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Travail d’une force

Formule :
- 𝐸𝑚 = 𝐸𝑐 + 𝐸𝑝𝑝
1
- 𝐸𝑐 = 𝑚𝑣 2
2
- 𝐸𝑝𝑝 = 𝑚. 𝑔. 𝑧 avec 𝑧 la hauteur
- ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑊𝑎𝑏 (𝐹⃗ ) = 𝐹⃗ . 𝐴𝐵

Le travail est composé de 2 choses pour exister : il doit y avoir une force, et un déplacement !
Exemple très simple, si nous prenons une bouteille, quand on la soulève pour la mettre sur une
table, il faut une certaine force, et plus la distance sera grande plus il faudra maintenir l’effort, et
donc le travail augmente !

⃗⃗⃗⃗⃗⃗
Se notant 𝑊, la force 𝑊𝑎𝑏 (𝐹⃗ ) = 𝐹⃗ . 𝐴𝐵

.
On a du coup une relation de proportionnalité ! Pour reprendre notre exemple, disons que pour
soulever une bouteille à une certaine distance il faut un travail 𝑤.

Et bien Si la distance double, l’effort double aussi !

Et si le nombre de bouteille augmente, la force pour les soulever sera 6 fois plus grande, donc le
travail sextuplera aussi (oui sextuplera) !
Etablir et exploiter les expressions du travail d'une force constante (force de
pesanteur, force électrique dans le cas d'un champ uniforme)

Le travail d’une force est la capacité d’une force à transmettre une énergie au système !
C’est-à-dire qu’il va donner une énergie au système quoi qu’il arrive, mais en fonction du
déplacement, il peut être ou moteur ou résistant.
Prenons l’exemple du déplacement d’un cube.

Si le solide veut aller du point A au point B, et que j’applique une force à plus de 90° par
rapport à AB, et bien je le ferai reculer. Ce sera donc un travail qui résiste au
mouvement de A vers B, donc c’est un travail résistant. Notons que c’est bien
uniquement au-delà de 90° qu’une force devient résistante.
Deuxième exemple avec une force qui s’applique à – de 90° par rapport à AB, dans ce
cas j’aurai bien tendance à pousser l’objet de A vers B, je le rapproche ! Donc c’est un
travail qui apporte une énergie permettant le déplacement, donc c’est un travail moteur !

Enfin le dernier cas

Dans le cas où la force appliqué est perpendiculaire au déplacement, son travail est tout
simplement nul. Et en plus de se voir assez intuitivement, il suffit d’utiliser la formule du
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝐹 ∗ 𝐴𝐵 ∗
travail. Pour une force 𝐹 perpendiculaire au déplacement : 𝑊𝐴𝐵 (𝐹⃗ ) = 𝐹⃗ . 𝐴𝐵
𝜋 𝜋
cos . Et si on a bien appris son cercle trigonométrique, on sait que cos = 0, donc
2 2
𝐹⃗ . ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐵 = 𝑊𝐴𝐵 (𝐹⃗ ) = 0

Il reste une autre propriété extrêmement intéressante et contre-intuitive, c’est qu’il existe
des travaux qui requiert exactement la même énergie quel que soit le trajet suivi pour
aller du point A au point B. On appelle ça des forces conservatives ! Prenons un
exemple concret.
Nous avons ici 2 cas. Le premier où l’on tire directement vers le haut la bouteille, et celui
où l’on pousse celle-ci le long d’un sol incliné. On pourrait se dire que le travail sera plus
grand pour rouler la bouteille jusqu’au point B que simplement la lever, car le chemin
parcouru est plus grand. Faisons des calculs et vérifions !
Dans le cas où l’on monte directement la bouteille.
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝐹. 𝐻. cos 0 = 𝐹. 𝐻
𝑊𝐴𝐵 (𝐹⃗ ) = 𝐹⃗ . 𝐴𝐵

Etant donné que le déplacement et la force sont colinéaires, il n’y a aucun angle, d’où le
cos 0.

