Vous êtes sur la page 1sur 9

Les complexes

Les complexes sont un nouvel ensemble qui ajoute la simple mais pourtant primordiale
propriété qui est la suivante : 𝑖 2 = −1
Mais pourquoi ? Car jusqu’à maintenant, une égalité avec un carré = un nombre négatif était
impossible. Mais désormais ça l’est. Mais évidemment on garde les autres propriétés, un autre
nombre que i au carré ne peut pas faire un nombre négatif.
Voici la liste des connaissances à acquérir :
- Calculer dans l’ensemble des nombres complexes
- Donner la forme algébrique d’un nombre complexe
- Résoudre dans ℂ des équations du premier et du second degré à coefficients réels
- Donner l’affixe d’un point, l’affixe d’un vecteur, représenter graphiquement un nombre
complexe
- Connaitre et déterminer le module d’un nombre complexe
Formule :
Imaginaire et réel pur : un réel pur est un nombre complexe sans partie imaginaire (exemple :
34𝑥 + 3 ). Et un imaginaire pur, c’est un nombre complexe sans partie réel
(exemple : 𝑖(3 + 5𝑥) )
𝑧
Forme algébrique : Si on a une fraction , donc 2 nombres quelconque dont une partie
𝑧′
̅
𝑧∗𝑧′ ̅
𝑧∗𝑧′
imaginaire sur au dénominateur, il suffit de faire le conjugué : ′ . Ce qui donne : 2 2
̅
𝑧 ∗𝑧′ 𝑎 +𝑏
Propriété du nombre conjugué :
On remarque que la barre se distribue.

Equation de cercle : L’équation de cercle a pour expression (𝑥 − 𝑎)2 + (𝑦 − 𝑏)2 = 𝑟 2


Dans cette expression, on retrouve le centre qui est de coordonné 𝐼(𝑎; 𝑏) et de rayon 𝑟. Il nous
permet de trouver un ensemble de solution qui appartiendront à ce même cercle.

Calculer dans l’ensemble des nombres complexes

Les nombres complexes sont découpés en 2 parties distinctes : La partie réel et la partie
imaginaire. La partie réelle est la partie où il y’a les nombres normaux, et la partie complexes
c’est ceux où il y’a un i.
Exemple :
3x+5y+i(4+3y)
La 3x+5y est la partie réel et 4+3y est la partie imaginaire.
On ne peut calculer que deux nombres de même partie entre eux.
Prenons un exemple concret de calcul assemblant toutes les propriétés vu jusu’à maintenant :
(2 – 5𝑖)2
Donc pour trouver la partie réel et imaginaire, il faut déjà développer :
2 ∗ 2 − 2 ∗ 5𝑖 − 5𝑖 ∗ 2 + 5𝑖 ∗ 5𝑖
4 − 20𝑖 + 25 ∗ −1 = −21 − 20𝑖
Hé oui, le 𝑖 2 se transforme en -1, ce qui fait passer le 25 dans la partie réel.

Donner la forme algébrique d’un nombre complexe


La forme algébrique, c’est simplement la forme sans nombre imaginaire dans le dénominateur.
Par exemple :
√5𝑥+3𝑖
est une forme algébrique. Mais dans ce cas il est préférable de le simplifier pour enlever
2
la barre de fraction de l’expression complète :

√5 3
+ 𝑖( )
2 2
On essaye toujours de factoriser le i de sorte à voir apparaître de manière explicite la partie
imaginaire !
1
1
est une forme non algébrique car on a 4i dans le dénominateur .
3+4𝑖

