  1 tel que
  umm     . Posons n  qm  r, r  0, 1, 2, . . . , m  1, alors on a
2
u n  u qmr u m  u m . . . u m u r  qu m  u r .
qfois
Ce qui implique que
u n  u qmr  qu m  u r  u m . qm  u r ,
n n n n m n n
qm qm u 
et comme n  qm  r  1 et pour n assez grand, n  , alors on déduit que
r
2
  unn  umm  unr          
2 2
pour n assez grand. D’après le théorème des trois suites, lim unn  .
n

Exercice 2.53.
1 n 1  1 n
2) Les éléments de la suite u n  n  sont tous contenus dans les sous-suites
2
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72

u 2n1  1 et u 2n  1  1. Comme la suite u 2n1  est croissante, la suite u 2n ,


2n  1 2n
décroissante et que u 2n1  u 2n , alors on en déduit que
lim u n  lim u 2n1  0 et lim u n  lim u 2n  1.
n n n n
On a supu n   u 2  3 et infu n   u 1  1.
2

4) De même que dans 2), les éléments de la suite u n  1  n cos n sont tous contenus
n1 2
 2n  1
dans les sous-suites u 2n1  1  2n 1 cos  1 et u 2n  1  2n cos 2n , la
2n 2 2n  1 2
suite u 2n  étant elle-même contenue dans les sous-suites
u 4n2  et u 4n . On a
4n  2
u 4n2  1  4n  2 cos  1  4n  2  1 , u 2n1
4n  1 2 4n  1
u 4n  1  4n cos 2n  1  4n  1  u 2n1 , et u 4n2  u 2n1  u 4n .
4n  11 4n  1
Comme u 4n2  est décroissante et u 4n , croissante, alors
infu n  lim u n  lim u 4n2   1  1  0
n n
et
supu n   lim u n  lim u 4n  1  1  2.
n n
7) Considérer les sous-suites u 4n3  et u 4n1  de u 2n1  et la suite u 2n . On trouve
infu n    lim u n et supu n   limu n  .
n

Exercice 2.54.
2) Comme pour l’exercice 53, tous les termes de la suites u n  font parties des sous-suites
u 4n3 , u 4n2 , u 4n1  et u 4n . On trouve
u 4n3  1 ; lim u 4n2  1, lim u 4n1  1 , lim u 4n  0
2 n n 2 n
et alors lim u n  0; limu n  1.
n

Exercice 2.55.
1) La suite u n  se compose des deux suites u n  1n et u n  2 n 1 . Comme on a
n
2 2
lim u n  0 et lim u n  1, alors Adu n   0, 1.
n n

4) De même qu’en 1), la suite u n  se compose des suites


u 2n  1 a  b  a  b  a et u 2n1  1 a  b  a  b  b.
2 2
Comme on a lim u 2n  a et lim u 2n1 b, alors Adu n   a, b. 
n n

Exercice 2.56. Comme lim n n  1, alors lim pn p n  1 si p n  est une suite arbitraire de
n n
nombres naturels strictement croissante. Soit  une valeur d’adhérence de u n  et lim u p n  .
n
Alors on a
lim v p n  lim upn . pn pn  lim u p n . lim pn p n  . 1  .
n n n n
Inversement, supposons que lim v q n   et q n  une suite strictement croissante de nombres
n
naturels, c’est à dire  est une valeur d’adhérence de la suite v n . Comme n n  0, alors on a
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lim v q n
v pn 
lim u q n  lim  n
  .
n n qn q n lim qn qn 1
n
Ainsi les suites u n  et v n  ont les mêmes valeurs d’adhérence.
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Chapitre III. Fonctions réelle d’une variable réelle. Fonctions usuelles.


Rappels de cours.

§1. Fonctions réelles. Généralités.

III.1. Notion de fonction.


On appelle fonction numérique définie sur un ensemble X  R toute opération ou
application qui à tout élément de X lui associe un seul élément de R.
On note f : X  R ou x  y  fx, x  X. X  D f est appelé domaine de définition de
f; fX  Im f  y  R : x  X, y  fx est l’ensemble des valeurs de cette fonction,
appelé ensemble image de f; si x  x 0  X, y 0  fx 0   fx  xx 0 est la valeur prise par f au
point x 0 . On distinguera la fonction désignée par f , qui est une opération ou loi, de l’image de x
par f désigné par fx qui est un nombre.

III.2. Graphe d’une fonction. C’est l’ensemble (ou lieu géométrique) des points Mx, y tels
que x  X et y  fx qui est une ligne du plan R 2 , appelée courbe représentative de f sur X ou
courbe d’équation y  fx, x  X, notée:
G f  x, y  R 2 : x  X, y  fx  X  fX.

III.3. Opérations sur les fonctions réelles.


a) Egalité, inégalité. On dit que les fonctions f et g sont égales sur un ensemble X  R si
elles sont définies sur X et si fx  gx, x  X. On note, dans ce cas: f  g sur X. De même,
on définit les inégalités entre f et g sur X par:
i) f  g sur X  fx  gx, x  X ;
ii) f  g sur X  fx  gx, x  X;
iii) f  g sur X  fx  gx, x  X ;
iv) f  g sur X  fx  gx, x  X.

b) Opérations arithmétiques. Soient f, g : X  R et   R. On définit les opérations


suivantes sur f et g, x  X:
i) la somme : f  gx  fx  gx ;
ii) la différence : f  gx  fx  gx; .
iii) le produit : fgx  fxgx;
iv) le produit de f par le scalaire  : fx  fx;
f fx
v) le rapport de f par g , si g  0, g x  .
gx

c) Composition de fonctions. Soient f : X  R et g : Y  R telles que fX  Y. Alors


on définit une nouvelle fonction, appelée fonction composée de f par g , définie sur X par:
gofx  gfx, x  X .
Exemple. La fonction hx  1  x 3 , x  , 1, est la composition de f et g, où
fx  1  x 3  y, x  R, gy  y , y  0, c’est à dire que
z  hx  gofx  gfx  g1  x 3   1  x 3 , x  , 1 :
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d) Restriction. Prolongements.
Définition 1. Soit une fonction f : X  R  et X 1  X . On appelle fonction restriction
ou restriction de f au sous-ensemble X 1 la fonction g, définie sur X 1 par:
gx  fx , x  X 1 , qu’on note, généralement, par: f X 1 , c’est à dire que g  f X 1 sur X 1 .

Définition 2. Soit la fonction g : X 1  R et X 1  X. On appelle prolongement de g à


l’ensemble X toute fonction f définie sur X, telle que
fx  gx, x  X 1 ,
c’est à dire que f  g sur X 1 .
Remarque. La fonction f admet une seule restriction sur X 1 , notée donc f  X 1 tandis que g
peut admettre une infinité de prolongement sur X.

III.4. Racines d’une fonction réelle. Soit f : X  R.


Définition 1. On appelle racine ou zéro de la fonction f tout point de X où f s’annule.
Cela signifie que c’est une solution de l’équation fx  0. Géométriquement, les racines
d’une fonction sont les abscisses des points d’intersection du graphe de f avec l’axe des abscisses.

Définition 2. On dit que le nombre x 0 est une racine (ou zéro) d’ordre (de multiplicité)
k  N  de la fonction f si x 0 est une racine de f et fx  x  x 0  k gx, x  X, où
g : X  R et gx 0   0. Le nombre naturel k est appelé ordre de multiplicité de la racine x 0
de l’équation fx  0 dans X .
Si k  1, on dit que x 0 est une racine simple ou d’ordre un. Si k  n, on dit que c’est une
racine n  ième ou d’ordre n.

Exemples.
1) La fonction fx  1  x 2 possède deux racines simples dans l’intervalle 1, 1 qui sont
x  1 et x  1.
2) La même fonction fx  1  x 2 définie dans 1, 1 ne possède aucune racine.

III.5. Parité. Fonctions paires et impaires.


Définition 1. On dit qu’un ensemble X  R est symétrique (par rapport à l’origine) si :
x : x  X  x  X.
On note, dans ce cas, X  X.

Définition 2. Soit f : X  R, X  X. On dit que :


i f est paire sur X si fx  fx, x  X ;
ii f est impaire sur X si fx  f x , x  X .
Géométriquement, si f est paire, alors son graphe est symétrique par rapport à l’axe des
ordonnées Oy et si f est impaire, alors il est symétrique par rapport à l’origine des axes.

III.6. Périodicité. Fonctions périodiques.


Définition 1. On dit que la fonction f : X  R est périodique, de période 
ou  périodique s’il existe un nombre   0 tel que:
1) x  X, alors x    X et x    X,
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2) f vérifie la propriété suivante, appelée propriété de périodicité :


fx    fx , x  X .

Définition 2. Soit f une fonction périodique . On appelle plus petite période de f le nombre
T  0, égal au plus petit des nombres   0, s’il existe, vérifiant la condition de périodicité de
la définition 1):
T  min   0 : fx    fx, x  X .
D’où: fx  T  fx , x  X.

III.7. Monotonie. Fonctions monotones. Soit f : X  R et I  X.


Définition . On dit que la fonction f est:
i) croissante ( resp. décroissante) sur I si :
x, x   I : x  x   fx  fx   (resp. x  x   fx  fx  ;
ii) strictement croissante (resp. strictement décroissante) sur I si :
x, x   I : x  x   fx  fx   (resp. (x  x   fx  fx  .
iii) monotone ( resp. strictement monotone) sur I si elle est croissante ou décroissante (resp.
strictement croissante ou strictement décroissante ) sur I.

Remarque. Certains étudiants commettent l’erreur suivante pour étudier la monotonie en


comparant les valeurs fx et fx  1 par analogie aux suites. Ce qui est faux dans le cas des
fonctions à variable continue.

III.8. Fonctions bornées. Suprémum et infimum d’une fonction réelle. Soit f : X  R et


fX  Y.
Définition 1 On dit que:
i) f est majorée (resp. minorée) sur X si l’image Y  fX est majorée (resp. minorée, c’est à
dire:
M  R resp. m  R : fx  M (resp. m  fx , x  X,
les nombres M et m sont appelés respectivement majorant et minorant de f;
ii) f est bornée sur X si: m, M  R : m  f  M , x  X 
  c  0 : |fx|  c , x  X;
iii) f n’est pas bornée si: A  0, x  X : |fx|  A .

Définition 2 . On appelle borne supérieure ( resp. borne inférieure) de f sur X le plus petit
des majorants (resp. le plus grand des minorants) de Imf, s’il existe, notée sup f ou sup fx ou
X xX
sup fX (resp. inf f ou inf fx ou inf fX.
X xX

Les théorèmes suivants sont vrais:


Théorème 1 (d’unicité). Les bornes supérieure et inférieure d’une fonction, si elles existent,
sont uniques.
Théorème 2 (d’existence). Toute fonction réelle majorée ( resp. minorée ) admet une borne
supérieure ( resp. une borne inférieure).
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III.9. Maximum et minimum d’une fonction. Soit f : X  R.


Définition . On dit que la fonction f admet une plus grande valeur (resp. une plus petite
valeur ) au point x 0  X si :
fx  fx 0  (resp. fx  fx 0 , x  X .
Dans ces cas, la valeur y 0  fx 0  est appelée valeur maximale ( resp. minimale) ou
maximum (resp. minimum) absolu de f sur X, notée
y 0  fx 0  max f, ou y 0 max fx, ou y 0  max  xx0 f
X xX
(resp. y 0 min f, ou y 0 min fx, ou y 0  min  xx0 f.
X xX
Les valeurs maximale et minimale sont dites extrémums.

III.10. Fonctions injectives, surjectives, bijectives. Soit f : X  Y.


Définition. On dit que la fonction f est :
i injective si x, x   X : x  x   fx  fx   ;
ii surjective si y  Y, x  X : y  fx ;
iii bijective si elle est à la fois injective et surjective.

Propriétés. On a les équivalences suivantes:


i) f injective  x, x   X : fx  fx    x  x   
y  Y, l’équation y  fx admet au plus une solution dans X;
ii) f surjective  Y  fX  y  Y, l’équation y  fx admet au moins une solution
dans X ;
iii) f bijective  y  Y, l’équation y  fx admet une et une seule solution dans X.

III.11. Fonctions inversibles. Inverse d’une fonction.


Définition 1. On dit que la fonction f : X  Y  R est inversible s’il existe une fonction
g : Y  X vérifiant les conditions :
fogy  y, y  Y et gofx  x, x  X .
Ces conditions peuvent s’écrire comme suit: fog  id Y et gof  id X où id Y et id X sont
respectivement les fonctions identités dans Y et dans X, c’est à dire id X x  x, x  X et
id Y y  y, y  Y.

Théorème. Si la fonction f est inversible de X sur Y, alors la fonction g : Y  X vérifiant


les conditions de la définition 1 est unique.

Définition 2. La fonction g : Y  X de la définition 1) est appelée fonction inverse ou


fonction réciproque de f : X  Y et est notée f 1 , c’est à dire que:
fof 1  id Y et f 1 of  id X .
On a y  fx, x  X  x  f 1 y, y  Y.

Propriétés. Soient f et h deux fonctions inversibles, alors f 1 et h 1 sont inversibles et on a


1) f 1  1  f;
2) f  h 1  h 1  f 1 .
3) f strictement croissante (resp. strictement décroissante)  f 1 strictement croissante
(resp. strictement décroissante).
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III.12. Graphe d’une fonction inverse. Soient G f le graphe d’une fonction inversible f et
G f 1  x, f 1 x , x  X le graphe dans le repère cartésien Oxy de son inverse f 1 avec
f 1 : X  Y. Dans ce cas, d’après les conditions de la définition 1, on a
x, y  G f 1  y  f 1 x, x  X  x  fy, y  Y  y, x  G f ,
c’est à dire que le graphe G f 1 de la fonction inverse f 1 est symétrique au graphe G f par
rapport à la première bissectrice d’équation y  x. On a:
G f 1  x, y  R 2 : x  X, y  f 1 x  x, f 1 x, x  X  fy, y : y  Y.
Propriété. Si f : X  Y et g : Y  Z sont inversibles, lors g  f : X  Z est inversible et
on a
g  f 1  f 1  g 1 .

§ 2. Fonctions usuelles. Fonctions élémentaires.

III.13. Fonctions usuelles.


Définition. On appelle fonctions usuelles les fonctions suivantes:
1) la fonction puissance ;
2) la fonction exponentielle de base a  a  0 , a  1;
3) la fonction logarithme de base a a  0 , a  1 ;
4) les fonctions trigonométriques: sinus, cosinus, tangente et cotangente;
5) les fonctions trigonométriques inverses : arcsinus, arccosinus,
arctangente, arccotangente .
Notations:
1) y  x  ,   R;
2) y  a x a  0, a  1, x  R;
3) y  log a x a  0, a  1, x  0;
4) i) y  sin x, x  R,
ii y  cos x, x  R,
iii y tgx, x    k k  Z,
2
iv y ctgx, x  k k  Z;
5) i) y  arcsin x, x  1, 1,
ii y  arccos x, x  1, 1,
iii y arctgx, x  R,
iv y arcctgx, x  R.

III.14. Fonctions élémentaires.


Définition . On appelle fonction élémentaire toute fonction réelle obtenue à partir de
fonctions usuelles à l’aide d’un nombre fini d’opérations arithmétiques et de compositions de
fonctions.
Parmi les fonctions élémentaires, il y a:
i) les fonctions rationnelles suivantes:
1) fonction rationnelle entière ou fonction polynômiale
x  y  Px  a 0  a 1 x  a 2 x 2  . . .  a n x n , x  R où a 0 , a 1 , a 2 , . . . , a n  R
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avec a n  0, définie sur l’ensemble R où l’expression Px  a 0  a 1 x  a 2 x 2 . . . a n x n est


appelée polynôme réel de degré n  N qu’on note deg P  n;

2) fonction rationnelle fractionnaire de la forme


a0  a1x  a2x2  . . .  anxn Px
y 
b0  b1x  b2x  . . .  bmx
2 m Qx
avec a 0 , a 1 , . . . , a n , b 0 , b 1 , . . . , b m  R, a n  0, b m  0, définie sur l’ensemble:
D  x  R : Qx  0;
ii) les fonctions irrationnelles définies comme suit:
Définition. On appelle fonction irrationnelle toute fonction y  fx, qui n’est pas
rationnelle, obtenue par la composition d’un nombre fini de fonctions rationnelles, de fonctions
puissances avec des exposants fractionnaires et des quatre opérations arithmétiques.

x  x 5  2x  3
Exemples. 1) y  3
1  x2 , 2 y .
x2  1

iii) les fonctions hyperboliques suivantes:


1) sinus hyperbolique définie par:
x
y  sh x  e  e , x  R;
x

2
2) cosinus hyperbolique définie par:
x
y  ch x  e  e , x  R;
x

2
3) tangente hyperbolique définie par:
x
ex  e
y  th x  sh x  x x , x  R;
ch x e e
4) cotangente hyperbolique définie par:
x x
chx e e
y cthx   x x , x 
 0.
shx e e

iv) les fonctions hyperboliques inverses suivantes:

1) argument sinus hyperbolique: .y argshx définie par:


y  shx, x  R  x  argshy, y  R.
2) argument cosinus hyperbolique:y  argchx définie par
y  chx , x  0,   x  arg chy , y  1,  .
3) argument tangente hyperbolique: y  argth x définie par
y  thx , x  R  x  argth y , y  1, 1 .
4) argument cotangente hyperbolique y argcth x définie par
y  cthx , x  R   x  argcth y , y  , 1  1, .
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80

Enoncés des exercices du chapitre III.

Exercice 3.1. Dans un triangle ABC (figure 1), de base AC  b et de hauteur BD  h, est
inscrit un rectangle KLMN dont la hauteur est NM  x. Exprimer le périmètre p du
rectangleKLMN ainsi que sa surface S comme fonction de x . Tracer les graphes de p  px et
S  Sx.

Exercice 3.2. Soit un carré de côté a . On mène une droite  parallèle à la diagonale
principale et coupant le carré comme le montre la figure 2. On désigne par x la distance entre le
sommet A et la droite  . Exprimer la surface S limitée par le carré et la droite ( en fonction
de x . Tracer son graphe.

Exercice 3.3. Sur la figure 3 est représenté un mécanisme de manivelle. Le rayon du volant
est R et la longueur de la bielle est a . Le volant tourne uniformément dans le sens des aiguilles
d’une montre en faisant n tours par seconde. A l’instant t  0 , quand la bielle et la manivelle
forment une même ligne droite (”point mort”), le patin (A) se trouve au point O . Trouver la
dépendance du mouvement x du patin (A) en fonction du temps t .

Dessin
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81

Exercice 3.4. Les formules suivantes définissent-elles des fonctions:


1) y  x  1x  x ? 2 y   x ?
3 y  x  1?
2 2
4 y   x ?

Exercice 3.5. Déterminer le domaine de définition de chacune des fonctions suivantes:


2
1) y  x 2 ; 2 y  3x  x 3 ; 3 y  |x  1| ;
1x
4 y  2  x  x 2 ; 5 y  x 2  x  1 ; 6 y  x ;
6x
7 y  x  2 1  x ; 8 y  x  1  2 1  x  x 2  1 ;
1x
1  |x| 1 ;
9 y  ; 10 y  x  11 y  logx 2  4;
2  |x| 2x
12 y  log 2  x ; 13 y  log 2 log 3 log 4 x; 14 y  logsin  x ;
2x
15 y  lg1  lgx 2  5x  16; 16 y  1  x2;
log1  x
17 y  3  logx 3  x; 18 y  log x1 x 2  3x  2;
4  x2
x
19 y  ; 20 y  sin 2x  sin 3x 0  x  2; 21 y  4 logtgx ;
sin x
22 y  log sinx  3  16  x 2 ; 23 y  x  3 1  log2x  1;
x2
24 y  log 2 x  5 ; 25 y  cos x ; 2
x  10x  24
26 y  1  3 sin x ; 27 y  arcsinx  1;
sin x
28 y  arccos2 sin x; 29 y  arccos 2x ;
1x
30 y  3  x  arccos 3  2x ; 31 y  arcsin1  x  lglg x;
5
32 y  x 2
 1 ; 33 y  2x!
Ex

Exercice 3.6. Quel est l’image fD de l’ensemble D par la fonction f si:
1 fx  2x  5, D  2, 2; 2 fx  x 2 , D  1, 3 ;
3 fx  x 2  2x  3, D  R;
4 fx  |x|, D  x  R : 1  |x|  2;
5 fx  |x  1|, D  0, 1; 6 fx  x , D  0, 1;
2
2x 1
7 fx  2x , D  R; 8 fx  x  x 2 , D  0, 1;
x 1
9 fx  log 3 x, D  0, 1; 10 fx  1 arctg x , D  R;
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82

11 fx  x sgnx, D  R.

Exercice 3.7. Trouver les ensembles images des fonctions suivantes tout en précisant leurs
domaines de définition:
3 y  x x 4 ;
2
1) y  22x ; 2 y  x  1x ;
x 9
4 y  5  2x ; 5 y  1  |x| ; 6 y  8  2x  x 2 ;
7 y  2x  1  x 2 ; 8 y  x 2  2x  2 ; 9 y  logx  3;
10 y  log1  2 cos x; 11 y  sin x  cos x; 12 y  sin x ;
4 4

14 y  e x 2 ;
2
13 y  1  2|sin 2x|; 15 y  4 x  2 x  1;
16 y  arccos 2x 2 ; 17 y  arcsinlg x ;
1x 10
18 y  arcsin 1  x ; 19 y  2 arccos1x ; 20 y  1 x .
2
2

Exercice 3.8. Soit la fonction fu définie pour 0  u  1. Trouver les domaines de
définition des fonctions suivantes:
Ex.
1 y  fsin x; 2 y  fln x; 3 y  f x .

Exercice 3.9. Soit fx  1 a x  a x  a  0. Démontrer que:


2
fx  y  fx  y  2fxfy.

Exercice 3.10. Soit f une fonction vérifaint la relation fx  fy  fz. Déterminer z, si:
1) fx  ax; 2 fx  arctgx |x|  1;
3 fx  1x ; 4 fx  log 1  x .
1x

Exercice 3.11. Trouver x , x, x , x si:


1 x  x 2 et x  2 x ; 2 x sgnx et x  1x ;
3) x  1  x et x  x 2 ; 4 x  x 2 et x  x ;
0 si x  0, 0 si x  0,
5 x  et x  .
x si x  0 x 2 si x  0

Exercice 3.12. Soit f n x ff. . . fx.


nfois
Trouver f n x si fx  x .
1  x2

Exercice 3.13. Trouver fx si:


1) fx  1  x 2  3x  2; 2 fx  1x   x 2  12 ;
x
3 f 1x   x  1  x 2 . ; 4 f x   x 2 .
1x

Exercice 3.14. Décomposer les fonctions suivantes en une chaîne de fonctions usuelles dont
on précisera les domaines de définition:
1 y  sin 3 x ; 2 y  3 1  x 2 ;
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83

3 y  3 3x2 ;
2
4 y  1  log 2 x .

Exercice 3.15. Déterminer les ensembles où les fonctions suivantes s’annulent, sont positives
et négatives:
1 y  2  3x; 2 y  2  x  x 2 ; 3 y  sin  x;
4 y  log 2x ; 5 y  x  |x|1  x;
1x
6 y  1  exp 1x  1; 7 y  Ex ; 8 y  2 x1 .

Exercice 3.16. Etudier la parité des fonctions suivantes:


1 y  x  x 2 ; 2 y  1  x; 3 y  3x  x 3 ;
3
4 y  x 2 ; 5 y  |10  x|  |10  x|;
1x
6 y  1  x  x 2  1  x  x 2 ; 7 y  3 1  x 2  3 1  x 2 ;
8 y  log2x  1  4x 2 ; 9 y  log 1  x ; 10 y  a x  a x a  0;
1  x
12 y  a x  1 ; 13 y  x. a x  1 ;
x x
11 y  x x ;
a 1 a 1 a 1
14 y  sin x  cos x; 15 y  x  sin x; 16 y  x 2  cos x;
17 y  sin xtgx; 18 y  cosx  1.

Exercice 3.17. Démontrer les propositions suivantes:


i toute fonction réelle définie sur l’intervalle l, l , l  0, est la somme d’une fonction
paire et d’une fonction impaire et appliquer le résultat aux fonctions suivantes:
1 fx  x  1 3 , 2 fx  x 4 3 ,
x
3 fx  sinx  1, 4 fx  1 |x  1|;
x1
ii le produit de deux fonctions paires ou impaires est une fonction paire ;
iii le produit d’une fonction paire par une fonction impaire est une fonction impaire.

Exercice 3.18. Parmi les fonctions suivantes indiquer celles qui sont périodiques et calculer
leur plus petite période si elle existe:
1 fx  A cos x  B sin x; 2 fx  sin x  1 sin 2x  1 sin 3x;
2 3
3 fx  2tg x  3tg x ; 4 fx  sin 2 x;
2 3
5 fx  sin x 2 ; 6 fx  tgx ;
7 fx  sin x  sinx 2 ; 8 fx  sin 2x  sin 2 3x;
9 fx  sin 4x  5 sin 6x; 10 fx  tgx  sin x;
11 fx  sincos x; 12 fx  cossin x;
13 fx  sin 4 x  cos 4 x; 14 fx  log 1  sin x ;
1  sin x
15) fx  Ex; 16 fx  x  Ex;
17) fx  sin 2 . x  1 ; 18 fx tg x .

Exercice 3.19. Démontrer que pour la fonction de Dirichlet définie par:


1 si x  Q ,
fx 
0 si x  Q,
tout nombre rationnel est une période. Admet-elle une plus petite période?
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Exercice 3.20. Démontrer que la somme et le produit de fonctions périodiques, définies sur
un même ensemble et dont les périodes sont rationnelles, sont périodiques. Que peut-on dire si
les périodes ne sont pas rationnelles?

Exercice 3.21. Etudier la monotonie des fonctions suivantes dans les intervalles indiqués:
1 y  tgx, x    ,  ; 2 y  sin x, x    ,  ;
2 2 2 2
3 y  x 2 , x  R  et x  R  ; 4 y  cos x 0  x  ;
5 y  ctgx 0  x  .

Exercice 3.22. Déterminer les intervalles de monotonie des fonctions suivantes:


1 y  x ; 2 y  |x|  x; 3 y  chx;
4 y  x 3 ; 5 y  ax  b ; 6 y  logx  x 2  1 ;
cx  d
7 y  log x 10; 8 y  ln4x  x 2 ; 9 y  lg1  x 3 ;
10 y  a a  0 ;
x
11 y  2  2 ;
1x x1
12 y  sin x;
13 y  2x  sin x; 14 y  cos x; 15 y  tg x ;
16 y  ctg x.

Exercice 3.23. Soient f, g deux fonctions réelles définies sur un même ensemble X de R.
Montrer que:
i) si f et g sont croissantes (resp. décroissantes) sur X, alors f  g est croissante
(resp. décroissante) sur X;
ii) si f  0, g  0 et si toutes les deux sont croissantes ou décroissantes
sur X, alors f. g est croissante;
iii) si f  0, g  0 et si l’une est croissante, l’autre décroissante,
alors f. g est décroissante;
iv) si f est croissante (respectivement décroissante) et strictement positive
sur X, alors 1 est décroissante (respectivement croissante) sur X.
f

Exercice 3.24. Soient f, ,  trois fonctions strictement croissantes. Démontrer que


x  fx  x  x  ffx  x. ,

Exercice 3.25.
i) Etudier si les fonctions suivantes sont majorées, minorées, bornées ou non:
1) fx  1  x 4 sur R; 2 fx  log x. sin 2 
2

1x x sur 0, a a  0.


ii) Trouver les inf f, sup f ainsi que max f, min f s’il existent des fonctions suivantes:
1 fx  x 2 sur 2, 5; 2 fx  2x 2 sur 0, ;
1x
3 fx  1 sur R; 4 fx  x  1 , x  0, ;
1  x2 x
5 fx  4 sin x  12 sin x  5;
2
6 fx  cos x ;
1  cos x
7 fx  tg 2 x  ctg 2 x; 8 fx  cos x. tgx;
9 fx arctg|x|.
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Exercice 3.26. Montrer que la fonction y  1x cos 1x n’est bornée dans aucun voisinage de
x  0 et n’est pas infiniment grande.

Exercice 3.27. On considère la fonction f définie par: fx  cos x  Ecos x.
i Montrer que cette fonction est bornée inférieurement et supérieurement. Les deux bornes
sont-elles atteintes?
ii Tracer son graphe .

Exercice 3.28. Soient f et g deux fonctions réelles bornées sur une partie X de R. Montrer
que:
1) sup fx  gx sup fx sup gx;
xX xX xX
2) sup fx inf gx sup fx  gx;
xX xX xX
3) si f et g sont positives sur X, alors:
i) sup fx. gx sup fx. sup gx;
xX xX xX
ii) sup fx. inf gx sup fx. gx;
xX xX xX
4) si f est strictement positive sur X, alors:
i) sup 1  1 inf fx  0; ii) inf 1  1 .
xX
fx inf fx xX xX
fx sup fx
xX xX

Exercice 3.29. Déterminer les fonctions inverses des fonctions suivantes si elles existent et
ainsi que leurs domaines de définition:
1 y  2  3x, x  R;
2 y  x 2 sur: i    x  0, ii 0  x  ;
3 y  x 2 sur R;
4 y  1  x 2 sur: i  1  x  1, ii  1  x  0, iii 0  x  1;
5 y  x ; 6 y  x  1 x  1; 7 y  1  3 x ;
1x x1
x si    x  0 ,
8 y  1  x 3 ; 9 y  ;
2x si 0  x  
x si -  x  1 ,
x
10 y  sh x  e  e ,    x   ;
x
11 y  x 2 si 1  x  4 ,
2
2 x si 4  x  .

Exercice 3.30. Démontrer que les fonctions suivantes sont mutuellement inverses :
1 fx  1 , x  2 et gx  2x x 1 , x  0;
x2
2 fx  x 2  1, x  , 0 et gx   x  1 , x  1, ;
1  x2
3 fx  e 2 , x  0,  et gx  1  2 ln1  x , x   e , 0;
4 fx  ln e x  1 , x  0;  et gx  fx;
x
e 1
5 fx  sin x, x   , 3 et gx    arcsin x, x  1, 1;
2 2
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arctgx  , x  0
6 fx  tgx, x  , 0, x    et gx 
2 arctgx, x  0.

Exercice 3.31. Soit u n  une suite récurrente définie par u 1  X  R, u 1 donné et


u n1  fu n , n  1 avec f une fonction définie de X dans X, fX  X.
i) Montrer que si f est croissante sur X, alors:
a) la suite u n  est croissante si u 2  u 1  0,
b) la suite u n  est décroissante si u 2  u 1  0.
ii) Montrer que si f est décroissante sur X, alors la quantité u n1  u n est alternativement
positive et négative.
iii) Tracer le graphe de la suite u n  pour chacun des cas en supposant qu’elle converge vers
une limite finie   R.

Exercice 3.32. Calculer :


1 sin13/12 ; 2 tg11/12; 3 ctg17/12 ;
4 sin34/3 ; 5 tg15/4 .

Exercice 3.33. Simplifier les expressions suivantes:


sin 2 19  0, 5  sin 2 0, 5  17, 5. sin0, 5  3
1 ;
cos3/2  0, 5. tg0, 5  2, 5
2 sin a . cos a . cos 2  a   sin 2  a  ;
3 3 3 3
3 sin 2b  sin b ; 4 cos 2 .
1  cos 2b  cos b cot 2 1  tan 2 1

Exercice 3.34.
En faisant le changement de variable : t  tgx/2 , calculer les expressions suivantes:
1 2 cos x ; 2 1  sin x  cos x ; 3 1  sin x  2 cos x .
1  sin x  cos x 1  2 sin x  cos x tg x  ctg x

Exercice 3.35. Mettre sous forme de produits les expressions suivantes:


1 sin 2 x  sin 2 y ;
2 cos x  cos 2x  cos 3x  cos 4x ; 3 sin x  sin 2x  sin 3x  sin 4x .

Exercice 3.36. Calculer:


1 cos 2a si tga  1 ; tan a  1 ; 2 sin 2a si tg a  2;
3 3
3 ctg 2a si tg a  5 .

Exercice 3.37.
i) Calculer  k1 sin kx et  k1 cos kx.
n n

ii) Démontrer l’inégalité:


n n
sin  xk   sin x k 0  x k   , k  1, 2, . . .  .
k1 k1
En déduire l’inégalité: |sin nx|  n sin x .

Exercice 3.38. Démontrer que l’expression a sin x  b cos x peut s’écrire sous la forme :
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A cosx   où A  a 2  b 2 .

Exercice 3.39. Calculer:


1 sinarcsin1/2  /2; 2 tg arccos 3 /2  arcsin1 ;
3 arcsinsin 7/3; 4 arctgtg13/4;
5 arcsincos107/4; 6 arccoscos 23/6.

Exercice 3.40. Résoudre les équations suivantes:


1 6 sin 2 x  5 sin x  1  0 ; 2 6 cos 2 x  5 sin x  5  0 ;
3 cos 2x  sin x  0 ; 4 tg x  2 ctg x  3 ;
5 3 sin 2 x  4 sin x  cos 2 x  0 ; 6 sin 2 x  sin 2x  0 ;
8 5 x 2x1  25 ;
2
7 7 x2  3 49 ;
9 6 x1  35. 6 x1  71 ; 10 4 x  5. 2 x  4  0 ;
11 log 2 x  4x  3  3 ;
2
12 log 5 2x  3  log 5 x  1 ;
13 log x x 2  2x  2  1.

Exercice 3.41. Résoudre les inégalités suivantes:


1 |x  3|  |x  2|  1 ; 2 2x  1  x  1  2 ;
x1 2x  1
3 cos x  5 cos x  6  0 ;
2 5
4   3x1
 64 ;
4 125
5 5. 5 . 0, 2  2 ;
x2 x
6 x  4x  3  |2  3x| ;
2

7 log 1 x  2x  3  0 ;
2
8 log x x 2  2x  0 ;
3
9 log 1 tg x  log 1 ctg x; 10 1 tg x  4 ctg x  4 ;
2 2 3 3
11 cos 2 x  2 sin x  0 .
3

Exercice 3.42. Etablir les formules suivantes:


1 x  1, 1, cosarcsin x  sinarccos x  1  x 2 ;
2 x  1, 1, arcsin x arccosx   ;
2
3) x  1, 1, arccos x  arccosx  ;
4) arcsin x  arcsin y  1  arcsin x 1  y 2  y 1  x 2  ,
0 si xy  0 ou x 2  y 2  1,
|x|  1, |y|  1 avec  
sgnx si xy  0 et x 2  y 2  1;
5) arccos x  arccos y  1  arccos xy  1  x 2 . 1  y 2  2,
0 si x  y  0,
|x|  1, |y|  1 avec  
1 si x  y  0;
6 x  R , cosarctgx  sinarcctgx  1 ;
1  x2
7 x  R, arctgx arcctgx   ;
2
8 x  R, sinarctgx  cosarcctgx  x ;
1  x2
9) x  1, 1R, tg(arcsin x  x ;
1  x2
xy
10 arctg x  arctg y  arctg si xy  1 ;
1  xy
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88
xy
11 arctg x  arctg y  arctg   avec   x, y  1, 0, 1;
1  xy
12) x  0, arctg x  arctg 1x sgnx  ;
2
13 arctg1  x  arctg x  arctg 1 si x  0;
1  x  x2

Exercice 3.43. Préciser dans quels intervalles, les relations suivantes sont vraies?
1 arctg x arcctg 1x ; 2 arctg x arcctg 1x  ;
3 arctg x  arctg 1  arctg 1  x ; 4 arctg x  arctg 1    arctg 1  x ;
1x 1x
5 arccos 1  x 2
 2 arctg x; 6) arccos 1  x arcsinx;
2
1  x2
1  x2
7) arccos 1  x 2  arcsinx; 8) tgarccos x  x ;

Exercice 3.44. Simplifier les expressions suivantes tout en précisant le domaine de


définition:
1 cos2 arccos x ; 2 sin3 arcsin x; 3 sin 2  1 arccos x;
2
4) arcsin2x 1  x 2 ; 5 arcsin2x 2  1; 6) tg2 arccos x;
1  x2  1
7 arcsin 1  sin x ; 8 arctg 1  x 2  x ; 9) arctg x ;
2
10 arctg 1  cos x ; 11 sinarccos x  2arctgx; 12) tgarcsin x arctgx.
1  cos x

Exercice 3.45.
i) Résoudre les équations suivantes:
1 arcsin x  arcsin 4  arcsin 5 ; 2 arccos x  arcsin 1  arccos 1 ;
5 13 3 4
3 2x  arcsin
2 tg x
; 4 arctg 2x  arctg x   ;
1  tg 2 x 4
5 arccos 1  x 2  arcsin x; 6 arcsin x  2arctgx;
7 arcsin x  arccos x  2arctg2x   ; 8) arcsin2x  arcsinx 3   arcsin x.
2
ii) Montrer que l’équation suivante admet une solution unique
arctgx  1  arctgx  arctg1  x  0.
iii) Résoudre l’équation
arctgx  1  arctgx  arctg1  x   .
2
Exercice 3.46.
i) Calculer la limite lim cos a n .
n
ii) Montrer que les suites u n  sin n et v n  cos n divergent.
iii) Etudier la nature des suites:
tgn  tg1
a) w n tgn ind. tgn  1  ;
1  tgntg1
n
b) z n  1  1k  (indication: utiliser x  0, log1  x  x.
2
k1

Exercice 3.47.
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i) Calculer: 1 arctg1/2  arctg1/5  arctg1/8 ;


2 1  ch x  ch 2x  . . .  ch nx ; 3 sh x  sh 2x . . .  sh nx.

ii) Montrer que:


n
1) x  R, n  Z, chx  shx chnx shnx;
n
2) x  R, n  Z, chx  shx chnx shnx.
iii) A l’aide de la formule du binôme, montrer que:
m
1) ch(mx  C km ch mk x. sh k x k  0 mod 2;
k0
m
2) sh(mx  C km ch mk x. sh k x k  1 mod 2.
k0
iv) Linéariser: 1) ch 4 x; 2 sh 2 x; 3 ch 5 x.

Exercice 3.48. Démontrer les formules suivantes:


1 arg sh x  log x  x 2  1 , x  R ;
2 argch x  log x  x 2  1 , x  1;
3 argth x  1 log 1  x ,  1  x  1 ;
2 1x
4 argcth x  1 log 1  x , |x|  1 .
2 1x

Exercice 3.49. Montrer que x  R, sh3x  3chx  4sh 3 x. En déduire que


arg sh3x  4x 3   3 arg sh x.

