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• Conception d'un dôme géodésique

pour des réservoirs à lisier

par

Richard Dupéré ing.

Département de Génie Rural


Université Mc Gill, Montréal
Campus Macdonald,
St-Anne de Bellevue


Décembre 1994

Thèse soumise à la Faculté des Études Graduées


et de la Recherche pour l'obtention d'une

MAÎTRISE EN SCIENCES
en
Génie rural

© Richard Dupéré, 1994


RÉSUMÉ
M.Sc:. GélliEt r:~ural

Hic:hElrd Dupéré, il'i':J.


C(lnt:E~ptil)n d'un dôme ,!~é'Ddésïque
Pf"'IJ/r d13~1 ,résli:)r\loir~!; ;~ H!3iel'

lJnE~ t.litulre S;Vlr un r'é!s,erv()ÏI' 11ï!~i(3r élimine .Il!; .~aUJ( de précllpita'ti lon en plus
de l'Élduire, los, fodeurs (~1: IE!S émïssilom; de glaz ',olatils, leI!) coûts
d'en1trepl:~sa'ge E~t de manu!:Elnlior& de~11 Usiers. et l'impEtct sur
l'environ nennl3nt
Des anaIYl:,es, l~truc:turllIEls lont été m(~1.1é ~)Clur' vérilfier si le~; dômes
~léodésiquE,~s pe·uvent sE!rvir' dei toiiture,s Slit' des réservoirs à lisier.
L'anIEllyst:! de!~ co,ntrai.ltes a permis Ide d\~'~ermirlf'!r les cheu'ges de
compressic:ln maximales sur les membrureu, l.\~!S telsts de compression
furent menés E!Il laboratoÏl'e pOUl' évaluE!r lai rés\\stam.':e de deux types de
membrures et pOUlr évaluer la performanc;e d'un jO'I'11t.
L'analyse structurale a montré que le mod~!r,~ !~éodésique· de type


Lamellaire compr'enant un rapport diamètre/hautel~1 de 4 offre I:a meilleure
géométrie compte tenu des critères de conception I\~tenus pour une toiture
de réservoir à Ii~;ier, Les essais de! cornpression confirment que les
membrures el1l bois lamellé-collé formées dl! pièces de 38 x 89 mm et de 38
x 140 mm peuvElnfl résister aux contraintes de conc'eption établies pour le
dôme de 22 mè'lre!s de diamètre.
Les essais dEI ch:argement sur les assemblage~~ représentant une section
de toit révè~ent que les membrures de bois collé non lamené ont brisé à
80% de la ctlBlrgle de conception, Cependant les, joints et les attaches
formés de deJux disques d'acier de 3,1 mm d'épaisseur tloulonnés aux
membrures; clnt très bien résisté à cf3tte chan~e même en condition
d ' écrasemf3nt de l'assemblage.
A partir des résultats obtenus en labor.ltoire, unE~ conception préliminaire
deI toiture géc.lclésique aérée a été meni, en tenant compte deg contraintes
pllrticulières Ici Il!/ milieu (humidité et ga:I:). D'autre!s études ~~ont cependant
micessnilres pC:lur adapter ce concept aux condÏltiom~ réeUes d'utilisation
sur un réservlclür à lisier.


L,e coOt du dtJ.lme de 22 mf!tl'es de diamètre est etstimé à 79$/m2 ce qui est
pllus dispendifl'uX que la toilture de boi~. recouvert!! de bardeaux d'asphalte,

ABSTRACT
M.Sc. Agricultural Engineering

Richard Dupéré, Ingo


Design of a geode! ic dome
for use as a man ure pit cover

A roof over a man ure reservoir eliminates the entry of precipitations,


reduces odour and volatile gas emissions, 10Vlfers the storagle and handling
costs and alleviates environmental impacts.
Structural analysis and testing were carried out to establish the 1'easability
of geodesic domes as manure reservoir roofting. A stress analysis,
conducted by computer was used to determine maximum compression
loads on roof members. Compression tests were carried Clut in the
laboratory to test two laminated designs and to evaluate the pElrformanc:e
of a member joint.
Structural analysis showed that the l..amella type doml~, with a


diameter/height ratio of 4, offers the best geometry con~ddering design
criteria for manure roofs. Compression tasts confirmed thait laminated
members, made of 38 x 89 mm and 38 x 140 mm pieces, ca,,, resist the
design stress developed in a 22 meter diameter dome.
Loading tests revealed that non laminated wood members faill3d at 800/0 of
the design load. However, the joints (formed by two 3 f 1 mm thick steel
plates bolted to the members) were still able to resist an increase in
loading.
Data obtained from the tests were used for a preliminary desi~n of a
geodesic roof taking into account specifie conditions su ch as humidity and
man ure gas. However further study is required to adapt this concept to real
conditions over a manure reservoir.
The cost of a 22 meter diameter dome, for covering manure reservoirs, ia
estimated at 79$/m2 which is more expensive than t.he cost of the currently
used, least expensive manure pit roof (wood truss design).

• •
ü

REMERCIEMENTS

Ja veux d'abord remercier tout spécialement le Dr. Suzelle Barrington pour


Bes conseils judicieux et son appui soutenu pendant ces quatres dernières
années.
Un gros merci au Dr. MacClure pour son intérêt dans le projet et sa
générosité qui s'est manifesté à plusieurs reprises. Je remercie aussi
particulièrement Jeff Matheusick avec qui j'ai eu des échanges très
fructueux et qui a fait avancer grandement le projet. Merci à Nicolas Lulic et
Janet Tong pour leur travail de recherche. Merci à Yacoub du département
de structure pour l'aide apportée.
Je veux remercier mes patrons de l'Institut de Technologie Agro-
Alimentaire de St-Hyacinthe qui ont permis la réalisation de ce projet en me
libérant partiellement de mes activités d'enseignement. Je veux aussi
souligner la contribution financière du MAPAQ en la personne de
messieurs R. Caron et G. Gingras qui ont bien voulu m'appuyer dans ce


projet.
Je remercie toute l'équipe du laboratoire de structure de l'Université McGiII
John et Mareck ainsi que le directeur en la personne du Dr. D. Mitchell pour
leur amabilité et leur empressement à m'aider.
Je m'en voudrais de passer sous silence la contribution de monsieur
Claude Ostiguy représentant de Résines Nesté qui m'a si gracieusement
fourni la colle à bois peur I&s expériences .

• iii


TABLE DES MATIÈRES

Page
RÉSUMÉ i
ABSTRACT li
REMERCIEMENTS iii
LISTE DES TABLEAUX ix
LISTE DES FIGURES x
LISTE DES SYMBOLES ET ABRÉVIATIONS xiii

CHAPITRE

1. INTRODUCTION GÉNÉRALE
1.1 Problématique 2
1.1.1 Introduction 2
1.1.2 Les eaux de précipitation 2
1.1.3 Impacts économiques et environnementaux


à l'ajout d'une toiture 4
1.1.3.1 Entreposage 4
1.1.3.2 Transport et épandage 5
1.1.4 Rentabilité des toitures 7
1.2 Clientèle visée 7
1.3 Objectifs de l'étude 8
1.4 Limites de l'étude 8
1.5 Contribution à la recherche 9
1.6 Organisation de la thèse 9
1.7 Références bibliographiques 10

2. REVUE DE UTIÉRATURE
2.1 Les toitures à lisier 14
2.1.1 État de la situation au Québec et \3n Europe 14
2.1.2 Concepts de toiture à l'étude 15
2.1.3 Discussion sur les matériaux 16
2.1.3.1 Caractéristiques recherchées 16


2.1.3.2 Essais sur les matériaux 18

iv

2.2 les dômes 19
2.2.1 Introduction 19
2.2.2 Classificati on 20
2.2.2.1 Nervuré de type Schwedler 21
2.2.2.2 À trois direction de type Lattice 22
2.2.2.3 Type Lamellaire 22
2.2.2.4 Type géodésique 22
2.2.3 Comportement structural 24
2.2.3.1 Stabilité 24
2.2.3.2 Effets de non-linéarité géométrique 26
2.2.3.3 Essais en laboratoire 27
2.2.4 Joints d'assemblage 29
2.2.4.1 Introauction 29
2.2.4.2 Description des joints 30
a) Joints pour profilé tubulaire en
aluminium:
- Joint MERO 30


- Joint Triodétique 30
b) Joints pour membrures de bois 31
c) Joint à double disques 31
d) Joint pour membrures en fibre de
verre 32
2.3 Références bibliographiques 36

3. SIMULATION
3.1 Introduction 40
3.2 Analyse structurale préliminaire 40
3.2.1 Critères de sélection du dôme 40
3.2.2 Méthodes d'analyse 41
3.2.3 Modes de chargement 42
3.2.4 Matériaux 43
3.2.5 Limites de l'étude 43
3.3 Discussion des résultats 43
3.3.1 Sélection du dôme 43

••
3.4
3.3.2 Analyse des contraintes et déplacements
Références bibliographiques

v
46
47

------------------ --
• 4• ESSAIS SUR LES MEMBRURES
4.1 Introduction 49
4.2 Objectifs 50
4.3 Méthodologie 50
4.3.1 Matériel 50
4.3.2 Assemblage des échantillons 51
4.3.2.1 Commentaires sur les échantilons cloués 51
4.3.2.2 Commentaires sur les échantillons collés 52
4.3.3 Protocole d'opération 52
4.3.4 Méthodes de calcul et coefficients de correction 53
4.4 Discussion des résultats 53
4.4.1 Membrure espacé-cloué ou coUé de 38 x 89 mm 53
4.4.2 Membrure espacé-cloué ou collé de 38 x140 mm 57
4.4.3 Membrure en lamellé-collé de 38 x 140 mm 60
4.4.4 Comportement des attaches 60
4.4.4.1 Espacé-cloué 60
4.4.4.2 Espacé-collé 61


4.4.4.3 Lamellé-collé 62
4.5 Étude technico-é\.-onomique comparative 62
4.5.1 Introduction 62
4.5.2 Présentation des résultats 62
4.5.3 Discussion 63
4.6 Conclusion 64
4.7 Recommendations 65
4.8 Références bibliographiques 65

5. ESSAIS SUR L'ASSEMBLAGE JOINT-MEMBRURE


5.1 Introduction 67
5.2 Objectifs 67
5.3 Méthodologie 68
5.3.1 Éléments d'assemblage 68
5.3.1.1 Type de joint 68
5.3.1.2 Conception du joint et des attaches 69
a) Les boulons 69

• b) Les disques
5.3.1.3 Type de membrure

vi
70
72
• 5.3.2 Montage expérimental 73
5.3.2.1 Choix du modèle expérimental 73
5.3.2.2 Détails d'assemblage 73
5.3.2.3 Limitations du montage 75
5.3.3 Instrumentation et prise des données 75
5.4 Discussion des rasultats 76
5.4.1 Commentaires généraux 76
5.4,,2 Comportement des disques 77
5.4.3 Comportement des membrures 79
5.4.4 Comportement des attaches 79
5.5 Conclusion 80
5.6 Recommendations 81
5.7 Références bibilographiques 81

6. CONCEPTION PRÉLIMINAIRE D'UNE TOITURE À LISIER DE 22


MÈTRES DE DIAMÈTRE
6.1 Introduction 84


6.2 Conception des membrures 84
6.3 Discussion sur le joint et l'attache 86
6.4 Choix du recouvrement 87
6.5 Mode d'attache de la structure et de la toile auréservoir 88
6.6 Considérations pratiques 89
6.7 Coût estimé de la toiture 90
6.8 Conclusion 91
6.9 Références bibliographiques 92

7.0 CONCLUSIONS ET RECOMMENDATIONS


7.1 Rappel des objectifs 94
7.2 Conclusions 94
7.3 Recommendations 96
7.3.1 Membrures en bois lamellé-collé 96
7.3.2 Joint et attaches 97
7.4 Projets futUl's 97

• vii

8.0 ANNEXES

ANNEXE A : Ca~culdu seuil de rentabilité d'une toiture dans un cas


type en production porcine 99

ANNEXE 8 : Concepts de toiture à l'étude 101

ANNEXEe : Données climatiques et charges appliquées 109

ANNEXE 0 : Tableaux des contraintes et déplacementg pour un


dôme de 22 mètres de diamètre 111

ANNEXEE : Spécifications de la colle 117

ANNEXE F : Conception des éléments d'assembla~e 120

ANNEXE G : Tableau de résistance en compression et déflexion des


membrures de lamelé-collé 133

ANNEXE H : Mesures prises par les LVOT 135

ANNEXE 1 : Calculs de conception du dôme de 22 mètres 139

ANNEXEJ : Spécifications de la peinture 144

• viii

LISTE DES TABLEAUX
Tableaux Page

2.1 Matériaux disponibles pour le recouvrement et la charpente 17

2.2 Évolution technique des dômes 19

2.3 Comportement structural des dômes 25

4.1 Comparaison technico-économique des membrures 63

5.1 Déplacements obtenus en fonction des charges appliquées 78

6.1 Dimension des membrures en fonction des contraintes


maximales 85

6.2 Spécifications de la toile utilisée dans l'analyse 88

• 6.3

0.1
Coût estimé des matériaux et de la main-d'oeuvre

Contraintes pour un dôme de 22 mètres


91

112

0.2 Déplacements "U" et rotations JlR" (chargement no.1) 113

0.3 Déplacements JIU" et rotations JlR" (chargement no. 2) 113

G.1 Résistance ultime et déflexion des lamellé-collé 134

H.1 Mesures prises par les LVOT pour l'essai no.1 136

H.2 Mesures piises par les LVOT pour l'essai no.2 137

H.3 Mesures prises paf les LVOT pour l'essai no.3 138

• ix

LISTE DES FIGURES
Figures Page

1.1 Problématique de gestion des surplus de lisier 3

2.1 Dôme à simple ou double couche 21

2.2 Dôme de type Schwedler 23

2.3 Dôme de type Lattice 23

2.4 Dôme de type Lamellaire 23

2.5 Dôme de type Géodésique 23

2.6 JOBnt MERO 33


2.7 Starnet Sphere 33

2.8 Joint Triodétique 33

2.9 Joint pour bois (a) 34

2.10 Joint pour bois (b) 34

2.11 Joint à double disque 35

2.12 Joint de fibre de verre 35

3.1 Vue en plan du dôme de type Lamellaire 45

3.2 Rapport de la charge maximum/résistance eNS membrures en


fonction de chacun des groupes. Dôme de 22 mètres de diamètre
et un rapport diamètre/hauteur de 4. Type de bois: S-P-F no.2. 45

• 4.1 Membrure espacé-cloué ou collé

x
50

---------------- -----

LISTE DES FIGURES (suite)
Figures Page

4.2 Membrure lamellé-collé 50

4.3 Résistance ultime en compres'sion axiale des membrures


de38x89 mm 55

4.4 Déflexion en x des membrures clouées de 38 x 89 mm


en fonction de la charge "P" 56

4.5 Déflexion en y des membrures collées de 38 x 89 mm


en fonction de la charge "P" 56

4.6 Résistance ultime en compression axiale des membrures


de 38 x 140 mm 58


4.7 Déflexion en x des membrures clouées de 38 x 140 mm
en fonction de la charge "P" 59

4.8 Déflexion en x des membrures collées de 38 x 140 mm


en fonction de la charge "P" 59

4.9 Résistance à la compression axiale des échantillons de


lamellé-collé 61

5.1 Détails d'assemblage du joint 71

5.2 Vue du montage et de l'emplacement des LVDT 74

5.3 Assemblage des appuis 75

5.4 Écrasement type de l'assemblage 80


6.1 D!mension des membrures 84

xi

LISTE DES FIGURES (suite)
Figure Page

6.2 Attache du dOme au réservoir 89

B.1 Structure de bois recouverte de contre-plaqué et de bardeaux


d'asphalte 102

B.2 Structure de poutrelles d'acier recouverte d'une toile 103

B.3 Structure en dôme de type géodésique recouverte de


contre-plaqué et de bardeaux d'asphalte 104

8.4 Structure de type dôme agricole de Harnois 105

B.5 Structure de câble d'acier recouverte d'une toile 106


B.6 Structure de bois recouverte de bardeaux d'asphalte 107

B.7 Toile géotextile 108

0.1 Coordonnées spatiales 112

F.1 Membrure type 121

F.2 Forces de cisaillement créé par les moments 126

F.3 Localisation des boulons dans les membrures de bois 128

F.4 Zone de compression sur le disque 130

F.S Noeud 131

F.S Charge pondérée de neige sur le sommet du dOme 132

• xii

LISTE DES SYMBOLES ET ABRÉVIATIONS

ITI : mètre
mm : millimètre
"1g : milligramme
km : kilomètre
1 : ntre
MENVIQ : Ministère de l'Environnement du Québec
CRIQ : Centre de Recherches Industrielles du Québec
P.V.C. : Poly,-vynil-chloré
CNB : Code National du Bâtiment
SPF : Essence de bois d'épinette, de pin et de sapin

A : Aire de section, mm2


Ab : Section d'un boulon basé sur son diamètre nominal
Cc : COElfficient d'élancement des éléments comprimés
d : Dimension de l'élément dans la direction du flambement


e : Distance au bord pour les éléments sollicités
E : Module d'élasticité pour les calculs de rigidité, MPa
EOS : Module d'élasticité pour les éléments comprimés, MPa
fe : Résistance prévue en compression parallèle ~u fil, MPa
FelE' : Rapport résistance-rigidité
Fu : Résistance minimum en tension
1 : Moment d'inertie, mm4
Je : C08,fficient de clouage dans le bois de bout
Ja : Coefficient de clouage en biais
Jb : Coefficient de rivetage des clous
Jd : Coefficient de coristruction à diaphragmes
J' : Coefficient de correction de résistance des attaches
Jsr : coefficient d'écartement pour charges axiales
JI : coefficient de proximité du bout chargé
Ka : Coefficient d'élancement des éléments comprimés
Kc : Coefficient d'élancement
~ : Coefficient de durée d'application de la charge

• Ka
Kf
: Coefficient de longueur effective
: Coefficient de retenue aux extrémités des pièces

xiii
• lC~sc
LISTE [tES S,'iMBOJ.ES E'r ABRrÉ:VI.A.110NS. (~Iuite)

~ CoefnciEmft dl~ 'condition dluti'Hsa,tion (1:(mllJ'lre!~siol1


'parall,ètlle :m.' fil)
Kt : Coeff'icielrlt ciel t~'E)itelmEllIll
I(zc : Coefficient dfJ dimEms:j/Oll pour le, !J()ifil de sC:iage
I<st : Coefficierlt CI/el misf:! en !;ervic:e
KI : C!oe1ilic:iEmt df! Ic,olrl"ection de rf!sist:anr.:f! du 1~loi's
L : [)ist:lnCEt enll'f3 IEIS pollrats de S,flJPPf)rt,. ITIm
Nr : f~ésijstance p1llncllérée de!~, é11to/che!;
nt : r~ombre d'a.t1uache dans Urt !)f!C)UPf'
cj»nu : Rés,ista'nce lafiér,ale dns I:lttac:hes
nse : INombre effe·c'Uf de phlns, dl3 (:i!;amemen1:
nre : Nombra df!, flile de bc)ulon/3
ns : Nombrf3 de plans de f:isamernelnt par boulon
Pcr : Charge critique d'Euler
Pr : Résistance pondéréEt à la cOlmpressicln uxiale


t : Épaisseur du métal
0 : Coefficient de résistance

• xiv

CHAPITRE 1


INTRODUCTION GÉNÉRALE



CHAPITRE 1

1.1 PROBLÉMATIQUE

1.1.1 INTRODUCTION

Les eaux de préGipitations (pluie et neige) contribuent à augmenter de 10% à


30% les volumes de lisier à gérer (Lord, 1992a). L'ajout d'une toiture sur un
réservoir élimine ce surplus. La réduction des volumes de lisier entrai ne des
impacts économiques et environnementaux positifs sur l'entreposage et
l'épandage. L'ajout d'une toiture permet aussi de réduire les odeurs et
l'émanation de gaz azotés. Cependant, le coût prohibitif des toitures rend SCil
utilisation limitée. La recherche porte sur le développement de tOitures durables
et économiques. C'est dans cette optique que nous proposons l'étude d'une
toiture en forme de dôme. La figure 1.1 présente d'une façon schématisée la
problématique liée à la gestion des surplus de lisier.


1.1.2 LES EAUX DE PRÉCIPITATION

Les déjections animales traitées sous forme liquide (lisier) doivent être
entreposées dans des réservoirs étanches en attendant d'être épandu sur les
sols agricoles. La période d'€mtreposage varie de 210 jours (minimum) à 365
jours. Généralement, elle débute au cours de l'été pour se terminer le printemps
suivant. Donc, un réservoir ouvert (sans toiture) doit être conçu pour contenir le
lisier, les eaux de pluie et la neige qui s'accumu:gnt durant la période
d'entreposage. Selon les régions, les eaux de précipitation contribuent de 10% à
30% du volume total de liquide entreposé (B.P.R., 1989). Cela éqUivaut à une
hauteur de 450 à 700 mm de pluie. !.a moyenne au Québec se situe à 500 mm
sur une base de 15 ans de données climatiques (B.P.A., 1989). À titre
d'exemple, les eaux de précipitations contenues dans un réservoir à lisier d'une
capacité de 2000 porcs peuvent représenter un surplus de 840 m3 de lisier à
épandre par année (Lord, 1992a). Selon Tenpas et al. (1972). :'ajout d'une
toiture sur une plate forme à fumier de bovins laitiers perme~ de réduire de 34%
le volume des liquides. Dans un contexte où les coûts de transport et


d'épandage sont élevés, ce volume supplémentaire représente un coût
additionnel important. L'ajout d'une toiture doit être envIsagé .

2
• Problème Eaux de précipitation qui augmentent
les volumes de lisier à gérer

Solution

Impacts environnementaux
ot 4conomlques
résultant de
l'Installation ~ Volume d'entreposage
d'une toiture
~ capacité d'entreposage

~ volume de lisier à
tra~lsport9r et épandre

Fig. 1.1: Problématique de gestion des surplus de lisier

Note: Les flèches indiquent une décroissance c~a) ou une croissance (/1> du
facteur.

• 3
• 1.1.3 IMPACTS ÉCONOMIQUES ET ENVIRONNEMEN1'AUX À L'AJOUT

1.1.3.1
D'UNE TOITURE

Entreposage

L'ajout d'une toiture permet de réduire la dimension d'un réservoir neuf.


Cependant l'économie réalisée par la construction d'un réservoir plus petit ne
justifie pas à elle seule la construction d'une toiture.
Par exemple, pour un réservoir non couvert de 21 mètres de diamètre par 3,66
mètres de profondeur, l'ajout d'une toiture représente une économie d'environ 3
000 $ (10% du coût total) tandis que la toiture en coûte plus de 20 000 $
(B.P.R,1989).
L'ajout d'une toiture sur un réservoir existant permet d'augmenter sa capacité
d'entreposage d'environ 18%1. Ceci permet au producteur soit d'augmenter le
nombre d'unités animales sans construire un nouveau réservoir soit d'obtenir
plus de marge de manoeuvre dans le choix de la période d'épandage pour une
utilisation optimale des éléments fertilisants du lisier. Selon les saisons, le


volume d'eau accumlllé dans le réservoir varie considérablement. Au printemps,
le niveau est relativement elevé dû à la fonte des neiges et aux pluies
saisonnières. Pendant l'été, le niveau diminue dû à l'évaporation. À l'automne,
l'effet combiné des précipitations et du faible taux d'évaporation augmente
significativement le niveau du réservoir ce qui oblige certains producteurs à
épandre une partie du lisier en automne. Le lisier épandu l'automne dans un sol
déjà saturé d'eau perd une grande partie de ses éléments fertilisants par
lessivage et ruissellement. Selon Miller (1991) les épandages en surface à
l'automne entraînent des quantités significative~ d'azote amoniacal (N-NH 4) et
présentent un risque de contamination bactériologique importante des eaux de
surface par ruissellement du lisier. De plus, les passages répétés dans le
champs en condition de sol humide risquent de compacter le sol.
L'ajout d'une toiture permet aussi de réduire les odeurs de lisier (Lord, 1992b) et
les pertes d'azote par volatilisation (Sommer et al., 1993), Dans un contexte de
préoccupation environnementale lié à la qualité de vie en milieu rural, la
recherche s'accélère pour trouver des moyens de réduire les odeurs de lisier.
Mentionnons tout de suite que les problèmes d'odeurs liés à l'entreposage sont

• 1 (Hauteur précipitations! hauteur utile du réservoir) x 100% = (0,5m12,7m) x 100% '" 18%

4

beaucoup moins importants que ceux liés à l'épandage. Selon une étude de
Buelna et al. (1992), le recouvrement des réservoirs à lisier permet de réduire
légèrement l'intensité des mauvaises odeurs à l'entreposage et au brassage-
reprise. Cependant l'utilisation de la tOiture en combinaison avec un traitement
par aération 2 ou par olygolyse3 permet de diminuer considérablement l'émission
d'odeurs (Buelna et aL, 1992).
En Europe, les systèmes de production animale sont reconnus comme une
source majeure de NH 3 atmosphérique lequel joue un rôle important dans la
formation des pluies acides (Buijsman et aL, 1987). La volatilisation de l'azote
réduit aussi la valeur fertilisante des lisiers (Sommer et aL, 1993). Une étude de
Sommer et al. (1993) montre que les pertes d'azote par volatilisation atteignent 3
à 5 gr de NH 3-N/m2-jour pour un réservoir non couvert avec lisier brassé. Par
contre, la formation d'une croute à la surface du lisier peut réduire ces pertes de
20%. Selon Bode (1991), le recouvrement des réservoirs par une toiture ou une
couverture flottante permet de réduire les pertes d'azote amoniacal de 80%. En
Hollande, la règlementation environnementale oblige l'installation de toitures sur
les réservoirs à lisier d'abord pour diminuer les pertes d'azote et les odeurs et


ensuite les volumes de dilution (Lord, 1992b). Aux États-Unis, plusieurs états
possèdent des normes strictes concernant les odeurs provenant d'exploitations
agricoles (Ritter, 1989). Ces normes prévoient des intensités d'odeurs
acceptables, la durée et la fréquence d'épandage, des restrictions sur la
dimension et la localisation du réservoir ou le type d'élevage.

1.1.3.2 Transport et épandage

L'ajout d'une toiture permet de réduire en moyenne de 15 à 20% les volumes de


lisier à transporter et à épandre (Barrington, 1994). Dans les bassins versants
aux prises avec des surplus de lisier, cela réduit les volumes transportés vers
d'autres régions.
Dans certaines régions du Québec, la concentration de l'industrie porcine liée à
l'intensification des productions hors-sol et la monoculture de maïs engendre

2 Aération: Traitement ayant pour but d'mjecter de l'air dans le lisier pour oxyder la matière
organique et stimuler les bactéries épuratrices aérobies.

