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Université du Littoral côte d’Opale

Département économie et gestion

Licence Gestion internationale et logistique

La Logistique durable

Réalisé par : M. NAKHLY MOAD.

Encadré par : M. Jean Bernard Boyabe.

1
Plan :

Remerciements :
Introduction :
Chapitre I : la logistique et le développement durable

Section 1 : la logistique

Section 2 : L’évolution de la logistique au fil du temps

Section 3 : Le développement durable et la gestion de la chaîne logistique

Section 4 : Les caractéristiques de la logistique durable.

Chapitre II : Vers une chaine logistique durable

Section 1 : Objectifs de la logistique durable

Section 2 : Les leviers de la logistique durable

Section 3 : La chaine logistique durable


Conclusion

Bibliographie-Webographie

2
Table des abréviations

Abréviation Intitulé
FMS Flexible Manufacturing System

JAT Just à temps

MRP Manufacturing resources planning

ERP enterprise resource planning

SRM Supplier Relationship Management

CRM customer relationship management

EDI Echange des données informatisé

RSE La responsabilité sociétale des entreprises

GSCM Green Supply chain Management

CRFR Collaborative planning, forecasting, and replenishment

ISO Organisation internationale de normalization

COP Conférence des parties

GES Gazes à effets de serres

SA Société anonyme

3
Table des figures :

Figure 1 : Les trois piliers du développement durable...13


Figure 2 : Concept de la logistique durable……………15
Figure 3 : Les caractéristiques de la logistique verte…..16
Figure 4 : GSCM dans une chaîne log traditionnelle…18
Figure 5 : Le Levier « Fiabilité logistique »……………..20
Figure 6 Exemples d’indicateurs de fiabilité logistique…20
Figure 7 Le levier efficience logistique……………………23
Figure 8 Exemples d’indicateurs d’efficience………...….23
Figure 9 : le levier réactivité logistique…………………...24
Figure 10 : Le levier eco-logistique...........................…...25
Figure 11 Exemples d’indicateurs eco-logistique………...25

4
Remerciement :

je tiens à exprimer mes remerciements aux personnes dont le soutien et les encouragements ont
été clés dans la réussite de mon rapport. C’est aussi grâce à leur entière disposition et à leurs
conseils que le présent travail a pu être mené dans de bonnes conditions.

Tout d’abord, j’adresse mes remerciements les plus sincères à mon encadrant M BOYABE
pour ses efforts, sa disponibilité, sa générosité, pour ses remarques pertinentes et pour avoir
bien voulu partager ses connaissances qui m’ont aidé à élaborer le présent rapport.

Aussi je remercie très sincèrement l’ensemble des employés de L’université du littoral Côte
d’Opale et surtout monsieur FANKAM et Mme Lydia de nous avoir procuré une très grande
opportunité d’acquisition de notre savoir théorique et aussi pratique.

5
Introduction :

La globalisation de l’économie a largement contribué ces dernières années à l’amélioration de


la compétitivité des entreprises (réduction des coûts de production dans les pays à bas coûts par
exemple) ainsi qu’à la conquête et au développement de nouveaux marchés dans les pays
étrangers, industrialisés et émergents. Le développement de l’économie à l’échelle mondiale
n’est pourtant pas sans conséquences sur l’environnement, la santé humaine et le bien-être
social. En effet, la consommation des ressources naturelles telles que les énergies fossiles, l’eau,
le bois, etc. ne cesse d’augmenter (en Chine et aux Etats-Unis par exemple) alors que leur
abondance dans la nature ne cesse de diminuer. Les activités industrielles, de transformation et
de transport des produits en particulier, ont par ailleurs contribué et contribuent encore à la
pollution des sols, des eaux et de l’air, générant des problèmes écologiques (déforestations,
réchauffement climatique, écotoxicité, …) et de santé (problèmes respiratoires, cancers, …)
graves. De plus en plus conscients des dégâts écologiques et des problèmes sociaux
occasionnés, les consommateurs, les syndicats, les gouvernements et les autres parties
prenantes de l’entreprise (investisseurs, partenaires logistiques, etc.) Exigent aujourd’hui un
développement économique plus respectueux de l’environnement et de la société, autrement dit
un développement « durable ». Nous abordons dans notre travail de recherche, entamé dans le
cadre d’un mémoire encadré par M. BOYABE, sous thème « La logistique durable ». Dès lors,
notre objectif est d’étudier les aspects économiques, sociaux et environnementaux de la
logistique, Aussi l’effet de la logistique durable sur le fonctionnement de l’entreprise, tout en
répondant à la question suivante :

Dans quelle mesure les entreprises françaises sont impliquées à l’échelle de la logistique
durable ?

6
Chapitre I : la logistique et le développement durable

Lors de ce chapitre nous allons se focaliser sur la définition de la logistique, la logistique


durable, le développement durable, tout en précisant l’interaction entre ces deux termes, aussi
en précisant les caractéristiques de ces derniers.

Section 1 : la logistique

Section 1 : la logistique

La logistique1 est une activité de services qui a pour objet de gérer les flux de matières
en mettant à disposition et en gérant des ressources correspondant aux besoins, aux
conditions économiques et pour une qualité de service déterminée, dans des conditions
de sécurité et de sûreté satisfaisantes. La logistique a pour objet de satisfaire des
demandes ou des commandes qui portent sur la gestion de matières (transport,
emballage, stockage..), et des flux d’informations associés (notion de traçabilité). Elle
est en charge de la gestion des moyens qui permettent d’atteindre cet objectif
(matériels, machines,…) et mobilise des ressources (humaines, financières,…) pour y
parvenir

La fonction logistique s’identifie par rapport au secteur dans lequel elle est employée.
Par conséquent, celle utilisée dans les processus d’approvisionnement, de production,
de distribution, et du retour concerne le domaine de la gestion managériale des
entreprises. Elle est spécifiquement appelée la logistique des biens et services.