Exercice 3.50. Etablir les formules:


1) x  R, chargshx  1  x 2 ; 2) x  1, shargchx  x 2  1 ;
1 thx
3) x  R, chx  ; 4) x  R, shx  .
2 2
1  th x 1  th x

Exercice 3.51. Simplifier les expressions suivantes tout en explicitant le domaine de


définition:
1) argch2ch 2 x  1; 2 argch 1  ch x ; 3) ch2argthx;
2
1  thx
4) sh 1 argchx; 5) log ; 6 th(argshx.
2 1  thx

Exercice 3.52 Connaissant les graphes des fonctions usuelles, tracer ceux des fonctions
suivantes:
1 y  2x 2  4x  5; 2 y  2x  x 2  2; 3 y  x x  R, x  0;
1x
4 y  y 0  ax  x 0  2 avec: i) a  0, ii) a  0 ;
5 y  y 0  x k x 0 x 0 , y 0  R  avec: i) k  0 , ii) k  0 ;
6 y  Ex, x  R; 7 y  4  x 2 ; 8 y   9  x 2 ;
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1 si x  0
9 y  x  Ex; 10 y  sgnx  0 si x  0 ;
1si x  0
11 y  |x  1|; 12 y  sgnx 2 ; 13 y  |x 2  1|  2;
14 y  2 |x|  1; 15 y  x 1 ; 16 y  log 3 x 2  1;
2 1
17 y  log 1/2 |x  3|; 18 y  cos x  |sin x|; 19 y  sinarcsin x;
20 y  arcsinsin x; 21 y  cosarccos x; 22 y  arccoscos x;
23 y  log sin x ; 24 y  1  sin x   sin x ;
25) y  |arctgx  1| ; 26 y  x sgncos x ; 27 y  sin 2 x ;
2
28 arcsinsin 2x.

Exercice 3.53. Représenter le graphe d’une suite convergente: lim x n  x.


n

Exercice 3.54. Sur un axe d’origine O, on considère les points A,B,I,J, d’abscisses
respectives -3,3,1,9. Désignons par x l’abscisse d’un point M quelconque de l’axe.
i Soit f l’application de R vers R telle que fx  MA  2MB. Représenter graphiquement f.
fx fx
ii Démontrer que l’un des rapports ou reste constant lorsque x varie.
MI MJ

Exercice 3.55. Représenter sur le plan Oxy l’ensemble des points x, y vérifiant les relations
suivantes:
1 xy  0 ; 2 |x|  |y|  1 ;
3 ||x|  |y||  1 ; 4 |x  y|  |x  y|  1 .

Exercice 3.56. Construire les graphes des fonctions implicites suivantes:


1 x 2  xy  y 2  1 (ellipse) ; 2 x  y  1 (parabole);
3 x  y  4 astroide) ;
2/3 2/3
4 sin x  sin y ;
5 x  |x|  y  |y| .

Exercice 3.57. Construire les graphes des fonctions y  yx définies paramétriquement:
1 x  1  t , y  1  t 2 ; 2 x  t  1 , y  t  12 ;
t t
3 x  cos 10t , y  sin t (ellipse) ; 4 x  ch t , y  sh t ;
5 x  2t  sin t , y  21  cos t .

Exercice 3.58. Construire les graphes des fonctions , données en coordonnées polaires:
r  r ,
1 r   (Spirale d’Archimède) ; 2 r   ( spirale hyperbolique) ;

3 r  21  cos  (cardioïde) ; 4   r r  1 ;
r1
5   2 sin r.
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Réponses aux exercices du chapitre III.

Exercice 3.1. Px  2b  21  b x 0  x  h;


h
Sx  bx1  x  0  x  h.
h
2
a 2  x 2 si 0  x  a ,
Exercice 3.2. Sx  2
2
a 2  x 2 si a  x  a 2.
2
Exercice 3.3. x  R1  cos   a  a 2  R 2 sin 2  ,   2nt, n  N.
Exercice 3.4. 1) non; 2) non; 3) non; 4) oui, D f  0.
Exercice 3.5.
1) R; 2   ,  3   0, 3 ; 3 R; 4 1, 2; 5) R; 6 0, 6;
7 1, 1; 8 1; 9   , 21, 1 2, ; 10   2, 0;
11)   , 22, ; 12   2, 2; 13 4, ;
14) 1  x  1 et  1  x   1 , k  N;
2k  1 2k 2k  1 2k  2
15) 2, 3; 16 2, 00, 1; 17   1, 01, 22, ;
18)   1, 00, 12, ; 19 0, 1, 2, 3, . . . ;
20) 0,   4 , 3    2; 21 k   , k   , k  Z;
3 3 2 4 2
22) 3  2, 3  3, 4; 23  3 , 22, ;
2
24) 4, 56, ;
25 0  |x|   , 4k  1   |x|  4k  1  , k  N  ;
2 2 2
26 2k, 2k  1, k  Z;
27) 0, 2; 28 k   , k   , k  Z;
6 6
29)  1 , 1; 30 1, 3; 31 1, 2; 32   , 01, ;
3
33) n , n  N.
2
Exercice 3.6.
1) 9, 1; 2 1, 9; 3 4, ; ; 4 1, 2; 5 0, 1; 6 R  0, 1;
7 0, 1; 8 0, 1 ; 9   , 0; 10  1 , 1 ; 11 R  1, 1.
2 2 2
Exercice 3.7.
1) R,  1 , 1 ; 2 R  ,   , 2  2, ; 3 R  ,     4  4, ;
3 3
4   , 5 , 0, ;
2
5 1, 1, 0, 1; 6 4, 2, 0, 3; 7 1, 0; 8 R, 1, ;
9   3, , R; 10    2k, 5  2k k  Z,   , log 3;
3 3
11 R,  1 , 1; 12  4 2 k 2 , 2k  1 2  2 , 0, 1; 13 R, 1, 1;
2
kN
14 R, e 2 , ; 15 R,  3 , ; 16 R, 0, ;
4
17 1, 100,   ,  ; 18 1, 1, 0,  ;
2 2 4
 p
19 0, 2, 1, 2 ; 20 , p, q  Z , 1, 1.
2q  1
Exercice 3.8. 1) 2k, 2k  1, k  Z; 2 1, e; 3 R   N.
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xy x. y xy
Exercice 3.10. 1) z  x  y; 2 z  ; 3 z  x  y ; 4 z  .
1  xy 1  xy
2 x
Exercice 3.11. 1) o  x 4 , o  2 x , o  2 2x , o  2 2 ;
2 o  sgnx, o  o  sgnx, o  x x  0;
3 o  x, o  1  x 2 , o  1  x 2 , o  x 4 ;
4 o  x 4 , o  |x|, o  x, o  x;
5 o  , o  , o  0, o  0.
Exercice 3.12. f n x  x , n  1, 2, . . .
1  nx 2
Exercice 3.13. 1 fx  x 2  5x  6; 2 fx  x 2  2, |x|  2;
1  1  x2 x 2
3 fx  x ; 4 fx  .
1x
Exercice 3.14.
1 x  t  sin x  y  t 3  sin 3 x;
2 x  t  1  x 2  y  3 t  3 1  x 2 ;
3 x  t  3x  2 2  y  3 t  3 3x2 ;
2

4 x  t  log x  s  1  t 2  y  s  1  log 2 x .
Exercice 3.15. 1  2 ,   2 , ,   ,  2 ;
3 3 3
2) 1, 2,   1, 2,   , 12, ;
3) 1 n , n  Z ,   2n  1 , 2n ,   2n  2 , 2n  1 ;
 1 1 1 1
nZ  nZ 

4) 1,   , 1, 0, 1; 5)   , 0  1, 0, 1, 1, ;


6) 1,   , 01, , 0, 1; 7) 0, 1, 1, ,   , 0; 8) , R, .
Exercice 3.16. 1) ni paire, ni impaire; 2) ni paire, ni impaire; 3) impaire;
4) impaire; 5) impaire; 6) impaire; 7) paire; 8) impaire; 9) impaire; 10) paire;
11) ni paire, ni impaire; 12) impaire; 13) paire; 14) ni paire, ni impaire; 15) impaire;
16) paire; 17) paire; 18) ni paire, ni impaire.
Exercice 3.17. 1) 3x 2  1  x 3  3x; 2  34  13 ;
x x
3) cos x sin 1  sin x cos 1; 4 2 1  2 x .
x 1 x 1
Exercice 3.18. 1) T  2 ; 2) T  2; 3) T  6; 4) T  ;

5) non périodique; 6) T  ; 7) non périodique; 8) T   ;
9) T  ; 10 T  2; 11) T  2; 12 T  ; 13) T   ;
2
14 T  2; 15) non périodique; 16) T  1; 17 T   ; 18 non périodique.
2
Exercice 3.19. Non.
Exercice 3.21. 1) Croissante; 2) croissante;
3) croissante sur R  et décroissante sur R  ; 4) décroissante; 5) décroissante.
Exercice 3.22. 1) décroissante sur R  , croissante sur R  ;
2) décroissante sur R  , constante sur R  ; 3) décroissante sur R  ,
croissante sur R  ; 4) croissante sur R,
5 si ad  bc  0, croissante sur   , d d
c  et   c , ;
6) croissante sur R; 7) décroissante sur 0, 1, croissante sur 1, ;
8) croissante sur 0, 2, décroissante sur 2, 4; 9) croissante sur   1, ;
10) croissante sur R si a  1, décroissante sur R si 0  a  1;
11) décroissante sur R,
12) croissante sur    ,   mod 2, décroissante sur   , 3  mod 2;
2 2 2 2
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13) croissante sur R;


14) croissante sur , 0 mod 2, décroissante sur 0,  mod 2;
15) croissante sur    ,   mod ; 16) décroissante sur 0,  mod .
2 2
Exercice 3.25. i) 1) bornée; 2) majorée et non minorée.
ii) 1) sup  max  25, inf  min  4;
2) sup  max  1, inf  min  0; 3) sup  max  1, inf  0, min n’existe pas.
4) sup  , inf  min  2. 5) sup  max  21, inf  min  3;
6) sup  max  1 , inf  ; 7) sup  , inf  min  2;
2
8) sup  1, inf  1; 9) sup  max   , inf  min  0.
2
Exercice 3.29. 1) y  x  2 , R; 2 i y   x , ii y  x ;
3
3 n’est pas inversible;
4) i) n’est pas inversible, ii) y   1  x 2 , x  0, . iii y  1  x 2 , x  0, 1
5) y  x , R  1; 6 y  x  1 , R  1; 7 y  1  x 3 , R;
1x x1
8) y  1  3 x , R; 9) y  x si   x  0, y  x si x  0;
2
10) y  logx  x 2  1 , R;
11) y  x si   x  1, y  x si 1  x  4, y  log 2 x si x  4.
2  6 3
Exercice 3.32. 1) ; 2 3  2; , 3 2  3 , 4  , 5  1.
4 2
Exercice 3.33. 1)  tg 0, 5; 2 1 sin 4a ; 3 tg b; 4 1 2
sin 2.
4 3 4
2t1  t 1  t3  t
2
Exercice 3.34. 1) 1  t; 2 1  t ; 3 .
1  2t 1  t 2  3
Exercice 3.35. 1) sinx  y sinx  y; 2 4 cos x cos x cos 5x ;
2 2
3 4 cos x cos x sin 5x .
2 2
Exercice 3.36. 1) 4 ; 2  4 ; 3  12 .
5 5 5
cos x  cosn  1 x sinn  1 x
Exercice 3.37. i) 2 2 ; ii 2  1.
2 sin x 2 sin x 2
2 2
; 2  3 ; 3  ; 4  ; 5  ; 6  .
3
Exercice 3.39. 1 
2 3 4 4 6
k  1
Exercice 3.40. 1 x  1  k , x  1 arcsin  k k  Z;
k
6 3
2 x    2k k  Z;
2
3) x  1 k1 1   k et x  1   2k;
6 2
4 x  arctg 2  k k  Z, x    2k;
4
2
5 x  arcsin1    2k
2
2
ou x  2k  1  arcsin1   k  Z; 6 x  k, x  arctg 2  k k  Z;
2
7 x  8 ; 8 x  3, x  1; 9 x  1; 10 x  0;
3
11 x  1 , x  5; 12 pas de solution; 13 x  2.
Exercice 3.41. 1 x  0; 2 x  2; 3 pas de solutions;
4 x   2 ; 5 x   log 5 4;
3
2 2 2 2
6 x  ou  x  1  x  3;
4 4
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94

7 1  5  x  1 ou 3  x  1  5 ;
8 2  x  1  2 ; 9 n  x    n n  Z;
4
10 k  arctg 2  x  k  arctg 6  k  x  2  k k  Z
1  10 1  10
11 arcsin  k   x    arcsin  2k k  Z .
3 3
Exercice 3.43. 1 x  0; 2 x  0; 3 x  1; 4 x  1; 5 x  0;
6 0  x  1; 7  1  x  0; 8 1, 1  0.
Exercice 3.44. 1) 2x 2  1, x  1, 1; 2) 3x  4x 3 , x  1, 1;
3) 1  x , x  1, 1;
2
 2  2 2
4) y    2 arcsin x si 1  x  , y  2 arcsin x si x ,
2 2 2
2
y    2 arcsin x si  x  1;
2
5) , y    2 arccos x si 0  x  1, y  2 arccos x  3 si 1  x  0;
2 2
2x 1  x 2  x
6) , x  1, 1; 7)  ; x  R;
2x 2  1 4 2
arctgx
8) 1 arctgx, x  R  ; 9) y  , x  0;
2 2
10) y  x si x  0,  mod 2, y   x si x , 2 mod 2;
2 2
1  x 3  2
11) y  , x  1, 1;
1  x2
x1  1  x 2 
12) y  , x  1, 1.
1  x2  x2
2 2  15
Exercice 3.45. i) 1 x  63 ; 2 x  ; 3 x  0;
65 12
4 x   3  1 17 ; 5 x  0, x  1; 6 x  0, x  1, x  1;
4 4
3
7 x  0, x   ; 8) x  0. iii) x  2, 0, 2.
2
Exercice 3.46.
i) 0 si a  k, 1 si a  2k, n’existe pas si a  2k  1, k  Z;
ii) diverge; iii) a) diverge, b) converge.
1  ch x  ch nx  chn  1x
Exercice 3.47. i) 1)  ; 2 ;
4 21  ch x
shx  shx  shn  1x
3 .
21  ch x
iv) 1) ch 4 x  3  ch2x  ch4x ; 2 sh 2 x  ch2x  1  1
8 2 8 2
Exercice 3.51. 1) 2x, x  R; 2) x si x  0,  x si x  0;
2 2
3) 1  x 2 , |x|  1; 4) x  1 , x  1; 5) x ; 6
2
x , x  R.
1x 2 1  x2
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95

Corrigés détaillés de certains exercices.

Exercice 3.5.
7) y  x  2 1  x . Le domaine de définition est
1x
D  x  R : 1  x  0, 1  x  0 .
1x
1  x1  x  0
On a 1  x  0   1  x  1. Donc D  1, 1.
1x 1x  0

14) y  logsin  
x . Le logarithme existe si sin x  0. Cette inégalité a lieu si

2k  x  2k  1 , k  0, 1, 2, . . . En simplifiant par  , on obtient
2k  1x  2k  1 k  0, 1, 2, . . .
Discutons ces inégalités en fonction de k  Z.
Pour k  0, on a: 0  1x  1  1  x  .
Pour k  1, 2, . . . on a 1 x 1 .
2k  1 2k
Pour k  1, 2, . . . on a 1 x 1 .
2k 2k  1
En regroupant ces différents résultats, on obtient finalement:
1  x  1 ou  1  x   1 , k  N.
2k  1 2k 2k  1 2k  2

18) y  log x1 x 2  3x  2. La fonction est définie si:


x1  0 x  1
x1  1  x0 .
x  3x  2  0
2
  x  1  2  x  
Ces dernières relations montrent que l’ensemble de définition est
D  1, 0  0, 1  2, .

x x0
19) y  . La fonction est définie si k  0, 1, 2, . . . D’où il découle que
sin x x  k
x0
k  0, 1, 2, . . .  x  0 et x  n.
xk
C’est à dire que D  R   N  .

20) y  sin 2x  sin 3x 0  x  2. On a


D  x  0, 2 : sin 2x  0, sin 3x  0
et, en général
sin 2x  0 2k  2x    2k, k  Z
 
sin 3x  0 2k   3x    2k  , k   Z,
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96

k  x  2k  1  , k  Z
 2
 
2k  x  2k  1  , k   Z.

3 3
D’après la condition donnée 0  x  2, on déduit que k  0 ou k  1 ou k  2 et k   0
ou k   1 ou k   2 ou k   3.
En combinant les différentes valeurs de k et k  , on déduit que pour la restriction x  0, 2,
le domaine est alors D  0,   4 , 3    2.
3 3 2

22) y  log sinx  3  16  x 2 . On a


D  x  R : sinx  3  0 et 16  x 2  0 .
et, en général
sinx  3  0 2k  x  3    2k,
 
16  x 2  0 x 2  16
3  2k  x  3    2k

|x|  4.
avec k  Z. Comme pour l’exercice 3.5, 20), la condition |x|  4 implique que k  0 ou
k  1.
3  x  3
Pour k  0 :  3  x  4.
4  x  4
3  2  x  3  
Pour k  1 :  3  2  x  3  .
4  x  4
Alors domaine de définition de la fonction est l’ensemble D  3  2, 3    3, 4.

23) y  x  1  log2x  3.


x2
3

On a D  x  R : x  0, x  2  0 et 2x  3  0 . D’ou
x0 x0
x2  0  x2 xD 3 , 2  2, .
2
2x  3  0 x 3
2

26) y  1  3 sin x . On a D  x  R : sin x  0 et


sin x
sin x  0  2k  x    2k, k  Z.
D   2k, 2k  1.
kZ

28) y  arccos2 sin x. On a D  x  R : 1  2 sin x  1 et


1  2 sin x  1   1  sin x  1
2 2
En résolvant cette double inégalité,on trouve
   k  x    k k  0, 1, 2, . . . ,
6 6
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c’est à dire que


D     k,   k.
6 6
kZ

33) y  2x! La fonction est définie si 2x  n  N  , c’est dire dans


D  n , n  N .
2

Exercice 3.6.
2 2
7) y  2x , D  R. On a: x  R, 0  x 2  x 2  1  0  y  2x  1. C’est à
x 1 x 1
dire fR  0, 1.
Montrons que 0, 1 fR, c’est à dire que f est surjective de R sur 0, 1. Soit y  0, 1,
montrons qu’il existe x  R tel que y  fx. On a
2 y
y  2x  x2   0, car 0  y  1,
x 1 1y
donc y  0, 1, il existe au moins x  R tel que y  fx. Ansi fD  0, 1.

11) y  x sgnx, x  R. On a
x  1  1 si x  0,
y  x  sgnx  0 si x  0,
x  1  1 si x  0.
Il est évident que   R, x sgnx  1.
D’où y  R  1, 1, c’est à dire fR  R  1, 1. De même, comme dans 7), on
montre que fR  R  1, 1.

Exercice 3.7.
1) y  22x . La fonction est définie sur D  R. On sait que a, b  R la relation
x 9
suivante est vraie:
a 2  b 2   2ab  a 2  b 2 .
Nous avons y  22x  1 . 2. x. 3 Ce qui implique que
x 9 3 x2  32
 1 . x 2  3 2  1 2. x. 3  1 . x 2  3 2 ,
2 2
3 x 3 3 x  32
2 3 x2  32
1 1 1 1
et   y  , donc fR   , . Comme pour l’exercice 3.6. 7), on montre que la
3 3 3 3
fonction est surjective de R sur  1 , 1 . Ainsi Im f   1 , 1 .
3 3 3 3

6) y  8  2x  x 2 . Le domaine de définition est le segment 4, 2 et y4  y2  0.


La fonction y  8  2x  x 2  9  x  1 2  0 prend la plus grande valeur si x  1  0,
c’est à dire si x  1. Comme on a y1  3, . alors 0  y  3 et f4, 2  0, 3. Comme
pour l’exercice 3.6. 1), on montre que la fonction est surjective de 4, 2 sur 0, 3 .

10) y  log1  2 cos x. La fonction est définie si


1  2 cos x  0  cos x  1    2k  x  5  2k, k  Z.
2 3 3
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98

Donc le domaine de définition est D   3  2k, 5  2k. Sur ces intervalles, on a:


3
kZ
0  1  2 cos x  3    y  log 3, donc fD   , log 3. Comme pour l’exercice 3.6.
7), on montre que la fonction est surjective de D sur   , log 3. Ainsi Im f   , log 3

11) y  sin 4 x  cos 4 x  sin 2 x  cos 2 x 2  2 sin 2 x. cos 2 x  1  1 sin 2 2x est définie sur
2
D  R. Il est facile de montrer que 1  y  1  1 sin 2 x  1. Donc fR   1 , 1 . Comme
2 2 2
pour l’exercice 3.6. 7), on montre que la fonction est surjective de R sur  1 , 1. Ainsi
2
Im f   1 , 1.
2

15) y  4 x  2 x  1. Le domaine de définition est D  R et la fonction peut s’écrire :


y  2 x  1  2  3 .
2 4
Pour x  1, y  3 . Alors x  R, y  3 , c’est à dire que 3  y  .
4 4 4
Donc fR   3 , . Comme pour l’exercice 3.6. 7), on montre que la fonction est
4
surjective de R sur  3 , . Ainsi Im f   3 , .
4 4

17) y  arcsinlg x . Domaine de définition: D  x  R : 1  lg x  1, x  0. Ce


10 10
qui donne
10 1  x  10.
10
D’où la fonction est définie sur le segment D  1, 100. D’autre part, on a
1  x  100  1  x  10  1  lg x  1. Et comme la fonction arcsin est
10 10 10

définie de 1, 1 sur  ,   , alors    y   . Donc
2 2 2 2
f1, 100   ,    . Comme pour l’exercice 3.6. 7), on montre que la fonction est
2 2
surjective de 1, 100 sur   ,   .
2 2

Exercice 3.8.
1) y  fsin x. Puisque la fonction fu est définie pour 0  u  1 , alors f est définie sur
D  x  R : 0  sin x  1 et 0  sin x  1  2k  x    2k, k  Z,
donc D 2k, 2k  1.
kZ

Ex
3) y  f x . Comme dans l’exemple précédent la fonction est définie si
Ex
0  x  1 et x  0. Comme x  R, Ex  x  Ex  1, alors si x  0, on aurait
Ex
x  1, donc x  0. D’autre part 0  Ex  x  x  n, n  N. Ainsi le domaine de
définition de cette fonction est l’ensemble des réels x  0 et x  n, n  N, c’est à dire
D  R   N  .

Exercice 3.12. On a, pour n  1 : f 1 x  fx  x . Cherchons d’abord la formule


1  x2
de récurrence. Pour n  2, on a:
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99

x x
x 1  x2 1  x2 x
f 2 x  ffx  f    .
1  x2 2
1 x 2
1  2x 2
1 x 1  x2
1  x2
Supposons que f n x  x et démontrons que f n1 x  x .
1  nx 2 1  n  1x 2
On a:
x
f n x 1  nx 2 x
f n1 x  ff n x    .
1 f 2n x 1 x 2
1  n  1x 2
1  nx 2
Donc n  N  : f n x  x .
1  nx 2

Exercice 3.13.
2) fx  1x   x 2  12 , x  0. Posons x  1x  z . On a |z|  2, x  R  . D’où l’on
x
trouve que
x 2  2  12  z 2  x 2  12  z 2  2.
x x
Alors on obtient fz  z 2  2, |z|  2 et en remplaçant z par x on trouve que
fx  x 2  2.

Exercice 3.14. On a
R  R   R   R
f1 f2 f3
x  t  f 1 x  1  x  s  f 2 t  t 2  1  x 2  f 3 s  3 s  3 1  x 2 ,
c’est à dire que fx  f 3 f 2 f 1 x  f 3 of 2 of 1 x.

Exercice 3.15.
5) fx  x  |x|1  x.
a) fx  0  x  |x|1  x  0  x  |x|  0 ou 1  x  0. D’ou x  0 ou x  1.
x  |x|  0 et 1  x  0
b) fx  0  x  |x|1  x  0 
ou x  |x|  0 et 1  x  0.
Pour le premier système des inégalités , on trouve 0  x  1 et pour le deuxième , il n’y a pas
de solutions . Ainsi fx  0 si 0  x  1.
x  |x|  0 et 1  x  0
c) fx  0  x  |x|1  x  0 
ou x  |x|  0 et 1  x  0.
Pour le premier système des inégalités, on trouve : x  0 et x  1. Ce qui implique que
x  1 et pour le deuxième, il n’y a pas de solutions. Ainsi fx  0 si 1  x  .

Exercice 3.16.
8) y  log2x  1  4x 2  La fonction est définie sur R. Alors on a:
fx  log2x  1  4x 2   log 1  4x 2  2x  log 1  4x  4x 
2 2

1  4x 2  2x
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100

 log 1   log2x  1  4x 2   fx  f est une fonction impaire.


1  4x  2x
2

13) fx  x. a x  1 . La fonction est définie sur R. On a:


x
a 1 x
fx  x a x  1  x. 1  a x  x. a x  1  fx
x x
a 1 1a a 1
donc f est une fonction paire.

Exercice 3.17. i)
fx  fx fx  fx
1 fx  x  1 3 . Soient x  et x  . Alors il est facile
2 2
de voir que x est paire, x, impaire et x  x  fx. On a:
x  1 x  1 3  x  1 3   1 6x 2  2  3x 2  1 et
2 2
x  1 x  1 3  x  1 3   1 2x 3  6x  x 3  3x.
2 2
Donc fx  x  1 3  x  x.

Exercice 3.18.
1) fx  A cos x  B sin x, x  R. On a: ,
fx  T  fx  A cosx  T  B sinx  T  A cos x  B sin x  0
 Acosx  T  cos x  Bsinx  T  sin x 
 2A sin 2x  T . sin T  2B cos 2x  T . sin T 
2 2 2 2
 sin T . 2A sin 2x  T  2B cos 2x  T  0, x  R
2 2 2
 sin T  0  T  k k  0, 1, 2, . . .   T  2k .
2 2 
Alors la plus petite période correspond à la valeur k  1. Donc T  2 .

3) y  2tg x  3tg x . Pour tout x du domaine de définition de la fonction et pour T  0


2 3
nous avons :
fx  T  fx  2tg x  T tg x   3tg x  T tg x  
2 2 3 3
2 sin T 3 sin T
 2  3  0.
cos x  T cos x cos x  T cos x
2 2 3 3
Cette équation est vraie pour tout x appartenant au domaine de définition de la fonction
donnée si et seulement si sin T  0 et sin T  0. Donc T  2n et T  3m n, m  N et
2 3
alors
2n  3m  n  m  k  N  n  3k, m  2k.
3 2
c’est à dire que T  6k k  0, 1, 2, . . . . La plus petite période strictement positive est égale
à 6.

5) y  sinx 2 .
Il est facile de voir que x 1  k et x 2  k  1 k  0, 1, 2, . . .  sont deux racines
successives de f. La distance entre deux racines est égale à
x 2  x 1  k  1  k    0. 
k  1  k k
D’où f n’est pas une fonction périodique. En effet si f était périodique de période T et x  est
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101

une racine de f, alors, on aurait


n  N, fx   nT  fx    0.
Donc la suite x n  n , où x n  x   nT, formée de racines de f, contredit (*) car n  1,
x n1  x n  T constante.

10) y tgx  sin x. Sachant que la fonction sinus est périodique, de période 2, et la fonction
tangente de période , alors on a
fx  2 tgx  2  sinx  2 tgx  sin x  fx.
Ainsi T  2 est une période de la fonction en question. On peut facilement montrer que
c’est la plus petite période.

12) y  cossin x, x  R.


Puisque la fonction sinus est une fonction périodique de période 2, alors on a
fx  2  fx  cossinx  2  cossin x  fx.
Donc la fonction est périodique de période 2. On peut facilement montrer que c’est la plus
petite période.

13) y  sin 4 x  cos 4 x, x  R. On a


y  sin 2 x  cos 2 x 2  2 sin 2 x cos 2 x  1  1 sin 2 2x  3  1 cos 4x.
2 4 4
Puisque y  cos kx est une fonction périodiqe de période 2 , alors la période de la fonction
k
donnée est T   .
2

Exercice 3.21.
1) y tgx, x    ,  . Soit x 1 , x 2    ,   arbitraires tels que x 1  x 2 . On a, d’une
2 2 2 2
part,
sinx  x 
y 1  y 2 tgx 1 tgx 2  cos x 11. cos 2x 2 et cos x 1  0, cos x 2  0
et, d’autre part, puisque x 1  x 2  0 et x 1 , x 2    ,  , alors
2 2
  x 1  x 2  0  sinx 1  x 2   0 tgx 1 tgx 2  0 
tgx 1 tgx 2 , x 1, x 2    ,  .
2 2
Donc y tgx est une fonction croissante sur    ,  .
2 2

3) y  x 2 , x  R  et x  R  . Soit x 1 , x 2  R  arbitraires et x 1  x 2 . On a
y 1  y 2  x 21  x 22  x 1  x 2 x 1  x 2   0  y 1  y 2  y  x 2 est croissante sur
R  . Considérons maintenant le cas x  R  . Soit x 1 , x 2  R  arbitraires et x 1  x 2 , alors
y 1  y 2  x 21  x 22  x 1  x 2 x 1  x 2   0  y 1  y 2  y  x 2 est décroissante sur R  .

Exercice 3.22.
9) y  lg1  x 3 , x   1, . Soit x 1 , x 2   1,  arbitraires et x 1  x 2 . On a
1  x 31
y 1  y 2  lg1  x 31   lg1  x 32   lg .
1  x 32
1  x 31 1  x 31
x1  x2  0   1  lg  0  y1  y2  0  y1  y2.
1  x 32 1  x 32
Alors la fonction .y  lg1  x 3  est croissante sur   1, .
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102

10). y  a x a  0, a  1, x  R. Considérons les deux cas


0  a  1 et a  1. Soit x 1 , x 2  R , x 1  x 2 arbitraires et 0  a  1. On a:
y 1  y 2  a x 1  a x 2  a x 2 a x 1 x 2  1  0,
car a  1 si x  0 . D’où y 1  y 2 , c’est à dire que la fonction. y  a x est décroissante pour
x

0  a  1.
Supposons maintenant que a  1. On a:
y 1  y 2  a x 2 a x 1 x 2  1  0,
x 1 x 2
car a  1 pour a  1 et x 1  x 2  0. Donc y  a x est une fonction croissante sur R.

11) y  2 1x  2 x1 , x  R. Soit x 1 , x 2  R arbitraires et x 1  x 2 . On a:


y 1  y 2  2 1x 1  2 1x 2   2 x 2 1  2 x 1 1 
et x 1  x 2  x 1  1  x 2  1  2 x 1 1  2 x 2 1  2 x 2 1  2 x 1 1  0. D’autre part, on a:
x 1  x 2  1  x 1  1  x 2  2 1x 1  2 1x 2  2 1x 1  2 1x 2  0.
Ainsi: y 1  y 2  0  y 1  y 2 . Donc y  2 1x  2 x1 est une fonction décroissante sur R.

Exercice 3.25.
ii) 3) y  1 , x  R. Il est évident que x  R, 0  fx  1. On a
1  x2
max f  sup f  f0  1.
Montrons que inf f  0. En effet, soit   0. On a
1    x2  1    |x|  |1  | .
1x 2  
Cela signifie qu’il existe x  R tel que 1 2  , c’est à dire que inf f  0. Comme
1x
1  0, x  R, alors min f n’existe pas.
1  x2

5) y  4 sin 2 x  12 sin x  5. Posons sin x  z, |z|  1. Alors y  4z 2  12z  5 est une


parabole dont les branches sont orientées vers le haut. Elle coupe l’axe des abscisses aux points
z 1  1 et z 2  5 . Comme y  4z 2  12z  5  2z  3 2  4 et 1  z  1, alors
2 2
max yz  y1  21 et min yz  y1  3. De cette façon nous avons démontré que
max fx  sup fx  21 et min fx  inf fx  3.

9) y arctg|x| x  R. On a: arctg: R       et alors


2 2
arctgx si x  R 
arctg|x|  arctgx si x  R 
0 si x  0.
Ce qui implique que arctg|x|  0; . Donc min f  inf f  0, sup f   , car

2 2
arctg(R    0,   et il n’y a pas de maximum.
2

Exercice 3.29.
1) y  2  3x, x  R  f : R  R est une bijection. Cela signifie qu’elle est inversible et
1 y2
f y  , y  R.
3

3) y  x 2 sur R n’est pas bijective sur R ,donc elle n’est pas inversible.
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103

6) y  x  1 , x   ; 11; . Il est facile de montrer que f est strictement


x1
décroissante sur son domaine de définition. D’où f est inversible et son inverse est
y1
f 1 y  , y   ; 11; .
y1

Exercice 3.30. Deux fonctions f : X  Y et g : Y  X sont mutuellement inverses si et


seulement si
fgy  y, y  Y et gfx  x, x  X.
1) fx  1 , x  2 ; gx  2x x 1 , x  0. On a
x2
f g
X  R  2  Y  R   R
fgx  1  1  x  x, x  0,
gx  2 2x  1  2 2x  1  2x
x
2 1 1 2x2
2fx  1 x  2 x2
gfx     x, x  2.
fx 1 1
x2 x2
Donc f et g sont mutuellment inverses.
1  x2
3) fx  e 2 x  X  0, ,
gx  1  2 lnx , x  Y   e ; 0. On a
1  g 2 x 1  1  2 lnx
fgx  e 2  e 2  e lnx  x, x  Y,
1x 2

gfx  1  2 lnfx  1  2 lne 2   1  2. 1  x  x, x  X.


2
2
Alors f et g sont mutuellement inverses.

5) fx  sin x, x  X    ; 3 ,
2 2
et gx    arcsin x, x  Y  1; 1. On a:
fgx  sin  arcsin x  sinarcsin x  x.
gfx    arcsinsin x      x  x,
car arcsinsin x    x sur   ; 3 .
2 2

Exercice 3.31.
i) a Soit f croissante et fx 1   x 1  0. On a:
x 2  x 1 et x 3  x 2  fx 2   fx 1   0.
Par récurrence supposons que x n  x n1  0. Montrons que x n1  x n  0. On a:
x n1  x n  fx n   fx n1   0 car f est croissante et x n  x n1 , donc x n1  x n , n  1, 2, . . .
b La démonstration est analogue à celle de a).
ii) Soit f décroissante et fx 1   x 1  0, c’est à dire que x 2  x 1 . Alors:
x 3  x 2  fx 2   fx 1   0.
Par récurrence, supposons que x n  x n1 . On a:
x n1  x n  fx n   fx n1   0 ,
car f est décroissante.
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104

Exercice 3.40.
1) 6 sin 2 x  5 sin x  1  3 sin x  12 sin x  1  0 
sin x  1 ou sin x  1 
3 2
 x  1 k arcsin 1  k ou x  1 k   k, k  Z.
3 6

Exercice 3.42.
1) Soit   arcsin x. Alors       et 0  cos   1. D’autre part, on a
2 2
0  cos   1  sin   1  sin 2 arcsin x  1  x 2 .
2

La démonstration est analogue pour l’autre égalité en remarquant que 0    arccos x  .

2) Démontrons que x  1, 1, arcsin x  arccos x   . On a, d’une part


2
.   arcsin x    0    arcsin x  
2 2 2
D’autre part cos   arcsin x  sinarcsin x  x et cosarccos x  x. Donc les valeurs
2
de arccos x et   arcsin x appartiennent au segment 0,  et ont le même cosinus. Cela signifie
2
que   arcsin x  arccos x.
2

6) Démontrons que sinarcctgx  1 , x  R. On a


1  x2
sin 2 arcctgx  1  1  sinarcctgx  1 ,
2
1  ctg arcctgx 1  x 2
1  x2
car arcctgx 0,  et sin   0,  0, . La démonstration analogue pour l’autre
égalité.

7) Soient  arctgx et  arcctgx. Alors on a, d’une part


      et 0    .
2 2
D’autre part, de     arcctgx   et tg  arcctgx ctg, on déduit que:
2 2 2 2
tg  arcctgx  ctgarcctgx  x    arcctgx  arctgx.

2 2

8) Soit  arctgx. On a, d’une part:       avec  1  sin   1 et d’autre part


2 2
2
tg  2 2
sin 2    x 2  sin 2 arctgx  x 2 
2
1  tg  1x 1x

x2 |x|
 sinarctgx   .
1  x2 1  x2
Si x  0, alors   arctgx  0 et donc  1  sin   sinarctgx  0
2
et si x  0, alors 0 arctgx   et donc 0  sin   sinarctgx  1, par conséquent,
2
x  R, sinarctgx  x .
1  x2
La démonstration est analogue pour l’autre égalité.
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105

Exercice 3.44.
1) y  cos2 arccos x. Le domaine de définition est : D  1, 1. Posons
  arccos x  0, . Alors on a
cos 2  cos 2   sin 2   2 cos 2   1  2cosarccos x 2  1  2x 2  1.
Une démonstration analogue donne sin2 arcsin x  2x 1  x 2 , x  1, 1.

4) y  arcsin2x 1  x 2 . Le domaine de définition est :


D  x  R : 1  x 2  0,  1  2x 1  x 2  1  1, 1.
On a, d’une part
x  1, 1      ,   : x  sin  et cos   0.
2 2
et, d’autre part
2x 1  x 2  2 sin  1  sin 2   2 sin  cos   sin 2 

  2 si    2    ,
2
 arcsin2x 1  x 2   arcsinsin 2  2 si    2   ,
2 2
  2 si   2  .
2
En remplaçant   arcsin x et en simplifiant les inégalités de droite, on obtient
 2
  2 arcsin x si  1  x  ,
2
arcsin2x 1  x 2    2 2
2 arcsin x si x ,
2 2
2
  2 arcsin x si  x  1.
2
Remarque. On obtient le même résultat en posant x  cos ,   0, .

6) Le domaine de définition est : D  1, 1. De la formule tg2  2 sin 2 cos  , on déduit
2 cos   1
que
2x 1  x 2
tg2 arccos x  , x  1, 1.
2x 2  1

10) Le domaine de définition est :


D  x  R : 1  cos x1  cos x  0, 1  cos x  0 
 R  2k  1, k  Z .
Comme la fonction est périodique, de période T  2, alors il suffit de l’étudier sur les
intervalles 0,  et , 2.
On trouve, après transformations
2 sin 2 x tg x si x  0, ,
1  cos x  2  tg 2 x  tg x  2
1  cos x 2 x
2 cos
2
2 2 tg x si x , 2,
2
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x si x  0, , mod 2


 arctg 1  cos x  arctg tg x  2
1  cos x 2  x si x , 2, mod 2.
2

Exercice 3.45.
2) arccosx  arcsin 1  arccos 1 ? Tout d’abord, on a
3 4
0  arcsin 1   , 0  arccos 1   et 0  arcsin 1  arccos 1  .
3 2 4 2 3 4
Alors
arccos x  arcsin 1  arccos 1  cosarccos x  cosarcsin 1  arccos 1  
3 4 3 4
 cosarcsin 1  cosarccos 1   sinarcsin 1  sinarccos 1 
3 4 3 4
2 2  15
D’où x  1  1 . 1  1 . 1  1   1, 1.
9 4 3 16 12

5) arccos 1  x 2  arcsin x? Notons tout d’abord que |x|  1 et que


x  1, 1, arccos 1  x 2  0,  
2
et, alors pour x  1, 1,
arccos 1  x 2  arcsin x  sinarccos 1  x 2   sinarcsin x
 1  cos 2 arccos 1  x 2   x  1  1  x 2   x  |x|  x  0.
Donc |x|  1 et x  0, c’est à dire que x  0; 1.