Comment l’enlever ? Si on regarde nos propriétés, on voit que 𝑧 ∗ 𝑧̅ = 𝑎2 + 𝑏 2


Donc il suffit de multiplier le dénominateur par son conjugué et la partie imaginaire disparaît.
1(3 − 4𝑖) 3 − 4𝑖 3 − 4𝑖 3 4
= 2 2
= = + 𝑖(− )
(3 + 4𝑖)(3 − 4𝑖) 3 + 4 25 25 25
On a donc bien retrouvé une forme algébrique !
Plus compliqué, avec 𝑧 = 𝑥 + 𝑖𝑦, trouver la forme algébrique suivante :
𝑧+1
𝑧−𝑖
Donc la y’a des x et des y, ca peut paraître compliqué de prime abord, mais il suffit simplement
de refaire le conjugué. D’abord on développe :
𝑥 + 𝑖𝑦 + 1 𝑥 + 1 + 𝑖(𝑦)
=
𝑥 + 𝑖𝑦 − 𝑖 𝑥 + 𝑖(−1 + 𝑦)

Toujours avoir le réflexe de regrouper les réel et les imaginaires entre eux !
Ensuite on fait le conjugué :
(𝑥 + 1 + 𝑖(𝑦))(𝑥 − 𝑖(−1 + 𝑦)) (𝑥 + 1 + 𝑖(𝑦))(𝑥 − 𝑖(−1 + 𝑦))
=
(𝑥 + 𝑖(−1 + 𝑦))(𝑥 − 𝑖(−1 + 𝑦)) 𝑥 2 + (−1 + 𝑦)2
On a déjà trouvé la forme algébrique, il suffit de développer un peu pour avoir quelque chose de
plus claire :
𝑥 2 − 𝑖(−𝑥 + 𝑦𝑥) + 𝑥 − 𝑖(−1 + 𝑦) + 𝑖(𝑦𝑥) + (−𝑦 + 𝑦 2 )
𝑥 2 + 1 − 2𝑦 + 𝑦 2
𝑥 2 + 𝑥 − 𝑦 + 𝑦 2 + 𝑖(𝑥 − 𝑦𝑥 + 1 − 𝑦 + 𝑦𝑥)
𝑥 2 + 1 − 2𝑦 + 𝑦 2
Et voilà, aussi simple que ça. On peut encore une dernière fois simplifier :
𝑥2 + 𝑥 − 𝑦 + 𝑦2 𝑥 − 𝑦𝑥 + 1 − 𝑦 + 𝑦𝑥
2 2
+𝑖 2
𝑥 + 1 − 2𝑦 + 𝑦 𝑥 + 1 − 2𝑦 + 𝑦 2

Résoudre dans ℂ des équations du premier et du second degré à coefficients


réels

Résoudre une équation dans ℂ, c’est presque comme résoudre une équation dans les réels ℝ.
Dans le cas où l’on a que des 𝑧, on doit trouver l’égalité 𝑧 = ! Car c’est l’inconnu que l’on
recherche. Prenons un exemple :
3 + 3𝑖 = 3𝑧 – 3𝑖𝑧
Là on ne cherche pas de x ni d’y , mais simplement 𝑧 ! Il faut donc trouver un moyen de l’isoler !
On pense donc à factoriser : 3 + 3𝑖 = 𝑧(3 − 3𝑖)
3+3𝑖
Donc 𝑧 = . Pour la forme algébrique c’est toujours la même chose :
3−3𝑖

