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INTRODUCTION

Chapitre I : Accord de Bâle et les motivations du Comité de Bâle


Section I : Les concepts de base de l’accord de Bâle
I- Comité de Bâle
II- Ratio Cooke
Section II : Les motivations du Comité de Bâle
Chapitre II : Les modalités de calcul de ratio de solvabilité
Section I : L’analyse technique du numérateur : les fonds propres
Section II : L’analyse technique du dénominateur : les risques pondérés
Chapitre III : Les forces et les faiblesses du ratio Cooke
Section I : Les forces du ratio Cooke
Section II : Les faiblesses du ratio Cooke
I- Les lacunes au niveau des risques
II- Les faiblesses au niveau des pondérations
III- Au niveau des fonds propres

CONCLUSION
INTRODUCTION
Le risque de crédit où risque de défaut de remboursement des prêts
est le plus ancien et, encore aujourd’hui, le principal risque pour une
banque. Durant les années 1980, ce risque a fortement augmenté en
raison de la montée en puissance de divers facteurs :

- La forte augmentation des faillites d’entreprises après les deux


chocs pétroliers,
- La forte baisse de la valeur des actifs des sociétés sous l’effet de la
hausse des taux d’intérêt nominaux et réels,
- La montée des risques pays et la crise de la dette des PVD.

Face à la montée du risque de crédit, le système bancaires et


financier est apparu fragile, comme en témoigne le retour de difficultés
ou de faillites de grandes banques inconnue depuis les années
1930(Continental Illinois en 1984, banques texanes à partir de 1985,
notamment) et la réapparition des crises financières (Krach boursier de
1987 et crises spéculatives sur les marchés des changes). Cette fragilité
était accentuée par la faiblesse relative du montant des fonds propres
des banques, notamment des grandes banques internationales les plus
engagées dans les opérations présentant les risques les plus élevés. De
plus, sous l’effet de la déréglementation financière et du renforcement de
la concurrence entre banques, celles-ci ont été confrontées à une forte

2
érosion de leurs marges, contribuant mécaniquement à la faiblesse des
leurs fonds propres.

Ces événements et ces menaces sur la stabilité du système


bancaire et financier ont conduit le Comité de réglementation bancaire
(Comité de Bâle) à proposer à la communauté bancaire un accord sur
niveau minimum de fonds propres pour les banques internationales.
Ainsi, est né en 1988 l’Accord de Bâle qui a instauré de nouvelles
obligations réglementaires en matière de fonds propres des banques,
connues sous le nom de ratio de capital ou ratio de Cooke. A la phase de
dérégulation financière dont l’objet été d’accroître l’efficience des
marchés bancaires et financiers succédait donc une phase de re-
réglementation financière ayant pour objectif d’accroître la sécurité des
banques et la stabilité du système financier dans son ensemble.

Cette réforme a porté ses fruits :

- Le niveau des fonds propres des banques a nettement augmenté


au cours des années récentes,

- Le ratio de capital s’applique dans très grand nombre de pays, au-


delà des pays du G-101, de sorte que les distorsions de concurrence
entre banques qui pourraient résulter de différences d’exigences en
fonds propres ont été réduites.

1
La Comité de Bâle était composé des représentants des banques centrales et des autorités de surveillance des
pays du Groupe des Dix : Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon, Pays-Bas, Royaume-uni, suède,
Suisse, en plus Luxembourg

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Chapitre I : Accord de Bâle et les motivations du
Comité de Bâle

Section I : Les concepts de base de l’accord de Bâle

I- Comité de Bâle
Le Comité de Bâle ou Comité de Bâle sur le contrôle bancaire est
une institution créée en 1974 par les gouverneurs des banques centrales
du « groupe des Dix » (G10) au sein de la Banque des règlements
internationaux à Bâle. La création du Comité suivait de quelques mois un
incident survenu suite à la liquidation d'une société allemande, incident
qui avait vu cette faillite avoir un effet domino sur certaines autres
banques.

Le comité était initialement appelé le "Comité Cooke", du nom de


Peter Cooke, un directeur de la Banque d'Angleterre qui avait été un des
premiers à proposer sa création et fut son premier président.