• 3Olygolyse: Procédé chimique par lequel les ions métalliques exercent une action destructrice
sur les micro-organismes responsables des odeurs

5
• des surplus de lisiers importants par rapport aux superficies disponibles pour
l'épandage (Fortin et al., 1992). La production de porcs génère plus de 6 millions
de m3 de lisier par an (3,4 millions de porc) soit 24 % des déjections animales
(Gangbazo et aL, 1992). Plus de 71% je cette production se concentre dans les
régions de Québec, la Beauce, l'Assomption et le Richelieu (Fortin et al., 1992).
Cette situation entraine souvent une application abusive de lisier sur les sols et
provoque la contamination des eaux de surface et souterrarnes. Diverses études
sur la qualité des eaux au Québec montrent que les eaux des bassins versants à
vocation agricole sont beaucoup plus chargés en azote et en phosphore que les
eaux à vocation forestière (Simoneau, 1991; Simoneau et Grrmard, 1990). Une
étude sur la qualité des eaux de la rivière Yamaska de 1875 à 1988 démontre
l'importance de la pollution diffuse4 engendrée par les fumiers. Ainsi, malgré une
réduction de 60% des eaux usées domestiques et 90% des eaux Industrielles, la
qualité de l'eau de la rivière s'est dégradée depuis 1975 (Pnmeau et Grrmard,
1990). Des études du MENVIQ sur la qualité des eaux font ressortir l'incidence
des élevages avec production en monoculture de maïs comme source de
contamination de la rivière Yamaska (Primeau et Gnmard, 1990). Un suivI de la
qualité des eaux de la rivière Duncan a permis de constater une augmentation
significative d'azote (1 à 33 mg/l) , de phosphore (0,2 à 3,5 mg/I) et de potassium
(3 à 15 mg/I) dans l'eau après un évènement plUVieux générant du ruissellement
sur des terres irriguées avec du lisier (Asselin et al , 1992).
En zone de surplus où l'on ooit évacuer le lisier à l'extérieur, le transport devient
un facteur économique très important. Pour une distance à parcourir de 5 à 20
km cela représente 33% à 61% du coût total de gestion des lisiers (Lord, 1992a).
En production porcine, cela peut signifier un coût de production supplémentaire
moyen de 1,50$/porc engraissé considérant un lieu d'épandago situé à 10 km du
réservoir comme il est démontré à l'annexe "A" (Barrington, 1994).
Selon Fortin et al. (1992), la réduction des pertes de liSier dans l'environnement
nécessite une amélioration de la régie d'épandage accompagnée d'une
réduction des volumes de lisier. Selon Asselin (1992), une gestion plus serrée
de ,'eau dans les bâtiments et à l'entreposage permettrait de réduire
sensiblement la contamination des eaux pour les fermes qui manquent de
superficies d'épandage

• 4 Pollution diffuse: Poiiution des cours d'eau générée par le ruissellement du lisier après un
évènement hydrologique

6
.

1.1.4 RENTABILITÉ DES TOITURES

Les économies potentielles réalisées par l'ajout d'une toiturE: sont très variables
et dépendent du volume de précipitation captée, des dimensions et de
l'aménagement du système d'entreposage, de la distance d'épandage, de la
disponibilité des matéraux et de la main-d'oeuvre (Lord, 1992a). À titre
d'exemple, en considérant l'économie de construction et de transport réalisé par
l'ajout d'une toiture placé sur un rGservoir à lisier de 22 mètres de diamètre, le
seuil de rentabilité de la toiture s'établit à 33$/m 2 (5) pour une distance
d'épandage de 10 km. Selon une étude technico-économique effectuée par
B. P. R. (1992), la plage de rentabilité pour la construction d'une toiture en zone
de surplus de lisier s'étendrait de 35$ à 80$ / m2 • Selon la même étude, le coût
de construction actuel des toitures varie entre 70$ et 115$/m2 • Les études
technico-économiques de Demers et Lord (1992) démontrent que pour les
réservoirs de diamètre supérieur à 25 mètres, le concept de matelas flottant
semble plus prometteur que la toiture rigide.
En résumé, les toitures coûtent cher et leur rentabilité n'est possible que pour


des voir 'mes de précipitation et des distances d'épandage très importants. Même
les toitures les plus économiques se rapprochent du seuil de non-rentabilité. Les
recherches actuelles s'orientent vers le développement de toitures durables et
économiques pour élargir leur niveau de rentabilité.
C'est dans cette optique que nous proposons l'étude technique d'un dôme
géodésique couvert d'un matériau non-structural pouvant résister aux conditions
ambiantes difficiles à l'intérieur d'un réservoir à lisier. Le dôme géodésique est
retenu à cause de son potentiel de recouvrement de grandes surfaces
circulé'ires sans appui central et ce, pour un minimum de matériaux de
constflJction (Makowski, 1984) ce qui le rendrait économiquement intéressant.

1.2 CLIENTÈLE VISÉE

Ce projet s'adresse aux éleveurs agricoles qui possèdent ou qui veulent


construire des réservoirs circulaires dont le diamètre varie de 15 à 22 mètres. La
clientèle sera constituée en majorité de produGteurs de porcs parce que leur
problème de réduction des volumes de lisier est plus aigü que chez les

• 5 Voir calculs en annexe A

7


producteurs laitiers et que ces derniers construisent plutôt des tOitures
rectangulaires sur plate-forme à fumier solide. De plus, un nombre restreint des
15 000 producteurs laitiers gèrent leur fumier exclusivement sous forme liquide
tandis que pratiquement 100% des 3 000 producteurs de porc ont des réservOIrs
à lisier car celui-ci est prodUit sous forme liquide.

1.3 9~.J.~'~TIFS DE L'ÉTUDE

Cette étude a pour but de déterminer le potentiel d'utilisation d'un dôme


géodésique comme toiture de réservoir à lisier. Pour atteindre ce but, nous
réalisons les objectifs suivants:

1. Proposer un modèle géodésique et un assemblage structural qui satisfasse


aux critères établis pour les toitures à lisier
2. Vérifier la résistance de l'assemblage joint-membrure en condition de
chargement normal (neige) et son comportement global en condition
d'écrasement


3. Établir la conception préliminaire d'une toiture géodésique type de 22 mètres
de diamètre incluant une comparaison de coût avec d'autres toitures.

1.4 LIMITES DE L'ÉTUDE

Cette étude de conception technique fait suite à une étude théonque préliminaire
qui a mené au choix d'un modèle de dôme. La présente étude utilise les valeurs
théoriques de contraintes et déformations calculées dans l'étude préliminaire
pour vénfier en laboratoire la résistance des éléments de structure du dôme
géOdéSique. Le recouvrement ainsi que les modes d'attache de la toiture au
réservoir sont traités à titre complémentaire dans le dernier chapitre. L'étude
considère seulement un recouvrement fleXible sur le dôme. Les essais en
laboratoire doivent être adaptés aux conditions réelles d'utilisation au-dessus
d'un réservOir à lisier. Cette étude comporte aussi une dimenSion économique
liée à la rentabilité du modèle proposé par rapport aux modèles de tOiture
existants. Cependant, l'étude comporte peu d'analyse statIstique considérant le
nombre restreint d'échantIllons dû aux ressources finanCières très limItées. Dans

• la mesure du possible, les résultats obtenus seront comparés à des expériences


similaires où le nombre d'échantillons justifie l'analyse statistique.

8


1.5 CONTRIBUTION À LA RECHERCHE

Cette étude propose l'adaptation d'un mode d'assemblage structural bien connu
dans le domaine industriel et commercial à une application novatrice en
agriculture. Les conditions particulières d'application nécessitent le
développement de nouveaux éléments d'assemblage.

1.6 ORGANISATION DE LA THÈSE

Le déroulement de la thèse se présente comme suit:

CHAPITRE 1:
Une description de la problématique liée à la gestion des surplus de lisiers
CHAPITRE 2:
Une revue de littérature sur les toitures à lisiers et les dômes.
CHAPITRE 3:
Une description de la théorie menant au choix du modèle proposé ainsi que les


hypothèses de base pour les essais en laboratoire
CHAPITRES 4 ET 5:
La réalisation de deux expériences dont une portant sur l'essai de membrures et
l'autre portant sur l'essai d'un assemblage joint-membrure.
Nous procédons d'abord à des essais en compression axiale sur différents
modèles de membrures en './~e de sélectionner celui qui répond le mieux aux
exigeances du projet. La sélection du modèle doit tenir compte de l'aspect
économique et technique Le. rapport coût/résistance aussi bas que possible. Par
la suite, nous soumettons trois assemblages identiques à une charge concentrée
progressive sur le joint jusqu'à la destruction des membrures ou du joint. Le
montage doit se rapprocher des conditions de mise en service d'un assemblage
dans un dôme géodésique. De cette façon, nous pouvons établir si le modèle
proposé répond aux exigences d'une telle structure et recommander, si besoin
est, des modifications au concept initial. Les opérations suivantes sont menées
dans chacune des expériences:
Expéreen';8 no 1: Essais de résistance en compression axiale sur trois
modèles de membrures

• • Mesure de la charge axiale ultime supportée par les membrures


• Mesure de la déflexion des membrures

9
• Expérience no 2: Essai de résistance aux charges d'un assemblage joint-
membrure
• Mesure de la charge appliquée sur le joint
• Mesure du déplacement vertical du joint
• Mesure de la déformation de la surface du disque (applatissement)
• Mesure de l'angle d'écrasement des membrures
• Observation de l'écrasement des boulons sur le bois
• Observation du comportement des membrures et du joint avant la destruction
de l'assemblage
CHAPITRE 6:
Conception préliminaire d'une toiture de 22 mètres de diamètre et établissement
de coûts comparatifs suite aux résultats des essais.
CHAPITRE 1:
Conclusion et recommendations pour des projets futurs

1.7 RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES


Asselin, R. 1992. Problématique à l'échelle de la ferme. COlloque sur la
gestion des fumiers. cpva. MAPAQ, Ste-Foy, Québec.

Asselin, R., Desmarais, G., Desmarais, C., Fournier, P., Lachance, P. et Simard,
T.L. 1992. Projet d'aménagement intégré du bassin de la rivière Duncan..
Municipalité de Wickham. MAPAQ, Direction Régionale des Bois-Francs,
Nicolet.

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Université McGiII, Montréal, P.Q.

Bode, M.J.C. De. 1991. Odour and ammonia emlSSlons from manure
storage. In Ammonia and Odour Emissions from Livestock Production. London
and New-York: Elsevier Applied Science Publishers. pp 59-66.

B.P.R., Consultants 1989. Études technico-économique des toitures pour


des réservoirs à lisier. Rapport d'études. Dossier Environnement Québec no

• 3331-05-88-13. St- Foy. Québec. 31 pages .

10

Buelna, G., Caouette, P., Dutil, C. et Pigeon, S. 1992. Étude comparative des
méthodes de réduction des odeurs de lisiers. Colloque sur la gestion des
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Buijsman, E., Maas, H.F.M. et Asman, W.A.H. 1987. Anthropogenic NH3


emlssions in Europe. Atmospheric Environment 21. pp.1 009-1 022.

Demers L. et Lord, D. 1992. Mise au point et évaluation d'une toiture flottante


pour recouvrir des réservoirs à lisier. Symposium sur la recherche et le
développement en gestion environnementale des effluents d'élevage au
Québec, MENVIQ, Ste-Foy, Québec.

Fortin, A., Couture, M., Ménard, L. et Parent, G. 1992. État de la situation de la


gestion des surplus par bassin. Colloque sur la gestion des fumiers. CPVQ.
MAPAQ, Ste-Foy, Québec.

Gangbazo, G., Pesant, A.R., Barnett,G., Charest, J.P. et Cluis, D. 1992. Effets


des pratiques conventionnelles d'épandage du lisier de porc et des engrais
minéraux sur la charge de nitrates dans les eaux de ruissellement et de
drainage. Symposium sur la recherche et le développement en gestion
environnementale des effluents d'élevage au Québec. MENVIQ, Ste-Foy,
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Lord, D. 1992a. La réduction des volumes des lisiers de porc. Colloque sur la
gestion des fumiers. CPVQ. MENVIQ, Ste-Foy, Québec.

Lord, D. 1992b. Toitures de réservoirs à lisier circulaires: évaluation,


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Nichols Publishing Co. pp. 528-532.

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• animal manure- Water pollution. Proceedings of the National Workshop on

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• land Application of Animal Manure. Conseil de Recherches Agricoles du
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Primeau, S. et Grirnard, V. 1990. Rivière Yamaska 1975-1988. Volume 1:


Description du bassin versant et qualité du milieu aquatique. Ministère de
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Ritter, W.F. 1989. Odour control of livestock waste: State of the Art in North
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Simoneau, M. 1991. Qualité des eaux du bassin de la rivière Chaudière 1976


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de l'eau en milieu agricole. CPVQ. Québec. pp. 39-57.

Tenpas, G.H., Schlough, D.A., Cramer, c.a. and Converse, J.C .. 1972. Roofed
vs unroofed solid manure storages for dairy cattle. CSAE Winter Meetings.
Chicago. Paper no 72-949.

• 12

CHAPITRE 2


REVUE DE '.ITTÉRATURE



CHAPITRE 2

2.1 LES TOITURES À LlSIEB

2.1.1 ÉTAT DE LA SITUATION AU QUÉBEC ET EN EUROPE

Au Québec, très peu de producteurs possèdent un réservoir à lisier avec toiture.


Un recensement établi par le Ministère de l'Environnement du Québec
(MENVIQ) entre 1988 et 1992 souligne que seulement 5 toitures à fumier se
sont construites en production laitière et aucune en production porcine tandir,
qu'il se construisait plus de 1000 réservoirs à lisier. Cela s'explique par le coût
prohibitif des toitures (70$ et 115$/m2 de surface de réservoir) qui limite leur
rentabilité dans les régions où les précipitations et les distances d'épandage
sont importantes (Lord, 1992). On rencontre bien quelques réservoirs en blocs
de béton couverts construits dans les années 40 ou 50. Ces anciens réservoirs
fait de bois et bardeaux d'asphalte ont un petit diamètre et doivent être
reconstruits car la plupart ne respectent pas les normes du MENVIQ. Depuis


lors, très peu de toitures ont été construites dû à l'augmentatio,, du diamètre des
réservoirs (coûts) et du peu d'intérêt suscité par les préocupations
environnementales dans les années 60 et 70.
En Europe par contre, les toitures sont largement répandues. La proximité du
milieu rural et résidentiel incite les agriculteurs européens à couvrir leurs
réservoirs à lisier pour réduire les odeurs et les volumes de dilution. On juge
important de réduire les émanations d'azote provenant des réservoirs sachant
qu'ils contribuent significativement aux pluies acides (Sommer et al., 1993). Le
gouvernement Hollandais oblige l'agriculteur à couvrir son réservoir à lisier
(Lord, 1992}. En Allemagne, il existe un guide de pointage permettant d'évaluer
l'efficacité d'entreposage des réservoirs en fonction des pertes d'azote et des
odeurs (Mannebeck, 1985). Dans plusieurs cas, un recouvrement efficace sur le
réservoir est le seul moyen d'obtenir un permis pour le remplir de nouveau.
En Europe, plusieurs toitures sont fabriquées en acier tubulaire inoxydable
recouvert d'une toile de polyester et P.V.C. (Lord, 1992). Dans d'autres cas, la
toile repose dans le réservoir ou bien elle est soufflée (Mannebeck, 1985). Ces
toitures doivent être adaptées aux conditions particulières du Québec car elles

• sont conçues pour des charges de neige 5 à 10 fois inférieures aux nôtres et

14

pour des réservoirs de diamètre généralement inférieur à 18,3 mètres (Lord,
1992).

2.1.2 CONCEPTS DE TOITURE À L'ÉTUDE

Depuis quelques années, plusieurs modèles de toitures ont fait l'objet d'une
analyse technico-économique pour connaître leur potentiel d'utilisation au
Québec. Deux modèles prometteurs ont été expérimenté soit la charpente en
bois recouvert de bardeaux d'asphalte et la toile flottante.
On classe les toitures en deux catégories soit les toitures rigides et les toitures
flottantes. Les études démontrent que le concept de toiture rigide s'applique
pour des réservoirs de diamètre inférieur à 21 mètres. Un diamètre plus grand
nécessite une structure plus imposante comprenant des appuis centraux qui
peuvent nuire au brassage du lisier. De plus, la pente du toit augmente
considérablement la superficie à couvrir. Une étude de B.P.R. (1992) fait
ressortir que la superficie à couvrir est un aspect déterminant dans le coût de
construction des toitures et que l'on doit se rapprocher le plus possible de la


superficie du réservoir. Pour de grands diamètres, les toitures flottantes formées
de toiles géosynthétiques offrent un potentiel intéressant (Demers et Lord,
1992). Cette technologie, développée en Ontario dans les années 80 par la
compagnie Dupont nécessite une adaptation aux conditions climatiques du
Québec (Barrington, 1994).
L'annexe B présente 7 concepts de toiture qui ont fait l'objet d'une analyse
technico-économique en soulignant les avantages et inconvénients de chacun et
les coûts estimés en fonction du diamètre (Lord, 1992). Pour un diamètre
inférieur à 21 mètres, c'est la toiture aérée à charpente de bois recouverte de
contre-plaqué et de bardeaux d'asphalte qui offre les meilleures chances de
rentabilité grâce à son coût de construction qui varie entre 60$ et 75$ 1m2
(B.P.R., 1989). Parmi tous les modèles étudiés, on remarque que le coût estimé
du dôme géodésique est mlativement élevé. Cela s'explique en partie par son
mode de recouvrement formé de contre-plaqué et de bardeaux d'asphalte. Les
coûts associés au recouvrement {matériaux et main-d'oeuvre) sont plus élevés
que pour les autres modèles dû à la complexité de recouvrement et la perte de
matériaux. Selon B.P.A. (1989), le type de recouvrement doit êt.re choisi en

• fonction de l'agencement structural. De façon générale, les charpentes radiales


ou sphériques formées de poutrelles d'acier ou de câble nécessitent des toiles

15

dû à la complexité de recouvrement tandis que les charpentes parallèle
favorisent le revêtement rigide.

2.1.3 DISCUSSION SUR LES MATÉRIAUX

2.1.3.1 Caractéristiques recherchées

Idéalement. les matériaux de recouvrement et de charpente choisis pour la


toiture doivent être durables, disponibles, légers. et posséder une résistance
structurale élevée. Leur durabilité dépend de la résistance à la corrosion par les
gaz de lisier et l'humidité et à la dégradation par les rayons ultra-violets. Chaque
matériau doit être analysé en fonction de ces critères pour obtenir une toiture
économique. Le tableau 2.1 présente une synthèse des matériaux disponibles
pour le recouvrement et les charpentes de soutien.
Le bois constitue le matériau le plus économique pour la construction des
toitures à lisier car il n'est pas altéré par les gaz et ne nécessite aucun enduit de
protection si la toiture est bien aérée (Lord, 1992).


L'atmosphère au-dessus d'un réservoir à lisier est très corrosive. Le lisier produit
des gaz très volatils et solubles dans l'eau. En milieu humide, l'ammoniac (NH3)
et l'anhydride sulfureux (H2S) émis par le lisier forment de l'acide sulfurique
(H2S04) et de l'acide nitrique (HN03). C'est pourquoi on doit tendre à aérer les
toitures pour éviter la création de zones de condensation en particulier pour des
matériaux plus sensibles à la corrosion ou la pourriture.
Une enquête mené par la firme B.P.R. (1989) sur une dizaine de toitures à
charpente de bois, montre que le bois non traité n'est pas altéré par l'action
corrosive des gaz de lisier. Les toitures observées étaient de petit diamètre « 12
m.) et en bon état. Le rer.ouvrement était le plus souvent constitlJé de contre-
plaqué et de bardeaux d'asphalte. La même enquête révèle un cas de tOIture à
charpente de poutrelles d'acier recouvert de feuilles de tôle galvanisé qui s'est
dégradé très rapidement même si une peinture y avait été appliquée. La
corrosion s'est développée rapidement aux endroits percés de clous et à la
tranche des feuilles d'acier. On estime la durée de vie utile de ce concept entre 5
et 10 ans si aucune autre protection n'y est appliquée .

• 16

Tableau 2.1: Matériaux disponibles pour le recouvrement et la charpente

Matériaux CoOt relatif • Durée de Avantages Inconvénients


vleestlmée
(an)
Matériaux de recouvrement
Contr.plaqué et 3,3 20 Disponible, Poids élevé
bardeaux d'asphalte durable
TOle galvanisée 3,0 10 à 15 DIsponible Sensible à
la corrosion
ToUe de polyéthylène 1,0 3à5 Economique, Remplacement
léger fréauent
rolle de polyester 2,6 10 à 15 Résistant à Changement
enduit de PVC sur les la corrosion et périodique,
deux faces aux U.V., technique de
léger pose à
développer
DaUe en béton armé Non disponible 20à25 Durable Dispendieux,
construction
spécialiSée
Charpe nte de soutien
Bols Voir annexe B 30à40 Dispomble, Poids élevé
durable,
technique simple
1


d'assemblage
Acier galvanisé ou 1 5à10 Bonne résistance Senslb!e à la
peint structurale corrosion __
Acier traité à l'époxy Non disponible 20 Résistant à Dispendieux
la corrosion
Aluminium 2 ? Très léger Dispendieux
Fibre da varre pultrudé 8 30à40 Léger, Très dispendieux,
résistant à la disponibilité
corrosion réduite
Béton Non applicable, 20à25 Durable, Structures
colonne techniques massives
seulement de construction
connues
..
Source: Modifié d'un tableau de B. P. R. (1989)

* Le coOt relatif indique une tendance du coOt d'un matériau par rapport à un autre. Par exemple,
la cote 3,3 Indique un matériau 3,3 fois plus cher que le matériau le moins dispendieux. Pour les
matériaux de recouvrement, le coOt relatif comprend l'achat et l'insta''ation. Pour les charpentes
de soutien. le coOt relatif comprend seulement le coOt du matériau établi pour des profilés ayant
la même réSistance structurale.

• 17
• Certains alliages d'aluminium (ex: le 6063-T6 d'Alcan) sont conçus pour résister
à l'action corrosive de l'atmosphère en milieu humide et salin. Des compagnies
comme Ultraflote corp. construisent des dômes en aluminium au-dessus des
réservoirs de traitement d'eaux usée. Il est cependant difficile d'établir si les
conditions retrouvées dans les réservoirs à lisier s'apparentent à celle des
stations d'épuration. C'est pourquoi des tests en laboratoire sont nécessaires
pour confirmer ou infirmer la résistance de l'aluminium aux acides produits par
les lisiers.
Le développement des matériaux composites alliés à de nouveaux procédés de
fabrication ont produit le fibre de verre pultrudé à haute résistance structurale.
Sa résistance à la corrosion, sa légèreté et sa facilité d'assemblage en font un
matériau de choix pOLir les réservoirs à lisier. Cependant, le coùt du matériau
(environ 4 fois plus cher que l'aluminium) le rend inaccessible pour l'instant
(Scepter inc., 1989).

2.1.3.2 Essais sur les matériaux


Le Centre de Recherches Industrielles du Québec (CAIO) a procédé a des
essais en laboratoire pour vérifier la qualité des enduits de recouvrement utilisés
dans l'industrie des charpentes d'acier. Les peintures testées étaient des émaux
acryliques de polyuréthane, différents alkydes et des peintures époxy. Les
échantillons ont été soumis à un brouillard salin acide qui permettait de vérifier
la résistance à la corrosion de l'acier. Les résultats démontrent que les enduits
communément utilisés par l'industrie présentent un risque de corrosion élevé.
Par contre, les peintures épm\.yr offrent une très bonne tenue à la corrosion mais
leur coût élevé (+de 75%) en limite l'utilisation.
Des toiles ont aussi fait l'objet d'essais en laboratoire pour déterminer leur
durabilité. Les essais effectués par le CRia indiquent que les toiles de polyester
recouvertes de PVC résistent très bien aux U.V. et aux acides produits par le
gaz des lisiers. Leur durabilité est estimée à environ 10 ans mais ce facteur peut
varier selon les conditions de stress des toiles (rigidité, tension, température ... ).
Selon l'étude de B.P.R. (1989), le coût annuel des toiles est estimé entre 2,00$
et 2,50$/m 2 pour une durée de vie utile de 10 ans tandis que le recouvrement de
contre-plaqué et d'asphalte est estimé entre 1,50$ et 2,OO$/m 2 pour une durée

• de vie utile de 20 ans .

18
.

2.2 LES DÔMES

2.2.1 INTRODUCTION

Les dômes représentent une structure spatiale intéressante pour les ingénieurs
et architectes car elles couvrent un maximum d'espace pour un minimum de
consommation de matériaux (Makowski, 1984a). C'est pourquoi on les utilise
pour couvrir de grands espaces tels que stades, centres commerciaux et
d'exhibitions ou autres. On en retrouve partout dans le monde jusqu'à des
diamètres pouvant atteindre 213 mètres comme le Superdôme en Nouvelle-
Orléans. Le développement et l'intérêt suscité par les dômes a suivi de près
l'évolution des matériaux et des techniques de construction (Makowski, 1984a).
La pierre et la brique utilisée dans l'antiquité a fait place au béton. L'avènement
du béton armé par exemple a permis de réduire considérablement l'épaisseur
des dômes comme le montre le tableau 2.2.


Tableau 2.2: Évolution technique des dômes

Date Projet Portée Épaisseur Rapport


(m) (m) (P/É)
123 Panthéon, Rome 43.6 4.0 11
(béton)
1434 S. Maria dei Fiore, Florence 42.0 2.1 20
(Double coquille en
maconnerie)
1710 St. Pau l's, Londres 33.2 0.92 36
(Brique entre deux coquilles)
19201 Schott Co., Jena 39.9 0.061 655
(Béton armé)
1958 CNIT Exhibition Hall, Paris 219 0.12 1800
(Béton armé à double
coquille)
Oeuf 0.036 0.0002 180

• 19
Source: Schueller, 1983


La construction de dômes en bois a été très populaire au Moyen-âge et
plusieurs existent enCOïe en Europe. Longtemps négligé au profit de matériaux
plus résistants comme l'acier, le bois suscite à nouveau l'intérêt des Ingénieurs
dû au développement des techniques de lamination. Selon plusieurs firmes
américaines, le bois représente maintenant un matériau économique pour ses
qualités structurales, esthétiques et intrinsèques (Makowski, 1984b).
Mentionnons à titre d'exemple le dôme formé de bois lamellé-collé CO'1struit en
83 à Tacoma, Washington dont le diamètre est de 162 mètres. L'Introduction de
l'acier au 19ème siècle a eu une influence fondamentale dans le développement
de différents modèles de dômes et leur application pour de grands diamètres.
Plus récemment, le développement de nouveau matériaux composites formés
d'alliages d'aluminium, de fibre de verre ou de graphite épo>~ ouvre la vOIe à
des applications très diverses allant de toitures pour réservoirs à essence aux
stations spatiales. Plusieurs compagnies se spécialisent d'ailleurs dans la
construction de dômes en aluminium (Ultraflote corp.1992 , Temcor, 8tamet).
Depuis quelques décennies, on assiste à un regain d'intérêt pour les structures
spatiales qui seraient dû, selon Makowski (1984b), aux facteurs suivants:


Le développement d'ou1i1s informatiques puissants permettant de concevoir
rap;dernent des structures complexes.
- Le développement de joints très efficaces, standardisés et fiables.
Le développements de matériaux composites qui offrent plus de flexibilité
dans la conception et la diversité d'application des dômes.
Une meilleure connaissance du comportement structural des dômes et de
leur mode d'écrasement ce qui assure plus de sécurité dans la conception

2.2.2 CLASSIFICATION

Les dômes sont constitués d'un agencement géométrique plus ou mOins


complexe de membrures reliées entre elles par un système d'attache. Les
membrures ont des longueurs différentes et arrivent au joint en des angles
différents à cause de la nature même du dôme.
Les dômes minces comportent une seule couche de membrures (single layer).
En général, ils n'excèdent pas 100 mètres de diamètre. Pour des diamètres
supérieurs allant jusqu'à 200 mètres, les dômes sont formés de poutrelles ou de


membrures orientées dans les trois directions (double layer). Dans certains cas,

20
le recouvrement devient partie intégrante de la charpente ou encore le

• recouvrement sert de charpente.

Simple couche

Double couche

• Figure 2.1: Dôme à simple ou double couche


(MakowsKi, 1984a)

Les quatres modèles de dômes les plus populaires depuis vingt ans sont
présentés ici:

2.2.2.1 DOme nervuré de type Schwedler

Ce dôme (fig. 2.2) est formé de membrures radiales principales en forme


d'arches qui reposent sur une fondation. Les membrures sont attachées avec un
anneau de tension à la base et un anneau de compression au sommet. Des
membrures concentriques secondaires sont placées entre les membrures
principales. La rigidité finale est obtenue en ajoutant des membrures diagonales
entre les membrures secondaires. Certains modèles sont fabriqués de bois
lamellé-collé, d'autres en acier ou en alliage d'aluminium. Ce modèle est très
populaire aux États-Unis .

