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Questions Chakir :

«Rédigé par Saloua LAGHADIR »

1. Quelle est la différence entre les banques islamiques et les banques


classiques ?
 Conformité avec les principes de la charia islamique
 Pas d’intérêts ou Zéro Riba
 Le partage du risque
 Risque comme profit partagé
 Tangibilité des actifs et d’actions financières
2. Quelles sont les méthodes de couverture de risque de marché adoptées par
les banques islamiques ?
Généralement 3 types de couvertures existent :

 Economique : c’est une stratégie qui oriente une couverture dynamique,


alignement avec les actifs et les passifs et une diversification
 Contractuelle : s’appuie sur le principe que beaucoup de problèmes économiques
importants peuvent être résolus de façon efficace par le biais de la coopération
 Coopérative : Cette stratégie met l’accent sur les instruments contractuels à but
lucratif.
3. Quel est l’effet de la couverture du risque de marché sur le développement
social d’une société ?
Le développement est l’une des objectifs majeurs de la finance islamique, et la
couverture du risque engendre le développement économique des entreprises et fait
face aux crises et défaillances, ce qui engendre la prospection de la société d’où le
développement social.

4. Quelle différence entre la Murabaha et le crédit ?


La Murabaha est un contrat de vente et non un contrat de prêt. Ainsi, l’organisme financier
qui réalise une murabaha :

 ne remet à son client aucune somme d’argent qui serait à restituer avec des intérêts.
 vend à son client une chose de nature non monétaire (un bien immobilier, une
voiture…) et se rémunère par le biais du profit réalisé entre le prix d’achat de ladite
chose et le prix de sa revente au client.
5. L’organisme financier supporte-t-il un quelconque risque dans une
murabaha?
Il est vrai que, dans les opérations de Murabaha mises en œuvre par les organismes qui
proposent des financements conformes au droit musulman, le client signe habituellement
une promesse unilatérale d’achat avant même que l’établissement bancaire achète le bien
objet du financement. Cette analyse n’est cependant pas convaincante pour la simple raison
que la seule propriété d’un bien induit nécessairement un risque, qui se manifeste
notamment dans les deux situations suivantes :

 S’il arrive que le bien objet de la Murabaha soit détruit entre le moment où l’organisme
financier ait fait son acquisition et le moment de sa revente au client.
 Si le client décède avant d’avoir pu exécuter sa promesse unilatérale d’achat du bien, ses
ayants droit ne sont tenus d’aucune obligation envers l’organisme financier.
6. Quelle est la différence entre le capital risque et le recours au crédit
bancaire traditionnel?
La finance classique a contribué au financement des investissements en analysant les
capacités des entreprises à rembourser les prêts et à prévoir un système de garantie sur les
biens personnels ou des cautionnements. Le taux d’intérêt, la durée du prêt, l’échéancier de
remboursement et le montant de l’annuité sont connus et prévus explicitement dans le
contrat de prêt. Ces éléments très contraignants rendent l’accès aux ressources plus ardues
pour les entités économiques. Or, la recherche de financement est un enjeu stratégique et
vital pour le développement de l’entreprise. Les difficultés d’accéder aux marchés financiers
et aux concours bancaires constituent, donc, un sérieux handicap pour le développement
des entreprises notamment les PME. L’alternative est apportée par le Capital-risque qui, au
coté des banques, peut favoriser la complémentarité de l’économie de fonds propres avec
celle de l’endettement.

7. Est-ce que l’entrepreneur risque de perdre le contrôle de son entreprise?


Dans tous les cas, le capital-investisseur reste actionnaire, il ne se substitue pas au gérant. Ce
n'est pas lui qui tient le gouvernail. Il reste à quai mais surveille le radar et donne la direction
générale. Il entre souvent dans le conseil d'administration de l'entreprise et dans ses organes
de surveillance. Il a ainsi accès aux états financiers de la société, son bilan, son compte de
résultat.

