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Complément sur la dérivation

Ce chapitre a pour but de montrer d’autres propriétés pour


trouver une dérivée. On a appris jusqu’à présent à dériver x,
l’inconnu. Mais il est possible de dériver une fonction
composée, c’est-à-dire une fonction dans une fonction.
Voici la liste de connaissance à acquérir :
- N

FORMULE :
𝑓(𝑥+𝑎)−𝑓(𝑎)
- Taux d’accroissement : lim = 𝑓′(𝑎)
𝑥−𝑎
𝑢′
- √𝑢 =
2√𝑢
- 𝑢𝑛 = 𝑛𝑢′ 𝑢𝑛−1
- cos(𝑥)′ = −sin(𝑥)
- sin(𝑥)′ = cos(𝑥)

- (𝑓(𝑎𝑥 + 𝑏)) = 𝑢′𝑓′(𝑎𝑥 + 𝑏).

Calculer les dérivées des fonction √𝒖, 𝒖𝒏 , 𝒏 ∈ ℕ


On le rappelle, ce sont des fonctions composées car on a une
fonction ( 𝑢(x) ) dans une autre (𝑝𝑢𝑖𝑠𝑠𝑎𝑛𝑐𝑒 𝑛, √𝑛 …). Pour la
calculer, voici la formule :
𝑢′
𝑠𝑖 𝑓(𝑛) = √𝑢, 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝑓 ′ (𝑛) =
2√𝑢
𝑠𝑖 𝑓(𝑛) = 𝑢𝑛 , 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝑓 (𝑛) = 𝑛𝑢′ 𝑢𝑛−1
−𝑛𝑢′ 1
Et 𝑢 −𝑛
= −𝑛𝑢 𝑢 ′ −𝑛−1
= =
𝑢𝑛+1 𝑢𝑛

Alors si on regarde bien, on se rend compte que c’est comme si


l’on dérivait x, mais en multipliant par 𝑢′. La dérivée de 𝑓(𝑥) =
1
√𝑥 est 2√𝑥
. Pareil pour la puissance où sa dérivée = 𝑛𝑥 𝑛−1 .

Donc pour retrouver les dérivées de fonctions composées, il


suffit de se rappeler de la même dérivée avec x, puis de
multiplié par 𝑢′ !
Exemple :

4𝑥 − 9
(√ )
7𝑥 − 3

4𝑥−9
On a donc la fonction u(x) =
7𝑥−3

On trouve sa dérivée :
4(7𝑥−3)−(7(4𝑥−9)) 28𝑥−12−28𝑥+63 51
(7𝑥−3)2
= (7𝑥−3)2
= (7𝑥−3)2
= 𝑈 (𝑥 )′

On applique enfin la formule de fonction composée :


𝑢′ 51
=
2√𝑢 4𝑥 − 9
2 ∗ (7𝑥 − 3)2 ∗ √
7𝑥 − 3
Faisons une application avec 𝑢𝑛 :
(5 − 3𝑥)3
Donc 𝑢 = 5 − 3𝑥, sa dérivée 𝑢′ = -3, il ne reste qu’à applique la
formule :
3 ∗ −3 ∗ (5 − 3𝑥)2 = −9(5 − 3𝑥)2
Exemple 2 :
1
(−9𝑥 2 + 12𝑥 − 4)4

1
On voit la fonction composé ( 𝑛 ) = 𝑢−𝑛
𝑢

Avec 𝑢 = −9𝑥 2 + 12𝑥 − 4 𝑒𝑡 𝑢′ = −18𝑥 + 12


On applique la formule :
−𝑛𝑢′ −4∗(−18𝑥+12) 72𝑥−48
= =
𝑢𝑛+1 (−9𝑥 2 +12𝑥−4)5 (−9𝑥 2 +12𝑥−4)5

Calculer la dérivée d’une fonction x -> f(ax+b) où a


et b sont deux réels

Si on a une fonction f(ax+b) donc une fonction composé


quelconque, comme cos(𝑎𝑥 + 𝑏), cela équivaut à f(u(x)) où f
= cos() et u = ax + b. Cette méthode est générale, elle
fonctionne pour n’importe quel composé de fonction. Sa forme
générale est :

(𝑓(𝑢)) = 𝑢′𝑓′(𝑢).
Exemple :
𝑓(𝑥) = (√5𝑥 − 4)
Pour trouver sa dérivée, on pourrait soit reprendre la forme
que l’on a apprise par cœur exclusivement pour les racines,
𝑢′
c’est-à-dire :
2√𝑢

𝑢′ = 5

𝑢′ 5
=
2√𝑢 2√5𝑥 − 4
Ou alors, on peut prendre la forme générale !
Cela donnerait :
(√5𝑥 − 4)′

𝑓=√
𝑢 = 5𝑥 − 4
𝑢′ = 5
Alors :
′ 1 1 5
(√5𝑥 − 4) = 𝑢′ 𝑓 ′ (𝑢) = 5 ∗ =5∗ =
2√𝑢 2√5𝑥 − 4 2√5𝑥 − 4
On retombe exactement sur le même résultat !
Donc la méthode 𝑢′𝑓′(𝑢) est une méthode générale pour
n’importe quelle composée de fonction !
Connaître la dérivée des fonctions sinus et cosinus
et leur représentation graphique
Les 2 grandes dérivées à apprendre par cœur sont :
cos(𝑥)′ = −sin(𝑥)
sin(𝑥 )′ = cos(𝑥)
Et cela se voit très facilement graphiquement :