Le Comité se réunit quatre fois par an et se compose actuellement


de représentants des banques centrales et des autorités prudentielles
des 13 pays suivants: Allemagne, Belgique, Canada, Espagne, États-
Unis, France, Italie, Japon, Luxembourg, Pays-Bas, Royaume-Uni,
Suède et Suisse.

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Les missions du Comité de Bâle sont:

- Le renforcement de la sécurité et de la fiabilité du système


financier, l’établissement de standards minimaux en matière de contrôle
prudentiel,
- La diffusion et la promotion des meilleures pratiques bancaires et
de surveillance la promotion de la coopération internationale en matière
de contrôle prudentiel.
- Enfin, le Comité joue le rôle de forum informel pour l’échange
d’informations sur l’évolution de la réglementation et des pratiques de
surveillance à l’échelon national ainsi que sur les événements actuels
dans le domaine financier.

II- Ratio Cooke


Les banques se doivent d’être d’une grande solidité financière
compte tenu des effets de l’insolvabilité éventuelle d’une banque sur la
stabilité financière de tout le système.

Cette solidité financière sera essentiellement mesurée par la fait que


la banque a des ressources propres pour pouvoir faire face aux
risques éventuels liés à ses actifs (non remboursements de crédits
distribués par la banque, autres pertes de valeur des actifs).

Si les clients de la banque qui ont déposé chez elle leur argent
(dépôts à vue) en doutent si peu que ce soit, ils risquent de perdre
confiance et de retirer leurs dépôts, précipitant la banque (et tout le
système s’il s’agit d’une banque importante) dans des difficultés
majeures. C’est pourquoi La Banque des règlements internationaux
(BRI) dont le siège est à Bâle (Suisse) a établi un ratio de solvabilité
que toutes les banques doivent continuellement respecter.

Un premier ratio a été créé dès 1988. On l’appelle ratio de Bâle I (ou
ratio Cooke) : il prévoit que les fonds propres de chaque banque doivent
représenter un pourcentage minimum de 8% du montant des crédits
distribués, ceux-ci étant pondérés par leur caractère plus ou moins
risqué.

Section II : Les motivations du comité de Bâle


Avant la mise en place du "ratio Cooke" par la comité de Bâle en
juillet 1988, le ratio de solvabilité ou le ratio minimum de capital pour les
banques existait seulement dans quelques pays 2.
2
En 1988 seul six pays de la CEE ( Belgique, Espagne, France, Luxembourg, Pays-Bas, UK)

5
Chacun parmi ces pays avait d'ailleurs sa propre définition des
fonds propres et sa propre conception du niveau requis en capital par
rapport aux emplois et/ou aux exigibilités des banques.

Les difficultés bancaires des années 80 engendrées à la fois par les


risques souverains ainsi que par l’ouverture, la déréglementation et
l'internationalisation des marchés des capitaux mirent en évidence
l'augmentation importante des risques bancaires , la volatilité des taux
d'intérêt , la compression des marges aggravées par une concurrence
acerbe et la grande disparité existant en matière de fonds propres
bancaires au sein des pays du Groupes des dix (avec 2% seulement de
fonds propres, les banques japonaises pouvait en effet offrir des
prestations à meilleurs prix que les banques des autres pays).

Cette dernière préoccupation fut même à l'origine d'un projet anglo-


américain publié en février 1987 et abandonner depuis.

Ce projet accéléra les travaux du Comité de Bâle qui débouchèrent


en juillet 1988 sur un accord réalisant "la convergence internationale de
la mesure et des normes de fonds propres ".

Le comité de Bâle précisa que deux objectifs fondamentaux avaient


présidé à ses travaux sur la convergence en matière de contrôle
bancaire, il s'agit :

- du renforcement de solidité et de la stabilité du système bancaire


internationale (réduction du risque systématique) ; et,

- de l'atténuation des inégalités concurrentielles, le dispositif devant


" être équitable et présenter un degré de cohérence élevé dans son
application aux banques des différents pays".

Après la publication, par ce Comité, d’un document consultatif en


décembre 1987, le texte définitif fut approuvé par les gouverneurs du
Groupe des Dix et aboutissa à l'accord de Bâle de juillet 1988.

Cet accord instaura un ratio prudentiel minimum dit " ratio Cooke"
(du nom du président du comité) qui défini un rapport minimal entre les
fonds propres des banques et les risques de crédit (de contrepartie)
pondérés selon le nature des opérations.

