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La Crise et son Impact Sur Le

Maroc (Résumé)

- la crise ait été déclenchée par des événements qui se sont produits
sur le marché immobilier aux États-Unis, elle s'est propagée à
toutes les régions du monde et les conséquences en sont
désastreuses pour le commerce, la croissance et les
investissements mondiaux.
- La crise actuelle se produit également à un moment où la région se
remet lentement de la crise pétrolière et alimentaire

Comment la crise s’est elle déclenchée et comment elle


s’est déroulée ?

- Il est plutôt question d’une crise à dimension systémique


qui s’est amorcée au niveau du secteur des prêts
immobiliers aux Etats-Unis, pour prendre une ampleur
mondiale inquiétante telle que nous l’observons
aujourd’hui…

La crise des SUB-PRIMES


- Tout commence lorsque le piège tendu par les
organismes de crédit hypothécaires du secteur des SUB-
PRIMES s’est refermé sur la classe des salariés américains.
- La catégorie des Sub-Prime correspond au niveau de
solvabilité le plus bas de l’emprunteur, le plus souvent des
salariés pauvres.
- Ces prêts sont accordés par un institut de crédit spécialisé, Ils sont garantis
par le biais d’une hypothèque.
- Nombre de salariés pauvres ne peuvent plus, alors, payer
leurs mensualités.
- Des emprunteurs de plus en plus nombreux ont donc
cessé de payer leurs mensualités. Leurs logements ont été
vendus aux enchères ce qui n’a fait qu’accentuer la baisse
déjà en cours des prix de l’immobilier.
- Tout s’est accéléré. Aux Etats-Unis, en Europe, les banques
ne prêtaient plus qu’avec une extrême réticence aux
autres établissements financiers.
- En quête de liquidités, les banques se précipitaient alors
sur le marché monétaire, marché plus large que le marché
interbancaire où seuls peuvent intervenir les institutions
financières.

La crise immobilière se transforme en


crise bancaire et monétaire.

- Les banques centrales sont alors intervenues


massivement. La FED, la Banque Centrale Européenne
(BCE), la Banque du Japon ont, au total, en un peu plus
d’une semaine, mis plus de 400 milliards d’euros de
liquidités (sous forme d’euros, de dollars ou de yens) à la
disposition des établissements bancaires.
- La crise de l’immobilier aux Etats-Unis s’est étendue aux
marchés des emprunteurs des catégories « prime » et «
non prime » c’est-à-dire à des marchés où les emprunteurs
sont, en principe, beaucoup plus solvables.
- Pour compenser leurs pertes dans ces secteurs, ces grands
investisseurs se sont alors mis à vendre les actions qu’ils
détenaient dans d’autres compartiments du marché
financier. Ces ventes ont entraîné une baisse générale des
cours boursiers. La panique a commencé à s’emparer des
marchés financiers : ces baisses ont fait boule de neige et
entraîné de nouvelles baisses des cours.

La crise bancaire et monétaire devient


une crise boursière
- Les nombreux fonds qui étaient investis dans l’immobilier
américain ont commencé à vendre leurs valeurs mobilières
sur les marchés européens et asiatiques, afin de trouver
des liquidités.
- Ce mouvement entraînait une brusque appréciation du yen
par rapport au dollar.
- les banques centrales à soutenir les établissements
bancaires au bord de l’effondrement en mettant à leur
disposition plus des milliards d’euros.

Les effets et le coût de la crise


- un double phénomène de diffusion. Le premier est de
nature sectorielle
- Le second est de nature géographique

Les grands pays développés frappés de plein fouet par la


plus grave récession depuis 1945

- elle touche l’ensemble des économies mondiales -


développées, émergentes et périphériques - du fait de la
densité croissante des interdépendances tissées par la
mondialisation depuis plusieurs décennies
- Deuxièmement, et contrairement à la crise de 1929, l’intervention
publique est massive et relativement coordonnée, du moins entre les
grandes puissances dominantes, empêchant ainsi un total effondrement du
système financier et économique mondial à partir du second semestre
2008.
- la destruction en un an de 6 millions d’emplois aux États-
Unis
- l’explosion du chômage en Europe
- l’effondrement de la production industrielle et des
exportations et la multiplication des fermetures d’usines et
plans de licenciements.
- la disparition des Big Three, les trois grands constructeurs
automobiles nord-américains dont deux sont en faillite,
menace plus de trois millions d’emplois aux États-Unis.
- En un an, une centaine de plans sociaux annoncent la
suppression de plus de 40 000 emplois en France, en
particulier de la part de firmes transnationales étrangères
- Alors que la consommation des ménages baisse
sensiblement du fait de la hausse du chômage
- les investissements productifs des entreprises reculent de
22% en Allemagne ou de 12% au Japon et aux États-Unis.
- l’effondrement des systèmes de retraites

