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L’analyse fonctionnelle – Les savoirs de base - Abdelkrim EL MARRAKCHI


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Premier module
Intitulé du module : Analyse fonctionnelle.

Compétence : Utiliser les outils de l’analyse fonctionnelle pour aboutir aux solutions
constructives d’un produit répondant à un besoin.

Capacités à développer : Etre capable :


• D’identifier les éléments transformés par le produit ;
• De décrire la valeur ajoutée apportée par le produit ;
• D’énoncer la fonction de service d’un produit ;
• De distinguer les différents types de fonctions ;
• De repérer les solutions constructives associées aux fonctions techniques ;
• De définir les étapes du cycle de vie d’un produit ;
• D’appréhender les différentes étapes de l’analyse fonctionnelle ;
• De situer l’analyse fonctionnelle dans la démarche du projet ;
• De définir les principales fonctions et services de l’entreprise.

Pré-acquis :
Notions Matières concernées Cycle de formation
• Physique ; • Collège.
• Technologie.

Contenu du module :
• Notion de besoin et classification.
• Notions de produit et de groupe socialement organisé.
• L’entreprise industrielle.
• Les fonctions dans l’entreprise.
• Notion de processus.
• Notion de fonction.
• Type de fonctions.
• Expression fonctionnelle du besoin.
- Analyse du besoin.
- Etude de faisabilité.
• Cycle de vie d’un produit.
• Les outils de l’analyse fonctionnelle interne.
- Le FAST.
- LE SADT.

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L’outil « Bête à cornes »


A qui rend t-il service ? Sur quoi agit-il ?

Le propriétaire
la voiture
de la voiture
Le diagramme Pieuvre
Station
Pour quel but ? automatisée

Permet à l’utilisateur de nettoyer le Ordinateur


châssis de l’extérieur de la voiture

FP FC1
Tapis FC2
FC5
Souris Esthétique
FC3 FC4
Energie Ergonomie

Le diagramme FAST
Chauffer Réservoir d’eau
Faire
l’eau chauffant
chauffer
l’eau Réguler la
Thermostat
température
Comment ?
de l’eau
Filtre à café
Faire du récipient
Faire passer l’eau dans le filtre
café chaud
Tuyau de faible
Pourquoi ? diamètre

Plaque chauffante
Maintenir le café au chaud
sous le récipient

La modélisation graphique

Energie électrique Consignes utilisateur

Eau dans le réservoir Café chaud dans le récipient


Préparer
Café en poudre dans Chaleur
du café chaud
le filtre
Cafetière électrique

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I. Première activité d’investigation :


"La nature n’est pas hospitalière à l’homme". A une humanité sans travail et sans
technique, le globe terrestre ne donne qu’une vie limitée et végétative : quelques
centaines de millions d’individus subsistant animalement.
Tout ce que nous consommons aujourd’hui… est création du travail humain, y compris
les denrées que nous considérons comme les plus naturelles, tels le blé, les pommes de
terre ou les fruits. […]
Ainsi, le travail est l’une des caractéristiques qui distinguent l’homme des animaux ; il
peut être conçu comme un prolongement de l’œuvre créatrice.
Cela étant, nous voyons bien pourquoi nous travaillons : nous travaillons pour
transformer la nature, qui satisfait mal ou pas du tout les besoins humains, en éléments
artificiels qui satisfassent ces besoins. Nous travaillons en outre pour rendre aux
hommes et à nous-même des services que ne nous rend pas, ou que ne nous rend pas
suffisamment à notre gré, la nature (nous transporter, nous chauffer, nous instruire,
nous distraire…). Nous travaillons pour produire, afin de pouvoir consommer."

J. FOURASTI, La réalité économique. Coll. Hachette-Pluriel, 1986.


Extrait du manuel : Economie générale. Economie et Organisation des Entreprises.

Problématique :
• Pourquoi les hommes créent sans cesse des besoins nouveaux ?
• D’après l’auteur, pourquoi travaillons-nous ?

Analyse :
Les animaux cherchent à satisfaire leurs besoins sans intelligence. L’homme, par
contre, crée toujours de nouveaux besoins et cherche à les satisfaire avec le maximum
d’efficacité et le minimum de peine. L’homme ne cherche pas à satisfaire ses besoins de
façon instinctive mais aménage son environnement à cette fin.
Pour certains, l’homme crée des besoins sans cesse pour assurer la continuité de
l’activité économique. Pour d’autres, il peut s’agir du prolongement de l’œuvre créatrice.
L’idée de l’auteur est que l’homme travaille pour satisfaire des besoins qui ne
pourraient l’être avec des biens que l’on trouve à l’état naturel. L’homme transforme la
nature.
Conclusion :
L’homme cherche sans cesse à satisfaire ses besoins en consommant les biens et
les services produits par l’activité économique. Celle-ci, ne peut exister sans création
continue de nouveaux besoins. Alors qu’est ce qu’un besoin ? Et quelle classification peut-
on lui associer ?

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II. Notion de besoin et classification :
a. Définition :

Un besoin est une nécessité ou un désir exprimé par un utilisateur.


(Norme NEF 50-150)

Aussi, Peut-on définir le concept besoin comme étant un état de manque face à ce
qui est nécessaire ou ressenti comme tel par l’homme vivant en société.

b. Classification des besoins :


b.1 Premier type de classification :

Les besoins physiologiques ou élémentaires

Besoins
Les besoins de civilisation

La satisfaction des besoins physiologiques ou élémentaires est indispensable pour


la survie des individus. Ex : se nourrir, s’habiller, se loger, se soigner…Quant aux besoins
de civilisation qui ne cessent de se développer, ils sont fonction du progrès économique.
Ex : se distraire, voyager…

b.2 Deuxième type de classification :


On peut envisager une classification selon les trois secteurs clés de l’activité
économique et qui sont :

• Les besoins primaires : Ce sont les besoins fondamentaux qui sont liés à la survie de
l’individu. Ils sont physiologiques ou de sécurité.
• Les besoins secondaires : ILs proviennent du fait que l’individu appartient à une
société dans laquelle il doit vivre (communiquer avec les autres).
• Les besoins tertiaires : Ils sont liés à des désirs moins nécessaires, ils ne sont pas
référencés dans les autres types et sont aussi appelés besoins d’estime
(reconnaissances par un groupe, recherche d’un statut social).

Ainsi, on peut parler d’un système de besoins dont la dynamique est régie par
l’évolution et le progrès, et à chaque fois que nous nous éloignons du centre du système,
la nécessité physiologique se trouve satisfaite plus aisément et l’homme lui associe
d’autres préoccupations telles que celles du plaisir, du goût…

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Exemples :
Primaires Secondaires Tertiaires
Manger (Nourriture) Se distraire (Télévision) Jouer (Télé-jeu)
Se vêtir (Vêtements) Communiquer (Téléphone) Voyager (Avion)
Se soigner (Médicament) Ecrire (Stylo) Se loger (Villa avec piscine)
Se loger (Logement) Se déplacer (Voiture) Pratiquer un sport (Tennis)
… … …

b.3 Autre type de classification des besoins "Pyramide de MASLOW" :


Besoins d’accomplissement (Se déplacer…)

Besoins d’estime (Avoir un statut social…)

Besoins d’appartenance (Appartenir à un groupe…)

Besoins de sécurité (Logement, Stabilité…)

Besoins physiologiques (Se nourrir…)

c. Remarque : Il faut bien distinguer entre besoin et désir. C’est ce qu’exprime une
cliente en cherchant un manteau d’hiver : "Mon besoin est non seulement de me protéger
du froid mais la forme, la couleur, éventuellement la griffe, doivent me convenir. Le
besoin de la cliente est donc se protéger du froid mais son choix est caractérisé par une
forme bien particulière du manteau ainsi que sa couleur… c’est ce qui différentie le
besoin du désir ; j’ai besoin d’une voiture, mais pas n’importe laquelle j’aimerai avoir …
D’une autre manière, peut-on parler de besoin explicite et de besoin implicite.
Lorsque j’ai remplacé ma voiture, mon besoin implicite s’énonçait de la façon suivante :
"La voiture que je cherche doit avoir une puissance fiscale inférieure à 7CV".
D’une manière générale, un besoin est une exigence qui naît de la nature, de la vie
sociale ou économique.
III. Deuxième activité d’investigation :
"Les produits créés, biens et services, sont multiples : produits agricoles et
alimentaires, matières premières extraites du sous-sol, produits énergétiques, produits
manufacturés (biens intermédiaires, d’équipement, de consommation), bâtiments et
ouvrages de génie civil, services de transports, services rendus aux entreprises
(services informatiques, publicité, services de conseils…), services rendus aux
particuliers (restauration, hôtellerie, santé, éducation…), services collectifs non
individualisables (police, défense…). Les sociétés modernes sont caractérisées par
l’importance du volume et de la variété des biens et services produits, et par le
renouvellement constant de ceux-ci. "
Encyclopédie économique. Economica 1990.

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Problématique : Quelle classification peut-on ressortir du texte pour illustrer la
diversité des biens économiques ?

Analyse et conclusion : Une lecture systémique du texte permet de dégager une


idée sur la classification des biens économiques. Ainsi, on constate la présence des
biens matériels et des biens immatériels qui sont des services. Ces biens peuvent être
classés de la manière suivante :

Biens matériels
Services

Biens de consommation Biens de production Privés Publics

Biens non durables Biens durables

• Biens de consommation non durables : confiture, fromage, boisson…


• Biens de consommation durables : Logement, voiture, bijoux…
• Biens de production : une grue, un robot, le train…
• Services publics : la poste, l’hôpital, la commune, la piscine municipale…
• Services privés : l’hôtellerie, la restauration…

a. Des besoins aux biens économiques : Tout bien existant "produit matériel ou service"
est le résultat d’une idée développée - à partir d’un besoin ressenti ou exprimé - selon
une démarche qu’on peut résumée autour de quatre étapes fondamentales visualisées
suivant le diagramme suivant :
Publicité et commercialisation

Production
Réalisation et contrôle
selon la demande

Etude technique

Etude économique

• Idée créatrice ;
• Résultat d’une étude ;
• Problème d’innovation…

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Un produit "matériel ou service" est une réalisation de l’homme, il n’est pas le
fruit de la nature ; il a été imaginé et réalisé pour satisfaire son besoin (exemple : Se
nourrir, Se vêtir, Se loger, Se distraire, Voyager…).
Le contexte de notre étude limite l’analyse aux produits industriels ; c’est-à-dire
aux systèmes techniques qui sont le fruit de l’activité de l’homme au sein d’un groupe
socialement organisé pour cette réalisation et soumis aux impératifs des techniques et
des coûts.
L’homme, "Le consommateur" achète des produits pour réaliser un rêve ou
satisfaire une envie ou répondre à un besoin. Alors, qu’est-ce qu’un produit ? Qu’est-ce
qu’un groupe socialement organisé ? et qu’est-ce qu’un processus ?

b. Notion de produit :

Pour l’utilisateur, un produit est le moyen pour satisfaire un besoin.


