Vous êtes sur la page 1sur 9

IUP STRI

Année Universitaire 2001/2002

UNIVERSITE PAUL SABATIER


Toulouse III

Compte rendu de TP de Lignes


TP n°2 : Etude d'une ligne coaxiale

Huang Ping
Noiret Catherine
Sur Jérôme

Huang Ping/Noiret Catherine/Sur Jérôme Groupe C 31/03/2019 Page 1/9


Introduction

Le but de ce TP est d'étudier les phénomènes de propagation d'ondes sur une ligne
coaxiale à air dite sans perte.

Nous allons donc réaliser plusieurs mesures comme le ROS ou la longueur d'onde 
afin de pouvoir déterminer le régime d'ondes dans lequel on travail. On pourra également
déterminer la valeur d'une charge inconnue ou encore vérifier les caractéristiques
constructeurs d'une charge donnée.

Le montage utilisé pour réaliser ces mesures est le suivant :

Huang Ping/Noiret Catherine/Sur Jérôme Groupe C 31/03/2019 Page 2/9


Manipulation

1. Observation des différents types de régimes d'ondes.

1.1. Cas où Z R  Z C .
On est dans le cas où la charge est adaptée. On sait que le coefficient de réflexion est
nul (pas d'onde réfléchie) et on constate que les variations d'intensité sont très faible. On
peut écrire v z , t   Vi cos z  t  i  pour une LSP. On en conclut donc que nous sommes dans
le cas d'un régime d'ondes progressives.
Représentation de l'onde en courant efficace :
I eff
I eff Max  92 A
I eff Min  82 A

z
On peut donc calculer le ROS pour cette charge :
I eff Max 92
ROS    1,1
I eff Min 82
On a 1  ROS  1,2 ce qui correspond à une charge adaptée sur une LSP.

1.2. Cas où Z R  CC ou Z R  CO .
Z R  ZC
On sait que R  est égale à 1 lorsque Z R  CC ou Z R  CO . Cette propriété est
Z R  ZC
vérifiée car on peut observer des minimas nulles. On est donc dans le cas de la réflexion
 
totale de l'onde. On sait que v z , t  est de la forme v z , t   2Vi sin  z cos t  i   pour une
 2
LSP. On peut donc en conclure que nous sommes dans un régime d'ondes stationnaires pures.
Représentation de l'onde en courant efficace pour Z R  CC :
I eff
I eff Max  92 A
I eff  0,2 A

I eff  0,2 A
z
x1moy  352,8 mm
x21  150,2 mm
x22  143,2 mm x2moy  146,7 mm

Huang Ping/Noiret Catherine/Sur Jérôme Groupe C 31/03/2019 Page 3/9


Les distances sont celles relevées sur la graduation du chariot qui est dans le sens
inverse de l'orientation de z . Nous avons chercher les valeurs de x pour deux minimas nuls
successifs avec la méthode de recherche d'un minima. Grâce à cette mesure on peut
déterminer la longueur d'onde  ainsi que la fréquence du signal f :

 x1moy  x2moy  352,8  146,7  206,1 mm d'où   412,2 mm
2
c 3.10 8
et f    728 MHz car  r  1 pour une ligne à air.
 r 412,2.10 3

2. Mesure d'une impédance réelle inconnue ZN .


On souhaite déterminer la valeur d'une impédance inconnue. On sait que l'on se trouve
dans un régime d'ondes semi-stationnaires.
Représentation de l'onde en courant efficace :
I eff
I eff Max  13 A

I eff Min  3,1 A

On commence par déterminer le ROS sur la ligne :


I eff Max 13
ROS   2
I eff Min 3,1
On sait que :
1 r Z R  ZC
ROS  avec  r  dans le cas d'une LSP.
1 r Z R  ZC
 1 r
Z R  Z C alors ROS 
 1  r
donc si 
Z  Z alors ROS  1   r
 R C 1  r

Huang Ping/Noiret Catherine/Sur Jérôme Groupe C 31/03/2019 Page 4/9


 Z R  ZC
 1 
Z R  ZC Z R  ZC  Z R  ZC ZR
Z R  ZC alors ROS   
 Z R  ZC Z R  ZC  Z R  ZC ZC
1
 Z R  ZC
d'où 
 Z Z
1 R C
 Z R  ZC Z R  ZC  Z R  ZC ZC
Z R  ZC alors ROS  Z  Z  Z  Z  Z  Z 
ZR
 1 R C R C R C
 Z R  ZC
On peut donc calculer la valeur de Z N  Z R dans le cas où Z R  Z C :
Z
ROS  R  Z R  Z N  ROS  ZC  2  50  100 
ZC

3. Mesure de la valeur exacte de ZN et étude de sa variation.

3.1. Mesure de la valeur de l'impédance d'entrée Z ch de la charge 045/100 et obtention de


la valeur de Z N .
On ajoute la charge 045/100 suivante :

On cherche à connaître la valeur de Z ch . Pour cela on part de la mesure de la position


d'un minima lorsque Z R  CC , on choisit x2  146,7 mm . Le fait de connecter la charge
Min

045/100 déplace le minima vers le générateur et rend celui-ci non nul (régime d'ondes semi-
stationnaires). On obtient donc un nouveau minima x3  96,85 mm , on a donc x  50,75 mm .
Min

x 50,75
Ce qui correspond en fraction de  à :   412,2  0,123 .
Représentation de l'onde en courant efficace :
I eff
Z R  CC