Au niveau de Communauté Economique Européenne (CEE), les


travaux sur les normes de fonds propres ont été menés a Bruxelles,
parallèlement à ceux de Bâle et en débouché, en 1989, sur l'adoption de

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deux directives : une directive du 17 avril 1989 concernant
l'harmonisation des obligations en matière de fonds propres et une
directive du 18 décembre 1989 relative au ratio solvabilité des
établissements de crédit.

La directive sur le ratio de solvabilité européen diffère peu de


l'Accord de Bâle. Elle a prévu, pareillement, une application échelonnée
dans le temps du niveau minimum de ce ratio qui devrait atteindre au
moins 7.25% à fin 1990 et 8% au premier janvier 1993.

Au Maroc ou le coefficient de solvabilité existait déjà 3, les


réaménagements introduits par l'arrêté du Ministre des Finances du 22
décembre 1992 et la décision réglementaire n°96 du Bank Al Maghrib du
25 décembre 1992 sur ce coefficient s'inspirent largement des définitions
des modalités d'applications prévues par l'Accord de Bâle sur le ratio
Cooke.

Les modalités d'applications du ratio Cooke par les différents pays


dont le notre, ont fait l'objet d'interprétations quasi-similaires :

- en effet, dans la plupart des pays, toutes les banques sont


soumises aux exigences de ce ratio alors que l'Accord de Bâle
s'adressait aux seules banques internationales.

- par ailleurs les calculs s'y rapportant ont été conçus dans un esprit
"consolidé" seulement alors qu'ils sont souvent imposés par les autorités
de surveillance sur des bases individuelles et consolidées comme c'est
le cas au Maroc.

3
Le cœfficient de solvabilité marocain obligeait les banques à conserver un rapport minimum qui ne pouvait être
inférieur à 5,5% entre leur surface nette et leurs exigibilités.

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Chapitre II : Les modalités de calcul de ratio de
solvabilité
Au Maroc, le ratio de solvabilité s’applique à tous les établissements
crédit. Sa formule est celle du ratio Cooke.

Ce coefficient est défini par Bank Al-Maghrib comme étant un


rapport minimum, fixe à 8% devant être respecté, en permanence, par
les établissements de crédit entre d’une part, le total de leurs fonds
propres et d’autre part, les éléments de leurs actif et leurs engagements
par signature, affectés d’un taux de pondération en fonction de leur
degré de risque (risques pondérés). Sa formule est donc établie comme
suite :

FONDS PROPRES

RATIO DE SOLVABILITE = ≥8%

RISQUES PONDERES

Section I : L’analyse technique du numérateur : les fonds


propres

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L’article 1 de la décision réglementaire n°96 de bank Al Maghreb
relative au coefficient minimum de solvabilité a défini les fonds propres
du numérateur comme étant constitués :

Eléments à inclure

-du total formé par le capital social,

-les réserves,

- le report a nouveau créditeur,

- les provisions ayant supporté l’impôt,

- les provisions pour risques généraux

-Les provisions pour constriction ou acquisition de logements


destinés au personnel.

Elément à déduire

- la part non libérée du capital social,


- des pertes de l’exercice,
- du report à nouveau débiteur,
- des frais d’établissement nets des amortissements,
- des immobilisations incorporelles nettes des amortissements et
des provisions pour dépréciation,
- des titres de placement, de participation et de filiales détenus dans
le capital des autres établissements bancaires,des organismes financiers
spécialisés ou des institutions bancaires étrangères, nets des provisions
pour dépréciation.
- et des dotations aux filiales, succursales et agences bancaires à
l’étranger, nette des provisions pour dépréciation.

Comparativement à l’Accord de Bâle de juillet 1988 et à la directive


européenne de 17 avril 1989 concernant les fonds propres des
établissements de crédit, cette définition ne reprend que « le noyau des
fonds propres » ou trier 1 comprenant le capital et le réserves publiées et
fait abstraction des « fonds propres complémentaires » ou trier 2 prévus
par Bâle et Bruxelles qui englobent les autres types de réserves ainsi
que divers instruments financiers de dette ou de titrisation.

Notons que ces fonds propres complémentaires peuvent


représenter jusqu’à 50% du total des ressources retenues d’une banque.