6) arcsin x  2arctgx? On a
sinarcsin x  sin2arctgx  x  2 sinarctgx cosarctgx
 x  2. x . 1  x  2x 2  0  x 3  x  0
1x 2
1x 2 1x
 xx  1x  1  0
Alors on a: x  0 ou x  1 ou x  1. On vérifie immédiatement que ces nombres sont
solutions de l’équation donnée.

Exercice 3.50.
2) Première méthode. On a
 e argchx  e logx x 1   e logx x 1  
argchx 2 2
shargchx  e
2 2
x  x 2  1   1
x  x2  1 x  x 2  1  2  1
   x2  1 .
2 2x  x  1 
2

2
Deuxième méthode, on utilise la relation shy  ch y  1 avec y argchx.

Exercice 3.51.
1) On a x  R, 2ch 2 x  1  1 et, alors
2 2
2ch x  1  ch2x  argch2ch x  1  argchch2x  2x.
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5) On a, x  R,
x
1  e x  e x
x
1  thx e e 2e x  e 2x  log 1  thx
 x   log e 2x  2x,
1  thx 1 xe x
 e 2e x
1  thx
x
e e
car log e t  t, t  R.
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Chapitre IV. Limites et continuité. Rappels de cours.

§1. limites de fonctions.

IV.1. Notion de voisinage.


i) Une partie V  R est dite voisinage du point x 0  R si elle contient un intervalle ouvert
contenant lui-même x 0 .
Cela signifie que: V est un voisinage de x 0  I  a, b  V et x 0  I.
ii) Une partie V  R est dite voisinage de  resp. de  si elle contient un intervalle
ouvert de la forme a,  (resp.   , a), a  R.
Cela signifie que : V est un voisinage de    I  a,   V   , a V.

IV.2. Notion de limite d’une fonction en un point. Soit f une fonction définie dans un
voisinage V de x 0 , sauf peut-être en x 0 .
On dit que f admet une limite   R quand x tend vers x 0 si
  0,   0, x  V : 0  |x  x 0 |    |fx  |  .
On note, dans ce cas lim fx  .
xx 0

IV.3. Extension de la limite. Soit f une fonction définie dans un ensemble V  R contenant
un intervalle de forme x 0 , a (resp. a, x 0 ).
i) Limite à droite, limite à gauche en un point. On dit que f admet une limite  à droite
(resp. à gauche) en x 0 si:
  0,   0, x  V : 0  x  x 0    |fx  |  
resp. 0  x 0  x    |fx  |  .
On note dans ce cas lim fx  lim fx   (resp. lim fx  lim fx  .
xx 0 0 xx 0 xx 0 0 xx 0
xx 0 xx 0
ii) Limite à l’infini et limite infinie.
1) lim fx      0,   0, x  V : x    |fx  |  ;
x
lim fx      0,   0, x  V : x    |fx  |  ;
x
2) lim fx    A  0,   0, x  V : 0  |x  x 0 |    fx  A;
xx 0
lim fx    A  0,   0, x  V : 0  |x  x 0 |    fx  A.
xx 0
3) lim fx    A  0,   0, x  V : x    fx  A;
x
lim fx    A  0,   0, x  V : x    fx  A.
x
4) lim fx    A  0,   0, x  V : x    fx  A;
x
lim fx    A  0,   0, x  V : x    fx  A.
x

IV.4. Opérations sur les limites. Soient deux fonctions f et g définies dans un voisinage
V de x 0 , sauf peut-être en x 0 , telles que lim fx   et lim gx    . Alors, on a:
xx 0 xx 0
1) lim fx  gx      ;
xx 0
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2) lim fx. gx  .   conséquence lim f n x   n , n  N) ;


xx 0 xx 0
3) lim . fx. gx     R;
xx 0

  si    0;
. fx
4) lim
xx 0 gx 
5) lim |fx|  ||;
xx 0
6) lim n fx  n  si   0, n  N.
xx 0
Remarque. Les propriétés 1-6 restent vraies quand
x  x 0  0, x  x 0  0, x  , x  .

IV.5. Limites remarquables.


x
1 ) lim sin x
x  1; 1  1x
2) lim  e.
x0 x
Pour les autres limites remarquables, voir les exercices 4.4 et 4.11.

IV.6. Limite supérieure et limite inférieure.


Définition 1. On dit que le nombre a  R est une valeur d’adhérence de la fonction f en x 0
s’il existe une suite u n , lim u n  x 0 , u n  x 0 , telle que lim fu n   a.
n n
On désigne par Adx 0  l’ensemble des valeurs d’adhérence de f au point x 0 .

Définition 2. On appelle limite supérieure (resp. limite inférieure) de f en x 0 la borne


supérieure (resp. la borne inférieure) de l’ensemble Adx 0 . On note
lim fx  sup Adx 0  resp. lim fx  inf Adx 0 .
xx 0 xx 0

Exemple. Déterminer Ad0 de la fonction fx  sin 1x . Si |a|  1, alors pour la suite
un  1 , n  1, on a
arcsin a  2n
lim u n  lim 1  0 et lim fx n   lim sin u1n  a.
n n arcsin a  2n n n
Donc tous les points de l’intervalle 1, 1 sont des valeurs d’adhérence, c’est à dire que
1, 1  Ad0. Comme |sin x|  1, x  R, alors f ne peut admettre des valeurs d’adhérence a
telles que |a|  1. Donc Ad0  1, 1. Et l’on déduit que lim sin 1x  sup1, 1  1 et
x0
lim sin 1x  inf1, 1  1.
x0

IV.7. Comparaison de fonctions. Notations de Landau.


Soient deux fonctions f et g définies dans un voisinage V de x 0 , sauf peut être en x 0 .
Définition 1. On dit que f est négligeable devant g en x 0 ou dans un voisinage de x 0 ou
lorsque x  x 0 , s’il existe une fonction h définie dans un voisinage de x 0 , sauf peut être en x 0 ,
telle que fx  hx. gx et lim hx  0.
xx 0
On note dans ce cas f  og x  x 0  et on lit:”f est égale à petit o de g au voisinage de
x 0 . Les équivalences suivantes sont vraies:
f  og x  x 0     0,   0, x  V : 0  |x  x 0 |    |fx|  |gx|
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fx
 lim  0 si gx  0 dans un voisinage de x 0 .
gx
xx 0
Si g  1, alors lim fx  0  f  o1 x  x 0 .
xx 0

Définition 2. On dit que f est dominée par g au voisinage de x 0 ou lorsque x  x 0 , s’il


existe une fonction h définie dans un voisinage V de x 0 , sauf peut être en x 0 , bornée telle que
fx  hx. gx
On note dans ce cas f  Og x  x 0  et on lit:”f est égale à grand O de g au voisinage de
x 0 . Les équivalences suivantes sont vraies:
f  Og x  x 0  
 k  0,   0, x  V : 0  |x  x 0 |    |fx|  k|gx|
fx
 est bornée dans un voisinage de x 0 .
gx
Si g  1, alors fx est bornée dans un voisinage de x 0  f  O1 x  x 0 .

Définition 3. On dit que les fonctions f et g sont équivalentes dans un voisinage de x 0 s’il
existe une fonction h définie dans un voisinage de x 0 , sauf peut être en x 0 , telle que
fx  hx. gx et lim hx  1.
xx 0
On note dans ce cas f  g x  x 0  et on lit:”f est équivalente à g au voisinage de x 0 . Les
équivalences suivantes sont vraies:
fx
f  g x  x 0   lim  1 si gx  0 dans un voisinage de x 0 .
xx 0 gx

Le théorème suivant est vrai:


Théorème. Si f 1  g 1 x  x 0  et f 2  g 2 x  x 0 , alors:
1) f 1 f 2  g 1 g 2 x  x 0  ,
f1 g
2)  g 21 g 2 x  x 0 ,
f2
3) |f 1 |  |g 1 | x  x 0  ,
4) si f 1  0, g 1  0, f 1  g 1 x  x 0 ,   R.

Remarques. En général,
1) on n’a pas f 1  f 2  g 1  g 2 x  x 0 .
2) |f|  |g| x  x 0  n’implique pas f  g x  x 0 .

IV.8. Tableau des équivalences. La notion d’équivalence est très utile dans le calcul des
limites. Pour cela, on donne le tableau des équivalences de certaines fonctions usuelles et
élémentaires les plus utilisées et cela au voisinage de x 0  0 :
1) sin x  x  sin x  x  ox;
2) tgx  x  tgx  x  ox;
3) e x  1  x  e x  1  x  ox;
4) log1  x  x  log1  x  x  ox;
2 2
5) cos x  1   x  cos x  1  x  ox 2 ;
2 2
6) r  Q  , 1  x r  1  rx  1  x r  1  rx  ox;
7) arcsin x  x  arcsin x  x  ox;
8) arctgx  x  arctgx  x  ox;
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9) shx  x  shx  x  ox;


10) ctgx  1x  ctgx  1x  o 1x .

§2. Fonctions continues.

IV.9. Définitions.
Définition 1. On dit qu’une fonction f est continue au point x 0  R si elle est définie dans
un voisinage de x 0 et lim fx  fx 0 .
xx 0

Définition 2. A l’aide des "   " . Soit f une fonction définie dans un voisinage V de
x 0  R. On dit que f est continue en x 0 si:
  0,     0, x  V : |x  x 0 |    |fx  fx 0   |.

Définition 3.  à l’aide des suites. Soit f une fonction définie dans un voisinage V de
x 0  R. On dit que f est continue en x 0 si:
u n   V : lim u n  x 0  lim fu n   fx 0  .
n n
Remarque. Les trois définitions sont équivalentes.

IV.10. Continuité à droite et continuité à gauche.


Définition 1. On dit que la fonction f est continue à droite (resp. à gauche ) au point
x 0  R si elle est définie dans un ensemble de la forme x 0 , a a  0 (resp.de la forme
a, x 0  a  x 0 ) et fx 0  0  fx 0  (resp.fx 0  0  fx 0 ).

Le théorème suivant est vrai:


Théorème. f est continue en x 0 si et seulment si , elle est continue à droite et à gauche au
point x 0 c.à.d. fx 0  0  fx 0   fx 0  0 .

Définition 2. (Continuité sur un ensemble). On dit que f et continue sur un ensemble


X  R si elle est continue en tout point de X.
Si X  a; b, alors en a et b, on considère la continuité à droite au point a et la continuité à
gauche au point b.

IV.11. Discontinuité. Classification des points de discontinuité . Si l’une de trois


conditions citées dans la définition de la continuité de f n’est pas satisfaite , alors f est dite
discontinue en x 0 . C’est à dire
1 soit f n’est pas définie au point x 0 ,
2 soit lim fx n’existe pas,
xx 0
3 soit lim fx  fx 0 .
xx 0
Dans le cas 1 si la limite lim fx   existe, alors en posant fx 0   , on rend la fonction
xx 0
continue en x 0 . On dit que l’on a prolongé f par continuité au point x 0 .

Définition. On dit que le point de discontinuité x 0  R de f est 1 de première espèce


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si fx 0  0 et fx 0  0 existent et sont distinctes, 2 de deuxième espèce si au moins l’une des
limites fx 0  0 et fx 0  0 est infinie ou n’existe pas.

Le théorème suivant est vrai:


Théorème. Toutes les fonctions usuelles et élémentaires réelles sont continues, chacune dans
son domaine de définition.

§3. Propriétés des fonctions continues.

IV.12. Théorèmes relatifs aux fonctions continues. Les théorèmes suivants établissant les
propriétés importantes des fonctions continues sont vrais et doivent être retenus:

Théorème 1. Si f et g sont deux fonctions continues au point x 0  R, alors les fonctions


f
f  g, fg, f   R, g gx 0   0 sont continues en x 0 .

Théorème 2. Si f est continue en x 0 et g continue en y 0  fx 0 , alors la fonction composée


gof est continue en x 0 .

Théorème 3. ( Bolzano-Cauchy). Soit f une fonction définie et continue sur le


segment   a, b telle que fa. fb  0 (c’est à dire que fa et fb sont de signes
contraires), alors il existe, au moins, un point c  a, b vérifiant fc  0 .

Corollaire. Tout polynôme réel de degré impair admet, au moins, une racine réelle.

Théorème 4. (Théorème des valeurs intermédiaires de Bolzano-Cauchy). Soit f une


fonction définie et continue sur un intervalle quelconque I  R et soient
a, b  I a  b . Alors pour tout nombre , compris entre fa et fb, il existe un nombre
c  a, b tel que fc  .

Corollaire 1. L’image d’un intervalle par une fonction continue est un intervalle.

Corollaire 2. Pour qu’une fonction monotone sur un intervalle soit continue, il faut et il
suffit que son ensemble image soit un intervalle.

Théorème 5. (Théorème de la fonction réciproque). Soit f une fonction définie, strictement


croissante (resp.strictement décroissante) et continue sur un intervalle quelconque I  R. Alors
f admet une fonction réciproque définie, strictement croissante ( resp strictement décroissante )
et continue sur l’intervalle J  fI.

Il est clair que si I  a, b, alors on a fa, b  fa, fb si f est croissante et
fa, b  fb, fa si f est décroissante.

Théorème 6. (Premier théorème de Weirstrass). Toute fonction définie et continue sur un


segment a, b est bornée.
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Théorème 7. (Deuxième théorème de Weirstrass). Soit f une fonction définie et continue


sur un segment a, b a  b. Alors f atteint ses bornes supérieure et inférieure, c’est à dire :
 x 1 , x 2  a, b : fx 1  sup fx et fx 2   inf fx.
a,b a,b

Cela signifie que fx 1  max fx et fx 2  min fx.


a,b a,b

IV.13. Continuité uniforme.


Définition. Soit f une fonction définie dans un intervalle I  R. On dit qu’elle est
uniformément continue sur I si elle vérifie:
  0,   0, x, x   I : 0  |x  x  |    |fx  fx  |  .
Conséquence. Toute fonction uniformément continue sur un intervalle est continue en tout
point de cet intervalle. L’inverse est faux.

Théorème de Cantor. Soit f une fonction définie et continue sur un segment a, b. Alors f
est uniformément continue sur a, b.
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Enoncés des exercices du chapitre IV.

Exercice 4.1. A l’aide de la définition ”  " , démontrer les limites suivantes:


1) lim 7x  2  9; 2) lim x 2  4;
x1 x2
3) lim x 2  1  3 ;
2
4 1
lim  0;
x2 x  1 5 log x
x0 
5 lim 2  ; 6 lim x  8  ;
x1 x  1 x4 x  4
2

8 lim x 2  1  1.
2
7 lim 2 4  0;
x x  3x  5 x x  1

Exercice 4.2. Démontrer les relations suivantes (de continuité des fonctions usuelles) avec x 0
appartenant au domaine de définition de chacune des fonctions données :
1) lim x n  x n0 n  N; 2) lim n x  n x 0 x 0  0, n  N  ;
xx 0 xx 0
3) lima x a x 0 ; 4 lim log x  log x 0 ;
xx 0 xx 0

5) lim sin x  sin x 0 ; 6) lim cos x  cos x 0 ;


xx 0 xx 0
7) limtgx tgx 0 ; 8 limctgx ctgx 0 ;
xx 0 xx 0
9 lim arcsin x  arcsin x 0 ; 10 lim arccos x  arccos x;
xx 0 xx 0
11 limarctgx arctgx 0 ; 12 lim |x|  |x 0 |.
xx 0 xx 0

Exercice 4.3. Démontrer, à l’aide de la définition , les limites suivantes:


 si a  1 , 0 si a  1 ;
1) lim a x  2) lim a x 
x 0 si 0  a  1 ; x  si 0  a  1 ;
 si a  1 ,  si a  1,
3 lim log a x  4 lim log a x 
x  si 0  a  1; x0  si 0  a  1;
5 lim arctgx   ; 6 
lim arctgx   .
x 2 x 2

Exercice 4.4.
i) Soit le polynôme Px  a 0  a 1 x  a 2 x 2  . . .  a n x n où
a i  R , i  0, 1, . . . , n, a n  0.
Démontrer que:
lim |Px|  .
x
ii) Soit la fraction rationnelle:
a  a1x  a2x2  . . .  anxn
Rx  0 , a 0 , a 1 , . . . . a n , b 0 , b 1 , . . . , b m  R, n, m  N.
b 0  b 1 x  b 2 x 2  . . . b m x m
Démontrer que :
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 , nm,
n an , n  m ,
lim Rx lim a n x m  bn
x x b m x
0, nm.

Exercice 4.5. Calculer les limites des expressions rationnelles suivantes:


1) lim x2  1 ; 2) lim x2  1
x0 2x  x  1 2x 2  x  1
2
x1
x2  1 ; x  a  1x  a
2
3) lim 4 lim ;
x 2x  x  1 x 3  an 3
2
xa
1  x  1  5x
5
1  mx  1  nx m
5) lim ; 6 lim m, n  N.
x0 x2  x5 x0 x2
5
 x  i
i1 2x  3 20 3x  2 30
7) lim ; 8 lim ;
x 5x  1 2x  1 50
5
x
1  x1  2x1  3x  1
10) lim x 2 3x  2x ;
3 2
9) lim x ;
x0 x2 x x6
11 lim 3 x 3
 x  2 ; 12 lim 1  3 ;
x1 x  x  x  1
2
x1 1x 1  x3
13) lim 1  2 1 ; 14 lim x2  x4 ;
x2 xx  2 2
x  3x  2 x1 x 2
 5x  4 3x 2
 3x  2
15) lim x 7
 5x 5
 4x 3
; 16) lim 2 x 4
 5x ;
x0 4x 7  3x 3 x x  3x  1
x3 18 lim x 2 3x  x ;
2 3 2
17 lim  x ;
x 2x  1
2 2x  1 x x 1
100
 x  i 10
19) lim x 2 4x  5 ;
2
20 lim i110 ;
x1 x 1 x x  10 10
21 lim x 50  2x  1 ; x 2
100 2
22) lim ;
x1 x  2x  1 x0 3x 2
 5x  1
x  h 3  x 3 x  1 5  x  2 5 . . . x  n 5
23 lim .; 24 lim ;
h0 h x x5  n5
25) lim 4 x 2 2 ; x2 x4
2
26 lim  ;
x 2 x  x  1 x1 x 2  5x  4 3x 2  3x  2
3x 2  2x  13x  x  2
2
27) lim lim 1  3 ; 28) lim ;
x20 x2 2x 8  x3 x 2x  1 4x 2
29) lim x 3 2x  1 ; lim x  x . . . x  n n  N;
2 2 n
30
x1 x x x1 x1

Exercice 4.6. Calculer les limites des expressions irrationnelles suivantes.


Indication. Dans cet exercice, on pourra utiliser l’exercice 4.2 et les techniques suivantes: a)
faire un calcul direct si possible; b) transformer l’expression irrationnelle en une expression
rationnelle par un changement de variables; c) ramener les radicaux du numérateur vers le
dénominateur et inversement:
x1 1 x  2  3 x  20
1) lim ; 2 lim ;
x0 3 x  1  1 x7 4 x  9  2
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116
m x 1
3) lim ; 4 lim x x 2  2x  2 x 2  x  x ;
n x  1 x
x1
x  x 2  1  n  x  x 2  1  n
5) lim 3
x 3  3x 2  x 2  2x ; 6) lim ;
x x xn
x2  1  x x  13  2 x  1
7) lim ; 8 lim ;
x 4
x x x
3 x3 x2  9
3 x  6  2 4 x  2
9) lim ; 10 lim ;
x2 x 8
3
x16 x 4
x  a  xa n 1  x  1
11) lim a  0; 12) lim x n  N;
xa x2  a2 x0

3 1 
x  41 x
3 4 3 27  x  3 27  x
13 lim ; 14) lim ;
x0 1 1 x x0 x  2 3 x4
2
15 lim 3  2 ; 16) lim x x x  x ;
x1 1  x 1  3 x x

x x x
17 lim 3x  1 ; 18 lim ;
x 5x  3 x x x1
x  x1 1 1x 1
19 lim ; 20 lim ;
x1 x2  1 x0 x2
x2  4  2
21 lim .
x0
x2  9  3

Exercice 4.7. Calculer les limites des expressions trigonométriques suivantes:


tgx  sin x
1) lim 1  cos 2
x; 2 lim ;
x0 x x0 sin 3 x
3) lim sin 5x  sin 3x ; 4 lim cos x  2cos 3x ;
x0 sin x x0 x
5) lim 1  cos x  sin x ; 6 lim tan 2x tan   x ;
x0 1  sin px  cos px x 4
4
7) lim xctg3x; 8 lim 1  xtg x ;
x0 x1 2
9) lim sin x  sin a ; 10 lim cos x  cos a ;
xa
xa xa
xa
tgx  tga
12 lim tan x  3 tan
3
11) lim x  a ; x
xa x cosx   ;
3 6
tga  xtga  x  tg 2 a 1  ctg 3 x
13) lim ; 14 lim ;
x0 x2 x
4
2  ctgx  ctg 3 x
1  tgx  1  sin x sina  2x  2 sina  x  sin a
15) lim 3
; 16) lim ;
x0 x x0 x2
cos x  3 cos x
17 lim 1  x ;
2
18) lim ;
x1 sin x x0 sin 2 x
1  cos x 2
19 lim 2 sin2 x  sin x  1 ; 20) lim
2
;
x 2 sin x  3 sin x  1 x0 1  cos x
6
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117

1  cos x sinx   
21 lim ; 22) lim 3 ;
x0 1  cos x x 1  2 cos x
3
23 lim sin x; 24 lim 1  cos 5x ;
x
x x 1  cos 4x

25) lim 3 arcsin x .


x0 4x

 , f  0. Démontrer les résultats


Exercice 4.8. Limites du type lim fx gx x 0  R
xx 0
suivants:
i si lim fx  a et lim gx  b a, b  R , alors lim fx gx  a b ;
xx 0 xx 0 xx 0
ii) si lim fx  a  1 et lim gx  , alors:
xx 0 xx 0
 , |a|  1 ,
lim fx gx 
xx 0 0 , |a|  1 ;
lim fx1gx
iii) si lim fx  1 et lim gx  , alors :lim fx gx e xx0 .
xx 0 xx 0 xx 0

Exercice 4.9. Calculer les limites suivantes.


Indication. Dans cet exercice on peut utiliser l’exercice 4.2, ainsi que l’exercice 4.8.
2

1) lim x  3 2x1 ; 2 lim x2 x


x x  2 x 2x  1
1 x 1 x

3) a lim 1x 1x


, b lim 1x 1x
;
x0 2x x1 2x
1 x

c lim 1x 1x


;
1
4) lim1  sin x x ;
x 2x x0
1 x1
5 lim cos x ; x2 6) lim x 2  1 x1 ;
x0 cos 2x 2 x x2  1
x
x2  1 8) lim tg   x
ctgx
7 lim ; ;
x x2  2 x0 4
9 lim sin x tgx ; 10) lim x 1  2x ;
x x0
2
lim n  x ; x  a x;
n
11 n xa 12) lim
n1 x
2
log x  log a
13 lim 1  x 2  ctg x ; 14) lim xa a  0;
x0 xa
15 lim xlogx  1  log x; 16) lim 1  sin x ctgx ;
x x0
1 1
1  tgx sin x
lim sin x
xa
17 lim ; 18) ;
x0 1  sin x xa sin a
log a 1  x 1
19 lim x ; 20) lim cos x sin x ;
x0 x0
logx  h  logx  h  2 log x
21) lim 2
x  0;
h0
1
h
lim 1  x2 x x ; 23 lim a x 1 a  0;
x 2 x
22)
x0 1  x3 x0
1  x a  1 
24) lim x ; 25 lim 1  cos 2
x   R;
x0 x0 x
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 
x
26) lim ax  x a a  0; 27 lim x   a  a  0;
xa
a xa x  a
28) lim n n x  1 x  0; 29 lim log1  2 x  log1  3x  ;
n x x
1 2x1 log 10 x  1
30) lim ; 31 lim ;
x x2 x10 x  10
3 1  x  1  sin x
32) lim ; 33 lim x log 2 10  x ;
x0 log1  x x 5x
35 lim 1  cot x ;
log cos ax
34) lim ;
x0 log cos bx 1 log tan x
x
4
log cos 
x ; 1
36) lim 37 lim x3 x  1;
x 1 x
x2 1
39 lim e  e ;
1 7x 2x
38) lim x 2 4 x  4 x1 ;
x x0 tan x
3 x2
40) lim 1  tan 2 x  x ; 41 lim x 2
 4 ;
x0 x x 2  4
1 1
42) lim lim 1x x x
; 43 lim1  3x 4  sin 2 x ;
x0 x0 x0
1
 log cos x
44) limcos x x2 ; 45 lim ;
x0 x0 x2
2
46) limcos 6x cot x ; 47 limloge  x cot x ;
x0 x0

lim cosh 2x  1 ;
log cosh 5x
48) 49 lim ;
x0 cos x  1 x0 x2
50) lim e sinh 3x
 e sinh x ; 51 lim x 2  log cosh x 2 ;
x0 tanh x 1 x
3x
52) lim cosh 2x x ; x
2
53) lim
x 2  x
;
x0 cosh x
x3
54 lim tan   x 3x  x  1
tan 2x 2 1x
; 55) lim
x 2x 2  x  1
;
x 8
4
1
56) limcos x x2 .
x0

Exercice 4.10. Calculer les limites latérales suivantes:


1) lim x  3 ; 2 lim 2  x2 3) lim 2  x 1/x ;
x30 |x  3| x20 4  x x00
tan4x   1 log1  e x 
4 lim ; 5 lim ; 6 lim ;

x  2x   x0 1  e
1/x x x
4 2
x 2 si x  1 ,
|sin x|
7 lim x ; 8 lim 1/2 si x  1 , 9) lim arctg 1 .
x0 10 x10 1x
x si x  1 ;

Exercice 4.11. Démontrer les limites suivantes ( à retenir):


x x
a a
1) lim x   ; en déduire que lim k   a 1, k  0 ;
x x x
log a x
2) lim  0 a  1, k  0 ;
x xk
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3) lim x k log a x  0  a  1, k  0;


x0
0 si k  1,
4) lim sin kax  a si k  1,
x0
x
 si k  1.

x  x2  a2
Exercice 4.12. Calculer h  lim fx  lim fx si fx  log .
x x x  x2  b2

Exercice 4.13. Dans cet exercice, on pourra utiliser les résultats des exercices précédents.
Calculer les limites suivantes , si elles existent:
arctg2  x  sinx  2 2 4
1  x2  x3  1
1) lim ; 2) lim ;
x2 x2  4 x0 log cos x
x 3 10 x cos x  sin 3 x 2 sin x 2  x 3  log1  x
3) lim ; 4) lim ;
x0
1  1  x3 x0
x x x
x arctg x e 7 3 x  1 sin 2x  2tgx 2  1  cos 2x 3
5) lim ; 6) lim ;
x0 tg 3 x log1  3x x0 7
tg 6x  sin 6 x
x
logx 2  e 
7) lim 2x
quand a x  0 , b x  ;
logx 4  e 
cosa  2x  2 cosa  x  cos a 2  2 cos x
8) lim ; 9) lim ;
x0 x 2
x   4x
4
10) lim x  2 logx  2  2x  1 logx  1  x log x ;
x
x2  1
x x
11) lim 2e x  1  1 ; 12) lim x cos x ;
x0 x0

13) lim x   arctan x ;


x 4 x1
14) lim x 2  x  x quand a x  , b x   ;
ax bx
e e
15) lim sin logx  1  sin log x; 16) lim ;
x
x0 sin ax  sin bx
log 1  x
17) lim 1x ; 18) lim xE 1x ;
x0 arctg1  x  arctg1  x x0

19) lim sh x  x  sh x  x ;
2 2
20) lim x  log chchx ;
x x
1 1 log1  x x
21) lim x 2 e x  e 1  x ; 22) x
lim  1 log x ;
x log x
23) lim a x chx;
x
x  x2  1  x  x2  1
9  2x  5
3 3

24) lim x ; 25) lim ;


x x8 3 x  2

x 2 sin 1x 3
x  x 2  3 x  2x 3
26 lim ; 27) lim ;
x0 sin x x0 3 x  3 2x  2x 2
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lim x  3 1  x 3 ;
28 x 29) lim x
x0 1  cos x
30 lim cos ax k cos bx k  R; 31 lim x 3 E 13 ;
x0 x x0 x
x 1  2x 3
32) lim ; 33) lim ;
x Ex  1 x4 x 2
3 x  1 2  3 x  1 2
log2  e 3x 
34 lim
x
3 x ; 35) lim
x log3  e 2x 
;
x2
36) lim e  cos x.
x0 sin 2 x

Exercice 4.14. Démontrer que les limites suivantes n’existent pas:


1 lim cos x ; 2 lim sin 1x ;
x x0
3 lim x  Ex; 4 lim coslog|x| ;
x x0
0, x0 1, x0,
5 lim g  fx si: fx  et gx 
x0 x cos 1x , x  0 , 0, x  0 .

Exercice 4.15. Soit la limite: lim x 2  1  ax  b 0.


x x1
i) Touver a et b.
ii) Quelle est la signification géométrique de cette relation?

Exercice 4.16. Démontrer le théorème de Cauchy suivant: si la fonction y  fx est définie
sur l’intervalle a,  et est bornée sur tout intervalle borné a, b b  R , alors:
fx
i lim x  lim fx  1  fx;
x x
1 fx  1
ii lim fx x  lim fx  c  0,
x x fx
en supposant que les limites dans les parties de droite existent.

Exercice 4.17. Soit la fonction y  fx définie dans l’intervalle a,  et vérifiant les
conditions suivantes:
i) f est bornée dans tout intervalle borné a, b ; ii) lim fx  1  fx   .
x
fx
Montrer alors que: lim x  .
x

Exercice 4.18. Soit la fonction y  fx définie sur l’intervalle a,  et vérifiant les
conditions suivantes:
i) f est bornée sur tout intervalle borné a, b ;
ii) pour un certain entier naturel n , il existe une limite finie ou infinie de :
fx  1  fx
lim .
x xn
Montrer alors que: lim n1 
fx  .
x x n1
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Exercice 4.19. Démontrer les formules suivantes ( à retenir): n  N ,


1 lim 1  nx
n
e x  x  R ;
n
2 n
2 lim 1  x  x  ...  x e x x  R .
n 1! 2! n!

Exercice 4.20. Trouver les fonctions limites suivantes: n  N,


2 n
1 y  lim n 1  x n  x x  0; 2 y  lim x n2 x  0;
n 2 n 2 2n  x 2n
2n x
xtg  x
3 y  lim 4 x  0; 4 lim n |x| n  |y| n ;
2n x
n tg 1 n
n 4
5 y  lim x ; 6 y  lim x  1arctgx n ;
n 1  x n
n
7 y  lim n 1  e nx1 .
n

Exercice 4.21.
i) Calculer les limites suivantes : n  N,
1 lim x n1  x n2  . . .  x 2n ;
n n  1! n  2! 2n!
2 lim 1  x1  x 2 1  x 4  . . . 1  x 2n  si |x|  1 ;
n
3 lim cos x cos x . . . cos xn x  0;
n 2 4 2
4 lim tg   2 1 tg  . . . 2 n tg n  indication: tgx ctgx  2ctg2x;
n 4 2. 4 2 .4
ii 1) Calculer la somme
S n  arctg 1  arctg 1  arctg 1 . . .  arctg 1 2 .
2 8 18 2n
2 En déduire la limite de S n n  .

Exercice 4.22. Soit la fonction y  fx  sin 1x . Démontrer que pour tout réel a, vérifiant
la condition 1  a  1, on peut choisir une suite x n  0 quand n   telle que
lim fx n   a.
n

Exercice 4.23. Dans un cercle de rayon r on inscrit un carré, puis dans ce carré, on inscrit un
autre cercle dans lequel on inscrit de nouveau un carré ; on poursuit ce processus n fois . On
demande de calculer la limite de la somme des surfaces de tous les cercles ainsi que la limite de
la somme des surfaces de tous les carrés ainsi inscrits.

Exercice 4.24. Calculer limfx et limfx quand:


i) x  0 si:
1 fx  sin 2 1x  2 arctg 1 ;
x 2 fx  2  x 2  cos 1x ;
1
sec 2 x
3 fx  1  cos 2 1x 1
avec secx  cos x
ind. utiliser:   log1    ;
1
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ii) x   si:
1) fx  sin x; 2 fx  x 2 cos 2 x;
2
3 fx  2 sin x ; 4) fx  x x  0.
1  x 2 sin 2 x

Exercice 4.25.
i) Démontrer que les fonction suivantes ne sont pas bornées au voisinage de l’infini:
1) y  x sin x ; 2 y  x cos x.
Sont-elles infiniment grandes? Montrer leurs comportements sur un dessin.
ii) Mêmes questions pour:
1) y  1x cos 1x  x  0 ; 2) y  xarctgx x   ;
3 y  2  sin x log x x   ; 4 y  1  sin x log x x  ;
5) y  2 x arcsin(sinx x  .

Exercice 4.26. Est-ce que les fonctions y  log sin x et y  log cos x sont bornées sur leur
domaine de définition?

Exercice 4.27. Démontrer les égalités suivantes quand:


i) x  0. :
1) 2x  x 2  Ox; 2 x sin x  Ox 3/2 ;
3) x sin 1x  O|x|; 4 log x  o 1    0 x  0;
x
1
5) arctg x  O1; 6 1  x  1  nx  ox si n  N  ; ;
n

7) 2x 3  3x 2  ox.

ii) x   :
1) 2x 3  3x 2  1  Ox 3 ; 2) x2  1  O 1x ;
x 1
arctgx
3) x  x 2 sin x  Ox 2 ; 4  O 12 ;
1  x2 x
5) log x  ox   si   0 ; p x 1
6 x e  o q si p, q  N  .
x

Exercice 4.28. Pour x  x 0 , montrer que:


i f  og  f  Og ; ii Og  Og  Og ;
iii ogO1  og ; iv og  Og  Og ;
v OgO1  Og ; vi Oog  og ;
vii oOg  og ; viii oog  og ;
ix OOg  Og .
Donner une interprétation de ces formules.

Exercice 4.29. Pour x  x 0 , montrer que :


f  g  f  g  of  f  g  og  f  g1  o1
fx
lim  1 si gx  0.
xx 0 gx
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123

Exercice 4.30. Démontrer que la relation ”f  g" est une relation d’équivalence.

Exercice 4.31. Montrer que:


1 x  x  x  x x   ;
2 x x x  8 x x  0  0 ;
3 x 2  x log 100 x  x 2 x   ;
a0  a1x  . . .  anxn n
4  a n x m x  ;
b0  b1x  . . .  bmx m bmx
3/2
5 x  1  x  1  2 x   1 1x x  .
4

Exercice 4.32. Montrer que:


2
1) arcsinx arctgx argshx argthx  x; 2) chx  1  x
0 x 0 0 0 0 2 x
3 chx  shx  e ; 4 ) chx  shx  e ;
  2   2
5) argch1  x  2x ; 6) argchx  argshx  log x.
0  

Exercice 4.33.
1) Soient f, g deux fonctions définies et positives dans un voisinage de x 0  R. On suppose
que f  g.
x 0 
i) A-t-on log f  log g? Considérer l’exemple suivant:
x 0 
fx  1  x  sin 2 x, gx  1  x, x 0  0.
2
ii)Montrer que si lim fx lim gx  0 ou lim fx lim gx  , alors log f  log g.
xx 0 xx 0 xx 0 xx 0 x 0 
iii) A-t-on e  e ? Considérer l’exemple suivant:
f g
x 0 
fx  14 , gx  14  12 , x 0  0.
x x x
iv) Montrer que e f  e g lim fx  gx  0.
x 0  xx 0
v) Montrer que n f  n g n  N.
x 0 

2) Application: calculer les limites suivantes:


i) lim|sin x| tan x ; ii lim |tan x| cos x .
x0 x
2

Exercice 4.34 . Démontrer la formule asymptotique suivante:


p
x 2  px  q  x   O 1x , x  .
2

Exercice 4.35. Soient


fx  x sin x, gx  x  sin x et hx  x 2  sin 2 x ;
pour deux quelconques de ces trois fonctions  et  , a-t-on   O x  ?
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124

Exercice 4.36. Comparer les fonctions f n x  x n n  N quand:


a) x  , b x  0 :
i entre-elles ; ii avec la fonction gx e x x  .

Exercice 4.37. Comparer les fonctions f n x  n x n  N quand:


a) x  , b x  0 :
i entre -elles ( en fonction de n ; ii avec la fonction gx  log x x  .

Exercice 4.38. Les fonctions y  1  x et y  1  x sont-elles infiniment petites lorsque


1x
x  1? Quel est l’ordre de comparaison entre-elles?

Exercice 4.39. Montrer que lorsque x  1 les infiniment petits fx  1  x et


gx  a1  k x  avec a  0 et k  N  sont du même ordre. Pour quelle valeur de a sont-ils
équivalents?

Exercice 4.40. Les propositions suivantes sont-elles vraies ou fausses ?


P 1  : x  o x , x  0  ; P 2  : x 2  ox 2  1 , x  ;
P 3  : sin x  x  ox , x  0; P 4  : 1  x 2  cos x  ox 2 , x  0;
P 5  : of  of  of , x  x 0 ; P 6  : ox 2   ox  ox, x  0;
P 7  : ln1  x  x  o1 , x  0; P 8  : x 3  ox 4 , x  ;
P 9  : e  e  sin 2x  sin x, x  0.
2x x

Exercice 4.41. Trouver l’ordre des infiniment petits suivants si :


1) 3 1  3 x  1, x  0; 2 e x  1, x  0  ;
3 e sin x  1, x  0; 4 log1  x sin x , x  0  ;
2
5 e x  cos x, x  0; 6) e x  cos x, x  0;
7) sin 1  x  1, x  0; 8 arcsin 4  x 2  2, x  0.

Exercice 4.42. Trouver les parties principales de la forme . x  des fonctions suivantes dans
les voisinages indiqués:
1 2x  3x 3  x 5 x  0 ; 2 1  x  1  x x  0
3) 2x  x  x x  0 ; 4) 1  2x  3 1  3x x  0;
2e x  cos x  1 2  x 5  2
4

5) x  0; 6 tgx  sin x x  0 ;


9 x4
4
7 1  xcos x x  0 ; 8 e x  cos x x  0
2

9) sin 2 2x  arcsin 2 x  2 arctan x 2 x  0;


10 log1  x 2   2 3 e x  1 2 x  0 ;
11 arcsin 4  x 2  2 , x  0 ; 12 1  x  1  x  2, x  0;
13) a  x 3  a a  0 (x  0; 14) 3
x 2  x x  0 .
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Exercice 4.43. Pour x  1, déterminer les parties principales de la forme x  1  des
fonctions suivantes:
1 x 3  3x  2 ; 2 3 1  x ; 3 log x ; 4 e x  e; 5 x x  1 .