Maintenant prenons le deuxième cas :

𝑊𝐴𝐵 (𝐹⃗ ) = 𝐹⃗ . ⃗⃗⃗⃗⃗⃗


𝐴𝐵 = 𝐹. 𝐴𝐵. cos 𝛼

Et là on peut se dire que ça n’a rien avoir, mais pourtant si nous regardons bien,
𝐴𝐵. cos 𝛼 = 𝐻.
Il faut remarquer le triangle rectangle suivant :

Et si l’on fait 𝐴𝐵. cos 𝛼, c’est bien le côté adjacent de ce triangle, donc la hauteur H. De
ce fait 𝐴𝐵. cos 𝛼 = 𝐻 et

𝐹⃗ . ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐵 = 𝐹. 𝐻
Nous retombons bien sur le même résultat. Mais cela ne fonctionne que parce que c’est
une force conservative, et ce que nous venons de faire n’est qu’une observation de ce
phénomène, et non pas une démonstration.
Il faut savoir que le poids est une force conservative. Son travail ne dépendra donc pas
du trajet mais uniquement de la hauteur.
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝑃. 𝐴𝐵. cos 𝛼 = 𝑃. 𝐻
𝑊𝐴𝐵 (𝑃⃗⃗) = 𝑃⃗⃗. 𝐴𝐵

Car sa direction étant vertical, quel que soit le vecteur AB, 𝐴𝐵. cos 𝛼 sera toujours la
hauteur .

Pour aller au point B :

𝑊𝐴𝐵 (𝑃⃗⃗) = 𝑃⃗⃗. ⃗⃗⃗⃗⃗⃗


𝐴𝐵 = 𝑃. 𝐴𝐵. cos 𝛼

Faisons apparaître le triangle rectangle :

Donc c’est la hauteur entre A et B. Et si nous mettons en place un axe Z, étant l’altitude
On peut dire que 𝐴𝐵. cos 𝛼 = 𝑍𝑎 − 𝑍𝑏
Ce qui donne au final :

𝑃⃗⃗. ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐵 = 𝑃(𝑍𝑎 − 𝑍𝑏) = 𝑃. 𝐻
Et pour voir à quel point le trajet n’a pas d’importance :

Dans le cas où nous rapprochons A et B, si nous refaisons nos calculs, on retombera


exactement sur le même résultat. On conclut que seul la hauteur entre A et B rentre en
jeu dans la valeur du travail !

Pour généraliser, on dira que le poids à un travail tel que

𝑊𝐴𝐵 (𝑃⃗⃗) = 𝑃 ∗ 𝐻 = 𝑚. 𝑔 ∗ (𝑍𝑎 − 𝑍𝑏) = 𝑚. 𝑔. 𝑧

Et c’est ce que l’on appelle l’énergie potentiel de pesanteur, ou 𝐸𝑝𝑝.

D’ailleurs, si 𝐸𝑝𝑝 = 𝑚. 𝑔. 𝑧, alors en reprenant la formule du travail du poids :


𝑚. 𝑔 ∗ (𝑍𝑎 − 𝑍𝑏) = 𝑚. 𝑔. 𝑍𝑎 − 𝑚. 𝑔. 𝑍𝑏 = 𝐸𝑝𝑝(𝐴) − 𝐸𝑝𝑝(𝐵)
Le travail du poids, c’est donc la variation d’énergie potentiel de pesanteur !
Etant donné que ∆𝐸𝑝𝑝 donnerait la variation entre après et avant, on notera :

𝑊𝐴𝐵 (𝑃⃗⃗) = 𝐸𝑝𝑝(𝐴) − 𝐸𝑝𝑝(𝐵) = −∆𝐸𝑝𝑝 Car c’est la variation entre avant et après !

Maintenant prenons l’exemple de la force électrique dans un champ uniforme.

