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Revue des études byzantines

Le typikon de la Théotokos Kécharitôménè


Paul Gautier

Résumé
REB 43 1985 France p. 5-165
P. Gautier, "Le typikon de la Théotokos Kécharitôménè". — Édité dès le 17e siècle par B. de Montfaucon, le typikon de la
Théotokos Kécharitôménè est conservé dans le Paris, gr. 384. Du brébion qui accompagnait le typikon seuls quelques
fragments peuvent être reconstitués à partir du Hierosolymit. Sainte-Croix 57. Le monastère fut fondé par Irène Doukaina,
épouse d'Alexis Ier Comnène et mère d'Anne Comnène, l'auteur de l'Alexiade. Il fut fondé vers 1110, et le typikon fut rédigé
vers la même date. L'auteur du typikon a pris pour modèle le typikon de la Théotokos Évergétis, antérieur d'environ un demi-
siècle. Conformément à un usage qui paraît bien avoir été commun, des pans entiers du premier typikon ont été introduits dans
le second.
Après une introduction, où sont brièvement traités divers points concernant l'origine du typikon, celui-ci est édité, traduit et
annoté. Les passages empruntés au typikon de la Théotokos Évergétis sont imprimés en italiques et deviennent ainsi aisément
repérables. Suivent deux Appendices : A (trois tableaux de comptes datant du 15e siècle) et Β (fragments du brébion). Un index
grec recense les mots grecs notables des textes édités.

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Gautier Paul. Le typikon de la Théotokos Kécharitôménè. In: Revue des études byzantines, tome 43, 1985. pp. 5-165;

doi : 10.3406/rebyz.1985.2170

http://www.persee.fr/doc/rebyz_0766-5598_1985_num_43_1_2170

Document généré le 24/01/2017


Le typikon de la Théotokos Kécharitôménè

Paul GAUTIER

L'introduction à l'édition du typikon du monastère urbain de la


Théotokos Kécharitôménè comprendra les éléments suivants : 1) une esquisse de
la biographie de la fondatrice ; 2) une description du manuscrit original de
la Bibliothèque Nationale (Parisinus gr. 384) et du fragment de Jérusalem
(Sainte-Croix 57) ; 3) un essai de datation des deux parties du typikon.
Nous avons renoncé à y inclure des notices prosopographiques sur chacune
des personnes de la famille impériale mentionnées dans le ch. 71, d'une
part parce qu'on dispose maintenant pour les Doukas de l'ouvrage de
D. Polemis, d'autre part parce qu'une étude identique sur les Comnène,
préparée par C. Varzos, devrait paraître prochainement*.

* [Le second ouvrage, récemment paru, n'a pu être utilisé dans cet article. Le présent
travail, qui paraît deux ans après la mort de son auteur, était prêt pour l'impression dès
1977 (voir REB 42, 1984, p. 367)].
Certains articles et ouvrages sont cités en abrégé dans cette étude ; en voici la liste :
Alexiade=ANNH Comnène, Alexiade : B. Leib, I-III, Paris 1937, 1943, 1945.
Clugnet, Dictionnaire = L. Clugnet, Dictionnaire grec-français des noms liturgiques en
usage dans l'Église grecque, Paris 1895.
Ducange, Glossarium = C. Ducange, Glossarium ad scriptores mediae et infimae graecita-
tis, Lyon 1688.
Évergétis^P. Gautier, Le typikon de la Théotokos Évergétis, REB 40, 1982, p. 5-101.
Gautier, Bryennios=P. Gautier, Nicéphore Bryennios. Histoire, Bruxelles 1975.
Gautier, Le synode des Blachernes=P. Gautier, Le synode des Blachernes (fin 1094).
Étude prosopographique, REB 29, 1971, p. 213-284.
Gautier, Michel Italikos=P. Gautier, Michel Italikos. Lettres et discours, Paris 1972.
Gautier, Obituaire=P. Gautier, L'obituaire du typikon du Pantocrator, REB 27, 1969,
p. 235-262.
Gautier, Pantocrator=P. Gautier, Le typikon du Christ Sauveur Pantocrator, REB 32,
1974, p. 1-145.
Horandner, Theodoros Prodromos = W. Hörandner, Theodoros Prodromos. Historische
Gedichte, Vienne 1974.
Revue des Études byzantines 43, 1985, p. 5-165.
6 P. GAUTIER

1. La fondatrice
Irène Doukaina, la fille du protovestiaire et protoproèdre Andronic
Doukas et de Marie de Bulgarie, naquit à Constantinople probablement en
1066, puisque sa fille, Anne Comnène, écrit que sa mère était une
adolescente âgée de quinze ans quand Alexis Comnène s'empara du pouvoir au
début d'avril 1081 '. Elle épousa Alexis Comnène peu après qu'eut été levé
le siège de Constantinople par Jean Bryennios2, probablement en janvier
10783. Irène avait alors onze ou douze ans, et son mari environ vingt ans4.

Lemerle, Cinq études=P. Lemerle, Cinq études sur le ΧΓ siècle byzantin, Paris 1977.
Polemis, The Doukai= D. Polemis, The Doukai. A Contribution to Byzantine Prosopogra-
phy, Londres 1968.
Prière= La prière des Églises de rite byzantin. 1 . La prière des Heures. Ώρολόγιον,
Chevetogne 1975.
Wawryk, Initiatio monastica=M. Wawryk, Initiatio monastica in liturgia bvzantina,
Rome 1968.
1. Alexiade, I, p. 1O522 (dans sa quinzième année), 11119 (elle n'avait pas encore
dépassé la quinzième année). Voir aussi Polemis, The Doukai, n° 26, p. 70.
2. Bryennios, III, 13 : Gautier, p. 235.
3. Ce siège de Constantinople par Jean Bryennios n'est pas exactement daté, mais il
aura eu lieu à la fin de 1077, à en juger par les événements précédents. Nicéphore
Bryennios fut proclamé basileus près de Traïanopolis sans doute en octobre (Skylitzès
Cont. : Tsolakis, p. 1725) et se dirige vers Andrinople au mois de novembre (Attaliate :
Bonn, p. 2479). Comme il envoya son frère Jean contre la capitale quelques jours plus
tard, on peut présumer que le siège commença en novembre ou au début de décembre.
Cf. D. Polemis, The Death of Andronikos Doukas (14 October 1077) and the Marriage
of Alexios Komnenos (early [January ?] 1078), BZ 58, 1965, p. 68-69. Peu avant le siège,
Alexis Comnène avait été promu domestique des Scholes {Alexiade, I, p. 18 ; Attaliate :
Bonn, p. 250, domestique d'Occident).
4. F. Chalandon (Essai sur le règne d'Alexis Ier Comnène, Paris 1900, p. 23-24) a adopté
le témoignage de Zonaras (III, p. 7648), qui écrit qu'Alexis avait environ soixante-dix
ans au moment de sa mort. Il s'ensuivrait qu'il serait né vers 1048. Skoutariôtès (Sathas,
MB, VII, p. 1774) prétend d'autre part qu'au moment de son avènement Alexis était âgé
de trente-sept ans et quatre mois : il le fait donc naître vers 1044. Mais ces deux
témoignages sont contredits par Anne Comnène qui affirme qu'au début de 1071, avant
la troisième campagne de Romain Diogène contre les Turcs, son père était âgé de
quatorze ans (Alexiade, I, p. 95). D'après ce renseignement, Alexis serait né vers 1057 et
aurait usurpé le pouvoir impérial à vingt-quatre ou vingt-cinq ans, ce qui paraissait
invraisemblable à Chalandon. Pourtant, le témoignage d'Anne Comnène mérite
considération, car il se trouve confirmé par maints auteurs. Anne écrit encore que sous Diogène
son père était un μειράκιον, qu'avant ce règne il n'était pas encore un μειράκιον
(Alexiade, I, p. 53'), et, ailleurs, qu'avant 1071 il était un νεανίσκος (Alexiade, I, p. 9") ;
or, chez Anne, le terme μειράκιον désigne généralement un enfant qui a entre dix et
quinze ans. Ainsi, en 1081, Jean Doukas est νέος et pas encore μειράκιον (Alexiade, I,
p. 8125). Irène Doukaina, âgée de quinze ans en avril 1081, est également appelée μεΐραξ
(Alexiade, I, p. 11118). D'autre part, Nicéphore Bryennios (II, 3 : Gautier, p. 1479) écrit
au sujet d'Alexis qui accompagnait son frère Isaac contre les Turcs vers 1072/1073 qu'il
ne lui poussait pas encore de duvet. Attaliate (Bonn, p. 2893) note également qu'Alexis
était jeune quand, en 1077, il fut chargé de combattre Bryennios. Citons enfin le
témoignage de Skylitzès Continué (Tsolakis, p. 161 l7), d'après lequel Alexis était très
jeune quand il fut chargé de réduire Roussel de Bailleul vers 1074/1075. Sur la date de
cette campagne, voir D. Polemis, The Revolt of Roussel and the Adventures of the
LE TYPIKON DE LA THÉOTOKOS KÉCHARITÔMÉNÈ 7

Après avoir usurpé le trône impérial, Alexis Comnène fut couronné à


Sainte-Sophie le jour même de sa prise de pouvoir (1er avril), ou le jour de
Pâques suivant (4 avril), mais il ne manifesta aucun empressement à
couronner sa femme ; cet atermoiement irritait les Doukas, qui
appréhendaient la disgrâce, voire la répudiation de leur parente. Mais sept jours
après l'intronisation d'Alexis, son épouse Irène fut également couronnée
par le patriarche Cosmas. Anne Dalassène, malgré qu'elle en eût, fut
contrainte d'accepter la décision du patriarche, qui était trop obstiné pour
renier sa parole, et, sept jours après l'intronisation d'Alexis, son épouse
Irène fut également couronnée par ce patriarche5.
A l'âge d'environ dix-sept ans, la basilissa mettait au monde son premier
enfant, Anne Comnène, dans la salle de la Porphyra, à l'aube du samedi
2 décembre 10836. Cette naissance fut particulièrement appréciée par les
Doukas qui redoutaient toujours une disgrâce et la répudiation de leur
parente. Quelque temps plus tard, le vendredi 19 septembre 1085, une
seconde fille, Marie, vint au monde, et cette naissance fut suivie de celle de
Jean, le futur empereur, le lundi 13 septembre 10877.
Pendant les quinze premières années du règne, Anne Comnène
mentionne rarement sa mère, probablement parce qu'elle menait dans le
gynécée impérial le train de vie discret des impératrices byzantines et que
les décisions importantes étaient prises tant par son impérieuse belle-mère
que par son mari. Mais, après la disgrâce de celle-ci8, le basileus semble
avoir manifesté plus de considération pour son épouse. Dès 1094, mais
surtout dans les dix dernières années de son règne, on voit l'empereur
souvent accompagné de sa femme, même dans ses expéditions militaires.
Nous la voyons, pour la première fois, accompagner son mari dans une
expédition militaire contre les Dalmates en été 1094 : elle partageait latente
de l'empereur, la nuit où Nicéphore Diogène y pénétra, résolu à assassiner
le basileus dans son sommeil9. Puis, pendant les dix années suivantes, il
n'est plus question d'Irène dans VAlexiade. C'est au cours de ces années-là

Caesar (1073-1075), BZ 58, 1965, p. 66-68. Le fait que presque tous les chroniqueurs
insistent sur sa jeunesse est significatif : la diversité et l'abondance des témoignages nous
paraissent suffisamment convaincants et rendent suspectes les allégations de Zonaras et
de Skoutariôtès. Nous retiendrons donc qu'Alexis Comnène est né vers 1057, qu'il a
épousé Irène à l'âge d'environ vingt ans, et qu'il avait environ vingt-quatre ans quand
il s'empara de la capitale de l'empire le 1er avril 1081.
5. Alexiade, I, p. 1 1015"'7. Faute de connaître la date exacte du couronnement d'Alexis,
on ne peut déterminer le jour du couronnement d'Irène.
6. Alexiade, II, p. 60-62.
7. Alexiade, II, p. 62.
8. C'est pjirce qu'elle craignait la colère de son fils qu'Anne Dalassène se résigna,
après 1095, à abandonner la direction des affaires de l'Etat ; cf. Zonaras Bonn, III,
p. 7467·'4.
:

9. Alexiade, II, p. 170lfr.


8 P. GAUTIER

qu'elle mit au monde ses autres enfants : Eudocie, Theodora, Andronic et


Isaac10.
Après la mort d'Alexis Comnène, dans la nuit du 15 au 16 août 1 1 18, et
l'accession au pouvoir de son fils Jean Comnène, la position d'Irène s'avéra
précaire. On peut présumer qu'Irène ne tarda pas à se retirer comme
moniale dans les somptueuses demeures qu'elle avait fait construire {infra,
ch. 79) dans l'enceinte de son monastère de la Théotokos Pleine-de-Grâce.
Il semble qu'elle passa ses dernières années dans le calme de ce couvent,
en la compagnie de sa fille Anne Comnène qui soignait affectueusement sa
mère11, de son gendre Nicéphore Bryennios qui, à sa demande, entreprit
d'écrire l'histoire du règne de son mari12, et de sa petite-fille Irène
Doukaina qu'elle chérissait particulièrement.
Aussi longtemps que nous ne disposerons pas à ce sujet d'une notice
manuscrite précise, analogue par exemple à celle du Mosquensis 147 qui a
conservé les dates de naissance de ses enfants, l'année de la mort de
l'impératrice restera sujette à caution. Les dates proposées (1123, 1133,
1 138) par les historiens sont mal assurées : le désaccord provient
essentiellement de l'impossibilité de concilier les indications contradictoires des
sources. Les données du problème sont les suivantes.
Dans son typikon d'octobre 1 136, Jean Comnène commémore sa mère à
deux reprises dans les termes suivants : υπέρ των μνημοσυνών της μακαριω-
τάτης δεσποίνης και μητρός της βασιλείας μου... είς τα μνημόσυνα της
μακαρίτιδος δεσποίνης καί μητρός της βασιλείας μου13. Cette double
indication fournit donc un terminus ante quern incontestable : Irène est décédée
avant octobre 1136. Pourtant, cette apparente certitude est ébranlée par
deux autres textes. Dans le même typikon est mentionné comme défunt son
gendre, le césar Nicéphore Bryennios'4 ; or d'après son épouse qui
rédigeait V Alexiade vers 1 149, son mari mourut, après sa mère15, au retour d'une
expédition militaire contre Antioche de Syrie qui ne peut être que celle de
1137 ou de 113816. La commémoraison d'Irène dans ce document n'est
donc pas au-dessus de toute suspicion. D'autre part, dans le typikon de son
autre fils, le sébastocrator Isaac, composé en 1151/1152, l'impératrice est
commémorée le 19 février d'une première indiction17. Si celle-ci est

10. Voir infra, p. 20 n. 8.


1 1. Georges Tornikès : Darrouzès, p. 26737, 3Ο5'1.
12. Alexiade, II, p. 912227.
13. Gautier, Pantocrator, lignes 211, 832.
14. Ibidem, 1. 225.
15. Alexiade, III, p. 1751719, 2412"1 ; Georges Tornikès : Darrouzès, p. 29422"25.
16. Alexiade, I, p. 5-7 ; Gautier, Obituaire, p. 251-252.
17. L. Petit, Typikon du monastère de la Kosmosoteira près d'Aenos (1152),
IRAIK 13, 1908, p. 65 : Και γαρ αΰτη προς Κύριον ΐεροπρεπώς έξεδήμησε κατά την
πρώτην ίνδικτιώνα, ήμέραν έννεακαιδεκάτην τοϋ φεβρουαρίου μηνός' τοϋ αύθέντου καί
πατρός μου καί βασιλέως τοϋ βίου άπάραντος αύγούστου πεντεκαιδεκάτη, ήμέραν
πέμπτην της αγίας κοιμήσεως της Θεομήτορος.
LE TYPIKON DE LA THÉOTOKOS KÉCHARITÔMÉNÈ 9

la première de la période indictionnelle à la fin de laquelle


(15e ind.= 1 151/1 152) Isaac rédigea son typikon, elle correspond à l'année
1 138. Irène serait donc décédée le samedi 19 février 1 138. Pour résoudre la
difficulté, Chalandon avait proposé de corriger « indiction 1 » en «
indiction 11 », soit 1133, et nous avons nous-même supposé que l'auteur
malhabile de la copie remise par M. Gédéon à L. Petit a pu confondre
l'abréviation d'ivôiiecicuva avec celle de ήμερα, soit πρώτη ημέρα (tournure
cependant anormale pour désigner le dimanche : κυριακή), et constaté
qu'entre 1 130 et 1 136, un dimanche 19 février ne tombait qu'en 113318. Mais
ceci revient dans les deux cas à résoudre la difficulté par le procédé
toujours hasardeux de la conjecture.