Exercice 4.44. Pour x  , déterminer les parties principales de la forme . x  des
fonctions suivantes:
1 x 2  210x  1000; 2 2x 5 ; 3 3 x 2  x  x ;
x  3x  1
3

4 1  1  x . ; 5) 2x  x  x .


Exercice 4.45. Pour x  , déterminer les parties principales de la forme  1x des
fonctions suivantes:
1 x4  1 ; 2 x  1  x ;
x 1
3 1x sin 1x ; 4 x  2  2 x  1  x
1
5) 1  cos 1  cos x .


Exercice 4.46. Pour x  1, déterminer les parties principales de la formes  1 des
x1
fonctions suivantes:
1 x2 ; 2 1x ; 3 x ;
x 1
2 1x 3 1  x

1 log x
4 ; 5 .
sin x 1  x 2

Exercice 4.47. A l’aide des équivalences ou des symboles de Landau, calculer les limites
suivantes:
arcsin x
1  x2
1 lim ; 2 lim sin 3x sin 5x ;
x0 log1  x x0 x  x 3  2
4 lim cos x  cos 2x ;
log x
3 lim ;
x1 1  x x0 1  cos x
2 2  cos x  sin x 3
5 lim ;
x 1  sin 2x
4
2
log 1  1  x 2  x 3  1  x  x 4
2
6 lim ;
x0 sin log 1  tan e sin 2 x  e cos x  1  e
x2 x2
sinh 2 x ; a b
7 lim 8 lim x x 2  a 0, b 0 ;
x0 logsinh 3x x0 a  b 
cosh x  1 log1  x 2  1  e x  arccos x 2
9) lim ; 10 lim ;
x0 x 2  x 3  arctan x x0 sinh x 3 1  x  1

12 lim 1x log e x 1 ;


log cos ax x
11) lim b  0;
x0 log cos bx x
arg cosh x  arg sinh x 2
13) lim tan 4x  tan 2x ; 14 lim ;
x0 log1  x x logx 2  x 2
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x 3 10 x cos x  sin 3 x x arcsin x e 7 3 x  1


15) lim ; 16) lim ;
x0
1  1  x3 x0 tan 3 x ln1  3x
sin 2x  2 tan x  1  cos 2x 3
2
17) lim .
x0 tan 7 6x  sin 6 x

§2. Exercices sur la continuité

Exercice 4.48. Etudier la continuité des fonctions suivantes:


0, x  0,
x 2 si 0  x  1 x, 0  x  1,
1 y  ; 2) y 
2  x si 1  x  2 x  4x  2 , 1  x  3,
2

4x , x  3;
sin x , x  0, sin x ; x  0,
3 y  x ; 4 y  |x| ;
1, x  0; 1, x0;
x  sin 1 , x  0,
5 y  x 6) y  Ex;
0, x  0 ,   R;
7 y  x  E x ; 8) y  x  Ex;
xE 1x  si x  0
9 y  xEx; 10 y 
1 si x  0;
11) y  E 1x ; 12) y  sgnx;
1 
13 y  sgnsin x; 14) y  e 2
x si x  0,
0 si x  0;
x  |x| sin x si 0  x  1,
15) y  x ; 16) y 
log x si 1  x  2.

Exercice 4.49. Etablir s’il existe des valeurs de a, pour lesquelles les fonctions suivantes
sont continues au point x 0 indiqué:
ax 2  1, si x  0 , x 2  4 si x  2
1) y  2) y  x2
x , si x  0; x 0  0, a si x  2, x 0  2;
1 si x  1 x si x  0,
3) y  1  x 2 4) y  ln1  2x
a si x  1, x 0  1; a si x  0; x 0  0,
1  x si x  1 , x 0  1,
x sin 1x si x  0,
5 y  1  x3 6) y 
a si x  1; a si x  0, x 0  0;
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sin 1x si x  0, cos x si x  0, ,
7) y  8) y 
a si x  0, x 0  0; ax  1 si x  0 x 0  0;
1  x n  1
si x  0 , n  N,
9) y  x
a si x  0; x 0  0.

Exercice 4.50. Pour quelles valeurs des paramètres a, et b, figurant dans les définitions des
fonctions suivantes, celles-ci sont continues dans leurs domaines de définition ou dans les
domaines indiqués?
x  1 3 si x  0
x si |x|  1
1 y  ax  b si 0  x  1 2 y 
x 2  ax  b si |x|  1;
x si x  1;
x  1 2 2 sin x si x   ,
si |x|  1 2
x2  1 
3 y  4 y  a sin x  b si x  ,
a si x  1 2 2
cos x si x   .
b si x  1; 2
x cos x
2 si x    , 3 , x  0, x  ,
sin x 2 2
5 y 
a si x  0,
b si x  .
Tracer le graphe de la fonction 4).

Exercice 4.51. Peut-on prolonger par continuité les fonctions suivantes aux points indiqués
1 fx arctg 1 en x  2 ; 2 fx  1  x sin 1x en x  0 ;
x2
log1  x  log1  x
3 fx  x 3  1 en x  1 ;
2
4 fx  x en x  0 ;
x 1 2
sh x
5) fx  sin x sin 1x en x  0; 6) fx  en x  0;
logch3x
1x 1 1
7) y  lim en x  0; 8) y  1  x x en x  0;
x0 3 1  x  1

tg2x
9) y  x en x  0; 10) y  x ln x 2 en x  0;
cos x  sin x , x   ,
x  4
11) y  4 en x 0   .
4
 2 x , x  
4 4

Exercice 4.52. Déterminer les points de discontinuité , ainsi que leurs espèces, des fonctions
suivantes:
|2x  7|
1 y  2 x  1 ;
2
2 ;
x  3x  2 2x  7
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|x  2| 1  cos x ;
3 y  ; 4 y 
arctgx  2 4  x2
5 y sgnsin  x ; 6 y  2 1 ;
x x  1
7  y  lim 1  x3 ; 8 y arctg 1x ;
x1 1  x
9 y  x arctan 1x ; 10 y  x ;
sin x
11  y  cos 2 1x ; 12 y  1 ;
ln x
1 ,x0
1 x1
13 y  e x x ; 14 y  x  1 2 , 0  x  2 ;
1  x, 2  x
1 ; |x  1|
15 y  16 y  ;
x2  x4 x2  x3
1 x  1 2  x  1 2
17 y  ; 18 y  lim ;
x  Ex x0 x2  x
19) y  ctgx  ctg x .

Exercice 4.53. Démontrer que:


1 si x  Q ,
i) la fonction définie par fx  n’est continue en aucun point de R;
0 si x  R  Q ,
x 2 si x  Q ,
ii) la fonction fx  est continue seulement au point x  0.
x 2 si x  R  Q ,

Exercice 4.54.
i Dire, en justifiant la réponse, si les affirmations suivantes sont vraies ou fausses:
1) La somme de deux fonctions discontinues est discontinue.
2) Le produit de deux fonctions discontinues est discontinu.

ii L’image d’un intervalle ouvert par une fonction continue est-elle un intervalle ouvert?
Décrire tous les cas possibles de l’image d’un intervalle quelconque par une fonction continue.

iii) Donner des exemples de fonctions continues sur un intervalle dont l’ensemble image est:
1) un segment , 2) un intervalle , 3) un semi-intervalle.

Exercice 4.55. Soient fx  1  3xEx et gx  2E 2 x. Etudier la continuité de
f, g, f  g au point x 0  2. Commenter.

Exercice 4.56. Etablir la continuité des fonctions fgx et gfx , si


1) fx sgnx et gx  1  x 2 ;
2) fx sgnx et gx  x1  x 2 
3) fx sgnx et gx  1  x  Ex.
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Exercice 4.57. Démontrer que si fx est continue, alors Fx  |fx| est aussi continue.

Exercice 4.58. Démontrer que les points de discontinuité d’une fonction monotone bornée
ne peuvent être que des points de discontinuité de première espèce.

Exercice 4.59.
i) Démontrer que toute fonction continue et périodique sur R est bornée.
ii) Démontrer que toute fonction périodique et monotone sur R est constante.
iii) Démontrer que toute fonction périodique ayant une limite en  est constante.

Exercice 4.60. Soient f, g : a, b  R continues telles que fa  ga et


fb  gb. Montrer qu’il existe un point c  a, b tel que fc  gc.

Exercice 4.61. Montrer que si la fonction f est continue sur a, b, alors les fonctions
mx  inf ft et Mx  sup ft
atx atx
sont continues sur a, b.

Exercice 4.62. Montrer que si f, g sont continues sur X, alors les fonctions
x  minfx, gx et x  maxfx, gx
sont continues sur X.

Exercice 4.63. Montrer que si la fonction f est continue sur l’intervalle (borné ou non) a, b
et si lim fx et lim fx existent (finies), alors f est bornée sur a, b. Atteint-elle ses bornes ?
xa xb

Exercice 4.64.
i) Soit une fonction définie sur a, b, continue et inversible .Démontrer que cette fonction
est strictement monotone a, b.
ii) Démontrer que si f est définie et monotone sur a, b et si l’ensemble des valeurs de f est
compris entre fa et fb , alors f est continue sur a, b.
sin 1x , x  0 ,
iii) Montrer que la fonction fx 
0, x0
prend sur tout segment 0, a a  0 toutes valeurs intermédiaires entre f0 et fa, mais
elle n’est pas continue sur 0, a. Quel est le sens de cet exercice?

Exercice 4.65. Déterminer les branches univoques continues de la fonction inverse pour les
fonctions suivantes en donnant une explication géométrique:
1) y  x 2 ; 2 y  sin x ; 3) y  2x  x 2 ;
4 y  2x ; 5 y  cos x; 6 y tgx.
1  x2

Exercice 4.66.
i) Soit f : a, b  R, continue et telle que fa  fb. Soient p et q deux réels strictement
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positifs. Montrer que’il existe c  a, b tel que


pfa  qfb  p  qfc.
ii) Soit f : a, b  a, b continue. Démontrer que:   a, b tel que f  .

Exercice 4.67. (Continuité et limite séquentielle). Soient f, g deux fonctions continues sur Q.
Montrer que : f  Q  g  Q  f  g sur R.

Exercice 4.68. Soit f une fonction monotone sur 0, . Montrer que les propositions
suivantes sont équivalentes:
i) f continue à droite en x 0  0;
ii) la suite f 1
n tend vers f0.
n1

Exercice 4.69 . Démontrer que toute fonction définie, continue et injective sur un intervalle I
est monotone.

Exercice 4.70. A -t-on l’équivalence suivante:


f continue en x 0   f est définie en x 0 et lim fx 0  h  fx 0  h  0 ?
h0

Exercice 4.71. Soit f la fonction définie sur 2,  par fx  logx  2  x.
i) Montrer que l’équation fx  0 admet exactement 2 solutions a et b telles que
2  a  0  b.
(Indication. On pourra supposer que f est strictement monotone sur chacun des intervalles
  2, 1 et   1, .
ii) En déduire que la suite u n  n définie par u 1  0 et u n  log2  u n , n  1 converge vers
b.

Exercice 4.72.
i) Montrer que les équations suivantes admettent au moins une solution réelle sur a, b :
1) x 5  2x 2  3 si a, b  1, 2; 2 cos x  3x  0 si a, b    , 2;
1
2
3) e x  log|x  1|  0 si a, b  0, 1.
ii) Montrer que l’équation tgx  x admet un ensemble infini de solutions.

Exercice 4.73. Soit f la fonction définie sur R par fx  x 3  x  1. Trouver un intervalle
a, b vérifiant 0  b  a  1 et dans lequel la fonction f s’annule.
8

Exercice 4.74. Pour   0 déterminer     0 vérifiant la condition de continuité


uniforme de f sur l’intervalle donné si:
1) fx  5x  3   x  ; 2 fx  x 2  2x  1 2  x  5;
3) fx  1x 0, 1  x  1; 4 fx  n x 0  x  ;
5) fx  2 sin x  cos x   x  .

Exercice 4.75. Démontrer que si la fonction f est bornée, monotone et continue sur
a, b, alors elle est uniformement continue sur a, b.
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Exercice 4.76. Etudier la continuité uniforme des fonctions suivantes dans les intervalles
donnés:
1 y  x 1  x  ; 2 y  x 1  x  1;
4  x2
3) y  x : i   x   et
2
ii) x  R;
4) y  ln x 0  x  1; 5) y  sin x
x 0  x  ;
6 y  e x cos 1x 0  x  1; 7) y  arctgx   x  ;
8 y  x sin x 0  x  .

Exercice 4.77. Montrer que les fonctions suivantes sont continues et bornées sur les
intervalles indiqués, mais elles ne sont pas uniformément continues:
1) . fx  sin x sur 0, 1; 2 fx  sin x 2 sur R ;
3 fx e x cos 1x sur 0, 1.

Exercice 4.78. Démontrer que la fonction fx  x  sin x :


i n’est pas bornée sur R,
ii est uniformément continue sur R.

Exercice 4.79.
i) a Démontrer que si f est uniformement continue sur a, b   a  b  , alors
les limites lim fx  A et lim fx  B existent.
xa0 xb0
b Que peut-on dire si a   ou b  ?
ii) Démontrer que si f est définie et continue sur a,  et si lim fx existe et est finie, alors
x
f est uniformément continue.

Exercice 4.80. Démontrer que pour que la fonction f définie et continue dans l’intervalle
a, b soit prolongeable par continuité sur a, b, il faut et il suffit qu’elle soit uniformement
continue sur a, b.

Exercice 4.81. Démontrer que la somme et le produit d’un nombre fini des fonctions
uniformement continues sur a, b sont uniformément continus sur a, b.

Exercice 4.82. Soit f : a, b  a, b telle que x 1 , x 2  a, b : |fx 1   fx 2 |  |x 1  x 2 |.
Montrer que f est continue sur a, b et que l’équation fx  x admet une solution unique.

Exercice 4.83. (Définition axiomatique de la fonction linéaire). Déterminer la fonction f


définie sur R vérifiant les conditions suivantes:
i) fx  x    fx  fx  , x, x   R ;
ii) f est continue en x  0 ;

Exercice 4.84.. Définition axiomatique de la fonction puissance. Soit f une fonction définie
sur R  vérifiant les conditions:
i) fx. x    fx. fx  , x x   R  ;
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132

ii) f est continue en x  1.


Montrer que la fonction f est de la forme fx  x  ,   R.

Exercice 4.85. Définition axiomatique de la fonction exponentielle. Soit f une fonction


définie sur R vérifiant les conditions:
i) fx  x    fx. fx  , x, x   R;
ii) f1  a, a  0, a  1;
iii) f est continue en x  0.
Montrer que la fonction f est de la forme fx  a x .

Exercice 4.86. Définition axiomatique de la fonction logarithme. Soit f une fonction définie
sur R  vérifiant les conditions:
i) fx. x    fx  fx  , x, x   R  ;
ii) f est continue en x  1.
Montrer que la fonction f est de la forme fx  log a x, où a  0, a  1.

Exercice 4.87. Définition axiomatique des fonctions sinus et cosinus. Soient f, g deux
fonctions définies sur R vérifiant les conditions:
i) fx  x    fxgx    fx  gx et
gx  x    gxgx    fxfx  , x, x   R;
ii) f0  0, g0  1, f    1, g    0 ;
2 2
iii) si 0  x   , alors 0  fx  x.
2
Montrer que fx et gx existent et sont uniques. On les note fx  sin x
et gx  cos x, x  R.
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133

Réponses aux exercices du chapitre 4.

mnn  m
Exercice 4.5. 1) 1; 2 2 ; 3 1 ; 4 a  21 ; 5 10; 6 ; 7 5 5 ;
3 2 3a 2
30
8 3 ; 9 6; 10  2 ; 11 ; 12  1; 13 ; 14 0; 15 4 ;
2 5 3
16 ; 17 1 ; 18 3; 19 3; 20 100; 21 49 ; 22  2; 23 3x 2 ;
4 24
3 1 nn  1
24 n; 25 0; 26 0; 27 ; 28  ; 29 0; 30 .
4 2 2
Exercice 4.6. 1) 3 ; 2 112 ; 3 m n ; 4  1 ; 5 2; 6 2 n ; 7  1;
2 27 4
1 1 1 2a
8  ; 9 ; 10 ; 11 ; 12 1 7
n ; 13 36 ; 14 27 ;
2
16 144 4 2a
2
15 1 ; 16 1 ; 17 3 ; 18 1; 19 ; 20  ; 21 3 .
2 2 5 2 2
Exercice 4.7. 1) 1 ; 2 1 ; 3 2; 4 4; 5 1 p ; 6 1 ; 7 1 ; 8 2 ;

2 2 2 3
9 cos a; 10  sin a; 11 1 ; 12  24; 13  cos 2a ; 14 ; 15 1 ;
3
2 4 4 4
cos x cos a
2 ; 18  1 ; 19  3; 20 2 ; 21 0; 22 3
16  sin a; 17  ; 23 0;
12 3
24 25 ; 25 3 .
16 4
Exercice 4.9. 1) e 10 ; 2 0; 3 a 1 , b 2 , c 1; 4 e; 5 e 3/2 ; 6 1;
2 3
7 e 3 ; 8 e 2 ; 9 1; 10 e 2 ; 11 e x1 ; 12 e 2a ; 13 e; 14 1 a ; 15 1;
16 e; 17 1; 18 e ctga , a  k  1; 19 log a e; 20 1; 21  12 ; 22 2 ;
x 3
  
23 log a; 24 a; 25 ; 26 a log a  1; 27 a
a ; 28 log x; 29 3 log 2;
2 
; 32  2 ; 33 5 ; 34 a 2 ; 35 1; 36   ; 37 log 3;
2 2
30 0; 31 1
10 ln 10 3 ln 2 b 2
38 log 4; 39 5; 40 e 3 ; 41 e 8 ; 42 1 ; 43 1; 44 e ; 45  1 ;
e 2
18 e 1
46 e ; 47 e ; 48  4; 49 25 3
; 50 2; 51 log 2; 52 e 2 ; 53 e 6 ;
2
54 ; 55 0; 56 e  2  1 .
1

2
Exercice 4.10. 1) 1; 2  ; 3  , 0; 4 2; 5 0; 1; 6 1; 0; 7  1;
8  1; 9  . 
2
2
Exercice 4.12. log b 2 .
a
Exercice 4.13. 1) 1 ; 2 1 ; 3  2; 4 2; ; 5 7 ; 6 12; 7 a 1 ; b 1 ;
4 2 3 2 2
2 1/2 1
8  cos a; 9  ; 10 0; 11 e ; 12 e ; 13 ; 14 a  ,
2
4 2
b 1 ; 15 0; 16 1; 17 2; 18 1; 19  ; 20  ; 21 1; 22 1;
2
23 0; 24 0; 25 12 ; 26 0; 27 0; 28  , 0; 29 1;
5
30 0 si k  2, b 2
 a 2
si k  2,  si k  2;
2
31 1 ; 32 1; 33 4 ; 34  log 2; 35 3 ; 36 3 .
3 2 2
Exercice 4.15. i) a  1, b  1; ii la droite y  x  1 est une asymptote.
2
Exercice 4.20. 1) y  1 si 0  x  1, y  x si 1  x  2, y  x si x  2;
2
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134

2) y  0 si 0  x  1, y  2 2 si x  2, y  x 2 si x  2;
3) y  x si 0  x  1 et 4k  1  x  4k  1,
y  x si 4k  3  x  4k  2 et 4k  2  x  4k  1,
y  1  x  x si x  2k  1, k  N  ;
2
4) contour du carré: max|x|, |y|  1; 5 y  0 si 0  x  1, y  1 si x  1,
2
y  1 si 1  x  ;
6) y  0 si1  x  1 et y   x  1 si x  1;
2
7 y  1 si x  1, y  e x1 si x  1.
Exercice 4.21. i) 1 0; 2 1 ; 3 sin x 1
x ; 4  .
1x
lim S n   .
ii) 1) S n arctg n  1 ; 2 n
n2 4
Exercice 4.23. 2r 2 ; 4r 2 .
Exercice 4.24. i) 1 2;  1; 2 2;  2; 3 e; 2. ii) 1) 1;  1;
2  ; 0; 3 2; 1 ; 4  ; 0.
2
Exercice 4.25. i) 1) non; 2) non. ii) 1) non; 2) oui; 3) oui; 4) non; 5) non.
Exercice 4.26. non, non.
Exercice 4.33. 1) i) non, iii) non; 2) i) 1; ii) 1 .
Exercice 4.35. g  Of; g  Oh; f  Oh.
a ox  , x  0 si k  ,
Exercice 4.36. a) i) x k 
b ox n  , x   si k  n.
ii) x n  oe x , x   , n  N.
a o  x , x  0  si k  ,
Exercice 4.37. a) i) k x  ;
b o n x  , x   si k  n.
ii) log x  o n x , x   , n  N.
Exercice 4.38. Même ordre.
Exercice 4.39. a  k.
Exercice 4.40. 1 vraie; 2 fausse; 3 vraie; 4 fausse; 5 vraie; 6 vraie;
7) vraie; 8 vraie; 9 vraie.
Exercice 4.41. 1) 1 ; 2 1 ; 3 ; 4 ; 5 ; 6 2; 7 1; 8 2.
3 2 3 2
Exercice 4.42. 1) 2x; 2 x; 3 8 x ; 4 1 x 2 ; 5) 4 x 4 ; 6 x ; 7 x ; 8 3x ;
2 2
2 9
3
2 2 2
9 7x ; 10  2 x ; 11
2 3 2 x ; 12  x ; 13 x ; 14  x .
4 4 2 a
3 x  1
Exercice 4.43. 1) 3x  1 2 ; 2 ; 3 x  1; 4 ex  1; 5 x  1.
3 2

Exercice 4.44. 1) x 2 ; 2 2x 2 ; 3 3 x 2 ; 4 8 x ; 5 2x .
1/2
Exercice 4.45. 1 13 ; 2 1 1x ; 3 1 2 ; 4  1 1 3/2 ; 5 1 .
x 2 x 4 x 8x 4
1/2 1/3
Exercice 4.46. 1 1 1 ; 2 2 1 ; 3 1 1 ;
2 x1 1x 3 3 1x
4  1 1 ; 5 1 .
1x x1
Exercice 4.47. 1  1; 2 15; 3  1; 4 3; 5 3 2 ; 6
2 3 ; 7 2 ;
22  e 9
2
8 1 a 1
; 9) 0; 10 ; 11) 2 ; 12 1; 13) 2; 14 ; 15) 2; 16) ; 17) 12. 7
log a b 4 3
b
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135

Exercice 4.48. 1) f  C0, 2; ; 2) f  CR; 3) f  CR; 4) f  CR   ;


5)   0, f  CR  ;
6 f  CR  Z; 7 f  CR   n 2 , n  N  ; 8 f  CR  Z; 9 f  CR  Z  ;
10 f  CR  1 , k  Z  ; 11) f  CR   1 , k  Z  ; 12 f  CR  ;
k k
13 f  CR  k, k  Z ; 14 f  CR; 15 f  CR  ; 16 f  C0, 2.
Exercice 4.49. 1) ; 2 a  4; 3 ; 4 a  1 ; 5 a  1 ; 6 a  0; 7 ;
2 3
8) a  1; 9 a  n.
Exercice 4.50. 1 a  2, b  1 sur R; 2 a  1, b  1 sur R;
3 ; 4) a  1, b  1; 5 a  1, b   .
2
Exercice 4.51. 1) non; 2) oui: f0  1; 3 oui : f0  2 ; 4 oui : f0  2;
3
5) oui: f0  0; 6 oui : f0  2 ; 7 oui : f0  3 ; 8 oui : f0  e;
9 2
9) oui: f0  2; 10 oui : f0  0; 11 oui : f     2 .
4
Exercice 4.52. 1) x  1, 2 2 e espèce; 2) x  7 1 e espèce;
2
3 x  2 1 e espèce; 4 x  2 point éliminable);
5 x k  1 , k  Z  1 e espèce, x  0 2 e espèce; 6 x  0, x  1 2 e espèce;
k
7) x  1 point éliminable); 8) x  0 1 e espèce; 9 x  0 point éliminable);
10) x  1 point éliminable); 11) x  0 2 e espèce;
12 x  0 point éliminable), x  1 2 e espèce; 13 x  0 2 e espèce;
14 x  0, x  2 1 e espèce; 15) x  0, x  1, x  1 2 e espèce;
16) x  0, 2 e espèce, x  1 1 e espèce; 17)
x k  k, k  Z 2 e espèce; 18 x  1 2 e espèce;
19) x  0 2 e espèce.
Exercice 4.54. i) 1) Fausse; 2) fausse; ii) non.
Exercice 4.56. 1) gof discontinue en x  0, fog  CR;
2) fog discontinue en x  1, 0, 1 1 e espèce, . gof  CR;
3) fog  CR, gof  CR.
Exercice 4.65. 1) x   y y  0, x  y y  0;
2 x k  1 k arcsin y  k, k  Z, y  1, 1;
1  1  y2
3 x  1  1  y , y  1; 4 x  y , |y|  1, y  0;
5) x k  2k  arccos y, k  Z,  1  y  1; 6 x k arctgy  k, k  Z.
Exercice 4.70. Non, par exemple la fonction fx  sgnx .
Exercice 4.73.  5 , 3 .
8 4
Exercice 4.74. 1)    ; 2    ; 3   . 10 2 ; 4    n   1; 5    .
5 8 2
Exercice 4.76. 1)
unif. ; 2 unif. ; 3 i unif. , ii non; 4 non; 5 unif. ; 6 non; 7 unif; 8) non.
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136

Corrigés détaillés de certains exercices.

Exercice 4.1. On désigne par Vx 0  un voisinage de x 0  R. Dans l’application de la


définition de la limite d’une fonction, comme pour la limite d’une suite, à savoir:
déf.
lim fx 0       0,    0, x  Vx 0  : |x  x 0 |    |fx  |  ,
xx 0
la recherche de   ou des x vérifiant l’inégalité |fx  |   peut se faire de manière directe ou
indirecte, par des majorations où l’on doit faire apparaitre |x  x 0 |.

3) Soit   0 arbitraire. Il s’agit de trouver   0 tel que


x  V2  2 : 0  |x  2|    fx  3  .
5
On a
2|x 2  4| 2|x  2||x  2|
fx  3  x 2  1  3 
2
 .
5 x 1 5 5x  1
2
5x 2  1
Considérons le voisinage V 1, 3 du point x  2. Dans ce voisinage les inégalitées
suivantes sont vraies:
x  2  5, 1  1 et x2  2  5 .
x2  1 2 x 1 2
Il en résulte que
2|x  2||x  2| 2|x  2| 5
0  |x  2|    fx  3    |x  2|  ,
5 5x 2  1 5 2
si 0  |x  2|    . Par conséquent on peut choisir      tel que
x  V2 : 0  |x  2|    fx  3  .
5
Cela signifie que lim fx  3 .
x2 5

5) Soit A  0 arbitraire. Il s’agit de trouver   A  0 tel que.


0  |x  1|    2  A.
x  1 2
De cette dernière inégalité, on déduit que
x  1 2  2  |x  1|  2 .
A A
Ainsi il suffit de prendre A  2 pour que l’on ait
A
A  0,   A  A2  0, x  V1, |x  1|    fx  A.
C’est à dire que lim fx  .
x1

Exercice 4.2.
1) y  x n n  N. Soit   0 arbitraire tel que 0    1. Nous avons alors:
|fx  fx 0 |  |x n  x n0 |  |x  x 0 |. |x n1  x n2 . x 0  x n3 . x 20 . . . x n1
0 | 

 |x  x 0 |. |x| n1  |x| n2 . |x 0 |  |x| n3 . |x 0 | 2 . . . |x 0 | n1 .


Considérons le voisinage V x 0  1, x 0  1 de x 0 . Dans ce cas, x  V : |x|  |x 0 |  1. et,
alors
|fx  fx 0 |  |x  x 0 ||x 0 |  1 n1  |x 0 |  1 n2 |x 0 |  |x 0 |  1 n3 |x 0 | 2 . . . |x 0 | n1   
si |x  x 0 |  , x 0  avec
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137

, x 0    .
|x 0 |  1 n1  |x 0 |  1 n2 |x 0 |  |x 0 |  1 n3 |x 0 | 2 . . . |x 0 | n1
.
Ainsi on a démontré que   0,    , x 0   0 tel que
|x  x 0 |    |x n  x n0 |   lim x n  x n0 .
xx 0
Comme x 0  R est un point arbitraire, alors y  x n  N est continue sur R.
n

2 y  n x . Soit x 0  R  arbitraire. Comme x 0  0, alors on considère x  0 dans un


voisinage de x 0 .
a) Cas x 0  0. On a:
|fx  fx 0 |  | n x  n x 0 | 
|x  x 0 |
 
 n x  n1   n x  n2  n x 0  . . .  n x  n x 0  n2   n x 0  n1
|x  x 0 |
 
 n x 0  n1
si |x  x 0 |  , x 0  avec , x 0    n x 0  n1 . Ainsi
  0,    n x 0  n1 , x  Vx 0 , |x  x 0 |    |fx  fx 0 |  .
b) Cas x 0  0. On a f0  0. Alors
|fx  f0|  | n x  0|  | n x |  
si |x|  , 0 avec , 0   n .
Donc la fonction fx  n x est continue sur R  , n  N.

5 y  sin x. Soit x 0  R arbitraire. On a


x  x 0 . cos x  x 0
|fx  fx 0 |  |sin x  sin x 0 |  2 sin 
2 2
 2. x  x 0 . 1  |x  x 0 |.
2
Alors   0,   , x 0      tel que
x  Vx 0 , |x  x 0 |    |sin x  sin x 0 |  .
On conclut que y  sin x est continue sur R.

11 y arctgx. Soit x 0  R arbitraire.


a) Cas x 0  0. Soit h  0 très petit tel que x 0  h  0 et posons
t arctgx 0  h arctgx 0 .
Comme tgt  |t| , alors on obtient
x 0  h  x 0
arctgx 0  h  arctgx 0  |t|  tgt  
1  x 0 . x 0  h
|h| h
   h  .
|1  x 20  x 0 h| 1  x 20
Il suffit de choisir donc   .
Donc   0      0 tel que
x  Vx 0 , |x  x 0 |    arctgx 0  h  arctgx 0  .
b) Cas x 0  0. Comme arctgx 0   arctgx 0 , alors la démonstration est analogue à celle
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138

donnée en a).
c) Cas x 0  0. On a arctgx  arctg0  arctgx  |x|. Alors limarctgx arctg0  0.
x0
Ainsi y arctgx est continue sur R.

12 y  |x|. Soit x 0  R. On a |fx  fx 0 |  ||x|  |x 0 ||  |x  x 0 |. Si |x  x 0 |   avec


, x 0   , alors |fx  fx 0 |  |x  x 0 |  . Ainsi fx  |x| est continue sur R.

Exercice 4.5.
1) On a directement lim x2  1  02  1  1.
x0 2x 2  x  1 2. 0 2  0  1

2) lim x2  1  0 F. I. . Factorisons le numérateur et dénominateur et puis


x1 2x 2
 x  1 0
simplifions par x  1. car x  1 et x  1. On obtient ainsi
x2  1 x  1x  1 x  1
lim  lim lim  2.
x1 2x 2
 x  1 x1 x  12x  1 x1 2x  1 3

1  mx n  1  nx m
6) lim 2
 0 F. I. . On a, d’après la formule du binôme de Newton
x0 x 0
1  mx n  1  nx m

x22
1  C n mx  C n mx  C n mx . . . mx n
1 2 3 3
 
x2 3
1  C m nx  C m nx  C m nx . . . nx
1 2 2 3 m
 
x2
x C n m  C n m x . . . m x  C m n  C m n x . . . n m x m2 
2 2 2 3 3 n n2 2 2 3 3
 
x2
 C n m  C n m x . . . m x  C m n  C m n x . . . n x .
2 2 3 3 n n2 2 2 3 3 m m2

En passant à la limite quand x  0, on obtient


1  mx n  1  nx m
lim 
x0 x2
lim C 2n m 2  C 3n m 3 x . . . m n x n2  C 2m n 2  C 3m n 3 x . . . n m x m2  
x0
nn  1m 2 mm  1n 2 mnn  m
 C 2n m 2  C 2m n 2    .
2 2 2

2x  3 20 3x  2 30
8) lim    F. I. ? On a
x 2x  1 50

2x  3 20 3x  2 30 x 20 2  3x  20 x 30 3  2x  30
lim  lim 
x 2x  1 50 x x 50 2  1x  50
2  3x  20 3  2x  30 20 30
lim  2 .503   3  30 .
x 2  1x  50 2 2

17) lim x3  x
2
    F. I. ? On a
x 2x  1
2 2x  1
lim 2x 2 x  2x  x 
3 2 4 3 4 2
lim x  x
x 2x  1
2 2x  1 x 2x  12x  1
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x3  x2 x 3 1  1x 
lim lim  1.
x 2x 2  12x  1 x x 3 2  1 2  1  4
x2 x

21) lim x 50  2x  1  0 F. I. ? On a


100

x1 x  2x  1 0
x 100  1  2x  1
lim x 50  2x  1 lim
100

x1 x  2x  1 x1 x 50  1  2x  1
x  1x 99  x 98 . . . x  1  2x  1
lim 
x1 x  1x  x 48 . . . x  1  2x  1
49

x  x . . . x  1  2
99 98
lim  100  2  49 .
x1 x
49
 x 48 . . . x  1  2 50  2 24

Exercice 4.6. Dans cet exercice, il sagit souvent de transformer l’expression irrationnelle en
une expression rationnelle en appliquant la formule
a n  b n  a  ba n1  a n2 b  a n3 b 2 . . . a 2 b n3  ab n2  b n1 , n  2,
et utiliser les relations 1) et 2) de l’exercice 4.2.

x  2  3 x  20
2) lim  0 F. I? On a
4 x  9  2 0
x7
x  2  x  20
3  x  2  3  3  3 x  20 
lim lim 
4 x  9  2 4 x  9  2
x7 x7
x  2  3 3  3 x  20 x2 3 3  3 x  20

lim x7 x7 lim x7  x7 .
4 x  9  2 4 x  9  2 4 x  9  2
x7 x7
x7 x7 x7
Calculons les limites du numérateur et du dénominateur séparément pour chacune des
fractions. On a:
x2 3  x  2  3 x  2  3
lim lim 
x7 x7 x7 x  7 x  2  3
lim x29 lim 1  1;
x7 x  7 x  2  3 x7 x  2  3 6
3  3 x  20 3  x  20
3 9  3 x  20  3 x  20 2
3

lim lim 
x7 x7 x7 x  7 9  3 3 x  20  3 x  20 2
lim 27  x  20 
x7 x  79  3 3 x  20  3 x  20 2 
lim 1  1 ;
x7 9  3 3 x  20  3 x  20 2 27
4 x  9  2  4 x  9  2 4 x  9  2
lim lim 
x7 x7 x7 x  7 4 x  9  2
x9 4  x  9  4 x  9  4
 1 lim  1 lim 
4 x7 x  7 4 x7 x  7 x  9  4
 1 lim x  9  16  1 lim 1  1 .
4 x7 x  7 x  9  4 4 x7 x  9  4 32
Ainsi, en remplaçant dans (*), on obtient:
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140
1 1
x  2  3 x  20
lim  6 27  112 .
4 x  9  2 1 27
x7
32
m x  1
3) lim  0 F. I. ? Posons x  t mn . Dans ce cas, d’après les relations 1) et 2) de
n x  1 0
x1
l’exercice 4.2., on a x  1  t  1. Et donc
m x  1 t  1t n1  t n2 . . . 1
lim tm  1  lim
n
lim 
x1 n x  1 t1 t  1 t1 t  1t  t m2 . . . 1
m1

lim tm1  t m2 . . . 1  1  1 . . . 1  m


n1 n2
n.
t1 t t . . . 1 1  1 . . . 1

4) lim x x 2  2x  2 x 2  x  x     F. I. ? On a
x
lim x x 2  2x  2 x 2  x  x 
x
 lim x x 2  2x  x 2  x  x  x2  x 
x
x x 2  2x  x 2  x  x 2  2x  x 2  x  xx  x 2  x x  x 2  x 
 lim   
x x 2  2x  x 2  x x  x2  x
xx 2  2x  x 2  x xx 2  x 2  x
 lim  
x x 2  2x  x 2  x x  x2  x
 lim x2  x2 
x x 2  2x  x 2  x x  x2  x
x 2 x  x 2  2x 
 lim 
x  x 2  2x  x 2  x x  x 2  x 
x 2 x 2  x 2  2x
 lim 
x  x 2  2x  x 2  x x  x 2  x x  x 2  2x 

 lim 2x 3 
x 2 1
x  1  x  1  x 1  1  x 1  1  x 
3 1 2

 lim 2  1.
4
x
 1  2x  1  1x 1  1  1x 1  1  2x 

5 lim 3
x 3  3x 2  x 2  2x     F. I. ? Tout d’abord transformons l’expression
x
sous le signe de la limite de la façon suivante:
lim 3 x 3  3x 2  x 2  2x  lim x  3x 2  x   x 2  2x  x
3 3

x x

 lim x 3  3x 2  x 3  x  2x  x
2 2

x 3 x 3  3x 2  2  x 3 x 3  3x 2  x 2  x 2  2x  x

 lim 3x 2  2x 
x 3 x  3x 
3
 x 3 x 3  3x 2  x 2
2 2
x 2  2x  x

 lim 3x 2  2x  3  2  2.
3 2
x
x 2  3 1  3x  2  x 3 1  3x  1 x 1  2x  1
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141
3 x6 2
9) lim  0 F. I. ? On a
x2 x 3
 8 0
3 x  6  2 3 x  6  2  3 x  6 2  2 3 x  6  4

lim  lim 
x2 x3  8 x2 x 3  8 3 x  6 2  2 3 x  6  4
 lim x68 
x2 x  2x 2  2x  4 3 x  6 2  2 3 x  6  4

 lim 1  1  1 .
x2 x 2  2x  4 3 x  6 2  2 3 x  6  4 12. 12 144

x  a  xa
11) lim  0 F. I. ? On a
xa x a
2 2 0
x  a  xa x  a xa
  
x2  a2 x2  a2 x2  a2
xa 1 xa 1 .
   
x a  x  a
2 2 x  a x  a  x  a  x a
x  a  xa xa 1
Donc lim lim   1 .
xa x a
2 2 xa x  a  x  a  x  a 2a

1x 1
n
12) lim x  0 F. I. ? Posons n 1  x  t  0. Alors, on a
x0 0
1  x  t n , x  t n  1 et x  0  t  1.
Par conséquent
n 1  x  1
lim x lim tn  1 lim t1 
t1 t  1 t1 t  1t  t n2 . . . 1
n1
x0
lim n1 n2 1  1
 t . . . 1 n.
t1 t

Exercice 4.7.
8) lim 1  xtg  x  0.  F. I. ? Posons x  1  t. Alors, on a
x1 2
x  t  1 et x  1  t  0.
Ainsi
lim 1  xtg  x  lim t. tg  t  1  lim t. ctg  t  lim t 
x1 2 t0 2 t0 2 t0 tg
t
t 2
 lim 2 .  2  2.

t0 tg
t
3
2
tg x  3tgx 0 
12) lim
 cosx     0 F. I. ? Posons x  3  t. Alors on a
x
3 6
x  t   et x     t  0.
3 3
Ainsi
tgt   tg t     3
2
3
tg x  3tgx 3 3
lim
 cosx     lim cost   
x t0
3 6 2
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142

tgt   tgt     3 tgt     3 


lim 3 3 3 
t0  sin t
tgt     tg  
 
lim tgt  tgt    3  3 3 
t0 3 3  sin t
sint     
 
lim[tgt  tgt    3  3 3  6. 1  24.
t0 3 3  sin t cost    cos  cos 2 
3 3 3

1  tgx  1  sin x
15) lim  0 F. I. ? On a
x0 x3 0
1  tgx  1  sin x tgx  sin x
lim 3
 lim 
x0 x x0 x  1  tgx  1  sin x 
3

sin x1  cos x


lim 
x0  1  tgx  1  sin x x 3 cos x
sin x. 2 sin 2 x
 lim 1 2 
3
x0 1  tgx  1  sin x x

sin 2 x
lim 1 sin x 2  1 . 1. 1 1 2  1 .
x 2 2 2 4
x0 1  tgx  1  sin x 2 x
2

cos x  3 cos x
18) lim  0 F. I. ? Posons 6 cos x  t  0. Sachant que
x0 sin 2 x 0
lim cos x  1, alors on a:
x0
cos x  t 6 et x  0  t  1.
Ainsi
cos x  3 cos x t 2 t  1
lim t  t12 lim
3 2
lim 
t1 1  t t1 1  t1  t  t . . . t 
2 2 11
x0 sin x
  lim t2  1 .
t1 1  t  t 2
. . . t 11
 12

1  cos x
21) lim  0 F. I. ? On a
x0 1  cos x 0

1  cos x 1  cos x . 1
lim lim 
x0 1  cos x x0 1  cos x 2 x
2 sin
x 2
2
2 sin
lim 1 2 
x0 1  cos x x
2 sin 2
2
x 2
sin 2 x 2  
lim 1 2 .x . 2 .  2 2 
x0 1  cos x  x 2 4 2 x x
2 sin
2
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143

x 2
sin 2 x   2
lim 1 2 . 2 .  x . 4x  lim 1 . 1. 1. 0  0.
1  cos x x
  4 x0 2
2 x
x0
2 sin 2
2

Exercice 4.9. Dans cet exercice, on pourra utiliser les résultats des exercices 4.2 et 4.8,
supposés résolus.
2) lim  x  2  x  ? Comme
2

x 2x  1
lim  x  2   1  1 et lim x 2  .
x 2x  1 2 x
On déduit que directement lim  x  2  x  0.
2

x 2x  1

1 x

3) c) lim 1  x 1x
?
x 2x
1 x 1 x
Comme lim 1  x  1 et lim  lim  lim 1  0, alors
x 2  x 2 x 1x x 1x x 1  x
1 x
lim 1  x
0
1x  1  1.
x 2x 2

1
5) lim cos x x 2  1  F. I. ? Nous avons, d’après l’exercice 4.8
x0 cos 2x
x 3x
1 lim
1 cos x 1 lim
1 2 sin 2 sin 2
lim cos x x 2  e x0 x 2 cos 2x  e x0 x 2 cos 2x 
x0 cos 2x
sin x sin 3x
lim
2 . 2 . 2
x0 cos 2x x . 2 3x . 2 1 3 3
e 2 2 3  e 2. 2 . 2  e 2 .