Dans un champ uniforme règne un champ électrique noté 𝐸⃗⃗ . Très souvent ce champ
sera créé entre 2 armatures. Ce champ appliquera de ce fait aux particules une certaine
force 𝐹⃗ , force qui permet de dévier la particule. On sait la calculer : 𝐹 = 𝑞. 𝐸 avec 𝐸 le
champ électrique et 𝑞 la charge élémentaire. La nouveauté sera que désormais que l’on
peut calculer son travail !
Prenons un exemple où l’on cherche le travail pour le déplacement d’un proton d’un
point A à un point B :

Etant un proton, sa force ira dans la même direction que le champ


Maintenant, trouvons son travail :
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝑞. 𝐸 ∗ 𝐴𝐵 cos 𝛼
𝑊𝐴𝐵 (𝐹⃗ ) = 𝐹⃗ ∗ 𝐴𝐵

Nous refaisons le triangle rectangle :

Et on se rend compte que 𝐴𝐵 cos 𝛼 est simplement la distance 𝑑 (distance sur l’axe des
X) entre A et B.
𝑈
Cette distance, on la retrouve dans la formule 𝐸 = . Et cela équivaut à dire :
𝑑

𝐸. 𝑑 = 𝑈
Donc
𝑞. 𝐸 ∗ 𝐴𝐵 cos 𝛼 = 𝑞. 𝐸. 𝑑 = 𝑞. 𝑈𝐴𝐵
Ce 𝑈𝐴𝐵 , c’est la tension entre A et B. C’est une différence de potentiel (𝑉𝑎 − 𝑉𝑏). C’est
pourquoi si on part de B vers A, ce sera 𝑈𝐵𝐴 , qui sera l’opposé de 𝑈𝐴𝐵 . Si au point A le
voltage est de 9 volt, et au point B de 3 volt, alors 𝑈𝐴𝐵 = 6𝑉 et 𝑈𝐵𝐴 = −6𝑉.
Ce qui est enfin très intéressant de constater, c’est que cette force est conservative, que
si on fait un chemin et qu’on perd X joules, on les regagnera en faisant le chemin
inverse, elle se conserve. Et on peut ainsi mettre en place l’énergie potentiel électrique,
ou 𝐸𝑝é = 𝑞. 𝑉

De la même manière qu’avec le poids, le travail d’une force électrique représente


l’opposé de la variation d’𝐸𝑝é . C’est-à-dire que :

𝑊𝐴𝐵 (𝐹⃗ ) = 𝐸𝑝é 𝐴 − 𝐸𝑝é 𝐵 = −∆𝐸𝑝é


Faisons un exercice d’application :

Quand on demande l’expression du travail d’une force, c’est simplement reprendre la


formule générale.

𝑊𝐴𝐵 (𝐹⃗ ) = 𝐹⃗ ∗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗


𝐴𝐵 = 𝑞. 𝐸⃗⃗ ∗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐵

On s’arrête là car on nous demande simplement en fonction de 𝐸⃗⃗ , ⃗⃗⃗⃗⃗⃗


𝐴𝐵 et 𝑞.

La question 2) nous demande simplement de justifier la forme 𝑞 ∗ 𝑈𝐴𝐵 .


⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝐸 ∗ 𝐴𝐵. cos 𝛼 = 𝑈𝐴𝐵 Et que donc 𝑞. 𝐸⃗⃗ ∗ 𝐴𝐵
Il suffit donc de dire que 𝐸⃗⃗ ∗ 𝐴𝐵 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝑞. 𝑈𝐴𝐵 .

De la simple logique !

La dernière question est une mise en application. 𝐻𝑒 2+ est un atome possédant donc 2
protons. Alors sa charge élémentaire sera 2 ∗ 1.6 ∗ 10−19 = 3.2 ∗ 10−19 𝐶
𝑞. 𝑈𝐴𝐵 = 3.2 ∗ 10−19 ∗ 400 = 1.28 ∗ 10−16 𝐽
Etablir l'expression du travail d'une force de frottement d'intensité constante dans
le cas d'une trajectoire rectiligne

Le frottement, c’est une force qui s’oppose au glissement d’un solide. C’est-à-dire qu’il
va ralentir le système dans son déplacement d’un point A à un point B.
Voici 2 cas de figures :

On voit que la force de frottement forme un angle de 𝜋 avec le vecteur déplacement.


