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Université Mohamed Premier

Ecole Nationale des Sciences Appliquées


D’Oujda

Partie 1 : Etude de stabilité d’un talus routier.


Partie 2 : Etude d’une fondation d’un pont en exploitant
les résultats d’un essai pressiométrique.

Réalisé par : Encadré par :

HAYOUN MOHAMMED M. BOUIDAREN Ismail


JFAY AHMED

5éme année Génie Civil


Année universitaire 2018/2019
Les ouvrages de soutènement sont des ouvrages communs du génie civil
construits en nombre chaque année. Il existe de nombreux types d’ouvrages de
soutènement, qui ont été conçus pour répondre aux situations les plus diverses, et
qui peuvent être classés dans différentes grandes familles.
Ces ouvrages se différencient les uns des autres essentiellement par :
 leur morphologie (ouvrages massifs, rideaux et parois ancrées ou non, ...) ;
 leur mode d'exécution, qui peut être très différent suivant le type d'ouvrage ;
 leur mode de fonctionnement et les méthodes de dimensionnement dont ils
relèvent ;
 les matériaux qui les constituent (maçonnerie, béton armé,...) ;
 leur domaine d'emploi privilégié (ouvrage en remblai ou en déblai, site
aquatique) ;

Notre mini projet a pour but d’assurer la stabilité d’un déblai de 6m de hauteur
par un mur de soutènement. Pour cela on étudiera, en premier temps un mur de
soutènement poids et on verra si cette solution est optimale en vue de la réalisation
de l’objectif désiré. Dans un second temps, on étudiera une autre variante de murs
de soutènement à savoir un mur de soutènement de type Cantilever en béton armé.
Cette étude portera sur un dimensionnement du mur, une vérification de sa
stabilité externe et un calcul son ferraillage pour assurer la résistance nécessaire.
Table des matières
Partie 1 : Étude de stabilité d’un remblai routier

1 .Généralités ..................................................................................................................................... 5
1.1 -L'objectif : ............................................................................................................................... 5
1.2 -Choix des variantes : .............................................................................................................. 5
1.3 -les règlements utilisés : .......................................................................................................... 6
1.4 -Caractéristiques du terrain :................................................................................................... 6
2 .Calcul des poussées sur un mur de soutènement .......................................................................... 7
2.1 Rappels théoriques : ................................................................................................................ 7
2.2 Calcul de la poussée : .............................................................................................................. 8
3 .Mur poids ....................................................................................................................................... 9
3.1 Présentation du problème : .................................................................................................... 9
3.2 Predimensionnement : ............................................................................................................ 9
3.3 Etude de la stabilité externe du mur : ................................................................................... 10
3.3.1 Enumération et calcul des forces agissant sur le mur : ................................................. 10
3.3.2 Vérification de la stabilité au glissement :..................................................................... 11
3.3.3 Vérification de la stabilité au renversement : ............................................................... 12
3.3.4 Vérification de la stabilité au poinçonnement : ............................................................ 13
4 .Mur en T renversé en béton armé ............................................................................................... 14
4.1 Pré dimensionnement : ......................................................................................................... 14
4.2 Vérification de la stabilité : .................................................................................................... 15
4.2.1 Stabilité externe ............................................................................................................ 15
4.2.1.1 Calcul des efforts ........................................................................................................... 15
4.2.1.2 Vérification des stabilités……………………………………………………..……………………………….……13

4.2.1.3 Redimensionnement de mur..……………………………………………………………………..……...……13

4.2.2 Stabilité interne : ........................................................................................................... 18


5 .Comparaison entre les deux variantes : ....................................................................................... 24
5.1 Calcul du métré de mur en T inversé : .................................................................................. 24
5.2 Calcul du métré de mur poids : ............................................................................................. 25
5.3 Récapitulatif montants des deux variantes étudiées : .......................................................... 25