2. Le manuscrit et les éditions


Pour chacune de ses deux maisons religieuses, le Christ Philanthrope,
fondation antérieure à 110719, et la Kécharitôménè, l'impératrice Irène
avait fait rédiger un typikon et un brébion, soit un inventaire de tous les
biens de chaque monastère. Ces documents existaient chacun en quatre
exemplaires, qui devaient être conservés, pour prévenir toute perte
accidentelle, en différents endroits indiqués au ch. 77 : un typikon et un brébion
dans le skévophylakeion de Sainte-Sophie, un typikon et un brébion dans
celui de la Kécharitôménè ; enfin, un typikon et un brébion devaient être
remis à la patronne en exercice du monastère. Ces documents étaient tous
en parchemin. Restaient, en dernier lieu, un typikon et un brébion en
papier, qui étaient laissés à l'usage des religieuses, le premier en vue de la
lecture mensuelle. Les typika et les brébia du Christ Philanthrope ont
disparu. Par bonheur, un typikon en parchemin de la Kécharitôménè a été
conservé : le Parisinus graecus 384 (ancien Regius 3019).
Le manuscrit est de format moyen : 210 χ 162 (folio) et 145 χ 110 (texte) ;
il comprend dans son état actuel 141 folios, outre six pages de garde en
papier au début et une à la fin ; il y a dix-huit lignes d'écriture par folio et
une moyenne de vingt-cinq lettres par ligne. Reliure en veau racine ; dos
en cuir rouge au chiffre de Louis-Philippe. Parchemin assez épais, de
bonne qualité, sans trous ovoïdes ni nœuds, mais avec quelques folios plus
minces, tantôt jaunâtres, tantôt blancs.
Le texte est composé de deux parties, d'époque légèrement différente :
la première (f. 1-129) s'achève avec la signature à l'encre rouge de
l'impératrice ; la seconde, d'une autre main (f. 129-14Γ), est une addition, dont

18. Gauth-r, Obituaire, p. 247.


19. A cette date, l'higoumène de ce monastère s'appelait Sophrone, cité dans le
colophon du manuscrit Esphigmen. 45 S. Lampros, Catalogue of the greek manuscripts
on Mount Athos, I, Cambridge 1895, p. 176.
:
10 P. GAUTIER

la rédaction a été provoquée par la disparition prématurée de la première


patronne du monastère.
Le type de réglure est analogue au type Lake I 28 a (Scala Paradisi de
Jean Climaque, an. 1070), mais il en diffère sur les points suivants. Si la
marge latérale extérieure comprend aussi trois espaces (respectivement
8 mm, 19 mm, 8 mm), la marge latérale intérieure en contient deux (8 mm
et 10 mm) ; d'autre part, les deux lignes verticales qui délimitent le texte de
part et d'autre ne sont pas doubles, mais simples. Au-dessus du texte
régnent deux espaces blancs (10 mm et 15 mm) séparés par une ligne
horizontale simple qui court d'un bord à l'autre, et au-dessous également
deux espaces blancs (23 mm et 19 mm) séparés de la même manière. Le type
de réglure de la seconde partie (f. 129-141) est identique à celui de la
première partie.
L'état de conservation du typikon est excellent. Cependant, le document,
qui comprend, en sus du pinax (f. 1-4), 80 chapitres au total, précédés d'un
prooimion et suivis d'un périorismos, est mutilé à la fin. Contrairement à
ce qu'on a écrit, il ne l'est pas au début : aussi étonnant que cela puisse
paraître, l'ouvrage commençait, à moins qu'un frontispice n'ait disparu,
sans titre général, avec le lemme alpha en haut de folio 1 actuel. C'est du
moins l'impression que laisse l'examen des cahiers, tous des quaternions.
Dans le premier cahier (f. 1-7), dont la signature est invisible, il manque un
folio, ou plus exactement il ne subsiste plus au bord de la reliure qu'un
étroit débris, sectionné dans le sens vertical, de ce qui aurait été le f. 5 ; le
long de ce débris on n'aperçoit plus, au recto, que les chiffres en colonne
οε, ος, οζ, ο<η>, ο<θ>, du pinax. Autant qu'on puisse en juger, le verso
de ce folio sectionné devait être blanc. Cette mutilation est sans
conséquence, car les lemmes du pinax, que nous avons d'ailleurs jugé superflu
de reproduire, sont, à quelques détails près, rigoureusement identiques à
ceux qui figurent en tête de chaque chapitre.
Le texte de la première partie est de la même main : encre ocre foncé,
presque noire aux deux premiers folios ; texte suspendu à la ligne rectrice ;
lettres écrasées, légèrement empâtées, de petit module, très peu liées, avec
un interligne fort (7 mm), d'où un texte très aéré ; petites onciales très
fréquentes, surtout èta, kappa, pi, thêta, gamma ; abréviations rares en
dehors des nomina sacra ; fautes d'orthographe et itacismes également
rares. Reprenant en partie un typikon masculin, l'auteur s'est servi parfois
du masculin au lieu du féminin exigé. La signature d'Irène, qui clôt la
première partie, est à cheval sur les f. 128V et 129 : deux lignes au bas du
premier et trois lignes en haut du second. Écriture en grandes lettres rouges
(moyenne 8/10 mm), d'une gaucherie évidente ; il semble même que
l'impératrice, peu satisfaite de certaines lettres trop faiblement écrites, les
ait repassées. De la maladresse du ductus et de la constatation qu'aucune
LE TYPIKON DE LA THÉOTOKOS KÉCHARITÔMÉNÈ 11

des lettres identiques, par ex. oméga, nu, rhô, iota, ne sont tracées de la
même manière, se dégage l'impression que l'impératrice n'avait pas
l'habitude d'écrire.
La deuxième partie (f. 129-14Γ), qui commence immédiatement au-
dessous de la signature d'Irène, comprend les ch. 79-80 et le périorismos du
monastère. Cette partie, dont les folios et le texte ont le même format que
ceux de la précédente, avec un nombre de lignes identique par folio, est
d'une main nettement différente : écriture plus souple, arrondie, lettres
moins empâtées et plus liées, encre brun foncé, abréviations plus
nombreuses, texte plus serré (moyenne de 30 lettres par ligne). La disparition des
quatre derniers folios du dernier cahier (f. 138-141) est très regrettable, car
la mutilation du périorismos du monastère, commencé au f. 140, nous prive
d'informations précieuses sur les limites ouest et nord-ouest du monastère,
c'est-à-dire sur les côtés où il jouxtait probablement celui du Philanthrope.
Hormis cette mutilation, les cahiers, en grande partie signés, toujours en
petites onciales et dans le canton interne de la marge inférieure du premier
folio de chaque quaternion, sont conservés dans leur ordre originel : <a>
f. 1-7 [ = 4+ <l>+3] ; <ß'>,f. 8-15 ; γ', f. 16-23 ; δ', f. 24-31 ; ε', f. 34-41 ;
ς, f. 42-49 ; ζ', f. 50-57 ; <η> , f. 58-65 ; θ', f. 66-73 ; ι', f. 74-81 ; ια, f. 82-89 ;
iß, f. 90-97 ;ιγ, f. 98-105 ; ιδ', f. 106-113 ; ιε, f. 114-121 ; < ις' > , f. 122-129 ;
<ιζ'>, f. 130-137 ; <ιη>, f. 138-141.
La solution de continuité entre les folios 31 et 34 n'est pas due à la
disparition des f. 32-33, mais à l'insertion entre les cahiers 4 et 5 de deux
feuilles de papier épais (dimension : 214 χ 152), dont les textes, publiés
ci-dessous, datent probablement du deuxième quart du 15e siècle. Leur
filigrane (une paire de ciseaux) correspond en effet aux types Briquet 3659
(Fabriano, 1430), 3660 (Prato, 1427 ; Naples, 1435).
Le premier texte occupe le recto du f. 32 : écriture fine et élégante, de
petit module, arrondie, avec quelques petites onciales. Mais une seconde
main est intervenue pour apporter quelques modifications dans les
colonnes de chiffres, caviardant des lettres et les remplaçant par d'autres ; l'encre
employée par cette main est un peu plus sombre, et de plus le tracé des
lettres, de plus grand module, est nettement différent : à la ligne 7, elle
caviarde le chiffre δ' de la colonne des kokkia et le remplace par un grand
gamma oncial ; à la 1. 8 elle caviarde le chiffre β' (?) de la colonne des
nomismata et le remplace par un alpha, puis le chiffre a' de la colonne des
kokkia, qu'elle remplace d'abord par un grand gamma oncial, qu'elle barre,
puis par un iß' . Une troisième main, utilisant une encre noire, a répété le
total des sommes (1. 16) au-dessous du premier (1. 15) et ajouté un grand phi
oncial, de valeur inconnue, dans la colonne des kokkia de la 1. 4 ; à la 1. 5,
elle a encore ajouté un petit alpha dans la colonne des nomismata, et un
petit phi à double boucle en exposant au kappa de la colonne des kokkia.
12 P. GAUTIER

Le second texte remplit le verso du f. 32 et le haut du f. 33 ; autre main,


écriture empâtée et grossière; au milieu du f. 33, en grande partie blanc, une
ligne (1. 21) a été cancellée, et juste au-dessous de celle-ci une autre main
a écrit une ligne (1. 21, 2e moitié) aussi difficile à déchiffrer qu'à
comprendre.
Le troisième texte, transcrit sur le verso du f. 33, a été continué par la
même main, en haut, à gauche (4 demi-lignes, dont la seconde a été grattée),
et dans la marge droite, mais dans le sens vertical (3 demi-lignes), du f. 34
qui est en parchemin : autre main, écriture très fine. Ces deux folios sont
apparemment les vestiges d'un registre du monastère, car on y voit énumé-
rés les hyperpères et les kokkia (monnaie de compte équivalant à 1 /24e de
nomisma) que des personnes ou des biens fonciers ont versés à la
Kécharitôménè. Bien que la somme totale, une centaine de nomismata, soit
insignifiante et naturellement insuffisante pour satisfaire les besoins du
monastère, à moins que ce dernier n'ait connu dans la première moitié du
15e siècle une profonde déchéance, il n'est pas certain qu'il ait existé à cette
époque d'autres feuillets que ceux qui furent joints au manuscrit, puisque
le scribe n'eut à inscrire que six mentions excédentaires en haut du f. 34 en
parchemin.
On trouvera le contenu de ces folios à la fin du texte grec : Appendice A.

Le typikon de la Théotokos Kécharitôménè a été édité au 17e siècle par


B. de Montfaucon ; son édition, qui inclut également les tableaux de
comptes signalés plus haut, a été reprise, sans changement, dans la
Patrologie grecque de Migne et dans les Acta et diplomata de Miklosich et
Müller20.

3. La date de rédaction du typikon

Le typikon d'Irène comprend deux parties nettement distinctes : la


première, formée du prologue et des chapitres 1-78, s'achève avec la
signature autographe de l'impératrice. La seconde, constituée des ch. 79-80
et, dans son état mutilé actuel, d'un fragment du périorismos du monastère,
a été ajoutée à la précédente en raison du décès d'Eudocie Comnène, la
première patronne de la Kécharitôménè.

20. B. de Montfaucon, Analecta graeca, Paris 1688, p. 136-307 ; MM, V, p. 327-391


PG 127, 985-1128.
LE TYPIKON DE LA THÉOTOKOS KÉCHARITÔMÉNÈ 13

Nous disposons de nombreux éléments internes pour fixer, au moins


approximativement, la date de la première partie. Essayons donc d'établir
d'abord le terminus post quem de la rédaction de celle-ci. Nous constatons
en premier lieu qu'Anne Dalassène est décédée (1. 1858) : nous sommes
donc largement après 1095, année où la mère de l'empereur résidait encore
au palais21. Nicéphore Bryennios et Anne Comnène sont mariés et parents
d'au moins deux filles (ch. 4) : comme leur mariage remonte à 1096/109722,
nous voilà au voisinage de 1 100. Eudocie Comnène, née le 14 janvier 108923
et épouse séparée de Michel Iasitès, étant mentionnée comme moniale à la
Kécharitôménè (ch. 3), nous dépassons déjà cette date, si nous admettons
qu'elle a convolé à l'âge traditionnel de 12/14 ans. La dernière fille du
couple impérial, Theodora, née le 15 janvier 1096, est également mariée
(1. 1818) : et cette mention nous fait descendre aux environs de 1 108/1 1 10.
Cette date trouve confirmation d'une part dans l'allusion à la naissance des
premiers enfants du porphyrogénète Jean Comnène (1. 56-57 et note 9), qui
vinrent au monde dans la deuxième moitié de 1106, d'autre part dans la
commémoraison du prôtostratôr Michel Doukas un 9 janvier (1. 1860) : une
lettre de Théophylacte de Bulgarie24 atteste en effet qu'il exerçait encore un
commandement militaire en Macédoine à la date probable de 1108 ; il
succomba ensuite à une maladie au cours de laquelle sa sœur Irène le
soigna25.
Le terminus ante quem est plus délicat à déterminer. Il va de soi qu'il est
antérieur à 1118, c'est-à-dire au décès (15 août 1 1 18) de l'empereur Alexis
Comnène qui est attesté encore en vie dans le document (1. 1788). Mais
l'élément qui nous paraît à cet égard déterminant est la mention (1. 1699)
du patriarche Nicolas Grammatikos. Faisant allusion à la donation du petit
monastère patriarcal de Ta Kellaraias à la Kécharitôménè, l'impératrice
atteste qu'il a été accordé παρά τοΟ άγιωτάτου και οίκουμενικοϋ πατριάρχου
κυροϋ Νικολάου. L'absence de toute épithète traditionnelle pour signaler
la disparition d'une personne (εκείνος, άοίδιμος, μακαρίτης) est de nature
à convaincre que ce dernier était encore en vie au moment de la rédaction
de cette partie du typikon. Comme ce patriarche décéda dans les premiers
mois de llll26, on peut admettre comme vraisemblable, compte tenu des
résultats de l'enquête précédente sur le terminus ante quem, que la première
partie du document et donc la fondation du monastère datent des environs
de 1110.

21. Alexiade, II, p. 201 16.


22. Gautier, Bryennios, p. 24.
23. Voir p. 20 n. 8.
24. Ep. 65 (Meursius) PG 126, 484.
25. Polemis, The Doukai, p. 65.
:

26. Gautier, Le synode des Blachernes, p. 227.


14 P. GAUTIER

La seconde partie du typikon (ch. 79-80 et périorismos) est beaucoup


plus difficile à dater, parce qu'elle ne contient qu'un seul élément qui
donne prise à la datation : la mort de la première patronne du monastère,
la porphyrogénète Eudocie Comnène (1. 2096). Si l'on admet que son frère
le sébastocrator Andronic, qui lui a survécu27, est décédé vers 1130, et
naturellement que l'impératrice elle-même n'est pas décédée en 1123
(19 février), mais au cours des années 1 133/1 136, on pourra retenir comme
date approximative la troisième décennie du 12e siècle : 1120/1130. Il se
trouve au surplus que l'impératrice fait allusion (1. 2145) aux brus de sa fille
Anne ; or le mariage des fils de celle-ci, Alexis et Jean, a été célébré aux
environs de 112028.