• 21

---~-_._----------------~


2.2.2.2 Dôme à trois direction de type Lattice

Ce dôme (fig. 2.3) est formé de trois séries de tubes courbés s'intersectant en
trois directions différentes. Chaque série de tube se place par dessus l'autre et
doit être relié ensemble par boulonnage à l'aide d'une attache spéciale et
obligatoirement soudé ensemble pour le tiers des attaches afin d'obtenir la
rigidité nécessaire. Ce modèle est facile à construire et se rencontre
fréquemment en Europe.

2.2.2.3 Dôme de type Lamellaire

Ce dôme (fig. 2.4) consiste en l'assemblage d'un grand nombre d'unités


similaires en forme de diamands subdivisés en triangles. Dans plusieurs cas. les
membrures ont une longueur correspondant à deux fois la longueur du côté d'ull
diamand. Les membrures peuvent être droites ou courbées et fabnquées en
acier, aluminium ou en bois lamellé-collé. La rigidité du dôme est obtenue soit en
soudant les membrures au joint ou en utilisant le recouvrement à des fins


structurales. Cependant, les assemblages faits de bOIS iamellé-collé nécessitent
un anneau de tension à la base du dôme (Schaefer, 1984). Ce modèle est îrès
populaire à cause de son comportement exceptionnel sous charge de vent. feu
ou tremblement de terre. Le Superdôme précédemment mentionné est du type
Lamellaire.

2.2.2.4 Dôme de type géodésique

Développé par B. Fuller dans les années 50. ce type de dôme (fig. 2.5) est formé
d'éléments courbés disposés en triangles équilatéraux appelés Icosahèdres. Les
triangles peuvent être subdivisés par des membrures médianes. Le nombre de
subdivisions, appelé fréquence. augmente en fonction de la portée du dôme.
Plus la fréquence est élevée, plus il y a de longueurs de membrures différentes
et plus les membrures racourcisc;ent. plus ies coûts de construction augmentent.
Malgré son intérêt scientifique indéniable et son comportement structural
exceptionel (Makowskl, 1984a). le dôme- de type géodéSique eXige un
ajustement complexe des membrures situées sur la ligne de coupe pour offm un

• contour uniforme et plat.

22

Figure 2.2: Type Schwedler Figure 2.3: Type Lattice


-----:~~
.;~~,
,
\
\

FrequotICY •

Figure 2.4: Type Lamellaire Figure 2.5: Type Géodésique

• (Makowski, 1984a)

23
• 2.2.3 COMPORTEMENT STRUCTURAL

2.2.3.1 Stabilité

La stabilité d'un dôme dépend principalement de trois facteurs: 1) la distribution


de la charge, 2) la forme du dôme, 3) sa géométrie d'assemblage. D'autres
facteurs comme les conditions de fixation aux joints et la nature du matériau
influencent aussi son comportement.
Une charge uniformément répartie sur le dôme entraine une répartition très
équilibré des efforts dans la structure. Un dôme de grande portée peut supporter
ainsi des charges importantes. Par contre, il peut s'écraser facilement si les
charges sont concentrées ou non-symétriques. " réagit un peu comme un oeuf
qui peut supporter une grande pression à condition qu'elle soit uniforme mais qui
se casse facilement lorsqu'une pression localisée survient. D'ailleurs. les dômes
à coquilles et les dômes à membrures adoptent un comportement similaire et
sous certaines conditions, les méthodes d'analyse pour les coquilles peuvent
être appliquées pour les dômes à membrures (Mattheusick, 1992).


Les dômes relativement plats et minces offrent un potentiel d'instabilité
important. Même en condition de chargement symétrique et uniforme. un groupe
de membrures peut flamber entraînant ainsi une redistribution des charges et
possiblement l'écrasement de la structure. Ce type d'écrasement se prodUit pour
des dômes avec membrures longues sous charges axiales importantes (Kam et
McConnel, 1984). En condition de chargement localisé, un jOint peut s'inverser
et entrainer par effet d'enchaînement l'inversion de tous les autres joints
(Makowski, 1984a). La façon dont le dôme réagit dépend aussi de la
configuration géométrique des membrures (Mullord. 1984). Un dôme pleinement
triangulé sera plus rigide qu'un autre car les forces seront principalement
axiales. Ceux qui ne sont pas triangulés doivent développer des moment très
importants.
Ils doivent compenser par des joints très rigides et pOSSiblement un
recouvrement structural. Mentionnons que l'écrasement d'un dôme survient
brusquement. C'est pourquoi, le concepteur doit s'assurer que la structure
demeure dans le domaine élastique sous des conditions réelles de chargement.
Afin de tenir compte de ces phénomènes d'instabilité, Il doit procéder à une

• analyse non-linéaire des structures potentiellement instables .

24

Comme il fut mentionné précédemment, les dômes ne performent pas tous
également. Richter (1984) a comparé le comportement structural de quatre
dômes (tab. 2.3). Les géométries sont du type de celles présentées aux figures
2.2, 2.3, 2.4, 2.5. Les critères suivant ont été appliqués:

• Tous les dômes possèdent les mêmes dimensions soit 30 mètres de


diamètre et 4,3 mètres de hauteur.
• Tous les dômes possèdent 61 joints
• Tous les dômes sont pleinement triangulés
• Tous les dômes possèdent un anneau de tension et chaque joint à la base
est supporté verticalement
• Toutes les membrures sont rotulées
• Tous les dômes sont fabriqués de profilés tubulaires d'aluminium de 150
mm de diamètre
• Tous les dômes ont la même charge morte
• Toutes les charges sont assumées verticales et concentrées au joint
• Deux conditions de charge sont assumées soit une charge uniforme et une


charge non-uniforme. Cette dernière représente une pleine charge sur un
côté et la moitié de la charge sur l'autre côté.
• Les structures sont conçues selon les contraintes permises par la US
Aluminium Association pour des alliages 6061-T6.

Tableau 2.3: Comportement structural des dômes

Modèles Schewdler Lattice Lamellaire GéodésiQue


Charge morte (kg) 4500 4500 4500 4500
Nombre de joints 61 61 61 61
Charge vive uniforme max.(kalm 2 ) 142 122 156 220
Charge vive non-uniforme max.
Côté droit (kglm 2 ) 137 98 137 195
Côté gauche (kg/m ) 2 68 49 68 98
Résistance relative par rapport au
,géodéSique (%) 70 50 70 100
Déflection en mm avec charge
non-uniforme de 0,6 et 0,3 kQ/m 2 39 42 22 22
Rigidité relative p/r au géodésique 56 54 100 100

• 25
(Source: Schueller, 1984)
• Le tableau 2.3 fait ressortir l'importance de la géométrie sur la résistance et la
rigidité globale de la structure. Le modèle géodésique résiste aux plus grandes
charges qu'elles soit balancées ou non pour une déflection minimum.

2.2.3.2 Effets de non-linéarité géométrique

Les dômes minces et plats, chargés inégalement peuvent s'inverser rapidement


dû à l'effet non-linéaire des contraintes appliquées (Mullord, 1984 ). Cet effet est
provoqué par l'écrasement des membrures et entraine une augmentation des
contraintes dans celle-ci. Des méthodes d'analyse non-linéaires dOivent être
appliquées dans ces conditions. Selon Mattheusick (1992), la structure conserve
un comportement linéaire pour des angles verticaux des membrures supérieur à
6 2•
Selon Kani et McConnel (1984), le comportement non-linéaire de la structure
provient soit du changement de géométrie dû au déplacement des joints, du
changement de géomp.trie dans les membrures affectant leur rigidité ou encore
du changement dans la rigidité des membrures dû aux propriétés non-linéaires


du matériel. Généralement, la cause première des effets non-linéaires est due
au changement de géométrie. Une charge quelconque entraine l'aplatissement
du dôme. L'angle initial vertical des membrures devient pills petit. Ce
changement d'angle augmente les contraintes dans les membrures. À chaque
augmentation de charge, l'écrasement des membrures entrai ne une contrainte
supplémentaire. Les contraintes font plus que doubler avec le doublement de la
charge.
Selon l'étude de Mattheusick (1992), les effets dûs à la non-linéarité sont
inférieurs à 1% pour un angle vertical supérieur à 202 . Pour un angle initial de 6 2
la réduction de charge dû à la non-linéarité ne dépasse pas 10%. Cependant
pour un angle initial de 3Q, la réduction augmente à 40 %. Les calculs ont été
effectués en considérant une membrure rotu!ée dont une extrémité est fixe et
l'autre libre de se mouvoir verticalement. L'auteur fait remarquer que dans un
contexte réel où les membrures sont non-rotulés et les deux extrémités libres de
se mouvoir, les résultats pourraient varier sensiblement. 1/ conclu en disant que
pour des angles initiaux supérieurs à 62 , la structure conserve un comportement
linéaire, en particulier si des joints rigides sont utilisés. Saka et Heki (1984)

• ajoute que la capacité de charge d'une membrure varie considérablement en


fonction des conditions aux extrémités.

26
Selon Makowski (1984b), l'analyse

linéaire permet d'évaluer la capacité de charge d'une structure qui demeure
dans le domaine élastique (ex: dômes bombés) mais l'analyse non-linéaire
devient essentielle pour déterminer de façon plus réaliste la charge ultime pour
les dômes plats et minces. Rappelons que dans les cas d'instabilité, le matériau
passe du domaine élastique au domaine plastique très rapidement. Dans une
étude sur les dômes minces en fibre de verre pultrudé, Hollaway et Rustum
(1984) rapporte que ces derniers sont sensibles au changement de géométrie
causé par la déformation. Conséquemment, une analyse non-linéaire est requise
pour obtenir les détails de leur comportement en déformation. 1/ mentionne que
les dômes en fibre de verre peuvent subir de larges déformations et reprendre
leur position initiale, mais que la nature cassante du matériau peut causer
l'écrasement de la structure sans avertissement. Taylor (1984) rappelle aussi de
faire attention aux hypothèses de départ car elles ne correspondent pas
nécessairement à la réalité lors de la construction.
/1 existe plusieurs méthodes d'analyses non-linéaires. La description complète
de ces méthodes dépasse le cadre de ce travail. Cependant une brève
discussion sur les méthodes de calcul appliquées dans le choix du modèle à


l'étude sera présentée au chapitre 3.

2.2.3.3 Essais en laboratoire

Des essais de résistance avec charges réelles permettent de vérifier le~ limites
d'application des méthodes d'analyse théoriques linéaires et non linéaires. Ils
sont aussi nécessaires pour mesurer l'influence de la rigidité des joints et du
recouvrement sur la capacité de chargement du dôme (Makowski, 1984b). Deux
options s'offre au chercheur soit de travail/er sur des prototypes grandeur nature
ou des prototypes à échelle réduite en laboratoire.
Selon Makowski (1984b), beaucoup d'essais en laboratoire ont porté sur des
dômes à simple ou double couche mais très peu à l'échelle réelle à cause des
coûts et de la complexité du projet. Il fait cependant remarquer que de plus en
plus d'organismes de régie de construction aux É.U. exigent des essais grandeur
nature sur de nouveaux modèles pour confirmer la validité des analyses
théoriques. Pour réduire le coût des essais, il est possible de prendre une partie
du dôme seulement mais il devient difficile de simuler le comportement de l'autre

• partie (Ritcher, 1984). La plupart des chercheurs choisissent plutôt de tester des

27

protoypes à échelle réduitp jusqu'à l'écrasement et comparer les résultats
obtenus avec les valeurs théoriques.
Richter (1984) fait part d'une étude portant sur 34 dômes en aluminium de 13,7
mètres de diamètre dans le but de valider des méthodes de calculs. L'auteur a
soumis les prototypes à des charges symétriques et non-symétriques et mesuré
leur résistance ainsi que leur déflexion. Dans les deux cas de chargement, les
méthodes de calcul théoriques ont prédit des résultats de 20 à 45 % supérieurs
aux valeurs obtenues. Selon le même auteur, la rigidité des assemblages joint-
membrure est reconnu comme étant un des plus important facteur à analyser
mais aussi très difficile à définir dans une analyse théorique. C'est pourquoi,
l'étude comportait au préalable l'analyse en flexion de 102 joints formés de deux
disques d'aluminium et de profilés en 1. L'étude considérait des variables telles
que le diamètre et l'épaisseur des disques, la profondeur et l'épaisseur de l'âme
du profilé, la quantit'J de boulons et leur composition et la tolérance des trous de
boulons. l'auteur ne mentionne pas quelle combinaison a été retenue pour la
fabrication des dômes.
Dianat (1984) fait part d'essais en laboratoire sur 4 treillis en acier dont les joints


sont soudés pour valider les méthodes théoriques d'analyse de leur
comportement élasto-plastique. L'auteur mentionne que les valeurs théoriques
obtenues par les calculs sont en accord avec les valeurs mesurées.
Dans un essai portant sur un dôme en fibre de verre de 3 mètres de diamètre,
Hollowayet Rustum (1984) comparent les valeurs expérimentales aux résultats
théoriques obtenus par les méthodes d'analyse linéaires et non linéaires. lis
soulignent la déformation rapide du dôme sous charge tout en insistant sur la
nécessité de l'analyse non linéaire pour ce type de dôme.
Selon Makowski (1984b) des essais en laboratoire sont plus que jamais
nécessaires pour comprendre l'effet des imperfections causées par la courbure
initiale des membrures, l'excentricité et le glissement des joints ou la rotation des
membrures sur la capacité de chargement et l'écrasement des dômes à double
couches .

• 28

2.2.4 JOINTS D'ASSEMBLAGE

2.2.4.1 Introduction

Pendant les trentes dernières années, la construction de dômes de grandes


portées, multi-couches et exploitant des matériaux différents a suscité le
développement de centaines de joints. Plusieurs solutions ingénieuses ont été
proposées mais peu ont survécu dans la pratique. Le manque de joints efficaces
a été pendant plusieurs années le principal obstacle à la réalisation de
structures spatiales économiques (Triodétic co., 1984). Cependant, le
développement de méthodes plus avancées de conception, basées sur
l'utilisation de tables typologiques, permet d'optimiser la conception de joints
existants et facilite le développement de nouveaux joints (Arciszewski, 1984).
Parmi tous les joints proposés, seul un petit nombre se retrouve sur le marché
de la construction ayant trouvé un potentiel commercial suffisant. Ces joints sont
développés pour des géométries d'assemblage et des maténaux spécifiques et
la plupart brevetés sous une marque de commerce. Par exemple, certains joints


sont conçus pour accomoder des formes tubulaire~ en acier ou en aluminium.
D'autres ont été développé spécifiquement pour des membrures de bois. Plus
récemment, de nouveaux modes d'attaches en fibre de verre pultrudé font l'objet
de tests en vue de leur utilisation avec des membrures de même type.
Une présentation exhaustive de tous les types de joints dépasse le cadre de
cette recherche. Mais de façon à présenter les joints offrant le plus de potentiel,
énumérons les principaux crit0res recherchés dans un joint:

• Bon comportement structural: Ne permet pas le glissement ni la rotation des


membrures, résiste au déchirement et à l'écrasement sans se briser.
• Bas coût de fabrication: Nombre de pièces réduites et peu complexes.
• Bas coût d'assemblage: Membrures faciles à assembler au joint, nombre de
pièces réduites.
• Flexibilité dans l'acceptation du nombre de membrures et des angles
d'entrée.

Tenant compte de ces critères, six modèles ont été retenu dont trois sont conçus

• pOUl' des profilés tubulaires en aluminium ou en fibre de verre, deux pour des
charpentes en bois et un pour tout type de profilé en métal ou en bois.

29
• 2.2.4.2 Description des joints

a) Joints pour profilé tubulaire en aluminium

- Joint MERO

Ce joint (fig. 2.6 et 2.7) est conçu pour des structures tubulaires en aluminium à
simple ou double couche. Il est constitué d'une sphère d'aluminium creuse
percée de trous filetés orientés dans la direction d'arrivée des membrures
(Makowski,1981). À l'extrémité des membrures, on fixe une attache spéciale qui
sera vissée dans la sphère. Sa géométrie sphérique peut accomoder tous les
joints de n'importe quel angle pourvu que les angles soient identiques d'un joint
à l'autre sinon les coûts de fabrication deviennent prohibitifs. Les éléments
s'assemblent facilement par vissage ce qui en facilite l'érection sur le site. Le
principal désavantage est son coût de fabrication engendré par le filetage de la
sphère et le soudage de la tige filetée au bout des membrures. Ce concept est


intéressant pour des membrures de métal mais peu intéressant pour le bois
même s'il est possibiEI de modifier l'adapteur au bout de la membrure pour
recevoir une forme rectangulaire. Ce joint peut devenir instable si la charge est
excentrée.

- Joint Triodétique

Ce joint (fig. 2.8), est un des meilleur sur le marché et conçu pour des structures
tubulaires en aluminium à simple ou double couche. Il possède une très grande
efficacité structurale car il offre généralement une résistance supérieure au
point de limite élastique des membrures et près de 90% de la résistance en
tension des membrures (Makowski 1984a).
L'assemblage consiste en une pièce cylindrique rainurée dans laquelle on insère
les membrures. L'extrémité des membrures est écrasé et formé pour s'insérer
dans les rainures ce qui prévient l'arrachement. Une tige filetée retenant deux
capuchons de métal empêche le mouvement vertical des membrures. Selon Lulic
et Tong (1992), ce joint possède troIs principaux avantages: 1) Le nombre de

• membrures varie selon le nombre de rainures autour du cylindre 2)


L'emplacement des rainures permet différents angles entre les membrures 3)

30

L'angle de pliage de chaque membrure est déterminée par l'angle d'inclinaison
de cette membrure ce qui permet d'accomoder des angles d'entrée différents.
Plusieurs inconvénients sont associés à ce joint. Le nombre de petites pièces
augmente les coûts de fabrication, manutention et assemblage. Il est difficile de
constater la corrosion de la membrure insérée dans la rainure. L'ajustement des
membrures dans les rainures peut devenir ardu à cause de la faible tolérance
entre les pièces.

b) Joints pour membrures de bois

Le joint de la figure 2.9 est conçu pour des charpentes en bois à simple ou
double couche. " est constitué d'une pièce d'aluminium machinée de forme
tétrahédrique ou octahédrique pouvant accepter jusqu'à douze membrures de
bois (Satterwhite, 1984). Des lames de métal sont insérées dans les membrures
puis fixées à l'aide de clous. Ce joint permet d'accomoder plusieurs membrures
sous différents angles à un coût de production raisonnable selon l'auteur.
Cependant, le mode d'attache de la lame aux membrures doit être amélioré.


Un autre type de joint (fig. 2.10) consiste en une plaque d'acier circulaire à
laquelle on boulonne des lames de métal (Huybers, 1984). Une des lames doit
avoir deux boulons pour éViter la rotation du joint dû à l'excentricité possible des
charges. Les lames sont insérées dans les membrures au moyen de câbles de
métal. Des essais en tension montrent la supériorité des attaches câblées sur
les attaches boulonnées. Ce joint a l'avantage d'être très simple à construire et
assembler. \1 peut accomoder différents angles verticaux par le pliage des lames
ou circulaires par la localisation des boulons.

c) Joint à double disques

Ce joint (fig. 2.11) peut accomoder aussi bien des membrures de bois que des
profilés en métal tubulaires, rectangulaires ou en 1. On l'utilise pour des dômes à
simple couche.
Ce joint est formé des deux disques d'acier entre lesquels les membrures sont
assemblées par boulonnage. Les angles entre les joints peuvent être différents
de même que le nombre de joint. La fabrication des disques d'acier et son


assemblage demeure relativement simple. Il peut être produit en série à des
coûts raisonnables. Le principal désavantage provient de la difficulté à

31

accomoder différents angles verticaux des membrures. Ce problème peut être
résolu en choisissant une géométrie où les angles verticaux des membrures sont
très proches pour un joint donné.

d) Joint pour membrures en fibre de verre

Depuis quelques années, la technique de pultrusion produit des composantss


structurales en fibre de verre mais la principale difficulté réside dans le
développement d'un joint efficace (Hollaway et Baker, 1984). Un joint
comprenant des éléments d'assemblage collés a été développé pour des
structures tubulaires en fibre de verre à double couche (fig. 2.12). Il est constitué
de deux coquilles en fibre de verre moulée entre lesquelles on insère les
membrures selon des angles fixes. Un capuchon é\nnelé est fixé au bout des
membrures par l'intermédiaire d'une colle époxy. Un boulon central vient fermer
les deux coquilles.
Plusieurs colles et mode de collage ont fait l'objet de tests pour vérifier la
résistance du bout des membrures à l'arrachement et à la compression. La


construction d'un prototype a permis de connaître le comportement du joint en
condition réelle.
Suite aux essais de Hollaway et Baker (1984), la composition des matériaux sera
changée pour le joint et les membrures afin d'obtenir plus de résistance. Pour le
joint, la matrice6 de nylon 66 sera remplacée par un polyester plus résistant aux
rayons Ultra-Violet et à la déformation sous charge (creeping). Pour les
membrures, du carbone sera ajouté au fibre de verre pour obtenir plus de
résistance sans changer le diamètre.


6 Les matériaux composites comprennent une matrice fait de résine de polyester, esters, nylon
ou époxy et un renforcement fait da fibre de verre, carbone ou aramide ...


32

Figure 2.6: Joint MERO Figure 2.7: Starnet Sphere


(Makowski, 1981) (Starnet Structures, 1992)

Figure 2.8: Joint Triodétique


(Makowski, 1984a)

33

Figure 2.9: Joint pour bois (a)


(Satterwhite, 1984)

• Figure 2.10: Joint pour bols (b)


(Huybers, 1984)

34

Figure 2.11: Joint à double disque
(Ultraflote corp.,1992)

Fig. 2.12: Joint de fibre de verre

• (Hollawayet Baker, 1984)

35

2.3 RÉFÉRENCES BIBLlQGRAPHIQUES

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Structures inc. West Babylon. U.S.A.

Taylor, R. G. 1984. Practical design of space structures. Third International


t

Conference on Space Structures. University of Surrey, Guildford, England.


pp.803-80a.

Triodetic corp. 1984. Latticed triodetic structures, Third Interrlational


conference on Spacial Structures. University of Surrey, Guildford, England. pp.
9-28.

• Ultraflote corp. 1992. Ultradome structures. Ultraflote corp. Houston. U.S.A.

38

CHAPITRE 3


SIMULATION



CHAPITRE 3

3.1 INTRODUCTION

Une étude de conception préliminaire réalisée par J. Matheusick (1992) a permis


de sélectionnner un modèle géodésique parmi trois géométries proposées et de
déterminer le rapport diamètrelhauteur optimum du dôme pour trois diamètres
différents (objectif no 1). Les contraintes et déplacements théoriques des
éléments ont été calculé à l'aide de deux logiciels en considérant cinq
combinaisons de chargement possible. La conception des éléments
d'assemblage a porté sur des membrures de bois et d'acier.
Les résultats de l'étude préliminaire permettront d'élaborer les hypothèses de
base pour la conception et l'essai des éléments d'assemblage de la toiture à
lisier.

3.2 ANALYSE STRUCTURALE PRÉLIMINAIRE


3.2.1 CRITÈRES CE SÉLECTION DU COME

L'étude préliminaire considère les dômes de types Lamellaire (1), Lattice (2) et
Schewdler (3) présentés au chapitre 2 en se basant sur les critères de sélection
suivants:

• La charge doit être la mieux réparti possible dans la structure pour


uniformiser la dimension des éléments d'assemblage
• Les jOints doivent se lier dans des plans distincts.
• Le nombre de joints doit être minimisé pour réduire les coûts.
• La longueur des membrures ne doit pas dépaser 3,5 mètres pour réduire la
triangulation et éviter les supports intermédiaires pour le recouvrement
flexible.
• L'assemblage du dôme doit être le plus simple possible pour minimiser les
coûts de construction
• Le dôme doit répartir la charge uniformément sur le périmètre du réservoir
considérant que plusieurs sont déjà construits et ne sont pas conçus pour de


telles charges. Il est possible qu'un anneau de tension soit nécessaire autour
du réservoir dans un tel cas.

40

• Le dôme doit résister aux charges appliquées avec une marge de sécurité
suffisante i.e les effets causés par la non-linéarité géométrique doivent être
négligeables et la structure demeurer stable.

Il faut noter que le dôme de type géodésique n'a pas été retenu à cause de la
difficulté d'ajustement des membrures lorsqu'on désire une section du dôme
seulement. Cette géométrie s'applique bien pour des sphères complètes.

3.2.2 MÉTHODES D'ANALYSE

Les trois modèles ont été analysés pour des diamètres de 15, 22 et 30 mètres et
des hauteurs de 3,5, 5,5 et 7,5 mètres.
Mattheusick (1992) a procédé à l'analyse linéaire et non linéaire de chaque
modèle en utilisant deux logiciels de structure soit le COSMOS et le SAP90. Le
but d'utiliser deux logiciels était de valider les résultats générés par le
programme de données de base (preprocessing program) selon des méthodes
d'analyse linéaires par COSMOS et SAP90 et non-linéaires par COSMOS. Dû à


l'instabilité possible de la structure, la méthode non-linéaire servait à vérifier
l'effet du déplacement sur les contraintes structurales. Les méthodes ont
1

générés des résultats très similaires.


Les paramètres suivants ont servi d'hypothèses de base pour les analyses:

• La structure s'appuie sur une fondation rigide


• Les joints sont rigides exceptés ceux liés à la fondation qui sont rotulés.
L'étude de Matheusick (1992) démontre qu'il n'existe pas de différence
significative dans le comportement de la structure au point de vue
contrainte-déplacement, que les joints soient rotulés ou fixes.
• Les joints peuvent se déplacer dans le plan XYZ sauf pour les joints
périmétriques fixés à la fondation
• Les charges s'appliquent au joint seulement
• Les membrures sont supportés aux extrémités seulement puisqu'ils n'ont
pas de support latéral. On considère un recouvrement non-structural tel
qu'une toile.
• La longueur effective des membrures égale la distance entre les joints .


Considérant que les joints ne font pas partie de l'étude préliminaire,

41
• •
cette assomption considère toutes les possibilités et demeure
conservatrice.
Les membrures sont chargées concentriquement à leur extrémité

3.2.3 MODES DE CHARGEMENT

L'équation pour le calcul des charges se définit comme suit (CC8, 1991):

Charge factorisée (kPa) = (XD D + 'Y'II«XL L + (XQ a + (IT T)

En conformité avec le Code National du Bâtiment (CNB), les facteurs de charge


(I = 1,25 et 1,5 sont appliqués à la charge morte et vive respectivement et le
facteur y = O,B tient compte de la nature de l'application (milieu agricole). Le
facteur de simultanéité des charges", =0,7. Les charges de neige (L) et de vent
(a) proviennent de la région de Ste-foy (annexe C). L'étude de Matheuslck
(1992) ne considère pas les charges thermiques (T) causées par le différentiel


de température créé entre l'intérieur et l'extérieur du dôme dû à l'isolation par la
neige.

L'analyse structurale tient compte de cinq combinaisons de chargement possible


incluant des charges uniformes et non-uniformes soit:

1. 1,25 charge morte + 0.8 x 1,5 charge de neige (cas 1) *


2. 1,25 charge morte + 0,8 x 1,5 charge de neige (cas 2)*
3. 1,25 charge morte + 0,8 x 1,5 charge de vent
4. 1,25 charge morte + 0,8 x 0,7 x 1,5 (neige (cas 1) + vent)
5. 1,25 charge morte + 0,8 x 0,7 x 1,5 (neige (cas 2) + vent)

*Cas 1: neige uniformément répartie


Cas 2 : neige concentrée

Pour le calcul des contraintes structurales, la pire combinaison de charge a été


retenue. Selon l'analyse, les cas no 1 et 2 représentent les conditions les plus

• difficile& .

42

3.2.4 MATÉRIAUX

De'Jx matériaux font partie de l'analyse soit le madrier de bois et le profilé


rectangulaire en acier.

BOIS:
• Type: SPF, cat. no 2
• Conditions humides appliquées
• Pas de traitement du bois
• Pas de support latéral par d'autres éléments
• Pas de noeuds
• Section nette minimum assumée à 75% de l'aire totale
• Autres facteurs et propriété en accord avec la norme CAN/CSA-086.1-M89

ACIER:
• Profilé HSS , G40.21-M 350W, Classe C
• Autres facteurs et propriété en accord avec le CHSC (Canadian Handbook of


Steel Construction) et la norme CAN/CSA-S16.1-M89.

