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BURKINA - FASO Université Polytechnique de Bobo-Dioulasso

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Unité – Progrès - Justice Unité de Formation et de Recherches en


-------------------- Sciences Juridiques de Politiques
Economiques et de Gestion
--------------------
3ème Année SEG (L3S6)
Option : EGEO

Module de Cours d’Analyse Financière

Enseignant : Bassirou TOE


Economiste-Gestionnaire

Année Académique 2015 - 2016


Novembre 2016
SYLLABUS

Cours d’Analyse Financière Crédit : 3 CM : 24 h


Niveau : Licence EGEO TD : 12 h VHT : 36 h

Pré-réquis : Cours de comptabilité générale 1


Objectif général du module : Ce module d’analyse financière permettra aux étudiants
d’établir un diagnostic financier afin de mettre en évidence les forces et les faiblesses de
l’entreprise.

Objectif spécifiques : L’étudiant doit être capable de :


 acquérir les concepts de base de l’analyse financière ;
 élaborer une méthodologie rigoureuse de diagnostic financier ;
 appréhender rapidement l’état de santé financière de l’entreprise.

STRATEGIE PEDAGOGIQUE OU METHODE D’ENSEIGNEMENT


Cours magistral, travaux dirigés, travaux de groupe, …
MATERIEL PEDAGOGIQUE
Vidéoprojecteur, supports didactiques
CONTENU DU COURS
Introduction Générale
Chapitre I : Présentation des états financiers
Chapitre II : L’analyse de la structure financière de l’entreprise
Chapitre III : Diagnostic de la rentabilité de l’entreprise
Chapitre IV : L’analyse dynamique de la structure financière de l’entreprise : le TAFIRE
Chapitre V : L’analyse par les ratios
Bibliographie :
- Béatrice et Francis GRANDGUILLOT, Analyse financière, GUALIANA, 2007
- Béatrice Meunier- Rocher, le diagnostic financier, Editions d’organisation, 1995
- Bernard Dansou GOVOEI, Précis de comptabilité Générale 2006
- Georges LEGROS, Mini manuel de finance d’entreprises, Dunod, 2010
- Hubert de la Bruslerie, Analyse financière, Dunod, coll. « Management sup » 2010 4ème édition
- Jacques BARREAU et Jacqueline DELAYE, Gestion financière, Dunod, coll. « Gestion sup »1994
- Pierre VERNIMEN, Finance d’entreprise : analyse et gestion, Dalloz, 1991
- SYSCOA, Manuel d’application, BCEAO, Foucher, 1998 ;
- SYSCOA, plan comptable général des entreprises, BCEAO, Foucher, 1998.
- M.DIOP, Diagnostic économique et financier, CESAG DAKAR
- Monsieur Nicodème Bila ZOETYENGA, Analyse financière, IAPM, janvier 2009

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INTRODUCTION GENERALE

Les mécanismes financiers sont indissociables des relations d’échanges qui existent
entre les agents économiques. L’on ne peut donc analyser la vie financière des
entreprises sans les situer dans l’environnement économique financier et social,
auxquelles elles appartiennent et qu’elles contribuent à animer.
L’on aborde souvent les problèmes financiers au travers des documents comptables.
Le recours aux documents comptables, bilan et compte de résultat, bien
qu’indispensable ; l’analyse économique sera nécessaire pour mettre en évidence
les caractéristiques principales du problème financier.
Le dirigeant fixe des objectifs à son entreprise mais il n’appréhende pas l’ensemble
des problèmes auxquels elle est confrontée. Le diagnostic financier constitue pour le
dirigeant un outil de gestion indispensable à tous les stades du processus de
décision.

I. L’OBJET DE L’ANALYSE FINANCIERE

On peut définir l’analyse financière comme une étude méthodique, utilisant des
instruments et des moyens appropriés, des informations comptables et financières
des entreprises afin de porter une appréciation sur les risques présents, passés et
futures découlant de la situation financière et des performances de ces entreprises.
Le diagnostic financier est une démarche qui a pour objectifs :
- De mettre en lumière les disfonctionnements ou les éléments défavorables
dans la situation financière ou la performance d’une entreprise ;
- D’identifier les causes des difficultés présentes ou futures de l’entreprise ;
- De présenter les perspectives d’évolution probables de l’entreprise et de
proposer une série d’actions à entreprendre afin d’améliorer ou de redresser
la situation et les performances de l’entreprise.
En procédant à l’analyse on s’efforce de répondre à un certain nombre de questions :
- La structure financière de l’entreprise est-elle équilibrée ?
- L’entreprise réalise t-elle des résultats à la hauteur des investissements ?
- L’entreprise dispose t-elle des ressources suffisantes pour faire face à ses
besoins sans désequilibrer sa structure financière ?
- Etc.

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La réalisation de tous ces objectifs repond à deux impératifs majeurs à savoir : la
solvabilité et la rentabilité de l’entreprise.

II. LES UTILISATEURS DE L’INFORMATION FINANCIERE

L’information financière intéresse diverses catégories de personnes physiques ou


morales :
 Les banques et les établissements de crédit afin de décider de l’octroi
de prêts en fonction de leur opinion sur la santé de l’entreprise ;
 Les actionnaires pour déterminer le niveau de rentabilité et de risque de
leurs placements ;
 Les salariés pour mesurer si le potentiel de développement de
l’entreprise permet d’assurer l’emploi et la promotion de ceux qui y
travaillent ;
 Les fournisseurs pour établir le niveau de risque de voir leurs créances
impayées à l’échéance ;
 Les auditeurs de l’entreprise qui doivent certifier que les comptes
annuels reflètent bien l’image fidèle de la réalité économique ;
 Les partenaires de l’entreprise pour étudier l’entreprise sur le plan de sa
gestion, de sa solvabilité ou de sa rentabilité.

III. LES DOCUMENTS DE BASE DE L’ANALYSE FINANCIERE

A. Le bilan

Le bilan est un tableau qui décrit la situation financière d’une entreprise à une date
donnée. (Voir présentation du bilan SYSCOHADA).

B. Le compte de résultat

Il met en évidence la gestion des activités de l’entreprise que ce soit ses activités
ordinaires ou hors activités ordinaires.

C. Le Tableau Financier des Ressources et des Emplois (TAFIRE)


Le TAFIRE est un tableau "différentiel" qui décrit la manière dont, au cours d’un
exercice, les ressources diverses additionnelles dont a disposé l’entreprise ont
permis de faire face à ses besoins ou emplois additionnels.

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D. L’état annexé

C’est un document complémentaire des autres états financiers avec lesquels il


concourt à l’obtention d’une image fidèle du patrimoine, de la situation financière et
du résultat de l’entreprise.
Il faut souligner que les analyses sont généralement effectuées sur les trois
dernières années, mais il peut être intéressant de disposer de cinq années.
Les analyses peuvent s’effectuer selon trois méthodes :

 La méthode statique

Cette méthode s'appuie principalement sur l'étude du bilan. Elle permet d'analyser la
situation financière, la solvabilité et, mais de manière incomplète, la rentabilité de
l'entreprise. Elle permet également de mettre en évidence les incidences de la
structure financière sur la solvabilité et la rentabilité.
L'analyse statique forme le noyau «classique» de l'analyse financière.

 La méthode comparative

Un ratio est un rapport entre deux postes ou groupes de postes du bilan et/ou du
tableau des soldes caractéristiques de gestion.
L'analyse par les ratios permet de mesurer la rentabilité globale de l'entreprise et
d'identifier les sources de cette rentabilité. Elle permet également de mesurer des
caractéristiques de la firme aussi importantes que l'intensité capitalistique,
l'indépendance financière, la rotation des stocks, la productivité, etc...
Elle permet enfin de pratiquer des études comparatives soit dans le temps (quelle est
l'évolution de la rentabilité ? L'indépendance financière a-t-elle été préservée,
détériorée, renforcée au cours des 3 années passées ? etc...) Soit par rapport aux
entreprises du même secteur (le taux de productivité de la main d'oeuvre de
l'entreprise est-il au dessus ou en dessous de la valeur moyenne du secteur ? des
principaux concurrents ? etc...).

 L'analyse par les flux

L'analyse par les flux financiers, encore appelée analyse dynamique ou analyse
différentielle, est souvent complexe mais elle est extrêmement importante en ce sens
qu'elle étudie les flux animant l'entreprise. Elle permet de retracer le parcours
financier d'une entreprise en s'attachant à l'équilibre entre les emplois et les

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ressources à long, à moyen et à court terme. L'analyse par les flux peu ainsi amener
à une compréhension historique des problèmes de trésorerie que l'entreprise a
rencontrés.

Elle permet également de s'assurer de la viabilité de telle ou telle stratégie financière.


Cet aspect prévisionnel conduit à l'établissement de plans de financement où sont
identifiés les besoins de fonds de l'entreprise, ses ressources internes dégagées par
l'activité, les financements externes nécessaires, les risques de difficultés de
trésorerie, voir d'insolvabilité.

Les analyses différentielles connaissent actuellement un remarquable


développement et constituent le centre d'intérêt des recherches financières.

IV. LA DEMARCHE DE L'ANALYSE FINANCIERE

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CHAPITRE I –PRESENTATION DES ETATS FINANCIERS

L’analyse financière qui est une composante de la gestion financière se fixe comme
objectif de porter un jugement sur la santé financière de l’entreprise. Les outils de
travail de l’analyste financier sont le bilan, le compte de résultat et l’état annexé.
Les états financiers du SYSCOA (système normal) comprennent :

- Le bilan
- Le compte de résultat
- Le tableau financier des emplois et des ressources (TAFIRE)
- Les états annexés.

La construction, la lecture et l’interprétation du bilan et du compte de résultat sont


facilites par l’utilisation des concepts fondamentaux de stocks, de résultats et de flux
et permet d’expliquer la formation de la trésorerie.

Dans cette partie nous allons présenté les états financiers en prenant aussi en
compte la reforme du SYSCOA qui doit ètre appliqué à partir du 1 er janvier 2015.

L’analyse du TAFIRE fera l’objet d’un chapitre spécifique qui sera abordé
ultérieurement. Le TAFIRE ne sera donc pas traité dans ce chapitre préliminaire qui
sera consacrée principalement à la présentation du bilan, du compte de résultat et de
l’état annexé.

I- PRESENTATION DU BILAN

Selon la définition générale, le bilan est document qui fournit une représentation du
patrimoine d’une entreprise. Il représente, à un moment, l’ensemble des droits et des
engagements qui caractérisent la situation de l’entreprise.

Le bilan comprend trois grandes masses à l’actif et quatre masses au passif.


ACTIF PASSIF
Actif immobilisé Capitaux propres et ressources assimilées
Actif circulant Dettes financières et ressources assimilées
Passif circulant
Trésorerie actif Trésorerie passif
Ecart de conversion actif Ecart de conversion passif

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A- L’actif du bilan comptable

1. L’actif immobilisé

Les immobilisations sont des biens achetés par l’entreprise, destinés à rester dans la
société plusieurs années. Le plan comptable SYSCOA avant la reforme distingue
quatre catégories d’immobilisations :

- Les charges immobilisées ;

- Les immobilisations incorporelles ;

- Les immobilisations corporelles ;

- Les immobilisations financières.

1.1. Les charges immobilisées

Les charges immobilisées ne font pas parties, proprement parlé, du patrimoine de


l’entreprise. Cependant, ces postes représentent des simples jeux d’écritures
destinés à faire respecter certaines règles fondamentales prônées par le plan
comptable.

a) Les frais d’établissement : dépenses effectuées lors de la création de la


société ou lors d’une augmentation de capital, tels que les frais de publicités
au journal officiel, les frais d’augmentation de capital, etc.

b) Les charges à repartir sur plusieurs exercices : elles représentent des charges
qui vont s’échelonner sur plusieurs exercices. Une liste précise est fournie par
le plan comptable, comme les grosses réparations, les frais d’émission
d’obligation.

Normalement, comme leur nom l’indique, les charges à repartir sur plusieurs
exercices constituent des charges qui devraient s’inscrire dans le compte de résultat.
Mais du fait de leur importance, on ne peut les imputer sur un seul exercice d’où leur
échelonnement dans le temps et donc leur imputation au bilan.

c) Les primes de remboursement des obligations : elles représentent la


différence entre la valeur de remboursement des obligations et leur valeur
d’émission.

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Avec la reforme du SYSCOA les charges immobilisées sont supprimés de
l’actif immobilisé.

Cette suppression s’explique par la convergence vers les normes comptables


internationales (IFRS): en effet, selon ces normes, on comptabilise un élément à
l’actif du bilan s’il est probable que l’entreprise puisse en tirer des avantages
économiques futurs.

Les charges immobilisées étant considérées comme des « actifs fictifs », elles ne
répondent pas aux critères de comptabilisation à l’actif.

Par conséquent, les charges en question resteront dans les comptes de


charges par nature et le compte « 20 charges immobilisées » est supprimé.

1.2. Les immobilisations incorporelles

0n attend par « incorporelles », les immobilisations non matérialisables, c'est-à-dire


non palpables.

Parmi les immobilisations incorporelles, on peut citer principalement :

 Les frais de recherche et de développement : dépenses destinées à innover


dans le processus de fabrication, dans le produit commercialisé, etc.,

 Le fonds commercial : valeur des paramètres tels que la clientèle, l’image de


marque, l’enseigne, la notoriété, etc.,

 Les brevets, licences, marques, droits et valeurs similaires : dépenses du


service recherche et de développement ayant produit des résultats ou
acquisition d’un droit d’utilisation,

 Les avances et acomptes sur les immobilisations incorporelles.

1.3. Les immobilisations corporelles

 Les immobilisations corporelles sont des biens concrets et palpables tels que :

 Les terrains,

 Les bâtiments : locaux construits ou achetés par l’entreprise,

 Les installations techniques, matériels et outillages industriels : machines


destinées à transformer la matière première ou à fabriquer les produits finis,

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 Le matériel de transport : voitures, camions, etc.,

 Le matériel de bureau et informatique : photocopieuses, etc.,

 Le mobilier de bureau : tables, chaises, armoires, etc.,

 Les immobilisations encours : immobilisations fabriquées par l’entreprise pour


elle-même,
 Les avances et acomptes versés sur commandes d’immobilisations
corporelles.

1.4. Les immobilisations financières

Il s’agit essentiellement :

 Des titres de participations : actions ou parts des sociétés achetées dans le


but de prendre tout ou partie du contrôle de ces sociétés,

 Des créances rattachées à des participations : prêts accordés aux sociétés


filiations,
 Des titres immobilisés : actions ou parts de sociétés achetées dans le but de
faire simplement un bon placement à long terme,
 Des prêts : prêts aux personnels,
 Des dépôts et cautionnements versés : sommes versées comme garanties
aux titres des locations (eau, électricité, loyer).

1.5. Les amortissements

Les amortissements représentent la dépréciation des immobilisations due à l’usure,


donc au vieillissement des biens.

Les amortissements viennent donc en déduction des immobilisations. La


présentation retenue est la suivante.

1.6. Les provisions pour dépréciation d’immobilisations

Les provisions constituent des dépréciations qui, à l’opposé des amortissements,


sont réversibles. Puisqu’il s’agit de dépréciations, les provisions sont comptabilisées
comme les amortissements, c'est-à-dire à l’actif, dans une colonne soustractive.

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2. L’ACTIF CIRCULANT

L’actif circulant s’oppose à l’actif immobilisé dans la mesure où la notion de longévité


sous entendue dans les immobilisations laisse la place au court terme.

L’actif circulant est composé de deux grands postes : l’actif circulant AO et l’actif
circulant HAO.

2.1. L’Actif circulant AO

Il comprend les stocks et les créances.

 Les stocks

Il existe cinq grandes catégories de stocks :

- Les marchandises : biens que l’entreprise achète dans le but de les revendre
en l’état,

- Les matières premières et fournitures divers : biens entrant dans la fabrication


d’un produit fini ou destinés à être consommés dans l’entreprise,

- Les produits finis : biens fabriqués par l’entreprise ayant atteint leur dernier
stade de fabrication et qu’il reste à vendre,

- Les produits en cours : bien en cours de fabrication, au sein d’un même atelier
(produit sur la chaine de fabrication). Ils ne peuvent être vendus,

- Les produits intermédiaires ou produits semi finis : produits en attente, entre


deux ateliers de fabrication. Ils peuvent être vendus.

Remarque : si le prix de vente probable d’un stock s’avère inferieur au cout de


production (pour les produits finis) ou au prix auquel on l’a acheté (matières
premières), on constitue une provision pour dépréciation.

 Les créances et emplois assimilés

Ces créances et emplois assimilés sont entre autres :

- les avances et acomptes versés sur commandes ;

- les clients et comptes rattachés. Le compte client enregistre les crédits que
l’entreprise accorde à ces clients.

- Les comptes rattachés sont les effets à recevoir. Il s’agit des effets de
commerce, les lettres de change c'est-à-dire des titres (lettre de change) ou
de billet à ordre tiré sur le client. Et on a aussi les effets escomptés non
encore échus.

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- Les autres créances : ce sont les créances envers le personnel tels que les
avances et acomptes versés aux personnels, les créances envers l’état et les
collectivités publiques tels que la TVA récupérable sur achats, les crédits
TVA, les créances envers les associés tels que le capital souscrit appelé et
non versé et les créances divers tels que les charges constatées d’avance
(charges imputables a l’exercice suivant mais qui ont été comptabilisées sur
l’année clôturée).

2.2. L’actif circulant HAO

Il se compose des stocks occasionnels, et des créances HAO (ex : les créances sur
cessions d’immobilisation, les créances sur cessions de titres de placement).

L’actif circulant HAO n’apparait que si son montant représente au moins 5% de l’actif
circulant total (principe de l’importance significative).

3. LA TRESORERIE-ACTIF

Ce sont essentiellement les titres de placement et les disponibilités

3.1. Les titres de placement

Les titres de placement sont des actions ou des parts de sociétés achetées par
l’entreprise dans le but de spéculer.

3.2. Les disponibilités

Il s’agit essentiellement de l’argent disponible immédiatement :

- Les chèques à encaisser,

- L’argent déposé dans les comptes courants bancaires ou dans les comptes
courants postaux,
- Les espèces que l’entreprise dispose en caisse.

B. LE PASSIF DU BILAN COMPTABLE

Le passif regroupe les diverses ressources dont dispose l’entreprise pour financer
ses emplois. On distingue le bilan avant répartition du résultat qui fait apparaître le
résultat de l’exercice et du bilan après répartition de résultat dans lequel le résultat a
été affecté à divers endroits.

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Les principaux postes du passif du bilan sont :

1. Les capitaux propres et ressources assimilées

Ce sont les ressources propres de l’entreprise et qui se décomposent comme suit :

1.1. Le capital social

Le capital social est l’ensemble des apports des actionnaires ou associés. Ces
apports peuvent être en nature (apports de bien) ou en numéraires (apports
d’argent). Lors de la création de l’entreprise, la libération (paiement) totale du capital
n’est pas obligatoire car l’entreprise peut ne pas appeler une partie du capital. Ainsi
on a le capital souscrit appelé et le capital souscrit non appelé.

1.2. La prime d’émission

Il s’agit là d’un droit d’entrée supplémentaire par des nouveaux actionnaires pour
rejoindre les anciens propriétaires de l’entreprise lors d’une augmentation du capital.

1.3. L’écart de réévaluation

Il regroupe la différence entre les valeurs réévaluées (valeurs actuelles) et les


valeurs comptables du bien de l’entreprise.

1.4. Les réserves

Ce sont les bénéfices que l’entreprise a réservé dans le but de s’autofinancer. Elles
sont de deux types :

- Les réserves indisponibles qui sont des réserves légales, des réserves
statutaires ou contractuelles et des réserves réglementées que l’entreprise ne
peut plus redistribuer.
- Les réserves libres qui ont des réserves susceptibles d’être redistribuées.

1.5. Le résultat de l’exercice

Il est la différence entre les produits (recettes) et les charges (dépenses) de


l’exercice. On le détermine dans le compte de résultat. Si les produits excédent les
charges on parle de bénéfice sinon on parle de perte qui seront inscrites avec le
signe négatif (-).

Mais avec la reforme du SYSCOA, le résultat en instance d’affectation doit figurer au


passif du bilan dans les capitaux propres.

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1.6. Le report à nouveau

Ce poste cumule chaque année la part du bénéfice qui n’est ni distribué ni mis en
réserve. On impute aussi les pertes.

1.7. Les subventions d’investissement

Elle représente les sommes versées par l’Etat, les collectivités publiques, les
groupements professionnels. L’objectif de ces subventions est l’acquisition ou la
création de valeurs immobilisées ou le financement d’activités a long terme. Les
subventions d’investissement seront progressivement reprises dans le compte de
résultat en tant que et seront donc soumises a l’impôt sur le bénéfice.

NB : Avec la réforme du SYSCOA, les subventions d’investissement ne sont


plus comptabilisées dans les capitaux propres, mais parmi les dettes
financières dans le compte «478 produit différé ».

En tant que produit différé, la subvention doit être rapportée au résultat en fonction
du rythme d’amortissement du bien concerné.

1.8. Les provisions réglementées

Il s’agit d’un ensemble de comptes créés par l’administration fiscales destinées a


enregistrer certains avantages fiscaux accordés à l’entreprise (provision pour
amortissement dérogatoire, provision pour hausse de prix…).

Tout comme les subventions d’investissement, elles seront progressivement reprises


dans le compte de résultat comme produits.

2. Les dettes financières et ressources assimilées

Elles comprennent :

2.1. Les emprunts obligataires

Ce sont des emprunts auprès d’une multitude de prêteurs (particuliers ou entreprise)


et qui sont généralement effectués sur le marché financier. Les emprunts obligataires
s’inscrivent pour leur valeur de remboursement.

2.2. Les emprunts et dettes auprès des établissements de crédits

Ce sont des dettes à long et moyen terme envers les instituts bancaires. Ce qu’il faut
souligner, les dettes sont logées dans un autre poste à trésorerie-passif.
Analyse Financière Licence EGEO UPB présenté par Bassirou TOE Page 13
2.3. Les emprunts de crédit bail

Ce sont des contrats de crédit-bail qui sont désormais retraités (SYSCOA) comme
une acquisition d’immobilisation par emprunt, en faisant l’hypothèse que l’option
d’achat sera levée. Il est considéré ainsi que le bien entre dans l’actif comme s’il était
acheté et corrélativement qu’un emprunt du même montant est souscrit.

2.4. Les emprunts et dettes financières divers

Ce sont principalement :

- les intérêts courus non échus. Il s’agit là des intérêts sur emprunts qui
concernent l’année en cours mais qui ne seront payés que l’année suivante

- les dettes liées à des participations : il s’agit des dettes contractées auprès
d’entreprises avec lesquelles l’entreprise a un lien de participation.

2.5. Les comptes courants des associés :

Les comptes courants des associés constituent des dettes que l’entreprise a envers
les associés. Ces dettes portent un intérêt jusqu’au remboursement.

2.6. Les provisions financières pour risques et charges

Les provisions pour risques et charges sont des provisions constituées par
l’entreprise pour lui permettre de faire face à certains risques et charges bien précis
que des événements survenus ou en cours rendent probables.

Certains plans comptables les placent entre les dettes et les capitaux propres mais le
SYSCOA a décidé volontairement de les placer dans les dettes financières.

Remarque : la somme des capitaux propres et assimilés et les dettes financières et


assimilés constituent les ressources durables ou ressources stables de ‘entreprise.

3. Le passif-circulant

3.1. Les dettes circulantes HAO

Elles sont composées des dettes envers les fournisseurs d’investissement.

3.2. Les avances et acomptes reçus sur commandes en cours

Il s’agit de l’argent reçu des clients avant la livraison. Ces avances sont classées en
dettes dans la mesure où l’entreprise reste redevable envers son client si elle
n’arrivait pas à honorer les commandes.

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3.3. Les fournisseurs d’exploitation et comptes rattachés

Ce sont :

- Les dettes fournisseurs

Il s’agit des crédits accordés a l’entreprise par ses fournisseurs de matières et


marchandises sous forme de délai de paiement.

- Les effets à payer

Il s’agit des dettes fournisseurs transformées en effet de commerce

- Les charges à payer

Il s’agit des achats pour lesquels les fournisseurs n’ont pas encore envoyé la facture.

- Les intérêts courus sur les dettes fournisseurs.

3.4. Les dettes fiscales et sociales

- Les dettes envers le personnel : rémunérations dues


- Les dettes envers les organismes sociaux (TPA) : ce sont des charges non
encore réglées.
- Les dettes envers l’Etat et les collectivités publiques : la TVA facturées,
- Les impôts sur les sociétés.