4. Le modèle du typikon

Le rédacteur du typikon de la Kécharitôménè, qui a travaillé sous la


direction de l'impératrice, comme celle-ci nous en informe implicitement
dans la suscription, s'est inspiré d'un modèle plus ancien d'un demi-siècle :
le typikon de la Théotokos Évergétis, dont la première rédaction,
postérieure à la mort du fondateur, le moine Paul, le 16 avril 1054, remonte aux
alentours de 105529. Dire qu'il s'en est inspiré est d'ailleurs au-dessous de
la vérité, car ce n'est pas un canevas, un cadre général, qu'il a emprunté à
son modèle : des phrases, des paragraphes, voire des chapitres entiers, par
exemple les ch. 12, 13, 47, 48, 56, 78, ont été purement et simplement copiés.
On s'en rendra compte rien qu'en feuilletant le texte grec de notre édition,
où les emprunts ont été intentionnellement reproduits en caractères
italiques. Parfois même le plagiaire a serré son modèle de si près qu'il ne s'est
pas aperçu du côté incongru de certains emprunts. C'est ainsi qu'il fait état
{infra, 1. 463) de dommages matériels que pourrait éprouver la
Kécharitôménè έξ επιδρομής έθνον. A moins d'une conquête de la capitale par des
barbares, cette éventualité était à écarter en raison de la distance qui
séparait le monastère du rempart terrestre et le mettait à l'abri même d'un
projectile de baliste30. La vraie raison de l'introduction de cette expression

27. Hörandner, Theodoros Prodromos, p. 186l62g.


28. Gautier, Bryennios, p. 340 et n. 1.
29. J. Pargoire, Constantinople : le couvent de l'Évergétis, EO 9, 1906, p. 366-373 ;
10, 1907, p. 155-167, 259-263 ; Janin, Églises et monastères, p. 178-183.
30. Le principal élément servant à déterminer le site du monastère est la mention
d'une église voisine : le portail d'entrée du monastère donnait sur la voie publique
venant de Sainte- Anne du Deuteron {infra, 1. 2295). Cette indication n'a de sens que si
les deux édifices religieux jouissaient d'une proximité relative, mais le problème n'est
pas pour autant résolu, puisque l'emplacement de Sainte-Anne n'est lui-même localisé
LE TYPIKON DE LA THÉOTOKOS KÉCHARITÔMÉNÈ 15

dans le typikon est un plagiat littéral du modèle : έξ επιδρομής τίνων


πολεμίων31, où elle était pleinement justifiée, puisque l'Évergétis était situé
en pleine campagne, à environ trois kilomètres au-delà de la Porte de Pègè.
Ce procédé courant, mais qui toujours nous déconcerte, n'avait rien que de
normal à une époque qui se défiait de l'innovation et prisait par-dessus tout
l'héritage d'une tradition. Notre plagiaire ne fut d'ailleurs pas le seul à
copier sans vergogne le typikon de l'Évergétis, dont une étude pourrait
montrer qu'il a connu une singulière fortune littéraire ; par exemple, les
rédacteurs des typika de la Kosmosôteira (1 152) et de Saint-Mamas (1 158)
n'agiront pas autrement que le nôtre : ils adopteront le typikon liturgique
de l'Évergétis presque sans modification, et ils se borneront à démarquer
son typikon ktètorique32. On relèvera d'autre part que le fragment conservé
du typikon du second monastère urbain dédié au Philanthrope, fondation
d'Irène-Eulogie Paléologina vers 1312, n'est qu'une simple reproduction
des ch. 2 et 55 de celui de la Kécharitôménè33.
La distribution des matières dans le modèle et sa copie n'étant pas
identique, voici la table de correspondance par chapitre entre les textes de
la Kécharitôménè et ceux de l'Évergétis.
Kécharitôménè Évergétis
Statut du monastère 1 12
Admission gratuite des moniales 7 37
Aliénabilité de certains biens 10 19
Élection de la supérieure 11 13
Conduite à tenir lors des élections 12 14, 16, 17
Déposition de la supérieure 13 13, 14
Élection des officières 18 29
Réfectorière 25 31, 33
Épistèmonarchissa 26 31
Prime, tierce, sexte 32 4
Mésôria, typika, messe 33 4, 5

que d'une manière hypothétique. Dans l'état actuel de la documentation, on peut se


ranger aux conclusions prudentes de R. Janin (Études de topographie byzantine. I. Où
se trouvait Sainte- Anne du Deuteron ?, £0 37, 1938, p. 73-85 ; Idem, Les monastères du
Christ Philanthrope à Constantinople, REB 4, 1946, p. 140-150; Idem, Églises et
monastères, p. 190-191) : le monastère de la Kécharitôménè et celui du Philanthrope qui
le jouxtait se trouvaient au sommet de la vallée de Pétra, sur la pente qui descend de la
citerne d'Aétios, à proximité immédiate du monastère féminin de Saint-Nicolas (infra,
1. 2311), soit à quelque 500 mètres à l'ouest de la Porte de Charisios et au sud-est du
Saint-Sauveur-de-Chora.
31. Évergétis, 1. 852 (ci-dessous, 1. 463).
32. J. Pargoire, art. cit.. p. 262-263.
33. Ph. Meyer, Bruchstücke zweier typika ktetorika, BZ 4, 1895, p. 48-49, 57-58 ;
R. Janin, Le Philanthrope du Sérail, REB A, 1946, p. 151-162.
16 P. GAUTIER

None, vêpres, pannychis 35 6


Complies 36 6
Office de la nuit 37 6
Mésonyktion 38 6
Orthros 39 6
Appel au réfectoire 40 9
Discipline au réfectoire 41 9
Disputes sur la préséance 42 9
Silence au réfectoire 43 9
Jeûne du grand carême 47 10
Jeûne des Apôtres et de la Nativité 48 10
Nourriture commune 56 26
Médecin du monastère 57 41
Distribution au portail 64 38
Lecture du typikon 65 43
Sépulture des moniales 70 36
Exhortation aux moniales 78 42

5. Les fragments de Jérusalem


Le manuscrit du patriarcat grec de Jérusalem, Sainte-Croix 57, qui
provient de la laure de Saint-Sabas, est formé de 146 folios de parchemin
réécrits aux 12V13e siècles, à l'exception des folios 115, 117-121, 134, 135,
139-146, et de 40 folios de papier écrits en février 1481 par Joseph, évêque
de Kastoria, Moliskos et Anésélitzas. Il contient les Actes des Apôtres, les
Épîtres et l'Apocalypse ; dimensions : 237 χ 175 ; les cahiers 12, 13, 16, 17
ont disparu et le 14e est placé après le 15e. Les folios en parchemin
proviennent de quatre manuscrits anciens, où, entre autres, des textes de
Libanios et d'Héliodoros34 ont été reconnus sous la nouvelle écriture.
Quelques-uns des folios pourraient avoir appartenu, non pas au
typikon35, mais au brébion original de la Kécharitôménè. Le premier texte du
f. 9 Γ fait état de la donation à ce monastère par l'impératrice Irène d'un
fragment de la vraie croix ; le dernier du même folio décrit une lipsanothè-
que (châsse) avec une autre inscription en vers. Le type de l'écriture indique
la même époque que celle du typikon. Le format est un peu plus grand que
celui du Parisinus 384 et la réglure est faite pour vingt-cinq lignes d'écriture,

34. Rattenburg-Lumb-Maillon, Héliodore. Les Ethiopiques, I, Paris 1960, p. xxxi-


XXXII.
35. A. Papadopoulos-Kérameus, Ίεροσολνμιτική Βιβλιοθήκη, III, Saint-Pétersbourg
1897, p. 114-116 ; l'auteur pensait que ces folios palimpsestes avaient été enlevés du
manuscrit de Paris.
LE TYPIKON DE LA THÉOTOKOS KÉCHARITÔMÉNÉ 17

contre dix-huit dans le manuscrit du typikon ; l'écriture est d'une main


différente de celles qui ont écrit les chapitres 1-78 et 79-80 du typikon.
Pour leur réemploi les folios furent retournés de sorte que le texte
primitif se trouve à l'envers par rapport au nouveau. Le texte original était
suspendu à la réglure, comme celui du Parisinus 384, tandis que le plus
récent a été écrit au-dessus de la ligne, recouvrant en partie l'écriture
antérieure. Les deux encres sont de teinte différente ; la seconde est noire,
la première ocre et passablement délavée.
Les restes de l'inventaire de la Kécharitôméné se trouvent dans les folios
suivants : 91, 92, 100, 101, qu'il faut lire sans doute verso avant recto, à
cause du retournement des folios, c'est-à-dire : 9Γ, 9Γ etc. Le contenu des
folios 133 et 136 est quasi illisible ; bien que l'écriture soit aussi suspendue
à la ligne de réglure, elle semble différente de celles des folios du brébion ;
nous nous en tiendrons donc au déchiffrement des folios repérés. L'ordre
relatif des folios restant indéterminé, on ne cherchera pas à établir une suite
logique, car les liens ne sont pas évidents. Heureusement le copiste de cet
inventaire utilise deux moyens qui facilitent la lecture des paragraphes ;
d'une part, en tête de chaque unité, il place une majuscule rubriquée qui
est par endroits la seule lettre lisible ; d'autre part, entre chaque
paragraphe, il laisse une ligne blanche, de sorte que le total des lignes écrites est
variable dans chaque folio, parce que les paragraphes sont de longueur
différente et que le blanc entre les paragraphes peut aller jusqu'à trois
lignes (2 fois, au f. 92rv) ; au bas du f. 91, il reste même huit lignes en blanc,
et autant au f. 100v. Nous indiquerons ces divisions en lignes dans la
transcription, avec la répartition des blancs.
Nous avons eu l'occasion de consulter ce manuscrit au cours d'un séjour
à Jérusalem, en mars 1975 ; mais les quelques heures de travail qu'on nous
a accordées n'ont pas suffi pour déchiffrer tout le texte. Depuis, Bernard
Flusin, de l'Institut de recherche et d'histoire des textes, a eu l'occasion de
relire le manuscrit, d'inventorier plus exactement la répartition des lignes
et de compléter d'au moins un tiers le texte du brébion.
Ce texte constitue l'Appendice Β de la présente édition.
18 P. GAUTIER

Typikon du vénérable monastère de la très sainte Théotokos


Pleine-de-Grâce, qui a été restauré de fond en comble et organisé
par la très pieuse augousta kyra Irène Doukaina, rédigé et publié
sur son ordre et selon ses directives1.

Ô Mère, qui engendras sans douleur le Verbe de Dieu vivant et qui après
l'enfantement fus encore un trésor virginal très pur, ton fils qui est Dieu nous
a procuré et accordé des bienfaits nombreux et considérables, lui qui est notre
Sauveur, parce qu'il est réellement Jésus et Dieu avec nous — telle est la
signification eminente et vénérable du mot Emmanuel selon saint Isaïe —, lui
qui nous a amenés du néant à l'existence, qui nous a sans cesse procuré le
bien-être, qui nous a honorés de raison, qui nous a doués de perception et
d'intelligence pour que nous discernions les réalités, qui nous a par elles
séparés des animaux de la terre et qui a imposé à ceux-ci comme basileus
l'homme qui règne de par Dieu. Que rendrons-nous donc au Seigneur en
échange de tout ce qu'il nous a accordé, lui qui a joint à l'acte créateur sa
Providence et qui n'a encore jamais jusqu'à ce jour arrêté les sources
abondantes de ses bienfaits à notre égard depuis qu'il a arrondi le ciel, divisé le temps,
répandu l'air, déroulé au-dessous la terre et établi l'homme comme spectateur
des réalités visibles ? Assurément, ces choses aussi sont grandes et dignes de
l'extraordinaire puissance qui les a créées et les contient2, et pour parler comme
le grand David : « Qui connaîtra jamais sa miséricorde et sa fidélité ? ». Mais
quel bienfait ne nous ont pas donné en ta personne la3 venue bienfaisante du
Saint-Esprit et la puissance du Très-Haut qui t'a prise sous son ombre, quand
il s'est préparé sans souillure et sans changement un temple doué de raison et
de vie dans tes entrailles virginales très saintes, et quand il est né de toi sans
père dans le temps, lui qui est né du Père sans mère avant les siècles ! Oui, quel
bienfait ne nous a pas accordé en ta personne, comme je l'ai dit, Celui qui nous
a donné aussi tous les autres biens, quand il t'a dressée comme une échelle et
jetée comme un pont qui fait monter ou passer vers le ciel la race humaine4. Le
ciel tout entier se fondrait-il en une seule voix qu'il ne pourrait, je crois,

1. Titre instructif, qui nous apprend déjà deux choses : 1) l'impératrice a acquis et
rénové à ses frais un ancien monastère, dont le nom précédent est resté inconnu et qu'elle
a placé sous le patronage de la Théotokos Pleine-de-Grâce ; 2) elle n'est pas elle-même
l'auteur de cette règle monastique : elle en confia la rédaction à une personne, un homme
en l'occurrence, comme nous le constaterons à plusieurs reprises, qui a travaillé sous sa
responsabilité, mais à qui on peut attribuer, sans risque de se tromper, la rédaction
intégrale du prooimion au style entortillé et prétentieux, et curieusement entremêlé de
termes néoplatoniciens.
2. Termes empruntés au jargon néoplatonicien et plus spécialement à Proclus : In
Timaeum, I, p. 3813, 20829, 2536 (Diehl), qui devaient être parfaitement incompréhensibles
à la plupart des sœurs, à peu près illettrées, du monastère, quand elles en entendaient
la lecture au début de chaque mois (voir ch. 65).
LE TYPIKON DE LA THÉOTOKOS KÉCHARITÔMÉNÈ 19

Τυπικον της σεβάσμιας μονής της ύπεραγίας Θεοτόκου της


Κεχαριτωμένης της εκ βάθρων νεουργηθείσης και σύστασης
παρά της ευσεβέστατης αύγούστης κυράς Ειρήνης της
Δουκαίνης κατά την αύτης πρόσταξιν και γνώμην ύφηγηθεν
τε και έκτεθέν.

Πολλών μεν ήμϊν αγαθών και μεγάλων, ώ ΘεοΟ Λόγου ζώντος μήτερ
ώδίνων άνευ και μετά τόκον παρθενίας πάλιν κειμήλιον παναγέστατον, ô
f. 5ν σος υιός και Θεός αρχηγός και δοτήρ έχρημάτισεν, ô σωτήρ ημών ώς
|

αληθώς Ίησοϋς και Θεός μεθ' ημών — το μέγα τοϋτο κατά τον άγιον
5 Ήσαΐαν τοΟ 'Εμμανουήλ σημαινόμενον και σεβάσμιον —, εκ τε τοΟ μη
οντος είς το είναι παραγαγών και το ευ είναι δια πάντων ήμϊν χαρισάμενος
και λόγω τετιμηκώς και κριτήρια τών οντων α'ίσθησίν τε και νουν δωρησά-
μενος και τούτοις τών έπί γης διαστήσας ζώων και βασιλέα τούτοις έπι-
στήσας τον άνθρωπον βασιλευόμενον άνωθεν και τί άνταποδώσομεν τφ
10 Κυρίω περί πάντων ων άνταπέδωκεν ήμϊν, τΐ\ δημιουργία συμπαραζεύξας
f. 6 και πρόνοιαν καί ούδέπω | μέχρι και δεΟρο τάς τών αγαθών ήμϊν δαψιλεΐς
πηγάς έπισχών, έξ ού δή και ούρανόν έγύρωσε καί χρόνον διέστησε καί
αέρα έξέχεε καί ύφήπλωσε γΐ)ν καί τών όρωμένων έπόπτην τον άνθρωπον
κατεστήσατο ; Μεγάλα μεν ούν δή καί ταϋτα καί τΐ)ς παρακτικωτάτης
15 τούτων καί συνεκτικωτάτης δυνάμεως άξια καί, κατά τόν μέγαν φάναι
Δαυίδ, ελεον αύτοΟ τις έκζητήσει ποτέ καί άλήθειαν ; 'Αλλ' οίον δή σε ήμϊν
αγαθόν ή μεγαλόδωρος έδωρήσατο Πνεύματος τε αγίου έπέλευσις καί
Υψίστου έπισκιάσασα δύναμις, καί ναόν έαυτώ λογικόν τε καί έμψυχον
f. 6V άχράντως τε καί άμετα|βόλως έκ τών σών παρθενικών πανάγνων αιμάτων
20 ύποστησάμενος καί ύπό χρόνον άτερ πατρός έκ σοΟ γεννηθείς ό προ αί-
ώνων άτερ μητρός φύς έκ Πατρός. 'Αλλ' οίον δή σε ήμϊν αγαθόν, οπερ &ρην,
ό καί τών άλλων ήμϊν αγαθών δοτήρ έδωρήσατο, κλίμακα τε έπάρας καί
ύφαπλώσας σε γέφυραν προς ούρανόν άνάγουσαν ή μετάγουσαν το άν-
θρώπινον. Ούδ' εί ξύμπαντα τον ούρανόν προς φωνήν άναλυθήναι μίαν
25 έγένετο, άξίως αν, οΐμαι, ήρμήνευσεν ή εξύμνησε το μεγαλεΐον τοϋ δώρου