Si on calcule le travail de la force :
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝐹. 𝐴𝐵 cos 𝜋 = 𝐹. 𝐴𝐵 ∗ −1 = −𝐹. 𝐴𝐵
𝑊𝐴𝐵 (𝐹⃗ ) = 𝐹⃗ ∗ 𝐴𝐵

Le travail est donc négatif, ce qui est bien cohérent car le frottement va ralentir le
système, s’opposer à son déplacement de A vers B. C’est donc un travail résistant.
Deuxième cas :

Dans ce cas-là, dans le déplacement de B vers A, la force de frottement va une nouvelle


fois s’opposer au déplacement, et on retombera sur

𝑊𝐴𝐵 (𝐹⃗ ) = −𝐹. 𝐴𝐵

On en conclut donc que le travail de la force de frottement est par définition résistant. Et
surtout que cette force n’est pas conservative ! Car que l’on fasse un chemin ou son
inverse, aucune énergie n’est récupérée.
Pour bien comprendre, reprenons le poids. Elle est conservative car lorsque l’on jette un
objet d’une hauteur H, le travail est de :
𝑚. 𝑔. 𝑧
Maintenant, si on fait le chemin inverse, le travail sera de
−𝑚. 𝑔. 𝑧
Maintenant si on reprend les forces de frottement, lorsque l’on va dans un sens, le
travail est :
−𝐹 ∗ 𝐴𝐵
Si on fait le chemin inverse, cela donnera
−𝐹 ∗ 𝐴𝐵
La force n’est donc à aucun moment récupéré, au contraire elle ne peut que diminuer.

Rappelons-nous, la propriété qui découle du raisonnement précédent est que l’énergie


mécanique se conserve lorsque la force est conservative :
∆𝐸𝑚 = 0
Mais dès que des énergies non conservatives rentrent en jeu, forcément il y’aura gain
ou perte d’énergie, alors il y’a aura variation de l’𝐸𝑚.
Cela permet d’introduire une égalité très importante :

∆𝐸𝑚 = ∑ 𝑊(𝐹⃗ )𝑛𝑜𝑛 𝑐𝑜𝑛𝑠𝑒𝑟𝑣𝑎𝑡𝑖𝑣𝑒

Cela signifie que la somme des travaux des forces non conservatives nous donne la
variation d’énergie mécanique. Prenons l’exemple d’une pendule.

3 vecteurs forces sont à prendre en compte :


⃗⃗. Le poids, noté 𝑃⃗⃗ et enfin la force de frottement 𝐹⃗ .
La tension du fil, noté 𝑇
La tension du fil étant perpendiculaire au déplacement, elle ne rentre pas en jeu dans
les énergies.
Le poids a une énergie mécanique 𝐸𝑚 constante car c’est une énergie conservative.
Enfin, la force de frottement va constamment appliquer un travail résistant. Le travail
étant une énergie, il y’aura donc une perte d’énergie continue du au frottement, alors
𝐸𝑚 diminuera. Et par simple déduction, il diminuera en fonction de la force de frottement
𝐹. Si la force de frottement est de −10𝑗 pour aller du point A au point B, alors ∆𝐸𝑚 =
−10.
Si on rajoute une autre force non conservative, tel qu’une main qui pousse l’objet vers
l’avant. Et bien si elle délivre une énergie de 100j, alors il faudra déduire 10j du au
frottement, et ∆𝐸𝑚 = 90𝑗. Voilà pourquoi