8) lim tg   x
ctgx
 1  ? On a, d’après l’exercice 4.8.:
x0 4
 x1 limctgx
1tgx
1
lim tg   x
ctgx lim ctgx tg
 e x0 4  e x0 1tgx

x0 4
2tgxctgx 2
lim lim
 e x0 1tgx  e x0 1tgx  e 2 .

11) Comme dans 8), on a


n  x 1 x  1n
lim nx n
 e n
lim n
n1
lim
 e n n  1  e x1 .
n n1

14) lim ln xx 
a
ln a  0 ? On a a  0 et
xa 0
lim ln xx 

ln a lim 1 ln1  x  a  
a xa a
xa xa
1 x  a a 1 x  a a
 a lim ln1  a  x  a  a ln lim 1  a  x  a  1 1
a ln e  a .
xa xa
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144

ln a 1  x
19) lim x  0 F. I. ? On a, d’après l’exercice 4.2 et la formule
x0 0
1
lim 1  x x  e :
x0
ln a 1  x 1 1
lim x lim 1x ln a 1  x lim ln a 1  x x  ln a lim 1  x x  log a e.
x0 x0 x0 x0

lnx  h  lnx  h  2 ln x
21) lim 2
 0 F. I. ? On a, d’après 19):
h0 h 0
ln1  h2 
lnx  h  lnx  h  2 ln x lnx  h   ln x
2 2 2
x2 
lim lim lim
h0 h2 h0 h2 h0 h2
2 2
ln1  2 h h
ln1  2 
lim  12 2
x   1 lim
2 2
x   12 1   12 .
h0 x h
 2 x h0 h
 2 x x
x x

23) lim a x 1  0 F. I? Posons a x  1  t . Alors on a:


x

x0 0
x  log a 1  t et (x  0  t  0.
Ainsi, d’après 19), on a
lim a x 1 lim
x
t lim 1  1  ln a.
x0 t0 log a 1  t t0 log a 1  t log a e
t

1  x a  1
24) lim x  0 F. I. ? On a, d’après 19) et 23)
x0 0
1  x a  1 a ln1x
 1 . a ln1  x 
lim x lim e x
x0 x0 a ln1  x
a ln1x
 1 lim a ln1  x
lim e x  ln e. a  1. a  a.
x0 a ln1  x x0

x
26) lim ax  x a  0 F. I. ? On a, d’aprrès 23) et 24)
xa
a 0
x a
lim a  ax 
x a
 a a  x a  a a lim a xa  1  a a lim 1   a  
xa
a xa
xa xa
xa
x  a
1  a   1 a
 a a ln a  a a lim x  a .a 
xa
a
1  x a a  a  1
 a a ln a  a a1 lim xa  a a ln a  a a1 . a  a a ln ae .
xa
a
 
27) lim x   a   0 F. I. ? Posons x  a  t . Alors on a
xa x  a 0
x  a  t et x  a  t  0.
Ainsi, d’après 24)
  t  a   a  1  at    1 t
lim x   a  lim  
lim a 
. a . 1 
xa x  a t0 t  a  a t0
t 1  t   1 a
a a
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145

1  at    1 t
 a  lim . lim a   a  .
t0
t t0 1 
t   1 
a a

29) lim ln1  2 x  ln1  3x   0.  F. I.  ?


x
ln1  t
a) cas x  . On a, d’après la relation lim  1,
t0
t
lim ln1  2 x  ln1  3x   lim ln 2 x 1  1x  ln1  3x  
x x 2
 lim x ln 2  ln1  x  ln1  3x  
1
x 2
3
ln1  x 
 lim 3 ln 2  ln1  1x  ln1  3x   3 ln 2. 1  0  3 ln 2.
x 3 2
x
b) Cas x  . On a, comme dans a):
lim ln1  2 x  ln1  3x   ln1  0 ln1  0  0.
x

3 1  x  1  sin x
32). lim  0 ? On a, d’après les résultats précédents
x0 ln1  x 0
3 1  x  1
lim  1 , lim sin x  1 et lim log1  x  1.
x 3 x x
x0 x0 x0
Alors
3 1x 1 1 1
3 1  x  1  sin x x  sin
x
x
lim lim  3  2.
x0 ln1  x x0 ln1  x 1 3
x

ln1  t
34) lim ln cos ax  0 F. I. ? On a, d’après les relations lim 1
x0 ln cos bx 0 t0
t
lim sin t   et l’exercice 4.2:
t0
t
ln1  cos ax  1 ln1  2 sin 2 ax 
lim ln cos ax lim lim 2 
x0 ln cos bx x0 ln1  cos bx  1 x0 ln1  2 sin 2 bx 
2
ln1  2 sin 2 ax  2 sin 2 ax  2 sin 2 bx  2 2
lim 2 2 2  1. a 2 . 1  a 2 .
2 ax
x0 2 sin  2 sin 2 bx  ln1  2 sin 2 bx  b b
2 2 2

36) lim x 2 ln cos 


x  . 0 F. I? On a
x
lim x 2 ln cos 
x lim x 2 ln1  cos  x  1 
x x
ln1  2 sin 2  
2  2x 2 sin 2  
lim x ln1  2 sin
2
 lim x 2
2 

x 2x x 2 sin 2x
2x
1 1
38) lim x 2 4 x 4 x1  . 0? On a, d’après 24)
x
1
1 1 1 4 xx1  1
lim x 2
4 x 4 x1 lim 4 x1 . 1

x x
x2
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146
1
1 4 xx1 1
lim 4 x1 . lim . lim x  1. ln 4. 1  ln 4.
x x 1 x x  1
xx  1

1
42) lim 1x x x  1  F. I. ? On a, d’après l’exercice 4.8):
x0
1 1
lim x 1x x1
lim 1x x x
 e x0 .
x0
Calculons lim 1x 1  x  x  1 . On a
x0
1x x1 1x x1
lim 1x 1x x1 lim 
x0 1x x1 x0 x
1  x  1  x 2
1  x1  1  x
lim lim 
x0 x 1x x1 x0 x 1x x1
  lim 1x  1.
x0 1x x1 2
1 
1
Par conséquent lim 1x x x  e 2  1 .
x0 e

2
46) lim cos 6x ctg x
 1  ? On a, comme pour 42) précédent:
x0
2 2
2 lim ctg xcos 6x1 lim ctg x2 sin 2 3x
lim cos 6x ctg x
 e x0  e x0 
x0
2 sin 2 3x sin 2 3x 9x 2
lim cos 2 x. 2lim .
 e x0 sin 2 x e x0 3x 2 sin 2 x  e 18 .

50) lim e
sh3x
 e shx  0 ? On a, d’après 24)
x0 thx 0
 e shx lim e  1  e shx  1 sh3x. shx
sh3x sh3x
lim e . 
x0 thx x0 thx sh3x. shx
lim e
sh3x
 1 . sh3x lim e shx  1 . shx  1. 3  1. 1  2,
x0 sh3x thx x0 shx thx
shax
 1  1, lim shbx shbx
car lim e lim x b  1. 1. b  b.
x0 shax x0 thx x0 bx thx

51) lim x 2  lnchx 2     ? On a, d’après l’exercice 4.2.4)


x
x 2 2 2
lim x 2  lnchx 2  lim ln e x  ln e  e  lim ln x 22e x 2 
2 x x

x x 2 x e e


x2
 ln lim x 2 2e  ln lim 2  ln 2.
x e  e x x 1  e 2x
2 2

Exercice 4.13. Pour résoudre les exercices suivants, il sagit souvent de transformer les
expressions données et utiliser les résultats déjà connus ou démontrés.
arctg2  x  sinx  2 2 arctgt
1 lim  0 F. I.  ? On a, d’après lim  1,
x2
x 4
2 0 t0
t
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147

arctg2  x  sinx  2 2 arctg2  x sinx  2 2


lim lim  
x2 x2  4 x2 x2  4 x2  4
arctg2  x sinx  2 2 x  2
  lim . 1  .   1  1. 0   1 .
x2 2  x x  2 x  2 2 x  2 4 4

x 3 10 x cos x  sin 3 x x 3 10 x cos x  sin 3 x1  1  x 3 


3 On a lim lim 
x0 1  1  x3 x0 1  1  x 3  1  1  x 3 
x 3 10 x cos x sin 3 x 1  1  x 3   2.
lim  
x0 x 3 x 3

10 lim x  2 logx  2  2x  1 logx  1  x log x     F. I.  


x
 lim x logx  2  2x logx  1  x log x  2 logx  2  2 logx  1 
x

x  2 x2 x x 1  1  x1 x  2
 lim log   lim log x1  log ee . 1  0.
x x  1 2x1
x 1
1  x  x x  1

1 lim
1 cos x 1
12 lim x cos x  lim cos x  x  1  F. I.   e x00 x 
x00 x00
2
x
2 x 1 lim sin
2
2 sin 
 lim
2 2 x00 x 1
e x00
x e 2  e 2  1 .
e

16 lim e ax  e bx lim e  1  1  e .


ax bx

x0 sin ax  sin bx x0 sin ax  sin bx


Calculons lim e ax
 1 et lim e bx  1 . On a
x0 sin ax  sin bx x0 sin ax  sin bx
lim e ax  1 lim  e ax 1 .
ax
ax 
x0 sin ax  sin bx x0 sin ax  sin bx
abx
lim e ax 1  1 lim e ax 1
ax ax
x 2 1 
x0 2 sin a  b x cos a  b x a  b x0 sin a  b x cos  b x
a
2 2 2 2
 1 . a. 1. 1  a .
ab 1 ab
De même, on trouve que lim e bx  1  b . En faisant la différence, on obtient
x0 sin ax  sin bx ab
que lim e ax
 e bx
 a  b  1.
x0 sin ax  sin bx ab ab

18 lim xE 1x   . 0 F. I. ?


x0
Cas x  0. On a 1x  1  E 1x   1x . 0  1  x  xE 1x   1.
Puisque lim 1  x  lim 1  1, on déduit que lim xE 1x   1.
x0  x0  x0 
La démonstration est analogue si x  0.
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148

3 x  x2  1  3 x  x2  1
24 On a lim x 
x

3 x 3 1  1  12  3 1  1  12
x x
 lim x 
x

 lim 1 1  1  12  3 1  1  12  0. 2  0.
3
x 3
x2 x x

ln2  e 3x 
35) lim  0 F. I. ? Pour calculer cette limite transformons l’expression
x ln3  e 
2x 0
sous la signe de la limite de la manière suivante:
ln2  e 3x  ln e 3x 1  23x  3x  ln1  23x 
lim lim e lim e 
x ln3  e 
2x
x ln e 2x 1  1  x 2x  ln1  1 
e 2x e 2x
ln1  3x 2
x 3 e
x
 lim  30  3.
x ln1  32x  20 2
x 2 e
x

2 2
36) lim e  cos x  0 ? On sait que lim e x  1  1 et lim x 2  1,
x
2
x0 sin x 0 x0 x2 x0 sin x
2

et, alors on a
x2 x2 x2 2 sin 2 x
lim e  cos x lim e  1  1  cos x lim e  1 . x 2
 2 
x0 sin 2 x x0 sin 2 x x0 x2 sin 2 x sin 2 x
x2 2 sin 2 x
lim e  1 . lim x 2
lim 2  1 1  3.
2 x
x0 x2 x0 sin x
2
x0 4 sin cos 2 x 2 2
2 2

Exercice 4. 14.
4 lim coslog|x| ? Soient les deux sous suites
x0
x n  1
1 , n  1.et x n 

2n
e 2n
e  2
On a, d’une part lim x n  lim x n  0 et, d’autre part
n n
lim fx n   lim coslog|x n |  lim cos   2n  0,
n n n 2
lim fx n   lim coslog|x n |  lim cos 2n  1.
n n n
Alors, d’après la définition de la limite d’une fonction à l’aide des suites, la fonction
fx  coslog|x| n’admet pas la limite en x  0.

Exercice 4.20.
2
1 y lim n 1  x n   x  n x  0.
n 2
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149

Si 0  x  1, alors
2
1 n 1  xn   x n  n 11 1  3 3
2 2
Si 1  x  2, alors2
2
x n 1  x n   x  n  x n 1n  1   x  n  x n 3 .
2 x 2
Si 2  x   , alors
x2  n 1  xn   x2 n  x2 n  2 n   2 n  1  x2 n 3 .
2 2 2 x2 x 2
Puisque lim 3  1 , on déduit que
n
n
1, si 0  x  1,
y x , si 1  x  2, .
x 2 , si 2  x  .
2
xtg  x   x
2n

3 y  lim 4 x  0  ? On a plusieurs cas:


2n x
n tg  1
4
a premier cas: 0 tg 2  x  1 si 0  x  1 et 4k  1  x  4k  1k  1, 2, 3, . . . . Alors
4
on a
xtg  x   x
2n
x. 0 x
y  lim 2n x
4   x car lim tg 2n  x   0.
n tg  1 0  1 n 4
4
b Deuxième cas: tg 2n  x   1 si x  2k  1, k  1, 2, . . . Dans ce cas, on trouve
4
xtg  x   x
2n
4 x x
y  lim 2n x
 .
n tg  1 2
4
c Troisième cas: tg 2 x  1 si 4k  3  x  4k  2, 4k  2  x  4k  1, k  1, 2, . . .
4
Alors
x
2n x
x  2n
xtg   x tg  x 
y  lim 4
2n x
 lim 4  x  0  x.
n tg  1 n 1  2n 1 10
4 tg  x 
4
Ainsi
x si 0  x  1 et 4k  1  x  4k  1, k  1, 2, . . . ,
y x x
si x  2k  1, k  1, 2, . . . ,
2
x si 4k  3  x  4k  2, 4k  2  x  4k  1, k  1, 2, . . .

Exercice 4. 21.
n1 n2 2n
1 lim  x  x . . .  x   ? D’après l’exercice 4. 19 2 , on a
n n  1! n  2! 2n!
2 n
lim y n  e , si y n  1  x  x . . .  x x  R.
x
n 1! 2! n!
Alors
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150

x n1  x n2 . . .  x 2n  y 2n  y n .
n  1! n  2! 2n!
Et donc
lim  x n1  x n2 . . .  x 2n  lim y 2n  y n  
n n  1! n  2! 2n! n
lim y 2n lim y 2n  e x  e x  0.
n n

3 On a, en appliquant successivement la formule sin 2x  2 sin x cos x :


cos x cos x . . . cos xn . 2 sin xn 
x x
x  0, y lim cos cos . . . cos n  lim x 2 4 2 2 
n 2 4 2 n 2 sin xn
2 x
cos x cos x . . . cos n1 x . sin x
n1
cos x cos x . . . cos n2 x
. sin n2
lim 2 4 2 2 lim 2 4 2 2 
n 2 sin xn n 2 2 sin xn
2 x 2
n
. . . lim n sin x x  sin x
x lim
2
x  x .
sin x
n 2 sin n n sin n
2 2

Exercice 4.24.
i
1 fx  sin 2 1x  2 arctg 1 . Comme 0  sin 2 1  1 et 1  2 arctg 1  1,
x x  x
on a, d’une part, pour x n   n1 , n  1, lim sin 2 1  0  infsin 2 1 
n
xn x
2 1 2 2 1
et, d’autre part: lim  arctg x n   arctg  1  inf  arctg x , donc,
n
lim fx  lim sin 2 x1n  
2 arctg 1
x n  0  1  1.
x0 n

Une démonstration analogue donne, pour x n   1 , n1:


 2k
2
lim fx  lim sin    arctg 1
2 1 2  1  1  2.
x0 n xn xn

2) fx  2  x 2  cos 1x . On a, pour x n  1 n  1, 2, 3, . . .


1  2n
lim cos x1n  1  infcos 1x  et lim2  x 2   2. Alors
n x0

limf x  lim 2  2 1  cos 1  2n  2.


x0
n  1  2n 2
Une démonstration analogue donne pour x n  1 , n  1.
2n
lim fx lim 2  1  cos 2n  2. 1  2.
x0 n 4 2 n 2

ii) 1). fx  sin x, x  . On sait que 1  sin x  1. Considérons les deux suites de la
forme:
x n    2n et x n     2n, n  1 On a, d’une part
 

2 2
lim x n lim x n  
n n
et, d’autre part
fx n   sin   2n  sin   1 et fx n   sin   2n  sin    1.
2 2 2 2
Par conséquent lim fx  1 et lim fx  1.
x x
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151

4) fx  x , x  0. Il est évident que fx  0, x  0. Comme dans ii) 1)


1  x sin 2 x
2
choisissons deux suites de la forme x n  2n et x n    2n. On a lim x n  lim x n  ,
2 n n
et
lim fx n   lim 2n     et
n n 1  2n sin 2n
2 2 10
  2n
lim fx n   lim 2 
n n 1  
  2n 2 sin 2    2n
2
  2n 2
 lim 2
n 1  
  2n 2  0. 1  0
2
Par conséquent lim fx   et lim fx  0.
x x

Exercice 4.27.
i) 1) 2x  x 2  Ox x  0? Comme 2x  x
x 2  |2  x|  2  |x|  3 dans le

voisinage   1, 1 de x  0, alors 2x 
x
x 2 est bornée dans ce voisinage. Ce qui signifie que
2x  x 2  Ox (x  0.

x sin 1x
3) x sin 1x  O|x| x  0? Comme  sin 1x  1 x  0, alors
|x|
x sin 1x  O|x| x  0.

5) arctg 1x  O1 x  0? Puisque arctg: R  ]  ,  , alors


2 2
u  R arctgu   . Donc arctg 1x   (x  0 et, alors arctg 1x  O1 x  0.
2 2

6) 1  x n  1  nx  ox x  0? On a, pour tout n  N  :


nn  1 2 nn  1n  2 3
1  x n  1  nx  x  x . . . x n 
2 3!
nn  1 nn  1n  2 2
 1  nx  x x x . . . x n1 .
2 3!
nn  1 nn  1n  2 2
Comme lim  x x . . . x n1   0, alors
x0 2 3!
1  x n  1  nx  ox x  0.

ii) 1) 2x 3  3x 2  1  Ox 3  x  ? Comme x  , on peut considérer que x  1 et,


alors: x 1, , on a
2x 3  3x 2  1  2  3  1  2  3  1  2  3  1  6.
x3 x x3 x x3
Donc 2x  3x  1  Ox  x  .
3 2 3

Exercice 4.31.
2) x  x  x  8 x x  0? Il suffit de montrer pour cela que:
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152

x x  x
lim  1. Nous avons, d’après l’exercice 4.2., 2):
x0 8 x
x x x x 4x x 1
lim lim 
x0 8 x x0 8 x
8 x 4
x3  x 1
lim lim 4
x3  x  1  1.
x0 8 x x0

Exercice 4.33.
1)
i) En général ln f n’est pas équivalente à ln g. En effet considérons l’exemple suivant
fx  1  x  sin 2 x et gx  1  x, x 0  0. On a, d’une part:
2
fx 1  x  sin 2 x
lim lim 2  1,
x0 gx x0 1x
donc f  g x  0.
D’autre part, ln fx  ln1  x  sin 2 x  x  sin 2 x et ln gx  ln1  x  x et alors
2 0 2 0
ln1  x  sin 2
x x  sin 2 x
ln fx 2
lim lim lim 2 x lim 1  sin x
x sin x  2 ;
1
x0lnx x0ln1  x x0 2 x0
c’est à dire que ln fx et ln gx ne sont pas équivalentes au point x 0  0.

p
Exercice 4.34.  O 1x  x  ? Comme
x 2  px  q  x 
2 p
x 2  px  q  x   
p 2 p
 x 2  px  q  x   x 2  px  q  x  
 2 2 
p
x  px  q  x 
2
2
p 2 p2
x  px  q  x  
2
q
 2 4
p  p ,
x  px  q  x 
2
x  px  q  x 
2
2 2
comme x  0, on déduit que
p2
q
p 4
et x 2  px  q  x    1x . .
2 p q p
1 x  2 1
x 2x
p2 p2
q q
4 4
Or lim  , et donc
p q p 2
x
1 x  2 1
x 2x
p2
q
4
 C au voisinage de .
p q p
1 x  2 1
x 2x
p
De cette façon nous avons démontré que x 2  px  q  x    C. 1x pour
2
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153
p
x  . Ce qui signifie que x 2  px  q  x   O 1x  x  .
2

Exercice 4.39. Les fonctions fx  1  x , gx  a1  k x  x  1 a  0 sont


infiniment petites (x  1 car lim fx lim gx  0. Montrons qu’elles sont du même ordre en
x1 x1
calculant
lim
fx
 lim 1  x . Pour cela, posons x  t k . Et, alors on a x  1  t  1
x1 gx x0 a1  kx
et
1  t1  t  t 2 . . . t k1 
lim 1  t lim
fx k
lim 
x1 gx t1 a1  t t1 a1  t
lim 1  t  t a. . . t
2 k1
 ak  0.
t1
Par conséquent les deux fonctions fx et gx sont des fonctions infiniment petites de
même ordre. Si a  k , alors elles seront équivalentes.

Exercice 4.41.
4) fx  ln1  x sin x  x  0 . Comme ln1  x sin x   x sin x , alors
0
fx ln1  x sin x  x sin x
lim   lim   lim 
x0 x x0 x x0 x
x sin x sin x
 lim   lim x  lim x 1 sin x
x  1 si   1.
x0 x x0 x x x0
Ainsi f est équivalente à x en x 0  0, c’est à dire elle est un infiniment petit d’ordre 1.

Exercice 4.42. Soit gx  x  p.p.fx.


3) fx  2x  x  x , x  0 . On cherche les valeurs de  et  pour lesquelles
f  g x  0. On a fx  8 x 2 4 x3  x  1 . Donc
1
fx x 8 . 2 4 x3 
lim lim x 1 
x0 gx x0 x 
lim  1 x 18  . lim 2 4 x 3  1 lim x 18   1 ,
x 1  
x0 x0 x0
si   1 et   1 . Par conséquent f  g x  0 , si   1 et   1 , c’est à dire
8 8
que p.p.fx  8 x .

5) fx  2e x  cos x  1 2  x 5  2, x  0. On a
4

2e x  cos x  1 2  x 5  2
4
fx
lim lim 
x0 gx x0 x 
2e x  1  cos x  1 2  x 5
4

lim 
x0 x 
4
2x 4  ox 4   x  ox 4   x 5
lim 4 

x0 x
 1 lim x 4 lim 21  o1  1  o1  x 
x0 x0 4
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154

 9 lim x 4  1 , si   4 et   4.
4 x0 9
Ainsi nous avons démontré que si   4 et   4 , alors f  g x  0, c’est à dire que
9
p.p.fx  4 x 4 .
9

9) fx  sin 2 2x  arcsin 2 x  2arctgx 2 , x  0. On a


fx sin 2 2x  arcsin 2 x  2arctgx 2
lim lim 
x0 gx x0 x 
2x  ox  x  ox  2x  ox 
2 2 2 2
lim 
x0 x 
x 2 2  o1 2  1  o1  21  o1
lim 
x0 x 
  7 lim x 2  1, si   7 et   2.
x0
Par conséquent f  g x  0, si   7 et   2, c’est à dire p.p.fx  7x 2 , x  0.

13) fx  a  x 3  a a  0 x  0. On a


fx a  x3  a 1 lim a  x3  a
lim 
 lim 
  
x0 x x0 x x0 x   a  x 3  a 

  1 lim x 3  1 si   1 et   3.
x0 a  x3  a 2 a
3
Ainsi p.p. fx  x , x  0.
2 a

fx x  x
3 2
14) fx  3
x 2  x x  0. On a lim 
lim .
x0 x x0 x 
Posons x  t 6 , x  0  t  0, alors, on a
lim
fx
 1 lim t 4  t 3  1 lim t  1t 36  1 si   1 et   1.
 
x0 x t0 t 6 t0 2
Donc p.p. fx   x , x  0.

Exercice 4.43. 3) fx  log x, gx  x  1  , x  1. On a log1  x  1  x  1 et


1
log x log1  x  1 x1
lim 
lim lim  1 si     1.
x1 x  1 x1 x  1  x1 x  1

Donc p.p.fx  x  1, x  1.

Exercice 4.44.
5) fx  2x  x  x , gx  x  , x  . Comme

fx  x 2 1  1 , alors
x x3
fx
1
2 1 
lim  lim x 2 lim 2  1x  13   x 2  1,
lim x
x gx x x x x
si   2 et   1 . Alors f  g x   , si   2 et   1 , c’est à dire que
2 2
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155

p.p.fx  2x , x  .

Exercice 4.46.

3) fx  x , gx   1 , x  1. On a
3 1  x 1x
x
3 1  x
lim x 1  x  13  1
lim 

x1  1 x1
1x
si   1 et   1 . Donc p.p.fx  1 , x  1.
3 1x

Exercice 4.47.
1) On a arcsin t  t et log1  u  u. Posons t  x , on a
0 0 1  x2
x t et x  0  t  0 et, alors
1  t2
arcsin x
1  x2 t
lim lim  1.
x0 log1  x t0  t
1  t2

2 sin 3x sin x  3x  x
4) On a cos x  cos 2x  2 2  2 2 2  3.
1  cos x 1  cos x 0 x 2
x0
2

x 3 10 x cos x  sin 3 x
15) lim  0 ?.
x0 1  1  x3 0
3
On a sin 3 x  x 3  ox 3  , 1  x 3  1  x  ox 3 .
2
Par conséquent
x 3 10 x cos x  sin 3 x x 3 10 x cos x  x 3  ox 3 
lim lim 3

x0 1  1  x3 x0 1  1  x  ox 3 
2
x 3  10 x cos x  1  o1 10 x cos x  1  o1
lim lim  2.
x0 x 3  1  o1 x0  1  o1
2 2
73 x
x arcsin x e  1
16) lim  0 ? Comme x  0   3 x  0, on déduit que
x0 tg x ln1  3x
3 0
arcsin x  x , tg 3 x  3 x , et e 7 3 x  1  7 3 x , ln1  3x  3x,
0 0 0 0
et alors, d’après les opérations sur les équivalences:
x arcsin x e 7 3 x  1 x  x 7 3 x  7x 3 x
lim lim lim  7.
x0 tg 3 x ln1  3x x0  3 x 3x x0 3x 3 x  3

sin 2x  2tgx 2  1  cos 2x 3


17) lim 7
 0 ? On obtient après transformations sur les
x0 tg 6x  sin x 6 0
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156

fonctions trigonométriques:
sin 2x  2tgx 2  1  cos 2x 3
lim 7

x0 tg 6x  sin 6 x
2 sin x cos x  2cos
sin x  2  8 sin 6 x
x
lim 7

x0 tg 6x  sin 6 x
4 sin xcos 2 x  1 2  8 sin 6 x cos 2 x
2
lim 7

x0 tg 6x  sin 6 x cos 2 x
4 sin 6 x1  2 cos 2 x 4x  ox 6 1  2 cos 2 x
lim  lim 
x0 6x  ox  x  ox cos x
7 7 6 2
x0 tg 6x  sin 6 x cos 2 x
4x 6 1  o1 6 1  2 cos 2 x
lim 
x0 6x 6x  ox  x 1  o1 cos x
6 6 2

41  o1 6 1  2 cos 2 x 413


lim 6   12.
x0 6 6x  ox  1  o1 cos x
2 01
Remarque. On verra plus loin que cette cette limite se calcule plus facilement à l’aide des
développements limités (voir Chapitre VI, exercice 6.19).

Exercice 4.48.
sin x si x  0
3) fx  x La fonction est continue au point x  0, si
1 si x  0
lim fx  f0  1. Etudions pour cela les limites à droite et à gauche au point x  0.
x0
On a : f0  0  lim sin x  lim sin x  1
x x
x00 x00
f0  0  lim sin x  lim  sin x
et x x  1.
x00 x00
C’est à dire que f0  0  f0  0  1  f0. Donc la f est continue au point x  0. Il est
clair que f est continue en tout point x  0. Donc f  CR.

xE 1x  si x  0
10) y  Si x  1, alors
1 si x  0.
(0  1x  1  E 1x   0  xE 1x   0.
Donc f est continue sur 1, . De même, si x  1, alors
1  1x  0  E 1x   1  xE 1x   x.
Donc f est continue sur   , 1.
Si 1  x  1 alors
k1 k
k  1x  k  1  E 1x   k  xE 1x   kx.
Donc f est continue sur  1 , 1  k  N  . De même, si  1  x   1 , alors
k1 k k k1
k  1  1x  k  E 1x   k  1  xE 1x   k  1x.
Donc f est continue sur  1 , 1  k  N  .
k k1
Etudions la continuité au point x 0  0. Pour cela, on calcule la limite en ce point. Posons,
dans ce cas: x  1
u . Puisque u  Eu   , 0    1, alors on a
x  0  u  
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157

et
lim fx  lim xE 1x  lim u u   1.
x0 x0 u
C’est à dire que f est continue au poin x 0  0. Il reste à étudier la continuité aux points
x k  1 , k  1, 2, . . .  . On a pour ces points:
k
lim xE 1x   1 k  1  1  1 et lim xE 1x   1 . k  1.
x 1k 0 k k x 1k 0 k
Ainsi les points x k  1 , k  1, 2, . . .  sont des points de discontinuité de première
k
espèce. Ainsi, la fonction fx  xE 1x  est continue sur R  1 , k  Z 
k

11) y  E 1x . La démonstration est analogue à celle de l’exercice 4.48.10), sauf au point


x 0  0. En effet, en ce point, on a lim E 1x   . Alors x  0 est le point de discontinuité de
x0
deuxième espèce. Donc la fonction fx  E 1x  est continue sur R   1 , k  Z .
k

13) y sgnsin x. On a


1 si 2k  x  2k  1,
sgnsin x  0 si x  k,
1 si 2k  1  x  2k  2 k  Z
Donc f est constante sur les intervalles 2k  x  2k  1 et
2k  1  x  2k  2, k  Z, donc continue. Etudions maintenant la continuité aux points
x k  k k  Z. Pour cela posons x  k   où 0     et calculons
sgnsink    sgnsin k . On a:
sgnsin k  0, sgnsink   sgncos k sin  sgn1 k sin   1.
Ainsi sgnsink    sgnsin k  1   pour  0, 1. D’où y sgnsin x est
discontinue aux points x k  k k  0, 1, 2, . . . . Donc f est continue sur R  k, k  Z


1 1

14) y  e x2 si x  0 
. Sur R , la fonction y  e 2 est continue, car elle est
x
0 si x  0

1
composée de fonctions usuelles continues. Pour x 0  0, on a f0  0 et fx lim e x 2  0,
x0
car lim 12  . Alors fa fonction f est continue sur R.
x0 x

Exercice 4.49.
x 2  4 si x  2
, x 0  2. On a :lim x  4 lim x  2  4.
2
2) y  x2
x 2
a si x  2. x2 x2

Donc f est continue au point si a  4 et discontinue en ce point si a  4.


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158

x sin 1x , x  0
6) fx  , x 0  0 On a pour tout x  R
a, x0
0  x sin 1x  |x|  0.
x0
Il suffit alors de poser a  0 pour que la fonction f soit continue en x  0.

sin 1x si x  0
7) y  , x 0  0, a  R. Cherchons la limite de f au point
a si x  0
x  0. Considérons les deux sous suites suivantes
xn   1  0 et x n  1
 
 0.
 2n n 2n n
2
Alors
lim fx n   lim sin   2n  1 et lim fx n   lim sin2n  0.
 

n n 2 n n


Donc lim fx n’existe pas. Alors le point x  0 est un point de discontinuité de f pour
x0
n’importe quelle valeur de a.

cos x, x0
8) fx  , x 0  0 On a:
ax  1, x  0,
f0  0  lim fx  lim cos x  1 et f0  0  lim fx  lim ax  1  a.
x00 x00 x00 x00
Si a  1, alors f0  0  f0  0  f0  1. Donc pour a  1, la fonction serait
continue en x  0.

Exercice 4.50.
x cos x
2 x    , 3 , x  0, x  
sin x 2 2
5) fx 
a x0
b x  .

La fonction f est continue sur  , 00, , 3  car elle est composée de fonctions
2 2
usuelles continues. Aux points x  0 et x  , on a:
x cos x
lim fx lim 2 lim x . lim cos x  1
x0 x0 sin x x0 sin x x0 2
et en posant t  x   avec x    t  0 :
x cos x t   cos   t  t  sin t
lim fx lim 2 lim 2 2 lim 2 
x x sin x t0 sin  t t0  sin t
sin t
lim t . 2 . t     .
t0 sin t t .2 2
2
Alors pour a  1 et b   , la fonction sera continue dans   , 3 .
2 2 2

Exercice 4.51.
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1) . fx arctg 1 en x  2. Comme lim 1   et lim 1  , alors


x2 x2  x  2 x2  x  2
lim fx  limarctg 1   et lim fx  limarctg 1    .
x2  x2  x2 2 x2  x2  x2 2
Donc f2  0    f2  0    . Alors la fonction f n’a pas la limite au point x  2.
2 2
On ne peut prolonger cette fonction par continuité au point x  2.

log1  x  log1  x
4) fx  x en x  0. On a
log1  x  log1  x 1 
1
lim fx lim x lim log1  x x  lim log1  x x  1  1  2.
x0 x0 x0 x0
En posant f0  2, alors la fonction f est prolongeable par continuité au point x  0.

5) fx  sin x. sin 1x en x  0. On a


lim fx lim sin x. sin 1x lim  sin x 1 sin x 1
x . x sin x  lim  x . lim x sin x   1. 0  0,
x0 x0 x0 x0 x0
car la fonction y  sin 1x est bornée et lim x  0. En posant f0  0, alors la fonction f est
x0
prolongeable par continuité au point x  0.

Exercice 4.52.
5) fx  sgnsin   
x . On a, pour x  0 : (sin x  0   x  k k  1, 2, . . . . Et
alors, d’après l’exercice 4.48, 12), x k  1 k  1, 2, . . .  sont des points de discontinuité de
k
première espèce. Au point x  0 la limite de la fonction n’existe pas. Ainsi x  0 est un point
de discontinuité de deuxième espèce.

6) fx  1 . La fonction n’est pas définie aux points x  0 et x  1. On a


x 2 x  1
lim fx   et lim fx  . Alors x  0 et x  1 sont des points de discontinuité de
x0 x1
deuxième espèce. Ailleurs elle est continue, c’est à dire sur R  0, 1.

7) fx  1  x3 . La fonction n’est pas définie au point x  1, mais on a:


1x
lim fx  lim 1  x3  1x  lim 1  1.
x1 x1 1  x 1  x1  x  x 2
 x1 1  x  x2
Alors x  1 est un point de discontinuité éliminable. Ailleurs elle est continue, c’est à dire
sur R  1.

1 , x  0,
x1
14) fx . x  1 2 , 0  x  2, Etudions la continuité aux points x  0 et x  2.
1  x, 2  x.
Au point x  0, on a
f0  0  lim fx  lim x  1 2  1, f0  0  lim fx  lim 1  1 et f0  1.
x00 x00 x00 x00 x1
Alors x  0 est un point de discontinuité de première espèce.
Au point x  2, on a
f2  0  lim fx  lim 1  x  1, f2  0  lim fx  lim x  1 2  9
x20 x20 x20 x20
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et f2  9. Puisque f2  0  f2  0, alors x  2 est un point de discontinuité de


première espèce.
Ailleurs elle est continue, c’est à dire sur R  0, 2.

17) fx  1 . Les points pour lesquels x  Ex  0, c’est à dire les points
x  Ex
x  k  Z, sont des points de discontinuité de deuxième espèce, car dans ces cas
lim 1  . Pour x  Z, la fonction x  Ex  x  k si x k, k  1 est continue. Donc
xk x  Ex
l’ensemble Z est l’ensemble de points de discontinuité, de deuxième espèce, de la fonction.

