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REPUBLIQUE DU SENEGAL

Un Peuple -Un But- Une foi

ASSEMBLEENATIONALE
________________________

DELEGATION DU SENEGAL AU PARLEMENT DE


LA CEDEAO

RAPPORT-PAYS A LA PREMIÈRE SESSION ORDINAIRE DU PARLEMENT


DE LA CEDEAO POUR L’ANNEE 2017

 Le Président de l’Assemblée de la CEDEAO, Son Excellence Monsieur


Moustapha Cissé LÔ,
 L’Honorable Député Souleymane NDOYE,
 L’Honorable Député Mamadou Lamine THIAM,
 L’Honorable Député Ibrahima Baba SALL,
 L’Honorable Député Doudou Issa NIASSE, L’Honorable Député Adama
SYLLA.
Introduction

A l’entame de ce rapport, je voudrais au nom de tous les parlementaires Sénégalais vous exprimer
du haut de cette tribune, l’engagement de l’État du Sénégal et de Son Excellence Monsieur Macky
SALL, président de la République à consolider les nombreux acquis de la vision incarnée par les
instances Communautaires pour l’atteinte des objectifs du plan stratégique seule référentielle de
notre institution.

1. SITUATION POLITIQUE
1) Cadre de dialogue

Suite au referendum qui a été organisé dans le cadre de l’approfondissement de la démocratie et de


l’État de droit, Le président a convié l’ensemble des acteurs politiques, de la Société Civile, et des
autorités religieuses et coutumières à un dialogue national qu’il a du reste intitulé « Journée du
dialogue National ».

Ce moment fort de la vie de la nation a porté sur beaucoup de sujets notamment sur le processus
électoral, la participation des indépendants, les reformes judiciaires mais il a été question aussi de
l’organisation des partis politiques et de leur financement. Le Sénégal compte plus de 267
formations et beaucoup appellent à limiter la prolifération des micros partis qui ont défendu leur
existence et leur droit à s’exprimer sur les réformes constitutionnelles.

2) Election

Le Sénégal référence en matière de démocratie en Afrique avec deux alternances réussies s’apprête
à organiser des élections législatives après une refonte totale du fichier électoral dû au lancement de
la Carte d’identité biométrique de la CEDEAO qui a permis de relever le nombre d’’électeurs à plus
de 6 millions. Cette étape du processus électoral s’est déroulée dans la transparence malgré
quelques contestations de l’opposition.
Deux grandes coalitions en sus des mouvements citoyens et indépendants s’apprêtent à concourir
pour élire 165 députés. En effet, le nombre de parlementaires est passé de 150 à 165 suite au
referendum qui a permis de doter l’assemblée de la représentation des Sénégalais de l’extérieur.

3) Autre fait politique

L’arrestation du maire de Dakar a été un fait politique majeur dans l’indépendance de notre justice.
Cette affaire a fini de remettre le débat sur la séparation des pouvoirs rudement mis à l’épreuve par
l’opposition qui a voulu faire un procès d’intentions au pouvoir.
En effet, suite à un rapport de l’IGE dont tout le monde reconnaît la neutralité, rapport faisant état
de l’utilisation des ressources de la caisse d’avance à des détournements d’objectifs, le parquet saisi
de cette affaire a ouvert une enquête des présumés coupables ayant conduit à son incarcération. Le
dossier suit son cours et la justice ne manquera pas d’édifier sur ce dossier dans les prochains jours.
2. SITUATION SÉCURITAIRE

Mesures spécifiques de lutte contre le terrorisme


Dans cette lutte contre le terrorisme, des mesures sécuritaires ont déjà été prises et des accords de
partenariat signés, dans un souci d’anticiper sur la menace et de pouvoir répondre de manière
efficace en cas de survenance d’attaques terroristes.
Décret n° 2016-301 du 29 février 2016 portant création et fixant les règles d’organisation et de
fonctionnement du Cadre d’Intervention et de Coordination interministériel des Opérations
de lutte anti-terroriste (CICO)
La situation sécuritaire au niveau international est caractérisée par la recrudescence d’actes
terroristes, dont les victimes sont principalement les populations civiles. Au niveau national, même
si des actes terroristes ne sont pas encore enregistrés au Sénégal, force est de reconnaître que notre
pays est exposé à la menace terroriste.