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Les établissements de crédit marocains, contrairement à leurs
confrères des pays de l’OCDE4 n’ont donc pas la possibilité de conforter
leurs fonds propres par des souscriptions d’emprunts sur titres
subordonnés.

A ces possibilités que confèrent les marchés des capitaux sur les
différentes places internationales, s’ajoutent les mécanismes relatifs à la
titrisation des créances qui ont connu un essor considérable grâce à des
lois et des règlements spécifiques s’y rapportant, qui n’existent pas, à ce
jour, au Maroc.

Il convient de noter, cependant, que Bâle et Bruxelles mettent


l’accent sur le « noyau » dur « car » on lui reconnaît la meilleure qualité
en raison de la connaissance que l’on a de son montant nominal, de sa
relative stabilité et de sa disponibilité immédiate pour éponger les pertes
d’une banque continuant à exercer son activité. Les efforts des
établissements de crédits marocains, concentré exclusivement sur leur
noyau de fonds propres.

Section II : L’analyse technique du dénominateur : les


risques pondérés
Le dénominateur du ratio de solvabilité (ici ratio Cooke) vise à
mesurer essentiellement le risque du crédit, c’est-à-dire les risques de
défaillances des contreparties et subsidiairement le risque souverain.

Il ne prend pas en compte d’autres catégories de risques tels le


risque de taux d’intérêt, taux de change.

Les emplois des bancaire y sont subdivisés en 2 catégories :

- les actifs figurant au bilan


- les engagements hors bilan.

I- les éléments figurant au bilan


Ces élément sont pondérés en fonction de plusieurs critères dont
principalement :

- la nature même de l’élément : avoirs en caisse, créances, titres,


immobilisations…

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Organisation de Coopération et de Développement Economique

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- la qualité du débiteur : Etats, banques centrales, banques
multilatérales de développement, collectivités locales, banques et
entreprises ;
- le risque souverain selon l’appartenance ou non du débiteur aux
pays de l’OCDE;
- la durée de certains engagements…

A l’actif, les risques pondérés sont calculés selon la formule


suivante :

Eléments de l’actif Quotité de Risque pondéré


contrepartie
X =

Au Maroc, 5 coefficients de pondérations ont été retenus


(0%,4%,20%,50%,100%).

Le taux de 10% prévu par la convention de Bâle et par la directive


de l’U.E.E correspondante n’a pas été retenu.

A- Eléments de l’actif pondérés à 0%

- les créances sur Bank Al-Maghrib et les autres banques centrales


des pays membres de l’OCDE;
- les créances sur l’Etats marocain et les Etats membres de l’OCDE
et assimilés ;
- créances garanties par l'Etat.

B- Eléments de l’actif pondérés à 20%

- Créance sur les établissements bancaires marocains ou sur les


organismes financiers spécialisés (CIH);

- Créances sur les banques installées dans les pays de al zone A 5;

- Créances inférieures à 12 mois sur les banques installées dans les


pays de la zone B6.

C- Eléments de l’actif pondérés à 50%

- crédit hypothécaires couvert par un bien immobilier à usage de


logement;
5
Pays de la zone A: pays de l'OCDE ou pays non membres de l'OCDE et qui ont conclu des accords de prêts
avec le FMI dans le cadre d'accords généraux d'emprunt.
6
Pays de la zone B: pays autres que ceux de la zone A.

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- Les crédits-bails immobiliers.

D- Eléments de l’actif pondérés à 100%

- crédits distribués à la clientèle;


- crédits mobiliers.

II- les engagements hors bilan


La convention de Bâle de juillet 1988 ainsi que la directive
européenne de décembre 1989 avaient prévu que les engagements hors
bilan soient d’abord transformés en équivalent risques crédit par un
facteur de conversion avent d’être pondérés comme les actifs figurant au
bilan.

Selon ces textes les risques pondérés en hors bilan sont obtenus
par la formule suivante :

Engagements Facteur de Quotité de Risque pondéré


hors
X - bilan X Conversion X Contrepartie =

Equivalent Risque Crédit

La circulaire de Bank Al-Maghreb relative au coefficient de


solvabilité a simplifié cette formule en fusionnant le facteur de
conversion et la quotité contrepartie en une quotité donnée, déjà
calculée.

