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JEAN-MARIE SEPULCHRE

DxO
pour les photographes
ÉDITIONS EYROLLES
61, bd Saint-Germain
75240 Paris Cedex 05
www.editions-eyrolles.com

Le code de la propriété intellectuelle du 1er juillet 1992 interdit en effet expressément la pho-
tocopie à usage collectif sans autorisation des ayants droit. Or, cette pratique s’est généralisée
notamment dans les établissements d’enseignement, provoquant une baisse brutale des achats
de livres, au point que la possibilité même pour les auteurs de créer des œuvres nouvelles et
de les faire éditer correctement est aujourd’hui menacée.
En application de la loi du 11 mars 1957, il est interdit de reproduire intégralement ou partiellement le
présent ouvrage, sur quelque support que ce soit, sans autorisation de l’Éditeur ou du Centre Français
d’Exploitation du Droit de Copie, 20, rue des Grands-Augustins, 75006 Paris.
© Groupe Eyrolles, 2008, ISBN : 978-2-212-12278-7
Remerciements

Je tiens à remercier :
les éditions Eyrolles, qui m’ont fait confiance pour ce nouveau projet, et en particulier son
directeur éditorial, Éric Sulpice, et mon éditrice, Stéphanie Poisson, pour sa vigilance. Merci
aussi au service de fabrication et à l’équipe de Nord Compo pour avoir réussi à monter ce
beau livre dans de si brefs délais ;
l’équipe de DxO, et notamment Luc Marin, Cyrille de la Chesnais, Frédéric Guichard et Jean
Cassagne, que j’ai soumis à la question sur les options de réglages et d’ergonomie du logiciel
et qui y ont résisté courageusement ;
ma famille, enfin, qui m’a supporté avec patience pendant l’écriture de ce livre, surtout durant
les périodes de vacances !
Avant-propos

Lors de la PMA 2004 (salon annuel de l’association du marketing photo américain), à Las
Vegas, une petite start-up française annonçait la sortie du premier logiciel capable de corriger
de façon automatique les défauts optiques des objectifs – notamment de grand-angle – utilisés
sur les appareils reflex numériques.
À l'aide de modules personnalisés par couple boîtier-objectif, et à l’utilisation des informa-
tions EXIF permettant de savoir à quelle focale ils étaient utilisés, le logiciel DxO Optics Pro
allait pouvoir corriger la distorsion, le vignetage, les aberrations chromatiques, mais aussi
le piqué des images, grâce aux mesures opérées sur les optiques et notamment sur les écarts
de rendement entre le centre et le bord des photos.
Quatre ans plus tard, après que les versions antérieures eurent reçu des récompenses pres-
tigieuses (meilleur logiciel photo pour le TIPA – Technical Image Press Association, repré-
sentant 31 magazines de 12 pays d’Europe – en 2006, meilleur logiciel photo pour l’EISA
– European Imaging and Sound Association, regroupant 50 magazines européens – en 2007),
la version 5 de DxO Optics Pro reprend tous les principes d’origine du produit, mais s’est
enrichie de fonctions qui permettent d’envisager de ne plus faire les corrections de nature
photographiques qu’avec ce seul outil.

Un concept scientifique
La genèse du logiciel DxO est à rechercher dans les origines de la société, pionnier de la
vision artificielle notamment pour la surveillance de sécurité par ordinateur. Via le dévelop-
pement des outils mathématiques de traitement d’images a surgi le concept de mesure de
la qualité d’une image numérique, puis est intervenue la mise au point de l’outil de mesure
DxO Analyzer qui permet de caractériser la qualité optique d’un couple objectif-capteur
numérique.
Les premières mesures de qualité optique obtenues par ce procédé ont été publiées en février
2004, dans le numéro 261 de la revue Chasseur d’Images, et j’ai moi-même été initié à

VII
DxO pour les photographes

l’utilisation de ce système en mars de la même année, publiant mes premiers essais sur mon
site en avril. Nous étions alors deux sites Internet au monde à expérimenter ce système de
notation des qualités optiques.
C’est à partir de mesures scientifiques reproductibles qu’ont été développés des systèmes de
correction qui visaient en tout premier lieu à éliminer, au cas par cas, les défauts mesurés :
• la distorsion, qui transforme les droites en courbes, avec parfois des distorsions irrégulières
sur les bords des images ;
• l’aberration chromatique, qui génère des franges colorées autour des bords francs d’un
sujet délimité ;
• le vignetage, qui assombrit les coins des images ;
• l’absence de piqué ou de séparation nette des détails, souvent plus visible sur les bords
qu’au centre des photos.
Quand on connaît les défauts d’une optique sur un appareil donné (la qualité globale dépen-
dant aussi des filtres et des micro-lentilles apposées devant le capteur – pour la technologie
mise en œuvre dans les reflex numériques, voir La pratique du reflex numérique, de René
Bouillot, aux éditions VM), on peut la corriger par des « contre-mesures », qui seront adaptées
au traitement apporté en interne par l’appareil en sauvegardant l’image pour la transformer
en fichier JPEG ou RAW.
Le premier DxO Optics Pro que j’ai eu l’honneur de « bêta-tester » avec un tout petit nombre
de photographes pionniers ne traitait que les fichiers JPEG ; pour obtenir de très bons résultats,
il fallait prendre garde à ce que la prise de vue soit effectuée avec les réglages de base de
l’appareil utilisé. Dès la présentation à la PMA, il fut évident qu’il allait être nécessaire de
s’attaquer aux fichiers RAW si l’on souhaitait réaliser des corrections plus complètes.

Un concept photographique
Dès la période de mise au point de la première version du logiciel, DxO s’est entouré de
photographes qui ont collaboré, par leurs conseils ou les exemples qu’ils proposaient au
traitement, à la définition des fonctionnalités et des réglages nécessaires. En effet, même si
les mesures scientifiques permettent de savoir comment modifier un fichier pour sublimer
les performances optiques de base, il n’y a pas qu’une correction valide pour tous les sujets :
certains photographes aiment les images très nettes et saturées, d’autres les préfèrent vapo-
reuses et diaphanes…
Dès que DxO Optics Pro a été capable de convertir les fichiers RAW, de nombreuses options
de contrôle permettant de personnaliser les corrections ont été incorporées en plus des réglages
d’optimisation automatique, puis le système des presets, qui sont des fichiers contenant le

VIII
Avant-propos

type de corrections à appliquer à tout un lot d’images, a été ajouté. Au fil du temps, le logiciel
est devenu plus complexe, offrant par exemple pour ses versions 2 à 4 trois modes de travail
(Automatique, Avancé ou Expert), qui n’étaient pas des plus aisés à maîtriser.
La version 5, entièrement recomposée autour d’un nouveau moteur de conversion des fichiers
(qui procure des images plus fines que les versions précédentes) et d’une interface simplifiée,
permet désormais d’appliquer toutes les corrections photographiques, jusqu’à la suppression
des poussières, sur les fichiers de tous les reflex numériques leaders du marché. Le logiciel
conserve cependant sa philosophie et sa construction modulaire – les corrections optiques
ne sont possibles que si l’on dispose des modules contenant les mesures et les corrections du
couple boîtier-objectif que l’on utilise –, mais il a intégré de nombreuses autres fonctions, y
compris celle, optionnelle, de recréation des rendus des films argentiques à partir des prises
de vue numériques.
Après avoir collaboré toutes ces années avec l’équipe de DxO, et avoir vu le produit évoluer
notamment grâce à la consultation de nombreux experts de l’image, j’ai eu l’idée d’expliquer
simplement aux photographes amateurs comment on pouvait s’en servir au mieux. Ce logiciel
présente le grand avantage de permettre de travailler en mode automatique d’optimisation
rapide et complète, mais aussi de façon plus pointue, plus personnelle selon la sensibilité
photographique de chacun, grâce à de nombreux réglages plus avancés. Ce livre n’entend pas,
bien sûr, se substituer à son mode d’emploi, qui décrit précisément toutes ses fonctions de
base, ni au site de DxO, qui permet de trouver les réponses à des problèmes informatiques ou
techniques précis : il est au contraire construit sur une démarche progressive, pratique, faisant
découvrir les réglages simples avant les corrections complexes, et se veut une incitation à
expérimenter toutes les facettes créatrices proposées par ce produit passionnant.

IX
Sommaire

Chapitre 1 : Acheter et installer DxO


Acheter DxO Optics Pro . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1
CD-Rom ou achat en ligne ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1
Essayer d’abord . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
Configuration informatique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
Choisir une version . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
S’inscrire en ligne. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
Payer en ligne. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
Téléchargement et sauvegarde . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
Installation et activation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
Activation en ligne . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
DxO sans Internet ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
Transfert de licence . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
Réactivation du logiciel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
Préférences . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
Aide . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
Mise à jour . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11

Chapitre 2 : Maîtriser DxO


Lancer un projet DxO . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
Sélectionner des images . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
Classement et piles d’images . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
Autres sélections d’images. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
Choisir l’ergonomie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
L’espace de travail . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18

XI
DxO pour les photographes

Ouverture des palettes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19


Palettes informatives . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
Choix des palettes les plus importantes. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
Confection d’une palette personnalisée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
Palettes fixes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
Palettes flottantes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
Corriger les images . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
Traiter le projet . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
Choisir les formats de sortie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
Lancer le traitement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
Visualiser les résultats . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
Comparer les images. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
Utiliser le zoom . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
Sauvegarder le projet . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26

Chapitre 3 : Corriger automatiquement


Correction de couleur. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28
Correction de lumière. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28
Compensation d’exposition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29
DxO Lighting . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30
Vignetage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
Correction de géométrie. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
Distorsion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33
Ajustements manuels . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 34
Correction des détails . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37
Optimisation du piqué. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37
Aberration chromatique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39
Réduction de bruit. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41
Corrections simplifiées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43
Absence de correction de détails . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 44
Vignetage et distorsion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 44
DxO sans module de boîtier. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 45

Chapitre 4 : Optimiser les corrections


Équilibrer un fichier JPEG . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 47
Ajuster l’exposition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 47

XII
Sommaire

Utiliser le DxO Ligthing . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 49


Supprimer les dominantes. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 53
Ajuster la saturation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 54
Optimiser les fichiers RAW. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 57
Récupérer les hautes lumières . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 57
Rééquilibrer les ombres . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 59
Caler la balance des blancs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 60
Rendu des couleurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 61
Affiner les corrections optiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 61
Ajuster la distorsion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 62
Conserver du vignetage. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 64
Éliminer les franges violettes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 65
Gérer les détails. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 66
Maîtriser le bruit numérique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 66
Supprimer les poussières. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 68
Optimiser la netteté . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 69

Chapitre 5 : Les corrections avancées


Agir sur l’équilibre de l’image . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 73
Correction par la courbe de tons. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 74
Modifier les couleurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 79
Correction TSL . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 79
La balance multi-point . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 81
Rectifier la géométrie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 83
Redresser l’horizon . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 83
Recréer des parallèles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 84
Recadrer l’image . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 85
Réglages avancés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 86
Recadrage final . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 88

Chapitre 6 : Simuler un film argentique


Pourquoi le FilmPack ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 89
La colorimétrie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 90
Le grain . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 92
Le FilmPack et ses versions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 95
Le FilmPack utilisé seul . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 97

XIII
DxO pour les photographes

Le FilmPack dans Photoshop. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 98


Le FilmPack dans DxO Optics Pro . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 100
Choisir une image neutre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 101
Privilégier le format RAW . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 102
Préparer au mieux les fichiers JPEG . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 106
Choisir le rendu d’un film . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 107
Choisir le type de film . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 109
Effets spéciaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 110
Ajuster le rendu final . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 111
Moduler le grain . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 113
Intensité du grain . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 114
Taille du grain . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 114
Personnaliser ses réglages . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 115
Choisir des options plus poussées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 116
Préparer des presets . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 116
Appliquer les presets. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 117
Des possibilités sans limite . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 118

Chapitre 7 : Automatiser les traitements


Corriger par lot . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 119
Appliquer les corrections sur une pile . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 119
Dupliquer les corrections . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 120
Utiliser des presets . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 121
Presets livrés avec le logiciel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 122
Création de presets . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 123
Choix des corrections. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 123
Sauvegarde du preset. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 124
Exporter un preset . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 125
Importer un preset . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 125
Recevoir un preset . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 126
Télécharger un preset . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 126
Utiliser des presets V4. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 126
Élaborer ses propres presets. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 127
Créer des presets pour les fichiers JPEG . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 127
Créer des presets pour les fichiers RAW. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 131
Preset intégrant la netteté. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 134
Presets complexes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 135

XIV
Sommaire

Chapitre 8 : DxO et les autres logiciels


La conversion des fichiers RAW . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 137
Incompatibilité après conversion. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 137
Les convertisseurs compatibles. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 139
Des évolutions souhaitables . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 140
L’exportation des images . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 140
Exportation au format DNG. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 141
Sauvegarde au format TIFF . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 143
Des logiciels complémentaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 144
Utilitaires indispensables . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 144
Des compléments utiles. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 148
Interpolation et tirages géants. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 148
Création de panoramiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 152

Index. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 159

XV
Chapitre 1

Acheter
et installer DxO

Il est possible de se procurer le logiciel DxO Optics Pro chez un revendeur ou en ligne, sur le
site www.dxo.com. L’achat en magasin vous laisse le choix du mode de paiement, mais quoi
qu’il en soit le chargement du logiciel doit obligatoirement se faire par une liaison Internet,
car le produit est constitué de très nombreux modules et seuls ceux qui correspondent à votre
équipement photographique sont nécessaires. Au cas improbable où vous ne disposeriez pas de
liaison Internet, rien n’est cependant perdu : vous pouvez acheter en ligne depuis l’ordinateur
d’un ami, ou d’un cybercafé, et sauvegarder le produit sur un CD-Rom en vue de l’installer
sur un ordinateur non relié au réseau. Attention, pour terminer l’installation le logiciel il sera
quand même nécessaire de disposer d’une liaison Internet sur un autre ordinateur pendant
la phase d’activation !

Acheter DxO Optics Pro


Acheter DxO Optics Pro ne consiste pas à acquérir un produit inscrit sur un support physique,
mais à vous procurer une licence vous autorisant à télécharger et à utiliser le programme sur
deux ordinateurs (par exemple un fixe et un portable, indifféremment PC ou Mac).

CD-Rom ou achat en ligne ?


Quand on achète une boîte DxO Pro chez un revendeur, le CD-Rom ne contient que le petit
logiciel destiné à gérer le téléchargement de tous les composants du programme et une clé
d’activation qu’il faudra enregistrer sur le site Web de DxO. Cette solution est facile si vous
ne souhaitez pas, par principe, effectuer de paiements en ligne. Cependant, il vous prive de la
possibilité d’essayer gratuitement le logiciel pendant deux semaines avant de le transformer
en version payante…

1
DxO pour les photographes

Essayer d’abord
La meilleure solution pour essayer DxO Optics Pro est de télécharger une version d’essai de
15 jours, et de la payer en ligne si l’expérience est concluante. Récupérer la version d’essai
est très simple : il suffit de s’inscrire sur le site Web de DxO avec une adresse e-mail valide.
Le courrier électronique que vous recevrez en retour contiendra un lien pour activer le télé-
chargement et l’installation, comme on le verra plus loin.

Pour disposer d’une version d’essai valide 15 jours, il suffit de remplir un formulaire en ligne.

Configuration informatique
DxO Optics Pro est disponible pour Windows XP et Vista (consulter le site pour connaître les
versions supportées) et fonctionne sur tout ordinateur équipé d’un processeur équivalent ou
supérieur à un Pentium IV. Il nécessite au moins 1 Go de mémoire vive, 2 Go étant vivement
conseillé pour la version Élite, car les appareils professionnels génèrent souvent des fichiers
plus lourds. Sur Mac, il est prévu pour fonctionner avec les systèmes d’exploitation OS X,
notamment Tiger et Leopard.
Il arrive que des machines Windows dotées d’anciennes versions du programme .NET
Framework Microsoft aient des difficultés à faire fonctionner correctement DxO Optics Pro.
Si tel est le cas, il est recommandé de les désinstaller (par exemple les versions 3 d’origine ou
3.5 bêta) et d’installer les versions les plus récentes qui sont en téléchargement gratuit sur le
site de mise à jour de Microsoft (http://msdn2.microsoft.com/fr-fr/netframework/bb264589.
aspx) avant d’installer DxO Optics Pro. Si une version d’essai a montré des signes de faiblesse,
on la désinstallera avant de procéder à cette mise à jour.

2
Acheter et installer DxO 1
Choisir une version
DxO Optics Pro existe en deux versions,
Standard et Élite, dont les fonctions sont
parfaitement identiques : contrairement à
beaucoup de produits dont les versions les
plus chères sont nécessaires pour accéder
aux commandes les plus avancées, elles ne
diffèrent que par leur capacité à accepter les
modules d’appareils photo dont elles gèrent
les corrections.
La version Standard prend en charge les
appareils reflex numériques de gamme amateur ou expert des marques Canon, Nikon, Konica
Minolta, Pentax ou Sony, ainsi que plusieurs bridges. La version Élite, elle, est indispensable
si l’on utilise un modèle de la gamme professionnelle Canon ou Nikon, mais elle accueille
aussi tous les modules de la gamme amateur. Si l’on a choisi la version Standard, une simple
mise à jour permettra de passer ensuite à la version Élite si l’on acquiert un boîtier reflex de
gamme professionnelle.
Vous pourrez également acquérir le module supplémentaire FilmPack (qui est présenté plus
loin, au chapitre 6), la vente couplée permettant de bénéficier de réductions quand on se
trouve en période promotionnelle.

En choisissant une version, la liste des modèles supportés est facile à vérifier.

3
DxO pour les photographes

Pour préparer l’achat, il faut choisir la version qui vous convient en vérifiant si votre appa-
reil est compatible. Le site tient à jour la liste de tous les appareils et objectifs compatibles
avec la totalité des corrections proposées par DxO Optics Pro. On complète la commande
en indiquant le pays de livraison, le taux de TVA étant variable. Les options supplémentaires
concernent l’émission d’une facture par courrier et la fourniture d’un CD de sauvegarde ; on
verra plus loin qu’il est plus facile et gratuit de confectionner son propre CD de sauvegarde
immédiatement après le téléchargement.

S’inscrire en ligne
Pour transformer une version d’essai en version définitive, pour acquérir directement le
logiciel ou pour activer une version chargée à partir d’un pack CD, il est nécessaire d’ouvrir
un compte client en indiquant ses coordonnées. Ce compte permettra ensuite de gérer toutes
les mises à jour gratuites ou les changements de versions payants. Au moment d’un premier
achat, cliquer sur la commande Acheter maintenant permet d’afficher la boîte de dialogue
d’ouverture du compte.

La création d’un compte client est rapide.

4
Acheter et installer DxO 1
Payer en ligne
Attention, seuls les paiements par carte Visa, Mastercard ou American Express sont possi-
bles sur le site DxO. Ils se font très simplement dès que le compte client est créé. Dès que
le paiement est accepté, un e-mail vous est envoyé à l’adresse électronique que vous avez
renseignée ; il comporte des liens pour lancer le programme de téléchargement du logiciel
ainsi que le code secret nécessaire pour l’activer ou pour pérenniser une version d’essai.

Téléchargement et sauvegarde
Le programme de téléchargement peut directe-
ment s’exécuter sans enregistrement préalable, car
il fait partie des données qui s’enregistreront auto-
matiquement au cours de l’installation et serviront
ensuite à la mise à jour régulière du logiciel. Si un
avertissement de sécurité intervient – selon votre
système d’exploitation – il faut confirmer l’exécu-
tion du programme, une fenêtre de dialogue vous
demandera de choisir une langue pour l’interface
et l’approbation du contrat de licence du produit.
Ensuite s’ouvriront les fenêtres permettant de choisir les modules des boîtiers et optiques
indispensables au fonctionnement du logiciel.

Module de téléchargement
En premier lieu, il s’agit de choisir les appareils photo avec lesquels le logiciel sera compa-
tible, en sachant que les charger tous sera très long et inutile tant qu’on ne possède pas
d’images prises avec ces modèles, mais ne ralentira pas le fonctionnement futur du logiciel.
(Sachez aussi que la mise à jour ultérieure est une opération facile.) Il faut ensuite choisir les
modules correspondant à ses objectifs, sans oublier que seuls les couples objectifs-boîtiers
sont fonctionnels : charger, par exemple, des modèles d’optiques Nikon alors que l’on n'a
choisi que des boîtiers Canon est totalement inutile…

On choisit d’abord les boîtiers puis les optiques.

5
DxO pour les photographes

Avant de lancer le téléchargement, il faut opter


pour une méthode d’installation : si l’on coche
l’option d’installation directe, le programme
lancera tout seul cette procédure dès la fin du
chargement du logiciel et effacera les données
temporaires et notamment le programme d’ins-
tallation ; si l’on choisit l’option « Sauvegarder
les fichiers téléchargés pour les installer sur un
autre ordinateur », on pourra graver un CD-Rom
de sauvegarde avant de procéder à l’installation,
sur l’ordinateur qui a piloté le téléchargement ou
Il est préférable de sauvegarder les fichiers sur un autre ordinateur non relié à Internet.
avant de procéder à une installation.

Sauvegarde du programme
Dès la fin de l’opération de téléchargement, l’ensemble du programme est stocké dans
un dossier situé dans les documents de l’utilisateur (par exemple, sous Windows : Mes
documents>DxO Optics Pro v5 Install) qui comporte le Setup (programme d’installation),
la documentation et les modules optiques.

Dossier créé automatiquement par le programme de téléchargement

C’est ce dossier qu’il est possible de sauvegarder en effectuant une copie sur un CD-Rom
ou sur un disque dur externe. Si beaucoup de modules ont été chargés, il est possible que la
taille du sous-dossier Modules du dossier Mes documents>DxO Optics Pro v5 Install soit
trop grande pour tenir sur un CD : il faudra alors faire la sauvegarde sur un DVD ou copier
les fichiers (xx.caf) sur plusieurs disques avant de reconstituer le sous-dossier dans l’ordi-
nateur de destination.

6
Acheter et installer DxO 1
Installation et activation
Une fois le programme sauvegardé, il suffit de cliquer sur l’icône Setup pour lancer l’instal-
lation de DxO Optics Pro. Si une ancienne version 5 est déjà présente sur votre ordinateur,
le programme la supprimera au début du cycle. En revanche, vous pouvez sans problème
conserver une ancienne version 4, la version 5 pourra partager les modules communs aux
deux configurations, de même que les presets de réglages.
DxO installe ensuite Interlock, qui est un
programme anti-piratage, puis des fichiers
nécessaires à son bon fonctionnement, comme
des éléments de programme Microsoft pour les
versions Windows. La boîte de dialogue d’instal-
lation s’ouvre alors. Je vous conseille de laisser
DxO choisir l’emplacement du programme (sous
Windows, par défaut dans Program Files) et de procéder à la copie des fichiers depuis le
dossier Mes documents>DxO Optics Pro v5 Install, qui restera intact après l’opération au cas
où il serait nécessaire de procéder à une réinstallation. Si le CD-Rom de sauvegarde que je
conseille de créer vous suffit, il est possible de supprimer ce dossier une fois que vous aurez
vérifié que DxO Optics Pro fonctionne bien. Notez qu’à la fin du processus d’installation, il
vous faudra redémarrer l’ordinateur.

Activation en ligne
À la première ouverture du programme, par un
simple clic sur l’icône DxO Optics Pro placée sur
le bureau de l’ordinateur, il faut procéder à l’acti-
vation en inscrivant dans un champ qui s’affiche
à l’écran le code secret que vous avez reçu dans
le courrier électronique de confirmation de votre
commande. Ce code est aussi affiché dans votre
compte client sur le site Internet de DxO. Le logi-
ciel se connecte ensuite automatiquement sur ce
serveur et votre licence devient valide.

DxO sans Internet ?


Ce mode d’activation en ligne pose un problème quand on installe DxO sur un ordinateur
hors ligne, par exemple un portable dédié à la sauvegarde des photos en reportage. Une
procédure un peu complexe, mais fonctionnelle, permet quand même d’activer le programme.

7
DxO pour les photographes

Le logiciel qui n’arrive pas à se connecter au serveur au moment de la phase d’activation,


lors du premier démarrage, génère un « Challenge Code » de 56 caractères, qui s’affiche à
l’écran et que vous devrez compléter dans un second temps par un « Response Code » de
196 caractères que l’on récupérera après un contact téléphonique avec le support DxO, ou
plus simplement sur un site Internet dédié à l’activation.
Sans fermer le logiciel sur l’ordinateur non connecté, ouvrez une session Internet depuis une
machine connectée et, si ce n’est déjà fait, créez votre compte client. Puis cherchez la page
https://activation.dxo.com et renseignez les champs Nom d’utilisateur et Mot de passe que
vous aurez reçus par e-mail. Vous devez ensuite entrer les codes nécessaires, soit le code
d’activation et le « code challenge » que le logiciel vient de vous fournir. Ensuite, cliquez
sur « Get your response code » : un écran apparaît pour vous donner un très long code secret
à inscrire dans le logiciel à activer sur l’ordinateur hors ligne. Heureusement, il n’est pas
nécessaire de recopier à la main le code challenge et le code réponse, car il est possible lors
de cette opération de les sauvegarder sur un fichier porté par une carte mémoire ou une clé
USB, ou de procéder à des copier/coller dans un fichier TXT.

Exemple de code d’activation hors ligne (les vrais codes ont bien sûr été effacés).

8
Acheter et installer DxO 1
Dès que la rubrique du code réponse est validée dans le logiciel situé sur la machine non
connectée, le logiciel est activé.

Transfert de licence
Pour transférer la licence DxO sur un nouvel ordinateur, il suffit de cliquer sur « Transférer
ma licence sur un autre ordinateur », dans le menu
Aide. Si une liaison Internet est disponible, le logi-
ciel contacte le serveur qui le désactive définiti-
vement. Le compte utilisateur est crédité d’une
nouvelle activation qui pourra être lancée depuis
un autre ordinateur.

Réactivation du logiciel
Après un formatage du disque dur et une réinstallation, le logiciel réagit comme s’il était
transporté sur un nouvel ordinateur. Il est donc nécessaire de transférer la licence avant tout
formatage, ou changement important sur la machine afin de pouvoir ensuite réactiver DxO
sans problème sur la nouvelle configuration. Il faut aussi le réactiver après l’installation
d’une mise à jour payante (à l’aide du nouveau code qui vous est envoyé à ce moment-là) ;
les mises à jour mineures, elles, ne nécessiteront pas de réactivation.

Préférences
Après l’installation, lors du premier démarrage du logiciel, il est possible de régler certaines
options, comme la langue qui sera utilisée dans l’interface, le profil de l’affichage et la
configuration de l’ordinateur en matière d’affichage :
• le profil ICC sélectionné peut être Adobe RVB, sRVB ou le profil de l’écran (si l’écran est
étalonné, il vaut mieux choisir son profil) ;
• l’accélération GPU doit être désactivée si la carte graphique est ancienne, sinon il y a des
risques de scintillement ;
• on peut déterminer un emplacement pour la base de données qui garde en mémoire tous
les projets traités avec DxO.
Quand on modifie les préférences, il faut fermer le logiciel et le redémarrer pour qu’elles
soient prises en compte.