Exercice 4.56.
2) fx  sgnx et gx  x1  x 2 . On a, d’une part
1 si  1  x  0 ou 1  x  
fgx  sgnx1  x 2   0 si x  0,  1, 1
1 si 0  x  1 ou    x  1
De cette facon on trouve, d’après les propriétés de la fonction y  sgnx, que
x  0, x  1, x  1 sont des points de discontinuité de première espèce.
D’autre part
g1  0 si x  0 ,
gfx  gsgnx  g0  0 si x  0
g1  0 si 0  x,
donc gfx  0, x  R, c’est à dire constante, donc elle est continue sur R.

Exercice 4.58. Soit f une fonction monotone et bornée sur un intervalle a, b et soit x 0  a
un point de discontinuité de f. Supposons f croissante. Alors on a
fx  fx 0 , x  a, x 0 ,
c’est à dire que f majorée et croissante sur a, x 0 , et donc lim fx  fx 0  0  fx 0 
xx 0 0
existe et est finie d’après le théorème de convergence des fonctions monotones bornées. Si
fx 0  0  fx 0 , alors serait continue à gauche, sinon on aurait un saut égal à
f  fx 0   fx 0  0. De manière analogue, on montre que lim fx  fx 0  0  fx 0 .
xx 0 0
En conclusion x 0 est un point de discontinuité de première espèce. La démonstration est
analogue pour les autres cas.

Exercice 4.65.
1) y  x 2 . La fonction est continue sur R , strictement décroissante sur   , 0 et
strictement croissante sur 0, . Alors dans chacun de ces intervalles, la fonction admet une
réciproque: x   y  0  y    et x  y 0  y   qui sont des branches continues
univoques.

5) y  cos x, x  R. La fonction y  cos x est continue et strictement monotone sur


k  x  k  1 (décroissante sur 2k  x  2k  1 et croissante
sur 2k  1  x  2k  2, k  0, 1, 2, . . . , alors elle admet une réciproque f 1 y sur
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chacun de ces intervalles. Puisque lim cos x  1 k et lim cos x  1 k1 , alors la
xk xk1
fonction inverse f 1 y existe sur 1, 1.
On sait que x  arccos y, y  1, 1  y  cos x, x  0, . Comme cosinus est paire
et périodique de période 2, alors x    arccos y  2k, k  Z, est aussi solution dans R. Ainsi
l’ensemble des solutions dans R de l’équation y  1, 1, y  cos x s’écrit en fonction de
arccos y comme suit
Arccosy   arccos y  2k, k  Z.

Exercice 4.74.
4) fx  n x 0  x  . Soient   0 arbitraire et x 1  0, x 2  0 arbitraires. On a
deux cas possibles:
i) Supposons que 0  x 1   n et 0  x 2   n , alors
0  n x 1  , 0  n x 2   et |x 1  x 2 |   n    .
Donc, pour    n , |x 1  x 2 |    |fx 1   fx 2 |  n x 1  n x 2  .
ii) Supposons maintenant que au moins l’un des x 1 ou x 2 est supérieur ou égal à  n . Dans
ce cas, nous aurons
n x n1  n x n2 . x
2  n x 1 . x 2 . . .  n x 2   n1 .
n3 2 n1
1 1
En tenant compte de cette inégalité, on déduit que:
fx 1   f x 2   n x 1  n x 2 
|x 1  x 2 | |x  x |
  1 n1 2  
n x n1
1  n x 1 . x 2  n x 1 . x 2 . . .  n x 2
n2 n3 2 n1 
si |x 1  x 2 |   n  .
Alors la fonction est uniformément continue sur l’ensemble 0, . .

Exercice 4.76.
2) fx  x 1  x  1. La fonction f définie et continue sur le segment 1, 1.
4  x2
D’après le théorème de Cantor, f est uniformement continue sur 1, 1.

3) fx  x 2 . i) Sur   , . La fonction fx  x 2 est continue sur le segment , , donc
elle est uniformément continue sur ce segment, d’après le théorème de Cantor. Par conséquent,
elle est uniformément sur l’intervalle   ,  , .
ii) Sur R. Soit les deux suites de points x n  n  1
 
n et x n  n, n  1. On a, d’une part
xn  xn  1
 
n  0,
n
et, d’autre part:
fx n   fx n   n 2  2  12  n 2  2  12  2   pour 0    2.
 

n n
Cela signifie que fx  x 2 n’est pas uniformement continue sur R.
 
4) fx  log x 0  x  1. Soient les suites définies par x n  e n , x n  e n1 , n  1 .
Alors on a
x n  x n  |e n  e n1 |  e  1  0.
 
n1
 
e n
et fx n   f x n   |n  n  1|  1   si  0, 1. Il en résulte que fx  log x n’est
pas uniformément continue sur 0, 1.
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7) fx arctgx, x   , . On a, d’après la relation arctgx  |x|, x  R :


   
|fx    fx  |  arctgx   arctgx   arctg x  x   x  x   |x   x  |   .
1xx 1xx
Alors   0      0
|fx    fx  |  , x  , x   R tels que: |x   x  |   et x  . x   0.
Donc f est uniformement continue sur R.
Remarque. La fonction fx arctgx est lipchitzienne sur R, donc uniformément continue.

Exercice 4.79.
i) a) Si f est uniformément continue sur a, b, alors
  0,     0, x  , x  a, b: |x   x  |    |fx    fx  |  . 
Montrons que f vérifie le critère de Cauchy en a. Alors pour tout x  , x  a, b vérifiant:
|x   a|   et |x   a|   
2 2
on a |x   x  |  |x   a  a  x  |  |x   a|  |x   a|  .
D’après la définition (*) de la continuité uniforme, il découle que |fx    fx  |  . C’est à
dire que f vérifie le critère de Cauchy en a. Alors lim fx  A existe. De la même manière, on
xa0
démontre que lim fx  B existe.
xb0
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Chapitre V. Fonction dérivables. Rappels de cours.

V.1. Dérivée d’une fonction en un point.


Définition. Soit f une fonction définie dans un voisinage du point x 0  R. On dit que f est
dérivable en x 0 si la limite
fx  fx 0 
lim x  x0
xx 0
existe et est finie.

Cette limite est appelée dérivée de f au point x 0 et on la note f x 0 .

V.2.Autres ecritures de la dérivée. En posant x  x 0  x  h appelée accroissement de


la variable x en x 0 , on obtient x  x 0  x  x 0  h et la dérivée s’ecrit alors
 fx 0  x  fx 0  fx 0  h  fx 0 
f x 0   lim lim .
x0
x h0 h

Exemple. Montrons que fx  cos x est dérivable en tout point x  R. En effet, soit x  R
et x un accroissement de x. On a, d’après la continuité de la fonction y  sin x et la relation
lim sin t  1 :
t0
t
fx  x  fx cosx  x  cos x
lim  lim 
x0
x x0
x
sinx  x  sin x sin x
  lim 2 2   lim sinx  x . lim 2   sin x.
x0
x x0 2 x0 x
2

Donc f x   sin x, x  R.

V.3. Différentiabilité.
Définition .On dit qu’une fonction f est différentiable au point x 0  R si
1) elle est définie au voisinage du point x 0 ,
2) il existe un nombre A  R et une fonction  tels que l’accroissement f de f
correspondant à l’accroissement x de x s’écrit:
y  fx  fx  x  fx  A. x  x. x
avec lim x 0.
x0

La proposition suivante est vraie:


Pour qu’une fonction f soit différentiable au point x, il faut et il suffit qu’elle soit dérivable
en ce point.
On démontre que si f est dérivable en x , alors:
1) A  f  x et on a la relation suivante:
y  fx  f  x. x  x. x;
2) f est continue en x (l’inverse est faux, par exemple y  |x| est continue en x  0, mais elle
n’est pas dérivable en ce point (voir le n o V.5 suivant).

V.4.Différentielle.
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164

Définition. L’expression f  x. x est appelée différentielle de f au point x et on la note


comme suit:
dfx  f  xx
En particulier, si y  fx  x, alors dx  dfx  x  x  1. x  x. D’où l’on peut écrire
dfx
la différentielle comme suit: dfx  f  xdx et la dérivée f  x  ou bien
dx
dy
f  x  .
dx

V.5. Dérivées à droite et à gauche en un point.


Définition. On dit que la fonction f est dérivable à droite (resp. à gauche) en x 0  R si le
fx  fx 0 
rapport x  x0 admet une limite (finie) à droite (resp.à gauche).
On les désigne par:
fx  fx 0  fx  fx 0 
f  x 0   lim x  x 0
et f  x 0   lim x  x0 .
xx 0 0 xx 0 0
La proposition suivante est vraie:
Pour que f soit dérivable en x 0 il faut et il suffit que f  x 0  et f  x 0  existent et que
f  x 0   f  x 0 .

Exemple . La fonction y  |x|, définie sur R, possède une dérivée à droite et une dérivée à
gauche au point x  0 qui sont égales à  1 et à 1. En effet :
fx  f0 |x|
f  0  lim  lim x  lim xx  1,
x00 x0 x00 x00
fx  f0
 lim x  lim x
 |x|
f  0  lim x  1.
x00 x  0 x00 x00
Puisque f  x 0   f  x 0 , alors la fonction y  |x| n’est pas dérivable au point x  0, mais
elle continue en ce point.

V.6. Dérivées infinies. On dit que f admet une dérivée infinie en x 0 si la dérivée à droite ou
la dérivée à gauche en x 0 est infinie:
fx  fx 0 
f  x 0   lim x  x0  ,
xx 0 
fx  fx 0 
ou f  x 0   lim x  x0  .
xx 0 

Remarque. f n’est pas dérivable en x 0 si l’une des conditions est vérifiée:


i f  x 0 , f  x 0  existent et f  x 0   f  x 0 ,
ii f  x 0  ou f  x 0  n’existe pas,
iii f  x 0    ou f  x 0   .

V.7. Interprétations physique et géométrique de la dérivée.


i) Interprétation physique. Soit un point matériel se déplaçant sur une droite considérée
comme axe des temps t. En fixant une origine du temps t  0 et en désignant par d  ft la
distance parcourue par le point matériel pendant le temps t, alors la vitesse v à l’instant t t  0
est donnée par la dérivée: vt  f  t.
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ii) Interprétation géométrique. L’existence de la dérivée d’une fonction f au point x 0 est


équivalente à l’existence d’une droite tangente à la courbe C d’équation y  fx au point de
coordonnées Mx 0 , fx 0   C. De même, l’existence d’une dérivée à droite ou à gauche est
équivalente à l’existence d’une demi-tangente à droite ou à gauche.

V.8. Opérations sur les dérivées.


Si c est constante et y  fx et y  gx sont des fonctions dérivables , alors on a:
1 c   0;
2 cf   cf  ;
3 f  g   f   g  ;
4fg   f  g  fg  ;
f f  g  fg 
5  g    v  0;
g2
6 f n    nf n1 f  ;
7 Dérivée d’une fonction composée. Si y  fx et z  gy sont dérivables
respectivement aux points x 0 et y 0  fx 0  , alors la composée gof est dérivable en x 0 et on a
gof  x 0   g  y 0 . f  x 0 .
dgof dg dy
De manière symbolique on note z x  z y y x ou x  y x.
dx dy dx
8) Dérivée de l’inverse d’une fonction. Soient f : X  Y une fonction inversible et
f 1 : Y  X , son inverse, continues respectivement en x 0  X et en y 0  fx 0 . Si f est
dérivable en x 0 telle que f  x 0   0, alors f 1 est dérivable au point y 0  fx 0  et on a
f 1   y 0    1 .
f x 0 
Remarque. La propriété 8) reste vraie si on change les hypothèses comme suit: soit
f : X  Y strictement monotone et continue dans un voisinage V de x 0  X telle que f  x 0 
existe et f  x 0   0. En effet, d’après le théorème de la fonction inverse ( voir chapitre IV sur les
fonctions continues), f est inversible de V sur W  fV et son inverse f 1 est strictement
monotone et continue sur W et dérivable en y  fx 0 .

V.9. Tables dés dérivées des fonctions usuelles et élémentaires. A l’aide de la définition et
des propriétés des dérivées d’une fonction, on démontre que les fonctions usuelles et
élémentaires sont dérivables dans les intervalles indiqués. Les dérivées sont dressées dans une
table qu’on doit retenir.
1 x     x 1 ,   R et x  0.
2 a x    a x ln a a  0, e x    e x .

3 log a x  1 a  0, a  1, x  0, ln|x|   1x .
x ln a
4 sin x   cos x, x  R, cos x    sin x, x  R.
5tgx   1 ,x   k, ctg x    12 , x  k, k  Z.
2 2
cos x sin x
6 arcsin x   1 , |x|  1, arccos x    1 , |x|  1.
1  x2 1  x2
7 arctgx   1 , xR, arcctgx    1 2 , x  R.
1  x2 1x
8 shx  chx, x  R , chx   shx, x  R.
9 thx   12 , x  R, cthx    12 , x  0.
ch x sh x
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166

10) argshx   1 , x  R, argchx   1 , x1,


1  x2 x 1 2

11) arcthx   1 , |x|  1 , argcthx   1 , |x|  1.


1  x2 1  x2

V.10. Dérivée logarithmique. Pour faciliter certains calculs de dérivées, on utilise la dérivée
logarithmique qui est exprimée par le théorème suivant:

Théorème. Soit f une fonction dérivable en x 0 et fx 0   0. Alors la fonction y  log|fx|


est dérivable en x 0 et on a :
f  x 0 
log|fx| xx 0  .
fx 0 
La dérivée logarithmique s’applique au calcul de dérivées de fonctions du type
y  x x , x  0. En effet, soient ,  deux fonctions dérivables sur un intervalle I et
x  0. Alors la fonction y  x x est dérivable sur I. Pour calculer sa dérivée, utilisons
la dérivée logarithmique. On a :
y   x
log y  x log x et log y   y    x log x  x ,
x
et donc
  x
y   x x   x log x  x .
x
Par exemple, si y  x sin x , x  0, alors :
y   x sin x    x sin x cos x. log x  sin x
x .

V.11. Dérivées d’ordres supérieurs. Soit f une fonction dérivable sur un intervalle X  R,
c’est à dire dérivable en tout point de X. On peut définir alors une nouvelle fonction définie sur X
par y  f  x appelée dérivée première de f sur X. De même, si f  est dérivable sur X, on peut
définir la fonction y  f  x  f  x  , appelée dérivée seconde ou d’ordre deux. Par
induction, on définie la dérivée d’ordre n  N  par f n x  f n1 x  , x  X, notée aussi
dnf dy n
par n  .
dx dx n

Une fonction est dite de classe C n X si elle est dérivable sur X jusqu’à l’ordre n et sa dérivée
n  ième est continue sur X. En particulier une fonction est de classe C  X si elle admet des

dérivées de tout ordre sur X, c’est à dire que C  X   C n X.
n1

V.12. Opérations sur les dérivées d’ordres supérieurs. Soient f, g deux fonctions
dérivables jusqu’à l’ordre n  N, alors les relations suivantes sont vraies:
1) f  g n  f n  g n ; 2) f n  f n   R;
n
3) f. g n  C kn f nk g k formule de Leibnitz).
k0
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167

V.13. Différentielles d’ordres supérieurs. Soit y  fx une fonction différentiable sur un
ensemble X  R. Alors, pour tout x  X, la différentielle en ce point correspondant à
l’accroissement h  R tel que x  h  X est donnée par la fonction linéaire:
df x : h  df x h  f  xdxh  f  xh.
Supposons que f est deux fois dérivables sur l’ensemble X. Alors sa différentielle en tout
point x  X, dfx  f  xdx, est appelée différentielle première de f. Comme f  est aussi
dérivable sur X, alors la fonction dy  df est dérivable en tout point x  X, c’est à dire
différentiable en tout point x  X. Dans ce cas, sa différentielle s’écrit:
ddy  ddf  f  xdx  dx.
Sachant que dx ne dépend pas de x, donc f  xdx   f  xdx, on obtient alors
ddy  ddf  f  xdxdx  f  xdx 2 ,
qu’on note d 2 y  d 2 fx  f  xdx 2 , appelée différentielle d’ordre deux de f sur
l’ensemble X. De la même manière, si f est trois fois dérivable sur X, on définit la différentielle
d’ordre trois par d 3 y  f  xdx 3 . Et de façon générale, par induction , on a la définition
suivante:

Définition. Soit f une fonction dérivable jusqu’à l’ordre n  N  sur l’ensemble X  R. On


définit la différentielle d’ordre n de f sur X par:
d 1 y  dy, d n y  dd n1 y  f n xdx n , n  2,
qu’on note d n y  d n f  f n xdx n .

5.14. Théorèmes fondamentaux des fonctions dérivables. Les théorèmes suivants sont
vrais et vu leur importance, ils doivent être bien assimilés.

Théorème 1. (Théorème de Fermat). Soit f une fonction définie et dérivable sur un


intervalle ouvert I  a, b. Si f atteint son maximum ou son minimum en un point c  a, b,
alors f  c  0.

Comme conséquence du théorème de Fermat, on a le théorème de Rolle suivant qui est à la


base de nombreux résultats théoriques et pratiques:

Théorème 2. (Théorème de Rolle). Soit f une fonction vérifiant les conditions suivantes:
1) f est définie et continue sur le segment a, b ;
2) f est dérivable sur l’intervalle ouvert a, b;
3) fa  fb.
Alors il existe un point c  a, b tel que f  c  0.

Géométriquement, le théorème de Rolle signifie que le graphe de f admet au point c, fc
une tangente parallèle à l’axe des abscisses Ox.

Remarques.
1) Les conditions citées dans le théorème précédent sont toutes essentielles. Si l’une d’elles
n’est pas vérifiée, alors le théorème s’avère faux.
2) Le théorème de Rolle signifie aussi que si f admet deux racines x 1 et x 2 , alors la fonction f 
admet une racine comprise entre x 1 et x 2 .
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168

Comme conséquence du théorème de Rolle, on a le théorème de Cauchy suivant, connu sous


le nom de la formule généralisée des accroissements finis.

Théorème 3. (Formule généralisée des accroissements finis). Soient f, g deux fonctions


vérifiant les conditions suivantes:
1) f et g sont définies et continues sur le segment a, b;
2) f et g sont dérivables sur l’intervalle ouvert a, b;
3) g  x  0, x  a, b.
Alors il existe un point c  a, b tel que :
fb  fa f  c
  .
gb  ga g c

Comme cas particulier de la formule généralisée des accroissements finis, on a la formule des
accroissements finis qui a de nombreuses applications théoriques et pratiques.

Théorème 4. (Formule des accroissements finis (A.F.) ou de la moyenne). Soit f une


fonction vérifiant les conditions suivantes :
1) f est définie et continue sur a, b;
2) f est dérivable sur a, b ;
Alors il existe un point c  a, b tel que :
fb  fa  f  cb  a.
Géométriquement, la formule de la moyenne signifie que la courbe C d’équation
y  fx, x  a, b admet au point Mc, fc une tangente T parallèle à la corde passant par
les points Aa, fa et Bb, fb.

Corollaire. Si f est dérivable sur un intervalle I  R, alors, pour tous x 1 , x 2  I, il existe


un point c compris entre x 1 et x 2 tel que : fx 1   fx 2   f  cx 1  x 2 .

V.15. Applications de la dérivée à l’étude de la monotonie.

Théorème 1. Soit f une fonction dérivable sur un intervalle I  R. Alors f est constante sur
I si et seulement si f  x  0, x  I.

Corollaire. Soient  et  deux fonctions définies et continues sur un intervalle I vérifiant la


condition   x    x , x  I. Alors il existe une constante c  R telle que
x  x  c, x  I.

Théorème 2. Si f est dérivable sur un intervalle I  X, alors on a les relations suivantes:


i f  x  0, x  I  f est croissante sur I;
ii f  x  0, x  I  f est strictement croissante sur I;
iii f  x  0, x  I  f est décroissante sur I;
iv f  x  0, x  I  f est strictement décroissante sur I.

Remarques.
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1) Dans les relations ii et iv, on a des implications et non des équivalences. Par exemple, la
fonction fx  x 3 est strictement croissante sur I  R, mais on n’a pas f   0 sur R, car
f  x x0  3x 2x0  0.
2) Il ne faut pas croire que si f  est positive en un point x 0 , f  x 0   0, alors f est strictement
croissante dans un voisinage de x 0 .
Les équivalences dans ii) et iv) sont obtenues en ajoutant des conditions qui sont données par
le théorme suivant:

Théorème 3. Soit f une fonction dérivable sur un intervalle I  R . Alors


i f  x  0, x  I,
1 f strictement croissante sur I 
ii f   0 sur tout intervalle J  I.

i f  x  0, x  I,
2 f strictement décroissante sur I 
ii f   0 sur tout intervalle J  I.

Exemple. La fonction fx  x 3 est strictement croissante sur R car :


i f  x  3x 2  0, x  R,
ii f  x  0  x  0, c’est à dire que f   0 sur tout intervalle J  R.

V.16. Applications aux inégalités. On peut appliquer la formule des A.F. pour démontrer
certaines inégalités importantes. Donnons pour cela quelques exemples.
Exemple 1. Montrons que:
x, x   R : |sin x  sin x  |  |x  x  |.
En effet, comme la fonction fx  sin x est dérivable sur R, alors, d’après la formule des
A.F. sur x, x   x  x  , il existe , x    x  tel que
|sin x  sin x  |  sin   x  x    cos  x  x    |x  x  |,
car |cos |  1.

Exemple 2. Montrons que


tgx  x  x , x  0,  .
3
3 2
Posons pour cela: fx tgx  x  x 3
sur 0,  . Comme f0  0, il suffit de montrer
3 2
que f  x  0 sur 0,  . Comme tgx  x  0 sur 0,  , alors on a
2 2
1  1  x  tg x  x 2  0 sur 0,  .
 2
f x  2
cos 2 x 2

V.17. Applications au calcul des limites. Règles de L’Hospital.


Théorème 1 (Première règle de L’Hospital. Limite de la forme 0 .
0
Soient f, g deux fonctions définies et dérivables dans un voisinage épointé U de x 0  R
telles que:
1) gx  0 , g  x  0 sur U ,
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170

2 lim fx lim gx  0 .


xx 0 xx 0
f  x
Si lim  existe, finie ou infinie, alors on a :
xx 0 g x

fx f  x
lim lim  .
xx 0 gx xx 0 g x

Théorème 2. (Deuxième règle de L’Hospital. Limite de la forme   .


Soient f, g deux fonctions définies et dérivables dans un voisinage épointé U de x 0  fini ou
infini) telles que :
1) g  x  0 sur U ;
2 lim fx  , lim gx  .
xx 0 xx 0
f  x
Si la limite suivante : lim  L existe , finie ou infinie, alors:
xx 0 g  x
fx f  x
lim lim   L.
xx 0 gx xx 0 g x

Remarques.
1) Les règles de L’Hospital restent vraies si x  x 0 ou x  x 0 ou x   ou x  . .
f  x fx
2) Si la limite lim  n’existe pas, alors on ne peut rien dire sur lim .
xx 0 g x xx 0 gx
3) L’une des principales erreurs dans l’application de la règle de L’Hospital consiste à écrire
la formule de L’Hospital avant d’avoir établi l’existence de la limite dans le second membre.
f  x fx
D’après la remarque 2), lim  peut ne pas exister, alors que lim peut exister. Ainsi,
xx 0 g x xx 0 gx
si l’on veut appliquer la règle de L’Hospital, il faut d’abord s’assurer de l’existence de
f  x
lim  (finie ou infinie).
xx 0 g x
f  x
4) Si lim   0 ou   
 , et si les fonctions f et g vérifient les conditions du
xx 0 g x 0
théorème, alors on peut répéter la règle. En général, on peut la répéter autant de fois si les
conditions sont vérifiées pour les fonctions admettant des dérivées d’ordres supérieurs.

Exemple. lim x x  
n

x e  F.I.) , n  N. En répétant n fois la règle de L’Hospital, on


obtient:
n n1 nn  1x n2
lim x x  lim nx x  lim . . .  lim n!x  0.
x e x e x ex x e

V.18. Autres formes indéterminées. 0. ,   , 1  ,  0 , 0 0 .

Exemple 1. lim x log x  0.  F.I.). Cependant, on peut écrire :


x0

 
log x
lim x log x  lim  .
x0 x0 1/x
En appliquant la deuxième règle de L’Hospital pour fx  log x et gx  1x , on obtient :
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log x  1/x

  x  0.
1 1/x 2 x0
x
Donc lim x log x  0.
x0

Exemple 2. Calcul des limites du type lim x x , avec x  0 dans un voisinage de
xx 0
x 0 . Dans ce cas, on a : x x  e x log x , et, d’après la continuité de la fonction
exponentielle, on peut utiliser la formule
lim x log x
lim x x  e xx0 .
xx 0
1
Calculons I lim 1  x 2  e x 1x  1  (F.I.). D’après cette dernière formule, on a:
x0
log1x 2 
lim
e x 1x
I  e x0 .
La limite qui se trouve à l’exposant est de la forme 0 (F.I.). On peut appliquer, dans ce cas,
0
la première règle de L’Hospital . On a :
log1  x 2   2x
lim lim lim 2. 1 2 . xx  2 1 . 1  2,
x0 e x
 1  x 
x0 1  x 2
e x
 1 x0 1x 10
car on a : e x  1  x x  0. D’où: I  e 2 .
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Enoncés des exercices du chapitre V.

Exercice 5.1. La loi du mouvement d’un point sur l’axe Ox est donnée par la formule
x  10t  5t 2 , où t est le temps en seconde et x la distance en mètres. Déterminer la vitesse
moyenne du mouvement dans l’intervalle de temps 20  t  20  t et faire les calculs dans les
cas où: i t  1; ii t  0, 1; iii t  0, 01. Quelle est la vitesse du mouvement au
moment t  20?

Exercice 5.2. Calculer


1 f  2 si fx  x 2 sinx  2;
2 f  1 si fx  x  x  1arcsin x .
x1

Exercice 5.3. Calculer f  x 0  et f  x 0  si:


1 fx  |x  1|  |x  1| , x 0  1 ; 2 fx  |sin x| , x 0  0;
x 2
3  fx  1e , x 0  0.

Exercice 5.4. Etudier, à l’aide de la définition, la dérivabilité de la fonction f en x 0 si:


1 fx  |x|  x 2 , x 0  0; 2) fx  x  1x, x 0  1;
x 2 cos 1x , x0
3 fx  , x 0  0; 4 fx  |x  2| , x 0  2;
0, x0
sin 2 x , x2
5) fx  x2 , x 0  2; 6) fx  x|sin x|, x 0  0;
0, x2
1 , |x|  1
7) fx  e , x 0  1.
2 x
x e , |x|  1,

Exercice 5.5. Etudier la dérivabilité des fonctions suivantes:


1) y  |x 3 x  1 2 x  2|; 2 y  |sin x|;
x  1 x  1 2 , si |x|  1,
3 y  |cos x|; 4 y  4 ;
|x|  1, si |x|  1
x3, x  0,
5) y  | 2  x 2 | sin 2 x; 6 y  1
e x , x  0;
x x 
7 y  x  x ; 8 y  x ;
9 y  arcsincos x.

Exercice 5.6.Calculer y  si :
1 y  x 5  4x 3  3x  2 ; 2 y  2 3 x 2  5 x 3  22  x;
x
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173

3 y  1  x3 ; 4 y  sin x  cos x ;
sin x  cos x
3
1  x3
6 y e x ;
2
5 y  sin n x. cos nx ;
7 y  log log log x ; 8 y  arccos 1  x ;
2
9 arctan sin x  cos x ; 10 y arctgthx.
sin x  cos x
11) y  1  3 x  3 ; 12 y arctgx 2  3x  2;
13 y  3 cos 2 x  cos 3 x; 14) y  sin x. e cos x ;
2
15 y  2 sin x ; 16 y  1  tan 2 x  tan 4 x ;
cos 2x
17) y  arcsin sin x ; 18 y  logarctg 1 ;
1x
19 y  sin ln|x|; 20) y  log 32 2x  3 2 ;
x
21 y  10 sin x ; 22 y  sincos 2 x. cossin 2 x;
1x
23) y  e 1  x ; 24 y  a 2  x 2  a. arccos ax ;
1 x
25 y  x ; x 26) y  x ;
1x
27) y  x 2  1 sin x ; 28 y  x sin x ;
xx 2  1
29) y  3 2 ; 30 y  x  x  3 x ;
x  1 2
2  x 2 3  x 3 
31) y  ; 32 y  x x x ;
1  x 2
33 y  cos 2x  2 sin x;
34 y  sincos 2 x; 35 y  sin n x. cos n x;
2
36 y  sin x2 ; 37 y  sinsinsin x;
sin x
38 y  sincos 2 tg 3 x; 39 y tg x ctg x ; :
21 2
40 y tgx  1 tg 3 x  1 tg 5 x; 41 y  2 ;
tg x
3 5
42 y  ln 3. sin xx  cos x ; 43 y  log 3 x 2 ;
3
44 y   a  x  bx  a  ax  b ; 45 y  log 3 1  x 2 ;
b 4
46 y  1  1 ln x 4 ; 47 y  lnln 2 ln 3 x; ;
41  x  4 4 1x
48 y  lnx  x  1 ;
2
49 y  x lnx  1  x 2 ;
50 y  ln tg x ; 51 y  xsinln x  cosln x;
2
52 y  arcsin x ; 53 y  log sin 3 arctge 3x ;
2
2
54 y arctg xa ; 55 y  x arctg x ;
56 y  arcsinsin x; 57 y  arccoscos 2 x;
58 y arctg 1  x ; 59 y  log 3 x 2  sin x;
1x
60 y  1 ; 61 y  sin x cos x  cos x sin x ;
arccos 2 x 2 
62 y  arcsin x  1 ln 1  x ; 63 y arctgtg 2 x;
1  x2 2 1x
1
64 y  xarctgx  ln1  x 2 ;

65 y  x  x x  x x x  0;
2
chx
66 y  lnchx  1 2 ; 67 y  2
 lncth x .
2ch x sh x 2
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174

Exercice 5.7. Trouver les dérivées à droite et à gauche des fonctions:


x 1  x 2 , x  0
1) fx  Ex sin x; 2) fx  |x|
1, x  0;
arctg 1  x , x  1 arcsin x 2 sin 1 , x  0,
3) fx  1x 4) fx  x x
, x  1;
2 0, x  0;
1
1e x , x0
5) fx  6 fx  sin x 2 ;
1 x ,3 4
x  0;
7 fx  1  e x ;
2
8 fx  arcsin 2x .
1  2x 2
x  2arctg 1 ,si x  2
9 fx  |ln|x||; 10 fx  x2
0 si x  2;
1 x, si x  0
11 fx  x1  e x  1 , si x  0 ; 12 fx 
0 , si x  0
3
x 4 ln x ,si x  0;

2x , si x  0
13 fx 
ln1  5 x 7  si x  0.

Exercice 5.8. Calculer les dérivées des fonctions suivantes en précisant les intervalles
d’existence:
1) y  |x|; 2) y  x|x|;
3 y  |1  x 2 1  x 3 |; 4) y  1  x 2  log|x|;
1  cos x , x  0,
5) y  x ; 6 y  3
cos 2 x  1 ;
0, x0
7 y  x x ; 8 y  3x 2  1 ;
3 x 3  1 2

x  |x  1|
9 y  arcsin 1  x 2 ;
2
10 y  ;
1x x  |x  1|
11 y  arcsin2x  1  2arctg 1  x
x ; 12 y  logarcsin 3x;
13 y  log 1  x ; 14 y arctg x ;
1x 1x
cos x  sin x , x   ,
x sin 
x , x  0, ; x  4
15 y  16 y  4
0, x0  2    x, x   ;
4 4
1
17) y  loglog x; 18) y  a a 2 x 2 ;
19 y  arccos 1 ; 20 y  |sin 3 x|;
|x|
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1  x si    x  1
21 y  Ex sin 2 x; 22 y  1  x2  x si 1  x  2
2  x si 2  x  ;

x  a 2 x  b 2 si a  x  b arctgx si |x|  1
23 y  ; 24 y   sgnx  x  1 si |x|  1
0 si x  a, b
4 2
x 2 e x si |x|  1
2
x si x  0
25 y  ; 26 y 
1 si |x|  1; ln1  x si x  0.
e

Exercice 5.9. En utilisant la dérivée logarithmique, calculer y  si :


x  3 2 2x  1
1 y  ; 2 y  x 1  x ;
x  1 3 1x
x
3 y  x x ; 4 y  x sin x .

Exercice 5.10.
x sin 1x si x  0,
i) Montrer que la fonction fx  est continue en x 0  0, mais elle
0 si x  0
n’est pas dérivable en ce point.
|x| n sin 1x si x  0
ii) A quelle condition la fonction fx 
0 si x  0
a) est continue au point x  0, b) est dérivable au point x  0
c) admet une dérivée continue au point x  0 ?
iii) Pour quelles valeurs de n et m m  0, la fonction

|x| n sin 1m , x  0
fx  |x|
0, x0
a) est continue, b) admet une dérivée, c) admet une dérivée continue en x 0  0?

Exercice 5.11. Déterminer les valeurs de  et  pour lesquelles la fonction


arctgx, |x|  1,
fx 
sgnx  x  1 , |x|  1
2
admet une dérivée : i) au point x  1, ii au point x  1.

Exercice 5.12. Déterminer les valeurs de  et  pour lesquelles les fonctions suivantes: a)
sont continues sur R, b) sont dérivables sur R :
x  , x  1,   x 2 , |x|  1,
1) y  ; 2) y  1 , ;
x2, x  1; |x|  1;
|x|
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176

x 3  x, |x|  2,
3) y  1 1 4)
 arcsin x , |x|  2;
2x  2, x  1,
y x  1x  2x  , 1  x  2,
x  1, x . 2.
2

Exercice 5.13. Démontrer que la fonction fx  |x  a|x ne possède pas de dérivée au
point x  a , où x est continue et a  0 . Calculer f  a et f  a.

Exercice 5.14. i) Montrer que la fonction


sin 2 x, x  Q,
fx 
0, x  RQ
admet une dérivée seulement aux points x  k, k  Z.

ii) Montrer que la fonction


x2, x  Q,
fx 
 x2, x  RQ
admet une dérivée seulement au point x  0.

Exercice 5.15.
1 Peut-on affirmer que la somme Fx  fx  gx n’est pas dérivable
au point x  x 0 , si
a) f est dérivable au point x 0 , mais g n’est pas dérivable en ce point;
b) toutes les deux fonctions ne sont pas dérivables au point x 0 ?

2 Peut-on affirmer que le produit Fx  fx. gx n’est pas dérivable
au point x  x 0 , si
a) f est dérivable au point x 0 , mais g n’est pas dérivable en ce point;
b) toutes les deux fonctions ne sont pas dérivables au point x 0 ?

3 Que peut-on dire sur la dérivabilité de la fonction Fx  fgx


au point x  x 0 si
a) f est dérivable au point y  gx 0  , mais g n’est pas dérivable en x 0 ,
b) f n’est pas est dérivable au point y  gx 0  mais g est dérivable
en x  x 0 ,
c) f n’est pas dérivable au point y  gx 0  et g n’ est pas dérivable
en x  x 0 ?
d) Etudier les cas:
i) fx  x 2 , gx  |x|, ii) fx  |x|, gx  x 2 ,
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iii ) fx  2x  |x|, gx  2 x  1 |x|, avec x 0  0.


3 3

4 Peut -on affirmer qu’une fonction f possède: a) une dérivée finie, b) une dérivée infinie,
en un point de discontinuité?.

Exercice 5.16. Montrer que la dérivée d’une fonction paire (resp. impaire) dérivable est
impaire (resp. paire).

Exercice 5.17. Deux bateaux A et B quittent le même port et en même temps. Le bateau A se
dirige vers le nord, tandis que B se dirige vers l’est. A quelle vitesse croît la distance entre A et B
sachant que la vitesse de A est de 30 km/h et celle de B, 40 km/h ?

Exercice 5.18.
x, si 0  x  2
i Soit fx  et Sx la surface délimitée par la courbe y  fx ,
2x  2, si 2  x  
l’axe des abscisses et la perpendiculaire à l’axe des abscisses au point x x  0. Trouver la
forme analytique de Sx et calculer S  x.
ii La fonction Sx est la surface délimitée par l’arc de la circonférence
y  a 2  x 2 , l’axe des abscisses et par deux perpendiculaires à l’axe des abscisses, aux
points 0 et x |x|  a.
Trouver la forme analytique de Sx et calculer S  x.

Exercice 5.19.
i Soit y  x 3  x. Calculer y et dy pour x  2 en donnant à la variable les accroissements
x  1; x  0, 1; x  0, 001. Calculer les valeurs correspondantes de l’erreur
|y  dy|
relative   .
|y|
ii Calculer l’accroissement et la différentielle de la fonction y  x pour x  4 et
x  0, 41. Calculer les erreurs absolues et relatives.

Exercice 5.20. Calculer les différentielles dy si:


log x fx
1 y  xe x ; 2 y  ; 3 y arctg , f, g dérivables).
x gx

Exercice 5.21.
i Trouver une valeur approchée de l’accroissement de la fonction y  sin x lorsque x varie
de 30  à 30  1  .
ii Trouver une valeur approchée de l’accroissement de la fonction y tgx, lorsque x varie
de 45  à 45  10  .

Exercice 5.22. A l’aide de la différentielle, calculer approximativement:


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2, 037 2  3
i 3 1, 02 ; ii arctg1, 05; iii .
2, 037 2  5

Exercice 5.23. Démontrer la formule approximative


a n  x  a  xn1 a  0
na
où x  a x est très petit par rapport à a). A l’aide de cette formule calculer les valeurs
approchées suivantes: a 3 9 ; b 4 80 ; c 7 100 ; d 10 1000 .

Exercice 5.24.
i) Ecrire les équations de la tangente et de la normale à chacune des courbes suivantes aux
points indiqués:
1) y arctg2x, M0, 0; 2) y  cos 2x  2 sin x, M, 1;
3
3) y  x , M6, 27 ; 4) x 3  y 2  2x  6  0, M1, 3;
2  x 2 2
5) 4x 3  3xy 2  5xy  8y 2  9x  14  0, M2, 3;
2 y2 3 3
6) x   1, M1, ;
4 9 2
7 y  x  1 3 3  x aux points: a) A1, 0; b) B2, 3; c) C3, 0.
ii Ecrire les équations des tangentes à la courbe y  x  1x en ses points d’intersection avec
l’axe OX.
iii) Ecrire l’équation de la normale à la courbe y  x  3x  6 au point d’abscisse x  3.
2

x2
iv) Ecrire l’équation de la normale à la courbe y   x  2 à son point d’intersection avec
la bissectrice du premier angle de coordonnées.