8. Combien de temps le capital investisseur reste-il dans le capital de


l’entreprise?
Le capital-investisseur entre dans le capital de la société pour une période déterminée,
généralement de trois à sept ans. « L'échéance n'est cependant pas fixée à l'avance », Cette
prise de participation est très variable selon le projet, de 1 à 100 % du capital de la société,
mais elle est généralement minoritaire, sauf pour le cas du capital transmission. Durant cette
période, il peut percevoir des dividendes, au même titre que tous les autres actionnaires.
Mais il se rémunère généralement à la revente de ses parts.

9. Comment le capital risque est règlementé au Maroc ?


Promulgation de la loi 41.05 relative aux organismes de placement en capital (OPCR), elle
précise les modalités de constitution des OPCR et entérine le principe de la dualité :
séparation de l’investisseur et du gestionnaire. Cette loi est arrivée en 2006 alors que le
secteur avait fait sa croissance en l’absence de tout cadre légal réglementant le secteur ou
définissant des incitations fiscales. Il s’agit donc d’un régime d’option, ce qui veut dire que
les organismes existant ou à créer, ne sont pas obligés de se soumettre audit régime. Ils
peuvent choisir d'exercer dans le capital risque en étant soumis aux règles du droit
commun.

10. Quel est le Potentiel de développement du capital risque au Maroc ?


Le Maroc s’est engagé dans des plans sectoriels ambitieux nécessitant des investissements
colossaux sur les prochaines années ; ils constituent de véritables opportunités pour le
capital risque.

 Le plan Maroc Vert


 Le plan Halieutis
 Le plan émergence : Pour le textile la sous-traitance et l’agroalimentaire.

11. Avec la récente loi sur le crowdfunding, de très nombreux sites de


financement des entreprises se lancent. Ces nouveaux outils vont-ils
révolutionner le secteur ?
Ils vont le changer profondément. La montée en puissance de ces sites participatifs pourra
avoir deux conséquences. D’une part, elle va influencer les banques dans leur façon de
penser leurs clients. D’autre part, ces sites apportent et apporteront de plus en plus de
nouvelles sources de financement pour les entreprises. Ils sont parfois même la seule source
quand l’entreprise est jeune ou exerce un métier très spécifique.

12.De plus en plus d’entreprises recourent au crowdfunding pour se financer.


Est-ce une véritable alternative au financement de l’entreprise ?
Ce n’est pas une alternative, mais un outil de complémentarité, différent de ce qui
préexistait. Par exemple, une dette bancaire n’est pas attribuée au même stade de maturité
d’une entreprise ; les subventions attribuées par divers organismes ne sont pas accessibles à
tous types de projets. Le crowdfunding avec récompenses est utilisable par tout porteur de
projet qui a une portée collective et permet en cas de succès de faire levier et de trouver
plus facilement d’autres financements.

13.Le crowdfunding n’est-il réservé qu’aux entreprises et aux start-up qui


lancent des objets connectés ?
Non, c’est beaucoup plus large et varié ! La plupart des projets d’entreprises n’ont rien à
voir avec la technologie. Il peut s’agir du lancement d’un service ou d’une gamme de
produits…

14.Quels sont les acteurs concernés par la communications financière ?


Le public visé par la communication financière est aujourd’hui plus large et plus hétéroclite.
Des cibles variées :

 Les investisseurs institutionnels : ils génèrent une part importante de l’activité


boursière. Ils incitent, régulent et animent le marché boursier.
 Les prescripteurs directs (banques, agents de change, analystes) : ils interviennent
directement sur le marché par les conseils à leurs clients ou la gestion de leurs
portefeuilles.
 Les journalistes : ils disposent d’un pouvoir d’influence considérable. Leurs analyses
ont un impact direct sur les décisions du grand public.
 Le petits porteurs : ils gèrent de petits portefeuilles boursiers et sont sensibles aux avis
financiers donnés par les banquiers, les analystes et/ou les journalistes.
15.Comment batir un programme de communication financière ?
Quatre éléments concourent à bâtir un bon programme de communication financière :

 Construire: L’entreprise doit raisonner en termes de stratégie de communication tout


en diffusant des informations complètes, exactes, globales avec des perspectives.

