Vous êtes sur la page 1sur 4

Aetheling : Prince, roi mineur Heorthgeneat : garde du corps d’un seigneur

Athfultum : personne chargée d’aider aux Heorthwerod : une unité de Heorthgeneat


serments lors d’une cour de justice
Hide : Terre assez vaste pour nourrir un ceorl
Bot : Amende, pénalité, compensation et son cynn ; environ 120 acres

Botless : impardonnable Hundred : une communauté de 100 ceorls et


de leurs familles
Bretwalda : littéralement « le détenteur des
Bretons » ; Haut Roi Irminsul : L’arbre- monde dont tout est issu

Burh : ville fortifiée Nithing : couard, hors- la- loi

Byrde : noble Scildburh : soldats dans un mur de boucliers

Ceorl : Homme libren fermier ou artisant Scilling : pièce d’argent

Cniht : enfant, servant Scop : Poète

Cwene : femme, reine Stead : Ferme, village

Cyning : Roi Thegn : Guerrier- noble

Dome : jugement, destin Theod : Tribu, race, comté, royaume, peuple

Earldorman : seigneur local Theow : Esclave

Feorm : Impôt sur la nourriture pour le cyning Thunor : Dieu de la foudre

Folcgemot : Assemblée du peuple ; jurés Utlaga : hors- la- loi


(allthing)
Waelcyrige : guerrière de Wotan
Frig : Déesse de la Terre
Wealh : étranger, esclave, mécréant, Breton
Fyrd : Levée de tous les hommes capables de
Wergilg : le prix, en pièce, de la vie d’un
porter les armes
homme
Gerefa : Assistant du roi ; Sherif
Wicca : magicien ; les magiciennes sont des
Gesith : « Compagnon » ; un noble proche du Wicce
roi
Wigfruma : seigneur de guerre
Godere : prêtre païen
Wotan : Dieu primordial, dieu magicien
Healsfang : un dixième du wergild
Wrytha : artisant
Heord : une harde d’animaux
Wyrd : l’inexplicable, le destin implacable
La Culture Saxonne

Lignée et Cynn

Un saxon ne se décrit pas comme étant un germain, un saxon, un angle ou un jute, ou comme une
personne issue d’une certaine profession ou d’un endroit en particulier. Il se décrit en récitant la liste
de ses ancêtres, qui réunissent toutes les précédentes informations listées et bien plus, afin d’en
informer son auditoire. Les chef envahisseurs Hengist et Horsa, par exemple, étaient les fils de
Withgils, qui était le fils de Witta, fils de Wecta, fils de Wotan, qui est un dieu. Ceci informe les autres
saxons que Hengist et Horsa sont de grands hommes, issus d’une grande lignée héritière d’une
grande histoire.

En tant que saxon, votre lignée vous connecte à votre cynn- votre famille, s’étendant souvent à vos
proches cousins- qui est l’unité sociale primaire. Votre lignée agit comme une lettre d’introduction
lorsque vous rendez visite à un autre cynn : si les hommes de ce cynn ont entendu parler de vos
ancêtres, vous avez déjà peut- être gagné leur respect. Récitez votre lignée avec fierté, sachant que
vous êtes issus d’hommes braves et honorables.

Nobles et Theods

Le mot saxon Theod se réfèrent à un groupe de cynns reconnaissant un leader, un ancêtre ou une
origine commune. En rapport avec la taille du groupe, Theod peut se référer à une petite tribu, un
royaume ou une nation entière. La liste simplifiée et standardisée suivante décrit les diférents rangs
des dirigeants de theod. Ils peuvent tous être qualifiés de byrde (nobles) :

Thegn : un propriétaire terrien dont on attend qu’ils se batte pour son seigneur. Ses inférieurs et
serviteurs vivant sur ses terres peuvent se revendiquer comme faisant partie de son theod s’il n’y a
pas d’autorité supérieure.

Earldorman : Un noble important, l’équivalent d’un duc, comte ou baron. Il a pu être un aethling
avant d’avoir été contraint de prêter serment de vassalité à un cyning voisin. Plusieurs thegns le
servent, représentant son theod.

Aetheling : Un roi ou prince indépendant. Tout comme l’Earldorman, il dirige un theod, avec
probablement le désir d’en conquérir d’autres pour devenir un cyning.

Cyning : Un roi ; le dirigeant d’un cyningdom saxon composé de plusieurs theods. Le Kent, par
exemple, est un cyningdom de six theods : Aethelnothingas, Wilmingas, Wincelingas, Weowara,
Limenwara et Eastrige.

Bretwalda : Littéralement le « Détenteur des Bretons », le Haut Roi de tous les saxons de Bretagne.