3.5. Les autres dettes

Elles sont composées essentiellement des produits constatés d’avance : il s’agit des
produits (recettes) encaissés durant l’exercice mais qui se rapporte à l’exercice
suivant. Ils peuvent concerner les activités ordinaires ou les HAO.

3.6. Les risques provisionnés

Ils correspondent à des provisions pour risque et charges dont l’échéance est
éminente (c'est-à-dire à moins d’un an) et donc susceptibles d’être immédiatement
utilisées.

4. La trésorerie-passif

Elle regroupe l’ensemble des dettes financières à court terme que sont :

- Les découverts bancaires


- Les crédits de trésorerie
- Les crédits d’escompte

Analyse Financière Licence EGEO UPB présenté par Bassirou TOE Page 15
5. LES ECARTS DE CONVERSION

A la clôture de l’exercice, toutes les dettes et toutes les créances de l’entreprise ne


sont pas réglées. Parmi celles-ci peuvent se retrouver des transactions avec
l’étranger, en devises. Or, il n’y a rien de plus variable que les cours de change des
monnaies. C’est la raison pour laquelle le plan comptable a créé le compte d’écart de
conversion (actif ou passif) pour permettre d’enregistrer l’impact des éventuels gains
ou pertes de change à la date de l’inventaire c'est-à-dire à la fin de l’année
comptable.

L’écart de conversion représente la différence (positive ou négative) entre la valeur


des créances ou des dettes en monnaie étrangère convertie en monnaie locale sur la
base du dernier cours de change connu à la date de clôture du bilan et le dernier
montant comptabilisé.

Avant la reforme, les écarts de conversion figurent à l’actif s’il s’agit de pertes de
change latentes, et au passif s’il s’agit de gains de change latent.

Ecart de conversion-actif Ecart de conversion-passif


(pertes de change latente) (gain de change latent)

- Augmentation des dettes converties - Diminution des dettes converties


- Diminution des créances converties - Augmentation des créances converties

La réforme prévoit que les pertes latentes et les gains latents qui se dégagent
de l’évaluation soient portés directement dans le compte de résultat. Donc il
n’y a pas d’écart de conversion dans le bilan.

II- PRESENTATION DU COMPTE DE RESULTAT

La structure du compte de résultat comprend quatre niveaux successif : le niveau


des activités d’exploitation, le niveau des activités financières, le niveau hors activités
ordinaires et, en fin, le niveau global (participation des travailleurs et impôt sur les
sociétés).

Le compte de résultat occupe une place privilégiée dans l’analyse financière, car il
permet d’apprécier ce que l’entreprise produit et ce qu’elle vaut.

Analyse Financière Licence EGEO UPB présenté par Bassirou TOE Page 16
A) LES ACTIVITES D’EXPLOITATION
Les différents éléments du compte de résultat relevant de l’activité d’exploitation se
repartissent en produits d’exploitation et en charges d’exploitation. La différence
entre les produits et charges de l’exploitation donne le résultat d’exploitation de
l’entreprise.

1. Les charges d’exploitation

Elles regroupent :

a- Les achats :

 Les achats de marchandises et la variation des stocks de marchandises,


 Les achats de matières premières et fournitures liées et la variation des
stocks,
 Les autres achats (matières consommables, produits d’entretien, fournitures
de bureaux, etc.) et la variation des stocks.

NB : la variation des stocks s’obtient par la formule : Stock initial (SI) – Stock final
(SF). Connaissant la variation des stocks, on peut déterminer le cout des
marchandises vendues ou celui des matières premières consommées.

Exemple : détermination du cout des marchandises vendues

Le cout des marchandises vendues = achat des marchandises +/- variation des
stocks

SI de marchandises = 40 000 SF de marchandises = 50 000

Marchandises achetées durant l’exercice = 300 000

Variation de stocks = 40 000 – 50 000 = - 10 000

Le cout de marchandises vendues = 300 000 – 10 000 = 290 000

b- Les frais de transport : transport sur achat, transport de personnel, etc.

c- Les services extérieurs : ils excluent notamment les loyers (de terrain ou de
bâtiments), les travaux d’entretien et de réparation, les primes d’assurances,
les frais d’honoraires (avocat, expert comptable, etc.), les frais de telecoms,
les redevances (pour les brevets, les licences, ou logiciels utilisés), les frais
bancaires (sur effets, titres, commissions), les redevances de crédit bail, la
rémunération de personnel extérieur (intérimaire).
Analyse Financière Licence EGEO UPB présenté par Bassirou TOE Page 17
d- Les impôts, taxes et versements assimilés autres que la TVA et impôt
sur les bénéfices. Exemple : Taxes d’apprentissage, pénalités et amendes
fiscales, vignettes, timbres, etc.

e- Les autres charges telles que : les pertes sur clients et autres débiteurs, la
valeur comptable des cessions courantes d’immobilisation, les charges
provisionnés, la quote-part de résultat sur opérations faites en commun.

f- Les charges de personnel : salaires et charges sociales

g- Les dotations aux amortissements et provisions d’exploitation

NB : en fin d’exercice, les redevances de crédit-bail et les rémunérations de


personnel extérieur sont retranchées de services extérieurs pour être portés
respectivement en remboursement des emprunts et intérêts (pour les redevances
de crédit-bail) et dans les charges de personnel (pour la rémunération du
personnel extérieur).

2. LES PRODUITS D’EXPLOITATION

Ce sont les recettes générées par l’activité d’exploitation. Ils regroupent :

a- Les ventes

 Les ventes de marchandises,

 Les ventes des produits fabriqués (finis et semi finis),

 Les travaux et services vendus,

 Les ventes de produits accessoires

La somme de ces quatre éléments représente le chiffre d’affaires de l’entreprise.

b- La production stockée

Il s’agit de la production de l’exercice qui n’a pas encore été vendues. La production
stockée se calcule à l’aide de la formule suivante : Stock final – Stock initial.

Si S.F > S.I → stockage

Si S.F < S.I → déstockage

c- La production immobilisée

elle représente les travaux effectués par l’entreprise pour elle même.

Analyse Financière Licence EGEO UPB présenté par Bassirou TOE Page 18
La production de l’exercice = production vendue (cout de production) + production
stockée + production immobilisée

d- Les subventions d’exploitation

e- Les autres produits : produits des cessions courantes d’immobilisation,


quote-part de résultat sur les opérations faites en commun, redevances
reçues (sur brevet, licence ou logiciel), les reprises de charges
provisionnées d’exploitation.

f- Les reprises de provisions d’exploitation : concernent les provisions de


long terme des éléments de l’actif.

g- Les transferts de charges

Total produits d’exploitation – Total charges d’exploitation = Résultat d’exploitation

B) LES ACTIVITES FINANCIERES


Les produits et charges générés par l’activité financière se présentent comme
suit :

1. LES CHARGES FINANCIERES

Elles comprennent :

- Les frais financiers : ce sont les intérêts des emprunts, les intérêts dans
les loyers de crédit-bail, ainsi que les escomptes financiers accordés,
- Les pertes sur change : les pertes enregistrées sur opérations
effectuées en devises,
- Les pertes sur cession de titres de placement,
- Les charges provisionnées financières,
- Les dotations aux amortissements et aux provisions à caractère
financier.

2. LES PRODUITS FINANCIERS

Ils comprennent :

Analyse Financière Licence EGEO UPB présenté par Bassirou TOE Page 19
- Les revenus financiers : produits financiers de prêts accordés, des
participations, des titres de placement et les escomptes.
- Les gains de change : enregistrés sur les opérations effectuées en
devises,
- Les gains sur cession de titres de placement,
- Les reprises de charges provisionnées financières,
- Les reprises de provisions à caractère financier,
- Les transferts de charges financières.

Total produits financiers - Total charges financières = Résultat financier

Résultat d’exploitation + Résultat financier = Résultat des activités ordinaires

3. LES ELEMENTS HORS ACTIVITES ORDINAIRES

Ce sont les charges et les produits résultant d’exploitations qui ne se rapportent pas
a l’activité ordinaire de l’entreprise. Il s’agit donc des produits et des charges issus
d’événements exceptionnels et peu fréquentes (ex. : changement de structure,
modification de stratégie, etc.).

a. LES CHARGES HAO

Les charges HAO comportent :

- La valeur comptable des cessions d’immobilisations

- Les charges provisionnées HAO

- Les autres charges HAO : pertes sur créances HAO, dons et


libéralitésaccordés, etc.

- Les dotations aux amortissements HAO et provisions réglementées.

b. LES PRODUITS H.A.O

- Les produits des cessions d’immobilisation

- Les transferts de charges H.A.O

Analyse Financière Licence EGEO UPB présenté par Bassirou TOE Page 20
- Les reprises de charges provisionnées H.A.O

- Les autres produits H.A.O (dons et libéralités obtenus, abandon de créances


obtenu, etc.

- Les reprises d’amortissement et de provisions réglementées

- Les autres reprises : subventions d’investissement.

Total produits H.A.O – Total Charges H.A.O = Résultat H.A.O

4. LA PARTICIPATION DES TRAVAILLEURS ET IMPOT SUR LES


SOCIETES

a. LA PARTICIPATION DES TRAVAILLEURS

La participation des travailleurs au bénéfice est obligatoire pour les entreprises à


partir d’un effectif donné (généralement 50 salariés). C’est la part de bénéfice qui
est distribuée aux salariés pour les récompenser. Le montant est déterminé par la
formule suivante :

P = ½*(B – 5/100*C)*S/VA

B = Bénéfice net fiscal (exercice antérieur)

C = Capitaux propres avant reprise du résultat

S = Sommes des salaires brutes

VA = Valeur ajoutée de l’exercice

b. LES IMPOTS SUR LES SOCIETES


L’impôt sur les sociétés est la part du bénéfice réalisé par l’entreprise qui doit être
versé à l’Etat. Il exprime généralement en pourcentage. Il est exigible a la fin de
chaque exercice.

Résultat net de l’exercice = Résultat d’exploitation


+ Résultat financier
+ Résultat H.A.O
+ Participation des travailleurs
+ Impôt sur les sociétés

Analyse Financière Licence EGEO UPB présenté par Bassirou TOE Page 21
III- PRESENTATION DE L’ETAT ANNEXE

L’état annexé est en quelque sorte le mode d’emploi et complément nécessaire a


la compréhension des autres financiers dont il est une partie intégrante.

Il concourt a donner une image fidele du patrimoine, de la situation financière et


du résultat de l’entreprise en indiquant par exemple les modes d’évaluation, l’état
des provision et des amortissements.

L’annexe est rendue obligatoire par le SYSCOA et est exigé dans les systèmes
normal et allégé. Il doit être modulé en fonction du caractère significatif des
informations fournies. L’état annexé comprend 11 tableaux :

Tableau 1 : actif immobilisé


Tableau 2 : Amortissements
Tableau 3 : Plus-values et moins-values sur cessions
Tableau 4 : Provisions
Tableau 5 : Biens pris en crédit-bail et contrats assimilés
Tableau 6 : Echéances des créances a la clôture de l’exercice
Tableau 7 : Echéances des dettes a la clôture de l’exercice
Tableau 8 : Consommations intermédiaires de l’exercice
Tableau 9 : Répartition du résultat et autres éléments caractéristiques des cinq
dernières années
Tableau 10 : Projet d’affectation du résultat de l’exercice

Tableau 11 : Effectif, masse salariale et personnel extérieur.

IV- LA REFORME LIEE AUX SYSTEMES DE PRESENTATION DES ETATS


FINANCIERS

 Le SYSCOA avait retenu trois systèmes de présentation des états financiers


en fonction de la taille de l’entreprise: le système normal, le système allégé et
le système minimal de trésorerie.
 Avec la réforme, deux systèmes sont retenus: le système normal et le
système minimal de trésorerie.
 La réforme prévoit la simplification des états financiers. Par ailleurs, le TAFIRE
est remplacé par un tableau de flux de trésorerie qui est plus simple dans sa
présentation.
Analyse Financière Licence EGEO UPB présenté par Bassirou TOE Page 22
 En ce qui concerne les états financiers présentés selon le SMT, ils ont été
étoffés avec la prise en compte des stocks, des créances et des dettes.
 En outre, l’état annexé prend une place importante dans le dispositif dans la
mesure où les informations pertinentes et nécessaires à la compréhension
des autres états financiers y sont consignés avec des notes de renvoi

NB : Voir en annexe le modèle des états financiers avant et après la reforme


du SYSCOA.

Analyse Financière Licence EGEO UPB présenté par Bassirou TOE Page 23
CHAPITRE II – L’ANALYSE DE LA STRUCTURE
FINANCIERE DE L’ENTREPRISE

Comme nous l’avons soulignez en introduction deux notions sont fondamentales


pour apprécier la structure financière d’une entreprise : la solvabilité et la liquidité.

- La solvabilité est la capacité de l’entreprise à faire face à ses dettes. Elle


mesure l’autonomie, l’indépendance financière de l’entreprise. La solvabilité
constitue une anticipation de la liquidité.

- La liquidité correspond à une disponibilité immédiate de fonds. L’entreprise


peut être solvable tout en ayant des difficultés à honorer ses dettes
immédiatement exigible, par ce que la liquidité est insuffisante.

L’analyste financier va tenter d’apprécier si le degré de liquidité des actifs de


l’entreprise est suffisamment élevé pour lui permettre de faire face à ses
engagements financiers à tout moment c’est-à-dire pour assurer sa solvabilité.

L’analyse de la structure financière s’effectue principalement à partir du bilan


comptable. Il existe deux approches dans l’étude de la structure financière :
l’approche fonctionnelle et l’approche financière (ou approche liquidité).

I. L’analyse fonctionnelle

L’analyse fonctionnelle est basée sur la l’optique économique et de gestion et sur


l’hypothèse de la continuité d’exploitation.

L’analyse fonctionnelle s’appuie sur un bilan appelé fonctionnel qui est issu du bilan
comptable après des retraitements de certains postes.

Nous verrons dans un premier temps la composition du bilan fonctionnel et dans un


second temps, nous verrons les indicateurs de l’analyse fonctionnelle.

Analyse Financière Licence EGEO UPB présenté par Bassirou TOE Page 24
A- Le bilan fonctionnel

Parmi les documents établis par l’entreprise, le bilan comptable est sans nul doute
celui qui pose le plus de problèmes en termes d’analyse.

Pour mener à bien cette tâche, il convient de reclasser les postes du bilan par
fonction et abandonner l’affectation des postes par nature de l’opération.

Le bilan fonctionnel a pour objectif de représenter les flux de ressources et d’emplois


accumulés par l’entreprise depuis sa création.

On distingue trois cycles :

- le cycle investissement : qui regroupe les opérations d’acquisitions


d’immobilisations ou d’emplois à long terme ;
- le cycle financement : qui regroupe les ressources à long terme nécessaires
au développement de l’activité de l’entreprise ;
- le cycle d’exploitation : qui regroupe les opérations liées au cycle : Achat-
Stockage-Production-Vente (cycle court)

Les créances clients et les dettes fournisseurs apparaissent dans ce cycle en raison
des décalages de paiement entre les opérations d’achats et leurs règlements et les
opérations de ventes et leurs règlements.
Actif Passif

Cycle long Actif immobilisé Ressources stables Cycle long

Actif circulant Passif circulant

Cycle court Cycle court


Trésorerie - actif Trésorerie - passif

Ecarts de conversion-Actif Ecarts de conversion-Passif


(pertes probables de change)
(gains probables de change)

1. Le schéma général du bilan fonctionnel

Le bilan fonctionnel comprend trois masses à l’actif et trois au passif et se présente


comme suit :

Analyse Financière Licence EGEO UPB présenté par Bassirou TOE Page 25
ACTIF PASSIF
ACTIF IMMOBILISE OU EMPLOIS STABLES RESSOURCES STABLES
ACTIF CIRCULANT PASSIF CIRCULANT
- ACTIF CIRCULANT D’EXPLOITATION - DETTES CIRCULANTES
(AO) D’EXPLOITATION (AO)
- ACTIF CIRCULANT HAO - DETTES CIRCULANTES HAO
TRESORERIE-ACTIF TRESORERIE-PASSIF

- Les emplois stables regroupent les postes liés aux opérations


d’investissement,
- Les ressources stables regroupent les postes liés aux opérations de
financement,
- L’actif et les dettes circulants d’exploitation regroupent les postes liés aux
opérations d’exploitation c'est-à-dire a l’activité de l’entreprise,

- L’actif et les dettes circulants HAO regroupent les postes liés aux opérations
HAO c'est-à-dire aux opérations non récurrentes de l’entreprise,

- La trésorerie (actif et passif) enregistre les mouvements de l’ensemble des


opérations sur la trésorerie.

Pour passer du bilan comptable au bilan fonctionnel, des retraitements seront


effectués sur certains éléments du bilan comptable avant de passer au
regroupement. L’ampleur des retraitements varie selon les plans comptables. Avec le
SYSCOA, le bilan comptable est déjà presque bâti selon les critères fonctionnel ce
qui nécessitera donc peu de retraitements contrairement à certains bilans (comme le
bilan OCAM ou le bilan du plan comptable général français).

2. Les retraitements du bilan comptable

Le passage du bilan comptable SYSCOA au bilan fonctionnel nécessite comme


précédemment indiqué, peu de retraitements à cause de sa nature déjà
fonctionnelle.

Le périmètre du bilan comptable du SYSCOA ainsi que ses grandes rubriques sont
les mêmes que dans le cas du bilan fonctionnel.

Analyse Financière Licence EGEO UPB présenté par Bassirou TOE Page 26
2.1. Le reclassement fonctionnel des postes de l’actif du bilan

- Les amortissements et les provisions pour dépréciation : ils sont à


inscrire pour leur montant dans les ressources stables au passif car ils
constituent des sommes qui restent au sein de l’entreprise pour le
financement de ses activités. Par conséquent, les immobilisations sont prises
à leur valeur brute qui correspond d’ailleurs aux coûts réels supportés par
l’entreprise lors de leur acquisition.

- Les charges immobilisées : elles sont prises en compte pour leur valeur
nette en ce sens qu’elles bénéficient d’amortissement direct. Mais comme
nous l’avons précisé plus haut avec la réforme du SYSCOA pour un bilan
prenant en compte cette réforme il n’y a pas de charges immobilisées donc
pas de retraitement les concernant.

- Les intérêts courus non échus sur titres de participation ou sur créances
immobilisées : ils viennent en diminution des immobilisations financières et
sont à inscrire dans l’actif circulant HAO.

- Les primes de remboursement des obligations : avant la réforme du


SYSCOA, elles sont maintenues afin d’avoir une image fidèle des
engagements de l’entreprise, c'est-à-dire l’ensemble des dettes qu’elle doit
réellement remboursées. Avec la réforme du SYSCOA elles sont à éliminer de
l’actif et à soustraire des emprunts obligataires au niveau du passif.

- Actionnaires, capital souscrit appelé non versé : il représente une créance


à court terme sur les actionnaires et il doit être renvoyé au niveau de l’actif
circulant HAO.

- Les titres de placement : encore appelés valeurs mobilières de placement,


ils sont ventilés en fonction des informations qui les accompagnent. Lorsqu’ils
sont rapidement négociables sur le marché financier, ils sont considérés
comme de la trésorerie et dans le cas contraire, ils sont inscrits au niveau des
valeurs réalisables à l’actif circulant ou au niveau des immobilisations
financières en fonction de leur délai de réalisation.

Analyse Financière Licence EGEO UPB présenté par Bassirou TOE Page 27
- Les écarts de conversion actif (ECA) : ils résultent des écarts défavorables
de conversion des créances et dettes libellées en monnaie étrangère. S’ils
proviennent des créances de l’actif, on ajoute leur valeur au poste concerné et
ils sont éliminés du bilan fonctionnel ; mais s’ils concernent un poste de dette
au passif, ils sont éliminés et leur valeur retranchée du poste concerné au
passif.

ACTIF (créances) PASSIF (dettes)


Ecart de conversion Actif + -

- Les charges constatées d’avance

Selon le contenu de ces postes, ils sont à rattacher à l’exploitation ou au hors


exploitation.

2.2. Le reclassement fonctionnel des postes du passif du bilan

- Actionnaires, capital souscrit non appelé : ce poste est à éliminer des


capitaux propres.
- Intérêts courus non échus sur emprunts et dettes rattachées : ils sont
soustraits des emprunts ou dettes pour être ramenés au niveau du passif
circulant HAO.
- Ecarts de conversion passif : ils résultent des écarts favorables de
conversion des créances et dettes libellées en monnaie étrangère. S’ils
concernent un poste de dette du passif, on ajoute sa valeur au montant de ce
poste, mais s’ils sont liés à un poste de créance de l’actif, ils sont annulés et
leur montant retranché du poste de l’actif concerné.

ACTIF (créances) PASSIF (dettes)


Ecart de conversion Passif - +

NB : Pour un bilan prenant en compte la réforme du SYSCOA il n’y a pas d’écart


de conversion actif et passif. Il n’y a donc pas de retraitement dans ce cas.

- Les produits constatés d’avance

Selon le contenu de ces postes, ils sont à rattacher à l’exploitation ou au hors


exploitation.

Analyse Financière Licence EGEO UPB présenté par Bassirou TOE Page 28
Après ces retraitements, le contenu des différentes masses du bilan fonctionnel
avant la réforme se présente comme suit :
MASSES DU BILAN FONCTIONNEL PRINCIPAUX POSTES DU BILAN
COMPTABLE CONCERNES
ACTIF
EMPLOIS STABLES Charges immobilisées
(valeurs brutes) + immobilisations incorporelles
+ immobilisations corporelles
+ immobilisations financières * (- intérêts
courus)
ACTIF CIRCULANT HAO Stocks HAO
(valeurs brutes) + créances HAO (créances sur cessions
d’immobilisation ou de titres de placement)*
+ capital souscrit appelé non versé
+ intérêts courus sur titres de participation et
autres*
ACTIF CIRCULANT Stocks
D’EXPLOITATION + créances clients et comptes rattachées*
(valeurs brutes) + autres créances d’exploitation*
TRESORERIE-ACTIF Titre de placement*
(valeurs brutes) + valeur à encaisser*
+ banques, chèques postaux, caisse
PASSIF
RESSOURCES PERMANENTES Capitaux propres et ressources assimilées
+ dotations aux amortissements et
provisions de l’actif
+ dettes financières et ressources
assimilées*
-intérêts courus sur dettes financières
DETTES CIRULANTES HAO Fournisseurs d’investissement*
+ intérêts courus sur dettes financières
+ autres dettes HAO*
DETTES CIRCULANTES Clients, avances reçues
D’EXPLOITATION + fournisseurs d’exploitation
+ dettes fiscales
+ dettes sociales
+ autres dettes d’exploitation
+ risques provisionnés (CT)
TRESORERIE-PASSIF Banques, crédits d’escompte
+ Banques, crédits de trésorerie
+banques, découverts
(*) Valeurs à corriger des écarts de conversion éventuels.

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NB : Le bilan fonctionnel est un bilan avant répartition du résultat net de l’exercice
qui est alors inclus dans les capitaux propres de l’entreprise.

B. Analyse de la structure du bilan fonctionnel

1. Les concepts d’analyse

L’analyse de l’équilibre du bilan fonctionnel s’effectue grâce à trois (03) grandeurs ou


concepts fondamentaux :
- Le fonds de roulement net global,
- Le besoin de financement, autrefois appelé besoin en fonds de roulement,
- La trésorerie nette

a) le fonds de roulement net global (F.R.N.G)

Les ressources durables doivent financer en priorité les emplois stables : c’est le
principe fondamental de l’équilibre financier.

Si les ressources durables sont supérieures aux emplois stables (immobilisations),


l’excédent servira alors à financer les opérations d’exploitations. C’est cet excédent
qui représente le fonds de roulement net global.

Mode de calcul

F.R.N.G = RESSOURCES PERMANENTES – EMPLOIS STABLES

EMPLOIS STABLES
RESSOURCES PERMANENTES
F.R.N.G

Le fonds de roulement net global correspond à l’excédent des ressources stables sur
les emplois stables. Il permet de répondre à la question suivante : les immobilisations
de l’entreprise sont-elles financées par des ressources stables et sures (telles que
les capitaux et/ou les emprunts de la société).

Un fonds de roulement positif (F.R.N.G > 0) signifie que l’entreprise dégage un


surplus de ressources permanentes par rapport à l’actif stable, qui pourra être utilisé
pour financer d’autres besoins de l’entreprise (notamment l’exploitation).

Analyse Financière Licence EGEO UPB présenté par Bassirou TOE Page 30
Un fonds de roulement négatif (F.R.N.G < 0) signifie que l’entreprise manque des
fonds stables pour financer toutes les immobilisations de l’entreprise et que, par
conséquent, certaines immobilisations auraient été financées par des ressources
instables à court terme. Lorsque le fonds de roulement est négatif on parle
d’insuffisance en fonds de roulement (IFR).