3.2.5 LIMITES DE L'ÉTUDE

L'étude se limite au comportement du dôme pour des capacités de charge utile


et ne considère pas l'analyse en écrasement. L'étude ne tient pas compte non
plus du stress causé par les écarts de température entre l'intérieur du dôme et
l'extérieur.

3.3 DISCUSSION DES RÉSULTATS

3.3.1 SÉLECTION DU DOME

Les caractéristiques du modèle retenu se présentent comme suit:

• Type: Lamellaire
• Rapport diamètrel hauteur: 4

• • Diamètre: 22 mètres

43

Considérant les critères de sélection décrits précédemments. le modèle retenu
est du type Lamellaire (fig. 3.1). Ce modèle a été choisi principalement à cause
de la répartition égale des contraintes dans la structure et des nombreux points
d'appui qu'il offre sur le mur du réservoir par rapport aux autres géométries. Ce
dernier critère est important vu que les réservoirs existants ne sont pas faits pour
recevoir des charges. La géométrie Lattice présente toutefois quelques
avantages ayant moins de joints et de membrures de longueurs différentes ce
qui réduit les coûts de fabrication et d'assemblage.
Le rapport diamètre/hauteur retenu est de 4. Considérant que la surface à
couvrir est un facteur déterminant dans le coût de la toitl're. il apparait important
d'optimiser ce rapport en tenant compte des contraintes structurales (plus
importantes dans un toit plat).
Le diamètre du dôme est limité à 22 mètres à cause de la dimension excessive
des membrures de bois pour des diamètres supérieurs. La figure 3.2. tirée de
l'étude de Matheusick (1992), démontre la nécessité de membrures de 89 x 292
mm pour un diamètre de dôme de 22 mètres et un rapport diamètre/hauteur de
4. De plus, l'étude technico-économique de la firme B.P.R. (1989) démontre que


les concepts de toiture à charpentes rigides sont rentables pour des diamètres
ne dépassant pas 21 mètres.
Considérant le fait que la toiture à lisier sera construite en bois pour lE:s raisons
invoquées au chapitre 2. nous limitons le diamètre du dôme à 22 mètres et
recherchons au chapitre suivant d'autres modèles d'assemblages pour les
membrures de bois .

• 44

• Figure 3.1: Vue en plan du dôme de type lamellaire. (Matheusick, 1992).

2~----------------------------~~---------------­
l,a~~~----------~------------~----------~----
1,6 ~"""------II------""'------""'--
1.4 +-~J----------- __-------Ir---~~~-'r-"~I-----
n-----------=-----""I:::-___
1.2 ~....... 1-IIt::-.........-=-...--._-
chatge 1 +-__ 1----__ . . .
hIt...- ___--1...__ ..... ~.
tact.Mst tance tact.
o.a ----
0.6
.09x191
0,4
C89x241
B89x292 0.2

2 3 4 5 6 7 a 9 10 Il 12 13 14 15 16
num élD des groupes

Figure 3.2: Rapport de la charge maximum/résistance des membrures en


fonction de chacun des groupes. Dôme de 22 mètres de

• diamètre et un rapport diamètre/hauteur de 4. Type de bois:


S-P-F nO.2. (Matheusick. 1992)

45

3.6 ANALYSE DES CONTRAINTES ET DÉPLACEMENTS

Pour atteindre les objectifs cette l'étude, les essais doivent reproduire les
conditions réelles de mise en charge d'un assemblage dans un dôme
géOdésique pleine grandeur. Il faut donc s'assurer de bien connaître les formes
de contraintes et leur degré de sollicitation pour faire une conception adéquate
des éléments. Il est nécessaire de connaître le déplacement des joints afin de
reproduire un montage qui respecte ces déplacements.

L'annexe D présente les tableaux de contraintes et déplacements retenus pour


les conditions de chargement qui entrainent les plus grandes sollicitations et
déplacements des joints (cas nO.1 et 2). Le tableau 0.1 fait ressortir les groupes
de membrures les plus sol\i.citées (rapport: charge factorisée/résistance
factorisée), On les retrouve dans le groupe no 2 (136 kN pour L =1,90 m.) et no
11 (90 kN pour L = 2,65 m.). Le tableau démontre aussi que les moments
engendrés dans les membrures sont négligeables pour de faibles déplacements
(moment maximal Myi de 240 N-m). Cependant, les moments sont considérés


dans la conception des joints et leurs attaches.
Les tableaux des déplacements 0.2-3 montrent que tous les joints subissent des
déplacements relatifs verticaux de l'ordre de quelques millimètres à 15 mm et
des déplacements horizontaux maximum de 8mm. Par exemple, le déplacement
vertical Uz relatif d'un joint par rapport à un autre dans une zone chargée de
neige montre un écart maximum de 15 mm entre les joints no 4 et 12-13-14,28
et 27-11, 30 et 59-60 etc... Ces faibles déplacements induisent des rotations
pratiquemment nulles dans les membrures (inférieures à 1 mm) et des moments
négligeables ce qui est confirmé dans Je tableau D.1 des contraintes (Mmax.=
240 N-m).
De ces observations, l'étude de Matheusick (1992) permet tirer les hypothèses
de base pour les essais en laboratoire:

• En condition de chargement, nous assumons que le joint et Jes attaches


doivent résister à des charges axiales maximum de 136 kN (Fx) et des
moments de 240 N-m (My) transmis par les membrures. Le déplacement
vertical maximum relatif des joints est de 15 mm.


• Nous assumons que les extrémités des membrures sont fixes et la charge
concentrée au centre du joint..

46

• Les membrures doivent résister aux contraintes suivantes:
- Une charge axiale de 136 kN pour une longueur de 1,90 mètres
- Une charge axiale de 90 kN pour une longueur de 2,65 mètres

• En condition d'écrasement, nous supposons que les déplacements


excessifs des joints provoqueront le flambement des membrures et induiront
des moments très élevés dans l'assemblage.

3.7 RÉFÉRENCE BIBLIOGRAPHIQUE

Mattheusick, J. 1992. Preliminary design of dame roofs for circular manure


containment vessels. Unpublished project report. Dept. of Civil engineering and
Applied Mechanics. McGiII University. Montréal.

CCS. 1991. Manuel de Calcul des Charpentes en Bois. Conseil Canadien du


Bois. Ottawa. Ontario. Canada.

• Code national du Bâtiment. 1990. Ottawa. Ontario. Canada.

• 47

CHAPITRE 4

• ESSAIS SUR LES MEMBRURES



CHAPITRE 4

4.1 INTRODUCTION

L'étude préliminaire de Mattheusick (1992) montre que la conception d'un dôme


de 22 mètres de diamètre exige des membrures de bois d'oeuvre de 89 x 292
mm (SPF cat. no.2). La dimension et le poids de cette membrure la rend difficile
à manipuler et assembler sur le chantier. Son coût élevé la rend moins
compétitive par rapport aux autres matériaux même si elle résiste ;:}ux gaz de
lisier. C'est pourquoi, il apparaît nécessaire de trouver un mode d'assemblage
en bOIs qUi soit aussi résistant, plus léger et économique que la membrure de
bois d'oeuvre. Dans cette optique, nous avons testé en compression trois
assemblages qui semblent offrir un rapport résistance/légèreté supérieur à un
coût mOindre.
L'étude préliminaire indique que les membrures ne sont pratiquement soumises
qu'à la compression axiale. La charge maximale admissible est limitée soit par la
résistance du matériau pour les membrures courtes, soit par le flambement dans


les membrures intermédiaires. Les grosses membrures sont nécessaires pour
résister à la déflexion engendrée dans les membrures les plus longues du dôme.
La plupart du temps, ce n'est pas la résistance du matériau lui-même mais plutôt
le flambement qui oblige le concepteur à augmenter la dimension des
membrures. C'est pourquoi, il est proposé d'augmenter le moment d'lnertk~ des
membrures pour réduÎre la déflexion. On propose donc un nouvel assemblage
formé de deux pièces de bois espacées par quatre blocs de même dimension
(flg.4.1). Le rôle des blocs est d'augmenter l'inertie de la membrure sans ajouter
un poids significatif. Un groupe d'assemblage sera cloué et l'autre collé.
L'assemblage cloué semble intéressant car il est moins dispendieux à assembler
que le collé. Ce dernier par contre devrait offrir une meilleure tenue sous charge
à cause d'une plus grande surface de résistance au cisaillement longitudinal. On
propose aussi un assemblage de bois lamellé-collé modifié (fig.4.2) moins
dispendieux que le lamellé-collé conventionnel. Ces assemblages seront testés
en compression et comparés selon des critères de résistance, légèreté et de
coût.
La conception des membrures de bois cloué ou collé est traité dans le Manuel

• de Calcul des Charpent~s en Bois (CeS, 1991). Cependant, les assemblages


proposés sont différents des assemblages discutés dans le Manuel. C'est
.
49
• pourquoi nous voulons comparer les valeurs calculées selon le Manuel aux
mesures expérimentales pour valider l'utilisation de ces méthodes de calcul
(objectifs 1 et 2).

Modèles proposés:

3 ID

3 ID

• Fig. 4.1: Membrure espacé-cloué

4.2
ou collé

OBJECTIFS
Fig. 4.2: Membrure lamellé-collé

Les objectifs de l'essai peuvent se définir comme suit:


• Concevoir une membrure de bois légère, résistante et peu coûteuse
• Mesurer sa résistance et sa déflexion sous charge axiale
• Valider l'utilisation des méthodes de calcul du Manuel de Conception des
Charpentes en Bois (MCCS) pOUi cette membrure afin de s'en servir dans la
conception du dôme.

4.3 MÉTHODOLOGIE
4.3.1 MATÉRIEL

Une première série Le tests ont porté sur douze membrures clouées ou collées:

• • Trois 38 x 89 mm cloués (échantillons: 1, 2, 3)

50


• Trois 38 x 89 mm collés (éch: 4, 5, 6)
• Trois 38 x 140 mm cloués (éch: 7. 8. 9)
• Trois 38 x 140 mm collés (éch: 10. 11.12)

Tous les échantillons mesurent 3 mètres et sont espacés de quatres blocs de


même largeur mesurant 300 rnm de long (fig.4.1). Le choix du 38 x 89 mm tient
compte du Critère de résistance minimum aux contraintes calculées dans le
dôme et le 38 x 140 mm du Critère de poids maximum dans l'assemblage. Étant
donné que la déflexion est un point important à mesurer dans ces essais, la
longueur de 3 mètres des échantillons représente la longueur maximum des
éléments du dôme de 22 mètres de diamètre.
Une deuxième série de tests ont porté sur douze mernbrures de lamellé-collé
(fig.4.2) :

• Six échantillons de 38 x 140 mm de 1,50 m de longueur


• Trois échantillons de 38 x 140 mm de 2,25 m de longueur
• Trois échantillons de 38 x 140 mm de 3,00 m de longueur

• Cette deuxième série de tests n'a pas eu lieu eOn même temps que la première.
Suite aux résultats des premiers essais et considérant le peu d'échantillons
disponibles, il a été décidé de tester trois longueurs représentatives des
éléments du dôme.
Les échantillons des deux séries sont constitués de bois de type SPF catégorie
no 1 et 2. Le taux d'humidité du bois. mesuré sur huit échantillons, se situe
autour 10%.
Le nombre d'échantillons testés représente un minimum pour obtenir des valeurs
repréc;entatlves du comportement de l'assemblage. Cependant, les données de
nos essais seront comparés à d'autres essais similaires impliquant un nombre
beaucoup plus élevé d'échantillons.

4.3.2 ASSEMBLAGE DES ÉCHANTILLONS

4.3.2.1 Commentaires sur les échantillons cloués

• Les clous utilisés pour fixer les échantillons sont des clous vrillés de 100 mm .
Les clous vrillés retiennent bien les pièces de bois soumises à la traction lors de

51
• la déflexion des membrures. Leur longueur de 100 mm permet de traverser les
trois épaisseur de bois qui totalisent 114 mm. Leur nombre ainsi que leur
position respectent les valeurs limites du MCCS afin de ne pas provoquer de
contrainte inutile dans le bois. Etant donné que le bois est tres sec et que le
diamètre des clous est important, tous les emplacements de clous ont été pré-
percé à l'aide d'une mèche de 3mm pour éviter que le bois ne fende.

4.3.2.2 Commentaires sur les échantillons collés

Les membrures sont assemblées sans aucune préparation de surface (ex:


sablage). Toutes les surfaces recoivent une application de colle. Les
spécifications du manufacturier de colle ont été suivi en ce qui concerne la
température, la pression, le temps de collage et l'humidité du bois. Cependant, le
collage et pressage des six premières membrures a pris plus de temps que celui
recommendé par le manufacturier ( 1hr 30 min au lieu de 45 min). Toutefois. les
résultats ne semblent pas affectés par cette condition. La colle utilisée est une
résine liquide de type résorcinol-formaldéhyde (RF-90Q) à laquelle on ajoute un


durcisseur en poudre de type paraformaldéhyde (K-1779). Cette colle est
généralement utilisée pour des applications structurales. Les spécifications de la
colle sont indiquées à l'annexe E.

4.3.3 PROTOCOLE D'OPÉRATION

Chaque échantillon est soumis à une pression axiale progressive jusqu'à sa


rupture. Chacun des test a une durée minimale 10 minutes pour respecter la
norme ASTM D 4761 (ASTM, 1990) concernant les essais en compression
axiale du bois. La déflexion est mesurée au moyen d'une règle placée à mi-
hauteur de la membrure. Celle-ci permet de mesurer la déflexion de la membrure
seler, l'axe X ou Y. Les extrémités de la membrures sont fixées de telle sorte
qu'elles ne peuvent se déplacer horizontalement. La membrure ne possède
aucun support latéral. La presse utilisée est de marque Baldwin-Tate-Emery
(1952) et possède une capacité maximale de 1780 kN. La calibration préalable
de la presse se fait à l'aide d'une cellule de charge .

• 52
-
4.3.4 MÉTHODES DE CALCUL ET COEFFICIENTS DE CORRECTION

Pour vérifier si les méthodes de calcul proposées dans le MCCS s'appliquent


aux assemblages proposés, la valeur de résistance calculée sera comparée aux
valeurs mesurées.
Les calculs relatifs aux assemblages de bois sont basés sur la norme CAN/CSA-
OB6.1-MB9 du MCCB et tiennent compte des paramètres suivants:

• Utilisation du bois en milieu sec


• Aucun traitement ignifuge ou traitement de préservation
• Charge de durée "courte n
• Conditions aux extrémités: Ke =0,7

Les calculs sont aussi basés sur une longueur effective de colonne égale à O.7L
afin de pouvoir comparer les valeurs calculées aux valeurs mesurées.
Les extrémités des membrures ne sont pas considérés comme des joints rotulés
car elles sont directement appuyées sur une plaque de bois rigide et par le fait

1-
même des moments ~ont induits aux extrémités. L'étude de Karacabey!i (1992)
vient confirmer le choix de 0,7 comme longueur effective à utiliser avec cet
assemblage. Dans leur montage, les colonnes étaient supportées par une rotule
(swivel) à la base et appuyé sur une plaque d'acier au sommet. La localisation
des bris dans les membrures a conduit au choix des valeurs de .7 L et .8 L
comme longueur effective. Dans notre cas, une longueur effective de .7 L
semble réaliste considérant l'appui des deux extrémités de la membrure sur une
plaque de bois.
Le calcul détaillé des assemblages est présenté à !'annexe F.

4.4 DISCUSSION DES RÉSULTATS

4.4.1 MEMBRURE ESPACÉ-CLOUÉ OU COLLÉ DE 38 x 89 mm

La figure 4.3 montre que les membrures clouées offrent une résistance deux fois
moindre que les membrures collées. Le rapport obtenu entre les valeurs
mesurées moyennes et les valeurs calculées est de 1,8 pour les deux types

- d'assemblage ce qui rend l'utilisation des équations du MeCS sécuritaires.


Malgré le petit nombre d'échantillons, les données semblent représentatives de

53
• la population car les coefficients de variation s'établissent à 8,6% pour les
échantillons cloués et 8,5% pour les échantillons collés.
La valeur mesurée moyenne pour les membrures clouées est de 37 kN comparé
à 77 kN pour les membrures collées (fig. 4.3). Ceci vient du fait que les
membrures clouées travaillent individuellement. Alors l'assemblage fléchit dans
l'axe faible de ses membrures individuelles comme le démontre la figure 4.4.
D'ailleurs, la méthode de calcul du MCCS pour les assemblages cloués tient
compte de la face étroite des éléments individuels au lieu de considérer tout
l'assemblage.
Les membrures collées sont par contre beaucoup plus rigides car la colle
empêche les éléments de glisser les uns sur les autres par cisaillement
longitudinal. Dans la figure 4.5, l'axe de flambage des membrures collées
démontre bien que celui-ci se comporte comme une colonne en fléchissant dans
son axe faible. La rigidité des membrures collées se traduit dans le ÏIléme
graphique par une déflexion avant rupture d'environ 100 mm soit deux fois moins
que les membrures clouées qui fléchissent jusqu'à 250 mm avant de briser (fig.
4.4).


La figure 4.3 indique un ratio de 1,8 entre les valeurs mesurées et les valeurs
calculées selon le MeCS. Les membrures clouées montrent une résistance
moyenne mesurée de 37 kN pour une valeur calculée de 21 kN tandis que les
membrures collées offrent une résistance de 77 kN pour une valeur calculèe de
44 kN. Les valeurs calculées se basent sur l'article A.5.5.6.3 des éléments
comprimés sur fourrures. Le choix des méthodes de calcul s'apPuient sur l'axe
de flambement des membrures (fig.4.4-5). La résistance théorique (Pra) de
l'assemblage cloué est calculée en considérant la face étroite d'un élément
individuel. La résistance théorique (Prb) de l'assemblage collé est calculée en
considérant l'axe faible de tout l'assemblage. L'écart de 1,8 obtenu entre les
valeurs mesurées et calculées rend l'utilisation des formules du MeCS
sécuritaires. Rappelons que cet écart est basé sur la valeur moyenne des
résultats. D'autres essais menés par Moody (1981) et Karacabeyli (1992)
déterminent cet écart en prenant la valeur du 5% inférieur d'une distribution
normale basé sur un nombre d'échantillons suffisant pour obtenir un degré de
confiance de 75% .

• 54
• Pr (kN)
90
80
70
60
50
40
30
20
10
0
1 2 3 Pra 4 5 6 Prb
no. des échantillons
Valeur mesurée:


Membrure clouée:
Membrure collée:

Valeur calculée:
Membrure clouée (Pra):
Membrure collée (Prb):

Figure 4.3: Résistance ultime en compression axiale des membrures


de38x89 mm.

• 55
• P (kN)
40
3S
30
25
20
15
10
5
0
0 50 100 150 200 250 • ldl 1

Déflexion (mm) • ~\:'h.1


.. ,'.dl \

Figure 4.4: Déflexion en x des membrures clouées de 38 x 89 mm


en fonction de la charge "P".

• P (kN)
80

70

60
/fI
~~ ..
,
"] ~

50

40
VII
30
JI
}{
20

10

0
0 50 100 150 200
Déflexion (mm)
250
•• œh. <1

f:d1. 5

• œtl. b
J
Figure 4.5: Déflexion en y des membrures collées de 38 x 89 mm
en fonction de la charge Il pli .

• 56

4.4.2 MEMBRURE ESPACÉ-CLOUÉ OU COLLÉ DE 38 x 140 mm

La figure 4.6 montre que les membrures clouées ont une résistance 2,7 fois
inférieure aux membrures collées. Le rapport obtenu entre les valeurs mesurées
rnoyennes et les valeurs calculées se situe à 1,1 pour les assemblages cloués et
1,3 pour les assemblages collés. L'utilisation des équations du MCCB
demeurent sécuritaires. Les résultats de l'essai sont assumés représentatifs de
la population avec un coefficient de variation de 13% pour les échantillons
cloués et de 5,3% pour les échantillons collés.
La valeur mesurée moyenne des membrures clouées est de 43 kN comparé à
120 kN pour les membrures collées. Cet écart se réflète au niveau de la
déflexion enregistrée aux figures 4.7 et 4.8. Le comportement des membrures
clouées de 38 x 140 mm s'apparente aux membrures de 38 x 89 mm. Ils
montrent une déflexion individuelle des éléments dans leur axe faible jusqu'à
environ 250 mm avant rupture (fig.4.7). La déflexion maximum des membrures
collées est de 30 mm (fig. 4.8). C'est donc dire que l'assemblage se comporte
comme une colonne courte en offrant très peu de déflexion avant rupture.


La figure 4.6 ir.dique un ratio de 1,1 (43 kN/39 kN) entre les valeurs mesurées
et calculées pour les membrures clouées et de 1,3 (120 kNI 94 kN) pour les
membrures collées. Les hypothèses de calcul sont les mêmes que pour les
assemblages de 38 x 89 mm.

• 57

Pr (kN)
140

120

1.00
80

60
40

20
0
7 8 9 Pra 10 11 12 Prb'
No. des échantillons
Valeurs mesurées:

Membrure clouée:
Membrure collée:

Valeurs calculées:

• Membrure clouée (Pra)


Membrure collée (Prb')
1111111111111111111

Figure 4.6: Résistance ultime en compression axiale des membrures


de 38 x 140 mm.

• 58
• P (kN)
50
45
40
~.."'-
..JI~
140 x

~/ ~
~
35
30
25
... ~
/
~
a-----.:: ~ .
/ --..........:: ~
20
L ... ",
15
j(
10
5
a
a 50 100 150 200 250
•• écho 7
Déflexion (mm)

-. écho 8
écho 9

Figure 4.7: Déflexion en x des membrures clouées de 38 x 140 mm


en fonction de la charge "P" .

• P (kN)
140
140 x
1. ~
120 1--1

100

80

60
VI
40

20

••
0 25 50 75 100 125 150 175 200 225
écho 10
Déflexion (mm) écho 11

• écho 12


Figure 4.8: Déflexion en x des membrures collées de 38 x 140mm
en fonction de la charge P.

59

4.4.3 MEMBRURE LAMELLÉ-COLLÉ DE 38 X 140 mm

Le lamellé-collé a démontré une résistance en compression axiale deux fois plus


élevée que la membrure espacé-collé (245/120 kN). La figure 4.9 montre que la
résistance des membrures atteint 289, 297 et 245 kN pour des longueurs de
1.50. 2,25 et 3,00 mètres. La barre dans l'histogramme indique la résistance
minimum de chaque groupe de membrures. Le rapport obtenu entre les valeurs
calculées et mesurées est respectivement de 1,4, 1,6 et 1,7. La validité des ces
rapports est confirmé dans une étude similaire mené par Karacabeyli (1992) sur
soixante échantillons de bois lamellé-collé de 127 x 152 mm. Ce dernier fait
ressortir un rapport entre les valeurs moyennes mesurées et calculées de 1,9
pour des membrures de trois mètres de longueur (471/254 kN). Nos résultat
démontrent un rapport comparable de 1,7. Les méthodes de calculs théoriques
sont les mêmes dans les deux cas. Considérant un coefficient de variation de
7% et 13% dans nos résultats, les rapports obtenus semblent représentatifs de
l'ensemble de la population. C'est pourquoi les équations du MeCS pour le
lamellé-collé standard sont applicables sécuritairement pour le lamellé-collé


modifié.
Un tableau montrant la résistance et la déflexion mesurée de chaque échantillon
est présenté à l'annexe G.

4.4.4 COMPORTEMENT DES ATTACHES

4.4.4.1 Espacé-cloué

Dans tous les essais, les attaches clouées ont maintenu les membrures
ensemble jusqu'à la rupture finale de l'assemblage. Ceci confirme que le nombre
de clous choisis pour les attaches était suffisant compte tenu des conditions
d'utilisation .

• •
60
• 300

250

200

150

100

50

0
1,50 2,25 3,00
Longueur (m)
Valeur calculée:

• Valeur moyenne mesurée:


Valeur minimale mesurée:
Cl
Figure 4.9: Résistance à la compression axiale des échantillons lamellé-
collé

4.4.4.2 Espacé-collé

La colle utilisée pour joindre les membrures a donné entière satisfaction en


résistant aux efforts de cisaillement jusqu'après la rupture des assemblages de
38 x 89 mm. Dans les assemblages de 38 x 140 mm, les attaches ont tenu
jusqu'à la rupture mais elles ont toutes fendues en même temps que les
membrures. L'analyse des attaches montre que le bois atteint sa résistance
maximum (compte tenu de sa superficie COllée) avant de céder aux efforts de


cisaillement engendrés par la compression axiale.

61


4.4.4.3 Lame lIé-co lié

Dans les tous les cas de rupture par cisaillement, c'est toujours le bois qui fend
et non la colle.

4.5 gTUDE TECHNICO-ÉCONOMIQUE COMPARATIVE

4.5.1 INTRODUCTION

Les discussions précédentes ont confirmé la validité d'application des méthodes


de calcul du MCCS pour i? conception des membrures (objectif no 2). Pour
atteindre l'objectif no 1, nous devons sélectionner un modèle qui soit léger,
résistant et peu coûteux à partir des essais en laboratoire.
Pour ce faire, nous comparons tous les types de membrures en tenant compte
des conditions réelles de chargement du dôme de 22 mètres. La longueur des
membrures varie de 1,6 à 3,1 mètres pour des charges axiales variant de 20 kN
à 136 kN .

• 4.5.2 PRÉSENTATION DES RÉSULTATS

Le tableau 4.1 établit la dimension, le poids et le coût de cinq types de


membrures de 1,90 mètres pouvant résister à une charge axiale de l'ordre de
136 kN tel que définit dans le chapitre 3.
Les facteurs de pondération pour les calculs de résistance sont établis comme
suit:
• Milieu hümide
• Ke = 0,70, considérant un mode d'attache fixe des membures au joint et le
très faible déplacement relatif des joints (voir chapitre 3).
• Pas de traitement du bois
• Charge de durée normale (neige)

Description des matériaux:

• Le bois d'oeuvre est du type Hem-Fir cat. no 2


• Les assemblages espacés-cloués ou collés sont du type SPF cat. no 2 et
formés de deux 38 x 241 espacés par trois blocs de 38 x 241 x 300 mm.

62

• Le lamellé-collé modifié est du type SPF cat. no 2 et formé de deux 38 x 140
mm et d'un 38 x 64 au milieu
• Le lamellé-collé standard est classé 12c-E type Spruce-pine et formé de trois
38 x 130 mm

Tableau 4.1 : Comparaison technico-économique des membrures

Membrures Dimensions R~sistance Poids Coût


L=" ~,90 m.
(mm) (kN) (N/mètre) $/mètre
~~d'oeuvre 140 x 191 143 125 10,00
Espacé-cloué 114 x 241 126 106 12 ,00*
f-.~sl?acé-collé 114 x 241 139 106 12,00*
Lamellé-collé
modifié 114 x 140 132 62 6,00*
Lamellé-ccllé

• standard

Notes:
114 x 130 150 70 21,00
* CoOts d'assemblage non·inc'us

Le poids volumique des assemblages est évalué à 4700 N/m s selon le MeCS
Les prix sont des estimés provenant de marchands de matériaux. Ils sont donnés
à des fins de comparaison seulement.

4.5.3 DISCUSSION

Les membrures espacé-cloué ou collé n'offrent pas d'avantage significatif par


rapport au bois d'oeuvre. Elles sont un peu plus légères mais beaucoup plus
dispendieuses à cause des coûts de fabrication qui ne sont d'ailleurs pas
comptabilisés dans le tableau 4.1. Leur conception exige que l'on ajuste les
blocs espaceurs pour chaque longueur de membrures ce qui complique
l'assemblage, spécialement pour les membrures collées. De plus, la largeur
importante des membrures (241 mm) peut compliquer leur assemblage au joint.