Dès lors, il urge de prendre des mesures anticipatrices qui permettront non seulement d’assurer la
prévention et la protection idoines contre le terrorisme, mais également l’efficacité de l’intervention
en cas de survenance d’attaques terroristes.

État de fonctionnement de la Commission nationale des Armes


L’État du Sénégal dispose du COMNAT (Commission nationale de lutte contre la prolifération et la
circulation illicite des armes légères et de petit calibre) ;
La COMNAT a pour mission d’assister les autorités nationales compétentes dans la conception et
la mise en œuvre d’une politique nationale de lutte contre la prolifération et la circulation illicite des
armes légères et de petit calibre. Conformément à la Convention de la CEDEAO et sous la
présidence du Ministre des Forces armées, elle œuvre activement à mettre en œuvre un plan
d’action national sur les ALPC.
Le gouvernement du Sénégal à travers sa politique définie par le chef de l’Etat prend très au sérieux
sa responsabilité d’assurer la sécurité de nos citoyens, en ayant une politique cohérente de sécurité
qui se décline bien entendu au travers plusieurs institutions et mécanismes, et la Commission
nationale fait partie de cette architecture sénégalaise pour la paix et la sécurité.
Aussi, le Sénégal s’est largement investi dans le processus d’adoption du Traité sur le Commerce
des Armes qui régule le commerce licite des armes et lutte contre leurs trafics illégitimes.
Au niveau de la sous-région ouest africaine, nous avons également joué un rôle de premier plan
dans l’élaboration par la CEDEAO de normes pour mieux contrôler ces armes légères et de petit
calibre, normes parmi lesquelles la Convention sur les Armes Légères et de Petit Calibre, leurs
munitions et autres matériels connexes.
3. SITUATION DES DROITS DE L’HOMME

Comme vous le savez le Sénégal est signataire de toutes les chartes des Nations Unies relatives aux
droits de l’homme et s’emploie à les respecter.
La droit d’orientation sociale prend en charge les handicapés et les couches vulnérables .La carte
d’égalité des chances instaurée permet l’accès aux services sociaux de base.
Aussi le code de la presse longtemps discuté est dans le circuit administratif vers son adoption et
son vote en tant que de la république va apporter plus de protection à la liberté d’expression de la
presse

4. ETAT DE MISE EN OEUVRE DES TEXTES COMMUNAUTAIRES

Protocoles et Conventions de la CEDEAO

Les autorités sénégalaises ont réitéré leur engagement en faveur du processus d'intégration
régionale qui a été réaffirmé dans la Constitution. En témoignent les efforts entrepris au niveau
national en vue de relever le niveau de ratification par notre pays des textes communautaires. En
effet, le Sénégal a ratifié quarante-quatre (44) Protocoles et Conventions de la CEDEAO sur les
cinquante-quatre (54) signés, ce qui le place parmi les premiers Etats membres.
Le Sénégal s'emploie également à accélérer le processus de ratification des textes restants,
conformément aux directives de la Conférence des Chefs d'Etat et de Gouvernement et du Conseil
des Ministres de la CEDEAO.
Dans ce cadre, le Bureau national a organisé des concertations en vue d’examiner les modalités de
la mise en œuvre diligente, par les services compétents, de la directive de Monsieur le président de
la République. Ces concertations ont notamment permis d’identifier les textes susceptibles de faire
l’objet de ratification et/ou d’adhésion dans un délai très court. A cet égard, le Bureau national a
sollicité et obtenu de la Commission la mise à disposition des copies certifiées authentiques des
textes à ratifier. Ces textes ont été transmis aux services compétents du Ministère des Affaires
étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur.

Libre circulation des personnes, droit d’établissement et de résidence

Le Sénégal s’est toujours évertué à appliquer le Protocole sur la libre circulation des personnes, le
droit de résidence et d'établissement ainsi que les autres actes communautaires qui le complètent,
comme la Décision relative au Passeport CEDEAO.
Toutefois, la mise en œuvre effective des textes sur la libre circulation se heurte à un certain nombre
d'obstacles sur le terrain. Le Sénégal s'attèle à lever ces obstacles, en veillant particulièrement à une
meilleure application des dispositions des textes de la CEDEAO, mais également de l'UEMOA
notamment sur la réduction des postes de contrôle.
C'est la raison pour laquelle, notre pays a été fortement engagé dans le processus de relecture des
textes relatifs à la libre circulation des personnes, au droit de résidence et d'établissement. Ce
processus a ainsi abouti à la suppression de la Carte de Résident et à l’institution d’une Carte
nationale d’identité biométrique de la CEDEAO.
Cet engagement s’est notamment matérialisé par l’adoption par l’Assemblée nationale, le 04 mars
2016, de la Loi n°05/2016 instituant la Carte d’Identité biométrique de la CEDEAO ainsi que son
lancement officiel, le 04 octobre 2016, par le Chef de l’Etat, faisant du Sénégal le premier pays à la
mettre en circulation.
En outre, le Bureau national CEDEAO continue d’accorder une attention particulière aux activités
de sensibilisation sur la libre circulation des personnes, en collaboration avec les administrations
concernées et la société civile.
Schéma de libéralisation des Echanges (SLE) de la CEDEAO

Le Sénégal met en œuvre pleinement les dispositions du Schéma de Libéralisation des Echanges
(SLE) de la CEDEAO depuis le 1er janvier 2004. Dans ce cadre, les autorités ont mis en place tous
les dispositifs institutionnels nécessaires à l'effectivité des règles relatives à la définition des
produits originaires, à l'attribution des agréments et des certificats d'origine. Ainsi, le Comité
national d'Agrément fonctionne de façon satisfaisante et joue son rôle dans l'examen des dossiers de
demande d'agrément des entreprises au SLE.
Cependant, des problèmes sont régulièrement signalés par les opérateurs économiques. En effet, des
litiges qui sont très souvent dus à la non-application des règles du SLE par certains Etats membres
sont soumis à la Commission de la CEDEAO.

Accord de Partenariat Économique (APE)

Le Sénégal est activement impliqué dans les négociations menées conformément aux orientations
données par la Conférence des Chefs d'Etat et de Gouvernement de la CEDEAO. A cet égard, le
Sénégal travaille avec l’ensemble des parties prenantes, en particulier la Commission de la
CEDEAO, en vue de trouver la meilleure issue aux négociations. Ces consultations visent à assurer
la mise en œuvre d'un processus de libéralisation progressif et durable, à même de préserver les
recettes fiscales et les capacités de développement de la région et d'éviter un renversement des
résultats acquis au titre de l'intégration régionale.

5. ETAT DE MISE EN OEUVRE DES PROGRAMMES ET PROJETS


COMMUNAUTAIRES
La revue du portefeuille des programmes et projets communautaires indiquent une performance
globalement satisfaisante. Celle-ci aurait pu être meilleure si les procédures administratives et
financières dans la passation des marchés publics, les délais de décaissements et les avis de non
objections étaient levées. Pour régler ces problèmes la revue recommande pour plus d’efficacité la
mise en place d’un mécanisme de suivi plus rapproché
Pour ce qui est des lenteurs administratives une réforme dans le code des marchés régional en
préservant l’équilibre et la bonne gouvernance.
En effet le Sénégal à engager sur ressources propres et communautaires plusieurs programmes ; il
s’agit :
Du PUDC pour plus de 100 milliards ; ce programme est destiné à renforcer l’offre d’infrastructure
en milieu rural, la réalisation de pistes rurales de forages et la mise en place de matériels et
d’équipements d’allégement des travaux des femmes
Des domaines agricoles prioritaires pour le développement d’activités agro pastorales, aquacoles
Des projets d’énergie hydroélectrique
Ainsi que la construction de la transgambienne qui a été autorisé par le nouveau Président Gambien
ADAMA BARROW
6. SITUATION ÉCONOMIQUE ET SOCIALE

Situation économique et financière du Sénégal en 2016

Secteur réel
L’économie sénégalaise a consolidé en 2016 les bonnes performances enregistrées en 2015, grâce
à la poursuite des efforts consentis par le Gouvernement pour maintenir la croissance économique à
un niveau suffisamment élevé pour atteindre les objectifs déclinés dans le PSE. Ainsi, le taux de
croissance du PIB réel est estimé à 6,6% en 2016.
Dans le secteur primaire, l’activité est prévue en hausse de 9,9% en 2016 contre 18,2% un an
auparavant. Cette progression serait portée par le sous-secteur agricole et celui de la pêche. Le sous-
secteur agricole devrait tirer profit de la poursuite de la mise en œuvre du Programme
d’accélération de la cadence de l’agriculture sénégalaise (PRACAS), au titre de laquelle des actions
hardies ont été entreprises, notamment, dans la riziculture où l’objectif du Gouvernement est
d’atteindre l’autosuffisance en 2017. En outre, la bonne mise à disposition des intrants et
l’amélioration de leur qualité sont autant de facteurs qui devraient impacter positivement la
production agricole. Pour ce qui est des semences, des efforts considérables ont été consentis pour
augmenter la part des semences certifiées afin de garantir un niveau de rendement meilleur.
S’agissant du matériel agricole, au-delà des subventions, des mesures d’exonération ont été prises
par les autorités pour en faciliter l’accès aux producteurs.
Quant au sous-secteur de la pêche, l’activité connaîtrait une reprise après la contraction notée en
2015. En effet, le sous-secteur se conforterait de 13,4% en 2016, sous l’impulsion aussi bien de la
pêche artisanale que de la pêche industrielle, en liaison avec l’augmentation de l’effort de pêche,
conjuguée à l’accroissement des captures de sardinelles, de maquereaux et de chinchards.
Dans le secteur secondaire, l’activité devrait rester dynamique, en hausse de 6,8% en 2016, après
une hausse de 7,1% en 2015, à la faveur du bon comportement des sous-secteurs des extractives, de
la fabrication de produits alimentaires céréaliers et des matériaux de construction, conjugué au
dynamisme des BTP et de l’énergie.
Concernant le secteur tertiaire, il se conforterait de 5,6% en 2016 après une hausse de 3,8% en
2015, porté, essentiellement, par la bonne tenue des transports en hausse de 12% en 2016 et des
services d’hébergement et de restauration avec un bond de 6,6%, reflétant la relance du secteur
touristique qui, au-delà des mesures de redynamisation, en l’occurrence, la suppression du visa
d’entrée, la maîtrise de la propagation de l’épidémie à virus «Ebola» dans la sous-région. Les
performances des services immobiliers sont relatives aux mesures prises par le Gouvernement
dans le cadre de son programme d’habitat social pour faciliter l’accès au logement mais également
le dynamisme du secteur privé au regard des programmes en cours d’exécution, notamment, dans la
périphérie de Dakar.
Au titre de la demande, la consommation finale devrait s’accroître de 4,8%, après une progression
de 4,9% en 2015, tirée par la consommation publique projetée en hausse de 6,0% en 2016 contre
4,6% en 2015 ; la consommation privée étant attendue en hausse de 4,7%. Globalement, la
consommation finale représenterait 91,4% du PIB en 2016 contre 93,2% en 2015, soit une
amélioration de 1,8 point de pourcentage du taux d’épargne intérieure qui passerait de 6,8% en
2015 à 8,6% en 2016.
L’inflation, mesurée par l’indice harmonisé des prix à la consommation (IHPC), est ressortie à 0,8%
en moyenne sur les 12 mois de l’année 2016 contre 0,1 % en 2015, Cette timide évolution est le
résultat de la baisse des cours des produits énergétiques et alimentaires sur le marché mondial.
Finances publiques et dette publique

La gestion budgétaire en 2016 s’inscrit dans la poursuite de l’exécution des projets déclinés dans le
Plan Sénégal Émergent et de la mise œuvre des réformes identifiées dans le cadre du programme
économique et financier, soutenu par l’instrument de soutien à la Politique Économique (ISPE)
2015-2017. Les ressources totales mobilisées en 2016 sont évaluées en hausse de 14,3%, passant de
2026,1 milliards en 2015 à 2316 milliards, à la faveur des efforts portés, notamment, sur
l’élargissement de l’assiette fiscale de même que sur le renforcement du contrôle et la maîtrise des
dépenses fiscales.
L’encours de la dette publique totale passerait de 4597,7 milliards en 2015 à 5180,9 milliards
projetés pour fin décembre 2016, soit un accroissement de 12,7%. Il serait composé de la dette
extérieure et intérieure pour des montants respectifs de 3513,4 milliards et 1667,5 milliards.
L’encours global de la dette ressortirait, ainsi, à 59,5% du PIB en 2016 contre 57,1% en 2015, soit
un relèvement de 2,4 points de pourcentage.
Secteur extérieur

Pour ce qui est des échanges avec l’extérieur, le déficit du compte des transactions courantes a
poursuivi sa tendance baissière, passant de 558,7 milliards (6,9% du PIB en 2015) à 533,2
milliards (6,1% du PIB), soit 0,8 point, traduisant, ainsi, l’amélioration de la balance commerciale
conjugué au net renforcement de l’excédent du compte des transferts courants (+46,1 milliards).

Secteur monétaire
La situation monétaire en 2016, s’est traduite par diminution des avoirs extérieurs nets (-59,9
milliards), une augmentation du crédit intérieur (+9,2%). L’encours du crédit intérieur ressortirait à
3201,4 milliards au terme de l’année 2016, contre 2 932,7 milliards en 2015, soit une hausse de
268,7 milliards, traduisant, principalement, la progression des crédits à l’économie (+248 milliards).
Ainsi, Le taux de financement bancaire de l'économie est évalué à 34,2% en 2016, contre 34,0% un
an auparavant, soit un gain de 0,2 point.
Perspectives Economiques en 2017
L’économie nationale devrait maintenir son dynamisme en 2017 à la faveur d’un environnement
interne plus favorable, mais également grâce aux investissements publics structurants prévus. En
outre, l’économie nationale devrait tirer profit de la mise en œuvre des réformes visant, notamment,
à améliorer l’environnement des affaires. A ce titre, il est attendu un taux de croissance du PIB
réel projeté à 6,8% en 2017 contre 6,6% en 2016.
S’agissant de l’inflation, mesurée par le déflateur du PIB, elle est projetée à 2,0% en 2017 contre
une prévision de 1,6% en 2016.
Concernant les finances publiques, la tendance de maîtrise et de réduction progressive du déficit
budgétaire devrait se poursuivre en 2017.

Quant aux échanges avec le reste du monde, ils devraient être marqués par une détérioration du
déficit du compte des transactions courantes (546,6 milliards en 2017 contre 533,2 milliards en
2016), en partie compensé par l’excédent du compte de capital et d’opérations financières.
Globalement, le solde de la balance des paiements devrait dégager un déficit de 41,1 milliards, soit
une amélioration de 18,8 milliards par rapport à 2016.
Enfin, au titre de la situation monétaire, il est projeté, en 2017, une baisse de 6,1 milliards des
avoirs extérieurs nets, un accroissement du crédit intérieur de 13,3% et une expansion de la masse
monétaire de 8,2%. Ainsi, le taux de financement bancaire de l’économie devrait se situer à 35,6%,
soit un renforcement de 1,4 point de pourcentage par rapport à 2016.

7. ÉTAT DE MISE EN OEUVRE DES CRITÈRES DE CONVERGENCE


MACROÉCONOMIQUE
L’Etat de la Convergence macroéconomiques en 2016

S’agissant des indicateurs de convergence, le Sénégal a, comme par le passé, respecté quatre (04)
critères en 2016 dont deux (02) de premier rang à savoir ceux relatifs à l’inflation et au financement
du déficit budgétaire par la Banque Centrale. Par contre, le pays continu à éprouver des difficultés
par rapport à la maîtrise du déficit budgétaire qui est ressorti à 4,2% du PIB contre 4,8% en 2015.
De même le niveau des réserves a augmenté légèrement en 2016 pour se situer à 4,3 mois
d’importation mais reste en deca de la norme communautaire de la CEDEAO.

S’agissant des critères de second rang, tous les critères ont t été respectés. Pour la stabilité du taux
de change nominal par rapport à l'Unité de Compte de l'Afrique de l'Ouest (UCAO), la variation est
de -0 ,4% en 2016 et se situe dans la bande de ± 10%.

S’agissant du ratio de la dette publique totale au PIB se situe à 59,5% contre 57,1% en 2015. Bien
qu’étant largement en dessous du seuil de 70%, il a connu une hausse au cours de ces deux
dernières années.

a. Critères primaires

2- Le déficit budgétaire global s’est établi à 4,2% du PIB à fin décembre 2016, soit au-
dessus du seuil de 3% retenu dans le cadre de la surveillance multilatérale au sein de la
CEDEAO.

3- Le taux d’inflation est ressorti en moyenne à 0,8% à fin décembre 2016, soit en dessous du
seuil de 5% fixé dans le cadre de la surveillance multilatérale au sein de la CEDEAO.

4- Les réserves de change sont estimées à 4,4 moins d’importations à fin décembre 2016
contre 5,0 en 2015, soit en dessous du seuil de 6 mois, retenu dans le cadre de la surveillance
multilatérale ;

5- Aucun financement n’a été contracté auprès de la Banque Centrale en 2016.

b. Critères secondaires

1- L’encours de la dette publique est estimé à 62,3% du PIB à fin décembre 2016, soit en
deçà du seuil de 70% ;

2- Le Taux de Change Effectif Nominal (TCEN) : Quant à la stabilité du taux de change


nominal par rapport à l'Unité de Compte de l'Afrique de l'Ouest (UCAO), la variation est de
-0,4% en 2016 et se situe dans la bande de ± 10%. Cette variation est comprise dans la
fourchette de -/+ 5% retenu dans le cadre de la surveillance multilatérale.
8. ENVIRONNEMENT ET CHANGEMENT CLIMATIQUE
L’Accord obtenu lors de la 21ème Conférence des Parties de la Convention-cadre des Nations Unies
sur le Climat (COP21), a consacré des engagements ambitieux, en particulier la limitation du
réchauffement climatique à 1,5° d’ici la fin du siècle.

Cet accord révèle l’engagement des États aux côtés de la communauté internationale dans la lutte
contre le changement climatique. En effet, la participation du Sénégal à la signature de cet accord
témoigne à nouveau, sa volonté à consentir des efforts pour contribuer à la réduction des émissions
de gaz à effet de serre à travers le monde mais aussi à initier et mettre en œuvre des politiques et
programmes d’adaptation.

Dans cette perspective, le Sénégal a anticipé sur l'intégration des stratégies de lutte contre les
impacts du changement climatique et des objectifs de développement (OD) dans un ensemble
cohérent à travers son « Plan Sénégal Emergent » (PSE).

La mise en œuvre du PSE au cours des 15 prochaines années nécessite un effort redoublé des
parlementaires Sénégalais. La coopération de tous les acteurs et partenaires techniques et financiers
serait une plus-value à l’atteinte les objectifs auxquels l’État s’est assignés en matière de
changement climatique.

1. le vote de la loi de ratification de l’Accord de Paris par les parlementaires ;


2. l’intégration dans la nouvelle Constitution des dispositions audacieuses pour un
développement durable ;
3. le renforcer des cadres législatifs en vue de soutenir les efforts de l’État et la communauté
internationale en matière de changement climatique (réforme des Codes de l’environnement, de
l’urbanisme, de la construction, la loi sur le littoral etc.

9. PAIEMENT DES PRODUITS DU PRÉLÈVEMENT COMMUNAUTAIRES


La situation des prélèvements communautaires préoccupent la délégation des parlementaires qui
s’emploiera à mener le travail nécessaire auprès des autorités compétentes pour résorber le gap.
10. ACTIVITÉS DE SENSIBILISATION MENÉS PAR LES DÉPUTÉS
Le président du Parlement de la CEDEAO et ses collègues ont participé à l'ouverture de la
cérémonie de lancement de la Semaine nationale de la CEDEAO qui a eu lieu le 4 Mai 2017 au
Centre culturel Blaise Senghor, à Dakar, en présence du ministre de l’Intégration africaine, du
NEPAD et de la Promotion de la bonne gouvernance, S.E Khadim DIOP.
A cette occasion, le président à réaffirmer sa volonté de travailler sans relâche à l'effectivité de
la libre circulation des personnes et des biens dans notre espace communautaire. Durant la
cérémonie, certains acteurs du processus d'intégration ont reçu des prix pour leur engagement et
leur contribution à la cause commune.
L'organisation de la Semaine nationale de la CEDEAO procède d’une volonté de vulgariser les
politiques et programmes d’intégration régionale, en particulier la libre circulation des personnes.
Cette activité s’inscrit dans le cadre de la Décision A/DEC.10/5/82 relative à l’Objectif de
l’application du Protocole sur la libre circulation et au programme d’information du public.
L’idée est de rapprocher l’organisation communautaire des populations afin que celles-ci puissent
s’approprier les politiques et programmes communautaires.
La Semaine nationale de la CEDEAO se veut aussi un cadre de réflexion sur les grands enjeux du
processus d’intégration régionale ainsi qu’un espace d’échanges culturels et sportifs entre citoyens
de la Communauté établis au Sénégal. L’édition 2017 est placée sous le thème « Libre circulation
des personnes dans l’espace CEDEAO : le temps de l’action ».