Partie 2 : Étude d’une fondation d’un pont en exploitant les résultats d’un essai pressiométrique 26
1.1. Etude de stabilité et calcul de capacité portante : ................................................................ 26
1.1.1. Calcul de la pression admissible .................................................................................... 27
1.1.2 Calcul de la profondeur d’encastrement :..................................................................... 28
1.2. Vérifications des instabilités de la fondation : ...................................................................... 30
1.2.1. L’état ultime de renversement : .................................................................................... 30
1.2.2. L’état de service de décompression : ............................................................................ 31
1.2.3. Vérification glissement à l’ELU : .................................................................................... 32
1.2.4. Vérification au poinçonnement : ................................................................................... 33
Partie 1 : Étude de stabilité d’un
remblai routier

1 .Généralités
1.1 -L'objectif :
Ce projet vise la conception (pré dimensionnement) et le calcul (calcul des
poussées des terres et vérification de la stabilité) d'un mur de soutènement d'un
remblai pesant 5m de hauteur.
On étudiera deux variantes de murs et on en choisira la meilleure après une
analyse et une comparaison multicritères des deux variantes.

1.2 -Choix des variantes :


La principale considération dans le dimensionnement des soutènements, quel
que soit leur type, est la correcte estimation de la poussée des terres. Pour
combattre cette poussée, le mur peut être constitué de différentes façons :
• opposer un poids supérieur à la partie remplacée en contre-balancement de
la poussée : tels sont les murs poids ;
• être ancré dans un corps mort fournissant une inertie ou ancré plus loin dans
le sol à proximité qui ne fait pas partie de l'ensemble susceptible de glissement ou
a une meilleure composition afin que la poussée soit contenue, éviter le
glissement et annuler le moment de basculement: ce sont les parois ancrées ;
• résister au basculement par une semelle insérée sous les terres, semelle de
surface de base en rapport avec la hauteur fournissant le moment de
renversement : murs Cantilever ;
• réduire la poussée par un épaulement des terres retenues entre deux
contreforts : murs à redans ;
Dans ce projet l'étude portera sur un mur poids en maçonnerie, et un mur
Cantilever, spécifiquement un mur en béton armé ancré sur semelle sous forme
de T renversé.
1.3 -les règlements utilisés :

- guide setra pour pré dimensionnement et vérification de la stabilité externe.


- Fascicule 62 titre V et BAEL91 : utilisées par le Logiciel CYPE pour la vérification
de la stabilité externe et interne (calcul des armatures) du mur en BA.

1.4 -Caractéristiques du terrain :


 Données talus :

 Données fondation :
2 .Calcul des poussées sur un mur
de soutènement
2.1 Rappels théoriques :
Les différentes forces qui agissent sur un mur de soutènement en dehors de la
présence d’eau sont:
• le poids propre G0 du mur
• le poids G1 des terres surmontant la fondation à
l’amont ( remblai amont )
• le poids G2 des terres surmontant la fondation à l’aval
(remblai aval)
• la charge d’exploitation Q sur le terre-plein à l’aplomb
de la fondation
• la résultante PG de la poussée des terres soutenues
• la résultante PQ de la poussée due à la charge
d’exploitation sur le terre-plein
• la résultante Pb de la butée du terrain devant le mur
• la réaction R du sol sous la base du mur.
- Il est d’usage de négliger l’action de la butée à l’avant d’un mur de
soutènement. Pb=0.
La poussée unitaire qui s’exerce sur un écran de poussée en un point M situé à
une distance z de
l’arête supérieure de l’écran est de la forme :
P(M) = ka × γ × z
le coefficient de poussée Ka dépend :
• de l’angle β que fait le talus avec l’horizontale.
• de l’angle λ d’inclinaison de l’écran sur la verticale.
• de l’angle de frottement interne Φ du terrain situé en arrière de l’écran.
• de l’angle δ d’inclinaison de la poussée unitaire sur la normale à l’écran.
D’après la formule de Rankine on a trouvé que
𝜋 𝜑
𝐾 = 𝑡𝑎𝑛2 ( − )
4 2
K=0.32
2.2 Calcul de la poussée :