3 Actes 5, 31 4-5 Matth. 1, 23 ; Is. 7, 14 9-10 Ps. 115, 3 12 Sirac 43,


12 16 Ps. 60, 8 18 Luc 1, 35

3. L'article au masculin (voir apparat) est sûrement un lapsus du scribe, car il est
grammaticalement inacceptable.
4. Image peut-être empruntée à Théodore Stouditès (In Dormitionem Deiparae :
PG 99, 725B) ou à Grégoire de Ναζιανζέ (Epis t. 101, PG 37, 192B : κλΐμαξ... είς ούρανόν
άγουσαν, mais dans un contexte trinitaire). Le premier appelle aussi la Vierge (Canon in
erectione sanctarum imaginum : PG 99, 1777B) : χριστιανών ή βεβαία γέφυρα.
20 P. GAUTIER

expliquer ou louer dignement la grandeur vraiment divine de ce don. Qui, en


effet, exprimera la puissance du Seigneur ? Qui pourra faire retentir toute sa
louange ? Quelle langue pourra raconter, ô mère pleine de grâce du Dieu
Verbe, les continuelles manifestations de Dieu en ta personne, grâce auxquelles
le fondement de la foi en Dieu persiste inébranlable, les forteresses de l'impiété
s'écroulent, et la sainte religion fondée par le Christ demeure fermement établie
sur le fondement des apôtres ? Qui peut exposer la magnificence de tes
miracles ? Qui peut raconter les prodiges survenus à différentes époques ? Qui
proclamera tes hauts faits ou célébrera les interventions surprenantes par
lesquelles tu affermis l'empire, brises les révoltes et établis le peuple très
chrétien dans l'espérance d'une existence future heureuse ?
Quant à moi, ô Mère de Dieu5 pour tout le monde supracéleste, en quels
termes pourrais-je ou simplement exprimer ou essayer de célébrer la grandeur
de tes merveilles à mon égard depuis ma tendre enfance jusqu'à ce jour et de
révéler encore l'océan de ta bonté envers moi depuis mon berceau ? Car la
naissance, ô gloire très salutaire de notre race, ô joie illustre des assemblées
célestes dans les cérémonies du ciel évidemment, m'a été donnée dans une
famille pieuse et naturellement portée à la vertu6 par l'effet de la bonté de Dieu,
de ta sollicitude et de ta protection. Mon éducation et mon instruction ont obéi
à des principes excellents et à des coutumes — foin de l'envie et de la jactance !
— exemptes de toute nonchalance7 ou perversité, et voilà certainement un don
de Dieu et de toi, la Mère de Dieu. Quant à la période de ma vraie maturité,
à qui entre tous et toutes as-tu sans cesse assuré autant qu'à moi, ta servante,
une voie suave vers le bonheur, ô resplendissante basilissa, ceinte de vêtements
réellement spirituels et purs et debout à la droite du Pantokratôr ? En effet,
après m'avoir de toutes parts environnée ou plutôt inondée des félicités de ce
monde et n'avoir jamais tenu éloigné de mes demeures n'importe quel bonheur
terrestre, tu m'as encore amenée, pour des raisons que tu connais, jusqu'au
comble de la félicité humaine : la majesté impériale. Outre cela, tu as donné une
très grande fécondité à la Porphyra8, puisque tu as ajouté à mon rôle et à mon
nom de mère ceux de mère d'une mère et de mère d'un père9. A cela tu as joint

5. Terme assez rare, employé par exemple par André de Crète, In Dormitionem
sanctae Mariae : PG 97, 1 108A ; voir aussi PG 96, 1397°.
6. Celle des Doukas, sur laquelle on consultera D. Polemis, The Doukai. La future
impératrice, fille d'Andronic Doukas et de Marie de Bulgarie, naquit, probablement à
Constantinople, en 1066 : ibidem, p. 70.
7. Emprunt possible à Proclus, In Parmenidem, p. 553 (Stallbaum).
8. La Porphyra était une salle du grand Palais où accouchaient normalement les
impératrices (cf. Alexiade, II, p. 90), d'où le qualificatif de « porphyrogénète » attribué
aux enfants d'un couple impérial. Alexis Comnène et Irène Doukaina eurent neuf
enfants : Anne, née le 2 décembre 1083 ; Marie, née le 19 septembre 1085 ; Jean, né le
13 septembre 1087 ; Eudocie, née le 14 janvier 1089 ; Andronic, né le 18 septembre
1091 ; Isaac, né le 16 janvier 1093 ; Theodora, née le 15 janvier 1096 ; Manuel, né en
LE TYPIKON DE LA THÉOTOKOS KÉCHARITÔMÉNÈ 21

τούτου το άξιόθεον. Τίς γαρ λαλήσει τάς δυναστείας τοϋ Κυρίου ή τίς
f. 7 άκουστάς ποιήσει πάσας τάς αίνέσεις αύτοϋ ή ποία γλώσσα τάς εκάστοτε

\
δια σοϋ θεοσημίας, ώ Κεχαριτωμένη του Θεοο Λόγου μητερ, έκδιηγήσεται,
αις και το της εις Θεόν στερέωμα πίστεως μένει ακράδαντον και ασεβείας
30 καθαιρείται τα όχυρώματα και ή ιερά θρησκεία κατά Χριστόν έπί τω θεμε-
λίω τών αποστόλων άραρότως έστήρικται ; Τίς έξείποι τάς των σων
θαυμάτων μεγαλειότητας ; Τίς τα κατά διαφόρους καιρούς έξηγήσεται τέρατα ;
Τίς έξαγγελεΐ σοι τα μεγαλεία ή τα παράδοξα έξυμνήσειεν, οίς και βασι-
λείαν κρατύνεις και καθαιρείς τυραννίδας και έπ' έλπίδι ευζωίας μελλούσης
f. Τ το φΟλον κατα|σκηνοΐς το χριστιανικώτατον ;
Έμοί δε δη τίς αν γένοιτο λόγος, ώ των ύπερκοσμίων απάντων θεογεννη-
τρία, την των περί έμέ σου θαυμάσιων έξ απαλών ονύχων εις τόδε ηλικίας
μεγαλειότητα ή απλώς έξηγούμενος ή πειρώμενος έξυμνεΐν και το της περί
έμέ σου έκ σπάργανων ετι χρηστότητος έξηγήσασθαι πέλαγος ; Τά τε γάρ
40 μοι προς γένεσιν, ώ τοϋ μεν ημετέρου γένους σωτηριωδέστατον αυχημα,
των δέ έν ούρανοϊς όμηγύρεων έν ταϊς έπουρανίοις ώς εικός πανηγύρεσι
περιλάλητον άγαλλίαμα, έξ ευσεβούς τε γένους καί προς άρετήν ευφυούς
f. 8 εύμενεία Θεοϋ καί ταϊς σαϊς έπιστασίαις καί άντιλήψεσι την αρχήν
|

έκληρώσατο' τά τε προς άναγωγήν καί παιδείαν ύπό καλλίστοις νόμοις


45 πεπαιδαγώγηται και έν εθεσιν, άπέστω φθόνος και κόμπου βάρος, ουδέν
έπαγομένοις έπισεσυρμένον ή δυσανάγωγον, καί τούτο πάντως δώρον
ΘεοΟ καί τΤ\ς θεομήτορος σου. Τά τε προς τήν χρονικήν σαφώς τελειότητα
τίνι των απάντων ή άπασων ούτως ώς έμοί τη ση θεραπαίνη δια πάντων
εύώδωσας προς το εύμαρέστερον, ή τοις νοητοϊς καί άκηράτοις ώς αληθώς
50 κροσσωτοις περιβεβλημένη πεποικιλμένη βασίλισσα καί έκ δεξιών έστώσα
κατ'
f. 8V τοϋ Παντοκράτορος ; Ταϊς γαρ δη ανθρώπους εύετηρίαις τα κατ' έμέ
|

πανταχόθεν περικυκλώσασα ή έπικλύσασα καί ουδέν ο τι της κάτω


ανθρωπινής εύροίας τών περί έμέ περιβόλων στήσασα πόρρωθεν, ετι με καί
κατ'
προς το της ανθρώπους ευδαιμονίας άκρότατον, οίς οιδας λόγοις, τήν
55 βασιλείαν ανήγαγες. Τούτοις το έν πορφύρα τέθεικας γονιμώτατον, τη
μητρική μοι σχέσει και κλήσει τήν μητρομήτορα προσθεμένη καί πατρο-

26-27 Ps. 105, 2 29 Col. 2, 5 29-30 Prov. 21, 22 30-31 Éph. 2, 20 46-47
Éph. 2, 8 50 Ps. 44, 14

février 1097 ; Zoé, née en mars 1098. Les deux derniers enfants ne sont attestés que par
la liste du Mosquensis gr. 147 (Vladimir), éditée en dernier lieu par P. Schreiner, Die
Geburtsdaten der Kinder des Kaisers Alexios I., DOP 25, 1971, p. 247-248.
9. Il résulte de ce passage qu'au moins une fille et un garçon de l'impératrice avaient
des enfants lors de la rédaction du typikon. La fille en question est naturellement
Anne Comnène, épouse de Nicéphore Bryennios depuis 1096/1097 (cf. Gautier, Bryen-
nios, p. 24), qui était alors mère de deux filles : Irène Doukaina, plusieurs fois
mentionnée dans le typikon, et une autre fille anonyme également mentionnée plus bas.
Quant au garçon, c'est certainement Jean Comnène, dont l'épouse, Irène de Hongrie, mit
au monde ses deux premiers enfants, des jumeaux, à Balabista (Sidèrokastron) en
Macédoine, dans la seconde moitié de 1106 (avant le 26 octobre). Cf. Alexiade, III,
p. 66m5. Ce passage est évidemment de grande importance pour la datation du typikon.
22 P. GAUTIER

jusqu'à ce jour la longue durée du pouvoir impérial ; tu as combattu


victorieusement en faveur du basileus dans des circonstances difficiles et périlleuses ;
avec ton aide il a remporté sur des barbares des trophées immenses et salutaires
pour l'empire des Romains ; tu as délivré de la maladie nos êtres les plus chers10
ou même tu les as arrachés à la gueule du lion ravisseur. Daigne encore ajouter
jour sur jour à la vie du basileus et te montrer envers lui une alliée invincible
contre les barbares, afin que ton héritage et que la capitale qui s'en remet à toi
restent perpétuellement la source et la racine florissantes et impérissables de la
piété.
M'en remettant donc à ce sujet aux langues des anges, langues aptes par
nature à louer et à glorifier ta grandeur et à célébrer avec intelligence ta pureté
immaculée qui surpasse les Trônes les plus élevés et les plus vénérables et les
Chérubins, en raison de ton affection et de ta bonté à notre égard, je me borne
à t'apporter en retour un amour très fervent qui me pousse à revenir vers toi
qui nourris envers le genre humain avec ton fils unique et premier-né un amour
rempli de sollicitude et de volonté salvifique11. Et la dignité impressionnante et
immense de ta maternité divine est pour moi un sujet de conversation très
agréable et de méditation continuelle ; ton saint accouchement m'inspire un
bonheur et un plaisir intenses et très purs, et rien ne m'est plus agréable à
entendre et à raconter que les merveilles et les mystères qui te concernent et que
le perpétuel ruissellement des bienfaits que Dieu nous accorde par ton
intermédiaire. En outre, je sais que rien chez nous n'est digne de ta sainteté qui
dépasse toute expression et toute conception, ni non plus de Celui qui a mendié
auprès de toi la pâte dont nous sommes pétris, chez nous où rien ne nous
appartient, mais où tout est à Dieu, même nous-mêmes. Toi, en effet, qui as
engendré le Verbe qui est immatériel au-delà de toute expression, tu as pour
cette raison obtenu la plénitude et la perfection, et les biens de ce monde fugace
sont pour toi sans valeur. Mais comme ceux qui se préoccupent encore des
affaires terrestres et qui vivent selon des principes humains sont incapables de
manifester par des prémices divines et immatérielles la ferveur de leur foi en
ta personne, pour toi, la Mère du Verbe, à cause de la condescendance et de
la modestie du Verbe12, j'ai construit, moi aussi, animée par l'amour et le désir
de t'imiter et utilisant nos ressources13, un temple vénérable pour toi le temple
saint et admirable de sainteté, pour parler comme ton aïeul le grand David, et
j'y ai installé des solitaires de notre chaste sexe féminin qui célèbrent par des
hymnes ta personne et ta félicité divine, à qui j'ai attribué proportionnellement
pour chacune, en les prenant sur les dons considérables que tu m'as faits, ce qui
est chaque année et chaque jour raisonnablement exigé par leur épuisement

10. Parmi eux, au moins sa fille Eudocie, que sa mère fit entrer au monastère de la
Pleine-de-Grâce, quand elle tomba malade (Zonaras : Bonn, III, p. 739).
11. Trois adjectifs (έπιστρεπτικός, προνοητικός, σωστικός) très fréquemment utilisés par
Proclus, In Timaeum, III : index (Diehl).
12. Traduction incertaine. Ce membre de phrase, s'il n'est pas une incise, est
grammaticalement anormal : il ne dépend apparemment pas de la subordonnée qui
précède et ne peut pas non plus dépendre de la principale qui suit.
LE TYPIKON DE LA THÉOTOKOS KÉCHARITÔMÉNÈ 23

μήτορα. Τούτοις το της βασιλικής δυναστείας μέχρι και τήμερον παρέ-


ζευξας παρατατικώτερον, τας καλλινίκους υπέρ βασιλέως έπιμαχίας έν
f. 9 δεινοΐς καί καιροϊς κινδυνώδεσι, τα τούτου κατά βαρβάρων ύπό σοι

|
60 συμμαχώ μεγάλα τε και τι} 'Ρωμαίων επικράτεια σωτήρια τρόπαια, τας των
φιλτάτων ήμϊν αναρρώσεις έν νόσοις ή καί άναρρύσεις έκ φάρυγγος
αρπάζοντος λέοντος. Προσθήσοις δέ γε καί 'έτι ημέρας έφ' ημέρας τοΟ βασιλέως
καί σύμμαχος τούτω κατά βαρβάρων άπρόσμαχος γίνοιο, ϊνα δή σοι καί
ή κληρονομιά καί ή χειρισθεΐσά σοι μεγαλόπολις πηγή καί ρίζα τής
65 ευσέβειας αειθαλής διασώζηται καί άένναος.
'Αγγέλων ούν έπί τούτοις άφεϊσα γλώσσαις, αϊτινές ποτέ αγγέλων
γλωσσαι πεφύκασι τήν σήν εύφημειν τε καί γεραίρειν μεγαλειότητα καί τό
f. 9ν υπέρ τους άνωτάτω καί πρεσβυτάτους Θρόνους καί τα Χερουβίμ άκηλίδω-
|

τον καί άμόλυντον καί νοερως άνθομολογεϊσθαί σοι, δια το περί ήμας
70 συμπαθές τε καί φιλάνθρωπον μόνον έγώ τον έπιστρεπτικόν άντεισφέρω
σοι μάλα ζέοντα ερωτά, τόν προνοητικώτατόν τε καί σωστικώτατον μετά
τοβ μονογενούς τε καί πρωτοτόκου τρεφούση περί το άνθρώπινον έρωτα.
Καί μοι το φρικτόν τε καί μέγα τής σής θεοτοκίας αξίωμα περιλάλημα
θυμηρέστατον καί έννόημα άδιάληπτον, έπί τε τήν σήν ίεράν λοχείαν πα-
75 σαν ήδονήν εύαγη καί τρυφήν καλώ, καί ουδέν μοι των πάντων οΰτω
f. 10 χαριέστατον άκουσμα ή διήγημα ώς τα περί σέ θαυμάσια καί μυστήρια
έφ'
|