• Pour des membrures courtes, le choix de l'espacé-cloué ou collé repose sur les

63

coûts de fabrication car la résistance aux charges axiales est la même. Pour des
membrures intermédiaires ou longues, le résultat des essais porte à croire que
l'espacé-collé est plus avantageux à cause de sa rigidité.
Le groupe de lamellé-collé se distingue des autres membrures par leur faible
dimension pour une résistance équivalente ce qui les rend plus l4!ger et plus
'racile à manipuler. Contrairement aux espacé-coUé, les lamellé-collé peuvent
être coupé à n'importe quelle longueur sans modifier le processus de fabncation.
Cependant, le coût élevé du lamellé-collé standard !e rend moins Irltélessant
pour cette étude. Le lamellé-collé modifié par contre semble très Intéressant à
cause de son faible coût et de son excellente tenue en charge qUI en fait un
matériau léger et facile à assembler. Ses composantes en bois de catégorie SPF
no. 2 sont facilement disponibles et ses petites dimenSions n'exigent pa~ un jOint
de grand diamètre pour l'assemblage. Même SI le coût de fabllcation n'est pas
inclus dans le tableau 4.1, le lamellé-collé modifié demeure moins dispendieux
que le standard à cause de la qualité inférieure de son bois (sélection) et de la
non préparation des sUifaces (sablage). Cependant une étude plus approfondie
serait nécessaire pour obtenir les coûts de fabrication de façon à le comparer au


lamellé-collé standard .

4.6 CONCLUSION

• Le lamellé-collé version modifiée offre les meilleures performances technico-


économiques par rapport aux autres membrures pour Ip.s raisons suivantes:
- Son coût avantageux
- Sa résistance élevée
- Sa légèreté qui en facilite la manipulation
- Sa facilité d'assemblage au joint
- La disponibilité des éléments d'assemblage
• Les méthodes de calcul du MCCS (CCB, 1991) peuvent être utilisées pour la
conception des membrures en lamellé-collé modifié .

• 64

4.7 RECOMMENDATIONS

Considérant que:

1. Les essences de bois et la catégorie influencent considérablement la


résistance et le coût des matériaux.
2. Le temps d'assemblage non comptabilisé dans le tableau modifie
sensiblement le coût des membrures

Il serait nécessaire de:

• Vérifier le rapport qualité/prix dans d'autres essences et catégories de bois


• Procéder à des essais sur un plus grand nombre d'échantillons de 38 x 140
mm pour valider le mode d'assemblage économique proposé pour le lamellé-
collé modifié. Inclure des échantillons de 38 x 89 mm dans les essais.
• Déterminer le coût d'assemblage des membrures pour obtenir une
comparaison plus juste.

• 4.8 RÉFÉRENCES "BIBLIOGRAPHIQUES

ASTM Standards ù 4761-88.1990. Annual Book of ASTM Standards.

CCB. 1991. Manuel de Calcul des Charpentes en Bois. Conseil canadien du


Bois. Ottawa. Ontario. Canada.

Karacabeyli, E. 1992. Discussion of the engineering properties of Canadian


laminating grades and sprucelpine glulam. Forintek Canada Corp.
Vancouver. B.C.

Matheusick, J. M. 1992. Preliminary Design of Dome Roofs for Circular


Manure Containment Vessels. M.Eng. Project Report G92-15. Department of
Civil Engineering and Applied Mechanics. Mc Gill University. 103 p.

Moody, R. C. 1981. Compressive strength of one and two ply laminated


tirnber. Forest Products Journal. Vol. 31 no. 5.

65

CHAPITRES


ESSAIS SUR L'ASSEMBLAGE JOINT-MEMBRURE



CHAPITRES
5.1 INTRODUCTION

Les essais sur les membrures (chap. 4) ont permis d'atteindre une partie des
objectifs généraux de l'étude dans la conception d'un assemblage structural. Les
essais du chapitre 5 visent à compléter l'atteinte des objectifs généraux 1 ~t 2 en
proposant un mode d'assemblage pour ensuite vérifier son comportement sous
différentes conditions de chargement. L'assemblage comprend le joint et les
membrures.
Le joint proposé est formé de deux disques entre lesquels les membrures
viennent se boulonner. Les travaux de Lulic et Tong (1992) ont porté sur la
conception d'un joint similaire pour un dôme de 30 mètres de diamètre. Les
charges de conception proviennent de l'étude préliminaire de Mattheusick
(1992). Les essais visent à vérifier si l'assem blage résiste aux contraintes
maximum retrouvées dans un dôme de 22 mètres. Ils visent aussi à mesurer la
résistance du jOint par rapport aux membrures en condition d'écrasement.


5.2 OBJECTIFS

Les objectifs spécifiques du chapitre 5 visent à:

1. Concevoir un type de joint répondant aux critères particuliers de l'étude

2. Vérifier la résistance du joint, des attaches et des membrures aux


contraintes développées dans l'assemblage pour différentes conditions
de chargement

Pour atteindre l'objectif 2, il est proposé de:

• Mesurer la charge appliquée sur le joint


• Mesurer le déplacement vertical du joint
• Mesurer la déformation de la surface du disque (applatissement)
• Mesurer l'angle d'écrasement des membrures
• Observer l'écrasement des boulons sur le bois


• ObseNer le comportement des membrures et du joint avant la destruction de
l'assemblage

67

5.3 MÉTHODOLOGIE

5.3.1 ÉLÉMENTS D'ASSEMBLAGE

5.3.1.1 Type de joint

Parmi tous les joints proposés au chapitre 2, le joint formé de deux disques
d'acier répond le mieux aux exigeances du projet (fig. 5.1). Le choix des disques
repose sur les considérations suivantes:

Avantages:

• Coût relativement bas pour une fabrication à grande échelle i.e simple à
fabriquer à partir d'un gabarit où toutes les pièces sont identiques
• Ne comporte aucune pièce complexe ou fragile
• Ne nécessite pas de soudage pour l'assemblage sur le chantier
• S'adapte à n'importe quel angle périmétrique d'arrivée des membrures


• S'adapte à n'importe quelle épaisseur de membrures à condition qu'elles
soient uniformes pour un joint donné

Inconvénients:

• Il offre un seul angle vertical pour l'entrée des membrures

L'étude théorique de Mattheusick (1992) démontre que l'angle d'entrée des


membrures peut varier de ± 1,5 degrés sur un même joint et que pour l'ensemble
des joints, les angles varient de 3,2 à 6,8 degrés. Cela peut poser un problème
lors dlJ montage de la structure étant donné que les disques offrent un angle
d'entrée identique pour tous les joints.
Par contre, les disques minces de 3 mm possèdent la flexibilité nécessaire pour
s'ajuster à des membrures ayant 1,5 degrés de différence d'angle. Pendant
l'installation du montage expérimental, les extrémités de certaines membrures
ont été soulevées sans difficulté de 150 mm par rapport aux autres ce qui
représente une différence d'angle d'environ trois degrés.


Le problème des angles différents entre le joints peut être résolu par une étude
plus approfondie des méthodes de construction de certaines compagnies qUI

68

utilisent les disques comme joint. La compagnie Ultraflote entre autres, utilise les
di~Jques pour construire des dômes de même type que celui à l'étude. Il y aurait
lieu aussI d'examiner d'autres géométries de dôme où les angles verticaux sont
plus rapprochés entre les joints.

5.3.1.2 Conception du joint et des attaches

Les calculs de conception servant à déterminer l'épaisseur et le diamètre des


disques ainsi que le diamètre des boulons sont détaillés à l'annexe F. Ils
s'appuient sur les normes du Manuel (CCB, 1991) et du Handbook (CISC, 1981)
er tenant compte de l'étude de Lulic et Tong (1992) sur la conception des joints.
Les charges de conception proviennent de l'étude préliminaire de Mattheusick
(1992) et sont présentées au tableau 0.1 de l'annexe D.

a) Les boulons

a.1 Forces appliquées aux boulons

• Les forces maximales appliquées aux boulons représentent la somme vectorielle


R des forces Fxi et Fzi et des moments Mxi, Mzi et Myi du groupe de membrures
no. 2 du tableau 0.1 (annexe 0). Les calculs de l'annexe F indiquent une charge
totale de 138 kN. Cette valeur est très r&pprochée de la charge axiale Fxi à
cause des moments négligeables dans la membrure.

a.2 Diamètre du boulon

Selon les calculs de l'annexe F, l'écrasement des membrures de bois sur les
boulons est le point critique à vérifier. Pour obtenir un boulon avec un diamètre
acceptable, on devrait considérer qu'une partie du cisaillement est repris par
l'effet de la friction créé entre les membrures et les disques. Considérant un
serrage de 136 N-m sur chaque boulon, on peut estimer la charge reprise par la
surface des disques à environ 68 kN. Donc, la charge maximum réelle sur les
boulons serait réduite à 70 kN (138 - 68 kN) pour une valeur de résistance
théorique des boulons M20 de 41 kN. Cependant, en condition réelle

• d'utilisation, l'effet de serrage crée par la friction diminue avec le temps et un


serrage périodique des boulons entrainera des coûts supplémentaires.

69

Sien que la résistance théorique soit inférieure à la charge réelle, il est difficile
d'augmenter le diamètre des boulons à cause du coût et du poids
supplémentaires et du besoin de conserver 75% de la section totale de la
membrure dans l'attache (CCS, 1991). Un boulon M20 laisse 84 % de la section
de la membrure. Tenant compte de tous ces facteurs, le diamètre retenu des
boulons est de 20 mm. L'écrasement du bois sur les boulons sera un point
important à vérifier lors des essais. Il est possible de réduire le diamètre des
boulons en augmentant la surface de cisaiilement par "utilisation de disques de
cisaillemenF . D'autres types d'attache peuvent remplacer les boulons tel que
des rivets dans un disque troué ou l'utilisation de plaques barbelées. Toutes ces
options devraient faire l'objet d'une investigation technico-économique.

a.3 Emplacement des boulons

L'emplacement des boulons est déterminé en accord avec les normes du MeCS
(ces, 1991) et du HSC (CISC, 1981). Le tableau des normes minimales apparait
en annexe F. Les distances réelles sont montrées à la figure 5.1 .

• b)

b.1
Les disques

Diamètre

Le diamètre des disques est établi à 600 mm en tenant compte de la largeur des
membrures et des distances minimales à respecter pour l'emplacement des
boulons (fig. 5.1).

b.2 Épaisseur

L'épaisseur des disques (t) a été calculé à ,'annexe F en fonction des trois
contraintes suivantes:
- Écrasement du disque par les boulons, t > 2,4 mm
- Rapport: longueur de l'élément comprimé/épaisseur du disque, t > 1,8 mm
- Flambement des disques, t > 3,6 mm

• 7 Disques de cisaillement: Rondelle d'acier de 67 mm de diamètre que l'on insère dans le boiS
pour augmenter la surface de cisaillement.

70
• _ ) 6,5 ~gle vertical)
-~.-I--- boulons de
20 mm
, cylindre. ' ~ de diamètre
concentrlqu.
,
~disque
., , dlacier de
:, ' ..., 3mm
dlépaissl~ur
et
de 600 mm
de
1'- ....... diamètre
membrure de
38 x 140 mm
o

,-

..

.. 1 - ... -. _"" ..........


1
-

Figure 5.1: Détails d'assernblage du joint

• 71
• L'excentricité des forces (angle vertical de 3,2 à 6,8 degrés) produit un moment
important dans le disque. Dans la conception de leur joint, Lulic et Tong (1992)
ont calculé que le moment fait grimper l'épaisseur du disque de 6 à 30 mm. Par
contre, leur hypothèse de départ semble discutable puisqu'ils considèrent les
disques séparément sans tenir compte de la rigidité obtenue par le boulonnage.
Pour renforcir les disques et réduire l'effet du moment. un cylindre concentrique
sera soudé sur chacun des disques (fig. 5.1).
Compte tenu du renforcement des disques et des calculs théoriques, une
épaisseur de 3 mm est recommendée (épaisseur minimale des feuilles de
métal).

En résumé:

L'assemblage est formé de deux disques d'acier au carbone de 3 mm


d'épaisseur et de 600 mm de diamètre qui s'insèrent ensemble au moyen de
deux cylindres concentriques d'environ 100 mm de diamètre soudés au centre


de chacun des disques (fig.5.1). Les membrures sont boulonnées aux disques à
l'aide de deux boulons M20. Le dessus des disques est plat pour environ 100
mm de diamètre et par la suite suit une pente de 6,5 degrés vers l'extérieur. Cet
angle représente l'angle vertical moyen d'entréa des membrures dans le joint.

5.3.1.3 Type de membrures

L'assemblage est formé cie six membrures de bois espacées-collées de 3 mètres


de longueur (fig. 4.1). Les essais sur les membrures au chapitre 4 montrent que
le lamellé-collé est plus performant que l'espacé-collé. Cependant l'idée dutiliser
du lamellé-collé au lieu de l'espacé-collé n'est apparu qu'après les essais du
modèle expérimental dans ce chapi~re. Donc, il est probable que nous aurions
pu enregistrer des charges supérieures au joint avec le lamellé-collé mais le
patron de déformation à l'écrasement aurait été sensiblement !e même. Pour la
construction d'un nouveau prototype, il serait recommendé d'employer du
lamellé-collé au lieu de l'espacé-collé.

• 72
• 5.3.2 MONTAGE EXPÉRIMENTAL

5.3.2.1 Choix du modèle expérimental

Le modèle expérimental doit être choisi en tenant compte des critères de base
énoncés au chapitre 3 et des limites pratiques et économiques de "expérience. Il
doit permettre de mesurer la résistance du joint et de déterminer la charge
maximale entrainant le flambement des membrures longues à l'écrasement.
Considérant toutes les géométries d'assemblage, le joint situé au sommet du
dôme représente un assemblage simple qui permettra d'atteîndre les objectifs
fixés. Pour une condition de chargement de neige uniforme, le tableau des
déplacements de l'annexe C montre que ce joint Ooint no 1) subit un faible
déplacement vertical relatif Uz et aucun déplacement horizontal ni aucune
rotation dans le plan XYZ.
Cet assemblage montré à la figure 5.2 comprend six membrures également
réparties autour du joint avec des angles d'entrée égaux de 6,5 degrés.


L'agencement symétrique permet une meilleure répartition des charges dans les
membrures ce qui permet d'appliquer une charge élevée au joint avant la
destruction des membrures. Une répartition inégale des membrures entrainerait
la cassure prématurée de celle la plus éloignée des autres.
L~ longueur des membrures est de 3 mètres. Cette longueur est choisie pour
mesurer la résistance au flambement des membrures les plus longues et leur
comportement à l'écrasement. Cela permettra aussi de comparer la résistance
des membrures aux valeurs mesurée~; lors des essais en compression axiale du
chapitre 4.

5.3.2.2 Détails d'assemblage

Les membrures sont boulonnées aux disques à l'aide de boulons M20 en


appliquant un torque de 136 N-m sur chaque boulon. Les membrures sont
appuyées sur des plaques de métal qUi suivent le mouvement des membrures
au fur et à me5ure qu'elles s'écrasent (fig. 5.3). Les plaques reposent sur des
appuis qUI sont reliés au centre du montage par des lames de métal. Des fer-
angles sont soudées aux extrémités pour résister aux moments induits dans les
appuis.

73

Figure 5.2: Vue du montage et de l'emplacement des LVOT

• 74

Un boulon traverse la membrure aux appuis afin d'empêcher tout déplacement
horizontal. Une rainure de 12 x 20 mm permet au boulon de travailler sans
déchirer le bois pendant l'écrasement de la membrure.

2 membrures de 38 x 140 mm
et des aspacaurs de 300 x 140 mm

force appliquée

angle Initial de 6,5 degrés

~]
fer angle dG 50 x 25 mm
...
plaque reposant sur une tige
métallique de 6 mm de diamètre -

Figure 5.3: Assemblage des appuis

• 5.3.2.3


Limitations du montage

La charge est appliquée au centre du joint seulement et non pas répartie


sur les membrures tel que rencontré en condition de chargement réel.
Rappelons que les calculs structuraux préliminaires considèrent aussi la
charge au centre du joint.
• Les membrures aux appuis ne sont pas boulonnées à d'autres joints, donc
les conditions aux extrémités diffèrent de la réalité. Par contre, les
membrures sont placées entre deux plaques de métal et un boulon les
empêchent de se déplacer 11orizontalement.

5.3.3 INSTRUMENTATIQN ET PRISE DES DONNÉES

Les essais ont lieu sur trois assemblages identiques en changeant les disques et
les membrures pour chacun des essais (fig.5.2). Chaque assemblage fait l'objet
de mesures pour s'assurer que l'angle de départ entre les membrures et le sol

• respecte un angle de 6,5 degrés.

75
• Le déplacement vertical du joint et des membrures est mesuré à "aide de
senseurs de déplacements qu'on appelle LVOT (linear vertical displacement
transducer). Ceux-ci sont reliés à un appareil d'enregistrement des données. Les
L VOT sont préalablement calibrés à zéro avant de débuter les essais.
La charge est appliquée au centre du joint et mesurée à l'aide d'une cellule de
charge (no. 61). Une tige métallique traverse les disques et transmet la charge
par l'intermédiaire d'une plaque boqlonnée à la tige. Celle-CI est reliée à un
piston hydraulique situé sous le plancher qlJÏ tire la tige métallique vels le bas
entrainant du même coup le joint. Un LVOT (67) est placé sur la surtace plane
du disque près de l'application de la charge et deux LVOT sont placés sur le
contour du disque (68, 66) afin de mesurer le déplacement relatif de la surface
du disque par rapport au contour. Plusieurs LVOT sont placés sur chaque
membrure pour mesurer leur comportement pendant l'écrasement.
L'expérience débute en appliquant une pression verticale progressive sur le
joint. Des mesures sont enregistrées à tous les 5 kN jusqu'à 20 kN. PUIS on
relâche la pression par intervalle de 5 kN jusqu'à zéro. Deux autres cycles de 0-
5-10-15-20-15-10-L-Q kN sont appliqués pour mesurer la fatigue de l'assemblage


soumis à des cycles d'écrasement. Finalement, on augmente la charge jusqu'à la
brisure de l'une des membrures.

5.4 D.§CUSSION DES RÉSULTAIS.

5.4.1 COMMENTAIRES GÉNÉRAUX

Les essais permettent de confirml3r la résistance du joint, des attaches et des


membrures à une contrainte axiale (Fx+Vxy) d'environ 112 kN selon le tabloau
5.1. Ceci correspond à 81 % de la charge maximale (138 kN) peur le dôme à
l'étude.
Le tableau 5.1 montre que les trois assemblages réagissent de façon similaire
aux cycles de chargement et à l'écrasement.
Après le premier cycle de chargement (0-20-0 kN) où les assemblages furent
écrasés de 300 mm, ceux-ci ne reprennent pas leur position initiale mais restent
applatis d'environ 55 mm réduisant ainsi l'angle vertical à 5,5 degrés. Les deux
autres cycles entrainent un applatissement supplémentaire inféneur à 7 mm.

• L'écrasement causé par le bris d'une membrure se produit pour une charge
verticale de 26 kN et un angle moyen des membrures de 3,2 degrés .

76
1


Mentionnons que la val~ur de 26 kN corre~pG;'la à une charge de neige
recouvrant complètement le modèle (calculs à l'annexe F).
La mise en charge de l'assemblage entraine un déplacement vertical du joint
beaucoup plus rapide que celUi prédit dans les calculs théoriques (tab. D.2).
L'écrasement rapide du joint est dû à l'angle vertical très faible et aux conditions
de retenue des membrures. Pour un ang!e de 6,5 Q , il suffit de 20 mm en moins
sur la longueur pour obtenir une membrure horizontale. Cette réduction s'obtient
lorsque les membrures r'écrasent sur les appuis et commencent à flamber sous
l'effet de la charge. Pour u" dôme chargé, les joints situés aux extrémités des
membrures se déplacent pour équilibrer les charges et maintenir l'angle des
membrures tandis que les appuis du modèle sont statiques.
Les conditions aux appuis influencent la distance verticale d'écrasement pour
chacun des montages. Le tableau 5.1 nous montre que l'assemblage 1 s'écrase
de 174 mm par rapport à 152 et 158 mm pour les assemblages 2 et 3
respectivement. Ceci est dû au fait que les membrures du premier montage ne
sont pas aussi appuyées que les autres ce qui entraine un écrasement plus
important.


Pour conclure. il est très difficile d'obtenir le comportement réel de l'assemblage
en prenant un joint seulement car on ne peut simuler adAquatement le
déplacement de tous les autres joints.
Malgré l'in5tallation de 1er angle aux extrémités des appuis, les moments
produits par les membrures ont courbé les barres d'appui soulevant ainsi
progressivement les appuis d'environ 10 mm. Ceci introduit une légère distortion
(envilon 6%) dans les résultats concernant l'angle d'écrasement et :a charge
axiale dans les membrures.

5.4.2 COMPORTEMENT DES DISQUES

Compte tenu des charges impliquées, les disques possèdent une épaisseur et
un diamètre suffisants. De plus. ils offrent une très bonne rigidité à cause de
l'espace important entre les disques et de l'effet de liaison des boulons sur
l'ensemble du joint. Le tableau 5. 1 montre que pour des déplacements verticaux
allant jusqu'à 20 millimètres. la forme du disque ne change pas (delta H < 2 mm) .

• 77

Tableau 5.1 : Déplacements obtenus en fonction des charges appliquées

cnarge charge e~al #1 essaI #2 essai #3


1
vorticale éqUIV_
(kN) Fx+Vxy déplacement vertIcal déplacement vertical déplacement 'J9J1Ical
(kN) (mm) (mm) (mm) \
centre deltaJ:L ~~ centre delta H ~-,gle centre delta H angie__
a a 0 a 66 0 0 65 0 0 66
1 2 1 ._-
.3 12 1
5 20 2 20 1 18
- 1 -
10 58 4 42 2 43 2
15 85 5 59 :3 80 3
20 44 109 8 43 81 4 48 109 4 43
15 104 8
10 96 7
5 85 7
a 64 6 53 44 4 57 57 4 5..1-
L_

5 78 7 '--------1-- -- ----
10 89 9 ---
15 100 7 0-

20 113 8 42 84 4 48 112 5 42 __
11 100 8
-
88


6 7
0 66 6 5,2 46 3 56 59 4 54
5 80 6
10 91 7
15
- 102 8
20 114 8 42 86 5 47-- ---
114 5 42
0 73 7 51 47 -4 56 61 4 53
20 '116 8 42 86 5 47 115 5 -.9_
26 112 174-- -·11 3 152 7 34 158 7 33
27
-- f-. ,0
189
--- ~--
Définition des termes du tableau 5.1 :

~ Charge verticale: Charge verticale appliquée sur le joint


- Charge axiale Charge moyenne de compression transmise dans les
membrures
- Déplacement vertical:
Centre Surface plane du disque
Delta H Mouvement relatif du contour du disque par
rapport ~u centre (ex: 7 mm signifie que le
disque s'est applatit de 7 mm)
I~


Angle Angle vertical entre les membrmes et sol

78

Après le premier cycle de chargement où le déplacement vertical est de 100 mm,
les disques ne reprennent pas leur position initiale mail) plutôt une forme
légèrement applatie d1.l3 à la fatigue du rnétal. À "écrasement, l'applatissement
maximum est de 11 mm pour le premier disque et de 6,5 et 6,7 mm
respectivement pour le deuxième et troisième disque ce qui s'explique par
l'importance de l'écrasement de l'assemblage pour l'essai 1 par rapport aux
essais 2 et 3. La figure 5.4 présente l'emplacement initial et final de
l'assemb!age.
Le montage ne permet pas de mesurer l'effet des cylindres sur la ngidité des
disques. Compte tenu du coût et du poids supplémentaire engendré par le
soudage d'un cylindre sur les disques, il serait nécessaire de vérifier l'utilité des
cylindres. Une façon Indirecte Oe mesurer cet effet serait de remplacer les
cylindres concentriques par un boulon central et de procéder à d'autres essais.

5.4.3 COMPORTEMENT DES MEIVIBRURES

Pour les trois essais, l'écrasement de l'assemblage a été provoqué par la brisure


de l'une des membrures. Le joint et les attaches sont restés intacts. Les
membrures ont résisté à une ch'arge axiale de 112 kN. Ce résultat est prévisible
étant donné la résistance en compression axiale moyenne de 120 kN obtenue
pour ce type de membrures (chap. 4), En prenant le même modèle avec des
membrures très courtes ou des membrures de lamellé-collé modifié, Il aurait été
possible d'atteindre des contraintes supérieures à 138 kN et de valider plus
sûrement le joint et les attaches.
En condition d'écrasement, les membrures de l'assemblage sont sollicitées par
de très forts moments qui provoquent le cisaillement des éléments collés.
L'observation des membrures pendant l'expérience montre une courbure en S
très prononcée qui peut être vérifiée par les mesures prises par les L VOT
(annexe H ). La courbure type des membrures est présentée à la figure. 5.4.

5.4.4 COMPORTEMENT DES ATTACHES

Malgré le fait que le diamètre du boulon proposé soit inférieur diamètre


théoriquement requis, on observe très peu d'écrasement du bois autour des

• boulons (de l'ordre de quelques millimètres). Cet écrasement se situe près de la


surface des membrures et provient de la torsion engendrée par l'écrasement des

79

membrures. Ceci démontre que la friction des disques sur les membrures
reprend une partie importante de la charge et qu'il faut en tenir compte dans la
conception des attaches. Pour des membrures plus petites où le diamètre du
boulon doit être réduit, il devient nécessaire d'examiner d'autres modes
d'attaches.

8mm~ssement du disque

Figure 5.4 : Écrasement type de l'assemblage

5.5 CONCLUSION


Les essais démontrent que l'assemblage joint-membrure résiste à une charge
axiale de 112 kN représentant 81 % d'une charge pondérée de conception de
138 kN dans un dôme de 22 mètres. Dans chaque essai, l'écrasement de
l'assemblage est dû au bris des membrures tandis que le joint et les attaches
résistent très bien. Ces essais confirment les résultats obtenus avec les tests de
compression sur les membrures espacé-collé dont la résistance moyenne est de
120 kN (chap. 4). Cependant, les essais ne permettent pas de mesurer la
résistance maximale du joint et des attaches. De plus, le montage expérimental
ne permet pas de mesurer le comportement réel du joint en condition de
chargement normal simulé (neige) à cause de l'écrasement rapide de
l'assemblage. L'écrasement des trois assemblages se produit pour une charge
verticale de 26 kN équivalent à une charge de neige et un angle vertical des
membrures de 3,2°.
Compte tenu des charges impliquées, le diamètre et l'épaisseur du joint est
suffisant. Le joint offre une bonne rigidité en gardant sa forme initiale pour des
déplacements verticaux inférieurs à 20 mm. Pour de grands déplacements, le
joint agit un peu comme un ressort fatigué qui reprend une certalne forme mais

• demeure légèrement écrasé. La résistance du joint est supérieure aux


membrures en condition d'écrasement

80

Le diamètre des boulons est suffisant cunsidérant le faible écrasement du bois
autour des boulons. Il est cependant nécessaire de tenir compte de la friction
entre les membrures et les disques dans le calcul des attaches.

5.6 RECOMMENDATIONS

Considérant que:

1) Les joints offrent un seul angle vertical d'entrée pour toutes les
membrures
2) Le montage expérimental n'a pas perm is d'atteindre la charge maximale
de 138 kN
3) L'utilité des cylindres concentriques sur les disques doit être vérifié
4) Les attaches nécessitent des boulons de gros diamètre qui sont lourds et
dispendieux

Il est recommendé de:

• •


Investiguer en profondeur les géométries et les méthodes de construction
des compagnies utilisant les disques comme joint
Procéder à d'autres essais en modifiant certains paramètres:
- Remplacer les deux cylindres concentriques par un boulon central
- 8emplacer les membrures espacé-cloué par des membrures en lamellé-
collé ou réduire la longueur des membrures
• Investiguer d'autres modes d'attaches des membrures au joint tels que les
disques de cisaillement, les attaches rivetées ou les plaques barbelé.

5.7 RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES

C.C.B. 1991. Manuel de Calcul des Charpentes en Bois. Conseil Canadien du


Bois. Ottawa. Ontario. Canada.

Lulic,N., Tong,J. 1992. The preliminary design and analysis of different


geodesic roof connections. Project Report U92-18. Department of Civil

• Engineering and Applied Mechanics. McGili University. Montréal. Canada. 75 p .