Au Maroc, la formule ci-dessus devient donc :


Engagements Quotité de Risque pondéré
hors bilan X Contrepartie =

(A) Quotité de 0%

Identique à celle des engagements figurant au bilan.

(B) Quotité de 4%

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Les crédits documentaires import ouverts sur ordre des banques
marocaines, garantis par les marchandises correspondantes.

(C) Quotité de 20%

- les crédits documentaires export confirmés ;


- les engagements d’achat des titres émis par les établissements de
crédit;
- les engagements de rachat de titres émie par les établissements
de crédit, vendus à réméré.

(D) Quotité de 50%

Cautions de marchés publics en faveur de la clientèle (nettes de


provisions constituées par celle-ci).

(E) Quotité de 100%

Engagements par signature supérieurs à 12 mois en faveur des


banques de la zone B.

Chapitre III : Les forces et les faiblesses du ratio Cooke

Section I : Les forces du ratio Cooke


- les contraintes qu'il a imposées sur les fonds propres des banques
ont permis de mieux couvrir les engagements pris par celles-ci et de
contrecarrer les tentations de réduire continuellement le base du capital
pour maintenir la rentabilité des fonds investis, et ce d'autant que la
concurrence interbancaire est devenue acerbe et que les marges
bancaires sont de plus en plus réduites.

- le ratio Cooke a eu un effet incontestable sur le comportement des


banquiers par une prise de conscience accrue de leurs risques et de la
nécessité d'améliorer leur rentabilité par une gestion a la fois efficiente
de leur actif et de leur passif et plus respectueuse des équilibres du
bilan.

- il a, par ailleurs, permis l'atténuation des inégalités concurrentielles


entre pays par une certaine harmonisation des règles prudentielles dont,
pratiquement, tous s'inspire aujourd'hui.

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Section II : Les faiblesses du ratio Cooke

I- Les lacunes au niveau des risques


- Le ratio Cooke ne prend en considération que les risques d'une
défaillance de la contrepartie et les risques pays et ne traite pas des
autres (risque de taux, de change, d'illiquidité de placement des titres
etc.).

- l'érosion des marges d'une part, et la recherche d'une meilleure


rémunération des fonds propres (dont l'augmentation conditionne
aujourd'hui celle des actifs bancaires) d'autre part, peuvent amener
paradoxalement les banques à prendre des risques élevés car mieux
rémunérés.

II- Les faiblesses au niveau des pondérations.


Il avantage, par ailleurs les banques (même les plus petits) sur les
entreprises (y compris les multinationales) .au sein de ces derniers il ne
fait pas de distinction entre les entreprises fragiles et celles qui sont plus
solides ni entre PME et les grandes entreprises.

III- Au niveau des fonds propres .


Le ratio Cooke intègre dans le fond propre des réserves et des
instruments de dettes qui font l'objet d'importantes distorsions entre pays
:

- des réserves de réévaluation d'immeubles destinés à l'usage


propre des banques

- des plus values latentes résultant de la différence entre valeur de


marché et valeur historique de titre détenus par la banque

Il est a noté enfin, qu'au Maroc, la distorsion dans ce domaine est


plus accusée dans la mesures la décision réglementaire sur le ratio de
solvabilité n'a pas retenu ces fonds propres complémentaires qui
peuvent pourtant atteindre 50% des fonds propres minimums exigés.

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CONCLUSION
En 1999 le comité de Bâle a décidé la refonte du ratio de solvabilité
en sur plusieurs objectifs à savoir : continuer à promouvoir la sécurité et
la solidité du système financier, continuer à renforcer l'égalité des
conditions de concurrence internationale, constituer une méthode plus
exhaustive pour le traitement des risques.

Dans ce contexte, Bâle II a eu comme premier objectif


l'augmentation de la sensibilité aux risques. Après plusieurs années de
préparation, l'accord de Bâle a été finalisé en 2005 et a été traduit dans
une directive européenne, et il a été totalement d'application dans l'union
au 1er janvier 2007.

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Bibliographie
A, BERRADA, Les nouvelles reformes
bancaires, Edition SECEA.
A, BERRADA, Les techniques de banque,
de crédit et de commerce extérieur au Maroc,
Edition SECEA, 5ème édition, 2007.
M, DIETSCA et J, RETER, Mesure et
gestion du crédit dans les institutions financier,
Edition Revue Banque
Webographie
www.bis.org

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