Vous êtes sur la page 1sur 1

CONCERNANT LA FIN DES CONCESSIONS ET L’HYPOTHESE D’UNE RENATIONALISATION

1. Les dates d’expiration des concessions historiques sont comprises entre 2031 et 2036. Les
premières concessions à prendre fin sont les ponts de Normandie et de Tancarville prévus pour le
17 mai 2027.

- Les contrats de concession prévoient que sont établis par le concédant, après concertation
avec les sociétés concessionnaires, 7 années avant l’expiration de la concession : un
programme d’entretien et de renouvellement pour les 5 dernières années ainsi qu’un
programme des opérations préalables à la remise des ouvrages de la concession au concédant.

- Ce programme permettra donc de restituer à l’Etat des infrastructures en bon état. Les
services du ministère sont déjà à pied d’œuvre pour préparer cet important chantier.

2. L’Etat n’a que peu d’intérêt à racheter à un prix exorbitant des concessions dont il commencera
à retrouver la pleine propriété dans 10-15 ans. A l’échelle des durées des concessions, cette date
de 2031 est très proche.

3. Dans l’hypothèse d’un rachat en 2019, l’estimation aboutit à un montant s’établissant entre 45
Md€ et 50 Md€. L’Etat ne peut bien évidemment pas se permettre une telle charge
supplémentaire.

- A noter par ailleurs que les contrats passés entre l’Etat et les sociétés concessionnaires dites
« récentes » ne prévoient pas de clauses de rachat en début de concession. La résiliation pour
motif d’intérêt général serait ainsi régie par le droit des contrats administratifs. Le
cocontractant serait dès lors en droit d’être indemnisé pour la perte des achats et des
investissements réalisés ainsi que du manque à gagner jusqu’à la fin de la concession.

4. La renationalisation des autoroutes n’est donc ni possible ni souhaitable. Elle accorderait aux
sociétés un montant d’indemnité très important, en les déchargeant de tous les risques afférents
à l’exploitation et à la remise en état des infrastructures en fin de concession.

Centres d'intérêt liés