Dérivée de Sin(x)’ = Cos(x) Sin(x)

Dérivée de Cos(x)’ = -Sin(x) Cos(x)

Maintenant que l’on sait à quoi ressemble les fonctions, faisons


2 exemples de dérivées !
𝜋 ′
sin (3𝑥 − )
4
Pour le trouver, on reprend la formule générale apprise avant
𝑓 ′ (𝑢) = 𝑢′𝑓′(𝑢)
𝜋
𝑓 = sinet 𝑢 = 3𝑥 −
4
𝜋
Alors la dérivée : 3 ∗ cos(3𝑥 − )
4

Très simple !
Prenons un deuxième exemple :
𝑠𝑖𝑛𝑥 ∗ (1 + 𝑐𝑜𝑠𝑥) =
Là on sort des fonctions composées, et il faut appliquer la
dérivée d’un produit ! :

(𝑠𝑖𝑛𝑥(1 + 𝑐𝑜𝑠𝑥)) :
𝑢 = 𝑠𝑖𝑛𝑥 ; 𝑢′ = 𝑐𝑜𝑠𝑥
𝑣 = 1 + 𝑐𝑜𝑠𝑥 ; 𝑣 ′ = −𝑠𝑖𝑛𝑥
Il ne reste plus qu’à calculer :
𝑢′ 𝑣 + 𝑢𝑣 ′ = 𝑐𝑜𝑠𝑥 ( 1 + 𝑐𝑜𝑠𝑥) + 𝑠𝑖𝑛𝑥 ∗ −𝑠𝑖𝑛𝑥
= 𝑐𝑜𝑠𝑥 + cos 2 𝑥 − sin2 𝑥

Connaître quelques propriétés des fonctions sinus


et cosinus, notamment la parité et la périodicité

La parité permet de savoir si une fonction est symétrique par


rapport à l’axe des ordonnées. Si c’est le cas, elle est dîtes une
fonction paire, et sinon c’est une fonction impaire.
Pour qu’elle soit paire, il faut que la fonction f(x) = f(-x).
La fonction carrée par exemple est une fonction paire.
En trigonométrie, la fonction cos(𝑥) est une fonction paire, car
cos(−𝑥) = 𝑐𝑜𝑥(𝑥). Dans le cercle on voit bien que l’angle est le
même.
En revanche sin(−𝑥) = − sin(𝑥) qui n’est pas égale à sin(𝑥) !
Donc c’est une fonction impaire.

La périodicité quand-à-elle, c’est lorsqu’une fonction retombe


sur la même image dans un intervalle régulier.

Et savoir qu’elle est périodique prouve qu’elle aura ce


comportement sur ℝ. Pour le prouver, il faut que 𝑓(𝑥 + 𝑎) =
𝑓(𝑎).
1
Prenons un exemple : 𝑓(𝑥) = cos(2𝑥) −
2

Et on nous demande de démontrer qu’elle est périodique sur 𝜋.


1
Pour cela, on teste avec 𝑓 (𝑥 + 𝜋) = cos(2(𝑥 + 𝜋)) − =
2
1
cos( 2𝑥 + 2𝜋) −
2
Etant donné que cos(𝑥 + 2𝜋) = cos(𝑥) car faire 2𝜋 revient à
faire un tour et à revenir à la valeur initiale.
1 1
cos(2𝑥 + 2𝜋) − = cos(2𝑥) − = 𝑓(𝑥)
2 2
Alors la fonction f(x) est périodique de période 𝜋.

Lever une forme indéterminée grâce à un taux


d’accroissement

Les FI, il en existe 2 où le taux d’accroissement est nécessaire !


cos 𝑥−1 sin 𝑥
lim et lim
𝑥→0 𝑥 𝑥→0 𝑥
𝑐𝑜𝑠𝑥−1
Commençons avec la limite
𝑥

En effet, si on tente de le résoudre par quotient, on tombe sur


cos(0)−1 1−1 0
= = donc FI .
0 0 0

Mais on se rend compte qu’on peut remplacer 1 par cos(0). De


𝑓(ℎ+𝑎)−𝑓(𝑎)
ce fait, on aura la forme avec f la fonction cos et a =

0.
cos(𝑥)−1 cos(𝑥+0)−cos(0)
Donc on peut écrire = . De ce fait, avec
𝑥 𝑥−0
cos(𝑥)−1
cette forme, on sait que la dérivée lim = 𝑓 ′ (𝑎) = cos′ 0 =
𝑥→0 𝑥
− sin 0 = 0
sin 𝑥
Pour lim , c’est pareil. Si on a qu’un terme en haut (sin x), il
𝑥→0 𝑥
faut forcément soustraire par une fonction f(0) = 0 pour que l’on
est la forme d’un taux d’accroissement tout en gardant l’égalité.
On sait que sin(0) = 0 alors on peut l’utiliser :
sin 𝑥 sin 𝑥−sin 0
lim =
𝑥→0 𝑥 𝑥−0

On fait donc 𝑓 ′ (0) = sin′ (0) = cos(0) = 1


sin 𝑥
On en conclut que lim =1!
𝑥→0 𝑥

La propriété utilisée pour justifier ce passage est la suivante : si on a un


𝑓(𝑥+𝑎)−𝑓(𝑎)
quotient de la forme lim𝑥→ 0 , il tendra vers 𝑓′(𝑎), donc un réel !
𝑥−𝑎