81
• Matheusick, J. M. 1992. Preliminary Design of Dome Roofs for Circular
Manure Containment Vessels. M. Eng. Project Report G92-15. Department of
Civil Engineering and Applied Mechanics. McGili University. Montréal. Canada.
103 p.

Ultraflote corp. 1992. Ultradome structures. Ultraflote corp. Houston. U.S.A.

• 82

CHAPITRE 6


CONCEPTION PRÉLIMINAIRE D'UNE TOITURE À LISIER
DE 22 MÈTRES DE DIAMÈTRE



CHAPITRE 6

6.1 INTRODUCTlQN

En se basant sur les études théoriques (chap. 3) et les essc:3 en laboratoire sur
les matériaux (chap. 4 et 5), les caractéristiques des éléments structuraux seront
établies pour un dôme géodésique de 22 mètres de diamètre en tenant compte
d'une condition de milieu humide. L'étude propose aussi Lin mode d'a\\tache et de
recouvrement pour la toiture ainsi qu'un estirT'é du coût de construction.

6.2 CONCEPTION DES MEMBRUR.ES.

Les membrures sont constituées de bois lamellé-collé version modifiée tel que
montré à la figure 6.1.

• ~
38X64mm~
38X8~

Figure 6.1: Dimension des membrures

Le tableau 6.1 présemù les dimensions calculées des membrures en fonction


des contraintes pondérées maximales pour chacun des groupes (Tableau D. 1).
Conformément aux conclusions du chapitre 4, la résistance "Pr" a été calculée à
partir de l'équation contenue dans le MCCS (1991) pour le lamellé-collé et ce, en
considérant les paramètres suivants:

• Durée de la ct1arge normale


- Condition du milieu humide
• Pas de traitement contre l'humidité ou de traitement contre le feu

• • Conditions aux extrémités fixes, Ke = 0.70

84
--~---~----------


Tableau 6.1: Dimension des membrures en fonction
des contraintes maximales

1 No !Longueur Contrainte f-tésistanca F'iJ Dimension


du 1 des maximale calculée Pr choisie
gl'oufl\'l membrures Fx (kN) Pr (kN) (%) (mm)
(mm)

1 1 619 47 91 52 38 x89 --
2 1 896 136 132 103* 38 X 140
3 2536 --. 54 76 71 38x89
4 2546 48 75 64 38 x89 -
5 2546 59 75 79 38x 89
6 ? 546 52 75 69 38 x89
7 2546 44 75 59 38x89
8 2546 20 75 27 38 x89
9 2580 79 124 64 38 X 140

• 10
11
12
13
2584
2645
2695
2869
64
91
70
56
74
123
70
62
86
74
100
90
38
38
X

38x 89
89
140

38 X 89 __
14 2921 53 60 88 38 X 89
15 2992 55 57 97 38x89
16 3142 40 52 77 38 x 89

• L'écart de 3% entre Fx et Pr est négligeable compte tenu de la variation des


paramètres choisis (ex: conditions aux extrémités) et des valeurs mesurées en
laboratoire (chap. 4) qui sont 170% supérieures aux valeurs théoriques .

• 85

Les membrures sont assemblées avec des 38 x 89 mm à l'exception des
groupes no 2, 9 et 11 qui requièrent des 38 x 140 mm. Ces trois groupes
représentent 20 % de la longueur totale des membrures. On peut noter que des
membrures de 114 x 140 mm ou 114 x 89 mm sur le même joint ne causent
aucun problème d'installation pUisqu'elles ont la même épaisseur.
Les calculs Indiquent aussI que les groupes 1 et 8, représentant 12% de3
membrures. peuvent être assemblés de troiS 38 x 64 mm au lieu de 38 x 89 mm.
L'assemblage avec des 38 x 64 mm réduit le coût de la toiture de moins de 1%
selon le tableau 6.3. Cette réduction de coût est contrecarrée par l'augmentation
des coûts pour la manutention et l'entreposage (inventaire) d'un€ troisième série
de membrures et ce, pour une structure déjà complexe. De plus, il est nécessaire
de conserver 75 % de la section brute de bois dans l'attache. Il serait
dispendieux d'utiliser des boulons de diamètre différents juste pour ces
membrures (12 mm de diamètre max.).

6.3 DISCUSSION SUR LE JOINT ET LI ATTACHE


Conformément aux résultats du chapitre 5. le joint est constitué de deux disques
en acier au carbone de 600 mm de diamètre et de 3 mm d'épaisseur. Les
boulons M20 conservent 70 % de la section des membrures de 38 x 89 mm en
considérant un trou de 24 mm de diamètre dans le bois. Tel que discuté au
chapitre 2. les disques doivent être recouvert d'une peinture Élooxy ou
l'équivalent afin de résister aux gaz émis par les fUrliers. Ce type de peinture est
présenté en annexe J.
Des membrures de 38 x 89 mm pourrait s'adapter à un joint de 500 mm de
diamètre au lieu de 600 mm. Cependant, le diamètre des boulons doit être réduit
à 16 mm pour tenir compte des normes de localisation. De plus, on ~,'interroge
sur l'utilité des cylindres concentriques sur les disques. C'est pourquoi, il y aurait
lieu de procéder à d'autres essais sur des joints de 500 mm de diamètre avec
des membrures courtes de lamellé~collé de 38 x 89 mm. Le joint aurait un boulon
central au lieu de cylindres concentriques et les attaches seraient constituées de
boulon M16 ou l'équivalent en tenant compte de la friction entre les disques et
les membrures.

• 86
• 6.4 CHOIX DU RECOUVREMENT

Les toiles Çléotextiles constituent un mode de recouvrement intéressant pour les


dômes géodésiques à cause de leur facilité d'installation. Selon Lord (1992) une
toiture rigide entraine un recouvrement plus cOMpliqué dû aux multiples facettes
à cOlJvrir. Par contre, Il serait Intéressant d'étudier l'avantage technlco-
économique d'un recouvrement rigide sur la réduction de la dimension des
éléments de structure. Rappelons que l'étude actuelle se limite au recouvrement
flexible.

L'inconvénient des toiles est leur courte durée de vie utile qui se situe entre 7 et
10 ans selon les manufacturiers. Ce facteur influence considérablement le coût
'-.nnuel de la toile. Seul un essai sur un prototype à échelle réelle permettra de
mesurer l'effet du vent et de la glace sur la toile et d'en déterminer sa durée de
vie.
La toile de polyester recouverte de P.V.C offre jusqu'à maintenant le rapport
qualité/prix le plus avantageux (tab. 6.2) .

• Ce choix est basé sur les critères techniques suivants:



Résistance du revètement aux gaz émis par le fumier
Résistance mécanique du tissus de base aux forces de déchirement causé
par le vent, la neige et la glace
• Résistance aux rayons U.V.
• R6sistance aux températures extrêmes (- 402 c à 35 Qc)
• Résistance aux flammes
• Légèreté
• Facilité pour modifier la forme de la toile (coupe et collage)
• Coût abordable

• 87
• Tableau 6.2 : Spécifications de la toile utilisée dans l'analïse

NOM DU PRODUIT 0530 STEDSHIELD 2922-2 '"


=
TISSUS DE BASE POLYESTER
REVÊTEMENT PLASTISOL (p. v.c.)
POIDS UNITAIRE 645 +/- 68 gr/m 2
FORCE DE RUPTURE 188/177 kg
(Can.2-4.2-Mn, Melh. 9.2)
DÉCHIREMENT 35/16 kg
, (Can.2-4.2-M77, M""'h. 12.1)
RÉSISTANCE HYDROSTATIQUE 2830 kPa
(Méthode 26.5)
ADHÉSION 4,5 kg/cm
(Méthode 5907)
FISSURE A FROID ·50 Oc
(ASTM 74&,
RÉSISTANCE AUX FLAMMES NONFLAMMABLE

• (Can.2-4.2-M7, Méth.27.1)
• Marque de commerce de la Compagnie Stedfast inc., Granby. P.

6.5 MODE D'ArrACHE DE LA STRUCTURE ET DE LA TOILE AU


a.

~SERVQIR

La figure 6.2 propose une façon d'attacher la toile à la structure. Un profilé en


"U" est fixé au mur de béton par l'intermédiaire de boulons d'ancrage M16, A 307
espacés de 1,44 m. Le calcul des boulons d'ancrage est démontré à l'annexe 1.
La longueur du profilé de 400 mm permet un ajustement facile de la charpente
de bois au mur de béton même si la circonférence de la fosse n'est pas
uniforme. On fixe au profilé une tige avec un anneau dans lequel on fait passer
un câble d'acier qui retiendra la toile. Celle-ci sera fixée au câble principal à
l'aide de câbles secondair&s retenus par des fixations.
L'entrée d'air permise entre la toile et le mur sur tout le périmètre de la fosse
ainsi que l'ouverture au sommet de la toile facilite l'aération de la toiture. Une


toiture bien aérée augmente la durabilité de la structure (moins d'humidité et de


88
• gaz) et améliore les conditions d'opération lors du brassage et de la reprise du
lisier (évacuation plus facile du gaz).

Tige filetée de 12 mm de dlamè

Profilé en U

n---
I~ 100 mm~

35}
Câble d'acier

t---H---~
Vue de c6té
7 Gâble d'acier
secondaire 12


Mur de béton

11ge filetée avec anneau

Figure 6.2: Attache du dôme au réservoir

6.6 CONSIDÉRATIONS ~RATIQUES

Près de 50 % du coût de construction d'une toiture géodésique est attribuable à


la main-d'oeuvre selon une étude technico-économique de Lord (1992). Le
temps de montage est donc un facteur économique important que l'on doit
réduire le plus possible.
Une première solution est de préfabriquer les sections à l'usine pour ensuite les
assembler ~ur le chantier. L'avantage est de réduire les possibilités d'erreur
dans le montage étant donné la quantité de membrures et de jOints différents.

• Par contre, la manipulation des coquilles exige de l'équipement lourd et leur


transport prend plus d'espace.

89
I~------~------~

• Si le dôme est entièrement monté sur place, il est essentiel de prévoir un mode
d'ajustement pour refermer le dôme car les joints ont tous le même angle vertical
mais pas les membrures. Une option est de monter la structure en commençant
par la rangée du bas et serrer les boulons des joints après avoir complété
cha,~ue rangée.
L'installation d'un dôme sur un réservoir déjà construit ajoute une charge
importante sur le mur de béton et non prévue dans les calculs de conception
initiaux. Il faut donc vérifier la résistance des murs et prévoir, si besoin est, de
renforcer le réservoir par l'ajout d'un anneau de tension périmétrique.

6:7 COÛT ESTIMÉ DE LA TQITURE

Le coût des matériaux présentés au tableau 6.3 proviennent de manufacturiers


ou de marchands de matériaux. Voici la liste de ceux qui ont été consultés:
- Bois: Conrad Laflamme, St-Hyacinthe
Acier: Gérard Lalime, St-Hyacinthe
- Joints d'aCier et peinture époxy: Drummond industries, Longueuil

• - Toile: Stedfast, Granby et W.C. Canning, Montréal


- Colle: Résines Nesté, St-1l1érèse
Les coûts de main-d'oeuvre sont basés sur l'étude technico-économique de Lord
(1992).

Le coût tmal d'une toiture géodésique de 22 mètres de diamètre se situe à


environ 30 056$ soit 79$/m 2 . À titre de comparaison, le coût de la toiture la plus
économique soit celle à chE..rpente de bois et bardeaux d'asphalte se situe entre
60$ et 75$/m 2 (Lord, 1992) .

• 90

Tableau 6.3: Coût estimé des matériaux et de la main-d'oeuvre

Matériaux: Coûts
Toile (matériel et cou~e} 8000$
Membrures de lamellé-collé modifiées
145 m x (2 x 6$)* x 1,2 (38 x 140 mm) 2088$
566 m x (2 x 5$)* x 1,2 (38 x 89 mml 6792$
Disques d'acier peints et boulons
103 joints x 70 $/joint 7210 $
Profilé en LJ -<48 x 5,20$) 250$
Boulons d'ancrage (48 x 3,50$) 168$
Câble d'acier {70 m x 3,75$/m} 262$
Tige d'acier et anreau 336$
Câble secondaire et attaches 150$
Sous-total 25256$
Main-d'oeuvre:
Charpente 4300$

• Recouvrement
Sous-total
TOTAL
500$
4800$
30056$
(79 $/m 2 )
*Le coat d'assemblage est estimé à 50% du coût total de la membrure

6.8 CONCLUSION.

En considérant toutes les informations disponibles, le coût d'une toiture en forme


de dôme avec recouvrement flexible se situe à environ 79$/m 2 ce qUi E:st
supérieur à la toiture de bois et bardeaux d'asphalte dont le coût se situe entre
60$ et 75$/m 2 .
Il est cependant trop tôt pour conclure à la non-rentabilité de ce type de tOiture
car plusieurs facteurs comme la durée de vie de la talle. le temps d'assemblage
de la structure, la forme et le diamètre du joint ainSI que le mode d'attache
influencent grandement le coût global. D'autres études sont nécessaires pour


préciser ces facteurs .

91
• La construction d'un prototype grandeur réelle viendrait préciser le coût de
construction de la toiture et la durée de vie de la toile. Des essais en laboratoire
sur les Joints et les attaches permettraient d'optimiser ces composantes pour des
membrures de 114 x 89 mm ce qui réduirait possiblement les coûts. Enfin, des
essais de compression axiale sur un grand nombre de membrures de lamellé-
collé modifié permettraient de valider une méthode d'assemblage simple et
moins coûteuse que le lamellé-collé conventionnel.

6.9 RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES

ces. 1991. Manuel de calcul des charpentes en bois. Conseil Canadien du


Bois. Ottawa. Ontario. Canada.

Lord, D. 1992. Toitures de réservoirs à lisier circulaire; évaluation,


adaptation, démonstration. Symposium sur la recherche et le développement
en gestion environnementale des effluents d'élevage au Québec. CPVQ.
Québec. Canada .

• 92

CHAPITRE 7


CONCLUSIONS ET RECOMMENDATIONS

• •
r - - - - - - - - - - - - - - - - - - - --------

• 7.1 RAPPEL DES OBJECTIFS


CHAPITRE 7

Cette étude avait pour but de déterminer le potentiel d'utilisation d'un dôme
géodésique comme toiture de réservoir à lisier. Pour atteindre ce but, les
objectifs suivants ont été réalisé:

1. Proposer un modèle géodésique et un assemblage structural qui


satisfasse aux critères établis pour les toitures à lisier.

De façon plus spécifique, pour l'assemblage structural:

- Développer une membrure de bois légère, résictante et peu coûteuse


- Valider l'utilisation des méthodes de calcul du MCCS (1991) pour les
membrures proposées afin de s'en servir dans la conception du dôme.
- Concevoir un type de joint répondant aux critères particuliers de l'étude

• 2. Vérifier la résistance de l'assemblage joint-membrure en condition de


chargement normal (neige) et son comportement global en condition
d'écrasement

3. Établir la conception préliminaire d'une toiture géodésique type de


22 mètres de diamètre incluant une comparaison de coût avec
d'autres toitures.

7.2 CONCLUSIONS

Les études de simulation portant sur trois géométries de dôme ont permis de
choisir le modèle géodésique le plus adapté pour servir de réservoir à lisier. Le
dôme considéré est de type Lamellaire avec un rapport diamètre/hauteur de 4.
Le diamètre maximal du dôme est limité à 22 mètres considérant l'utilisation de
membrures en bois.
Les essais en compression réalisés sur différents modèles de membrures ont

• prouvé que le lamellé-collé modifié offre les meilleures performances technico-


économiques. Pour une résistance équivalente, son coût est inférieur au lamellé-

94

• collé conventionnel à cause de sa simplicité de fabrication et du choix d'une


catpgorie commune de bois. Il est aussi deux fois plus léger que le bois
d'oeuvre donc plus facile à assembler au joint.
Une comparaison des valeurs théoriques et pratiques obtenues lors des essais
confirme que les méthodes de calcul du MCCS développées pour le lamellé·
collé conventionnel, sont sécuritaires pour la conception des membrures en
lamellé-collé modifié. Le lamellé-collé modifié est formé de deux 38 x 140 ou de
38 x 89 mm et d'un 38 x 64 mm collé au centre.
Le joint d'assemblage qui répond le mieux aux exigeances du projet est formé de
deux disques d'acier entre lesquels les membrures viennent se boulonner. Les
calculs de conception proposent des disques de 600 mm de diamètre et 3 mm
d'épaisseur pour des membrures en bois de i 14 x 140 mm et 500 mm de
diamètre pour des membrures de 114 x 89 mm. Chaque membrure est fixée
entre les disques à l'aide de deux boulons M20.
Les essais sur l'assemblage joint-membrure confirment la grande rigidité du joint.
Un écrasement de 20 mm ou moins n'entraine pas de déformation du Joint ce qui
suppose aucune déformation en condition réelle d'utilisation car les

• déplacements sont de l'ordre de quelques millimètres. La résistance du joint est


supérieure aux membrures en écrasement.
L'influence des cylindres concentriques soudés au c~ntre de chacun des
disques n'est pas évident. Pour réduire le poids et le coût des joints, il serait
pertinent de procéder à d'autres essais en remplaçant les cylindres par un
boulon central.
Étant donné que les disques n'offrent qu'un seul angle d'entrée des membrures,
les tecl'lniques de construction doivent permettre un ajustement facile du joint et
des membrures car celles-ci arrivent au joint avec des angles verticaux
variables.
Les essaÎs sur l'assemblage confirment que le diamètre des boulons M20 est
suftisflnt malgré des calculs théoriques prévoyant des boulons de diamètre
supérieur. L'écrasement du bois par les boulons est négligeable. Ceci démontre
que la friction des disques sur les membrures reprend une partie importante de
la charge et qu'il faut en tenir compte dans la conception des attaches.
Pour des membrures de 114 x 89 mm, il est nécessaire de réduire le diamètre
des boulons à 12 mm ou investiguer d'autres modes d'attache.

• Le montage expérimental ne permet pas de simUler le comportement réel de


l'assemblage joint-membrure en condition de chargement à cause rie son

95
• écrasement rapide. La destruction de l'assemblage est atteinte lorsqu'une ou
des membrures se brisent pour une distance verticale d'écrasement d'environ
160 mm correspondant à un angle de 3° des membrures et une charge axiale
équivalente de 112 kN. Cette charge représente 81 % de la charge maximale de
138 kN calculée dans un dôme de 22 mètres. Suite aux essais, il est proposé de
modifier le montage en coupant les membrures pour atteindre la charge
maximale.
Le coût de la toiture géodésique est estimée à environ 79$/m 2 ce qui est
supérieur à la toiture en bois et bardeaux d'asphalte dont IG coût se situe entre
60$ et 75$/m 2 (Lord, 1992). Cette dernière est considérée comme la toiture la
plus économique. Cependant plusieurs facteurs indéterminés comme la durée
de vie de la toile, le temps d'assemblage de la structure, la forme et le diamètre
du joint ainsi que le mode d'attache influencent grandement le coût global. Des
études plus poussées sont nécessaires pour préciser ces facteurs.

7.3 RECOMMENDATIONS.

• 7.3.1 Membrures en bois lamellé-collé

Considérant que:

1. Les essences et la catégorie de bois influencent la résistance et le coût des


matériaux.
2. La fiabilité du mode d'assemblage des membrures doit être assurée
3. Les coûts d'assemblage peuvent représenter une pal1 importante du coût des
membrures

" est recommendé de:

• Vérifier le rapport résistance/coût pour d'autres essences et catégories de


bois
& Procéder à des essais en compression sur un grand nombre
d'échantillons pour préciser le coefficient de sécurité à adopter en regard
du mode d'assemblage économique proposé

• • Déterminer de façon précise le coût d'assemblage des membrures

96
- ---------------

• 7.3.2 Joint et attaches

Considérant que:

1. Le montage expérimental nia pas permis d'atteindre la charge maximale


dans l'assemblage joint-membrures
2. Les joints offrent un seul angle vertical pour toutes les membrures
3. L'influence des cylindres concentriques sur la rigidité des joints n'est pas
connue
4. Les attaches boulonnées nécessitent des boulons de gros diamètres

Il est recommendé de:

• Modifier le montage expérimental en réduisant la longueur des membrures


pour permettre d'atteindre la charge axiale maximale
• Investiguer en profondeur les géométries de dôme et les méthodes de
constructior. de compagnies qui utilisent des disques comme joint

• •


Procéder à d'autres essais en remplacant les deux cylindres concentriques
par un boulon central
Investiguer d'autres modes d'attaches comme les rivets ou les joints barbelés
ou des attaches complémentaires comme les disques de cisaillement

7.3 PROJETS FUTURS

Pour donner suite aux recommendations ci-haut énoncées. trois projets


complémentaiies sont proposés:

• Projet 1 : Essais en laboratoire sur le lamellé-collé

Investiguer d'abord le rapport résistance/coût des essences de bois et le mode


d'assemblage du lamellé-collé conventionnel. Procéder ensuite à des essais en
laboratoire sur des membures en lamellé-collé formées de 38 )( 89 mm. Ceci
permettra de déterminer le coût d'assemblage et la résistance des membrures
en utilisant une méthode d'assemblage économique (sans préparation de

• surface) .

97
• • Projet 2 : Essais en laboratoire sur l'assemblage joint-membrure

Vérifier le potentiel d'utilisation des attaches rivetées ou barbelées et des


disques de cisaillement Modifier l'attache s'il y a lieu. Procéder à des essais sur
l'assemblage en modifiant le jOint et les membrures tel que recommendé.
Note: Il serait intéressant de remplacer les boulons M20 par des boulons M12
pour la moitié des essais . Ceci permettrait de mesurer l'effet de réduction du
diamètre sur l'écrasement du bois et de façon indirecte l'influence de la force de
friction des disques.

• Projet 3 : Construction d'un prototype de toiture

Pour évaluer le coût et la méthode de montage, le rnode d'attache de la structure


et de la toile au réservoir et la durée de vie de la toile il sera nécessaire de
construire une toiture complète sur un réservoir à lisier d'environ 22 mètres de
diamètre. Ce dernier projet permettra de répondre à tous les aspects technico-
économiques liés à l'utilisation des toitu:-es à lisier er. forme de dôme

• géodésique et juger de leur avantage comparatif.

• 98
1

ANNEXE A

CALCUL DU SEUIL DE RENTABILITÉ D'UNE TOITURE


POUR UN CAS TYPE EN PRODUCTION PORCINE



Calcul du seuil de rentabilité d'une toiture
dans un cas type en production porcine
Données:

- Troupeau de 380 porcs à l'engraissement


- Rotation de 2,2 élevages/année
- Production de lisier: 1,25 rn3/porc
- Le volume de précipitation retenu dans la fosse (neige et précipitation) est
estimé à 600 mm/an

A.1 Calcul des dimensions de la fosse

=
Volume total: 380 porcs x 2,2 él. x 1,25 m3/porc 1045 ms
Cela représente une fosse de 22 m. de diamètre pour une profondeur utile de 2,75
m. et une profondeur totale (excluant la non-reprise au fond et une hauteur
sécuritaire) de 3,6 m.

A.2 Calcul des économies réalisées par l'ajout d'une toiture

A.2.1 Réduction du volume de la fosse

Volume de précipitation: 0,6 m. x 380 m2 = 228 ms

• Coût de construction unitaire estimé: 25$/rns (8)

Réduction du coût de construction: 25$/m3 x 228 m3

Amortissement sur 30 ans (DIRTA): 570$lan


=5 700$

A.2.2 Réduction du volume de transport et d'épandage

Coût unitaire de transport et d'épandage pour une distance de 10 km*: 3$/m3

Réduction du coût de transport et d'épandage: 3$/ms x 228 m3/an =684$/an


Économie totale: 5'10$lan + 684$/an =1 254$/an ou 1,50$lporc engraissé
Cette économie équivaut à un coût de construction d'une toiture d'environ 12 540$
pour une période d'amortissement de 30 ans ou 33$/m2 •

Bien entendu, le seuil de rentabilité sera plus élevé si les précipitations sont plus
importantes et les distances d'épandage plus éloignées .

• 8 Source: S. Barrington, conversation personnelle.

100
---- ---------------

ANNEXES

CONCEPTS DE TOITURE À L'ÉTUDE


(Lord, O., 1992)

• 101

AVANTAGES INCONVÉNIENTS

· Construction SImple · NéceSSIte suppons pénphénques supplémentêllres


· Pu d'appui central jusqu'l18.3 m (60') • Suriace de tOit à couvnr plus grande
· Acc6s facile pour la reprise · Murs de bouts à recouvnr
· Recouvrement 8.Jsé car prosque pas de découpage · Elficaaté des membrures dimllilJe • mesure
· Utillaation d'un seul modèle de f&m1e triangulée Qu'on s'éloigne du diamètre

ANALYSE ÉCONOMIQUE

CHAR~ENTë RECOUVREMENT TOTAL

Clamttre Matériaux M.O. Matériaux M.O.


(m) ($Iml) (SlrnJ) ($Im2) ($1m2) ($Irnz)

12 45.50 :4.25 6.75: 2.00 17.00% 2.50 12.50 % 2.00 81.75:t: 1O.75

18 4O.25:t ".50 S.50:t 1.00 16.50% 2.25 8.50 % 1.35 70.75::9.10

21 38.50 :t:~.SO 7.75: 1.00 18.25 ± 2.25 8.00 % 1.25 70.50 :t 9.00

Figure 8.1: Structure de bois recouverte de contre-plaqué et de bardeaux

• d'asphalte. (Lord, 1992).

102
-----------------------------------.

• =co
1

I~
.._- ......
AVANTAGES INCONVÉNIENTS
~------------------------------+-------------,-----------------~


Permet d'utiliser de!J poutrelles plus petites Néœ:\Slte un appUI central
Les poutrelles sont Utlllsées efficacement . Augmente la dlHÎeulté de recouvrement
La surface à couvnr est optimisée à cause des angles mu/hp/es
Le recouvrement avec une tOile est relatlvement . Augment6 li perte de maténel
facale

ANALYSE ÉCONOMIQUE

CHARPENTE RECOUVREMENT TOTAL

Diamètre Matériaux MO. Matériaux M.O.


(m) ($ImZ) ($1m2) (SIma) ($/ml) ($Im2)

12 43.00:1: 5 00 6.50 ± 1.50 16.50:1: 2.25 3.50 ± 1.50 6950:1: 10.75

18 50.00:1: 4.00 8.25:t 1.25 18.35:t 3.20 3.00 t 1.25 n.80:l:9.70

21 55.00:1: 4 .00 5.50 t 1.00 18.50:t 3.15 3.00:1: 1.25 82.00 ± 9.40


Figure 8.2: Structure de poutrelles d'acier recouverte d'une toile. (Lord, 1992).

103

ISONtm!Ol![

AVANTAGES INCONVÉNIENTS

. Permet de grandes portées sans appuI central · Recouvrement plus complaqué en r8Json des
• RépanJtlon très éqUilibré des eHorts multIples tacettes


dans la struChJre · Surlace de recouvrement près du double
de la suriace du réservoir
• Hauteur au centre Imponanta
• Pene de maténaux Importante à cause
du découpage

ANALYSE ÉCONOMIQUE

CHARPENTE RECOUVREMENT TOTAL

Diamètre Matériaux M.n. Matériaux M.O.


(m) (SIm%) ($1/1 Z) ($1m2) ($Im2) ($Im2)

12 35.00:t 10.00 15.00 t 2.00 42.50:t 6.50 2000:t 4.00 112.50 ± 22.50

18 30.00::t: 7.50 12.00 ± 1.75 37.50:t: 5.50 18.00:t: 3.50 97.50:t: 18.25

21 27.50:t 7.00 11.50% 1.50 35.00 % 5.00 17.25 % 3.00 91.25:18.50

Figure 8.3: Structure en dôme de type géOdésique recouverte do contre-


plaqué et de bardeaux d'asphalte. (lord, 1992).

• 104
..
• ~----~-=-------------------======-================-=========~

1
==---iÇ..-

-- -i
=._ 1
-\- .