 Panacher : Les professionnels de la finance et le grand public n’ont ni les mêmes


besoins, ni les mêmes compétences. Les premiers auront des informations techniques
et les seconds des messages simplifiés.
 Personnaliser : Le chef d’entreprise se fait voir en première ligne dans la construction
d’une image financière et institutionnelle. Il doit se montrer accessible, médiatique et
diffuser sa bonne aura de sorte que sa personnalité positive puisse s’associer à son
entreprise.
 Elargir : Il faut pouvoir et savoir élargir son horizon, son champ d’actions comme par
exemple s’ouvrir à la presse étrangère, traduire ses différents rapports et bilans
d’activités dans les langues commerciales et étrangères rependues ou voisine de sa
sphère géographique.
16.Quels sont les techniques de communication financière ?
 Les actions traditionnelles : Parmi ceux-ci figurent :
la publication des avis, les relations avec la presse, les relations publiques et le rapport annuel
d’activités.
 Les actions modernes : Nous retiendrons, parmi tant d’autres :
la publicité financière, les assemblées générales et autres réunions, la lettre aux actionnaires et
les procédés interactifs.

17.Quelles sont les limites de la théorie de l’efficience des marchés qui ont
poussé à l’émergence de la finance comportementale ?
L’hypothèse d’efficience des marchés financiers suppose l’existence d’un marché parfait (pas
de coûts de transactions ni d’asymétrie d’informations) ce qui est pratiquement impossible de
plus les études empiriques montrent que les agents financiers sont d’une rationalité limitée.

18. Quelles sont les solutions apportées par la finance comportementale ?


Le courant de la finance comportementale propose de reconsidérer les hypothèses
comportementales en abandonnant les axiomes de la décision rationnelle et la thèse de
l’efficience des marchés. Ce champ récent est devenu une discipline à part entière de la
finance admet l’irrationalité des agents dans le processus de prise de décision

19.Peut-on concevoir des modèles d’évaluation des actifs basés sur la finance
comportementale dans sa globalité ?
Jusqu’à présent la finance comportementale reste un champ conceptuel vaste à plusieurs
dimensions (psychologique, financière, économique) mais sans une modélisation financière
capable de se servir comme une approche d’évaluations. Toutefois, des travaux de
conceptions des algorithmes et des méta-traders sont en cours de réalisation.

20.Pourquoi devrait-on évaluer une banque de manière différente de toute


autre société commerciale ?
Quelle que soit la nature d’activité, les méthodes d’évaluation seront toujours fondées, dans
une économie de marché, sur approche capitaliste privilégiant la notion d’appropriation des
bénéfices. En effet, une entreprise ne vaut que par le profit qu’un investisseur peut en tirer.

Ainsi, l’évaluation dépendra tant des caractéristiques de la banque à évaluer (taille, type
d’activité, structure du bilan et des résultats....) que des objectifs de la transaction envisagée
(une participation minoritaire ne s’évalue pas sur le même base qu’une prise de contrôle).

Comme pour l’ensemble des entreprises, toutes les méthodes proposées, en pratique, pour
l’évaluation des banques, se résument en deux types d’approches, éventuellement combinées :
l’approche patrimoniale et l’approche par la rentabilité.
Le processus d’évaluation se décompose en deux étapes: d’une part, il convient d’apprécier la
stabilité à moyen terme du fonds de commerce et d’autre part son évaluation proprement dite.
Les évaluations récentes se focalisent sur deux points délicats :

 la récurrence des profits issus des activités de marché


 la base de la clientèle individuelle
21.Quelles sont les spécificités de la valorisation d’un établissement bancaire ?
1er spécificité : La valeur d’une banque est soumise à une volatilité importante, directement

liée au niveau de son levier financier.

2eme spécificité concerne l’évaluation des risques.

3eme spécificité : le contexte réglementaire.

4eme spécificité : une somme de métiers parfois très différents.