καί τό τής ήμας έπιρροίας των αγαθών έκ Θεού δια σοϋ μέσης άένναον.
Άλλα γαρ έπί τούτοις άξιον μέν ουδέν είναι παρ' ήμϊν οΐδα τής σης υπέρ
λόγον καί νουν άγιότητος, καθάπερ ουδέ τού το ήμέτερον έκ σοΰ πτωχεύ-
80 σαντος φύραμα, οΐς ουδέν έαυτων άλλα τα πάντα Θεοϋ καί ήμεΐς. Γεννη-
σάση γάρ σοι τόν Λόγον υπέρ λόγον τον άϋλον τό τε άνενδεές έντεΟθεν
άπεκληρώθη καί τέλειον, καί τα τής κάτω ρεούσης ύλης ούκ έντιμα. Επειδή
δέ καί τοις ετι περί τα κάτω στρεφομένοις καί ζωσι κατ' άνθρωπον
άμήχανον θειοτέραις τισίν άπαρχαΐς καί υπέρ τήν ΰλην το τής περί σέ
f. 10ν πίστεως ζέον ένδείκνυσθαι, σοί τε τ[) τοΟ Λόγου μητρί, τό τού Λόγου
|

συγκαταβατικόν τε καί μέτριον, δια ζήλου τε καί μιμήσεως έκ των παρ'


ήμϊν τε καί καθ' ήμας ευαγή καί αΰτη ναόν δειμαμένη τφ άγίω ναω σοι καί
έν δικαιοσύνη κατά τον σον προπάτορα καί μέγαν Δαυίδ θαυμαστώ
υμνωδούς σοι μονοτρόπονς καί τή θεία μακαριότητι τοϋ παρ' ήμϊν σώφρο-
90 νος θήλεος γένους έν τούτω κατφκισα, τα έτήσιά τε καί ημερήσια κατά
λόγον αναγκαία τω άπορρύτω τοϋ σώματος άπό των σων μεγάλων έμοί

61-62 Ps. 21, 14 62 Ps. 60, 7 66 1 Cor. 13, 1 80 1 Cor. 5, 6 83 1 Cor. 3, 3


l Ps. 64, 5 89-90 Ps. 67, 7

13. Les deux expressions (έκ τών παρ' ήμϊν τε καί καθ' ήμας) du texte grec paraissent
n'être qu'une simple redondance et n'avoir pas de signification différente. Sinon, la
première pourrait désigner les ressources dépensées par l'impératrice, et la seconde
celles de ses collaborateurs, par exemple son mari.
24 P. GAUTIER

corporel. De plus, je leur ai imposé une discipline strictement cénobitique,


veillant par tous les moyens à procurer et à ménager à cette divine assemblée
la fidélité à la sainte règle. Et vraiment, elles pratiquent la vie ascétique selon
mes espérances et mes vœux depuis qu'elles ont fait leur belle profession dans
le bercail sacré à la face de Dieu et des anges élus14, et les espoirs que j'avais
placés en toi, Vierge Mère de Dieu, ne sont pas ici déçus, et des chœurs
angéliques te présenteront certainement notre reconnaissance à ce sujet,
puisque les évangiles assurent qu'ils se réjouissent et exultent pour le salut d'un
homme.
Ainsi donc, c'est pour toi, qui as engendré le grand Pasteur des brebis, que
j'ai construit, par l'effet de mon grand amour de Dieu, cette bergerie sacrée, et
c'est un troupeau doué de raison que je t'ai offert à toi, qui es la mère du
premier ou même de l'unique pasteur, selon le sage Salomon. Et toi, oh ! qui
pourrait t'appeler correctement, toi la Pleine-de-Grâce devant Dieu, toi qui
éclipses tout spectacle et toute pensée, qui dépasses les limites de la nature, toi
la médiatrice entre Dieu et les hommes, et à quoi bon continuer encore, toi qui
es vraiment la Mère de Dieu dans la virginité et la sainteté, toi, dis-je, qui as
sondé avec bonté la foi de mon cœur, agrée avec bienveillance ces prémices, ne
rejette pas mon présent et ne détourne pas ton visage de ton enfant, mais
accorde une fin prospère à cet heureux commencement, en déployant comme
Moïse, toi aussi, ô immaculée, tes ailes qui resplendissent des dons de l'Esprit
très saint, en protégeant ainsi ce beau bercail, gardant toujours, à l'abri du lion
qui rôde cherchant qui dévorer et qui fait le tour des saintes clôtures avec la
faim et la ruse, ce troupeau qui est consacré à ta grandeur, ô vierge et mère,
transformant la féminité de cette communauté de sœurs en vertu virile,
étendant sans interruption ta main toute-puissante au-dessus de ce beau
troupeau, afin que le séducteur et le serpent de jadis ne trouve parmi elles
aucune nouvelle Eve ni ne susurre à son oreille des mensonges qui tuent et
précipitent dans la trappe de l'Hadès. Que toutes au contraire, à l'abri de ta
protection très puissante, bourdonnent à l'unisson autour de cette ruche sacrée,
chacune suivant son impulsion, façonnant le fruit de la vertu dont la douceur
surpasse celle du miel, adorant irréprochablement le Très-Haut dans le saint
parvis de Dieu, lui offrant un sacrifice de louange, célébrant sept fois le jour
les témoignages de la justice divine, proclamant le bonheur de Dieu et ta
grandeur, se levant avec David au milieu de la nuit pour confesser les juge-

14. Allusion aux paroles mêmes du rituel de la profession monastique : Wawryk,


Initiatio monastica, p. 17*.
LE TYPIKON DE LA THÉOTOKOS KÉCHARITÔMÉNÈ 25

δωρεών εκάστη τούτων έπιμετρήσασα κατά τό άνάλογον, μάλλον δέ και


f. 1 1 κοινοβιακήν δια πάντων καταστήσασα ταύταις την άσκησιν και

|
πανταχόθεν περί την ίεράν πολιτείαν τω θείω τούτω συντάγματι τό άπερίσπα-
95 στον περιποιησαμένη και συγκροτήσασα' αϊ δή μοι και κατ' ελπίδα τε και
εύχήν τον άσκητικόν διαθέουσι δίαυλον, έξ ού δή τήν καλήν έκείνην
όμολογίαν περί τήν ίεράν ταύτην μάνδραν Θεοϋ τε καί των εκλεκτών
αγγέλων ενώπιον ώμολόγησαν, και ουδέ ένταΟθά μοι αϊ έπί σοί, παρθένε
μητερ Θεοϋ, ελπίδες διημαρτήκασι, και τα έπί τούτοις ευχαριστήρια χοροί
100 σοι πάντως αγγέλων άνοίσουσιν, ους έπί σωτηρία χαίρειν ανθρώπου
και μεγάλα σκιρταν διαγορεύει τα ευαγγέλια.
f. 11ν 'Αλλ' έγώ μεν οϋτω δή σοι τη τεκούση τον ποιμένα των προβάτων τον
|
μέγαν έν Θεού πόθου περιουσία τήν ίεράν έδειμάμην μάνδραν, και άγέλην
λόγω τετιμημένην τη τοϋ πρώτου ή καί ενός ποιμένος κατά τον σοφόν
105 Σολομώντα μητρί σοι προσήγαγον. Σύ δέ μοι — ώ τί άν σέ τις είπών ορθώς
προσείποι, τήν Κεχαριτωμένην παρά Θεώ, τήν υπέρ τα όρώμενα, τήν υπέρ
τα νοούμενα, τήν τους ορούς ύπερβασαν της φύσεως, τήν Θεοϋ καί
ανθρώπων μεσίτιδα — τί τα πολλά μηκύνω ; —, τήν αληθώς ύπό παρθενία καί
άγνότητι θεομήτορα ; — , σύ δέ μοι τήν έγκάρδιον πίστιν επιεικώς διαβα-
f. 12 σανίσασα, δέξαι τήν άπαρχήν ευμενώς καί μή άπωση μοι τήν προσ-
|

αγωγήν μηδέ απόστρεψες άπό της παιδός σου το πρόσωπον σον, άλλα τω
δεξιώ της αρχής πρόσθες καί το τοϋ πέρατος αϊσιον, τάς τοις τοϋ παναγίου
περιηργυρωμένας χαρίσμασι Πνεύματος καί αυτή κατά τον Μωϋσέα
διεΐσα, παναμώμητε, πτέρυγας, καί τήν καλήν ταύτην μάνδραν οϋτω περι-
115 θριγκώσασα καί τω περιϊόντι καί τίνα καταπίοι ζητοΟντι καί τους ιερούς
περιβόλους ύπό λιμώ τε καί δόλω περιοδεύοντι λέοντι τήν άνατεθεϊσαν
ταύτην άγέλην τη ση, παρθένε καί μητερ, μεγαλειότητι συντηρούσα καθά-
f. 12ν παξ άνεπιβούλευτον καί το θήλυ προς άρετήν άρρενοϋσα τη άδελφότητι
|

καί τήν πανσθενη σοι δεξιάν υπερέχουσα τοϋ καλοϋ τοϋδε ποιμνίου κατά
120 τήν διηνέκειαν, ώς μηδεμίαν καί πάλιν έν ταύταις Εϋαν εύρεΐν τον άρχαΐον
πτερνιστήν τε καί δράκοντα ή ψιθυρίσαι ταύτης προς ώτα θανατηφόρα
σοφίσματα καί προς αδου κατάγοντα πέταυρον, αλλ' άμα πάσας ύπό τήν
σήν κραταιοτάτην αύλιζομένας άντίληψιν τον ιερόν καθ' έτέραν έπιβολήν
μελισσώνα τοϋτον περιβομβεϊν έμμελέστατα, τόν της αρετής έργαζομένας
1 25 καρπόν υπέρ μέλι γλυκάζοντα, έν αύλτ} αγία Θεοϋ προσκννονσας άχράντως
f. 13 τω Κρείττονι, Θεω θνσίαν θυούσας αίνέσεως, της ημέρας έπτάκις έπί τα
|

της θείας δικαιοσύνης αίνούσας μαρτύρια, καί τήν τε θείαν μακαριότητα


τήν τε σήν άνυμνούσας μεγαλειότητα, έπί τα τής ύπερουσίου θεότητος κρί-
ματα έξεγεφομένας μετά τοϋ Δαυίδ μεσονύκτιον, έν ταΐς νυξίν έπαιρούσας

96-98 1 Tim. 6, 1 ; 5,21 100-101 Luc 15, 10 102-103 Hébr. 13, 20 104 Eccl.
12,11 106 Luc 1,28 1 1 1 Ps. 26, 9 1 13-1 14 Ps. 67, 14 1 15-1 16 1 Pierre 5, 8
120-122 Gen. 3, 1 s 122 Prov. 9, 18 125-127 Ps. 95, 9; 115, 8; 118, 164
128-131 Ps. 118, 62 ; 133, 2 ; 67, 27
26 P. GAUTIER

ments de la divinité qui transcende tout, élevant la nuit silencieusement leurs


mains saintes dans le sanctuaire, bénissant le Dieu Seigneur à l'église à partir
des sources d'Israël, évacuant ce qui est terrestre, donnant des ailes à leur
esprit, au service du Seigneur, dans la ferveur de l'esprit, attentives les unes aux
autres pour se stimuler dans la charité et les œuvres bonnes selon le divin
apôtre.
Ô Mère du Verbe pleine de grâce et souveraine princesse, daigne garder et
conserver dans ces dispositions ce troupeau, pour qu'ainsi toute malice et toute
erreur de leur part soient chassées, pour qu'elles ne cessent de progresser par
la purification vers la pureté, pour que leurs supplications montent et
parviennent jusqu'aux oreilles du Seigneur Sabaoth et qu'ainsi nous parvienne de là
tout ce qui est salutaire pour le clergé, l'empire et les sujets du Christ, pour que
par là aussi celui qui gouverne le royaume du Christ gouverne ses sujets dans
la plus parfaite piété et ménage la paix et la stabilité au monde, étant gardé dans
le bien en même temps que tous, triomphant des barbares soit visibles soit
invisibles, soit ceux qui veulent le surprendre par derrière, soit ceux qui tentent
de le frapper de face, soit ceux de l'extérieur, soit ceux de l'intérieur, ou des
serpents qui se lovent dans son sein, ce qui est détestable et exécrable15.
Assurément, ce beau troupeau, qui prie pour que le basileus, qui, en tout mais
spécialement à l'égard de cette offrande, appuie ma résolution et mes efforts
et qui me témoigne sa bienveillance et collabore à mon labeur, soit sauvegardé
le plus longtemps possible au service du royaume du Christ en même temps que
ses enfants16, a naturellement un besoin absolu de ta protection et de ta
sollicitude qui sont évidemment puissantes dans cette requête qui est très
importante et salutaire pour l'empire : si elles font défaut et si la faveur divine
aussi est absente, nul ne serait en mesure d'obtenir un bien quelconque.
Telles sont, ô Mère de Dieu et souveraine de toute la création, nos actions
de grâces pour le passé, et nos supplications pour l'avenir. Et accorde-nous de
séjourner à l'abri de tes ailes au cours de cette existence agitée et tourmentée,
parce qu'il est difficile, voire impossible, que celui qui n'est pas protégé par
elles et qui se trouve au surplus au milieu du monde et au cœur des affaires
publiques ne soit pas brûlé en marchant sur des charbons ardents, ne soit pas
égratigné par des épines ou blessé par des épées. Dans cette vie mouvementée
et amie du changement17 puissions-nous donc trouver en toi, la beauté de
Jacob, une auxiliaire toujours invincible, puisque nous avons arrimé à ta bonté
toutes les ancres de nos espérances, et en ce qui concerne notre destinée sois
encore notre protectrice devant le redoutable et grand tribunal de ton fils et roi,

15. L'impératrice stigmatise ici les nombreux complots ourdis contre son mari Alexis
Comnène, dont une liste, d'ailleurs incomplète, a été établie par B. Leib, Complots à
Byzance contre Alexis Comnène, Byzantinoslavica 22, 1962, p. 250-275.
LE TYPIKON DE LA THÉOTOKOS KÉCHARITÔMÉNÈ 27

130 όσιας χείρας χωρίς διαλογισμών εις τα άγια, εν έκκλησίαις τόν Θεόν
εύλογούσας Κύριον έκ πηγών 'Ισραήλ, τόν χουν κενούσας, τον voöv
πτερούσας, δουλενούσας τφ Κυρίω, ζεούσας τφ πνεύματι, άλλήλας
κατανοούσας εις παροξνσμόν αγάπης και καλών έργων κατά τον θείον άπό-
στολον.
f. 13ν Έν τούτοις δή μοι την ποίμνην ταύτην, ώ Κεχαριτωμένη τοΟ Λόγου

|
μήτερ και των απάντων βασίλισσα, διατηρεί τε και διάσωζε ως έντεΟθεν
κακίαν τε τούτων πασαν και άγνοιαν έξελαύνεσθαι και δια της καθάρσεως
αεί βαδίζειν ταύτας προς καθαρότητα και τάς τούτων ίκετηρίας εις ώτα
Κυρίου Σαβαώθ άνατείνεσθαί τε καί είσοικίζεσθαι και ούτως ήμϊν εκείθεν
140 έφήκειν άπαν ο τι σωτήριον -rfj ιερατεία, τη βασιλεία, τώ κατά Χριστόν
πολιτεύματι, ώς έντεΟθεν καί τον την τοΟ Χρίστου βασιλείαν διέποντα έν
άκεραιότητι ευσέβειας διέπειν τε τό ύπήκοον καί είρήνην τω κόσμω καί
f. 14 εύστάθειαν πραγματεύεσθαι, έν καλοϊς παγγενή συντηρούμενον καί

|
βαρβάρους τροπούμενον όσοι τε ορατοί καί οσοι αόρατοι, όσοι τε τα νώτα
145 τούτω τηροϋσιν <καί> οσοι κατά στέρνων τούτον πειρωνται παίειν, οσοι τε
ύπερόριοι καί οσοι αύθιγενεΐς ή έγκόλπιοι τούτω δράκοντες, το άπευκταΐόν
τε καί άπώμοτον. Τοιούτον δή σοι τον βασιλέα μετά των έξ αύτοϋ τον τά
τε άλλα καί περί την άπαρχήν μοι ταύτην όμογνώμονα καί συνέριθον,
ευγνώμονα καί όμόδουλον, ό καλός ούτος της ποίμνης ευχόμενος όμιλος
150 τω κατά Χριστόν έπιμήκιστον περισώζεσθαι πολιτεύματι κατά λόγον
δήπου πάντως της σης επικουρίας δεϊται καί κραταιας ώς είκός αντιλήψεως
f. 14V περί τό μέγα λίαν αίτημα τοϋτο καί τΐ\ οικουμένη σωτήριον, ής απούσης
|