(Norme NEF 50-150)

Le guichet automatique, l’ordinateur sont tous des produits dont l’existence est
fonction d’un besoin exprimé ou ressenti. La poste et les compagnies de transport
produisent des services pour répondre aux besoins des individus consommateurs.

c. Notion de groupe socialement organisé :


Ahmed est un menuisier qui possède un petit
atelier. Il connaît bien ses clients et doit tenir compte
de leurs demandes pour bien satisfaire leurs besoins et
leurs désirs. La clientèle de Ahmed est celle implantée
dans son quartier, et éventuellement, celle qui est
recommandée par les clients satisfaits par son travail.

Aziz, est un industriel. Son usine fabrique des


pièces d’automobiles. Sa production est de la moyenne
ou la grande série. Il ne connaît pas directement ses
clients mais ses représentants visitent souvent les
différents magasins de vente des pièces automobiles
pour présenter sa production. Aussi, expose-il sa
production dans les foires commerciales.

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Ahmed qui est artisan et Aziz industriel sont tous les deux responsables d’un
groupe socialement organisé. Ainsi, ils disposent :
• De matières premières :
- bois, clous et colle pour Ahmed ;
- lingots de métal de bronze de stub pour Aziz ;
• d’outils :
- une scie pour bois un marteau et bien d’autres outils de menuiserie pour Ahmed ;
- des machines de fabrication mécanique pour Aziz ;
Ahmed et Aziz gèrent le travail par eux-mêmes et leurs collaborateurs, et ils
satisfont les besoins de leurs clients. Ils représentent deux groupes socialement
organisés qui sont des entreprises.

D’une manière générale, une entreprise regroupe quatre éléments fondamentaux :


- Matières ;
- Outils ;
- Travail ; Matières + outils + travail + clients = entreprise
- Clients.
Il y a trois types d’entreprises qui sont :
- les entreprises industrielles : Elles achètent de la matière première pour produire
des biens matériels ;
- les entreprises de services : Elles assurent des services tel que le transport les soins
médicaux … ;
- les entreprises commerciales : Elles achètent des biens matériels pour les
revendrent.

Une entreprise peut être industrielle, de service ou commerciale

Une entreprise commerciale Une entreprise de service Une entreprise industrielle

d. L’entreprise industrielle :
d.1 Structure :
En général, une entreprise est composée de plusieurs services qu’on peut classer
selon deux types d’activités : activités industrielles et activités administratives et
commerciales. Au sien de l’entreprise, les services n’interviennent pas tous à chaque
étape de l’élaboration du produit, mais il y a souvent des actions simultanées de services
industriels et de service administratifs ou commerciaux.

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Direction générale

Direction des activités industrielles Direction des activités administratives et commerciales

Service financement et achats


Bureau d’étude

Service marketing
Bureau des méthodes

Service du personnel
Service de fabrication

Service de comptabilité
Service après vente et entretien

Service administratif

Remarque :
L’organigramme décrit ci-dessus n’est pas normalisé. Chaque entreprise présente
une structure qui dépend de ses moyens humains et matériels ainsi que de son secteur
d’activité et de la densité de son flux de production.

d.2 Quelques fonctions dans l’entreprise :


• La fonction de direction :
La direction a pour rôle de définir et d’appliquer la politique de l’entreprise et de
veiller sur son développement et à sa compétitivité. Aussi, gère et coordonne t-elle
l’ensemble des activités des services.

• La fonction administrative :
A travers cette fonction, l’entreprise assure la gestion de l’ensemble des
informations administratives, comptables et fiscales relatives à la gestion des person-
nels et des impôts… Aussi, facilite-elle la circulation des informations au sein de
l’entreprise.

• La fonction financière :
Cette fonction assure :
- La gérance de l’argent de l’entreprise ;
- Le financement des investissements ;
- L’encaissement des factures ;
- Le paiement des salariés et des fournisseurs.

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• La fonction production :
A travers cette fonction, l’entreprise doit assurer :
- La transformation de la matière d’œuvre en produits finis ;
- La réduction des coûts de production ;
- L’amélioration de la qualité de production ;

• La fonction achats et stocks :


Cette fonction permet à l’entreprise de :
- s’approvisionner à temps et aux meilleures conditions ;
- limiter et organiser les stocks.

• La fonction mercatique :
C’est une fonction très importante pour l’entreprise. Elle permet d’assurer :
- l’adaptation des produits aux besoins ;
- La proposition de nouveaux produits ;
- La recherche de nouveaux marchés ;
- La valorisation de l’image de marque de l’entreprise.

• La fonction commerciale :
Cette fonction assure à l’entreprise les activités suivantes :
- Vendre au meilleur prix ; - Faire connaître les produits ;
- Livrer les produits. - Assurer les circuits de distribution des produits ;

d.3 Les contraintes économiques :


Les contraintes économiques se résument à une compétitivité maximale de
l’entreprise industrielle. Celle-ci, est caractérisée par la règle des cinq zéros qui sont :
- Zéro panne ; - Zéro stock ;
- Zéro défaut ; - Zéro papier.
- Zéro délai ;
Cette compétitivité maximale est régie par des conditions essentielles à
satisfaire. Elles sont de trois ordres :

- Des conditions sur le produit :


• une production de qualité ;
• une réalisation au moindre coût ;
• une innovation adaptée à la demande.

- Des conditions sur les outils de production :


• La gestion automatisée et informatisée des stocks, des commandes, de la production
et de la distribution ;
• L’adaptabilité à des nouvelles productions appelée aussi flexibilité.

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- Des conditions sur le personnel :
Chaque salarié au sein de l’entreprise, quel que soit son statut, est concerné par la
recherche de la compétitivité maximale de l’entreprise dans laquelle il travaille. Pour
cela, la politique de l’entreprise doit-être orientée vers la qualification et la motivation
de son personnel.

d.4 Remarque : L’assurance d’une compétitivité maximale doit répondre aux critères
suivants :
- industrialiser vite et au moindre coût ;
- adapter l’outil de production à la réalité industrielle innovante ;
- entretenir l’image de marque de l’entreprise.

e. Notion de processus :
e.1 définition :

Le processus est l’ensemble ordonné des tâches à effectuer par un système


technologique sur une matière d’œuvre pour lui apporter, en fonction des données de
contrôle, la valeur ajoutée attendue. (Norme NEF 50-150)

VA : Valeur Ajoutée est l’ensemble des modifications réalisé sur la matière d’œuvre à
l’entrée du système pour en sortir plus élaborée en sortie.

Les processus de production des produits industriels sont caractérisés par le


séquencement des tâches réalisées et la régularité du flux de matières d’œuvre dans les
systèmes technologiques de production.

f.2 Exemple de processus : système technologique : Appareil photo

Exemple d’appareil photo

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Début

Mettre sous tension

Encadrement et prise de photo

Non
Photo prise
?
Oui Non
Piles usées
Non ?
Autre prise Non
Oui Plus de pose
?
?
Oui

Mettre de Mettre Anomalie de


nouveaux piles un nouveau film fonctionnement
de l’appareil

Fin

Les tâches réalisées par les systèmes technologiques de production décrivant


ainsi leur processus de fonctionnement sont classées selon trois grandes familles
d’activités qui sont :
- la transformation de la matière d’œuvre.
Exemple 1 : Machine à bois d’un menuisier.

- Le déplacement de la matière d’œuvre.


Exemple 2 : Bras manipulateur pour déplacer des objets.

- L’acquisition et le traitement d’information.


Exemple 3 : Procédure de recharge d’un téléphone portable par utilisation des cartes
prépayées.
A cet effet, La nature de la matière d’œuvre est de trois types :
- une matière ;
- une énergie ;
- une information.

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La représentation d’un processus peut-être réalisée de plusieurs manières.
Ainsi, un organigramme est l’outil de représentation le plus simple qui visualise la suite
chronologique des tâches à effectuer par un système technologique donné.

f.3 Notion de fonction :


Chaque processus est décrit par l’ensemble des tâches ordonnées et effectuées
par un système technologique sur une matière d’œuvre pour lui apporter, en fonction des
données de contrôle, la valeur ajoutée attendue. Le processus est l’exécution de la
fonction "ou l’ensemble de fonctions" pour laquelle le système a été conçu. Ainsi, tout
système technologique peut-être représenté de la manière suivante :

Données de contrôle

Sortie(s) du système
Entrée(s) du système
(Outputs)
(Inputs) Fonction
(La raison d’être du système) Matière d’œuvre
Matière d’œuvre
(état entrant) (état sortant)
• matière ; • matière ;
• énergie ; • énergie ;
• information. • information.

Ensemble des moyens à mettre en œuvre


pour réaliser la fonction ou « les fonctions ».

Matière d’œuvre (état sortant) = Matière d’œuvre (état entrant) + VA

Exemple : Le guichet automatique


Le guichet automatique" est un système qui agit sur une matière d’œuvre de
nature matérielle. Il s’agit des billets rangés dans le guichet automatique. Ainsi, la valeur
ajoutée en sortie du système guichet est représentée par les billets distribués après
chaque utilisation. Le processus de fonctionnement du système guichet automatique ne
se déclenche qu’après présence d’un certain nombre de données de contrôle. Ses
données de contrôle sont :
- introduction de la carte magnétique du client ;
- introduction du code secret du client ;
- introduction du montant désiré ;
sans oublier l’état du bon fonctionnement du système "guichet automatique".

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Présence carte Code Montant souhaité

Distribuer des billets Billets


Billets
stockés distribués

Le guichet automatique
D’autres données de contrôle sont nécessaires pour le fonctionnement du système
"guichet automatique" et qui sont :
- L’énergie électrique ;
- le système informatique d’acquisition et de traitement des informations.
Le système "guichet automatique" délivre aussi un papier justifiant le montant
distribué, l’heure, la date de retrait d’argent et bien d’autres informations. Ce qui
justifie q’un système peut avoir plus qu’une sortie.

L’énergie électrique
Montant souhaité
Présence carte Code
Le système informatique de traitement
Billets distribués
Billets stockés
Distribuer des billets
Historique…

Le guichet automatique

La nature de la matière d’œuvre est une matière à l’entrée et en sortie du


système "Guichet automatique". Elle peut être aussi une information selon l’utilisation du
guichet.