Dans les normes, le fonds de roulement net global doit présenter un solde positif
pour que la situation financière soit considérée comme saine. Si, en revanche, une
entreprise se trouve confrontée à une insuffisance en fonds de roulement structurelle
(sur plusieurs années), la situation se révèle plus délicate et plus risquée. En effet, le
financement des immobilisations est aléatoire et par conséquent plus dangereux.
Toutefois, il ne suffit pas de posséder seulement un fonds de roulement positif pour
avoir uns situation financière saine. Encore faut-il assurer le financement des
capitaux immobilisés dans le cycle d’exploitation (stocks, créances-clients).

Pour apprécier définitivement le niveau du fonds de roulement, il faut comparer son


montant aux besoins de fonds qui existent au niveau des opérations d’exploitation.
Ces besoins, appelés besoins de financement doivent être couverts en effet par le
fonds de roulement. Le fonds de roulement sera donc jugé suffisant s’il couvre
entièrement ses besoins de financement.

Ainsi, une partie des ressources permanentes sert ainsi au financement des activités
d’exploitation.

b) Le Besoin de Financement (B.F) ou Besoin en fonds de Roulement


(B.F.R)

Il est composé du besoin de financement d’exploitation (BFR) et du besoin de


financement HAO (BFRHAO).

b.1- Le Besoin de Financement d’exploitation.

Il correspond au déficit de ressources financières au niveau des activités liées a


l’exploitation. C’est l’excédent des emplois circulants d’exploitation sur les ressources
circulantes d’exploitation.

Analyse Financière Licence EGEO UPB présenté par Bassirou TOE Page 31
B.F.E = Emplois d’exploitation – Ressources d’exploitation

Les emplois circulants d’exploitation englobent les stocks, les créances-clients et


comptes rattachés, les avances versées, les autres créances. Il s’agit en d’autre
terme des postes de l’actif circulant d’exploitation qui représentent les emplois
d’exploitation.

Quant aux ressources circulantes d’exploitation, elles concernent : les avances


reçues, les dettes fournisseurs, les dettes fiscales, les dettes sociales, les provisions
pour risque, les autres dettes d’exploitation. Il s’agit donc des postes des dettes
circulantes d’exploitation.

B.F.E = Actif circulant d’exploitation – Dettes circulantes d’exploitation


Avances versées Avances reçues
Créances clients et comptes rattachés Dettes fournisseurs
Autres créances Dettes fiscales
Dettes sociales autres dettes
Risques provisionnés
B.F.E

Le BFE représente le déficit des ressources d’exploitation (les dettes) pour financer
les emplois de l’actif circulant (stock + créances).

Si le BFE est négatif (BFE < 0), on parle de ressources de financement d’exploitation
(RFE) car les ressources d’exploitation sont supérieures aux emplois d’exploitation.

C’est lorsque le BFE est positif (BFE > 0) qu’on parle de besoin de financement
d’exploitation.

b.2- Le Besoin de financement HAO (BFHAO)

Le besoin de financement HAO correspond à l’excédent des emplois sur les


ressources au niveau des opérations hors activités ordinaires.

BFHAO = ACTIF CIRCULANT HAO - DETTES CIRCULANTES HAO

Analyse Financière Licence EGEO UPB présenté par Bassirou TOE Page 32
DETTES CIRCULANTES HAO
ACTIF CIRCULANT HAO
BFHAO

Très souvent, au niveau des activités HAO, les dettes circulantes sont supérieures à
l’actif circulant d’où l’existence de ressources financières HAO (RFHAO).

b.3- Le Besoin de Financement Global (BFG)

Le BFG représente la somme du BFE et BFHOA.

BFG = BFE + BFHAO

Il mesure le déficit en ressources financières à combler pour permettre à l’entreprise


de poursuivre ses activités courantes mais aussi ses activités non courantes.
C’est le fonds de roulement qui servira alors au fonctionnement de ce déficit
autrement dit du besoin de financement global.

Si le fonds de roulement est insuffisant pour financer le besoin de financement,


l’entreprise pourrait être amenée à utiliser les ressources de sa trésorerie pour
combler le déficit de financement de l’exploitation.

NB : pour la construction du TAFIRE, le SYSCOA préconise de prendre les éléments


de l’actif circulant en valeurs nettes et le calcul du BF en raison de la
comptabilisation des provisions sur l’actif circulant en charges provisionnées (donc
exclues de la CAFG).

c) La Trésorerie nette (T.N)


La trésorerie nette correspond au solde de la situation de trésorerie c'est-à-dire a la
différence entre les disponibilités (liquidités) de l’entreprise et ses dettes bancaires a
court terme.

T.N. = TRESORERIE ACTIF – TRESORERIE PASSIF

Titre de placement Découverts


Valeurs à encaisser Crédits de trésorerie
Banques Crédit d’escompte
Cheque postaux
Caisse Trésorerie Nette

Analyse Financière Licence EGEO UPB présenté par Bassirou TOE Page 33
Si TN > 0 → la situation de trésorerie de l’entreprise est excédentaire
Si TN < 0 → la situation de trésorerie de l’entreprise est déficitaire (rouge)

Le niveau de la trésorerie nette permet de constater si l’équilibre financier de


l’entreprise est bon ou mauvais.

La situation de trésorerie étant, comme nous l’avons déjà indiqué, la résultante de


l’ensemble des opérations (investissement – financement – exploitation) de
l’entreprise, il existe donc une relation entre cette situation de trésorerie (à savoir
T.N.) et les autres indicateurs que sont le fonds de roulement (FRNG) et le besoin de
financement (BF).
Cette relation s’appelle la relation fondamentale de l’équilibre financier du bilan
fonctionnel.

2. L’équilibre général du bilan fonctionnel : la relation


fondamentale

a. La relation de l’équilibre financier


EMPLOIS STABLES RESSOURCES PERMANENTES
FRNG
ACTIF CIRCULANT DETTES CIRCULANTES

TRESORERIE ACTIF TRESORERIE PASSIF

Comme défini précédemment : FRNG = Ressources permanentes – Emplois stables.

Ce mode de calcul du fonds de roulement est considéré comme un calcul par le haut
du bilan. On peut aussi calculer le fonds de roulement par le bas du bilan. Dans ce
cas, et au nom de l’égalité du bilan, on a :

FRNG = (Actif circulant + Trésorerie-actif) – (Dettes circulantes + Trésorerie-passif)

FRNG = (Actif circulant - Dettes circulantes) + (Trésorerie-actif - Trésorerie-passif)

FRNG = BFG + TN

L’équation FRNG = BFG + TN représente la relation qui permet d’apprécier


l’équilibre financier du bilan fonctionnel. C'est la relation de l’équilibre financier.

Analyse Financière Licence EGEO UPB présenté par Bassirou TOE Page 34
Ex : le bilan fonctionnel de l’entreprise Femmes Battantes a donné les grandeurs
suivantes :

FRNG = 350 BFG = 250 TN = 100

Les ressources permanentes de l’entreprise Femmes Battantes présente un


excédent de 350 par rapport aux immobilisations.

En même temps, elle a un besoin de liquidité de 250 pour financer certains emplois
d’exploitation. L’entreprise a donc utilisé une partie de son fonds de roulement pour
financer entièrement son besoin de financement.

Quant à la partie du fonds de roulement qui reste c'est-à-dire les (350 – 250), elle a
été gardée en trésorerie en attendant une éventuelle affectation.

C’est pourquoi la trésorerie est considérée comme la résultante du fonds de


roulement et du besoin de financement.

TN = FRNG – BFG

BFG
FRNG
TN

L’équation TN = FRNG – BFG représente la relation fondamentale de la


trésorerie.

L’analyse de la trésorerie, du fonds de roulement et du besoin de financement


permet d’obtenir une première impression quant à la santé financière de l’entreprise
et notamment de l’équilibre financier. L’équilibre financier serait atteint si le fonds de
roulement couvre la totalité du besoin de financement.

En effet :

Si TN = 0 → FRNG = BFG : le fonds de roulement de l’entreprise couvre


entièrement ses besoins de financement si bien qu’il n’y a aucune incidence sur la
trésorerie qui est nulle. Dans ce cas, on dit que l’équilibre financier est atteint.

Analyse Financière Licence EGEO UPB présenté par Bassirou TOE Page 35
Si TN > 0 → FRNG > BFG : le fonds de roulement dégagé par l’entreprise est
supérieur a ses besoin de financement si bien que celle-ci dispose de liquidités
supplémentaires qui sont placées en trésorerie d’où le solde positif. Dans cette
situation, l’équilibre financier est également atteint.

Si TN < 0 → FRNG > BFG : le fonds de roulement de l’entreprise n’arrive pas a


couvrir tout son besoin de financement. Celle-ci fera donc appel aux découverts
bancaires pour combler le déficit rendant ainsi le solde de la trésorerie négatif. Dans
ce cas, on dit que l’équilibre financier n’est pas atteint. Cette situation peut paraitre
risqué si elle perdue.

La situation de l’équilibre financier d’une entreprise n’est constante. Elle évolue avec
le temps et varie selon les entreprises et les activités. Plusieurs cas d’équilibres
financiers peuvent ainsi se présenter.

II. LE BILAN FINANCIER OU BILAN LIQUIDITE

Pour une gestion saine, l’entreprise doit rechercher la solvabilité et la liquidité. Par
conséquent, le bilan comptable doit être élaboré sur la base d’un certain nombre de
critères permettant de mesurer à la fois la solvabilité et la liquidité. Ce nouveau bilan
appelé bilan financier doit être élaboré sur la base d’une cessation d’activité.

L’utilisation du bilan liquidité est généralement bancaire et a pour but d’apprécier la


solvabilité de l’entreprise.

En rappel, la solvabilité est l’aptitude de l’entreprise à régler l’ensemble de ses


dettes en réalisant ses actifs. Et une entreprise est liquide si ses disponibilités sont
suffisantes pour faire face à ses échéances.

La solvabilité dépend de la valeur réelle du patrimoine mesurée par l’actif net qui
est égal à la différence entre les avoirs réels de l’entreprise et ses dettes. Le schéma
ci-après fait ressortir que l’AN peut être obtenu de deux (02) façons :

Analyse Financière Licence EGEO UPB présenté par Bassirou TOE Page 36
Actif fictif Capitaux Actif net = Actif réel - Dettes
propres

Actif net = Capitaux propres–Actif fictif


Actif réel Dettes

L’AN représente la valeur patrimoniale de l’entreprise.

NB : Actif réel = Somme des actifs ayant une valeur de revente


Actif fictif = Actifs sans valeur appelés également « non valeurs ».

Exemples d’actif fictif : * Frais d’établissement


* Primes de remboursement des obligations
* Charges à repartir sur plusieurs exercices
.

En gestion courante, le concept global de solvabilité de l’entreprise doit être


complété par la notion de « solvabilité à échéance » mise en évidence par la liquidité
de l’entreprise.

A. Du bilan comptable au bilan financier


1. Règles d’évaluation

 Les actifs immobilisés figurent pour leur valeur nette. Si la valeur actuelle est
différente de la valeur nette comptable résultant du plan d’amortissement, un
amortissement ou une reprise exceptionnelle est pratiqué.
 L’actif est classé par ordre de liquidité croissante, les actifs les moins liquides
(immobilisations) étant inscrits en haut du bilan .L’ensemble des actifs est
évalué en valeur nette.
 La distinction « moins d’un an, plus d’un an »pour les créances et dettes est
fonction de l’échéance des prêts et emprunts. Ainsi une dette financière peut
être partagée entre les capitaux permanents pour la partie à rembourser à
plus d’un an et les dettes à rembourser à moins d’un an pour les échéances à
rembourser sur l’exercice suivant.

Analyse Financière Licence EGEO UPB présenté par Bassirou TOE Page 37
 Le passage du bilan comptable au bilan financier, exige principalement le
retraitement des créances et dettes en fonction des échéances restant à
courir à plus d’un an et à moins d’un an.
 L’ensemble des valeurs mobilières de placement facilement négociable est
inclus dans les disponibilités.

2. Les retraitements de l’actif

a) Les charges immobilisées

Elles sont considérées comme des non-valeurs (actifs fictifs) à retrancher de l’actif et
des capitaux propres.

NB : Si les charges à repartir sur plusieurs exercices représentent les frais de


formation de personnel, elles demeurent dans l’actif réel.

Si les frais de recherche et de développement

 se rapportent à des projets nettement individualisés avec des coûts


distinctement établis et avec de sérieuses chances de réalisation ;

 correspondent à une intention de l’entreprise de réaliser effectivement ces


projets et de rassembler les ressources nécessaires à sa réalisation technique
et de rentabilité commerciale. Ils doivent être maintenus dans l’actif réel.

NB : Pour un bilan fait sur la base du SYSCOA révisé il n’y a pas de charges
immobilisées donc pas d’actif fictif.

b) Les immobilisations financières

Celles dont l’échéance est à moins d’un an sont transférées dans l’actif circulant.

c) Stock permanent :

Les entreprises ayant un stock permanent minimum nécessaire à la production


(stock outil) ou un stock permanent de sécurité peuvent inscrire cette partie de stock
en actif immobilisé .Il pourra en être de même pour les stocks à faible taux de
rotation (par exemple, stock de pièces de rechange….)

Analyse Financière Licence EGEO UPB présenté par Bassirou TOE Page 38
d) Les effets escomptés non échus :

Ils sont retraités de la même manière que dans le bilan fonctionnel.

e) Les créances clients :

Les créances douteuses sont à inscrire dans l’actif immobilisé. Il faut souligner aussi
que c’est en fait la partie à plus d’un an qu’il faut inscrire à l’actif immobilisé.

f) Les charges constatées d’avance :


À reclasser suivant l’échéance. Mais si la charge constatée d’avance concerne un
loyer payé d’avance ou une prime d’assurance, dans la perspective d’un arrêt de
l’activité alors elle doit être considérée comme non-valeur.

g) Les écarts de conversion actif :

(Confère bilan fonctionnel) sans information ils doivent être éliminés de l’actif et
retranchés des capitaux propres mais seulement dans la mesure où la perte latente
n’est pas couverte par une provision pour risques.

3. Les retraitements du passif

a) Les ressources durables

Sont à retrancher :
 Les actifs fictifs

 La partie du résultat de l’exercice qui sera distribuée dans moins d’un


an ;

 L’impôt latent à moins d’un an contenu dans les subventions ; les


provisions réglementées (provisions pour hausse de prix, provisions
pour investissement, provisions pour fluctuation des cours, les plus-
values sur cession) et sans objet.

 Les provisions destinées à couvrir des risques ou des charges à moins


d’un an.

 Les dettes financières dont l’échéance est à moins d’un an.

Analyse Financière Licence EGEO UPB présenté par Bassirou TOE Page 39
Sont à ajouter :

 Les dettes non financières dont l’échéance est à plus d’un an.

b) Les dettes non financières :

Sont à retrancher :

 Les dettes dont l’échéance est à plus d’un an.

Sont à ajouter :

 La partie du résultat de l’exercice qui sera distribuée ;


 L’impôt latent, à moins d’un an, contenu dans les subventions, les provisions
réglementées et sans objet.
 Les provisions destinées à couvrir des risques ou des charges à moins d’un
an ;
 Les dettes financières dont l’échéance est à moins d’un an.

NB : Les provisions pour risques et charges pourraient être éclatées :

- dans les capitaux propres pour la partie à caractère de réserve,


- dans les dettes à long terme pour la partie destinée à couvrir une charge
décaissable à plus d’un an,
- dans les dettes à court terme pour la partie décaissable à moins d’un an.

Les produits constatés d’avance sont reclassés dans les dettes à plus d’un an ou
dans les dettes à moins d’un an selon leur échéance.

Les écarts de conversion passif (confère bilan fonctionnel) sans information ils
doivent être réintégrés dans les capitaux propres.

Le retraitement du bilan comptable au bilan financier peut se faire à travers les


tableaux suivants :

 Tableau de retraitement de l’actif


Postes du bilan Valeurs Estimations du financier Plus-values Moins-values
comptable comptables Valeurs réelles
Actif à + 1 an
Actif à – 1 an
+ ou – values globales

Analyse Financière Licence EGEO UPB présenté par Bassirou TOE Page 40
 Tableau de retraitement du passif
Poste Bilan Capitaux Dettes Passif Trésorerie OBSERVATIONS
Comptable Propres Financières Circulant Passif

a) Présentation du bilan financier

a. Présentation générale

Selon le SYSCOA (chapitre 4, section2), le bilan financier est un «bilan dont les
rubriques et postes sont fondés sur des critères de liquidité (actifs) et d’exigibilité
(passifs)».
Les postes figurent au bilan à leurs valeurs réelles. Les emplois et les ressources
sont classés de manière à distinguer, à l’actif et au passif, les postes dont l’échéance
est à moins d’un an.
En d’autres termes, les postes d’actif et de passif sont classés respectivement par
ordre de liquidité et d’exigibilité croissante.
Actif Montant net Passif Montant
actif immobilisé (valeur nette) Capitaux propres
-charges immobilisées -charges immobilisées
-immobilisations financières (à -1an) +écart de réévaluation
+créances à + 1 an + ou -value
+stock outil -impôt/subvention
+VMP difficilement négociable -impôt/provision sans objet
-impôt/provisions réglementées
-dividende à payer
-ECA
+ECP

Dettes à plus d’un an


Emprunt
-emprunt à moins d’1 an
- ECA/ emprunt
+ ECP/emprunt
+provision pour risque
+dettes d’exploitation à + 1 an
+dettes fiscales latentes

Analyse Financière Licence EGEO UPB présenté par Bassirou TOE Page 41
Total actif à plus un an Total passif à plus d’un an
Valeur d’exploitation et valeur Dettes à moins d’un an
réalisable (stocks + créances) Dettes d’exploitation
+immobilisations à - 1 an +Dettes fiscales latentes
+effets escomptés non échus +Emprunt à moins d’un an
-créances à - 1 an +Provision pour risque à – 1 an
- stock à - 1 an +impôt/provision sans objet
-effets escomptables facilement +dividendes à payer
-ECA/ fournisseur
Valeur disponible + ECP/ fournisseur
+effets escomptables facilement +banque, crédit d’escompte
(plafonds d’escompte) +banque, découvert
-VM de placement facilement
négociable
Total actif à moins d’un an Total dettes à moins d’un an
Total général Total général

b. Présentation par grandes masses

Actif à long Passif à long


terme terme
(emplois à Actif à plus d’1 an Capitaux permanents ou
Passif à plus d’un an (ressources à
plus d’1 an) plus d’un an)

Passif à court
Actif à court Actif à moins d’un an Dettes à moins d’un an terme
terme emplois
(ressources à
à moins d’1 an)
moins d’un an)

B. SITUATION FINANCIERE DE L’ENTREPRISE

1. Le fonds de roulement liquidité ou financier

Le FRL permet d’apprécier le risque réel auquel l’entreprise est exposée notamment
son équilibre financier. Il est un indicateur de sa solvabilité et de son risque de
cessation de paiements. Il représente une marge de sécurité financière pour

Analyse Financière Licence EGEO UPB présenté par Bassirou TOE Page 42
l’entreprise et une garantie de remboursement des dettes à moins d’un an pour les
créanciers.
Il peut être calculé de deux façons différentes :

- Calcul par le haut du bilan


FRL = capitaux permanents – actif immobilisé

Cette méthode permet d’apprécier le mode de financement des actifs à plus d’un an.
Lorsqu’il est supérieur à zéro, l’équilibre financier est respecté et l’entreprise est en
principe solvable. Dans le cas contraire, l’entreprise est exposée à un risque
d’insolvabilité.

- Calcul par le bas du bilan


FRL = actif à moins d’un an – passif à moins d’un an

Ce calcul permet de mettre en évidence la partie de l’actif à moins d’un an que l’on
conserverait après le remboursement de toutes les dettes à court terme. Lorsqu’il est
élevé, il permet de rassurer les créanciers de court terme.

2. Les ratios financiers

L’étude de la liquidité et de la solvabilité de l’entreprise est souvent complétée par


quelques ratios calculés à partir du bilan financier. Ils deviennent importants lorsqu’ils
sont calculés sur plusieurs années. Ils permettent d’appréhender l’évolution de la
situation financière dans le temps.

2.1. Ratios de liquidité


Ce sont des ratios résultant de la comparaison des structures de l’actif ou du passif.
Ils sont destinés à renseigner sur la possibilité de couvrir des dettes du passif par la
réalisation des biens de l’actif. Dans ce registre, on peut retenir trois types de ratios :

 Le ratio de liquidité générale : RLG

𝐚𝐜𝐭𝐢𝐟 à 𝐦𝐨𝐢𝐧𝐬 𝐝′ 𝐮𝐧 𝐚𝐧
𝑹𝑳𝑮 =
𝐩𝐚𝐬𝐬𝐢𝐟 à 𝐦𝐨𝐢𝐧𝐬 𝐝′ 𝐮𝐧 𝐚𝐧

Il doit être supérieur à 1 pour traduire un fonds de roulement financier positif.


Egalement appelé ratio de solvabilité à court terme, il exprime le degré de couverture

Analyse Financière Licence EGEO UPB présenté par Bassirou TOE Page 43
des dettes à moins d’un an à partir de la réalisation de l’actif à moins d’un an. Il n’est
pas indiqué pour apprécier de façon pertinente la liquidité de l’entreprise.

 Le ratio de liquidité restreinte : RLR

𝐜𝐫é𝐚𝐧𝐜𝐞𝐬 à 𝐦𝐨𝐢𝐧𝐬 𝐝′ 𝐮𝐧 𝐚𝐧+𝐝𝐢𝐬𝐩𝐨𝐧𝐢𝐛𝐢𝐥𝐢𝐭é𝐬 𝒂𝒄𝒕𝒊𝒇 à 𝒎𝒐𝒊𝒏𝒔 𝒅′ 𝒖𝒏 𝒂𝒏−𝒔𝒕𝒐𝒄𝒌𝒔


𝑹𝑳𝑹 = =
𝐝𝐞𝐭𝐭𝐞𝐬 à 𝐦𝐨𝐢𝐧𝐬 𝐝′ 𝐮𝐧 𝐚𝐧 𝒅𝒆𝒕𝒕𝒆𝒔 à 𝒎𝒐𝒊𝒏𝒔 𝒅′ 𝒖𝒏 𝒂𝒏

Encore appelé ratio de liquidité échéance, il permet de savoir si les liquidités


immédiates et les fonds attendus des clients suffisent pour faire face à toutes les
dettes de court terme. Il sera jugé acceptable lorsque RLR > 2/3.

 Le ratio de liquidité immédiate : RLR


𝒕𝒓é𝒔𝒐𝒓𝒆𝒓𝒊𝒆 𝒂𝒄𝒕𝒊𝒇 𝒅𝒊𝒔𝒑𝒐𝒏𝒊𝒃𝒊𝒍𝒊𝒕é
𝑹𝑳𝑰 𝒑𝒂𝒔𝒔𝒊𝒇 à 𝒎𝒐𝒊𝒏𝒔 𝒅′𝒖𝒏𝒂𝒏 = 𝒑𝒂𝒔𝒔𝒊𝒇 à 𝒎𝒐𝒊𝒏𝒔 𝒅′ 𝒖𝒏𝒂𝒏

Il permet d’avoir une idée de la couverture des dettes à court terme par les seules
disponibilités. S’il est supérieur à 1/3, on suppose que l’entreprise pourra faire face à
tous ses engagements pourvu que l’exploitation soit bien repartie dans le temps.

2.2. Ratios de solvabilité

Ils mesurent le degré d’indépendance de l’entreprise vis-à-vis de l’extérieur. En


d’autres termes, il permet de répondre à la question de savoir si l’entreprise peut
faire face à ses dettes en cas de liquidation. Deux ratios essentiels permettent
d’analyser la solvabilité de l’entreprise.

 Ratio d’autonomie financière

𝒄𝒂𝒑𝒊𝒕𝒂𝒖𝒙 𝒑𝒓𝒐𝒑𝒓𝒆𝒔
RAF = 𝒅𝒆𝒕𝒕𝒆𝒔 𝒇𝒊𝒏𝒂𝒏𝒄𝒊è𝒓𝒆𝒔 . Il permet de comprendre le niveau d’endettement de

l’entreprise. Plus ce ratio est élevé, moins l’entreprise est endettée. Son niveau est
jugé acceptable lorsque RAF> 1.

 Ratio de solvabilité générale

𝒕𝒐𝒕𝒂𝒍 𝒂𝒄𝒕𝒊𝒇
RSG = 𝒕𝒐𝒕𝒂𝒍 𝒅𝒆𝒔 𝒅𝒆𝒕𝒕𝒆𝒔 𝒆𝒙𝒊𝒈𝒊𝒃𝒍𝒆𝒔

Ce ratio mesure la capacité de l’entreprise à payer l’ensemble de ses dettes en


utilisant tous ses biens. S’il est supérieur à 1, la solvabilité de l’entreprise est

Analyse Financière Licence EGEO UPB présenté par Bassirou TOE Page 44
assurée. En cas de faillite, la réalisation de l’actif de l’entreprise permet de payer
toutes les dettes de l’entreprise.

L’analyse de la situation financière d’une entreprise ne peut être complète que si elle
s’appuie sur tous les outils financiers qui y sont consacrés. L’entreprise constitue un
réservoir de fonds de diverses origines ; par conséquent, l’analyste financier doit
accorder une grande importance à son travail car de sa pertinence dépendra l’avenir
de tous les intervenants.

Analyse Financière Licence EGEO UPB présenté par Bassirou TOE Page 45
CHAPITRE III – DIAGNOSTIC DE LA RENTABILITE DE
L’ENTREPRISE

La rentabilité est la seconde contrainte de gestion financière après la solvabilité et la


liquidité.
D’une façon générale, la rentabilité peut être définie comme le rapport entre un
résultat obtenu et les moyens en capital mis en œuvre pour l’atteindre.
L’analyse de la rentabilité de l’entreprise repose sur les données du compte de
résultat. On utilise principalement les outils suivants :

 Les soldes significatifs de gestion (SSG) pour analyser la formation du


résultat,

 La capacité d’autofinancement globale (CAFG) pour analyser l’aptitude de


l’entreprise a dégagé des ressources internes de financement,

 Les excédents de trésorerie pour analyser la formation des flux de trésorerie,

 Les ratios de rentabilités pour mesurer les différents niveaux de rentabilités de


l’entreprise.

I. LA FORMATION DU RESULTAT NET : LES SOLDES SIGNIFICATIFS


DE GESTION (SSG)

Le compte de résultat récapitule les produits et les charges qui font apparaître par
différence, le bénéfice net ou la perte nette de l’exercice. Il distingue les produits et
les charges « selon qu’ils concernent, les opérations d’exploitation attachées aux
activités ordinaires, les opérations financières, les opérations hors activités ordinaires
». Ce classement permet d’établir les soldes significatifs de gestion.

Comme nous l’avons soulignez plus haut avant la réforme du SYSCOA le compte de
résultat se présente sous la forme d’un tableau à deux parties : dans sa partie
gauche sont regroupés les comptes de charges et dans sa partie droite les comptes
de produits. Avec la reforme le Compte de résultat est présenté en cascade sur une
page en conservant les soldes intermédiaires de gestion. La notion de HAO n’a pas
été retenue par la réforme.
Les comptes sont classés de haut en bas, dans l’ordre croissant du système de
numérotation du plan comptable.

Analyse Financière Licence EGEO UPB présenté par Bassirou TOE Page 46
Charges Compte de résultat Produits
Comptes de classe 6 Comptes de classe 7
Comptes de classe 8 débiteurs Comptes de classe 8 créditeurs

Avant la détermination du résultat net de l’exercice, le SYSCOA fait apparaître huit


(08) soldes intermédiaires appelés « soldes significatifs de gestion » plus le résultat
net. Ces soldes présentent un grand intérêt pour l’analyse des performances de
l’entreprise. Ils sont déterminés en cascades afin d’aboutir au résultat net. Ce sont :

 La marge brute sur marchandises


 La marge brute sur matière
 La valeur ajoutée
 L’excédent brut d’exploitation
 Le résultat d’exploitation
 Le résultat financier
 Le résultat de l’activité ordinaire
 Le résultat hors activité ordinaire.
 Le résultat net

1. La marge brute sur marchandises

Elle représente la marge de manœuvre de l’entreprise pour faire face à ses frais de
commercialisation et de dégager des bénéfices.

Seuls les entreprises commerciales et/ou les activités purement commerciales des
entreprises industrielles et de services dégagent une marge commerciale.

La marge commerciale est un indicateur fondamental pour les entreprises


commerciales. C’est une première approche de la marge sur coûts variables.

MB/mses = ventes de marchandises – achats « consommés » de marchandises


(à savoir achats – variations des stocks)

La marge brute sur marchandises est calculée à partir du prix d’achat des
marchandises et non à partir du cout d’achat ce qui fait la différencie d’avec
l’ancienne marge commerciale. Elle est calculée pour les entreprises commerciales
ou les branches de négoce des entreprises industrielles et représente le revenu
économique de base.

Analyse Financière Licence EGEO UPB présenté par Bassirou TOE Page 47
Pour effectuer des comparaisons avec la concurrence, on peut calculer les ratios
suivants :

Marge brute sur marchandises


- Taux de marge =
Prix d’achat des marchandises vendues

Ce ratio permet de mesurer le pouvoir de négociation de l’entreprise face aux


fournisseurs

Marge brute sur marchandises


- Taux de marque =
Prix de vente des marchandises vendues

Ce ratio permet de mesurer quant à lui d’apprécier la politique de prix de l’entreprise

2. La marge brute sur matières (MB/mat)

La marge sur matières est uniquement dégagée dans les entreprises industrielles et
de bâtiments/travaux publics. Sa connaissance est très utile, car il s’agit de la
première « performance » de l’entreprise.

- Achats de matières premières et fournitures liées


- Variation des stocks de matières + Ventes de produits fabriqués
+ Travaux, services vendus
= MB sur matières + Production stockée (+/-)
+ Production immobilisée

3. La valeur ajoutée (VA)

Elle représente l’enveloppe maximale disponible résultant des contraintes


extérieures. Elle permet d’apprécier le surplus global de richesse créée par
l’entreprise pour l’ensemble de son activité d’exploitation.

- Autres achats + MB Sur Marchandises


- Variation des stocks des autres achats + MB Sur Matières
- Transport + Produits Accessoires
- Services extérieurs + Subvention d’exploitation
- Impôts et taxes + Autres produits d’exploitation
- Autres charges d’exploitation
= VALEUR AJOUTEE

Analyse Financière Licence EGEO UPB présenté par Bassirou TOE Page 48
4. L’excédent brut d’exploitation (EBE)

L’EBE est un concept de trésorerie qui permet de mesurer la capacité de l’entreprise


à dégager des ressources financières sur la base de son activité normale.

L’importance cardinale de ce solde est qu’il représente la « performance »


économique pure de l’entreprise, absolument indépendante de la politique et de la
structure financière de l’entreprise (car avant amortissements et charges
financières), indépendante aussi des opérations HAO. Son évolution d’un exercice à
l’autre est donc essentielle à connaître en vue du diagnostic.

- Charges de personnel*
= Excédent Brut d’Exploitation + Valeur ajoutée
(EBE)
(*) Y compris personnel extérieur
5. Le résultat d’exploitation (RE)

Il indique le résultat lié à l’activité normale de l’entreprise. Il représente le résultat


économique après déduction des charges de maintien du potentiel de production
(dotations aux amortissements et aux provisions nettes des reprises). Rapporté aux
capitaux investis, il indique la rentabilité nette de ces capitaux (avant charges
financières, donc avant tout effet de levier).

- Dotations aux amortissements et + Excédent brut d’exploitation


aux provisions d’exploitation + Reprises d’amortissements et de
provisions d’exploitation
= Résultat d’exploitation (RE) + Transfert de charges d’exploitation

6. Le résultat financier (RF)


Il renseigne sur l’influence des opérations financières sur le résultat global.

- Frais financiers + Revenus financiers


- Pertes de change + Gains de change
- Dotations aux amortissements et aux + Reprises de provisions financières
provisions financières + Transferts de charges financières
= Résultat d’exploitation (RE)

Analyse Financière Licence EGEO UPB présenté par Bassirou TOE Page 49
7. Le résultat des activités ordinaires (RAO)

Ce solde permet de connaître les revenus que procurent les activités ordinaires de
l’entreprise, excluant les éléments HAO. Il présente l’avantage d’être largement
récurrent.

+ Résultat d’exploitation (R.E)


+ Résultat financier (R.F)
= Résultat des activités ordinaires (R.A.O)

8. Le résultat hors activités ordinaires (RHAO)

Il mesure l’impact des opérations non récurrentes c'est-à-dire les éléments ne


contribuant pas à la formation du résultat lié à l’activité ordinaire.
Dans le RHAO, on peut aussi mettre en évidence le résultat sur les cessions
d’immobilisations en faisant la différence entre les produits des cessions
d’immobilisations et les valeurs nettes comptables des immobilisations cédées.
Le RHAO peut être positif ou négatif selon les cas. En cas de pertes considérables,
l’entreprise peut allouer des subventions pour les compenser (subventions
d’équilibre).

- Valeurs comptables des cessions + Produits des cessions


d’immobilisations d’immobilisations
- Charges HAO + Produits HAO
- Dotations HAO + Reprises HAO
= Résultat HAO (RHAO) + Transfert de charges HAO

A la fin de ces huit (08) soldes, on obtient enfin le résultat net.

9. Le résultat net de l’exercice (RN)

Il s’agit du résultat tenant compte de tous les produits de toutes les charges y
compris la participation des travailleurs et l’impôt sur les bénéfices. C’est donc un
résultat après impôt qui correspond au solde du compte de résultat. Le résultat ainsi
obtenu est un résultat comptable, c’est celui-là qui sera retraité extra- comptablement

Analyse Financière Licence EGEO UPB présenté par Bassirou TOE Page 50
afin d’obtenir le résultat fiscal, base de calcul de l’impôt. Il est économiquement peu
significatif car fiscalement trop déformé.

RN = RAO + RHAO – participation des travailleurs – impôt sur le résultat

Résultat comptable avant impôt = (total produits classe 7 + classe 8 à solde


créditeur) – (total charges classe 6 + classe 8 à solde débiteur)

Résultat fiscal = résultat comptable avant impôt + charges réintégrées – produits


déduits

Impôt sur les bénéfices = résultat fiscal x taux d’imposition

Résultat net = résultat comptable avant impôt – impôts sur le bénéfice

II. DU RESULTAT NET DE L’EXERCICE AUX FLUX DE TRESORERIE :


DETERMINATION DE LA CAPACITE D’AUTOFINACEMENT ET DES
EXCEDETS DE TRESORERIE.

1. LA CAPACITE D’AUTOFINANCEMENT GLOBALE (CAFG)

Le solde du compte de résultat (le résultat net) représente la variation du patrimoine


résultant de l’activité de l’entreprise au cours d’un exercice. Mais cette variation ne
traduit qu’imparfaitement le véritable enrichissement monétaire de l’entreprise
pendant la période observée. En effet, le résultat de l’exercice est égal à la différence
entre l’ensemble des produits (ou considérés comme tels) et l’ensemble des charges
(ou considérées comme telles). Or, certaines charges ne correspondent pas à des
décaissements ou sorties d’argent (même à terme). On les appelle « charges
calculées » ou « charges non décaissables » c’est le cas par exemple des dotations
aux amortissements et aux provisions. De même, il existe aussi certains produits du
compte de résultat qui ne correspondent pas à des encaissements (ou entrées
d’argent). On les appelle « produits calculés » ou « produits on encaissables »
exemple : les reprises sur provisions.

Par conséquent, si l’on veut déterminer le surplus monétaire généré par l’activité de
l’entreprise durant l’exercice il faut rajouter au résultat net toutes les charges

Analyse Financière Licence EGEO UPB présenté par Bassirou TOE Page 51
calculées (qu’on n’aurait pas dû soustraire) et retrancher tous les produits calculés
(qu’on n’aurait pas dû inclure parmi les produits).

Le solde ainsi obtenu représente la capacité d’autofinancement globale (CAFG) de


l’entreprise encore appelée cash-flow. La CAFG indique la capacité de l’entreprise à
autofinancer ses activités.

CAFG = RESULTAT NET + CHARGES CALCULEES – PRODUITS CALCULES


- Dotations aux amortissements et aux provisions
Charges non (exploitation, financiers et HAO)
décaissables - Valeur comptable des cessions d’immobilisations
- Reprises d’amortissements * et de provisions (exploitation,
Produits non financiers et HAO)
encaissables - Produits des cessions d’immobilisations
- Reprises de subventions d’investissement
(*) Les reprises d’amortissements n’interviennent que très rarement (en cas de
révision du plan d’amortissement initial).

Les charges calculées et les produits calculés interviennent surtout après le calcul de
l’EBE lors de la détermination du résultat net. On peut donc déterminer aussi la
CAFG en partant de l’EBE en ne prenant en compte que les produits seulement
encaissables et les charges seulement décaissables. On obtient alors :

CAFG = EBE + PRODUITS ENCAISSABLES – CHARGES DECAISSABLES

On dispose ainsi de deux méthodes pour calculer la CAFG :

- Celle qui consiste à calculer la CAFG à partir du résultat net : c’est la méthode
dite additive,

- Et celle qui part de l’EBE pour calculer la CAFG : c’est la méthode dite
soustractive.

a. LE MODE DE CALCUL DE LA CAFG PAR METHODE SOUSTRATIVE

Cette méthode part du montant de l’EBE, lui ajoute l’ensemble des produits
encaissables qui n’ont pas encore été pris en compte (c'est-à-dire qui viennent après
l’EBE) et soustrait l’ensemble des charges décaissables qui n’ont pas encore été

Analyse Financière Licence EGEO UPB présenté par Bassirou TOE Page 52
prises en compte également. Cette méthode est la plus recommandée par le plan
comptable.
- Charges financières (1) EBE
- Charges HAO (2) + Transferts de charges d’exploitation
- Participation des travailleurs + Produits financiers (3)
- Impôt sur résultat + Produits HAO (4)
= Capacité d’autofinancement
globale (CAFG)

(1) Sauf dotations aux amortissements et aux provisions financières


(2) Sauf dotations aux amortissements et aux provisions HAO, et valeur nette
comptable des cessions d’immobilisation.
(3) Sauf reprises de provisions financières
(4) Sauf reprises d’amortissements et de provisions HAO, produits des cessions
d’immobilisations et reprises des subventions d’investissements.

b. LE CALCUL DE LA CAFG PAR LA METHODE ADDITIVE

Cette méthode utilise le résultat net de l’exercice, retranche les produits calculés
(non encaissables) et ajoute les charges calculées (non décaissables). Il s’agit
essentiellement d’une méthode de vérification.

- Reprises de provisions (exploitation, + Résultat net


financières et HAO) + Dotations aux amortissements et aux
- Reprises des subventions provisions
d’investissements (exploitation, financiers et HAO)
- Produits des cessions d’immobilisations + Valeurs comptables des cessions
= Capacité d’autofinancement globale d’immobilisations
(CAFG)

c. INTERPRETATION DE LA CAFG

La CAFG mesure le volume des ressources internes que l’entreprise peut affecter au
financement du maintien et du développement de son potentiel économique.

Mais il faut distinguer la CAFG de l’autofinancement une partie du résultat va être


distribuée et sera donc détournée de sa destination.

AUTOFINANCEMENT = CAFG – DIVIDENDES VERSES

Analyse Financière Licence EGEO UPB présenté par Bassirou TOE Page 53
Quelques ratios d’analyse de la CAFG et de l’autofinancement

Autofinancement
- R1 =
Valeur ajoutée

Ce ratio met en avant la part de la richesse créée par l’entreprise affectée à


l’autofinancement.

Autofinancement
- R2 =
Investissements
Il mesure la capacité de l’entreprise à financer elle – même sa croissance. On peut
l’appréhender comme une mesure du degré d’autonomie de l’entreprise.

Dettes financières
- R3 =
CAFG
Il indique l’importance de la CAFG dans le remboursement des dettes financières de
l’entreprise. En général, les banques exigent que les dettes n’excèdent pas trois (03)
voire quatre (04) ans de CAFG. Ce ratio constitue in indicateur de la marge de
manœuvre dont dispose l’entreprise.

2. LES EXCEDENTS DE TRESORERIE

Si la CAFG mesure plus ou moins précisément le surplus monétaire dégagé par


l’activité de l’entreprise, elle ne traduit pas directement les conséquences de celle –
ci sur la trésorerie. En effet, un produit encaissable n’est pas un produit encaissé ; de
même, une charge décaissable ne doit pas être confondue avec une charge
décaissée. Or, il est évident que l’encaisse (argent liquide disponible en caisse) est
un élément particulièrement important pour la gestion de l’entreprise. D’où l’intérêt de
déterminer les ressources de trésorerie dégagées par l’activité de l’entreprise,
particulièrement son activité d’exploitation la plus régulière. C’est l’objet des notions
d’excédent de trésorerie d’exploitation et d’excédent de trésorerie global.

a. L’EXCEDENT DE TRESORERIE D’EXPLOITATION (ETE)

L’ETE se rapporte uniquement à l’activité courante d’exploitation de l’entreprise et


mesure la trésorerie réellement disponible au moment du calcul des résultats à la

Analyse Financière Licence EGEO UPB présenté par Bassirou TOE Page 54
clôture de l’exercice. Pour le déterminer, on part de l’EBE qui est le véritable résultat
brut dégagé par les opérations d’exploitation. Pour déterminer l’ETE, on va
retrancher de l’EBE les produits d’exploitation qui n’ont pas encore été encaissés et
lui rajouter les achats qui n’ont pas encore été réglés à la clôture de l’exercice.

ETE = EBE – Produits d’exploitation non encore encaissés + achats non encore
décaissés.

ETE = Produits d’exploitation réellement encaissés – Charges d’exploitation


réellement décaissées.

Les produits d’exploitation de l’exercice non encore encaissés se composent :

 Des ventes à crédit : elles entraîneront une augmentation des créances


clients au cours de l’exercice et sont donc égales à : Créances N –
Créances N-1 = Variation des créances clients (Δ Créances clients).

 De la production non encore vendue : il s’agit de la production stockée (Δ


stocks de produits finis) et des augmentations de stocks de matières
premières ou de marchandises.
 De la production immobilisée.

Les charges d’exploitation de l’exercice non encore réglés concernent


essentiellement les achats à crédits effectués durant l’exercice. Ces derniers se
traduiront par une augmentation des dettes d’exploitation au cours de l’exercice et
sont donc égal à :

Dettes d’exploitation N – Dettes d’exploitation N-1 = Δ Dettes d’exploitation

ETE = EBE - Δ Créances-clients - Δ Stocks (Produits fini, marchandises, matières


premières) – production immobilisée + Δ Dettes d’exploitation.

ETE = EBE - [(Δ Créances clients + Δ Stocks) - Δ Dettes d’exploitation] –


production immobilisée.

Or : (Δ Créances clients + Δ Stocks) - Δ Dettes d’exploitation = Δ B.F.E

D’où

ETE = EBE - Δ BFE – PRODUCTION IMMOBILISEE

Analyse Financière Licence EGEO UPB présenté par Bassirou TOE Page 55
Exemple : Soit le compte de résultat simplifié d’une entreprise commerciale :

Achat de marchandises : 70 000 ; Ventes de marchandises : 125 000

Production immobilisée : 0

Les stocks extraits des bilans N et N-1 sont respectivement de 6 000 et 14 000

Créances clients : N-1 = 25 000 ; N = 30 000

Dettes fournisseurs : N-1 = 17 000 ; N = 19 000

EBE = 125 000 – (70 000 + 8 000) = 63 000

Δ Stocks = 14 000 – 6 000 = 8 000

Δ Créances = 30 000 – 25 000 = 5 000

Δ Dettes fournisseurs = 19 000 – 17 000 = 2 000

Δ BFE = 8 000 + 5 000 – 2 000 = 11 000

ETE = 63 000 – 11 000 = 52 000

Un ETE négatif traduit soit des difficultés pour l’entreprise à écouler ses produits, soit
des difficultés à recouvrer les créances clients. Il faut donc rechercher les causes de
cette situation et entreprendre des actions l’améliorer.

b. L’EXCEDENT DE TRESORERIE GLOBAL (ETG)

Avec l’ETE, on se limite uniquement aux seules opérations relevant de l’exploitation


de l’entreprise en prenant le résultat qu’elle dégage qui est l’EBE.
Si l’on raisonne au niveau du compta de résultat tout entier et non plus sur sa seule
partie « exploitation », l’excédent de trésorerie qui est calculé s’appelle excédent de
trésorerie global (ATG).

Dans son calcul :


 Au lieu de l’EBE, on considère la CAFG,
 Le BFE est remplacé par le BFG.

D’où :

ETG = CAFG – Δ BFG – PRODUCTION IMMOBILISEE

Analyse Financière Licence EGEO UPB présenté par Bassirou TOE Page 56
SYNTHESE SUR LA FORMATION DES SOLDES

Soldes Produits pris en Charges prises en Commentaires


compte compte
Résultat de l’exercice Tous les produits Toutes les charges Les SSG permettent de
voir comment le résultat
se forme
progressivement
CAFG Les produits Les charges Correspond à
encaissables décaissables l’autofinancement
potentiel de l’entreprise
ETE Les produits Les charges Ils permettent de mesurer
et encaissés durant décaissées durant la formation des flux de
ETG l’exercice l’exercice liquidités C’est l’ETE qui
est surtout utilisé

III – ANALYSE DE LA RENTABILITE

La rentabilité est le rapport entre un résultat et les moyens mis en œuvre pour
obtenir ce résultat.
𝑹é𝒔𝒖𝒍𝒕𝒂𝒕
𝑹𝒆𝒏𝒕𝒂𝒃𝒊𝒍𝒊𝒕é = 𝑴𝒐𝒚𝒆𝒏𝒔

Cette définition autorise un grand nombre de ratios ou d’indicateurs de rentabilité.


Selon le point de vue auquel on se place, les éléments du rapport vont différer. Au
numérateur, la plupart des mesures de résultat déjà évoquées plus haut peuvent être
prises. Quant au dénominateur, on le choisira soit dans l’actif soit dans le passif du
bilan, selon que l’on s’intéresse à la rentabilité de l’outil de production ou à celle des
ressources ou capitaux. Pour ce qui nous concerne, nous nous intéresserons aux
deux types de rentabilité que l’on distingue traditionnellement : la rentabilité
économique et la rentabilité financière.

A°) LA RENTABILITE ECONOMIQUE

La rentabilité économique (re) est le rapport entre le résultat économique de


l’entreprise et l’ensemble des moyens économiques mis en œuvre pour obtenir ce
résultat.
𝐑é𝐬𝐮𝐥𝐭𝐚𝐭 é𝐜𝐨𝐧𝐨𝐦𝐢𝐪𝐮𝐞
𝑹𝒆𝒏𝒕𝒂𝒃𝒊𝒍𝒊𝒕é é𝒄𝒐𝒏𝒐𝒎𝒊𝒒𝒖𝒆 (𝒓𝒆) = 𝐌𝐨𝐲𝐞𝐧𝐬

Analyse Financière Licence EGEO UPB présenté par Bassirou TOE Page 57
Le résultat économique est souvent représenté par le résultat d’exploitation. Mais il
peut être aussi représenté par l’EBE. En ce qui concerne les moyens mis en œuvre,
la mesure retenue est généralement l’actif économique de l’entreprise. Il arrive aussi
qu’on utilise l’actif total.

L’actif économique correspond à l’actif stable de l’entreprise c'est-à-dire aux emplois


stables. Les emplois stables représente également les capitaux investis par
l’entreprise c'est-à-dire les ressources stables ou permanentes.

Actif économique = emplois stables = actif immobilisé + BFE ou = ressources


permanentes

𝐑é𝐬𝐮𝐥𝐭𝐚𝐭 𝐝′𝐞𝐱𝐩𝐥𝐨𝐢𝐭𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝑹é𝒔𝒖𝒍𝒕𝒂𝒕 𝒅′𝒆𝒙𝒑𝒍𝒐𝒊𝒕𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 𝑹é𝒔𝒖𝒍𝒕𝒂𝒕 𝒅′𝒆𝒙𝒑𝒍𝒐𝒊𝒕𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏


𝒓𝒆 = = = 𝑹𝒆𝒔𝒔𝒐𝒖𝒓𝒄𝒆𝒔 𝒑𝒆𝒓𝒎𝒂𝒏𝒆𝒏𝒕𝒆𝒔
𝐀𝐜𝐭𝐢𝐟 é𝐜𝐨𝐧𝐨𝐦𝐢𝐪𝐮𝐞 𝑨𝒄𝒕𝒊𝒇 𝒊𝒎𝒎𝒐𝒃𝒊𝒍𝒊𝒔é + 𝑩𝑭𝑬

Ce ratio est aussi appelé rentabilité des investissements. Il permet de répondre à la


question suivante : « Si l’entreprise investit 100 F, combien cela lui rapporte t-il ? ».

La décomposition du ratio de rentabilité économique permet d’expliquer ses portées


opérationnelles.

Soient : RE = résultat d’exploitation ; A = actif économique ; CA = chiffre d’affaires

𝐑𝐄 𝑹𝑬 𝑪𝑨
𝒓𝒆 = = 𝑪𝑨 𝒙
𝐀 𝑨

𝑹𝑬
est le ratio de marge nette. Il mesure l’aptitude de l’entreprise à générer un
𝑪𝑨

résultat positif.

𝑪𝑨
est le ratio de rotation des actifs par rapport au chiffre d’affaires.
𝑨

La rentabilité économique dépend de la politique de prix (marge faible ou marge


forte) et de la productivité des investissements.

B°) LA RENTABILITE FINANCIERE

La rentabilité financière (rf) permet de mesurer le bénéfice obtenu sur les fonds
apportés par les actionnaires. Elle se mesure par le ratio suivant :
𝐑é𝐬𝐮𝐥𝐭𝐚𝐭 𝐧𝐞𝐭
Rentabilité financière (rf) = 𝐂𝐚𝐩𝐢𝐭𝐚𝐮𝐱 𝐩𝐫𝐨𝐩𝐫𝐞𝐬

Analyse Financière Licence EGEO UPB présenté par Bassirou TOE Page 58
A l’image de la rentabilité économique, on peut aussi décomposer la rentabilité
financière.

Soient :

RN = résultat net ; CP = capitaux propres ; D = dettes financières ; A = actif


économique ; CA= chiffre d’affaires.

𝐑𝐍 𝐑𝐍 𝐂𝐀 𝐀
 𝐫𝐟 = = 𝐱 𝐱 𝐂𝐏
𝐂𝐏 𝐂𝐀 𝐀

𝑅𝑁 𝐶𝐴
𝑥 = formule de rentabilité économique (re).
𝐶𝐴 𝐴

A (actif économique) est aussi = ressources permanentes = CP + D

D’où :
𝐂𝐏+𝐃 𝐃
 𝐫𝐟 = => 𝐫𝐟 = (𝐫𝐞)𝐱 [𝐂𝐏]
𝐂𝐏

𝑫
Le ratio[𝑪𝑷] représente le niveau d’endettement de l’entreprise.

En conclusion, on constate donc que la rentabilité financière de l’entreprise est


fonction d’une part de la rentabilité économique et d’autre part, du niveau
d’endettement. L’endettement de l’entreprise exerce donc un effet sur la rentabilité
financière. C’est ce qu’on appelle effet de levier.

C°) LA RENTABILITE ET LE RISQUE FINANCIER : LA NOTION D’EFFET DE


LEVIER FINANCIER.

L’effet de levier financier désigne l’incidence qu’exerce l’endettement sur la


rentabilité financière de l’entreprise. Cet effet ne dépend que de la structure
financière de l’entreprise et est indépendant du risque économique.

Pour l’illustrer, considérons deux entreprises A et B qui ont le même montant de


ressources permanentes (100 000). Considérons que :

L’entreprise A est totalement financée par des capitaux propres = 100 000

L’entreprise B a un financement mixte : capitaux propres = 60 000 ; dettes = 40 000

Analyse Financière Licence EGEO UPB présenté par Bassirou TOE Page 59
Supposons que B décide d’augmenter son endettement de 15 000 et de diminuer
ses capitaux propres du même montant. Sa structure financière deviendra : capitaux
propres = 45 000 ; dettes = 55 000.

Le taux d’intérêt est fixé à 10% (Hypothèse n°1) et à 20% (hypothèse n°2).

Le taux de l’impôt sur les sociétés (IS) est de 30%.

Enfin, le résultat d’exploitation est le même pour les deux entreprises et est de
15 000.

Entreprise A Entreprise B
Hypothèse I : t = Hypothèse II : t = 20%
10%
Capitaux propres (CP) 100 000 60 000 45 000 60 000 45 000
Dettes financières (D) - 40 000 55 000 40 000 55 000
Ressources permanentes 100 000 100 100 000 100 000 100 000
(CP+D) 000
Résultat d’exploitation (RE) 15 000 15 000 15 000 15 000 15 000
Rentabilité économique 15% 15% 15% 15% 15%
(re)
Charges financières - 4 000 5 500 8 000 11 000
(t*D)
Résultat avant impôt 15 000 11 000 9 500 7 000 4 000
Impôt sur les sociétés (IS) 3 000 2 200 1 900 1 400 800
Résultat net (RN) 12 000 8 800 7 600 5 600 3 200
Rentabilité financière (rf) 12% 14,7% 16,9% 9,3% 7,1%

Commentaires du tableau :

1/ Lorsque le taux d’intérêt des dettes financières est inférieur à la rentabilité


économique

(i = 10% < re = 15%) :

Analyse Financière Licence EGEO UPB présenté par Bassirou TOE Page 60
 La rentabilité des dettes financières de l’entreprise endetté B (= 14,7% ou 16,9%)
est supérieure à celle de l’entreprise non endettée A (= 12%).

 L’accroissement des dettes chez l’entreprise B (40 000 => 55 000) provoque un
accroissement de sa rentabilité financière : 14,70% => 16,9%.

2/ Lorsque le taux d’intérêt des dettes financières est supérieur à la rentabilité


économique (i = 20% > re = 15%) :

 La rentabilité financière de l’entreprise endettée B (= 9,3% ou 7,1% est inférieur à


celle de l’entreprise non endettée A (= 12%) :

 L’accroissement de l’endettement de l’entreprise B (40 000 => 55 000) entraîne


une baisse de sa rentabilité financière 9 ,3% => 7,1%.

Conclusion :

A partir de l’exemple ci-dessus on peut tirer les conclusions suivantes :

- Si la rentabilité économique d’une entreprise est supérieure au taux d’intérêt des


emprunts qui prévaut sur le marché, le recours à l’endettement entraîne un
accroissement de sa rentabilité financière : cet effet s’appelle effet de levier.

- Par contre si la rentabilité économique est inférieure au taux d’intérêt des emprunts,
le recours à l’entement provoque une baisse de la rentabilité financière : cet effet
s’appelle effet de massue.

1°) LA FORMULE GENERALE DE L’EFFET DE LEVIER

Soient : CP = capitaux propres ; D = dettes financières ; RE = résultat d’exploitation

RN = résultat net ; i = taux d’intérêt des dettes ; Les charges financières sont
égales à 𝑖 ∗ 𝐷

ơ = taux d’impôt sur les sociétés


re = rentabilité économique
rf = rentabilité financière
𝑹𝑬
 𝒓𝒆 = 𝑪𝑷+𝑫 => 𝑹𝑬 = 𝒓𝒆(𝑪𝑷 + 𝑫)

Analyse Financière Licence EGEO UPB présenté par Bassirou TOE Page 61
𝑹𝑵
 𝒓𝒇 = 𝒐𝒓 𝑹𝑵 = (𝑹𝑬 − 𝒊𝑫)(𝒊 − ơ) = [𝑟𝑒(𝐶𝑃 + 𝐷) − 𝑖𝐷](1 − ơ )
𝑪𝑷
[𝑟𝑒(𝐶𝑃+𝐷)−𝑖𝐷](1−ơ ) 𝐷
 𝒓𝒇 = = [𝑟𝑒 + (𝑟𝑒 − 𝑖) 𝐶𝑃] (1 − ơ )
𝑪𝑷

[𝑟𝑒(𝐶𝑃 + 𝐷) − 𝑖𝐷](1 − ơ ) 𝐷
𝒓𝒇 = = [𝑟𝑒 + (𝑟𝑒 − 𝑖) ] (1 − ơ )
𝑪𝑷 𝐶𝑃

𝐷
Dans cette relation, le terne s’appelle « levier financier» et le terme (re – i)
𝐶𝑃

représente le bras du levier. L’influence de l’endettement sur la rentabilité financière


dépend de second terme.

2°) RELATION ENTRE ENDETTEMENT ET RENTABILITE FINANCIERE

Le sens de l’effet de levier dépend du signe de la différence entre la rentabilité


économique et le taux d’intérêt des emprunts (re – i). En l’absence d’endettement, la
rentabilité financière est égale à la rentabilité économique nette d’impôt. De façon
générale, trois cas de figures peuvent se présenter :

1er cas : re = i → L’endettement est sans influence sur la rentabilité financière. L’effet
de levier ne joue pas. La rentabilité financière est égale à la rentabilité économique
nette d’impôt. Rf = re (1 - ơ).

2ème cas: re > i → L’augmentation de l’endettement accroit la rentabilité financière :


effet de levier positif.

3ème cas : re < i → L’augmentation de l’endettement diminue la rentabilité financière :


effet de levier négatif ou effet de massue.

3°) L’APPLICATION

L’entreprise BARO et Fils a dégagé un résultat d’exploitation de 168 000 F durant


l’exercice N. sa structure financière est composée de 600 000F de capitaux propres
et de 600 000 F de dettes financières. Cependant, le DG souhaite procéder à une
augmentation de ses dettes financières de 400 000 F et amortir même temps son
capital social du même montant.

Le taux d’intérêt des dettes sur le marché est de 15% et le taux d’IS de 27,5%.

Analyse Financière Licence EGEO UPB présenté par Bassirou TOE Page 62
T.A.F : quel pourrait être l’effet de cette décision de Mr BARO sur la rentabilité
financière de son entreprise ?

Situation Initiale Augmentation des dettes


Capitaux propres (CP) 600 000 200 000
Dettes financières (D) 600 000 1 000 000
Ressources permanentes (CP+D) 1 200 000 1 200 000
Résultat d’exploitation (RE) 168 000 168 000
Rentabilité économique (re) 14% 14%
Charges financières (i*D) 90 000 150 000
Résultat avant impôt 78 000 18 000
Impôt sur les sociétés (IS) 21 450 4 950
Résultat net (RN) 56 550 13 050
Rentabilité financière (rf) 9,43% 6,53%

L’augmentation de l’endettement va provoquer une baisse de la rentabilité financière


de l’entreprise BARO (9,43% → 6,53%). Le coût de l’endettement étant supérieur à
la rentabilité de ses actifs (i = 15% > re = 14%), l’effet de levier est négatif. La
décision de Mr BARO doit être abandonnée.

Analyse Financière Licence EGEO UPB présenté par Bassirou TOE Page 63
CHAPITRE IV – L’ANALYSE DYNAMIQUE DE LA
STRUCTURE FINANCIERE DE L’ENTREPRISE : LE TAFIRE

L’analyse statique du bilan s’avère très insuffisante pour traduire la qualité de


l’équilibre du bilan. L’équation FRNG = BFG + TN nous fournit un indicateur de la
qualité de la structure financière mais l’analyse n’est valable que pour une date
donnée T.

Il faut donc avoir une vision dynamique de la structure financière de l’entreprise c'est-
à-dire suivre essentiellement l’évolution de l’équilibre des masses du bilan
fonctionnel d’un exercice à l’autre ou mieux encore sur plusieurs exercices.

Tel est le rôle des tableaux de financement et plus particulièrement du tableau


financier des ressources et des emplois (TAFIRE) mis au point par le SYSCOA.

Le TAFIRE repose sur l’équation bilantielle FRNG = BFG + TN qui en termes


dynamiques devient : Δ FRNG = Δ BFG + Δ TN

Le BFG sera décomposé en BFE et en BF HAO. D’où l’équation du TAFIRE :

Δ FRNG = Δ BFE + Δ BF HAO + Δ TN

Haut du bilan bas du bilan


Analyse dans le analyse dans le TAFIRE
TAFIRE en en simples variations bilantielles
Terme de flux (montant N – montant N-1)

Le TAFIRE est établi à partir :


- Des bilans fonctionnels des exercices N-1 et N,
- Du tableau des immobilisations,
- Du tableau des amortissements,
- Du tableau des provisions,
- Du compte de résultat.

Analyse Financière Licence EGEO UPB présenté par Bassirou TOE Page 64
I – PRESENTATION DU TAFIRE

Il comprend deux grandes parties :


- Une première partie pour le calcul des soldes financiers,
- Une deuxième partie consacrée au tableau financier proprement dit.

A) PREMIERE PARTIE DU TAFIRE : LA DETERMINATION DES SOLDES


FINANCIERS DE L’EXERCICE N.
1) LA CAPACITE D’AUTOFINANCEMENT GLOBALE (CAFG)

CAFG = EBE – Charges décaissables (après l’EBE) + Produits encaissables


(après l’EBE).

EBE
Frais financiers Transferts de charges d’exploitation
Pertes de change Revenus financiers
Charges HAO Gains de change
Participation Transferts de charges financières
Impôts sur le résultat Produits HAO
Transferts de charges HAO
Total I Total II

CAFG = TOTAL (II) – TOTAL (I)

2) L’AUTOFINANCEMENT

Autofinancement = CAFG – Dividendes (*) distribués dans l’exercice N


(*) il s’agit des dividendes de l’exercice précédent N-1, mais aussi des acomptes sur
dividendes de l’exercice N qui ont été mis en paiement durant l’exercice N.

3) LA VARIATION DU BESOIN DE FINANCEMENT D’EXPLOITATION

Elle repose sur la variation des éléments constitutifs dans le bilan. Ces variations
reposent sur les principes suivants :

- Toute augmentation d’un poste de l’actif = emploi supplémentaire


- Toute diminution d’un poste de l’actif = dégagement de ressources
- Toute augmentation d’un poste de passif = ressources supplémentaires

Analyse Financière Licence EGEO UPB présenté par Bassirou TOE Page 65
- Toute diminution d’un poste de passif = emploi supplémentaire.

Δ BFE = Δ Stocks + Δ Créances – Δ Dettes circulantes (à l’exclusion des


éléments HAO)

VARIATION DES STOCKS N - (N-1) Emplois Ressources


augmentation diminution (-)
(+)
Marchandises ………………….. ou ………………………
Matières premières ………………….. ou ……………………...
En – cours ………………….. ou ………………………
Produits finis …………………... ou ………………………
A – Variation globale nette des stocks ………………….. ou ………………………

VARIATION DES CREANCES N - (N-1) Emplois Ressources


augmentation (+) diminution (-)
Fournisseurs / avances versées ………………… ou …………………….
Créances clients et comptes rattachés ………………… ou …………………….
Autres créances ………………….. ou …………………….
B – Variation globale nette des créances ………………….. ou …………………….

VARIATION DES DETTES Emplois Ressources


CIRCULANTES N - (N-1) diminution (-) augmentation (+)
Clients, avances versées ………………….. ou ………………………
Fournisseurs d’exploitation ………………….. ou ……………………...
Dettes fiscales ………………….. ou ………………………
Dettes sociales …………………... ou ………………………
Autres dettes …………………... ou ………………………
Risques provisionnés …………………... ou ………………………
C – Variation globale nette des ………………….. ou ………………………
dettes circulantes

Variation du BFE = (A) + (B) – (C) …………………... ou ……………………...

4°) L’EXCEDENT DE TRESORERIE D’EXPLOITATION (ETE)

ETE = EBE – Δ BFE – Production immobilisée

N N-1
EBE ……………… …………………….
- Δ BFE (- si emplois ; si ressources) ……………… …………………….
- Production immobilisée (-/+) ……………… …………………….
Excédent de trésorerie d’exploitation ……………….. ……………………..

Analyse Financière Licence EGEO UPB présenté par Bassirou TOE Page 66
L’ETE n’intervient pas dans la deuxième partie du TAFIRE contrairement aux autres
indicateurs ci-dessus calculés (CAFG, Δ BFE).

B°) DEUXIEME PARTIE DU TAFIRE : LE TABLEAU PROPREMENT DIT

Réf Exercice N Exercice N-1


Emplois Ressources (E - ; R+)
I. Investissement et désinvestissement
FA Charges immobilisées (augmentations dans l’exercice) ………. …………
Croissance interne
FB Acquisitions / cessions d’immobilisations incorporelles ……… ………... ………….
FC Acquisitions / cessions d’immobilisations corporelles ……… ………... …………
Croissance externe
FD Acquisitions / Cessions d’immobilisations financières ……… ………… …………
FF INVESTISSEMENTS TOTAUX ……… ………… …………
FG II. Variation du besoin de financement
d’exploitation (BFE) ……… ……….. ……………
FH A. EMPLOIS ECONOMIQUES A FINANCER
(FF+FG) …….. ………… …………
FI III. Emplois / ressources HAO (variation
BF HAO) ……..... ………… ……………
FJ IV. Emplois financiers contraints (1)
Remboursement (selon échéancier) des emprunts ……… …………
et dettes financières
FK B. EMPLOIS TOTAUX A FINANCER (A+FI+FJ) ……… ………… ……………

Cette partie du TAFIRE montre quels sont les emplois qui ont été effectués par
l’entreprise au cours de l’exercice N. on distingue :

 Les acquisitions d’éléments de l’actif immobilisé : ces postes représentent les


investissements réalisés au cours de l’exercice N. Le montant des acquisitions
se trouve dans le tableau de mouvement des immobilisations. On peut aussi
le déterminer par la formule suivante à partir des bilans N et N-1 :

Acquisitions = Immobilisations brutes N-(Immobilisations brutes N-1 –


Cessions).

Les cessions concernent les trois catégories d’immobilisations (incorporelles,


corporelles, financières) et c’est le prix de cession qui doit être retenu. Concernant
les immobilisations financières, il s’agit plutôt de réductions dont le montant figure

Analyse Financière Licence EGEO UPB présenté par Bassirou TOE Page 67
dans le tableau des immobilisations (colonne « diminutions » pour leur valeur
d’origine).

Concernant les charges immobilisées, les emplois sont équivalents aux montants
bruts de charges transférées au cours de l’exercice.

 Les besoins de financement d’exploitation financés : il s’agit des variations


successives du BFE (déjà calculée dans la première partie) et du BF HAO.
Pour les calculs à ce niveau, le SYSCOA préconise de prendre les postes du
bilan à leurs valeurs nettes.
 Les remboursements d’emprunts effectués : il s’agit des remboursements
d’emprunts effectués selon les tableaux d’échéances.

Suite

Exercice N Exercice N-1


Emplois Ressources (E - ; R+)
V. Financement interne
FL Dividendes (emplois) / CAFG (ressources) …….. ………... ………….

VI. Financement par les capitaux propres

FM Augmentation de capital par apports nouveaux ………... ……………


FN Subventions d’investissement ………... …………
FP Prélèvements sur le capital (y compris retraits de
l’exploitant) …….. ………….

VII. Financement par de nouveaux emprunts


FQ Emprunts (2) ……… …………. ……………..
FR Autres dettes financières (2) ……… ………… ……………..
FS B. RESSOURCES NETTES DE FINANCEMENT ……… ………… ……………
FT C. EXCEDENT OU INSUFFISANCE DE
RESSSOURCES DE FINANCEMENT (C-B) ……… ……….. …………
VIII. variation de la trésorerie
Trésorerie nette :
FU A la clôture de l’exercice (+ ou -) …………………..
FV A l’ouverture de l’exercice (+ ou -) …………………
FW VARIATION TRESORERIE
(+ si emploi ; - si ressource)………………….
Contrôle : D = VIII a ce signe opposé … …. ………… …………
NB: (I), (IV), (V), (VI), (VII) = en termes de flux et (II), (III), (VIII) = différences
« bilantielles »
(1) A l’exclusion des remboursements anticipés portés en (VII)
(2) Remboursement anticipés inscrits séparément en emplois.

Analyse Financière Licence EGEO UPB présenté par Bassirou TOE Page 68
Cette seconde partie du tableau montre la nature des financements qui ont été utilisé
par l’entreprise pour financer ses emplois de l’exercice. Il s’agit :

 De la capacité d’autofinancement de l’exercice : Calculée dans la première


partie du TAFIRE. Les dividendes versés viennent en diminution (emplois).

 De l’augmentation de capital par apports en manières. Les augmentations de


capital par incorporation de réserves qui sont de simples virements internes
sont exclues.

 De l’argumentation des dettes financières : il s’agit des nouvelles dettes


financières contractées par l’entreprise. L’argumentation des dettes peut être
calculée à partir des bilans N et N-1 : Argumentation des dettes financières =
Dettes N– (Dettes N-1 – Remboursements).

Si ces ressources se révèlent insuffisantes ou excédentaires par rapport aux emplois


totaux, le solde est mise en évidence dans le TAFIRE (référence FT) .En cas
d’excédents l’entreprise va les placer dans sa trésorerie (solde positif) et en cas de
déficits, elle va puiser dans sa trésorerie (solde négatif), référence FW).

C) CONTROLE DES SOLDES

Ce contrôle, facultatif, permet de vérifier les résultats trouvés dans le TAFIRE.

CONTROLE (à partir des masses des Bilans Emplois Ressources


N et N-1)
Δ FRNG : FRNG(N) - FRNG(N-1) ……………… ou ………………
Δ BFG : BFG (N) - BFG (N-1) ……………… ou ……………..
Δ TN : TN (N) – TN (N-1) ……………… ou ……………..
TOTAL …………….. = ……………..

II-COMMENTAIRE SUR LE CONTENU DU TAFIRE

1- Les rubriques V, V1, VII (concernant les ressources de financement que


l’entreprise à mises en œuvre durant l’exercice) éclairent sur la politique de
financement.
2- Les investissements de croissance interne concernent les investissements
effectués dans l’entreprise elle – même tandis que les investissements de
croissance externe concernent les investissements effectués dans d’autres
entreprises (achats de titres de participation, rachats d’entreprises, etc.).

Analyse Financière Licence EGEO UPB présenté par Bassirou TOE Page 69
3- Le total des « ressources nettes de financement » (poste FS) est rarement
égal à celui des « emplois totaux à financer » (poste FK), d’où le recours à la
trésorerie pour les ajustements (poste FT).

L’ajustement entre les ressources nettes de financement (FS) et les emplois totaux à
financer (FK) s’effectue grâce à la trésorerie.

Le résultat de la comparaison entre les ressources de financement et les emplois


totaux à financer est indiqué sur ligne FI du TAFIRE : l’ajustement entre ces
ressources et ces emplois s’effectue grâce à la variation de la trésorerie (FW).

 Si Ressources nettes de financement < Emplois totaux → Insuffisance de


financement. Pour combler cet insuffisance de ressources de financement,
l’entreprise va puiser dans sa trésorerie disponible ou recourir aux concours
bancaires courants ce qui aura comme conséquence une variation négative de la
trésorerie : Δ TN < 0 (la trésorerie a joué en tant que ressource).

 Si ressources nettes de financement > Emplois totaux → Excédents de


financement. L’entreprise placera cet excédent de ressources de financement
dans sa trésorerie ce qui entrainera une variation positive de la trésorerie : Δ TN
> 0 (la trésorerie a joué en tant que emploi car les excédents ont été utilisés
comme placement en trésorerie).

Avec la réforme du SYSCOA le TAFIRE est remplacé par un tableau de flux de


trésorerie qui est plus simple dans sa présentation. Par conséquent à partir du 1 er
janvier 2015 les entreprises qui appliquent les textes liés à la révision du SYSCOA
ne présentent plus le TAFIRE dans leurs états financiers mais présentéront le
tableau de flux de trésorerie.

III- PRESENTATION DES FLUX DE TRESORERIE

Avec la réforme du SYSCOA les entreprises auront désormais à présenter un


tableau analyse la trésorerie provenant des activités (exploitations, investissements
et financements). Et ce tableau est appelé tableau des flux de trésorerie.

Le tableau des flux de trésorerie se conçoit à partir des soldes calculé plus haut pour
l’élaboration du TAFIRE. Il s’agit alors de calculer les soldes financiers de l’exercice
et remplacer le tableau du TAFIRE par le tableau des flux de trésorerie.

Analyse Financière Licence EGEO UPB présenté par Bassirou TOE Page 70
Le tableau se présente comme suit :
31/12/N 31/12/N
LIBELLES
Emplois Ressources

Trésorerie au 1er Janvier A


Trésorerie passif N-1

Trésorerie provenant de (ou affectée à) l'exploitation B

Capacité d'Autofinancement Global


Variation des stocks
Variation des créances et emplois assimilés
Variation du passif circulant

Trésorerie provenant des (ou affectée aux) investissements C

Acquisitions / cessions d'immobilisations incorporelles


Acquisitions / cessions d'immobilisations corporelles
Acquisitions / cessions d'immobilisations financières

Trésorerie provenant des (ou affectée aux) capitaux propres D

Augmentations de capital par apports nouveaux


Prélèvements sur le capital
Distribution de dividendes

Trésorerie provenant des (ou affectée aux) capitaux étrangers E

Emprunts et autres dettes financières


Remboursements des emprunts et autres dettes financières
Subventions d'investissement
Trésorerie au 31 décembre (F=somme algébrique de
F
A+B+C+D+E)
Trésorerie actif N-Trésorerie passif N

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CHAPITRE IV – L’ANALYSE PAR LES RATIOS

L’analyse financière s’effectue autour de deux grands pôles comme nous l’avons
déjà indiqué :

- La mesure de la rentabilité,
- L’appréciation de la structure financière.
Dans chacun des cas, l’analyse peut s’effectuer en recourant à des ratios c’est-à-dire
à des rapports entre des grandeurs caractéristiques : c’est la méthode des ratios

La méthode des ratios, largement utilisé par les banquiers, s’applique aux éléments
du bilan et aux éléments du compte du résultat de façon à analyser la structure
financière, l’activité et la rentabilité de l’entreprise.