AVANTAGES INCONVÉNIENTS

• Structure légère · Durée de VIe plus courte


• Montage faCIle sans m8ln-O' oeuvre spécialisée Nécessite poutrelle centrale
• Recouvrement très peu dispendieux · NéceSSIte remplacement du revêtement
à tous les CUlq (5) ans


• Surface de tOiture plus grande que requIS

ANALYSE ÈCONOMIOlJE

CHARPENTE RECOUVREMENT TOTAL

Diamètre Matériaux M.O. Matériaux MO.


(m) ($I~ ($IrnZ) ($ImZ) ($Imt) ($I~

12 60.00 :6.00 13.25: 4.00 8.75t 1 50 3.50 tO.75 85 SOt 12.25

18 65.25:@.OO 13.75: 4.75 5.80 ± 1.15 2.35 ± 0.60 8715: 1450

21 54.50: 5.50 12.00: 3.75 4.65 ± 0.90 1.90 ± 0.50 73.05 ± 10.85

Figure 8.4: Structure de type dôme agricole de Hamois. (Lord, 1992).

• 105

• ·J0
• G) -
.....: f'I~. ::.~-=:
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j

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~~ ~~ K~ ~ ~r-l'-~
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'111111
:.
1

~~Ilitf:~
A~,~
.'c=.' ',...

~lmlnHmm !I~I
1:iId:~
C!...W..IaI

AVANTAGES INCONVÉNIENTS

• Str\lCtUr. trlt. légtr. • Requiert un appui central


. Con.ll'UCdon reJattvement simple • Requiert dei cibles pr. .tlrés pour 6Y1t8f'
1•• cMnectJona trop Important••
· Our" de VIe de 'a tOile relanvement


courtl (:i 7-10 ans)
· Concept peu populAlr•

ANALYSe éCONOMIQUe

CHARPENTE RECOUVREMENT TOTAL

Olam..,. Mat6l'taux M.O. Mat6rtaux M.O.


(m) ($Ifni) ($lmI) ($Ifni) ($Ifni) ($lma)

12 85.00:t 10.00 17.75:t 5.00 17.5O:t 3.25 8.85:t 2.50 109.10:t 20.75

18 50.00 :t 8.50 18.75:t S.SO 1S.35:t 2.95 8.65:t 2.45 93.75:i 19.40

21 50.00 :t 8.50 11.00% 5.25 11.00:i 2.90 7.25:t 2.00 89.25:i 18.65

Figure B.5: Structure de câbles d'acier recouverte d'urie toile. (Lord, 1992).

• 106

AVANTAGES INCONVÉNIENTS

• Construction relativement Simple . Type de constructlon peu fréquent


· POSSIbilité de conStlUCbOn sans appui Comporte pluSieurs arêtes d'ou pertes
central JUSQu' • • 18.3 m (80') de matéMl
• Acct. faCIle pour la repriSe
· Revêtement faQle
· Moins tte pMe Que radial


• R'partJuon uniforme des charges
• MemDrures utilisées de façon efficace

ANALYSE éCONOMIQUE

CHARPENTE RECOUVREMENT TOTAL

Olam6tre Maténlux 1104.0. Maténaux M.O.


(m) ($lm') (IIm2) (Slm2) (SlmZ) (SIm2)

12 30.30 %3.75 7.50 % 1.00 20.25 ± 2.00 13.75 ± ~'-75 71.80 %9.50

18 30.00 ± 2.75 5.00: 1.00 19.50 ± 2.00 9.25:t 2.00 53.75: 7 75

21 30.75:l: 3.25 8.75:t 1.25 20.00 :t 2.00 8.75:t 1 75 68.25 :t 8.25

Figure B.6: Structure de bois recouverte de bardeaux d'asphalte. (Lord, 1992).

• 107

'1
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• 1
1
1
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1Àxe1,
Glomlmbr.nl lnc.

Figure B.7: Toile géotextile. (Lord. 1992).

• 108


ANNEXEC

DONNÉES CLIMATIQUES
ET
CHARGES APPLIQUÉES

• 109
• C.1 Données de base pour le vent
1

• Pression de référence, q 0,48 kPa


• Facteur d'exposition, Ce 0,9
• Effet des coups de vent,Cg 2,0
• Coefficient de pression ext.. Cp 1,0
• Coefficient de pression int.,Cpi -0,7

C.2 Données de base pour la neige

• Charge de neige au sol, Ss 3,4 kPa


• Charge de pluie, Sr 0,5 kPa
• Poids unitaire de la neige,~ 3,0 kN/m3
• Facteur de base pour le toit, Cb 0,8
• Facteur d'exposition au vent, Cs 1,0
• Facteur de pente du toit, Cs Calculé selon la clause
4.1.7.1(4) du CeB 1990

• • Facteur d'accumulation, Ca Calculé selon la clause


4.1.7.1(7) du CeB 1990

• Charge de neige factorisée S= Ss (Cb+Cw+cs+Ca) +Sr

• 110

ANNEXE 0

TABLEAUX DES CONTRAINTES ET DÉPLACEMENTS


POUR UN DÔME DE 22 MÈTRES DE DIAMÈTRE

• 111

0.1 CONTRAINTES

centre de
la sphère

Figure 0.1 : Coordonnées spatiales

Tableau 0.1: Contraintes (Dôme de 22 mètres)

• groupe long.
no.
1
2
mètre
1,52
1,90
charge
no.
2
2
Fxi

46,8
135,8
Fzi
kN
-0,2
- 0,2
Fyi

0,2
négl
Mxi

-0,02
- 0,01
Mzi
kN-m
- 0,12
0,09
Mvi

- 0,24
- 0,22
3 _2.54 1 53.5 négl. néol néol. nég!. nég!.
4 2,55 1 47,5 négl. négl négl. nég!. 0,07
5 2,55 1 58,6 négl. néol néol. nég!. - 0,03
6 2.55 1 51.2 négL négl néol. néo!. - O,Qoi
7 2,55 2 43,2 - 0,1 néol - 0,01 0,05 - 0,21
8 2,55 2 19,7 négl. négl négl. 0,03 0,04
9 2,58 2 78,4 ne'lg!
1. négl nég!. - 0,03 - 0,02
10 2,58 2 63,1 néQI. néQI néQI. 0,06 0,14
11 2,65 2 90,9 -0,2 négl 0,04 0,12 -0,42
12 2,70 2 69,8 0,1 néol néol. néol. 024
13 2,87 2 55,9 négl. négi néol. 0,05 0,11
14 2.92 2 52.2 - ,1 négl négl. 0.04 - 0,23
15 2,99 2 55,1 0,2 négl 0,03 0,06 0,16
16 3,14 2 40,0 négl. négl 0,01 - 0,01 0,11
Note: Les chiffres en caractères gras représentent les contraintes les plus élevées.

• 112

0.2 DÉPLACEMEN'rS

Données de base servant à calculer les déplacements:

Type de membrure: bois assemblé-collé


A = 10,64 E 003 mm2 aire de section
As = 8,90 E 003 mm2 83% de l'aire de section
Es = 8,93 E 003 MPa Module d'élasticité du bois
W = 7,40 E 001 N/m Charge unitaire du bois collé-Iamellé
Glr =6,08 E 002 MPa Module de rigidité du matériau selon l'axe XZ
J = 5,10 E 006 mm3 Constante de torsion de la membrure
lx :::: 17,40 E 006 mm4 Moment d'inertie selon l'axe X
1Y = 16,60 E 006 mm4 Moment d'inertie selon l'axe Y

Tableau 0.2: Déplacements U (mm) et rotations R (radians)


Condition de chargement # 1 du joint au sommet du dôme: charge morte +
charge de neige uniforme

JOINT U(Xl U(Y) U(Z> R(X) R(Y) R(Z)


1 00000o 00000o -9233B47 00000o 00000o 000000
2 -.704069 1.219483 -10470167 000253 00014 000000
3 .704069 1.219483 -10.470167 000253 - 000146 000000
4 1.408138 .000000 -10.470167 000000 - 000292 00000o


5 .704069 -1 219483 -10.470167 - 000253 - 000146 00000o
6 -.704069 -1.219483 -10470167 -000253 - 000146 00000o
7 -1.408138 00000o -10470167 00000o OOC292 000000

Tableau 0.3: Déplacements et rotations


Condition 'de chargement # 2 : Charge morte + charge de neige concentrée

Note: Les chiffres en caractères gras représentent les déplacements maximum des
oints et sont utlTIses
' a, titre
. d'exemt: 1e dans le texte du chapitre 3.
JOINT U(X) u(Y) U(Z) ROc) R(Y) ReZ) ~
1 6.586132 00000o 4.421716 00000o - 000701 000000
2 5.912138 -.751837 3.698150 000533 - 000157 - 000132
3 7.060379 -.638880 1603968 000608 -.002335 - 000355
4 8.294931 .000000 -1.137849 .000000 -.004152 .000000
5 7.060379 638880 1 603968 -.000608 - 002335 000355
6 5912138 .751837 3698150 - 000533 - 000157 000132
7 5.620454 .000000 4.732453 00000o 000179 00000o
8 4.958812 - 624363 4.244920 0001 Tl .000219 -000051
9 4.961997 -1.208874 3.419237 000278 - 000058 ·000140
--.1.9 5.698967 -1.599850 2.179192 - 000110 - 000481 - 000331
11 7.659029 .031019 -3.288679 .000174 -.005496 -.001987
12 11.541741 1.955754 -13.225459 .001861 -.006348 -.000149
13 12.700766 .000000 -14.273226 .000000 -.006267 .000000
14 11.541741 -1.955754 -13.22&459 -.001861 -.006348 .000749

• ~5
16
7.659029
5.698967
- 031019
1 599850
-3.288678
2179192

113
- 000174
000110
-.005496
- 000481
001987
000331

17 4.961997 1208874 3419237 -.000278 -.000058 .000140
18 4.958812 624363 4244920 -.OOO1n .000219 .000051
19 4658839 00000o 3981712 00000o .000497 .000000
20 3.974142 ·348638 3.425213 - 000001 .000391 .000029
21 3.84n26 ·731571 3.246702 000379 .000553 -.000141
22 3929148 - 972750 3081732 .000232 .000310 -.000079
23 3810210 -1.355632 282n20 .000419 ()()(x~19 - 000125
24 4.252794 -1882891 2847191 .000104 .000221 -.000064
25 4250975 -2.070009 2.310880 .000400 -.000104 -.000368
26 5067219 -2085259 1.010744 -.001136 -.001261 -.001283
27 7.570005 1.691633 -6.446930 -.004088 -.004395 -_004132
28 13.263128 6.003955 -19.492896 -.003240 -.001511 -.002386
29 5.018/34 4.9rn}B60 -19.603236 -.001801 .00'3201 -.000179
30 15.979396 2.538884 -21.874171 -.000843 .002691 -.000210
31 16.541360 00000o -20345706 .000000 .003860 .000000
32 15979396 -2.538884 -21.874171 000843 .002691 000210
33 15.018734 -4909860 -19603236 001801 003201 000179
34 13263128 -6.003955 -19.492896 .003240 -.001511 002386
35 7570005 -1 691633 -6.446930 004088 - 004395 .004132
36 5067219 2085259 1.010744 .001136 -.001261 .001283
37 4250975 2070889 2.310880 -.000400 -.000104 .000368
38 4252794 1882891 2.847191 - 000104 .000221 000064
39 3.810210 1355632 2.82n20 - IJOO419 .000319 .000125
40 3929148 972750 3.081732 -.000232 .000310 .000079
41 384n26 .731571 3.246702 - 000379 .000553 .000141
42 3.974142 348638 3.425213 .000001 .000391 '.000029

• 43
44
45
46
47
48
38309n
2641886
2.761618
2.338943
2292973
2.584..~1
.000000
-232759
-.518161
- 626518
-.715636
-1.262023
3.290912
2.128214
2.297452
1.909231
1.732898
2.260103
.000000
.000017
.000383
000790
000431
000557
.000543
.001111
.000966
.001033
001022
.000646
00000o
.000120
- 000118
-.000255
000128
-.000104
49 2.088285 -1.034635 1.607972 001140 .000311 -.000478
50
- 2.155827 - 967516 1249354 000788 000887 .000214
f--§L- 2.379616 -1 963814 2161581 ()()()64S 000340 -.000198
52 2.108955 -1 131431 998596 000902 -.000551 -.000851
53 2.520348 ·1018000 399035 001005 ooon8 .000413
54 2.361221 -2513643 1.634454 - 000623 - 000293 - 001086
55 3.nsa02 616163 -2.369208 - 002360 -.001267 -.002502
56 5.753689 2.049416 -6269429 - 003889 .001890 - 001263
57 5905261 1720151 -6604797 - 003771 .004568 -.0006gg.
58 7725737 2.534898 -7.900499 -.002704 .003998 -.000576
59 7.016506 1.267394 -7.984981 -.001622 .005596 .00043.r;
60 6.848084 .599772 -7.680031 -.001228 .0'J5929 -.000590
61 8.658598 00000o -8.431979 00000o .0050n .000000
62 6.848084 . 599n2 -7.680031 001228 .005929 .000590
63 7016506 -1267394 -7.984981 .001622 .005596 -.000435
64 7725737 -2.534898 -7.900499 .002704 .003998 .000576
65 5.905261 -1.720151 -6.604797 .000n1 .004568 .000662
66 5.753689 -2.04941§ -6269429 .003889 001890 001263
67 3nsa02 " 616163 -2.369208 002360 - 001267 002502


68 2.361221 2513643 1634454 .000623 -.000293 .001086
69 2.520348 1.018000 399035 -.001005 OOOn8 -.000413

114

70 2.108955 1.131431 .998596 ~.000902 - 000551 COO851
71 2379616 1.963814 2.161581 - 000648 000340 000198
72 2.155827 967516 1 249354 - 000788 0Q0887 - Dp02H.
73 2.088285 1.034635 1607972 - 001140 000311 000478
74 2.584341 1 262023 2260103 - 000557 000646 000104
75 2292973 715636 1.732898 - 000431 001022 ·000128
76 2338943 626518 1 909231 - 000790 001033 000255
n 2761618 518161 2297452 - OOO&..~ 000966 000118
78 2641886 232759 2128214 - 000017 .001111 ·000120
79 2485663 00000o 2023615 000000 001345 00000o
80 .000000 00000o 00000o - 000247 001185 Q9021§.
81 00000o 00000o 00000o 000030 0013.'35 000069
82 00000o 000000 .000000 000757 001050 - 000581
83 .000000 00000o 00000o 00042 000839 ·000453
84 .000000 .000000 00000o 000133 000980 - 000093
85 00000o 00000o .000000 000223 001416 000241
86 00000o 00000o 000000 001106 000598 - 000944
87 .000000 .000000 .000000 000550 000488 ·000884 .-'-
88 00000o 00000o 00000o .000190 000738 - 000435
89 00000o .000000 00000o 000516 .001651 .000391
90 00000o 00000o 000000 001092 000021 -001436
91 .000000 000000 000000 000251 000179 - 001512
92 .000000 .000000 000000 - 000130 000821 -000807
93 .000000 .000000 00000o 001408 002444 001094
94 .000000 00000o 000000 000414 ·000949 - 002884
95 .000000 00000o .000000 - oo17B 1 - 000118 - 003666


96 00000o 00000o 00000o - 001553 002386 - 001168
97 .000000 .000000 .000000 - 000533 003410 OQO~
98 .000000. .000000 .000000 -.002592 001672 -002609
99 .000000 00000o 00000o ·001997 003920 -001095
100 00000o 00000o .000000 - 000018 004188 000816
101 .000000 .000000 000000 - 000220 003395 000129
102 .000000 00000o .000000 - 001B79 003485 -001815
103 .000000 00000o 000000 00000o OO4n6 000000
104 .000000 000000 00000o 001879 003485 001815
105 000000 00000o 00000o 000220 003395 - 000129
106 000000 000000 00000o 000018 004188 - 000816
107 .000000 00000o 00000o 001997 003920 001095
108 00000o 00000o 00000o 002592 001672 002609
109 .000000 00000o 00000o 000533 003410 - 000326
110 00000o 00000o .000000 00155.'3 002386 001168
111 00000o .000000 00000o 001781 - 000118 003666
112 .OCOOOO 00000o 00000o - 000414 - 000949 002884
113 .000000 00000o 00000o ·001408 002444 -001094
114 .000000 .000000 00000o 000130 000821 000807
115 .000000 00000o 00000o - 000251 000179 001512
116 00000o 00000o 00000o - 001092 000021 001436
117 00000o 00000o 00000o - 000516 001651 - 000391
118 00000o 000000 000000 - 000190 000738 0004..15
119 00000o 00000o 00000o - 000550 000488 000884
120 00000o 00000o 00000o - 001106 000598 000944


121 .000000 .000000 .000000 - 000223 .001416 -.000241
122 .000000 00000o 00000o - 000133 000980 COOO93
123 00000o 00000o 000000 - 000426 000839 000453

115

124 .000000 .000000 .000000 -.000757 .001050 .000581
125 .000000 .000000 .000000 -000080 .001335 -.000069
126 .000000 .000000 .000000 .000247 .001185 -.000248
127 .000000 .000000 .000000 .000000 .001021 .000000

• 116

ANNEXEE

SPÉCIFICATIONS DE LA COLLE


• l -'-;
l/'" .
MATERIAL Sp:FETY DATA SHEET •
Neste Reslns Corporation
P03! Oll/ce Box 270 • Srmngflefd, OR 97477
Emergency Telephone (503) 746-6501
* ",,4> tie" 'Xi'...
& ee» Si C ... !!iîbS!:L!J-t..!!X:S:::::S:_' _
EY71Ttt«ëC'%:: tC c:: -; - .,-
Ji'
.:. Ii:;
LS ft # iQ!
~....:::;:x::::::::m.ry;=""!i#--"--- I-=-==--=,.'::::=.==____
=t _ _ _ - . . _ _ - ,-
-=_~

,
Imed Bu 30, 1990, upercedu Jmm 3, bd' S1

l'lame'Pcioldered C<ltalyst for Resorcinol Fonnaldehyde Resin ~md


Phenol ReBOrclnol l!oI1Mldehyde Resin
~t Number'Chembond ~-1779
CAS Number: Trade Secret
DDT Shipp~ Information' 49-cFR-172.101
For A1r, Water & Surface. ~2000 lbs, = 00. Paraformaldehyde, OHM-A, UN2213
For Air & Water, <2000 lbs. = Paraformaldehyde, OHM-A, UN2213
Not regulated for surface transportatlon <2000 lbs,
SARA TITLE III Information'
Section 304-EI!lergency Notification Substancel3 contained (and Reportable Qumtit.ies) j
Parafonnaldehyde (1000 p:xmds)
Section 311/312 Haz.ard Categories - HEALTHj Chronic, Acute, MSICALj None.
Section 313 Subetancea - Formaldehyde

Phy~1cal Pr~p~rt~~s
Solubill ty in Water: De~ndent upon pH and temperature
Specifie Gravity (H20=1,O): > 1

• Flaamable Limi tB· {Formaldehyde gae) Lel 7% Uel 73"..


Appearance and Cdor: Tan to grey powde1." wi th pine/fonnaldehyde odor.
Flash Point: (Formaldehyde gas) 150 - 1600F TOC
Vapor Deruuty (Formaldehyde galS) (Ah ::. 1) ~ 1

H~~_rd~~~ Ingr_d~~~ts
FonDaldehy.:!e (&li Parafonnaldehyde FowcIer) 40 0 - 80.0% by Weisht
CAS No. 50-00-0 Formaldehyde CAS No. 30525-89-4 Paraformaldehyde
Warning. Formaldehyde hae dClOOIUltrated \1B..3al carcinogenie aetivi ty in rats during
chronic expœur6 laboratory te8tini However. no epidemlological evidence
existe that demonetrate8 that fonnaldehyde ie a human carcinogen. Formaldehyde
le lieted by IARe. ml' and ŒHA ru! li p:Jtentil\l carcinogen.
AIOC>l-phooe Sllica, CAS No 7631-86-9, .i5% by weight

H~~1th H~~ard Data


Expoeo...tre Limite·
Formaldehyde - A<XlIH & OOHA l PPD 8-HR 'IWA. 2 PPD 15 min. STEL,
Amorphous Sillca - A<XlIH 10 ~/1II3, ŒHA 20 mppcf
Inerl or Nuieance DJat - œHA 15 IJlB/m 3
Expoew~ Effectell'oxiclty Data
Acutei
~ - cao C!1~e turne. reddening and weeping,
Inhalation, - cao C&l.6e coughing and 1:mn:1ng een.eation. !DaY ret!Ult in bronchitls.
lAnrngltie arxl IUlmcnarY cdema,
Ingestion - cao cauae wrning eeneation to 1IIlCCU15 membranel5. nause-.a, dizzinese,
and convulei-:mtS
Sk.in - cao cautle rednese. dryness. cracking and, in eensitive individualfl.
dermati tis.
Chronlci
CaW5ee asthmatic symptaœ in eeneitized individuale and/or dennatitie,

• 118

• l"~
~/
MATERIAL SAFETY DATA SHEET
. Neste Resins Corporation
Po,t Ollice Box 270 • Springfield, OR 971,77
Emergency Telephone (503) 74~501
, #i i: • ,; M±"!ftkêH : S'fern-WA' #'
E t " ' r ; " - - - .... : s:; 1 ZU:*':$ Arre, et" «:r=;:•...--- ""-7 ... -.::snrrz:r - - , rAI..,."" rr;:r:trt&- - --.

[uud Dlcuber Il, mo supercedu August Zl, U',O

Hame: Resorcinol Formaldehyde Resln-'L 1quld


Product Humber: RF-900
Chem1cal Name: Resorcblj1 Formaldehyde Polymer
CAS Humber: 24969-11-7
DOT Sh1pp1ng Information:
~50,OOO lbs = RQ, Combustible, Liquid, n.o.s., NA1993 (Methanol)
<50,000 lbs = Combust1ble, llQuid, n.o.s. NA1993 (Methanol)
SARA TITlE III Informat10n:
Section 304-Emergency Notification Substances contalned (and Reportable Quantltlesl,
Methanol (5000 lbs), Resorcinol (5000 lbs)
Section 311/312 Hazard Categories-HEALTH; Chronlc, Acute. PHYSICAL; Flre.
Section 313 Substances- Methano]

Solub111ty in Water: Infinite


Specifie Gravit y (H20=1.0): 1.10 - 1.20
Percent Volatile by Weight: 46.0 - 53.0
Appearance and Odor: Red to maroon liquid, alcohol odor.
!.,F. .\,;la!:!.:s:!.!h.!....!.P~0..!:'in~t...:_..!.1~30"!..-....l1~3"":5°....lF~-!P...!:M~C~C__ "'~_ _ _ _.,..-,_._-.,..___ ._________ ~ _ _.
Hazardous Ingred;ents
Methanol, CAS No. 67-56-1, <10.0% free Methanol by weight.
DANGER: Ingestion or inhalation may cause headache, fatigue, visual Impainnant,
narcos1s, and or resplratory failure. Severe intoxication may result ln
bl1ndnes~ or death.
Resorcinol, CAS No. 108-46-3, i7.0X by weight.
Warn1ng: Resorc1nol 1s a sk1n and eye irritant; it can cause systemic tox1city by acting
on the blood and nervous system. When ingested, it can cause corrO~lon wlth
enlargement of the lymph glands, restlessness, sweating enlargement of 11ver
____~anu:d"-'suP!.lI~e!U.l..o.._methemoglobi nami a, cyanos i s, convu 15 ions.
Health Hazard Data
Expnsura limits:
Methanol - ACGIH ana aSHA ~sk1n) 200 ppm TWA, 250 ppm STEL.
Resorcinol - ACGIH and OSHA 10 ppm TWA, 20 ppm STEL
Exposure Effects/Tox1c1ty Data:
Acute;
~ - can cause burns, redden1ng and weep1ng.
Ioha]at1Qn - can cause dizziness, nausea, visual impairment, rasp1ratory failure
and narcosis. If sufficient amount is inhaled, effects similar to Ingestion.
Ingestion - can cause burning sensat10n to mucous membranes, nausea, d1zz1ness,
narcosls, bllndness, convulsions and may ba fatal.
Skin - can cause redness, dryness, cracking and dermatitis. If sufflclent skln
15 exposed, affects s1ml1ar to ingest10n.
Chranic;
Sk1n redden1n9, dermatltis, d1zziness, vlsual impairment and central nervous
system effects. Kidney and liver damage .

• 119
.--------------

ANNEXE F

CONCEPTION DES ÉLÉMENTS D'ASSEMBLAGE

• 120

F.1 CALCUL DE L'ESPACEMENT DES FOURRURES

L'espacement des fourrures doit être tel que la membrure de 38 x 140 mm


flambe avant un élément individuel entre deux fourrures (fig. F.1). Dans le cas
où les fourrures sont collées, la membrure se comporte comme une colonne.
L'espacement des fourrures doit être tel que le coefficient d'élancement de la
membrure considérée comme une colonne, soit plus grand que celui d'un
élément entre deux fourrures. Nous considérons une membrure comprenant
quatre fourrures espacées de 600 mm.

Coefficient d'élancement: Cc = Ke Ud

Données pour la membrure


considérée comme une colonne:

Ke =0,7 L (voir chap. 3) 'OUmI,"


d'ulNmn,
L=3000 mm 100
=
d 114 mm
300
'OUmI,"
Données pour un élément individuel 100
nllrm6dlll ...

entre deux fourrures: 3000


300 [nm]
=
Ka 0,65 L (encastrement aux deux bouts)

• L =600 mm
d =38

Calculs:
100

~
FIguN F,l "embrure'YPII

Cc (membrure) = 0,7 x 3 0001 114 = 18,4

Cc (élément ind.) = 0,65 x 600/38 = 10,3

Donc Cc membrure> Cc élément ind.


(l'espacement de 600 mm est bon)

• •
12'\

F.2 CALCUL DU NOMBRE DE CLOUS PAR FOURRURE

(Source: Manuel de Calcul des charpentes en Bois, 1991)

Note: Les attaches sont des clous torsadés commun de 100 mm de longueur et
de 4,33 mm de diamètre.

Cc = 3000 x 0,7 / 38 =55


Constante relative à la fourrure d'extrémité pour les éléments comprimés
assemblés sur fourrures: 2,5 MPa (MeCe p. na)

F.2.1 Membrure de 38 x 89 mm

Nr = 2,5 MPa (38 x 89 mm2) = 8 455 N = cpnu nf nse K' J' (MCqS p.219 à 225)
(On considère un plan de cisaillement et une paire de surface de contact aux
fourrures)

K' = Kd Ksf Kt = 1,0 X 1,0 X 1,0 =1,0


J' ;: Je J a Jb Jd = 1,0 x 1,0 X 1,0 X 1,0 = 1,0

nf = 8,455 / 0,960 x 1,0 x 1,0 x 1,0

• nf = 9 clous par fourrure

Ce nombre de clous a été réduit à six par fourrure (pour un total de 24 clous)
compte tenu du nombre de clous utilisés pour des assemblages cloués
composés de trois 38 x 89 mm (14 clous) et du risque de fendre le bois (attache
surchargée).

F.2.2 Membrure de 38 x 140 mm

Nr = 2,5 MPa (38 x î40 mm2);: 13300 N

Nf = 13,3/0,960 x 1,0 x 1,0 X 1,0 = 14 clous

Ce nombre a été réduit à 10 (total de 40 clous par assemblage) compte tenu du


nombre de clous utilisés pour des assemblages cloués composés de trois 38 x
140 mm (28 clous) et du risque de fendre le bois.

F.3 EMPLACEMENT DES CLOUS

L'emplacement des clous respecte les distances minimales requises dans le


MCCS (p.225)

• 122

F.4 CALCUL DE LA RÉSISTANCE PONDÉRÉE DE LA MEMBRURE EN
COMPRESSION AXIALE

La norme CAN/CSA-OB6.1-M89 propose deux méthodes de calcul pour évaluer


la résistance pondérée des membrures. La première méthode (art. 5.5.6.3.5)
considère le flambage de la membrure par rapport à la face étroite d'un élément
individuel. La seconde méthode doit calculer le total des résistances pondérées
des éléments individuels considérés comme éléments comprimés simples selon
leur grande face. La résistance pondérée retenue doit être la plus petite valeur
obtenue à l'aide des deux méthodes de calcul.