καί μηδέ της θείας ροπής παρούσης, ουδέν καλόν ούδενί των απάντων
κατορθούν εύπετές.
155 Τοιαϋτά σοι παρ' ημών, ώ θεομητορ άπάσης κτίσεως δέσποινα, έπί τε
τοις παρεληλυθόσιν ευχαριστήρια έπί τε τοις μέλλουσιν ίκετήρια. Καί
γένοιτο δή ήμϊν κατά τε τόνδε τον βίον τον ταραχώδη καί πολυκύμονα ύπό
τάς σας αύλίζεσθαι πτέρυγας, ώς τόν τε μή ύπό ταύταις σκεπόμενον άλλα
καί περί το τοΟ κόσμου μέσον ή τό των κοσμικών πραγμάτων κέντρον
160 στρεφόμενον άμήχανον ή καί τελέως αδύνατον μή φλέγεσθαι έπ' ανθράκων
f. 15 βαδίζοντα ή έπ' ακανθών μή άμύττεσθαι ή έπί ξιφών μή αίμάττεσθαι.
|

Κατά τε γοΟν τον παρόντα βίον τον πολυκίνητον καί φιλομετάβολον ούτω
δή σε την καλλονήν 'Ιακώβ ύπέρμαχον εχειν ήμϊν έν πάσιν άπρόσμαχον
γένοιτο τάς τών σφετέρων ελπίδων αγκύρας ολας της σης χρηστότητος
165 έξαρτήσασι, κατά τε ληξιν την μέλλουσαν εύρεΐν σε πάλιν προστάτιδα περί
τό φρικτόν τε καί μέγα τοΟ υίοϋ σου καί βασιλέως κριτήριον, οτε δή καί

132-133 Rom 12, 11 ; Hébr. 10, 24 138-139 Jacques 5, 4 (Is. 5, 9) 163 Ps. 46, 5

16. Nous en avons donné la liste supra, p. 20 n. 8.


17. Terme rare, emprunté peut-être à Sextus Empiricus, Adversus mathematicos, I, 82
φιλομετάβολόν τι έστι ό αιών.
28 P. GAUTIER

quand les artisans de la vertu comprendront de façon claire et limpide le sens


du grand message annoncé dans la belle Nazareth concernant l'incarnation
ineffable du Verbe en toi et les langes de la crèche de la sainte Bethléem. Telles
sont donc les actions de grâces et les supplications que nous te présentons à toi,
l'arche divine et resplendissante de la sainteté. Quant à nos directives
concernant ton saint bercail et la condition de celles qui y résident, les voici.

1. Le monastère de la Mère de Dieu Pleine-de-Grâce et toute sainte est un


monastère libre et indépendant.

Je veux que le monastère par moi fondé de la Théotokos Pleine-de-Grâce ma


souveraine soit administré et gouverné comme je le veux durant tout le temps
que je serai maintenue en cette vie par le concours assidu de son intercession
et de sa faveur, et qu'après ma mort — car, étant une personne humaine, je
m'attends à mourir et à payer la dette commune à la nature — il soit libre,
indépendant, soustrait à toute mainmise et possession, et que nul ne jouisse sur
lui d'un droit ou d'un privilège quelconque, mais qu'il reste absolument libre
et soit administré par lui-même suivant les règles que je fixerai expressément
ici par écrit, qu'il ne soit jamais placé sous l'autorité impériale, ecclésiastique
ou laïque, qu'il ne soit jamais concédé ni à titre de donation, de bénéfice, de
surveillance, d'administration, de protection18 ou sous un autre prétexte
quelconque à quelque personne que ce soit ou à un monastère ou à une
institution pieuse ou à l'orphelinat19 ou à un autre bureau ou à un hôpital
quelconque, mais qu'il reste à perpétuité sous la seule autorité de la Vierge
Mère Pleine-de-Grâce, à qui il est consacré, qu'il soit toujours gouverné et
dirigé par la supérieure en exercice suivant nos présentes directives. Bien
entendu, mon très puissant basileus kyr Alexis Comnène, à qui Dieu daigne
accorder de vivre longtemps et de parvenir à une grande vieillesse, aura sur ce
monastère une autorité exactement égale à la mienne. Mais, après la mort de
mon très puissant basileus, je ne veux pas que le monastère de ma Théotokos20
Pleine-de-Grâce soit administré et dirigé par une autre personne quelle qu'elle
soit : il restera à perpétuité libre et indépendant comme il a été minutieusement
indiqué plus haut, et il sera administré et gouverné par lui-même, en la
personne de celle qui en sera alors la supérieure, suivant les prescriptions de
ce typikon.
Si jamais quelqu'un voulait, à quelque époque que ce soit, de quelque
manière que ce soit, asservir notre monastère et le placer sous l'autorité d'une
autre personne, celui-là serait-il un basileus, un patriarche, un membre du

18. Tous ces termes techniques ressentissent au vocabulaire du charisticariat. On en


trouvera la définition dans Hélène Ahrweiler, Charisticariat et autres formes
d'attribution de fondations pieuses aux xe-xie siècles, ZRVI 10, 1967, p. 11-12. Comme on le
remarque plus loin, l'éphoreia correspond au « patronage » du monastère.
19. Probablement l'orphelinat Saint-Paul, situé sur l'acropole, qui, au témoignage
d'ANNE Comnène (Alexiade, III, p. 214-218), avait été restauré et généreusement doté par
LE TYPIKON DE LA THÉOTOKOS KÉCHARITÔMÉNÈ 29

τούς λόγους των έν xf\ καλή Ναζαρέτ μεγάλων ευαγγελίων της έν σοι
f. 1 5ν παναρρήτου τοο Λόγου σαρκώσεως και των κατά την ίεραν Βηθλεέμ έν τη

|
φάτνη σπάργανων οι της αρετής έργάται συνήσουσι τρανότερόν τε και
170 καθαρώτερον. Άλλα τοιαΟτα μέν δη τη ύπερλάμπρφ και θεία κιβωτω σοι
τοο αγιάσματος τα παρ' ήμων ευχαριστήρια τε και ίκετήρια' ά δέ δή περί
τε τής ιεράς σοι μάνδρας καί της των κατ' αυτήν ήμϊν διατετύπωται
καταστάσεως, ταΟτά έστιν.

α'. Περί τοο έλευθέραν καί αύτοδέσποτον είναι την της Κεχαριτωμένης καί
175 πανάγνου θεομήτορος μονήν.

Βούλομαι τήν ύπ' έμοϋ συστασαν της Κεχαριτωμένης δεσποίνης μου


Θεοτόκου μονήν, μέχρι μέν αν έγώ τη αυτής έκτενεΐ πρεσβεία καί χάριτι έν
f. 16 τη παρούση διατηρώμαι ζωή, καθ' ον άν αύτη θέλω τρόπον διοικεΐσθαι καί
|

διεξάγεσθαι, μετά δέ τήν έμήν άποβίωσιν — άνθρωπος γαρ ούσα, θανεΐν


180 άπεκδέχομαι καί τό κοινόν έπιγνωναι χρέος της φύσεως — έλευθέραν είναι
καί αύτοδέσποτον καί πάσης χειρός καί δεσποτείας άπεξενωμένην καί
μηδενί των απάντων έπ' αύτη προσεΐναι ότιοΟν δίκαιον ή προνόμιον, άλλα
παντάπασιν ούσαν έλευθέραν μένειν καθ' έαυτήν καί έφ' εαυτής διοικεΐσθαι
κατά τα παρ' έμοϋ ρητώς ένταϋθα διατυπωθησόμενα, μήτε βασιλικοΐς ή
185 έκκλησιαστικοϊς ή προσωπικοΐς ότεδήποτε ύποτιθεμένην δικαίοις μήτε
f. 16ν κατά δωρεάν ή έπίδοσιν ή έφορίαν ή οίκονομίαν ή έπιτήρησιν ή έτέραν τινά
|

πρόφασιν προσώπω οίωδήτινι ή μονή ή εύαγει οϊκω ή τω όρφανοτροφείω ή


έτέρω σεκρέτω ή ξενώνί τινι άνατιθεμένην, άλλ' ύπό τήν έξουσίαν μόνης της
Κεχαριτωμένης παρθενομήτορος, ή δή καί άνατέθειται, κεΐσθαι μένουσαν
190 εσαεί καί παρά της κατά τήν ήμέραν ήγουμενευονσης έν αύτη κυβερνασθαί
τε και διεξάγεσθαι κατά τα παρόντα ημών διατάγματα. Ό μέν γαρ κράτι-
στός μου βασιλεύς κϋρις 'Αλέξιος ό Κομνηνός, ον δφη Κύριος ό Θεός
μακραίωνα διαβιωναι ζωήν καί εις γήρας έλάσαι βαθύ, τοιαύτην εξει τήν
f. 17 έπί τη μονή έξουσίαν οποίαν δή καί έγώ. Μετά δέ τήν τοΟ κρατίστου μου
|

195 βασιλέως τών εντεύθεν έκδημίαν, ού βούλομαι τήν της Κεχαριτωμένης μου
Θεοτόκου μονήν ύπό τίνος τών απάντων διοικεΐσθαι καί διεξάγεσθαι,
έλευθέραν καί αύτοδέσποτον εσαεί διαμένουσαν καθώς ανωτέρω λεπτομερέ-
στερον διείληπται, άλλ' αυτήν έφ' εαυτής διοικεΐσθαι καί διακυβερνασθαι
παρά τής κατά τήν ήμέραν ήγουμενευούσης έν αύτη κατά τήν τοο παρόντος
200 τυπικού διαταγήν.
Ει τις δέ βονληθείη ποτέ έν οίωδήποτε χρόνφ καθ' οίονδήτινα τρόπον
f. 17ν καταδονλώσασθαι ταύτην ημών τήν μονήν καί ύπό έξουσίαν ετέρου θέ-
|

σθαι τινός, καν βασιλεύς εϊη, καν πατριάρχης, καν άλλος τις τών
180-191 Évergétis, 537, 540-541, 543 201-209 Évergétis, 547-546 (Gal. 1, 8)
son père. Si cette identification est exacte, il va de soi que la date de cette « fondation »
est bien antérieure à celle qui paraît ressortir de VAlexiade, où il en est fait état après une
campagne d'Alexis Comnène contre les Turcs en 1116. Sur cet orphelinat, consulter
Janin, Églises et monastères, p. 567-568 ; Lemerle, Cinq études, p. 233-235, 283-285.
20. On ne doit pas traduire : « mon monastère de la Théotokos », comme il ressort
de passages parallèles.
30 P. GAUTIER

clergé ou du sénat, ou la supérieure elle-même, ou l'économe ou simplement


l'une des sœurs qui y résident maintenant mue par une hostilité démoniaque,
il aura non seulement à répondre du corps et du sang divins de notre Sauveur
et Dieu Jésus-Christ, mais il sera encore anathème, selon la parole du divin
apôtre, et frappé de la malédiction des trois cent dix-huit saints Pères2'. En
effet, ce monastère que nous avons construit dans l'ardeur de notre amour et
de notre foi à l'aide d'une minime partie des dons que nous accorda la
Théotokos Pleine-de-Grâce et que nous avons placé sous l'autorité et en la
possession de notre Théotokos Pleine-de-Grâce elle-même, ayant voulu22 qu'il
soit parfaitement libre, cette misérable personne ne se sera efforcée dans son
dessein mauvais et perfide qu'à le placer sous l'autorité d'hommes peut-être
corrompus et pervers et qui n'ont d'autre ambition qu'un gain destructeur.

2. Celles qui mènent la vie monastique dans le monastère de la Pleine-de-


Grâce doivent suivre le régime cénobitique.

Il est bon de traiter clairement et brièvement du régime des moniales et de


l'organisation générale à l'intérieur du monastère, et cela sera déterminé
conformément aux décisions et déclarations des divins Pères concernant ceux
qui ont renoncé au monde. Or ils décrètent et statuent que ceux qui précisément
ont fui le siècle plein d'agitations et se sont réfugiés dans le havre serein de la
vie monastique doivent suivre un régime cénobitique et se soumettre à
l'obéissance, en renonçant à leur volonté, parce qu'ils ont besoin d'un pilote et d'un
guide, étant donné que le regard de leur âme n'aperçoit rien23 et qu'ils sont
incapables de se suffire à eux-mêmes en raison de leur ignorance du bien.
Obéissant donc à leurs prescriptions, je veux et je veux fermement que les
moniales du monastère de la Vierge Mère Pleine-de-Grâce suivent un régime
et une discipline cénobitiques, et que la règle de ce genre de vie y règne à
perpétuité sans changement ni modification, sans être ébranlée par un malheur
quelconque aussi longtemps que ce monde durera, sans être falsifiée ou altérée
en aucune manière, sans être bouleversée pour quelque motif ou prétexte que
ce soit, ni à cause de la richesse ou de la pauvreté, ni à cause de la gêne ou de
l'aisance, ni pour toute autre raison ou prétexte apparemment légitimes, mais
que l'on conserve envers et contre tout le régime et la discipline cénobitiques
inviolables à jamais.
Même s'il arrive que le revenu entier du monastère suffise seulement à la
subsistance de deux moniales, nous voulons que même celles-ci mènent une vie

21. Menace coutumière dans les testaments et actes de donation. Le nombre 318 des
Pères du concile de Nicée semble avoir une origine biblique : M. Aubineau, Les
318 serviteurs d'Abraham et le nombre des Pères au concile de Nicée, Revue d'Histoire
ecclésiastique 61, 1966, p. 5-43 ; H. Chadwick, Les 318 Pères du Concile, ibidem,
p. 808-811.
22. Participe au masculin pluriel (θελήσαντες) dans le texte grec, alors qu'on attend
le féminin : s'il ne s'agit pas d'un banal lapsus du scribe, c'est que l'impératrice s'exprime
ici en son nom et en celui de son époux.
LE TYPIKON DE LA THÉOTOKOS KÉCHARITÔMÉNÈ 31

εκκλησιαστικών ή συγκλητικών, καν αυτή ή προεστώσα ή οικονόμος ή τις


205 απλώς τών νΟν έν ταύτη αδελφών έξ έπηρείας δαιμονικής παρακεκινημένη,
ού μόνον ένοχος έσται τώ θείφ σώματι και αϊματι τοΟ ΘεοΟ και σωτήρος
ημών ΊησοΟ Χρίστου, αλλά και ανάθεμα έσται, καθώς φησιν ό θείος
απόστολος, και Tfj άρα τών τριακοσίων δέκα και οκτώ αγίων πατέρων
υπόδικος γένηται, οτι οπερ έκ ζεούσης καρδίας και πίστεως έξ ελαχίστου μέρους
f. 18 των προς της Κεχαριτωμένης Θεοτόκου προς ημάς ευεργεσιών συνεστη-

|
σάμεθα μοναστήριον και Tfj εξουσία και δεσποτεία αυτής Tfjç
Κεχαριτωμένης Θεοτόκου ήμων ύπεθέμεθα, έκ πάντων άπλως ελεύθερον αυτό τυγχά-
νειν θελήσαντες, τοοτο ούτος κακοτρόπω γνώμη και δολερά ύπό έξουσίαν
ανθρώπων διεφθαρμένων 'ίσως και πονηρών και προς ουδέν άλλο βλεπόντων
215 77 κέρδος όλέθριον άθλίως ό άθλιος ποιήσασθαι έμελέτησεν.

