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INSTITUTIONS COMMUNAUTAIRES

Ouvrages:
• BEAUDOIN et PECHEUL, Droit de la gouvernance de l’UE
• Droit institutionnel de l’UE, lexis
• L’UE 2018, précis Dalloz
• PICOT et .., Traité sur le fonctionnement de l’UE
• Magnette Paul, Le régime politique de l’UE, Science po 2017
• Valérie Michel, le Droit, les institution, les politiques de l’UE face à l’impératif de cohérence

4 démarches structurées en 4 titres:


• l’histoire de la construction communautaire: les grandes étapes de ce processus de construction
de l’UE
• les institutions décisionnelles de l’UE: qui décide au sein de l’UE ? Le Conseil Européen (chef d’état
et le gouv), le Conseil de l’UE (les ministres) et le Conseil de l’Europe (47 états membres) / le
parlement européen: va collaborer avec le Conseil de l’UE en matière de production normative
européen / la commission européenne: organe essentiel du fonctionnement de l’UE
• les institutions de contrôle: Tribunal de 1er instance de l’UE, médiateur européen (démocratie
participative et droit de pétition)
• la nature juridique et politique du régime de l’UE

EXAM: 2 questions de cours d’une heure

INTRODUCTION
A. Comprendre pq est-il important de faire des institutions communautaire et leur enjeux
essentiels/actuels

Dans les générations qui nous ont précédé, l’appartenance à l’UE parmi les peuples ds pays
européen était considéré comme un horizon quasi indépassable. L’UE, anciennement la
communauté européenne, était cette enceinte où les peuples européen qui rendent des siècles
s’étaient affronté avaient réussi à se réconcilier. Certains disent que l’UE a permis la paix depuis 65
ans. Plusieurs peuvent expliquer cette paix. Ce qui est une certitude, l’UE a permis aux peuples
européen de se réconcilier, de se mettre autour de la même table. L’UE est apparu comme une sorte
de panacée internationale.

Un grogne monte, il y a de fort mécontentement: Brexit en 2016, non à une constitution européenne
votée par la France, euro-sceptique.

L’UE apparait pour ce qu’elle a toujours été: une construction politique rendue possible par l’action
de responsable d’un état mais aussi une construction politique et donc elle n’est pas intemporelle
elle peut disparaitre. Elle n’est ce que les peuples et le gouv européen en feront.

Dans un ouvrage de 2017 (page 81), l’Ancien PM italien, Monsieur Letta, Faire l’Europe dans un
monde de brute: le 1er a été le choix des pères fondateurs. Ce sont eux qui ont lancé le projet. Le
2ème a été le choix à la suite de l’effondrement de l’URSS de réunifier le continent européen et de
faire la monnaie unique. Le 3ème moment arrivé, u nouveau choix apparait. C’est le choix pour l’UE
de rester une puissance éco et géopolitique à l’ère de nouvelle technologie et de nouvelles
puissances dans le monde.

Les pays européens ont entre 40 et 80 millions d’habitants. Du point de vue démocratiques, les pays
de l’UE ne pèse pas grand chose comparé à l’Inde, la Chine, les USA. D’un point de vue géopolitique
et éco, le projet européen faire encore sens. Mais il faut avoir conscience qu’un faussé se creuse
enter l’UE et ses institutions d’une part et les peuples européens d’autre part. Il faut avoir conscience
de ce que le projet européen est interrogé/interpellé/questionné. Dans un système démocratique, il
ne peut y avoir éternellement d’écart entre un projet mené par une technostructure et des peuples
qui ne se reconnaissent plus dans ce projet. C’est donc posé la question des raisons pour ce
désamour du projet européen.

Pq ce décalage ? il y a cette idée que l’UE n’apporte pas de réponse efficace aux problèmes concrets
des peuples. Cela est renforcé par cette impression que l’UE a un fonctionnement ésotérique,
dissimulé, opaque, qu’elle est dans la main de puissance intérêt éco, des gagnants de la
mondialisation. Et dans le fond ce qu’elle sait faire est de l’empilement normatif, des règles pas
toujours cohérente ou légitime, des réglementations mal ressenti par les agriculteurs, pêcheurs,
buralistes, certaines industries. Elle impose des règles obligatoires: 3% du PIB.
Une part, l’UE ne répond pas aux attentes de citoyen européen mais en plus elle se mêlerai de se qui
ne la regarde pas.

A cela s’ajoute, le fait que l’UE a beaucoup de mal à s’émarger comme un acteur géopolitique, elle a
du mal à parler d’une seule voie, elle a dû mal à affirmer sa position face à la réforme de Trump et de
Poutine. Il y a 28 pays, c’est difficile d’être sur la même longueur d’onde, chacun a des intérêts
différents, une histoire différente, et des traditions de neutralité (pays nordiques). C’est donc
difficile de parler d’une seule voie, c’est donc la raison pour laquelle l’heure est venue de s’interroger
sur des cercles concentriques pour redonner une vigueur à l’UE, qui est prêt à aller plus loin sur tel ou
tel sujet ? => Crise de légitimité.

Le fonctionnement des institutions européennes ne réponds pas aux exigences des démocraties
contemporaines. Prendre des décision est d’avoir le pouvoir. Les lecteurs décident de confier le
pouvoir à des responsables politiques élus.
En 2017, les français ont voté pour Macron. Ils lui ont confié les manettes d’une grande puissance
mais également confié de ce qui va de paire avec le pouvoir: rendre des comptes. De cette logique,
cel fonctionne assez bien. On voit bien dans la crise actuel que les gilets jeunes demandent des
comptes au président de la Rèp. Le mécontentement des populations sait vers qui se tourner. Le
pouvoir a donc un visage qui est celui du PR.

Dans l’UE, une des raisons du dysfonctionnement des IC, de la légitimité des IC, est que le pouvoir
n’a pas véritablement de visage. Il y a quelques visages qui émergent (EX: Donald Tusk) mais il y a
quand même cette idée qu’il est difficile de donner un visage unique au pouvoir européen.

La légitimité du projet EU: la nécessité dans le fonctionnement des IC, une culture de résultat.
Cette culture peut passer par différentes étapes, processus comme les études d’impact, une
simplification normative et la mise en oeuvre de la clarté de la règle de droit.
Il est aussi nécéssaire de donner plus de visibilité aux instances européennes. Pq ne pas faire pour les
élections élections européennes des listes constituées de manière transnationales et ensuite
proposer aux citoyens européens les mêmes listes partout des pays de l’UE. Cela pourra contribuer à
faire naitre une visibilité à la représentation public européen.

B. Composition/étendue de l’UE

La communauté éco européenne est apparue au lendemain de la 2nd GM. À l’origine du projet, se
trouve quelques figures majeures appelé les pères fondateurs du projet européen qui vont prendre
l’initiative de constituer un rapprochement autour de la France et de l’Allemagne, rapprochement
fondé sur l’éco qui consiste à imbriquer les éco des états pour empêcher ces derniers de se faire la
guerre. C’est ce qui préside à la déclaration de Schuman de 1950. Lorsque Robert Schuman fait cette
déclaration sur le rapprochement franco-allemande. Cette déclaration va faire adopter le Traité
CECA (Communauté Européenne du Charbon et de l’Acier).

A l’origine, ce sont 6 états qui font cette CECA: France, Allemagne, Italie, Luxembourg, Belgique et
Pays-Bas.
Traité de Rome de 1957 qui a crée la Communauté éco européenne (CEE) et ensuite la communauté
européenne d’énergie atomique civile.

Très rapidement, ce projet va rencontrer un succès bien réel: succès politique (la paix est consolidé),
succès diplomatique, succès éco, succès qui justifie que bien vite d’autres états vont frapper à la
porte du projet européen.

C’est en 1973 que 3 nouveaux états vont entrer: Danemark, Irlande, RU.

Le cas le plus problématique a été celui du RU. Le Général De Gaulle a toujours été hostile à l’arrivée
du RU à la CEE au motif qu’ils ne s’intéressaient qu’aux grands larges donc ce ne sont pas des
partenaires européens fiables et au motif que le RU apparaissait comme le cheval de Troyes des USA
dans le projet européen.

Le départ de De Gaulle fut une chance pour les britanniques et l’arrivé d’un nouveau président,
G.Pompidou, va permettre eux britanniques d’entrer dans la CEE. Cette adhésion/ce rapprochement
a toujours été compliqué. Les britanniques sont très attaché à la singularité de leur position
géographique, de leur histoire, leur empire (Commonwealth). Ils ont toujours cherché des mesures
uniques: protection des Humans Rights mais pas de libertés fondamentaux. Ce qui pose des
questions en terme de solidarité européenne, d’intégration européenne.

En 1973, on a 9 états à la table de l’UE. Un pays a dit « non » et a fait un referendum à ce sujet: la
Norvège. Ils n’ont pas voulu du projet européen dès 1972.

Un 10ème état arrive, en 1981: la Grèce. On avait surtout des pays qui se situaient à l’Ouest et puis
avec la Grèce de nouveau s’horizon s’ouvre. C’est une ouverture sur l’Orient, une proximité avec la
Turquie et avec le continent africain, l’Égypte, la Libye. Elle dit au reste de l’état de regarder qu’ils
ont vocation à couvrir tout le continent européen, leur vocation est globale. Le projet européen est
ouvert, ils ont leur place à la table européenne.

En 1980, la table est coupé en 2, deux blocs coexistent: le bloc soviétiques sous l’influence de la
Russie et le bloc atlantiste sous l’influence des USA. toute une partie de l’Europe se situe de l’autre
coté du rideau de fer: Roumanie, Bulgarie, Tchécoslovaques, les états Baltes.

8 années plus tard, les cartes sont redistribuées car le 9 novembre 1989, le mur s’effondre. L’URSS
se transforme en Russie qui tendent à devenir un état de droit démocratique.
A partir de là, les responsables européens se posent une question politique majeure: comment
tendre la main a ses nouveaux états ? Est-il possible de les faire adhérer directement à l’UE ? Non,
l’UE présuppose un acquit humanitaire, un état de développement de l’éco, des ad qui
fonctionnement, nécessite une culture d’un état de droit. C’est q les responsables politiques de l’UE
disent que l’adhésion a l’UE n’est pas possible mais il faut leur proposer une solution alternative qui
est le Conseil de l’Europe (renforcement des droits de l’homme dans les pays européens) .

Deux années auparavant, deux pays du Sud de l’Europe, en 1986: l’Espagne et le Portugal avait
adhérer à la CEE. Ce qui fait 12 pays au final. Les adhésions marquent un infléchissement vers
l’Europe du Sud, une ouverture vers le Maghreb. Certains secteurs des pays européens ont été
touché par l’adhésion de ces deux pays: secteur agricole. Ces adhésions se sont passées sans
difficultés majeurs.

En 90-91, adhésion du Conseil de l’Europe.

En 1995, adhésion de 3 nouveaux états: Autriche, Suède, Finlande qui viennent ouvrir les frontière
géopolitique de l’Europe notamment en Europe du Nord. L’UE approche la Russie, elle se projette
jusqu’à la Russie. Ce sont des états de droit qui pratiquaient une politiques libérale.

En 2004 (1er mai), avec l’entrée en vigueur de 10 nouveaux états dans l’UE: Chypre (coupé en 2:
République chypriote grecque et République turque du nord => un des facteurs qu explique les
obstacles à l’adhésion de la Turquie qui reconnait que la république turque du nord) / les 3 pays
baltes: Estonie, Hongrie et Lettonie (UE se rapproche de plus en plus de la Russie qui s’est retrouvé à
l’Otan avec ces frontières/ Malte / Pologne / République Tchèque / Slovaquie / Slovénie.
En 2004, il est possible de considérer que l’UE s’est élargi à quasiment tout le continent européen.
Cela a un atout important est que les normes protectrices de l’UE ont vocation a s’appliquer sur
l’ensemble du continent européen. Débat entre élargissement et efficacité: moins efficace à 28.

D’autant que 3 années plus tard (2007), la Roumanie et la Bulgarie vont a leur tour rentrer dans l’UE.
Et en 2013, la Croatie.

Quelles sont les états européens qui ne sont pas encore membres de l’UE ? la Suisse pour des
raisons de neutralité ne souhaite pas intégrer l’UE mais qui applique beaucoup de normes
européennes / l’Albanie: situation éco qui implique que de nombreuse réforme puisse être adopter
pour entrer dans l’UE / Ukraine: un courant qui veut adhérer à l’UE mais membre du Conseil de
l’Europe / Serbie: qui s’approche le plus des états qui peuvent adhérer mais qui sont dans une
situation un peu compliquée / Monténégro / Macédoine / Bosnie Herzégovine / Kosovo / des micros
états qui sont membres du Conseil de l’Europe: Saint-Marin, Monaco, Andorre, Liechtenstein.

Pour qu’une processus d’adhésion puisse être enclenché, il y a une démarche à suivre: il faut une
demande de l’état au Conseil Européen qui va devoir se prononcer à l’unanimité de ces membres
(article 49 du traité sur l’UE). Avis de la commission et l’avis conforme du parlement européen. Le
parlement doit se prononcer à l majorité des membres qui le compose (article 41 du TUE).
Au terme de de cette 1ère phase, un accord va être conclu entre l’état demandeur et les état
membre. Cet accord est sous à la ratification de tous les états contractants conformément à leurs
règles constitutionnelles respectifs, cad l’accord d’adhésion doit être ratifié par chacun des 28 états
membres de l’UE. Le véto d’un seul suffit à bloquer l’adhésion de l’état demandeur. En droit
constitutionnel française a été institué à l’article 48-5 qui prévoit que dorénavant il doit y avoir un
refendu sur toutes les demandes d’adhésion à venir, clause qui vise implicitement la Turquie.

Il y a des conditions pur pouvoir adhérer à l’UE qui ont été défini lors d’un Conseil Européen en 1993
en Danemark qui a forgé ce qu’on appelle les critère de Copenhague:
• Tout d’abord des critères politiques: l’état doit être une démocratie libérale qui assure la
protection des droits de l’homme et de minorité. C’est l’état de droit constitutionnel libéral avec
respect de droit fondamentaux et bon fonctionnement de la démo.
• il faut une éco de marché qui soit viable: un droit de la conçu qui permet d’assurer un jeu éco
fluide et des instance de régulation de la vie éco d’un état.
• critère juridique: la capacité d’un état à assurer le choc de ce qu’on appelle l’acquis
communautaire, la capacité de l’état a faire rentrer dans son droit nationale l’ensemble des règles
juridiques européennes.

L’état est crée les conditions d’intégration de l’UE: réforme social, éco, politique. C’est a ce prix que
la capacité d’absorption du droit de l’UE pourra être mesurer. Quand le conseil européen va se
prononcer, il a veiller à ce que ces différents critères soient respectés. S’il y a une absence
d’opposition, pourront s’enclencher les procédures en vue d’adhérer l’état concerné.

La pratique de la corruption est encore très répandue, le parlement a rendu un avis favorable à
l’adhésion de la Bulgarie et de la Roumanie (32 milliards d’euros de 2008 à 2013).

C. Brexit

Le RU, à la suite d’un referendum organisé le 23 juin 2016, a décidé de quitter l’UE. Entre un vote de
départ et la réalisation concrète et effective de celui-ci, un processus très long et complexe défini par
l’article 50 du TFUE se déroule. Ce processus se justifie par le fait qu’il existe une imbrication très
étroite entre l’état membre et l’UE. Le droit de l’union structure tellement les droits internes des
états membres que démêler les ordres juridiques européens et nationaux s’avère très complexe. Il y
a une multitude de question qui se posent pur que le Brexit se passe dans de bonnes conditions.
A la suite du vote du peuple britannique, des négociations entre l’Angleterre de Theresa May et un
représentant de l’UE, Michel Barnier, ont été ouvert pour parvenir à un accord entre les deux parties
concernant le retrait des britanniques.

On entend parfois dans les discours politiques cet argument que l’Europe est une prison
européenne: on y est on ne peut pas en sortir. Ce n’est pas exact pcq le cas des britanniques montre
bien qu’on peut en sortir. L’UE est un état de fédération donc un état n’est pas contraint à rester
dans l’UE. Aucun état membre est contraint à rester à l’UE. Il n’y a pas de coup de force
constitutionnel. Seulement, il y a souvent un écart entre la théorie et la pratique, la règle et son
application. C’est un casse tête sans nom de vouloir quitter l’UE. Du point de vue de l’imbrication
des éco, des enchevêtrements législatifs, quitter l’UE est extrêmement compliqué (EX: le
temps que prend la RU pour sortir de l’UE).
Toute une série de question difficile qui vont se poser: plus de passeports européens, plus les
avantages de l’UE.