9
DxO pour les photographes

Choix des préférences

Aide
Le menu d’aide appelle un logiciel qui lit les fichiers PDF, ce qui permet de consulter
confortablement et d’imprimer la notice correspondant au problème rencontré ou au réglage
à expliquer. Si vous n’avez pas de logiciel d’ouverture des PDF sur votre ordinateur, n’hésitez
pas à télécharger le logiciel Acrobat Reader, gratuit, à l’adresse www.adobe.com/fr/products/
reader.
Cliquer sur l’aide en ligne depuis un ordinateur relié à Internet ouvre directement la page
Support sur le site de DxO, ce qui permet de consulter les réponses aux questions déjà posées
par des usagers du logiciel ou d’en poser soi-même.

En cas de problèmes techniques


Si le logiciel ne veut pas démarrer, on peut joindre directement l’aide en ligne à
l’adresse www.dxo.com/fr/photo, rubrique Support. Le support DxO peut être contacté
directement par un formulaire à remplir sur le site, mais beaucoup de problèmes
sont abordés dans la Foire Aux Questions. Vous recevrez les réponses par courrier
électronique, généralement très rapidement. Il est aussi possible de dialoguer avec des
utilisateurs sur le forum ouvert par DxO (http://forum.dxo.com/).

10
Acheter et installer DxO 1
Mise à jour
Si on a choisi la mise à jour automatique dans le menu Préférences,
le logiciel vérifie à chaque lancement sur le serveur distant s’il
existe une version plus récente que celle qui est installée sur l’or-
dinateur. On peut aussi le vérifier en cours d’utilisation avec la
commande Rechercher des mises à jour, du menu Aide.
En revanche, la mise à jour des modules n’est pas automatique. La commande Modules DxO
du menu Aide ouvre une fenêtre qui affiche tous les modules installés dans le logiciel : pour
effectuer une telle mise à jour, il faut cliquer sur Installer, en bas à droite de la fenêtre.
Dès que le serveur distant est connecté, une première liste de boîtiers disponibles apparaît :
cochez les modèles dont vous souhaitez charger des modules d’objectifs supplémentaires.
Une fois les boîtiers sélectionnés, cliquez sur Suivant et choisissez les objectifs dont vous
avez besoin.

Choix des boîtiers à mettre à jour Choix des modules optiques à installer

Astuce
Si l’on procède à une mise à jour pour télécharger de nouveaux modules par copie
des fichiers vers un ordinateur non relié à Internet, il faut faire, avant cette opération,
une copie d’écran du contenu du dossier Modules dans le répertoire d’installation
précédent. Ensuite, il est facile (par comparaison) de ne recopier sur une clé USB ou un
CD-Rom que les nouveaux fichiers installés par la procédure de mise à jour, ce qui est
beaucoup plus léger que de recopier tout le nouveau dossier Modules sur l’ordinateur
non relié à Internet…

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DxO pour les photographes

Après un nouveau clic sur Suivant, le téléchargement débute immédiatement (sans passer
par le programme Download Manager) : les modules s’installent directement dans le dossier
qui leur est réservé. Ils seront opérationnels dès le prochain démarrage du programme. Cette
procédure rapide et fiable présente bien sûr l’inconvénient de ne pas pouvoir fonctionner
sur une machine déconnectée d’Internet. Dans ce cas, il faudra procéder à un chargement
depuis un ordinateur équipé du programme Download Manager et choisir la commande
Mise à jour.

Téléchargement et installation automatique des modules

12
Chapitre 2

Maîtriser DxO

DxO Optics Pro est d’un maniement assez


facile – bien que certaines commandes,
comme celles qui concernent la saturation
ou le contraste, soient redondantes – et peut
être totalement maîtrisé à l’aide de la souris
en navigant dans l’interface graphique.
L’apparence est la même, que le logiciel
soit installé sous Windows ou sous Mac,
seule change la forme des caractères. Quand
on ouvre le logiciel pour la première fois, Lors de la première ouverture du logiciel,
on devra sélectionner des images
l’écran apparaît vide : il faut commencer par
pour comprendre le fonctionnement général
sélectionner des images pour comprendre le de DxO Optics Pro.
fonctionnement de l’application.
Au démarrage du logiciel, par défaut, quatre onglets apparaissent en haut à gauche de la
fenêtre sous la barre des menus ; le logiciel s’ouvre toujours sur l’onglet Sélectionner.

Lancer un projet DxO


Un cycle de traitement, comprenant la sélection d’images, le choix des corrections à apporter,
le traitement des photos par génération de copies corrigées, et la visualisation des résultats,
est appelé « projet ». Pour commencer un nouveau projet, il faut effectuer une sélection des
images.

Sélectionner des images


La fenêtre de sélection, complètement à gauche, fait apparaître l’arborescence des répertoires
de l’ordinateur. Quand on clique sur un dossier, les vignettes des images qu’il contient s’affi-
chent. Juste au-dessus de cette fenêtre figurent trois icônes qui permettent de choisir d’afficher

13
DxO pour les photographes

ces vignettes, une liste de fichiers, ou de faire des tris dans les dossiers, par exemple par date
ou par format pour n’afficher que certaines images.

Le tri peut s’effectuer


sur la liste (à gauche) ou
sur les vignettes (à droite). Affichage d’un dossier choisi dans l’arborescence du disque

Si le dossier sélectionné comprend des images déjà traitées par DxO, on peut choisir de ne
pas les afficher, d’autant plus que le logiciel ne peut pas refaire des corrections sur une copie
émanant d’un traitement antérieur… Les images sélectionnées par un clic de souris apparais-
sent avec un encadrement bleu. En cliquant sur Ajouter, on les recopiera dans la bande de
visualisation située au bas de l’écran. Redimensionner la hauteur de cette zone d’affichage
permet d’obtenir des vignettes plus ou moins grandes. Dès ce moment, la préparation du
projet peut commencer.

Les images sélectionnées sont encadrées de bleu ; pour les utiliser


il faut cliquer sur le bouton Ajouter.

14
Maîtriser DxO 2

Les images sélectionnées s’affichent en bas de l’écran.

Faire pivoter des images


Il est possible de redresser les images pour qu’elles soient affichées puis traitées en position
verticale, en faisant apparaître des flèches situées au coin inférieur gauche des vignettes
quand on approche le pointeur de la souris de cette zone.

Les flèches de pivotement apparaissent en bas à gauche des vignettes.

Supprimer des images


Une petite croix rouge s’affiche en bas à droite de chaque vignette : elle permet de retirer
l’image du projet. Ce système est très souple, puisqu’en cours de projet on pourra, si l’on
est pris de remords, revenir sur cette décision par une nouvelle action de la commande
Sélectionner.

Noter les images


Il est possible de noter les images du projet de deux façons :
• en haut à gauche de chaque vignette figure un feu tricolore (orange par défaut). Si l’on
clique sur le feu rouge, l’image ne sera pas traitée ; le feu vert indiquera qu’elle n’a pas
besoin de correction, on pourra donc réserver le feu orange pour les images à ajuster dans
l’onglet Préparer ;
• en cliquant sur les points situés sur les bords droits des vignettes, on peut attribuer des
notes, de 0 à 5 étoiles, qui peuvent être modifiées en cliquant plus bas ou plus haut sur
l’échelle.

15
DxO pour les photographes

Affectation des feux tricolores sur les vignettes

Affectation des étoiles sur les vignettes

Classement et piles d’images


Les images peuvent être classées en piles, soit par qualité, soit par type de traitement à
apporter. Les corrections choisies pour l’image en haut d’une pile seront ensuite reportées
sur toute la pile. Pour constituer ces piles, on peut faire glisser les images les unes sur les
autres à l’aide de la souris, ou choisir les commandes du menu contextuel attaché à chaque
vignette et qui s’ouvre d’un clic de souris (clic droit sous Windows).

Commandes supplémentaires par menu Constitution de piles par couleur de feu tricolore
contextuel sur chaque vignette

16
Maîtriser DxO 2
Autres sélections d’images
En haut à droite de la fenêtre de DxO Optics Pro, trois icônes
permettent de choisir les images dans un projet déjà traité par
DxO ou dans Photoshop Ligthroom si ce logiciel est aussi installé
dans l’ordinateur. Choisir la base Ligthroom permet d’importer
des photos qui sont sauvegardées dans la base de données de ce
logiciel ; choisir l’option Base de données de DxO permet d’ouvrir
à nouveau les traitements déjà effectués par le logiciel.

Choix d’un projet déjà Ouverture d’un projet déjà traité par DxO
traité par DxO

Même si cette possibilité est très intéressante, je n’en suis


pas partisan. Je préfère utiliser la méthode traditionnelle
d’ouverture de dossiers, d’abord parce que reprendre
le traitement d’une image implique souvent de vouloir
modifier les premiers réglages, mais surtout parce que si
l’on déplace ses photos, DxO ne pourra plus retrouver le
projet dans son ensemble. Il affichera une vignette (voir
ci-contre) indiquant qu’il ne peut retrouver les images,
surtout quand elles sont stockées dans leur très grande majorité sur des DVD-Rom ou disques
durs externes qui ne sont pas toujours connectés au même poste de travail…

17
DxO pour les photographes

Choisir l’ergonomie
Une fois les images sélectionnées, il suffit de cliquer sur l’une
d’entre elles, puis sur l’onglet Préparer, pour découvrir l’espace
de travail de DxO pour toutes les corrections. Cet espace peut
être aménagé de multiples façons selon l’ergonomie que l’on
préfère adopter. Les commandes de corrections sont accessibles
par les menus situés en haut à gauche de la fenêtre, ou par les
icônes situées en haut à droite. Cliquer dans le menu ou sur
une icône a pour effet de faire apparaître une palette de correc-
Accès aux palettes tions qui pourra être librement disposée dans l’espace de travail.
de corrections
par le menu Cliquer sur une icône active la palette correspondante, et l’icône
devient colorée.

L’espace de travail
Au-dessus de l’image, à gauche, apparaissent d’autres icônes qui commandent des fonctions
particulières :
• de gauche à droite se présentent d’abord cinq icônes pour les fonc-
tions de base : affichage avant/après commuté par un clic de souris,
main pour se déplacer sur l’image, loupe, recadrage et gomme pour
supprimer des poussières ;
• les quatre icônes suivantes (lignes bleues) sont des outils de correc-
tions géométriques assez perfectionnés, permettant de redresser l’ho-
rizon ;
• deux icônes permettent d’activer la balance des couleurs multi-point,
complexe à manipuler, ou au contraire la palette de balance des blancs,
beaucoup plus simple d’emploi ;
• les deux dernières icônes de la partie gauche permettent de commuter
l’affichage sur la seule image corrigée ou sur deux images présentant
un avant et un après correction.
D’autres icônes se situent à droite de la fenêtre, sous les grandes icônes
d’accès aux palettes :
• une icône en forme d’engrenage permet de lancer un traitement immédiat de l’image en
cours ;
• cliquer sur l’icône quadrillée applique une grille sur la photo pour juger de ses déformations
ou de son horizontalité ;

18
Maîtriser DxO 2
• l’icône d’information précise si des corrections sont invisibles faute d’un grossissement
suffisant.
Tout à fait à droite, enfin, figure un curseur qui actionne une commande
de zoom pour agrandir une partie de l’image en cours de correction.
La flèche permet d’ouvrir une boîte de dialogue pour choisir une gran-
deur déterminée, ou de sélectionner n’importe quelle valeur jusqu’à
1 600 %.

Ouverture des palettes


Cocher toutes les corrections dans le menu Espace de travail revient, par défaut, à afficher
toutes les palettes de corrections à droite de l’image. Elles se présentent d’abord comme une
ligne accrochée au bord droit de la fenêtre, ce qui permettra de s’en servir avec une fonction
ascenseur dès qu’elles seront ouvertes.
Si toutes les palettes sont actives, les grandes icônes situées en haut à droite de la fenêtre
sont toutes colorées.

Toutes les palettes de corrections sont disponibles.

Pour ouvrir une palette, il suffit de cliquer sur la petite icône située le plus à gauche avant le
nom de la palette, puis de cliquer de nouveau au même endroit pour la fermer. La flèche située
à droite de la ligne de commande sert à accrocher ou à décrocher la palette du bord droit de
la fenêtre, et la croix à la supprimer des corrections actives de l’espace de travail.

19
DxO pour les photographes

La palette Lumière est ouverte Quatre palettes ont été fermées ; cliquer sur les icônes assombries
par un clic sur la petite icône à ou dans la boîte de dialogue les ouvrira à nouveau.
gauche de sa ligne de commande.

Une fois que vous serez familiarisé avec ce système, la navigation entre les palettes nécessaires
aux réglages deviendra vite instinctive. Mais on va voir que, selon la taille d’écran dont on
dispose, on peut aussi aménager l’espace de travail en fonction des corrections à effectuer.

Palettes informatives
On peut disposer de plus de place pour les palettes de
corrections si les palettes informatives ne sont pas activées
en permanence. Ainsi, on peut décider de ne pas se servir
de façon systématique de la palette Déplacer/Zoomer, si
la combinaison des outils Loupe et Main est plus facile à
utiliser. La palette Histogramme sera utile seulement : pour
évaluer l’exposition d’images que la correction automatique
a des difficultés à homogénéiser, et la palette Modifier EXIF
n’est pas d’un usage très fréquent.

Choix des palettes les plus importantes


J’ai coutume de gérer les corrections de toutes les images
qui nécessitent des ajustements par rapport aux réglages par
défaut de DxO Optics Pro avec trois palettes seulement :
Lumière, Couleur et Détail. La plupart des corrections de base ou avancées s’y trouvent,
comme nous le verrons dans les chapitres qui suivent. J’ai recours à la palette Géométrie si
une information manque sur la focale ou sur la distance de prise de vue, ou si l’image présente
une perspective trop déformée. Enfin j’utilise au cas par cas la palette Éditeur de presets pour
préparer ou activer des corrections par lots.

20
Maîtriser DxO 2
Confection d’une palette personnalisée
La palette intitulée « Ma Palette » est vide lors de la première ouverture du logiciel. Elle
sert à copier des commandes de correction des autres palettes pour retrouver ses corrections
préférées dans un même menu. En procédant par un glisser/déposer avec la souris, on y
rassemble les réglages les plus fréquents que l’on a coutume d’utiliser, dans l’ordre souhaité.
(Bien entendu, les commandes restent toutes dans leur emplacement d’origine, elles ne sont
que dupliquées dans Ma Palette.)

Palettes contenant les principales corrections Confection d’une palette personnalisée

Palettes fixes
Si toutes les palettes sont accrochées à droite de l’écran, on navigue entre elles par un méca-
nisme d’ascenseur et on ouvre et ferme les boîtes de dialogue selon les réglages à effectuer.
Quand on dispose d’un grand écran, cette disposition peut être avantageuse pour afficher les
deux images avant/après côte à côte et naviguer verticalement dans les menus.

21
DxO pour les photographes

Espace de travail avec les palettes accessibles par ascenseur

Palettes flottantes
Si elles sont décrochées du bord droit, les palettes peuvent être posées à n’importe quel
emplacement dans l’espace de travail. La fenêtre des vignettes, en bas de l’écran, peut être
diminuée pour laisser de la place à l’image en cours de traitement et aux palettes, et des
palettes fermées peuvent trouver place en haut, entre les onglets et les grandes icônes. La
photo pourra être dimensionnée pour être placée au centre de l’espace de travail, ou une boîte
de dialogue pourra être superposée sur une image plein écran.

Espace de travail avec les palettes flottantes sur l’image en cours

22
Maîtriser DxO 2

Espace de travail avec image centrée

Corriger les images


La « correction » des images dans DxO Optics Pro est un terme un peu trop général, car le
logiciel n’intervient jamais dans les fichiers d’origine : il enregistre toutes les corrections
demandées dans sa base de données et ne les applique que sur des copies générées au moment
de la phase de traitement. La photo d’origine n’est donc jamais altérée, et si la correction
n’est pas satisfaisante, il suffira de reprendre le projet pour appliquer des niveaux de réglages
différents.
Il existe trois modes de correction, qui seront présentés en détail dans les chapitres qui
suivent :
• en mode correction automatique, DxO Optics Pro applique les réglages contenus dans DxO
Default Preset et ne requiert d’intervention de l’utilisateur que si un renseignement manque
sur le fichier d’origine, par exemple la distance approximative de mise au point ;
• en mode correction manuelle, il est possible d’intervenir sur chaque image pour lui affecter
exactement les réglages requis, y compris de géométrie et de recadrage ;
• en mode correction par lot avec des presets personnalisés, on applique à une partie de la
sélection un jeu de réglages prédéfinis, à une autre partie un autre jeu…, en gardant toujours
la latitude de préciser le réglage de chaque image qui en aurait besoin.

Traiter le projet
Une fois les images préparées, on clique sur l’onglet Traiter pour lancement la confection
des copies. Il est possible, à ce stade, d’obtenir plusieurs fichiers simultanément, à partir de
la même image, par exemple une petite photo destinée au Web en format JPEG et un agran-
dissement sauvegardé en format TIFF.

23
DxO pour les photographes

Choisir les formats de sortie


Une fois l’onglet Traiter ouvert, on accède sur la gauche à une
boîte de dialogue qui permet de choisir les caractéristiques
souhaitées pour la production des fichiers corrigés. Lors de la
première utilisation du logiciel, il est nécessaire de créer autant
de formats de sortie que nécessaire.
La boîte de dialogue permet de donner un nom au format, de
choisir le fichier JPEG, TIFF ou DNG que l’on veut obtenir, sa
qualité, son profil colorimétrique, la taille de l’image en sortie
et le nom du fichier. Par défaut, le logiciel proposera de créer
le fichier dans le dossier d’origine de l’image et avec le suffixe
« _DXO » avant le format de fichier, par exemple JMS_2008_
DXO. tif.
On peut créer simultanément plusieurs fichiers de même format
(par exemple un fichier JPEG de qualité 50 de petite taille, pour
une utilisation dans un blog, et un fichier JPEG de haute qualité
95, de grande dimension, pour commander un tirage en ligne),
ou de formats différents.

Lancer le traitement
Quand les formats de sortie sont sélectionnés, on peut enfin lancer le traitement. Le logiciel
affiche le degré d’avancement du projet et, le cas échéant, les erreurs constatées lors de la
création de copies. Si le processeur de l’ordinateur est de technologie multicœur, le traitement
de deux images ou plus peut être simultané. Notez qu’il est toujours possible de suspendre
le traitement, ou de l’arrêter.

Traitement en cours

24
Maîtriser DxO 2
Visualiser les résultats
Une fois le traitement terminé, vous pouvez choisir d’arrêter le logiciel ou de visualiser les
résultats. Si le rendu d’une image vous déçoit, il suffira de l’ouvrir à nouveau dans l’onglet
Préparer et de choisir des paramètres de réglage différents. Quand on relancera un traitement,
seule l’image ainsi distinguée sera traitée au sein du projet.

Comparer les images


Il est conseillé de visualiser les résultats en utilisant l’affichage avant/après, que l’on sélectionne
par l’icône qui lui est dédiée. Il suffit de cliquer sur chaque image dans la colonne de gauche
pour l’afficher en plein écran ou selon un grandissement déterminé par le zoom.

Visualisation des images traitées

Utiliser le zoom
Pour être certain des qualités de netteté et de réduction du bruit, qui sont des réglages parfois
assez délicats à optimiser, j’utilise toujours le zoom en position 100 %, et je choisis la zone
de l’image à comparer avec l’outil Main. Examiner l’image avec un tel grossissement est très
sévère : si le rendu à l’écran convient, on sera quasiment certain que l’image sera de belle
qualité sur une impression de taille A3, voire plus.

25
DxO pour les photographes

Visualisation de la netteté (en haut) et du bruit numérique (en bas)


après correction grâce au zoom 100 %

Sauvegarder le projet
La sauvegarde du projet est automatique dès la fermeture du logiciel, mais, comme il a été
indiqué plus haut, il convient de se souvenir que si l’on souhaite modifier ce projet ulté-
rieurement, les fichiers d’origine ne doivent pas avoir été enlevés de leur dossier initial. En
revanche, les fichiers de sortie peuvent être déplacés, renommés ou effacés sans inconvénient,
puisque DxO Optics Pro repart toujours des originaux et ne peut pas corriger des copies
qu’il a généré.

26
Chapitre 3

Corriger
automatiquement

En mode automatique par défaut (DxO default preset), les images sont corrigées par les
modules Lumière, Géométrie et Détail. La colorimétrie et la balance des blancs restent
toujours celles définies à l’origine lors de la prise de vue. Les corrections appliquées présen-
tent cependant des différences selon que l’on dispose ou non de modules boîtiers et objectifs.
Si l’on ne possède aucun module, DxO applique aux fichiers JPEG une correction automatique
de lumière, et aucune autre. En revanche, les corrections les plus élaborées seront apportées
aux fichiers RAW des appareils supportés, avec leur module optique.
Quand on ouvre une image en automatique sous DxO, les corrections appliquées apparais-
sent soulignées en bleu dans les palettes. Si une donnée manque pour que la correction soit
optimale, ce qui est indiqué par un signal « attention » sur la vignette de l’image en cause,
on verra que l’on peut la renseigner dans une boîte de dialogue.

Les corrections automatiques sont affichées en bleu dans les palettes


quand on ouvre le menu Préparer.

27
DxO pour les photographes

Bien entendu, il est absolument inutile d’afficher les palettes et de passer par l’étape Préparer
pour les corrections automatiques ; tous les développements qui suivent ne sont présentés que
parce qu’il est indispensable de connaître la nature des corrections automatiques si l’on veut
procéder à leur ajustement. Le traitement automatique ne requiert en effet que la sélection
des images (cliquer sur Ajouter), puis le lancement du batch (cliquer sur la vignette avec un
engrenage, à gauche du cartouche Traiter maintenant).
Si DxO ne possède pas le module optique nécessaire, certaines corrections ne s’activent
naturellement pas (netteté, vignetage, distorsion) ; cependant, toutes les fonctions liées au
module du boîtier restent actives.

En cas d’absence du module d’objectif, certains contrôles sont désactivés.

Correction de couleur
La correction de couleur ne concerne que la balance
des blancs. Quand on charge une image RAW, le logi-
ciel reconnaît la valeur enregistrée et convertit l’image
en en tenant compte. En JPEG, l’image est ouverte
selon le profil de l’appareil, puisque le fichier est déjà
enregistré avec une tonalité chaude ou froide.

Correction de lumière
DxO applique trois corrections de lumière en mode
automatique :
• l’exposition est compensée si le fichier RAW dont il possède le module a enregistré une
correction à la prise de vue. Dans tous les cas, le réglage reste affiché à zéro, mais le logiciel
a enregistré la correction demandée ;

28
Corriger automatiquement 3
• pour les images qui le nécessitent, le DxO Lighting va remonter légèrement les ombres et
étaler les tons moyens, sans altérer les hautes lumières ;
• pour les optiques dont DxO possède le module, le vignetage sera corrigé au maximum.
On peut regretter qu’aucun réglage automatique ne préserve les hautes lumières des fichiers
RAW ; dans un traitement totalement automatisé, un réglage de premier niveau, comme pour
l’éclaircissement des ombres, ne serait pas inutile pour certaines photos.

Corrections automatiques de la palette Lumière sur un fichier RAW

Compensation d’exposition
La correction de l’exposition est active, mais elle
est vraiment minimaliste car on constate qu’elle
n’opère aucun ajustement des hautes lumières en
format RAW, domaine où l’on verra que le logiciel
fait merveille quand on choisit d’opérer soi-même
le réglage. Ceci est regrettable, car une action légère
sur les hautes lumières compléterait bien l’action sur
les ombres opérées par le DxO Lighting. Mais cette
commande reste hélas désactivée.
Quand on ouvre une image JPEG, la compensation
de l’exposition automatique n’est pas opérante, ce
qui n’est pas anormal puisque cette fonction ne fonc-
tionne qu’en format RAW... Aspect de la palette Lumière en JPEG

29
DxO pour les photographes

DxO Lighting
La correction de lumière DxO Lighting est maintenant réglée par défaut sur « Léger », alors
que dans les versions précédentes du logiciel, ce module était configuré sur « Moyen » ce qui
donnait parfois des images trop claires et brillantes. Ce choix par défaut d’un petit éclaircis-
sement des ombres est excellent, car trop alléger les ombres revient aussi à faire apparaître
du bruit numérique gênant dans les zones concernées.

Réglage automatique DxO Lighting

Par ailleurs, ce réglage améliore beaucoup d’images un peu « bouchées », qui ont été expo-
sées avec la marge de sécurité souvent conseillée en numérique qui consiste à garantir les
lumières au détriment des ombres, surtout en JPEG où aucune récupération des blancs
« grillés » n’est possible.

Sur une image sans ombres, l’action du DxO Lighting ne se voit quasiment pas.

30
Corriger automatiquement 3
L’effet de la correction est bien entendu plus ou moins visible selon l’exposition et l’éclai-
rage de l’image d’origine. Sur une image ne présentant pas d’ombres, quasiment aucune
correction n’est appliquée.

L’équilibre de l’image est préservé Sur une image très sombre, le réglage automatique
par le réglage automatique qui a éclairci l’arbre, manque de vigueur.
mais pas de façon exagérée.

Le réglage est très efficace sur des images présentant de forts contrastes, mais a ses limites
sur un sujet très sombre, quand on a procédé à une sous-exposition volontaire.
Ce réglage automatique sera également heureux sur des photos de nuit prises avec une grande
sensibilité ISO, car il reste assez discret pour ne pas donner un aspect artificiel.

Sur un fichier JPEG exposé à 1600 ISO, le réglage automatique est très efficace.

31
DxO pour les photographes

Vignetage
Le vignetage est un défaut qui se manifeste surtout sur les zooms grands-angulaires à pleine
ouverture, et qui obscurcit les bords de l’image, surtout dans les coins. Autrefois, on ne pouvait
corriger ce défaut et on avait coutume de faire contre mauvaise fortune bon cœur en disant
que cet assombrissement « fermait l’image ». La correction logicielle a pour but d’égaliser
autant que possible la luminosité dans cette zone.
Seules les optiques reconnues par DxO Optics
Pro bénéficient d’une correction du vignetage,
qui est mesuré en laboratoire pour chaque focale
(au millimètre près si cela est possible) et pour
chaque ouverture, en relation avec le boîtier
concerné. En effet, la forme des micro-lentilles
qui collectent la lumière sur les bords du capteur
Exemple de cartographie des défauts a aussi une influence sur ce défaut. Le logiciel de
d’une optique à grande ouverture : seules mesure DxO Analyzer établit une cartographie,
les zones bleu foncé sont de haute qualité.
traduite en mesures chiffrées très précises, des
défauts d’aberration chromatique – que nous verrons plus loin – et de vignetage, ces données
figurant dans le module DxO Optics Pro pour que le logiciel puisse appliquer la correction ad
hoc au cours du traitement. Par défaut, le vignetage est corrigé automatiquement à 100 %.
La correction de vignetage est
surtout visible quand un ciel
bleu ou gris se situe en haut
de l’image ; elle est vraiment
spectaculaire sur quelques
optiques connues pour être
vraiment très sombres dans
les angles à pleine ouver-
ture. Elle est automatique-
ment couplée à celle de DxO
Lighting pour que l’ensemble
À la base, la correction de vignetage Sur une image très sombre, de l’image soit homogène
est réglée au maximum. le DxO Lighting après correction.
manque de vigueur.

Correction de géométrie
La correction automatique de géométrie consiste à redresser l’image qui peut être déformée
par la distorsion, les lignes droites devenant courbes. La distorsion positive est dite « en
barillet » et la distorsion négative est dite « en coussinet ». On trouve souvent ces termes
dans les revues et livres techniques.