Les pays du sud face aux enjeux de liens


d’interdépendance asymétriques

- Le FMI doit à nouveau intervenir face à l’effondrement de


nombreux pays européens périphériques (Islande, Hongrie,
Lettonie, Roumanie, Pologne), d’Europe de l’Est en
transition (Ukraine, Biélorussie, Serbie) ou pays en
développement (Géorgie, Arménie, Pakistan, Salvador,
Seychelles, Sri Lanka, Zambie, Kenya, Mongolie,
Mexique...).
- Des dizaines de millions d’emplois sont menacés dans
l’électronique, l’automobile, le textile en Asie, tout
particulièrement dans les NPI et en Chine
- L’effondrement de 30 à 50% du prix des matières
premières déstabilise les grands pays rentiers
exportateurs comme la Russie ou les pays du Golfe et de
l’Opep

la crise économique actuelle est constituée de deux crises :


Une crise des prix du pétrole et des prix des céréale
2ème crise : Au niveau du système financier et bancaire :
- Faillite de Banques aux Etats-Unis
- Pertes financières substantielles au niveau des
Banques Européennes
- Dépréciation des valeurs de placement
- Aggravation des déficits budgétaires
- Récession économique : recul des taux de
croissance et augmentation du taux de chômage

Mesures prises pour faire face à la crise Mesures prises par les
pays

- réduction des taux d'intérêt, recapitalisation des institutions


financières, injection de liquidités dans les établissements bancaires et
les entreprises, relance budgétaire, refonte des politiques
commerciales et réforme de la réglementation.

- les pays exportateurs de pétrole ont une plus grande marge de


manoeuvre qui leur permet d’appliquer des politiques anticycliques,
grâce aux réserves de devises qu'ils ont accumulées pendant la période
où les cours du pétrole ont flambé.

- certains pays ont mis sur pied des équipes spéciales ou des comités
pour prendre le pouls de l’économie et conseiller le gouvernement sur
la manière de réagir à la crise. C'est le cas du Rwanda, du Kenya, du
Nigéria et de la République démocratique du Congo.

Modification des taux d'intérêt

- Au Botswana, En Égypte, l'Afrique du Sud, le Kenya, Maurice, les pays


membres de la Banque des États d’Afrique centrale, la Namibie, le
Swaziland et la Tunisie ont également baissé leurs taux d'intérêt

Injection de liquidités

- la Banque centrale commune (BCEAO) injecte des liquidités, sur une


base hebdomadaire, sur le marché monétaire régional.

Recapitalisation des banques et réforme de la réglementation

Politique budgétaire
- Des mesures de relance budgétaire ont été également annoncées dans un
certain
nombre de pays en vue d'atténuer les effets de la crise et de dynamiser la
croissance.

- Le plan de relance adopté par le Maroc comprend des mesures visant à


améliorer l'accès au crédit, des incitations fiscales, des initiatives de
formation professionnelle en cours d’emploi et des mesures de lutte
contre la bureaucratie et la corruption.

Politique commerciale

. La relance par le commerce est une composante importante des plans de


plusieurs pays. Le Cameroun, . Au Libéria, de l'Afrique de l'Ouest, la Tunisie,
le Mali.
- Certains pays africains ont introduit des réformes visant à mieux
mobiliser les ressources intérieures. Au Burkina Faso.

Le Maroc a pu résister aux deux crises :

- Politique volontariste en matière d’investissement


public
- Bonne gouvernance du secteur financier
- Dépôts à l’étranger/capitaux propres
- Investissements Etrangers dans la bourse de
Casablanca
- Recul des transferts des Travailleurs Marocains à
l’Etranger
- Recul des recettes touristiques
- Aggravation du compte courant de la Balance des
Paiements
- Impact sur la demande extérieure

La stratégie du Maroc dans la lutte contre la crise

- Accélération du rythme de réalisation des Grands Chantiers


- Protection du pouvoir d’achat du citoyen ;
- Soutien des secteurs touchés par la crise ;
- Préparation de l’après crise.

Cette conjoncture de crise a mis en évidence une fois de plus


l'importance de la gestion des ressources humaines dans la performance
de l'entreprise et a été l'occasion de révéler la qualité et l'efficacité des
politiques RH mises en place auparavant.