L’objet de ce chapitre est de proposer une batterie de ratios couramment utilisés,


mais avant de les aborder, nous allons d’abord poser les règles de construction des
ratios qu’il faut respecter.

I- REGLES DE CONSTRUCTION DES RATIOS

Bien que simple par sa définition, la construction d’un ratio toutefois à un certain
nombre de règles : cela permettra d’augmenter la qualité du diagnostic :

1°) le calcul d’un ratio n’a d’intérêt que s’il apporte une information supérieure à celle
des éléments qui le composent. La diversité des informations manipulées par la
gestion financière favorisant le calcul d’un grand nombre de ratios, il faut être très
prudent et limiter leur utilisation.

2°) pour améliorer la qualité du diagnostic, il faut disposer de plusieurs bilans et


comptes de résultat de façon à étudier l’évolution des ratios. Très souvent, on les
calcule sur une période de trois ans. En principe, le ratio doit être constitué de telle
manière que l’augmentation de sa valeur corresponde à une amélioration de la
situation étudiée sauf dans les cas où l’on étudie l’importance des charges par
rapport aux produits.

Analyse Financière Licence EGEO UPB présenté par Bassirou TOE Page 72
3°) il est préférable de comparer les ratios de l’entreprise étudiée à ceux d’autres
entreprises du même secteur d’activité ou à une norme qui est généralement la
moyenne sectorielle des différents ratios utilisés.

Le calcul de ratio sur une seule période et sans point de comparaison possible n’a
aucune signification, et ne permet pas de porter un jugement sur la situation de
l’entreprise.

4°) enfin, il est nécessaire que les éléments constitutifs du ratio soient homogènes.
Par exemple, l’EBE doit être comparé aux immobilisations en valeurs brutes car
l’EBE est calculé avant les amortissements. De même, le résultat d’exploitation doit
être rapproché des immobilisations nettes car son calcul soustrait les
amortissements.

Après le rappel de ces règles de constructions des ratios, nous allons présenter les
principaux ratios couramment utilisés.

II- PROPOSITIONS D’UNE BATTERIE DE RATIOS

Les ratios les plus couramment utilisés peuvent être classées en trois groupes :
- Les ratios de rentabilité
- Les ratios de gestion
- Les ratios de structure financière.

A°) LES RATIOS DE RENTABILITE

La rentabilité est un rapport entre un résultat et les moyens mis en œuvre pour
obtenir ce résultat. Les résultats obtenus peuvent être définis par le résultat net, les
soldes significatifs de gestion, les dividendes, etc. de même, les moyens mis en
œuvre peuvent être définis par le capital financier, physique ou humain (capitaux
investis, actif économique, actif total capitaux propres, prix d’achat des actions,
effectif, etc.)

On dispose des ratios suivants pour analyser la rentabilité de l’entreprise.

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1°) LES RATIOS DE RENTABILITE ECONOMIQUE

La rentabilité économique peut s’analyser à l’aide d’un des ratios suivants :

𝑬.𝑩.𝑬 𝑹é𝒔𝒖𝒍𝒕𝒂𝒕 𝒅′𝒆𝒙𝒑𝒍𝒐𝒊𝒕𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏


𝑹𝒆𝟏 = 𝑨𝒄𝒕𝒊𝒇 𝑺𝒕𝒂𝒃𝒍𝒆 𝒐𝒖 𝑪𝒂𝒑𝒊𝒕𝒂𝒖𝒙 𝒊𝒏𝒗𝒆𝒔𝒕𝒊𝒔 𝑹𝒆𝟐 = 𝑨𝒄𝒕𝒊𝒇 𝑺𝒕𝒂𝒃𝒍𝒆 𝒐𝒖 𝑪𝒂𝒑𝒊𝒕𝒂𝒖𝒙 𝒊𝒏𝒗𝒆𝒔𝒕𝒊𝒔

Actif stable = Actif immobilisé + BFE = Ressources permanentes

Le 1er ratio permet de bonnes comparaisons entre les entreprises parce qu’il n’est
pas affecté par la fiscalité, ni par la politique d’amortissement et de dotations aux
provisions. Grâce au 2ème ratio, on mesure de combien de capitaux l’entreprise a
besoin pour investir enfin de générer un résultat d’exploitation donné. S’il est inférieur
au taux d’intérêt des emprunts, l’entreprise est en situation de danger.

2°) LES RATIOS DE RENTABILITE FINACIERE

La rentabilité financière peut s’analyser à l’aide du ratio suivant :

𝑹é𝒔𝒖𝒍𝒕𝒂𝒕 𝒏𝒆𝒕
𝑹𝒇 = 𝑪𝒂𝒑𝒊𝒕𝒂𝒖𝒙 𝒑𝒓𝒐𝒑𝒓𝒆𝒔

Il intéresse surtout les actionnaires. Son étude vise à apprécier l’enrichissement de


l’exercice qui revient aux associées par rapport aux sommes qu’ils ont apportées. Il
mesure la rémunération des fonds apportés par les associés et le risque qu’ils
prennent. C’est en quelque sorte le taux d’intérêt bénéficiant aux actionnaires. Il doit
être supérieur au taux de rémunération des emprunts sur le marché financier.

Ce ratio comme on l’a déjà vu peut être décomposé afin de faire apparaître les
composantes de la rentabilité financière.
En rappel :

𝑹é𝒔𝒖𝒍𝒕𝒂𝒕 𝒏𝒆𝒕 𝑪𝒉𝒊𝒇𝒇𝒓𝒆 𝒅′𝒂𝒇𝒇𝒂𝒊𝒓𝒆𝒔 𝑨𝒄𝒕𝒊𝒇 𝑺𝒕𝒂𝒃𝒍𝒆 𝒐𝒖 𝑪𝒂𝒑𝒊𝒕𝒂𝒖𝒙 𝒊𝒏𝒗𝒆𝒔𝒕𝒊𝒔


𝑹𝒆𝟏 = 𝑪𝒉𝒊𝒇𝒇𝒓𝒆 𝒅′𝒂𝒇𝒇𝒂𝒊𝒓𝒆𝒔 𝒙 𝒙
𝑨𝒄𝒕𝒊𝒇 𝑺𝒕𝒂𝒃𝒍𝒆 𝒐𝒖 𝑪𝒂𝒑𝒊𝒕𝒂𝒖𝒙 𝒊𝒏𝒗𝒆𝒔𝒕𝒊𝒔 𝑪𝒂𝒑𝒊𝒕𝒂𝒖𝒙 𝒑𝒓𝒐𝒑𝒓𝒆𝒔

Le premier ratio représente classiquement la marge nette de l’entreprise. Il exprime


la politique commerciale, par exemple, en termes de prix. La marge prend en compte
aussi la situation concurrentielle sur le marché des biens et des services produits par
l’entreprise.

Analyse Financière Licence EGEO UPB présenté par Bassirou TOE Page 74
Le second ratio (CA/capitaux investis) est un ratio de rotation qui informe sur
l’efficacité productive de l’entreprise. Pour 1 euro de capital investi durablement par
les bailleurs de fond, combien de CA est-il généré ? Ce ratio permet de comparer les
choix industriels et technologiques d’entreprises situées dans une même branche
d’activité.

Le troisième ratio exprime la politique de financement de l’entreprise. Plus


précisément il mesure le taux d’endettement de l’entreprise puisque les capitaux
investis sont constitués des capitaux propres et de l’endettement.

𝑪𝒂𝒑𝒊𝒕𝒂𝒖𝒙 𝒊𝒏𝒗𝒆𝒔𝒕𝒊𝒔 𝑪𝒂𝒑𝒊𝒕𝒂𝒖𝒙 𝒑𝒓𝒐𝒑𝒓𝒆𝒔 + 𝒆𝒏𝒅𝒆𝒕𝒕𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕


= = 𝟏 + 𝒕𝒂𝒖𝒙 𝒅′𝒆𝒏𝒅𝒆𝒕𝒕𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕 .
𝑪𝒂𝒑𝒊𝒕𝒂𝒖𝒙 𝒑𝒓𝒐𝒑𝒓𝒆𝒔 𝑪𝒂𝒑𝒊𝒕𝒂𝒖𝒙 𝒑𝒓𝒐𝒑𝒓𝒆𝒔

𝑬𝒏𝒅𝒆𝒕𝒕𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕
En rappelant que le taux d’endettement = 𝑪𝒂𝒑𝒊𝒕𝒂𝒖𝒙 𝒑𝒓𝒐𝒑𝒓𝒆𝒔.

Le taux d’endettement est positif ou nul. Cela signifie que la rentabilité financière est
à la conjonction de trois types de politiques de l’entreprise :

- une politique de marge qui exprime un comportement commercial sur un


marché ;
- une politique de rotation qui est le résultat de choix techniques et industriels
concernant la production ;
- une politique d’endettement qui joue un rôle d’amplification des décisions
commerciales et industrielles.

Rentabilité financière = Marge x Rotation x Endettement

3°) LES RATIOS DE RENTABILITE SPECIFIQUES A L’ANALYSE BOURSIERE

Pour les sociétés cotées, l’analyse classique comptable sera complétée par une
analyse boursière. On peut construire des ratios supplémentaires en utilisant des
données disponibles sur le marché boursier.

a) Le ratio de rentabilité boursière

Dans ce ratio, on rapporte le résultat net à la valeur boursière des actions appelée
capitalisation boursière.

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𝑹é𝒔𝒖𝒍𝒕𝒂𝒕 𝒏𝒆𝒕
𝑹𝒇 = 𝑪𝒂𝒑𝒊𝒕𝒂𝒍𝒊𝒔𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒃𝒐𝒖𝒓𝒔𝒊è𝒓𝒆

Capitalisation boursière = Novembre des actions x cours de l’action cotée à la


bourse.

Ca ratio intéresse tout particulièrement les analystes boursiers car il permet de


déterminer si la valeur d’une société est sur ou sous-estimée sur le marché.

b) Le bénéfice par action (BPA)

𝑹é𝒔𝒖𝒍𝒕𝒂𝒕 𝒏𝒆𝒕
𝑩𝑷𝑨 =
𝑵𝒐𝒎𝒃𝒓𝒆 𝒅′𝒂𝒄𝒕𝒊𝒐𝒏𝒔

Il indique la rentabilité nette pour une action. On peut aussi utiliser le ratio

𝒅𝒊𝒗𝒊𝒅𝒆𝒏𝒅𝒆𝒔
pour calculer le dividende par action. Ce dernier ratio intéresse
𝑵𝒐𝒎𝒃𝒓𝒆 𝒅′𝒂𝒄𝒕𝒊𝒐𝒏𝒔

surtout les actionnaires préoccupés par une rentabilité immédiatise.

c) Le Price Earning ratio (PER) ou le ratio du “Multiplicateur cours –


bénéfice »

Il est obtenu en faisant le rapport entre le cours de l’action à la bourse et le bénéfice


par action (BPA).

𝑪𝒐𝒖𝒓𝒔 𝒅𝒆 𝒍′𝒂𝒄𝒕𝒊𝒐𝒏
𝑷𝑬𝑹 = 𝑩𝑷𝑨

Le PER est moins une masure de la rentabilité de l’entreprise que celle de ses
succès an bourse. Il permet en effet de savoir si une entreprise est bien évaluée sur
le marché bousier. Il exprime le prix que les investisseurs sont prêts à payer pour
acquérir une action pour un bénéfice de 1F. Pour les valeurs de croissance, le PER
peut atteindre 20 voire 30 mais plus généralement la moyenne se situe autour de 18.

 PER très élevé → action surévaluée → forte spéculation

 PER très faible →action sous-évaluée → faible spéculation

La PER est aussi appelé coefficient de capitalisation du bénéfice net.

Exemple : Soient deux actions A et B


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Action A : cours boursier = 100 ; BPA = 20 ; → PER (A) =100/20 = 5

Action B : cours boursier = 200 ; BPA = 10 ; → PER = (B) 200/10 = 20

L’action B est plus appréciée que l’action A

Le marché boursier est comme un marché de vente aux enchères où le BPA


représente le prix de départ des actions et le PER le nombre de surenchères.

d) Le ratio de distribution des dividendes (pay out ratio)

𝑫𝒊𝒗𝒊𝒅𝒆𝒏𝒅𝒆𝒔 𝒗𝒆𝒓𝒔é𝒔
𝑷𝒂𝒚 𝒐𝒖𝒕 𝒓𝒂𝒕𝒊𝒐 = 𝒙𝟏𝟎𝟎
𝑩é𝒏é𝒇𝒊𝒄𝒆 𝒏𝒆𝒕

B°) LES RATIOS DE GESTION

Ils comprennent :

1°) LES RATIOS DE STRUCTURE DE RESULTAT ET DE COUT

Ces ratios qui sont de type « flux/flux » présentent une bonne synthèse du compte
de résultat, de l’évolution des résultats, des marges, ou de certaines charges. Ainsi,
on a :

𝑪𝒉𝒊𝒇𝒇𝒓𝒆 𝒅’𝒂𝒇𝒇𝒂𝒊𝒓𝒆 𝑵 −𝑪𝒉𝒊𝒇𝒇𝒓𝒆 𝒅’𝒂𝒇𝒇𝒂𝒊𝒓𝒆𝒔 𝑵−𝟏


a) La croissance du chiffre d’affaires =
𝑪𝒉𝒊𝒇𝒇𝒓𝒆 𝒅’𝒂𝒇𝒇𝒂𝒊𝒓𝒆𝒔 𝑵−𝟏

Ce ratio permet de connaître l’évolution de l’activité de l’entreprise et ainsi de


comparer avec les entreprises de même secteur d’activité. Il permet de savoir si
l’entreprise est dans une phase de croissance, de récession ou de stagnation. Dans
les deux derniers cas, il faut en rechercher les causes profondes imputables à
l’entreprise. Dans son calcul, il faudra tenir compte de l’impact du taux d’inflation.

𝑽𝒂𝒍𝒆𝒖𝒓 𝒂𝒋𝒐𝒖𝒕é𝒆 𝑵 −𝑽𝒂𝒍𝒆𝒖𝒓 𝒂𝒋𝒐𝒖𝒕é𝒆 𝑵−𝟏


b) La croissance de la valeur ajoutée = 𝑪𝒉𝒊𝒇𝒇𝒓𝒆 𝒅’𝒂𝒇𝒇𝒂𝒊𝒓𝒆𝒔 𝑵−𝟏

Ce ratio permet de suivre l’évolution de la richesse créée par l’entreprise. Il faut


également suivre l’évolution des consommations intermédiaires. La baisse de la VA
s’explique plus souvent par une augmentation des consommations intermédiaires.

𝑹é𝒔𝒖𝒍𝒕𝒂𝒕 𝒏𝒆𝒕 𝑵−𝑹é𝒔𝒖𝒍𝒕𝒂𝒕 𝒏𝒆𝒕 𝑵−𝟏


c) La croissance du résultat net = 𝑹é𝒔𝒖𝒍𝒕𝒂𝒕 𝒏𝒆𝒕 𝑵−𝟏

Analyse Financière Licence EGEO UPB présenté par Bassirou TOE Page 77
Ce ratio permet de voir si l’évolution du chiffre d’affaires se traduit par une
augmentation du résultat. Si non, il faudra alors en chercher les causes au niveau de
l’évolution des charges.

𝑹é𝒔𝒖𝒍𝒕𝒂𝒕 𝒏𝒆𝒕
d) Le ratio de marge nette = 𝑪.𝑨.𝑯.𝑻

Ce ratio permet de mesurer la marge dégagée par rapport au chiffre d’affaires réalisé
par l’entreprise pour la comparer aux autres entreprises.

𝑴𝒂𝒓𝒈𝒆 𝒃𝒓𝒖𝒕 𝒔𝒖𝒓 𝒎𝒂𝒓𝒄𝒉𝒂𝒏𝒅𝒊𝒔𝒆𝒔


e) Le taux de marque = 𝑽𝒆𝒏𝒕𝒆𝒔 𝑯𝑻 𝒅𝒆 𝒎𝒂𝒓𝒄𝒉𝒂𝒏𝒅𝒊𝒔𝒆𝒔

Ce ratio est un indicateur fondamentale pour les entreprises commerciales parce


qu’il constitue une première mesure de la performance de l’entreprise. Il permet de
détecter une première cause de faiblesse de la valeur ajouté et donc du résultat. Il
masure le pouvoir de l’entreprise dans la fixation sur la marché.

𝑴𝒂𝒓𝒈𝒆 𝒃𝒓𝒖𝒕 𝒔𝒖𝒓 𝒎𝒂𝒓𝒄𝒉𝒂𝒏𝒅𝒊𝒔𝒆𝒔


f) Le taux de marge = 𝑪𝒐𝒖𝒕 𝒅′ 𝒂𝒄𝒉𝒂𝒕𝑯𝑻 𝒅𝒆𝒔 𝒎𝒂𝒓𝒄𝒉𝒂𝒏𝒅𝒊𝒔𝒆𝒔 𝒗𝒆𝒏𝒅𝒖𝒆𝒔

Il mesure le pouvoir de négociation des prix avec les fournisseurs.

𝑬𝑩𝑬
g) Le ratio de L’EBE =𝑪.𝑨.𝑯.𝑻

C’est une mesure de la performance industrielle et commerciale. On élimine ainsi


l’impact du mode de financement de l’entreprise, pour faciliter les comparaisons
inter-sectorielles.

𝑭𝒓𝒂𝒊𝒔 𝒇𝒊𝒏𝒂𝒏𝒄𝒊𝒆𝒓𝒔 𝑭𝒓𝒂𝒊𝒔 𝒇𝒊𝒏𝒂𝒏𝒄𝒊𝒆𝒓𝒔


h) Le ratio de frais financiers = 𝒐𝒖
𝑪.𝑨.𝑯.𝑻 𝑬𝑩𝑬

Il s’agit pour l’essentiel des intérêts (intérêts des concours bancaires courants) et
charges assimilées. Ces ratios mesurent le coût du financement externe et ne
devraient pas dépasser selon les auteurs 3% du CAHT ou 8% de L’EBE. Ils
complètent l’analyse de la solvabilité notamment le ratio frais financier/ EBE toute
augmentation de ce ratio augmente en effet le risque de défaillance.

𝑪𝒉𝒂𝒓𝒈𝒆𝒔 𝒅𝒆 𝒑𝒆𝒓𝒔𝒐𝒏𝒏𝒆𝒍
i) Le poids des charges de personnel = 𝑬𝑩𝑬

Analyse Financière Licence EGEO UPB présenté par Bassirou TOE Page 78
Il permet de suivre l’évolution des charges de personnel lesquelles pèsent
essentiellement sur le niveau de l’EBE et donc sur la rémunération des autres
facteurs.

𝑪𝒉𝒂𝒓𝒈𝒆𝒔 𝒅𝒆 𝒑𝒆𝒓𝒔𝒐𝒏𝒏𝒆𝒍
j) La rémunération du personnel = 𝑽𝒂𝒍𝒆𝒖𝒓 𝒂𝒋𝒐𝒖𝒕é𝒆

Il indique le montant des charges de personnel par franc de VA créée. Ce ratio est
donc essentiel pour mesurer le prélèvement nécessaire sur la VA (et donc sur le
résultat) afin de rémunérer le personnel. La moyenne pour les entreprises
industrielles et commerciales est de 66%. S’il est supérieur à ce pourcentage, le
risque de dépôt de bilan est élevé.

𝑷𝒓𝒐𝒅𝒖𝒄𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒅𝒆 𝒍’𝒆𝒙𝒆𝒓𝒄𝒊𝒄𝒆 (𝒆𝒏 𝒒𝒖𝒂𝒏𝒕𝒊𝒕é)


k) La production du personnel = 𝑪𝒉𝒂𝒓𝒈𝒆𝒔 𝒅𝒆 𝒑𝒆𝒓𝒔𝒐𝒏𝒏𝒆𝒍

Il complète l’information fournie par le ratio précédent. Il mesure la production


réalisée (en volume et donc indépendamment de la fluctuation du prix de vente) par
franc de charges de personnel et permet de porter un jugement sur la productivité de
la main d’œuvre.

l) La rémunération du capital économique

𝑫𝒐𝒕𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒂𝒖𝒙 𝒂𝒎𝒐𝒓𝒕𝒊𝒔𝒔𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕𝒔 𝒅𝒆 𝒍’𝒂𝒄𝒕𝒊𝒇 𝒊𝒎𝒎𝒐𝒃𝒊𝒍𝒊𝒔é


=
𝑬𝑩𝑬

Ce ratio représente en quelque sorte le coût d’utilisation des immobilisations et varie


en fonction des politiques d’amortissement pratiquées.

2°) LES RATIOS DE STRUCTURE DE L’EXPLOITATION

Ce sont des ratios de type « stock/flux » et comprennent

𝐕𝐚𝐥𝐞𝐮𝐫 𝐚𝐣𝐨𝐮𝐭é𝐞
a) le degré d’intégration = 𝐂𝐀𝐇𝐓

Il est encore appelé taux de V.A il permet de caractériser le degrés d’intégration de


l’entreprise. Plus une entreprise est intégrée moins elle fait appel à la sous-traitance
pour réaliser sa production. Ce ratio mesure l’importance des moyens internes dans

Analyse Financière Licence EGEO UPB présenté par Bassirou TOE Page 79
le total des moyens mis en œuvre. Plus il tendra vers le moins l’entreprise utilise des
moyens externe et plus la taille de l’entreprise est grande.

𝑬𝒒𝒖𝒊𝒑𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕 𝒑𝒓𝒐𝒅𝒖𝒄𝒕𝒊𝒇𝒔 (𝒗𝒂𝒍𝒆𝒖𝒓𝒔)


b) L’intensité capitalistique = 𝑬𝒇𝒇𝒆𝒄𝒕𝒊𝒇 𝒅𝒖 𝒑𝒆𝒓𝒔𝒐𝒏𝒏𝒆𝒍

Ce ratio indique le caractère plus ou moins capitalistique de la combinaison de


production. Pour les entreprises très capitalistiques, le ratio est de plus en plus élevé.

c) Le degré de vétusté des immobilisations productives

𝑨𝒎𝒐𝒓𝒕𝒊𝒔𝒔𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕 𝒄𝒖𝒎𝒖𝒍é𝒔 𝒅𝒆𝒔 𝒊𝒎𝒎𝒐𝒃𝒊𝒍𝒊𝒔𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏𝒔 𝒑𝒓𝒐𝒅𝒖𝒄𝒕𝒊𝒗𝒆𝒔


𝑰𝒎𝒎𝒐𝒃𝒊𝒍𝒊𝒔𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏𝒔 𝒑𝒓𝒐𝒅𝒖𝒄𝒕𝒊𝒗𝒆𝒔 (𝒃𝒓𝒖𝒕𝒆𝒔)

Ce ratio fournit des indications sur l’état des machines. Plus il est proche de l, plus le
bien approche de sa « fin de vie théorique » et on peut alors supposer que son
rendement est d’autant plus faible.

d) Le taux d’autofinancement

𝑨𝒖𝒕𝒐𝒇𝒊𝒏𝒂𝒏𝒄𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕
= 𝑰𝒏𝒗𝒆𝒔𝒕𝒊𝒔𝒔𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕𝒔 𝒅𝒆 𝒍’𝒆𝒙𝒆𝒓𝒄𝒊𝒄𝒆 + 𝒗𝒂𝒓𝒊𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒅𝒖 𝑩𝑭𝑬

Il permet de mesurer la part des ressources dégagées par l’activité annuelle dans le
financement des investissements de l’année.

𝑩𝑭𝑬
e) Le poids du BFE = 𝑪𝑨𝑯𝑻

Ce ratio est une caractéristique structurelle du secteur de l’entreprise. Si le ratio se


situe à un niveau anormal, on peut en trouver la cause par l’étude des principales
composantes du BFE, c'est-à-dire les stocks, les créances et les dettes fournisseurs.