32
Corriger automatiquement 3
Distorsion
La distorsion de chaque optique, à chaque focale
et à différentes distances, est mesurée par DxO ; la
correction ne peut s’appliquer qu’aux objectifs dont
le module est chargé dans le logiciel.
Les fichiers contiennent des informations (EXIF) qui
permettent de savoir, dans l’idéal, quel objectif a été
utilisé, à quelle focale et à quelle distance. Si DxO
Optics Pro peut lire ces données, la correction est tota-
lement automatique. La boîte de dialogue de la palette
est alors réduite au maximum.

Représentation agrandie
d’une distorsion positive
(en haut) et négative (en bas)

La correction de distorsion est surtout très visible quand on photographie des scènes urbaines,
où parfois les rues ou le sommet des immeubles semblent arrondis. Ces lignes deviennent
droites automatiquement. Notez que cette correction est inactive ou limitée si des informations
EXIF sont manquantes ou incomplètes.

Correction automatique de distorsion

Informations EXIF d’une image. DxO lit aussi


des informations cachées relatives à la distance
de prise de vue.

33
DxO pour les photographes

Correction de distorsion sur un zoom à 18 mm de focale

Ajustements manuels
La nécessité d’ajuster manuellement certaines images est inscrite sur les vignettes qui appa-
raissent après la sélection :
• un signal de danger (triangulaire) indique qu’il
faudra renseigner des données manquantes dans la
boîte de dialogue de la palette Géométrie ;
• un picto d’appareil photo jaune indique que DxO
ne sait pas quel module choisir et qu’il ne peut
traiter l’image.
Signaux d’alerte indiquant un traitement
incomplet ou impossible

Selon l’ampleur du projet, on pourra soit retirer les images nécessitant des interventions
manuelles, soit ne cliquer que sur elles et préciser les données dont le logiciel a besoin.
Mais si le picto « appareil jaune » indique une impossibilité de traitement, le triangle jaune,
lui, n’est qu’une alerte sans blocage du processus. La correction de géométrie s’effectuera
(heureusement) quand même, mais avec moins de précision que si l’on aide le logiciel à
affiner son réglage.

Module d’objectif
Si l’on dispose de deux optiques de caractéristiques identiques mais de marques différentes,
il faut indiquer au logiciel quel module doit être utilisé : par exemple, les informations
EXIF d’un objectif Nikon 12-24 mm f/4 ne permettent pas de le distinguer d’un objectif
Tokina 12-24 mm f/4… En cliquant sur le picto du petit appareil jaune, on ouvre une boîte
de dialogue permettant de sélectionner le module à appliquer. Une fois le choix effectué, le
picto de l’appareil photo devient vert sur la vignette. Attention, une fois le module choisi,
il peut arriver que le signal d’alerte triangulaire vous demande une deuxième intervention,
qui elle reste facultative.

34
Corriger automatiquement 3

Choix du module optique à appliquer

Focale
Le petit triangle d’alerte peut indiquer que DxO
n’est pas certain de la focale, de la distance, ou
des deux. Pour la focale, une boîte de dialogue
permet d’ajuster précisément cette donnée dans
une certaine fourchette, pour les optiques qui ne
transmettent à l’appareil qu’une valeur approxi-
mative. Cependant, la précision demandée (au
1/10 de millimètre) n’est pas très réaliste… Il est
en effet impossible au photographe de la connaître
si l’appareil ne l’a pas enregistrée lui-même. On
Indication de la focale choisie
se contentera donc le plus souvent de bouger un
peu le curseur pour le positionner sur une valeur
entière.

Distance de mise au point


Certains appareils ne gardent pas leur distance de mise au point en mémoire dans les informa-
tions EXIF, pourtant indispensable pour le pilotage de leur flash en couplage avec l’autofocus.
C’est le cas de plusieurs modèles Canon, ainsi que des Fuji construits sur base Nikon… alors
que les Nikon, eux, enregistrent bien leur distance de mise au point.
Dans la mesure où la correction de distorsion dépend la distance, il est préférable de renseigner
le logiciel ; là encore, la précision la plus grande n’est ni possible, ni indispensable. Si le sujet
le requiert, il suffit de choisir une faible ou une moyenne distance – sinon le logiciel fera la
correction sur la position infini (ce qui risque de ne pas permettre la meilleure correction de
distorsion, car cette dernière est souvent plus visible en gros plan). Pour des paysages cepen-
dant, que l’on choisisse 30 m ou l’infini n’aura que très peu d’influence sur la correction.
En pratique, les photos comportant des lointains peuvent rester réglées à l’infini, qui est la
valeur par défaut si l’on n’intervient pas dans la boîte de dialogue.

35
DxO pour les photographes

Pour cette image, le logiciel demande confirmation de la focale et de la mise au point.

Pour un monument situé dans le lointain, on peut sélectionner une distance moyenne.

36
Corriger automatiquement 3
Correction des détails
La palette Détail comporte les réglages les plus importants pour le rendu de l’image finale,
c’est-à-dire la netteté, l’aberration chromatique et le bruit. C’est le couple bruit (ou granula-
tion colorée) et netteté (soulignement des détails, absence de franges de couleur) qui donne
une impression plus ou moins grande de piqué au tirage, et il importe souvent de les ajuster
en fonction de la taille finale du tirage. Il est donc primordial que le réglage automatique de
DxO permette un bon compromis pour le format nominal de l’appareil, par exemple A4 pour
un 6 Mpix, ou A3 pour un modèle de 10 à 12 Mpix.

Optimisation du piqué
Le réglage de netteté de DxO Optics Pro a ceci de parti-
culier qu’il ne s’applique qu’aux images pour lesquelles
il existe un module d’objectif, puisqu’en fonction des
mesures effectuées sur ce dernier, la netteté sera plus
renforcée à certaines ouvertures ou sur certaines zones.
Il en découle qu’il n’y a pas d’intervention automatique
pour les images signalées par un picto « appareil photo
rouge », indiquant que le module n’existe pas (comme
ci-contre sur l’image de gauche).
Cette absence de correction de netteté est souvent plus
gênante pour une image RAW, où l’accentuation des
détails s’opère au développement, que pour une image
JPEG qui est déjà finalisée selon le niveau de netteté
réglé dans l’appareil. L’optimisation du piqué s’applique
en effet sur une image qui doit être assez neutre à l’ori-
gine, pour ne pas au final apparaître trop nette, avec des
détails soulignés de façon agressive. Mais un fichier
RAW développé sans appliquer de niveau de netteté
devra être corrigé manuellement, soit en le retirant du
projet automatique, soit en intervenant sur l’image de
façon isolée.
L’optimisation normale du piqué s’affiche sur une
échelle qui permet, quand on sort de l’automatisme, de
modifier le réglage ; le niveau 0,0 est le niveau optimal
calculé par DxO pour une image prise par un appareil Correction complète et automatique
sur un fichier RAW
configuré en netteté normale, les curseurs - et + permet-
tent un ajustement vers le flou ou le plus net.

37
DxO pour les photographes

Ce réglage décevra si l’on a imprudemment réglé son appareil sur le niveau de netteté maximal
dès la prise de vue, ce qui est une grossière erreur car la netteté en numérique se fait par un
procédé artificiel qui consiste à souligner le contour des détails par des lignes de pixels noirs
ou blancs ; ces lignes doivent être assez minces pour rester invisibles sur un tirage, les élargir
à la prise de vue est périlleux si l’on souhaite agrandir les photos par la suite, parce que ces
lignes de contour seront elles-mêmes amplifiées.

Fragment d’image agrandi. En haut : netteté normale ; en bas : netteté excessive.


Mais en petit format imprimé, la seconde photo paraîtra meilleure à un œil non averti.

L’optimisation du piqué applique à l’image une accentuation différenciée selon les zones et
le type de structure (un ciel bleu uniforme, par exemple, sera moins accentué qu’un mur) ;
ce traitement convient généralement très bien pour le tirage direct. Parfois, l’interprétation
de DxO apparaît un peu « dure » à l’écran ; il faut vraiment effectuer un tirage pour juger
de la qualité.

38
Corriger automatiquement 3

Correction automatique DxO en taille écran 100 %

Aberration chromatique
L’aberration chromatique est le défaut le plus gênant du numérique, car elle se traduit par
des petites franges de couleur sur les contours des objets, surtout quand la netteté est trop
accentuée, et elle se manifeste surtout en contre-jour. Les franges peuvent être roses, vertes,
mais aussi violettes dans certains cas. DxO Optics Pro corrige les images dont il possède le
module. Il dispose aussi d’une réduction supplémentaire des franges violettes qui n’est pas
activée par défaut, mais qui peut rendre service d’autant plus qu’elle fonctionne même en
l’absence de module optique.
À mon avis, l’aberration chromatique est le défaut le plus grave, car les lignes générées étant
régulières et vives, elles ne peuvent qu’être mises en valeur par l’agrandissement et l’accen-
tuation : comme l’agrandissement repose sur l’interpolation, qui crée de nouveaux pixels à
partir des pixels existants, les lignes de couleurs vives sont agrandies. Et l’accentuation les
soulignera d’une ligne noire ou blanche supplémentaire.

39
DxO pour les photographes

Certaines optiques grands-angles sont très sensibles à l’aberration chromatique,


surtout en contre-jour, comme sur ces branches d’arbre.

Un agrandissement écran 200 % fait apparaître des franges vertes et roses sur l’image de gauche,
qui disparaissent après traitement DxO, à droite.

40
Corriger automatiquement 3
Cette correction est sans doute la plus puissante parmi les fonctions automatiques de DxO
Optics Pro, et elle s’applique aussi bien aux fichiers RAW que JPEG, comme on le voit sur
la copie écran du traitement de l’image déjà présentée ci-contre en NEF, mais maintenant
traitée à partir de sa sauvegarde en JPEG.

Les défauts les plus agressifs, comme ces franges vues à 200 % sur les feuilles à contre-jour,
sont supprimés automatiquement.

Réduction de bruit
La réduction du bruit est corrigée pour toute image faite avec
un appareil dont le module est chargé dans DxO Optics Pro. Il
reste donc actif même si l’on ne possède pas le module d’ob-
jectif. Le logiciel reconnaît la sensibilité utilisée lors de la prise
de vue dans les informations EXIF, et applique un niveau de
correction différent selon qu’il s’agit d’un fichier RAW ou
JPEG. En effet, le nouveau système de développement des
fichiers RAW incorporé à la version 5 intègre une correction
du bruit dès l’ouverture de ce dernier.
On peut donc constater que les mêmes valeurs ne sont pas
appliquées sur les mêmes images prises en double sauvegarde
RAW + JPEG. L’image JPEG perd plus de couleurs et de
détails, parce que le réglage par défaut la rend plus lisse. Si
Le niveau de réduction automatique
ce compromis délicat est généralement très bien géré sur les peut être vérifié en ouvrant
fichiers RAW, je trouve les fichiers JPEG trop bien nettoyés, la boîte de dialogue.
souvent au détriment du relief et du piqué.

41
DxO pour les photographes

Un cliché en haute sensibilité (1 600 ISO sur un Nikon D200) nécessite


souvent une réduction de bruit.

La réduction du bruit s’opère en effet sur la luminance (granulation) et sur la chrominance


(traces colorées). Par défaut, le logiciel corrige beaucoup la chrominance sur les fichiers
JPEG, au risque de les décolorer un peu. Selon le boîtier et le sujet, on peut trouver que la
correction de luminance est également un peu intense : une limitation éventuelle de sa puis-
sance pourra permettre de retrouver un peu plus de piqué.

À gauche, réduction de bruit automatique sur un fichier JPEG, à droite sur un fichier RAW,
avec une netteté et une saturation de couleurs supérieures

Le paramétrage automatique d’une réduction de bruit est une opération particulièrement


complexe, car le bruit dépend aussi du réglage de base de l’appareil (exposition, contraste),
du sujet (la lumière électrique incandescente fait souvent plus monter le bruit que la lumière
du jour). De plus, beaucoup d’appareils récents ont intégré des systèmes de réduction du

42
Corriger automatiquement 3
bruit dès la prise de vue, et le cumul de plusieurs traitements peut avoir tendance à procurer
des vues trop « lisses », que l’on décrit souvent comme ayant un aspect de plastique brillant
(par opposition au grain d’un bois ou d’une pierre, par exemple).
Enfin, il ne faut jamais perdre de vue que le niveau de bruit acceptable se détermine en fonc-
tion du format final de l’image et du support (écran, tirage jet d’encre ou tirage argentique)
et que le simple examen sur écran ne donne qu’une indication partielle.
Au total, il reste sans doute encore des marges de progression pour un traitement automa-
tique idéal, car l’aspect final souhaité pour l’image reste encore subjectif. DxO Noise est
parfois trop brutal en lissage sur des fichiers JPEG de haute sensibilité, et on n’hésitera pas
à modifier ce paramètre pour créer un preset, pour lequel j’indiquerai plus loin quelques
réglages conseillés.

DxO applique une réduction du bruit moins importante sur un fichier de Canon EOS 5D,
plus propre à l’origine en haute sensibilité que ceux du Nikon D200.

Corrections simplifiées
On l’a vu, DxO Optics Pro reste en partie fonctionnel en l’absence de module optique, mais
on sera alors très réservé sur son usage tout automatique.

43
DxO pour les photographes

Absence de correction de détails


Le fait qu’aucun réglage de netteté par défaut en format RAW ne se substitue à l’optimisa-
tion du piqué en absence de module d’objectif est en effet un obstacle à la sortie d’un lot
d’images homogènes, entre celles qui bénéficient d’un bon piqué et celles qui auraient dû
être corrigées pour le traitement.
Il faudra recourir au masque de netteté qui n’est jamais activé par défaut en mode automatique,
et qui applique un renforcement uniforme sur toute l’image. Un des contrôles d’aberration
chromatique est également désactivé, il sera plus judicieux de créer un preset pour ce type
de situation.

L’absence de réglage de netteté est un obstacle au traitement automatique


des images en l’absence de module d’objectif.

Vignetage et distorsion
L’absence de correction de vignetage et de distorsion en cas de manque du module optique
n’est pas toujours un obstacle, en revanche, car de nombreux objectifs de focale moyenne
(notamment fixe) utilisés à des ouvertures moyennes ne souffrent pas vraiment de ces défauts.
Par exemple, les optiques macro très utilisées par les photographes sont souvent exemplaires
de ce point de vue et n’ont guère besoin d’être corrigées.

44
Corriger automatiquement 3
DxO sans module de boîtier
Si le logiciel est dépourvu à la fois du module d’optique et du module de boîtier, la situation
devient très défavorable : non seulement les fichiers RAW ne pourront pas être convertis,
mais les fichiers JPEG ne pourront être traités que partiellement. Seul le DxO Lighting reste
opérant en automatique.
Bien entendu, certains réglages manuels seront abordables, comme la correction d’exposi-
tion et de couleur – y compris le FilmPack, s’il est installé –, le contraste et la saturation,
l’aberration chromatique (franges violettes) et la netteté, mais la réduction du bruit n’est plus
accessible. Certaines corrections géométriques manuelles restent également actives, mais ce
n’est pas la philosophie du produit que d’être très efficace sur des fichiers dont il ne connaît
pas les caractéristiques…

Sans module de boîtier, seul le DxO Lighting est opérant en automatique.

45
Chapitre-4

Optimiser
les corrections

Il arrive que les corrections automatiques, étudiées au chapitre précédent, ne donnent pas
entière satisfaction. On s’apercevra vite qu’il existe plusieurs méthodes pour élaborer des
corrections personnalisées, certains réglages étant même redondants. Dans ce chapitre, nous
allons examiner les réglages manuels les plus simples, qui conviendront d’ailleurs la plupart
du temps. Le chapitre suivant présentera ensuite des options plus sophistiquées, mais il ne
faut pas oublier que trop compliquer les réglages n’est pas toujours la garantie d’une image
de qualité...

Équilibrer un fichier JPEG


Si vous souhaitez reprendre un fichier JPEG dont l’optimisation automatique n’est pas entiè-
rement à votre goût, il est recommandé de commencer par examiner l’équilibre général des
ombres et des lumières, tel qu’il découle du choix fait à la prise de vue. Contrairement à l’œil
humain, l’appareil numérique ne peut pas toujours enregistrer toute la gamme de luminosité
d’une scène, et son système de mesure de la lumière aura souvent tendance à privilégier
les hautes lumières afin d’éviter qu’elles ne soient trop blanches, ce qui fait que les ombres
risquent d’être trop sombres. Si l’ajustement automatique n’est pas suffisant, on utilisera en
premier lieu les commandes Compensation d’exposition et DxO Ligthing.

Ajuster l’exposition
Dans la palette Lumière, le contrôle Compensation d’exposition permet de simuler l’aspect
de l’image selon le niveau de lumière qu’elle aurait reçu si l’appareil photo avait été réglé
pour donner une image plus claire ou plus sombres dès la prise de vue : d’ergonomie simi-
laire aux correcteurs d’exposition des reflex numériques, le système va éclaircir l’image
jusqu’à 4 EV (valeur d’exposition, 1 EV équivalant à 1 IL, ou indice de lumination) quand
on déplacera le curseur vers la droite, et l’assombrir de jusqu’à 4 EV quand on déplacera le
curseur vers la gauche.

47
DxO pour les photographes

Un tel niveau de correction est considérable, mais en pratique on utilisera des marges plus
modestes, d’autant que si un blanc est « grillé » sur un fichier JPEG, il est impossible de
récupérer des nuances dans la zone trop exposée à la prise de vue. On verra plus loin qu’on
dispose de plus de latitude de correction avec un fichier RAW. En principe, les corrections
doivent être moins brutales que dans l’exemple qui suit.

De gauche à droite : image d’origine, compensation de + 4 EV, compensation de - 4 EV

En effet, si le DxO ligthing est resté activé quand on compense l’exposition, il agit automa-
tiquement pour rééquilibrer les ombres.

Bien que l’exposition ait été compensée de - 2 EV, le DxO Ligthing a éclairci
l’image pour qu’elle reste agréable.

Il est nettement plus facile d’éclaircir une image trop sombre que d’assombrir une image
trop claire, et s’il n’y a pas dans le champ de zones qui risquent de devenir transparentes, on
pourra sans hésiter se servir du contrôle de compensation d’exposition.

48
Optimiser les corrections 4

Les zones les plus claires, à l’arrière-plan, n’étant pas importantes pour l’image, on n’hésitera pas
à éclaircir celle-ci avec la commande Compensation d’exposition.

Si l’image présente beaucoup de zones sombres, il y a un risque à trop l’éclaircir par cette
méthode, et il sera souvent plus plus sûr de combiner une compensation légère avec une
remontée des tons sombres par la commande de DxO Ligthing. Ce dernier n’agit en effet
que sur les tons moyens et les ombres, et ne présente pas l’inconvénient de faire déborder
les hautes lumières.

En haut, l’image est éclaircie grâce à la commande de compensation d’exposition,


en bas, uniquement par le DxO Ligthing.

Utiliser le DxO Ligthing


Contrairement à la commande de compensation d’exposition, qui modifie la luminosité de
l’ensemble de l’image, le système DxO Ligthing n’agit que sur les zones trop sombres et
permet un ajustement automatique du contraste local pour révéler les détails. Son action est
moins prévisible qu’un contrôle de luminosité, parce qu’elle s’exerce de façon différente
selon les images : elle sera presque nulle sur une image très claire, et importante, même avec
le réglage Léger par défaut, sur une image très sombre.

49
DxO pour les photographes

Selon ses concepteurs, DxO Lighting divise tout d’abord l’image en un certain nombre de
zones dans lesquelles les valeurs de luminance respectent une gamme donnée, puis chacune
de ces zones est traitée de la façon la plus appropriée pour révéler les détails.

Réglages du DxO Ligthing


Il est possible de sélectionner un des réglages de base : Léger, Moyen ou Fort. Mais ils donneront
des résultats très différents selon les caractéristiques propres à chaque image. Un essai est toujours
utile pour éviter les surcorrections, par ailleurs les ajustements sont rapides à visualiser.

Les trois réglages du DxO Ligthing permettent de différencier nettement ces paysages
obtenus à partir du même fichier.

Sur cette image en tons moyens, les trois réglages possibles du DxO Ligthing aboutissent
presque au même résultat, sauf dans les ombres sous la voûte.

L’intensité du traitement est réglée par défaut à 70 %, la


variation autorisée allant de 0 % – dans ce cas, il vaut
mieux désactiver le contrôle – à 150 %. L’icône Coche
verte, à droite de cette échelle, permet de revenir au
dosage automatique, ce que je vous recommande vive-
ment pour la plupart des cas. Une correction trop impor-
tante donnera un aspect très artificiel aux photos, parce
que l’ensemble des zones que l’on imagine dans l’ombre
deviendront trop lumineuses.
La boîte de dialogue Plus d’options du menu déroulant du
mode automatique donne accès à des corrections addition-
Un effet de Dxo Ligthing trop intense nelles très complètes… voire trop : certains de ces contrôles
(niveau Fort, intensité 150 %) risque de donner
un aspect artificiel. sont redondants avec ceux de la commande Courbe de tons,
que nous présenterons au chapitre suivant.

50
Optimiser les corrections 4
Réglage fin du DxO Ligthing
L’ouverture des options complémentaires permet d’agir sur :
• les points noir et blanc, c’est-à-dire la valeur du pixel le plus sombre et du pixel le plus clair.
Si l’on fixe, par exemple, le point noir à 30 alors que le noir absolu a une valeur de 0 sur
une photo codée en 8 bits, toutes les nuances situées entre 0 et 30 seront totalement noires.
Si on ramène le blanc le plus clair à 200, alors qu’un blanc transparent a une valeur de 255,
toutes les zones claires situées entre 200 et 255 seront traduites par un blanc transparent :
ceci va beaucoup augmenter le contraste apparent en supprimant des nuances intermédiaires
indispensables au naturel de la photo ;
• l’ajustement de luminosité (paramètre Gamma) varie de façon automatique selon le
réglage choisi pour le DxO Lighting, mais aussi selon les caractéristiques de l’image. Si
on veut le modifier, il est préférable de regarder l’effet obtenu par un des choix de base ;
l’ajuster permettra par exemple de choisir un niveau intermédiaire d’éclairage entre Léger
et Moyen, une fois notés les niveaux calculés par le logiciel. Le paramètre Rayon concerne
les ombres, qui seront préservées dans certaines zones pour éviter de délaver les couleurs.
Cette commande est subtile et il est rare de devoir l’employer ;
• le réglage du contraste agit classiquement sur toute l’image, mais ajuster le contraste local
peut faire ressortir de fins détails en les rehaussant par rapport à l’environnement. De ce
fait, l’usage du DxO Ligthing peut aussi améliorer le piqué.
À l’usage, on s’aperçoit que ces options avancées ne peuvent être réglées une fois pour toutes,
par exemple en vue de les intégrer dans un preset, car elles varient selon l’image analysée :
le DxO Lighting est vraiment personnalisé selon la luminosité et la courbe de contraste du
fichier d’origine.

Options supplémentaires Des points noir et blanc trop rapprochés augmentent


du DxO Ligthing à l’excès le contraste de la photo

51
DxO pour les photographes

Les options de réglage évoluent automatiquement selon le degré de correction choisi en mode
automatique, mais les réglages présentés ici ne peuvent être reproduits pour n’importe quelle photo.
Ils correspondent au traitement d’une image prise de nuit, pour laquelle un DxO Ligthing moyen
convient parfaitement ; de gauche à droite : Léger, Moyen et Fort

Je déconseille donc de recourir de façon systématique


aux options du DxO Ligthing, car le résultat est souvent
très bon quand on laisse le logiciel s’ajuster automati-
quement. Néanmoins, pour certaines vues très délicates,
par exemple quand il s’agit de faire ressortir des détails
dans les valeurs très sombres, on pourra ajuster à vue des
réglages personnalisés.
Dans l’exemple qui suit, on a ajusté la luminosité et le
contraste au-delà de l’interprétation de base du logiciel.
Face à une vue très sombre et très dure, le contraste
général a été diminué, pour offrir plus de nuances dans
les ombres, et le contraste local augmenté afin de mieux
souligner les détails.
Réglages personnalisés
pour une seule image

À gauche, photo d’origine ; à droite, après application d’un DxO Lighting personnalisé

52
Optimiser les corrections 4
Expliquées ici à partir d’exemples de fichiers JPEG, les fonctions du DxO Ligthing s’appli-
queront de la même façon sur des fichiers RAW, mais ces derniers disposeront d’un atout
supplémentaire pour la modulation des hautes lumières (voir page 57). De ce fait, on a souvent
moins besoin de recourir aux options avancées pour équilibrer l’image on jouera plutôt sur la
compensation d’exposition, beaucoup plus perfectionnée, pour établir une base sur laquelle
s’appliquera le DxO Ligthing.

Supprimer les dominantes


Une dominante de couleur est causée par un éclairage que l’appareil photographique n’a pu
prendre correctement en compte, que son automatisme ait des limites ou que l’on ait fait une
erreur de réglage. Avec un fichier JPEG, il est possible, dans la palette Couleur, d’en modifier
rapidement l’équilibre général : soit en ajustant une réglette entre les couleurs froides et les
couleurs chaudes, soit en sélectionnant une zone de la photo que l’on souhaite blanche ou
gris neutre.

Corriger à vue
Dans la palette Couleur, c’est la balance des blancs RVB qui s’active lorsque l’on traite un
fichier JPEG. Il suffira de déplacer le curseur Température vers la gauche pour obtenir des tons
plus froids (vers les bleus), ou vers la droite pour des tons plus chauds (vers les jaunes).

Correction rapide pour obtenir des couleurs plus froides

Il est cependant possible de choisir une zone que l’on souhaite rendre par des tons gris pour
aboutir à un équilibre général calculé par le logiciel.

Corriger avec la pipette


En cliquant sur le picto de la pipette, situé dans la boîte de dialogue, on active l’ouverture
d’une fenêtre qui affiche à gauche l’image d’origine et à droite l’image finale. On clique
avec la pipette sur une zone de l’image de gauche que l’on souhaite rendre par un blanc ou
un gris neutre dans l’image finale.

53
DxO pour les photographes

On clique sur une zone de carrelage de l’image de gauche pour supprimer la dominante chaude.

Après correction avec la pipette des blancs, le nouveau point neutre s’affiche en rouge.

Une fois la correction appliquée, la boîte de dialogue change d’apparence puisque le point
central de l’échelle Température s’affiche en rouge, indiquant que le logiciel a calculé un
nouvel équilibre général. Il est alors possible d’ajuster cet équilibre en décalant légèrement
le curseur vers la gauche ou vers la droite.

Ajuster la saturation
Si l’on souhaite faire évoluer la saturation des couleurs de l’image, pour les rendre très
intenses, on a le choix entre trois méthodes de base contenues dans la palette Couleur :

54
Optimiser les corrections 4
• activer la commande Vibrance, qui permet de renforcer les couleurs vives sans pour autant
saturer les couleurs chair ;
• choisir un niveau de saturation dans les commandes Modes couleur, avec quatre niveaux
d’intervention ;
• activer la boîte de dialogue TSL et intervenir sur la saturation.

Réglage de la saturation par la commande Vibrance

Réglage de la saturation par les Modes couleur

Réglage de la saturation par le commande TSL

55
DxO pour les photographes

Évidemment, ces trois méthodes peuvent être combinées, mais les cumuler aboutit rapidement
à des résultats très caricaturaux. Le plus souvent, la simplicité peut vous conduire à préférer
un niveau automatique de saturation par une commande du menu Modes couleur, et à choisir
entre les niveaux prédéterminés, puis éventuellement à ajuster la vibrance de l’ensemble.