Considérons un mur de 5m de hauteur totale qui


soutient un remblai de cohésion nulle, d'angle de
frottement 31°, et de poids volumique 19 KN/mᶟ
On suppose que le remblai est horizontal infini non
chargé
En considérant un écran fictif vertical passant par
l’arrière du talon,
Donc :
1
𝑃𝑝 = × 𝛾 × 𝐾 × 𝐻 2 ET 𝑃𝑞 = 𝐾 × 𝑞 × 𝐻
2

𝑃𝑝 ∶ Poussée des terres amont KN

𝛾 ∶ Poids volumique en KN/m3


K : coefficient de poussée
H : la hauteur de mur en m
𝑃𝑞 ∶ 𝑃𝑜𝑢𝑠𝑠é𝑒 𝑑𝑢𝑒 à 𝑙𝑎 Surcharge en KN

q : surcharge en KN/m2
3 .Mur poids
3.1 Présentation du problème :
On envisage d’assurer la stabilité d’un déblai de 6m de hauteur par un mur de
soutènement poids. Les coupes du mur et du sol sont représentées dans la figure
suivante :

3.2 Predimensionnement :
On a
 e0 = H/24 = 0.21m
 b= 0.4H = 2m
D’après ces predimensionnement le glissement et le déversements seront non
vérifiés ce qui nous pousse à redimensionner notre structure de façon à vérifier ces
instabilités.
Après avoir redimensionné notre structure, les nouveaux dimensionnements
seront schématisé ci-dessous :

3.3 Etude de la stabilité externe du mur :


3.3.1 Enumération et calcul des forces agissant sur le mur :
On se basant sur la formule de Rankine qui a pour hypotheses de base :
 Sol pulvérulent et pesant
 Surface libre horizontale
 Ecran vertical et lisse
 Absence de surcharge
On tire Le Coefficient de poussée :
= 0.321

Donc

P 1/ 2..H²Ka = 76.23 Kn/m

3.3.2 Vérification de la stabilité au glissement :

Pour la vérification au glissement, on tient compte des considérations suivantes :


o Butée négligée ;
o On adopte un coefficient de sécurité de Fs=1,5 ;
On dit que la stabilité du mur au glissement est assurée si la condition suivante
est satisfaite :
𝐶. 𝐵 + (𝑁). 𝑡𝑔𝛿
𝐹𝑔 = > 1,5
𝐹𝑎𝐻 − 𝐹𝑝
Avec :
Fg : Coefficient de glissement ;
C : Cohésion du sol. Dans notre cas C=0 ;
B : Largeur de la base de l’ouvrage. Dans notre cas B=3m ;
N : Résultante des forces verticales (y compris les composantes
verticales de la force de poussée) ;
𝛿 : Angle de frottement entre béton de fondation et sable 𝛿 = 31° ;
𝐹𝑎𝐻 : Composante horizontale de la force de poussée. Cette
composante comprend : (𝐹𝑎𝐻 = 𝐹𝑎𝐻1 + 𝐹𝑎𝐻2 + 𝐹𝑎𝐻3 ) ;
𝐹𝑎𝑖 (𝐻) (𝑖 = 1,2): 𝐶𝑜𝑚𝑝𝑜𝑠𝑎𝑛𝑡𝑒𝑠 ℎ𝑜𝑟𝑖𝑧𝑜𝑛𝑡𝑎𝑙𝑒𝑠 𝑑𝑒𝑠 𝑓𝑜𝑟𝑐𝑒𝑠 𝑑𝑒 𝑝𝑜𝑢𝑠𝑠é𝑒 ;
𝐹𝑎𝑖 (𝑉) (𝑖 = 1,2. . ) ∶ 𝐶𝑜𝑚𝑝𝑜𝑠𝑎𝑛𝑡𝑒𝑠 𝑣𝑒𝑟𝑡𝑖𝑐𝑎𝑙𝑒𝑠 𝑑𝑒𝑠 𝑓𝑜𝑟𝑐𝑒𝑠 𝑑𝑒 𝑝𝑜𝑢𝑠𝑠é𝑒 ;
𝐹𝑝 : Force de butée (On néglige la butée des terres uniquement Fp=0) ;

Application numérique :
(688,23) × 𝑡𝑔(31°)
𝐹𝑔 = = 1.65
432.29 − 0
En conclusion, puisque 𝐹𝑔 > 1,5 alors la stabilité au glissement est assurée.