22.Quelles sont les différentes propositions de financement pour promouvoir


l’ESS ?
En proposant un ensemble varié de placements, La finance solidaire permet à tout citoyen
d’orienter son épargne vers le financement d’entreprises ou d’associations exerçant des
activités à forte utilité sociale ou environnementale. Parmi les propositions suggérés :

 Communiquer sur les produits existants et sur les résultats


 sensibiliser les réseaux bancaires aux outils financiers solidaires
 inclure l’ESS dans l’enseignement
 définir un cadre fiscal stable
 encourager la création de banques coopérative éthique et citoyennes.

23.L’ESS a-t-elle un poids important méritant l’attention de la finance ?


L’ESS comprend d’une part l’économie sociale, qui regroupe les associations, les
coopératives et les mutuelles. Même si ces structures sont très diverses, elles ont toutes pour
objectif premier de satisfaire les besoins de leurs membres selon une gouvernance
démocratique. Ces caractéristiques les différencient des sociétés de capitaux, qui ont pour
finalité de maximiser les profits tirés du capital investi par des actionnaires.

24.Est-ce que l’économie sociale et solidaire à l’aide de l’ingénierie financière


est une alternative réelle dans la période de crise du système financier ?
Il est vrai que l’ESS fortifiée par une bonne ingénierie financière au service de son
approvisionnement en financement représente de nombreux avantages économiques et
sociaux. L’ESS a fait un excellent travail en trouvant des solutions effectives pour réduire les
taux de chômage, pauvreté et de réintégration et ce à travers son approche
multidimensionnelle qui intègre le maximum possible d’indicateurs financiers ou non.