Augmenter la saturation par chaque méthode simultanément conduit à des résultats caricaturaux.

On peut noter enfin que, dans les choix proposés par le menu Modes couleur, la commande
Rendu des couleurs dispose aussi de nombreux paramètres influant sur la saturation, mais
seulement à partir d’un fichier RAW. Avec une image JPEG, il donne accès aux commandes
du module optionnel FilmPack, quand ce dernier est installé. Les possibilités du FilmPack
seront détaillées au chapitre 6.

Réglages de base de la commande Modes couleur Avec un fichier JPEG, la commande Rendu
des couleurs n’ouvre que les réglages
du module optionnel FilmPack.

56
Optimiser les corrections 4
Optimiser les fichiers RAW
Travailler directement à partir d’un fichier RAW permet des réglages plus nombreux et plus
précis que ceux qui sont possibles avec une image JPEG, même si la logique reste la même.
Cependant, le réglage de compensation d’exposition permet de sauver des zones blanches
surexposées, celui de balance des blancs est plus précis, et les commandes de Rendu des
couleurs plus nombreuses. Les réglages de DxO Ligthing et de saturation sont identiques à
ceux qui ont été détaillés plus haut.

Récupérer les hautes lumières


La fonction Compensation d’exposition, dans la palette Lumière, est identique à celle qui
s’applique sur un fichier JPEG ; la réglette permet un ajustement entre - 4 et + 4 EV par
rapport au choix fait lors de la prise de vue. Mais une commande supplémentaire, nommée
« Compensation de l’exposition automatique », ne devient active que quand un fichier RAW
est en préparation.
Cette fonction est fondamentale pour améliorer
toute image prise en mode RAW, dont les hautes
lumières seraient trop vives au point de devenir
transparentes ; on les dit « grillées » ou « cramées »
quand une surexposition locale, trop fréquente en
photographie numérique, s’est produite. Le réglage
automatique du maintien des hautes lumières
permet souvent de retrouver des détails dans des
zones qui seraient irrémédiablement perdues avec
un fichier JPEG. Ce contrôle est désactivé par défaut, ce qui me semble dommage car il n’est
actif que s’il y a des hautes lumières dans l’image. Le programmer en réglage Léger, comme
le DxO Ligthing, serait très utile quand on traite des fichiers en lot. Il reste heureusement la
possibilité de l’inclure dans un preset de traitement des fichiers RAW par défaut.
Dans l’exemple qui suit, l’image présente un équilibre satisfaisant mais un reflet de soleil
rend illisible une partie de la carte de randonnée et ces reflets attirent irrésistiblement l’œil.
La correction est assez facile en activant le contrôle de compensation de l’exposition auto-
matique. Dans ce mode, le logiciel va automatiquement appliquer une compensation en
sous-exposition qui touchera les hautes lumières, et le DxO Lighting va automatiquement
réajuster les ombres et les tons moyens.

57
DxO pour les photographes

Une zone de blancs « grillés » attire l’œil sur cette image qui va être corrigée avec la commande
Compensation de l’exposition automatique.

Il suffit souvent de choisir le réglage Léger pour recouvrer des détails


dans une zone de blancs « grillés ».

En expérimentant cette fonction très puissante sur plusieurs clichés, on s’aperçoit même qu’il
est possible, dans certains cas, de récupérer des zones sans information au-delà du réglage
Fort du réglage automatique, par le contrôle manuel de la compensation d’exposition : là
aussi, le DxO Lighting, s’il est activé, corrigera automatiquement les ombres.

58
Optimiser les corrections 4

À fin de test, une surexposition volontaire de 3 EV a été appliquée. La compensation d’exposition


parvient à récupérer des détails dans les zones blanches sans altérer l’équilibre général.

Rééquilibrer les ombres

Sur un fichier RAW, le DxO Lighting fonctionne exactement avec les mêmes réglages que
pour une image JPEG, mais sa combinaison avec le maintien des hautes lumières permet
d’afficher une plus grande dynamique. On pourra faire ressortir les détails restés dans l’ombre
sans jamais risquer que les plages lumineuses ne deviennent trop claires, comme ce serait le
cas avec un réglage de luminosité globale.

Sur des vues très contrastées, l’application de réglages Fort pour la compensation de l’exposition automatique
et pour le DxO Lighting permet souvent des améliorations spectaculaires.

59
DxO pour les photographes

Caler la balance des blancs


Avec un fichier RAW, la correction de balance
des blancs offre plus de possibilités qu’en JPEG,
notamment parce que l’on peut choisir des options
identiques à celles qui figurent sur les appareils
reflex numériques.
Il est possible de corriger des erreurs qui auraient
été faites à la prise de vue, par exemple en conser-
vant une balance Lumière du jour en éclairage incandescent. Il est également possible d’agir
sur la réglette de température de couleur, qui affichera alors directement un nombre (en
Kelvins) qui pourra être affiné à l’unité près dans la boîte de dialogue.

L’éclairage Lumière du jour est légèrement plus chaud que le choix automatique
de l’appareil lors de la prise de vue.

Dans les cas d’éclairages très délicats, notamment quand des sources incandescentes et
fluorescentes sont mélangées, on fera appel à la pipette en sélectionnant dans l’image une
zone blanche ou gris clair.

La pipette a été cliquée sur une plage blanche.

60
Optimiser les corrections 4
Rendu des couleurs
Par rapport aux réglages possibles avec les fichiers
JPEG, les commandes du menu Rendu des couleurs
sont beaucoup plus riches quand on prépare un fichier
RAW. On peut ainsi appliquer à son image la colo-
rimétrie de n’importe quel reflex dont DxO a déve-
loppé les modules et choisir un style de rendu, comme
Paysage ou Portrait.
On expérimentera cette possibilité au coup par
coup, car les combinaisons possibles sont tellement
nombreuses qu’il serait vain de vouloir les décrire
ici.

Choix d’un rendu de reflex numérique

Affiner les corrections optiques


Les corrections optiques s’appliquent de la même façon sur des fichiers JPEG ou des fichiers
RAW si DxO Optics Pro dispose du module de l’objectif utilisé lors de la prise de vue.

DxO peut corriger des fichiers TIFF après conversion des fichiers RAW par les logiciels Nikon.

61
DxO pour les photographes

Corriger les fichiers TIFF ?


Il est rare que les appareils numériques permettent la prise de vue directe au format
TIFF, et même quand c’est le cas, on a toujours plus de possibilités en format RAW.
Mais DxO permet d’intervenir sur des fichiers TIFF générés par d’autres logiciels
s’ils gardent les informations EXIF de la prise de vue, comme c’est le cas pour les
fichiers RAW des appareils Nikon développés par les logiciels du constructeur. Dès
lors, on pourra appliquer les corrections optiques sur des TIFF 16 bits… Hélas, les
convertisseurs des autres marques que j’ai pu essayer ne permettent pas ce résultat, car
après conversion, des informations essentielles inscrites lors de la prise de vue sont
effacées ou modifiées et DxO ne peut reconnaître le modèle d’objectif utilisé…
Il existe cependant une manipulation informatique un peu experte qui consiste, à l’aide
du logiciel ExifTools, à extraire toutes les métadonnées du fichier RAW d’origine et à les
recopier dans le fichier TIFF (ou le fichier JPEG, mais la qualité sera moindre) obtenu
avec le convertisseur. Ensuite, DxO retrouve les informations perdues et peut traiter
le fichier avec les corrections optiques et la correction de vignetage. Pour cela, il faut
effectuer une installation un peu complexe d’ExifTools (logiciel gratuit) et, pour une
bonne sécurité, traiter les fichiers un par un. Vous pourrez trouver les détails de procédure
à suivre sur mon site : www.pictchallenge-archives.net, rubrique Numérique>Essais
DxO Optics Pro. Vous retrouverez également ces informations sur QuestionsPhoto.com,
le magazine web des techniques photo publié par les éditions Eyrolles.

Ajuster la distorsion
On a vu au chapitre précédent qu’il était indispensable de disposer d’un module d’objectif
pour corriger la distorsion. Le réglage manuel n’est utile que si l’on souhaite générer un effet
de style grand-angle, car le spectateur est habitué à la distorsion de ces optiques et risque
d’être surpris par des vues trop parfaites.
Les mesures effectuées sur de nombreuses optiques prouvent que DxO corrige la distorsion
presque parfaitement, les valeurs mesurées après correction étant très proches de zéro. Mais
si l’on veut garder un peu de courbure à l’horizon, on pourra choisir de diminuer le pourcen-
tage de correction, fixé à l’origine à 100 %. Pour ce faire, on bougera le curseur de niveau
vers la gauche en ayant soin de superposer la grille à l’image et de chercher une ligne droite
à arrondir légèrement.
Dans la boîte de commande Distorsion, l’option Conserver les proportions impose que l’homo-
thétie du cliché soit toujours respectée, quel que soit le niveau de correction qui, sur un zoom,
va par exemple être très différent selon la focale. De fait, les images sont toujours légèrement
recadrées. Si on décoche cette option, le recadrage est moins important mais la taille des images
peut varier. Si ce n’est pas gênant – cas des tirages prévus avec de larges marges, par exemple –,
on respectera mieux le cadrage d’origine en obtenant des images un peu plus larges.

62
Optimiser les corrections 4

Pour ajuster la distorsion, il est conseillé de se guider sur la grille qui se superpose à l’image.

La correction de distorsion sans recadrage a parfois des effets inattendus sur des optiques dont
la distorsion naturelle est considérable, comme les fish-eye. Si l’on redresse cette image en
gardant la taille de l’image d’origine, elle sera très recadrée. En revanche, si l’on ne coche pas
Conserver les proportions, tous les pixels de bord seront très étirés et le fichier sera presque
deux fois plus large que celui d’origine.

La correction automatique d’une image au grand-angle fish eye entraîne un recadrage très important

Le fait de ne pas respecter les proportions élargit l’image et diminue beaucoup la netteté des bords.

63
DxO pour les photographes

On peut cependant trouver deux solutions pour contrôler le redressement de l’image d’un
fish-eye, bien que l’utilisation d’une telle optique soit assez rare :
• soit on corrige à vue en conservant les proportions, pour ne pas trop couper de la scène
tout en gardant plus de déformations ;
• soit on applique la correction d’anamorphose sur l’image élargie.
Pour cet essai, j’ai utilisé d’une part un réglage de correction de distorsion de 60 % (seule-
ment), en gardant la taille d’image, et d’autre part, une correction d’anamorphose sphérique
(dont nous examinerons les réglages au chapitre suivant) avec une correction de distorsion
de 100 % sur une image large. On obtient alors une photo dont l’aspect proche du ratio 16/9
des téléviseurs haute définition peut être plaisant. Cependant, chaque optique aura ses parti-
cularités dans ces réglages, et l'on ne peut déterminer exactement à l’avance quelle correction
apporter si l’on sort du mode automatique.

À gauche, le fish eye a été corrigé avec un taux de 60 % seulement ; à droite, l’image large a fait
l’objet d’un traitement automatique de correction de l’anamorphose de volume.

Conserver du vignetage
Si l’on estime que son image est mieux mise en valeur en conservant une zone un peu plus
sombre dans les angles – pendant longtemps on a argué que le défaut de vignetage aidait
à « fermer l’image » –, déplacer le curseur de commande vers la gauche peut conduire à
diminuer voire à supprimer la correction.

Cette image prise au grand-angle à pleine ouverture présente, de gauche à droite, son vignetage naturel, une
correction à 50 % et la correction totale qui est le niveau automatique par défaut.

64
Optimiser les corrections 4
Si la correction du vignetage souhaitée par le
photographe apparaît excessive, il est possible
d’utiliser les options supplémentaires de la
boîte de dialogue en cochant Plus d’options, et
en actionnant la commande Maintien des basses
lumières/hautes lumières. Par exemple, on peut
vouloir limiter l’augmentation de luminance (qui
peut révéler un bruit indésirable) dans les coins
les plus sombres de l’image, lors de l’utilisation
d’une sensibilité élevée ; la préservation des basses lumières limitera le degré de correction
appliqué. Sur la photo ci-dessus, on a ainsi conservé un peu de basses lumières dans le bas
de l’image.

Éliminer les franges violettes


Les aberrations chromatiques propres à la combinaison boîtier-optique sont corrigées automa-
tiquement, et il est rare de devoir intervenir sur les curseurs permettant un ajustement manuel,
sauf dans le cas des franges violettes. Ce défaut, très visible quand on agrandit l’image, se
manifeste surtout à contre-jour et sur des photos présentant des contrastes violents ; de ce
fait, l’option n’est pas cochée par défaut pour la correction automatique.

Examiner l’image avec un zoom supérieur à 75 %


Attention à vous souvenir que pour voir l’effet des corrections poussées (aberrations
chromatiques, franges, bruit numérique, netteté), il est nécessaire de choisir un niveau
de zoom supérieur à 75 %. Pour ma part, j’agrandis toujours l’image à 100 % pour
apprécier le dosage de ce type de correction.

Dans la palette Détail, la commande Aberration chro-


matique permet d’accéder à la correction des franges.
Il est important de noter que cette correction très puis-
sante fonctionne même sur une optique dont DxO ne
possède pas le module, car elle procède d’une analyse Pour supprimer les franges violettes,
de l’image pour détecter des zones sombres doublées il faut accéder à la boîte de dialogue
de pixels magenta. et cocher la correction souhaitée.

65
DxO pour les photographes

Ici, un zoom à 100 % dans l’image permet de voir


l’effet de la correction opérée pour une image
prise avec une optique dont DxO ne possède pas
le module.

Il arrive, mais rarement, que la correction automatique des franges violettes ne soit pas assez
puissante ; il faut alors agir sur l’intensité et la taille de la correction, par les curseurs situés
en haut de la boîte de dialogue. On évaluera par un zoom à 100 % ou plus, sur divers points
de l’image, quel est le bon équilibre.

Sur cette image qui présentait des franges très larges, on a dû agir manuellement sur l’intensité
et la taille de la correction.

Gérer les détails


La correction des détails est un domaine où la correction automatique ne donne pas toujours
entière satisfaction, surtout parce que tous les photographes n’ont pas les mêmes attentes :
certains aiment bien les images assez douces et trouvent qu’un peu de bruit numérique donne
un aspect plus « argentique », d’autres aiment les photos très « propres », bien nettes ; le
dosage entre la réduction du bruit et l’accentuation des détails est un cocktail parfois délicat
à élaborer.

Maîtriser le bruit numérique


DxO corrige différemment les fichiers RAW et les fichiers JPEG. Il n’applique pas le même
niveau de réduction du bruit en fonction de la sensibilité, avec un même appareil, selon le
format d’origine de l’enregistrement. De même, la correction programmée dans le logiciel
n’est pas la même selon les marques et les modèles de boîtiers.

66
Optimiser les corrections 4
Très souvent, la réduction automatique est efficace pour
des tirages de format moyen (A4, par exemple), mais elle
peut être affinée si l’on envisage des agrandissements. La
correction manuelle s’applique de la même façon sur un
fichier RAW ou JPEG. Après ouverture de l’image dans le
volet Préparer, il faut examiner une de ses zones sensibles,
par exemple dans les ombres et les flous de mise au point.
On observe quel niveau de correction automatique a été
choisi, ce qui est affiché quand les coches vertes figurent
à droite de l’échelle de réglage, et on ajuste d’abord la correction de luminance. Ci-contre,
pour un fichier JPEG Canon de 3200 ISO, on voit que le niveau de correction automatique
est très élevé.
• Le bruit de luminance apparaît sous forme de granulation dans l’image, mais trop le réduire
revient aussi à lisser les matières et à supprimer les petits détails. Il est souvent possible de
réduire le niveau de correction surtout si les zones d’ombre où cette granulation apparaît
sont de petite taille.
• Le bruit de chrominance se manifeste par de petites taches de couleur dans l’image, très
désagréables dans des tons chairs, en portrait par exemple, mais peu visibles sur des zones
très sombres.
• La correction des niveaux de gris vise à ne pas faire apparaître trop de défauts de chromi-
nance dans les tons moyens, mais une correction excessive désature les couleurs.

Par défaut, ce fichier RAW Canon EOS 5D L’image gardera plus de matière
de 3200 ISO peut paraître trop lisse après correction. avec une correction moins poussée.

Pour un réglage efficace, on commencera par diminuer le niveau de correction de luminance,


car il est vraiment rare de trouver des images dont le niveau de nettoyage automatique est
insuffisant. Ensuite, on ajustera la correction de chrominance qui ne présente pas l’inconvé-
nient de réduire les détails si elle reste à un niveau élevé. On terminera la personnalisation du
réglage en ajustant la correction des niveaux de gris, si l’image comporte des plages grises
polluées par des bruits colorés.

67
DxO pour les photographes

Sur cette image, le lissage d’un fichier RAW Le choix de correction a consisté à diminuer
de Nikon D200 apparaît exagéré dans les ombres la correction de luminance mais à augmenter
au détriment des détails. la correction de chrominance et des niveaux de gris.

Il faut insister sur le fait que ces corrections ne sont pas indispensables pour des petits tirages
et qu’elles doivent être appropriées à l’usage final du fichier : tirage sur papier mat ou brillant,
taille de l’agrandissement, car il ne sert à rien de restaurer des détails trop petits pour appa-
raître sur le papier. Si le réglage est approprié pour une série d’images, on pourra faire des
copier-coller de ce paramètre d’une image à l’autre ou créer un preset pour automatiser le
traitement, car l’ajustement de la réduction de bruit est une opération assez longue.

Supprimer les poussières


Il arrive, hélas, que des poussières collées sur le capteur de l’appareil se voient, notamment
dans les ciels photographiés avec une petite ouverture de diaphragme. DxO Optics Pro incor-
pore une correction très simple et efficace consistant à marquer avec un ou plusieurs points
(de taille variable selon l’importance de la poussière) la zone à corriger. Le logiciel recouvre
la poussière avec des pixels de la couleur la plus approchante.

Une poussière figurait sur une zone de ciel (image de gauche). Après un agrandissement
écran à 100 %, on l’a recouverte (image du centre) de telle façon qu’elle n’apparaisse plus
sur l’image corrigée (à droite).

68
Optimiser les corrections 4
Il est aussi possible de faire une ligne sur une poussière de forme allongée ou sur une imper-
fection et d’enregistrer un preset pour traiter un lot d’images affectées par la présence de la
poussière au même endroit.
Les corrections ne se voient qu’avec un zoom supérieur à 75 %, d’où la nécessité de ne pas
corriger sur l’image à son grossissement de base. Pour accéder à la correction dans la palette
Détail, on active la commande Antipoussière : deux images sont affichées côte à côte. On
clique ensuite sur le picto en forme de gomme et on applique la correction sur l’image de
gauche qui correspond à la photo d’origine ; on apprécie l’effet de la correction sur l’image
de droite.
La zone corrigée figure en bleu clair sur l’image d’origine, la dernière correction portée est
en bleu foncé. Si l’on souhaite annuler la correction pour changer la taille des points, il suffit
d’appuyer sur la touche Suppr du clavier. Une fois la correction terminée, on peut choisir une
autre image ; la cartographie est enregistrée et sera appliquée lors du traitement.

Optimiser la netteté
La correction de netteté s’applique généralement en fin de cycle de correction. DxO Optics
Pro propose deux réglages selon que l’on dispose ou non du module de l’objectif utilisé lors
de la prise de vue.

Optimisation du piqué DxO


Cette commande n’est active que si le logiciel possède le module d’objectif, et elle est globale.
Le curseur permet, à partir du niveau zéro qui est calculé automatiquement en fonction du
couple appareil-optique, de l’ouverture et de la distance de prise de vue, de renforcer (paysage
urbain, par exemple) ou de diminuer (portrait) la netteté apparente. Une case à cocher permet
de désactiver complètement la correction.
Mais la correction Optimisation du piqué ne se contente pas d’augmenter ou de diminuer
l’impression de netteté globale, elle égalise aussi la netteté sur la photo de façon différenciée
selon les mesures effectuées par DxO sur l’optique en cause : par exemple, le bord de l’image
sera souvent plus renforcé que le centre, et les zones contenant du bruit seront moins affinées
que les zones contenant plus de détails.
Pour chaque zone de l’image, le niveau de netteté appliqué dépendra également des réglages
ISO utilisés au moment de la prise de vue. Par exemple, le réglage sera appliqué automati-
quement de manière plus réduite pour une sensibilité élevée, comme 1 600 ISO, que pour
une sensibilité faible, comme 200 ISO, pour éviter une augmentation du bruit, d’où l’intérêt
de vérifier de l’effet obtenu grâce à un zoom à 100 % sur plusieurs points significatifs. C’est
cette commande qui sera à privilégier pour tous les réglages de netteté dès que l’on dispose
du modèle optique.

69
DxO pour les photographes

Le même extrait d’image avec une optimisation de piqué réglée à - 2 à gauche,


à 0 au centre et à + 2 à droite

Masque de netteté
Après une correction de base avec la commande Optimisation du piqué, on peut toujours
appliquer un réglage supplémentaire grâce à la commande Masque de netteté. Ce réglage
fonctionne même sans module optique.
• Le curseur Intensité définit le niveau de netteté à appliquer, de 0 à 500. Il est souvent inutile
de dépasser la valeur par défaut de 100 qui s’applique si l'on active ces contrôles sans
modifier les curseurs, si l’image a été prise en JPEG avec un réglage de netteté normal sur
l’appareil ; il est souvent nécessaire de choisir une correction plus élevée en RAW.
• Le curseur Rayon propose un réglage qui va de 0,1 à 5 et qui représente la largeur des
marques d’accentuation de la netteté autour des détails significatifs : si le rayon est trop
fin, les détails ne seront pas assez soulignés, mais s’il est trop important, les détails fins
disparaîtront, masqués par des détails moyens soulignés à gros traits.
• Le curseur Seuil détermine le niveau de luminosité à partir duquel on veut souligner les
détails, la valeur 0 permettant de souligner même les zones les plus noires.

Application du Masque de netteté sur une image À gauche, le réglage par défaut ne donne pas
pour laquelle on ne dispose pas de module optique. une impression de netteté suffisante, mais doubler
l’intensité et le rayon donne un effet visible immédiat.

70
Optimiser les corrections 4
En pratique, je conseillerais de rester assez raisonnable surtout si l’image doit atteindre ou
dépasser le format A3, avec des valeurs d’intensité ne dépassant pas 2 à 3 et un rayon de 1 à 2 ;
on examinera le résultat avec un zoom à 100 % avant de réajuster le réglage si nécessaire.
Les deux modes de renforcement de la netteté peuvent se combiner, par exemple avec une
correction Optimisation du piqué à - 0,5, puis une correction Masque de netteté de 150 à 200
avec un rayon de 2, ce qui donne des clichés bien nets si l’optique de base est de qualité.
Quand on ne dispose pas du module optique, on pensera à renforcer nettement plus les fichiers
RAW que les JPEG pour obtenir au final un résultat comparable.

À gauche, un fichier JPEG où le réglage par défaut convient ; à droite, la même prise
de vue en RAW nécessite une accentuation plus importante.

71
Chapitre 5

Les corrections
avancées

En plus des corrections présentées au chapitre précédent, qui conviennent dans 90 % des cas,
il existe dans DxO Optics Pro des outils de modification assez pointus. Certains, qui peuvent
sembler redondants par rapport à d’autres types de corrections (par exemple il est possible
d’agir sur le contraste avec l’outil Courbe de tons et sur la saturation avec les commandes
TSL), permettent d’agir globalement sur l’équilibre global de la photo à l’aide d’une seule
boîte de dialogue ; d’autres modifient la géométrie de la prise de vue de façon subtile ou très
importante. Toutes les corrections avancées présentées dans ce chapitre ont pour caractéris-
tique commune de ne pouvoir être automatisables facilement, car elles sont efficaces quand
elles sont ajustées de manière très précise aux particularités d’une photo.

Agir sur l’équilibre de l’image


La commande Courbe de tons, de la palette Lumière, ouvre une figure qui est des plus
abstraites pour ceux qui ne sont pas familiers des logiciels de traitement d’images. Une
diagonale s’affiche par défaut : elle représente la « caractéristique » de l’image en matière
de traduction des ombres et des lumières en valeurs reconnues par les systèmes informati-
ques (par exemple, une zone moyenne sera codée 125, et une zone sombre, 40). Avant toute
modification, un point 0 (noir absolu) en entrée, sur l’axe des abscisses, devrait se traduire
par un point 0 en sortie, sur l’axe des ordonnées. Il devrait en
être de même pour un point 255 (blanc absolu) en entrée et
un point 255 en sortie. Cependant, si le DxO Ligthing a déjà
été appliqué, ces points peuvent ne pas être tout à fait exacts,
aussi est-il conseillé de désactiver la récupération des hautes
lumières et des ombres pour appréhender l’outil Courbe de
tons. Transformer la droite de réponse en courbe revient à
faire évoluer les valeurs de sortie par rapport aux valeurs
d’entrée, et donc à modifier de façon importante l’équilibre
de l’image.

73
DxO pour les photographes

Correction par la courbe de tons


Pour utiliser l’outil Courbe de tons, il est conseillé de commencer par apprendre quelques
manipulations simples et de piloter les transformations en plaçant des points de contrôle sur la
droite, puis de les déplacer dans l’aire de réglage avec la souris pour transformer cette droite
en courbe. Cependant, en entrant des valeurs numériques dans les trois boîtes de saisie placées
en bas de la fenêtre, on peut observer que la courbe et l’image à corriger se modifient.

L’entrée de nouvelles valeurs en bas de la fenêtre crée


automatiquement une courbe qui modifie beaucoup
le contraste général de la photo.

Le maniement de l’outil est quand même beaucoup plus souple et intuitif en agissant directe-
ment sur des points que l’on placera sur la droite et que l’on déplacera pour créer une courbe.
Ainsi, choisir un seul point exactement au centre du graphique, puis le pousser vers le haut,
va éclaircir l’image ; le tirer vers le bas va l’assombrir.

Une manipulation simple de la courbe permet de


comprendre la logique des corrections qu’elle autorise.

74
Les corrections avancées 5
Point blanc et point noir
Si l’on modifie les valeurs d’entrée sur l’échelle verticale, en restreignant les ombres dans
un gris de valeur 37 et les lumières dans un gris de valeur 215, on diminue le contraste. Au
contraire, on l’augmente en restreignant la gamme des valeurs en sortie, ici en noircissant
tous les gris d’une valeur inférieure à 55 et en éclaircissant tous les tons clairs de valeur supé-
rieure à 214. De telles modifications présentent la même logique que les réglages du DxO
Lighting, mais les modifications à vue des points sur les échelles permettent de comprendre
le résultat du réglage.

Modification du contraste selon les valeurs retenues


en entrée ou en sortie... Les corrections sont volontairement
excessives pour l’exemple.

Il est possible de régler de façon simultanée les points blanc et noir en entrée et en sortie,
afin de ne pas combiner des noirs très sombres avec des blancs trop clairs.

Modification des lumières en entrée, sur l’axe vertical,


et des noirs en sortie, sur l’axe horizontal

75
DxO pour les photographes

Je vous conseille vivement de commencer par essayer ces corrections simples pour vous
familiariser avec la logique de l’outil avant d’expérimenter des corrections plus poussées ;
les corrections rapides sont aisées en construisant des courbes dites « en S », et en les inver-
sant.