3.3.3 Vérification de la stabilité au renversement :


Pour la vérification au renversement, on tient compte des considérations
suivantes :
o On néglige l’effet de la butée le long de DE ;
o On adopte un coefficient de sécurité de Fs=1,5 ;
On dit que la stabilité du mur au renversement est assurée si la condition
suivante est satisfaite :
∑ 𝑀𝑡𝑠 /𝐷 (𝑠𝑡𝑎𝑏𝑖𝑙𝑖𝑠𝑎𝑡𝑒𝑢𝑟𝑠)
𝐹𝑟 = > 1,5
∑ 𝑀𝑡𝑠 /𝐷 (𝑚𝑜𝑡𝑒𝑢𝑟𝑠)
Forces stabilisatrices :
 Résultante des forces verticales N (y compris les composantes
verticales des forces de poussée) ;
 Force de butée de terres (Négligée) ;
Forces motrices :
 Composantes horizontales des forces de poussée de terres ;
Application numérique :
431.29
𝐹𝑟 = | | = 1,65 > 1,5
261.89

En conclusion, puisque 𝐹𝑟 > 1,5 alors la stabilité du mur au renversement est


assurée.

3.3.4 Vérification de la stabilité au poinçonnement :


Les modifications apportées par l’ajout de la force T sont comme suit :
 Excentricité« e »par rapport au centre de la base du mur : 𝐞𝐜 = 𝟎, 𝟑𝟖𝟎𝐦
 Largeur de la base du mur : 𝐁′ = 𝟑𝐦
 Inclinaison de la résultante des forces : 𝛅 = 𝟎°
 Contrainte limite : 𝒒𝒍 = 𝟔𝟏𝟎. 𝟓𝟏 𝐤𝐏𝐚
 Contrainte admissible : 𝒒𝒂𝒅𝒎 = 𝟖𝟏𝟒. 𝟕𝟓 𝐤𝐏𝐚
 Contrainte de référence : 𝒒𝒓é𝒇 = 𝟕𝟓. 𝟒𝟔 𝐤𝐏𝐚
Finalement :
𝒒𝒓é𝒇 = 𝟎. 𝟕𝟓 𝒃𝒂𝒓𝒔 < 𝒒𝒂𝒅𝒎 = 𝟖. 𝟏𝟒 𝒃𝒂𝒓𝒔  Poinçonnement vérifié.

Commentaire :
La réalisation des câbles d’ancrage a permis d’assurer la stabilité externe du
mur sans ajustement de la largeur de la base du mur.
4 .Mur en T renversé en béton armé
4.1 Pré dimensionnement :

(Il est prudent de majorer de 15 % la largeur de semelle ainsi déterminée, car elle
ne permet pas toujours de satisfaire les vérifications de la stabilité externe).

On a trouvé les résultats suivant :


4.2 Vérification de la stabilité :
4.2.1 Stabilité externe
4.2.1.1 Calcul des efforts

Calcul des efforts stabilisant :

Calcul des efforts renversant :

4.2.1.2 Verification des stabilités

Vérification du non glissement du mur sur le terrain d’assise :

On doit vérifier la condition suivante :


∑ 𝐸𝑓𝑓𝑜𝑟𝑡𝑠 𝑣𝑒𝑟𝑡𝑖𝑐𝑎𝑢𝑥
× tan(𝑎𝑛𝑔𝑙𝑒 𝑑𝑒 𝑓𝑟𝑜𝑡𝑡𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡) > 1.5
∑ 𝐸𝑓𝑓𝑜𝑟𝑡𝑠 ℎ𝑜𝑟𝑖𝑧𝑜𝑛𝑡𝑎𝑢𝑥
On trouve donc :
Vérification du non renversement (basculement) du mur sur le
terrain d’assise :

On doit vérifier la condition suivante :


∑ 𝑀𝑠𝑡𝑎𝑏𝑖𝑙𝑖𝑠𝑎𝑛𝑡
> 1.5
∑ 𝑀𝑟𝑒𝑛𝑣𝑒𝑟𝑠𝑎𝑛𝑡
On trouve :

Vérification du non poinçonnement du terrain d’assise :

On doit dans ce cas, comparer 𝑞𝑟𝑒𝑓 𝑒𝑡 𝑞𝑎𝑑𝑚 .

Remarque : On remarque qu’il y a des conditions qui ne sont pas vérifier donc on
doit redimensionner le mur.
4.2.1.3 Redimensionnement de mur :

Calcul des efforts renversants :

Vérification du non glissement du mur sur le terrain d’assise :


Vérification du non renversement (basculement) du mur sur le
terrain d’assise :

Vérification du non poinçonnement du terrain d’assise :

Dans le cas d’un sol non rocheux, notre cas, un mur de soutènement ne peut
guère basculer sans poinçonner simultanément le sol d’assise. Il en résulte que,
dans ce cas, la vérification du non poinçonnement du sol d’assise tient lieu de
vérification du non-basculement.

4.2.2 Stabilité interne :


4.2.2.1 Présentation du logiciel CYPE :

CYPE est un logiciel qui englobe plusieurs outils de calcul qui permettent de faire
Des Études et Calculs de Structures : pour le dimensionnement de bâtiments
et d'ouvrages de génie civil (bâtiments, ossatures métalliques, murs de
soutènements, ponts cadres).
Des Études Techniques Fluides : Pour l'étude réglementaire thermique,
acoustique, la conception énergétique et les études techniques fluides des
bâtiments.

La Gestion et suivi de Projet : Pour le chiffrage et le descriptif technique du


projet de construction.
Pour le calcul des murs de soutènement on utilise l'outil de calcul "Éléments de
soutènement" et on choisit la section "Murs de soutènement en béton armé".

4.2.2.1.1 Introduction des données :

géométrie du mur :
Proprietes
du terrain :

les charges :
Récapitulatif :

Cercle de glissement :
N.B : les vérifications géométriques et de résistance du mur données par le
logiciel sont présentées sous forme de rapport (voir annexes )

Calcul de ferraillage
Vue 3D de mur de soutènement :
5 .Comparaison entre les deux
variantes :
5.1 Calcul du métré de mur en T inversé :
5.1.1.1 Quantification et calcul d’acier :
Le calcul de la quantité d’acier a donné les résultats suivants :

Le calcul de la quantité de béton a donné les résultats suivants :


5.2 Calcul du métré de mur poids :
5.2.1.1 Quantification et calcul de béton :

5.3 Récapitulatif montants des deux variantes étudiées :


Partie 2 : Étude d’une fondation
d’un pont en exploitant les
résultats d’un essai
pressiométrique
1.1. Etude de stabilité et calcul de capacité portante :
Pour la reconstruction de l’ouvrage d’art au PK 16+500 sur la RP 5105 à la
province de Boulemane, l’administration à décidé de réaliser une étude
géotechnique de sol de la zone concernée par les travaux.
Après avoir effectué l’essai pressiométrique au sein même du terrain grâce à la
réalisation préalable d'un forage. L'analyse des résultats permet d'obtenir, pour
une profondeur donnée, les caractéristiques mécaniques du sol et d'effectuer les
calculs de fondation.
Notre étude porte sur 2 grands volets à savoir :

Exploitation des résultats de l’essai pressiométrique pour trouver la valeur


de la capacité portante du sol sous la semelle.
Vérification de la stabilité de la semelle vis-à-vis l’état ultime de
renversement (ELU), l’état de service de décompression du sol (ELS), ELU
de Glissement ainsi que l’état limite de mobilisation du sol (ELU+ELS) selon
les recommandations du fascicule 62 titre V.

Calcul de la capacité portante du sol.

1.1.1. Calcul de la pression admissible

La contrainte de rupture de la fondation de la pile soumise à une charge


verticale centrée s’écrit comme suit :
𝑘𝑝 . 𝑃𝑙𝑒∗
𝑞̅ = 𝑞0 +
𝐶
Avec :
𝑞0 : La contrainte verticale totale à la base de fondation.
𝑘𝑝 : Facteur de portance pressiométrique.

𝑃𝑙𝑒∗ : Pression limite nette équivalente


C : coefficient égal à 3 à l’ELU et 2 à l’ELS

D’autre part la contrainte verticale totale à la base de fondation s’écrit :


𝜎ℎ0
𝑞0 =
𝐾0
𝐾0 : Coefficient de poussée.
𝜎ℎ0 : Contrainte des charges horizontales.
Sachant que notre fondation se situe à une profondeur de 3.5 m, on admet d’après
les résultats de tableau que 𝜎ℎ0 = 0.036 𝑀𝑃𝑎.
On a 𝐾0 = 1 − sin 𝜑.
Alors :
0.036
𝑞0 = = 0.068 𝑀𝑃𝑎
1 − sin(28)
Le pressiomètre permet de mesurer une pression limite en chaque point de
mesure. Chaque mesure de 𝑃𝑙𝑀 donne une valeur de pression limite nette 𝑃𝑙 ∗ .

Lorsque les sols présentent des hétérogénéités la pression limite est égale à la
moyenne géométrique des pressions mesurées, et d’après le tableau :

3
𝐵
𝑛 2

𝑃𝑙𝑒∗ = √∏ 𝑃𝑙 ∗
3
− 𝐵
2

5
= √7.95 × 8 × 8.26 × 8.26 × 8.1
= 8.113 MPa

1.1.2. Calcul de la profondeur d’encastrement :

Dans la plupart des cas, la hauteur d'encastrement De sera prise égale à


l'encastrement (h) réel dans le terrain.
Lorsque la profondeur est suffisante pour que les caractéristiques du terrain
varient beaucoup on adoptera la formule suivante :

1 𝐷
De = ∫ 𝑃 ∗ (𝑧)𝑑𝑧
𝑃𝑙𝑒 ∗ 𝑑 𝑙

Avec :

𝑃𝑙 ∗ (𝑧) : Profil des pressions limites.


d : Niveau terrain naturel.
D : profondeur de fondation.
Ce qui fait :
1 3.5 ∗ 1 7.95 + 8
𝐷𝑒 = ∗ ∫ 𝑃𝑙 (𝑧). 𝑑𝑧 = ×( ) × (3.5 − 2) = 1.48 𝑚
𝑃𝑙𝑒 2 8.113 2

1.1.3. facteur de portance 𝒌𝒑


il dépend de la géométrie de la fondation et de la profondeur de l’encastrement
De et de type du sol.
D’après le type de sol donné par l’étude géotechnique et l’analyse
granulométrique :

On peut déduire que :


𝐵 𝐷𝑒
𝑘𝑝 = 1 + 0.27 × (0.26 + 0.1 × ) ×
𝐿 𝐵
3 1.48
𝑘𝑝 = 1 + 0.27 × (0.26 + 0.1 × ) × = 1.086
6 3
Conclusion
1.2. Vérifications des instabilités de la fondation :
La justification de la fondation repose sur un modèle d’interaction sol-structure
basé sur les hypothèses suivantes :

La semelle est infiniment rigide dans toutes les directions ;


Le sol ne réagit pas aux contraintes de traction ;
Les contraintes de compression sont proportionnelles aux déplacements
verticaux.

On doit vérifier la stabilité de notre semelle vis-à-vis :

1.2.1. L’état ultime de renversement :


La vérification est faite en combinaisons ELU
Pour le fascicule 62 et la NF P94-261, les contraintes sont plus sévères :

Surface comprimée minimale de 10% en combinaisons ELU ;

Pour calculer la surface comprimée sous la fondation on utilise le modèle de


Meyerhof qui définit la surface comprimée par la formule suivante :
𝑴𝒚 𝑴𝒙
���� = (� − 2�)( � − 2�’) 𝒂𝒗𝒆𝒄 𝒆 = 𝒆𝒕 𝒆′ =
𝑵 𝑵

B et L sont respectivement la largeur et la longueur de la semelle.


Toutes les combinaisons ont vérifié la condition. La semelle ne renversera pas.