Les Rangs

Il y a plusieurs niveaux de responsabilités et de rangs au sein d’un theod. Directement sous le


dirigeant du theod se trouve ses gesiths (« compagnons ») – les earldormen et les thegns important
qui le suivirent lorsqu’il conquit son territoire. Ils sont ses hommes de main, récompensés en terres et
rangs au sein du royaume. Avec la récompense vient les responsabilités : service militaire, conseil,
nourriture, argent et corvées.

Le Gerefaest un officier qui administre mais ne détient pas de parts importantes du cyningdom : un
burh, les villages fermiers d’une vallée, ou un manoir royal. Les Gerefas sont généralement des thegns
ou des earldormen qui ont fait leurs preuves. Un officier important est le wigfruma (« chef de
guerre »), qui est bien souvent le le jeune frère ou fils du cyning. Il fait appel au fyrd (« la milice »)
pour repousser les invasions.

Les Thegns forment la force militaire principale des saxons. Chacun doit posséder au moins cinq
hides : assez de terres pour supporter un guerrier à plein temps. Un thegn doit posséder une armure,
un casque, un bouclier et quelques lances. Il peut avoir des connaissances en équitation, mais combat
à pied. La maisonnée d’un thegn se compose de sa proche famille, des serviteurs de sa maisonnée et
de ses paysans, et probablement un voir deux heorthgeneats (« garde du corps »).

Sur le champ de bataille, on attend du thegn qu’il se batte en première ligne accompagné de son
heorthwerod (unité de heorthgeneats) en ne faisant qu’un. En plus de servir son seigneur à la
bataille, le thegn peut lui rendre d’autres services : un service naval, garde du corps pour le cyning,
fortification d’un burh, ou équiper un navire. Certains seigneurs saxons laissent leurs thegns payer la
valeur de leurs obligations en bord-bot, ou taxe du bouclier.

La classe sociale la plus basse pour les hommes libres chez les saxons est celle de ceorl, qui se
compose de fermiers ou d’artisans. La plupart détiennent un lopin de terre, mais certains la tiennent
de leur thegn. Dans la plupart des cas, la majorité des ceorls cultivent autant pour leur seigneur que
pour eux : les autres pourvoient des messagers, des heorthgeneats, des escortes ou des services de
chasse. Quelques ceoals voyagent d’un endroit à un autre, pratiquant un talent particulier, comme
les scops (poètes) et les wrythas (artisans). Comme tous les saxons libres, les ceorls peuvent
commercer, et certains s’en enrichissent en échangeant des denrées entre la Bretagne et le continent.

Tous les ceorls font partie du fyrd, la levée militaire du theod, et doivent posséder au moins une lance
et un bouclier. Si un ceorl acquiert cinq hides de terre, ou parcourt trois voyages commerciaux à bord
de son propre navire, il obtient le statut de thegn. Sous les ceorls se trouvent les laets à moitié libres.
Un laet est un breton ou un autre étranger dans un territoire conquit par les saxons qui s’est rendu à
un theod, devenant un tributaire dépendant de son cyning. Si le cyning l’accepte, le laet peut devenir
un heorthgeneat, voir même détenir les terres qu’il possédait avant l’invasion. La plupart des laets,
par contre, ne détiennent rarement plus de un hide ou deux.

Les bretons conquis ne devenant pas laets, ou qui n’ont pas réussi à fuir, deviennent des esclaves. Les
esclaves bretons sont si répandus que le mot wealh (« breton » ou « gallois ») est souvent utilisé pour
désigner un esclave. Les autres esclaves, appelés theows, ont pu être capturés au cours de raids ou
sont nés avec ce statut. Certains ceorls se vendent en tant qu’esclaves afin de payer des wergilds ou
d’autres dommages, ou juste pour sauver leur famille de la famine. Quel que soit leur origine, les
esclaves ne sont que du bétail, l’entière propriété des personnes qui les détiennent.

Quitter son theod

Les saxons non satisfaits de leur theod peuvent le quitter, que ce soit de manière individuelle ou en
groupes, en réunissant leur bétail et en partant. C’est une question de volonté et de négociations, et
non de loi. Vu que les saxons ne cessent de s’étendre, les déflecteurs peuvent trouver un nouveau
theod, ou tou du moins en joindre un qui a besoin de travailleurs et de guerriers.

La défection est rare et dangereuse. Les déflecteurs n’ont aucune garantie qu’un autre theod est prêt
à les accepter à leur ancien statut, ou du tout. Leur ancien theod peut se battre pour conserver leurs
biens, leurs corvées et leurs talents, forçant les fuyards à se battre en retour, ce qui peut provoquer la
destruction du theod au final. Les déflecteurs les plus communs et surtout tolérés sont les nobles en
excès, avec un statut demandant plus de propriété que le theod ne peut en partager. Bien souvent ils
forment par la suite leur propre theod.

Centres d'intérêt liés