Correction par la courbe en S


Le terme « courbe en S » apparaît très fréquemment dans les ouvrages ou articles sur la
retouche photo, et se réfère à la forme que prend la courbe si on assombrit un peu les tons
foncés en tirant un point de cette zone vers le bas de l’aire de travail, et si on éclaircit un peu
les tons clairs en poussant vers le haut un point choisi vers les deux tiers de la hauteur de la
droite. Ceci a pour effet de produire des ombres plus sombres et des lumières plus claires,
d’où une impression de contraste plus important. Bien entendu, inverser la courbe adoucira
le contraste.

Application et inversion d’une courbe en S (avec des


corrections excessives dans un but de démonstration)

Il est possible de choisir autant de points que l’on veut sur la courbe. On peut aussi lui donner
des formes très irrégulières dans le but, par exemple, de recréer des effets de solarisation qui
étaient considérés très créatifs et sophistiqués quand ils étaient obtenus en argentique par
des traitements chimiques complexes ; en ce sens, l’outil Courbe de tons ne verra son usage
limité que par votre imagination.

76
Les corrections avancées 5

Création d’un effet de solarisation avec


l’outil Courbe de tons

En pratique, si l’on apprécie cette façon d’optimiser les images, une correction en S avec des
valeurs modérées sera sans doute d’un usage très courant, mais n’oubliez pas que si le réglage
est appliqué à un lot ou à une pile, il convient que les images soient très semblables pour que
la correction soit homogène. Si l’ajustement est modéré et adapté à une photo vraiment trop
terne, il pourra même s’appliquer en conservant le DxO Lighting automatique…

Dans certains cas, la correction par l’outil Courbe de tons


est rapide et très efficace.

Corriger chaque couleur


En ouvrant la boîte de dialogue située en haut à gauche de l’outil Courbe de tons, notée par
défaut « Principal », on accède à la possibilité d’appliquer des corrections de courbe à chaque
couche rouge, verte et bleue de l’image.
La logique veut qu’on expérimente sur une photo les réglages un par un, pour ne pas se
perdre dans plusieurs paramètres à la fois : par exemple, on s’apercevra que pour augmenter
la saturation des rouges, on peut aussi agir sur les autres couleurs sans toucher à la courbe
de la couleur de base, car diminuer l’intensité des verts et des bleus fera davantage ressortir
le rouge.

77
DxO pour les photographes

Diminuer fortement la courbe des verts sature les rouges


mais bascule les gris vers un magenta soutenu.

Augmenter les verts et les bleus et diminuer les rouges


aboutit à un effet logiquement orienté vert-bleu.

Si l’on applique des courbes en S ou en S inversé à chaque couche de couleur, on aura parfois
le sentiment d’avoir réinventé la créativité dite « psychédélique » de la fin des sixties ! (Voir
figure ci-dessous). Heureusement, il suffit de cliquer sur les boutons Réinitialiser ou Tout
Réinit en haut à droite de la fenêtre pour revenir à des interprétations plus naturelles.

Effet de style un peu à la marge !

78
Les corrections avancées 5
Corriger avec mesure

La combinaison d’une courbe en S et du renforcement du contraste d’une seule couche


de couleur peut offrir de grandes possibilités et même faire l’objet d’un preset si une série
d’images nécessite une telle correction. Ainsi, il s’agissait dans l’exemple qui suit de donner
beaucoup plus de claquant au rouge d’une Formule 1 sans pour autant faire basculer les
jaunes et les blancs de l’image : l’utilisation de l’outil Courbe de tons a été aussi rapide
qu’efficace.

Une augmentation du contraste et une intervention sur la courbe


des rouges en modifie beaucoup l’aspect claquant.

Modifier les couleurs


Correction TSL
La boîte de dialogue TSL (Teinte/Saturation/
Luminosité) de la palette Couleur, parfois intitulée
« HSL » (hue voulant dire « teinte », en anglais) dans
certaines versions, semble nettement plus simple à
appréhender que l’outil Courbe de tons, mais elle ne
permet pas d’intervenir sur le contraste global qu’il
faudra ajuster, le cas échéant, avec un autre outil.
Les trois curseurs ont une fonction simple à appréhender :
• le réglage de teinte permet de faire basculer toutes les couleurs de l’image à partir d’un
point central ;
• la saturation peut être réglée de - 100 (noir et blanc) à + 100 (couleurs intenses) ;
• la luminance évolue du noir complet (- 100) au blanc transparent (+ 100).

79
DxO pour les photographes

Une correction globale de teinte permet de faire évoluer la dominante de l’image sans toujours
altérer les tons gris. La commande de saturation, en plus d’autoriser un simple passage en
noir et blanc, permet de recourir à des effets créatifs parfois excessifs.

Le curseur Teinte modifie la dominante Le curseur Saturation permet un contrôle complet


de l’image. du noir et blanc aux couleurs les plus vives.

Mais les commandes TSL prennent toute leur importance quand


on clique sur la petite flèche à droite de la boîte de dialogue, notée
par défaut Principal, car on s’aperçoit qu’il est non seulement
possible d’agir sur chaque couche de base (rouge, vert, bleu), mais
aussi sur les couleurs complémentaires (jaune, magenta, cyan).
Ceci autorise des corrections très fines, comme des effets créatifs
plus aisés à maîtriser qu’avec l’outil Courbe de tons.
En effet, on peut faire varier une couleur déterminée sans trop d’effet collatéral sur les autres
teintes de l’image, par exemple en faisant basculer la couleur bleue sans que les tons neutres
ni les rouges ne soient altérés. Il faut cependant apprendre à bien maîtriser cette correction,
en se souvenant qu’elle devient plus complexe dès que plusieurs couleurs sont à modifier. Il
arrive que la première correction soit si intense qu’elle fasse basculer toute l’image : là aussi
l’excès ne sera apprécié que pour des effets bien particuliers.

Choix d’une couleur dans les commandes TSL

80
Les corrections avancées 5
Corriger plusieurs couleurs
Supposons néanmoins que l’on veuille donner des couleurs « flashy » à un portrait sans
trop modifier le rendu des tons chairs. Cette modification est possible si l’environnement
(fond, vêtements…) est différent des roses ou jaunes qui constituent la teinte de la peau. On
pourra commencer par équilibrer cette dernière, à partir de la teinte rouge, pour un effet un
peu bronzant, puis on agira sur le vert et le cyan pour les saturer. Un renforcement par la
commande Vibrance permettra d’obtenir l’effet souhaité en conservant à la peau une tonalité
assez naturelle.

Trois étapes de corrections pour un résultat original


avec les commandes TSL

La balance multi-point
La balance des couleurs multi-point est la troisième commande qui permet d’intervenir de
façon indépendante sur les couleurs de l’image, mais c’est aussi la plus délicate à maîtriser
puisqu’elle n’agit pas sur les couleurs primaires ou complémentaires mais peut modifier des
teintes beaucoup plus nuancées. On y accède dans la palette Couleur ou en cliquant directe-
ment sur l’icône arc-en-ciel figurant à côté des options de lignes d’horizon en haut de l’espace
de travail. Deux vues s’affichent alors, celle de gauche représente l’état des corrections déjà

81
DxO pour les photographes

apportées à la photo – et non la vue d’origine comme avec les commandes TSL –, celle de
droite va montrer l’effet des nouvelles corrections de couleurs.
Le panneau de contrôle comporte quatre points pour lesquels
il est possible de sélectionner une couleur, avec deux cases
représentant la nuance d’origine (en haut) et la couleur
corrigée (en bas). Le curseur Rayon permettra de sélectionner
au plus près une seule couleur jusqu’au niveau d’un seul
pixel, et le curseur Intensité gérera la superposition de la
nouvelle couleur sur l’ancienne. Si l’on souhaite opérer des
modifications nuancées, on diminuera le rayon et l’intensité
des corrections !
Si on clique sur un point de l’image de gauche, le numéro 1
apparaît, indiquant l’endroit de la première correction ; une
roue chromatique permet de régler la teinte et la saturation de cette plage colorée. Le curseur
situé sur l’axe de la roue permet de régler la saturation de la nouvelle nuance désirée. En
appuyant sur ta touche Maj du clavier pendant que l’on déplace l’axe, on évite de modifier
la saturation, la touche Ctrl bloquant la teinte.
Si l’on veut choisir une couleur précise, il est recommandé, d’utiliser le zoom pour bien
sélectionner une zone unie. Malgré tout, il arrive souvent que la correction fasse dériver les
couleurs adjacentes : ces dernières devront être réajustées à leur tour.

La correction de la couleur jaune vers Créer un point n° 2 sur le rouge permet


l’orange a altéré le rouge, sans pour autant de retrouver sa couleur d’origine.
dégrader les tonalités grises.

Le fait qu’il ne soit pas possible de créer plus de quatre points de couleur diminue les possi-
bilités créatrices de cet outil, qui sera cantonné à des retouches assez légères, comme garantir
le même ton chair à une série de portraits. À cet égard, il est possible d’inverser l’ordre des
corrections et d’affecter les premiers points à des zones que l’on ne veut pas modifier, comme
ici la couleur de la peau, et les points 3 et/ou 4 à des couleurs éloignées que l’on souhaite
faire basculer pour créer un effet.

82
Les corrections avancées 5

Pour ce portrait ressemblant aux images noir et


blanc colorisées, on a commencé par préserver
les tons chair sur les points n° 1 et n° 2.

La complexité des réglages sur une image très colorée fait qu’il est parfois nécessaire de
revenir à un point de couleur antérieur, ce qui est possible en cliquant en son centre. Vous
pouvez ensuite le déplacer en le saisissant dans n’importe quel endroit de la roue de couleurs
autre que sur le curseur d’ajustement et en le faisant glisser où vous le souhaitez. Vous pouvez
enfin effacer un point couleur à tout moment en cliquant le bouton X, sous son repère couleur
dans le panneau de commandes.

Rectifier la géométrie
Certaines images apparaissent déformées, non pour cause de distorsion optique mais parce
qu’il n’était pas possible d’obtenir dans les conditions de la prise de vue une perspective
agréable, surtout quand on emploie des optiques grands-angles. La palette Géométrie regroupe
tous les outils nécessaires ; la plupart d’entre eux n’ont pas besoin de module d’objectif pour
être utilisés.

Redresser l’horizon
Une image penchée se redresse simplement en activant, dans l’espace de travail, l’icône
représentant une simple ligne horizontale. Deux images apparaissent alors : avec la souris,
on trace une simple ligne sur l’image de gauche, ce qui entraîne le redressement instantané
de l’image de droite.

83
DxO pour les photographes

Redressement de l’horizon en traçant une ligne sur la piste


qui apparaît sous les roues de l’avion.

Recréer des parallèles


Une zone déformée parce que les lignes qui devraient être parallèles sont fuyantes peut être
également redressée, mais il faut faire attention à ce que cette correction simple n’entraîne
pas de déformations dans le reste de l’image. On peut accéder directement à cette commande
par les icônes représentant des parallèles (horizontales ou verticales) en haut de l’espace de
travail. Sur les obliques de l’image, on trace les lignes que l’on veut rendre parallèles et le
traitement est immédiat. Il est enfin possible de tracer un polygone autour d’une zone que
l’on veut rendre rectangulaire, par exemple un immeuble incliné parce qu’on l’a photographié
depuis un point bas.

Correction de parallélisme, légère sur la vue horizontale


et importante sur la vue verticale

84
Les corrections avancées 5
Recadrer l’image
Selon le niveau de redressement opéré, il sera nécessaire de recadrer la photo car des zones
noires vont apparaître. Quand on clique sur l’icône de recadrage située en haut de l’espace
de travail apparaît une zone de découpe qu’il est possible de dimensionner librement dans la
zone d’image qui reste exploitable.

Un cadre est tracé librement


dans l’image redressée.

La palette Géométrie, dont nous présentons ci-après les options avancées, offre un plus
large choix de recadrage, et notamment une option de recadrage automatique qui retient la
plus grande surface possible de l’image redressée, ou des réglages permettant de trouver des
cadrages compatibles avec l’homothétie de la prise de vue d’origine.

Recadrage automatique accessible dans la palette Géométrie

85
DxO pour les photographes

Réglages avancés
La palette Géométrie offre des options permettant des corrections plus avancées, en combinant
des redressements d’axe horizontal et vertical et la correction des déformations intervenant
par anamorphose sur les bords de l’image. Cette dernière correction exige que le module de
l’objectif soit installé dans le logiciel.
La palette donne accès aux réglages rapides par lignes parallèles (figurant dans l’espace
de travail), mais aussi à des commandes plus précises qu’il est conseillé d’appliquer après
avoir activé une grille de contrôle sur l’image (en cliquant sur l’icône située à gauche de la
commande de zoom).

Correction verticales et horizontales


Cinq curseurs figurent dans la boîte de commandes Perspective/Horizon :
• la ligne d’horizon peut être ajustée, par degrés. La commande est très brutale, il vaut mieux,
pour une correction modérée, cliquer sur le signe « - » ou sur le signe « + » en surveillant,
sur la grille, la correction opérée ;
• la commande Haut/Bas est très progressive. Elle s’applique parfois comme une commande
Droite/Gauche sur des vues verticales ;
• la commande Droite/Gauche est également très progressive et sera facile à utiliser avec
la souris ;
• la commande Échelle correspond à un zoom qui permet de perfectionner un alignement
par rapport à la grille en redimensionnant l’image ; ce redimensionnement restera acquis
si on ne revient pas ensuite à une échelle normale ;
• la commande Proportions doit normalement rester réglée sur un niveau proche de zéro, car
elle déforme l’image de façon importante si l’effet est exagéré.

Redressement opéré avec les commandes


Perspective/Horizon

86
Les corrections avancées 5
Attention au zoom
Dans DxO Optics Pro, le zoom activé par la loupe ou le curseur n’interviennent que
pour l’affichage (d’autant plus que certaines corrections ne peuvent se voir qu’à 75 %,
ou plus, de grossissement). En revanche, si elle est positionnée au-delà de 100, la
commande Échelle de la palette Géométrie recadre l’image pour ne conserver pour le
traitement que la partie visualisée ; elle en diminue la taille si elle est réglée en deçà
de 100. La prudence exige donc de toujours laisser cette commande sur 100 pendant
les opérations de corrections géométriques.

Corriger l’anamorphose
Convertir notre vision du relief vers une image à deux dimensions peut entraîner des défor-
mations, surtout sur les bords quand on utilise un optique grand-angle. On peut particuliè-
rement remarquer ce phénomène sur des photos de groupe prises à faible distance : il est
fréquent que les personnages situés sur les bords de la photo montrent des épaules plus
larges que ceux situés au centre... La correction automatique d’anamorphose, qui est une
création de DxO, vise à compenser ces déformations, un ajustement manuel restant possible
après l’application du preset contenu dans le logiciel et en fonction des données propres à
l’objectif utilisé. Cependant, comme la déformation affecte plus ou moins les zones proches
de l’appareil, il convient de pouvoir ajuster la puissance de la correction au sujet : elle sera
inutile pour une photo de champ de blé prise dans le lointain, et indispensable pour certains
objets en gros plan.
La boîte de dialogue offre la possibilité de choisir entre la correction des sphères (par exemple
un visage humain) et des cylindres (par exemple des colonnes dans une nef d’église), et
d’appliquer une intensité variable à la correction. Ici, j’ai expérimenté le réglage sur des
bouteilles prises en plan rapproché. À l’origine, les bouteilles situées au bord de l’image
apparaissaient beaucoup plus larges que celles du centre. Après ce premier traitement, il
faudra éventuellement appliquer un redressement et un recadrage.

Réglages possibles de la correction d’anamorphose

87
DxO pour les photographes

Pour des images similaires (par exemple des photos de groupe au cadrage identique lors
d’un mariage ou d’une cérémonie), il est possible de copier la correction sur toute une pile
ou de créer un preset. En revanche, même si j’emploie très souvent cette correction pour des
photos d’architecture intérieure, je préfère en moduler l’intensité à vue car toutes les images
ne sont pas prises à la même distance ou du même point de vue.

Recadrage final
Une fois l’image redressée sur tous les axes où la
correction est nécessaire, il arrive qu’elle soit beaucoup
déformée par rapport à son cadrage d’origine. La boîte
de commandes Recadrage permet de choisir un reca-
drage manuel ou une option automatique correspondant
à plusieurs formats photo habituels : 2/3 (comme le
24 × 36 ou le format des reflex numériques), 4/3 (comme
les compacts numériques), 5/2 (pour obtenir un panora-
mique) ou une dimension personnalisée. Si l’on choisit le cadrage automatique, le logiciel
propose son interprétation qu’il sera possible de modifier en déplaçant le cadre dans l’image.
Si l’on souhaite que toutes les images, y compris celles qui ne sont pas redressées, conservent
la même homothétie, il convient de sélectionner l’option Conserver les proportions.

Recadrage automatique conservant Recadrage panoramique sur une image ayant subi
les proportions d’origine un redressement important

Même si d’autres logiciels, notamment les outils de création de panoramiques qui sont
présentés dans le chapitre 8, permettent aussi de corriger les perspectives, l’intégration de
tous ces outils dans DxO Optics Pro est d’autant plus utile que ce logiciel est le seul à offrir
une correction d’anamorphose calculée à partir des caractéristiques de chaque objectif.

88
Chapitre 6

Simuler un film
argentique

On peut retrouver le rendu de certains films argentiques avec le logiciel DxO FilmPack,
disponible séparément mais beaucoup plus efficace quand il est intégré dans DxO Optics
Pro. Il permet de simuler la colorimétrie, le contraste et le grain d’une quarantaine de films
argentiques, dont une quinzaine de films noir et blanc. Son usage est assez simple, mais il
faut prendre ses précautions avant d’appliquer le traitement à n’importe quelle image, car
certaines d’entre elles méritent une préparation minimale.
La technologie mise en œuvre pour ce programme s’appuie sur une mesure des caractéris-
tiques propres à chaque support argentique, et notamment à son vrai grain, modulé selon la
plage de couleur d’une charte et selon la luminosité du fond. La colorimétrie réelle des films
variant selon la température de couleur, il sera plus délicat de simuler un rendu uniforme en
numérique en fonction des conditions de prise de vue.

Pourquoi le FilmPack ?
Dès que le numérique est devenu un procédé professionnel, de nombreux photographes ont
dénoncé un aspect un peu aseptisé des images, par opposition à la personnalité tranchée du
rendu des supports argentiques.
Pour comprendre comment un film argentique peut avoir une personnalité, il faut savoir que les
couleurs sont reconstituées par la superposition de plusieurs couches, chacune étant sensible à
une des trois couleurs de base (rouge, vert et bleu). Les colorants inclus dans ces couches sont
soit masqués par une couche rouge-orange (cas des négatifs), soit directement visibles par trans-
parence (diapositive). Personne n’a jamais pu voir directement les « vraies couleurs » d’un film
négatif : non seulement les colorants sont inversés (un bleu est rendu en jaune, et réciproquement),
mais encore le masquage fait que toute interprétation directe est absolument impossible. Il faut
procéder au tirage pour découvrir les couleurs, qui dépendront du papier employé.

Un négatif noir et blanc présente la même inversion, mais un œil entraîné peut deviner à
l’avance la densité de la photo agrandie. En diapositive, en revanche, on découvre directement

89
DxO pour les photographes

les nuances et le contraste des couleurs par transparence, mais avec un effet trompeur : une
diapositive apparaîtra toujours beaucoup plus lumineuse et claquante par transparence que
projetée ou agrandie sur papier.

Cependant, la matière même du support, c’est-à-dire l’amas de grains argentiques ou de


colorants synthétiques contenus dans le support, ne peut pas en général se voir à l’œil nu
sur une image au format 24 × 36 : on ne découvre cette matière qu’après agrandissement ou
examen avec une loupe très puissante, ou avec un scanner.

On voit par là que reconstituer artificiellement la couleur et le grain d’un support argentique
sur un fichier numérique n’est pas une mission facile, et qu’une part de subjectivité pourra
s’y rattacher.

La colorimétrie
Chaque film argentique se caractérise par une colorimétrie particulière, c’est-à-dire son apti-
tude à reproduire des couleurs sous un éclairage normalisé. La colorimétrie est la science de
la mesure des couleurs, mais par usage de langage, on dira que la colorimétrie d’un système
photographique est parfaite si toutes les couleurs d’une charte normalisées sont exactement
rendues, et que les zones blanches ne souffrent d’aucune dominante colorée.
En pratique, aucun film n’y parvient avec une exactitude rigoureuse, et l’on dira qu’il présente
des écarts ou des dérives colorimétriques. Autrefois, on parlait dans les clubs photo de
« Kodachrome tirant vers le bleu », « d’Ektachrome tirant vers le jaune » ou de « Fujichrome
tirant vers le vert »… Aujourd’hui, on publie des courbes et des schémas complexes qui
montrent que la perfection n’est pas encore atteinte en ce domaine.
Il faut en effet considérer deux éléments importants :
• le support qui sert au visionnage des images n’est jamais totalement comparable à un autre
support : regarder une diapositive argentique sur écran ne revient pas à regarder un fichier
numérique sur un moniteur d’ordinateur ; un tirage sur papier jet d’encre mat donnera une
autre perception qu’un tirage sur papier argentique brillant ;
• une température de couleur contrôlée est fondamentale pour arriver à la neutralité, alors
que notre œil arrive à s’accommoder d’écarts assez importants ; le cerveau convertit en
blanc ce que nous voyons d’un papier blanc, que l’éclairage ambiant soit plutôt jaune
(en intérieur, sous des lampes incandescentes) ou plutôt bleuté (dehors, à l’ombre, en fin
d’après-midi).
Un support photographique peut très bien disposer d’une colorimétrie très satisfaisante dans
une lumière du jour moyenne (5 500 K) et présenter des dérives importantes sous un éclai-
rage incandescent (2 800 K) ou à l’ombre (10 000 K). Or, notre œil arrive à s’adapter à de
tels écarts, et les Caméscopes ou appareils numériques disposent de réglages automatiques

90
Simuler un film argentique 6
ou manuels pour rééquilibrer les couleurs autour d’une valeur de blanc qui correspond à
l’ambiance lumineuse. Ce n’est pas le cas des films argentiques en couleurs, pour lesquels
on devrait, si l’on était rigoureux, modifier la source lumineuse avec un filtre correcteur (bleu
ou jaune) pour la ramener à la valeur pour laquelle le film a été équilibré à la fabrication. Les
filtres Wratten, du nom de leur inventeur, permettent cette conversion.

Des images de mes années argentiques montrent la variété des rendus


(voir aussi page suivante) :

Ektachrome des années 1970 Velvia 50 des années 1990

Agfachrome 100 des années 1980 Kodachrome 25 des années 1970

91
DxO pour les photographes

Provia 400X de 2007 Kodachrome 64 des années 1980

Elite Extracolour des années 1990 Provia 100 F des années 2000

Cependant, rares sont les photographes à utiliser de tels filtres (à part en studio) pour optimiser
la colorimétrie de leurs films argentiques selon l’éclairage. Au contraire, on a pris l’habi-
tude au cours des années d’utiliser les films équilibrés pour la lumière du jour, de l’aube à
la nuit, et d’apprécier tel ou tel rendu particulier de couleurs sous des éclairages complexes
comme une « qualité » d’un film – alors qu’il s’agit en réalité d’un défaut par rapport à la
retranscription fidèle de la réalité.
Les films noirs et blancs, panchromatiques – c’est-à-dire reproduisant par une nuance de
gris toutes les couleurs – depuis plus d’un demi-siècle, peuvent réagir de façon différente à
un éclairage ou à une couleur : certains rendront mieux que d’autres les nuances du vert des
feuillages ou la couleur de la peau.
Tenter de reproduire des colorimétries particulières impliquait d’abord pour DxO de procéder
à des mesures précises de différents types de films, avec une mire de couleurs mais aussi des
sujets réels (natures mortes, objets aux couleurs et textures variées…), puis de convertir les
résultats obtenus en réglages à appliquer à une image numérique.

Le grain
Le second élément caractéristique d’un film est l’aspect plus ou moins visible des amas
granuleux de ses halogénures ou bromures d’argent, ou des colorants chimiques qui leur
sont associés. La granularité d’un film permet de mesurer la taille des particules élémen-

92
Simuler un film argentique 6

Agrandissement à 200 % du grain de diapositive Kodak Elite Extracolour 100 ISO,


en haut, et de négatif Fuji Superia 800 ISO, en bas

93
DxO pour les photographes

taires qui, impressionnées par la lumière, constituent l’image. Durant des dizaines d’années,
les producteurs de pellicules ont tenté de diminuer la taille de ce grain pour qu’il devienne
invisible sur les tirages, car la reproduction la plus fidèle de la réalité ne passe pas par un
aspect granuleux : jamais l’œil ne verra un ciel bleu constellé de points plus sombres ou plus
clairs… Ainsi, dès les années 1930, l’argument du « grain fin » ou du « grain très fin » était
mis en avant. On observa la même évolution pour les films couleur de haute sensibilité à la
fin du siècle dernier.
Les photographes ayant appris les nuances du développement noir et blanc savent très bien
que le grain sera plus ou moins accentué selon le révélateur employé, sa température et l’agi-
tation donnée aux bains durant le traitement. Ils savent aussi que, pour faire bien ressortir le
grain sur un agrandissement papier, il faut un contraste plus élevé et une mise au point très
précise sur la structure du grain lui-même, grâce à une loupe puissante. A contrario, diminuer
le grain passe par un réglage plus doux du contraste, voire par un décalage volontaire de la
mise au point pour donner un aspect plus fondu au grain.

Mesure de la répartition du grain d’un négatif noir et blanc selon la densité (à gauche),
et d’une diapositive couleur (à droite)

Au premier stade du traitement sur ordinateur, quand la prise de vue directe était balbutiante
mais que le scanner et le post-traitement se substituaient rapidement au tirage direct pour
la photo en couleurs, les amateurs recherchaient souvent les meilleurs logiciels effaçant le
grain sur le fichier passé au scanner… Mais avec l’avènement du numérique qui permet si
facilement de sortir des images lisses, sans granulation parasite de relief ou de couleur, le
défaut tant combattu durant des décennies est devenu une qualité qui donne de la matière et
de la qualité artistique au tirage, de même que la trame de la toile peut donner de la densité à
une peinture à l’huile. Pour avoir, à partir de mes premières prises de vue numériques, tenté
diverses expériences pour retrouver dans une série de paysage une homogénéité entre des
prises de vue sur diapositives et des prises de vue numériques, je m’étais attaché en accentuant
la saturation et la netteté à redonner un aspect plus granuleux à mes tirages. J’avais aussi
essayé différents filtres ou plug-ins qui permettent de donner un aspect plus « argentique »
aux épreuves.

94
Simuler un film argentique 6
L’approche de DxO a été plus radicale, puisqu’elle a consisté à reconstituer, à partir de
mesures de répartition du grain selon la couleur et la luminosité, une matrice de grain propre à
chaque film ou famille de films à simuler de façon logicielle. Comme on le verra plus loin, la
matrice de base du grain peut être adaptée au format de sortie envisagé, voire au support.
C’est l’aspect le plus innovant du FilmPack, et pour avoir beaucoup participé à l’évaluation
des profils retenus en bêta-test, sur la base de rendus colorimétriques élaborés « à vue » par
comparaison avec des diapositives couleur, lesquels étaient ensuite confrontés aux profils
mesurés sur charte colorimétrique, je peux confirmer que l’apparition des matrices de grain
a vraiment donné toute son ampleur au produit.