∆𝐸𝑚 = ∑ 𝑊(𝐹⃗ )𝑛𝑜𝑛 𝑐𝑜𝑛𝑠𝑒𝑟𝑣𝑎𝑡𝑖𝑣𝑒

Analyser les transferts énergétiques au cours du mouvement d'un point matériel

Nous avons beaucoup parlé du travail, mais il est complémentaire à la notion d’énergie.
Il existe beaucoup d’énergie, mais tout dépend du système et des forces qui s’y
applique. En terminale nous étudions le plus souvent des mouvements de solides dans
l’air.
Nous l’avons dit plus tôt, l’énergie mécanique se conserve lorsqu’il n’y a que des forces
conservatives qui s’applique dans un système. Dans le cas où il n’y a que le poids,
l’énergie mécanique se calcule de la manière suivante :
𝐸𝑚 = 𝐸𝑐 + 𝐸𝑝𝑝
Pourtant le poids n’est que 𝐸𝑝𝑝 = 𝑚. 𝑔. 𝑧, alors pourquoi il s’ajoute l’énergie cinétique ?
Reprenons notre pendule :
Le pendule M aura une hauteur H qui variera selon les instants. Donc si par exemple il
diminue, il faudra bien qu’une énergie se forme pour combler ce manque. Plus
précisément il y’aura conversion d’énergie potentiel de pesanteur en une énergie autre
énergie : l’énergie cinétique. C’est une énergie qu’acquiert un solide du fait de son
mouvement.
Lorsque l’on regarde l’𝐸𝑝𝑝 et l’𝐸𝑐 au cours du temps, quand seul le poids rentre en jeu
(sans force non conservative), voici ce que l’on peut voir :

On voit que l’énergie mécanique est constante, et que les 2 autres énergies se
compensent à n’importe quel temps T.

Dans le cas où il y’a des frottements, l’énergie mécanique va baisser. Le graphique aura
donc cette allure :
L’énergie mécanique diminue : une partie de l'𝐸𝑝𝑝 et l’𝐸𝑐 se dissipe peu à peu.

Maintenant, prenons un cas particulier et analysons comment nous pourrons déterminer


une vitesse avec cette égalité.
1) Faire l’inventaire des forces extérieures exercées sur la sphère. Les représenter
sur un schéma.
C’est une question assez récurrente, faire le bilan des forces extérieur !
Dans un pendule, nous avons la tension du fil, le poids du solide, et enfin le
frottement de l’air. Mais il n’y a pas de frottements, donc cette force ne sera pas prise
en compte.

2) Comment évolue l’énergie mécanique de la sphère au cours du temps ?


La force de tension est perpendiculaire à la direction, donc son travail est nul ! Il ne reste
plus que le poids comme travail. Etant une force conservative, l’énergie mécanique est
constante.
3) Quels transferts d’énergie ont lieu au cours d’une oscillation ?
La seule force est le poids, du coup le solide possède une énergie potentiel de
pesanteur (𝐸𝑝𝑝) qui pourra se transférer en énergie cinétique (𝐸𝑐) et inversement !

4) Donner l’expression de l’énergie mécanique de la sphère lorsqu’elle est en


A, en fonction de m, g, α et L

En A, il n’y a aucune vitesse initiale ! Cela signifie que 𝐸𝑐 = 0. Donc :


𝐸𝑚 = 𝐸𝑐 + 𝐸𝑝𝑝 = 0 + 𝐸𝑝𝑝 = 𝐸𝑝𝑝
Et 𝐸𝑝𝑝 = 𝑚. 𝑔. 𝑧
On a 𝑚 et 𝑔, mais 𝑧 est plus compliqué à trouver, effectivement il n’est pas dit
explicitement. Reprenons le schéma :
Ce que l’on cherche, c’est la hauteur OA. Il faut y voir un triangle rectangle :

Deuxième chose à se rendre compte, c’est que la distance OI, c’est tout simplement la
longueur 𝐿 ! Il reste donc à soustraire la distance OI avec JI pour avoir OA.
IJ, c’est simplement 𝐿 cos 𝛼, donc on peut écrire :
𝑧 = 𝑂𝐴 = 𝑂𝐼 − 𝐽𝐼 = 𝐿 − 𝐿 cos 𝛼 = 𝐿(1 − cos 𝛼)
Ce qui nous permet de retrouver l’énergie potentiel de pesanteur :
𝐸𝑝𝑝 = 𝑚. 𝑔. 𝑧 = 28 ∗ 67 ∗ 𝐿(1 − cos 𝛼) = 𝐸𝑚(𝐴)
On a donc bien trouvé l’énergie mécanique au point A.
Donner l’expression de l’énergie mécanique de la sphère lorsqu’elle passe au
point O, en fonction de m et de la valeur de la vitesse v0 lorsqu’elle passe au point
O.
Au point O, on peut dire que son altitude est nul, le système est au point le plus bas.
De ce fait, 𝐸𝑝𝑝 = 0 alors 𝐸𝑚 = 𝐸𝑐.
1
𝐸𝑐 = 𝑚. 𝑣02
2
1
On en conclut que 𝐸𝑚(𝑂) = 𝑚. 𝑣02
2

À partir des relations précédentes, déterminer l’expression puis la valeur de


l’angle dont a été écarté le pendule sachant que v0 = 1,17 m . s–1.