Exercice 5.25 .
i) Trouver les points où les tangentes à la courbe y  x 2 x  2 2 sont parallèles à l’axe des
abscisses.
ii) Trouver le point où la tangente à la courbe y  1 est parallèle à l’axe OX.
1  x2
iii) En quels points, la courbe d’équation y  2  x  x 2 admet une tangente:
1 parallèle à Ox;
2 parallèle à la première bissectrice?
iv Dans quelle condition l’axe OX est tangent à la courbe y  x 3  px  q?
v Dans quelle condition sur les coeffcients a,b,c , l’axe OX est tangente à la courbe
y  ax 2  bx  c?
vi) Trouver les points où la tangente à la courbe y  x 3  x  2 est parallèle à la droite
y  4x  10.
vii. Montrer que les tangentes à l’hyperbole y  x  4 en ses points d’intersection avec les
x2
axes de coordonnées sont parallèles .
viii . Etant donnée l’hyperbole y  x  9 trouver l’équation de la tangente qui passe par
x5
l’origine des coordonnées.
ix) Dans les intervalles 1, 1 et 1, 2, déterminer les points où les tangentes à la courbe
d’équation y  x 2  1x  2 sont parallèles à l’axe Ox.
x) Déterminer les points de la courbe y  x 3 où les tangentes en ces points sont parallèles à
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la corde passant par les points A1, 1 et B2, 8.


xi Etant donnée la parabole y  x 2  2x  5, on demande d’écrire l’équation de la tangente
qui est parallèle à la corde passant par les points de la parabole d’abscisses x 1  1 et x 2  3.
xii Trouver la normale à la courbe y  x log x qui est parallèle à la droite 2x  2y  3  0.
xiii) Montrer que les tangentes à la courbe y  1  3x2 aux points d’ordonnée y  1 se
2

3x
coupent à l’origine des coordonnées.

Exercice 5.26.
1) Calculer le coefficient angulaire de la tangente à la parabole y  x 2 :
a) au point 2, 4,
b aux points d’intersection avec la droite y  3x  2.
2) Trouver les points où le coefficient angulaire de la tangente à la parabole cubique est égal
à 3.
3) Trouver le point où la tangente à la parabole y  x 2 :
a est parallèle à l’axe Ox,
b fait un angle de 45 o avec l’axe Ox.
4) Calculer l’angle sous lequel se coupent la parabole y  x 2 et la droite
3x  y  2  0.
5) Pour quelle valeur de la variable indépendante, les tangentes aux courbes y  x 2 et
y  x 3 sont parallèles?
6) En quel point de la parabole y  x 2 la tangente est:
a) parallèle à la droite y  4x  5,
b) perpendiculaire à la droite 2x  6y  5  0,
c) fait un angle de 45 o avec la droite 3x  y  1  0?
7) Calculer les angles sous lesquelles se coupent les courbes:
i y  x  1 et y  x  4x  8 ;
2
x2 16
ii y  x  2 2 et y  4x  x 2  4;
iii y  sin x et y  cos x 0  x  .

Exercice 5.27.
i) Calculer:
1) f0, f  0, f  0 et f  0 si fx  e 2x sin 3x;
sin x , x  0,
2) f  0, f  0 si fx  x
1, x  1.

ii) Calculer les dérivées secondes des fonctions suivantes:


1) y  x 1  x 2 ;
2
2 y  xe x ; 3 y  1 ;
1  x3
4 y  1  x 2 arctgx; 5 y  a 2  x 2 ; 6 y  lnx  1  x 2 ;
7 y  1  x 2 arcsin x ; 8 y  arcsina sin x; 9 y  e x .
2

iii) Calculer f n 0 si:


1 fx  x 2 e ax a  R; 2 fx arctgx .
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Exercice 5.28.
Trouver l’expression générale des dérivées d’ordre n des fonctions suivantes:
1) y  x m ; 2) y  a x ; 3 y  e ax ;
n
4 y  x n 1  x n  en déduire  C kn  2 ; 5 logx  1 2x ;
k0
6 sin x; 7 cos x;
2
8 1 application: calculer:  x  8 ;
x1 1x
9 y  sin ax  cos bx; 10 y  sin 2 x; 11 y  xe x ;
12 y  x ln x; 13 y  lnax  b; 14) y  e x cos x;
2
15) y  cos 3 x; 16 y  x 2 .
1x

Exercice 5.29.
i) Calculer les sommes suivantes:
1 P n x  1  2x  3x 2 . . . nx n1 ;
2 S n x  sin x  sin 2x . . .  sin nx;
3 T n x  1  cos x  cos 2x . . .  cos nx.

ii) Montrer que x  R, la dérivée n  ième de la fonction fx  e x est de la forme


2

f n x  P n xe x où P n est un polynôme de degré n.


2

Exercice 5.30.
x 2n sin 1x , x  0,
i) Démontrer que la fonction fx  possède une dérivée d’ordre n,
0, x0
mais pas d’ordre n  1 en x  0.
1

ii) Démontrer que la fonction fx  e x2 , x  0, est indéfiniment dérivable au
0, x0
point x  0.

Exercice 5.31.
1 Montrer que la fonction y  e x sin x vérifie la relation y   2y   2y  0 ,
et la fonction y  e x sin x, la relation y   2y   2y  0.
2 Montrer que la fonction y  x  3 vérifie la relation 2y   y  1y  .
2

x4
3 Montrer que la fonction y  e 4x  2e x vérifie la relation y   13y   12y  0.
4 Montrer que la fonction y  e x  e  x vérifie la relation xy   1 y   1 y  0.
2 4

Exercice 5.32. Appliquer la formule de Leibniz au calcul des dérivées suivantes:


1 x 2  1 sin x 20 ; 2 e x sin x n ; 3 x 3 sin x n ;
4 x 1 e x  10 ; 5 xshx 100 ; 6 x 2 e 2x  20 ;
n
7 sin ax sin bx .

Exercice 5.33. Trouver les différentielles d’ordres supérieurs des fonctions suivantes à
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l’ordre n indiqué:
1 y  3 x 2 , n  2; 2 y  x n , n  3;
3 y  x  1 3 x  1 3 , n  2; 4 y  sin 2 x, n  2;
5 y  ln 2 x  4 , n  2.

Exercice 5.34 .
i) Calculer les dérivées des fonctions implicites y suivantes:
2 y2
1) x 2  2  1; 2 x 3  y 3  3axy  0; 3 y 3  3y  2ax  0;
a b
4) x 4  y 4  x 2 y 2 ; 5 y 2 cos x  a 2 sin 3x ; 6 2y ln y  x;
7) x sin y  cos y  cos 2y  0; 8 y  1  xe y .

ii) Trouver les dérivées des fonctions implicites y suivantes à l’ordre n indiqué:
1 b 2 x 2  a 2 y 2  a 2 b 2 , n  2; 2 x 2  y 2  r 2 , n  3;
3 y tgx  y , n  3; 4 y 3  x 3  3axy  0 , n  2.

Exercice 5.35.
i) Calculer les dérivées y x des fonctions y  yx données sous forme paramétrique:
1) x  sin 2 t, y  cos 2 t 0  t   ;
2
2) x  e t , y  t 3   t  ;
3) x  a cos t, y  b sin t 0  t  ;
4) x  ln sin t , y  ln sin t 0  t  .
2

ii) Trouver les dérivées des fonctions suivantes définies paramétriquement à l’ordre n
indiqué:
1 x  at 2 , y  bt 3 , n  2; 2 x  a cos t, y  b sin t, n  2;
3 x  a cos t, y  a sin t, n  3; 4 x  at cos t, y  at sin t, n  2.
3 3

Exercice 5.36.
i Montrer que la fonction y  x 3  4x 2  7x  10 satisfait aux conditions du théorème de
Rolle dans l’intervalle 1; 2.
ii Montrer que la fonction y  log sin x satisfait aux conditions du théorème de Rolle dans
l’intervalle   ; 5 .
6 6
iii) Vérifier le théorème de Rolle pour la fonctionfx  xx 2  1 sur les segments 1, 1 et
0, 1.

Exercice 5.37.
i) Soit la fonction y  1  3 x 2 . On a y1  y1.
1 Montrer que y  x  0 sur 1, 1 ; 2 y a-t’il contradiction avec le théorème de
Rolle?
ii La fonction y  2 4x prend des valeurs égales aux extrémités de l’intervalle
2

x
1; 1. Verifier que la dérivée de cette fonction ne s’annule en aucun point de
l’intervalle 1; 1. Expliquer cette contradiction avec le théorème de Rolle.
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182

Exercice 5.38. Sans calculer les dérivées de la fonction fx  x  1x  2x  3x  4,
établir combien de racines réelles possède l’équation f  x  0 et indiquer les intervalles qui les
contiennent.

Exercice 5.39. Résoudre l’équation y  x  0 si:


2 y  2x  x  6 ;
2
1) y  x 3  6x 2  9x  12;
x  10x  25
3) y  1 ; 4 y  xx  1 2 x  2 3 .
1  sin 2 x

Exercice 5.40
i Ecrire la formule de Lagrange pour la fonction y  x1  ln x dans l’intervalle
a; b 0  a  b.
ii Montrer que le théorème de Lagrange s’applique à la fonction y  ln x dans l’intervalle
1; e.

Exercice 5.41 . Vérifier le théorème de Lagrange pour les fonctions:


3  x 2 , 0  x  1,
2 x sin 1x , x  0,
i) fx  ii) fx 
1 , 1  x  , 0, x  0,
x
et calculer la valeur intermédiaire c respectivemen sur 0, 2 et sur 1, 1.

Exercice 5.42. Est-ce que la formule des accroissements finis est vraie pour la fonction
y  1x sur a, b ab  0 ?

Exercice 5.43. Ecrire la formule généralisée des A.F. (de Cauchy) pour les fonctions f et g,
si
1 fx  sin x et gx  ln x, x  a; b, 0  a  b;
2 fx  e 2x et gx  1  e x , x  a; b, 0  a  b;
3 fx  x 3 et gx  x 2  1, x  1; 2;
2
4 fx  x  sin 2x et gx  x x , x  1; 2.
2

Exercice 5.44. Démontrer les égalités suivantes:


1 arcsin x  arccos x   ,  1  x  1;
2
2 2arctgx  arcsin 2x 2  sgnx, |x|  1;
1x
1x
3) arctg  1 arcsin x   ,  1  x  1;
1x 2 4
4) arctg x  arcsin x,  1  x  1.
1  x2

Exercice 5.45. Utiliser la formule de Lagrange pour démontrer les inégalités:


i)
1 |sin x  sin x  |  |x  x  |, x, x   R ;
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183

2 arctgx  arctgx   |x  x  | , x, x   R.

ii)
xy x xy
1) x  log y  y si 0  y  x;
xy xy
2)  tgx tgy  si 0  y  x   ;
cos 2 y cos 2 x 2
3
3) x  x  sin x  x, x  0  en déduire lim x x ;
sin
6 x0
4) x  arcsin x  x si x  0, 1;
1  x2
2
5) x  x  log1  x  x si x  0;
2
6 nb n1 a  b  a n  b n  na n1 a  b a  1, n  1.

Exercice 5.46. Trouver les intervalles de monotonie des fonctions suivantes.


1 y  2  x  x 2 ; 2 y  3x  x 3 ; 3 y  2x 2 ;
2
1x
x
4 y  x . n x
5 y  x e ; 6 y  x 2  ln x 2 ;
2
7 y  x  sin x; 8 y  x  2 5 2x  1 4 ; 9 y  x ;
ln x
10 y  lnx  1  x 2 .

Exercice 5.47. Une fonction est dite strictement croissante (resp. strictement décroissante) en
un point x 0  R, si
x : x x 0  , x 0  fx  fx 0  (resp. fx  fx 0 .
Montrer que la fonction
x  sin 12 , x  0,
fx  x
0, x  0.
est strictement croissante au point x  0, mais elle n’est strictement croissante dans aucun
intervalle   ,  de x 0  0.

Exercice 5.48. Démontrer que si:


1) f et g sont dérivables jusqu’au n-ième ordre inclus;
2) f k x 0   g k x 0  k  0, 1, . . . , n  1;
3 f n x  g n x pour x  x 0 ,
alors on a: fx  gx pour x  x 0 .

Exercice 5.49. Démontrer les inégalités suivantes:


1 x   1  x  1,   2, x  1; 2 1  2 log x  x 2 , x  0;
3 n x  n a  n x  a , n  1, x  a  0; 4 2 x  3  1x , x  1;
2x  1
5 ln x  , x1; 6 2xarctgx  ln1  x 2 ;
x1
7 sin x tgx  2x, 0  x   ; 8 e x  1  x, x  0
2
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2
9 chx  1  x , x  0; 10) log x  2 x , si x  0;
2
11) 1  2 cos 3 x  3 cos 2 x, x    ,  ;
3
12 x  x  sin x  x, x  0;
2 2 6
13 tgx  x  x , 0  x   ; 14 x  x  sin x  x 
3 3
x 3  x 5 , x  0;
3 2 6 6 120
15 1  1x  x  e  1  1x  x1 , x  0.
2 2 3
16 x  x  log1  x  x  x  x , x  1;
2 2 3
17 2 x  sin x  x, 0  x   .
2

Exercice 5.50. Soit f une fonction définie sur R telle que: x, y  R
|fx  fy|  x  y 2 .
Montrer que f est constante.

Exercice 5.51. Calculer, à l’aide de la formule des A.F., les limites suivantes:
1 1
1) lim x 2 e x e x1  ; 2 lim  1  1 . . .  1 .
x n 2 log 2 3 log 3 n log n

Exercice 5.52. . Calculer , à l’aide de la règle de L’Hôpital, les limites suivantes:


x
e 1 x  arctgx
1 lim ; 2 lim ;
x0 sin x x0 x 3
x x
e -e  2x log x
3 lim ; 4 lim ;
x0 x  sin x x00 log sin x
5 lim  1  x  ; 6 lim xe 1/x  1 ;
x1 log x log x x
1/x 2
7 lim e  x ;
x 1/x
8 lim x 2 e ;
x0 x0
9 lim x sin x ; 10 lim 1  cos xctgx.
x0 x0
xx  1 sinx  3 
11) lim ; 12) lim ;
x1 log x  x  1 x 1  2 cos x
3
13) lim sin x ; 14) lim cotgx  1x ;
x0 tgx x0
15) lim  x  x 1  ;
1 16) lim   2xtgx
x0 e 1 x
2 x
18) lim  e x  e x ;
x
17) lim x log x;
2
x0 x e e
19) xe x/2 ;
lim 20) lim sin x x ;
x x  e
x
x0
21) lim tgx 2 cos x
; 22) lim 1  x log x ;
x x0
2
chx  cos x tg3x
23 lim ; 24 lim ;
x0 x2 x
2
tgx
tgx  x xctgx  1
25 lim ; 26 lim ;
x0 x  sin x x0 x 2x x
3tg4x  12tgx xe  1  2e  1
27 lim ; 28 lim ;
x0 3 sin 4x  12 sin x x0 x3
lim 1  30 lim a  3a
2 x sin x
29 cos x ; a  0;
x0 x sin x 2
2
x0 x
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185
k
lnsin ax
31 lim ; 32 lim x 1  ln x ;
x0 lnsin bx x0
1 cossin x  cos x
33 lim x x1 ; 34 lim ;
x0 x0 x4
tg
x
35 lim 2  x 2 ; 36 lim 1x  1  1 ;
x1 x0 thx tgx
37 lim tgx tg2x ; 38 lim ctgx sin x ;
x x0
4
40 lim tg x  x ;
1
39 lim ln 1x  x ;
x0 x 2x  1
1

41 lim lnx   0; 42 lim e 100
x2
;
x x x0 x
tgx ctgxa
43 lim   ; 44 lim ln x. ln1  x;
x tga x10

45 lim 1  ctgx ; 46 lim  1  1 ;


x1 log x x1 ln x x1
47 lim x  . ln x   0; x
48 lim x ;
x0  x0 
  arctgx 1
1  x x  e
49 lim 2 ; 50 lim x ;
x 1 log x  1 x0
2 x1
51 lim 1  1 ;
x
 x a a  0;
52 lim ax 
ln1  x a
x0 lnx  1  x 2  xa
a  x x  a x
53 lim a  0; 54 lim x  2 x  x ;
x0 x2 x
55 lim thx x ; 56 lim   2 . arctgx x ;
x x
1 1
57 lim  sin x
x  x2 ; 58 lim  cos x  x 2 ;
x0 x0 chx
1
tgx x 2 x ln x ;
59 lim  x  ; 60 lim
x ln x
x
x0
cos x lnx  a
62 lim e  e ;
tgx x
61 lim ;
xa lne x  e a  x0
tgx  x
63 lim  1  12 ; 64 lim x x  1 ln x;
x0 xarctgx x x0
n x 3
65 lim x e ; 66 lim   2arctg x  x ;
x x
67 lim x lntg    x ; 68 lim  12  12 ;
x 4 x0 x sin x

69 lim        0; 70 lim ln sin x ;
x1 1x 1  x x0 ctgx
x 2    1x 1  x sin x
 ex ;
71 lim ; 72 lim e
x1 x  1 2 x0 sin x  x
tgx  x 2
73 lim 3 ; 74 lim x arcsin x ;
x0 ln 1  x x0 x cos x  sin x
2tg3x  6tgx
75 lim .
x0 3arctgx  arctg3x
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186

Exercice 5.53. Démontrer que si la fonction fx possède dans a; b (fini ou infini) une
dérivée bornée, alors fx est uniformément continue sur a; b.
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187

Réponses aux exercices du chapitre V.

Exercice.5. i v m  215 m/s; ii v m  210, 5m/s ; iii v m  210, 05m/s, 210 m/s.
Exercice 5.2. 1) f  2  4 ; 2 f  1  1   .
4
Exercice 5.3. 1) f  1  2 , f  1  f  1  0 , f  1  2 ;
2) f  0  1 , f  0  1 ; 3 f  0  1 , f  0  1.
Exercice 5.4. 1) Non dérivable; 2) non dérivable; 3) dérivable;
4) non dérivable; 5) dérivable; 6 dérivable; 7) non dérivable.
Exercice 5.5. 1) dérivable sur R  2; 2) dérivable sur R  k, k  Z ;
3)dérivable sur R    k, k  Z ; 4 dérivable sur R  1;
2
5) dérivable sur R; 6) dérivable sur R; 7) dérivable sur R  ;
8) f prolongée par f0  0 est dérivable sur R  ; 9) dérivable sur R  k, k  Z.
15 x
 43  1; 3) 2x 6 3 1  x 3 , x  1;
2 3
Exo.5.6 1) 5x 4  12x 2  3; 2 4 
3 x3 2 x 1x 1x
4 2 ; 5) n sin x. cosn  1x ; 6  2xe ; 7)
n1 x 2 1 x  0;
sin 2x  1 x log x. loglog x
1 1  3 x  2
8) ; 9) 1 ; 10 1 ; 11) ;
1  2x  x 2 ch2x 3 2
x
12 2x  3 ; 13 3 sin 2xcos x  2;
x 4  6x 3  13x 2  12x  5 2
2
tg2x tgx1  2tg x
14) e cos x  sin x; 15 2
cos x 2
; 16
cos 2x 2 4
cos 2 x 1  tg x  tg x
1 cos x ; 18  1 cosln|x|
17) ; 19 x ;
2 sin x 1  sin x 2  2x  x 2  arctan 1
1x
ln 2 2x  3 2 x
sin x  x cos x
20) 12 ; 21 log 10. 10 sin x ;
2x  3 ln 3 2 sin 2 x
22  sin 2x coscos 2x;
1x
23) 1 e 1x ; 24 ax
ax
1  x 1  x 2
1 x
25 x x2 1  ln x; ; 26) x 1  ln x ;
1x 1x 1x
sin x 2x sin x
27) x 2  1  cos logx 2  1
x2  1
x 4  6x 2  1 xx  1 ;
2
28 x sin x cos x ln x  sin x
x ; 29)
3x1  x 4  3 x 2  1 2
6x  3 x  2 3 x
; 31 3x  5x  2x  6x  6x  12 ;
5 4 3 2
30
6x x  1 3

12 x 4 x x x
32 ;
8 x x x x  x
33  2sin 2x  cos x; 34  coscos 2 x sin 2x;
n1 n1
35 n cos 2x cos x sin x
36 sin 2x sin x  22x2cos x sin x ; :
2 2 2

sin x
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2 3 3
3tg x sin2tg x coscos 2 tg x
37 cossinsin x cossin x cos x; 38  ;
2 1
cos 2 x
39 2 ; 40 1 tg 6 x; 41  2 tg 1x 1  tg x ln 2; 42  sin x1  ln 2 33 x ;
sin 22x x2
2
6 ln xx ; 44 a
x
b a
x b a ab x
a log b  x ; 45 6ln x  1 x 2  1 ;
2 2
43 x
b
46 1 ; 47 6 ; 48 1 ;
x1  x  4 2 lnln 3
x ln xx x 1
2

49 ln x  x 2  1  x ; 50 1 ; 51 2 sinln x;


x  1
2 sin x

1 ctg 3 arctge 3x e 3x 2ax ; 55 1 x


52 ; 53 ; 54 ;
4  x2 1  e 6x  3 arctge 3x  2 a x
2 4 2 1x
2sgnsin x cos x 2x  cos x
56 sgncos x; 57 ; 58 2 1 ; 59 ;
cos x  1
2 x  1 x 2
 sin x log 3
60 4x ;
1  x  arccos 3 x 2
4

61 sin cos x1 ctg 2 x  log sin x  cos sin x1 log cos x tg 2 x;
62  x arcsin x3 ; 63 sin 2x ;
sin 4
x  cos 4 x
x  1 2
2

64 arctgx; 65 1  x x 1  ln x  x x . x x  1x  ln 2 x  ln x;


x

66 th 3 x; 67  23 .
sh x
Exo.5.7. 1) f  x  f  x  Ex cos x si x  Z,
f  k  1 k k, f  k  1 k k  1, k  Z;
2) f  x  f  x  21  x si x  0, f  x  f  x  21  x si x  0,

f  0  0, f  0  ;


3) f  x  f  x  1 si x  1, f  1  1 , f  1  1 ;
1  x2 2 2
2sin 1
 arcsin x 2
x sin 1  cos 1 
4) f  x  f  x  x
 x x si x  0;
3
1  x  4 x
f  0 et f  0 n’existent pas;
1 23 x
5)  12 e x si x  0, si x  0, f  0  f  0  0;
x 3 1 x 3
4

2
6) f  x  f  x  x cos x si 2k  |x|  2k  1 , k  N,
sin x 2
f  0  1, f  0  1; f   2k   , f   2k  1   ;
 

xe x
2
7) f  x  f  x  si x  0, f  0  1, f  0  1;
x 2
1e
2sgn1  x2
8) f  x  f  x  si x  1, f  1  1, f  1  1;
1  x2
9 f  x  f  x  x avec   1 si 0  |x|  1,   1 si 1  |x|  ,
f  1  1, f  1  1;
10) f  x  f  x  arctg 1  x2 si x  2,
x2 x  2 2  1
f  2   , f  2    ;
2 2
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1  1  1x e 1/x
11) f  x  f  x  si x  0, f  0  0, f  0  1;
1  e 1/x  2
12) f  x  f  x  1 si x  0, f  x  f  x  3 x  4 log x  1 si x  0,
3
f  0  0, f  0  1;
7 5 x2
13) f  x  f  x  2 si x  0, f  x  f  x  5 si x  0,
1  5 x7
f  0  0, f  0  2.
|x|
Exercice 5.8. 1) x  sgnx, x  0; 2) 2|x|, x  R;
3 x 2  15x  1|x  1|, x  R  1, 1;
4) 2x log|x|  1 x x , x  0; 5) x sin x  cos x  1 , x  0, f  0   1 ;
2

x2 2
6  sin 2x , x  R; 7 x x ln x  1, x  0;
2
3 3 cos 2 x  1
x 2sgnx
8 2x  3 , x  1; 9  , x  R;
3 x 3  1
5
1  x2
10 0 si x  1, 2 si  1  x  1, 4 si x  1;
2x  1 2 2x  1 2
11 0 si 0  x  1; 12 3 , 0  x  1;
arcsin 3x 1  9x 2 3
13 2 ,  1  x  1; 14 1 , x  1;
1  x2
 1  2x  2x 2
x sin x  cos x 
15 x , x  0;
sin x. 1  x    cos x. 1  x   

4 4 , x  ,
16 x    2 4 ;
4
1, x   ;
4
1
a 2 x 2
17) 1 , x  1; 18) a x ln a , |x|  a ;
x ln x 3
a 2  x 2 
19 1 , |x|  1; 20 3sin x|sin x| cos x, x  k, k  Z;
x x  1
2

21 Ex sin 2x, x  R;


22  1 si   x  1, 2x  3 si 1  x  2, 1 si 2  x  ;
23 2x  ax  b2x  b  a si a  x  b; 0 si x  a, b;
24 1 si |x|  1, y   1 si |x|  1
1x 2 2
25 2x1  x 2 e x si|x|  1, y   0 si|x|  1;
2

26 1 si x  0, 1 si x  0.
1x
Exercice 5.9. 1x  3 19x  17 ; 2  x2  x  1 ;
x  1 4
 x1 x  1 2
x1
x x x 2 1
3 x ln x  ln x  x ; 4 x sin x1
cos x ln xx  sin x.
Exercice 5.10
ii) a) n  1, b n  2, c n  2; iii a n  0, b n  1, c c n  1, n  m  1
Exercice 5.11. i)   1,    ; ii   1,     4 .
4 4
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190

Exercice 5.12. 1) a)     1, b   2,   1;


2) a)     1, 2  1, b   3 ,   1 ;
2 2
1 2 3 3  2 3
3) a) 4    , b    ,  ;
12 96 24
4) a) ,  quelconques, b)   5 ,   9 .
2 5
Exercice 5.13. f  a  a, f  a  a.
Exercice 5.15. 1) a) Oui, b) non; 2) a) oui si f  x 0   0, b non.
3) a),b),c): F  fog peut posséder une dérivée; 4) a) non, b) oui.
Exercice 5.17. 50 km/h.
2
Exercice 5.18. i) Sx  x , S  x  x si 0  x  2,
2
Sx  x 2  2x  2 et S  x  2x  2 si x  2;
|x| 2 2 |x|
ii) Sx  a  x 2  a arcsin a , , S  x  a 2  x 2 sgnx si 0  |x|  a.
2 2
y  dy
Exercice 5.19. i) x y dy y  dy 
y
1 18 11 7 0,39,
0,1 1,161 1,1 0,061 0,0526,
0,01 0,110601 0,11 0,000601 0,0055;
ii) y  0, 1, dy  0, 1025, y  dy  0, 0025,   0, 025;
iii)
2  log x
Exercice 5.20. i 1  xe x dx ; ii dx , x  0 ;
2x x
f  xgx  fxg  x
iii) dx.
f 2 x  g 2 x
Exercice 5.21. i) y  0, 00025, sin 30 o 1   0, 50025, ii) 0, 00582.
Exercice 5.22. i) 1, 007 ; ii 0, 8104 ; iii 0, 355.
Exercice 5.23. a) 2, 083 ; b 2, 9907 ; c 1, 938 ; d 1, 9954.
Exercice 5.24. i) 1) y  2x, y   x ; 2) y  2x    1; y   1 x    1;
2 2 2
3) y  27 , x  6; 4) y   5 x  13 et y  6 x  21 ;
2 6 6 5 5
9 2 31 9 96 3 27 3  8
5) y   x  6 et y  x  ; 6) y   x  et y  4 x  ;
2 9 9 4 4 9 18
7 a) y  3 4 x  1, y   1 x  1; b) y  3, x  2, c) x  3, y  0.
3 4

ii) y  2x  2, y  2x  2; iii 27x  3y  79  0; iv 2x  y  1  0.


Exercice 5.25. i) 0, 0, 1, 1, 2, 0; ii) 0, 1; iii 1  1 , 9 , 2 0, 2;
2 4
p 3 q 2
iv   0; v) b  4ac  0 ; vi) 1, 0, 1, 4;
2
3 2
viii 25y  x  0, x  y  0;
2 7 2 7
ix) x 1  , x2  ; x) 1; 1, 1, 1; xi) y  2x  1;
3 3
xii) y  x  32 ; xiii) .Deux tangentes y  x et y  x se coupant en 0, 0.
e
Exercice 5.26.
1) a) k  4; b) k 1  2, k 2  4; 2) 1, 1, 1, 1;
3) a) 0, 0; b)  1 , 1 ; 4)  1 arctg 1 ,  2 arctg 1 ;
2 4 7 13
5) x  0, x  2 ; 6) a) 2, 4; b)  3 , 9 , c) 1, 1,  1 , 1 ;
3 2 4 4 16
7) i)  1  0,  2 arctg 18 , ii arctg 8 ; iii arctg2 2 .
31 15
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191

Exercice 5.27. i) 1 y0  0, y  0  3 ; y  0  12 ; y  0  9,


2 y  0  0, y  0  1 .
3
x3  2x 2 
; 2 2xe x 3  2x 2 ; 3 6x 2x  13 ;
3
2 2
ii) 1) y 
1  x 
2 3/2
1  x 3 
1  x  arctan x  x
2
a2 x
4 2 ; 5 ; 6 
1x 2
2 3
a  x 
2
1  x 2 
3

x 1  x 2   arcsin x aa 2  1 sin x


9 2e x 2x 2  1;
2
7 , 8 ,
2 3
1  x  1  a sin x
2 2 3

iii) 1 nn  1a ; n2


2 y 2k 0  0, y 2k1 0  1 k 2k!.
Exercice 5.28.
1) y n  0 si m  n, y n  nn  1. . . n  m  1x nm si n  m;
2) y n  log n a. a x ; 3) y n  a n e ax ;
n
2n!
4) y n  n!  2n2n  1. . . n  1x n ,  C kn  2  1  ;
k0
n! 2
x  n
5) y n  1 n 2n  2! , n  1;
x  1 n
6) y n  sinx  n  ; 7) y n  cosx  n  ;
2 2
n 1 n n! x 2
8 40 320
8) y     ;
x  1 n1 1  x x  1 9
9) y n  a n sinax  n    b n cosbx  n  ;
2 2
10) y n  2 n1 sin2x  n  1  ;
2
n n n  2! a n n  1!
11) y  e x  n; 12) y  1 n
x
, n  2; 13) y n  1 n1 ;
x n1 ax  b n
14) y n  e x 2 n/2 cosx  n  ; 15) y n  3 cosx  n    3 cos3x  n  ;
n
4 4 2 4 2
1 n1
n! 1 1
16) y n   .
2 x  1 n1 x  1 n1
Exercice 5.29. i) 1 P n x  1  nx , x  1;
n
1x
sin nx . sin n  1 x sin n  1 x cos n x
2) S n x  2 2 ; 3) T n x  2 2 .
sin x sin x
2 n2
Exercice 5.32 1 x 2  379 sin x  40x cos x; : 2 e x 2 2 sinx  n  ;
4
3  n x 3 sinx  n    3n n1 x 2 sinax  n  1   
2 2
 3nn  1 n2 x sinax  n  2   
2
nn  1n  2 n3 sinx  n  3  ;
10
2
k
k A 10
4 e  1 k1 , avec A 10  10. 9. 8. . . . 11  k; 5 100 cosh x  x sinh x ;
x k

k0
x
6 2 e x  20x  95 ;
20 2x 2
a  b n a  b n
7 cos a  bx  n  cos a  bx  n .
2 2
2 2 2
Exercice 5.33. 1  2dx ; 2 nn  1n  2x dx ; n3 3
9 3 x4
3 30x 4  36x 2  6dx 2 ;
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4  4 sin 2xdx 2 ; 5  4  ln x  4 ln x dx 2 .
3

3
x 2 ln 2 x  4
4 4 cos 2 x  2dx 2 ; 5  4  ln x  4 ln x dx 2 .
3

3
x 2 ln 2 x  4
ay  x 2
Exercice 5.34.i) 1) y   b2 x ; 2 y   2
2
; 3 y    2 2 a ;
a y y  xa 3 y 1
y  2x
2 2
y sin x  3a cos 3x
2 2
4) y   xy ; 5 y   ; 6 y   1 ;
2y 2  x 2 2y cos x 2ln y  1
sin y ey .
7) y    ; 8 y  
x cos y  sin y  2 sin 2y 1  xe y
4 2 23y 4  8y 2  5
ii) 1) y 3   b2 3 ; 2 y 3   3r 5 x ; 3 y 3   ;
a y y y8
2a 3 xy
4) y 2   2 .
y  ax 3
Exercice 5.35. i) 1) y x  1 0  x  1; ; 2 y x  3t 2 e t ; 3 y x   b a ctgt;
 2 t
4 y x  1  tg ;
2
d2y
; 2 y x 2   2 b 3 ; 3 y" x 3  cos2 t  74 sin 3 t ;
2 2
ii) 1)  3b
2 2
dx 4a t a sin t 9a cos t sin t
4 y x 2  2  t2 .
acot t  t sin t 3
Exercice 5.37. 2) Non.
Exercice 5.38. Trois racines entre 1, 2, 2, 3 et 3, 4.
Exercice 5.39.
1) x  1, x  3 ; 2 x  7 ; 3) x  k, x  12   k, k  Z;
11
4 x  1, x  5  1 13 , x  5  1 13 , x  2, x  2.
6 6 6 6
Exercice 5.40. i) b1  log b  a1  log a  b  a log c.
Exercice 5.41. i) c  1 ou 2 .
2
Exercice 5.42. Non, car 1x n’est pas dérivable en x  0.
Exercice 5.43. 1 c cos c, a  c  b; 2 2e c a  c  b;
3 3 c, 1  c  2, ;
2
4 1c1  2 cos 2c , 1  c  2.
2 c  c 2 2 c ln 2
Exercice 5.46.
1) Crois. sur , 1 , décrois. sur 1 ,  ;
2 2
2) décrois. sur , 1  1,  , crois. sur 1, 1 décrois. sur1, ;
3) décrois. sur , 1  1,  , crois. sur 1, 1 ;
4) décrois. sur , 0, crois. sur 0, 2 , décrois. sur 2 ,  ;
log 2 log 2
5). crois. sur 0, n, décrois. sur n, ;
6) crois. sur   1, 01, , décrois. sur   , 10, 1.
7) crois. sur R ;
8) crois. sur   ,  1  11 , , décrois. sur   1 , 11 ;
2 8 2 8
9) crois. sur e, , décrois. sur 0, 11, e; 10) crois. sur R
10) crois. sur R.
Exercice 5.51. 1) 0; 2) .
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Exercice 5.52. 1 1; 2 1 ; 3 2 ; 4 1 ; 5  1; 6 1; 7 e 2 ; 8  ;
3
9 1 ; 10 0; 11) 2; 12) 12 3 ; 13) 1; 14) 0; 15) 1 ; 16) 0;
2
17) : 0; 8) 1; 19) 0; 20) 1; 21) e 1 ; 22) 1; 23 1; 24 1 ;
3
25 1 ; 26  1 ; 27 2; 28 1 ; 29 1 ; 30 1 ln a; 31 1;
2 3 2
6 2 6
32 e k ; 33 e 1 ; 34 1 ; 35 e  1; 36 2 ; 37 e 1 ; 38 1; 39 1;
6 2
3
40 1; 41 0; 42 0; 43 e sin 2a 
a  k ; 44 0; 46 1 ;
2 2
47 0; 48 1; 49  1; 50  1 e; 51  1 ; 52 a a log a  1; 53 1 a;
2
2 2
54 2 ; 55 1; 56 e   ; 57 e  6 ; 58 e 1 ; 59 e 3 ; 60 0;
1 1

61 cos a; 62 1; 63 1 ; 64 0; 65 0; 66 2; 67 2;


3
1 1   1
68  ; 69   ; 70 0; 71 ;
3 2 2
72 1; 73 1 ; 74  3; 75 4.
3
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Corrigés détaillés de certains exercices du chapitre V.

Exercice 5.4.
1) fx  |x|  x 2 , x 0  0.
On cherche les dérivées à gauche et à droite au point x 0  0.
fx  f0 |x|  x 2
 lim x x x  lim 1  x  1.
2
f  0  lim  lim x
x0  x  0 x0  x0  x0 
 fx  f0 |x|  x 2 x  x 2
f  0  lim  lim x  lim x  lim 1  x  1.
x0  x0 x0  x0  x0 
Donc la fonction n’est pas dérivable au point x 0  0, car f  0  f  0.

2) fx  x  1Ex. On a
fx  f1 x  1Ex  0
f  1  lim  lim  lim Ex  1.
x1  x1 x1  x1 x1 
 fx  f1 x  1Ex  0
f  1  lim  lim  lim Ex  0.
x1  x1 x1  x1 x1 
Donc la fonction n’est pas dérivable au point x 0  1, puisque f  1  f  1.

1, |x|  1,
7) fx  e , x 0  1. On a
x 2 e x , |x|  1
2

1  1
f1  x  f1
f  1  lim  lim e e 0
x0
x x0
x
et, d’après e x  1  x  ox et h  ox  x 2   h  ox, x  0
f1  x  f1 1  x 2 e 1x  e 1
2

f  1  lim  lim 


x0
x x0
x
1  x 2 e 12xx  e 1
2

 lim 
x0
x
1  2x  x 2 1  2x  x 2  ox  1
 1e lim 
x0
x
1  2x  x  ox  2x  4x  ox  1
2 2
 1e lim 
x0
x
5x 2  ox
 1e lim  0.
x0
x
Donc f  1  f  1 et f est dérivable au point x  1. De la même manière, on démontre
que f est dérivable au point x  1.

Exercice 5.5.
5) fx  | 2  x 2 | sin 2 x sgn 2  x 2  2  x 2  sin 2 x. On a pour x   :
f  x  2sgn 2  x 2 x sin 2 x  | 2  x 2 | sin 2x.
Etudions maintenant la dérivée de f aux points x  . On a
fx  f | 2  x 2 | sin 2 x
f    lim x  lim x 
x0 x0
 lim   xsgn  x sin 2 x  0.
x0
fx  f | 2  x 2 | sin 2 x
f    lim x  lim x 
x0 x0
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195

 lim   xsgn  x sin 2 x  0.


x0
Ainsi on a démontré que f est dérivable aux points x  . D’autre part

f x  2x sin 2 xsgn 2  x 2   | 2  x 2 | sin 2x est égale à zéro aux points x  . Donc
x  R on a : f  x  2x sin 2 xsgn 2  x 2   | 2  x 2 | sin 2x.

Exercice 5.7.
1) Il est clair que sin x est dérivable x  R et que Ex est dérivable pour x  k k  Z
avec f  x  f  x  f  x  Ex cos x x  k, k  Z. Au point x  k , d’après la définition
de la dérivée, on trouve que:
fx  fk Ex sin x  Ek sin k
f  k lim lim 
xk  x  k xk  xk
Ex sin x Eu  k sin u  k
lim  lim u 
xk  xk u0
Eu  ksin u cos k  cos u sin k Eu  k sin u
 lim u  1 k lim u 
u0
  u0
1 k k
 1 lim Eu  k. lim sinuu  1 k  lim Eu  k 
k
u0  u0  u0  1 k k  1.
Donc f  k  1 k k et f  k  1 k k  1.