Les ratios qui permettent d’analyser ses trois composantes sont appelés ratio de
rotation perce qu’ils traduisent le rythme de renouvellement des éléments
patrimoniaux en jeu, autrement dit combien de fois ces éléments « tournent » dans
l’année.

f) Les ratios rotation

Analyse Financière Licence EGEO UPB présenté par Bassirou TOE Page 80
 La vitesse de rotation du capital ou des actifs

𝑪𝑨 𝑪𝑨
Elle est égale à : ou
𝑨𝒄𝒕𝒊𝒇 𝒕𝒐𝒕𝒂𝒍 𝑪𝒂𝒑𝒊𝒕𝒂𝒖𝒙 𝒑𝒓𝒐𝒑𝒓𝒆𝒔

Ces ratios mesurent la vitesse de rotation de l’actif ou des capitaux engagés dans
l’entreprise. Ils donnent une idée de la rapidité avec laquelle l’entreprise fait fructifier
ses ressources.

 Le ratio de rotations des stocks

On distingue les stocks de marchandises, de manières premières et de produits finis.

Pour les marchandes :

𝑆𝑡𝑜𝑐𝑘 𝑚𝑜𝑦𝑒𝑛 𝑑𝑒 𝑚𝑎𝑟𝑐ℎ𝑎𝑛𝑑𝑖𝑠𝑒𝑠


Le ratio de rotation des stocks = 𝐶𝑜𝑢𝑡 𝑑′ 𝑎𝑐ℎ𝑎𝑡𝐻𝑇 𝑑𝑒𝑠 𝑚𝑎𝑟𝑐ℎ𝑎𝑛𝑑𝑖𝑠𝑒𝑠 𝑣𝑒𝑛𝑑𝑢𝑒𝑠 𝑥 360 𝑗𝑜𝑢𝑟𝑠

𝑺𝒕𝒐𝒄𝒌 𝒊𝒏𝒊𝒕𝒊𝒂𝒍+𝒔𝒕𝒐𝒄𝒌 𝒇𝒊𝒏𝒂𝒍


NB: Stocks moyen = 𝟐

Coût d’achat des marchandes consommées = achats HT + Variation des stocks


(stocks initial – stock final)

Pour les manières premières :

𝑆𝑡𝑜𝑐𝑘 𝑚𝑜𝑦𝑒𝑛 𝑑𝑒 𝑚𝑎𝑡𝑖è𝑟𝑒𝑠 𝑝𝑟𝑒𝑚𝑖è𝑟𝑒𝑠


Le ratio de rotation des stocks = 𝐶𝑜𝑢𝑡 𝑑′ 𝑎𝑐ℎ𝑎𝑡𝐻𝑇 𝑑𝑒𝑠 𝑚𝑎𝑡𝑖è𝑟𝑒𝑠 𝑐𝑜𝑛𝑠𝑜𝑚𝑚é𝑒𝑠 𝑥 360 𝑗𝑜𝑢𝑟𝑠

Il permet de calculer la durée de détention en stock des matières premières (en


nombre de jours) depuis l’achat jusqu’à leur consommation dans le processus de
fabrication.

Pour les produits finis :

𝑆𝑡𝑜𝑐𝑘 𝑚𝑜𝑦𝑒𝑛 𝑑𝑒 𝑝𝑟𝑜𝑑𝑢𝑖𝑡𝑠 𝑓𝑖𝑛𝑖𝑠


Le ratio de rotation des stocks = 𝐶𝑜𝑢𝑡 𝑑𝑒 𝑝𝑟𝑜𝑑𝑢𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑒𝑠 𝑝𝑟𝑜𝑑𝑢𝑖𝑡𝑠 𝑣𝑒𝑛𝑑𝑢𝑠 𝑥 360 𝑗𝑜𝑢𝑟𝑠

Il permet de calculer la durée de détention en stock des produits finis (en nombre de
jours) depuis le jour de remise en stocks (fin de fabrication) jusqu’à leurs vente.

Analyse Financière Licence EGEO UPB présenté par Bassirou TOE Page 81
 La durée moyenne des créances-clients

𝐶𝑟é𝑎𝑛𝑐𝑒 𝑐𝑙𝑖𝑒𝑛𝑡𝑠+𝑐𝑜𝑚𝑝𝑡𝑒𝑠 𝑟𝑎𝑡𝑡𝑎𝑐ℎé+𝑒𝑓𝑓𝑒𝑡𝑠 𝑒𝑠𝑐𝑜𝑚𝑝𝑡é𝑠 𝑛𝑜𝑛 é𝑐ℎ𝑢𝑠


Ratio = 𝑥 360 𝑗𝑜𝑢𝑟𝑠
𝐶ℎ𝑖𝑓𝑓𝑟𝑒 𝑑′ 𝑎𝑓𝑓𝑎𝑖𝑟𝑒𝑠 𝑇𝑇𝐶

Ce ratio représente le délai moyen de crédit accordé par l’entreprise à ses clients
exprimé en jours. D’un point de vue financier, il faudrait chercher à réduire ce délai
au minimum.

𝐷𝑒𝑡𝑡𝑒𝑠 𝑓𝑜𝑢𝑟𝑛𝑖𝑠𝑠𝑒𝑢𝑟𝑠+𝑐𝑜𝑚𝑝𝑡𝑒𝑠 𝑟𝑎𝑡𝑡𝑎𝑐ℎé𝑠


Ratio = 𝑥 360 𝑗𝑜𝑢𝑟𝑠
𝐴𝑐ℎ𝑎𝑡𝑠 𝑒𝑡 𝑠𝑒𝑟𝑣𝑖𝑐𝑒𝑠 𝑒𝑥𝑡é𝑟𝑖𝑒𝑢𝑟𝑠 𝑇𝑇𝐶

Ce ratio représente la durée moyenne de crédit accordé à l’entreprise par ses


fournisseurs (en nombre de jours). En général, plus cette durée est élevée, plus les
ressources de l’entreprise sont importantes.

C°) LES RATIOS DE STRUCTURE FINANCIERE

Ces ratios concernent cette fois les éléments de la structure financière afin d’affiner
l’analyse de la solvabilité et de la liquidité de l’entreprise. On distingue :

1°) LES RATIOS D’ANALYSE DE L’ACTTIF ET DU PASSIF

Ce sont :

𝐴𝑐𝑡𝑖𝑓 𝑖𝑚𝑚𝑜𝑏𝑖𝑙𝑖𝑠é 𝑛𝑒𝑡


a) Le ratio de liquidité de l’actif (bilan financier) = Ou
𝐴𝑐𝑡𝑖𝑓 𝑡𝑜𝑡𝑎𝑙 𝑛𝑒𝑡

𝐴𝑐𝑡𝑖𝑓 à 𝑝𝑙𝑢𝑠 𝑑′ 𝑢𝑛 𝑎𝑛
𝐴𝑐𝑡𝑖𝑓 𝑡𝑜𝑡𝑎𝑙 𝑛𝑒𝑡

Plus ces ratios sont élevés, moins les actifs de l’entreprise sont liquides.

b) Le ratio d’autonomie financière

A partir du bilan fonctionnel on a :

𝐶𝑎𝑝𝑖𝑡𝑎𝑢𝑥 𝑝𝑟𝑜𝑝𝑟𝑒𝑠 𝑒𝑡 𝑟𝑒𝑠𝑠𝑜𝑢𝑟𝑐𝑒𝑠 𝑎𝑠𝑠𝑖𝑚𝑖𝑙é𝑠


ou au sens large
𝐷𝑒𝑡𝑡𝑒𝑠 𝑓𝑖𝑛𝑎𝑛𝑐𝑖è𝑟𝑒𝑠

𝐶𝑎𝑝𝑖𝑡𝑎𝑢𝑥 𝑝𝑟𝑜𝑝𝑟𝑒𝑠 𝑒𝑡 𝑟𝑒𝑠𝑠𝑜𝑢𝑟𝑐𝑒𝑠 𝑎𝑠𝑠𝑖𝑚𝑖𝑙é𝑠


𝐷𝑒𝑡𝑡𝑒𝑠 à 𝑝𝑙𝑢𝑠 𝑑’𝑢𝑛 + 𝑐𝑜𝑛𝑐𝑜𝑢𝑟𝑠 𝑏𝑎𝑛𝑐𝑎𝑖𝑟𝑒𝑠

Analyse Financière Licence EGEO UPB présenté par Bassirou TOE Page 82
A partie du bilan liquidité :

𝐶𝑎𝑝𝑖𝑡𝑎𝑢𝑥 𝑝𝑟𝑜𝑝𝑟𝑒𝑠 𝐶𝑎𝑝𝑖𝑡𝑎𝑢𝑥 𝑝𝑟𝑜𝑝𝑟𝑒𝑠


= 𝐷𝑒𝑡𝑡𝑒𝑠 à 𝑝𝑙𝑢𝑠 𝑑’𝑢𝑛 ou au sens large 𝐷𝑒𝑡𝑡𝑒𝑠 à 𝑝𝑙𝑢𝑠 𝑑’𝑢𝑛 + 𝑐𝑜𝑛𝑐𝑜𝑢𝑟𝑠 𝑏𝑎𝑛𝑐𝑎𝑖𝑟𝑒𝑠

En général, on admet que l’endettement à long terme ne doit pas dépasser les
capitaux propres. Le ratio au sens strict doit être supérieur à 100%.

𝐶𝑎𝑝𝑖𝑡𝑎𝑢𝑥 𝑝𝑟𝑜𝑝𝑟𝑒𝑠
c) Le ratio d’indépendance = 𝑃𝑎𝑠𝑠𝑖𝑓 𝑡𝑜𝑡𝑎𝑙

Selon les auteurs, ce ratio doit être supérieur à 30%

d) La capacité de remboursement

𝐷𝑒𝑡𝑡𝑒𝑠 𝑓𝑖𝑛𝑎𝑛𝑐𝑖è𝑟𝑒𝑠
A partir du bilan fonctionnel : = 𝐶𝑎𝑝𝑎𝑐𝑖𝑡é 𝑑′𝑎𝑢𝑡𝑜𝑓𝑖𝑛𝑎𝑛𝑐𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡

𝐷𝑒𝑡𝑡𝑒𝑠 à 𝑝𝑙𝑢𝑠 𝑑′ 𝑢𝑛 𝑎𝑛
A partir du bilan liquidité : 𝐶𝑎𝑝𝑎𝑐𝑖𝑡é 𝑑′𝑎𝑢𝑡𝑜𝑓𝑖𝑛𝑎𝑛𝑐𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡

Ce ratio mesure la durée que mettait l’entreprise à rembourser ses dettes à long
terme si elle y affectait la totalité de son autofinancement. Il doit être de l’ordre de 3 à
4 ans.

2°) LES RATIOS D’AQUILIBRE FINANCIER

a) Le ratio de l’équilibre financier minimum (bilan liquidité)

𝑅𝑒𝑠𝑠𝑜𝑢𝑟𝑐𝑒𝑠 𝑝𝑒𝑟𝑚𝑎𝑛𝑒𝑛𝑡𝑒𝑠
= 𝐴𝑐𝑡𝑖𝑓 à 𝑝𝑙𝑢𝑠 𝑑′ 𝑢𝑛𝑎𝑛

Il doit être supérieur au fonds de roulement liquide est positif.

b) Le ratio de couverture des capitaux investis (bilan fonctionnel)

𝑅𝑒𝑠𝑠𝑜𝑢𝑟𝑐𝑒𝑠 𝑝𝑒𝑟𝑚𝑎𝑛𝑒𝑛𝑡𝑒𝑠
= 𝐴𝑐𝑡𝑖𝑓 𝑠𝑡𝑎𝑏𝑙𝑒+𝐵𝐹𝐸

Il permet de savoir si les ressources permanentes sont suffisantes pour financer non
seulement les immobilisations, mains également le besoin de financement de
l’exploitation. Il doit se situer autour de 100% pour respecter l’équilibre financier.

Analyse Financière Licence EGEO UPB présenté par Bassirou TOE Page 83
a) Les ratios de liquidité (bilan liquidité)

Ils permettent d’analyser la solvabilité de l’entreprise. Ce sont :

𝐴𝑐𝑡𝑖𝑓 à 𝑚𝑜𝑖𝑛𝑠 𝑑′ 𝑢𝑛 𝑎𝑛
Le ratio de liquidité générale = 𝐷𝑒𝑡𝑡𝑒𝑠 à 𝑚𝑜𝑖𝑛𝑠 𝑑′ 𝑢𝑛𝑎 𝑛

Il est également appelé ratio de solvabilité à court terme. Normalement, il doit être
supérieur à 100% pour que l’entreprise soit solvable.

𝐴𝑐𝑡𝑖𝑓 à 𝑚𝑜𝑖𝑛𝑠 𝑑′ 𝑢𝑛 𝑎𝑛(𝑚𝑜𝑖𝑛𝑠 𝑙𝑒𝑠 𝑠𝑡𝑜𝑐𝑘𝑠)


Le ratio de liquidité générale = 𝐷𝑒𝑡𝑡𝑒𝑠 à 𝑚𝑜𝑖𝑛𝑠 𝑑′ 𝑢𝑛𝑎 𝑛

Il permet de savoir si les liquidités immédiates de l’entreprise plus les fonds attendus
de ses clients suffisent pour faire face à toutes ses dettes à court terme.
Normalement, ce ratio doit être proche de 100%. Il faut aussi veiller a e que les
crédits accordés par les fournisseurs soient supérieurs aux crédits consentis aux
clients.

𝑉𝑎𝑙𝑒𝑢𝑟𝑠 𝑑𝑖𝑠𝑝𝑜𝑛𝑖𝑏𝑙𝑒𝑠
Le ratio de liquidité immédiate = 𝐷𝑒𝑡𝑡𝑒𝑠 à 𝑚𝑜𝑖𝑛𝑠 𝑑′ 𝑢𝑛𝑎 𝑛

Ce ratio permet de savoir si les fonds immédiatement disponible (trésorerie-actif)


suffisent à faire aux dettes à court terme. En générale, l’argent disponible ne permet
pas de financer la totalité des dettes à court terme (ratio inférieur à 100%) car, le cas
inverse signifierait que l’entreprise dispose de suffisamment d’argent à la banque et
par dévers elle pour financer toutes ses dettes à court terme.

Cela démonterait qu’elle a trop de disponibilité, synonymes d’argent qui dort ce qui
dénoterait d’un sous-emploi de ses capitaux. Cette situation est cependant rare car,
les entreprises ont pris l’habitude de gérer une trésorerie négative.

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TRAVAUX DIRIGES

I. ANALYSE DE LA STRUCTURE FINANCIERE ET DES RATIOS

CAS N°1 : SOCIETE FATEX

On vous donne le bilan suivant de la société FATEX au 31/12/2013.


Amort- et
ACTIF Bruts Nets Passif Montant
provisions
Immo. incorporelles 100 000 40 000 60 000 Capital 400 000
Immo. corporelles 1 000 000 700 000 300 000 Réserves 120 000
Immo. financière 50 000 10 000 40 000 Résultat 30 000
Stock 270 000 270 000 Subventions d’investissement 20 000
Créances clients 340 000 340 000 Provisions réglementées 10 000
Créances diverses 110 000 110 000 Provision pour risques 35 000
Disponibilités 35 000 35 000 Provision pour charges 25 000
Charges à repartir 15 000 15 000 Dettes auprès des
Charges constatées 20 000 20 000 établissements de crédit 210 000
d’avance Emprunt et dettes financières
diverses 30 000
Fournisseurs 160 000
Dettes fiscales et sociales 60 000
Dettes diverses 38 000
Produits constatées d’avance 12 000
Découverts bancaires 40 000
TOTAL ACTIF 1 940 000 750 000 1 190 000 TOTAL PASSIF 1 190 000

On vous donne les informations complémentaires suivantes :

- Parmi les stocks il y a pour 40 000F de stocks occasionnels


- Les créances diverses sont des créances sur cessions d’immobilisation
- Les dettes diverses sont des dettes sur acquisitions d’immobilisation
TAF : A partir du bilan ci-dessus et des informations complémentaires

1. Etablir le bilan fonctionnel faisant ressortir tous les éléments ainsi que le bilan
2. Calculer le fonds de roulement net global de deux façons
3. Calculer le BFE, le BFHAO et la trésorerie.
4. Expliquer le financement du BFG

Analyse Financière Licence EGEO UPB présenté par Bassirou TOE Page 85
CAS N°2 : SOCIETE AMIO
A partir du bilan de la société AMIO au 31/12/2014 donné en annexe on vous
demande de :
1. Présenter le bilan financier.
2. Calculer le fonds de roulement.
3. Calculer les ratios suivants : autonomie financière, solvabilité générale,
rentabilité des capitaux propres.
4. D’après ces résultats l’entreprise peut-elle recourir à l’emprunt ?

Bilan de la société AMIO au 31/12/2014


ACTIF Montant Passif Montant
Frais immobilisés 1 000 000 Capital 104 000 000
Constructions 80 000 000 Réserve 10 000 000
Matériels et outillage 3 000 000 Emprunts à long terme 30 000 000
Mobilier de bureau 2 500 000 Provision pour charges et 1 000 000
Autres valeurs immobilisées 8 000 000 pertes(2) 50 000 000
Stock (1) 70 000 000 Fournisseurs 15 000 000
Créances clients 29 000 000 Effets à payer 13 000 000
Effets à recevoir 10 000 000 Résultat (3)
Banque 15 000 000
Caisse 4 500 000
TOTAL ACTIF 223 000 000 TOTAL PASSIF 223 000 000

(1) y compris un stock a plus d’un an appelé stock de sécurité de 20 000 000F.
(2) les ¾ représentent une provision pour charge dont l’échéance se situe dans 3
ans ; le reste correspondant à une provision pour litige dont l’échéance se situe au
début de l’année prochaine.
(3) dont 1 000 000 à distribuer aux associés sous forme de dividende au début de
l’exercice suivant.

II. RENTABILITE ET RATIOS

CAS N° 3 : SOCIETE MINEFASO

On vous donne le compte de résultat de la société MINFASO au 31 décembre 2015


en millions de FCFA.

Analyse Financière Licence EGEO UPB présenté par Bassirou TOE Page 86
Charges Montant Produits Montant
CHARGES D’EXPLOITATION PRODUITS D’EXPLOITATION

Achats de marchandises 125 Ventes de marchandises 410


- Variation de stocks (- ou +) -9
Production Stockée 21
Production Immobilisée 185
Autres Achats 72
- Variation de stocks (- ou +) 3
Subventions d'Exploitations 5
Services Extérieurs A & B 62 Autres Produits 3
Impôts et Taxes 10
Autres Charges 5

Charges de Personnel (Salaires +charges 153


sociales)

Dotations aux Amortissements et aux


Provisions 82

503 TOTAL PRODUITS 636


TOTAL CHARGES D’EXPLOITATION
D’EXPLOITATION
CHARGES FINANCIERES PRODUITS FINANCIERS

Frais Financiers 45 Revenus Financiers 6


Pertes sur cession des titres de placement 2

47 TOTAL DES PRODUITS 6


TOTAL DES CHARGES FINANCIERES
FINANCIERS
TOTAL DES CHARGES DES TOTAL DES PRODUITS DES
ACTIVITES ORDINAIRES ACTIVITES ORDINAIRES
HORS ACTIVITES
HORS ACTIVITES ORDINAIRES(HAO)
ORDINAIRES(HAO)
Valeurs comptables des cessions d’immo. 6 Produits des cessions d’immo. 14
Charges HAO 11 4
Produits HAO
TOTAL DES CHARGES HAO 17 TOTAL DES PRODUITS HAO 18
Participation des travailleurs 1
Impôts sur le résultat 31
Résultat de l’exercice 61
TOTAL GENERAL DES CHARGES 660 TOTAL GENERAL DES 660
PRODUITS

1. Calculer les soldes de gestion


2. Calculer la capacité d’autofinancement de deux manières (CAF)
3. Calculer l’excédent de trésorerie d’exploitation (ETE)

Analyse Financière Licence EGEO UPB présenté par Bassirou TOE Page 87
CAS N°4 : FASO ENERGIE

On extrait de la balance après inventaire au 31/12/2014 de la société « FASO


ENERGIE » les éléments du compte de résultat suivants :
Mouvements de la Solde au 31/12/2014
N° Libellés période
Débit Crédit Débiteur Créditeur
601 Achat de marchandises 48 410 350 48 060
602 Achat de matières premières 30 000 30 000
6031 Variation de stocks de marchandises 500 600 100
6032 Variation de stocks matières premières 2 000 2 400 400
6033 Variation de stocks autres achats 250 400 150
605 Autres achats 5 335 5 335
61 Transports 3 250 3 250
62 Services extérieurs A 7 300 7 300
63 Services extérieurs B 9 450 9 450
64 Impôts et taxe 4 320 4 320
65 Autres charges 800 800
66 Appointements et salaires 8 155 8 155
671 Intérêts des emprunts 1 600 1 600
676 Pertes de change 250 250
681 Dotations aux amortissements 8 050 8 050
701 Ventes de marchandises 68 845 68 845
702 Ventes de produits finis 71 000 71 000
706 Services vendus 2 800 2 800
707 Produits accessoires 4 150 4 150
72 Production immobilisée 3 500 3 500
736 Variation de stock de produits finis 500 500
771 Intérêts des prêts 200 200
776 Gains de change 500 500
781 Transfert de charges d’exploitation 250 250
791 Reprise de provisions d’exploitation 500 500
81 Valeur comptable des cessions 2 500 1 800 700
82 Produits des cessions 1 750 1 750
831 Charges HAO 3 500 3 500
841 Produits HAO 1 250 1 250
TOTAL 354 895 354 895 228 470 228 470

1. Déterminer le chiffre d’affaires de l’entreprise et calculer les soldes


intermédiaires de gestion.
2. Déterminer la capacité d’autofinancement de la société de deux manières.

Analyse Financière Licence EGEO UPB présenté par Bassirou TOE Page 88
III. ANALYSE DU TAFIRE

CAS N°5 : ENTREPRISE GENIALE SERVICE et EPAGNA

A. On vous donne l’extrait du bilan 2012 de l’entreprise « Géniale-Service »


comme suit :
Eléments 2011 2012
Matières premières 625 000 750 000
En-cours 2 187 500 1 250 000
Clients 3 125 000 4 687 500
Fournisseurs 250 000 375 000
Dettes fiscales 562 000 93 750
Calculer la variation du BFE en utilisant les différents tableaux de variation.

B. On vous donne le bilan d’ouverture suivant de l’entreprise EPAGNA en 2013:


Matériel industriel 42 000 000 Capital 70 000 000
Stock de marchandises 35 000 000 Fournisseur 14 000 000
Caisse 7 000 000
TOTAL 84 000 000 TOTAL 84 000 000

Pendant l’exercice, « Epagna » a réalisé les opérations suivantes :

- Achat de marchandises à crédit 21 000 000


- Vente à crédit de marchandises 24 500 000
- Règlement du fournisseur ; en espèces, 5 600 000
On rappelle que la dotation du matériel industriel 2013 est de 420 000.

TAF :
1. Présenter le bilan de clôture de l’entreprise »EPAGNA » en décembre 2013.
2. Calculer l’excédent de trésorerie d’exploitation (ETE).

IV. DIAGNOSTIC DE L’EQUILIBRE FINANCIER PAR LES RATIOS

CAS N°6 : SOCIETE OTOYAMA

Le comptable de la société OTOYAMA a dressé le bilan condensé suivant au


31/12/2015 :

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Bilan en KF
Actif Montant net Passif Montant net
Immobilisation corporelle 550 000 Capital social 860 000
Immobilisation financière 280 000 Résultat 80 000
Stock de marchandise 130 000 Dettes financières à L.T (emprunt) 100 000
Créance 160 000 Dettes fiscales et sociales 30 000
Trésorerie 70 000 Dettes fournisseurs 120 000
Précisions : l’entreprise n’est pas soumise à l’impôt sur le bénéfice et le taux de la
TVA est de 20% (à titre exceptionnel).

Autres données :

- Chiffre d’affaires TTC = 480 000


- Achat de la période TTC = 600 000
- Stock initial = 300 000F
- Dotations aux amortissements = 70 000F

Travail à faire :

1. Calculer et commenter les ratios suivants : d’endettement ; d’équilibre


financier et de liquidité.
2. Déterminer et commenter les ratios suivants : rotation de stock ; crédit
client ; crédit fournisseur.
3. Calculer la rentabilité économique et financière. Commenter.

CAS N°7 : Entreprise X


On donne ci-dessous, le compte de résultat simplifié de l’entreprise X :
Charges Montant Produits Montant
Charges d’exploitation 54 000 Ventes 100 000
Charges d’intérêt 10 000
Impôt sur le résultat 12 000
D’autre part, on sait que : Capitaux propres(K) = 200 000 et Cout moyen des
dettes financières : i = 0,1.
1. Calculer les rentabilités économique (re) et financière (rf).
2. Retrouver la rentabilité économique à partir de la rentabilité financière et de la
formule du levier (taux d’impôt sur le bénéfice = 33,33%).
3. Calculer l’effet de levier et interpréter-le.