25.Est-ce que la juste valeur permet-elle de présenter une information


financière fidèle pour éviter les scandales financiers ?
Le marché financier est un marché inefficient ceci dit que la juste valeur peut ne pas
refléter une information financière fidèle mais approximative vu que la finance n’est pas
une science exacte ce qui peut ne pas refléter la réalité, mais le concept de juste valeur
reste performant et fiable beaucoup plus que le principe du cout historique utilisé par le cas
marocain.
26. Le principe substance over form donne-t-il vraiment l’image fidèle aux
états financiers ?
Effectivement, ce principe permet de mettre de côté la réalité juridique et classer en
premier lieu la réalité économique c’est-à-dire toute chose utilisé par l’entreprise doit
figurer dans son bilan et par conséquent on passe d’une approche patrimoniale vers une
approche économique qui reflète la situation financière d’une telle entreprise.
27.Pourquoi le référentiel international met l’accent sur la mesure de perte
de valeur, est-elle vraiment nécessaire pour refléter la situation
financière d’une entreprise ?
Les normes internationales mettent en places IAS36 dédié principalement à la dépréciation
d’actif et la perte de valeur, parce qu’il est indispensable de prévoir les risques futurs qui
peuvent toucher un actif afin de refléter la situation financière réelle d’une entreprise.
Donc le référentiel international se caractérise par la mesure de perte de valeur et
dépréciation d’actif vu son importance pour une présentation d’image fidèle des états
financiers.
28.Les options réelles sont-elles utiles pour prendre des décisions
d’investissement stratégiques ?
Les options réelles sont en effets très utiles pour prendre des décisions stratégiques.
En effet contrairement aux autres approches, elles prennent en compte le risque et
l’incertitude liée à un projet.
29.La théorie d’options réelles est traitée dans presque tous les cours et les
manuels standards de finance d’entreprise; mais, cela signifie-t- il que
tous les experts spécialisés sont familiers avec ou connaissent cette
nouvelle approche et qu’ils ont traité intensivement sa pertinence ou
même l’ont employé ?
L’approche optionnelle est certainement appelée à se développer dans un avenir proche
pour devenir un puissant outil de valorisation pour les analystes financiers. Aujourd’hui,
les travaux de recherche académiques en cours devraient permettre de démontrer tout
l’intérêt de la théorie des options dans la valorisation des firmes cotées et non cotées.
30.Cette méthode est-elle utilisée uniquement pour l’évaluation des
entreprises ?
Les industries pétrolières, et les exploitations minières et industries de service électrique
furent les premières à utiliser la méthodologie des Options Réelles, en raison de
l’importance des capitaux investis, de la durée des investissements et du haut niveau
d’incertitude.
31.La fusion acquisition est-elle la voie la plus adaptée à l'entreprise pour
accroître la performance?
À partir de certaines théories, on va mettre l’accent sur des concepts parmi les plus
significatifs pour comprendre les causes et justifications des fusions-acquisitions.
La mise en œuvre de synergies : (opérationnelles, financières et managériales)
Le pouvoir de marché : les entreprises réaliseraient des opérations de fusions-
acquisitions pour renforcer ou accroître leur pouvoir de marché.
32.Opération de Fusion Acquisition : Comment en Faire une Réussite ?
 Définir les objectifs, prévenir les risques (Augmenter son CA, donner un coup
d’accélérateur à sa croissance économique, créer de la valeur pour ses actionnaires,
supprimer la concurrence, diversifier son activité, réduire ses coûts...)
 Jouer la carte de la transparence :
 Faire appel à un manager indépendant expérimenté(possède en effet un certain
recul et une position de neutralité lui permettent de ne pas être influencé par les
potentielles tensions qui peuvent apparaître en interne.)
33.Quel est l’importance de l’intégration pour la réussite de la fusion
acquisition ?
Le choix du mode d’intégration, établi en fonction des intentions de l’acquéreur (niveau
d’autonomie de la cible, autonomie stratégique...), entraîne un certain nombre de risques
pouvant mettre en péril la fusion acquisition. Les principales difficultés rencontrées sont
liées à des facteurs organisationnels et culturels.
L’harmonisation donc des aspects structurels et stratégiques constituent deux facteurs de
réussite du rapprochement.
34.Que signifie négocier « de bonne foi » ?
Le principe de bonne foi suppose que les parties s'emploient à parvenir à un accord, à
conduire des négociations loyales et constructives, à éviter tout retard injustifié dans les
négociations, à respecter les accords conclus et appliqués en toute bonne foi et à s'accorder
suffisamment de temps pour discuter des conflits collectifs et les régler.
35.Qu'est-ce qu'un protocole d'accord ? Que trouve-t-on dans ce protocole
d'accord ? et quelles sont les modalités de sa rédaction ?
Un protocole d’accord est une promesse de cession de fonds de commerce ou de titre, c’est
le document écrit qui symbolise les accords entre le cédant et le repreneur. C’est un acte
juridique qui va reprendre tous les termes et les conditions de la cession de l'entreprise.
On y retrouvera, en langage moins «courant » que dans la lettre d'intention :
• La désignation du cédant et du repreneur
• La désignation de l'entreprise : son activité, son siège social
• Le prix et les modalités de cession
• Un calendrier des opérations
• En annexe : une clause de non concurrence
C'est le conseil du repreneur qui rédigera le protocole d'accord. Le protocole d'accord
devant être rédigé en langage juridique, il conviendra de se faire assister par un conseil
juridique pour cette rédaction.
36. Quels sont les principes clés pour une négociation réussite ?
 Bâtir la confiance sans la surcharger
 Traiter votre interlocuteur comme vous aimeriez être traité
 Comprendre qu’on peut céder sans s’aider
 Réaliser qu’on peut s’aider sans céder
 Ne pas chercher ni à acheter ni à vendre la relation
 Traiter le problème relationnel avant le problème rationnel
 Explorer les idées des autres avant de les accepter ou les refuser
 Éviter la réciprocité négative du « œil pour œil, dent pour dent »
37.Qu’est ce qui fait la spécificité des Hedge Funds par rapport aux fonds
traditionnels ?Qu'est-ce qui les rends si uniques et si puissants ?
les stratégies et les outils qu'ils emploient. Les hedge funds sont gérés par des managers
intelligents, assidus et capables d'employer des stratégies complexes d'arbitrage de fusions
ou de simples stratégies de positions longues.
La disponibilité et l'utilisation des stratégies et des outils d'investissement variés par les
gestionnaires de hedge funds leur confèrent un avantage significatif par rapport aux
Gestionnaires traditionnels.
38.Comment les investisseurs vont-ils évoluer au fil du temps ?
Depuis quelques années, on assiste à la montée en puissance des investisseurs
institutionnels (fonds de pension et fondations) parmi les clients des hedge funds.
D’autres gros investisseurs, comme les banques centrales et d’autres organismes officiels,
commencent également à prendre des positions dans les hedge funds. La prochaine
étape sera certainement l’extension au marché des particuliers.