Exemple : Un téléphone portable


Présence de Abonnement ou solde suffisant
Présence du réseau l’énergie pour communiquer

Parole ; Signal porteur ;


Communiquer
Messagerie ; Messagerie ;
Signal Porteur. Parole.

Le téléphone portable

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D’autres sorties, que nous pouvons classer au niveau secondaire, peuvent être
mentionnées pour le système "téléphone portable" et qui sont :
- Sortie réveil ;
- Sortie date ;
- Sortie jeux…
La nature de la matière d’œuvre est une information à l’entrée et en sortie du
système "téléphone portable".
Un dynamo pour
Exemple : bicyclette

- La nature de la matière d’œuvre à l’entrée du système "dynamo" est une énergie


mécanique. Il s’agit de la rotation de la roue de la bicyclette qui entraîne l’organe
d’entrée de la dynamo.
- La nature de la matière d’œuvre à la sortie du système "dynamo" est une énergie
électrique alimentant le système d’éclairage de la bicyclette.

Utilisateur

Produire de l’énergie
Une rotation Une énergie électrique
électrique

Dynamo
- La valeur ajoutée est une conversion d’énergie.

e.4 Type de fonctions :


Pour bien comprendre la relation qui lie l’utilisateur au produit, il faut s’interroger
sur les notions clés de cette relation interactive. A cet effet, analysons l’ exemple
suivant :

Utilisateur Produit

Travailler dans une salle


de cours obscure voir clair Besoin
Fonction
Avoir de la Produire de la
lumière lumière

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L’homme ne peut pas se déplacer sans risque dans l’obscurité, il a donc besoin
de la lumière. Et pour produire cette lumière, il utilise le produit "lampe".
En effet, lorsqu’on exprime notre demande telle que "j’ai besoin d’une lampe", nous
remarquons que le besoin réel ne se manifeste pas au niveau de l’objet "lampe", mais plus
précisément au niveau du service attendu "Avoir de la lumière". Ainsi, en utilisant une
lampe en tant qu’objet, nous cherchons à bénéficier de la fonction "Produire de la
lumière".
Tout produit existant dans le marché, répond à un besoin à travers le service qu’il
offre à son utilisateur. C’est la raison pour laquelle on parle de fonctions de services qui
sont essentiellement de deux types :
e.4.1 Fonction principale ( Fp):
La fonction principale représente la réponse directe au besoin de l’utilisateur. Elle
correspond donc au service rendu par le produit à son utilisateur ou plus précisément :
elle est l’exigence principale exprimée par le demandeur du produit.
La fonction principale de la lampe "produire de la lumière" est une réponse directe
au besoin exprimé "avoir de la lumière pour voir clair dans l’obscurité afin de se déplacer
sans risque " ; c’est la raison d’être d’une lampe.
Une fonction principale peut être :
- Une fonction d’usage : cette fonction correspond au besoin existentiel
"primaire"(revoir la classification des besoins) ; ainsi, pour une lampe "c’est produire de
la lumière", pour un lave-linge "c’est nettoyer le linge et pour un manteau "c’est protéger
du froid"…
- Une fonction d’estime : cette fonction représente la réponse à une motivation à un
plaisir, c’est ce qui est exprimé par la recherche des couleurs métallisées des voitures
où la marque d’une montre ou le type d’un portable à travers sa taille, sa couleur, son
écran couleur, sa capacité de mémorisation des informations…
e.4.2 Fonction de contraintes (Fc) :
La fonction de contrainte est une réponse directe à une contrainte qui limite la
créativité du concepteur du produit soit directement face aux exigences du demandeur
du produit soit par les exigences du milieu environnant du produit. D’une autre manière,
un produit doit remplir sa fonction principale sans être perturbé par les éléments
extérieurs qui forme son milieu environnant. Ainsi, notre lampe doit produire de la
lumière sans être menacée par le problème de l’humidité par exemple, et pour la machine
à laver le linge c’est de travailler sans défaillance et de résister aux coupures brusques
du courant électrique par exemple.

Remarque : Certains éditeurs classent la fonction de service en trois types :


- Une fonction de service principale qui peut être soit d’usage ou d’estime et qui
répond aux exigences de l’utilisateur (la fonction de service principale d’usage d’une
montre c’est indiquer l’heure, et toutes les caractéristiques liées essentiellement à la
marque, la couleur de la ceinture… sont liées aux fonctions d’estime de la montre ;

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- Une fonction de service secondaire qui répond à une exigence complémentaire.
Ainsi, l’indication de la date et le réveil sont liées aux fonctions secondaires ;
- Une fonction de contrainte est une fonction qui limite le concepteur lors de
l’élaboration du produit et qui a une relation directe avec le milieu environnant du
produit. Ainsi, le coût du produit et son aspect esthétique peuvent être des contraintes
lors de la conception d’un produit.

IV. Expression fonctionnelle du besoin :


IV.1 Analyse du besoin :
Avant l’élaboration de tout bien matériel ou service, L’entreprise doit procéder à
une analyse du besoin. Cette analyse représente la première activité menant à la
naissance du produit ou service.

Idée innovatrice ; Analyser le besoin


Perception du marche ; Besoin validé
Besoin insatisfait.

L’analyse du besoin est articulée au tour de trois sous-activités qui sont :


- Saisir le besoin ;
- Enoncer le besoin ;
- Valider le besoin.

Idée innovatrice Analyser le besoin


Perception du marche Besoin validé
Besoin insatisfait

Idée innovatrice Saisir


Perception du marche le besoin
Enoncer
Besoin insatisfait
le besoin
Valider le
besoin Besoin
validé

a. Saisir le besoin :
Pour bien saisir le besoin, plusieurs outils peuvent être utilisés entre autre l’enquête
par questionnaire et le diagramme cause à effet appelé aussi diagramme d’ishikawa.

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a.1 le questionnaire:

Un questionnaire est un ensemble de questions bien élaborées selon une


problématique donnée dont le but est de bien saisir les besoins et les désirs du
consommateur.

a.1.1 types de questions :


Généralement, quatre types de questions doivent être utilisées lors de
l’élaboration d’un questionnaire et qui sont :
- Question ouverte :
La personne questionnée exprime librement son opinion, la liberté de réponse est
totale mais, il faut éviter les sans-opinion : l’analyse et le dépouillement seront
difficiles.
Exemple : que penses-tu de la mondialisation ?

- Question fermée à réponse unique :


Au moins deux réponses sont proposées, une seule réponse est possible.
L’exploitation est rapide et facile à dépouiller.
Exemple : Possèdes-tu un ordinateur ? Oui non

- Question fermée à choix multiples : Plusieurs réponses sont proposées, il est


possible d’en retenir autant que l’on désire. Le choix est plus vaste mais les réponses
peuvent être moins précises.
Exemple : quel(s) sport(s) pratiques-tu ? Coche la (les) réponses.
Foot-ball Tennis
Cyclisme Natation
Basket-ball Autre

- Question fermée à classement :


il faut classer les réponses proposées suivant un ordre préférentiel. La question
doit être bien présentée. Il est très facile de faire le dépouillement à condition de ne
pas proposer un choix trop grand.
Exemple : parmi la liste des chaînes mentionnées ci-après, quelles sont tes plus
préférées ? Classes-les de un à six suivant ta préférence.
2M RTM Dubai TV TV5 Aljazira Canal Algérie

a.1.2 Les diverses étapes d’une enquête :


1. Définir les objectifs de l’enquête :
L’enquête, permet à l’entreprise ou "au chercheur d’une manière générale" de
rechercher méthodiquement des informations. C’est la raison pour laquelle, il faut
définir clairement les objectifs de l’enquête. Pour une entreprise, ces objectifs sont

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visualisés par sa politique commerciale qui doit tenir compte des souhaits de ses
clients potentiels.

2. Choisir la population à viser :


Il faut choisir dans la population générale, le public plus spécialement visé par le
produit en question.

3. Quantifier le nombre de questionnaires :


il faut bien déterminer le nombre minimum de personnes à questionner pour que
les résultats soient fiables.

4. Préparer et mettre en forme le questionnaire :


Cette phase, représente le moment de préparation des questions à poser en
fonction des réponses souhaitées et suivant les diverses types de questions possibles.

5. Choisir et former les enquêteurs :


Les enquêteurs sont formés selon les objectifs initiaux en prenant connaissance
du questionnaire.

6. Questionner la population ciblée :


Les enquêteurs collectent les informations recherchées en questionnant la
population désignée.

7. Dépouiller le questionnaire :
Les questionnaires sont mis en commun pour être étudiés et pour le regroupement
des résultats.

8. Mettre en valeur les résultats obtenus :


L’interprétation des résultats permet de se focaliser sur le produit à lancer.

a.1.3 Exemple d’enquête :


Première étape : Objectifs de l’enquête.
Exemple : Les élèves du tronc commun technologique proposent l’établissement
d’un bulletin de liaison inter-lycées techniques dont l’objectif est de créer un outil de
communication, de formation continue informelle et d’échanger des informations. Avant
d’entamer toute procédure de production de ce bulletin de liaison, ils ont décidé de
réaliser une petite enquête auprès des lycéens des établissements techniques par
utilisation d’un questionnaire. Il s’agit donc de collecter et d’interpréter suffisamment
d’informations pour en tirer des résultats permettant de concrétiser leur idée et de
définir clairement le besoin attendu.

L’analyse fonctionnelle – Les savoirs de base - Abdelkrim EL MARRAKCHI


23
Deuxième étape : Définir le groupe "La population" à enquêter.
Principalement, les élèves des lycées techniques les plus proches si on décide de
se rendre sur place pour remplir les questionnaires avec les enquêtés. Aussi, peut-on
envisager la possibilité d’envoyer par courrier les questionnaires aux élèves des lycées
d’autres régions du pays.

Troisième étape : Taille de l’échantillon.


Il est souhaitable pour que cette enquête soit aussi fiable que possible de bien
choisir l’échantillon afin que les résultats obtenus soient représentatifs pour une
population plus importante. Le graphe ci-après nous permet de mieux comprendre
l’incidence du nombre d’enquêtés sur la qualité des informations obtenues. Ainsi, la
fiabilité des informations obtenues peut atteindre un intervalle de confiance de 0.95
soit 95% de sécurité.
% de réponses obtenues

Courbes d’estimation d’une


proportion : intervalle de
confiance à 95%

% pour la population totale


Imaginons que 40% des élèves affirment l’obligation de mettre en place ce
bulletin de liaison inter-lycées techniques, si l’étude a été faite sur cinq élèves (n=5), on
peut affirmer avec 95% de sécurité que dans la population totale la proportion d’af-
firmation de mettre en place ce bulletin sera comprise entre 5% et 86% ; c’est-à- dire
81% d’écart possible entre la proportion des réponses obtenus dans l’échantillon et celle
des réponses obtenus dans la population totale. Mais, si cette étude a été faite sur 20
élèves (n=20), on peut affirmer avec 95% de sécurité que dans la population totale la
proportion d’affirmation de mettre en place ce bulletin sera comprise entre 20% et
65% ; c’est-à-dire 45% d’écart possible. Tandis que si cette étude a été faite sur 100
élèves (n=100), on peut affirmer avec 95% de sécurité que dans la population totale la
proportion d’affirmation de mettre en place ce bulletin sera comprise entre 30% et
53% ; c’est-à-dire 23% d’écart possible.

L’analyse fonctionnelle – Les savoirs de base - Abdelkrim EL MARRAKCHI


24
Remarque : Il faut multiplier par quatre la taille de l’échantillon afin de doubler
la fiabilité des résultats obtenus ; et il faut multiplier par neuf cette taille pour tripler
la fiabilité.
Quatrième étape : Préparation et mise en forme du questionnaire.
Lycée technique Mohamed VI.
Elèves du tronc commun technologique.
Il s’agit d’un
Exemple
Enquête sur la possibilité de production
d’un bulletin de liaison inter-lycées techniques

Les élèves du tronc commun technologique proposent l’établissement d’un bulletin


de liaison inter-lycées techniques dont l’objectif est de créer un outil de communication,
de formation continue informelle et d’échanger des informations. A cet effet, nous vous
recommandons vivement de bien remplir, avec le plus grand soin, ce questionnaire afin de
collecter suffisamment d’informations pour en tirer des résultats permettant de
concrétiser notre idée.
1. lisez-vous une revue particulière ?
oui non

2. Quel est le type de cette revue ?


Scientifique Technique Autre

3. Avec quelle langue préférez-vous lire ?


Arabe Français Autre

4. Que pensez-vous de l’idée de production d’un bulletin de liaison inter-lycées


techniques ?
Pour Contre

5. Etes-vous prêt à participer aux contenus de ce bulletin ?


Oui non

6. Etes-vous pour un bulletin de liaison ?


Trimestriel Semestriel Autre

7. Quels sont les types de sujets qui vous intéressent ?


Vous classez par ordre de préférence de 1 à 6 Les types suivants :
Des compléments de cours ( ) Des projets de réalisations ( ) De la documentation
constructeur ( ) Des résumés de travaux de recherches ( ) Des exercices
d’application ( ) Des exercices de synthèse résolus ( ).

L’analyse fonctionnelle – Les savoirs de base - Abdelkrim EL MARRAKCHI


25
Cinquième étape :
Les enquêteurs peuvent être ceux qui ont proposé l’idée et élaboré le
questionnaire, ils sont conscients de l’objectif de l’enquête. D’une manière générale,
l’enquêteur doit prendre connaissance du questionnaire et des objectifs de l’enquête.

Sixième étape : Questionner la population ciblée. Sur 250 questionnaires distribués, on a


reçu 170 remplis, ce qui limite la taille de l’échantillon à 170 élèves.

Septième étape : Dépouiller le questionnaire.

Tableau de dépouillement des questions


Question n° Réponses Nbre de réponses Pourcentage
Q.1 Oui 10 5.88
Non 160 94.12
Q.2 Scientifique 2 20
Technique 0 0
Autre 8 80
Q.3 Arabe 5 50
Français 5 50
Autre 0 0
Q.4 Pour 95 55.88
Contre 75 44.12
Q.5 Oui 35 36.84
Non 60 63.15
Q.7 Trimestrielle 70 73.68
Semestrielle 12 12.31
Autre 13 13.68
Q.7 - Des compléments de cours 20 21.05
- Des exercices d’application 20 21.05
- Des exercices de synthèse 15 15.79
résolus
- Des projets de réalisations 25 26.31
- De la documentation 10 10.53
constructeur
- Des résumés de travaux de 5 5.26
recherches

Calcul du pourcentage : Pour le calcul du pourcentage relatif à chaque question, on


utilise la formule suivante :
Le nombre des réponses * 100
Le pourcentage =
La taille de l’échantillon

L’analyse fonctionnelle – Les savoirs de base - Abdelkrim EL MARRAKCHI


26
D’après les résultats obtenus, 55.88% des élèves approuvent l’idée
d’instauration d’un bulletin de liaison inter-lycées techniques répondant aux exigences
suivantes :
- Le contenu doit être rédigé en langues française et arabe ;
- Les sujets traités doivent être soit (par ordre de préférence selon les résultats de
l’enquête) :
1. Des exercices d’application ;
2. Des compléments de cours ;
3. De la documentation constructeur ;
4. Des projets de réalisations ;
5. Des exercices de synthèses résolus ;
6. Des résumés de travaux de recherches.
- Le bulletin de liaison doit être un bulletin trimestriel.

a.2 Le diagramme cause à effet :


Le diagramme cause à effet est un outil qui permet de saisir un besoin exprimé ou
ressenti. C’est une invention du professeur fondateur des cercles de qualité, le japonais
Kaori ISHKAWA. Cet outil permet de recenser et de visualiser toutes les causes
possibles d’une problématique. Ainsi, il est possible de l’étudier selon une vision globale
et systématique.

a.2.1 Procédure d’élaboration du diagramme cause à effet :


La présentation de l’outil se fait de la manière suivante :

C.P 1 C.P 2 C.P 3

Effet

C.P : Cause principale C.P 4 C.P 5

L’élaboration du diagramme cause à effet repose sur les étapes suivantes :


1. La définition de l’effet qui peut être un résultat à atteindre, un but ou bien une
insatisfaction d’un besoin ;
2. La définition des causes « toutes les causes possibles » à partir d’une séance de
remue-méninge « Brainstorming » nécessitant un travail de réflexion en groupe et seule
la quantité des causes possibles qui est ciblée. A cet effet, les membres du groupe de
réflexion doivent respecter Les normes suivantes :
• Ecrire toutes les idées ;
• Ne pas critiquer les idées des autres ;

L’analyse fonctionnelle – Les savoirs de base - Abdelkrim EL MARRAKCHI


27
• Seule la quantité des idées à recenser est visée ;
• Analyser les idées une par une en éliminant les idées qui se ressemblent ;
• Regrouper les idées de même nature pour aboutir aux causes principales ;
• Etablir le diagramme cause à effet qui présente la logique de classement des
sous-causes.

a.2.2 Exemple d’application :


Pour comprendre la procédure d’élaboration du diagramme causes à effet, nous
allons reprendre l’exemple de l’élaboration du bulletin de liaison inter-lycées techniques.
Une séance de remue-méninge « Brainstorming » a permis à un groupe de
réflexion « Groupe d’élèves » de lister toutes les causes possibles menant à l’idée de
production de ce bulletin de liaison qu’ils ont fixés comme but à atteindre.

• Contribuer à l’amélioration des outils de rédaction et de communication ;


• Instaurer un lien culturel et régional ;
• Développer le sens de la critique constructive chez les élèves ;
• Développer chez l’élève la confiance en soi ;
• Améliorer le registre de langues chez les élèves ;
• Enrichir les connaissances techniques et technologiques chez les élèves ;
• Développer le plaisir de la lecture chez l’élève ;
• Privilégier le respect d’autrui ;
• Maîtriser les nouvelles techniques d’informations et de communications ;
• Contribuer à la gestion des connaissances ;
• Développer la volonté de rédaction chez les élèves.
Le savoir Le savoir-être
Maîtriser les nouvelles

Elaboration d’un bulletin de liaison inter-


Contribuer à techniques d’informations Privilégier le respect
l’amélioration des et de communications d’autrui
Instaurer
outils de rédaction et
un lien
de communication Améliorer le registre de culturel et
Développer le
Enrichir les langues chez les élèves régional
lycées techniques

plaisir de la
connaissances techniques
Développer chez l’élève lecture chez
et technologiques chez
la confiance en soi l’élève
les élèves

Contribuer à la gestion des


Développer la volonté de connaissances
rédaction chez les élèves
Développer le sens de la critique
constructive chez les élèves

Le savoir-faire

L’analyse fonctionnelle – Les savoirs de base - Abdelkrim EL MARRAKCHI


28
b. Enoncé le besoin :
b.1 Présentation de l’outil :
Cette activité permet d’énoncer clairement le besoin par utilisation de l’outil
« Bête à cornes » représenté par le graphe ci-après :
A qui rend t-il service ? Sur qui « quoi » agit-il ?

Le produit
« Sujet d’étude »

Pour quel objectif ?

b.2 Exemple d’application : Le réseau INTERNET


A qui rend t-il service ? Sur qui « quoi » agit-il ?

L’utilisateur Les ordinateurs, l’information,


la distance …

Le réseau
INTERNET

Pour quel objectif ?

La recherche, la communication, la publicité…

c. Valider le besoin :
L’activité « Validation du besoin » est réalisée en répondant aux questions
suivantes :
• Pourquoi ce besoin existe-il ?
• Qu’est-ce qui pourrait faire disparaître ce besoin ou le voir évoluer ?
Le but essentiel de cette activité est de vérifier la stabilité du besoin ; il serait
inconcevable de poursuivre une étude de conception et de réalisation d’un produit qui
risque de disparaître dans un proche avenir.

L’analyse fonctionnelle – Les savoirs de base - Abdelkrim EL MARRAKCHI


29
Pour bien illustrer cette activité, reprenons le besoin du réseau internet.
• Pourquoi ce besoin existe-il ?
1. Le développement des outils de communication ;
2. La rapidité dans le transfert des informations ;
3. La formation à distance…
• Qu’est-ce qui pourrait faire disparaître ce besoin ? La disparition des
ordinateurs et des outils de communication…
• Qu’est-ce qui pourrait faire évoluer ce besoin ? l’évolution des nouvelles
technologies de l’information et de la communication.
d. Conclusion :
Reprenons maintenant l’actigramme de l’activité « Analyser le besoin » pour
visualiser les outils de l’analyse fonctionnelle qui peuvent être utilisés dans chaque sous-
étape de réflexion. Travail de groupe

Idée innovatrice Analyser le besoin


Perception du marche Besoin validé
Besoin insatisfait
Travail
de groupe

Idée innovatrice Saisir


Perception du marche le besoin
Enoncer
Besoin insatisfait
le besoin
Valider le
besoin
Besoin
Enquête : Questionnaire validé

Bête à cornes
Diagramme cause à effet

Remue-méninges
Les questions de contrôle de validité

IV.2 Etudier la faisabilité :


La production d’un bien (produit ou service) repose sur la connaissance des
exigences souhaitées par l’utilisateur pour qu’il soit satisfait. Il faut donc rechercher
les conditions dans lesquelles ce bien sera utilisé, à quel endroit, dans quelles
circonstances…
D’une manière générale, il faut bien préciser l’environnement du bien afin de
connaître toutes les fonctions qu’il doit remplir.
L’étude de faisabilité est une activité de l’analyse fonctionnelle reposant sur quatre
sous-activités comme l’indique l’actigramme suivant :

L’analyse fonctionnelle – Les savoirs de base - Abdelkrim EL MARRAKCHI


30
Besoin validé Etudier la faisabilité Besoin exprimé
Besoin validé

Identifier
les fonctions
de service Caractériser

Besoin exprimé
les fonctions
de service Hiérarchiser
les fonctions
de service Rédiger le
CdCF

a. Identifier les fonctions de services :


Cette activité repose sur quatre sous-activités comme le montre l’actigramme
suivant :

Besoin validé Etudier la faisabilité Besoin exprimé


Besoin validé

Identifier
les fonctions
de service Caractériser

Besoin exprimé
les fonctions
de service Hiérarchiser
les fonctions
de service Rédiger le
CdCF
Fonctions de services identifiées

Replacer le produit
dans son milieu
d’utilisation Relier les éléments
extérieurs par l’inter-
Besoin validé

médiaire du produit Relier les


éléments aux
produit Formuler pour
chacune des rela-
tions le but visé

L’analyse fonctionnelle – Les savoirs de base - Abdelkrim EL MARRAKCHI


31
Remarque : Pour bien maîtriser ces activités de l’analyse fonctionnelle, nous allons les
traiter à partir d’un exemple de produit simple et familier qui est le stylo à bille.

a.1 Analyse de l’activité « Replacer le produit dans son milieu d’utilisation » :


Cette activité vise à recenser tous les éléments qui forment le milieu d’utilisation
du stylo à bille.
Lors de l’utilisation du stylo à bille, il est :
• en relation directe avec la main de l’utilisateur et le • La trousse ;
papier ; • Le papier ;
• en relation indirecte avec les yeux de l’utilisateur. • La main ;
Et quant on écrit pas, le stylo à bille peut être en • Les yeux ;
relation avec : • La table ;
• La table ; • La poche.
• La trousse ;
• La poche.
Une fois l’environnement du produit est bien identifié, on passe à l’élaboration du
diagramme sagittal des fonctions « appelé aussi araignée boxeuse ou pieuvre » ci-après :

Le papier

La main La poche

Le stylo à bille

Les yeux
La trousse
La table

Remarque : Un produit n’est pas fabriqué pour être rangé ; il existe pour apporter des
satisfactions lors de son utilisation. Ainsi, faut-il recenser les éléments de
l’environnement du produit lors de son utilisation ; il s’agit d’exprimer les exigences
souhaitées par l’utilisateur. Tout élément oublié lors de cette activité entraînera
l’absence de fonctions de service qu’aurait souhaitées l’utilisateur, donc une perte de
compétitivité du produit.

a.2 Relier les éléments extérieurs via le produit :


Cette activité repose sur la recherche des inter-actions entre les éléments
extérieurs via le produit. C’est la réponse directe à l’existence du produit traduite par la
ou les fonctions de service principales réalisées par le produit.

L’analyse fonctionnelle – Les savoirs de base - Abdelkrim EL MARRAKCHI


32
Reprenons l’exemple du stylo à bille pour illustrer cette notion de fonction
principale. Quand on écrit, une relation directe s’établit entre la main et le papier par
l’intermédiaire du stylo à bille ; c’est la raison d’être du stylo à bille qu’on peut traduire
par l’expression : laisser une trace écrite sur le papier. Ainsi, la fonction de service
principale réalisée par le stylo à bille est : laisser une trace écrite sur le papier. Cette
fonction est notée par : FP.
Le papier

La main La poche
FP

Le stylo à bille

Les yeux La trousse

La table
FP : Laisser une trace écrite sur le papier

La poche, la trousse, la table et les yeux qui forment le milieu d’utilisation du stylo
imposent des contraintes de conception et qui sont :
• Le stylo à bille doit être esthétique pour les yeux ;
• Le stylo à bille doit être facilement accroché à une poche ;
• Le stylo à bille doit être facilement rangé dans une trousse ;
• Le stylo à bille doit être posé sur la table.

Les contraintes de conception sont notées respectivement par : FC1, FC2, FC3 et FC4.
Ainsi, le diagramme sagittal des fonctions devient :

FC1 : Le stylo à bille doit


Le papier être esthétique pour les
yeux ;
La main La poche
FP FC2 FC2 : Le stylo à bille doit
être facilement accroché à
FC1 Le stylo à bille FC3 une poche ;
FC3 : Le stylo à bille doit
Les yeux FC4 La trousse être facilement rangé
dans une trousse ;
La table FC4 : Le stylo à bille doit
être posé sur la table.

L’analyse fonctionnelle – Les savoirs de base - Abdelkrim EL MARRAKCHI


33
Après avoir identifié les fonctions de service et défini le but attendu de
chaque fonction, on réalise un contrôle de validité des fonctions. Ce contrôle est réalisé
en répondant aux trois questions de validité suivantes :
• Dans quel but la fonction existe-t-elle ?
• Pour quelle raison la fonction existe-t-elle ?
• Qu’est- ce qui pourrait la faire disparaître ?

Remarque : Cette activité d’analyse de réflexion permet de déceler :


• Des fonctions de service non assurées par le système ou susceptible de l’être
dans un proche avenir ;
• Une formulation technique mettant en évidence une solution technique ;
• L’existence de fonctions de service qui ont le même but.

Exemple de contrôle de validité de la fonction principale FP : Laisser une trace écrite


sur le papier.
Dans quel but la fonction existe-t-elle ?
But : pouvoir écrire.
Pour quelle raison la fonction existe-t-elle ?
Raisons :
• Apprendre à écrire pour mieux communiquer ;
• Communiquer par écrit ;
• Préserver l’histoire de civilisations des nations sur des supports en papier …
Qu’est- ce qui pourrait la faire disparaître ?
L’utilisation des nouvelles technologies de l’information et de la communication qui
ne sont pas accessibles par tout le monde et qui reviennent plus chère par rapport à
l’utilisation d’un stylo à bille pour laisser une trace écrite sur le papier.

Conclusion : La fonction « laisser une trace écrite sur le papier » est stable dans
le temps.

b. Caractériser les fonctions de service :


Cette activité d’analyse fonctionnelle du besoin repose sur la formulation des
critères d’appréciation des fonctions et les niveaux des critères ainsi que leurs
flexibilités. D’une autre manière, on doit exprimer les performances attendues par
l’utilisateur de chaque fonction de service.

Le critère d’appréciation d’une fonction est le caractère retenu pour apprécier la


manière dont une fonction est remplie ou une contrainte est respectée.
Norme NF X50-150

L’analyse fonctionnelle – Les savoirs de base - Abdelkrim EL MARRAKCHI


34
Besoin validé Besoin validé Etudier la faisabilité Besoin exprimé

Identifier
les fonctions
de service Caractériser

Besoin exprimé
les fonctions
de service Hiérarchiser
les fonctions
de service Rédiger le
CdCF

Fonctions de service caractérisées (FSC)


Enoncer les
critères Définir le niveau
d’appréciations de chaque Assortir chaque
critère niveau d’une
flexibilité

Fonctions de services identifiées (FSI)

Le niveau d’un critère d’appréciation est la grandeur repérée dans l’échelle


adoptée pour un critère d’appréciation d’une fonction. Cette grandeur peut être celle
recherchée et tant qu’objectif ou celle atteinte pour une solution proposée.
Norme NE X50-150

La flexibilité du niveau d’un critère d’appréciation est l’ensemble des indications


exprimées par le demandeur sur les possibilités de moduler le niveau recherché pour un
critère d’appréciation Norme NE X50-150

Reprenons l’exemple du stylo à bille :


La fonction principale FP : « laisser une trace écrite sur le papier »
Exemple de critère d’appréciation de FP : La lisibilité de la trace sur le papier.
Niveau du critère d’appréciation : au moins une qualité moyenne de l’encre du stylo
Flexibilité du critère : La qualité moyenne de l’encre est négociable.
c. Hiérarchiser les fonctions de services :
La hiérarchisation des fonctions de service repose sur trois étapes qui sont :

L’analyse fonctionnelle – Les savoirs de base - Abdelkrim EL MARRAKCHI


35
• Effectuer une comparaison des fonctions ;
• Chiffrer le poids de chaque fonction ;
• Etablir l’histogramme des fonctions.

L’objectif est donc d’exprimer un jugement de valeur sur l’importance relative


accordée par l’utilisateur à chaque fonction. C’est une activité qui permet de bien
répartir les coûts tout en veillant sur l’attente de l’utilisateur.

Besoin validé Etudier la faisabilité Besoin exprimé


Besoin validé

Identifier
les fonctions
de service Caractériser

Besoin exprimé
les fonctions
de service Hiérarchiser
les fonctions
de service Rédiger le
CdCF

Fonctions de service hiérarchisées


Effectuer
une comparaison Chiffrer
des fonctions le poids de Etablir
chaque fonction l’histogramme
des fonctions

Fonctions de services
identifiées et caractérisées

c.1 Comparaison des fonctions de services :


Par utilisation de l’outil de comparaison « Tri croisé » (facile et mieux adapté) , on
compare les fonctions une à une en affectant à chaque résultat de comparaison une
note de supériorité de zéro à trois selon les critères suivants :
0 : La note zéro est affectée en cas de non-majorité au sein du groupe d’étude ;
1 : Indique une légère supériorité d’une fonction par rapport à une autre ;
2 : La supériorité est moyenne ;
3 : Le chiffre 3 est affecté lorsqu’une fonction est nettement intéressante par
rapport à une autre.

L’analyse fonctionnelle – Les savoirs de base - Abdelkrim EL MARRAKCHI


36
Le résultat de la comparaison est regroupé dans un tableau comme l’indique la
figure ci-après :

FC1 FC2 FC3 FC4 T %


FP
FC1
FC2
FC3
FC4

T : Le total des points de chaque fonction.

c .2 Chiffrer le poids de chaque fonction :


Reprenons le tableau précédant rempli au hasard dont le résultat est ci-après :

Les intersections entre la première


ligne (La fonction FP) et les différentes FC1 FC2 FC3 FC4 T %
colonnes permettent de comparer la FP FP FP FP FP 9 9/18
3 2 3 1
fonction FP respectivement aux fonctions
FC1 FC1 2 FC3 1 FC1 2 4 4/18
FC1, FC2, FC3 et FC4. La même procédure
FC2 FC3 2 FC4 0 0 0%
est effectuée entre la deuxième ligne et
les autres colonnes etc… FC3 FC4 3 2
3/18
Dans le cas de la comparaison de la FC4 2 2/18
fonction FC2 (la troisième ligne) avec les 9+4+0+3+2 = 18 100%
autres fonctions de contraintes
respectivement FC3 et FC4 , la décision du
groupe est :
• FC3 est plus importante que FC2 . Le groupe a décidé d’affecter la note 2 à cette
comparaison ;
• Il y a une non-majorité concernant la décision sur la comparaison entre FC2 et FC4.
Le groupe a affecté la note 0.
Pour calculer le total des notes de chaque fonction, il faut additionner sur la
ligne et la colonne les points présents dans les cases où figures la fonction. Le
pourcentage de chaque fonction est calculé par la formule suivante :

Pourcentage de la fonction FCi = Le total des points de la fonction FCi


Le total des points des fonctions

L’analyse fonctionnelle – Les savoirs de base - Abdelkrim EL MARRAKCHI


37
c.3 Etablir l’histogramme des fonctions de service :
L’objectif est de rendre significatifs Souhaits en %
les résultats de la hiérarchisation
fonctionnelle. Ainsi, on dresse un
histogramme résumant les souhaits exprimés
par le demandeur du produit.
Reprenons les résultats qui figurent
dans le tableau de comparaison ci-dessus
pour dresser un exemple d’histogramme. Fonctions

c.4 Rédiger le cahier des charges fonctionnel « CdCF »


Les résultats de l’analyse de l’étude de faisabilité et ceux obtenus à l’issue de
l’activité « Analyse du besoin » forment le contenu du cahier des charges fonctionnel.
Le CdCF est un document qui spécifie le besoin, favorise l’innovation restaure la
concurrence et clarifie les relations. L’enjeu est d’augmenter la compétitivité du
produit donc de l’entreprise de production des biens.

Le cahier des charges fonctionnel est un document par lequel le demandeur


exprime son besoin en terme de fonctions de service. Pour chacune d’elles, sont définis
des critères d’appréciation et leurs niveaux ; chacun de ces niveaux est assorti d’une
flexibilité. Norme NF X50 - 150

d. Conclusion :

Besoin validé Etudier la faisabilité Besoin exprimé


Besoin validé

Identifier
les fonctions
de services Caractériser Norme X50-150
Besoin exprimé

les fonctions
Hiérarchiser
de services
les fonctions
de services Rédaction
Critères du cahier
d’appréciation du CdCF
Flexibilité

Niveaux des Tri croisé


Pieuvre critères Histogramme

Groupe pluridisciplinaire

L’analyse fonctionnelle – Les savoirs de base - Abdelkrim EL MARRAKCHI


38
L’activité « étude de faisabilité » se termine par l’écriture du cahier des
charges fonctionnel selon la norme X50-150. C’est un document qui décrit d’une manière
claire est concise les attentes de l’utilisateur en terme de fonctions de service.
Le cahier des charges fonctionnel est par la suite utilisé en phase de conception
qui représente la troisième étape du cycle de vie d’un produit. Alors, quel est le cycle
de vie d’un produit ?

III. Cycle de vie d’un produit :


Tout produit obéit à une loi d’existence qui répartit sa vie en étapes successives
que l’on peut répartir comme suit :
• Première étape : Analyser le besoin
Si un manteau existe, c’est que l’homme en a eu besoin. Pourquoi lui est-il utile ?
Pour se protéger du froid, pour être à la mode…Si l’on veut fabriquer un manteau, il
faut savoir répondre à ces questions. De même, il faut savoir quel prix l’utilisateur veut
dépenser pour l’acquérir, il faut également savoir à qui le manteau rend service ?
• Deuxième étape : Etudier la faisabilité
IL faut savoir les exigences souhaitées par l’utilisateur du manteau pour qu’il soit
satisfait. Il faut donc rechercher les conditions dans lesquelles son manteau sera
utilisé, à quel endroit, à quelles circonstances ; il faut préciser l’environnement du
manteau. Si on veut concevoir un manteau, il faut connaître toutes les fonctions qu’il
doit remplir.
• Troisième étape : Concevoir
Avec tous les renseignements obtenus à l’issu de l’étude de faisabilité, le manteau
peut être conçu sans crainte. La conception repose sur l’exploitation de ces
renseignements pour établir toutes les idées possibles concernant les formes, les
couleurs, la laine, le coton, le cuir…Souvent, la conception est assistée par ordinateur ;
l’objectif est de réaliser des modèles ou prototypes qui sont restés.
• Quatrième étape : Définir
A partir des modèles ou prototypes mis au point, on réalise des patrons. On
établit donc des plans d’exécution.
• Cinquième étape : Industrialiser
On s’approvisionne en laine ou coton ou cuir ou autres matériaux textiles et on
choisit les procédures de fabrication. Par la suite, on prépare les logiciels des machines
pilotées par ordinateur, on règle les machines et on prépare les postes de travail avec
des fiches de gamme de fabrication.
• Sixième étape : Homologuer
Après vérification de la production conformément à la demande, on peut mettre à
l’intérieur du manteau :
- Un label qualité,
- Une griffe d’un grand couturier,
- Une marque…

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39
• Septième étape : Produire
On réalise les différentes parties des manteaux en contrôlant continuellement les
mesures et la qualité de la production. Enfin, on réalise le montage (devant, dos,
manches…).
• Huitième étape : Commercialiser
Avant la commercialisation des manteaux fabriqués, on fait de la publicité à la
télévision ou dans les magasins…Le produit est distribué dans les points de vente pour
être accessible à l’utilisateur.
• Neuvième étape : Utilisation
Une fois le manteau est acheté par l’utilisateur, il sera utilisé.
• Dixième étape : Elimination
Lors de l’utilisation du manteau, il sera exposé aux intempéries, au soleil et à
d’autres facteurs de son environnement d’utilisation. Cette exposition fait diminuer les
qualités du manteau au point de l’éliminer pour être détérioré on ou recyclé.

Le cycle de vie d’un produit peut être illustré par le diagramme d’activité ci-après :

Analyser le besoin

Etudier la faisabilité
Insatisfaction des clients
Perception du marché

Concevoir
Idée créatrice

définir

Industrialiser

Homologuer

Produire

Commercialiser

Utiliser

Eléminer
Eliminer

Le cycle de vie d’un produit est un ensemble d’étapes considérées comme


l’aboutissement d’un certain nombre d’activités qui sont structurées sous forme de
moyens, d’outils et de méthodes. Cette suite ordonnée de phases (planification,
production, utilisation, élimination) structurée chacune, sous forme d’objectifs,
résultats, activités, ressources, planning, critères de vérification et d’actions
d’amélioration est appelée démarche industrielle.

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L’analyse fonctionnelle est un ensemble d’activités qui consiste à rechercher,
caractériser, ordonner, hiérarchiser et valoriser les fonctions. Cette analyse est
réalisée selon deux points de vue différents :
• Point de vue de l’utilisateur : il s’agit d’une analyse fonctionnelle externe qui ne
s’intéresse au produit qu’en tant que « boîte noire » capable de fournir des services
dans son environnement d’utilisation. Cette analyse fonctionnelle externe est couronnée
par l’élaboration d’un cahier des charges fonctionnel. Celui-ci est l’aboutissement des
activités d’analyse du besoin et de l’étude de faisabilité.
• Point de vue du concepteur : il s’agit d’une analyse fonctionnelle interne visant à
traduire les fonctions de services en fonctions techniques pour aboutir aux solutions
technologiques. Plusieurs outils d’analyse fonctionnelle peuvent être utilisés dont les
plus connus sont le FAST et le SADT.

IV. Les outils de l’analyse fonctionnelle interne :


IV.1 L’outil FAST :
L’enjeu de l’activité de l’analyse fonctionnelle interne d’un produit est de
rechercher des solutions technologiques devant satisfaire les fonctions de services. Le
principe est basé sur une recherche progressive descendante des fonctions techniques
conduisant à des solutions technologiques constructives par utilisation d’outils d’aide à
la décision. Ainsi, La solution « ou les solutions » choisie (es) est (sont) la (les) mieux
adaptée (s) et la (les) moins coûteuse (s).

Fonctions de service

Cette activité d’analyse fonctionnelle


progressive descendante est appelée
Fonctions techniques Approche fonctionnelle

Solutions technologiques

Avant de développer la technique de recherche des solutions par utilisation de


l’outil FAST, nous allons définir deux concepts clés souvent rencontrés dans les ouvrages
qui traitent la théorie de l’analyse fonctionnelle. Il s’agit de la fonction globale d’un
produit et la fonction technique.

La fonction globale est la relation, établie par un produit, qui transforme une
matière d’œuvre en la faisant passer d’un état initial à un état final souhaité, pour
satisfaire un besoin.

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Premier exemple : La fonction globale d’un stylo à bille est « laisser une trace
écrite sur du papier ». Il s’agit donc de sa fonction de service principale. Ainsi, peut-on
faire une représentation fonctionnelle du stylo à bille comme suit :

L’utilisateur L’encre

Trace écrite sur la feuille


Feuille blanche
Laisser une trace
écrite sur le papier
Fuite d’encre (parfois)
Le stylo

Deuxième exemple : la fonction globale de l’école « Eduquer et former le


citoyen ».

L’enseignant le savoir…

Citoyen éduquer et former


Citoyen analphabète
Eduquer et former
le citoyen
L’échec scolaire
L’école

Troisième exemple : la fonction globale d’un congélateur de ménage « congeler les


produits alimentaires ».

L’énergie électrique Réglage de la température

Produits congelés
Produits non congelés
Congeler les produits
alimentaires
glace
Le congélateur

Une fonction technique est une fonction interne à un produit (entre ses
constituants) définie par le concepteur-réalisateur, dans le cadre d’une solution, pour
assurer les fonctions de service. Norme NF X50 - 150

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Le diagramme des fonctions ou diagramme « Pieuvre » représente les
différentes interactions qui existent entre le produit et son milieu d’utilisation. Ces
interactions représentent les fonctions de service assurées par le produit pour
satisfaire l’utilisateur. Les fonctions de service sont réalisées par un ensemble de
fonctions techniques qui sont transparents pour l’utilisateur ; elles mettent en évidence
la pertinence et la qualité des choix technologiques. Ainsi, un produit est celui qui a le
minimum de fonctions techniques pour répondre à toutes les fonctions de service.

Exemples de fonctions techniques :


• Alimenter un poste radio : Pour faire fonctionner un poste radio, il faut lui fournir de
l’énergie électrique. On utilise des piles ou une alimentation stabilisée.
• Convertir un signal : Pour transmettre de la parole (cas de la téléphonie), on convertit
les signaux analogiques en signaux numériques.
• Commander un processus : pour apporter une valeur ajoutée à une matière d’œuvre, il
faut commander le processus de réalisation de cette valeur ajoutée ; pour irriguer, il
faut commander les vannes de distribution de l’eau.
• Lubrifier un mécanisme : pour faciliter la transmission de mouvement mécanique, on
utilise de l’huile afin de réduire le frottement, l’usure des pièces mécaniques et leur
corrosion.
• Filtrer l’air : les voitures sont dotées de filtre à air pour protéger le moteur contre
la poussière.
• Dépoussiérer un tapi : Enlever la poussière.
• Eclairer la route : l’éclairage public sert à rendre la vision claire la nuit.
Le fast (Function analysis system technic) est une méthode américaine utilisée en
Allemagne et en France et qui peut se traduire par : Techniques d’analyse fonctionnelle
systématique. Cet outil permet, à partir des fonctions de service, d’aboutir aux
solutions techniques et aux solutions technologiques constructives associées en
répondant aux questions résumées sur le schéma suivant :

Quand ?
Pourquoi ?
Fonction de Dans quel but ? Solution(s)
Comment ?
service Fonction technique(s)

Quand ?

Fonctions intéressant directement une solution du


produit

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On distingue deux types de diagramme FAST qui sont :
• Le FAST de description qui convient pour étudier les fonctions d’un produit existant ;
• Le FAST de créativité qui est utilisé pour le développement d’un produit nouveau ou
pour sa reconception.

L’élaboration d’un diagramme FAST repose sur quatre phases qui sont :
• rechercher la chaîne fonctionnelle relative à une fonction de service donnée ;
• déterminer toutes les fonctions techniques nécessaires à la réalisation de la fonction
de service ;
• éliminer les solutions inadaptées aux contraintes imposées par le cahier des charges
fonctionnel ;
• construire le fast.

L’élaboration d’un diagramme FAST doit être réalisée en groupe (En entreprise, le
groupe est pluridisciplinaire ; concepteurs, fabricants, commerciaux.. sont présents) afin
d’exposer un grand nombre d’idées ; c’est l’outil brainstorming qui est utilisé dont le but
est de définir clairement le problème à traiter, de rechercher les idées et les exploiter.
Dans un diagramme FAST peut figurer les deux opérateurs ET et OU comme le
montre les schémas suivants :

Opérateur ET
Fonction technique FT1
Fonction de
service FS1
Fonction technique FT2

La fonction de service FS1 est réalisée si les deux fonctions techniques FT1 et FT2
seront réalisées.

Opérateur OU
Fonction technique FT1
Fonction de
service FS1
Fonction technique FT2

La fonction de service FS1 peut être réalisée par l’une des fonctions techniques FT1 ou
FT2.

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IV.2 L’outil FAST : exemples d’applications.
Premier exemple :
Les habitants d’une résidence
clôturée ont dressé une barrière à
l’entrée de la résidence. La barrière est
manœuvrée par le gardien qui la fait
monter ou la redescendre. L’objectif est
de contrôler l’accès des voitures à la
résidence.
La fonction globale de la barrière :
contrôler l’accès des voitures à la
résidence.

Le produit « Barrière » existe à l’entrée de la résidence (voir photo). Pour


visualiser les fonctions techniques et les solutions technologiques qui leurs sont
associées, on établit un diagramme FAST de description.

Fournir l’énergie musculaire

Transformer l’énergie
Lever la barrière musculaire en énergie
mécanique

Transmettre l’énergie
mécanique à la barrière

Maintenir la barrière
à l’état vertical

Fournir l’énergie musculaire


Contrôler l’accès
à la résidence
Transformer l’énergie
Baisser la barrière musculaire en énergie
mécanique

Transmettre l’énergie
mécanique à la barrière

Maintenir la barrière
à l’état horizontal

Analyse externe Analyse interne

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Deuxième exemple :
Souvent, on remarque l’installation d’un store au devant des portes des boutiques,
sur les terrasses des cafés et des maisons …l’objectif est se protéger des rayons
solaires. Prenons le cas d’un store automatisé ; Le store est doté d’un système qui lui
permet de changer d’une position initiale à une position finale par simple action de
l’utilisateur sur un bouton poussoir. La fonction globale du store est donc : bloquer
l’infiltration des rayons solaires.

Store à manœuvre manuelle Store automatisé

Le FAST descriptif du produit « Store » est le suivant :


Gérer le
fonctionnement
Dérouler/enrouler du store
le store
Transformer
l’énergie
bloquer
Mettre en
l’infiltration Réduire
mouvement
des rayons la vitesse
le store
solaires
Guider le store

Limiter le mouvement

Analyse externe Analyse interne

Remarque : Le diagramme de description ci-dessus présente uniquement les


fonctions techniques permettant la satisfaction de la fonction globale (Les solutions
technologiques ne sont pas représentées).

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Troisième exemple :
Le nombre d’appareils faisant appel à des piles est en constante progression. Dans
la plupart des cas, il est intéressant de les remplacer par des batteries rechargeables.
Au prix où sont les piles, un tel choix peut aboutir à une économie non négligeable.
La fonction de service globale d’un chargeur de batteries est donc :
Assurer une réutilisation des batteries usées

Abaisser la tension
secteur 220V

Redresser la
tension
Créer une
tension
réguler Filtrer la tension

Régler la tension

Assurer une
Charger les Amplifier le
réutilisation des
batteries usées courant de charge
batteries usées

Fixer les batteries


à recharger

Signaler l’état de
fonctionnement du chargeur

Signaler le processus de charge


des batteries usées

Analyse externe Analyse interne

Remarque : Compte tenu des diagrammes FAST ci-dessus (Le store automatisé et
le chargeur de batteries), il est indispensable de bien connaître les fonctions
techniques de base de l’électronique et de la mécanique ainsi que les composants qui lui
sont associées. Parmi les fonctions techniques de base qu’il faut reconnaître, on cite
entre autre :
• La fonction amplification ; • La fonction signalisation ;
• La fonction transformation de l’énergie ; • La fonction guidage ;
• La fonction régulation ; • La fonction réduction de vitesse ;
• La fonction redressement ; • La fonction transmission…
• La fonction filtrage ;

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La connaissance de ces fonctions techniques est indispensable pour mener une
phase de créativité (établissement d’un diagramme FAST créatif) pour la création d’un
nouveau produit ou la reconception d’un ancien.

L’outil FAST est utilisé en phase de conception, cette phase représente la


troisième étape du cycle de vie d’un produit. La phase de conception est représentée
par l’actigramme suivant :

Besoin exprimé par le CdCF Dossier avant-projet


Concevoir
Solutions antérieures
Besoin exprimé par le CdCF (1)
Solutions antérieures v(2)

Dossier avant-projet
(1)
Rechercher les
(2) idées et les
solutions Etudier les (ou
la) solutions
Evaluer les
(ou la) solutions

Brainstorming FAST

IV.3 L’outil SADT : (System Analysis for Desigh and Technic)


C’est un outil d’analyse fonctionnelle descendante paru en Amérique en 1976. Il
est utilisé dans des projets industriels entrepris par THOMSON, AÉROSPATIALE etc.
C’est un outil qui peut décrire n’importe quel système et sert pour définir des modèles
de systèmes existants, idéaux et réalisables compte tenu des contraintes d’un projet.
Les objectifs de cette méthode descendante, modulaire et hiérarchisée
permettant de donner un modèle (image de la réalité industrielle) du système sont :
• établir un modèle du système pour comprendre son processus de fonctionnement ;
• rester au niveau fonctionnel en séparant le QUOI du COMMENT ;
• Structurer la démarche d’analyse ;
• Formaliser graphiquement la démarche d’analyse.

Le modèle de représentation de la méthode SADT peut prendre deux formes :


L’actigramme : Un actigramme est identifié par un verbe d'action, il gère des
données désignées par des noms à partir de directives de contrôle (désignées par des
noms aussi) en s'appuyant sur les potentialités des mécanismes. Il génère des données
en sortie par création ou par modifications des données en entrée.

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Le datagramme : Un datagramme représente des données créées par des
activités Génératrices (en entrée) et consommées par des activités Utilisatrices (en
sortie), sous le contrôle d'activité de contrôle.

La représentation graphique des actigrammes (qui est la forme de SADT le plus


couramment utilisé met en œuvre le code MEDS :
• M : Moyens (matériel, logiciel, personnels). C’est la réponse à « QUI fait l’activité ».
• E : Entrées (matières d’œuvres, énergies, données, services). C’est la réponse à
« SUR QUOI porte ou agit l’activité ».
• C : Contrôles (données de contrôles), il s’agit des paramètres qui modulent et
paramètrent l’activité.
• S : Sorties (matières d’œuvres, énergies, données, services). C’est la réponse à la
question « QUE DEVIENNENT » les entrées une foi l’activité est exercée.

Contrôles
Entrées Sorties
Activité
SADT : code MEDS
Moyens
Le principe de hiérarchisation de la méthode est le suivant :

Le sens de l’analyse
Niveau A-0 : se lit niveau a moins zéro
Analyse du système global

A-0
Niveau A0 : Analyse de la boîte A-0

A1
A2
A3

A0
Niveau A1, A2 : Analyse des boîtes A1 et A2

A11 A21
A12 A22 etc.…
A13
A1 A2

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Premier exemple : Le store
Ordre client Energie électrique

Lumière solaire
bloquer l’infiltration
Store en position B
Store en position A des rayons solaires

Le store

Ordre client
Energie électrique
Lumière
solaire Capter
les rayons
Identifier la Store en position B
solaires
position du
store Manœuvrer
Store en position A le store
Système de
Capteurs Moteur
commande

Deuxième exemple : La machine à laver le linge.

Choix du cycle :
Eau propre froide • la température
• La durée
Energie électrique

Linge propre
Linge sale
Eaux usées
Laver le linge
Chaleur
Produits
État de la machine

La machine à laver le linge


Pour laver le linge par lave linge, on introduit le linge sale à l’intérieur du tambour
et les produits de nettoyage dans l’endroit spécifié, puis on ferme la machine. On règle
par la suite les consignes de fonctionnement souhaitées (durée, température) et on met
la machine en marche. Ainsi, le processus est déclenché comme suit :
Faire circuler l’eau propre et froide ;
Distribuer les produits de nettoyage ;

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Chauffer l’eau (si cette consigne est déclarée par l’utilisateur) ;
Remuer le linge sale, l’eau et les produits de nettoyages.
La description ci-dessus permet d’établir l’actigramme suivant :

Choix du cycle :
Eau propre froide • la température
• La durée
Energie Niveau A-0

Linge sale
Linge propre
Eaux usées
Laver le linge
Produits Chaleur
état de la machine

La machine à laver

Energie Choix du cycle Niveau A0

Informations d’état de la machine


Gérer le cycle
de Consignes opérateur
fonctionnement

• Temporisateur
• Thermostat Eaux usées
Faire
Eau propre et froide circuler l’eau Eau propre et froide

Pompe
Produits Distribuer
les produits
Chaleur

Distributeur Chauffer
Linge propre

Informations de température

Résistance chauffante
Linge sale Remuer

Tambour+Moteur

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La représentation SADT n’est pas achevée. On peut ouvrir les boîtes
représentant Le niveau A0 (La boîte gérer le fonctionnement, la boîte faire circuler
l’eau, la boîte distribuer les produits de nettoyage, la boîte chauffer l’eau et la boîte
remuer l’eau, les produits et le linge sale). Ainsi, l’ouverture de la boîte remuer
représente le niveau A4, et l’ouverture de la boite chauffer l’eau représente le niveau
A3.

V. Conclusion :
L’enseignement des sciences de l’ingénieur s’intéresse à l’étude des biens
économiques et plus précisément l’étude des systèmes technologiques qui sont conçus et
réalisés pour la satisfaction d’un besoin exprimé ou ressenti. L’approche fonctionnelle et
structurelle des systèmes technologique font appel à une démarche d’analyse structurée
et progressive.
Ce module présente les outils d’analyses fonctionnelles permettant d’appréhender
un système technologique selon deux points de vue bien distinct qui sont :
• Une analyse fonctionnelle du besoin : elle met en évidence les fonctions de services
assurées par le système par utilisation d’outils d’analyses spécifiques (bête à cornes et
diagramme pieuvre appelés aussi APTE traduction de « Applications des techniques
d’entreprises Paris » (c’est une étude économique) ;
• Une analyse fonctionnelle technique : elle cherche à répondre au comment les
fonctions de services seront assurées. Cette analyse interne aux systèmes fait appel à
deux outils très intéressants qui sont : le FAST et le SADT(c’est une étude technique).
D’une manière générale, l’analyse fonctionnelle est une démarche qui décrit
complètement les fonctions et leurs relations. Elle consiste à rechercher, caractériser,
ordonner, hiérarchiser et valoriser les fonctions. C’est une démarche qui repose sur le
travail en groupe (En entreprise, les groupes sont pluridisciplinaires) et l’utilisation d’un
certain nombre d’outils scientifique autre que les outils FAST, SADT et l’APTE qui sont :
Le brainstorming ;
Le tri croisé ;
Le contrôle de validité ;
L’histogramme ;
Les critères d’appréciations des fonctions, leurs niveaux et les flexibilités qui leurs
sont associées.
La maîtrise de cette démarche d’analyse et les outils qui lui sont associés sont
indispensables pour appréhender :
L’approche fonctionnelle : comment fonctionne le système ?
L’approche structurelle : étude des solutions qui réalisent les fonctions ;
L’approche comportementale : étude des principes qui régissent les fonctions et les
solutions.

L’analyse fonctionnelle – Les savoirs de base - Abdelkrim EL MARRAKCHI


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Fiche n°1 Analyse fonctionnelle du besoin

L’analyse fonctionnelle s’utilise lors d’une analyse créative de conception ou de


reconception d’un produit. Elle sert de base pour l’expression fonctionnelle du besoin par
l’élaboration d’un cahier des charges fonctionnel. Celui-ci, repose sur deux activités qui sont :

- L’analyse du besoin : - L’étude de faisabilité :


Elle repose sur l’utilisation des outils suivants : Elle repose sur l’utilisation des outils suivants :
• Questionnaire … • Le diagramme pieuvre ;
• La bête à cornes ; • Le contrôle de validité des fonctions ;
• Le contrôle de validité du besoin ; • Le brainstorming ;
• Le brainstorming. • Le tri croisé.

Définitions :
- La fonction d’usage : c’est la raison d’être du produit (c’est la fonction attendue d’un produit)
pour répondre au besoin d’un utilisateur ;
- Les fonctions principales correspondent directement à cette raison d’être du produit. Elles
sont obtenues en établissant les relations entre au moins deux organes du milieu environnant par
l’intermédiaire du produit ;
- Les fonctions de contraintes correspondent aux fonctions qui limitent la liberté du
concepteur par rapport au réalisateur d’un produit et jugées nécessaires par le demandeur. Elles
relient le produit à un organe du milieu environnant du produit.
Important :
- Une fonction, quelle qu’elle soit, s’exprime toujours par un verbe « ou plusieurs » à l’infinitif,
et si c’est nécessaire un complément.
- Un diagramme des interactions comprend toujours deux parties liées :
1. une partie graphique « diagramme pieuvre » ;
2. une partie descriptive.

Exemple1 : Station automatisée de lavage de voitures Contrôle de validité du besoin :


A qui rend t-il service ? Sur quoi agit-il ? Pourquoi ce besoin existe-il ?
- Pour laver les voitures ;
- Pour protéger la peinture des
Le propriétaire
la voiture voitures contre les risques du
de la voiture
lavage manuel ;
- Pour gagner du temps…
Station Qu’est ce qui pourrait faire
Pour quel but ? automatisée disparaître ce besoin ou le faire
évoluer ?
Permet à l’utilisateur de nettoyer le • Disparition :
châssis de l’extérieur de la voiture - La disparition des voitures ;

L’analyse fonctionnelle – Les savoirs de base - Abdelkrim EL MARRAKCHI


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jhggf
- La disparition des systèmes automatisés ;
- L’avènement de voitures qui ne se salissent pas ;
- Des techniciens qui ne maîtrisent pas la maintenance des systèmes automatisés …
• Evolution : Evolution des technologies utilisées dans la conception des systèmes automatisés.

Exemple 2 : La souris d’ordinateur

La partie graphique :
Utilisateur
Ordinateur

FP FC1
Tapis FC2
FC5
Souris Esthétique
FC3 FC4
Energie Ergonomie

La partie descriptive :

FP : Déplacer à l’écran un pointeur et valider les choix de l’utilisateur ;


FC1 : Se connecter à l’unité centrale pour permettre l’échange d’informations
FC2 : facilité la maniabilité de la souris ;
FC3 : Alimenter la sourie en énergie ;
FC4 : Etre de prise en main facile ;
FC5 : Etre agréable à l’œil.

Développer votre savoir-faire en faisant l’analyse fonctionnelle du besoin d’un lave-linge


et d’un positionneur de parabole.
Le centre d’intérêt : recenser les organes qui forment le milieu environnent du produit et
définir le but attendu de chaque relation interactive.

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Fiche 2 : Recherche des solutions technologiques

L’analyse fonctionnelle technique repose sur la recherche des solutions technologiques, il


s’agit de l’analyse interne du produit ; Le principe est de traduire le cahier des charges
fonctionnel à partir d’une approche interne du produit.
Le client + Le concepteur Le concepteur

Le cahier
Les fonctions Les fonctions
Le besoin des charges Les solutions
de services techniques
fonctionnel

Analyse fonctionnelle du besoin Analyse fonctionnelle technique


(Approche externe du produit) (Approche interne du produit)

Lorsque les fonctions de services sont identifiées, on utilise le diagramme FAST


pour représenter les fonctions techniques qui lui sont associées conduisant aux solutions
technologiques. Et ceci, dans une organisation logique répondant à deux questions
essentielles qui sont :
• Pourquoi cette fonction doit-elle être assurée ?
• Comment cette fonction doit-elle être assurée ?
Comment ?
Exemple de diagramme FAST : Cafetière électrique

Pourquoi ? Chauffer Réservoir d’eau


Faire
l’eau chauffant
chauffer
l’eau Réguler la
Thermostat
température
de l’eau
Filtre à café
Faire du récipient
Faire passer l’eau dans le filtre
café chaud
Tuyau de faible
diamètre

Plaque chauffante
Maintenir le café au chaud
sous le récipient
Fonction d’usage Fonctions techniques Solutions technologiques

Développer votre savoir-faire en faisant l’analyse fonctionnelle interne d’un positionneur


de parabole.
Le centre d’intérêt : Le diagramme FAST

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55
Fiche n°3 Le produit et les éléments transformés

La modélisation graphique des fonctions d’un produit permet d’en respecter, sans
ambiguïté, les données essentielles et les relations avec le milieu extérieur. Il convient
donc d’en respecter les règles de représentation. Parmi les outils de modélisation
graphique des fonctions, on trouve l’outil SADT.
Le diagramme d’activité SADT :
Les données de contrôle

Fonction d’usage du produit


(La raison d’être du produit)
La ou les matières La ou les matières
d’œuvres à l’état entrant d’œuvres à l’état sortant
Le produit
Définitions :
• Le produit, c’est ce qui est (ou sera) fourni à l’utilisateur pour répondre à un besoin
selon les spécifications du cahier des charges fonctionnel.
• La fonction d’usage, c’est la raison d’être du produit. Elle représente la fonction
réalisée par le produit pour répondre au besoin d’une utilisateur donné.
• La matière d’œuvre, c’est ce sur quoi agit le produit. D’une manière générale, on
rencontre trois types de matière d’œuvre : la matière, l’information et l’énergie.
• La valeur ajoutée, c’est la différence entre l’état entrant et l’état sortant de la
matière d’œuvre apportée par le produit.
• Les données de contrôle sont les éléments dont a besoin le produit pour démarrer ou
modifier son processus d’élaboration de la valeur ajoutée ; les données de contrôle les
plus courants : la présence d’énergie(s), les consignes utilisateur.

Important :
• Le type de la matière d’œuvre principale n’est pas modifié entre l’entrée et la sortie
du produit. Seul, son état qui change.
• Il est nécessaire d’isoler le produit étudié de son environnement.
Exemple : Energie électrique Consignes utilisateur

Eau dans le réservoir Café chaud dans le récipient


Préparer
Café en poudre dans Chaleur
du café chaud
le filtre
Cafetière électrique

Développer votre savoir-faire en faisant la modélisation graphique d’un


positionneur de parabole.
Le centre d’intérêt : Le diagramme SADT

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