On nous demande d’utiliser les relations précédentes. Nous avons 2 expressions de


l’énergie mécanique à 2 points différents. Or, nous avons dit que l’énergie mécanique se
conserve (∆𝐸𝑚 = 0), de ce fait :
𝐸𝑚(𝐴) = 𝐸𝑚(0)
1
𝑚. 𝑔. 𝑧 = 𝑚. 𝑣02
2
Là il faut isoler le 𝑧, car il contient le cos 𝛼 que l’on cherche à déterminer.
1
𝑔. 𝑧 = . 𝑣02
2
1 2
𝑣0 𝑣02
𝑧=2 =
𝑔 2𝑔
Là on fait apparaître l’angle :
𝑣02
𝐿(1 − cos 𝛼) =
2𝑔
𝑣02
1 − cos 𝛼 =
2𝐿𝑔
𝑣02
cos 𝛼 = − +1
2𝐿𝑔
Il suffit de faire 𝑎𝑟𝑐𝑐𝑜𝑠 pour isoler le 𝛼
𝑣02
𝛼 = arccos(− + 1)
2𝐿𝑔
Application numérique :
1.172
𝛼 = arccos (− + 1) = 2.62°
2 ∗ 67 ∗ 9.81

1) Nous sommes dans un mouvement rectiligne, donc le travail du poids n’a aucun
effet étant donné que l’altitude ne change pas (−∆𝐸𝑝𝑝 = 0). Il ne reste plus que
l’énergie cinétique, et les frottements. D’ailleurs sa valeur est donné et
correspond à 4.0 ∗ 10−2 𝑁.
2)
1
⃗⃗⃗⃗⃗ ) = . 𝑚. 𝑣 2
𝑊𝑙 (𝐸𝑐
2
𝑊𝑙 (𝐹⃗ ) = −𝐹. 𝑙

3) On le rappelle, l’énergie mécanique se conserve uniquement s’il n’il y’a que des
forces conservatives qui rentre en jeu. En l’occurrence nous avons les forces de
frottements qui ne sont pas conservatives, alors l’énergie mécanique ne se
conserve pas, et ∆𝐸𝑚 = 𝑊𝑙 (𝐹⃗ )
4) Pour que la balle atteint le trou avec une vitesse nulle, nous devons corréler
l’énergie cinétique avec les forces de frottement. Nous savons que ∆𝐸𝑚 = 𝑊𝑙 (𝐹⃗ ),
mais nous pouvons aussi dire que :∆𝐸𝑚 = 𝐸𝑐(𝑓𝑖𝑛𝑎𝑙) − 𝐸𝑐(𝑑é𝑝𝑎𝑟𝑡). De ce fait, si
1
la boule s’arrête à la fin, 𝐸𝑐(𝑓𝑖𝑛𝑎𝑙) = 0 et ∆𝐸𝑚 = −𝐸𝑐(𝑑é𝑝𝑎𝑟𝑡) = − 𝑚. 𝑣 2 .Il suffit
2
plus qu’à résoudre :
1
. 𝑚. 𝑣 2 = −𝐹. 𝑙
2
On isole donc le 𝑣 :
𝑚. 𝑣 2 = −2. 𝐹. 𝑙
−2. 𝐹. 𝑙
𝑣2 =
𝑚
−2. 𝐹. 𝑙 −2. 𝐹. 𝑙
𝑣=√ 𝑜𝑢 − √
𝑚 𝑚
−2.𝐹.𝑙
La vitesse n’étant que positive, nous garderons uniquement √ .
𝑚
En application numérique, cela donne :
−2 ∗ 4 ∗ 10−2 ∗ 6
𝑣=√ = 3.3 𝑚. 𝑠 −1
45 ∗ 10−3