6) fx  sin x 2 La fonction y  u est dérivable si u  0 et u  sin x 2 est dérivable


x  R. Donc si sin x 2  0, alors d’après la règle de dérivation , on trouve que
2
f  x  f  x  f  x  2x cos x .
sin x 2
Mais sin x  0 si 2k  x    2k, k  N , c’est à dire si
2 2

2k  |x|    2k k  0, 1, 2, . . . . Dans ce cas, il suffit d’étudier la dérivée à droite



aux points x k  2k et la dérivée à gauche aux points x k    2k . On a:
fx  h  fx f 2k  h  f 2k 
f   2k   lim  lim 
h0 h h0 h
sin 2k  h 2 sin2k  2h 2k  h 2 
 lim  lim 
h0 h h0 h
sin2 2k  hh sin2 2k  hh 2 2k  h
 lim  lim .  .
h0 h h0 h2 2k  h h
f 2k  1  h  f 2k  1 
f   2k  1   lim 
h0 h
 sin2h 2k  1  h 2 
 lim  .
h0 h

9) fx  |ln|x||, x  0. Ecrivons cette fonction sous la forme suivante:


fx  ln|x|. sgnln|x|. Si |x|  1, on a
ln|x| si |x|  1
fx  ln|x|. sgnln|x| 
 ln|x| si |x|  1,
et, comme ln|x|   1x si x  0, alors
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196

1 si |x|  1
f  x  f  x  f  x  x  1x sgnln|x|.si |x|  1.
 1x si |x|  1,
ln1  h
Etudions la dérivabilité de f aux points x  1. On a, d’après lim 1
h0 h
f1  h  f1 |ln|1  h|| |h| ln1  h
f  1  lim  lim  lim .  1,
h0 h h0 h h0 h h
f1  h  f1 |ln|1  h|| |h| ln1  h
f  1  lim  lim  lim .  1,
h0 h h0 h h0 h h

x si x  0
1
11) fx  1e x Si x  0, alors
0 si x  0.
1 1
1  e x   x 12 e x
f  x  f  x  f  x   x   x 
1 1
1e x 1  e 
x 2
1
x  1  xe x
 1
.
x1  e x  2
Calculons f  0. On a:
h 0
 f0  h  f0 1  eh
1
1
f  0  lim  lim lim 1
 0.
h0 h h0 h 0 1  e h
h 0
f0  h  f0 1  e
1
1

f  0  lim  lim h
 lim  1  1.
h0 h h0 h h0 1  e h
1
10

2x, si x  0
13) fx  On a
ln1  5 x 7  si x  0.
pour x  0 : f  x  f  x  f  x  2x   2,
2
5
x
pour x  0 : f  x  f  x  f  x  ln1  5 x 7    7 .
5 1  5 x7
Calculons maintenant f  0 et f  0. On a
fx  f0 ln1  5 x 7  ln1  5 x 7  5
x7
f  0  lim x  lim x  lim . lim x  0.
5 7
x0 x0 x0 x x0
 fx  f0 2x
f  0  lim x  lim x  2.
x0 x0

Exercice 5.8.
2) y  x|x|. Ecrivons cette fonction sous la forme y  x 2 sgnx. En appliquant la règle de
dérivation du produit, on trouve pour x  0, y   2xsgnx  2|x| et pour x  0:
x 2 sgnx  0
f  0  lim  lim xsgnx  0.
x0
x x0
D’autre part y   2|x| est aussi égale à zéro pour x  0. Ainsi x  R , y   2|x|.
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197

3) y  |x  1 2 x  1 3 |. Ecrivons cette fonction sous la forme


y  x  1 2 x  1 3 sgnx  1. Les fonctions x  1 2 et x  1 3 sont dérivables x  R et
la fonction sgnx  1 est dérivable pour x  1. On obtient pour x  1 :
y   2x  1x  1 3 sgnx  1  3x  1 2 x  1 2 sgnx  1 
 x  1x  1 2 5x  1sgnx  1  x 2  15x  1|x  1|.
Calculons maintenant f  1 et f  1. On a
fx  f1 |x  1 2 x  1 3 |
f  1  lim  lim 
x10 x1 x10 x1
|x  1|
 lim x  1 2 x  1 2 .  lim x  1 2 x  1 2 . sgnx  1  0.
x10 x  1 x10
fx  f1 |x  1 2 x  1 3 |
f  1  lim  lim 
x10 x1 x10 x1
|x  1|
 lim x  1 2 x  1 2 .  lim x  1 2 x  1 2 . sgnx  1  0.
x10 x  1 x10
Donc f  1  0. Ainsi x  R, f  x  x 2  15x  1|x  1|.

21) fx  Ex sin 2 x. Il est facile de voir que pour x  k, k  Z , la fonction est
dérivable et, d’après la règle de dérivation d’un produit, on trouve:
f  x  Ex. 2 sin x cos x.   Ex sin 2x.
Calculons maintenant f  k et f  k. On a
fk  h  fk Ek  h sin 2 k  h
f  k  lim  lim 
h0 h h0 h
Ek  h sin 2 h
 lim  lim Ek  h sin h sin h  0.
h0 h h0 h
Donc x  R on a : y   Ex sin 2x.

22) D’une part, les fonctions 1  x, 1  x2  x et 2  x possèdent des dérivées dans
les domaines considérés telles que:
1, si    x  1
y  2x  3, si 1  x  2
1, si 2  x  
Calculons maintenant les dérivées à gauche et à droite aux points x  1 , x  2.
On a:
1  x  0 1  x2  x  0
f  1  lim  1, f  1  lim  1,
x1 x  1 x1 x1
1  x2  x  0 2  x  0
f  2  lim  0, f  2  lim  1,
x1 x  2 x2 x2
donc f est dérivable en x  1, mais elle n’est pas dérivable en x  2.

24) D’une part, les fonctions arctgx et  sgnx  x  1 sont dérivables respectivement
4 2
dans les domaines |x|  1 et |x|  1. D’autre part, on a
1 , si |x|  1
y  1  x2
1 , si |x|  1.
2
Calculons maintenant les dérivées de la fonction aux points x  1.Etudions les dérivées à
gauche et à droite en ces points. On a, d’après l’exercice 3.42. 11):
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198

fx  f1 arctgx  arctg1


f  1  lim  lim 
x10 x1 x10 x1
arctg x  1
 lim 1 arctg x  1   lim 1x . 1  1.
x10 x  1 1  x x10 x  1 1x 2
1x
 sgnx  x  1  
fx  f1

f  1  lim  lim 4 2 4 
x10 x1 x10 x1
  x1  
 lim 4 2 4  lim x  1  .
x10 x  1 x10 2x  1
 sgnx  x  1  
fx  f1
f  1  lim  lim 4 2 4 
x10 x  1 x10 x  1
  x1  
 lim 4 2 4  lim x1  1.
x10 x1 x10 2x  1 2
fx  f1 arctgx  arctg1
f  1  lim  lim 
x10 x1 x10 x1
arctg x  1
 lim 1 arctg x  1  lim 1x . 1  1.
x10 x  1 1  x x10 x  1 1x 2
1x
Alors f est dérivable au point x  1, mais elle n’est pas dérivable au point x  1. Ainsi
1 si  1  x  1

f x  1  x2
1 si |x|  1.
2

Exercice 5.10.
i) Comme |sin t|  1, t  R, on a x sin 1x  |x|  0  f0. Donc f est continue en
x0
x  0. Etudions la dérivabilité en x  0. On a
fx  f0 x sin 1x
f  0 lim lim x lim sin 1x .
x0 x  0 x0 x0
Montrons que cette limite n’existe pas. En effet, en prenant les deux suites
x n  n1 et x   1
n   2n , n  1,
2
elles vérifient les relations suivantes
lim sin x1n  lim sinn  0 et lim sin 1  lim sin   2n  1.
x0 x0 x0 xn x0 2

Ce qui montre que f 0 n’existe pas.
ii) a Comme dans i), on montre que f est continue en x  0, n  1.
b) Etudions la dérivabilité comme dans i). On a
fx  f0 x n sin 1x
f  0 lim lim x lim x n1 sin 1x   0 si n  1  0,
x0 x0 x0 x0

car x sin 1x   |x n1 |  0 si n  1  0. Donc f est dérivable si n  2, 3, . . .


n1
x0
c) Tout d’abord calculons la dérivée de la fonction pour x  0. On a
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199

f  x  nx n1 sin 1x  x n cos 1x .  1x    nx n1 sin 1x  x n2 cos 1x .


Ainsi n  2 :
nx n1 sin 1x  x n2 cos 1x si x  0
f  x 
0, si x  0.
Etudions maintenant la continuité da la fonction gx  f  x. Si x  0, alors gx
comme fonction élémentaire est continue dans son domaine de définition. Il reste à étudier la
continuité au point x  0. On a
gx  nx n1 sin 1x  x n2 cos 1x  x n2 nx sin 1x  cos 1x .
Cas n  2. Comme sinus et cosinus sont bornées, alors
|gx|  |x n2 ||nx|  1  0 si n  2  0.
x0
Cas n  2. On a
gx  2x sin 1x  cos 1x .
Comme dans i), le premier terme tend vers zéro quand x  0 et le deuxième n’a pas de limite
quand x  0. Donc f  est continue en x  0 pour n  2.

iii) a) On a |x| n sin 1m  |x| n  0  f0 n  0. Pour n  0,


|x| x0
1
lim |x| sin m n’existe pas.Donc f est continue si n  0 et m quelconque.
n
x0 |x|
b) On a par définition
|x| n sin 1m |x| n1 . xsgnx. sin 1m
 fx  f0 |x| |x|
f 0 lim lim x lim x 
x0 x  0 x0 x0
lim |x| n1 . sgnx. sin 1m   0, si n  1.
x0 |x|
Donc la dérivée f  x existe en tout point si n  1 et m quelconque..
c) Etudions d’abord la dérivabilité de la fonction fx en x  0. Comme f est fonction
élémentaire, on applique les règles de dérivation. On a donc pour x  0 :
f  x  n|x| n1 sin 1m  cos 1m . m|x| nm1 . sgnx.
|x| |x|
On a, pour n  1
|f  x|  n|x| n1 1  m|x| m   0  f  0 si n  1  m.
x0
Si n  1  m
f  x  n|x| n1 sin 1m  cos 1m . m. sgnx,
|x| |x|
et comme lim cos 1m n’existe pas m  0, alors f  0 n’existe pas.
x0 |x|
D’autre part, f  x n’est pas bornée au voisinage du point x  0 si n  1  0
ou n  m  1  0, c’est à dire si n  1 ou n  m  1. Il suffit de prendre n  m  1 m  0.
Donc f  n’est pas continue en x  0 si n  m  1.
En conclusion f  est continue en x  0 si n  1 et m  n  1.

Exercice 5.12.
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200

  x 2 , si |x|  1
2) fx  1 , si |x|  1. .
|x|
a) Les fonctions   x 2 et 1 sont continues respectivement dans les domaines |x|  1
|x|
et |x|  1. Etudions maintenant la continuité de f aux points x  1. On a
f1  0  lim fx  lim 1  1,
x10 x10 |x|
f1  0  lim fx  lim   x 2     ,
x10 x10
f1  0  lim fx  lim   x 2     ,
x10 x10
f1  0  lim fx  lim 1  1.
x10 x10 |x|
Alors f est continue en x  1 si     1.
b) Comme les fonctions y    x 2 et y  1 sont dérivables respectivement si |x|  1
|x|
et |x|  1, alors f est dérivable si |x|  1. Etudions maintenant la dérivabilité de f aux points
x  1. On a
fx  f1   x 2  1
f  1  lim  lim 
x10 x1 x10 x1
x  
2
x  1x  1
 lim   lim  2.
x10 x1 x10 x1
1 1
 fx  f1 |x| 1  |x|
f  1  lim  lim  lim  1.
x10 x1 x10 x1 x10 |x|x  1
fx  f1   x 2  1 x 2  
f  1  lim  lim  lim 
x10 x1 x10 x1 x10 x1
x  1x  1
  lim  2.
x10 x1
1 1
fx  f1 |x| 1  |x|
f  1  lim  lim  lim  1.
x10 x  1 x10 x  1 x10 |x|x  1
La condition de dérivabilité aux points x  1 est 2  1. Ainsi on obtient le système
  1
2  1
qui a pour solutions:   3 1
et    . Donc la fonction
2 2
1 3  x 2 , si |x|  1
2
fx 
1 , si |x|  1
|x|
est dérivable sur R.

Exercice 5.13. fx  |x  a|x , x  a. Montrons que f n’est pasq dérivable en x  a. En


effet, comme lim
xa
x  a  0, alors
fx  fa |x  a|x  0 |x  a|
lim
xa xa  lim
xa xa  lim
xa x  a x n’existe pas.
Calculons les dérivées à gauche et à droite f  a , f  a. On a
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201

fx  fa |x  a|x x  ax


f  a  lim xa  lim xa  lim xa 
xa0 xa0 xa0
 lim x  a ,
xa0
car x est continue au point x  a, et
fx  fa |x  a|x
f  a  lim xa  lim xa 
xa0 xa0
x  ax
 lim xa  lim x  a.
xa0 xa0

Exercice 5.15.
1) a) Oui, car si F était dérivable en x 0 , alors, comme f est dérivable en ce point, la fonction
g  F  f serait dérivable en x 0 , ce qui contredit l’hypothèse que g n’est pas dérivable en x 0 .
b) En général non, car, par exemple, les fonctions fx  |x| et gx  |x| ne sont pas
dérivables en x  0, alors que Fx  fx  gx  0 l’est.

3) D’après la définition de la dérivée nous avons :


fgx 0  h  fgx 0 
F  x 0  lim 
h0 h
fgx 0  h  fgx 0  gx 0  h  gx 0 
lim . si gx 0  h  gx 0   0.
h0 gx 0  h  gx 0  h
gx 0  h  gx 0 
a) Si lim n’existe pas et f  gx 0   0, alors F  fog n’est pas dérivable
h0 h
en x 0 .
fgx 0  h  fgx 0 
Mais si |gx 0  h  gx 0 |  M. h et lim  0 , alors F  x 0  existe
h0 gx 0  h  gx 0 
et F  x 0   0.

d) Exemple. fx  x 2 et gx  |x|, x 0  0. On a Fx  |x| 2 et


|0  h| 2  0 2
F  0 lim lim h  0.
h0 h h0 h

4) Soit x 0 un point de discontinuité de première espèce de f. On a,sachant


que: fx 0  0  fx 0   0,
fx 0  h  fx 0 
f  x 0   lim  lim fx 0  h  fx 0 . lim 1 
h0 h h0 h0 h
 fx 0  0  fx 0 . lim 1  ;
h0 h
fx 0  h  fx 0 
f  x 0   lim  lim fx 0  h  fx 0 . lim 1 
h0 h h0 h0 h
 fx 0  0  fx 0 . lim 1  .
h0 h
Donc au point de discontinuité, la fonction n’admet pas de dérivée finie.ni à droite ni à
gauche.
Si sgnfx 0  0  fx 0   sgnfx 0  0  fx 0 , alors on peut dire que admet une dérivée
infinie en x 0  0.
Exemple. fx sgnx.
sgn0  h  sgn0
f  0  lim   lim 1  ,
h0 h h0 h
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202

sgn0  h  sgn0
f  0  lim  lim 1  .
h0 h h0 h

Exercice 5.16. Soit une fonction f dérivable et paire sur un intervalle J symétrique par
rapport à l’origine et x  J arbitraire. On a, par définition, et sachant que f est paire:
fx  h  fx fx  h  fx
f  x lim lim 
h0 h h0 h
fx  h  fx fx  h  fx
lim     lim  f  x.
h0 h h0 h
Donc la dérivée d’une fonction paire est impaire.
Supposons maintenant que f est impaire. Dans ce cas, on a:
fx  h  fx fx  h  fx
f  x lim lim 
h0 h h0 h
fx  h  fx fx  h  fx
  lim  lim  f  x.
h0 h h0 h
Donc la dérivée d’une fonction paire est impaire.

Exercice 5.19. On a y  dy  xx, x  0.


x0
i) y  fx  x  fx  f2  1  f2  24  6  18,
dy  f  xx , f  x  3x 2  1 , f  2  11 et dy  11.
L’erreur absolue est |y  dy|  7 et l’erreur relative:
|y  dy|
  7  0, 39.
|y| 18

Exercice 5.21.
i) y  f  x 0 x  cos 30   . 1  0, 0002517. Donc y  0, 00025,
180 60
sin 30  1   sin 30   y  0, 5  0, 00025  0, 50025.

Exercice 5.22.
2, 037 2  3
iii) Calculons approximativement . Considérons la fonction
2, 037 2  5
fx  x 2  3 . Posons x  2 et x  0, 037 et calculons approximativement fx  x.
x2  5
On a: fx  x  fx  f  xx.
2, 037 2  3 16x . 1 . x 2  5 ,
f2, 037   f2  f  2. 0, 037. f  x 
2, 037  5
2
x  5 2 2
2
x2  3
f2  1 , f  2  16 .
3 27
2, 037 2  3
Alors on obtient:  1  16 . 0, 037  0, 355.
2, 037 2  5 3 27

Exercice 5.23. Démontrons la formule approximative:


n an  x  a  x a  0 et x  a.
na n1
1
Tout d’abord, on a n a n  x  a n 1  xn . Considérons la fonction fy  n y yn.
a
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203
1 1
Dans ce cas f1  1 et f  y  1  1
n y n  f 1  n . Alors
n 1  x  f1  f  1. x  1  x .
n
Donc n a n  x  a 1  xn  a1  x n   a  xn1 .
a na na
Exemple. 80  3  1  3 
4 4 4 1  3  0, 0092592  2, 9907.
4. 3 3

Exercice 5.24.
i) 7) fx  x  1 3 3  x , a A1; 0. L’équation de la tangente à la courbe fx au
point M 0 x 0 , y 0  est la suivante:
y  fx 0   f  x 0 x  x 0 .
2
Nous avons f  x  3 3  x  1 x  13  x  3 , f1  0 , f  1  3 4 . En
3
remplaçant dans l’équation de la tangente, on obtient y  3 4 x  1.
L’équation de la normale est la suivante: y  fx 0    1 x  x 0 . On trouve, après
f x 0 
3 2
calcul, que y  0  31 x  1   x  1.
4 2

iv) L’équation de la normale à cette courbe est: y  fx 0   1 x  x 0  où x 0 est


f  x 0 
l’abscisse du point d’intersection de cette courbe avec la bissectrice y  x. On a:
y   x 2 t2  t  2  0
 x   x 2 
yx t x
t  1, t  2
  t  1  x  1.
t x 0
Calculons f1 et f  1. On a f1  1, f  x   1 et f  1   1 . En remplaçant
2 x 2
dans l’équation de la normale, on obtient y  2x  1  0.

Exercice 5.25.
i) y  x 2 x  2 2 . On a y   2xx  2 2  2x 2 x  2. Pour que la tangente à la courbe
donnée soit parallèle à l’axe OX au point d’abscisse x il faut et il suffit que y  x  0, c’est à
dire que 2xx  2 2  2x 2 x  2  4xx  2x  1  0.
En résolvant cette équation algébrique on trouve: x 1  0, x 2  1 et x 3  2. Il s’ensuit que
y 1  0 , y 1  1, y 2  0. Ainsi aux points 0; 0 , 1; 1 , 2; 0 les tangentes à la courbe
donnée sont parallèles à l’axe des abscisses Ox.

iv) y  x 3  px  q. Pour que la courbe donneé admet comme tangente l’axe Ox, il faut
et il suffit que les conditions suivantes soient satisfaites:
yx  0
où x est l’abscisse du point de tangence. Donc
y  x  0
x 3  px  q  0 x 3  px  q  0 x 3  3x 3  q  0
 
3x 2  p  0 p  3x 2 p  3x 2
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204

q
x3 
q x 3
2 p q
 2     3    2  0.
q 3 2
p  3x 2 p  3 3   2
2
Ainsi on a trouvé la condition sur p et q pour laquelle l’axe OX est tangent à la courbe
y  x 3  px  q et l’abscisse du point de tangence.

viii) y  x  9 . y  y 0  f  x 0 x  x 0  et pour x  0  y  0. Donc la tangente à la


x5
courbe passant par 0, 0 vérifie l’équation y  y 0  f  x 0 x  x 0  avec y 0  f  x 0 x 0 . Cherchons
le point de tangence avec la courbe. On a f  x   4 l’équation
x  5 2
0  x0  9   4 0  x 0   x 0  9   4x 0 2
x0  5 x 0  5 2 x0  5 x 0  5
On obtient deux solutions x 0  3 et x 0  15 et alors les pentes de ces deux tangentes sont
égales respectivement à f  3  1 et f  15   1 . D’où les deux équations des tangentes
25
passant par l’origine
y  x et y   x .
25
xi) y  x 2  2x  5. L’équation de la corde passant par les points de la parabole
yy
d’abscisses x 1  1 et x 2  3 s’écrit comme suit: xx2  xx11  y 2  y11 où y 1  x 21  2x 1  5  4
et y 2  x 22  2x 2  5  8. Alors on trouve l’équation de la corde :
x  1  y  4  4x  1  2y  4  y  2x  2.
31 84
Cherchons maintenant l’équation de la tangente à la parabole parallèle à la corde
y  2x  2. On a y  fx 0   f  x 0 x  x 0  avec f  x 0   k  2 et k  2 est le coefficient
angulaire de la corde. D’où: 2x 0  2  2  x 0  2.
Et alors y  f2  f  2x  2  5  2x  2  2x  1. Donc l’équation de la tangente est
y  2x  1.

Exercice 5.26.
7) y  x  1 et y  x  4x  8 . Pour trouver l’angle entre les tangentes à ces deux
2
x2 16
courbes aux points d’intersection, cherchons d’abord ceux des deux courbes. On a:
x  1  x 2  4x  8  x 3  6x 2  0, x  2  x  0 ou x  6.
x2 16
L’équation de la tangente à la courbe y  x  1 au point d’abscisse x  0 est :
x2
y  f0  f  0x où f0  1 , f  x  1 et f  0  1 . Donc y  1 x  1 .
2 x  2 2 4 4 2
De même, l’équation de la tangente à la courbe y  x  4x  8 au point d’abscisse x  0
2
16
est aussi y  1 x  1 .
4 2
Alors l’angle entre les deux courbes données au point d’abscisse x  0 est   0, car les
tangentes aux courbes données au point d’abscisse x  0 coïncident.
Calculons maintenant l’angle entre ces deux courbes au point d’abscisse x  6.
L’équation de la tangente à la courbe y  x  1 au point d’abscisse x  6 est
x2
y  f6  f  6x  6 avec f6  5 et f  6  1 . Donc
4 16
y  f6  f  6x  6  5  1 x  6  1 x  13 ,
4 16 16 8
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205

c’est à dire que y  1 x  13 .


16 8
L’équation de la tangente à la courbe y  x  4x  8 au point d’abscisse x  6
2
16
est y  f6  f  6x  6 avec f6  10 , f  6   1 . Donc
3 2
y  f6  f  6x  6  10  1 x  3   1 x  1 .
3 2 2 3
Cherchons maintenant l’angle entre les deux tangentes y  1 x  13 et
16 8
y   1 x  1 . Les coefficients angulaires sont respectivement k 1  1 et k 2   1 .
2 3 16 2
1  1
tg  k 1  k 2  16 2  18   arctg 18 .
1  k1k2 1 1 31 31
32

Exercice 5.28.
10) y  sin 2 x. Calculons y n . On a, d’après la formule de l’exercice 6),
sin n x  sinx  n  , n  N  ,
2
et
y  1  cos 2x , y   sin 2x et, donc y n  2 n1 sin2x  n  1  , n  1.
2 2

Exercice 5.30.
1

ii) fx  e x2 , si x  0 En dérivant successivement fx pour x  0 , nous
0, si x  0.
obtenons

1 
1 
1
 2  4 6 n 1
f x  3 e x , f x   6  4 e x , . . . , f x  Q 3n  x e x 2
2 2
x x x
où Q 3n  1x  est un polynôme de degré 3n suivant les puissances de 1x .
Calculons la dérivée de f au point x  0. On a

1
fx  f0 x 2
f  0 lim lim e x .
x0 x0 x0
En faisant le changement de la variable suivant 12  z , on trouve, d’après la règle de
x
L’Hospital que
1 1

f  0  lim z 2z  lim z 2z  0.
z e z 2e
Supposons que f n1 0 existe et f n1 0  0. Démontrons alors que f n 0 existe aussi
et est égale à zéro. En effet, on a, d’après la limite remarquable
lim t t  lim a 0  a 1 t .t . . a n t  0, k  N, n  N :
k n

t e t e
1
n1 n1  1 e  x 2 Q 3n2  1x 
f x  f 0 Q 3n3 x
f n 0 lim lim x lim  0.
x0 x0 x0 x0
1
ex 2

Ainsi nous avons démontré que f admet une dérivée n iéme au point x  0, où n est un
nombre natutel arbitraire . Donc f est indéfiniment dérivable au point x  0.

Exercice 5.31.
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206

3) y  e 4x  2e x . Calculons les dérivées y  et y  et remplaçons les dans l’équation


donnée. On a
y   4e 4x  2e x , y   16e 4x  2e x , y   64e 4x  2e x .
En remplaçant dans l’équation, on trouve:
64e 4x  2e x  134e 4x  2e x   12e 4x  2e x  
 64e 4x  2e x  42e 4x  26e x  12e 4x  24e x  0.

Exercice 5.32.
1) Sachant que x k  n  0 si n  k, alors on a
20
  k0 C k20 x 2  1 k sin x 20k 
20
x 2  1 sin x
 x 2  1sin x 20  C 120 x 2  1  sin x 19  C 220 x 2  1  sin x 18 
 x 2  1sinx  10  40x sinx  19   20. 19 . 2!. sinx  18.   
2 2! 2
 x 2  1 sin x  40x cos x  380 sin x 
 x 2  379 sin x  40x cos x.

Exercice 5.34.
ii) 2 On applique la règle de dérivation d’une fonction donnée sous forme implicite:
dy
2x  2yy   0   y    xy .
dx 2
d2y dy x 
y  y 
x y  y 
x y  xy y2  x2
 d    d  x          .
d2x dx dx dx y y2 y2 y2 y3
 2  2
d 3y  d  d y   d  y  x    2yy  2xy  3y y x  y  
2 2 2 3 2
3 dx dx 2 dx 3 6
dx y y
2  2y x y 3  2xy 3  3y 2 . x x 2  y 2 
2xy  2y  3y y
3 4
y y 2
 6
 6
  3xr5 .
y y y

Exercice 5.35.
d2y
ii) x  at 2 , y  bt 3 , ?
dx 2
D’après la règle de dérivation des fonctions données sous forme paramétrique, on a:
dy
dy 2
 dt  3bt  3b t;
dx dx 2at 2a
dt    
d2y
 d  dy   d  dy .  dx  1  y t x t  y t x t .
d2x dx dx dt dx dt x t  3
 
Sachant que y t  6bt et x t  2a , on trouve alors
d2y
 6bt. 2at  2a. 3bt 2  6abt 2  3b .
2
d x 2at 3
8a 3 t 3 4a 2 t

Exercice 5.37.
ii) y  2 4x , x  1, 1. On a
2

x
y1  2  1  1, y1  2  1  1 et y   2x 5 8 .
2
1 1 x
Donc y   0 si x  2. Mais x  2  1; 1. Alors la dérivée de f ne s’annule en
aucun point de 1, 1.
Le théorème de Rolle n’est pas satisfait parce que f n’est pas continue à l’intérieur du
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207

segment 1, 1, à savoir au point x  0.

Exercice 5.38. fx  x  1x  2x  3x  4. La fonction f vérifie les conditions du
théorème de Rolle dans chacun des segments suivants: 1, 2, 2, 3 et 3, 4 et, par conséquent, f 
admet une racine dans chacun de ces segments et se sont les seules, car f  est un polynôme de
degré 3.

Exercice 5.41.
3  x 2 si 0  x  1
i) y  2 Les fonctions 3  x 2 et 1 sont respectivement
1 si 1  x  . 2 x
x
dérivables sur 0; 1 et 1; . Etudions la dérivabilité de f au point x  1. On a
3  x2  1

 lim 1  x
fx f1 2 2
f  1  lim  lim  1.
x10 x1 x10 x1 x10 2x  1
1 1
fx  f1
f  1  lim  lim x  lim 1  x  1.
x10 x  1 x10 x  1 x10 xx  1
 
Donc f  1  f  1 et, alors f est dérivable au point x  1. Ainsi la fonction f est
dérivable sur le segment 0; 2. On applique le théorème de Lagrange sur le segment 0; 2 :
f2  f0  f  c. 2 où 0  c  2 avec f2  1 et f0  3 .
2 2
Calculons f  x. On a
x si 0  x  1
f  x 
 12 si 1  x  2
x

Si 0  c  1, alors f c  c. D’où il decoule que
f2  f0  2c  1  3  2c  c  1 .
2 2 2
Si 1  c  2, alors
f  c   12  f2  f0   22   22  1  c  2 .
c c c
Conclusion: c  1 ou c  2 .
2

Exercice 5.43.
3) Soient fx  x 3 et gx  x 2  1, x  1; 2. Ecrivons le théorème de Cauchy :
f2  f1 f  c
  où 1  c  2.
g2  g1 g c
Ce qui est équivalent à
8  1  3c 2  7  3 c  c  14 .
52 2c 3 2 9

Exercice 5.45.
i) 2) D’apres le théorème de Lagrange on a:
arctgx arctgy arctg  c. x  y

avec f c  1 . Et alors, comme 1  1, on a
1  c2 1  c2
arctgx  arctgy  1 |x  y|  |x  y| ,
1  c2
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208

ii) 2 Appliquons le théorème de Lagrange à la fonction y tgx sur l’intervalle ;  , avec
0       . On a, d’une part, f  f  f  c   avec   c   et
2
 1 
f x  2
. Donc tg tg  . D’autre part, on a:
cos x cos 2 c
0    c      cos 2   cos 2 c  cos 2   0.
2
Donc
1  1  1 .
cos 2  cos 2 c cos 2 
  
Alors   .
cos 2 2
cos c cos 2 
 
Ainsi nous avons démontré que tg tg  .
cos 2  cos 2 

Exercice 5.46.
3) fx  2x 2 . On a
1x
 21  x1  x
f x   0  x  1; 1 et f  x  0  x   ; 11; .
1  x 2
et donc f est strictement croissante sur 1; 1 et strictement décroissante sur chacun des
intervalles   ; 1 et 1; .

7) y  x  sin x . On a y   1  cos x  0 , x  R. Donc y  x  sin x est croissante


sur R.

Exercice 5.48. Posons Fx  fx  gx. On a: F n1 x  f n1 x  g n1 x.
Appliquons le théorème de Lagrange à la fonction F n1 x sur l’intervalle x 0 ; x. On obtient:
F n1 x  F n1 x 0   F n c. x  x 0 , x 0  c  x.
D’autre part, on a
F n c  f n c  g n c  0 et F n1 x 0   f n1 x 0   g n1 x 0   0.
De cette façon, on trouve que F n1 x  0 pour x  x 0 .
De manière analogue, on montre que F n2 x  0 pour x  x 0 . En continuant ce
processus, on arrive à l’inégalité Fx  0 pour x  x 0 . D’où fx  gx pour x  x 0 .

Exercice 5.49.
3) n x  n a  n x  a , si n  1 et x  a  0? Posons fx  n x  n a et
gx  n x  a . On a:
fa  ga  0, f  x  1 , g  x  1 .
n n1
n x n x  a n1
n

On trouve que pour x  a , f  x  g  x. Alors, d’après l’exercice précédent 5.48,
fx  gx pour x  a  0.

4) 2 x  3  1x x  1? Posons fx  2 x et gx  3  1x . On a:


f1  g1, f  x  1 et g  x  12 .
x x
Alors f  x  g  x pour x  1. Donc on déduit, d’après l’exercice 5.48, que fx  gx
pour x  1, c’est à dire 2 x  3  1x x  1.

8) e x  1  x pour x  0? Appliquons le résultat de l’exercice précédent 5.48. Pour cela,


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209

posons fx  e x et gx  1  x. Notons que f0  g0  1 et f  x  g  x x  0.


Alors d’après l’exercice 5.48, on trouve que fx   gx , x  0. 
Pour x  0, posons x  t. On obtient alors : f t  ft  e t et gt  gt  1  t
pour t  0. On a
    
 f0  g0, f t  e t
, g t  1 et f t  g  t pour t  0.

Alors f t  gt pour tout t  0, c’est à dire que e x  1  x pour x  0.

3
12) Posons fx  x  x , hx  sin x , gx  x. Nous avons
6 2
f0  h0  g0  0, f  x  1  x , h  x  cos x et g  x  1.
2
Montrons que f  x  h  x  g  x pour x  0 et x  2k, k  1, 2, . . . .
2
En effet, soit x  f  x  h  x  1  x  cos x, x  0. Dans ce cas
2
  x  x  sin x  0, x  0.
Donc  est strictement décroissante sur 0,  et x  0  0. Ainsi
f  x  g  x, x  0.
De même, on montre que g  x  h  x, x  0. Alors ,d’après l’exercice 5.48), on obtient
que fx  hx  gx pour x  0 et x  2k. Pour x  2k , on a
2k1  4k    0  2k, k  1, 2, . . . . Donc f2k  h2k  g2k, k  1, 2, . . . . Ainsi,
2 2
6
on a démontré que l’inégalité fx  gx  hx, x  0 est vraie.
17) Montrons que sin x   2 x, x  0,  . Cette inégalité est équivalente à
2
sin x  2 , x  0,  .
x  2
sin x
Posons fx  x qui est dérivable sur 0,  . Sachant que x  tgx et cos x  0 sur
2
0,  , on a
2
cos xx  tgx
f  x  x cos x 2 sin x   0, x  0,  .
x x2 2
Donc f est strictement décroissante sur 0,  . Donc fx  f   sur 0,  et,
2 2 2
comme f  C0,   avec f     2 , on obtient fx  2 , x  0,  . L’inégalité

2 2 2
sin x  x se démontre de la même manière avec fx  sin x  x.

Exercice 5.52. Remarques.


i) Les fonctions suivantes vérifient les conditions du théorème de L’Hospital, à savoir elles
sont dérivables dans un voisinage épointé du point considéré.
f n x
ii) Il faut d’abord vérifier que lim n existe avant d’écrire la limite.
xx 0 g x

11) lim xx  x  0 F. I. . On a:


x1 ln x  x  1 0
e x ln x  x  e x ln x ln x  1  1 xe x ln x ln x  1  x
lim  lim  lim 
x1 ln x  x  1

x1 x 1
1
x1 1x
e x ln x ln x  1  xe x ln x ln x  1 2  e x ln x  1
lim  2.
x1 1
Donc lim x x
x
 2.
x1 ln x x1
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210

x
35) lim 2  x tg 2  1  F. I. . Pour appliquer la règle de L’Hospital, ramenons cette
x1
forme indéterminée à celle 0 ou  . Pour cela, remarquons que
0
tg
x limtg
x
.ln2x
lim 2  x 2  e x1 2
x1
Calculons lim tg  x ln2  x. On a:
x1 2
ln2  x
limtg  x ln2  x lim   00 F. I. 
x1 2 x1 ctg x
2
ln2  x  2 sin 2 
x  2.
et lim lim 
x1 ctg  x  x1 2  x
x 2
tg 2.
Donc lim 2  x 2  
x1

44) lim ln x. ln1  x  0.  F. I. . De même que dans l’exemple 35, écrivons
x10
ln1  x
lim ln x. ln1  x  lim  0 F. I. 
x10 x10 1 0
ln x
ln1  x  2
On a lim  lim x ln x  00 (F.I.). Appliquons une deuxième fois la règle de
x10 1  x

x10 1
ln x
L’Hospital à cette dernière limite. On a
x ln 2 x  ln 2 x  x. 2ln x 1x
 lim ln x . 2 ln x  0.
2
lim  lim
x10 1  x

x10 1 x10 1
Donc lim ln x. ln1  x  0.
x10

47) lim x  ln x  0.  F. I. .   0. On a


x00
lim x  ln x  lim lnx    F. I.  et
x00 x00 x
1
ln x  x
lim  
 lim 1
  1 . lim x   0.
x00 x  x00 x x00
Donc lim x  ln x  0.
x00

63) lim  1  12      F. I. . Comme pour l’exemple 35, on a


x0 xarctgx x
x  arctgx
lim  1  12  lim 2  0 F. I. 
x0 xarctgx x x0 x arctgx 0
et
x  arctgx  1 1 2
lim lim 1x 

x0 x 2
arctgx x0 2xarctgx  x2
1  x2
lim x  lim 1  1.
x0 21  x arctgx  x x0 4xarctgx  2  1 3
2
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Donc lim  1  12   1 .
x0 xarctgx x 3
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212

Chapitre VI. Formule de Taylor. Développements limités.


Rappels de cours.

§1. Formule de Taylor.

VI.1 Formule de Taylor pour un polynôme. Soit


Px  a 0  a 1 x  a 2 x 2  . . .  a n x n
un polynôme réel de degré n  N   a n  0 et soit x 0  R. Le développement de ce
polynôme en puissances de x  x 0 est donné par la formule suivante:
P  x 0  P  x 0  P n x 0 
Px  Px 0   x  x 0   x  x 0  2 . . .  x  x 0  n ,
1! 2! n!
n
P k x 0 
qui s’écrit de façon condensée: Px  x  x 0  k , appelée polynôme de
k!
k0
Taylor de degré n en x 0 .
Par exemple, développons le polynôme Px  x 2  x  1 suivant les puissances de
x  1, c’est à dire écrivons la formule de Taylor de x 2  x  1 en x  1. On a :
P1  1, P  1  x 2  x  1 x1  2x  1 x1  3, P  1  P  x x1  2.
Donc Px  x 2  x  1  1  3x  1  x  1 2 .

VI. 2. Formule générale de Taylor pour une fonction. Soit f une fonction non
polynômiale ayant des dérivées successives jusqu’à l’ordre n  N au point x 0  R. Le
polynôme suivant de degré n
f  x 0  f  x 0  f n x 0 
P n x  fx 0   x  x 0   x  x 0  2 . . .  x  x 0  n
1! 2! n!
est appelé polynôme de Taylor de dégré n de la fonction f en x 0 .
La fonction définie dans le voisinage V de x 0 par R n x; x 0   fx  P n x, est appelée
reste en x 0 . Ainsi, la fonction f s’écrit dans le voisinage V comme suit :
f  x 0   f  x 0  f n x 0 
fx  fx 0   x  x 0   x  x 0  2 . . .  x  x 0  n  R n x; x 0 
1! 2! n!
n
f k x 0 
 x  x 0  k  R n x; x 0   P n x  R n x; x 0 , x  V.
k!
k0
Cette formule est appelée formule générale de Taylor avec reste R d’ordre n de f en x 0 et
le reste peut s’exprimer de différentes manières et dépend des hypothèses faites sur la fonction f.

VI.3. Formule de Taylor avec reste de Peano. Si f est une fonction dérivable jusqu’à
l’ordre n  N au point x 0  R, alors il existe un voisinage V de x 0 dans lequel on a :
f  x 0  f  x 0  f n x 0 
fx  fx 0   x  x 0   x  x 0  2 . . .  x  x 0  n  ox  x 0  n ,
1! 2! n!
appelée formule de Taylor avec reste de Peano. En posant x  x  x 0 , la formule
s’écrit: