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Audit des immobilisations dans les sociétés industrielles

ERNST&YOUNG MAROC
Pôle Audit et Conseil Financier

Audit des immobilisations


dans les sociétés industrielles

Travail réalisé par :


Hinde MOKRIM

&
Encadré par : M. Hamza

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Audit des immobilisations dans les sociétés industrielles

– Résumé –

La certification des états de synthèse d’une société industrielle passe par les principales étapes
suivantes : la revue du contrôle interne, l’identification des risques et la revue des comptes.
Parmi les comptes significatifs des sociétés industrielles figurent les immobilisations, sujet de ce
rapport de stage. Facteur important de production, les immobilisations constituent le moteur des
sociétés capitalistiques, contribuant à leur pérennité.
Les risques d’audit liés aux immobilisations concernent principalement la réalité, l’exhaustivité, et
l’évaluation.
La procédure de revue des comptes d’immobilisations repose essentiellement sur les tests des
mouvements des immobilisations et la validation des dotations aux amortissements de l’exercice. Des
travaux complémentaires ayant trait au respect du contrôle interne sont également effectués.
A l’issu des travaux d’audit, des recommandations sont émises afin de permettre à la société auditée
une meilleure gestion de ses principaux cycles et notamment celui des immobilisations.

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- Table des matières -


Résumé …………………………………………………………………………………………………2

Tables des matières………………………………………………………………………...…………..3

Introduction
générale…………………………………………………………………………..…………………..…5

Première partie : Déroulement du stage ……………………..…………………………….……….6


1- Historique du groupe Ernst & Young…………………………………………………….……..7
2- Historique du cabinet Ernst & Young Maroc……………………………………………………8
3- Organisation du cabinet Ernst & Young Maroc………………………………………...……….9
4- Travaux accomplis à l’occasion de mon stage………...…………………………………..…...13

Deuxième partie : Audit des immobilisations dans une société industrielle…………………..…..16


1- Généralités……………………………………………………………………………………...17
1.1Définitionsdes immobilisations..………………………………………………………………17
1.1.1 Type d’immobilisations et classement comptable ……………………………17
1.1.2 Eléments constitutifs des immobilisations…………………………………….17
1.1.3 Distinction entre immobilisation, stock et charges……………………………18
1.1.4 Provisions et amortissements………………………………………………….18
1.1.5 Les écritures classiques………………………………………………………..22
1.2 Objectifs de l’audit des immobilisations………..…………………………………………….24
2- Procédure d’audit des immobilisations………………………………………………………...25
2.1 Risques liés à l’audit des immobilisations………….………………………………………..25
2.1.1 Risques liés à la réalité des immobilisations…………………………………...25
2.1.2 Risques liés à l’exhaustivité des immobilisations……………………………...27
2.1.3 Risques liés à l’évaluation des immobilisations………………………………..28

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2.2 Principales procédures de validation……………..…………………………………...……...29


2.2.1 Tableau de mouvement des immobilisations…………………………………..30
2.2.2 Test des acquisitions, des cessions et des transferts…………………………....30
2.2.3 Test de cohérence sur les dotations aux amortissements…………….................33
2.2.4 Autres travaux complémentaires………………………………………………..34

Conclusion générale : Principaux points de recommandations...……………………………………..36


- Autorisation d’investissements………………….……………...………………………...36
- Séparation des tâches……………………………………………………………………..36
- Inventaire physique des immobilisations…………….…………………………………...36
- Politique d’amortissement………………………………………………………………..36
- Fichier des immobilisations……………………………………………………………....37
- Protection des immobilisations …………………………………………………………..37
- Politique de mise au rebut…………………………………….…………………………..37

Bibliographie…………………………………………………………………………..………………38

Glossaire……………………………………………………………………………………………….39

Annexes………………………………………………………………………………………………..40

Annexe 1 : Demande de confirmation auprès du cadastre……………………………………….43

Annexe 2 : Demande de confirmation des dépôts et cautionnements……………………………44

Annexe 3 : Demande de confirmation des prêts et avances……………………………………...45

Annexe 4 : Demande de confirmation des titres de participation..………………………………46

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Annexe 5 : Feuille récapitulative des immobilisations…………………………………………..47

Annexe 6 : Tableau de passage des immobilisations…………………………………………….48

Annexe 7 : Overall test sur les immobilisations corporelles et incorporelles……………………49

Annexe 8 : Test sur les acquisitions d’immobilisations………………………………………….50

Annexe 9 : Test sur les cessions d’immobilisations……………………………………………...51

Annexe 10 : Feuille récapitulative des immobilisations financières……………………………..52

Annexe 11 : Dépôts et cautionnements…………………………………………………………..53

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- Introduction Générale -

L’audit financier est un examen technique, rigoureux et constructif auquel procède un professionnel
compétent et indépendant en vue d’exprimer une opinion motivée sur la qualité et la fiabilité de
l’information financière présentée par une entreprise au regard de l’obligation qui lui est faite de
donner en toutes circonstances, dans le respect des règles de droit et des principes comptables en
vigueur, une image fidèle de son patrimoine, de sa situation financière et de ses résultats.

Les auditeurs indépendants ont développé des méthodologies spécifiques plus ou moins affinées et,
dans un souci d’améliorer constamment les missions menées, en termes de qualité et d’efficacité, les
adaptent à l’évolution de l’organisation de l’entreprise.
Tout travail d’audit donne lieu à une réflexion et à une approche préliminaire qui conduiront à définir
l’organisation de la mission d’audit, en prévoyant les tâches à effectuer et leur répartition optimale
dans le temps. Ainsi, pour chaque poste du bilan et du résultat, les cabinets d’audit déterminent la
procédure d’audit spécifique. Cette procédure est nécessairement flexible mais ses composantes
restent, en général, semblables.

De par leur importance, les immobilisations, biens dont l’entreprise a durablement besoin pour exercer,
sont audités de manière particulièrement rigoureuse.
L’audit des immobilisations m’a été confié lors de chaque mission à laquelle j’ai participé durant mon
stage au sein du cabinet Ernst & Young Maroc.

La première partie de ce rapport sera consacrée à la présentation du cabinet Ernst & Young au niveau
international et local puis à la description des principaux travaux accomplis durant mon stage.
La seconde partie sera axée sur l’audit des immobilisations ; ainsi après l’énoncé de certaines
généralités nécessaires à la compréhension du sujet, je vais expliquer les risques d’audit liés aux
immobilisations, puis je vais détailler les principales méthodes de validation des comptes
d’immobilisations. En conclusion, je vais présenter les principaux points de recommandations pour
améliorer la gestion des immobilisations au sein des sociétés industrielles.

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1 – Historique du groupe Ernst & Young

Les racines d'Ernst & Young remontent aux années 1890, alors que les entreprises américaines
n'étaient souvent que de petites affaires. Les dirigeants-propriétaires conservaient leur information
financière et limitaient l'accès à leurs livres de comptes. L'impôt sur le revenu et les normes
comptables n'existaient pas et il n'y avait pas encore de profession comptable.
Des Ecossais, qui furent les premiers à considérer la comptabilité comme une profession, furent
envoyés aux Etats-Unis pour s'occuper des investissements anglais.
L'un d'entre eux, du nom d'Arthur Young, ouvrit un bureau de comptabilité en 1894 à Chicago avec un
capital de 500 dollars. En 1906, la société devint Arthur Young & Company.

1903 : Deux jeunes frères, Alvin et Théodore Ernst, ouvrirent une petite société de comptabilité, Ernst
& Ernst, à Cleveland. Fort de sa connaissance des processus industriels et du management, il fut
directeur d'une importante entreprise industrielle. Alvin était convaincu que l'information comptable
pouvait être un outil au service du management. Et il commença à pratiquer ce qui était appelé à
devenir le conseil en management.

1924 : Ernst & Ernst se rapproche de la firme britannique Whinney, Smith & Whinney.

1929 : Ouverture du premier bureau en France.

1948 : Arthur Young s'éteint à l'âge de 84 ans ; quelques mois plus tard, Alvin Ernst décède à l'âge de
66 ans.

1957 : Arthur Young & Co est le premier des Big Eight à nommer une femme associée.

1979 : Ernst & Ernst formalise son association avec Whinney, Murray & Co pour devenir une
organisation internationale appelée Ernst & Whinney.

1989 : Ernst & Whinney fusionne avec Arthur Young pour créer Ernst & Young.

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1995 : Ernst & Young fusionne avec Kenneth Leventhal & Co aux Etats-Unis, la firme leader de
services professionnels dans le secteur de l'immobilier.

2002 : Ernst & Young et Andersen se rapprochent sur les métiers de l'audit, du corporate finance et du
juridique et fiscal dans 57 pays donnant naissance à un groupe de 110.000 collaborateurs pour un
chiffre d’affaires mondial de 12 milliards d’euro.

2 – Historique du cabinet Ernst & Young Maroc

1985 : Création du GECAM « Groupement des Experts Marocains pour l’Audit et le Conseil », SARL
au capital de 60.000 dirhams. Ce cabinet comptait deux associés fondateurs : Hamad JOUAHRI et
Mostafa DAOUDI.

1991 : GECAM devient correspondant d’Ernst&Young International. HSD Castel Jacquet entre dans
le capital qui est porté à 750.000 dirhams.

1993 : GECAM, suite à un contrôle qualité international est admis comme membre à part entière du
réseau international E&Y. Agrément d’un nouvel associé Patrick MONTLAHUC
GECAM devient ERNST&YOUNG.

1994 : Capital porté à 800.000 dirhams. Agrément d’un nouvel associé Ali BENNANI. Entrée dans le
capital du groupe SFM.

1995 : Transformation de la SARL en SA. Mise en harmonie des statuts avec la loi n° 15-98
réglementant la profession d’experts comptables.

2003 : Intégration d’Andersen Maroc dans le réseau Ernst & Young formant Ernst & Young Maroc.

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3 – Organisation du cabinet Ernst & Young Maroc

Avec près de 80 collaborateurs, Ernst & Young est l'un des premiers cabinets d'audit et de services aux
entreprises au Maroc. Il a mis en place une double organisation, par métier et par marché.

Ernst & Young regroupe ses compétences techniques autour de trois grands métiers :
ƒ Les métiers de l'Audit, Conseil et Services aux Entreprises,
ƒ Les métiers du Conseil Juridique et Fiscal,
ƒ Les métiers de la Transaction.

Par ailleurs, Ernst & Young a mis en place une organisation par pôles sectoriels, alignés sur
l'organisation internationale d’Ernst & Young et tirant profit, en temps réel, des évolutions
industrielles, technologiques, commerciales, stratégiques de chaque filière.
ƒ Agro-alimentaire et produits de grande consommation
ƒ Automobile
ƒ Aéronautique / Spatial / Défense
ƒ Logistique / Transport
ƒ Technologies de l’information, télécommunications, électronique
ƒ Sciences du vivant, santé , pharmacie
ƒ Grande distribution
ƒ Banque / Finance et Assurance
ƒ Services à l’Industrie
ƒ Industrie manufacturière et de transformation
ƒ Immobilier / BTP
ƒ Textile / Habillement

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3.1- Audit, Conseil et Services aux Entreprises

ƒ Audit contractuel et légal

Révision et certification de l’information financière pour le compte des actionnaires, investisseurs,


dirigeants des sociétés et autres tiers à travers les principales étapes suivantes :
o Connaissance générale de l’entreprise
o Diagnostic des processus clés
o Revue des procédures et évaluation du contrôle interne
o Audit des états financiers

ƒ Conseil et Services aux entreprises

Management et Organisation
o Stratégie d’entreprise
o Organisation
o Contrôle de gestion
o Management industriel

Technologie et information
o Stratégie des systèmes d’information
o Management des technologies de l’information
o Ingénierie des Systèmes d’Information
o Assistance à la maîtrise d’ouvrage

Gestion du Risque Opérationnel


o Identification et hiérarchisation des risques
o Evaluation des contrôles mis en place
o Plan d’action pour la maîtrise des risques
o Gestion du risque de Fraude

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3.2- Conseil juridique et fiscal

Droit des affaires


o Diagnostic d’environnements réglementaires
o Accompagnement dans le cadre d’opérations de restructuration
o Ingénierie contractuelle

Droit des sociétés


o Assistance à la mise en place des contrats de travail et des documents sociaux
internes

Droit de la propriété industrielle


o Audit de la protection des droits de propriété industrielle et optimisation de la
gestion de ces droits

Fiscalité
o Fiscalité des entreprises, Fiscalité internationale, Fiscalité des revenus, régimes
douaniers …

3.3- Métiers de la transaction :

Accompagnement des entreprises dans les opérations suivantes :


ƒ Fusion
ƒ Absorption
ƒ Privatisation
ƒ Cession
ƒ Acquisition
ƒ Introduction en bourse

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3.4- Organigramme du cabinet :

Le cabinet a deux grandes fonctions qui sont traduites dans l’organigramme : la fonction
professionnelle, opérationnelle, et la fonction management, direction et gestion.

Chaque échelon de l’organigramme doit avoir le niveau technique requis. On ne passe d’un échelon à
un autre que si on a donné satisfaction dans le premier. Cela permet de constituer, une pyramide
technique. Tout échelon contrôle la tâche du niveau inférieur et rend compte au niveau supérieur.

L’organigramme n’a pas une configuration immuable et figée. Il évolue avec le cabinet et permet la
constitution d’équipes provisoires, adaptées à certaines missions et dont la durée est limitée à celle de
chaque mission.

L’associé qui engage le cabinet arrête avec son client l’objectif de la mission et les conditions de sa
réalisation (délais et coûts notamment). L’associé confie à un collaborateur le soin de lui proposer un
programme de travail. Ce dernier indique de manière précise ce qui doit être fait par le cabinet, qui va
le faire et à quelles dates, en restant, bien entendu, dans le budget arrêté avec le client.

La mission est exécutée sous la direction du manager, qui en est responsable devant l’associé, qui lui-
même en est responsable devant son client.
Fonctions de support (ressources

Partners
(Associés)
humaines et informatique)

Managers
(Directeurs)

Seniors
(Chargés de mission)

Juniors
(Assistants)

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4 - Travaux accomplis à l’occasion du stage

J’ai accompli mon stage au sein du cabinet Ernst & Young Maroc au niveau du pôle Audit et Conseil
Financier. Au cours de mon stage, j’ai participé à plusieurs missions de commissariat aux comptes
dans de nombreuses entreprises de tailles et d’activités différentes telles que Crédit du Maroc Leasing,
Olmarcom, Emaar, Schneider Electric, Centrale Laitière...

Pour chaque mission de commissariat aux comptes, deux interventions annuelles sont prévues pour la
plupart des clients.

4.1 – Intervention préliminaire : Contrôle interne

Les travaux effectués durant la première intervention :

ƒ Prise de connaissance générale de l’entreprise (secteur d’activité, produits ou services


commercialisés, clients, fournisseurs, concurrents, environnement social, juridique et fiscal,
objectifs, stratégies, facteurs clés de succès …).
ƒ Identification et revue des procédures clés ayant un impact sur les comptes significatifs de la
société.
ƒ Identification des risques potentiels liés à ces procédures
ƒ Identification et évaluation des contrôles mis en place par la société afin de maîtriser ces
risques
ƒ Test d’existence et d’application des contrôles décrits
ƒ Conclusion sur l’efficacité des contrôles mis en place et le niveau de contrôle interne de la
société.

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4.2 - Intervention finale : Contrôle des comptes

Grâce aux conclusions élaborées lors de l’intervention préliminaire sur le niveau de contrôle interne de
la société, un programme de travail est établi par le chargé de mission et validé par le directeur de
mission. Ce programme de travail détaille les comptes comptables à auditer à la clôture des comptes
ainsi que l’approche à suivre et le budget temps alloué à chaque étape.

Les principales sections comptables qui m’ont été confiées durant cette phase étaient les suivantes :

ƒ Trésorerie : travaux d’audit effectués :


o Validation des rapprochements bancaires : après avoir vérifié les totaux des états de
rapprochements bancaires, on confronte le solde avec celui de la balance générale, celui du
relevé bancaire à la date de clôture, et éventuellement à la réponse de circularisation. On
sélectionne ensuite les écritures significatives en suspens sur les rapprochements bancaires
qu’on pointe au journal de banque avant clôture et au relevé bancaire après clôture s’il
s’agit d’une écriture comptabilisée par l’entreprise et non par la banque ; et au journal de
banque après clôture et au relevé bancaire avant clôture s’il s’agit d’une écriture
comptabilisée par la banque et non par l’entreprise.
o Validation des PV de caisse : on récupère un inventaire physique de la caisse à la fin de
l’exercice signé par le caissier et un responsable hiérarchique, on le totalise et on
confronte le solde du PV de caisse avec le solde de la balance générale à la date de la
clôture.
o Validation des chèques ou effets à l’encaissement : s’assurer de leur encaissement effectif
en période subséquente et de la solvabilité des émetteurs.

ƒ Dettes de financement : travaux d’audit effectués :


o Récupération de l’ensemble des contrats de prêts accordés à l’entreprise
o Tableau de passage des dettes de financement avec l’année précédente
[Solde initial (solde final de l’exercice N-1) + Déblocages (de l’exercice N) –
Remboursements (de l’exercice N) = Solde final (de l’exercice N) ]
o Pointage des mouvements par rapport aux relevés bancaires

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o Calcul des intérêts passés en charges durant l’exercice et des intérêts courus non échus à
partir des contrats de prêt et rapprochement des ces intérêts avec la balance générale à la
clôture.

ƒ Ecart de conversion : travaux d’audit effectués :


o Récupération d’un état fourni par la société détaillant l’ensemble des créances et des
dettes libellées en monnaie étrangère et figurant sur la balance générale à la clôture avec
la mention du montant en devise et de sa valeur historique de comptabilisation.
o Conversion de ces créances et dettes en utilisant le cours de clôture
o Calcul des écarts entre le montant converti au cours de clôture et la valeur historique de
comptabilisation
o S’assurer du provisionnement des écarts de conversion actif (les pertes probables selon le
principe de prudence doivent faire l’objet d’une provision pour risque et charge)

ƒ TVA récupérable : travaux d’audit effectués :


o Répartition de la totalité des dettes taxables, figurant au passif à la date de clôture, par
taux de TVA. A ces dettes on rajoute l’ensemble des décaissements intervenus durant le
mois de la clôture annuelle des comptes (sur la base du relevé bancaire) qu’on réparti
également par taux de TVA. On calcule ensuite le montant de la TVA récupérable
théorique qu’on compare avec la TVA figurant sur la balance générale.

ƒ TVA collectée : travaux d’audit effectués :


o Cas du régime du débit : détail du chiffre d’affaire du mois de la clôture comptable
annuelle par taux de TVA et calcul de la TVA collectée.
o Cas du régime des encaissements : répartition des créances taxables, figurant à l’actif à la
date de clôture, par taux de TVA et calcul de la TVA collectée qu’on compare avec la
TVA figurant sur la balance générale.

ƒ Immobilisations : Compte tenu de l’importance de ce poste notamment dans les missions


auxquelles j’ai participées dans le cadre de mon stage d’initiation, j’ai choisi ce thème comme
sujet principal de mon rapport de stage et qui sera détaillé tout au long de la deuxième partie.

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1- Généralités

1.1 - Définition des immobilisations

Eléments destinés à servir de façon durable à l’activité de l’entreprise. Ils ne se consomment pas par le
premier usage.

1.1.1- Types d’immobilisations et classement comptable

Type d'immobilisation Exemples Comptes

Incorporelles Frais d'établissement 201


Frais de recherche et développement 203
Brevets, marques, droits et valeurs similaires 205
Fonds commercial 207
Coporelles Terrains 211
Constructions 213
Installations techniques, matériel et outillage 215
Matériel de transport 2184
Financières Titres de participation 261
Prêts Immobilisés 274
Dépôts et cautionnements versés 275

1.1.2- Eléments constitutifs des immobilisations

ƒ Immobilisation acquise à titre onéreux :


- Prix d’achat
- Frais accessoires (droits de douane, frais de transport, d’installation et de montage)

ƒ Immobilisation produite par l’entreprise


o Immobilisations corporelles :
- Coût d’acquisition des matières consommées
- Charges directes de production
- Charges indirectes de production
o Immobilisations incorporelles :

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- Coûts effectivement supportés

o Taxe sur la Valeur Ajoutée non déductible


- A immobiliser

1.1.3 - Distinction entre immobilisations, stocks et charges

Cette distinction est souvent difficile à faire et nécessite donc une attention particulière.

a- Stocks :
Eléments destinés à entrer dans le cycle de production ou de commercialisation.

b- Charges :
Selon le principe de prudence, les dépenses de l’exercice sont des charges. Cependant, le PCG admet
l’activation de certaines dépenses. En effet, certaines dépenses peuvent être portées à l’actif, sur
décision de gestion : frais d’établissement, frais de recherche et de développement, charges à répartir.
Quant aux dépenses relatives à une immobilisation existante, elles sont inscrites en charges si elles
maintiennent l’immobilisation dans un état normal d’utilisation. Elles sont à immobiliser si elles
augmentent la valeur de l’immobilisation ou sa durée probable d’utilisation.

1.1.4 - Provisions et amortissements

a- Provisions :
Les provisions sont des dépréciations occasionnelles et non irréversibles. Elles sont rapportées au
résultat quand les raisons de la dotation ont cessé d’exister.
En effet, les provisions correspondent à des charges comportant quelques incertitudes quant à leur
montant et, parfois, quant à leur existence même.
Ces charges sont simplement probables, mais, étant nées au cours de l’exercice qui s’achève, elles
doivent être comptabilisées en fin d’exercice pour que le résultat obtenu soit aussi exact que possible,
et pour que le passif indique non seulement les dettes certaines, mais aussi celles qui paraissent
probables (principe de prudence).

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Les provisions pour dépréciation sont la constatation comptable des moins-values d’actif non
irréversibles observées à l’inventaire. Ces provisions sont constituées afin que l’actif indique la valeur
minimale des biens de l’entreprise, en vertu du principe de prudence qui gouverne la comptabilité.
Les provisions pour dépréciation des immobilisations concernent les immobilisations non
amortissables : terrains, fonds de commerce ; la dépréciation constatée résulte de faits significatifs :
baisse de prix des terrains par suite de la modification du plan d’urbanisme, dépréciation du fonds de
commerce révélée par la forte diminution du chiffre d’affaires ou du bénéfice.

Les provisions réglementées ne correspondent pas à l’objet normal d’une provision. Elles sont
comptabilisées comme telles en application des dispositions légales ou réglementaires du Plan
Comptable Général des Entreprises.
Parmi les provisions réglementées, il faut citer les provisions pour investissements, autorisées
spécialement pour certaines professions, pour acquisition et construction de logement.
Parmi les provisions réglementées, les « provisions pour amortissements dérogatoires » jouent un rôle
important.
Seules des considérations d’ordre économique et de gestion justifient le calcul qui étale sur plusieurs
exercices la « consommation » du capital technique.
Toutefois, il arrive que les entreprises soient amenées pour des raisons juridiques, et notamment
fiscales, de comptabiliser des amortissements supérieurs aux amortissements économiquement
justifiés. Cette opportunité fiscale, avantageuse pour l’entreprise, peut fausser la lecture du bilan et la
signification économique du résultat.
Ainsi, le procédé des provisions pour amortissements dérogatoires va – t – il permettre de conserver
cette signification économique en n’inscrivant dans les amortissements soustractifs de l’actif que
l’amortissement économiquement justifié, l’amortissement dérogatoire étant inscrit au passif du bilan
comme provision réglementée.

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b- Amortissements :
Les amortissements sont des dépréciations continues et de caractère définitif. Ils sont repris
exceptionnellement en résultat (amortissements dérogatoires notamment).
Selon le Plan Comptable Général des Entreprises, l’amortissement pour dépréciation est la constatation
comptable d’un amoindrissement de la valeur d’un élément d’actif résultant de l’usage, du temps, de
changement de technique et de toute autre cause. Il s’agit globalement de l’usure et de l’obsolescence.
En raison des difficultés de mesure de cet amoindrissement, l’amortissement consiste, généralement,
dans l’étalement de la valeur des biens amortissables sur leur durée probable de vie ; cet étalement
prend le nom de « plan d’amortissement » ; il peut être calculé suivant diverses modalités.
Il résulte de cette définition que l’amortissement constate :
o l’étalement d’une charge sur plusieurs exercices ;
o la diminution de valeur d’un élément d’actif.

L’amortissement peut être effectué selon deux méthodes : constant ou dégressif.

ƒ L’amortissement constant :
Une durée probable d’utilisation est fixée pour chaque catégorie d’immobilisations ; la valeur
résiduelle à la fin de la durée probable de la durée d’utilisation étant considérée comme nulle,
l’amortissement annuel est égal au quotient de la valeur d’entrée par la durée probable d’utilisation
exprimée en années.
En désignant par n cette durée, le taux d’amortissement est donc de t= 100/ n.
Les amortissements constants effectués sur une immobilisation sont donc proportionnels aux temps
d’utilisation.
Lorsque l’acquisition est faite dans le courant de l’exercice, le premier amortissement est calculé
« prorata temporis » (en mois).

ƒ L’amortissement dégressif :
L’amortissement dégressif est un procédé d’amortissement incitatif pour l’investissement dans la
mesure où les premières annuités d’amortissement sont plus élevées par rapport à ce qu’elles auraient
été dans le système linéaire ou constant.

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En effet, à partir de la durée globale, on détermine le taux linéaire qu’on multiplie par un coefficient
défini par l’administration fiscale ; on obtient alors le taux dégressif.

Selon ce procédé d’amortissement, les annuités sont calculées par application du taux dégressif à la
valeur nette comptable au début de chaque exercice. Toutefois, avec ce calcul la VNC à la fin de la
durée probable d’utilisation ne sera pas nulle. C’est pourquoi, il est d’usage d’abandonner ce procédé
dés que l’annuité linéaire calculée par le quotient : VNC en début d’exercice/ nombre d’années restant
à courir devient supérieure à l’annuité dégressive ; l’entreprise applique alors jusqu’au terme du plan
d’amortissement une annuité égale à l’annuité linéaire.

c- Durée de vie du bien

Les durées de vie probables sont appréciées sur le plan économique plus que sur le plan technique ;
ainsi retient – on une durée de vie de 4 à 5 ans pour un camion, alors même que, techniquement, le
véhicule pourrait être utilisé 6 ou 7 ans.
Les durées de vie sont très variables selon la nature des biens amortissables, de 2 à 3 ans pour certains
matériels légers à 10 ans (matériels lourds, installations), voire à 50 ans (immeubles).

d- Dates de début d’amortissement

ƒ Amortissement linéaire : à compter de la date de mise en service du bien. La date de mise en


service peut être déterminée à partir des éléments suivants : - procès-verbal de mise en service ou -
production de la première série économique (pour les immobilisations produites).

ƒ Amortissement dégressif : à compter du premier jour du mois de l’acquisition (date de


livraison) du bien (tout mois commencé compte pour un mois complet). L’amortissement dégressif
concerne obligatoirement un bien neuf.

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1.1.5 - Les écritures comptables classiques

a- Acquisition d’une immobilisation :

ƒ Livraison du bien et réception de la facture sans paiement d’avances ni d’acomptes :

Immobilisations X
TVA récupérable X
Fournisseurs d'immobilisations X

ƒ Versement d’une avance ou d’un acompte avant la réception de l’immobilisation :

- Lors du versement de l’acompte :

Avances et acomptes versés sur X


immobilisations en cours
Banque X

- lors de la réception de la facture :

Immobilisations corporelles X
TVA déductible X
Avances et acomptes versés X
Fournisseurs d'immobilisations X

b- Amortissements :

ƒ Amortissement économique :

Dotations aux amortissements X


Amortissement X

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ƒ Amortissement dérogatoire :

Dotations aux provisions réglementées X


Amortissement dérogatoire X

ƒ Reprise sur amortissement dérogatoire :

Amortissement dérogatoire X
Reprise de provision réglementée X

c- Provisions :

ƒ Dotation :

Dotation aux provisions exceptionnelle X


Provision pour dépréciation X

ƒ Reprise :

Provision pour dépréciation des immo X


Reprise sur prov. exceptionnelle X

d- Cessions :

L’opération se réalise en deux étapes :

ƒ Sortie de l’immobilisation :

Amortissements X
Valeur nette des actifs cédés X
Immobilisations X

ƒ Vente :

Créances sur cession d'immobilisations X


Produits de cession X

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1.2 - Objectifs de l’audit des immobilisations

Pour émettre une opinion fondée, l’auditeur doit veiller au respect des sept principes suivants:

▪ Exhaustivité : l’ensemble des dépenses liées aux immobilisations ont été comptabilisées

▪ Exactitude : les immobilisations sont enregistrées dans les comptes adéquats, une mauvaise
comptabilisation peut entraîner un mauvais calcul des dotations aux amortissements. La
comptabilité doit différencier entre les investissements et les charges d’entretien.

▪ Séparation des exercices : les mises en service des immobilisations ont un impact direct sur les
dotations aux amortissements.

▪ Valorisation : l’estimation de la valeur de l’immobilisation lorsqu’elle est produite par


l’entreprise doit faire l’objet d’un suivi particulier de l’auditeur. ce dernier doit s’assurer que
l’ensemble des frais immobilisés sont conformes au PCG : risque de surestimation ou de sous-
estimation du résultat.

▪ Droits et obligations : la société doit tenir à jour le registre des immobilisations, elle doit aussi
effectuer un inventaire des immobilisations afin de s’assurer de leur état (dépréciation
exceptionnelle)

▪ Présentation : chaque immobilisation devrait être rattachée au poste qui lui est désigné afin que le
lecteur ait une idée claire sur les immobilisations de l’entreprise

▪ Existence : les écritures comptables sont fondées sur des flux existants. Le risque est que des
écritures soient passées sans fondement juridique précis.

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25
Audit des immobilisations dans les sociétés industrielles

2- Procédures d’audit des immobilisations

2.1 - Risques d’audit liés aux immobilisations

Les risques d’audit peuvent être analysés selon les principes essentiels auxquels doivent répondre les
comptes d’immobilisations à savoir :

1- Les risques liés à la réalité ;


2- Les risques liés à l’exhaustivité ;
3- Les risques liés à la valorisation.

Ces risques généraux peuvent être détaillés de différentes manières. Nous proposons de les analyser en
deux grandes catégories de risques :

ƒ Les risques inhérents, qui sont des risques induits naturellement par chaque type d’activité
économique quelque soit l’entité économique qui les entreprend ;
ƒ Les risques de procédure : en vue de faire face aux risques inhérents ci-dessus l’entreprise
met en place un dispositif « de contrôle interne ». Les risques de procédures expriment ainsi
les insuffisances de ce dispositif à éviter ou à alerter sur la possibilité ou la survenance
effective d’un risque inhérent.

2.1.1 - Risques liés à la réalité des immobilisations

Les risques généraux qui peuvent toucher la réalité des immobilisations se résument comme suit :
ƒ La comptabilisation d’actifs fictifs ;
ƒ La sortie ou la perte non comptabilisées d’actif.

Si ces risques surviennent, la réalité comptable des immobilisations se trouve surestimée par rapport à
leur réalité « physique » (en particulier pour les immobilisations corporelles).

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26
Audit des immobilisations dans les sociétés industrielles

Pour les immobilisations qui n’ont pas de matérialisation physique (certaines immobilisations
incorporelles telle que la recherche et développement …), la réalité est généralement établie grâce à la
justification, par des pièces et documents juridiques authentiques et probants (factures, contrats, procès
verbaux, décomptes…), qui concernent l’entreprise.

Basée sur la notion de patrimoine, la réalité « physique » d’une immobilisation est liée à une réalité
juridique. L’immobilisation corporelle est définie comme étant « une chose sur laquelle s’exerce un
droit de propriété ».

Cependant, à cette réalité juridique il y a deux exceptions :

ƒ La première d’ordre particulier : en effet, certaines immobilisations incorporelles telles


que les brevets, les marques, les droits similaires peuvent être inscrits à l’actif sans être
nécessairement la propriété de l’entreprise ;
ƒ La seconde d’ordre général : en effet, l’entreprise peut, sous certaines conditions, déroger
au principe de la patrimonialité et adopter le principe de la prééminence de la réalité sur
l’apparence juridique retenu par l’IASCF. La norme n° 9 de cette instance internationale
stipule que « les transactions et autres événements de la vie de l’entreprise doivent être
enregistrés et présentés conformément à leur nature et à leur réalité financière sans s’en
tenir uniquement à leur apparence juridique ».

Ainsi, exception faite des cas ci-dessus la réalité physique des immobilisations inscrites en
comptabilité doit être appuyée par une réalité juridique.

Les principales sources des risques liés à la réalité des immobilisations se détaillent comme suit :
ƒ Risques inhérents : ces sources se rapportent à des caractéristiques relatives aux activités, aux
structures et aux politiques de l’entreprise telles que :
o l’implantation géographique éparpillée ;
o l’évolution technologique trop rapide ;
o des participations dans des secteurs en crise ;
o des échecs fréquents des projets de recherche ;

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27
Audit des immobilisations dans les sociétés industrielles

o des équipements acquis à l’étranger ;


o des emballages consignés auprès des revendeurs, …

ƒ Risques de procédure : ces facteurs concernent la qualité des procédures en place dans
l’entreprise et en particulier à leur capacité à prévenir ou détecter ces risques. Aussi, quelque
soit l’activité, la structure et les politiques de l’entreprise, le dispositif de contrôle interne doit
intégrer des contrôles-clés dont l’objectif est de prévenir ou détecter ces risques. Ces contrôles-
clés sont multiples et comprennent principalement :

o une organisation basée sur la séparation des tâches d’engagement, de réception, de


conservation, de comptabilisation et de contrôle des immobilisations ;
o des inventaires physiques des immobilisations et leur rapprochement avec ce qui figure
dans les comptes ;
o le suivi du budget d’investissement et le contrôle régulier des réalisations/prévisions ;
o la confirmation et contrôle régulier des immobilisations détenues par des tiers…

2.1.2 - Risques liés à l’exhaustivité des immobilisations

La non exhaustivité des immobilisations se matérialise par les risques généraux suivants :
▪ Entrées d’actifs non comptabilisées ;
▪ Entrées d’actifs comptabilisées à tort en charges ;
▪ Sorties ou pertes fictives comptabilisées.

La non exhaustivité se traduit souvent par une minoration de la réalité comptable des immobilisations
par rapport à leur réalité physique et juridique.

Les sources de risques liés à l’exhaustivité des immobilisations sont multiples et peuvent être classés
en :
ƒ Risques inhérents :
o implantation géographique éparpillée des sites administratifs et des sites de production ;
o importance et fréquence des dépenses d’entretien, de réparation et leur diversité ;

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28
Audit des immobilisations dans les sociétés industrielles

o composition complexe de coûts des immobilisations (coûts des matières, charges


engagées par l’entreprise, frais d’approche …).

ƒ Risques de procédure : ces sources engendrées par l’incapacité des procédures de contrôle à
détecter ou prévenir le risque de non exhaustivité. Ceci se matérialise souvent par les failles
suivantes :
o absence d’une séparation des tâches liées à l’engagement, la réception, la conservation, la
comptabilisation et au contrôle des immobilisations ;
o absence de procédures permettant le respect d’une bonne séparation des exercices ;
o absence des règles claires et préalablement définies de distinction entre charges et
immobilisations ;
o absence d’inventaires physiques et de raccordements avec la comptabilité …

2.1.3 - Risques liés à l’évaluation des immobilisations

Les risques liés à l’évaluation des immobilisations sont appréhendés en égard au respect des principes,
méthodes et règles de présentation comptables. Ils se traduisent par des mouvements ou situations
d’immobilisations (entrées, sorties ou valeurs d’inventaire) :
ƒ Mal évalués ;
ƒ Comptabilisés dans la mauvaise période ;
ƒ Comptabilisés dans le mauvais compte ;
ƒ Mal totalisés ou centralisés.

Les sources de risques liés à l’évaluation des immobilisations peuvent se résumer comme suit :
ƒ Risques inhérents :
o équipements acquis à l’étranger ;
o complexité et multiplicité de certains coûts d’immobilisations ;
o abandon d’activité ou de branches d’activité ;
o système comptable à prédominance manuelle.

ƒ Risques de procédure, qui découlent souvent des situations suivantes :

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29
Audit des immobilisations dans les sociétés industrielles

o absence de règles claires et précises en matière de composition et de suivi des coûts


d’immobilisations acquises ou produites ;
o inadéquation de la politique d’amortissement par rapport aux durées de vie économique
et aux taux d’usage dans le secteur d’activité ;
o mauvaise application des règles comptables…

Signalons que si les risques ne peuvent être complètement éliminés, ils peuvent tout au moins être
considérablement réduits en maîtrisant les sources des risques de non maîtrise.
En effet, si les premiers risques sont indépendants de la volonté et de l’action de l’entreprise, les
seconds dépendent fortement de ces deux facteurs.

Par ailleurs, à côté des risques liés à l’entreprise et à son contrôle interne, il existe des risques liés à
l’auditeur lui-même à savoir :

o les risques liés à l’utilisation de procédures d’audit inadaptées ou incomplètes ;


o les risques liés à une mauvaise application des procédures d’audit ;
o le risque d’échantillonnage.

La diversité de ces risques doit être connue. Elle ne manquera pas d’avoir un impact certain sur
l’opinion de l’auditeur.

2.2 - Principales procédures d’audit des immobilisations

Les principales procédures d’audit concernent :


ƒ Le tableau des mouvements des immobilisations.
ƒ Les tests des éléments probants.
ƒ Le contrôle de l’évaluation des immobilisations (amortissement).
ƒ La circularisation.

2.2.1- Le tableau des mouvements des immobilisations

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Audit des immobilisations dans les sociétés industrielles

L’objectif est de contrôler les mouvements des immobilisations durant l’exercice avec la balance
générale et le fichier des immobilisations. Le tableau de mouvement se présente comme suit :

Numéro Nature des Balance Mises au Balance de


Acquisitions Transferts Cessions
de compte immobilisations d'ouverture rebut clôture

... ... ... ... ... ... ...


... ... ... ... ... ... ...
... ... ... ... ... ... ...
... ... ... ... ... ... ...

Total

Objet des travaux d'audit de


l'exercice en cours

A rapprocher avec Validé via la revue des mouvements


le solde des immobilisations de l'exercice. A rapprocher avec le
audité l'année précédente solde de la balance de l'année à auditer

2.2.2 - Tests des acquisitions, des cessions, des transferts, et de mises au rebut

a- Test des acquisitions

La base à retenir pour effectuer des sélections est la valeur brute des acquisitions de l’exercice.
L’objectif de la validation des acquisitions est double :

ƒ Validité : s’assurer que les acquisitions de l’exercice ne comprennent pas de montants


présentant un caractère de charges.
ƒ Comptabilisation : s’assurer que les acquisitions sont comptabilisées pour le bon montant et
sont rattachés au bon exercice.

Le travail d’audit consiste à :

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31
Audit des immobilisations dans les sociétés industrielles

ƒ Vérifier la validité :
- pointer le montant immobilisé avec les documents justificatifs (factures fournisseurs,
contrats d’acquisition…), et s’assurer que les acquisitions de l’exercice ont été
approuvées par un responsable habilité par le management de la société (autorisation
d’investissement).

ƒ Vérifier la correcte comptabilisation :


- s’assurer que les frais accessoires sont des éléments constitutifs du prix de revient ainsi
que la TVA non déductible.

Le tableau-modèle relatif aux acquisitions d’immobilisations se présente comme suit :

Selection à Description de la Montant Montant de la Caractère Date de la


auditer sous-population comptabilisé facture testée Ecart immobilisable facture

... ... ... ... ... ... ...


... ... ... ... ... ... ...
... ... ... ... ... ... ...

Sous-total

Total acquisitions per BG


Permet de valider
Taux de couverture ... % Montant de la selection testée l'exercice de rattachement
lors de travaux d'audit

Permet de conclure sur le risque


Montant global des acquisitions d'immobilisations de de classification en charges
l'exercice, qui correspond au solde figurant
au niveau du tableau de passage des immobilisations

b- Les cessions ou mises au rebut

Les cessions réduisent la valeur des immobilisations. Elles sont donc testées pour sous-évaluation.
L’objectif de validation des cessions permet de :
ƒ s’assurer qu’il n’y a pas lieu de provisionner tout ou une partie de la valeur résiduelle d’un
bien.
ƒ déceler des sous-évaluations de cession ou mises au rebut.
ƒ tester les plus ou moins-values de cessions et leur correcte comptabilisation.

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32
Audit des immobilisations dans les sociétés industrielles

Le travail d’audit consiste à :


ƒ examiner les documents justificatifs de cessions et vérifier que le prix de cession est
raisonnable par rapport à la nature et l’âge de l’immobilisation.
ƒ recalculer la plus ou moins-value de cession et s’assurer de sa correcte comptabilisation.
ƒ s’assurer que les acquisitions significatives de renouvellement ont entraîné la mise au rebut ou
la cession du bien remplacé
ƒ s’assurer que les cessions ou mises au rebut de l’exercice ont été approuvées et autorisées par
un responsable habilité par le management de la société

Le tableau-modèle relatif à la revue de cessions d’immobilisations se présente comme suit :

Selection à Description de la Valeur Nette +/- value +/- value Date de la


Valeur brute Prix de vente Ecart Autorisation
auditer sous-population d'Amortissement calculée comptabilisée facture

... ... ... ... ... ... ... ... ... ...
... ... ... ... ... ... ... ... ... ...
... ... ... ... ... ... ... ... ... ...

Sous-total

Total cessions per BG


Permet de valider
Taux de couverture ... % Montant brut des cessions testées l'exercice de rattachement
lors de travaux d'audit

Correspond au prix de vente au Permet de valider le contrôle


Montant global des cessions d'immobilisations de niveau de la facture de cession interne lié à l'opération de cession
l'exercice, qui correspond au solde figurant
au niveau du tableau de passage des immobilisations A rapprocher avec le montant
des +/- values au niveau du CPC

c- Les transferts :

Les transferts concernent généralement des mouvements entre les comptes d’immobilisations en cours
vers le compte d’immobilisation correspondant à l’investissement au moment de la mise en service de
l’immobilisation. La procédure de validation des transferts est la même que celle de validation des
acquisitions

2.2.3 Test de cohérence sur les dotations aux amortissements

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33
Audit des immobilisations dans les sociétés industrielles

Les principales étapes à suivre se déclinent comme suit :

ƒ Identifier les immobilisations totalement amorties à la date d’ouverture,


ƒ Classer les différents éléments du tableau de passage des immobilisations (montant balance
d’ouverture, acquisitions, et cessions) par durée ou taux d’amortissement,
ƒ Estimer les dotations aux amortissements de l’exercice,
ƒ Rapprochement des dotations estimées avec les dotations comptabilisées sur la balance
générale.

L’estimation des dotations aux amortissements de l’exercice se fait selon l’hypothèse suivante : les
opérations d’acquisitions et de cessions sont effectuées en milieu d’année. Tout écart significatif devra
être rationalisé.

Le tableau récapitulatif de cette phase se décline comme suit :

(a) (b) (c) (d) (e) = (a) + (b)/2 - (c)/2 - (d)


Immobilisations Dotations Dotations
Nature des Balance Base de Taux
Acquisitions Cessions totalement estimées par le comptabilisées Ecart
immobilisations d'ouverture calcul d'amortissement
amorties cabinet d'audit par le client

... ... ... ... ... ... ... ... ... ...
... ... ... ... ... ... ... ... ... ...
... ... ... ... ... ... ... ... ... ...

Taux d'amortissement utilisé par


le client et validé par rapport à ceux Correspond aux dotations
Montant brut des acquisitions généralement admis comptabilisées par le client
de l'exercice

Montant brut des cessions Correspond au calcul suivant :


Montant brut des immobilisations intervenues courant l'exercice Taux d'amortissement x base de calcul
à l'ouverture
Requête informatique du client
qui fera l'objet d'un test de fiabilisation

2.2.4 - Autres travaux complémentaires

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34
Audit des immobilisations dans les sociétés industrielles

a- Revue de la permanence des méthodes

C’est une procédure commune à l’ensemble des postes audités. Elle a pour objet de s’assurer que les
principes et méthodes appliqués en matière de comptabilisation des amortissements et des
immobilisations sont respectés par rapport aux exercices précédents.

b- Revue des résultats de l’inventaire physique

L’inventaire physique est une obligation légale. L’auditeur doit revoir les résultats des inventaires
physiques quand ils ont lieu et s’assurer de leur prise en compte en comptabilité. Ils peuvent servir de
justificatifs pour certaines procédures de validation.

c- Tests sur les comptes de charges d’entretien et de réparation

Conformément à la matrice directionnelle, l’auditeur teste les comptes de charges d’entretien et de


réparation pour surévaluation (donc en partant des comptes) pour détecter des sous-évaluations
d’immobilisations. L’intérêt que l’auditeur porte à ces comptes en particulier s’explique par les risques
d’erreur de comptabilisation dans la distinction Immobilisations/Charges.

d- Contrôle des immobilisations en cours

S’assurer que le compte « immobilisations en cours » ne contient pas des éléments déjà en service, ou
des avances sur projets interrompus.

e- Amortissements dérogatoires

Les principaux travaux à effectuer consistent à :


ƒ pointer le solde d’ouverture avec le dossier de l’année précédente, la dotation, la reprise de
l’exercice et le solde à la clôture avec la balance générale.

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Audit des immobilisations dans les sociétés industrielles

ƒ contrôler l’évaluation des dotations et reprises à partir des immobilisations testées, si les
mouvements sont significatifs,
ƒ s’assurer que les dotations/reprises correspondantes sont constatées en exceptionnel dans le
compte résultat, et le solde du compte en capitaux propres.

f- La circularisation
La circularisation des immobilisations permet de valider notamment :
ƒ les terrains détenus par la société (Voir annexe 1 page 41)
ƒ le montant des dépôts et cautionnement constitués par la société (Voir annexe 2 page 42)
ƒ le montant des prêts immobilisés accordés par la société (Voir annexe 3 page 43)
ƒ le montant des titres de participation détenus par la société (Voir annexe 4 page 44)

La revue des comptes des immobilisations passe par :


ƒ une revue du dispositif de contrôle interne afin de dégager les principaux risques liés à la
gestion des immobilisations,
ƒ une analyse des flux annuels sur la base de tests,
ƒ une validation des dotations aux amortissements de l’exercice.

En complément de ces travaux, une revue spécifique doit être effectuée, concernant notamment les
immobilisations en cours, les méthodes d’amortissement utilisées et les résultats de l’inventaire
physique.

En conclusion de ce rapport, j’ai mis en évidence certains points de recommandation qui devraient être
communs à l’ensemble des sociétés industrielles pour une gestion efficace de leurs immobilisations.

Hinde MOKRIM
36
Audit des immobilisations dans les sociétés industrielles

- Conclusion Générale -

Principaux points de recommandations

–Autorisation d’investissements

Une procédure formalisée des investissements doit être mise en place par les sociétés afin de définir les
niveaux d’approbation des acquisitions des immobilisations en fonction du montant et de la nature de
l’investissement.

–Séparation des tâches

La société doit veiller à l’exécution des tâches d’engagement, de réception, de conservation, de


comptabilisation et de contrôle des immobilisations par des personnes différentes.

–Inventaire physique des immobilisations

Les entreprises doivent faire des inventaires physiques de leurs immobilisations au moins une fois par
an afin de dégager la liste des immobilisations à déprécier et de s’assurer de l’existence effective de la
totalité des immobilisations inscrites à l’actif de la société. Pour faciliter les inventaires physiques, les
immobilisations (du moins corporelles) doivent être immatriculées par un n° séquentiel attribué par le
système de gestion des immobilisations. Les inventaires doivent être effectués sous le contrôle de
personnes indépendantes de la cellule qui les gère au quotidien.

–Politique d’amortissement

La politique d’amortissement appliquée par la société doit être justifiable fiscalement et/ou
économiquement. Elle doit être permanente d’année en année et doit être la même pour les acquisitions
de nouvelles immobilisations similaires.

Hinde MOKRIM
37
Audit des immobilisations dans les sociétés industrielles

–Fichier des immobilisations

Dans le cas où la société ne dispose pas de systèmes informatiques intégrés, le fichier de gestion des
immobilisations doit être rigoureusement contrôlés et rapprochés aux données de la comptabilité
générale.

–Protection des immobilisations

Les entreprises doivent veiller à la protection physique de leurs immobilisations et à leur couverture
par l’assurance.

–Politique de mise au rebut

Les mises au rebut doivent respecter une procédure formalisée validée par la direction. Elles doivent
également faire l’objet d’un PV d’agrément afin d’éviter les mises au rebut abusives et pouvoir les
justifier fiscalement.

Hinde MOKRIM
38
Audit des immobilisations dans les sociétés industrielles

- Bibliographie -

Ouvrages :
▪ Mémento comptable. Editions Francis Lefèbvre 2004.

▪ LANGLOIS (G), FRIEDERICCH (M), BURLAUD (A) – Comptabilité Approfondie – Editions


Foucher

▪ Dictionnaire de gestion. Editions Foucher.

Documents électroniques :
▪ http://www. ey.com (Historique Ernst & Young)

▪ http://www. iweb.ey.com (global knowledge space : réseau intranet du groupe Ernst & Young)

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39
Audit des immobilisations dans les sociétés industrielles

- Glossaire -
Audit : Dans un sens général, examen critique de certaines opérations réalisées par une entreprise en
se référant à des normes techniques reconnues. Au sens comptable – sens utilisé lors de ce rapport –
action qui consiste à s’assurer du caractère complet, sincère, régulier et fidèle des comptes d’une
entreprise et à s’en porter garant auprès des destinataires du rapport qui en résulte.

Contrôle interne : Ensemble des sécurités contribuant à la maîtrise de l’entreprise. Il a pour but, d’une
part, d’assurer la protection, la sauvegarde du patrimoine et la qualité de l’information, et d’autre part,
d’assurer l’application des instructions de la direction et de favoriser l’amélioration des performances.

Dépôts et cautionnements : Sommes versées à des tiers à titre de garantie d’exécution de contrats. Ces
sommes sont indisponibles jusqu’à la réalisation de la condition suspensive.

IASCF : International Accounting Standards Commitee Foundation : organisme privé à but non
lucratif, indépendant et d’intérêt international ayant pour objet l’harmonisation internationales des
normes comptables utilisées par les grandes sociétés internationales cotées en bourse.

Immobilisations corporelles : Biens détenus par la société et destinés à servir de façon durable à
l’activité de l’entreprise. Elles ont utilisées dans la production, la fourniture de biens ou services, ou
pour les besoins propres de l’entreprise.

Immobilisations incorporelles : Ce sont des actifs non monétaires identifiables, dépourvus de


substance physique. L’entreprise exerce un contrôle, en droit ou en fait, sur ces actifs et en attend des
avantages économiques futurs.

Immobilisations financières : Elles sont détenues par l’entreprise pour plus d’un an dans l’intention de
bénéficier de la perception de revenus.

Titres de participation : Ce sont des titres dont la possession durable est estimée utile à l’activité de
l’entreprise parce q’elle permet d’exercer une certaine influence dans la société émettrice des titres ou
d’en assurer le contrôle.

V.N.C : Valeur Nette Comptable est la valeur brute de l’immobilisation diminuée de la somme des
annuités d’amortissement comptabilisées

Hinde MOKRIM
40
Audit des immobilisations dans les sociétés industrielles

- Annexes -

Hinde MOKRIM
41
Audit des immobilisations dans les sociétés industrielles

Annexe 1 :

Demande de confirmation auprès du cadastre

Messieurs,

Dans le cadre de l’examen de nos comptes de fin d’exercice et à la demande de nos


Auditeurs/Commissaires aux comptes, nous vous serions reconnaissants de bien vouloir leur adresser
un extrait de la matrice cadastrale pour les parcelles de terrain dont nous sommes propriétaires dans la
commune de ……….. et nous informer de la somme qui vous est due, pour nous permettre de procéder
au règlement immédiat.

Nous vous serions reconnaissants de bien vouloir adresser ces renseignements directement
à …..en utilisant l’enveloppe ci-jointe.

Nous vous prions d’agréer, Messieurs, l’expression de nos sentiments distingués.

Hinde MOKRIM
42
Audit des immobilisations dans les sociétés industrielles

Annexe 2 :

Demande de confirmation des dépôts et cautionnements

Messieurs,

Dans le cadre de l’examen de nos comptes de fin d’exercice et à la demande de nos


Auditeurs/Commissaires aux comptes, nous vous serions reconnaissants de bien vouloir leur indiquer
le détail des sommes figurant au …………… sous notre raison sociale au titre des dépôts et
cautionnements.

Nous vous serions reconnaissants de bien vouloir adresser ces renseignements directement à
………en utilisant l’enveloppe ci-jointe.

Nous vous prions d’agréer, Messieurs, l’expression de nos sentiments distingués.

Hinde MOKRIM
43
Audit des immobilisations dans les sociétés industrielles

Annexe 3 :

Demande de confirmation des prêts accordés

Messieurs,

Dans le cadre de l’examen de nos comptes de fin d’exercice et à la demande de nos


Auditeurs/Commissaires aux comptes, nous vous serions reconnaissants de bien vouloir leur confirmer
le montant du solde restant dû sur le prêt qui vous a été accordé par notre société.
Ce solde dans nos livre au ………. Est de :…….

Nous vous serions reconnaissants de bien vouloir adresser ces renseignements directement
à …..en utilisant l’enveloppe ci-jointe.

Nous vous prions d’agréer, Messieurs, l’expression de nos sentiments distingués.

Hinde MOKRIM
44
Audit des immobilisations dans les sociétés industrielles

Annexe 4:

Demande de confirmation des titres de participation

Messieurs,

Dans le cadre de l’examen de nos comptes de fin d’exercice et à la demande de nos


Auditeurs/Commissaires aux comptes, nous vous serions reconnaissants de bien vouloir leur indiquer
le détail (nombre, prix et date d’acquisition) des titres de participation détenus au …………… par
notre société.

Nous vous serions reconnaissants de bien vouloir adresser ces renseignements directement à
………en utilisant l’enveloppe ci-jointe.

Nous vous prions d’agréer, Messieurs, l’expression de nos sentiments distingués.

Hinde MOKRIM
45
Audit des immobilisations dans les sociétés industrielles

Annexe 5:

Feuille récapitulative des immobilisations

CLIENT : X

EXERCICE : #######

IMMOBILISATIONS
FAIT PAR / DATE : HM
REFERENCE
####### :

4 8

31 décembre 2006 31 décembre 2005

Brut Amortis Net Brut Amortis Net

Immobilisations incorporelles 2 539 2 539 2 687 (2 612) 75

Charges à répartir 0 - - -

Immobilisations Incorporelles 2 539 (2 445) 2 539 2 687 (2 612) 75

Installations techniques, matériel et outillage 666 (90) 576 51 (13) 38

Matériel de transport 45 (29) 16 85 (78) 7

Mobilier, matériel de bureau et aménagements 9 263 (3 240) 6 023 7 661 (6 681) 980

Autres immobilisations corporelles 444 (426) 18 1 971 (1 941) 30

Immobilisations en cours 0 0 0 0 0 -

Immobilisations corporelles 10 418 (3 785) 6 633 9 768 (8 713) ###

TOTAL IMMOBILISATIONS 12 957 (6 230) 9 172 12 455 (11 325) ###

Hinde MOKRIM
46
Audit des immobilisations dans les sociétés industrielles

Annexe 6:

Tableau de passage des immobilisations

9.D-E.1

Client X MBR

#####

A. 31/12/2005

D 7 _ (1)+(2)-(3) 4

Solde au Solde au Solde au


31/12/2004 Acquisitions Cessions 2005 31/12/2005 31/12/2005
Classe Libellé (1) 2005 (2) (3) Per EY Per Co Ecart

222 Brevets, Marques, Droits et VS 2 657 30 0 2 687 2 686 1

Immobilisations en cours 0 0 0 0 0 0

Immobilisations Incorporelles 2 657 T 30 T 0 T 2 687 T 2 686 T 1

233 Installations techniques, matériel et outillage 9 40 0 49 50 (1)

234 Matériel de transport 100 0 15 G 85 84 1

235 Mobilier, matériel de bureau et aménagements 7 600 195 133 G 7 662 7 660 2

238 Autres immobilisations corporelles 1 971 0 0 1 971 1 971 0

Immobilisations Corporelles 9 680 T 235 T 148 T 9 767 T 9 765 T 2

Total Immobilisations 12 337 265 148 12 454 12 451 3

9.D-E 9.D-E.3 9.D-E.4 9.D-E N/S

D Pointé LYPW's

4 Pointé BG au 31/12/05

7 Pointé Etat des entrées des immobilisations au 31/12/05

_ Pointé état des cessions au 31/12/05

G Les cessions ont été sorties du bilan à leur valeur d'origine

Test
Conclusion satisfaisant

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Annexe 7:
Overall test sur les immobilisations corporelles et incorporelles
9.D-
ALL FOOTED E.2
Client X MBR

(1) (2) (3) (4) (5) (6) (7) (8) (9)

D 7 _ 0 @ @ 4 @

Immos Immos Amort


Acquisitions Cessions Base Amort
Classe IMMOBILISATIONS brute au totalement Taux per Ecart
2005 2005 Amortissable SCE
31/12/2004 amorties EY

222 Brevets, Marques, Droits et VS 2 657 30 0 2504 168 20% 34 26 8

Immobilisations Incorporelles 2 657 T 30 T 0 T 2 504 T 168 T 34 T 26 T 8

233 Installations techniques, matériel et outillage 9 41 0 0 30 20% 6 3 3

234 Matériel de transport 100 0 15 78 15 25% 4 4 (0)

235 Mobilier, matériel de bureau et aménagements 7 548 195 133 4944 2 635 369 374 (5)

Mobilier de bureau 804 8 0 416 392 10% 39 43 (4)

Mobilier du personnel 136 0 0 10 126 20% 25 20 5

Matériel de bureau 1 027 18 133 620 350 10% 35 49 (14)

Matériel Informatique 3 074 169 0 2118 1 041 192 185 7

mat amortissable à 10% 409 0 0 248 161 10% 16

mat amortissable à 20% 2 484 150 0 1689 870 20% 174

mat amortissable à 25% 25 0 0 25 0 25% 0

mat amortissable à 50% 0 6 0 0 3

mat amortissable à 33,33% 156 14 0 156 7 33% 2

Aménag. Install Divers 2 507 0 0 1780 727 77 77 (0)

mat amortissable à 10% 2 042 0 0 1481 561 10% 56

mat amortissable à 12,5% 166 0 0 166 12,5% 21

mat amortissable à 33,33% 135 0 135 0 33% 0

mat amortissable à 50% 164 0 164 0 50% 0

238 Autres immobilisations corporelles 1 970 0 0 1686 284 42 38 4

éléments amortissables à 10% 1 013 868 145 10% 15 14 1

éléments amortissables à 20% 664 525 139 20% 28 24 4

éléments amortissables à 33,33% 222 222 0 33% 0 0 0

éléments amortissables à 50% 71 71 0 50% 0 0 0

239 Immobilisations en cours 0 0 0 0 0 0

Immobilisations Corporelles 9 627 T 236 T 148 T 10 528 T 2 963 T 420 T 419 T 1

Total Immobilisations 12 284 T 266 T 148 T 13 032 T 3 131 T 454 T 445 T 9

9.D-E 9.D-E.3 9.D-E.4 9.C.8 2%

(5) = (1) + [(2)/2 - (3) /2] - (4) D Pointé LYPW's

(7) = (5) * (6) 4 Pointé BG au 31/12/05

(9) = (7) - (8) 7 Pointé Etat des entrées des immobilisations au 31/12/05

_ Pointé état des cessions au 31/12/05

0 Pointé Etat des amortissements au 31/12/05

Conclusion : Overall Test Satisfaisant

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48
Audit des immobilisations dans les sociétés industrielles

Annexe 8:

Test sur les acquisitions d’immobilisations

ALL FOOTED 9.D-E.3


Client X MBR
janv-06
31/12/2005

k K _ _
Mt en kdh Caractère
Libellé HT Facture Date immobilisable

2 Module MY REPORT DATA 60 4 25/03/2005 OK


Appareil de mesure ARS 30 4 29/01/2005 OK
2 Télécopieur E STUDIO 01 30 4 15/01/2005 OK
Pac connection douane multi 30 4 11/08/2005 OK
Portable D610 P6-M1 30 4 10/06/2005 OK
PC DELL GX2 80/DT.8 30 4 18/03/2005 OK
2 imprimants HP LASER 30 4 26/05/2005 OK

Total sélection 240 T

Autres Acquisitions 25

TOTAL 265 T

9.D-E.1

Scope 15 KDH
@
Coverage 91%

k Pointé Etat des entrées des immobilisations au 31/12/05


_ Pointé factures d'acquisition

Conclusion Test Satisfaisant

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49
Audit des immobilisations dans les sociétés industrielles

Annexe 9:

Test sur les cessions d’immobilisations

ALL FOOTED 9.D-E.4


Client X MBR
Test sur cessions janv-05
31/12/2005

k K _ _ _
Mt brut d'immo en Mt de cession en
Libellé kdh kdh Facture Date

1 DAEWOO avec poste radio 15 80 4 22/07/2005 D.4.1


Mobilier du personnel 133 13 4 20/06/2005 D.4.2

Total sélection 148 93 T


C.10
Autres cessions

TOTAL 148 T

9.D-E.1

Scope 20 KDH
@
Coverage 100%

k Pointé état des cessions au 31/12/05


_ Pointé factures de cession et/ ou Bon de livraison

Conclusion Test Satisfaisant

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Audit des immobilisations dans les sociétés industrielles

Annexe 10:

Feuille récapitulative des immobilisations financières

CLIENT : Client X ERNST & YOUNG


AUDIT ET CONSEIL
EXERCICE : 31/12/2006
REFERENCE : 9.F
FAIT PAR / DATE : HM
07/06/2007
Immobilisations
financières

4 8
31 décembre 2006 31 décembre 2005

Dépôts et cautionnements 56 41

Titres de participation 39 39

Titres et valeurs de placement

Immobilisations financières 95 80

4 Pointé BG au 31.12.06
8 Pointé LYWP'S.

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51
Audit des immobilisations dans les sociétés industrielles

Annexe 11:

Dépôts et cautionnements

Client X 9.F.1
HM

Dépôts & Cautionnements


31/12/2006

248643 Electricité & Eau


Caution RAMS AGADIR 454,04
Caution ONE AGADIR 558,00
Caution Oukacha 12 372,18
Caution La Colline 10 458,27

Total au 31/12/06 23 842,49

248644 Autres cautionnements


Caution Banque centrale Populaire 18/11/73 33 889,55
Restitution Prov-BP Ecriture H 50005 du
15/12/00 -1 504,00
Restitution Prov-BP Ecriture H 50002 du
14/06/01 -1 204,00
Caution Location Coffre Fort 1 000,00

Total au 31/12/06 32 181,55

TOTAL DEPOTS ET CAUTIONNEMENTS 31/12/06 56 024,04 9.F

Hinde MOKRIM
52