Exemple de résultat d’un réglage Exemple de résultat d’un réglage


Kodachrome 200 Kodak Tri-X

Le FilmPack et ses versions


Le FilmPack se télécharge sur le site Internet de DxO et peut être utilisé de façon indépendante
ou s’inclure dans DxO Optics Pro. Une version gratuite peut fonctionner pendant quinze
jours, le temps d’évaluer le fonctionnement du programme. Ensuite on achètera un code qui
active définitivement le logiciel. Après le téléchargement, on peut choisir d’installer plusieurs
applications à partir du même fichier de base.
Il est parfois utile, en effet, d’utiliser le FilmPack en version simplifiée, alors même qu’il
est déjà incorporé à DxO Optics Pro. Par exemple, on pourra appliquer un effet argentique
sur une image ne nécessitant aucune autre correction, issue d’un compact ou d’un téléphone
pour lesquels le logiciel principal ne dispose pas de module, ou même sur une image déjà
corrigée par Optics Pro, qui ne peut pas reprendre une copie pour lui appliquer une nouvelle
correction. Enfin quand on dispose de Photoshop, il est évident que l’on a intérêt à y installer
tous les plugs-ins qui pourront servir en cas de besoin.

95
DxO pour les photographes

Téléchargement d’une version démonstration du Film Pack

L’installation est entièrement automatique, et le programme est tout de suite opérationnel.


L’élémentaire prudence conduit cependant à redémarrer l’ordinateur avant de lancer FilmPack.

Installation du Film Pack sous trois formes simultanément

96
Simuler un film argentique 6
Le FilmPack utilisé seul
Une icône se pose sur le bureau lors de l’installation,
et ouvre instantanément l’application qui est vrai-
ment très simple. Mais le FilmPack, s’il utilise très
facilement tout seul, est aussi d’un usage assez limité
car il ne corrige que les fichiers JPEG et TIFF, et ne
peut influer sur la dimension de l’image ni sur des
ajustements qui pourraient être nécessaires pour un
meilleur « aspect argentique ».
Il peut cependant s’avérer très pratique pour modifier
très rapidement des images déjà dimensionnées pour
le Web, par exemple, ou pour donner un « coup de
patte argentique » final à un tirage préparé en TIFF,
mais on ne peut lui confier des travaux plus sophis-
tiqués.

L’utilisation du Film Pack seul


est d’une grande simplicité.

Quand on ouvre une image, un onglet apparaît qui


permet de choisir le profil du film et le grain à appli-
quer ; la visualisation est immédiate. Un zoom permet
d’apprécier la force du grain et la souris se transforme
alors en main pour naviguer dans l’image. Une fois
le bon dosage trouvé, on sauvegardera la photo en
JPEG ou en TIFF. Pour choisir le taux de compres-
sion, il faut se souvenir d’aller dans les Préférences
par la commande des réglages des options ; notons
qu’une boîte de dialogue directe qui s’ouvrirait quand
on choisit la commande Enregistrer sous serait bien
plus efficace !

97
DxO pour les photographes

Le zoom permet d’apprécier la force du grain.

Au final, acheter le FilmPack pour l’utiliser seul ne semble guère valorisant, alors que
combiné à un logiciel puissant il offre des possibilités très étendues. Heureusement, l’achat
de la licence permet de l’utiliser dans Photoshop et DxO Optics Pro.

Le FilmPack dans Photoshop


L’installation du plug-in dans Photoshop (CS2 ou supérieur,
Elements 4 ou supérieur) est automatique. Après avoir redé-
marré l’ordinateur – par prudence, ce n’est pas obligatoire –,
on trouvera dans Photoshop un nouveau filtre qui s’active
d’un simple clic après que vous aurez chargé une image.
Tous les formats d’images sont accessibles, y compris les
formats RAW si le module Camera Raw est compatible avec
le boîtier utilisé. Un gros avantage du système est que si l’on
a commencé par établir une copie neutre du fichier d’ori-
gine, par exemple en TIFF, on pourra tester très rapidement
plusieurs variantes qui s’affichent côte à côte.

98
Simuler un film argentique 6
L’ajustement fin du grain se fait en affichant l’image à
100 %, mais il est dommage de ne pas pouvoir monter à
200 % comme dans la version indépendante. Pour comparer
l’image avant et après, on clique sur une zone ; en maintenant
le clic appuyé, on peut circuler dans l’image pour choisir la
zone de comparaison.
Un atout du plug-in dans Photoshop est qu’il permet très faci-
lement de générer plusieurs interprétations et de les comparer.
Il suffit de renommer le fichier à chaque passage dans le
filtre et d’ouvrir le fichier d’origine en activant la commande
Fichier > Ouvrir un fichier récemment modifié.
On peut aussi créer un calque pour chaque session. Si l’on
enregistre chaque version en TIFF, on pourra ensuite procéder
à sa finition sans perte d’informations. Bien entendu, si le
fichier à modifier est trop « typé » (trop clair, trop sombre,
dominante de couleur), créer avant l’application du filtre
une base neutre en TIFF permettra d’optimiser les résultats
du FilmPack.

Les commandes de couleur


et de grain sont les mêmes que
pour la version indépendante.

Plusieurs interprétations comparées avant finition sous Photoshop

99
DxO pour les photographes

Le FilmPack dans DxO Optics Pro


Quand le FilmPack est inclus dans Dxo Optics Pro,
et une fois qu’il aura été, le cas échéant, activé avec
le code confidentiel qui est indispensable après une
période d’essais, le logiciel n’apparaît plus en tant que
tel : ses fonctions s’intègrent dans tous les réglages
du logiciel principal et ses menus sont inclus dans les
palettes de correction.

Fusion des menus


On aurait pu penser que créer une palette « argen-
tique » avec les fonctions exclusives du Film Pack,
comme dans le plug-in Photoshop, aurait été plus
facile pour l’utilisateur ; mais c’est ignorer qu’avant
même la sortie des profils argentiques, DxO avait
Les profils Film sont accessibles incorporé à la version 4 la possibilité de choisir le
dans la palette Couleur qui comprend rendu de plusieurs boîtiers numériques pour permettre,
aussi les boîtiers numériques. par exemple, d’affecter à un cliché de Canon la colori-
métrie d’un Nikon ! En fait, les profils colorimétriques
argentiques s’incorporent dans la palette de réglage Couleur, ce qui permet d’ailleurs de
choisir un mode numérique et d’appliquer ensuite un grain argentique.

Affectation dans deux palettes


L’affectation des commandes du FilmPack dans la palette Couleur et dans la palette Détail
permet, si l’on est adepte de la solution des palettes flottantes, de garder les commandes
ouvertes de façon simultanée. Ceci permettra d’agir, en phase de préparation du cliché, sur
les commandes plus personnalisées de contraste, de saturation et de force du grain, après le
choix des réglages de base.
On pourra par exemple caler l’image au centre, dans l’espace de travail, et positionner une
palette sur la gauche et la seconde sur la droite. Même quand on actionnera le zoom à 100 %
pour bien voir le grain, les commandes resteront toujours accessibles et il sera possible d’es-
sayer rapidement plusieurs combinaisons pour évaluer la pertinence des corrections.

100
Simuler un film argentique 6

On peut rapidement corriger les réglages de base en passant


de la palette Couleur à la palette Détail.

Cette configuration d’origine peut être modifiée en


copiant dans Ma palette la commande de couleur et
la commande de grain, si l’on ne souhaite agir que sur
ces deux paramètres. Bien entendu, les commandes
copiées dans cette palette personnelle restent aussi
actives dans leurs palettes d’origine.

Choisir une image neutre


Dans la mesure où les profils argentiques visent à donner un caractère particulier à une image,
en se rapprochant de l’aspect de tel ou tel film argentique, la colorimétrie et le grain ne seront
pas toujours suffisants : il faudra sans doute aussi jouer sur la luminosité, le contraste, la
saturation des couleurs… ingrédients qui ont été ajoutés par DxO à la recette de base des
profils colorimétriques. On comprendra aisément que, dans ces conditions, on a tout intérêt
à partir d’une image de base la plus neutre possible afin de ne pas cumuler des réglage parti-
culiers (par exemple, augmenter la saturation d’une image déjà réglée en saturation élevée)
ou contrarier les effets (par exemple, augmenter le contraste d’une image choisie très douce
à la prise de vue).

101
DxO pour les photographes

Les profils films construits par DxO ont aussi une influence sur la courbe des images, leur
point blanc et leur point noir. En effet, certaines diapositives étaient par exemple bien connues
pour leurs ombres denses, tandis que des négatifs peuvent présenter des ombres légères.
La neutralité de la base de départ est plus facile à obtenir avec un fichier RAW ; cela peut
être plus délicat sur un fichier JPEG s’il est caractérisé par un profil trop typé (« paysage »,
« saturé ») appliqué dès la prise de vue.
Pour tous les formats, on nettoiera au maximum le fichier en activant tous les contrôles d’aber-
ration chromatique, y compris celui des franges violettes si un risque existe à cet égard.

Privilégier le format RAW


La souplesse du format RAW permettra de commencer le traitement en ajustant l’exposition,
notamment en activant le cas échéant la récupération des hautes lumières ; il faut garder à
l’esprit que les films négatifs couleur sont plus tolérants à cet égard que les diapositives, et
que parmi ces dernières il existe aussi des différences que les experts es argentique connais-
sent bien : par exemple, une Fuji Sensia 100 ISO est plus sensible aux blancs grillés qu’une
Kodak Elite Extracolour de même sensibilité. Ajuster les hautes lumières a donc un intérêt
pour le rendu argentique que l’on veut simuler. Le réglage par défaut du DxO Ligthing en
automatique peut être conservé si l’on souhaite avoir des ombres légères sur l’image. Pour
la balance des blancs, il sera judicieux de choisir une température de couleur correspondant
à un film lumière du jour, en choisissant ce réglage directement ou en affichant 5 400 K.
Dès ce premier stade de correction, il est utile de se servir de l’affichage « avant/après » pour
bien suivre les étapes du réglage.

Astuce
Même s’il est impossible de repartir de la base neutre pour appliquer le traitement
argentique tant que l’on est sous DxO Optics Pro, afficher la vignette de la version
neutre permet d’un coup d’œil de vérifier les dominantes induites par le traitement.
La meilleure solution pour vérifier la bonne neutralité de l’image est de lui assigner
d’abord le profil « boîtier » et « neutre » dans le module DxO Color, et d’effectuer un
premier traitement. Une fois cette référence en mémoire, on appliquera à l’original tel
ou tel rendu argentique. Ci-contre, sur la figure du haut, on voit au centre le traitement
en cours, et en bas à gauche la vignette interdite de traitement de la copie « neutre »
réalisée avant d’entamer les réglages argentiques.

102
Simuler un film argentique 6

La comparaison avant/après permet d’ajuster progressivement les réglages en voyant l’image de base.

Ici, dans le but d’obtenir un traitement assez vigoureux, on a limité les hautes lumières
et éclairci les ombres, car certains profils vont les assombrir à nouveau.

103
DxO pour les photographes

Après l’exposition et l’application du DxO Lighting, on examinera la netteté en agrandis-


sant à 100 % une plage significative. L’argentique présente souvent une netteté apparente
moins tranchante que le numérique ; pour ne pas s’écarter de cette réalité, on pourra régler
l’optimisation du piqué de DxO Optics Pro à - 0,50, ou l’accentuation à un niveau léger si le
module d’objectif est manquant. Mais il peut aussi être utile d’activer la réduction du bruit,
même sur un paysage pris à 100 ISO, afin de n’avoir aucune trace parasite résiduelle dans
des aplats, comme le bleu du ciel ou les surfaces claires, en vue de pouvoir appliquer le grain
sur des surfaces lisses.

Pour apprécier la netteté et le bruit, il faut afficher l’image avec un grossissement de 100 %.

C’est une fois le niveau de netteté de base établi que l’on regardera l’effet de la réduction du
bruit. Vous avez lu plus haut que je conseillais de ne pas en abuser en traitement numérique,
car un minimum de bruit donne un peu plus de matière au tirage et une correction exces-
sive lisse abusivement les détails. Cependant, s’agissant d’une simulation argentique, il ne
faudrait pas risquer la superposition disgracieuse de bruit numérique présentant des taches
multicolores et de grain argentique au contour bien défini.
En haute sensibilité, même si l’on veut simuler le grain épais voire grossier de certaines
émulsions de haute sensibilité, il vaut mieux débruiter au maximum son image avant de lui
appliquer un grain argentique. Les détails sont si fins qu’ils seraient de toute façon noyés
dans le grain que l’on va appliquer par la suite et pourront donc être lissés sans remord :
c’est le grain qui les remplacera pour recréer une impression de netteté. Il faut à la fois agir
sur la correction de luminance et sur la correction de chrominance, avant de trouver la limite
d’équilibre selon le grain du film à simuler.

104
Simuler un film argentique 6

Sur un fichier RAW de D200 à 1 600 ISO, on va appliquer un lissage beaucoup


plus important que pour le tirage numérique direct.

L’application du gros grain du film argentique haute sensibilité que l’on aurait employé
dans de telles conditions d’éclairage recrée la matière supprimée par le lissage.

105
DxO pour les photographes

Préparer au mieux les fichiers JPEG


Si l’on souhaite partir d’un fichier JPEG, il est toujours préférable d’envisager cet usage
dès la prise de vue car les capacités de correction sont moins importantes que sur un fichier
RAW. De façon générale, le post-traitement sera toujours plus facile sur une image douce
(par exemple avec les réglages Neutre ou Portrait des appareils) qu’avec une image déjà très
contrastée et saturée.
Il faut se souvenir que les commandes de balance des blancs sont plus sommaires et ne
permettent pas d’afficher une température de couleur déterminée, il faudra ajuster à vue entre
« plus chaud » ou « plus froid ». En cas de manque de neutralité, on recourra à la pipette pour
équilibrer l’image à partir d’une zone blanche ou grise, si elle existe.

Correction d’une tonalité jugée trop chaude

La compensation d’exposition se fera également à vue, aucune récupération de hautes lumières


n’étant possible sur un fichier JPEG. Avec des images assez sombres on aura recours au
réglage de DxO Lighting pour éclaircir les ombres qui ne devront jamais être totalement
noires pour recevoir ultérieurement une couche de grain visible.

Avec un fichier JPEG contrasté, on pourra jouer de plusieurs commandes


(compensation d’exposition, contraste, DxO Ligthing) pour adoucir les ombres et les lumières.

106
Simuler un film argentique 6

La réduction du bruit permet d’avoir une base plus lisse pour l’accroche du grain argentique.

Les réglages de netteté et de réduction du bruit seront semblables à ceux qu’on applique sur
un fichier RAW, mais il ne faut pas perdre de vue que si l’on a appliqué à la prise de vue
une accentuation ou une réduction du bruit excessives, la correction deviendra nettement
plus délicate. Voici qui renforce encore la nécessité d’être assez modéré dans ses réglages
de prise de vue !
Quand l’image présente une neutralité satisfaisante, on peut sauvegarder une copie de réfé-
rence en sachant, comme cela a été observé plus haut pour le format RAW, que l’on ne
pourra pas repartir de cette copie pour la suite du traitement. Mais si l’image d’origine reste
sélectionnée, elle aura conservé les réglages de la préparation, à partir de laquelle on pourra
appliquer les réglages argentiques du FilmPack.

Choisir le rendu d’un film


Essayer les profils argentiques sur une image permet de comprendre pourquoi il est préférable
que le matériau d’origine soit le plus neutre possible. Le choix d’un film argentique ne se joue
pas que sur la couleur de l’image numérique : il influe aussi sur le contraste, les ombres et
la saturation. Ces éléments peuvent être ensuite ajustés plus précisément, mais l’image peut
déjà beaucoup varier selon le profil sélectionné.

107
DxO pour les photographes

À partir d’un fichier JPEG de Fuji S5 :

Image neutre Kodak Kodachrome 64

Kodak Tri X Kodak Kodachrome 25

Fuji Velvia 50 Traitement croisé Kodak Elite

108
Simuler un film argentique 6
Choisir le type de film
La boîte de dialogue permet de sélectionner le modèle
de boîtier numérique et les films. Pour chaque volet,
un certain nombre de films sont simulés dans un profil
de base déterminé par DxO. Il est à noter que le choix
le plus grand figure dans les films positifs couleur,
puis le noir et blanc. Le négatif couleur, moins prisé
des experts et des professionnels, reste encore un peu
sous-représenté, mais on retrouve justement des réfé-
rences professionnelles au détriment de nombreuses
nuances grand public souvent disparues avec la dimi-
nution du nombre des fournisseurs.

Films négatifs et positifs


Les profils pour le noir et blanc sont sans surprise,
même si l’on souhaiterait disposer de plus de profils.
Il est à noter cependant que les variantes offertes par
les films noir et blanc en fonction du révélateur utilisé
n’ont pu être reproduites : il aurait fallu multiplier
les essais et les nuances au risque de perdre l’utilisa-
teur dans de trop grandes subtilités. L’expert qui sait
comment tel ou tel traitement influe sur le contraste et
le grain pourra ajuster ces éléments après application
des profils.

Films génériques et films profilés


Il existe des variantes pour les films positifs, on peut
par exemple choisir entre deux interprétations des
Kodak Ektachrome 100 VS et Kodachrome 64, de
même pour certains films Fuji. Ceci est source de
confusion et il est préférable d’éviter les profils dits
« génériques » qui sont hérités de versions anciennes
du logiciel, avant la création du FilmPack, et ne sont
maintenus que parce que des clients y étaient habi-
tués. Ces profils génériques sont moins fidèles que
les profils « FilmPack » élaborés suite à des mesures
précises, et je conseillerais d’adapter un profil de Fuji
Velvia 100 à partir du profil de la Velvia 50, plutôt que
d’utiliser le profil générique.

109
DxO pour les photographes

Variantes d’une famille de films


Beaucoup de films argentiques élaborés au fil des années ont gardé la même dénomination
commerciale alors que leur colorimétrie et leur grain évoluaient beaucoup. Les films mesurés
par DxO correspondent en effet à des variétés disponibles au XXIe siècle, alors que certains
d’entre eux ont été présentés il y quarante ans déjà ! Or, on verra que le rendu peut différer
de façon importante au sein d’une même marque, et qu’à partir de ces rendus on pourra
recréer les caractères plus proches d’une version d’il y a trente ans… dès lors que l’on a des
originaux de référence – les Kodachrome, par exemple, se conservent très bien.

Effets spéciaux
Le FilmPack permet de retrouver l’aspect des tirages ayant subi un virage métallique et celui
du traitement croisé qui revient fortement à la mode dans la presse branchée et les expositions
– ceci, comme toute mode, de façon périodique…

Traitement croisé
Le traitement croisé est disponible à partir de deux profils. Il consiste à traiter un film négatif
dans un révélateur pour film positif, ou l’inverse. Ces erreurs volontaires entraînent des dérives
de couleurs spectaculaires qui sont reproduites par DxO avec une grande fidélité.

Choix d’un traitement de film négatif C41 traité Choix d’un traitement de film positif E6 traité
avec un révélateur E6 pour film positif avec un révélateur C41 pour film positif

110
Simuler un film argentique 6
Virages en tirage noir et blanc
Le volet Spécial de la boîte de dialogue
permet de simuler des effets de virage sur
tirage noir et blanc, procédé à la mode à la
fin des années 1960 mais qui peut redevenir
d’actualité. Il est à noter que le réglage
prend le pas sur le profil choisi : même si
l’on a sélectionné un profil couleur, l’ap-
plication d’un réglage de virage convertira
le cliché en noir et blanc. Pour un meilleur
Un virage réel s’appliquant sur un tirage noir et blanc,
rendu, il est conseillé de choisir tout de il est conseillé de choisir un profil approprié
suite un profil noir et blanc. à la situation.

Ajuster le rendu final


Contraste et saturation
Après avoir choisi le profil du film, et selon l’image et
l’effet que l’on veut rendre, il est possible de nuancer
l’interprétation en jouant sur le contraste et la satura-
tion. Au cours des années, certains films ont évolué,
et les habitudes d’utilisation de même. Augmenter la
saturation permet de retrouver des rendus qui étaient
très recherchés en diapositive au début des années 1980.
À partir des profils de base, on peut ajuster très rapi-
dement les réglages pour obtenir des images inspirées
des photos de cette époque. On verra plus loin que la
meilleure solution, si l’on veut donner un style, est de
créer des presets reprenant ces réglages particuliers.

Intervention sur les couleurs


Selon les conditions d’éclairage et le profil film utilisé, il arrive qu’il soit nécessaire de
corriger une couleur particulière. Par exemple, le profil Kodachrome 25 du FilmPack est mis
à mal par certaines nuances de rouge. Grâce à la commande TSL de la palette Couleur, on
pourra ajuster la teinte de chaque canal de couleur (rouge, jaune, vert, cyan, bleu et magenta)
afin d’obtenir le résultat souhaité.

111
DxO pour les photographes

À partir d’un fichier RAW de Nikon D200 :

Image neutre Kodak Kodachrome 64

Kodak Tri X Kodak Kodachrome 25

Fuji Velvia 50 Traitement croisé Kodak Elite

112
Simuler un film argentique 6

Un réglage fin peut être appliqué à chaque canal de couleur.

Moduler le grain
L’application du grain est la touche finale qu’il faut apporter à un rend argentique pour être
réaliste. Le choix est simple, car il suffit de faire coïncider le grain au profil de film sélec-
tionné. On peut choisir la force et la taille du grain en fonction du format de sortie et de l’effet
souhaité. L’intensité « 24 × 36 » correspond à la granulation qui figurerait sur un original
de ce format agrandi à la taille du fichier numérique en traitement. Choisir l’option Moyen
format ou Grand format permettra d’afficher un grain beaucoup plus fin. On peut également
choisir une taille de façon plus pointue grâce au curseur qui fonctionne en continu, mais une
valeur trop basse risque de conduire à une granulation invisible sur le tirage. Inversement,
pousser trop loin les curseurs de grain risque d’aboutir à une image trop caricaturale.

On a appliqué un grain d’origine avec un 24 × 36, Un film à grain important donne tout de suite
celui de la Kodachrome 25 qui se caractérise un effet graphique ; le Tmax 3200 est le film argentique
par de petits amas de couleur le plus sensible et le moins fin.
sans contour marqué.

113
DxO pour les photographes

Intensité du grain
On ne peut jouer sur l’intensité du grain qu’en diminuant le format : comme dans la réalité,
le grain d’une image moyen format (et surtout grand format), pour une même émulsion
argentique, apparaîtra beaucoup plus discret sur un tirage de même taille que celui d’un petit
format 24 × 36. Ceci offre des possibilités de variantes importantes, surtout en noir et blanc
où le grain est très défini. Comme on ne peut pas choisir un format plus petit que le 24 × 36,
on pourra jouer sur l’intensité du grain pour un effet plus prononcé.

On simule ici une chambre grand format chargée avec un film très sensible.

Taille du grain
La taille du grain modifie plus l’image que son intensité qu’il est parfois utile de doper un
peu selon le support et la taille de sortie choisis. Mais pour un effet appuyé, on peut bien
entendu combiner une action sur l’intensité avec une action sur la taille.

Ici l’intensité et la taille ont été tellement accentuées


que l’effet risque d’être excessif.

114
Simuler un film argentique 6

Le profil Kodachrome 200 mérite souvent une petite accentuation de son grain si particulier.

Appliquer un grain exogène


Le fait que la commande de grain soit indépendante de la commande de couleur permet
d’expérimenter des mixages au gré de sa fantaisie, même si l’on s’écarte notablement de la
réalité. Ainsi, un profil de Kodachrome 25 avec un grain de Tri-X peut permettre des tirages
claquants avec beaucoup de matière, et a contrario un grain de Velvia 50 appliqué sur un
profil de Superia 1600 produit des couleurs désaturées et très lisses.

Appliquer la matière dense du grain de Tri-X Le mariage contre nature d’un grain de Velvia 50
sur un profil colorimétrique de Kodachrome 25 appliqué à un profil Superia 1600 donne
donne des résultats surprenants. une interprétation originale.

Personnaliser ses réglages


Comme tous les réglages de DxO, le dosage précis de l’effet argentique peut être sauvegardé
sous forme de presets. Ceux-ci peuvent être différents selon que la source est au format JPEG
ou RAW, car dans ce dernier cas, on peut y inclure un niveau de récupération des hautes
lumières.

115
DxO pour les photographes

Choisir des options plus poussées


Selon l’appareil numérique utilisé et le film à simuler, on peut avoir besoin d’adapter certains
réglages pour mieux coller aux caractéristiques du film argentique que l’on veut simuler. Par
exemple, on choisira des niveaux différents de récupération des blancs et de saturation.
Ces options donnant un caractère plus poussé à la simulation du film pourront bien sûr être
contenues dans des presets, dont la mise au point est détaillée au chapitre suivant. Le tableau
ci-dessous en donne quelques exemples.

Type de film Récupération hautes Saturation Contraste


lumières
Fuji Velvia Fort Élevée Moyen élevé
Fuji Provia Aucun Normale Normal
Kodak Ekta 100 VS Moyen Moyen élevée Normal
Kodachrome 64 Léger Normale Moyen élevé
Fuji Superia HG 1600 Moyen Normale Moyen bas

Selon ces bases de départ et l’image à modifier, on pourra décliner des variantes des réglages
de base de DxO, et même élaborer des presets par assemblage, pour les films que l’on connaît
bien. Ainsi, si le profil de la Fuji Velvia 100F n’est pas encore disponible, on peut tenter de
le construire à partir de la colorimétrie de la Velvia 50 et du grain de l’Astia 100F.

Préparer des presets


Pour construire un preset, on combinera un choix de balance des blancs (on choisira par
exemple un réglage Lumière du jour pour des paysages pris en plein jour, même si l’appareil
était programmé en automatique, pour respecter le type de film utilisé en argentique), et de
correction d’exposition. On se gardera de trop accentuer la netteté et on adaptera la réduction
de bruit à la sensibilité des fichiers à traiter. On y intégrera ensuite le type de film, son grain
et la taille de ce dernier.
Si l’on nomme par exemple « Jour_Velvia_raw_xxx » (xxx représentant vos initiales) un tel
preset, on se souviendra qu’il convient pour les paysages lumière du jour en format RAW
de rendu Fuji Velvia 50.

Presets argentiques pour fichiers RAW


Pour un fichier RAW, on pourra doser avec précision le degré de récupération des hautes
lumières à appliquer à l’original numérique, et même créer des variantes (par exemple HLfort,
HL faible), et il faudra doser la réduction de bruit de façon différente si on n’utilise pas le
réglage automatique.

116
Simuler un film argentique 6
S’il s’agit de donner un aspect Velvia à partir de vues prises en sensibilité élevée, on inté-
grera au preset un débruitage assez élevé (par exemple luminance 40, chrominance et gris 90
pour un RAW de D200) : le film simulé présentant un grain très fin, il ne faut pas que le
cliché numérique conserve du bruit sur le fond de l’image. La variante pourra s’intituler
« HautISO_Velvia_raw_xxx ».

Presets argentiques pour fichiers JPEG


Les presets pour les fichiers JPEG s’appuient sur la même logique, mais on ne dispose pas
de la correction des hautes lumières et l’on peut être amené à appliquer une courbe en S ou
à moduler davantage la luminosité et le contraste. La commande Vibrance est aussi très utile
pour augmenter la saturation sans altérer la finesse des tons moyens.

