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Marrakech

2016-2017

Investissement et Financement
M.HAMDAOUI
Question 1 :

La société XBAR a émis un emprunt obligataire dont les principales caractéristiques sont les
suivantes :

- Nombre d’obligations émises : 1000 000


- Valeur d’émission : 94 DH
- Valeur nominale : 100 DH
- Valeur de remboursement : 108 DH
- Taux d’intérêt : 9%
- Mode de remboursement : par amortissement constant
- Durée de l’emprunt : 5 ans
- Frais d’émission : 5 DH par obligation
- Taux de l’IS : 30%
Les primes d’émission et les frais d’émission sont amorties sur une durée de 3 ans alors que les primes
de remboursement sont amorties sur 5 ans.

1) Construire le tableau d’amortissement de cet emprunt.


2) Déterminer le coût actuariel net d’impôt de cet emprunt

Question 2 :

A. La société des Chantiers d’Essaouira (SACE) envisage de se lancer dans la fabrication de planches
à voiles. A la suite d’une étude de marché réalisée par un bureau d’étude spécialisé, la SACE
estime qu’elle pourrait vendre les quantités (en milliers) suivantes de planches à voiles :

Années 1 2 3 4 5 6 7

Quantités 30 40 50 65 60 50 30

Le prix de vente des planches à voile serait de 2500 dh. Le coût de production (hors amortissement des
équipements) est estimé à 800 dh par planche. Ce coût comprend :

- 400 dh de main d’œuvre


- 300 dh de matière première
- 100 dh de dépenses d’énergie
Le directeur de fabrication estime que pour produire ces planches, il conviendrait d’investir 300
millions de dh. Selon le directeur financier, ces équipements pourraient être amortis sur 6 ans de façon
linéaire. Par ailleurs, il estime que cette nouvelle production générerait un besoin en fonds de

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roulement d’environ 2 mois de chiffre d’affaires hors taxes. Enfin, il considère par mesure de prudence
que les équipements ne pourraient être revendus à la fin de la septième année que pour une valeur
résiduelle de 10% de la valeur d’acquisition.

En supposant que le coût du capital de la SACE est de 10% et que le taux d’imposition des bénéfices
est de 30%, calculer la VAN de ce projet. Quelle est la décision à prendre ?

B. Sur la base de la réponse à la question précédente, on veut choisir le mode de financement le plus
approprié à ce projet :

- Contracter un emprunt indivis à hauteur de 80% du montant de l’investissement


remboursable par 6 annuités constantes de fin de période à un taux d’intérêt annuel de 9%
et le reste par autofinancement. On suppose que le coût des fonds propres est de 14%.
- Crédit-bail : durée du contrat 7 ans, redevance annuelle 75 millions de dh, option d’achat
20 millions de dh.

Question 3:

Les dirigeants de la société ILC envisagent de développer l’activité de celle-ci. Pour cela, ils étudient
actuellement un projet d’investissement dans un nouveau matériel afin d’accroître la capacité de
production de la société. Cependant, deux possibilités concurrentes coexistent concernant le choix du
matériel ; les dirigeants de l’entreprise ILC vous demandent de les aider dans leur prise de décision
finale. Le taux d’actualisation est de 11%.

1) Le développement de l’activité est-il rentable avec :

-le projet A

-le projet B

Proposer une étude complète en séparant les deux projets.

2) Déterminer selon le critère de la VAN, du TRI le projet le plus intéressant pour l’entreprise.

3) Evaluer, pour chacun des deux projets, le délai de récupération du capital en actualisant les flux de
trésorerie à 11%.

4) Avant d’effectuer les calculs exacts des flux de trésoreries actualisés correspondants, déterminer,
par la logique, le mode de financement qui vous semble être le meilleur pour l’entreprise en
justifiant votre réponse.

5) En fonction de la réponse donnée à la deuxième question et des renseignements fournis en annexe


3, déterminer le mode de financement le plus favorable à l’entreprise. Le taux d’actualisation à
retenir est le même que pour les questions précédentes.

6) Le ratio d’endettement de la société tient compte, avant l’investissement projeté, des éléments
suivants :

 Capitaux propres : 3250000 dh


 Emprunts à long et moyen terme : 2374528 dh
Quel mode de financement doit en définitive être retenu ?

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Annexe 1 :

Les prévisions de quantités supplémentaires vendues en cas d’investissement sont les suivantes :

- Première année : + 15000 unités


- Ensuite, les quantités progressent par rapport à la première année de : 5% en année 2, 10% en
année 3, 15% en année 4, et se stabiliseront en année 5 par rapport à l’année 4.
Les charges d’exploitation sont de 38 dh par article, le prix de vente unitaire est de 90 dh, le besoin en
fonds de roulement est égal à 30 jours de CAHT en moyenne.

Annexe 2 :

Les dirigeants de la société hésitent entre les deux projets suivants :

1) Projet A :
Machine de valeur brute : 1800000 dh

Amortissement linéaire sur 5 ans

Charges d’entretien : 10000 dh la première année, en augmentation de 5% par an pour les suivantes.