Analyse Financière Licence EGEO UPB présenté par Bassirou TOE Page 90
CORRECTION DES TRAVAUX DIRIGES

CAS N°1 : SOCIETE FATEX


1. Bilan fonctionnel général et condensé.
- Bilan fonctionnel général
ACTIF Bruts Passif Montant
ACTIF IMMOBILISE 1 165 000 RESSOURCES STABLES 1 630 000
Charges à repartir 15 000 Capital 400 000
Immo.incorporelles 100 000 Réserves 120 000
Immo. corporelles 1 000 000 Résultat 30 000
Immo. financière 50 000 Subventions d’investissement 20 000
Provisions réglementées 10 000
ACTIF CIRCULANT 740 000 Provision pour risques 35 000
Actif circulant AO 590 000 Provision pour charges 25 000
- Stock 230 000 Dettes auprès des étab- de crédit 210 000
- Créances clients 340 000 Emprunt et dettes financières diverses 30 000
- Charges constatées d’avance 20 000 Amortissements et provisions 750 000
Actif circulant HAO 150 000 PASSIF CIRCULANT 270 000
- Stock 40 000 Passif circulant AO 232 000
- Créances diverses 110 000 - Fournisseurs 160 000
- - Dettes fiscales et sociales 60 000
TRESORERIE ACTIF 35 000 - Produits constatées d’avance 12 000
Disponibilités 35 000 Passif circulant HAO 38 000
- Dettes diverses 38 000
TRESORERIE PASSIF 40 000
Découverts bancaires 40 000
TOTAL ACTIF 1 940 000 TOTAL PASSIF 1 940 000

- Bilan fonctionnel condensé


ACTIF Bruts Passif Montant
ACTIF IMMOBILISE 1 165 000 RESSOURCES STABLES 1 630 000
ACTIF CIRCULANT 740 000 PASSIF CIRCULANT 270 000
- Actif circulant AO 590 000 - Passif circulant AO 232 000
- Actif circulant HAO 150 000 - Passif circulant HAO 38 000
TRESORERIE ACTIF 35 000 TRESORERIE PASSIF 40 000
TOTAL ACTIF 1 940 000 TOTAL PASSIF 1 940 000

Analyse Financière Licence EGEO UPB présenté par Bassirou TOE Page 91
2. Calcul du fonds de roulement de deux manières
- FRNG = Ressources stables – Emplois stables
FRNG = 1 630 000 – 1 165 000 = 465 000

- FRNG = (Actif circulant + Trésorerie actif) – (Passif circulant +


Trésorerie passif)
FRNG = (740 000 + 35 000) – (270 000 + 40 000) = 775 000 – 310 000 = 465 000

3. Calcul BFE, BFHAO et TN


- BFE = Actif circulant AO – Passif circulant AO
BFE = 590 000 – 232 000 = 358 000
- BFHAO = Actif circulant HAO – Passif circulant HAO
BFHAO = 150 000 – 38 000 = 112 000
- TN = Trésorerie actif – Trésorerie passif
TN = 35 000 – 40 000 = – 5 000
4. Le BFG
BFG = BFE + BFHAO = 358 000 + 112 000 = 470 000
La société FATEX à un besoin de financement de 470 000 FCFA. Ce besoin sera
couvert en grande partie par le FRNG correspondant au montant des ressources
stables non utilisés pour le financement de l’actif immobilisé pour 465 000. Le fonds
de roulement étant insuffisant la société a dû recourir à des concours bancaires
courants pour un montant net de 40 000FCFA.

CAS N°3 : SOCIETE AMIO


A partir du bilan de la société AMIO au 31/12/2014 donné en annexe on vous
demande de :
5. Présentons le bilan financier (voir page suivante).
6. Calculons le fonds de roulement.
FRL = Passif à plus d’un an – Actif à plus d’un an

FRL = 156 750 000 – 114 500 000 = 42 250 000. Le FRL étant supérieur à 0
l’équilibre financier est respecté et la société est solvable.

Analyse Financière Licence EGEO UPB présenté par Bassirou TOE Page 92
7. Calculons les ratios suivants : autonomie financière, solvabilité générale,
rentabilité des capitaux propres.
𝐂𝐚𝐩𝐢𝐭𝐚𝐮𝐱 𝐩𝐫𝐨𝐩𝐫𝐞𝐬 𝟏𝟐𝟔 𝟎𝟎𝟎 𝟎𝟎𝟎
- Autonomie financière = = = 𝟏, 𝟑
𝐃𝐞𝐭𝐭𝐞𝐬 𝟗𝟕 𝟎𝟎𝟎 𝟎𝟎𝟎
𝐓𝐨𝐭𝐚𝐥 𝐚𝐜𝐭𝐢𝐟 𝟐𝟐𝟑 𝟎𝟎𝟎 𝟎𝟎𝟎
- Solvabilité générale = = = 𝟐, 𝟑
𝐓𝐨𝐭𝐚𝐥 𝐝𝐞𝐭𝐭𝐞𝐬 𝐞𝐱𝐢𝐠𝐢𝐛𝐥𝐞𝐬 𝟗𝟕 𝟎𝟎𝟎 𝟎𝟎𝟎

𝐑é𝐬𝐮𝐥𝐭𝐚𝐭 𝐧𝐞𝐭 𝟏𝟐 𝟎𝟎𝟎 𝟎𝟎𝟎


- Rentabilité des capitaux = = =0,095
𝐂𝐚𝐩𝐢𝐭𝐚𝐮𝐱 𝐩𝐫𝐨𝐩𝐫𝐞𝐬 𝟏𝟐𝟔 𝟎𝟎𝟎 𝟎𝟎𝟎

8. D’après ces résultats l’entreprise peut-elle recourir à l’emprunt ?


Oui l’entreprise peut recourir à l’emprunt car elle est solvable autonomie financière
et solvabilité générale supérieur. La rentabilité des capitaux propres étant très faible
il peut recourir à l’emprunt pour améliorer sa rentabilité.

Bilan de la société AMIO au 31/12/2014


ACTIF Montant Passif Montant
ACTIF A PLUS D’UN AN 114 500 000 PASSIF A PLUS D’UN AN 156 750 000
Frais immobilisés 1 000 000 - Capitaux propres 126 000 000
Constructions 80 000 000 Capital 104 000 000
Matériels et outillage 3 000 000 Réserve 10 000 000
Mobilier de bureau 2 500 000 Résultat 12 000 000
Autres valeurs immobilisées 8 000 000 - Dettes financières à + 1 an 30 750 000
Stock de sécurité 20 000 000 Emprunts à long terme 30 000 000
Provision pour charges et pertes 750 000
ACTIF A MOINS D’UN AN 108 500 000
Stock 50 000 000 PASSIF A MOINS D’UN AN 66 250 000
Créances clients 29 000 000 Fournisseurs 50 000 000
Effets à recevoir 10 000 000 Effets à payer 15 000 000
Banque 15 000 000 Dividendes 1 000 000
Caisse 4 500 000 Provision pour charges et pertes 250 000

TOTAL ACTIF 223 000 000 TOTAL PASSIF 223 000 000

CAS N° 3 : SOCIETE MINEFASO

1. Calcul des soldes de gestion en millions de FCFA.


 Marge brute sur marchandises

Analyse Financière Licence EGEO UPB présenté par Bassirou TOE Page 93
MB/mses = ventes de marchandises – achats « consommés » de marchandises (à
savoir achats – variations des stocks)
MB/mses = 410 – 125 + 9 = 294

 La marge brute sur matières


MB/ mat-premières = Ventes de produits fabriqués + Travaux, services vendus +
Production stockée (+/-) + Production immobilisée - Achats de matières premières et
fournitures liées (+/-) Variation des stocks de matières
MB/ mat-premières = 21 + 185 = 206
 La valeur ajoutée (VA)
VA = MB Sur Marchandises + MB Sur Matières + Produits Accessoires + Subvention
d’exploitation + Autres produits d’exploitation - Autres achats - Variation des stocks
des autres achats – Transport - Services extérieurs -Impôts et taxes -Autres charges
d’exploitation.
VA = 294 +206 + 5 + 3 – 72 – 3 – 62 – 10 – 5 = 356

 L’excédent brut d’exploitation (EBE)


EBE = VA – charges de personnel
EBE = 356 – 153 = 203
 Le résultat d’exploitation (RE)
RE = EBE + Reprise de provisions + transfert de charges d’exploitation – Dotations
aux amortissements et aux provisions d’exploitation
RE = 203 +12 – 82 = 133
 Le résultat financier (RF)
RF = Total produits financiers – Total charges financières
RF = 6 – 47 = - 41
 Le résultat des activités ordinaires (RAO)
RAO = RE + RF = 133 – 41 = 92
 Le résultat hors activités ordinaires (RHAO)
RHAO = Total produits HAO – Total charges HAO
RHAO = 18 – 17 = 1

 Le résultat net de l’exercice (RN)


RN = RAO + RHAO – Participation des travailleurs – Impôt sur le résultat
RN = 92 + 1 – 32 = 61
4. Calcul de la capacité d’autofinancement de deux manières (CAF)

Analyse Financière Licence EGEO UPB présenté par Bassirou TOE Page 94
 La méthode additive
CAFG = RN + Dotations aux amortissements et aux provisions (exploitation,
financières et HAO) + Valeurs comptables des cessions – Reprises des
amortissements et provisions (exploitation, financières et HAO) – Reprises des
subventions d’investissements – Produits des cessions d’immobilisations.
CAFG = 61 + 82 + 6 – 14 = 123
 La méthode soustractive
CAFG = EBE + Transferts de charges d’exploitation + Revenus financiers + Gains de
change + Transferts de charges financières + Produits HAO + Transferts de charges
HAO – Frais financiers – Perte de change – Charges HAO – Participation des
travailleurs – Impôt sur le résultat
CAFG = 203 + 6 + 4 – 47 – 11 – 1 – 31 = 123
La CAFG est la ressource interne générée par l’entreprise grâce à l’ensemble de ses
opérations de gestion au cours d’un exercice.
Elle sert à investir, à rémunérer les actionnaires et à rembourser les dettes.

CAS N°4 : FASO ENERGIE

1. Déterminons le chiffre d’affaires de l’entreprise et calculer les soldes


intermédiaires de gestion.

 Chiffres d’affaires = Ventes de marchandises + Ventes de produits


+ Travaux et services vendus + Produits accessoires
Chiffre d’affaires = 68 845 + 71 000 + 2 800 + 4 150
 Les soldes intermédiaires de gestion
a. MB/mses = ventes de marchandises – achats « consommés » de
marchandises (à savoir achats – variations des stocks)
MB/mses = 68 845 – (48 060 -100) = 20 885

b. La marge brute sur matières premières


Elle est égale à : Vente de produits finis ou fabriqués + ventes de produits
intermédiaires + ventes de produits résiduels + production stockée + travaux et
services vendus + production immobilisée – (Achats de matières premières et
fournitures liés + ou – variation de stock de matières premières)

MB/matières = 71 000 + 500 + 2 800 + 3 500 – (30 000 – 400) = 48 200

Analyse Financière Licence EGEO UPB présenté par Bassirou TOE Page 95
c. La valeur ajoutée (VA)
La VA = Marge brute sur marchandises + Marge brute sur matières premières +
Produits accessoires + Subvention d’exploitation + Autres produits – (Autres achats +
ou – Variation des stocks + Transport + Services extérieurs + Impôts et taxes +
Autres charges)

VA = 20 885 + 48 200 + 4 150 – (5 335 – 150 + 3 250 + 7 300 + 9 450 + 4 320 +


800) = 42 930

d. L’excédent brut d’exploitation (EBE)


EBE = valeur ajoutée – Charge de personnel

EBE = 42 930 – 8 155 = 34 775

e. Résultat d’exploitation (RE)


RE = EBE + Reprise d’amortissement d’exploitation+ reprise de provision
d’exploitation + transfert de charges d’exploitation – ( Dotations aux amortissements
et aux provisions d’exploitation)

RE = 34 775 + 500 + 250 – 8 050 = 27 475

f. Résultat financier (RF)


Le résultat financier = Produits financiers – charges financières

RF = 200 + 500 – 1 600 – 250 = -1 150

g. Résultat des activités ordinaires (RAO)


RAO = RE + RF

RAO = 27 475 – 1 150 = 26 325

h. Résultat Hors Activités Ordinaires (RHAO)


RHAO = Produits HAO –Charges HAO

RHAO =1 750 + 1 250 – 700 – 3 500 = - 1 200

i. Le résultat net (RN)


RN = RAO + OU –RHAO – participation des travailleurs – impôt sur le résultat

RN = 26 325 – 1 200 = 25 125

3. Calcul de la capacité d’autofinancement de deux manières (CAF)


 La méthode additive
CAFG = RN + Dotations aux amortissements et aux provisions (exploitation,
financières et HAO) + Valeurs comptables des cessions – Reprises des

Analyse Financière Licence EGEO UPB présenté par Bassirou TOE Page 96
amortissements et provisions (exploitation, financières et HAO) – Reprises des
subventions d’investissements – Produits des cessions d’immobilisations.
CAFG = 25 125 + 8 050 + 700 – 500 – 1 750 = 31 625
 La méthode soustractive
CAFG = EBE + Transferts de charges d’exploitation + Revenus financiers + Gains de
change + Transferts de charges financières + Produits HAO + Transferts de charges
HAO – Frais financiers – Perte de change – Charges HAO – Participation des
travailleurs – Impôt sur le résultat
CAFG = 34 775+ 250 + 200 + 500 + 1 250 – 1 600 – 250 – 3 500 = 31 625
La CAFG est positif. Il s’agit donc d’une ressource interne générée par l’entreprise
grâce à l’ensemble de ses opérations de gestion au cours d’un exercice. Elle sert à
investir, à rémunérer les actionnaires et à rembourser les dettes.

CAS N°5 : ENTREPRISE GENIALE SERVICE et EPAGNA

A. Calculons la variation du BFE en utilisant les différents tableaux de variation.


VARIATION DES STOCKS N – (N-1) Emplois Ressources
augmentation (+) diminution (-)
Matières premières 125 000 ou ………………
En – cours ………………….. ou 937 500
A – Variation globale nette des stocks ………………….. ou 812 500

VARIATION DES CREANCES N – (N-1) Emplois augmentation Ressources


(+) diminution (-)
Créances clients et comptes rattachés 1 562 500 ou ………………

B – Variation globale nette des créances 1 562 500

VARIATION DES DETTES Emplois Ressources


CIRCULANTES N – (N-1) diminution (-) augmentation (+)
Fournisseurs d’exploitation ………………….. ou 125 000
Dettes fiscales 468 250 ou ………………………
C – Variation globale nette des dettes 343 250 ou ………………………
circulantes

ΔBFE = Δstocks + Δ Créances clients – Δdettes

ΔBFE = - 812 500 + 1 562 500 + 343 250 = 1 093 250

Analyse Financière Licence EGEO UPB présenté par Bassirou TOE Page 97
B. CAS ENTREPRISE EPAGNA
Matériel industriel 42 000 000 Capital 70 000 000
Stock de marchandises 35 000 000 Fournisseur 14 000 000
Caisse 7 000 000
TOTAL 84 000 000 TOTAL 84 000 000

3. Présentons le bilan de clôture de l’entreprise »EPAGNA » en décembre 2013.


601 Achats de marchandises 401 Fournisseurs
Débit Crédit Débit Crédit
21 000 000 SD : 21 000 000 5 600 000 14 000 000
21 000 000 21 000 000 SC : 29 400 000 21 000 000
35 000 000 35 000 000

411 Client 701 Ventes de marchandises


Débit Crédit Débit Crédit
24 500 000 SD : 24 500 000 SC : 24 500 000 24 500 000
24 500 000 24 500 000 24 500 000 24 500 000

571 Caisse

Débit Crédit
7 000 000 5 600 000
SD : 1 400 000
7 000 000 7 000 000

Actif Montant Passif Montant


Matériel industriel 42 000 000 Capital 70 000 000
Stock de marchandises 35 000 000 Résultat 3 500 000
Client 24 500 000 Fournisseur 29 400 000
Caisse 1 400 000
TOTAL 102 900 000 TOTAL 102 900 000

4. Calcul de l’ETE
ETE = EBE – ΔBFE – Production immobilisée
 EBE = 24 500 000 – 21 000 000 = 3 500 000
 ΔBFE = Δstocks + Δ Créances clients – Δdettes
 ΔBFE = 0 + 24 500 000 – (29 400 000 – 14 000 000) = 9 100 000

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CAS N°6 : SOCIETE OTOYAMA

1. Calcul des ratios :


𝑬𝒏𝒅𝒆𝒕𝒕𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕 𝟏𝟎𝟎 𝟎𝟎𝟎
 𝑻𝒂𝒖𝒙 𝒅′ 𝒆𝒏𝒅𝒆𝒕𝒕𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕 = = 𝟖𝟔𝟎 𝟎𝟎𝟎+𝟖𝟎 𝟎𝟎𝟎 = 𝟎, 𝟏𝟎𝟔 < 1 donc
𝑪𝒂𝒑𝒊𝒕𝒂𝒖𝒙 𝒑𝒓𝒐𝒑𝒓𝒆𝒔

l’entreprise est financièrement indépendante.


𝑪𝒂𝒑𝒊𝒕𝒂𝒖𝒙 𝒑𝒆𝒓𝒎𝒂𝒏𝒆𝒏𝒕𝒔
 𝑬𝒒𝒖𝒊𝒍𝒊𝒃𝒓𝒆 𝒇𝒊𝒏𝒂𝒏𝒄𝒊𝒆𝒓 = =
𝑪𝒂𝒑𝒊𝒕𝒂𝒖𝒙 𝒆𝒏𝒈𝒂𝒈é(𝑨𝒄𝒕𝒊𝒇 𝒊𝒎𝒎𝒐𝒃𝒊𝒍𝒊𝒔é+𝑩𝑭𝑬)
𝟖𝟔𝟎𝟎𝟎𝟎+𝟖𝟎𝟎𝟎𝟎+𝟏𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎
(𝟓𝟓𝟎𝟎𝟎𝟎+𝟐𝟖𝟎𝟎𝟎𝟎)+(𝟏𝟑𝟎𝟎𝟎𝟎+𝟏𝟔𝟎𝟎𝟎𝟎−𝟑𝟎𝟎𝟎𝟎−𝟏𝟐𝟎𝟎𝟎𝟎)
= 𝟗𝟕𝟎𝟎𝟎𝟎
𝟏 𝟎𝟒𝟎 𝟎𝟎𝟎
D’où EF = = 𝟏, 𝟎𝟕𝟐 ≥ 𝟏 donc l’entreprise est solvable sur le long
𝟗𝟕𝟎 𝟎𝟎𝟎

terme c’est-à-dire sa solidité financière est garantie, donc elle dispose d’une
marge de sécurité financière.
𝑻𝒓é𝒔𝒐𝒓𝒆𝒓𝒊𝒆 𝒂𝒄𝒕𝒊𝒇 𝟕𝟎 𝟎𝟎𝟎
 𝑹𝒂𝒕𝒊𝒐 𝒅𝒆 𝒍𝒊𝒒𝒖𝒊𝒅𝒊𝒕é (𝑹𝑳) = = 𝟏𝟓𝟎 𝟎𝟎𝟎 = 𝟎, 𝟒𝟔 < 𝟏
𝑫𝒆𝒕𝒕𝒆𝒔 à 𝒄𝒐𝒖𝒓𝒕 𝒕𝒆𝒓𝒎𝒆(𝑫𝑪𝑻)

l’entreprise ne peut donc pas respecter ses engagements financiers à court


terme, elle présente des difficultés de trésorerie.

2. Calcul des ratios :


 Ratio de rotation des stocks

𝑺𝒕𝒐𝒄𝒌 𝒎𝒐𝒚𝒆𝒏 𝒅𝒆 𝒎𝒂𝒓𝒄𝒉𝒂𝒏𝒅𝒊𝒔𝒆𝒔


Ratio de rotation = 𝒙𝟑𝟔𝟎 𝒋𝒐𝒖𝒓𝒔
𝑪𝒐𝒖𝒕 𝒅′ 𝒂𝒄𝒉𝒂𝒕𝒅𝒆 𝒎𝒂𝒓𝒄𝒉𝒂𝒏𝒅𝒊𝒔𝒆𝒔 𝒗𝒆𝒏𝒅𝒖𝒆𝒔 (𝑯𝑻

Stock moyen = (300 000 + 130 000)/2 = 215 000

Cout d’achat = Achat + stock initial – stock final = (600 000/1,2) + 300 000 – 130 000
= 670 000.

Ratio de rotation des stocks = (215 000/670 000)x 360 = 116 jours. Les
marchandises restent en moyenne 115 jours dans les magasins avant d’être vendu.

 Crédit client

𝑪𝒓é𝒂𝒏𝒄𝒆𝒔 𝟏𝟔𝟎 𝟎𝟎𝟎


Rotation du crédit client = 𝑪𝒉𝒊𝒇𝒇𝒓𝒆 𝒅′ 𝒂𝒇𝒇𝒂𝒊𝒓𝒆𝒔𝑻𝑻𝑪 𝒙𝟑𝟔𝟎 = 𝟒𝟖𝟎 𝟎𝟎𝟎 𝒙𝟑𝟔𝟎 =

𝟏𝟐𝟎 𝒋𝒐𝒖𝒓𝒔 𝒔𝒐𝒊𝒕 𝟒 𝒎𝒐𝒊𝒔. L’entreprise accorde un délai moyen de 4 mois à ses clients
pour le règlement de ses créances.

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 Crédit fournisseur

𝑫𝒆𝒕𝒕𝒆𝒔 𝒇𝒐𝒖𝒓𝒏𝒊𝒔𝒔𝒆𝒖𝒓𝒔 𝟏𝟐𝟎 𝟎𝟎𝟎𝒙𝟑𝟔𝟎


Rotation du crédit-fournisseur = 𝒙𝟑𝟔𝟎 = = 𝟕𝟐 𝒋𝒐𝒖𝒓𝒔.
𝑨𝒄𝒉𝒂𝒕 𝑻𝑻𝑪 𝟔𝟎𝟎 𝟎𝟎𝟎

Les fournisseurs consentent 72 jours à l’entreprise pour le paiement de ses dettes.

3. La rentabilité économique et financière

𝒓é𝒔𝒖𝒍𝒕𝒂𝒕 𝒅′𝒆𝒙𝒑𝒍𝒐𝒊𝒕𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏
re = 𝑨𝒄𝒕𝒊𝒇 𝒔𝒕𝒂𝒃𝒍𝒆𝒔(𝒂𝒄𝒕𝒊𝒇 𝒊𝒎𝒎𝒐𝒃+𝑩𝑭𝑬). En l’absence de la fiscalité, le résultat d’exploitation

est égal au résultat net.

𝒓é𝒔𝒖𝒍𝒕𝒂𝒕 𝒅′𝒆𝒙𝒑𝒍𝒐𝒊𝒕𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 𝟖𝟎 𝟎𝟎𝟎 𝟖𝟎 𝟎𝟎𝟎


re = 𝑨𝒄𝒕𝒊𝒇 𝒔𝒕𝒂𝒃𝒍𝒆𝒔(𝒂𝒄𝒕𝒊𝒇 𝒊𝒎𝒎𝒐𝒃+𝑩𝑭𝑬) = (+𝟓𝟓𝟎 𝟎𝟎𝟎+𝟐𝟖𝟎 𝟎𝟎𝟎)+(𝟏𝟑𝟎 𝟎𝟎𝟎+𝟏𝟔𝟎 𝟎𝟎𝟎−𝟏𝟓𝟎 𝟎𝟎𝟎) = 𝟗𝟕𝟎 𝟎𝟎𝟎 =

𝟎, 𝟎𝟖𝟐𝟓 𝒔𝒐𝒊𝒕 𝟖, 𝟐𝟓%. Pour 100F d’actif net investi, l’entreprise réalise un gain de
8,25F.

𝑹é𝒔𝒖𝒍𝒕𝒂𝒕 𝒏𝒆𝒕 𝟖𝟎 𝟎𝟎𝟎


rf = 𝑪𝒂𝒑𝒊𝒕𝒂𝒖𝒙 𝒑𝒓𝒐𝒑𝒓𝒆𝒔 = 𝟗𝟒𝟎 𝟎𝟎𝟎 = 𝟎, 𝟎𝟖𝟓𝟏 soit 8,51%. Pour 100F de capitaux propres

investi, l’entreprise réalise un gain de 8,51F.

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