39.Quelles inquiétudes liées aux Hedge Funds ?


 Protection des investisseurs : La catégorie d’investisseurs des hedge funds a été
limitée à une clientèle aisée et (prétendument) avertie.
 Stabilité systémique : lorsqu’elles prêtent aux hedge funds, les banques sont, en
principe, protégées par la garantie qu’elles exigent et conservent de toute
manière un certain niveau de fonds propres pour se prémunir contre le risque
résiduel.
 Dynamique du marché : Certains observateurs craignent que les activités des
hedge funds alimentent des mouvements de prix qui déconnectent les prix de
leur valeur d’équilibre et créent de l’instabilité.
40.Quelles sont les limites pour lesquelles l’HEM est jugée défaillante ?
L’hypothèse d’efficience des marchés financiers suppose l’existence d’un marché parfait
(pas de couts de transactions ni d’asymétrie d’informations) ce qui est pratiquement
impossible de plus les études empiriques montrent que les agents financiers ne sont pas
tous rationnels.
41.Quelles sont les solutions apportées par la finance comportementale ?
La solution que porte la finance comportementale c’est de prendre en premier
tempsl’aspect psychologique des intervenants financiers tout en admettant la part de
l’irrationalité dans le processus de prise de décision.
42.Peut-on concevoir des modèles d’évaluation financière des actifs basés
typiquement sur la finance comportementale ?
Jusqu’à présent la finance comportementale reste un champ conceptuel vaste à plusieurs
dimensions (psychologique, financière, économique) mais sans une modélisation financière
capable de se servir comme une approche d’évaluations. Toutefois, des travaux de
conceptions des algorithmes et des méta-traders sont en cours de réalisations dans les
laboratoires scientifiques de la MIT.

43.Pourquoi l’entreprise pratique-t- elle le Marketing financier ?


Le financement d’entreprise recouvre, entre autres, à la fois les fonds propres et les
emprunts à moyen et long terme. Lorsque les besoins ont été clairement définis (besoins en
investissement ou en croissance externe, en fonds de roulement ou en trésorerie), le
business plan devra être équilibré par des ressources correspondantes (BARNETO et
GREGORIO, 2009). Pour répondre à son besoin en ressources, l’entreprise doit vendre ses
produits financiers sur le marché des capitaux et donc instaurer une stratégie marketing
pour ces produits.

44.Quelles sont les points de convergences et de divergences entre Marketing


financier et marketing bancaire ?
Le marketing bancaire est, comme son nom l’indique, le marketing appliqué aux
produits et services bancaires. Le marketing bancaire est essentiellement un
marketing de service et un marketing plus ou moins contraint par la nature des
services proposés.
Le marketing financier par contre doit consister à mettre en place une politique
marketing visant à cibler les investisseurs susceptibles d’être intéressés par la
stratégie de l’entreprise, ses techniques sont généralement mises en œuvre par de
grandes entreprises cotées ou par des sociétés financières.
45.Comment la Fin Tech contribue au développement du Marketing bancaire ?
L’«open banking» a le potentiel d’accélérer la concurrence entre les banques désireuses de
développer des offres numériques pour leurs clients, et ce, en leur permettant de profiter
des technologies venues d’entreprises externes qu’elles pourront intégrées à leurs offres
bancaires ce qui fera que la collaboration entre les banques et les fin Tech deviendra plus
pérenne grâce à la fluidification des échanges et aux innovations dont pourront bénéficier
les solutions bancaires traditionnelles.
46. Est que l’effet de levier fait partie de la stratégie de l’entreprise ?