TITRE I: Histoire de la construction de l’Europe communautaire


CHAPITRE I: Les origines du projet européen

L’UE est bien évidemment, à l’échelle des temps longs, une construction relativement récente. Elle a
débuté au cours des années 1950 avec la déclaration Schuman du 19 mai 1950. Puis elle a connu un
certain nombre de modifications et de changements. Il serai inexact de renfermer le projet
européen, l’idée européenne dans la seule UE. L’idée européenne a germé bien avant. Elle s’inscrit
dans une histoire. L’UE est la traduction juridique institutionnelle de cette histoire a un moment de
l’évolution des choses. Il faut donc faire un peu de généalogie, d’archéologie de cette histoire de ce
projet européen avant de voir les choses comment se sont accolée à la suite de la catastrophe de la
2nd GM et de la prise de conscience que l’Europe doit dorénavant se réformer au niveau
institutionnel.

SECTION I: L’histoire de l’idée européenne

Cette histoire a crée un leg commun, un patrimoine commun au sein duquel a pu s’enraciner l’idée
ou le projet européen. C’est bien pcq il y avait cette idée commun, qu’un certain nombre de
personnages politiques se sont levés et ont dit que ce projet pouvait avoir un sens, cad la seule prise
en considération de ce recul historique donne un sens à ce projet.

De quoi est fait ce leg commun ? Formulation du Traité de 2004 établissant une constitution pour
l’Europe qu’on va retrouver dans le préambule du Traité de Lisbonne.
Que dit ces Traités ? S’inspirant « des héritages culturels religieux humanistes de l’Europe à paris
desquels se sont développés des valeurs universelles que constitue les valeurs inviolables et
inaliénables de la personne humaine, ainsi que la liberté, la démocratie, l’égalité et l’état de droit ».
Elle dit bien que l’UE n’a pas été parachuté brutalement mais qu’elle s’inscrit dans un projet de
longue durée construit à partir d’un leg, d’un fond commun. C’est une question fondamentale. L’UE
s’inscrit dans une histoire commune, c’est pour ça que le projet européen a un sens. A la lecture de
ce préambule, on voit 4 éléments qui font ce leg commun.

$1. Les éléments du leg commun

Ces 4 éléments aux organes politiques et culturels du projet européen sont les suivants:
• l’Antiquité greco-romaine: l’influence de la Grèce de Rome
• les héritages religieux
• la philosophie des Lumières
• la philosophie des droits de l’homme et des libertés fondamentales

A. L’antiquité greco-romaine: la dette des européen à la civilisation grecque est une dette
fondamentale. On ne doit jamais oublier ce qu’on doit dans notre formation et parcours (Platon,
Aristote). On doit à la Grèce la notion d’histoire, la philo, la démocratie, les fondamentaux de la philo
politique. Cet héritage grec s’est diffusé grâce aux cités fondées par les grecs (Marseille). C’est un
héritage partagé avec un grand nombre de pays qui sont, auj, membres de l’UE, si l’UE a été possible
c’est que ces pays ont la même origine juridique greco-romaine, à l’exception de l’Angleterre qui a
une tradition de Commonlaw et non romaniste. Après la sortie de l’Angleterre, il ne restera que des
pays de la même tradition juridique romaniste.

Ce qui rend possible juridiquement l’UE, c’est pcq il y a juridiquement une filiation qui est établie. Le
droit romain, qui a été enfuis près la chute de l’Empire romain d’Occident, pendant plusieurs siècles,
va être retrouvée par les Glossateurs dans certaines villes universitaires de Paris, notamment à
Bologne puis va s’étendre dans d’autres villes tels que Montpellier. Redécouverte par les glossateurs
au sein des universités par un travail approfondi de construction d’un système juridique commun par
là les frontières. cet effort de redoute du droit romain, on va le retrouver dans les pays germaniques,
le sud de la France, en Espagne. Les siècles passant, cette manière commune de pensée la règle de
droit se retrouvera dans la méthode de la codification puis l’influence des Lumières: c’est un
processus qui va être juridiquement commun.
Importance de cet héritage greco-romain.

B. Les héritages religieux: s’il faut être attaché à la laïcité et à la liberté de conscience et de culte des
personne, cette attachement juridique ne doit pas nous conduire à ne pas dire ce qu’à fait l’histoire.
C’est héritage chrétien qui a constitué aussi un facteur de rapprochement d’unification entre les
différents peuples qui forment auj l’UE.

En 2004-2005, il y a une discussion juridique sur le fait de savoir sur le Traité de 2004 reconnaisse
l’héritage chrétien de l’Europe. Un certain nombre d’état y était favorable (état orthodoxe, de
culture catholique: Italie, Irlande). C’est l’opposition du PR français de l’époque, J.Chirac, qui a
entrainé la non mention de l’héritage chrétien de l’Europe dans ce traité. Il a estimé que de
mentionné l’héritage chrétien était de méconnaitre le principe de laïcité qui figure la constitution
1958, c’est pq on dit héritage religieux plutôt qu’héritage chrétien.

C. La philosophie des lumières: l’Europe actuel doit très largement à ce siècle qui est le siècle des
Lumières. Voltaire, Diderot, d’Alembert, Rousseau, ect.. ces philosophes politiques, écrivains
talentueux qui ont remué les vieilles monarchies européennes, qui ont remis en cause l’absolutisme
royale, qui ont contesté les dogmatismes religieux, et qui ont été annonciateurs de ce qui considéré
comme faisant partie du patrimoine européen, les grandes libertés de l’homme et de l’esprit humain
(la liberté de pensée, de dire, de conscience, de critiquer, de choisir sa profession, d’aller et venir). Ce
fond libéral doit pur une large part à la philo des Lumières. Ce fut un choc, un tremblement pour les
vieilles monarchies européennes. Ce sont les américains qui ont secoué les britanniques, s’est
libérée… Suivant 13 ans plus tard, par la DDHC mais ayant une portée universelle. Cet héritage de
1789 a été partagé en Europe , partage souvent volontaire, parfois imposé par la France. Grâce à
Bonaparte, va être diffusé dans l’ensemble du continent européen. Cette philo des Lumières, cette
prise de conscience de l’universalisme des droits de ‘home est aussi l’héritage des européens qui va
être répandue, dans le 19ème siècle, dans le monde pcq les pays européens vont partir à la conquête
du reste du monde.

D. La philosophie des droits de l’homme et des libertés fondamentaux: au cours du 20ème siècle,
l’attachement de héritage européen, au garantie de la démocratie, des droits de l’homme. Auj,
l’attachement à ces principes est aussi un marqueur de l’identité du projet européen. Lorsque certain
pays qui appartiennent à l’Europe qui tente de s’éloigner de ce pays, les autorités réagissent. Ce
serai une erreur géopolitique de considérer que l’UE ne peut avoir comme valeur que ces seuls
attachements aussi fondamentaux soit-il à l’’état de droit à la protection des droits fondamentaux.
Le projet européen ne peut se résumer à s’attacher à des valeurs qui restent fondamentales mais
abstraites et formelles. Il faut donc que le politique en Europe se pose la question de savoir que
représente, pour vous citoyen de l’Europe, l’appartenance à l’Europe. Il faut aussi se poser la
question quel projet mettre en place pour réconcilier les citoyens avec cette appartenance
européenne.

$2. L’ancien droit public européen

On voit un leg commun mais il ne faut pas être trop idéaliste. On sait bien que, pendant des siècles
et des siècles, les européens se sont combattus (EX: Les français/les Allemands, les Allemands/les
Polonais, ect..). C’est coq depuis le 13ème et 14ème siècle, il y a une figure institutionnelle qui est
montée en puissance: c’est l’état nation sous le critère de la souveraineté, ils ont cherché à se doter
de force militaire, à exercer un pouvoir qui relevait de leur souveraineté.

Montesquieu - « Tout homme tient du pouvoir est porté naturellement à en abuser ».

Ils ont voulu accroitre leur territoire, leur richesse, sécuriser les frontières de leur propre territoire.
L’histoire du continent européen est aussi celle de conflit incessant malgré cet héritage commun. ll y
a eu des efforts pour équilibrer les choses, dit dans la Paix de Westphalie. Il faut savoir dépasser le
conflit pour construire une culture d’équilibre pour la paix au sein de l’Europe.

L’apparition des états nations va être une sources de conflit obligeant les états européens à se
coordonner afin d’entretenir entre eux des relations pacifiées et s’enfonçant de canaliser le recours à
la force armée. C’est ainsi que fut mis en place, au début du 17ème siècle, « l’ancien droit public
européen » qui va deiure (de droit) et defacto (de fait) conduire à encadrer les relations entre les
états européens. Un système est mise en place dans le cadre de ce nouveau mode de gouv, système
multipolaire et homogène.

Ce système est multipolaire pcq il part du constat qu’il existe une pluralité d’ état monarchique
européen qui doivent coexister les uns avec les autres. Il existe des liens souvent personnels entre les
souverains de ces différents états. Dans l’ancien droit public européen, partant de e constat de la
pluralité, l’objectif des états est de parvenir à ce qu’aucun d’être eux ne deviennent une super
puissance qui écraseraient les autres membres de ce systèmes. A cet égard, l’objectif est de parvenir
à un équilibre européen autour d’un système d’alliance visant à ce qu’il y ai toujours des contre partie
à l’état souverain qui serai le plus puissant. Le système a bien fonctionner dans l’ensemble entre le
17ème et le début de la 1ère GM. Toutefois, à un certain moment des états étaient nettement plus
puissants que les autres (EX: France de Louis XIV). Un système qui fonctionne globalement mais qui
va s’effondrer avec la 1ère GM et sa recomposition complete.

Ce système est homogène pcq le fond juridique humaniste culturel commun mais aussi homogène
pcq il y avait une volonté d’assurer une développement éco, d’assurer les liberté éco et donc l’essor
du commerce. Bien souvent, c’est l’éco qui est la meilleure garantie de la paix. Là où bien souvent la
politique divise, l’éco rassemble. l’éco est un facteur de croissance et de paix.

Cette 1ère GM va être une prise de conscience de la nécessité que les choses ne se reproduisent pas
et d’assurer un meilleur dialogue, une meilleure concertation entre les peuples européens à cet fin.
(Objectif de la société des nations et d’Aristide Brian)

SECTION II: Les premiers projets d’organisation européenne

Au départ, il faut admettre que l’idée européenne est d’abord le fait d’humaniste d’utopiste, de
penseurs; d’intellectuels plutôt que de véritable politique. Cela relève d’abord le projet de l’utopique,
ceux sont des des esprits innovants qui vont essayer d’avancer des projets à l’origine de ce projet
européen.

Dante, au début du 14ème siècle, avait déjà réfléchi à une paix universelle qui passait selon lui par la
soumission des monarques à l’empereur.

En 1623, Cruce, contemporain du roi Louis XIII, publia le nouveau Cynée où il préconise
l’établissement d’une paix internationale par le recours de l’arbitrage assurée par une assemblée
permanente dans laquelle tous les princes seront représentés à Venise et qui viserai à assurer le
maintien de la paix et le développement des échange éco.

Sully, ministre d’Henri IV, dans son mémoire de Dessein, propose de constituer une fédération
européenne en redistribuant certains territoires composée de 15 états avec un conseil général doté
d’un pouvoir tant judiciaire et législative.

Grotius va proposer une société des nations fondée sur l’arbitrage.

En 1713, l’Abbé de Saint-Pierre de présenter son projet pour rendre la paix perpétuelle en Europe.
Son objectif est d’instaurer une paix permanente entre les souverains signataires de cette paix. A
cette fin, il envisageait un Sénat européen disposant de compétence législative et judiciaire et d’une
armée commune pour l’exécution de ces décisions.

J. Bentham propose un plan pour une paix universelle et perpétuelle.

En 1795, E.Kant, projet d paix perpétuelle où il préconise l’établissement d’une société de nation sur
la base d’un état de droit nationale.

Au 19ème siècle, Saint-Simon a plaidé pour une projet européen. V.Hugo a parlé des états-unis
d’Europe.

Un certain nombre de projet pro européen vont être porter par certaines personnes: Aristide Brian
connu pcq il a été ministre des AE. Dans le cadre de ces engagements, en 1929, propose à
l’assemblée générale à la société des nations de créer une union caractérisée par une très forte
collaboration. A cet effet, il fut chargé de rédiger un mémorandum sur l’organisation d’un régime
d’union fédéral européenne. Ce projet apparait comme une contre .. L’objectif est de venir à la paix
en Europe au moyen de la diplomatie et la politique.

En 1929, c’est l’arrivée de Mussolini: année du renforcement du pouvoir fasciste en Italie. Puis
l’arrivée d’Hitler. Cet esprit libérale va prendre de plein fouet la vague de l’histoire

Pendant la 2nd GM, il y a eu un visionnaire, Churchill, qui, dès 1942, adresse un mémorandum sur les
États Unis d’Europe où il dit qu’il faudra reconstruire l’Europe sur de nouvelles bases et lui fournir
une structure qui lui permet de vivre en paix, en sécurité et en liberté.

En 1948, un Congres de l’Europe est organisé à la Haye au Pays-Bas: c’est la 1ère fois qui a été forgé
les deux conceptions possibles du projet européen que l’on retrouve encore auj dans les arguments
politiques des responsables européen. C’est dans ce Congrès que sont exposés les deux grandes
visions du projet européen:
• 1ère vision: construire l’Europe sur des bases inter-gouv, selon une confédération européenne. Un
projet rattaché à la souveraineté des nations, il ne faut pas désouverainiser les états. Ils doivent
conserver une marge de manoeuvre.
• 2ème vision: projet fédéraliste et intégratif qui consiste a dire que si l’on veut faire l’Europe il faut
accepter de ce déposséder d’une part de ces prérogatives souveraines (EX: la monnaie unique cela
implique à renoncer à sa monnaie nationale). Il faut accepter d’exercer en commun certaines
compétences et surtout il faut accepter que des des décisions puissent être prise à la majorité, cad
le gouv d’un état en acceptant un engagement européen c’est d’accepter d’être en minorité
européen, ne pas être dans la majorité.

Ces deux visions sont très présentes dans la vie politiques françaises. On a en faveur du projet plus
fédéral des formations plus politiques tel que la République en marche, le Modern, les socialistes, et
pour l’autre projet: France insoumise, Rassemblement Nationale.

En 1948, l’Europe a bénéficié d’une grande d’aide: le Plan Marshall en 1947 par une aide des
américains pour les européens. Ce plan a permis le re décollage du projet européen.

Le point de départ de cette grande aventure européenne fut une déclaration qu’a prononcé, à Paris,
R.Schuman (1886-1963) du 9 mai 1950 qui va être à l’origine de l’aventure européenne. Il a été
ministre des AE dans 6 gouv. Il a bénéficié d’une certain continuité caractérisée par une longévité
pour developper un projet politique européen. Pour lui, l’Europe est la gardienne de la démocratie,
du respect de la dignité de la personne humaine, l’ouverture à d’autres civilisation, l’égalité des
hommes, ect..

Avec Schuman, J. Monnet (1888-1979) s’est intéressé à l’Europe et à sa construction. En 1940, il a


élaboré un projet de fusion entre la France et l’Angleterre. Il va être à l’origine de la Déclaration
Schuman avec Schuman.

Déclaration Schuman (chercher): « créant d’abord une solidarité de fait. Le rassemblement des
nations européennes exige que l’opposition séculaire … ». Les bases de la méthodes
communautaires. L’idée est de ne pas vouloir d’un coup de baguette magique de faire l’Europe d’un
seul mouvement. Il ne peut pas y avoir de grand soir de la constitution européenne. L’idée est que
pour le projet fonctionne, il importe qu’elle passe par des réalisation concrètes, par des projets
indéfinis de la mise en commun du charbon et de l’acier. Cela va créer une solidarité de fait entre les
français et les Allemands, ils n’auront plus les leviers pour pouvoir se faire la guerre. On a appelé
cette méthode « des petits pas ». Cette déclaration va à l’origine de tous les pays communautaires.

Cette déclaration Schuman traduit de la part de Monet et Schuman une vision pragmatique,
concrète mais dans le même mouvement un vision également ambitieux: instaurer la paix sur le
continent européen. C’est un sujet de réflexion sur l’articulation ente les finalités d’un projet et les
méthodes utilisés. On peut avoir un projet ambitieux mais il n’est peut être pas nécéssaire de vouloir
tout chambouler.
Ambition du projet dans la mesure où il s’agit rien de moins que de poser les bases d’une
organisation de l’Europe. ce n’est pas un hasard si le nom qui a été donné à ces pionniers de
l’aventure européenne est celui de père fondateur (évoque les père fondateur des États-Unis
d’Amérique: Hamilton, ect..). Ces pionniers ont fondé la république américaine. Ces pères
fondateurs sont:
• Schuman
• Monnet
• Konrad Adenauer: chancelier et responsable politique allemand, lance l’Allemagne dans le projet
européen
• Alcide De Gasperi: président du conseil italien
• Koller Spaak: belge

Il va falloir mettre en pratique ce discours Schuman par le biais de traité internationaux qui vont
organiser les 1ère communautés européennes.