1.2.2. L’état de service de décompression :

Dans ce cas, on fait différence entre combinaison rare et fréquente.


Combinaisons fréquentes (Selon fascicule 62) :
Elles sont de la forme : S{Gmax + Gmin Gw + [Gsn ] + Gsp + Fw + ψ11 Q1k + ∑ ψ2i Qik }
Combinaisons rares (Selon fascicule 62) :
Elles sont de la forme : S{Gmax + Gmin + Gw + [Gsn ] + Gsp + Fw + Q1k + ∑ ψ0i Qik }

Pour toute combinaison rare, la surface de sol comprimé sous la fondation doit
être au moins égale à 75% de la surface totale de celle-ci. Par contre, pour les
combinaisons fréquentes les conditions suivantes doivent être vérifiées :
𝐵 𝐿
e< et e’<
6 6
Toutes les combinaisons vérifient les conditions. Pas de décompression.

1.2.3. Vérification glissement à l’ELU :


Pour que la stabilité au glissement soit assurée il faut que :
𝒕𝒂𝒏𝝋′ 𝒄′𝑨′
𝒒𝒉 ≤ 𝒒𝒗 ∗ +
𝟏. 𝟐 𝟏. 𝟓
Avec
A’ : air comprimé sous la fondation
C’ : cohésion (on prend C’=0)

φ′ : Angle de frottement du sol

𝑞ℎ 𝑒𝑡 𝑞𝑣 : Les composantes horizontales et verticales de la force appliquée à la


fondation, calculées sous combinaisons fondamentales (ELU).

C’est vérifié.
1.2.4. Vérification au poinçonnement :
La vérification vis-à-vis de l’état limite de mobilisation du sol consiste à
s’assurer que la contrainte limite relative à l’état limite considéré ���� (calculé
selon le modèle de Mheyroff) reste inférieure à la contrainte de référence du sol
𝑞̅ (calculée précédemment) selon l’inéquation suivante :

𝑞𝑟𝑒𝑓 < 𝑞̅
𝑁
Avec : 𝑞𝑟𝑒𝑓 =
(B−2e)(L−2e’)

Non-poinçonnement vérifié pour toutes les différentes combinaisons à l’ELU


et l’ELS.

c
/c :

Après les vérifications précédentes et selon les recommandations du fascicule 62


titre V, on peut admettre que notre semelle est bien stable vis-à-vis les
différents actions.
CONCLUSION GENERALE :

Dans ce présent travail, il s’agissait d’étudier et de dimensionner un mur de


soutènement dans le but d’assurer la stabilité d’un déblai de 6m de hauteur. Cela
nécessite une démarche détaillée à suivre et qui consiste d’abord à pré-
dimensionner le mur en utilisant des formules de bonne pratique pour ensuite
faire l’inventaire de toutes les actions agissant sur le mur afin d’étudier sa stabilité
externe (Glissement, renversement, poinçonnement). L’étape suivante consiste à
calcul le ferraillage nécessaire à la résistance et à la durabilité du mur.
Dans cette perspective, on a envisagé une première solution consistant à
étudier un mur de soutènement poids. En effet, on a montré que cette variante
nécessite des dimensions importantes pour vérifier les critères de stabilité, ce qui
rend cette solution non économique et par conséquent non envisageable.
La solution qu’on a proposée, face à cette contrainte, est de mettre en place un
mur de soutènement du type Cantilever en béton armé qui fonctionne en faisant
participer à l’action de soutènement une partie du poids du sol en place. Cette
solution a été retenue car elle nous a permis de réduire les dimensions de notre
ouvrage, et donc son coût global.
Bref, au cours de ce projet, on a essayé de proposer une solution optimale d’un
mur de soutènement pour réaliser l’objectif voulu, raison pour laquelle on a étudié
les deux variantes ainsi présentées. Le présent projet a été très intéressant pour
appliquer ce qu’on a appris dans les cours de géotechnique. Il nous a permis de
savoir dimensionner un ouvrage de soutènement et de mettre l’accent sur
certaines contraintes affrontées par l’ingénieur dans l’étude de tels types
d’ouvrages
.