F.4.1 Membrure de 38 x 89 mm

a) Pr selon la face étroite d'une membrure individuelle

Cc =3000 x 0,7 /38 = 55


Pr~.:: 0 Fc A Ke Kze (MCCB p.775)

Fe =fe (Kd Kse Kt) (MeCS p.774 à 777)

Fe =13.1 ( 1,15 X 1,0 x 1,0) MPA

• Fe =15 MPa (MCCS p.625)

A = 38

Kze
x 89 x 2 = 6 764 mm 2
=6,3 (dLt 0,13 = 6,3 (38 x 3 000) =1,38 < 1,3
Ck =(0,76 x 5500 x 1,0 x 3,0 x 1,0/15)-1 = 29

Ke := E05 Kse KE K t 1k Cc2 Fc = 5 500 x 1,0 x 3,0 x 1,0 / 1,8 x 55 2 x 15 = 0,20

Pra =0,80 x 15 x 6 764 x 0,20 x 1,3 =21 kN


b) Pr selon la grande face d'une membrure individuelle

Cc = 3 000 x 0,7 1 89 = 24

Pr =0 Fc A Kzc Kc

o Fe =11,6/1,1 =10,5 MPa (MeCS p.99)

A = 38 x 89 = 3 382 mm 2

• Kzc =6,3 (89 x 3 000)-0,13 ::: 1,24

123
• Ke

FelE'

Ke
=( 1+ FelE' Kze Ce3t 1
=58,1 X 10-6 (MCCS p. 100)

=(1+ 58,1 X 10-6 (1,24 X 243))-1 =0,50


Pr =10,5 X 3 382 X 1,24 X 0,50 = 22 kN

Prb = 2 Pr =44 kN

F.4.2 Membrure de 38 x 140 mm

a) Pr selon la face étroite d'un élément individuel

Cc =3 000 X 0,7 / 38 =55


Pr=0 FcAKcKzc

Fe =11,5 (1,15 X 1,0 x 1,0) MPa = 13,2 MPa (fe =11,5 MCCS p. 624)
A= 10 640 mm

• Ke =E05 Kse Ke Kt / k Cc2 Fe =6 500 x 1,0 x 3,0 x 1,0/1,8 x 55 x 13,2 =0,27


Kze = 6,3 (38 X 3 ooot 0,13 = 1,38 < 1,3

Pra =0,8 x 13,2 x 10640 x 0,27 x 1,3 =39 kN


b) Pr selon la grande face d'un élément individuel

Cc =3 000 x 0,7 / 140 =15


Pr =0 Fc A Kze Kc
o Fe =10,5 MPa (MCCS p.99)
Kze =6,3 (140 x 3 ooot 0,13 = 1,17

Ke =(1 + 58,1 x 10-6 x 1,17 x 153)-1 =0,81

Pr =10,5 (38 x 140) x1, 17 x 0,81 =53 kN


= =106 kN

Prb 2 x 53 kN (considérant la face de 140 mm d'un élément)

124

Prb' = 94 kN (considérant la face de 114 mm pour tout l'assemblage)

F.5 CONCEPTION DU JOINT ET DES BOULONS

Tous les éléments du joint ont été calculé selon les normes suivantes:

• CSA Standard CAN3-S16.1-M78 (Handbook of Steel Construction)


• CAN/CSA-086.1-M89 (Manuel de Calcul des Charpentes en Bois)

F.5.1 Calcul des charges appliquées sur les boulons

Somme vectorielle: R =[(Fx + Vxy)2 + ( Fy + Vyx + VYZ)2]Y2


où:

Fx = 135800 kN (source: Tableau 0.1, annexe D)

Fy=ON

Vxy = My 1d = 220 N-m 1 0,114 m = 1930 N

Vyx = Mx 1d =10 N-m / 0,114 m = 88 N

• Vyz = Mz 1d = 90 N-m /0,114 m = 789 N

donc

R = [ ( 135 800 + 1930)2 + ( 0 + 88 + 789)2 ]Y2 = 138 kN

Note: Vxy : Cisaillement dans la direction x crée par My .

• 125
• 1
114 mm
.--
4

--.A...-.~-, Vyx
~ o
Mx

Profil transversal

Surface du disque
Mz

Vyz o
Boulons

• Vue en plan

My
<
>
114mm Vxy
o
Boulons ~squ. d'acier

Profil longitudinal

Figure F.2 : Forces de cisaillement crées par les moments


(Source: Lulic et Tong. 1992)

126

F.5.2 Vérification de l'écrasement du bois par des boulons M20

Selon le MCCS (CAN/CSA-086.1-M89) et considérant les caractéristiques


suivantes du bois:

SPF, cat. no 2, épaisseur de 114 mm avec deux boulons M20.

Pr =P'r nre ns K' J'



P'r =Résistance latérale (MCCS p.235)
K' = Kd Ksf Kt = 1, 15 x 1,0 x 1,0 = 1,15
J' =Jsr JI = 1,0 x 1,0 = 1,0
Pr = 18 x 1,0 x 2 x 1,15 x 1,0 = 41 kN, pour des boulons M20

Donc, Pr (M20) < Fx, (41kN <138kN), Écrasement prévisible du bois

Note: Pour un boulon M 16, Pr = 39 kN

En utilisant des boulons M20, Pr =41 kN. Considérant que la section nette de


la membrure ne doit en aucun cas être inférieure à 75% de la section brute, le
diamètre choisi des boulons sera de 20 mm. La réduction de l'aire nette du bois
sera d'environ 16 %.

Considérations sur les limites de résistance du bois:

L'écrasement du bois par les boulons est le point faible de l'attache. Même en
utilisant des boulons M20 au lieu de M16, on augmente très peu la charge limite
d'écrasement du bois. Aussi, on ne peut augmenter indéfiniment le diamètre des
boulons afin de satisfaire le critère d'écrasement du bois. Il faut donc tenir
compte de l'effet de friction provoqué par l'écrasement des disques sur les
membrures. Considérant un serrage de 136 N-m sur les boulons, on peut
estimer la charge reprise par la surface des disques à environ 68 kN. Donc, la
charge limite théorique d'écrasement du bois s'élèvera à 109 kN (41 kN+ 68kN) .

F.5.3 Calcul de la friction entre disque et membrure

Fi = TI 0,2 d = 136 N-m/ 0,2 x ,02 m =34000 N



Fi = Tension dans le boulon
d = Diamètre du boulon
T = Torque appliqué sur le boulon
F = 2 (Il x N) (deux bou~ons)

• F = force de friction

127
• J.1 = coefficient de friction =0,5 (bois sec sur acier)
N = =
2 Fi (deux surfaces) 68 kN

F =2 (0,50 x 68 kN) = 68 kN
Réf: - Machinery's Handbook, 17e éd. Industrial Press. N.Y. U.S.A.
- Juvinall, R. 1983. Fundamentals of Machine Component Design. John
Wiley and Sons. N. Y. U.S.A.

F.5.4 Localisation des boulons

Source: HSC, chap. 21.5-6-7-8


MCCS, fig. 7.5 p.238

Norme Sois Acier


Dist. à l'extrémité 76mm n.a.
Dist. entre les trous 133mm 60mm
Dist. du bord du disque n.a. 26mm
Note: n.a.: non applicable

Diamètre des perforations: 24 mm

• o o 70 (30)

135
(133)
Note:
Le chiffre entre parenthèse est le
minim um exigé par le MCCS.

Figure F.3 : Localisation des boulons dans les membrures de bois

• 128

F.5.5 Vérification de l'épaisseur du disque

a) Écrasement du disque par les boulons

Selon le HSC (table 3-2, p.3-7) et pour du métal de type 300 W,

Br = (0,67 t e Fu) 2 où e =3d

Br =(0,67 x (2 x t) x 48 x 450) 2 =58 t kN-mm

Si 8t =138 kN
Alors,

t> 138/ 58 mm =2,4 mm


b) Rapport: longueur de l'élément comprimé/épaisseur du disque

Réf: HSC, table 1, p. 1- 32

a /t < 840/ (Fy)%

=
où a 85 mm (15 + 70) mm soit la distance entre le cylindre et le boulon

• intérieur (zone de compression)

t > a (Fy)% /840


t > 85 (300)~ / 840

t> 1,8 mm

c) Flambement des disques

Réf.: Formules de Roark's pour les contraintes et déplacement en


supposant le contour des disques fixe.

al = 1,22 E /1- 1)2 (t / a)2 ,a = 85 mm

al =1,22 ( 200 000) t2/ (1- 0,3)2 (85)2 = 69 t2


Contrainte maximale appliquée:

On considère une largeur "b u de 100 mm représentant une section du disque


soumise à la compression. Déterminons 11angle maximum à Ilintérieur duquel on


considère les charges:

129

Fx+Vxy

• Zone hachurée: Compression

Figure F.4: Zone de compression sur le disque

• 130
-------------------------------


On additionne les charges qui s'appliquent sur un noeud à l'intérieur d'un angle
de 402 , Le noeud 28 possède deux membrures espacées d'un angle de 35,9'2.

78,5-

Noeud 28

Figure F.S: Noeud

=2 x (Fx + Vxy),

Charge maximale groupe no. 11
=2 x 91 kN =182 kN
Charge sur chaque disque = 91 kN

cr max. =91 000 N /100 mm t = 910/ t


69 t2 > 910 /t

t>3,6 mm

F.S.6 Calcul de la charge équivalente: Fx + Vxy

Fx =78 kN, créé par la charge verticale de 27 kN et à un angle de 3,32 •

My = 78 000 N x 0,05 m = 3 900 N-m, où 0,5 m représente la distance maximale


entre les tangentes de la courbure créé par l'écrasement de la membrure

Vxy = My / d = 3 900 N-m / 0,114 m = 34,2 kN

Fx + Vxy = (78 + 34,2) kN = JI 12 kN

• 131

F.5.7 Calcul de la charge verticale pondérée de neige sur le noeud

Charge pondérée: 1,25 D + 0,8 X 1,0 (1,5 xL)

où D: charge morte, comprenant les membrures, les joints et la toile

D =(710 m x 70 N 1 m) ± (127 x 89 N) + (6,4 NI m2 ) = 141 Pa


453,7 m 2

L = 3,22 kN / m2

donc,

Charge pond. =1,25 (0,14 kPa) ± 0,8 x 1,0 (1,5 x 3,22 kPa) = 4,04 kPa
Exemple: Joint au sommet du dôme

Charge pond. : 6,55 m2 x 4,04 kN/m 2 = 26,5 kN

Considérant un angle des membrures de 6,5 degrés, Fxi = 39 kN


Figure F.6: Charge pondérée de r.eige sur le joint au sommet

• •

132

ANNEXEG

TABLEAU DE RÉSISTANCE EN COMPRESSION ET DÉFLEXION


DES MEMBRURES EN LAMELLÉ-COLLÉ

• 133


Tableau G.1: Résistance Ulth'le et déflexion des lamellé-collé

LONGUEUR DE 1.50 MÈTRES


Numéro des 1
Résistance Déflexion
échantillons ultime Pu (kM) mesurée (mm)
1 308 8
2 259 10
3 308 3
4 272 5
5 290 10
6 299 10
Valeur mesurée moy.: 289 77
Déviation standard: 20 3
Coefficient de variation· 69 39
LONGUEUR DE 2.25 MÈTRES
7 279 15
8 292 17
9 321 10
Valeur mesurée mov.: 297 14
Déviation standard: 22 36
Coefficient de vanation: 74 26

• 10
11
12
Valeur mesurée moy.:
LONGUEUR DE 3,00 MÈTRES
214
281
239
245
40
25
10
25
Déviation standard: 34 15
Coefficient de vanation: 138 60

• 134

ANNEXE H

MESURES PRISES PAR LES LVOT

• •

Tableau H.1: Mesures prises par les LVOT pour Ilessai no 1

ESSAI NO 1
NO DES LVDT
61 66 67 68 69 70 71 72 73 74 75 76 77 78 80
kN mm Volt
0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 10
5 18 20 18 14 15 10 11 11 9 9 8 4 3 10
10 53 58 54 40 41 26 29 27 24 24 22 10 7 10
15 79 85 80 57 60 39 40 37 33 35 33 15 10 10
20 101 109 102 72 78 49 51 44 42 46 42 19 13 10
15 96 104 96 68 72 46 47 40 39 42 39 17 12 10
10 89 96 89 62 66 42 42 37 36 40 37 16 11 10
5 n 85 78 53 55 34 33 31 30 34 31 12 9 10
0 58 64 58 38 39 23 21 20 20 24 22 8 5 10
5 71 78 71 49 51 31 30 29 28 31 29 11 8 10
9 81 89 81 57 60 38 37 34 33 36 34 14 9 10
15 93 100 93 65 69 44 44 39 38 41 38 17 11 10
19 105 113 105 74 80 51 52 45 43 47 44 19 13 10
11 92 100 92 65 68 43 43 38 37 41 38 16 "11 10
5 81 88 81 56 56 35 34 31 31 '34 32 12 9 10
0 60 6ô 60 39 41 24 22 21 22 25 23 8 5 10
5 73 80 74 51 53 33 31 30 29 32 30 12 8 10


10 84 91 84 58 62 39 38 35 34 37 35 14 10 10
15 94 102 94 66 71 45 4..'> 40 39 42 40 17 12 10
20 106 114 106 75 80 51 52 45 43 47 44 20 13 10
14 98 105 97 66 70 44 44 39 38 42 ::':;i 17 12 10
8 89 96 88 62 65 41 40 36 35 39 36 15 10 10·-
4 79 86 79 54 57 35 34 31 31 35 32 '13 9 10
0 66 73 66 44 46 28 26 24 25 28 26 10 6 10
5 75 83 76 52 54 34 32 30 30 33 31 12 8 10
10 86 93 86 60 63 40 39 36 34 38 36 15 10 10
15 95 103 96 67 71 45 45 40 39 43 40 17 11 10
20 107 116 108 76 82 52 53 4ô 44 48 45 20 13 10
22 118 127 119 83 90 58 59 50 48 53 49 22 15 10
24 134 145 135 94 102 65 67 55 54 59 55 24 16 10
26 162 174 164 111 128 84 82 5 62 70 67 33 17 10

• 136
, ----------------------------------~

• Tableau H.2: Mesures prises par les L VOT pour l'essai no 2

ESSAI N02
NO DES LVOT
61 66 67 68 69 70 71 72 73 74 75 1 76 77 78 80
kN mm volt
0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 10
5 19 20 19 15 16 10 10 10 10 11 11 2 4 10
10 40 42 40 29 31 19 19 17 17 21 22 5 5 10
15 56 59 56 40 43 25 26 22 23 28 29 7 6 10
20 77 81 77 53 56 31 33 27 30 37 38 7 9 10
14 70 73 69 48 50 28 30 25 27 33 33 6 B 10
10 63 66 62 44 44 24 26 23 25 30 29 5 7 10
5 53 56 52 36 35 19 20 18 20 24 23 3 5 10
0 41 44 39 27 25 13 13 13 14 17 15 1 13 10
5 50 53 48 34 33 18 18 17 19 22 21 3 5 10
10 60 62 59 41 41 23 24 21 23 28 27 4 6 10
15 69 72 68 48 49 27 29 25 27 32 32 6 8 10
20 80 84 79 56 58 32 34 28 31 38 39 7 10 10
15 74 78 73 51 53 29 31 26 29 35 35 6 9 10
10 66 69 64 45 45 25 27 23 26 31 30 5 8 10
5 55 57 53 37 36 19 20 19 21 ?4 23 3 5 10
-


0 43 46 41 28 26 13 14 13 15 18 16 1 3 10
5 53 55 51 36 34 18 19 18 20 23 22 3 5 10
10 62 65 60 43 42 23 24 22 24 28 28 4 7 10
15 70 74 69 49 50 28 29 25 28 33 33 5 8 10
20 82 86 80 56 59 32 35 29 32 39 39 6 10 10
10 67 70 65 46 46 25 27 23 26 31 30 4 B 10
5 56 59 55 39 37 20 21 19 22 25 24 3 6 10
0 44 47 42 29 27 13 14 14 16 18 16 1 3 10
5 53 56 51 36 35 19 20 18 20 24 22 2 5 10
10 62 65 61 43 43 23 24 22 24 29 28 4 7 .Ù
15 71 74 70 49 50 28 29 25 28 33 33 5 8 10
20 82 86 80 57 59 32 35 29 32 39 39 6 10 10
22 94 98 93 66 66 34 40 31 38 45 47 5 13 10
24 106 111 105 74 73 37 45 33 43 51 53 5 15 10
26 146 152 144 103 99 45 64 53 62 66 69 2 24 10

• 137

Tableau H.3: Mesures prises par les LVOT pour l'essai no 3

ESSAI N03
NO DES LVDr
61 66 67 68 69 70 71 72 73 74 75 76 TI 78 80
kN mm volt
0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 10
5 17 18 17 14 14 9 9 10 9 9 8 3 4 10__
10 40 42 41 32 33 21 20 23 20 19 21 8 7 10
15 n 80 78 60 60 39 34 42 37 38 36 13 13 10
20 104 109 104 79 80 51 42 55 50 46 49 18 18 10
15 95 99 95 71 72 46 38 48 44 41 44 16 15 10
10 87 92 88 65 0/ 42 ~5 43 39 as 41 14 13 10
5 75 80 76 55 57 35 30 37 33 31 34 12 10 10
0 53 57 53 37 37 22 18 23 21 20 21 7 6 10
5 68 72 68 49 50 31 27 32 29 28 30 10 10 10
10 81 85 82 60 61 39 33 40 36 35 3a 13 12 10
15 95 99 95 71 73 46 39 49 44 42 45 16 15 10
20 107 112 107 82 82 52 43 57 51 47 51 18 18 10
15 100 105 101 75 TI 49 41 52 46 44 47 17 16 10
10 91 95 91 67 69 44 36 Mi 41 39 42 15 13 10
5 78 82 79 56 58 37 31 37 33 32 35 12 10 10
0 55 59 55 38 38 23 20 24 22 21 22 7 6 10


5 70 74 71 51 52 32 28 33 30 29 31 10 10 10
10 84 89 84 62 63 40 34 41 38 36 39 13 13 10
lS 96 101 97 72 73 47 39 49 45 42 45 16 15 10
20 109 113 109 82 83 52 44 57 51 47 51 18 19 10
15 101 106 101 76 TI 49 41 52 47 44 48 17 16 10
10 92 97 92 68 70 44 37 46 41 40 43 15 14 10
5 n 82 78 56 58 36 31 37 ~ 32 35 12 10 10
0 57 60 57 39 39 24 20 24 22 21 22 7 6 10
5 72 76 72 52 53 33 29 34 31 30 31 10 10 10
10 85 90 86 63 64 41 35 42 38 37 39 14 13 10
15 98 103 98 74 75 47 40 50 45 43 46 16 16 10
20 110 115 110 83 84 53 44 58 52 48 51 18 19 10
0 57 61 57 39 40 24 20 25 22 21 23 7 6 10
20 110 115 110 83 84 53 44 58 52 48 51 18 19 10
22 119 124 118 90 90 &7 47 63 56 51 55 20 21 10
24 131 136 130 100 98 61 50 69 63 56 59 21 24 10
27 183 189 179 137 131 78 62 96 89 78 77 26 37 10

• 138

ANNEXE 1

CALCULS DE CONCEPTION DU DÔME DE 22 MÈTRES



1.0 EXEMPLES DE CALCUL DE LA DIMENSION DES MEMBRURES
(Source: MCCS, chap. 3. Section traitant du lamellé-collé)

1.1 Groupe n03

Description: Épinette cat. no 2, milieu humide, charge normale.

Pr= (2) FcA

A = 2(38 x 89} + (38 x 64) mm 2 = 9196 mm 2

L = 1619 mm

Cc = Ke Ud = 0,70 x 1619 mm/89 mm = 12,7

o Fc =9,9 N/mm 2
Pr = (2) Fc A =9,9 N/mm2 x 9 196 mm 2 =91 040 N
91 kN > 46,8 kN


1.2 Groupe no 11

Pr=(2) FcA

A = 2(38 x 140) mm 2 + (38 x 64) mm 2 =13072 mm2


L=2 645 mm

Cc = Ke Ud = 0,70 x2 645 mm/3 x 38 mm = 16,2

o Fc = 9,4 N/mm2
Pr = 9,4 N/mm 2 x 13072 mm 2 = 122877 N

122,9 kN > 91 kN

• 140

2.0 CONCEPTION DES ANCRAGES

2.1 Calcul des forces d'arrachement UV" et de cisaillement "H" (VENT)

Assimilons la toile à une toiture non rigide ayant deux versants de 27°:
V

Zone sollicitée par le vent:


Surface tributaire: 1,44m x 11 m = 15,84m 2 ----:,...:;........

2.2 Pondération des charges: (ret. norme CSA-086.1 M-89 C.N.B.)

Wf =aoO + 'Y'P[ aLL + aaO + aTTl

= 0.85 D + 0,8 X 1,0 [0 + 1,5 a + 0]

• 2.2.1 Calcul de "0" (charge morte)

Toile: 650 gr/m 2 x (380 m 2 x 1,20) x 9,81 m/s2 = 2,91 KN

Bois lamellé-collé: 4400 N/m 3 x O,038m x O,089m x 711 m x 3 =


= 31,74 kN

Disques d'acier: 77 000 N/m 3 x 0,0031 m x 0, 197m2 x 2 x 103 =


=9,69kN

Boulons: 77000 N/m 3 x O,000113m 2 x O,15m x 14 x 103 = 1,88 kN

Attacr~s et câble: 48 x 5 Kg x 9,81 rn/5 2 = 2,4 kN

TOTAL =48,7 kN

-0- = (48.7 kN 1 (1t x 22 m2 /4)) x 15,84 m2 = 2,03 kN

• 141

2.2.2 Calcul de "Q" (sur~harge de vent)

P = q x Ce x Cq x (Cp + Cpi)

Ce = 0,9 (exposition, H < 6 m)

Cq = 2,5 (rafales)

Cp = 0,9 - côté opposé au boulon (pression ext.)


Cp = 1.3 - côté du boulon
Cpi ::;: -0,3 - succion interne crée par l'ouverture périmétrique
=
q 0,70 kPa - région de Mont-Joli (1/30))

2.2.2.1 Charge verticale due au vent:

P = 0,70 kN/m 2 x 0,9 x 2,5


Rv-
x {(O,9 + 1,3)/2 - 0,3] sin 63°
I,~
= 1,12kN/m 2

av = 1,12 kN/m 2 x (15,8 m2 x 1,20) =21,29 kN


2.2.2.2 Charge horizontale due au vent

• Note: On ne considère que la condition de succion de la toile du côté


opposé au boulon (pire condition)

Cp = 0,9
Cpi=O r
. . . ;' - -" '3·À~~- -- -- .......
RH
p = 0,70 kN/m 2 x 0,9 x 2,5 x (0,9 cos 63°) = 0,64 kN/m 2

aH = 0,64 kN/m 2 x (15,84 m2 x 1,20) =12,1 kN

alors

v = -0,85 (2,03 kN) + 0,8 x 1,0 (1,5 x 21,29 kN)


=23,8 kN
H = 0,8 x 1,0 (1,5 x 12,1 kN) =14,52 kN

• 142
2.3 CHOIX DU BOULON

• Réf. : Goldin, G. 1992. Structures en béton armé. Collection -Notes de cours·.


Editions Beauchemin. Québec.
Canadian Portland Cement Association (CPCA). 1985. Handbook of
Concrete u€lsign. Ottawa. Ontario. Canada.

2.3.1 Vérification de l'arrachement du boulon

M 16, A307 : Tr = 41,8 kNlboulon


(Table 12,2 pg. 12-10)

41,8 kNlboulon > 23,8 kN , ok

2.3.2 Vérification de l'arrachement du béton (condition 1).

Si f'c béton = 30 MPa et des boulons de 16 mm 0 :

Ld minimum =140 mm
m min. : 75 mm < 100 mm t ok
(table 12,5 pg 12-13)

• 2.3.3 Vérification du cisaillement du boulon

Boulon: M16. A307

=
VR 33,3 kN > 14,52 kN , ok
(table 12.2 pg 12-10)

2.3.4 Vérification de l'écrasement du béton (condition 2)


(table 12.7 p 12-15)

Surface d'écrasement:

Le plus petit de:


5 x 162 = 1280 mm 2
ou
150/4 x 16 =600 mm 2 (choix)

Br = 15 kN > 14,52 kN, ok

• 143

ANNEXEJ

SPÉCIFICATIONS DE LA PEINTURE

• 144
• X International
ProtolcUng end belutllytng ltI. wo,ld
Intergard
EX serles/EXA208
high build mastic
Protective Coatlngs
Pro du ct data sheet Code Numbers ZE52sene~ZE990193

Intended Uses Protection ot exposed Sleelwo/1( 3ga,nstlumes and spillages 01 mlld aClds, alkahs,
salis, solvents and atrnosphenc COrl'O!ilon.
May be used as tX.uld or finish coat on slJ\Jctural sleel, lanks, plpmg alc . p3rtICuiarly
uselul as a finISh coat due la sern~loss Iil1lsh
Used as an Inlermedlale or finish coat ovor llnc och pmners
Protection of concret!!, masonrf, plaster, etc. as part of a complete epoxy/polyure-
thane based sy,,>tem.
Immersion servICe - consun your Internahonal PalOts rep<El5enlative.
Product Description A Iwo componenl hlgh tX.1l1d polyamide epoxy
Product Information Volume SoUds 58 1: 2"10
Recommended 1i!5-150 1.1 (50-60 mils) equrvalent ta
Dry Film Thlckness 215-260 1.1 (80-'00 mils) wet accordlllg to spoclhcahon
Theoretlcal Coverage 23 2 sq mI1rtre @ 25 1.1 (1117 sq ftJlmp galion/mil)
45 sq mllrtrv @ 1251.1 (223 sq ftJlmp gallon @ 5 mils)
Practlcal Coverage Aliow appropnate Ioss factors
Colour Range
---
Finish Seml-gloss


Application Df'_t_a_lI_s_ _--::M':"'"':'x:-R_a~'-lo_:::_::_~;__::__'--"-vo-lu-me EX senes 101 v'Olume EXA208
Methods of Application
Airless spray Recommended - Tip Sile 21-26 thou loch
- Total output 2500 3000 pSI
0

Ikud p<essura (176-210 kgS!sq cm)


Convenllonal spray Possible but film cc.JlId unlikely 10 be achlcved
Brush or roller Can be used for smalt areas bul film bulld only hkely 10 bc
achaeved by multl coata.
Thlnner ln cold cxmélllOlls, thlrming by up to S"k may IlTl>rove
alrtess spray propertlftS Use Intemaltonal GTA830

Cleaner Uselntemahonal GTA830 (ZE073494).


Pot 11ft 8 hours@ WC (50"F). 6 hOUfS <a> 25"C (77"F).
5 hours @ 35"(; (95°t-1
Dryln; Ume
Substrate Touch Hard Overcoatlrlg Intorval
Temp Dry Dry MInimum Max Regular _4 axl--mërS1on
m ôrmal
.o....:..,-+---"~"-'-

100C (50°F) 10 hrs 48hrs 36 hrs 2mlhs 14 days 48 hrs


25°C (n°F) 3 hrs 16 hrs 16 hrs 1 mth 10 days 24 hrs
350C (9S°F) 3 hrs 12t.iS 12 hrs 14 days 5d ays 24 hrs

Storage and Storage Store in cool. dry oondrtlOOS.


Handllng
Pack Size EX series 16 litres in a 20 blre, " ntres in a" IIlre container
EXA208 " litres III a " IIlre, 1 "tre ln a 1 litre contalller
280C (82"F) - mlxad
,-----
Flash Point
Product Welght BASE 1 6 kgllrtre (16 Ibsllmp gallon) Varies accordll'lg to colour
Cunng AGENT 092 kgl1rtre (9 2 Ibs/lmp gallon).

• 145

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