Certes pour prendre ses décisions majeures en matière de financement, d’investissement et


de distribution, l’entreprise doit recourir à un bon critère pour bien mener sa stratégie, ainsi
que l’effet de levier est un moyen qui aide l’entreprise à réussir la prise de ces décisions qui
font partie directement ou indirectement de la stratégie de l’entreprise qui en grosso modo
ne cherche qu’à maximiser ses profits et à la création de valeur pour soi et pour ses
actionnaires, d’où le rôle d’effet de levier qui vise à réaliser ceci et bien évidemment affecter
la stratégie financière de l’entreprise qui influencera par la suite celle globale.

47.Quand est ce que LBO qui est un levier est considéré comme étant moyen
de création de valeur ?
LBO est considéré créateur de valeur si l’entreprise acquise par biais d’un holding à crédit
génère un résultat qui permet à ce holding de payer les intérêts. LBO est un levier pour créer
la valeur à l’entreprise à travers la création d’un holding et l’acquisition d’une autre
entreprise qui génère un résultat important qui est capable de permettre au holding de
financer l’emprunt fait pour l’achat de cette entreprise. Ainsi on crée de la valeur pour
l’entreprise en ajoutant une nouvelle entreprise à son portefeuille tout en finançant elle-
même son acquisition.

48.La valeur de l’entreprise dépend-elle d’effet de levier ou bien d’autres


indicateurs de mesure ?
certes l’effet de levier peut diriger l’entreprise vers le choix optimal pour créer de la valeur
mais il reste insuffisant car ça ne concerne que les moyens de financement, d’où
l’importance des autres indicateurs pour compléter son rôle et créer plus de valeur en
recourant à d’autres leviers d’une part et d’une autre à d’ autres moyens de mesure tel que
l’EVA, PER… et bien d’autres que chacun d’entre eux joue un rôle bien spécifique pour créer
la valeur. Ainsi pour analyser la valeur d’une entreprise, on doit recourir à tous les
indicateurs de mesure pour une image fidèle car ils ne sont pas suffisants chacun pour soi
par contre ils sont complémentaires et mènent à la détermination de la valeur de
l’entreprise.

49.Qu’est ce que la valeur de l’entreprise ?


La valeur de l'entreprise est la valeur des cash flows libres de l'entreprise. La valeur de
l'entreprise ne dépendant que faiblement de la structure du capital, elle permet de comparer
des entreprises dont le niveau d'endettement est très différent. Elle se distingue en cela de
la capitalisation boursière. La valeur de l'entreprise est couramment utilisée dans trois
ratios qui permettent de faire des comparaisons entre entreprises d'un même secteur. :
EV/chiffre d'affaires, EV/EBITDA et EV/EBIT.
50. Quels sont les politiques financières adoptées par les entreprises ?
Le financement de la firme peut être réalisé essentiellement de deux manières : soit en
augmentant les capitaux propres, soit en augmentant les dettes. Si l'on excepte en effet les
modes de financement hybrides, une firme ayant des besoins de fonds ne dispose que de
ces deux solutions : faire appel aux actionnaires ou emprunter.
51.Quels sont les différents théorèmes relatifs à l’impact de la politique
financière sur la valeur de l’entreprise ?
Sous l’hypothèse d’un marché parfait en l’absence de fiscalité, la proposition1 de F.
Modigliani et M. Miller (1958) précise qu’aucune structure financière n’est meilleure
qu’une autre, et que la valeur de l’entreprise (ou la valeur de l’ensemble des titres
financiers) est indépendante de sa structure financière.
52. Les nouvelles technologies sont-elles à l'origine de la crise ?
Ces innovations ont attiré un flux de ressources considérable. Mais une incertitude
demeurait quant à leur fiabilité, à l’éventualité d’un défaut pouvant survenir dans le
système. Une autre caractéristique majeure de cette vague d’innovation est l’asymétrie
d’information entre les professionnels qui la développent et les investisseurs finaux qui la
financent.
L’impression de sécurité produite a conduit les «insiders» du système financier à une prise
de risque elle aussi croissante, permise par l’asymétrie d’information qui empêchait
investisseurs finaux et régulateurs de contrôler précisément les opérationnels. La
réalisation ultime de ces risques a donné lieu à la crise.
53.Les banques doivent-elles être considérées comme des entreprises
ordinaires qui peuvent subir la concurrence d’acteurs appartenant à des
secteurs non bancaires ?
Certes, l’industrie bancaire a pu longtemps être perçue comme un secteur protégé ou, tout
du moins, relativement peu concurrentiel. Les pouvoirs publics avaient alors besoin d’un
système bancaire stable – et donc relativement figé – pour financer leurs programmes
économiques, les banques étant leurs principales alliées. Toutefois, cette époque, héritage
de l’histoire, est bel et bien révolue. Par ailleurs, les banques vont devoir créer davantage
de valeur ajoutée dans le métier du conseil, en investissant notamment dans la formation de
leurs conseillers. C’est toute une façon de travailler qui est remise en question et l’agence
bancaire traditionnelle a sans doute vécu dans son organisation actuelle. La transformation
digitale du secteur bancaire ne va pas provoquer la disparition de la banque mais sous-tend
une profonde évolution de ses métiers.