Z R  Z 045 / 100

z
x  50,75 mm
x'  40 mm
x2 Min  146,7 mm
x3Min  96,85 mm Z ch
ZN

Huang Ping/Noiret Catherine/Sur Jérôme Groupe C 31/03/2019 Page 5/9


Pour déterminer Z ch on commence par tracer sur l'abaque de Smith (voir schéma page
1
suivante et abaque de Smith page 9/9) le cercle centré de rayon r  ROS  2 (ou  0,5 ).
ROS
Ensuite, on se déplace sur ce cercle vers la charge de 0,123 pour se ramener dans le plan de
Z ch et ce en partant de Z R  CC . On obtient donc l'impédance réduite z ch  0,8  j 0,6 soit
Z ch  z ch  Z C  40  j 30  avec Z C  50  .
On peut ensuite en déduire la valeur de Z N . En effet, pour trouver Z N il suffit de se
déplacer de la longueur du tronçon de ligne soit 40 mm sur le cercle rayon r  2 . Ce qui
40 40
correspond en fraction de  à : 

412,2
 0,097 . On se positionne donc à :
0,123  0,097  0,22 .
On obtient donc l'impédance réduite z N  1.8  j 0,5 soit Z N  z N  Z C  90  j 25  avec
Z C  50  .

r2

0,123 vers zN
la charge
z ch 0,097 vers
la charge

On peut donc constater que la charge Z N n'est pas exactement la valeur annoncée par
le constructeur ( 100  ). Cette variation est dut à une capacité parasite (  j 25) de l'élément.

3.2. On place un tronçon de ligne  / 4 entre la charge 045/100 et la ligne coaxiale.


Schéma du nouveau montage :

Huang Ping/Noiret Catherine/Sur Jérôme Groupe C 31/03/2019 Page 6/9


On cherche l'impédance d'entrée Z E du tronçon  / 4 . On part donc de la formule


Z ch  jZ C tgl    
générale : Z E  Z C avec l   2k  1 k   d'où l   2k  1  l   2k  1 on
Z C  j Z chtgl 4 2 2 2
 
a donc tg l  tg   2k  1    . On remplace dans la formule générale et on obtient :
 2
502  40  j30
2
Z ch  jZ C tgl Z C 502
Z E  ZC     40  j30  .
Z C  j Z ch tgl Z ch 40  j 30 402  302
Pour obtenir cette valeur sur l'abaque de Smith, on part de Z ch et on se déplace de
 / 4 soit un demi tour sur l'abaque de Smith. On obtient ainsi l'impédance réduite
z E  y ch  0,8  j 0,6 soit Z E  z E  Z C  40  j 30  avec Z C  50  .

4. Calcul d’impédance lors d’une utilisation de stub


Schéma du montage avec le stub :

 La longueur du stub est réglée à  / 4 .


On commence par calculer théoriquement l’impédance d’entrée du stub :
Z stub  jZ C tgl
On a Z E  ZC , avec Z stub  0  , on obtient : Z Estub  jZ C tg l . En prenant
stub
Z C  j Z stub tgl
 
l   / 4 , on a tg l  tg   2k  1  , donc tgl    Z Estub   . Ensuite on calcul Z E ' :
 2
1 1 1 1
Y E '  Y Estub  Y R      Z E '  Z R  50  .
Z Estub Z R   Z R
On cherche maintenant expérimentalement la graduation du stub pour obtenir  / 4
sachant que la ligne fonctionne ici en régime d’ondes progressives. On cherche donc la
Huang Ping/Noiret Catherine/Sur Jérôme Groupe C 31/03/2019 Page 7/9
graduation tel qu’on obtienne deux minimas successifs égaux. On trouve une graduation de
75 mm .
 La longueur du stub est maintenant augmentée de  / 8 .
Par la théorie, on a donc :
      
l   2k  1   2 2k  1    4k  3   4k  3 .
4 8 8 8 8 4 2
  
Donc l   4k  3 et tg l  tg   4k  3   1 d’où Z Estub   jZ C .
4  4
1 1 j 1 50 501  j 
Et, Y E '  Y Estub  YR   jZ  Z  50  50  Z E '  1  j  12  12  25  j 25  .
C R

Expérimentalement, il faut régler la graduation du stub sur


 412,2
75   75   126,5 mm . On relève la position d'un minima et d'un maxima afin de
8 8
calculer le ROS. On peut ainsi tracer le cercle de rayon r  ROS sur l'abaque de Smith. Pour
trouver la valeur de Z E ' , il suffit de se déplacer vers la charge du x qui existe entre le
minima pour Z R  CC ( x1Min  352,8 mm ) et le minima trouver ci-dessus.
Nous n’avons pas eu le temps de faire la vérification expérimentale de ce résultat.

Conclusion

Dans ce TP nous avons pu mettre en évidence des méthodes permettant de mesurer


différents paramètres d'une ligne coaxiale.
Nous avons aussi pu constater que le fait d'introduire un tronçon  / 4 sur une ligne,
permet d'inverser l'impédance de charge.
Nous avons également pu constater qu'un stub permet d'ajuster le réglage de
l'impédance de charge d'une ligne.

Huang Ping/Noiret Catherine/Sur Jérôme Groupe C 31/03/2019 Page 8/9


Huang Ping/Noiret Catherine/Sur Jérôme Groupe C 31/03/2019 Page 9/9

Vous aimerez peut-être aussi