Appliquer les presets


Le preset donnera toute satisfaction sur une base homogène, mais il ne faut pas oublier qu’il
reste toujours possible d’intervenir sur chaque image de façon séparée, après avoir appliqué
le preset à une sélection d’ensemble.
Le preset présenté ici, inspiré de la saturation des Kodachrome 25 des années 1980, agit
sur la couche rouge mais pourrait avoir un effet excessif sur une image très chaude exposée
en lumière incandescente. Quand on prépare l’image, les réglages affectés par le preset
s’affichent en orange. Avec mon preset, j’ai modifié ici les réglages de la couleur rouge, qui
était trop saturée, sans affecter les autres. Dans une logique de batch, seule l’image corrigée
évoluera par rapport à la base du preset.

Intervention sur un seul réglage du preset pour une ou plusieurs images

117
DxO pour les photographes

Des possibilités sans limite


Il n’y aura guère que l’imagination pour limiter les combinaisons créatrives résultant de
l’intégration du FilmPack dans DxO Optics pro – sachant que la réalité dépasse parfois la
fiction quand on sait la variété de rendus que l’argentique a pu produire, notamment depuis
l’invention de la photographie en couleurs. La mise à jour du FilmPack avec de nouveaux
rendus ouvre de nouvelles perspectives d’ajustement selon les images à traiter.

Kodachrome 25 d’origine, extraite d’un reportage effectué en août 1977

Prise de vue numérique Nikon D200, extraite d’un reportage effectué


en août 2007, traitée par un preset personnel de style Kodachrome 25

118
Chapitre 7

Automatiser
les traitements

La logique de projet contenue dans DxO Optics Pro prend tout son sens quand on passe d’un
système de correction appliqué à chaque image à la définition de critères que l’on pourra
affecter à un lot de photos. En utilisant les piles pour classer des images similaires et leur
appliquer des réglages identiques, ou en créant des profils de traitement – ou presets – qui
seront ensuite choisis dès la sélection de certaines photos, on peut personnaliser le traitement
tout en conservant le système de traitement par lot pour un grand nombre de fichiers.

Corriger par lot


Comme on l’a déjà vu, il est bien entendu possible de mettre en œuvre le traitement par lot
d’un projet en appliquant à chaque image une correction différente, puisque le traitement
définitif n’interviendra qu’à la fin. Mais dès que l’on se sert de DxO Optics Pro pour un grand
nombre de photos, que ce soit pour des souvenirs de vacances ou un reportage professionnel, il
est plus efficace de regrouper les fichiers selon leur caractéristiques afin de pouvoir appliquer
un certain type de correction à toute une partie de la sélection.

Appliquer les corrections


sur une pile
Une des solutions les plus simples pour
modifier quelques réglages réside dans
les piles d’images. Après avoir créé
une ou plusieurs piles, on va affecter
les corrections à la première image de
cette sélection ; on copie ensuite ces
corrections et on les « colle » à toutes
les images de la pile.

Des corrections vont être apportées à la première image


de la pile de gauche.

119
DxO pour les photographes

On va choisir pour cette pile une saturation et un contraste très élevés.

On affecte le réglage noir et blanc


La seconde pile sera traitée en noir et blanc. à toute la pile.

Dupliquer les corrections


On peut aussi coller les corrections sur plusieurs
piles, après les avoir copiées depuis une première
pile. Cette stratégie permet, quand on a classé des
images ressemblantes (ou identiques, par exemple
à partir d’une prise de vue en rafale), de ne pas
Classement d’un projet en plusieurs piles créer de piles de trop grande taille pour conserver
d’images homogènes
une vue d’ensemble. Par exemple, lors d’un repor-
tage de sport automobile, on pourra créer des piles
par marque de voiture.

120
Automatiser les traitements 7
Mais il est également possible d’appliquer un
preset à une ou plusieurs piles, de même que l’on
peut le faire dès la sélection des images. Quand
on a une certaine habitude des traitements et du
résultat attendu, la méthode des presets est vrai-
ment la plus rapide et la plus efficace.

Utiliser des presets


Un preset est un jeu de réglages qui modifie le réglage automatique du logiciel, lui-même
présent dans la liste des presets, comme DxO Default Preset. Il est conseillé de ne jamais
modifier ce preset au risque de ne plus se souvenir de la configuration d'origine, mais on peut
en construire une version dérivée à laquelle on attribuera un nouveau nom.

On choisit le preset à appliquer sur une image par un clic droit sur la vignette.

Le logiciel est livré avec des exemples de presets qui apparaissent en italique dans la liste
de l’Éditeur de presets quand on a créé soi-même bon nombre de réglages (affichés, eux, en
caractères romains).

121
DxO pour les photographes

Presets livrés avec le logiciel


Après chargement de DxO Optics Pro, on découvre quatre exemples de presets dans le
dossier DxO Presets :
• « A darker vision » transforme l’image de façon « dramatique », pour une ambiance sombre
et saturée, par une correction d’exposition de - 1 IL et un contraste élevé intermédiaire ;
• « Vivid and Sharp » augmente la netteté et la saturation des couleurs, l’optimisation du
piqué étant réglée à + 0,5 ;
• « A Romantic Look » éclaircit et adoucit la photo en programmant une surexposition de
+ 0,25 IL, avec une optimisation du piqué réglée à - 1,7 et un contraste faible ;
• « No Correction » permet de partir d’une image d’origine sans aucun des contrôles présentés
dans le chapitre 3 sur les corrections automatiques.

Rendu du préset « A darker vision »

Rendu du preset « Vivid and Sharp »

122
Automatiser les traitements 7

Rendu du preset « A Romantic Look »

Il est toujours possible de s’inspirer de ces exemples d’origine pour créer ses propres presets,
mais il est plus efficace de connaître exactement l’effet recherché avant d’élaborer un nouveau
preset.

Création de presets
Pour créer des presets personnalisés, il suffit d’ouvrir la boîte de dialogue Éditeur de presets
et de sélectionner un nouveau dossier où vos créations seront sauvegardées ; puis de cliquer
sur l’icône Nouveau preset.

Création d’un nouveau dossier Création d’un nouveau preset dans le dossier
pour créer des presets Mes presets

Choix des corrections


Quand on prépare un nouveau preset, toutes les boîtes de dialogue dont les réglages peuvent
être modifiés et mémorisés apparaissent avec une bordure orange. Il suffira de cocher dans
chaque boîte le réglage souhaité avant d’enregistrer le preset.

123
DxO pour les photographes

Toutes les rubriques soulignées en orange peuvent contenir une correction


qui sera mémorisée dans le preset.

À titre d’exemple, voici la préparation d’un preset « Paysage JMS » plus saturé
et plus piqué que le réglage d’origine

Sauvegarde du preset
Une fois les corrections désirées sélectionnées, on enregistre le preset puis on le renomme
de façon à pouvoir le reconnaître quand on désirera l’appliquer à une image, une pile ou une
sélection.

124
Automatiser les traitements 7

On peut renommer le preset


après enregistrement.

Enregistrement du preset après sélection On retrouvera le preset par un nom significatif.


les corrections

Une fois le preset sauvegardé dans le dossier Mes presets, il sera aisé de l’appliquer sur une
vignette ou sur une pile, par un simple clic droit sur la sélection.

Exporter un preset
Le preset enregistré est inclus dans la base
de données de DxO et ne sera pas accessible
autrement. Pour le copier sur un autre ordi-
nateur, il suffit de l’exporter dans un réper-
toire qui pourra facilement être transféré,
par exemple avec une clé USB. Le fichier
de preset, toujours nommé « xxx. dxo », est
facile à envoyer par e-mail à tout correspon-
dant équipé de DxO.

Importer un preset
Dès lors que les presets peuvent être exportés, il est également possible de les importer,
d’en télécharger, ou de reprendre ceux qui avaient pu être créés pour la version 4 de DxO
Optics Pro.

125
DxO pour les photographes

Recevoir un preset
Si un ami vous a envoyé un preset par cour-
rier électronique, il suffit de l’enregistrer
dans le répertoire Preset qui vous sert aussi
pour l’exportation. Dans la boîte de dialogue Éditeur de presets, l’icône Importer permet de
sélectionner le répertoire comportant les presets à insérer dans un dossier.

Télécharger un preset
Plusieurs presets sont disponibles gratui-
tement sur le site Internet de DxO, dans la
rubrique « Learning center ». Il existe des
presets assez typés, par genre de sujets, et des
presets artistiques, élaborés par des photogra-
phes associés au développement de DxO par
les programmes de bêta-test.
Une fois le fichier preset téléchargé, le fichier
ZIP sera décompressé dans le répertoire
Preset que nous avons créé pour l’échange
de ces fichiers, puis pourra être importé dans
DxO Optics Pro.
Dans la rubrique « Presets d’artistes » du site
DxO, vous pourrez trouver de nombreuses
interprétations originales, dont certains trai-
tements argentiques pour retrouver l’esprit
de films diapositifs du siècle dernier, dont
je suis l’auteur, et qui nécessitent donc le
J’ai créé plusieurs presets complexes, téléchargeables FilmPack présenté au chapitre précédent.
gratuitement depuis le site DxO.
Attention, ces presets complexes ont été
conçus pour s’appliquer à des fichiers RAW
peu saturés ou contrastés, il faudra peut-être
les modifier pour s’en servir avec des images
JPEG.
Utiliser des presets V4
L’importation des presets que j’avais élaborés pour la version 4 a été ma première préoccu-
pation dès que j’ai pu installer la nouvelle version 5 qui est présentée dans cet ouvrage, car
j’étais impatient de savoir si mes réglages antérieurs continueraient de s’appliquer. On peut
charger ces presets depuis le dossier éponyme du répertoire DxO Optics Pro 4, contenu dans
Program files, grâce à la commande d’importation de la version actuelle.

126
Automatiser les traitements 7

On peut sélectionner ses presets préférés ou les importer tous.

Il importe cependant de comprendre que la version 5 a modifié le cycle de traitement des


fichiers RAW, surtout en matière de traitement du bruit, pour ne pas utiliser des réglages prévus
pour les clichés en haute sensibilité de la version précédente tant le nouveau programme de
développement est supérieur sur ce critère : appliquer les anciens paramètres de réduction
du bruit serait très excessif et fournirait des photos beaucoup trop lissées.

Élaborer ses propres presets


Il est très utile de distinguer les presets destinés aux fichiers RAW de ceux applicables aux images
JPEG, car seules les photos prises en RAW peuvent bénéficier de la récupération automatique
des hautes lumières, et le traitement du bruit est différent. Pour les fichiers JPEG, les variantes
de base seront donc plus simples et on agira en priorité sur le contraste et la saturation.

Créer des presets pour les fichiers JPEG


La création de presets pour les fichiers JPEG permettra par exemple de disposer de réglages
prédéfinis pour un rendu de type paysage ou portrait, de façon plus élaborée que le simple
choix du rendu colorimétrique, ou de préparer la réduction du bruit de façon plus précise
qu’en mode automatique.

127
DxO pour les photographes

Preset par type de rendu


Pour une application sur des images de paysage, on pourra choisir d’augmenter un peu la
netteté et le contraste, voire la saturation si la photo a été prise par temps gris. Avant de
sauvegarder le preset, il faudra examiner son effet en utilisant la loupe à 100 %, pour vérifier
que la netteté est bonne mais pas excessive, ou que la réduction du bruit ne diminue pas le
piqué. Pour vos essais, je conseille les réglages de base présentés dans le tableau ci-dessous
pour un paysage pris en sensibilité moyenne, de 100 à 400 ISO, avec un appareil réglé de
façon neutre.

Palette Réglage Choix proposé


Lumière DxO Ligthing Moyen
Couleur Rendu des couleurs Original
Modes couleurs style Paysage
Contraste Original
Saturation Moyen élevé
Détail Optimisation piqué + 0,5
DxO Noise Désactivé
Aberrations chromatiques Activé
Franges violettes Activé

Si l’on souhaite donner un aspect plus percutant à un paysage ou à un reportage urbain fait
par temps gris, on pourra aussi augmenter le paramètre Contraste (moyen élevé) et déplacer
un peu le réglage de balance des blancs RVB vers plus de chaleur.

Certains des réglages choisis pour un preset « Paysage » à partir d’un fichier JPEG neutre à l’origine

Le choix de base sera très différent si l’on veut traiter des portraits pour lesquels de la douceur
est requise (voir tableau ci-contre).

128
Automatiser les traitements 7
Palette Réglage Choix proposé
Lumière DxO Ligthing Léger
Couleur Balance des blancs Plus chaud
Rendu des couleurs Original
Modes couleurs style Portrait
Contraste Moyen faible
Saturation Originale
Détail Optimisation piqué - 0,5
DxO Noise Désactivé
Aberrations chromatiques Activé
Franges violettes Activé

Certains des réglages choisis pour un preset « Portrait » à partir d’un fichier JPEG neutre à l’origine

Preset par sensibilité ISO


Le bruit numérique n’étant généralement guère visible sur des images prises en faible
sensibilité, je conseille de toujours désactiver le DxO Noise dans les presets qui s’y appli-
queront. Mais on peut aussi construire des réglages pour toutes les photos prises avec tel
ou tel modèle d’appareil, pour 800 ou 1 600 ISO, en appliquant un réglage qui préserve la
netteté pour du paysage ou qui lisse plus les défauts pour du portrait. Pour un reportage
lumière artificielle en 1 600 ISO, on pourra expérimenter les réglages présentés dans le
tableau de la page suivante.

129
DxO pour les photographes

Palette Réglage Choix proposé


Lumière DxO Ligthing Léger
Couleur Balance des blancs Neutre ou plus froid
Rendu des couleurs Original
Modes couleurs style Original
Contraste Moyen faible
Saturation Originale
Détail Optimisation piqué Normale 0,0
DxO Noise Luminance 10
Chrominance 60
Gris 50
Aberrations chromatiques Activé
Franges violettes Activé

Attention, certains modèles d’appareils sont beaucoup plus bruités à sensibilités égales que
d’autres, de la même marque ou d’une autre. On pourra donc créer par exemple un preset
« 1600_Fuji_S3 » dont les réglages seront très différents d’un preset « 1600_Nikon_D200 »,
après avoir enregistré des valeurs différentes de réduction de bruit d’un modèle à l’autre.

Pour créer un preset « Haute sensibilité », on vérifiera sur les métadonnées EXIF
qu’il est bien représentatif d’une série.

130
Automatiser les traitements 7

Quand on règle finement le niveau de bruit, il faut agrandir la zone de visualisation à 100 %.

Preset sans module optique


Lorsque le module optique n’est pas disponible, il sera parfois utile d’inclure un minimum de
correction de netteté dans le preset quand la prise de vue a été effectuée en netteté normale.
On ajustera le niveau en observant une image avec la loupe à 100 %. Le réglage par défaut,
Masque de netteté, peut être activé quand on ne pas peut utiliser la commande Optimisation
du piqué faute de ce module optique.

Pour définir la netteté, on agrandit aussi l'image à 100 %.

Créer des presets pour les fichiers RAW


Les presets pour les fichiers RAW obéissent aux mêmes principes de base, à trois exceptions
près :
• on peut créer de nombreuses variantes en combinant récupération des hautes lumières et
DxO Lighting ;

131
DxO pour les photographes

• la réduction du bruit doit être ajustée à un niveau plus faible ;


• il faut toujours choisir un niveau de netteté quand le module d’optique est absent.

Preset hautes lumières et ombres


Comme les fichiers RAW peuvent se voir appliquer un contrôle pour la récupération auto-
matique des hautes lumières, plusieurs presets peuvent être créés pour ajuster au mieux
les lumières et les ombres. Ainsi, on pourra créer des corrections adaptées au paysage en
combinant :
• récupération légère des lumières et DxO Lighting léger, pour des images exposées norma-
lement ;
• maintien fort des hautes lumières et DxO Lighting fort pour des images très contrastées,
le preset pouvant de plus comporter une réduction du contraste ;
• réglage moyen, pour des vues prises par temps ensoleillé ;
• récupération légère des lumières et DxO Lighting fort, pour du reportage en contre-jour.
On peut bien entendu combiner ces variantes et disposer d’une collection de presets que l’on
appliquera durant la sélection, ou quand les images seront en piles, selon leur contraste.

Ce preset, combinant fort maintien des hautes lumières et DxO Lighting fort,
conviendra aux vues trop contrastées.

Un preset des valeurs moyennes convient à beaucoup de vues ensoleillées.

132
Automatiser les traitements 7

Pour du reportage à contre-jour, on peut privilégier la récupération des ombres


en laissant subsister des hautes lumières intenses.

Preset de réduction du bruit


Il est souvent possible, pour des fichiers RAW de sensibilité élevée, de conserver le réglage
automatique de réduction du bruit, très efficace avec la version 5 de DxO. Si l’on décide
d’affiner, c’est généralement pour accepter un peu plus de bruit de luminance au bénéfice d’un
meilleur piqué de l’image. Par exemple, pour du reportage avec un Nikon D200 à 1 600 ISO,
on pourra construire le preset présenté dans le tableau de la page suivante.

Dans le choix bruit ou piqué, le preset « Reportage haute sensibilité » fait le choix du piqué
en diminuant la réduction de bruit d’origine.

133
DxO pour les photographes

Palette Réglage Choix proposé


Lumière Hautes lumières Léger
DxO Ligthing Léger
Couleur Balance des blancs Neutre ou plus froid
Rendu des couleurs Original
Modes couleurs style Original
Contraste Moyen faible
Saturation Originale
Détail Optimisation piqué Normale 0,0
Réduction du bruit Luminance 10
Chrominance 40
Gris 50
Aberration chromatique Activée

Preset intégrant la netteté


Si le fichier RAW ne permet pas d’activer un module optique, il y a un risque sérieux que la
conversion manque de netteté car, contrairement à ce qui se passe pour une image JPEG, ce
format conserve les réglages de netteté de façon séparée : si DxO ne peut appliquer une netteté
normale, le traitement fournira une photo trop douce. A contrario, un portrait pourrait paraître
trop dur. On peut créer des presets dont le nom indiquera l’usage, comme « RAW_NM_doux »
ou « RAW_NM_net » (l’abréviation « NM » signifiant « No Module »).

Un preset intégrant une netteté sans excès (70, 0.5, 1) pourra convenir au portrait
quand le module optique n’est pas disponible.

134
Automatiser les traitements 7

Un preset plus accentué conviendra mieux au reportage.

Presets complexes
Une fois que vous avez bien assimilé le mécanisme des presets et que vous avez constitué
une collection de base correspondant à vos styles d’images, vous pourrez expérimenter la
création de presets plus complexes, comme ceux qui intègrent des courbes ou des profils colo-
rimétriques et de grain du module FilmPack. Il est conseillé d’aller pas à pas et de modifier
un réglage à la fois avant d’enregistrer une nouvelle version du preset ; mais la créativité en
cette matière comporte peu de limites.

Preset complexe intégrant un rendu argentique, un contrôle de vibrance,


des modes couleur modifiés et une intervention sur la luminance.

135
Chapitre 8

DxO et les autres


logiciels

On a vu que DxO Optics Pro pouvait communiquer avec d’autres logiciels (par exemple avec
les produits Adobe, comme Photoshop et Lightroom), permettant ainsi d’importer ou d’ex-
porter des images, mais certaines précautions sont indispensables pour obtenir les résultats
optimaux, comme nous allons le voir dans ce chapitre. Dans un flux de travail professionnel,
il est très probable que ces logiciels seront sollicités pour la finition de l’image, avec montage
ou détourage, et pour l’impression. Mais utilisé seul, DxO peut aussi servir pour un cycle
complet de production d’images, à l’exception de l’envoi sur l’imprimante pour lequel des
logiciels gratuits pourront facilement prendre le relais : il suffira juste d’ouvrir les fichiers
depuis le répertoire choisi lors du traitement par lot.
Nous verrons également que des outils très spécifiques peuvent être utilisés pour interpoler
l’image ou faire des assemblages au format panoramique : certains d’entre eux, comme
Genuine Fractals ou Stitcher, ont déjà fait objet d’offres promotionnelles couplées de la part
de DxO.

La conversion des fichiers RAW


DxO Optics Pro est incompatible avec la quasi-totalité des logiciels de conversion des fichiers
RAW, ceux des constructeurs comme ceux des éditeurs indépendants. Ceci est dû au fait que,
la plupart du temps, ces logiciels modifient les métadonnées EXIF de l’image quand ils en
sauvegardent une copie.

Incompatibilité après conversion


Il est regrettable que la plupart des convertisseurs RAW modifient les métadonnées EXIF
quand ils créent un fichier JPEG ou TIFF à partir de l’original qui contient les données de
prises de vue inscrites par l’appareil, mais c’est un fait : DxO ne retrouve plus des données
déterminantes pour la correction optique, comme parfois le modèle d’objectif, la focale ou
la température de couleur. Généralement le picto « appareil rouge » apparaît en haut de la
vignette, indiquant que le logiciel ne dispose pas des modules nécessaires.

137
DxO pour les photographes

Dans le pire des cas, DxO traitera ces fichiers comme des images sorties d’un appareil
inconnu, dont il ne possède ni le module boîtier, ni le module objectif ; seul le module DxO
Lighting demeurera actif, car il s’appuie sur une analyse de chaque image. Dans le meilleur
des cas, le logiciel reconnaîtra le boîtier mais pas l’optique : il faudra alors régler manuelle-
ment la netteté et l’aberration chromatique, en renonçant à corriger la distorsion.

La lecture des métadonnées EXIF fait apparaître La même image convertie par le logiciel
le modèle d’objectif utilisé sur ce fichier RAW du constructeur donne une information
d'un Fuji S5. inexacte sur l’objectif utilisé.

Affichage des métadonnées EXIF d’un fichier Après conversion par Camera Raw
RAW (CR2) de Canon dans Photoshop, l’information concernant
l’objectif a disparu, le module correspondant
de DxO ne peut donc être activé.

138
DxO et les autres logiciels 8
C’est pour cette raison qu’il est recommandé de commencer le cycle de traitement des fichiers
RAW par leur conversion dans DxO si l’on veut bénéficier de toutes les corrections. Si l’on
effectue la conversion dans Camera Raw ou Lightroom, on se prive de toutes les fonctions
les plus spécifiques de DxO Optics Pro.

Les convertisseurs compatibles


Une exception à cette règle existe pour les fichiers traités par les outils de conversion Nikon :
un fichier NEF transformé par les logiciels gratuits Nikon Editor (suite Nikon View 6) ou
Nikon View NX, voire par les logiciels professionnels Nikon Capture 4 ou NX, est parfaite-
ment utilisable par DxO Optics Pro, car les logiciels de conversion Nikon préservent toutes
les données de prises de vue dans les métadonnées EXIF et permet donc d’accéder à la totalité
des réglages de la correction automatique.

Affichage des informations d’un fichier RAW Après conversion par un logiciel Nikon,
(NEF) de Nikon l’information sur l’objectif reste complète,
seule la date de prise de vue a été remplacée
par celle du traitement de l’image.

Il faut cependant être prudent quand on ouvre un fichier Nikon dans les logiciels du construc-
teur avant de le traiter dans DxO : il importe de convertir les images en conservant les réglages
de l’appareil (par exemple sans modifier fortement le niveau de D-Ligthing ou de réduction
de bruit de Capture NX) pour que DxO puisse appliquer ensuite ses propres réglages sur une
image qui restera assez neutre.
En haute sensibilité, il faut toujours se garder de cumuler deux étapes de réduction de bruit
automatiques qui risquent de donner des résultats désagréables – et ce d’autant plus que
la correction du bruit sur le fichier RAW, spécificité de DxO, sera remplacée par celle du
convertisseur Nikon. Soit on choisira dans le logiciel Nikon d’appliquer la réduction du
bruit programmée sur le boîtier, soit on désactivera cette option et on corrigera le bruit à vue
ultérieurement dans DxO, en examinant l’image avec la loupe réglée à 100 %.

139
DxO pour les photographes

Des évolutions souhaitables


On peut espérer qu’à l’avenir d’autres logiciels seront reconnus, ou que l’on pourra choisir
un module d’appareil et d’objectif parmi la liste des modules disponibles quand l’activation
automatique sera impossible – à l’instar des informations que l’on peut renseigner quand le
picto « appareil jaune » est affiché.
Bien sûr, un message d’alerte indiquant que la correction risque de n’être pas optimale pour-
rait figurer au-dessus des boîtes de dialogue. Cependant, si toutes les informations (comme la
sensibilité ISO et l’ouverture du diaphragme) manquaient, cette opportunité se transformerait
en véritable jeu de piste pour l’amateur qui devrait, s’il a conservé le fichier RAW, noter les
données manquantes pour les recopier dans DxO ; mais alors, s’il dispose du fichier original,
autant commencer le cycle de traitement dans DxO, surtout que ce dernier n’écrit jamais dans
le fichier d’origine…
Dans l’immédiat, il existe une manipulation informatique permettant de copier les métadon-
nées d’un fichier RAW dans un fichier converti par un convertisseur externe, mais elle est
lente et assez complexe, et ne saurait être mise en œuvre aussi facilement que le traitement
direct (voir chapitre 4, page 62).

De gauche à droite, fichier NEF, conversion JEPG de Nikon Capture NX


et conversion JPEG de Camera Raw, avec le picto rouge. Or DxO possède bien
le module qui pourrait être choisi dans une liste…

L’exportation des images


La logique du traitement avec plusieurs logiciels successifs est toujours possible quand on
commence par effectuer la conversion RAW dans DxO Optics Pro et que l’on exporte l’image
– ou qu’on la sauvegarde dans un répertoire auquel un autre logiciel pourra accéder. Mais le
format JPEG causant toujours des pertes d’informations à cause de la compression (même
en haute qualité), on ne le retiendra que pour une utilisation sur un site Web ou un tirage
familial, et on choisira de préférence d’exporter les images dans des formats qui conduisent
à des fichiers de meilleure qualité.

140
DxO et les autres logiciels 8
Exportation au format DNG
DxO Optics Pro permet de sauvegarder les images au format
DNG (Digital NeGative), inventé par Adobe, dont l’ambition
était à l’origine de voir de nombreux constructeurs et éditeurs
de logiciels se rallier à cette norme afin de rendre inutile le
développement d’outils de conversion spécifiques. Le format
DNG est donc présenté comme un format RAW « universel »
et ouvert, dès lors que l’entreprise utilisatrice signe une
licence gratuite avec Adobe. Cela dispense théoriquement
le fabricant d’appareil numérique de développer son propre
format. Mais lors du lancement de ce « standard » en 2005,
les formats propriétaires des grandes marques existaient déjà
depuis près de 5 ans ; les abandonner aurait donné des signes
négatifs à la clientèle, ils ont donc été tous maintenus.

Un format encore minoritaire


Parmi les noms prestigieux de l’industrie photographique, seul Leica s’est rallié au format
DNG en l’intégrant à ses modèles professionnels. Plusieurs producteurs de compacts ont
aussi adhéré à la norme, ainsi que quelques éditeurs de logiciels. Si le format se diffuse, il
reste quand même loin d’être devenu un standard incontournable. Dans sa version la plus
élaborée, il renferme dans un même fichier le fichier RAW d’origine et son traitement, ce
qui conduit à doubler les sauvegardes si l’on prend la précaution de toujours sauvegarder
son fichier de base comme archive (le vrai « négatif numérique » avant toute ouverture par
un logiciel de conversion ou de traitement).