β'. Περί τοϋ δειν κοινοβιακήν την διαγωγήν μετιέναι τάς έν τη μονή της
Κεχαριτωμένης τόν μονήρη βίον διανυούσας.

Περί γε μήν της διαγωγής τών μοναζουσων και της όλης έν τη μονή

|
f. 18ν πολιτείας έφεξης σαφέστερόν τε καί δια βραχέων είρησθαι καλόν διορι-
220 σθήσεται δέ τα περί τούτου καθά τοις θείοις πατράσι περί των άρτι άπο-
ταξαμένων διηυκρίνηταί τε καί διηγόρευται. Διεγνώκασι γαρ καί νενομοθε-
τήκασι κοινοβιακήν ύπεισέρχεσθαι πολιτείαν καί εις υποταγή ν έκδίδοσθαι,
άρνησαμένους τό θέλημα, τους άρτι τον πολυκύμονα φυγόντας κόσμον καί
προσπεφευγότας τφ τοϋ μονήρους βίου άκυμάντω λιμένι, άτε δεομένους
225 κυβερνήτου καί όδηγοΟ ως τό τής ψνχής ομμα τνφλόν περιφέροντας καί μή
f. 19 οίους τε οντάς έαυτοΐς έπαρκεΐν δια τήν τοϋ καλοΟ άγνοιαν. Τούτοις ούν
|

πειθομένη, βούλομαι καί σφόδρα βούλομαι έν κοινοβιακή διαγωγή τε καί


καταστάσει τάς μονάζουσας έν τη μονή της Κεχαριτωμένης μητροπαρθένου
διαζην καί τον της τοιαύτης πολιτείας κανόνα εσαεί κύριον είναι παρ' αύτη
230 άναλλοίωτόν τε καί άμετάτρεπτον καί πάση περιστάσει άσάλευτον μέχρι
της τοϋ παντός τοϋδε συστάσεως, κατά μηδένα τρόπον παραχαραττόμενον
ή άλλοιούμενον, μηδέ παρακινούμενον δι' ήντιναοϋν αίτίαν ή πρόφασιν, μή
δια πλοϋτον, μή δια πενίαν, μή δι' άφορίαν ή εύφορίαν, μή δι' άλλην
f. 19V όποιανοϋν ευλογοφανή αίτίαν ή άφορμήν, άλλα πάντη τε καί πάντως τήν
|

235 κοινοβιακήν φυλάττεσθαι διαγωγήν καί κατάστασιν μέχρι παντός άπαρά-


θραυστον.
Καν εις δύο μοναζουσων διάρκειαν περιστηναι συμβη τήν ολην πρόσο-
δον της μονής, καί αύτάς κοινοβιακως βουλόμεθα ζην καί τφ της διαγωγής

213-215 Évergétis, 560-562 225 Voir la note

23. Encore une expression tirée de Proclus, In Timaeum, 1, p. 204 (Diehl) : τήν
άποτυφλοϋσαν το ομμα tfjç ψυχής.
32 P. GAUTIER

cénobitique et suivent la règle de ce régime. Et si une supérieure s'y oppose, que


les sœurs la contredisent ; si ce sont les sœurs, que la supérieure y fasse
obstacle ; si toutes les moniales sont de cet avis, que la patronne du monastère
prenne la défense de nos prescriptions ; si celle-ci aussi se laisse détourner par
elles, nous autorisons quiconque à lutter pour protéger une œuvre pie, à moins
toutefois que cela ne soit le fait de membres de notre famille, à s'adresser à un
tribunal en vue du bien lui-même et de la récompense qu'il mérite, à assurer
l'efficacité de nos prescriptions, à chasser du monastère celles qui sont
responsables de la destruction de la vie cénobitique et à ne pas considérer cela comme
une mesure insignifiante, mais tout à fait importante et salutaire.

3. Ordonnances concernant le patronage du monastère et portée de mes


volontés exprimées dans mon testament24 au sujet du monastère tout comme
dans le présent typikon qui doit rester à tout jamais sans modification ni
changement.

Comme il était nécessaire que ma Majesté veillât à ce que, même après le


décès de nous deux25, le monastère de ma Théotokos Pleine-de-Grâce dispose
de personnes qui le protègent pour éviter qu'il ne devienne une proie pour les
voleurs s'il était privé de surveillance et de protection, j'ai donc pris cette
disposition : par mesure d'excellente précaution je veux que ma très chère fille
la porphyrogénète et moniale kyra Eudocie26 lui prodigue son attention, le
maintienne, le défende, écarte par tous les moyens ceux qui tenteraient de lui
nuire et, si jamais une disposition quelconque de ce typikon court le risque
d'être violée, qu'elle y fasse obstacle, parce qu'elle est moniale et va résider
dans ce monastère. Puis, après sa mort, seront chargées de la surveillance et du
patronage du monastère celles à qui ma Majesté accordera ce droit, soit par un
texte ajouté à ce typikon, soit par un écrit contenant mes dernières volontés27.

24. Ce document, s'il a jamais existé, n'a pas été conservé, mais les ch. 79-80, qui ont
été ajoutés ultérieurement, pourraient en tenir lieu.
25. L'impératrice et son époux.
26. Née le 14 janvier 1089 (voir supra, p. 20 n. 8), la troisième fille du couple impérial
avait à l'époque à peine vingt ans. Elle avait antérieurement épousé le fils aîné du
curopalate Constantin Iasitès (sur lequel, voir Gautier, Le synode des Blachernes, p. 25 1 ),
prénommé Michel (cf. I. A. van Dieten, Nicetae Choniatae Historia, Berlin 1975, p. xxn).
L'alliance des Iasitès, famille de petite noblesse originaire de l'île de Iasos, sur la côte
de Carie (K. Amantos, 'Ελληνικά 3, 1930, p. 208 ; sur la famille, voir V. Laurent, ibidem,
p. 529-531 ; S. Pétridès, EO 15, 1912, p. 46-48), avec la famille régnante pourrait tenir
au fait que le curopalate Constantin Iasitès était le beau-frère par alliance d'une
Comnène qui avait épousé le sébaste et logothéte des sékréta Michel mentionné dans
YAlexiade, I, p. 1032 ; P. Gautier, La curieuse ascendance de Jean Tzetzès, REB 28, 1970,
p. 216-217. Quoi qu'il en soit, le mariage de Michel Iasitès avec la porphyrogénète ne
dura pas longtemps : irritée par son attitude hautaine envers son épouse et par son
manque d'égards à son encontre, l'impératrice Irène profita d'une maladie de sa fille
pour faire de celle-ci une moniale et chassa son gendre du palais. Cf. Zonaras : Bonn,
LE TYP1KON DE LA THÉOTOKOS KÉCHARITÔMÉNÈ 33

ταύτης κανόνι στοιχεϊν καν μέν των ηγουμένων τις εναντίον βουληθή, τας
240 μοναχας άντιλέγειν εί δ' αί μοναχαί, την ήγουμένην άντιπίπτειν εί δέ και
σύμπασαι συμφρονήσαιεν, την της μονής άντιλαμβανομένην τα παρ' ήμων
διατεταγμένα διεκδικεΐν ει δέ και αϋτη έκείναις συναπαχθείη, άδειαν έκ-
f. 20 χωροϋμεν παντί τφ βουλομένω υπέρ εύσεβοϋς άγωνίζεσθαι πράγματος, εί

|
μή γε παρά των συγγενών ήμων τοϋτο γένηται, καί δικαστηρίω προσιέναι
245 δι' αυτό το καλόν καί τον υπέρ τούτου μισθόν καί τα παρ' ήμων
διατεταγμένα ζητεϊν έχειν το ένεργον καί τας πρωταιτίους της τοϋ κοινοβιακός ζην
καταλύσεως έξωθεΐν της μονής καί μή νομίζειν τοϋτο μικρόν είναι
κατόρθωμα, άλλα καί πάνυ μέγα καί σωτήριον.

γ'. Περί των είς άντίληψιν της μονής τεταγμένων καί περί τοϋ κρατείν καί
250 οσα έν τη διαθήκη μου περί της μονής διατάζομαι ϊσα τω παρόντι
τυπικω, ο καί οφείλει έχειν το άναλλοίωτον καί άτρεπτον εσαεί.

f. 20ν Έπεί δέ των αναγκαίων ην φροντίσαι τήν βασιλείαν μου όπως καί μετά
|

τήν αμφοτέρων ήμων άπα των ένθένδε μετάστασιν ή της Κεχαριτωμένης


μου Θεοτόκου μονή εύποροίη των άντιληψομένων, ϊνα μή καί τοις τα
255 αλλότρια συλωσι διάρπαγμα γένηται, οία μή ύπό σκέπην τινά καί άσφά-
λειαν φρουρουμένη, τοϋτο δή καί πεποίηκα καί κατά λόγον αρίστης
οικονομίας βούλομαι τήν περιπόθητόν μου θυγατέρα καί πορφυρογέννητον
μοναχήν κυράν Εύδοκίαν περιέπειν αυτήν καί συγκροτεΐν καί διεκδικεΐν
καί άποτρέπειν παντοίως τους πειρωμένους αύτη έπηρεάζειν καί, οτε τι 'ίσως
260 των έν τω παρόντι τυπικω παραθραύεσθαι κινδυνεύει, κωλύειν, άτε μονα-
f. 21 χήν ούσαν καί μέλλουσαν τη τοιαύτη μονή έγκαρτερεΐν. Μετά μέντοι τήν
|

ταύτης προς τα εκείθεν μετάστασιν, έκεΐναι είς τήν της μονής έφορείαν καί
άντίληψιν καταστήσονται αΐς ή βασιλεία μου τό τοιοϋτον δίκαιον δώσει ή
δια προσθήκης έν τω παρόντι τυπικω γινομένης ή καί διά τίνος εγγράφου
265 τελευταίας βουλήσεως. Καί οσα γαρ αν έν ταΐς τελευταίαις μου βουλήσεσι

239 ηγουμένων codex

III, p. 73913"18. C'est naturellement pour cette raison qu'il n'est nulle part fait état de ce
dernier dans le typikon. La dignité de ce gendre éphémère de l'empereur n'est pas
connue ; il aura été curopalate, s'il fut le possesseur du sceau 341 du Fonds Diogène des
musées ottomans d'Istanbul : curopalate Michel Iasitès, son grand-père et homonyme
n'étant attesté que comme magistros, en 1047 (Skylitzès : Thurn, p. 441e) ; mais il est
vrai que le stade ultime de sa carrière nobiliaire reste inconnu. Le couple n'eut sans
doute pas d'enfants : contrairement à ce que nous avions écrit en nous fiant à l'opinion
de L. Sternbach (cf. REB 29, 1971, p. 251 n. 4), Eudocie Comnène qui est mentionnée
avec son époux et ses enfants dans une poésie de Nicolas Kalliklès (cf. ibidem) a toute
chance d'avoir été la fille de Jean II plutôt que celle d'Alexis Comnène.
27. L'impératrice a, plus tard, choisi la première solution : elle exprime ses dernières
volontés à ce sujet infra, dans le ch. 79.
34 P. GAUTIER

Je veux en effet que les prescriptions de mes dernières volontés intéressant ce


monastère et tout ce qui le concerne aient exactement la même autorité que si
elles étaient insérées dans mon présent typikon, et demeurent à perpétuité aussi
inaltérables que mes directives actuelles. Néanmoins, si je veux modifier par
testament l'une des mesures ici prises par écrit, j'en aurai sans conteste la
faculté, et l'on ne tiendra aucun compte d'une différence entre mon présent
typikon et ma dernière volonté, étant donné que toutes les dispositions prises
par ma Majesté dans l'un et l'autre document à propos du monastère ont
exactement la même autorité, à moins qu'un point quelconque du présent écrit
ne soit, comme je l'ai dit, abrogé par mon testament.
Cependant, nulle de celles que ma Majesté autorise à patronner le monastère
ne doit user de ce prétexte pour commander à une de celles qui y résident, pour
falsifier une prescription quelconque de ce typikon, pour changer la
supérieure, pour admettre, introduire ou exclure des moniales, pour exiger des
comptes soit de la supérieure elle-même, soit de l'économe28, soit d'une
moniale, en ce qui touche à ce qu'elles gèrent et administrent, ni pour réclamer
d'être informée des revenus et des dépenses, ni pour tenter de prendre en
général un bien quelconque du monastère, ni pour s'efforcer de soustraire quoi
que ce soit ou de donner des ordres. Car la gestion du monastère et de tous ses
biens est par nous confiée sans conteste à la supérieure elle-même et aux sœurs
conformément au contenu du typikon. Car nous plaçons les personnes susdites
à la tête du monastère à seule fin de le conserver et de le protéger, lui et ses
biens, de calmer les sœurs qui éventuellement causeraient du scandale, de
chasser ceux qui veulent empiéter sur les droits du monastère ou violer une
ordonnance quelconque de ce typikon. Il leur suffira qu'on fasse mémoire
d'elles chaque jour dans le monastère et que leurs noms soient insérés dans les
saints diptyques après leur mort. Nous voulons donc que l'autorité de notre
présent typikon soit à jamais incontestée et inviolée, et qu'il ne subisse ni
addition ni suppression ni modification. On ne transgressera donc jamais
aucune des dispositions qui y figurent ou y figureront, et nul ne pourra lui faire
subir une modification ou une refonte quelconque, en quelque circonstance
que ce soit, même si des mesures ou des aménagements bien meilleurs étaient
introduits dans le monastère soit par la supérieure elle-même, soit par la
patronne du monastère, dont on pourrait escompter qu'ils apporteront au
monastère et à ses biens un accroissement très sensible et une situation
meilleure.

28. L'économe du monastère ne sera pas une religieuse, mais un eunuque : voir le
ch. 14.
LE TYPIKON DE LA THÉOTOKOS KÉCHARITÔMÉNÈ 35

διατυπώσωμαι περί της μονής ταύτης και πάντων των ύπ' αυτήν, ούτω
f. 21 ν βούλομαι κάκεΐνα κρα|τεΐν ώσπερ αν ει τω παρόντι μου τυπικω
ενεγράφησαν και ούτω και ταΟτα αναλλοίωτα εσαεί διαμενειν ον τρόπον και τα
διωρισμένα ένταυθοΐ" άλλα καί τίνα των εν τούτω γραφέντων μοι εί
270 βουληθω άλλοιωσαι ένδιαθήκως, πάντως καί τοϋτο έξέσται μοι, και
ουδεμία διαφορά λογισθήσεται τφ παρόντι μου τυπικω προς την τελευταίαν μου
βούλησιν, όσον είς τό επίσης κρατεΐν ισχυρώς πάντα τα δι' αμφοτέρων έπί
f. 22 τοις της μονής Tf| βασιλεία δόξαντα, εί μή πού τίνα των ένταυθοΐ γεγραμ-

|
μένων, ώς εϊρηται, σχολήν άπό της διαθήκης μου δέξονται.
275 Tfj προφάσει δέ ταύτη ούκ οφείλει τις των αις άντιλαμβάνεσθαι της
μονής παρά της βασιλείας μου έγκεχώρηται έξουσιάζειν τινός των έν αύτη,
ού παραχαράττειν τι των έν τω παρόντι τυπικω διωρισμένων, ού την ήγου-
μένην μεθισταν, ού μοναχάς κατατάττειν, ούκ είσάγειν, ούκ έξάγειν, ούκ
έκλογισμοϊς τισιν ύποτιθέναι ή αυτήν τήν ήγουμένην ή τόν οίκονόμον ή
280 τίνα των μοναζουσων έφ' οΐς διοικοΟσί τε καί προνοούνται, ού των είσο-
διαζομένων τε καί έξοδιαζομένων εϊδησιν άπαιτεϊν ή λαμβάνειν τι άπό της
f. 22ν μονής τό σύνολον έπιχειρεΐν ή νοσφίζεσθαι το οίονοϋν ή διατάττεσθαι
|

έπιχειρεΐν τήν γαρ διοίκησιν της μονής καί των ύπ' αυτήν πάντων άπερι-
κλόνητον άνατιθέαμεν αύτη τη προεστώση καί ταΐς μοναχαΐς κατά τήν τοϋ
285 τυπικού περίληψιν. Έπί δέ τούτω μόνω τάς ρηθείσας έφιστωμεν τη μονή,
έπί τφ συγκροτεϊν τε καί περιέπειν αυτήν τε καί τα ύπ' αυτήν καί σκανδα-
λιζομένας ϊσως τάς μοναχάς είρηνεύειν καί άποσοβειν τους έθέλοντας τοις
της μονής έπεμβαίνειν δικαίοις ή παραθραύειν τι των έν τω παρόντι τυπικφ
διηγορευμένων. 'Αρκέσει δέ αύταϊς τό μνημονεύεσθαι μόνον καθεκάστην

|
f. 23 έν τη μονή καί μετά θάνατον τοις ίεροϊς διπτύχοις γράφεσθαι. Το γαρ
παρόν ήμων τυπικόν βουλόμεθα έχειν το κράτος άκλόνητόν τε καί άπα-
ράτρωτον μέχρι παντός, μή προσθήκην τινά δεχόμενον μή άφαίρεσιν μή
μεταποίησιν ουδέποτε γάρ τι των έν τούτω διηγορευμένων καί διαγο-
ρευθησομένων παραβαθήσεται ή τίνα τρόπον ή μεταποίησιν δέξεται παρ'
295 ούτινοσοϋν ουδέ έν μια καιρού ροπή, κάν πολλφ κρείττονα διατάγματα καί
οίκονομήματα εϊτε παρ' αύτης της ηγουμένης εϊτε παρά της της μονής
αντιλαμβανόμενης είσάγοιτο τη μονή, έξ ών προσδοκάται αυτήν τε καί τα
f. 23ν ύπ' αυτήν έπίδοσιν μεγίστην λαβείν καί κατάστασιν κρείττονα.
|
36 P. GAUTIER

4. Comment doivent vivre dans le monastère nos petites filles devenues


moniales et autorisées à y séjourner et les femmes de condition illustre29 et
noble entrées dans ce monastère et devenues moniales.