54.La cybersécurité est-elle parfaitement utilisée par la Fintech ?


La programmation et les infrastructures utilisées sont autant d’éléments critiques pour la
fiabilité, la robustesse, la sécurité et l’intégrité d’un service financier. Chacun de ces
éléments possède des faiblesses particulières qu’il est important de sécuriser avec des
moyens appropriés qui répondent à la fois aux réglementations référentes ainsi qu’aux
risques externes et internes.
55.Comment s’entourer et bien ficeler une entreprise pour une transmission
dans les meilleures conditions ?
Un projet de cession ou transmission d’entreprise réussi est un projet qui se prépare à
l'avance. Céder son entreprise est une opération longue qui peut engendrer des risques pour la
pérennité de l’entreprise. Il est nécessaire de mener une réflexion anticipée sur l’entreprise et
ses perspectives pour qu’à terme, elle soit transmise dans les meilleures conditions sur les
plans financier, humain et psychologique.

 Avant de signer une lettre d'intention ou même une promesse de vente, il faut avoir
une idée précise du déroulement de la transmission de l'entreprise :Le chef d'entreprise
doit définir ses exigences et ses besoins et trouver le moyen le plus adapté et le plus
intéressant fiscalement pour transmettre l'entreprise.
 Il est ensuite indispensable qu'un expert de valorise l'entreprise.
 Trouver un repreneur peut prendre du temps, et il faut prévoir une période suffisante
pour l'accompagner après la cession de l'affaire.

Pour suivre toutes ces étapes avant la vente, il est recommandé de préparer la transmission de
l'entreprise entre trois et cinq ans avant la cession.

56.Comment peut-il être assuré d’obtenir le meilleur prix pour son entreprise ?
 Plus une entreprise est rentable, plus elle vaut cher
 Plus une affaire est sûre, plus elle attire les acheteurs
 Plus il y a d'acheteurs, plus les prix montent
 Plus la négociation est maîtrisée, plus le prix final est élevé

57.Quel est l’impact de l’information requise sur le marché de la cession sur la


transmission de l’entreprise ?
Tous les acteurs auditionnés partagent le même constat : la nécessaire information de la
cession. Sans cette phase de prise de conscience, la transmission risque de ne pas intervenir au
bon moment. Reporter à plus tard une cession conduit nombre de dirigeants de TPE/PME à ne
pas pouvoir transmettre dans des conditions satisfaisantes pour eux-mêmes mais aussi pour
des repreneurs un outil qui aura souvent vieilli.