CHAPITRE II: L‘évolution des traités européens jusqu’au Traité de Lisbonne

Les états ont donné leur consentement à être lié par un traité international qui crée, organise, assure
le fonctionnement d’une communauté européenne. Tout le droit européen a été accepté par le
consentement de l’état, ont été régulière signé et ratifié par les gouv français successifs.

Cette construction se fait par le biais de traité international successifs, conclu entre des états
indépendants et souverain qui ont fondé les communautés européennes. Ces traités ne sont pas
immuables. Ils ont été amendé, modifié, corrigé, parfois abrogé, leur objet a parfois disparu. On est
dans un droit assez complexe.

SECTION I: Les traités fondateurs des communautés européennes à l’acte unique européen
$1. La communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA)

A la suite de la Déclaration Schuman, des négociations s’ouvrent le mois d’après à Paris. Elles
débutent le 20 juin 1950. Ces négociations rassemblent les français et les allemands. 4 autres états
vont répondre positivement à l’appel des français et des allemands: Italie, Belgique, Pays-Bas et le
Luxembourg.

Ces négociations ont abouti à la signature du Traité de Paris le 18 avril 1951. Ce Traité signé par les
6 va entrer en vigueur, une année plus tard, le 25 juillet 1952 après avoir été ratifié par les 6 états. Ce
Traité institue la communauté européenne du charbon et de l’acier dont l’objectif est de réaliser un
marché commun du charbon et de l’acier en contrôlant notamment la concu entre les différents
états. La mise en place de ce marché commun entraine la suppression des droits de douane, des
restrictions quantitative à la libre circulation des produits, des mesures discriminatoires des
produits, interdictions des aides accordées par les états. Ce marché commun est placé sous le
contrôle d’une haute autorité dotée de pouvoir direct de décision et de gestion qui s’impose sur le
territoire des états passant outre quelque part le nécéssaire consentement des états à l’application
de tel ou tel mesures. C’est une logique clairement fédérale, on est ici dans la mise en oeuvre du
projet européen sous la 2nd variante. C’est un pouvoir décisionnel confié par les états mais une fois
confié à la haute autorité, le consentement ne sera ps requis à chaque fois.

Ce traité appelé CECA est composé de 9 membres et a comme caractéristique d’être indépendante
des gouv nationaux. Elle doit collaborer avec le Conseil des Ministres de la CA qui représente les
états membres de la CECA. Le CM donne son accord à la CECA sur les questions de hautes
importances. Selon les cas, le CM CECA statut à l’unanimité ou à la majorité qualifiée. Une
assemblée composée de parlements nationaux et chargé de controlé la haute autorité et une Cour
de justice veille au respect du traité CECA. Il y a donc 4 institutions: la Haute Autorité, le CM CECA,
la Cour de justice,

Ce traité a été conclu pour 50 ans. Le traité CECA n’est plu s en vigueur depuis 2002 mais
l’architecture institutionnelle mis en place en 1951 annonce l’architecture institutionnel 50 plus tard:
la commission européenne, un CM de CECA qui va être un Conseil Européen, Cour de justice qui va
être Cour de justice de l’UE. On trouve les fondements de l’organisation actuelle dans ce traité CECA
qui a posé les clés d’une architecture institutionnelle.

Les rédacteurs du traité ont choisi un modèle fédéral et ont écarté le modèle du droit constitutionnel
nationaux (exécutif, législatif, judiciaire). Modèle intéressant pcq il met en place cette logique
fédéral qui va se retrouver dans les autres états du projet européen.

A l’époque, la Guerre Froide où il y a des enjeux importants en terme de défense et de sécurité. A


émergé à l’époque l’idée qu’il serai bien d’élaborer une communauté européenne de défense. Ces
français, à l’origine de cette communauté de défense, avait pour objet d’instituer une armée
européenne. L’armée européenne est placé sous le minier européen de la défense, responsable
devant une assemblée européenne. Ce traité instituant la communauté de défense a été signé le
29 mai 1952 par les 6 états signataires du Traité CECA.
Ce projet ne va pas fonctionner: sa dimension supranationale, la sensibilité du sujet. Ce traité va être
signé mais ne va pas être ratifié. or, il va avoir en 1954 un débat entre les pro communauté
européenne de défense (socio démocrates centre gauche et les chrétiens démocrates centre droit)
et des souverainistes, des gaullistes et des communistes. Cette opposition des gaullistes, des
communistes, ect.. va entrainer le 30 aout 1954 le rejet de la ratification de ce traité sur la
communauté européenne de défense. Ce fut un choc car l’Europe qui débutait bien, échoue avec ce
projet. La raison se trouve dans la déclaration Schuman: c’est cette méthode de « petit pas »,
méthode communautaire, sans doute que le gouv des 6 états européens ont été trop ambitieux, ont
voulu aller trop vite. ce n’est pas rien de vouloir faire une armée franco-allemande alors qu’ils se sont
combattu pendant la 1ère GM et de l’affrontement pendant la 2nd GM. La construction européenne
allait-elle pouvoir se relever de cet épisode ? Oui puisque 3 années plus tard le 25 mars allait être
conclu deux traités de Rome instituant la communauté éco européenne et la communauté de
l’énergie atomique.

3 éléments principaux:
• l’évolution est celle d’une évolution continue vers une complexité accrue dû, notamment, à des
transferts de compétence de plus en plus important vers les institutions européennes. Ce
processus prend le nom dans la terminologie communautaire de « Spill Over », traduit comme
l’engrenage, qui décrit un processus continu et quand les fondateurs du projet européen
irréversible vers un renversement accrue des institutions européennes. Cette logique, sous un
angle de l’irréversibilité, à sans doute parfois été insuffisamment questionné du point de vue de sa
légitimité démocratique.

• celle de l’ouverture des institutions européennes vers des matières nouvelles, des champs
nouveaux. Il fut un temps où l’objectif 1er était un objectif éco qui visait à la réalisation d’un
marché commun, c’était d’ailleurs le 2nd traité de Rome du 25 mars 1957 conclu entre les 6 états
signé le traité CECA: un marché commun permettant d’assurer la réalisation de la paix sur le
continent européen au moyen de l’éco, de l’imbrication des éco. Cette objectif éco douanier a été
complété par d’autres objectif à dimensions plus politique: tel été le cas du Traité de Maastricht
le 7 février 1992. Ce traité de 1992 marque l’élargissement de la Communauté Éco Européenne
(CEE) qui va devenir à la Communauté Européenne (CE) qui marque l’attachement des rédacteurs
du Traité CE avec des objectif politiques, en plus éco douaniers, ect.. .

• on va retrouver cette tension continue entre la logique supranationale qui implique la prise de
décision à la majorité qualifier et non plus à la majorité unitaire et une logique qui tend à la
fédération européenne ET logique davantage intergouvernementale

Il existe 3 traités fondateurs:


• le Traité de Paris qui a instauré la CECA
• Deux traité de Rome du 25 mars 1957 qui sont entrés en vigueur le 14 janvier 1958 et qui vise à
créer deux autres communautés: la Communauté Européenne de l’Énergie Atomique (CEEA) et la
Communauté Éco Européenne (la plus célèbre puisqu’elle va donner naissance à la CE puis à l’UE)

Le point de départ et qu’il est 3 communauté: 2 spécifique, l’une sur le charbon et l’acier l’autre sur la
CEEA et la 3ème la CEE.

Cette CEE va être dotée d’institution équivalente à celle de la CECA. On a donc 3 communautés qui
sont organisées sur le même schéma: un CM, une assemblée parlementaire européenne, une Cour
de justice des CE et une commission (CEE et CEEA préfère cette expression de « commission » au
lieu de « Haute autorité »).
Il y a un parallélisme institutionnelle avec une représentation de l’intérêt général, une représentation
du gouv des états avec le CM, une représentation des peuples avec l’assemblée parlementaire
européenne et une institution juridictionnelle chargée de veiller à l’application du droit produit dans
ces communautés.

Dans le cadre de la CEE, le pouvoir de la commission est moins étendue de cela de la Haute autorité
dans la CECA. C’est un pouvoir moins normatifs mais une mise en ouvre des normes produites par le
CM.

Marché commun européen, cad un marché dont les droits de douane auront disparu au profit d’une
union douanière qui entrera en vigueur en 1968. L’objectif est de créer un espace européen
permettant la réalisation de cette union douanière et éco et impliquant le transfert de compétence
au 3 communautés, surtout à la CEE.

C’est en effet le communauté la plus généraliste. La CEE, qui traduit un objectif plus ambitieux, va
prendre la main sur les deux autres communautés. C’est par la CEE que va se réaliser l’achèvement,
ou en tout cas, la progression du projet européen.

$2. L’évolution à partir de 1957 jusqu’à l’acte unique européen en 1986

Le projet européen a évolué dans plusieurs sens:


• 1er sens: le renforcement de l’intégration communautaire par l’adoption de politique sectorielle
commune
• 2ème sens: la construction de projet de coopération politique
• 3ème sens: compétence d’élargissement de la CEE

Ce projet CEE aurai pu assez rapidement achoppé. En effet, l’année suivant à l’entrée vigueur de la
CEE, le 14 janvier 1958, le G. De Gaulle revient au pouvoir en France. Il n’et pas un grand fan de ces
schémas de type fédéraliste. il est davantage favorable à la coopération politique entre elles états et
a ce qu’on a pu appelé, l’Europe des patries ou des nations. Toutefois, le G. De Gaulle avec sa
capacité à se prolonger dans le temps, a compris que ces 3 traités fondateurs étaient une chance
pour la modernisation de la France, pour sa croissance éco, pour la construction de la paix sur le
continent européen. De Gaulle fait le choix d’appliquer ces traités. Non seulement, il fait le choix de
les appliquer mais il donne aussi une impulsion vigoureuse à la poursuite de ce projet européen.

• Dès 1962, la conclusion de la PAC (Politique Agricole Commune) qui a joué un grand rôle dans la
modernisation de l’agriculture française. Si ces résultats sont parfois contestés, il n’en reste pas
moins qu’elle apparais à l’agriculture française de se situer au plus au niveau mondiale en matière
agricole.

• L’année suivante, le Traité de l’Élysée du 22 janvier 1963 qui renforce la coopération entre la
France et l’Allemagne. Ce traité est caractérisé par la volonté d’instaurer des relations de
confiance entre les deux pays. Ce traité a institué l’Office franco-allemand de la jeunesse qui a
permis l’échange de jeune dans le cadre culturel éducatif. Ce traité a été modifié par le Traité
d’Aix -La-Chapelle.

• Signature, le 8 avril 1965, du Traité de fusion des exécutifs, entré en vigueur en 1967, qui
fusionne la haute autorité, la commission des 3 communautés, fusion des budget et de l’ad des 3
communautés. Il ne s’agit que de fusion de l’exécutif et non pas des 3 communautés qui vont
subsister.

1er temps: L’opposition de De Gaulle à l’adhésion de la GB à la CEE. Il considère que la GB est le


cheval de Troie des USA de l’Europe. Elle demande dérogation de la CEE qui sont incompatibles
avec l’adhésion à ce projet qui est le CEE. De Gaulle a rejeter le demande en 1961 et 1967. Le veto
français ne serai levé qu’en 1972 avec le PR G.Pompidou.

2ème temps: Le compromis de Luxembourg datant du 30 janvier 1966. Ce compromis s’apparente à


ne clause réservé de souveraineté que la France mais également la BG ou l’Espagne se réservent le
droit de brandir lorsque l’un de ces intérêts nationaux importants est en jeu. En effet, dans le cadre
de la CEE, de nombreuses décisions selon le traité sont à la majorité qualifié, cad qui’n état peut être
mis en minorité. En 1965, De Gaulle, pour protester dans le domaine agricole, pratiquait la politique
de la chaise vide. Lorsqu’il y aux sujet d’intérêt national pour un état, le pas peut brandir ce
compromis pour échapper à la règle de majorité qualifié et continuer à appliquer la règle de
l’unanimité.
Ce compromis est contesté par certains états au motif qu’ils ne jouent pas le jeu mais en même
temps il s’agit d’une pratique non-écrite qu’a exercé la France.

Toutefois le projet communautaire a avancé car les successeurs de D.Gaulle on jouer la carte de ce
projet européen. Ce fut le cas de Pompidou qui a permis à la GB d’entrer dans la CE, Giscard
d’Estaing adhésion de l’état Grec à la CE.

Politiquement, le projet européen est porté par deux grandes familles par les socio-démocrates
européens et le centre droit, cad la démocratie chrétienne.

Lors de la campagne référendaire pour le traité de Maastricht, le choix crucial que devait faire
Chirac: pour ou contre la ratification du traité de Maastricht. Il hésitait pcq il était le chef du RPR et
ne même temps, cette idée de ce dire que ce traité est le choix à la monnaie unique, ect..
Ça été un choix difficile pour lui. Jupé et Baladur qui ont aidé Chirac.

L’émergence de projet de coopération politique: il y deux séries de plan qui ont été avancé
• le 1er d’un haut fonctionnaire français qui était aussi ministre, Christian Fouchet: était chargé par
de Gaulle de proposer un plan pour construire une union politique permettant de réconforter la
coopération des états européens en matière de politiques étrangères. Il va le présenter le 19
octobre 1961. Ce 1er plan ne va pas produire les effets escompter, un 2nd sera proposer en
décembre 1961 qui n’aboutira pas du faire des réserves des Belges et des Néerlandais qui règnent
que ce projet d’union politique au sein de laquelle les français exercerait le leadership, est
farouche. Un 3ème plan est présenter en janvier 1962 qui tient compte de ces projet mais qui
n’aboutira pas à un projet d’envergure.

La difficulté de former une union politique avec des états qui ont une vision géopolitique différente.
C’est la grande difficulté d’émerger une Europe de la défense. Tant qu’il n’y pas une vision commune
de la politique étrangère avec des objectifs bien définies, l’Europe de la défense ne sera pas
émerger.

Le départ des britanniques n’est pas une bonne nouvelle, ils partagent avec la France ce point
commun d’être une puissance mondiale avec un outil de défense. Les sujets restent nombreux sur
cette Europe de la défense.

• Plan d’Avignon, un belge, secrétaire général du ministère belge des affaires étrangère: il va
essayer de propose un projet de coordination des politiques étrangères des pays de la CEE. Un
projet en 1971, 1972, et 1973. Il faut permettre plus d’échange et de coordination entre les pays.
L’Europe de la défense et de la politique étrangère prendra son essor avec le Traité de Maastricht
et non avec le plan d’Avignon.

Il y a:
• La logique fédéral: logique de transfert de compétence à l’entité de l’UE avec une règle de vote
qui est la majorité pour gagner de l’efficacité.
• La logique intergouvernementale: qui passe par la règle de l’unanimité. Elle rentre davantage à la
confédération de l’état et non pas l’état fédéral.

Le projet d’intégration communautaire a progressé. La 3ème évolution et l’évolution en faveur de ce


renforcement de l’entité européenne passant par la voie de transfert de compétence. Cette
évolution va être retrouvée avec l’acte unique européen.

$3. L’acte unique européen

Ce pacte unique européenne un traité international signé les 17 et 28 février 1986. Il entre en vigueur
le 1er juillet 1987. Il est intéressant de constater que c’est donc dans un gouv de cohabitation
(Mitterand-Chirac) que cet acte unique européen va entrer en vigueur. Cet acte unique européen est
le 1er traité d’important après 1957. Il y a le traité de fusion en 1965 mais qui est un traité de
simplification institutionnelle et ad. Mais il n’y a pas eu de traité modifiant l’ensemble. Les réformes
internes étaient circonstancielles/sectorielle telle que les élections parlementaires en 1961.

Il comporte deux éléments important:


• modifie les Traités CECA et CEE. A cette effet, elle fixe une date, 1992, pour le marché unique
européen soit réaliser
• prévoit de nouveaux transfert de compétence notamment en matière de recherche, de culture,
éco
• elle s’opère d’un renforcement des pouvoirs normatives du parlement européen et de la
commission

Cet acte unique européen a été un moment important de l’histoire de l’UE car il va jeter les
fondements de la construction la monnaie unique et du traité de Maastricht. Seulement, il est
adopté a un moment où une période nouvelle va s’ouvrir. C’est l’effondrement de l’URSS (1989-
1990) en raison de cause géopolitique et éco.
C’est un chamboulement géopolitique pcq la CEE s’était construite dans le monde occidentale sous
la protection bienveillante des USA d’Amérique et contre à l’URSS. Avec la chute de l’URSS,
apparaissent des mouvements de démocratisation, de libéralisation portée par de nouvelle
démocratie de l’Europe centrale et orientale (Tchécoslovaquie, Pologne, Hongrie, Roumanie,
Bulgarie: nouveaux états de droit convertie à la démocratie marché). Ces jeunes pays libres qui se
libèrent des joug soviétiques, ont pour réflexe de sonner à la porte de leur voisin Ouest européen.
Ils veulent participer au projet de CE: dilemme géopolitique pcq:
• ces pays ne sont pas encore près à rejoindre la CE, le marché commun, le marché éco. leur éco est
d’un autre âge
• leur fermé la porte est prendre le risque à scinder en deux le continent européen et de prendre le
risque de les contraindre se tourner vers d’autres modèles. Ils offraient aux grandes E. des
possibilité en terme d’investissement éco, de croissance tout à fait importante.

Et donc dans dans un 1er temps ne fut pas l’adhésion de la CEE mais de l’intégration au Conseil de
l’Europe, grande organisation internationale à Strasbourg, mettant l’accent sur la coopération entre
les états (les droits de l’homme, les libertés fondamentales, l’état de droit). Elle va se servir comme
porte d’entrer à l’UE.Le Conseil de l’Europe a joué un rôle important, il est celui qui a permis
d’arrimer ces nouveaux pays d’Europe centrale et occidentale. Ces pays vont procéder à des
réformes et se moderniser pour rejoindre l’UE.

Pour la 1ère fois depuis la fin de la 2nd GM, une guerre va reprendre sur le sol européen. Une guerre
quasiment à la frontière italienne dans l’ex Yougoslavie. Les européens ne vont pas réussir à
organiser une réponse dans un 1er temps. La communauté internationale qui aurait pu se tourner
vers la CEE, aurait pu se dire que c’est aux EU de résoudre ce conflit. Mais finalement va se tourner
va l’ONU qui va aussi avoir du mal à trouver des solutions, mais c’est l’OTAN, sous l’impulsion J.
Chirac, mettre davantage de pressions et interventions militaires. Il y a cette idée que va émerger au
début des années 1990, que si l’EU veut s’en sortir, elle ne peut pas simplement être une zone
prospère éco.

SECTION II: Traité de Maastricht du 7 février 1992

Ce Traité de Maastricht a été sans aucun doute un des traité les plus importants passé par la France
au cours du 20ème siècle. Ce traité du 7 février 1992 a donc été adopté dans cette période de
bouleversement géopolitique que fut la chute de l’URSS mais également la réunification de
l’Allemagne qui va en découler.

La force de l’amitié franco-allemande, auj, peut conduire à tel point cette réunification allemande du
3 octobre 1990 a suscité interrogation, discussion, crainte car c’était évidemment faire renaitre au
centre du continent européen qui avait été traversé par les deux GM. Cette grande puissance
allemande allant de la France à la Pologne. C’était de refaire en centre de l’Europe, ce géant éco,
commerciale.

La division de l’Allemagne arrangeait les responsables politiques non allemands => François Mauriac
« J’aime tellement l’Allemagne que j’en veux deux ».

Lorsque l’URSS s’effondre, la RDA tombe dans le camps occidental. les Allemands souhaitent se
retrouver uni. Ils ont la chance d’avoir un homme politique quia su mené cette réunification: Helmut
Kohl.
Est-ce une bonne chose de voir revenir cette grande puissance allemande ? Une certaine
réticence à l’époque mais Kohl et Mitterand ont checké et on dit oui à la réunification mais en
contrepartie ils font la monnaie unique et on les arrime au projet européen.

A partir de là, il fallait mettre en place, les pièce du puzzle: lancement d’un nouveau traité européen
qui tout en renforçant la communauté européenne ouvre de nouveau champs vers la politiques
étrangère, vers la justice et les affaires intérieures. Il s’agit du traité de Maastricht

Plusieurs apports:
• le renforcement de l’acquis communautaire
• la mise en oeuvre d’un millier de politique extérieure et de sécurité commune
• le lancement de l’Europe éco et monétaire
• la création d’une citoyenneté européenne

ce traité va mettre en place une nouvelle architecture européenne. On la représente généralement


sous la forme d’une maison qui repose sur 3 piliers:
• pilier communautaire: Ce traité réforme le traité CEE sur l’organisation communautaire. Il
transforme la CEE, en CE. Ce changement de dénomination traduit une volonté de donner à la CE
des compétences dans des domaines non éco comme l’éducation, la culture ou la santé publique.
En outre, les compétences communautaires sont renforcés dans certains domaines éco comme
celui de la protection du consommateur, de l’industrie, de l’environnement ou encore de la
politique régionale.

• politique extérieur et de la sécurité commune (PESC): volet intergouvernementale. Il renvoie à la


optique extérieur et sécurité commune et vise à la réalisation de certain objectif visant à
l’indépendance de l’union au maintien de la paix et de la sécurité internationale. Dans le cadre de
ce pilier intergouvernemental, l’union instaure une communion systématique entre les pays états
membres et les actions communes. Dans ces domaines d’actions communes, le CM européen
peut alors définir une position commune. Seulement, il suffit du véto d’un seul pays pour que le
projet ne soit pas voté.

• pilier GIA: pilier justice affaire intérieur et qui est un pilier intergouvernementale (article K du
Traité de Maastricht). Elle touche le domaine de la politique de l’asile, de l’immigration, des
conditions d’entrer et de circulation sur le territoire des pays états membres de l’UE. Ce pilier a
été modifié avec le Traité d’Amsterdam en 1997.

Cette maison prend le nom d’UE, cad l’ensemble des 3 piliers (pilier communautaire,
intergouvernemental: PESC et GIA) constituent l’UE selon le Traité de Maastricht. L’UE n’a pas la
personnalité juridique internationale à l’époque (auj, elle l’a).
En pratique ce sont les mêmes organes/institutions qui vont agir dans un cas comme institution
communautaire et dans d’autre cas comme du 2ème et 3ème pilier, cad selon un schéma
intergouvernemental.

1. Un des apports majeur est la réalisation à terme d’une union éco et monétaire. 3 étapes sont
prévues:
• la 1ère vise à instaurer la libre circulation des capitaux et rapprochement des politiques
• la 2ème les états devaient créer l’institut communautaire européen
• la 3ème étape prévoit que les parités des monnaies sont fixées par rapport à l’ECU avant
l’instauration de la monnaie unique

La BCE est mise en place.

Cette création de monnaie unique a crée des débats: certains disaient que c’était une chance
d’autres que c’était une perte de souveraineté, ces débats n’ont pas totalement disparu. Ce sujet a
réveillé des passions nationales.

EX:
• Le 2 janvier 1992, le peuple danois ont refusé la ratification du traité de Maastricht. 50,7% pour le
« non ». Il a fallu renégocier avec le Danemark pour le mettre dans un statut sui generis (pas de
monnaie unique, ect..) Puis ils ont revoté et 56,8% pour le « oui ».
• Le 28 septembre 2000, les Danois ont confirmé pour rester en dehors de l’euro.
• Le 20 septembre 1992, une réforme en France: le « oui » ne l’a qu’emporter avec, à peu près, 51%
des voies.

2. Autre apport: émergence d’une citoyenneté européenne. Les rédacteurs ont estimé que cette
citoyenneté européenne soit crée. Elle va impliquer certains nombres de droit:
• droit de circuler et séjourner sur le territoire des états membres de l’UE
• concernant la fonction publique, on peut se présenter librement à un concours de la fonction
publique d’un autre pays des états de l’un sauf concernant la souveraineté (armée)
• droit de vote et éligibilité eux élections européennes et municipales dans un pays autres dont
celui que celui où vous avez la nationalité

Ce traité présente pour principal caractérise de lancer sur le terrain internationale la figure de l’UE.
L’UE va progressivement monter en puissance au point d’éclipser la CE. Auj, l’UE a absorbé la CE qui
n’existe plus depuis le Traité de Lisbonne entré en vigueur en 2007.

Ce n’est pas pcq un traité est signé que tout est réglé. Une signature c’est déjà beaucoup, cela
implique que les compromis, les discussions, marchandages entres les états ont abouti. Il y a un
accord pour parvenir sur un doc commun. Mais la signature d’in traité internationale ne suffiras a
engagé un état. Il importe ensuite que ce dernier s’engage selon ces règles constitutions internes à
respecter/à se sentir engager par ce traité, cad qu’il faut qu’il le ratifie ou qu’il l’approuve. On parle
de ratification quand il s’agit d’une signature du PR et d’approbation lorsque c’est le gouv qui engage
la France. 

Pour un certain nombre de matière (article 53), il faut une autorisation parlementaire
pour que le gouv engage la France, qui peut dans certains cas être remplacé au terme de l’article 11,
par referendum (Mitterand en 1992).

Les choses se compliquent lors d’une ratification.

Ce traité sur l‘UE a fait l’objet assez rapidement de modification quelques années après avec deux
traités: le Traité d’Amsterdam et le Traité de Nice.

SECTION III: Traité d’Amsterdam et Traité de Nice

Ils constituent une étape importante de l’histoire des institutions européenne de l’histoire des IC.
Ces traités sont souvent présenté comme des demi-échec dans la mesure où ils ne sont pas parvenus
à résoudre véritablement les difficultés institutionnelles auxquelles étaient confronté l’UE.

Lorsque le TA, 1997, a été négocié l’a été selon une méthode diplomatique, classique
intergouvernementale qui a montré ces limites. A 15 qui ne permettaient pas d’atteindre les
objectifs. 
Même constat s’agissant du TN, 2001, qui lui aussi adopté selon la méthode
intergouvernemental diplomatique et ne va pas véritablement parvenir à résoudre les difficultés
auxquelles l’UE était confronté. 

C’est pq le demi-échec de ces méthodes diplomatiques
intergouvernementale a ouvert la voie à une nouvelle méthode qui est celle de la convention qui vise
à faire prépare par une enceinte élargie, un collège élargie, un texte. Deux testes ont été élaboré par
ces voies là: Charte européenne des droits fondamentaux et le Traité établissant une constitution
pour l’Europe.

$1. Le TA
Ce traité entend répondre à la complexité du Traité de Maastricht en opérant un effet de clarté et de
simplification se traduisant par un certain nombre de retouche formel au traité de 1992. Travail de
simplification, de clarté qui n’enlève rien au fait qu’on est confronté à un traité de 314 articles qui
n’est pas ‘un accès aisé dotant que bien souvent l’absence de decision claire lors des différents
compromis diplomatique et intergouvernementaux a tenu délicate la réaction de ce TA.

Il faut retenir 3 point principaux du TA:


• une volonté davantage de prendre en considération la demande sociale émise par les peuples
européens. Notamment, la demande d’emploi de ces peuples européens qui va inciter les
rédacteurs du traité à placer la politique de l’emploi au coeur des priori de l’UE. Un nouveau titre 8
du Traité CE est consacré dorénavant à l’emploi (article 125 à 130). C’est dire qu’ici que l’UE, dont
le 1er axe est l’axe éco (marché commun, libéraliser la croissance),de faire reposer l’UE sur une
seconde jambe: la jambe sociale, donner un volet social à l’UE. Il ya. Bien souvent un écart entre
les mots et la réalité, le caractère ambitieux des objectifs affiché contraste singulièrement avec
les moyens déployé par le TA en vue de la politique de l’emploi: les conclusions, les lignes
directrices annuelles, les recommandations, les actions d’encouragement. On est en présence
d’instruments normatifs qui relèvent de la soft law. La politique de l’emploi est en large partie
dans les ains des gouv nationaux. L’article 130 du comité CE: caractère consultatif de la politique
emploi crée. Il va falloir un jour convenir l’UE à la culture de l’efficacité

• Une orientation plus marqué sur la protection des droits de l’homme et du citoyen. L’article 6 du
CE va préciser que « l’UE est fondé sur les principes de la liberté, de la démocratie, du respect du
droit de l’homme et des libellé fondamentale, ansi que de l’état de droit, principe qui sont en
commun au état membre ». Principes qui vient réaffirmer que l’UE forme une communauté
politique reposant sur des valeurs essentiels. Ces formulations se trouvait dans l’article F du Traité
de M dans le TA. Il y a une extension de la Cour de justice de la communauté européenne: pour
contrôler la garantie des droits fondamentaux. Avec l’article 6$2 qui reprend le contenu de
l’article F, on a une extension de la justiciabilité des droits fondamentaux. Il ne faut pas que la
justiciabilité des droits fondamentaux aboutisse aussi à une sorte d’empilement normatif,
désordonné, se manifestant par la pluralité des interventions des organes juridictionnels chargé
de la protections des droits fondamentaux pcq sinon cela risque de se faire au détriment … Le CC,
le CE, la Cour de cass, la Cour de justice de l’UE , la CEDH, etc.. intervient dans le champs de les
droits fondamentaux. Il faut se demander si cela pose pas un certain nombre de difficulté
concernant les droits fondamentaux.

• Une communautarisation de la plus grande partie du 3ème pilier, justice affaire intérieure, avec le
TA une grande partie de ce 3ème pilier qui concerne la libre circulation des personnes va quitter la
sphère intergouvernemental pour entrer dans la sphère communautaire. C’est ce qu’on appelle al
communautarisation du 3ème pilier. Avec le nouveau titre 4 du Traité CE, un certain nombre de
matière vont relever de la CE et plus de l’echelon intergouvernemental: le franchissement
extérieure et intérieure de l’UE, la politique des visa, les politiques d’asile (immigration).

Ce traité a été, sur le fondement de l’article 54 de la constitution, déféré au CC. Celui ci dans une
décision du 31 décembre 1997 a jugé que certaines stipulions de ce traité pouvaient porter atteinte
au conditions essentielles d’exercice de la souveraineté nationale. Le traité comportant des clauses
contraire à la constitution, ne pouvait être ratifié par le PR qu’à la suite d’une révision de la
constitution. Cette révision est intervenu par la loi constitutionnelle du 25 janvier 1999. Un nouvel
alinéa à l’article 88-2 est incréé dans le texte de la constitution, il dispose: « sous la meme réserve et
selon les modalités prévues par le Traité instituant la CE dans sa rédaction résultant du traité signé le
2 octobre 1997 peuvent être consenti le transfert de compétence nécessaire à la détermination des
règles relatives à la libre circulation des personnes et aux domaines qui lui sont liés ». Une révision
pour permette la ratification du TA. Ce TA a pu entrer en vigueur le 1er mai 1999 entre l’ensemble
des états membres de l’UE. 

Ce TA avait laissé en suspend un certain nombre de question. Très peu
de temps après, il a fallu de nouveau que les chef de l’état et du gouv dans le cadre d’une conférence
se remettre à l’ouvrage pour régler ce que la littérature juridique à appeler les relica d’A.

3 questions:
• la nouvelle composition de la commission
• La pondération des voies au sein de CM
• L’extension des cas de vote à la majorité qualifié.

C’est pour régler ces 3 relicas que les goums se sont remis à l’ouvrage et une conférence s’est ouvert
le 14 février 2000: travaux ouvert qui ont été clôturé lors du sommet européen de Noce sous
présidence française du 7 au 11 décembre 2001. Les états sont parvenu à un accord, globalement,
cet accord a été critiqué.

Traité de Nice signé le 26 février 2001 conclu pour une durée illimitée.

$2. Le TN

Il se compose de deux parties:


• l’une qui modifie les différent traités existants jusqu’à présent et qu’il le fait en modifiant 6
articles: article 1er qui modifie l’UE, article 2 qui modifie le traité CE, article 3 qui modifie le traité
CEEA, article 4 qui modifie le traité CECA, article 5 qui concerne du sytème européen de banque
central et européenne et article 6 qui porte sur les privilèges et immunités des banques centrales
et européenne.
• L’autre qui modifie les structures concernant les privilèges des CE

A ces deux parties, s’ajoute 4 protocoles et 24 déclarations.

La taille de la commission européenne: deux temps ont été mise en place => 1. dans un premier
temps, la commission européenne comprenait un membre par état, cad les états les plus peuplé
renonçait à leur siège de commissaire / 2. dans un second temps, le nombre de commissaire était
arrêté par le conseil statuant à l’unanimité.

Pondération des voies au sein du CM: intervient dan le calcul des majorité qualifiée. Dans les
matières régit à la majorité qualifiée chaque état dispose d’un certain nombre de voie. 1. Avec le TN,
la majorité qualifié fixe à 169 voies et la minorité de blocage à 69 voies. En outre, dans un soumis de
légitimité démocratique, deux exigences apparaissent: d’une part pour qu’une décision puisse être
adopté à la majorité qualifiée, elle doit être adoptée par une majorité d’état si elle est prise sur
proposition de la CE ou par, au moins, le 2 tiers de l’état dans toutes les autres hypothèses. / 2. En
outre, la décision doit représenter 62% de la population.

L’extension du droit de vote à la majorité qualifiée: avec le TN, on voit des matière qui passe de
l’unanimité à la majorité qualifié. Dans la coopération judiciaire dans les matières civiles ayant une
incidence transfrontalière ou encore l’approbation du statut des députés européens et des
règlements de procédure de la cour de justice des CE, du TGI et de la Cour des Comptes.

Avec le TN, est opéré une réforme du système judiciaire: dorénavant est institué une organisation
juridictionnelle à 3 niveaux: la Cour de justice de l’UE, le TGI des CE, la création de chambre
juridictionnelle adjointe au TGI sur le fondement de l’article 220 du traité de CE.

Il n’y a pas eu de saisine du CC avec ce traité et ils pu entrer en vigueur très rapidement.
SECTION IV: Echec du Traité instituant une constitution pour l’Europe

Le TN est entré en vigueur. Ce TN est davantage une forme de bricolage institutionnelle qui ne
résout toute les difficultés. C’est pq une interrogations chez le chef ‘état et les gouvs s’est faites sur
ce que devait être la meilleure méthode possible pour rédiger un nouveau traité: traité qui cette fois-
ci serai portant d’une ambition renouveler en prenant le nom d’une constitution=> Traité Instituant
une Constitution pour l’Europe

Le 29 mai 2005, le débats furent vifs qui vont conduire à un rejet avec un 55% devon par les français
d’une TICE. Ce traité ne va donc jamais entrée en vigueur.

3 raisons qui montre l’importance du TICE:

1. il fut adopter selon une méthode originale

Les TA et TN avaient incontestablement illustré e succès relatif des conférence diplomatique et des
grands Barnum internationaux où les chefs de l’état et des gouvs s’efforçaient de se mettre d’accord.
Les méthodes choisis furent celle de la convention qui rappelaient celle élaboré pour la rédaction de
la Charte internationale et la convention de Philadelphie. 

Cette méthode vise à créer une
assemblée de personnaliser spécifiquement désigné à cet effet chargé de rédiger un texte. Cette
convention sera composée de 105 personnes. Elle a vu sa lettre de mission définit dans la Lettre de
l’Aeckein le 14 démarre 2001. Ces travaux vont s’étaler de mars 2002 à mars 2003. Il y aura:
• 16 parlementaires européens
• 2 représentants de la CE
• 15 représentant du chef d’état et des gouvs d’un pays membre de l’UE
• 13 représentants des pays candidats
• 2 représentants des parlementas nationaux des pays déjà membres de l’UE et des pays candidats
• 2 vice présidents: Amato (italien) et Dehaene (belge) et le PR G. D’Estaing.

Cette convention va élaborer le TICE qui va parvenir un résultat satisfaisant. Cette convention est
parvenu a réaliseras compromis entre les partisans de les grands et les petits états, entre différents
états, etc..

2. Il a souhaité porter l’ambition de doté l’Europe d’une constitution

Le mot constitution n’a pas la meme signification qu’il peut avoir dans l’ordre juridique interne. C’est
le statut juridique de l’état. Or, l’UE n’est pas un état. Il n’existe de peuple européen qui doterai l’UE
d’une constitution. L’UE est une fédération d’état nation mais qui reste une organisation
internationale en qu’à l’empreinte à l’état férial un certain nombre de caractéristique juridique
comme la primauté d’état fédéral.
Par voie de conséquence, l’acte qui va être élaborer par les conventionnels ne va pas être appelé
constitution européenne mais TICE. C’est un Traité internationale qui va devoir faire l’objet de
procédure de ratification ou d’approbation dans les différents ordre juridique interne des états. Deux
états ont clairement dit « non » 29 mai 2005: la France et le 1 juin 2005: les Pays-Bas.

Deux reproches majeurs adressé à ce traité:


• l’un venant des gauches: ce traité consacre une Europe libérale insuffisamment protectrice des
inertes éco des citoyens
• l’autre, ce traité marque un nouvel affaiblissement de l’état d’un pays qui vise dépossède de
souveraineté

3. Malgré cet échec du référendum, une grande partie des dispositions ont été reprise dans le
Traité de Lisbonne

Ce traité a quand même été signé à Rome le 29 octobre 2004. Il comprend un préambule, 4 parties,
des protocoles et des déclarations annexes.

1ère partie du Traité: porte sur les valeurs et l’architecture institutionnelle de l’Europe. Elle définit
l’UE non pas d’un point de vue géographique et territorial mais en référence à un système de valeur.
L’article 1-1 de ce traité stipulait « l’union est ouverte à tous les états européens qui respectent les
valeurs visés à l’article 1-2 ».
L’article 1-2 « L’union est fondé sur les valeurs de respect de la dignité humaine, de liberté, de
démocratie, d’égalité, de l’état de droit, ainsi que de reste des droits de l’homme, y compris des
droits des personnes appartenant à des minorités». Cet article est fondamental pcq il définit les
valeurs qui reposent ce qu’est le projet politique européen. Quelque soit l’importance de ces valeurs,
deux sujets à préciser:
• il est anormal que l’UE ne parviennent as à se définir par des critère géo ou territoriaux. Cela
revient à certains nombre de pays qui candidate à l’UE dans une situation ambigu qui ne
respectent pas les droits de leur peuple
• Ces valeurs sont essentiels mais sont absolument spécifiques aux européens. Il fait référence à
des valeurs juridiques pour fonder la spécificité de l’UE mais on retrouve des valeurs qui peuvent
définir le constitutionnalisée d’autres états.

Dans ce TICE, le principe de primauté du droit européen est explicitement consacré. Toutefois,
l’article 1-5 précise que l’UE respect l’égalité des états membres devant la constitution ainsi que leur
identité nationale inhérente à leur structure fondamentale, politique et constitutionnel, y compris en
ce qui concerne l’autonomie locale et régionale ».

Volonté de procéder à une clarification et une simplification des fondements juridiques et des
instructions de l’union: l’UE et les .. fusionnent. Dorénavant, il n’existe plus que l’UE doté de la
personnalité morale (article 1-7), la structuration de pilier supprimée, un changement
terminologique anciens règlements => loi européenne et les anciennes directrices => loi cadre
européenne

2ème partie: consacre une charte européenne des droits fondamentaux composé de 55 articles.
Avec le TICE, dorénavant cette charte dispose d’une pleine valeur juridique obligatoire et
contraignante

3ème partie: est-ce véritable le role d’une constitution de décrire le role des politiques
communautaires ? N’y-a t-il pas des risques de cristallisation des politiques communautaires ?

CHAPITRE III: L’évolution de l’UE depuis l’adoption du Traité de Lisbonne

Les référendums de 2005 ont constitué un véritables électrochoc en Europe, non pas que ce soit les
1er referendum négatifs, mais là ce sont deux états qui ont une large majorité qui refuse une TICE.
Ces référendums illustraient le fait qu’un décalage avait pu se produire entre les initiateurs,
concepteurs et les prometteurs du projet européen et d’autre pat, une grande majorité du peuple
européen qui ne voyait plus ce que le projet européen était susceptible de rapporter.

La fracture en Fr => gilets jaunes. Cette fracture était déjà annoncée en 2005 par le résultat de
référendum qui avait mise en évidence 2 types de situations avec d’une part les bénéficiaires qui
s’arrangent bien à l’évolution de l’EU et une autre partie de ‘l’évolution, qui vont dans des territoires
plus reculés / éloignés des grandes villes (territoires ruraux ou quartiers sensibles).
Très rapidement les chefs d’état et de gouv ont estimé qu’il était nécessaire de ne pas
laisser les choses en état et de radoter l’UE d’un nouveau traité lui permettant de fonctionner
de manière satisfaisante à 28. C’est la raison pour laquelle en 2017 après deux années
d’alternance, et de l’élection d’un nouveau Président en Fr, le chantier institutionnel va être
réouvert. C’est grâce à Sarko en quelque sorte que ce traité a pu voir le jour. S’agissant d’un
EU heureux, il proposa à ses voisins EU un traité rectificatif reprenant la partie
institutionnelle du TICE, le faisant adopté par voie référendaire. Bonne entente entre Sarko
et Merkel. Donc l’impulsion franco-allemande va aboutir à ce nouveau traité rectificatif.

Un projet va aboutir, la CE rend un avis favorable et les choses vont s’enclencher lors du sommet
européen des 18 et 19 octobre 2007. Ce traité adopte une structure formelle originale

SECTION I: La structure formelle de ce Traité de Lisbonne

Ce nouveau traité maintient l’existence de deux traités qui lui sont incorporés:
• le TUE qui va remplacer l’ancien traité sur l’UE: il se compose d’un préambule et de 55 articles.
• Le TFUE: qui comporte 358 articles. Ce traité remplace formellement l’ancien traité CE.

L’article 1er alinéa 3 du TUE stipule: « l’UE est fondée sur le présent traité et sur le TFUE. Ces deux
traités ont la même valeur juridique. L’union se substitue et succédé à la communauté
européenne ». On a 3 éléments importants: 1. auj, l’UE repose sur le TUE et TFUE qui forme le Traité
de Lisbonne. / 2. Ils ont la même valeurs juridiques obligations / 3. disparition de la CE en faveur de
l’UE.

On relèvera que ce qu’on a vu sur les 3 piliers disparaissent au profit d’une structure unifiée de l’UE
qui est régit par le TL. La disparition des piliers intergouvernementale (pilier 2 et 3) ne fait pas
disparaitre la politique de sécurité et de défense de l’union.

TUE:

PREAMBULE du TUE: préambule inspirant des héritages culturels, religieux et humanistes de


l’Europe à partir desquels se sont developper les valeurs universelles … ». On retrouve des valeurs
fondamentales mais en même temps, formulé avec un degré de généralité, cad il y a un souhait
d’adopter une conception extensible de cet héritage européen.

Le TUE comporte 6 titres:


• 1. Disposition commune (articles 1 à 8)
• 2. Principes démo (articles 9 à 12)
• 3. Relatives aux institutions (articles 13 à 19)
• 4. Dispositions relatives au coopérations renforcées (articles 20)
• 5. Disposition à l’action extérieure de l’union et concernant la PESC (articles 41 à 46)
• 6. Les conclusions (articles 46 à 55)

Le TFUE: est plus long que le TUE pcq il en précise les modalités. Il y a 7 parties:
• 1. Les principes
• 2. Non discrimination de la situation de l’union
• 3. Politique élection interne de l’union
• 4. Association des pays et territoire d’outre-mer
• 5. Action extérieur de l’union
• 6. Les disposition financière
• 7. Disposition générale et finalité

SECTION II: Les apports substantielles


Institutionellement, des changements étaient nécéssaire.

Le plus important de ces changements est le fait que dorénavant l’UE devient un acteur doté de la
personnalité juridique ne droit international. Ce TL introduit des modifications de l’architecture
institutionnelle.

Tout d’abord, en ce qui concerne le visage de cette UE. Avec le TL, le Conseil européen, dont l‘article
15 du TUE stipule qu’il se réuni au moins 2 fois par semestre, élit dorénavant pour une durée de 2 ans
et demi renouvelable une fois son président. L’idée est de donner une représentation adapter à l’UE.

Le choix a été fait de doter ce conseil européen d’une représentation au niveau international avec un
tel P. (actuellement Donal Tusk). Ce P. n’est pas le seul, il existai déjà un P. De la commission
européenne de surcroit. Il existe une présidence du Conseil de l’UE. En outre, le TL prévoit
l’existence d’un féaux représentant pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, il est aussi
vice président de l’UE.

Il faut savoir que ce sont en partie les autorités françaises qui étaient favorables à cette présidence
nouvelle du conseil européen. En effet, par mimétisme institutionnel, les autorités française étaient
sensible au fait qu’il y a une figure d’impulsion politique rappellent celle du PR au sein des
institutions de la 5ème république. C’est pq ils ont toujours était favorables au P. Du conseil
européen.
Les allemands étaient moins sensibles et n’ont pas voulu froissé les français à ce niveau là. Pour eux,
c’est l’avantage d’un parlementarisme rationalisme. C’est l’encrage parlementaire par le Conseil
européen.

Ce n’est pas la seule modification substantielles apportées par le TL. Il a notamment prévu:
• La réduction à partir de 2014, de 27 à 18 du nombre de commissaire européen, cad tous les états
n’ont pas le droit à un commissaire européen.
• L’accroissement du droit européen notamment grâce à une procédure de co-décision en matière
législative / contrôle renforcé de la subsidiarité par les parlementaire nationaux qui interviendront
dans la procédure législative européenne
• Introduction d’un droit de pétition pour le peuple européen
• Caractère contraignant de la charte des droits fondamentaux à l’’exception du RU.
• Double majorité

Auj, on vit sur le schéma dru TL. Il y a eu des traité modificatif comme le traité de 2012 sur la stabilité
et la gouvernance de la zone euro. Ce TL répond principalement aux besoins de fonctionnement de
l’UE, cad la question d’un nouvel ordre institutionnel ne semble pas à l’ordre du jour de l’agenda
politique.

Le problème qui revient sur le sujet de l’agenda politique est:


• la gouvernante de la zone euro pour le domaine éco pour donne une lisibilité à la politique éco de
l’UE. On a une pluralité d’acteurs mais on va avoir des interrogations pour savoir qui fait quoi au
sein de l’UE.
• Il y a un schéma d’imputation de la politique européenne qui est mal établit. On ne sait pas à qui
imputer la décision, logique qu’on ne trouve pas dans la politique européenne.
• La détermination d’un objectif de clarté de la règle de droit, cad la norme européenne soit
accessible et abordable pour les citoyens de l’UE.

SECTION III: Le Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance européenne de 2012


Un des enjeux majeurs de l’UE est le sujet de la gouvernance éco européenne. En effet, depuis le
Traité de Maastricht, il existe un écart hiatus entre la politique monétaire qui est unifiée et qui est
globalement dans les main d’une BCE qui assure le pilotage de l’euro et les politiques éco comme la
politique budgétaire, la politique éco dans son ensemble qui sont pour le mieux simplement
coordonner mais qui en tout as ne sont pas unifiés. C’est une des difficulté majeure à laquelle est
confronté l’UE, sont confrontés les gouv de l’UE, écart entre ces politiques monétaires unifié et la
politique budgétaire coordonner. Le suivi de la… permet de se rendre compte des dommages
collatéraux résultant de cette absence de pilotage unifier de la politique éco. Faut-il pour autant
une politique éco unifiée ? Une gouvernance éco unifiée ? Un gouv éco européen ? Le débat est
légitime mais il est certain qu’il relève avant tout de choix de nature politique qui vont traduire une
conception de l’euro.M. Macron, la chancelière allemande sont plutôt favorable à ce pilotage éco
unifié qui évidemment horrifie les souverainistes, les intergouvernentalistes qui estiment que ce
serai une erreur éco majeur. 
Cette grave crise financière a montré les limites du système actuel de
pilotage de la politique éco. C’est pq un traité internationale a été adopté le 2 mars 2012: le Traité
sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG) qui a été adopté au sein de l’UE éco et
monétaire. L’objectif de ce traité est triple:
• Renforcer le pilier éco et monétaire de l’Europe
• Favoriser la coordination des politiques éco des pays de la zone euro
• Améliorer la gouvernance de la zone euro
L’objectif final est évidement des gains de croissance, d’emploi, de compétitivité et ed cohésion
social.

D’un loin de vue juridique, il est intéressant de relever que ce traité ne modifie pas en tant que tel le
Traité de Lisbonne. C’est un traité qui est conclu en dehors de l’UE afin de contourner les rigidité
liées à la procédure de modification des traités européens. C’est une méthode qui a déjà été
éprouvé. C’était la méthode retenu avec les accords de Schengen en matière de libre circulation des
personnes (Le traité de Pru-n (Trait Schengen 3)).
Traité spécifique pour apporter des améliorations
de ofuncionnement à l’UE. Ce traité sur le fond vise à imposer des règles de contrainte budgétaire. Il
vise à obliger les états à se plier à une certaines orthodoxie budgétaires. Il vise à contraindre à
respecter la règle d’or qui interdit à un état d’avoir une dette qui dépasse 60% du PIB. Le déficit
structurel ne peut excéder 0,5% du PIB.

Ce traité du 2 mars 2012 a été soumis au CC qui dans une décision du 9 aout 2012 la jugé conforme à
la Constitution car il a estimé que ce traité n’apportait rien de véritablement nouveau quant aux
transferts de compétences que les états avaient déjà consenti dans le passé pour permettre la
réalisation de l’union éco et monétaire. Le CC dans cette décision estime qu’il n’y a pas de transfert
de compétence nouveau opéré par le traité. C’est pq il juge que ce traité ne porte pas atteinte aux
conditions essentielles de la souveraineté nationale.

Ce traité n’a pas résolu toutes les difficultés auxquelles est confronté l’UE. Le sujet du pilotage de la
zone euro reste un sujet essentiel (une des intentions principales de Macron). Ce qui sauve la zone
euro et l’euro est que dans le fond les peuples des pays européens qui ont adopté l’euro reste malgré
des réserves légitimes attachés à l’euro. Il y a une forme de soutient populaire à l’euro malgré les
critiques nombreuses adressé à l’UE. Les enquêtes d’opinion montre bien que beaucoup de
concitoyen craignent les conséquences que serai susceptible d’engendrer l’abandon de l’euro. L’euro
fut à l’origine un renchérissement du cout de la vie. Mais il n’en reste pas moins que l’euro est aussi
perçu comme un facteur de stabilité. Même les formations le plus souverainiste, comme l’AN de
Lepen, sont très prudent sur ce sujet de la sortie de l’euro. C’est dans le fond ce qui sauve l’euro.
Mais les difficultés éco lié au pilotage de leurs sont indéniables.

TITRE II: Les institutions décisionnelles de l’UE


3 remarques:
• la notion d’institution a un sens précis en droit de l’UE. La liste des instituions est dans l’article 13
du TUE: le parlement européen, le Conseil de l’UE (CM de l’UE: cette terminologie n’existe plus),
la commission européenne, la Cour de justice l’Union, la cour des comptes européenne, le Conseil
européen et la BCE. Ce sont les IC au sens strict du terme. Elles vont édicter des actes normatifs.

• Siège de ces institutions européenne: nos institutions ont leur siège à Paris qu’il s’agisse des
organes exécutifs, législatifs, des plus hautes juridictions (la Cour de cass, le CE), la plupart des
autorités indépendantes ou publiques indépendantes. Paris est une véritable capitale. Ce n’est
pas ce schéma que l’on va retrouver au niveau des institutions européennes, il y’a plusieurs sièges
fixé par une décision du Conseil européen des 29 et 30 octobre 1993. Auj, le siège des instituions
européennes est défini par le protocole 6 au Traité de Lisbonne.

Il y a une multi-capitalité: Bruxelles accueil la Conseil de l’UE, la commission de européenne,


certaines sessions restreinte / Luxembourg : Cour des comptes européenne / Strasbourg: parlement
européen / Francfort: BCE. Même siège géographique entre Benelux, Ouest de la France et st de
l’Allemagne. Aucune des IC mentionnées par l’article 13 du TUE n’a son siège à Athènes, Porto etc..
Mais il n’en reste pas moins qu’il y différentiel pour les instituions européennes pour des raisons
diplomatiques et politique. C’est l’idée de ne pas concentrer un même siège sur le territoire d’un
même état.

La limite tient au fait que les responsables européens sont partager en plusieurs sites et ont des
contraintes de déplacement. C’est particulièrement vrai pour les parlementaires européens qui sont
partagés entre Bruxelles et Strasbourg qui ont des obligations dans l’une et l’autre.

• Le régime linguistique de ces institutions: deux pays ont été a l’initiative de manière décisive des
instituions européenne et du lancement .. => France et l’Allemagne. Lorsqu’un des deux est en
difficulté, l’Europe n’avance pas. Il eu été logique, d’un point de vue linguistique, que ces deux
grandes langues servent de vecteurs linguistiques de transmission au sein des institutions
européennes. Ce n’est pas le cas et auj, il y a de fait qu’une seule véritable langue de travail, c'est
non pas l’anglais mais le « globich », cad une sorte d’anglais internationalisé que la plupart dans
une version avachi, qui sert à se comprendre dans les grandes lignes mais qui dans son utilisation
implique un appauvrissement notionnelle et conceptuelle important. On ne peut exprimer les
choses un peu complexe que dans une langue que l’on maitrise correctement. C’est une difficulté
auj que de voir les responsables européens échangés dans ce globich. 

Cette situation est du en large parti au renoncement des autorités françaises de faire respecter le
français comme langue de travail au sein de l’UE, cad n’allons pas mettre la faute surnom amis
anglais ou allemand, mais les principaux responsables sont les français, en tout cas certains
responsables français qui maitrisant certaines langues anglaises et que la modernité était de parler
anglais. C’est d’autant plus dommageable que tous les démographe et économistes montrent bien
que la francophonie est un formidable combat d’avenir. 
Que ce soit sur le continent européen,
Afrique, au Moyen-Orient, en Asie du Sud Est, il y a une volonté de défendre la langue française.
C’est quand même dommageable que les seuls qui ne soient pas véritablement convaincu de la
nécessité de ce combat soit des responsable français qui estime que la modernité est l’utilisation de
langue anglaise.
Auj, seuls 3,5%des docs officiels de l’UE sont traduits en langue française alors que depuis les
origines c’est la France avec l’Allemagne qui est imitateur du projet européen.

L’équilibre institutionnelle dans l’UE n’obéit pas au schéma classique des séparation de pouvoir.
Cette grille de lecture est inopérante, on parle davantage d’équilibre des légitimités qui vise à
permettre une juste représentation des 3 grandes légitimités qui porte le projet euro la légitimité
des états et des gouvs qui passent par le système des Conseil. La légitimes de peuple qui passe par le
Parlement européen, la légitimité communautaire qui passe par la Commission européenne.

Le système européen fonctionne pcq chacun de ces dispositifs/légitimités à sa place dans le projet
euro.

CHAPITRE I: Le Conseil européen
SECTION I: L’institutionnalisation progressive du Conseil européen

Ce CE n’est vendu une institution communautaire qu’avec le TL, cad à compter de cette date il est
devenu en partie justiciable de la Cour de justice de l’UE et qu’il produit par voie de conséquence des
actes normatif susceptibles de faire l’objet d’un recours.

Lors de la fondation es communauté européenne, il n’avait pas été prévu d’institutionnaliser ces
rencontres au sommets réunissant chef d’état et gouv et faisant de ces rencontres un temps fort de
l’agenda de politique communautaire. Il y avait des rencontres informelles qui aboutissaient à des
décisions de nature politiques permettant de donner une orientation aux communautés
européennes. Mais c’est seulement en 1974 que ces décisions informelles vont prendre le nom de CE
et réunir les chef d’état et des gouvs des pays et de l’UE.

Derrière la figure de l’institutionnalisation du CE, c’est bien la place la légitimité des états et des
gouv nationaux qui se jouent puisqu’évidement avec le CE, il est question d’insérer la représentation
des états au plus haut niveau au sein de l’UE européenne. EN effet, avec le CE, ce n’est pas tant
l’intérêt général de l’UE qui est prise en compte, ce n’est pas tant la logique supranationale mais
c’est l’autre logique en concurrence avec cette logique qui est la logique intergouvernementale. Il y
avait cette déjà le CM de l’UE mais dorénavant le mécanisme conseil va être dédoublé avec un CE
qui représente les chef d’état et gouv et d’une autre par un Conseil de l’UE avec les ministres des
états et de l’UE.

C’est l sujet de la place intergouvernementale, d’un système d’institutionnalisation au sein de l’UE


où des divergences vont apparaitre. L’état qui a poussé à ces institutionnalisations est la France
puisque cette dernière a vu dans l’institution du CE une forme de transfert/de transposition au
niveau européen de son régime politique de présidentialisme majoritaire, cad que dans l’institution
du CE, la France a vu l’occasion de réimposer ed la responsabilité politique au sein des institution
européenne. C’est pq les autorités françaises vont plaider pour qu’il ait un président du CE, élu par
les membres du CE pour un mandat de 2 ans et demi renouvelable une fois. Un PR qui donne un
visage aux institutions.

Ce n’est pas la position de l’Allemagne qui est beaucoup plus attaché à la
commission de l’UE et au contrôle que va exercer le Parlement européen sur la commission
européenne. Pour les A. Le personnage centrale doit être le PR de la commission européenne, élu
par le parlement européen qui leur confère une légitimité démocratique. L’enjeu est avant tout de
chose de.. et de donner le leadership au PR de la commission européenne au sein des institutions
communautaires.

Tant dans le domaine internationale que dans le domaine de la construction européenne , ce qui
prévaut est la logique des arrangements. Un état ne peut jamais l’emporter sur tous les plans. Les
français ont obtenu que .. 
Des compromis aux deux états qui permettent d’avancer au commun des
élément auxquelles l’autre était attaché.

Le CE n’a pas simplement une dimension technique mais il y’a de véritables enjeu politique derrière.

SECTION II: Organisation et fonctionnement

Quelle est sa composition ?


Chaque pays est représenté par son chef d’état et gouv. Le chef de gouv va présenter son état au
sein du CE. En France, la représentation est celle du chef de l’état. En période de cohabitation le chef
du gouv va accompagner le chef e l’état au CE. (28 membres)
• Il y a donc un PR du CE (Auj, Polonais: Donald Tusk, succéder en décembre 2014 Hermanvan
Rompuy). Le PR du CE ne peut pas cumuler son mandat de PR du CE avec un mandat national. En
revanche, les traité communautaires n’interdissent pas le cumul du mandat de PR avec un autre
mandat européen. Peut-être est-ce pcq dans l’esprit de certains exacteur du traité, il doit y avoir
une fusion entre le poste de PR du CE et le PR de la Commission européenne ? Se pose la question
s’il n’y a pas un double de représentation de l’UE, cad y’en a t-il pas un de trop ?
• un PR de la commission européenne

Il se réuni, article 15 $3 du TUE, au moins 2 fois par semestre sur convocation de son PR. Par ailleurs
le même article stipule que lorsque l’ordre du jour le requiert les membres du CE peut décider d’être
assister par un ministre. Le PR de la commission européenne peut demander à être accompagner
par un membre de la commission.

L’article 15$6 du TUE précise les fonctions du PR du CE. Sa fonction principale est d’assurer la
représentation extérieure de l’UE pour les matières relevant de la politiques étrangères et la sécurité
commune. IL a également une fonction d’animation des CE. IL oeuvre pour faciliter le consensus au
sein du CE. Il doit présenter au parlement européen un rapport la suite de chacun des
rassemblements du CE.

Il exerce un pouvoir d’impulsion décisif pour le fonctionnement de l’UE. Ce terme d’impulsion, article
15$1 du TUE, qui stipule que « le CE donne les impulsons nécessaires à son développement et définit
les orientations et priorités politiques générales ».
C’est ce CE qui va définir un agenda politique pour les instituions de l’UE. Il va falloir mettre en
forme juridique les impulsions juridiques définit par le CE. Ce sera le rôle des commissaires de la
commissions européennes d’exercer un pouvoir d’initiative d’acte normatif qui vont rentrer dans le
labyrinthe d’acte européen.

Dans le CE, que sont discutés les sujets les plus sensibles en matières de relations internationales,
déco et de priorité politiques. 
Le CE va apparaisse comme une telle instance de recours. IL peut
arriver que sur certaine matières sensibles les discussions s’enlisent ’’il y ait difficulté à faire émerger
un compromis au sein du conseil Del ‘Union. Il y a une sorte de possibilité de demander au CE de
trancher et de donner des arbitrages sur des sujets essentiels. (EX: texte sur les marques
européennes)

L’intervention du CE a été prévu dans des textes des traités communautaires: article 82 du TUE en
matière de coopération judiciaire pénale entre les états membres de l’UE. La coopération judiciaire
pénale dans l’UE repose sur le principe de reconnaissance mutuelle des jugements et des décisions
judiciaires. Afin de parvenir à cette reconnaissance mutuelle d jugement, il importe de rapprocher
les dispositions législatives et réglementaires des états membres dans des domaines qui sont visés à
l’article 82$2 et 83 du TUE. Cela inclus des règles minimales sur l’admissibilité des preuves ou le droit
des personnes dans la procédure pénale.

A ces matières, le parlement européen et le conseil de l’UE adoptent des directives selon la
procédure législative ordinaire. Dans certain cas, si un état membre estime qu’un projet directive
porte atteinte aux aspects fondamentaux de son système de justice pénale, il peut demander que le
CE soit saisi.

Ce CE ne peut pas tout et surtout s’il intervient dans des sujets fondamentaux, il ne peut se réunir en
permanence. Pourtant, il faut que La légitimité gouvernemental éthique puisse continuer à
s’exprimer alors même que le CE n’est plus réuni. Ce qu’on appelle le système des conseils qui
illustre cette dimension intergouvernemental de l’UE ne va pas s’épuiser dans le CE mais qu’on va le
retrouver dans le Conseil de l’UE.

CHAPITRE II: Le conseil de l’UE

Ce conseil de l’UE relève du même système que le CE. C’est la même logique. C’est donc une IC au
sens de l’article 13 du TUE qui va représenter la logique intergouvernementale sein des IC. La
représentation va s’opérer non plus au niveau des chefs de gouv et d’état mais au niveau des
ministres.

SECTION I: L’organisation, la composition et le fonctionnement du CUE

C’est l’article 16 du TUE qui précise comment est composé le CUE. Il est composé d’un représentant
de chaque état membre au niveau ministériel habilité à engager le gouv de l’état membre qu’il
représente et exercer le droit de vote

Le $6 de l’article 16 du TUE précise que ce CUE siège en différente formation dont la liste est fixée
conformément à l’article 236 du TFUE. Parmi les formation du CUE, on peut distinguer 3 types de
formation:
• la formation en affaire générale: c’est ce quo’n appelle le conseil des affaires générales dont la
mission est d’assurer la cohérence des travaux des différentes formations du CUE, de préparer les
réunions du CE et assurer le suivi en liaison avec le PR du CE et la commission.

• Les conseils des affaires extérieurs ou affaires étrangères: l’action extérieure de l’UE selon les
lignes stratégiques fixé par le CE.

• 10 conseils spécialisés selon des matières techniques qui vont être abordé par le CUE.

L’article 16$8 stipule que lorsque leCUE délibère et vote un acte législatif il doit siégé en public.

A été mis en place un système de présidence tournante entre les représentants des états membres
au CUE selon un système de rotation égale. Pendant 18 mois, 3 états vont assure ces présidences
collégiales tournantes.

En général, le Ministre des affaires étrangères qui va siéger au sein du CUE, notamment lorsque ce
Conseil siège en affaire générale. Ce n’est pas toujours le ministre des AE mais souvent ce peut être
un ministre plus particulièrement chargé au sein du gouv des question européennes. Auj, au sein du
gouv français, une ministre en charge des questions européennes: Nathalie Loiseau.

Il faut avoir conscience qu’il y a une absentéisme ministérielle au sein du CUE qui vont se faire
représenter par un haut fonctionnaire.

Article 16$7 du TUE: instance prévue appelé coreper (COmité REprésentant PERmanent), il se réuni
à Bruxelles et chargé à préparer les travaux du CUE. Il est composé des ambassadeurs des pays
membres de l’UE auprès de l’UE. Ces comités se réunissent toutes les semaines pour proposer des
solutions au CM.

SECTION II: Le mode de votation au sein du CUE

D’où vient cette complexité ? Elle vient du fait que pour toute une série de matière, le CUE doit
statuer à la majorité qualifiée. En effet, lorsque l’on lit l’article 238 du TFUE, il en ressort que 3 modes
de votations sont prévue:
• La majorité simple
• L’unanimité
• Majorité qualifiée: c’est une majorité qui est plus exigeante que la majorité simple. Il faut plus que
la moitié plus une voie. C’est, par exemple, un vote à la majorité des deux tiers.

S’agissant du CUE, on est confronté à un sac de noeud ça plusieurs préoccupations peuvent être
prise en considérations.
1ère préoccupation: égalité de tous les états.
2ème: la puissance de l’état. Il y a de grande et petit état
3ème: rôle des populations

Il faut essayer de pondération. Il faut que la décision adoptée par le CE soit bien la traduction d’une
réelle majorité.

Article 16$1 « le CUE exerce conjointement avec le Parlement européen les fonctions législatives et
budgétaires. Il exerce donc des fonctions qui selon nos droits constitutionnels interne relève
davantage de l’organe législatif.

Lorsque la fonction est législatives ou budgétaires, il va prendre des décisions à la majorité. Le $3 de


l’article 16 nous dit que le CUE statut à la majorité qualifiée sauf dans les cas où les traités en dispose
autrement.

C’est là qu’apparait toutes les difficultés: dans l’ancien système (avant le 1er novembre 2014, celui
prévu dans le TN, était organisé u système de pondération de voie. Chaque état en fonction de son
importance, essentiellement démographiques, disposait d’un nombre de voie. C’était donc un vote
pondéré/qualifiée. Le nombre total de voie est de 345, parmi cela, 4 états avaient 29 voies: la France,
l’Allemagne, l’Italie, et le RU.

A l’inverse, des petits états avaient peu de voies: Malte (3 voies), Chypre, Estonie, Lettonie,
Luxembourg, Slovénie (4voies). 

Pour qu’une décision soit adopté à la majorité qualifiée, d’après le
TN, il fallait qu’une décision obtiennent au moins 255 voies sur 345 voies. Ce qui représente un % de
73,9% des voies pour ’’une décision soit adopté à la majorité qualifiée. Ce système a globalement
bien fonctionner, seulement il s’avérait d’un maniement complexe dans la mesure où à chaque
nouvelle élargissement Ilf allait tout reprendre, cad refaire des pondération de voie pcq les équilibres
allaient être modifier. C’est pq le TL a abandonné ce système de pondération de voie pour adopter
un autre système => le retour au traité européen.
C’st le $4 de l’article 16 du TUE « a partir du 1er novembre 2014 la majorité qualifiée se définit
comme étant égale à au moins 55% des membres du CUE comprenant au moins 15 d’entre eux et
représentants des états réunissant 65% de la population de l’union ». Une minorité de blocage est
prévue par le même article lorsqu’il y a 4 membres du CUE, la décision ne peut donc pas être
adoptée.

L’article 238 $2 du TFUE vient compliquer les choses en prévoyant une exception: lorsque le CUE ne
statue pas sur proposition de la commission ou du haut représentant de l’union pour les AE et la
politique de sécurité alors « la majorité qualifiée se définit comme étant égale au moins à 72% des
membres du conseil représentant des états membres réunissant au moins 65% de la population ».
Des règles complexes et nécessitent de vérifier les calculs.

1ère remarque: Un état peut être mis en minorité. Si une telle situation est susceptible de se
produire, il reste le compromis de Luxembourg de 1966 qui permettra à un état de porter le projet
européen d’acte législatif est susceptible de porter atteinte à ses intérêts veto.
2ème remarque: Le PR du CUE fait tout pour qu’une position de consensus soi adoptée qui
impliquera de ne pas passer formellement au vote. L’avantage de cette méthode est d’essayer de
trouver un plus petit dénominateur commun sans prendre le risque de mettre des états en minorité.
Cela fait partie de la diplomatie européenne. Or il y a des cas où les discussions sont très violentes
(EX: la directive Bolkestein: faut-il appliquer la loi du pays d’origine ou la loi de la législation sociale
française pour les travailleurs détachés ?).

Lorsque les traité communautaire prévoit le passage de la règle de l’unanimité à la règle de
l’unanimité de la majorité qualifiée. Un tel changement est de nature à porter atteinte au condition
d’exercice de la souveraineté nationale.

SECTION III: Les pouvoirs du CUE


CHAPITRE III: Le parlement européen

La question qui se pose est une question d’actualité: le PE va être renouveler lors des élections qui
vont se dérouler du 23 au 26 mai prochain. C’est un temps fort de la vie démocratique. C’est en
réalité le seule moment véritable où les citoyens de l’union sont appelés à participer à la désignation
de leur représente au niveau européen. C’est pas l’exercice du droit de suffrage que les citoyen de
l’union vont etre appeler à désigner des représentants.

L’article 10 du TUE stipule en son $1 que « le fonctionnement de l’union est fondé sur la démocratie
représentative ». C’est ici une notion déjà rencontré lors de droit constit.

2 observations relevant du champ constit:


• il ne s’agit pas d’un exercice de démocratie directe mais représentative, cad l’exercice du pouvoir
par l’intermédiaire de représentant
• il s’agit d’un mandat représentatif et non pas d’un mandat impératif

Que se soit dans le plan interne ou européen, le constat d’un essoufflement représentative est
indéniable. ‘est d’ailleurs incertaine forme de méfiance vis-à-vis de ces schéma de la vie
représentative qui sont à l’origine du mouvement des gilets jaunes dont une des revendications
consiste dans un referendum d’imitation citoyenne en vue de corriger, d’amender, de supprimer la
loi. Ce RIC ne fonctionne pas très bien. Il faut se demander: forme renouveler d’exercice de la
démocratie et de participation des citoyens à la vie publique. On ne s’échappera pas à cet réflexion
dans les jours a venir.

Churchill: malgré tous les défauts , l’élection restait le moins mauvais des systèmes, moins injuste. Il
faut s’attacher à ne pas affaiblir l’élection et sa portée. Un tel constat n’épuise pas le sujet et bien
évidemment il y aura une réflexion a mener sur les complément de cette démocratie représentative.

Cette crise de démocratie représentative se retrouve aux élections européenne. Le faible taux de
participation aux élections européenne, l’absence de mobilisation autour des enjeux européens, les
réflexes purement nationaux qui conduisent à privilégier des thèmes dans le débat public. Tout ceci
contribue à affaiblir les élections européennes. Pourtant c’est important pcq ils vont donner vie à
l’article 10 pcq l’UE est fondé sur la démarcation représentative.

L’article 10 $2 ajoute même que les citoyens sont directement représentés au niveau de l’UE.

ON va etre confronté au problème important des citoyen dans l’UE.

SECTION I: La composition du PE

Le PE est composé de 750 représentants qui siège au sien du PE, concerne la législature 2014/2019.
Adopter en vue des élections parlementaires européennes de mai prochain. Le nombre de
parlementaire, à l’avenir, va passer de 750 à 705 parlementaires européens. C’est le nombre prévu
pour la législature à venir. Pq une baisse ? C’est le Brexit. Le départ, même s’il reporté, ajourné,
compliqué, des parlementaires britanniques du PE.
Les 73 sièges que possédaient les britanniques vont être redistribué entre les états nationaux. Tous
les états n’ont pas le même nombre de parlementaire européen. Plus un état est peuplé, plus il va
avoir de représentant aire au sein du PE. Parmi ces parlementaires nationaux, nous allons avoir une
représentation différentier par rapport aux états.

Solution du PE en mai 2018 sur la nouvelle composition du PE:


• 1er état le plus représenté: Allemagne: 96 députés
• 2ème: France: de 74 à 79
• Italie: 73 à 76
• Espagne: 57 à 59
• Pologne de 51 à 52
• Roumanie: de 32 à 33
• Pays-Bas: 26 à 29
• Belgique: reste à 21
• Grèce: reste à 21
• Hongrie: reste à 21
• Portugal: reste à 21
• R. Tcheque: reste à 21
• Suède: de 20 à 21
• Autriche: de 18 à 19
• Bulgarie: reste à 17
• Denmark: 13 à 14
• Finlande: 13 à 14
• Slovaquie: 13 à 14
• Ireland: de 11 à 13
• Croatie: 11 à 12
• Lituanie: reste à 11
• Lettonie: reste à 8
• Slovénie: reste à 8
• Estonie: de 6 à 7
• Chypre, Luxembourg et Malte: reste à 6
• => 705 parlementaires européens. Le reste perdu sont laisser dans la perceptive de l’attente
d’éventuel élargissement de l’UE. 

L’élection s’opère selon la législation nationale d’un état qui peut opter soit pour une circonscription
nationale unique soit par un découpage en grande électorale. Il n’y aura plus qu’une seule grande
circonscription électorale au niveau du pays, c’est donc au niveau nationale que les différentes listes
présenté vont concourir. Chaque liste doit présenter 79 candidats et la répartition des sièges se fera
à la représentation proportionnelle.

Pq les larges parties des enjeux de ces élections restent très largement des enjeux nationaux ? C’est
d’ailleurs des parties politiques nationaux qui vont présenter des listes de parties politiques existant
au niveau européen. C’est un des facteurs explicatif à la difficulté de faire émerger un véritable
espace politique ou public au niveau européen. Il existe un tempérant qui n’a pas encore une très
grande porté au $2 ed l’article 22 du TFUE. qui confère à tout citoyen de l’union résidant dans un
état membre dont il n’est pas ressortissant le droit de vote et d’éligibilité aux élections au PE dans
l’état où il réside et cela dans les mêmes conditions que les ressortissants de cet état. EN substance,
un ressortissant Allemand qu vivrai à Paris, aurai la possibilité de candidater aux élections
européennes sur une liste déposé en France. L’article 22$2 du TFUE précise bien que les modalités
de ce droit de vote et d’éligibilité doit etre fixer par le conseil de ministre statuant à l'unanimité.
Ce PE est composé de parlementaires qui vont se rassembler en groupe parlementaire dont le
nombre de membre est fixé à 25. Le fait d’appartenir à un groupe parlementaire a des conséquence
importante sur l’influence qui peut s’exercer au sein du PE. 2 grands groupes :
• PPE: Partie Populaire Européen et Démocrates chrétiens (201)
• Socialiste démocrate européen et Progressiste européen (PSE)
Il y a en tout 8 groupes.

1ère observation: on retrouve au sein du PE les deux principaux courants politiques qui porte le
courant européen depuis les origines de l’Europe. Il y a une tendance de fond de continuité
européen.

Ce PE est considéré comme le biais permettant de forcer le caractère démocratique du l’UE. es


rédacteurs des traités ont toujours considéré que c’est en renforçant le PE en lui donnant le nom de
parlement qu’il va être possible de corriger le déficit démocratique. de l’UE. C’est en donnant de
nouvelles compétence au PE qu’il va etre envisager de corriger ce déficit démocratique.
Mais le PE reste toujours en dessous d‘un authentique parlement national (article 14 du TUE).

Quelques observations: selon l‘article 229 du TUE le PE tient une section annuelle qui débute le
2ème mardi de mars. Le PE peut se réunir en section extraordinaire à la demande de la majorité des
membres qui le compose ou du conseil ou de la commission. Cette commission qui peut assister à
toutes les réunion sud PE. Elle à la fois contrôler par le PE et assiste le PE.
L’article 231 dispose que, sauf disposition contraire, le PE statut à la majorité des suffrages
exprimés.

Madame Simone VEIL était présidente du PE 1979 à 1982.

SECTION II: Les compétences du PE

$1.Les pouvoirs financiers

Il y a une évolution croissante vers un accroissement des pouvoirs du Parlement en matière


budgétaire et financière (Traité de 1970).

La 2ème idée est que le budget EU reste en proportion avec les budgets nationaux, le budget EU
reste peu important (tourne autour de 135 milliards d’euros de dépense).
Parmi ces dépenses, quels sont les postes de dépenses les plus importants ? :
• tous les financements lié à la croissance et à l’emploi qui sont financés par la po régionale de
l’Union qui relève des fonds structurelles
• mais aussi le Fond national EU
• et le Fond EU d’orientation et de garantie agricole
La politique de cohésion régionale permet à certaines régions de toucher à ces fonds (l’Andoulasie
ou le Sud du Portugal, la Pologne)
• le financement de la politique agricole (70 milliards d’euros)
• concernant l’éducation et la technologie

La 3ème idée est que LE T. de Lisbonne assez profondément remanié la procédure budgétaire. C’est
le nouvel art 314 du TFUE.
C’est la commission qui établit un avant-projet de budget avant le 31 juillet, il est ensuite transmis au
PE qui peut faire des amendements que sa soit sur des dépenses obligatoires ou non obligatoires, le
projet amendé arrive au Conseil. Autrement dit, le projet amendé arrive ensuite au Conseil de l’UE
qui doit se prononcer sur ces amendements.
En cas de désaccord, un comité de conciliation se réunit sur décision des Présidents du Parlement et
de Conseil. Ce comité composé de manière paritaire de députés EU (de parlements et de membres
du Conseil), travaille avec la commission pour dégager un projet commun voté à la majorité des
membres du Conseil et des députés.
Si ce comité parvient à un accord, alors il est voté mais en cas d’échec, il doit dégager/voter un
nouveau projet.

$2. Le pouvoir politique

Le deuxième pouvoir du PE est un pouvoir davantage politique, c’est le contrôle qu’exerce le PE
sur la Commission EU. Le PE comme le précise l’art 14 du TUE, élit le Président de la Commission. Il
peut poser des conditions politiques à l’investiture de cette commission. Concernant les autres
commissaires, le PE va procéder à des auditions.
Une fois ces auditions, le PE va se prononcer sur la composition de la commission en tant que
collège et non sur le nom d’un commissaire en particulier. Par un tel vote, le PE élit ou rejette la
commission à la majorité des suffrages exprimés.
Une fois cette approbation réalisée, le Président et les autres commissaires sont nommés par le
conseil des ministres statuant à la majorité qualifiée.

Le contrôle du PE s’exerce sur la commission et non pas sur le Conseil des ministres ou sur le Conseil
de l’UE, contrôle qui aurait davantage rappelé les fonctionnement des différents régimes des pays
EU. Ce n’est pas le cas ici et le contrôle s’exerce au moment de l’entrée en vigueur d’une nouvelle
commission.
Des élections ont se produire en mai 2019 qui vont désigné des parlementaires qui vont fixer une
ligne politique. Quoiqu’il en soit cela va avoir sur la désignation du Président et des autres
commissaires.
En effet le Conseil EU va tenir compte des résultats des élections EU pour se mettre
d’accord sur le nom à proposé au PE.

Concernant le vote du Président de la Commission, s’il est élu comme le prévoit l’art 14 du TUE il va
devoir s’entouré de commissaires. E sont les états membres qui vont proposé le nom d’un
commissaire au Président (M. Pierre Moscovik : commissaire français actuel).
Ces commissaires vont être entendu individuellement par le PE. Ce sont les commissions du PE qui
vont « passer sur le gril » le commissaire présent. Ces auditions font davantage penser au sénat USA
que celle des assemblées EU.
Une fois ces auditions ont eu lieu, la commission présente va devoir être approuvée collégialement
par le PE. Ce vote se fait à la majorité du suffrage exprimé et si l’approbation est obtenue, les autres
commissaires vont être élu à la majorité qualifiée. Le PE joue un rôle important sur le Conseil EU.

Il y a toute une série de compétences, de contrôle politique que peut exercer le PE sur la
commission.
EX : art 226 du TFUE qui prévoit que le PE peut à la demande d’un quart des membres qui le compose,
instaurai une commission temporaire d’enquête pour examiner sans préjudices des attributions, les
allégations d’infraction ou de mauvaise ad dans l’application du droit de l’UE. Sauf si les faits dont il est
question font l’objet d’une procédure institutionnelle. => c’est ce qui se passe avec l’affaire Benalla dans
l’ordre interne. 

$3. la fonction juridictionnelle du PE

3ème fonction : c’est la fonction juridictionnelle. Le PE peut saisir la Cour de justice UE/CJUE et
peut voir dans certains cas, un certain nbr d’acte attaqué par un requérant devant le CJUE.

S’agissant du PE, 2 arrêts importants :


• l’arrêt Parti Ecologiste les Verts contre Parlement EU du 13 avril 1986 => la CJUE déclare recevable
un recours en annulation dirigé contre un acte du Parlement au terme de l’art 73 du Traité de CEE.
C’est ce qu’on appelle en droit EU, la reconnaissance de la légitimation passive du PE. Pour
parvenir à cette solution, la CJUE invoque les art 164 du CEE ou 120 du CE, la Cour de justice assure
l’interprétation et l’application du droit.
• l’arrêt Parlement EU contre Conseil EU, 22 mai 1990 => reconnait la légitimation active du PE. Le
PE peut recourir, intenté pour les défense de ses prérogatives, en se fondant sur l’équilibre
institutionnel (l’art 230 du CE). avec le Traité de Nice, cette condition passive est supprimée.

$4. La compétence normative

Le Parlement exerce la compétence normative en fonction de 3 procédures :


• La procédure simple, applicable lorsqu’aucune procédure n’est prévue. Arrêt ISOGLUCOSS 29
octobre 1980 qui précise l’avis simple requis n’a pas été fourni, l’acte peut être annulé.

• L’avis conforme : le T. Amsterdam va restreindre les cas d’appliqué confirmé avec le T. de


Lisbonne. Il s’agit de l’avis d’approbation

• La procédure de co-décision (T.Lisbonne) définit à l’art 294 du TFUE : sujet assez complexe qui
appelle à des clarifications :
• à la terminologie, cad qu’on ne parle pas de loi EU mais de directives ou de décisions qui sont
des actes normatifs produisant des effets de droit et qui modifie une situation juridique
déterminée.
• il s’agit d’une procédure de co-décision, autrement dit décider ensemble/commune. C’est une
décision commune du Conseil et du PE. Cette décision commune n’a pas été le cas pendant
longtemps, c’était le Conseil qui formait l’organe législatif principal et représentait les points
de vue des Etats. Ce fut donc une longue marche d’atteindre cette procédure de co-décision
et qui a vu auj son champ d’application élargi (T. de Maastricht 1992). Il s’agit d’une montée
en puissance du PE.
• la Commission EU avec son collège de commissaires, est une organisation rationnelle et reste
un rouage essentiel aux institutions EU. Pour autant elle est au coeur du réacteur cette
Commission car c’est elle, en tant que représente de l’intérêt général de l’UE, qui va
déclencher la procédure législative qui va ensuite se dérouler devant le Conseil et le
Parlement. Il faut faire attention, car ce n’est pas le Parlement qui va être à l’initiative des
textes (différence importante avec les parlements nationaux) mais c’est la Commission EU
qui va impulser la procédure législative. Une fois la proposition proposée, c’est au Parlement
et au Conseil de se prononcer.

Il s’agit d’une procédure complexe : le temps de la commission qui va proposer une proposition au
Parlement et au Conseil de l’UE (ils sont tous les deux co-décideurs). Le Parlement va d’abord
intervenir et va proposer des amendements.
S’il ne transmet pas d’amendements, la proposition revient au Conseil de l’UE qui peut l’approuver
ou non. Si y a des amendements, la Commission EU doit aussi se prononcer à la majorité qualifié,
notamment pour approuver les amendements. S’il n’approuve pas les amendement, il arrête sa
position à la majorité qualifiée et la transmet au Parlement en justifiant son choix.
Il dispose un délai de 3 mois, s’il ne le fait pas pendant ce délai et n’émet aucun avis négatif, selon
l’art 294, l’acte est adopté. Si le Parlement rejette la position du Conseil à la majorité absolue de ces
membres, l’acte est réputé non adopté. Les amendements repartent alors au Conseil, qui vont
rendre des avis sur ces amendements.
Soit s’il les accepte, c’est validé mais si il ne les accepte pas, c’est plus complique et le Président du
Conseil avec l’accord du Parlement va convoquer un comité de conciliation dans un délai de 6
semaines. Il faudra trouver un projet commun qui devra être a nouveau approuvé, dans le cas
contraire, le texte est réputé non adopté.

Donc le Parlement peut bloquer, en tant que co-décideur, la validation/l’adoption du texte.

C’est une procédure qui instaure une forme de navette entre le Conseil et le Parlement avec un
comité de conciliation paritaire. Le PE dispose du dernier mot.

Il existe d’autres modes de décisions plus consensuelles. Ces parlements nationaux fonctionnent
grâce aux fonctionnaires du Parlement EU (Bruxelles). Il existe le poste de détaché EU.

CHAPITRE IV: La commission européenne

L’art 17 du TUE prévoit que la Commission promeut l’intérêt général de l’UE.

SECTION I: La désignation et la cessation des fonctions


SECTION II: Le statut
SECTION III: Les compétences de la commission
TITRE III: Les institutions de contrôle de l’UE
CHAPITRE I: Les institutions de contrôle non politique de nature juridictionnelle
SECTION I: La Cour de justice de l’UE et le T. de l’UE
SECTION II: La Cour des comptes européenne
CHAPITRE II: La « démocratie participative »
SECTION I: Le médiateur européen
SECTION II: Le droit de pétition
CHAPITRE III: les organes consultatifs et les organes monétaires de l’UE
SECTION I: Le comité des régions
SECTION II: Le comité éco et social européen
SECTION III: La gouvernance bancaire et monétaire de l’UE


La politique étrangère européenne par Maxime Lefebvre (début => Jas)
• carrière académique et diplomatique
• Mission prospective auprès de l’UE
• Ouvrage : « que sais-je ? »
• l’ENA

La politique touche à la question EU politique qui a pour vocation à devenir un ensemble politique.

Quelques repères historiques :


• 1954 : échec de la CEDE
• 1962 : échecs des plans Fouchet
• 1970 : coopération politique EU
• 1974 : création du Conseil EU
• 1992 : Traité de Maastricht (PESC : Politique étrangère de sécurité commune)
• 1999 : création du haut représentant / lancement de la PESD (politique étrangère de sécurité
défense par le Traité de Saint-Malo). Auj, elle a pris le nom de la PSC
• 2007 : Traité de Lisbonne qui a été refusé par les français. N. Sarkozy a dit q’on allait créer un mini
Traité. Il modifie la grande relance sur les questions de po étrangères et crée la SEAE.
• 2017 : coopération structurée permanente (CSP): il fallait que quelques état s’intègre davantage
sur le plan de la défense. Projet commun notamment sur le plan capacitaire.

Le TL met un terme au traité de Maastricht. Et crée un état EU et une souveraineté EU.

L’EU n’a pas seulement une vocation éco mais également une vocation po : l’EU politique.
Pourquoi ? Traités de Westphalie, on cherche la paix et à faire l’EU pour défendre des valeurs
communes. Ces valeurs sont des valeurs occidentales, les droits de l’ho et de la démocratie et toute
la philosophie de la sécurité collective. Ce n’est pas une raison suffisante pour créer l’EU, un autre
élément est alors nécessaire, celle d’affirmer une identité commune : l’identité EU et géo-politique ;
cad quelque chose qu’on a en commun. On essaye d’affirmer une puissance EU (discours de
Macron).

Les enjeux de cette EU politique


• un peu moins universel
• Un peu moins pacifique
• Défendre ses intérêts dans un monde qui est de moins en moins Westhphalien. On fait face à un
retour à une rivalité entre les grands états (la Russie et la Chine).

En 1974, création du Conseil de l’EU conçu comme une organisation intergouvernementale. La Fr va


présidé cette année 2019 le Conseil de l’EU.

Entamer la reconstruction EU : Schuman et CECA. On a tenté de construire une communauté EU de


défense avec une armée fr mais échec. L’Assemblée a refusée Traité de Paris.

Le Général De Gaulle qui était souveraliste, avait relancé l’EU selon le plan Fouchet mais échec au
motif que la Fr refuse d’avoir une EU politique intergouvernementale englobant ces 3
communautés. Le Général s’est renforcé dans une vision plutôt nationaliste. Il a mené la politique de
la chaise vide.

On est revenu en 1969 à une EU politique, avec le sommet de l’Haye. On a établie une coopération
en politique étrangère en 1970 => le rapport d’Avignon qui explique qu’il faut se concerter sur les
questions liées à la politique étrangère.
La création du Conseil EU dans les années 1970, c’est la réunion de chef de gouv et de chef d’Etat et
constitue l’institution chapeau de l’organisation diplomatique.
Dans les années 70, on remarque des progrès sur les questions du Proche-Orient ou sur la création
du SEAE en 2010 (terrain d’essai de la diplomatie). On parle aussi d’une union monétaire.
Tous cela est relancé dans les années 80, à l’époque Kohl. A côté de la réunification allemande, on
tend vers une unification EU = ce sont les deux phases dans l’unification EU. On débouche par le
suite au Traité de Maastricht de 1992 qui prévoit une architecture en 3 pilier :
• Le Parlement EU
• La communauté de la PESC
• Les coopérations de justice intérieures

Après le Traité de Maastricht, il y a eu aussi le T. d’Amsterdam


On relance par la suite en 1999, la politique EU de défense qui a été permise par la Déclaration de St-
Malo en 1998 entre les français et les anglais. Cette Déclaration a permit d’enclencher une EU de
défense. L’OTAN reste le fondement de la défense EU. Cette politique porte aujourd’hui le nom de
PESD en 2003.

On a essayé d’établir une constitution EU en 2002-2003 mais refuser par la France en 2005. Sarkozy
propose alors un mini traité pour sauver la constitution EU, il s’agit du Traité de Lisbonne datant de
2007. Ce Traité modifie apolitique étrangère et créer un service EU pour les actions extérieures en
2010.
La coopération structurée et permanente est l’évolution prévue le T. De Lisbonne.

Ce cadre institutionnel du T de Lisbonne prévoit 3 innovation :


• un Président permanent du Conseil EU élu pour 2 ans et demis. Le Président est généralement élu
pour 2ème mandat.
• Un haut représentant pour les affaires étrangères et de la sécurité. Il est compétent pour
l’ensemble des politiques étrangères
• La SEAE / service EU pour l’action extérieure

Aujourd’hui en 2019, le trio exécutif EU est constitué de Mogherini, Tusk et Juncker. Ce trio doit
refléter un équilibre au sein de l’EU cad un équilibre entre les petits et les grands Etats, les pays
puissants et les pays moins puissants et enfin, entre la gauche et la droit.

Le schéma du T. Lisbonne :
1. Au niveau politique => Le Conseil EU présidé par le Président commission et le Président du
Conseil EU. Puis il y a le haut représentant de la commission et du conseil des affaires
étrangères. Dans le système de Lisbonne, on a une présidence permanente du conseil des
affaires étrangères, c’est la seule formation du conseil qui a une formation permanente. Le haut
représentant dispose alors d’un rôle fondamental. Ce conseil se réuni tous les mois pour décider
ou adopter des discussions concernant les affaires étrangères (Ex : Vénézuela, la préparation du
prochain sommet avec la Chine).

2. Au niveau administratif => les cercles décisionnels, les mécaniques qui font fonctionner ce qui a
été précité à Bruxelles. On commence a discuter dans les groupes de travail puis on fait
remonter les textes vers les ambassadeurs (représentant permanent). Une fois le texte prêt, il
est envoyé au Conseil. En cas de désaccord, il faut trancher.

Dans le domaine du PESC, suppression du second pilier. Le TUE est le successeur du Traité de
Maastricht et le TFUE est le successeur du Traité en Rome.

Il y a eu la création COPS (comité de politique et de sécurité) en 2000 afin de relancer la PESD. Cette
COPS existe tjrs à Bruxelles. On a une présidence permanente comme ça l’est pour le Conseil des
affaires étrangères. Le COPS est dirigé par un ambassadeur qui n’est plus tournante.
EX : Quand on doit négocier de nouveaux accords avec la Russie, la plupart des sujets commerciaux et
énergiques, relevaient du champ communautaire.

La crise de Géorgie en 2008, en l’espèce la Russie avait envahie la Géorgie à la suite d’une attaque de
la Géorgie dans le Sud. Sarkozy, en tant que Président du Conseil, avait tenté de négocier le cesser
de feu. Cet accord est négocié le 12 aout et le 13 aout, la Fr avait mis une délégué à Bruxelles pour
valider cette accord par tout le monde. Il fallait éviter la guerre.
2ème mission à Bruxelles : cette mission a adopté en août, une mise en oeuvre.

La crise ukrainienne : les deux pays leaders étaient la Fr et l’Allemagne à titre national.

En terme de politique, de stratégies à mener =>la stratégie EU de 2003 adopté juste après l’invasion
de l’Irak par les USA :
C’est la 1ère fois que les EU ont essayé d’exprimer une vision du monde, cad de définir leur intérêts
et leurs objectifs sur la scène internationale. Cependant cela n’a pas été facile puisque l’EU a été
énormément divisé concernant la question irakienne.
Concernant l’analyse des menaces auxquels l’EU était confronté et l’hyper-puissance USA qui était
souvent confronté à des menaces se trouvait aussi sur l’agenda mondiale => guerres d’Irak de 2011,
terrorisme 11/11/2001.

L’EU n’a pas chercher à s’affirmer face aux USA mais en réalité elle exprime sa voie propre dans les
politiques à mener :
• Le multilatéralisme, cad une politique multilatérale avec les autres pays
• La politique de voisinage découlant de l’élargissement de l’EU à l’Est
Cette vision est celle d’une vision géopolitique puisque l’EU peut s’occuper de ses voisins malgré qu’il
n’ a aucun moyen pour intervenir en Amérique du sud ni dans l’Asie du Sud-Est.

Plus value de l’UE : la gestion civile et militaire des crises et des conflits. Autrement dit, l’EU se
caractérise par la capacité d’avoir une po de sécurité et est censé utiliser toute la palette de défense
et de sécurité (ex : humanitaire). Cette stratégie EU n’avait pas changé jusqu’en 2016. Sous la
présidence Fr, a été fait un rapport d’actualisation.

Dans le trio exécutif, Mme Mogherini a adopté une stratégie globale qui reflète la constitution du
SEAE de 2016 (intérêt et valeurs : paix / sécurité, prospérité, démocratie, multilatéralisme). Les cinq
priorités du SEAE sont
• la sécurité de l’EU,
• la résilience concerne la politique de voisinage,
• la gestion intégrée des conflits (approche po et militaire et approche globale) : c’est le propre de
la politique EU par rapport à l’OTAN et de la puissance militaire des USA
• coopération régionale : l’EU encourage les autres pays du monde à cette coopération régionale
• et la gouvernance mondiale : les règles multilatérales

Les Fr ont réussi à intégrer dans la stratégie globale : le concept d’ « autonomie stratégique », idée
d’un Livre Blanc sur la PSDC (relance depuis 2013).
Ce concept signifie que l’EU doit être capable d’être plus autonomie en matière de défense et de
sécurité, qu’elle sache défendre de manière autonome ses intérêts.
On a essayé de renforcer la PSDC depuis 2013 notamment avec le développement une EU de
défense (capacité et industriel). En effet, la dépense des EU en matière de défense est inférieure à
celle des USA. L’idée est de développer des programmes, des énergies en commun / coopération.

Le rayonnement de l’UE :
• Le partenariat transatlantique (UE/US, UE/OTAN). La relation UE/US est peu structure
(contentieux avec les conditions de Trump). La relation UE/OTAN qui monte en puissance depuis
2016 pour travailler en coopération sur des questions liées à l’Ukraine ou encore au cyber.

• Élargissement et politique de voisinage : on les a promis à tous les pays Baltiques orientaux de
rentrer dans l’UE.

• Les « partenaires stratégiques » (Russie, Chine, Inde, etc …). Ces grands pays du monde joue
un rôle important et avec lesquels on a des sommets réguliers. On conclu souvent des accords
avec ces derniers (ex : EU/Chine). Le mois prochain on aura un sommet EU/Chine et EU/Canada.

• Le soutien à l’intégration régionale : les relations entre UE/Afrique, UE/Amérique latine,


UE/ASEAN (Corée du Sud, le Japon et la Chine)

• L’UE dans la gouvernance multilatéral : ONU, G7 / G20. Le G20 a été institutionnalisé depuis la
crise de 2008.

Existe t-il une puissance EU ? La puissance est la capacité à une entité politique d’imposer sa vision à
une autre entité.
• Le « hard power » correspond aux sanctions dans la PSDC. Il correspond donc aux représailles.
Cette politique est entrée dans politique de commerce.
L’EU ne fait pas la guerre, c’est rare qu’elle s’approche des opérations de combat. Beaucoup des
opérations de la PSDC sont des missions civiles. L’UE est producteur de sécurité malgré son manque
d’intérêt concernant les missions civiles.
EX : 10 mission civiles contre 6 missions militaires, plus précisément de formation militaires.
L’EU a pris le relai de l’OTAN en Bosnie qui est une opération réduite aujourd’hui. Il est possible que l’EU
prenne aussi la mission militaire du Kosovo.
La Fr est considéré comme étant le gendarme de l’Afrique (mission « Balkan »).

• Le « soft power » devient de plus en plus important après la Guerre Froide, qui est la capacité
d’attirer « to get others, to get what you want ». Autrement dit, le soft power est déclaratoire,
caractériser par la diplomatie, droit / norme et l’aide (« carotte »). EX : la Russie depuis 2014,
sanctionné par l’UE au motif qu’elle a soutenu la Crimée / ceux qui ont engendrer des violences en
Ukraine.

• le « smart power » : approche globale inventée par l’EU. La capacité à utiliser tous les instruments
à sa disposition.

Les faiblesses de l’UE :


• même si l’EU a une dimension fédérale ou supranationale, c’est l’assemblage de 27 ou 28 états
membres. Autrement dit, dans la politique, on reste dans l’unanimité. L’unanimité correspond
qu’on réussi à se mettre d’accord, de trouver des compromis. Mais il peut y avoir des divisions
entre Etats membres (Kosovo qui n’est pas reconnu comme un Etat indépendant par cinq pays).
• Faiblesse et dispersion des moyens militaires. L’UE se retrouve être la périphérique entre la
rivalité des idéologies des USA contre celles de la Chine.
• Dépendance (matières première, énergies)
• Pessimisme (sortie de l’histoire)

Les conséquences du Brexit :


• C’est un imputation pour l’EU
• Une perte de puissance économique et militaire EU
• Perte d’énergie (négociation) -cf. Suisse
• Mais plus de cohésion dans l’UE (Fr/l’Allemagne) qui sera plus centrée dans la zone euro
• Possibilité d’un « Brexit soft », cad un accord sur la sécurité et d’une relation améliorée entre l’EU
avec l’OTAN.

Aujourd’hui, l’UE est la 1ère puissance économique et le 2ème/3ème partenaire économique. L’Euro
c’est 20% des réserves mondiales (qui a reculé depuis la création de la monnaie unique).

CONCLUSION: comment mieux affirmer la puissance EU ?


• avoir plus de mutualisation et donc plus d’instruments (13 Mds d’euros pour la recherche militaire)
• Avoir plus d’instruments commun, plus de volonté commune (la nécessité d’avoir des
mécanismes entre les grandes puissances)
D’avoir une vision plus commune, cad avoir plus de narratif et moins de bureaucratie. Mettre plus de
moyens afin de réaliser les objectifs fixées (narratif).