(3 + 3𝑖)(3 + 3𝑖) 9 + 18𝑖 − 9 18𝑖


= = =𝑖
(3 − 3𝑖)(3 + 3𝑖) 32 = 32 18
Donc 𝑧 = 𝑖

Maintenant si on a des x et des y, ce sera le plus souvent pour trouver quand le nombre
complexe est un réel pur ou un imaginaire pur.
Exemple concret :
On donne:
𝑧 = 𝑥 + 1 + 𝑖(𝑖𝑥 + 𝑥) + 3𝑖 − 3𝑖𝑥
Et on nous demande : A quelle condition ce nombre complexe est-il un reel pur ? Un imaginaire
pur ?
Avant même de répondre à la question, il est toujours très important de développer
l’expression puis de la réduire de sorte à avoir d’un côté la partie réelle et de l’autre la partie
imaginaire !
𝑧 = 𝑥 + 1 − 𝑥 + 𝑖𝑥 + 3𝑖 − 3𝑖𝑥 = 1 + 𝑖(𝑥 + 3 − 3𝑥) = 1 + 𝑖(−2𝑥 + 3)
Pour que ce soit un réel pur, il faut que la partie imaginaire soit nulle ! Et grâce à notre
factorisation par 𝑖, il suffit de trouver quand −2𝑥 + 3 = 0 pour savoir quand 𝑖 = 0 et donc que
c’est un imaginaire pur !!!
3
−2𝑥 + 3 = 0 ⇔ −2𝑥 = −3 ⇔ 𝑥 =
2
Et quand on vérifie :
3 3 3 3
+ 1 + 𝑖 (𝑖 + ) + 3𝑖 − 3𝑖 ∗
2 2 2 2
5 3 3 9 2 9 9
− + 𝑖 + 3𝑖 − 𝑖 = + 𝑖 − 𝑖 = 1
2 2 2 2 2 2 2
3
Donc on a bien un nombre réel pur pour 𝑥 = !
2

Maintenant quand est-ce que ce nombre est un imaginaire pur… Et bien si vous avez bien
compris, vous devriez avoir vu que cela n’était pas possible. En effet, quel que soit le x, la partie
réel fait toujours 1 !
1 + 𝑖(−2𝑥 + 3)
Donc on ne pourra jamais avoir un imaginaire pur. En revanche ce n’est qu’un cas particulier, et
dans le cas où c’est possible, la méthode est strictement la même ! Bien-sûr si nous avons 2
inconnues, il nous faudra faire un système.

Passons au second degrés !


Là cela ne se passe qu’avec des Z. En effet on aura des formes 𝑎𝑧 2 + 𝑏𝑧 + 𝑐 mais c’est juste que
l’inconnu est 𝑧 !
La méthode est quasiment la mêmes qu’avec des réels :
Donc la seule différence se trouve dans le cas où ∆< 0, dans ce cas ce sera :
−𝑏−𝑖√−∆ −𝑏+𝑖√−∆
𝑒𝑡
2𝑎 2𝑎
On met −∆ pour avoir une racine d’un nombre positif !
Si on doit résoudre :
𝑧 2 − 2𝑧 + 2 = 0
On fait le delta ∆ : 2 ∗ 2 − (4 ∗ 1 ∗ 2) = 4 − 8 = −4
Donc on un delta négatif. On applique la formule :

2 − 𝑖√4 2 + 𝑖√4
𝑧1 = ; 𝑧2 =
2 2
On a donc trouvé nos 2 solutions ! C’est simplement une application de formule !

Donner l’affixe d’un point, l’affixe d’un vecteur, représenter


graphiquement un nombre complexe

Dans un repère complexe, l’axe des abscisses représente la partie réel et l’axe des ordonnées
représentent la partie imaginaire. L’affixe d’un point, c’est le nombre complexe qui lui
correspond.

Associons à chaque point son affixe :


Pour le point A, ses coordonnées sont A(-2 ;3) et son affixe est donc : 𝑧 = −2 + 3𝑖 !
Pour le point B, son affixe 𝑧1 = 4 + 𝑖
Pour le point C, son affixe est 𝑧2 = −1 − 2𝑖
Pour le point D, son affixe 𝑧3 = 4𝑖

Pour trouver l’affixe d’un vecteur, c’est comme des vecteur, sauf que l’on ne soustraie pas leurs
coordonnées mais leur affixe :
⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝑧𝐵 − 𝑧𝐴 = 4 + 𝑖 + 2 − 3𝑖 = 6 − 2𝑖
Exemple : L’affixe 𝐴𝐵

Ses coordonnées se déduisent facilement : ⃗⃗⃗⃗⃗


𝐴𝐵(6 ; −2)

Pour la représenter, on l’a vu, si 𝑧 = 𝑎 + 𝑖𝑏 et que l’on l’associe au point A, ses coordonnés sont
𝐴(𝑎; 𝑏).