La revente du matériel en fin de 5e année peut être envisagée pour un prix de cession de 190000 dh.

2) Projet B :

Machine de valeur brute : 1650000 dh

Amortissement linéaire sur 5 ans

Charges d’entretien : 15000 dh par an la première année, en augmentation de 10% par an pour les
suivantes.

Valeur de revente = 0. Ce matériel n’est plus utilisable après 5 ans et serait mis au rebut en cas
d’acquisition.

Le taux d’impôt sur les sociétés à retenir est de 30 %.

Annexe 3 :

Pour financer l’investissement choisi, les dirigeants hésitent entre les trois formules suivantes :

1) Autofinancement du projet à 100% sachant que le coût des fonds propres est estimé à 15%.

2) Autofinancement du projet choisi à 20%, le solde étant financé par un emprunt remboursable par
annuité constante sur 5 ans au taux de 14%. Le remboursement se fait en décembre de chaque année, à
terme échu. Les fonds de l’emprunt seraient débloqués par la banque début janvier de la première
année.

3) La partie du coût du projet qui correspond à l’accroissement du BFR sera autofinancée.


L’équipement sera financé par le recours à un crédit-bail ayant les caractéristiques suivantes :

- 5 loyers de 500000 dh chacun payables d’avance le 3 janvier de chaque année,


- dépôt d’une caution de 150000 dh en début d’année 1. Cette caution sera remboursée à la
société ILC à l’issue des 5 ans pour un total de 200000 dh, intérêts compris,
- il n’existe aucune option de rachat à l’issue du contrat de crédit-bail.

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Question 4 :

Partie A

Une société multinationale envisage la construction d’une unité de production d’ammoniac au Maroc.
Deux projets sont à l’étude. Un premier projet A est relatif à la réalisation d’une unité de capacité
égale à 300 000 tonnes par an qui permettrait de satisfaire une demande de consommation locale. Les
caractéristiques du projet sont estimées de la façon suivante :

- montant de l’investissement initial : 600 millions de DH,


- durée de vie de l’installation : 10 ans,
- frais d’exploitation, y compris matière première : 560 DH par tonne,
- charges fixes hors amortissement 100 millions de DH.
- amortissement comptable des installations : linéaire sur 10 ans.
Le prix de vente de la tonne d’ammoniac sur le marché local est estimé à 1500 DH.

Les prix s’accroitront annuellement en moyenne au taux de 5% sur toute la durée du projet. Cette
hausse intéresse le prix de vente, les charges d’exploitation, les charges fixes et le BFR.

La demande de consommation du marché africain, estimé à 200 000 tonnes par an, pourrait être
satisfaite en remplaçant le projet A par un projet B correspondant à la construction d’une unité de
capacité égale à 500 000 tonnes par an. Le montant de l’investissement initial serait alors de 930
millions de DH. Les frais d’exploitation, la durée de vie et d’amortissement comptable seraient les
mêmes que pour le projet A. Le montant des charges fixes hors amortissement sera de 135 millions de
DH. Compte tenu des caractéristiques du marché supplémentaire, le prix de vente de la production
supplémentaire d’ammoniac (destinée à l’exportation) est estimé à 1200 DH la tonne et s’accroitra
annuellement en moyenne au taux de 8% sur toute la durée de vie du projet.

Selon les données historiques de la société, le besoin en fonds de roulement supplémentaire


correspondrait à 1 mois du chiffre d’affaires. On supposera, également, que la valeur de revente des
installations à la fin de la durée de vie des deux projets sera nulle.

Le taux de l’IS est de 30%, le taux d’actualisation est de 12%.

1) Quel projet doit choisir la société si elle utilise les critères de la VAN, de l’indice de profitabilité et
du TRI ?

Partie B

Sur la base de la réponse à la question 1 de la partie A, la société a le choix entre les deux modalités
suivantes pour financer le projet retenu :

- 30% du coût du projet (y compris le besoin en fonds de roulement) par autofinancement (coût
des fonds propres 15%) et 70% par emprunt indivis remboursé par annuités constantes sur une
période de 10 ans à un taux d’intérêt de 11%.
- La partie du coût du projet relative à l’accroissement du BFR sera autofinancée, le reste par
emprunt obligataire dont les caractéristiques sont les suivantes :
 Remboursement par amortissement constant
 Nombre d’obligations : ?
 Valeur nominale : 1000 DH
 Valeur d’émission : 950 DH
 Valeur de remboursement : 1080 DH
 Durée de l’emprunt : 5 ans
 Taux d’intérêt : 9%
 Frais d’émission : 15 DH

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 Les frais d’émission, les primes d’émission et les primes de remboursement
sont amortissables sur 5 ans.
- La partie du coût du projet relative à l’investissement en besoin en fonds de roulement sera
financée par autofinancement. Le reste (coût des installations) par crédit bail : durée du contrat
10 ans, versement d’une garantie au début de la première année d’un montant de 1 0 000 000
DH récupérable à la fin de la durée du contrat, le montant de la redevance annuelle représente
20% du coût des installations du projet. Pas d’option d’achat.

2) Quelle est la modalité de financement la plus favorable ?

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