Au sein d’une entreprise, la fonction logistique des biens et services se devises-en :

 La logistique d’approvisionnement :
L’approvisionnement désigne toute activité qui contribue à l’acquisition des
matières/ services dont l’entreprise a besoin pour assurer son fonctionnement. Dans

1
http://www.techno-science.net/?onglet=glossaire&definition=868

7
ce contexte, la logistique s’occupe de la détermination des : Quantités de
commande, les sources d’approvisionnement (Appel aux fournisseurs), les achats
(passation des commandes), la base de données, la gestion des zones de stockage et
des stocks disponibles.

 La logistique des chaînes de production :


La chaîne de production est la chaine des ressources matérielles de l’entreprise
(machines, équipements,..) et technologiques utilisés pour la transformation des
matières premières en produits semi-finis et/ou finis. La logistique des chaines de
production gère :

 la planification des besoins en composants nécessaires pour la


fabrication des biens concernés
 Les stocks des en-cours et de produits semi-finis
 Les données techniques de la production
 L’ordonnancement et planification de la production
 manutentions entre unités de fabrication.
 La logistique de distribution :
La distribution s’agit de l’acheminement des produits finis vers les marchés de
consommateurs cibles. La logistique de distribution rassemble les activités mises en
œuvre pour satisfaire le besoin des consommateurs en produits finis. Elle assure la
bonne gestion des:

 Ventes : Commandes, délais , livraisons, engagements,..


 Stocks des produits finis
 Commandes : Conditionnement, emballage,..
 Réseaux de distribution : Plateformes, points de ventes,..

 La logistique de retour (Reverse Logistics) :


Elle concerne la gestion optimisée des flux de retours des produits défectueux ou non
conformes, d’emballages vides, de marchandises hors d'usage, en débutant par le lieu
de consommation finale jusqu’au lieu de production (flux dès consommateur vers le
producteur). Ces unités sont mises à la transformation, changement de nature,
réparation, réutilisation, ou recyclage.

8
Lorsqu’il s’agit des matières dangereuses, la logistique de retour fait appel à la
destruction finale.

La logistique de retour a un rôle plus important. Par exemple, dans :

 Les entreprises brassicoles : bouteilles et casiers vides


 Les entreprises productives des produits chimiques : emballages usagés
pour destruction.
 Les entreprises d’appareillages électroniques

Section 2 : l’évolution de la logistique au fil du temps

Nous allons traiter lors de ce chapitre, l’évolution de la logistique, tout en répondant aux
questions suivantes :

L’évolution de la logistique ! Quelle est-elle ? Comment sommes-nous arrivés aux systèmes


et organisations que nous rencontrons ?

1. historique de la logistique :

La logistique est à l'origine la "science du calcul"2. La logistique organisée, outillée, est un


héritage historique, des passés militaires. Les forces armées "modernes" qui ne vivent plus
opportunément sur le territoire conquis, mais emportent leur nécessaire créent l'intendance,
fonction support indispensable aux unités combattantes de plus en plus sophistiquées. Fonction
peu considérée elle est "condamnée" à suivre le rythme de progression des unités qu'elle
soutient et approvisionne. La considération des services constituant la logistique, dans
l'entreprise a été long à venir. Éclatée dans des spécialités ou métiers différents, pas encore
coordonnée cette fonction à gagné depuis peu ses lettres de noblesse. Aujourd'hui, la logistique
se réclame fonction stratégique, comme de nombreuses autres

2. La Logistique fonction ou Logistique Intégrée (de 1975 à 1990)

Les années 70 sont le début d’une stabilisation de l’économie et nous nous retrouvons face à
un marché qui a les caractéristiques suivantes :

 Prévisions de ventes relativement fiables


 Les priorités du producteur sont: la qualité et la flexibilité
 Durée de vie du produit: moyenne
 Choix du client : diversifié

2
Livre « Audit combiné Qualité »

9
 Domaine du marché: continentale
 « Le client est Roi »
 Philosophie managériale: 0 stocks et 0 défauts.

Les paramètres économiques 3créent une situation où la concurrence va s’accroître. La lente


saturation du marché fait que le client devient plus regardant sur la qualité des produits dont il
a besoin. Ainsi les entreprises vont commencer à se pencher plus sérieusement sur les deux
aspects énoncés ci-avant: la qualité et la flexibilité.

L’entreprise va donc devoir réaliser un produit de meilleure qualité, dans des quantités plus
petites et plus diversifiées (du fait de l’augmentation de la diversité de l’offre) tout en ayant une
situation économiquement viable.

Cette problématique va forcer les entreprises à mener une réflexion plus approfondie pour
continuer à générer le même niveau de profit. Ainsi va voir le jour des concepts comme
le F.M.S (Flexible Manufacturing System), le juste à temps (J.A.T)…

Parallèlement, des outils mathématiques vont être développés afin de réduire les coûts
logistiques (exemple : détermination des quantités à produire avec l’outil MRP ).

De plus, la considération de la logistique va évoluer elle aussi. L’informatisation de l’entreprise


et l’arrivée des premiers ERP (Enterprise Resource Planning) va permettre un début
de décloisonnement ainsi qu’une lente prise de conscience du rôle transversal de la fonction
logistique.