Connaitre et déterminer le module d’un nombre complexe

Le module d’un nombre complexe, noté |𝑧|, est en autre la norme du vecteur, ou encore la
valeur absolue. On le calcule de la manière suivante :

|𝑧| = √𝑎2 + 𝑏 2
⃗⃗⃗⃗⃗ | = La norme des affixes = |𝑧𝐵 − 𝑧𝐴 |
La norme d’un vecteur |𝐴𝐵

Exemple :

𝑧 = −√3– 𝑖
2
Son module |𝑧̅| = √3 + (−1)2 = 4 !
Mais là, placer le point M d’affixe z n’est pas possible. En effet on connait sa norme, c’est-à-dire
sa longueur, mais on ne sait pas sa direction ni son sens. Dans les complexes, on sera servira de
la norme pour trouver un ensemble de solutions !
Prenons un exercice type :
On nous demande de trouver l’ensemble des points M d’affixe 𝑧 tel que :
|𝑧 + 6𝑖| = |3 + 4𝑖|
Pour cela plusieurs méthodes sont possibles. Pour cet exercice, il préférable de développer pour
ensuite trouver l’équation de cercle. Le but sera d’avoir d’un côté les inconnues et de l’autre
une constante qui sera le rayon de l’équation de cercle :
|𝑥 + 𝑖𝑦 + 6𝑖| = |3 + 4𝑖|
|𝑥 + 𝑖(𝑦 + 6)| = |3 + 4𝑖|

√𝑥 2 + (𝑦 + 6)2 = √32 + 42

Car on rappelle que le module = √𝑎2 + 𝑏 2 .

√𝑥 2 + (𝑦 + 6)2 = 5
On fait partir la racine :
𝑥 2 + (𝑦 + 6)2 = 52
Et là on retrouve une équation de cercle de forme (𝑥 − 𝑎)2 + (𝑦 − 𝑏)2 = 𝑟 2
On fait apparaître le a et le b :
2
(𝑥 − 0)2 + (𝑦 − (−6)) = 52

Attention à bien faire apparaître le – dans les parenthèses. C’est pour cela que j’ai écrit −(−6).
C’est très important car cela joue sur les coordonnées du centre du cercle !
Donc l’équation de cercle permet de trouver l’ensemble de solutions de M. Car lorsque M
appartiendra à ce cercle il sera solution de l’équation !
On a donc un cercle de centre (0; −6) et de rayon 5 !
On peut conclure en disant que l’ensemble des points M d’affixe z tel que |𝑧 + 6𝑖| = |3 + 4𝑖|
appartiennent au cercle de centre (0; −6) et de rayon 5.

Deuxième exemple type :


de trouver l’ensemble des points M d’affixe 𝑧 tel que :
|𝑧 − 1| = |𝑧 + 1|
Donc dans le cas où on retrouve la même affixe des 2 côtés, On fait en sorte de faire apparaître
les 2 vecteurs :
On note :
𝑧𝑎 = 1 et 𝑧𝑏 = −1 de sorte à avoir :
|𝑧𝑚 − 𝑧𝑎 | = |𝑧𝑚 − 𝑧𝑏 |
Ce qui donne
|𝐴𝑀| = |𝐵𝑀|
Dans ce cas particulier où on retrouve l’affixe M des 2 côtés, on trouve très facilement
l’ensemble des points M est la MEDIATRICE de |𝑎𝑏|⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ! Pour la calculer c’est très simple :
𝑧 +𝑧 1−1
la MEDIATRICE de ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
|𝑎𝑏| = 𝑎 𝑏, donc = 0. Donc l’ensemble des points M solution de
2 2
l’équation |𝑧 − 1| = |𝑧 + 1| a pour équation x = 0. Cela veut dire que toutes les points
d’abscisse 0 seront solution. Dans cet exemple l’axe des ordonnées est l’ensemble des solutions.

Le module est donc extrêmement utile pour trouver un ensemble de solution en faisant
apparaître une équation de cercle ou en utilisant des propriétés tel que la médiatrice.