Des corrections aisées sous Photoshop et Ligthroom


Comme un fichier RAW, le fichier DNG garde en mémoire les informations d’origine de la
configuration de l’appareil. Il s’ouvre facilement dans les logiciels Adobe, utilisant le même
module de traitement des fichiers RAW qu’un fichier de base émanant directement d’un reflex
numérique. Ainsi, on peut disposer de tous les réglages avancés de Photoshop (versions CS et
supérieures, Elements 3 et supérieures ou Ligthroom). Le fichier DNG généré par DxO Optics
Pro, déjà corrigé des aberrations chromatiques, du vignetage, de la distorsion et du bruit, est
vu par les logiciels Adobe comme un fichier RAW, ce qui entraîne une nouvelle conversion.
Pour ne pas cumuler des corrections de netteté et de bruit déjà effectuées par DxO, on veillera
à laisser inactifs les contrôles de Camera Raw au cours de cette nouvelle conversion.

141
DxO pour les photographes

La sauvegarde au format DNG sera utile à tous les photographes qui ont fait le choix de gérer
leurs collections d’images dans ce format, et le nom donné par défaut par DxO au moment
de la création du fichier permet de se souvenir du traitement déjà opéré.

Ouverture d’un DNG dans Photoshop Elements par Camera Raw, après traitement
par DxO : par défaut, le fichier se nomme « x_DxODNG_RAW », ce qui permet
de se souvenir du flux de traitement déjà appliqué.

À gauche, fichier NEF d’origine ouvert par Camera Raw ; à droite, même image
au format DNG, qui a déjà été traitée dans DxO.

Mais la qualité d’une image issue d’un fichier DNG ne sera pas meilleure qu’avec une sauve-
garde en TIFF 16 bits, qui est un format encore beaucoup plus universel puisque quasiment
tous les logiciels de traitement d’images savent le lire et le modifier.

142
DxO et les autres logiciels 8
Sauvegarde au format TIFF
Le format TIFF, dans sa version la plus complète (16 bits, non compressé), est non seulement
un format d’archivage comportant le plus possible d’informations sur la photo, mais encore
un format intermédiaire qui permet d’appliquer des corrections avec plusieurs logiciels
successifs sans aucune dégradation de l’image, surtout si l’on prend la précaution de créer
une nouvelle copie à chaque modification d’importance.
Alors que le format DNG apparaît parfois comme trop « propriétaire » au monde Adobe, le
TIFF est reconnu par beaucoup plus de logiciels, au prix de certaines limitations : en général,
tous les outils de traitement d’images reconnaissent le TIFF 8 bits, mais seules les versions
dites « pro », comme Photoshop CS (et ultérieures) ou Paint Shop Pro, souvent plus onéreuses,
savent traiter la version 16 bits. Si l’on dispose de ces logiciels et de bonnes capacités de
traitement sur le disque – en effet, un fichier NEF de Nikon D200 pèse 15 Mo, un TIFF 8 bits
environ 30 Mo et un TIFF 16 bits presque 60 Mo… – il vaudra mieux choisir le format le plus
lourd en sortie de DxO, car si les fichiers RAW sont codés de 12 à 14 bits selon les marques,
les sauvegarder en 16 bits permet de garder toutes les nuances de lumière et de couleurs.
Les coder en 8 bits ne les rend pas plus performants, sur ce critère, que des fichiers JPEG,
mais hélas les versions « amateur » de Photoshop (la série Elements) ne travaillent bien qu’en
TIFF 8 bits et exigent la conversion du 16 bits pour certaines fonctions de base, comme la
suppression des poussières.

Un fichier NEF a été ouvert et transformé en fichier TIFF 16 bits par


DxO ; Nikon Capture NX sait encore l’ouvrir pour appliquer une
nouvelle correction.

143
DxO pour les photographes

Selon la stratégie de post-traitement retenue, on choisira donc le format TIFF 16 bits ou le


DNG ; Nikon Capture NX, seulement connu de la plupart des photographes comme un outil
de traitement des fichiers RAW, sait traiter les TIFF 16 bits. Pour Photoshop Elements, on
préférera les DNG à condition de ne pas les convertir en 16 bits si l’on prévoit d’appliquer
des effets artistiques… Avant de choisir un logiciel capable de créer des calques ou d’utiliser
des filtres élaborés, vérifiez bien qu’ils gardent leurs capacités en 16 bits !

Des logiciels complémentaires


Tout le monde peut remarquer que DxO se rapproche de la philosophie des convertisseurs
d’images et s’éloigne de celle des logiciels complets de traitement et de retouche, car il ne
possède pas de fonctions graphiques et artistiques (calques, détourage, simulation de peinture
ou d’effets spéciaux), et surtout parce qu’il n’accompagne pas l’image jusqu’au bout par le
pilotage une imprimante. Il faut donc le compléter au minimum par un utilitaire d’impression
si l’on fait soi-même ses tirages.

Utilitaires indispensables
Si les retouches sophistiquées sur des fichiers 16 bits rendent quasiment obligatoire l’usage
de Photoshop en version CS2 ou CS3, la simple finition avant impression ne nécessite heureu-
sement que les versions amateur ou expert, et l’impression d’un cliché déjà optimisé sous
DxO Optics Pro s’accommode d’utilitaires beaucoup plus simples. Et si l’on veut utiliser
des logiciels encore moins chers que Photoshop Elements ou Ligthroom, plusieurs logiciels
entièrement gratuits peuvent être conseillés, comme nous le verrons plus loin.

Impression avec Photoshop Elements


Le menu d’impression de Photoshop Elements est très simple ; seule change l’interface selon
la version utilisée, Elements 6 permettant d’accéder directement aux Préférences de l’im-
primante (type de papier, qualité d’impres-
sion) alors que dans les versions antérieures
il fallait activer d’abord la commande Format
d’impression.
Dans toutes les versions, il est possible de
choisir la taille d’impression en fonction de
la taille du papier et d’insérer un cadre autour
de l’image. Ces fonctions sont suffisantes
pour imprimer des images comme épreuves
d’essai, ou des tirages définitifs avec des
Photoshop Elements 6 permet d’accéder directement papiers photo de haute qualité, dès lors qu’on
aux préférences de l’imprimante. ne cherche pas à faire de maquettes sophis-

144
DxO et les autres logiciels 8
tiquées. Pour les fonctions artistiques du logiciel, on se reportera à un manuel spécialisé,
par exemple Photoshop Elements 5 pour les photographes, du célèbre Scott Kelby (chez le
même éditeur).

Impression avec Ligthroom


Outil complet de gestion d’images, Ligthroom offre des possibilités de mise en page avant impres-
sion encore plus étendues. Il est possible d’encadrer l’image, d’inclure l’impression des données
et de programmer l’impression sur plusieurs modules ou sous forme de planches-contact.

Avec Ligthroom l’encadrement de l’image peut se faire


en plusieurs épaisseurs et en couleurs.

Ligthroom permet d’insérer du texte à côté L’outil de mise en page est


de l’image imprimée. très simple et rapide.

145
DxO pour les photographes

Utilisation de logiciels gratuits


Beaucoup de logiciels livrés avec les reflex numériques comportent une fonction d’impres-
sion des fichiers JPEG, et même TIFF, ainsi que des réglages basiques de présentation et
de mise en page. C’est le cas par exemple des logiciels gratuits de Nikon (Nikon View 6
et Nikon View NX), mais aussi de Canon ou Fuji. Tous ces outils peuvent parfaitement
visionner les images corrigées par DxO et les imprimer avec des fonctions de mise en
page de base.

Nikon View 6 dispose d’un module de mise en page Module d’impression de Nikon View NX
et de pilotage d’imprimante.

Généralement les choix de retouche artis-


tique sont très limités avec les logiciels livrés
avec les reflex numériques, mais on dispose
toujours de l’accès aux réglages avancés
de l’imprimante et parfois des fonctions de
commande de tirage en ligne avec des labo-
ratoires installés sur le Web. Cependant, un
logiciel gratuit comme PhotoFiltre (http://
photofiltre.free.fr/) offre non seulement des
fonctions d’impression d’épreuves tout à fait
suffisantes, mais encore des filtres efficaces
Image photographiée avec un Nikon, traitée par DxO,
ou ludiques qui peuvent être appliqués sur
et imprimée par le logiciel Canon (DPP) livré
avec tous les reflex de la marque l’image. Dans ce cas, il faut toujours penser
à faire une nouvelle copie de l’image par la
commande Enregistrer sous (et non Enregistrer) après application de retouche artistique, pour
ne pas altérer les corrections effectuées par DxO.

146
DxO et les autres logiciels 8

Notre image test transformée en peinture dans PhotoFiltres, avant d’être


envoyée vers l’imprimante par ce logiciel

Il existe aussi des logiciels gratuits, destinés en priorité à la création de galeries web, qui
disposent d’un module d’impression suffisant pour le tirage domestique. C’est par exemple le
cas de Picasa, de Google, qui permet de choisir la mise en page et de piloter l’imprimante.
Des suites d’impressions sont aussi proposées par les constructeurs d’imprimantes ou les vendeurs
de papiers et d’encres compatibles. Ainsi (si l’on supporte les messages publicitaires qui s’affi-
chent pour les produits de la société), le logiciel gratuit PrintPratic de Micro Application permettra
de préparer des impressions sur tous les formats de papier et de régler finement son imprimante
une fois la mise en page effectuée (www.zdnet.fr/telecharger, rechercher « PrintPratic » dans la
boîte de dialogue).

147
DxO pour les photographes

PrintPratic propose des réglages fins du centrage Pour terminer les réglages, on accède au pilote
du papier dans l’imprimante. de l’imprimante.

La lacune que présente DxO Optics Pro du fait de l’absence de module d’impression n’est
pas un défaut incontournable, loin s’en faut, car il existe beaucoup de solutions très faciles
pour obtenir de beaux tirages avec son imprimante personnelle. De surcroît, la logique de
traitement par lot n’est pas très compatible avec celle d’une impression très soignée qu’il
convient d’opérer à l’unité dès que l’on veut obtenir des tirages de qualité exposition.

Des compléments utiles


Au fil des versions, DxO a proposé plusieurs fois des promotions couplées avec des logiciels
complémentaires qui permettent de réaliser des opérations de finition à partir d’un traitement
d’origine de l’image dans Optics Pro. C’est le cas pour l’interpolation destinée aux agrandis-
sements importants, et surtout pour la création de panoramiques pour lesquels la correction
optique DxO fait merveille.

Interpolation et tirages géants


DxO n’est pas adapté pour traiter directement des agrandissements géants, comme les images
d’un mètre de largeur tellement à la mode dans les galeries d’art photographiques, d’ailleurs
la taille de sortie personnalisée maximale n’est pas très élevée ; il est nettement préférable
de partir d’un fichier haute qualité (TIFF ou DNG), peu accentué après le traitement DxO
Optics Pro, et de lui appliquer ensuite une interpolation adaptée – même si aujourd’hui de
nombreuses imprimantes professionnelles utilisent des techniques issues de l’imprimerie
pour finaliser elles-mêmes les images à la dimension demandée.

148
DxO et les autres logiciels 8
On peut aussi utiliser un logiciel comme Genuine Fractals, assez onéreux (près de 300 $)
mais qui utilise un système d’interpolation très performant permettant de très grands agran-
dissements ; la version grand public, commercialisée moitié moins cher, conviendra à tous les
usages de l’amateur expert. Facturé également 160 $, le logiciel pxl SmartScale est diffusé
par la même société oneOne Software, mais semble sur le déclin car il n’est pas compatible
avec Photoshop CS3 ni avec les dernières versions d’Elements ; il ne peut donc être conseillé.
Les logiciels Genuine Fractals peuvent être achetés en ligne sur le site américain www.
ononesoftware.com et ont fait déjà l’objet de réductions pour les clients de DxO… On peut
espérer que cette promotion sera reconduite. Dès l’installation, ce logiciel se place tout seul
dans un menu de Photoshop et apparaît comme un outil d’automatisation.

Les programmes Genuine Fractal s’installent automatiquement


dans Photoshop.

Ensuite, on règle simplement la taille de l’image désirée ; une loupe permet de voir la qualité
d’agrandissement obtenue. Il est possible de programmer la taille en centimètres avec une
résolution de sortie en pixels, ou de choisir un format de papier photographique ou d’im-
primante. On peut à cet égard se souvenir que, pour un tirage courant vu à courte distance
(par exemple 20 × 30 cm ou 30 × 40 cm regardé à 30 ou 40 centimètres de distance), il est
nécessaire que les détails les plus fins soient à la taille où ils peuvent être distingués par

149
DxO pour les photographes

une vision humaine normale, soit environ 1/10 de millimètre


pour les traits contrastés les plus fins. Il en découle que la
norme fixée voici des années, notamment par Kodak, d’une
résolution de 254 points par pouce américain (254 dot per
inch, ou dpi) convient parfaitement. Le pouce (inch) mesurant
2,54 cm, on dispose bien de 100 points par centimètre, ou
de 10 points par millimètre. Il est facile ensuite de calculer
qu’un appareil 6 Mpix (2 000 × 3 000 pixels) permet un tirage
qualité photo de 20 × 30 cm, et qu’un 12 Mpix (2 848 × 4 288
pour un Nikon D2x ou D300) est parfaitement adapté à un
tirage sur papier A3 (29,7 × 42 cm).
Si l’on regarde le tirage de plus loin, la résolution nécessaire
est moins importante en théorie comme en pratique, car l’œil
ne pourra plus voir les plus fins détails : on pourrait donc faire
un tirage A2 (42 × 59,4 cm) à une résolution de 127 dpi sans
toucher à taille d’origine de la sortie DxO. Cependant, tous
les visiteurs d’exposition savent que les images sont toujours
regardées de plus près que ce que prévoit la norme, et que les
détails sont scrutés. Pour éviter que les pixels n’apparaissent
trop grands, l’interpolation consiste à en créer de nouveaux
quand l’image est redimensionnée.

Format papier Résolution (dpi) Taille fichier Poids du fichier


(environ) (environ) (Mpix)
A3 254 4 288 × 2 848 12,2
A3 300 5 157 × 3 425 17,8
A3 + 240 4 288 × 2 848 12,2
A3 + 300 5 335 × 3 543 18,9
A2 220 5 216 × 3 465 18,1
A2 300 7 113 × 4 724 33,6
A1 180 6 402 × 4 252 27,2
A1 300 10 670 × 7 087 75,6
A0 150 7 113 × 4 724 33,6
A0 300 14 226 × 9 449 134,4

On peut considérer en réalité qu’une résolution de 240 dpi sera tout à fait suffisante pour un
A3 + (format photo 30 × 45 cm), que 220 dpi conviendra bien à un tirage proche de A2 (format
photo 40 × 60 cm) et que l’on pourra descendre à 180 dpi pour un tirage A1 et à 150 dpi pour
un tirage A0 (80 × 120 cm homothétique au format photo reflex) de très haute qualité. Mais

150
DxO et les autres logiciels 8
beaucoup d’imprimeurs exigeront des images à 300 dpi, avant
d’en réduire la résolution de moitié en appliquant une trame
offset 150 dpi… Par rapport au fichier d’origine, l’agrandis-
sement pourra donc être très important, par exemple à partir
d’un appareil 12 Mpix d’origine, comme on le voit sur le
tableau ci-contre.
Contrairement à une idée reçue, doubler la résolution ne
conduit pas à doubler le poids du fichier mais à le quadrupler
(car on double les pixels de chaque dimension de l’image),
d’où le recours à des outils très spécialisés s’il s’agit de multi-
plier par onze le fichier d’origine pour un éventuel tirage A0
à 300 dpi. Ceci revient à dire que pour un pixel existant, le
logiciel devra en inventer onze pour recréer l’apparence des
détails.
Avant de choisir un logiciel ayant ces capacités (Genuine
Fractal permet d’agrandir jusqu’à 1 400 % le fichier de base),
il faut être certain d’en avoir besoin pour ses travaux courants.
Si tel est le cas, le programme permet de fournir un travail très
propre, d’autant que le développement initial du fichier RAW
par DxO garantit que ne subsisteront que peu d’artefacts ou
d’aberrations chromatiques. Le plus intuitif est de choisir
directement la taille du papier, puis la résolution demandée.

On a choisi une taille de sortie de 1,5 × 1 m et une résolution de 180 dpi, très
élevée pour un tel format, soit un fichier de 200 Mpix contre 12 à l’origine.

151
DxO pour les photographes

Par rapport au fichier d’origine, vu à 100 % à gauche, l’interpolation


de Genuine Fractal est importante mais ne génère pas d’artefacts visibles.

Création de panoramiques
La confection de panoramiques par assemblage de plusieurs vues successives est devenue
très facile depuis que plusieurs logiciels abordables permettent l’assemblage automatique par
recouvrement des zones identiques des vues, que l’on aura pris soin de décaler en gardant
toujours une partie d’image identique sur deux photos successives. Le logiciel d’assemblage
panoramique reconnaît les zones identiques et les superpose. On ne s’étendra pas ici sur
toutes les possibilités et les nuances de la prise de vue panoramique ; si le sujet vous intéresse
reportez-vous à l’ouvrage Photos panoramiques par assemblage, de Bertrand Bodin et al.
(aux éditions Eyrolles).
Il faut quand même savoir que, pour réaliser de belles photos panoramiques, il est préférable
d’utiliser une focale moyenne (par exemple 35 mm sur un reflex numérique à capteur APS)
et de fixer l’appareil sur un pied disposant de niveau à bulle pour s’assurer de l’horizontalité.
Il vaut mieux désactiver l’automatisme et choisir en mode manuel une valeur d’exposition
pouvant convenir pour toute la séquence, afin que la transition entre des éclairages différents
soit naturelle, alors qu’une exposition automatique effectuerait des compensations en fonction
de l’orientation du soleil.

Préparation sous DxO


La préparation d’images panoramiques sous DxO s’attache prioritairement à corriger les
défauts optiques, car une photo panoramique présentant des horizons arrondis par la distor-
sion ou des coins assombris par le vignetage seraient déplaisants et délicats à corriger après
assemblage.

152
DxO et les autres logiciels 8
L’intérêt de DxO Optics Pro est bien de pouvoir assembler des images impeccables sur le
plan optique, présentant un piqué harmonieux entre le centre et les bords ; ceci implique
bien entendu d’utiliser pour les prises de vue du panoramique une optique dont le module
est installé dans le logiciel.

Pour préparer un panorama, on sélectionne des fichiers qui vont permettre


le recouvrement de détails significatifs.

Un point important est à souligner : il est préfé-


rable de désactiver le module DxO Lighting,
afin que chaque image du panoramique garde sa
luminosité d’origine, car l’optimisation automa-
tique pourrait éclaircir une image sombre alors
même que la photo finale doit montrer l’écart de
luminosité entre un soleil de face et un soleil de
trois quart. On désactivera donc ce contrôle pour
chaque image, ou bien on créera un preset sans
DxO Ligthing destiné au traitement des images
panoramiques.
Pour éviter de corriger le cliché final, on aura soin de supprimer les poussières sous DxO
Optics Pro, ici un seul point noir au milieu du ciel. Une fois la première photo corrigée, on
pourra recopier la correction sur les autres ou créer une pile.

153
DxO pour les photographes

Avant de traiter les fichiers en vue du panorama, il est recommandé de supprimer


tout de suite les poussières dans DxO Optics Pro.

Si le panoramique est destiné au Web ou à un tirage en petit format, le traitement avec


exportation JPEG suffira ; mais pour de grands agrandissements, il sera préférable de faire
appel au format TIFF.

Utiliser Photomerge

Un programme d’assemblage de panoramiques est inclus dans les versions récentes de


Photoshop Elements, la version 6 étant celle qui offre le plus d’options. Mais la version 5,
plus sommaire à cet égard, permet quand même de créer un panoramique de belle qualité.
Quand on ouvre Panorama Photomerge dans Phoptoshop Elements 6, une boîte de dialogue
permet de choisir les fichiers, ici les sorties TIFF traitées par DxO à partir de fichiers RAW,
qui seront assemblés automatiquement.

Dès le chargement des fichiers, il est possible de choisir le type


de rendu de l’image panoramique.

154
DxO et les autres logiciels 8
L’assemblage des six photos prises pour cet exemple s’effectue de façon totalement auto-
matique et aboutit à créer un fichier de 31 Mpix qui permettra, après recadrage, d’obtenir un
tirage de 120 × 20 cm en 254 dpi, sur une imprimante alimentée avec du papier en rouleau.

Après traitement, le panorama Photomerge s’affiche directement dans la fenêtre de Photoshop


Elements 6. À droite, on voit les calques avec chaque partie de fichier retenue.

Utiliser Stitcher Express


Alors que Photomerge est inclus dans Photoshop Elements, un logiciel comme Stitcher
Express, qui a été proposé en promotion groupée avec DxO Optics Pro, est indépendant et
uniquement voué à tous les aspects de la photographie panoramique. Il permet non seule-
ment de créer des photos, mais aussi des animations destinées au Web ou téléchargeables en
format QuickTime. La version de base coûte moins de 100 euros, mais l’investissement ne se
justifie, à mon avis, que si l’on a vraiment envie de découvrir les différentes interprétations
de la photo panoramique. L’achat est possible en ligne sur le site www.realviz.com, mais
vous pouvez essayer le logiciel avant de le payer puis de l’activer.

Après un assemblage automatique par Stitcher Express de trois images,


on peut recaler l’horizon.

155
DxO pour les photographes

L’assemblage manuel consiste à assembler les images à vue en se guidant


à l’écran sur les détails qui doivent se recouvrir.

L’interface, très simple, nécessite un petit apprentissage avant que vous puissiez accéder à
toutes les fonctions, mais l’assemblage automatique est rassurant quand on débute dans cette
discipline, et assez efficace. Il permet même d’agrandir l’image et d’ajuster manuellement
de façon très précise les détails qui doivent se recouvrir.
Malgré plusieurs essais, j’ai vraiment eu du mal à mettre en défaut l’ajustement automatique,
dès lors que les plages de recouvrement sont assez grandes, comme ici la route et le poteau
qui est situé au tiers droit d’une image et au tiers gauche de la suivante.

Assemblage automatique des six images du test

156
DxO et les autres logiciels 8
Si l’on est satisfait de l’assemblage, on choisit un rendu (ici cylindrique) pour obtenir une
image à imprimer, et on sélectionne la zone de cadrage. Je préfère toujours la choisir un peu
large, puis recadrer dans le logiciel qui sera utilisé pour la finition.

Après le traitement automatique de Stitcher Express,


on choisit le cadrage à sauvegarder.

Il est possible de choisir le type d’image et la taille du fichier de sortie


avec la boîte de commande Rendu de Stitcher Express.

157
DxO pour les photographes

Au final, ces panoramiques très ludiques à imaginer puis à confectionner permettent de


mettre en valeur les images redressées par le traitement DxO pour obtenir des tirages de
haute qualité.

De haut en bas, fichiers de base traités par DxO, panorama Photomerge et panorama Stitcher Express

158
Index

A de couleur 28
de détail 37, 44, 66
Aberration chromatique 39 de géométrie 32, 83
Achat en ligne 1 JPEG 47, 106
compte client 4 de lumière 28
paiement 5 RAW 57, 102, 131
Accélération GPU 9 simplifiées 43
Accentuation 37, 104 palettes de correction 19
Activation du logiciel 7, 8 Couleur
Aide 10 correction de couleur 28, 77
aide interne 10 correction TSL 79
support DxO 10 dominantes 53
Anamorphose de volume 64, 87 rendu des couleurs 61, 107
Courbe de tons 73
B correction de couleur 77
courbe en S 76
Balance des blancs 53, 60
Balance multi-points 81
Base de données 9 D
Bruit numérique Détails (correction)
de luminance 67 37, 44, 66
de chrominance 67 Distance (mise au point) 35
preset de réduction 133 Distorsion 33, 62
réduction 41, 66, 104 DNG
141
C DxO Lighting 30, 49, 59, 153
Contraste 51, 74, 111
Colorimétrie 90 E
Correction Espace de travail 18
automatique 28 Essai (version d’essai) 2

159
DxO pour les photographes

Exposition (ajustement) 29, 47 avec Lightroom 145


Exportation avec un logiciel gratuit 146
d’image 140 Interpolation 148, 150
de preset 125 Installation du logiciel 7

F J
Fichier JPEG 47, 106
JPEG 47, 106
RAW 57, 137 K
TIFF 62, 143
Film argentique 89, 109 Kodachrome 115, 117
FilmPack 89 Kodak 150
Fish eye 63
Focale 35 L
Format de sortie 24 Loupe (zoom) 25, 65, 87
Forum DxO 10 Lumière
Franges violettes 39, 41, 65 correction de lumière 28
Fuji 102, 109 lumière du jour 90

G M
Géométrie Mise à jour 11
anamorphose 87 Mise au point (distance) 35
correction de géométrie 32, 83 Module
horizon 83 ambiguïté de module 34
parallèles 84 module boîtier 5, 45
recadrage 85, 88 module d’objectif 5, 11, 34, 43
Genuine Fractals 149 module téléchargement 5
Grain de film 92, 113
intensité 114 N
taille 114
Netteté 69, 104
H masque de netteté 70
piqué 37, 38, 69
Hautes lumières (correction) 57, 132 preset de netteté 134
Horizon (redresser) 83
O
I Objectif (module) 5, 34, 43
Icônes de commande 18 Objectif (défaut)
Impression des images 144 aberration chromatique 39
avec Photoshop 144 distorsion 33, 62

160
Index

franges violettes 39, 41, 65 R


Vignetage 32, 64
RAW 57, 102, 131
Recadrage 85, 88
P Réduction du bruit 41, 66, 104, 133
Palettes de correction 19
ouverture des palettes 19 S
palettes fixes 21
palettes flottantes 22 Saturation 54, 111
palettes informatives 20 Sauvegarde
palettes personnalisées 21 programme 6
Panoramiques 152 projet 26
Perspective (correction) 86 sélection des images 13, 17
Pile d’images 16, 119 classement 16
Pipette (correction des blancs) 53 notation 15
Piqué (optimisation du piqué) 37, 38, suppression 15
69,104 tri 14
Point blanc 51, 75 Stitcher Express 155
Point noir 51, 75
Poussières 68, 154 T
Préférences 9 Taille de sortie 150
Preset 23, 121 Téléchargement 5
argentique 116 mise à jour 11
création de preset 123 preset 126
exportation de preset 125 Traitement croisé 110
importation de preset 125 Traitement des images 24
preset pour JPEG 117, 127 Transfert de licence 9
preset pour RAW 116, 131 TIFF
réduction de bruit 133 exportation 143
téléchargement 126 traitement 62
Profil ICC 9
Photomerge 154
Photoshop 98, 149, 154
V
Photoshop Elements 98, 144, 154 Vibrance des couleurs 55, 81
Photoshop Lightroom 17, 145 Vignetage 32, 64
Projet DxO 13 Virage noir et blanc 111

Q Z
Qualité (en sortie de traitement) 24 Zoom (loupe) 25, 65, 87

161
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V. Luc. – Le tirage jet d’encre pour les photographes (à paraître).
B. Fraser, J. Schewe. – Camera Raw et Photoshop CS3 (à paraître).
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J. Delmas. – La gestion des couleurs pour les photographes, 2e édition, 2007, 448 pages.
V. Gilbert. – Développer ses fichiers RAW, 2e édition, 2007, 360 pages.
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C. Bruneau, B. Richebé. – Photoshop Elements – Spécial débutants, 2007, 128 pages + CD-Rom.
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C. Bruneau, B. Richebé. – Photoshop – Spécial photographes, 2006, 120 pages + CD-Rom.
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M. Evening. – Photoshop CS3 pour les photographes, 2007, 616 pages + DVD-Rom.
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Tout photographier en numérique, 2e édition, 2006, 288 pages.
Apprendre à photographier en numérique,2006, 132 pages.
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R. Bouillot. – La pratique du reflex numérique, 2e édition, 2007, 480 pages.
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Boîtiers
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