La prise de conscience de l’importance de la logistique va se traduire par un regroupement des


opérations en : « Logistique Amont » et « Logistique Aval ». Cette modification de
l’organisation oriente la fonction logistique vers un rôle plus tactique en raisonnant en flux
d’entrée et flux de sortie.

Enfin, les années 80 marquent le début de l’évolution de la considération des fournisseurs et


clients. On commence à entendre parler de « partenariats » avec ceux-ci et La notion
de SRM (Supplier Relationship Management) fait son apparition.

3. La Logistique Processus ou Logistique coopéré (à partir des années 90)

A partir des années 90, la logistique va connaitre une importante évolution.

La situation concurrentielle est de plus en plus forte du fait de la baisse de la demande. Le


comportement des consommateurs est très incertain et l’entreprise se voit obligée de toujours
plus personnaliser son offre.

3
http://logistique-pour-tous.fr/les-evolutions-de-la-logistique/

10
Le marché lui est désormais mondial. Il regorge d’une multitude de produits plus ou moins
différents et a des prix toujours plus attractifs.

L’objectif des producteurs est donc:

 de trouver de nouveaux marchés


 de fournir un produit d’une qualité toujours supérieure
 de réduire au maximum ses coûts
 de coller à la demande des clients en s’assurant d’avoir un temps de réponse le plus
court possible (volatilité importante du consommateur).
Pour réussir à remplir ses objectifs les entreprises vont devoir aller au-delà de la simple relation
« marchande » et ainsi créer de réels partenariats avec les fournisseurs, clients et même
concurrents (exemple: partenariat entre Peugeot et General Motors).

11
Section 3 : Le développement durable et la gestion de la chaîne logistique.

Nous abordons dans cette section les concepts et définitions liés au développement
durable, la RSE et la chaîne logistique durable. Nous présentons, par ailleurs, les
critères qui caractérisent la performance des chaînes logistiques durables et nous
exposons les méthodes d’évaluation de la performance multicritères les plus
populaires dans la littérature, en vue d’analyser leur apport potentiel à notre travail
de recherche.

Le développement durable :


Le développement durable est un mode de développement qui répond aux besoins du présent
sans compromettre la capacité des générations futures.
Un concept est inhérents à cette notion : le concept de «besoins», et plus particulièrement des
besoins essentiels des plus démunis, à qu’il convient d’accorder la plus grande priorité, l’idée
des limitations que l’état de nos techniques et de notre organisation sociale impose sur la
capacité de l’environnement à répondre aux besoins actuels et à venir4.

Selon cette définition, deux mots clés peuvent être identifiés : le développement et la durabilité.
Le développement signifie que les activités actuelles doivent satisfaire les besoins du présent et
avoir la capacité de répondre à ceux du futur. Cependant, ces activités sont conditionnées par
un autre principe : la durabilité. Cette contrainte est une manière de s’assurer que le
développement soit capable de se dérouler à long terme, mais pas simplement sur une courte
période. C’est la raison pour laquelle le sujet du « Développement Durable » a été beaucoup
examiné dans tous les domaines depuis les dernières années. Il est devenu un problème au
niveau des Etats et touche également les entreprises.

Le terme Développement Durable peut s’analyser selon trois dimensions :

4
http://www.assemblee-nationale.fr/12/controle/delat/developpement_durable.asp

12
1
Environnementale

Figure 1 : Les trois piliers du développement durable (Stevens, 2006)

1 : Effets de l’activité économique sur l’environnement (par exemple, utilisation des ressources,
rejets de polluants, déchets).

2 : Services apportés à l’économie par l’environnement ( par exemple : ressources naturelles ,


fonctions de puits, contribution à l’efficience économique et à l’emploi)

3 : Services apportés à la société par l’environnement ( par exemple : accès aux ressources et
aux aménités, contribution à la santé et aux conditions de vie et de travail )

4 : Effets des variables sociales sur l’environnement (par exemple, changements


démographiques, modes de consommation, éducation et information en matière
d’environnement, cadres institutionnels et juridiques)

5 : Effets des variables sociales sur l’économie (par exemple : structure de la main-d’œuvre, de
la population et des ménages, éducation et formation, niveaux de consommation, cadres
institutionnels et juridiques)

6 : Effets de l’activité économique sur la société (par exemple : niveau de revenu, équité,
emploi)

On peut dire à propos de cette figure que le développement durable a trois enjeux :
• les enjeux économiques :

Le développement durable devrait permettre d’intégrer des préoccupations autres


que financières dans le fonctionnement des acteurs économiques. Du fait de la
répartition inégale de la richesse produite entre les pays et entre les couches

13
sociales d’un même pays, l’enjeu économique consisterait à redonner à l’économie
sa place dans la société.

• Les enjeux environnementaux :


Ils concernent essentiellement:
- Le réchauffement climatique et ses conséquences : montée du niveau de la mer,
augmentation de la fréquence et de la puissance d’évènements climatiques violents
(tempêtes, inondations, canicules, ...). Les scientifiques prévoient une augmentation de la
température de 1.4 à 5.8 degrés d’ici 2100.

• Les enjeux sociaux :


Ils concernent entre autres, l’accroissement des inégalités au niveau mondial (20 %
de la population concentre 80 % des richesses produites annuellement), la pauvreté
et l’accès aux besoins fondamentaux (eau potable, nourriture, logement, travail,
soins, éducation, etc.). A titre d’exemples, plus d’un milliard de personnes vivent
avec moins de un dollar par jour et sont privées d’accès aux besoins fondamentaux
et un européen sur six vit dans la pauvreté, les maladies hydriques provoquent 2,2
millions de morts par an (dont 1,5 million d’enfants).

Mais la questionne qui se pose est : quelle sont les raisons qui pousse une entreprise à appliquer
cette démarche de développement durable ?

Nous essayerons de répondre à cette question, il faut parler de principales causes grâce aux
entreprises pratiquant cette démarche :

 Prévenir et maîtriser les risques environnementaux et sociaux :


C.-à-d. faire face à Aux risques environnementaux qui peuvent influencer l’activité de
l’entreprise.

 Prendre en compte les besoins des clients/consommateurs de manière plus globale et plus
pérenne : détecter les différents types des besoins et estimations pour quelle puisse répondre à
ce besoin afin de fidéliser ses clients et de :

► Valoriser son image et préserver son crédit dans la société (avoir l’image d’une entreprise
sociétale).

► Mobiliser le personnel pour s’engager dans une démarche volontaire et responsable.

► Innover, être performante : être toujours présent sur le marché et garder toujours l’esprit
d’innovation dans le cadre d’une flexibilité général.

► Réduire ses coûts : réduire les différents coûts liés à la production d’un produit ou un service.

14
I. La logistique durable

Fort de l’émergence du concept de développement durable, la logistique n’est plus


uniquement concernée par l’atteinte d’objectifs économiques mais doit intégrer aussi
des objectifs environnementaux. Ainsi, la notion de logistique durable :
devient une préoccupation aussi bien pour les entreprises que pour le pouvoir politique.
De ce fait, dans le paragraphe suivant, nous allons d’abord introduire le concept de la
logistique durable, et ainsi souligner les activités de la gaine logistique Ecologique, afin
d’aboutir à ce que l’on nomme une Green Supply Chain dans la section suivant.

 La logistique durable :

Comme pour le développement durable, la logistique durable est une discipline qui
prend en compte à la fois les contraintes économiques, écologiques et sociales lors
de l’élaboration des décisions logistiques, voir la Figure 2 .

Sociale :

Sécurité, Condition de
travail, Egalité…

LOGISTIQUE
Economique : Ecologique :
DURABLE
Croissance, Emission de GES,
Efficacité, Pollution de l’eau,
Compétitivité, Occupation du sol,
Rentabilité… Déchets…

Figure 2 : Concept de la logistique durable

15
A cette fin, certaines études cherchent à élaborer des modèles d’aide à la décision pour
concevoir une chaîne logistique durable. Par exemple, (Chardine-Baumann et Botta-Genoulaz,
2010) propose une approche multicritères qui aide les décideurs à choisir les pratiques
logistiques en respectant les questions de développement durable. En principe, l’approche
consiste d’abord à identifier les pratiques logistiques potentielles à mettre en œuvre, puis à
évaluer ces pratiques en déterminant leur impact pondéré selon les trois dimensions suivantes :
écologique, économique et sociale. Ce type d’approche permet aux décideurs de classifier les
pratiques en fonction des critères du développement durable, par exemple pour la dimension
environnementale : management (budget, certification, etc.), ressources (énergie, etc.),
pollution (air, eau, etc.), danger (les matières dangereuses) et nature (biodiversité, etc.), comme
c’est illustré dans cette étude.

Or, parmi les trois piliers de la Figure 2.2 l’écologie a connu un intérêt croissant de la part de
la communauté scientifique. Ainsi, à travers une revue des 191 articles de 1994 à 2007
concernant le terme SSC, (Seuring et Müller, 2008) trouvent que près de 90% des études
analysées discutent des problèmes environnementaux.

De plus, la réduction des émissions de CO2 est un objectif important de la logistique durable.

Le GSCM (Green Supply Chain Management)5, comme son nom l’indique, a pour objectif de
rendre les activités dans la chaîne logistique plus écologique. Ce n’est pas un sujet récent dans
le domaine de la logistique. Par exemple (Bloemhof-Ruwaard et al. 1995) définissent les
activités principales du GSCM au fil des flux produits dans la chaîne, des matières premières à
la fin de vie du produit, voir la Figure 3

Figure 3 : GSCM dans une chaîne logistique traditionnelle.

5
Shenle Pan. Contribution _a la dentition et a l'évaluation de la mutualisation de chaines logistiques pour réduire les émissions de CO2 du
transport : application au cas de la grande distribution. Business administration. Ecole Nationale Supérieure des Mines de Paris, 2010.
French. <NNT : 2010ENMP0051>. <pastel-00566265>

16
La Figure 3 montre que le GSCM est composé de plusieurs activités logistiques. Parmi ces
sujets, indiquent que le terme « green » s’est accru dans les publications mais que la plupart des
travaux sont basés sur la logistique des retours (Reverse Logistiques) et le système de recyclage,
le transport ayant reçu relativement moins d’attention sur cette période. Or, le transport doit
être étudié précisément pour répondre aux objectifs du GSCM, car, d’une part, la croissance du
transport de marchandises est forte et cette tendance se poursuit, et d'autre part, il s’agit d’une
activité qui contribue massivement aux émissions de CO2 par rapport aux autres activités de la
logistique

Section 4 : Les caractéristiques de la logistique durable :

La logistique durable est une démarche qui se résume en ces mots : « Faire mieux avec moins
de ressources ». Il s’agit de garantir la survie des processus logistiques dans le temps en
réduisant autant que l’on peut la densité et la diversité des opérations, des activités et des
produits :
Moins de matières premières :

 utilisation de matériaux recyclables…


 Recours aux moyens matériels et infrastructures les moins énergivores : meilleur
détermination des moyens de transport, amélioration du taux de remplissage des
véhicules de transport…
 Moins de flux de transport : optimisation des trajets, réduction des congestions
routières, meilleure détermination des réseaux de distribution, optimisation du
conditionnement et emballage des chargements…
 Adoption des stratégies collaboratives au niveau national ou régional : cross-docking,
gestion partagée des approvisionnements, gestion mutualisée des
approvisionnements, stratégie CPFR…

Une logistique durable bien appliquée se traduit généralement par des gains économiques
conséquents (réduction des coûts) et une accélération notoire des flux (réduction des files
d’attentes, réduction du nombre de flux…)
La logistique verte se traduit par l’intégration de la démarche écologique dans la gestion
des processus logistiques. Cette association entre « logistique » et « écologie » a donnée
naissance à l’éco-logistique ou Logistique verte. La logistique verte s’étend au-delà des
simples caractéristiques d’une logistique durable avec une finalité : réduire l’impact des
activités de logistique et transport sur l’environnement.

17
La démarche écologique dans la gestion des processus logistiques s’étend sur tout le cycle de
vie du produit. De l’extraction des matières premières, en passant par les étapes de
transformation, stockage, transport, mise sur le marché, utilisation et destruction en fin de vie,
l’éco-logistique se traduit par l’emploi de matières premières écologiques, l’utilisation des
énergies propres ou renouvelables, l’utilisation de matériaux recyclables dans la fabrication, la
réduction de la pollution et des émissions de gaz, traitement moderne des flux d’informations
(moins de papiers pour plus de numérique), prise en charge des marchandises retournée ou en
fin de vie (moins de déchets et plus de recyclage).

FIGURE 4 : Les caractéristiques de la logistique verte

18
Chapitre II : Vers une chaine logistique durable

Nous abordons dans ce chapitre les Objectifs de la logistique durable, Les leviers de la
logistique durable, La chaine logistique durable, charte marocaine en faveur de la logistique
durable, tout en se focalisant sur la dernière section, à fin de bien répondre à notre
problématique qui est Le degré d’implication des entreprises marocaines à l’échelle de la
logistique durable .Car lors de cette section, nous allons présenter des stratégies adoptés par des
entreprises marocaines ou multinationales implantés au Maroc, qui visent à obtenir l’image
d’une entreprise citoyenne, qui respecte l’environnement.

Section 1 : Objectifs de la logistique durable

Au sens large6, une chaine logistique durable fait référence à la gestion d'exploitation des
installations, le transport et les effets environnementaux de toutes les installations d'une chaîne
logistique, c'est-à-dire la contrainte de protection de l'environnement. Son but est d'ajouter la
conscience de la protection de l'environnement dans la production et le transport, afin
d'améliorer l'avantage concurrentiel de la chaîne logistique en ce qui concerne les effets
environnementaux. Brièvement, on va citer quelques objectifs de la logistique durable :

 Répondre à la demande du marché


Dans les systèmes productifs actuels, satisfaire la demande nécessite le plus souvent une
organisation en flux tendus qui a pour conséquence d’augmenter les rotations de volumes
réduits ce qui mobilise plus de véhicules et d’entrepôts.

 Répondre à l’exigence écologique


Respecter cet objectif nécessite de réduire la consommation énergétique globale de la chaîne.
La massification des flux permet d’optimiser les volumes transportés et stockés et donc de
réduire les distances parcourues et les rotations. Cette logique est intrinsèquement multimodale
sur la chaîne logistique.
 Repenser les circuits

6
http://www.faq-logistique.com/GCL-Logiguide-Vol10Num06-Chaine-Logistique-Verte.htm

19
L’éco logistique intègre des flux à double sens qui nécessitent une organisation plus complexe
et le développement de collaborations pour gérer les retours de biens et d’emballages. Le retour
des déchets implique une logistique adaptée.

Section 2 : les leviers de la logistique durable

Les leviers logistiques7 font le lien entre les objectifs stratégiques et la performance de la supply
chain. Réciproquement, ils permettent d’inscrire la logistique dans la stratégie. Ils permettent
aussi de lier les performances individuelles et collectives dans le but d’améliorer la performance
globale de la chaîne logistique.

Au nombre de 4, les leviers logistiques portent sur la fiabilité, l’efficience, la réactivité et le


respect de l’environnement comme composantes clés de la logistique durable.

Chaque levier se compose d’un ensemble cohérent d’indicateurs, de variables d’action et de


plans d’action contribuant à l’atteinte des objectifs fixés.

Pour agir sur la performance logistique, il est important de comprendre le fonctionnement des
leviers au niveau local et global. Les relations de cause à effet ainsi que les interactions entre
les fonctions internes et externes de la supply chain jouent également un rôle déterminant.

Levier N°1 : La fiabilité logistique

Une organisation est dite fiable lorsque la probabilité de remplir sa mission sur une durée
définie correspond à celle spécifiée dans le contrat ou le cahier des charges.

Dans le cas de la logistique, la fiabilité se traduit par la capacité à livrer des commandes
parfaites conformément aux attentes des clients.

Symbolisée par un levier à l’équilibre, la fiabilité logistique recouvre les notions de respect des
engagements de moyen et de résultat par rapport aux spécifications et aux objectifs prédéfinis.

Elle nécessite des ressources, des compétences et des connaissances fiables et précises tout au
long de la chaîne logistique en adéquation avec les compétences requises. De même,
l’information doit être symétrique aux produits. Par exemple, les fiches-produits doivent
correspondre aux produits, ainsi que les stocks informatiques doivent refléter les inventaires
physiques.

http://www.supplychainmeter.com/SUPPLYCHAINMETER_WEB/FR/La_performance_logistique__leviers_logisti
ques.awp

20
Figure 5 : Le Levier « Fiabilité logistique »

Figure 6 Exemples d’indicateurs de fiabilité logistique

21
Levier N°2 : L'efficience logistique :

L'efficience est le rapport "Efficacité / Coût". Elle désigne le fait de réaliser un objectif avec le
minimum de moyens engagés possibles. Elle ne doit pas se confondre avec l'efficacité qui ne
mesure que l'atteinte d’un objectif sans précision des moyens utilisés.

Les principes de l'efficience industrielle et logistique font appel aux économies d’échelle, à la
standardisation des produits et des process, à l’automatisation des opérations, à l’amélioration
de la visibilité, aux systèmes tirés par la demande, à l’optimisation et à la mutualisation des
ressources, à la mise en commun d’une fonction d’entreprise (exemple : gestion des
commandes, élaboration des prévisions de vente, pilotage des flux, etc.) et à la collaboration
interentreprises. Ils recourent également aux techniques de Qualité Totale pour la rationalisation
des produits et des processus, à la réduction des coûts et à l’élimination systématique des
gaspillages dans une démarche d’amélioration continue (démarche lean, kaizen, etc.).

On représente l’efficience logistique par un bras de levier démultipliant l’effort fourni pour
l’obtention d’un résultat optimal. Voir figure 7

22
Figure 7 Le levier efficience logistique

Figure 8 Exemples d’indicateurs d’efficience

23
Levier N°3 : La réactivité logistique

Une entreprise réactive est dotée de moyens flexibles qui, s'ils sont assez légers, lui permettent
d'être agile. La réactivité est la capacité d’adapter rapidement les volumes de production et la
variété des produits aux fluctuations de la demande, ainsi que d‘accélérer la mise sur le marché
d’un nouveau produit.

Dans une optique d’agilité, c’est la flexibilité et l’adaptabilité des processus, des ressources,
des organisations et des chaînes logistiques qui sont recherchées pour faire face à des
environnements instables, turbulents, incertains et risqués, ainsi qu’à des opportunités de
marché.

L’une des clés de la réactivité est la réduction systématique des délais de conception,
d’approvisionnement, de fabrication, de changement de série (SMED) et de distribution face
aux évolutions de la demande.

Pour illustrer la réactivité logistique, nous représentons un levier flexible capable de répondre
aux-à-coups de la demande. Voir figure 9

Figure 9 : le levier réactivité logistique

Levier N°4 : L'éco-logistique :

L’éco-logistique est une démarche de réduction des nuisances environnementales générées par
les activités logistiques tout au long de la supply chain.

24
Aujourd’hui, la mise en œuvre de plusieurs types de programme de développement durable est
possible tels que la certification ISO 14001 concernant le management environnemental,
l’utilisation d’énergies renouvelables, la réduction de la consommation d’eau, le tri et le
recyclage des emballages (programme Eco-Emballages), etc.

Au plan de la logistique durable, les programmes concernent plus spécifiquement la formation


des chauffeurs à l’éco-conduite, l’utilisation de modes de propulsion hybrides, la mutualisation
des entrepôts et du transport ou le développement du transport multimodal combinant la route,
le fer, le fluvial, l’aérien et le maritime pour réduire la consommation énergétique, les émissions
de gaz à effet de serre et la congestion des axes routiers.

Compte-tenu de son approche tournée vers les objectifs sociaux et environnementaux alliés aux
performances économiques, le levier éco-logistique est représenté par une boucle vertueuse
associant les trois piliers du développement durable appliqués à la logistique. Voir figure 3.4

Figure 10 : Le levier eco-logistique :

Figure 11 Exemples d’indicateurs eco-logistique

25
Section 3 : La chaine logistique durable :

Une chaîne logistique verte8 (Green supply chain), est une chaîne logistique qui cherche à
minimiser l'impact de ses activités sur l'environnement et vise à réduire ses impacts
environnementaux tout au long du cycle de vie du produit considéré : conception, achats,
production (à ses différents stades), logistique, emballages, distribution et recyclage.
Il s'agit donc d'avoir une réflexion environnementale du berceau à la tombe, de l'extraction des
matières premières au démantèlement et recyclage en fin de vie.
Les actions pouvant être menées sont donc aussi diverses que les phases de la vie du produit :

 L’aménagement et la construction Durables Les constructions logistiques (plateforme


logistiques, entrepôts, dépôts, usines..) Consomme de l’espace . “ L’installation,
l’aménagement et les matériaux utilisés dans la construction des plateformes logistiques
sont les premières préoccupations des projets répondant aux besoins de structuration d’une
activité durable.

 La conception durable Encourager l'utilisation de matière renouvelables ou recyclables. “


Elle consiste à intégrer les aspects de durabilité dans les phases de conception ou
d'amélioration d'un produit. C'est une démarche qui étudie le produit tout au long de son
cycle de vie.

 L’achat durable Privilégier les achats de produits et matières moins polluants, labélisés,
avec une meilleure conception. Sélectionner des sous-traitants et fournisseurs donnant les
meilleures garanties sur le plan environnemental

 La production durable Une production optimisée qui s’attaque au gaspillage des


ressources, dans le but d’accroître la productivité et de réduire les coûts

 Le stockage et l’emballage durables Réduire les déplacements au niveau de l’entrepôt par


l’optimisation de la disposition des produits à être entreposés lors de la préparation des
commandes et l’utilisation de technologies propres comme les chariots élévateurs
électriques.

 Le transport durable Toujours dans une approche de durabilité, optimiser le transport


notamment à travers la réduction des distances parcourues, le nombre de déplacements et
les retours à vide est rendu possible. Notamment par l’analyse du réseau de transport,
l’optimisation des tournées de véhicules, le recours au transport combiné et la
mutualisation des moyens entre entreprises.

 La Logistique Inverse Le processus de planification, de mise en place et de contrôle de la


performance de l’utilisation des matières premières, des en-cours : stock, production,

8
Thèse de doctorat : http://theses.insa-lyon.fr/publication/2013ISAL0080/these.pdf
© [T. Boukherroub], [2013], INSA de Lyon,

26
produits finis, et de la gestion de la chaîne d’information depuis le client vers le fournisseur
afin de récupérer, créer ou disposer de la valeur quant aux produits vendus et les emballages
associés, en minimisant l’impact sur l’environnement et l’utilisation des ressources mises
en œuvre.

Au niveau de la conception, il s'agit par exemple d'encourager l'utilisation de matière


renouvelables ou recyclables, faciliter le démontage en fin de vie afin de permettre le
recyclage de ses différentes composantes, réfléchir à des formes et volumes optimisant le
stockage et le transport ;

Au niveau de la production, il s'agit de sélectionner des sous-traitants et fournisseurs


donnant les meilleures garanties sur le plan environnemental et de concevoir les processus de
production afin de minimiser les impacts environnementaux (limiter les pertes d'énergies et
matières premières, les déchets) ;

 Le stockage et l’emballage peuvent être optimisés en favorisant la compacité et les


formes de contenants afin d’augmenter le taux de remplissage des différents stockages
et moyens de transport. Il s'agit également d'avoir de contenants adaptés à leur contenu.
Il est également possible de concevoir des emballages à usages multiples et recyclables
;

 Un choix pertinent d'implantation des différentes entités (extraction de ressources


naturelles, différentes étapes de fabrications, distribution) de la chaîne logistique peut
réduire les distances et coûts de transports ainsi que limiter le nombre d'entrepôts et de
plates-formes logistiques. Cela peut également générer des économies financières ;

Au niveau des transports, il s'agit de minimiser les tonnes/km parcourues et les émissions
liées :

 Optimiser au maximum le taux de remplissage des camions, améliorer le conditionnement


et l’emballage du produit pour agencer de façon optimale les produits dans les camions,
préférer des camions performants et l'éco-conduite. Les possibilités de report modal (vers
le fret ferroviaire, maritime ou fluvial) doit également être envisagé. L’action peut aussi
se faire en amont, une réorganisation de la production peut amener à obtenir des quantités
optimisées pour le transport et à réduire les départs de camions ayant un taux de
remplissage faible ;

 Les infrastructures logistiques peuvent être conçues en utilisant des matériaux comme le
bois, limitant leur consommation énergétique (maîtrise des besoins en chaleur et
climatisation), favorisant les énergies renouvela (éolienne, solaire, géothermie, biomasse)
et en utilisant de l’eau de pluie ;

Au niveau de la fin de vie, il s'agit de prévoir les possibilités de réutiliser ou recycler les

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différents composants du produit ainsi que limiter les impacts liés à la mise en décharge du
produit final.

Chapitre III : Cas pratique


Lors de ce chapitre, on va citer certaines stratégies adoptées par une entreprise francaise, qui
vise à protéger l’environnement.

Cette entreprise est « SITA », filiale de SUEZ environnement :

I. SITA de Suez
SITA « Société Industrielle de Transport Automobile »
Filiale de SUEZ ENVIRONNEMENT, est le leader en France de l’offre de solutions de gestion
et de valorisation des déchets, expert de l’ensemble du cycle du déchet. Avec 20 000
collaborateurs, SITA FRANCE a réalisé en 2013 un chiffre d’affaires de 3,6 milliards d’euros,
au service de 80 000 clients entreprises et collectivités.

SUEZ ENVIRONNEMENT
Les ressources naturelles ne sont pas infinies. SUEZ ENVIRONNEMENT et ses filiales
s’engagent au quotidien à relever le défi de la protection des ressources en apportant des
solutions innovantes à des millions de personnes et aux industries.

SUEZ ENVIRONNEMENT alimente 92 millions de personnes en eau potable, 65 millions


en services d’assainissement et assure la collecte des déchets de près de 52 millions de
personnes. Avec 79,550 collaborateurs, SUEZ ENVIRONNEMENT est un leader mondial
exclusivement dédié aux métiers de l’eau et des déchets et présent sur les cinq continents. En
2013, SUEZ ENVIRONNEMENT a réalisé un chiffre d’affaires de 14,6 milliards d’euros.

Les chiffres clés 2013


3,6 milliards € de chiffre d’affaires (pour SITA)

80 000 clients particuliers, entreprises et collectivités

400 usines de valorisation en France, dont 37 unités de valorisation

Énergétiques, 285 centre de tri et de transfert, 88 plates-formes de Compostage

50agences en région au service des collectivités et des entreprises

11,4 millions tonnes de déchets valorisés

20 000 collaborateurs

3 pôles spécialisés

SITA Recyclage : Valorisation de matières premières recyclées commercialisées


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SITA AMI Assainissement et maintenance industrielle

SITA SPE Valorisation et traitement des déchets dangereux et des terres polluées

Services de SITA

SITA propose une offre complète qui va de la collecte sélective des déchets industriels, à la
production de matières premières recyclées de haute qualité, en passant par le tri des matériaux
et le démantèlement des produits en fin de vie.

SITA recycle différents matériaux (métaux ferreux et non-ferreux, ciment, câbles, palettes,
plastiques, bois, papiers, cartons, véhicules hors d’usage, bateaux et avions en fin de vie) afin
de répondre à une demande croissante des clients municipaux et industriels et à une
réglementation de plus en plus exigeante.

SITA accompagne ses clients et ses partenaires dans l’économie des ressources pour trouver
des solutions de production durables et économes par l’Eco conception et l’utilisation de
matières premières recyclées de haute qualité.

SITA dispose aussi d’expertises spécifiques et de filières spécialisées pour valoriser entre
autres les déchets industriels dangereux et les terres polluées

SITA produit également des combustibles de substitution ou de récupération (CSR), un


moyen de valoriser les déchets industriels dangereux et les déchets non recyclables, pour en
extraire la fraction à fort pouvoir calorifique. Ces combustibles sont notamment utilisés par des
industriels spécialisés, dont les cimenteries.

SITA : Traitement des déchets industriels

Pour les sites industriels, SITA assure aussi des prestations de gestion déléguée des déchets
pour favoriser les meilleures solutions de valorisation. SITA dispose de matériels spécifiques
et de compétences pointues pour la réalisation de prestations de services sur sites industriels :
assainissement, nettoyage et maintenance industrielle, dépollution, démantèlement :

 Solution de gestion globale des déchets de 35 sites de production du Groupe Arkema. SITA
assure l’optimisation et l’organisation des collectes, le tri, la valorisation et l’élimination
des déchets dangereux et non dangereux.
 Gestion globale des déchets de 44 sites de production ou de logistique du Groupe Coca
Cola Entreprise. SITA assure la collecte, le tri, la valorisation et le traitement de tous les
types de déchets, l’assistance technique et la gestion déléguée.
 Gestion déléguée des déchets industriels banals et dangereux d’Airbus à Toulouse avec la
mise en place d’une usine de la conception, construction et exploitation de stations
chimiques pour le traitement des déchets industriels liquides dangereux.

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Réalisations 2013

1,3 million 42 30 de tours de collecte des déchets industriels


6,4 millions tonnes de déchets non dangereux ont fait l’objet d’une valorisation matière
2,9 millions tonnes de CO2 ont été évitées en 1 an grâce à l’activité recyclage

97 % des mâchefers valorisés dans le cadre d’ouvrages routiers.

42plates-formes spécifiques aux déchets industriels dangereux

32 plates-formes de valorisation pour tout type de déchets industriels

30
Conclusion :

Comme il est indiqué à la l’introduction du rapport, ce travail de recherche consiste, propose et


étudie un concept d’actualité de logistique durable, afin d’y avoir la signification, sa relation
avec la logistique et des stratégies mises en place par les établissements et les entreprises.

Au début de cette recherche on a commencé avec une partie théorique qui se devise en deux
chapitre ; le premier concernant la logistique , son évolution au fil du temps et le développement
durable. Puis le deuxième chapitre se focalisant sur les objectifs de la logistique durable, ces
leviers, la chaine logistique durable, ces leviers, la chaine logistique durable.

Finalement, le plus important c’est le dernier chapitre celui parlant du cas pratique dont précise
les pratiques, les stratégies adoptés par l’entreprise SITA SUEZ.

En résumant, on peut :

D’après notre recherche on est fortement convaincu que la logistique durable joue un rôle très
important dans les services logistique des entreprises, ainsi dans le respect de l’environnement
et de la population.

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Bibliographie

➢ Ministère Française de l’Ecologie du développement durable et de l’énergie, les


chaines logistiques multimodales dans l’économie verte : quelles actions
publiques pour quels résultats ?, paris mars 2013, N. Merie et G. Pannetier. 68P.

➢ Thèse : Intégration des objectifs du développement durable dans la gestion


stratégique et tactique de la chaîne logistique

➢ Professeur : J. Moyson, « la logistique verte », version 2, paris Décembre 2012,


97 P, 13-20 p.

➢ Michel Roux et Tong Liu : Optimiser votre plateforme logistique, Edition 4,


ERYOLLES , Paris-2010. (634p), p80-83

➢ Y. Pimor et M. Fender, logistique : Production. Distribution. Soutien, 5e Edition,


Dunod, Paris 2008.766 P. p.5, 6,7.

Webographie :

 http://www.ecoval.ma/en/services/
 www.sita.fr
 www.sita.fr/wp-content/uploads/2014/02/plaquette-sita-spe-md1
 http://www.supplychainmeter.com/SUPPLYCHAINMETER_WEB/FR/La_performan
ce_logistique__leviers_logistiques.awp
 http://www.techno-science.net/?onglet=glossaire&definition=868

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Table des matières

 Plan……………………………………….…………………………………………………………………………..………………1
 Table des abréviations….………………………………………………………………………………………….…………2
 Table des figures…………………………………………………………….………………………………….……………….3
 Remerciement :........................................................................................................................ 5
 Chapitre I : la logistique et le développement durable ........................................................... 7
 Section 1 : la logistique ....................................................................................................... 7
 Section 2 : l’évolution de la logistique au fil du temps ........................................................ 9
 Section 3 : Le développement durable et la gestion de la chaîne logistique. ................... 12
 Section 4 : Les caractéristiques de la logistique durable : ................................................ 17
 Chapitre II : Vers une chaine logistique durable .................................................................... 19
 Section 1 : Objectifs de la logistique durable .................................................................... 19
 Section 2 : les leviers de la logistique durable ................................................................... 20
 Section 3 : La chaine logistique durable : .......................................................................... 26
 Chapitre III : Cas pratique ...................................................................................................... 28
 Conclusion : ............................................................................................................................ 31

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