Si l'une des filles de ma très chère porphyrogénète kyra Anne30 ou de ma très


chère porphyrogénète kyra Marie31 désire devenir moniale dans ce monastère
ou y vient du dehors, déjà moniale, elle devra y être admise. Si elle veut
observer le même statut et la même règle dans sa façon de vivre, de se nourrir,
de se loger et dans tout le genre de vie suivi par les sœurs de ce monastère, sans
rien afficher qui soit différent et étranger au genre de vie de toutes les autres
moniales, elle sera acceptée par Dieu et par moi à cause de son excellente
conversion et de son heureuse transformation. Mais si elle est incapable de
passer de son train de vie habituel, vraisemblablement délicat, à ce train de vie
très austère, elle exposera elle aussi ses sentiments et sa conduite au père
commun des moniales en se confessant à lui exactement comme toutes les
autres sœurs, et elle suivra le régime alimentaire et la psalmodie selon ses forces
dans la cellule qu'on lui assignera, c'est-à-dire qu'elle vivra et mangera en privé
dans la petite tropikè32 bâtie derrière la conque du réfectoire des moniales
attenant à leur mur de clôture, disposant de la cellule adjacente et de tout ce
qui est nécessaire à ce logement, à l'écart du train de vie habituel des autres
sœurs, comme le réclamera la condition de la moniale et comme en décidera

29. L'article au génitif pluriel (τών) pourrait bien être une simple bévue du copiste.
30. Anne Comnène, épouse du césar Nicéphore Bryennios. Le couple eut au moins
quatre enfants : Alexis Comnène, Jean Doukas, Irène Doukaina, qui est mentionnée
infra (ch. 79), et une autre fille au prénom inconnu ; cf. Gautier, Bryennios, p. 30.
31. Marie Comnène, née le 19 septembre 1085 (voir supra, p. 20 n. 8), fut d'abord
fiancée à Grégoire Gabras, fils du sébaste et duc de Trébizonde Théodore Gabras, avant
1091 : A. Bryer, A Byzantine Family : the Gabrades, c. 979-c. 1653, University of
Birmingham Historical Journal 12, 1970, p. 176 ; O. Lampsidès, Ή έκ τών «ανωτέρω
μερών» καταγωγή Γρηγορίου τοϋ Γαβρά, Άρχεΐον Πόντου 33, 1975-1976, ρ. 51-53. Le
contrat de mariage ayant été rompu pour des raisons à la fois canoniques et politiques,
on donna comme époux à la porphyrogénète Nicéphore Katakalôn Euphorbènos, le fils
du général Constantin Katakalôn Euphorbènos : Zonaras : Bonn, III, p. 739813 ;
Gautier, Le synode des Blachernes, p. 247-248. Ils contractèrent mariage après 1095 —
c'est ce qui ressort d'un épisode de YAlexiade, II, p. 197 : Nicéphore, qui s'était signalé
cette année-là par sa bravoure dans un engagement contre les Coumans, n'était pas
encore le gendre de l'empereur —, et sans doute vers 1 100, compte tenu de la date de
naissance de Marie. Nicéphore mourut prématurément, vers 1120/1130 : Gautier,
Obituaire, p. 252-253 ; Idem, Pantocrator, p. 43226. Marie, qui était au chevet de son père
agonisant en août 1118 (Alexiade, III, p. 23815, 23926), vécut au moins jusque vers 1 153,
car elle est signalée encore en vie à cette époque par le métropolite d'Éphèse Georges
Tornikès : J. Darrouzès, Georges et Dèmètrios Tornikès. Lettres et discours, Paris 1970,
p. 30827 et n. 96. Le couple eut au moins deux fils : Alexis Comnène Euphorbènos,
présent aux synodes du 26 février 1147 et du 6 mars 1166 (cf. L. Stiernon, Notes de
prosopographie et de titulature byzantines, REB 19, 1961, p. 277-278), qui épousa une
LE TYPIKON DE LA THÉOTOKOS KÉCHARITÔMÉNÈ 37

δ'. Περί τοϋ πως αν διάγοιεν έν τη μονή αί έκ των εγγόνων ημών άποκει-
300 ρόμεναι και έν ταύτη παραχωρηθεΐσαι διάγειν και αί έκ των
περιφανέστερου βίου και σεμνοΟ προσερχόμεναι τη τοιαύτη μονή και άποκειρό-
μεναι έν αύτη.

Έαν δέ τις των θυγατέρων της περιποθήτου μου πορφυρογέννητου κυράς


"Αννης ή τής περιποθήτου μου πορφυρογέννητου κυράς Μαρίας έν τη
305 τοιαύτη μονή την κοσμικήν τρίχα θελήσειε κείρασθαι ή και άπό των έξω
άποκαρεΐσα είσέλθοι, παραδεκτέα έσταΓ καί εί μεν τω αύτω τύπω τε και
f. 24 κανόνι έμ|μένειν βούλοιτο έν τε τη Οιαγωγη καί διαίτη καί κατοικία καί πάση
άλλη των έν ταύτη άσκουσών καταστάσει, μηδέν τι παρηλλαγμένον
καί της των λοιπών μοναζουσων πολιτείας άλλότριον έπιδεικνυμένη,
310 ευαπόδεκτος αΰτη καί Θεω καί έμοί υπέρ της αρίστης μεταβολής καί δεξιάς
αλλοιώσεως. Εί δ' έκ της συνήθους ϊσως άβροτέρας διαγωγής εις τήν άγαν
σκληραν μεταπεσεϊν μή δύναιτο, τους μέν λογισμούς εαυτής καί τας
πράξεις άναθήσει καί αϋτη τω κοινφ πατρί των μοναζουσων, έξαγορευο-
μένη αύτω επίσης καί ταϊς λοιπαϊς' διαίτη δέ καί ψαλμωδία χρήσεται τη
f. 24ν κατά δύναμιν εαυτής έν τω δοθησομένω αύτη κελλίω, ήγουν τη όπισθεν
|

τοϋ μύακος τής τραπέζης των μοναζουσων έχομένως τοϋ περιβόλου αυτών
άνεγερθείση μικρά τροπική μετά τοϋ παρακελλίου καί τής χρειώδους άλλης
ακολουθίας τοϋ τοιούτου οικήματος ιδιαζόντως διάγουσα καί έστιωμένη
έπέκεινα τής των άλλων μοναζουσων συνήθους διαίτης, καθώς αν ή τε
320 κατάστασις τής
οίκονομήση" έπ' άποκειραμένης άπαιτή καί ή τής καθηγουμένης διάκρισις
αδείας τε έσται αύτη έχειν καί δύο γυναίκας τάς έκδου-

300 των lege τοϋ vel των τοϋ (cf. 349 των τής μονής)

femme de lignée illustre et royale — à l'occasion de son mariage, Théodore Prodrome


composa cinq petits poèmes : Hörandner, Theodoros Prodromos, p. 399-404 —, et
Andronic Euphorbènos, qui sera un général de Manuel Comnène (L. Stiernon, ibidem ;
F. Chalandon, Les Comnène, Paris 1912, p. 526-528). On ne leur connaît pas de filles.
32. Le terme était connu de Ducange (Glossarium, p. 1618), qui fournit quelques
exemples que l'on peut aisément multiplier : Le roman de Libistros et de Rodamné, éd.
G. A. Lambert, Amsterdam 1935, p. 498 (index) ; Théoph. Cont., III, 43 : Bonn, p. 141 '\
1 429 ; De cerimoniis : Bonn, I, p. 3 Is'4, 260\ 57Ο21. Ducange traduit le mot d'une manière
vague par pars aedificii, et Combefis par apsis. A. Vogt, dans sa traduction du ch. 1 du
De Cerimoniis (Paris 1935), ajoute en note (p. 25), avec référence au mot « tropique » :
« arc soutenu par deux colonnes ». Définition qui ne convient pas, puisqu'il s'agit ici
manifestement d'un bâtiment d'habitation. Reiske (De Cerimoniis : Bonn, II, p. 649-651)
écrit à propos du mot : Concludo ex hactenus dictis tropicam nostri loci ( = I, p. 57031)
fuisse deambulacrum, porticum, curvam, pergulam. Aucun des passages relevés ne
permet de préciser la forme de notre édifice, mais l'adjectif grec paraît suggérer qu'il était
muni d'une abside hémisphérique ; peut-être était-ce une sorte de « kiosque ».
38 P. GAUTIER

la supérieure. Et on lui permettra aussi d'avoir à son service deux femmes33,


libres ou même esclaves, qui devront être entretenues sur les biens du
monastère34.
Néanmoins, comme il a été prescrit que l'accès du monastère est interdit35
aux hommes, si cette personne désire rencontrer l'un de ses parents ou si un
besoin urgent l'y invite, il ne lui sera pas permis de les introduire à l'intérieur
du monastère, mais elle sortira, avec le consentement de la supérieure, dans le
passage qui mène au portail36. Elle s'y entretiendra avec eux, puis elle rentrera
dans le monastère, veillant, comme on l'a dit, à en interdire l'accès aux
hommes. Si l'une d'elles ne peut pas respecter la règle imposée à toutes Jes
sœurs dans ce typikon concernant la sortie hors du monastère, la supérieure
l'autorisera, en cas d'événement particulier, à sortir du monastère avec une
sœur âgée et prudente que désignera la supérieure. La sœur reviendra
immédiatement, et celle-là, après avoir vu son parent malade pendant deux ou trois
jours, retournera au monastère. Mais si son parent malade est à l'agonie, elle
restera là-bas jusqu'à ce qu'il meure. Si, en revanche, l'agonie de ce parent se
prolonge au-delà d'un ou deux jours ou même davantage, elle reviendra alors
au monastère.
D'autre part, si une personne de rang illustre et de noble condition désire
aussi être tondue dans ce monastère ou y vient du dehors, déjà moniale, elle
devra aussi être admise. Si elle veut observer le même statut et la même règle
dans sa façon de vivre, de se nourrir et de se loger et dans tout le genre de vie
suivi par les sœurs du monastère, elle sera admise par Dieu et par moi. Si
d'aventure elle recule devant l'habitation commune, elle se séparera sur ce seul
point de tout le genre de vie et de la discipline observés par les moniales, à
savoir elle recevra comme logement privé la susdite tropikè
avec l'autorisation d'avoir aussi à sa disposition une servante qui sera
entretenue sur les biens du monastère. Mais, en tout ce qui concerne les
dispositions autres que celles énoncées ici à leur sujet, la supérieure veillera à
ne pas relâcher en leur faveur la rigueur de la vie cénobitique, car ce n'est pas
pour détruire ou troubler le régime cénobitique que nous avons accepté de
recevoir ces personnes. La dérogation qui leur est consentie est en effet
suffisante. S'il arrive que l'une d'elles tente de nuire de quelque manière au
monastère, car nombreux sont les cas d'inconstance, ou de recevoir ou de
s'entretenir avec certaines sœurs dans sa cellule privée, provoquant scandale et
division dans toute la communauté, sans que la supérieure puisse la corriger,
elle sera renvoyée, même contre son gré, par celle qui sera alors la patronne du
monastère.

33. Conformément à une pratique courante dans le monachisme byzantin, aussi bien
chez les hommes (cf. par exemple la Diataxis d'Attaleiatès, REB 39, 1981, p. 79
1. 1032-1033) que chez les femmes : la mère de Michel Psellos, par exemple, qui s'était
faite moniale après la mort de l'une de ses filles, avait plusieurs servantes à son service
dans le monastère de la capitale où elle s'était retirée. Cf. K. Sathas, MB, V, Paris 1876,
p. 4320, 449, 45". Cependant l'impératrice n'a pas suivi sur ce point le modèle dont elle
s'inspire, puisque le typikon de l'Évergétis interdit aux moines de ce monastère de
disposer de serviteurs : Évergétis, 1. 916-917.
LE TYPIKON DE LA THÉOTOKOS KÉCHARITÔMÉNÈ 39

f. 25 λευούσας αύτη ελευθέρας εϊτε και δούλας, όφειλούσας διοικεΐσθαι άπό

|
των της μονής.
Άνδράσι μέντοι άβατου ορισθέντος είναι τοϋ μοναστηρίου, εϊπερ άρα
325 βούλοιτό τισι συντυχεΐν αύτη των οικείων αύτης, εϊτε αναγκαία χρεία
καλεί, ούκ έξέσται αύτη εντός της μονής τούτους είσαγαγεϊν, αλλ' έξελεύ-
σεται αυτή μετά καί βουλής της καθηγουμένης είς το προς τον πυλώνα
έξάγον διαβατικόν, κάκεϊσε τούτοις συνομιλήσασα είσελεύσεται αύθις είς
την μονήν, άβατον αυτήν, ώς εϊρηται, άνδράσι διαφυλάττουσα. Εί δέ τις
330 των τοιούτων ού δύναται τω περί της έξελεύσεως της μονής ορισθέντι έπί
f. 25ν ταΐς λοιπαΐς μοναζούσαις έν τω παρόντι ημών τυπικώ έμμένειν τύπω,

|
παραχωρηθήσεται παρά της καθηγουμένης, περιστατικού τίνος αύτη
συμβάντος, έξέρχεσθαι τής μονής μετά μιας των γηραιότερων και σεμνότερων
αδελφών, ην αν ή καθηγουμένη βούλοιτό. Καί ή μεν μοναχή ευθύς ύπο-
335 στρέψει" εκείνη δέ θεασαμένη τον άσθενοΟντα συγγενή αύτης δύο εϊτε τρεις
ημέρας υποστρέψει προς τήν μονήν. Εί δέ καί τα έσχατα πνεΐ ό ασθενών
συγγενής αύτης, καρτερήσει έκεΐσε μέχρις αν εκείνος τέλει τοϋ βίου χρήση-
ταΐ" ει γε καί ή τούτου τελευτή προς μίαν ή καί δύο ημέρας επεκτείνεται ή
f. 26 καί πλεΐον, καί έκτοτε προς τήν μονήν υποστρέψει.
|

340 Άλλα καί ε'ί τις ετέρα των έκ περιφανέστερου βίου καί καταστάσεως
σεμνής βουληθείη έν τη τοιαύτη μονή τήν κοσμικην άποθέσθαι τρίχα ή καί
άπο των έξω άποκαρεΐσα είσέλθοι, παραδεκτέα &σται καί αυτή. Καί εί μεν
τω αύτώ τύπω τε καί κανόνι έμμένειν βούλοιτό έν τε διαγωγή καί διαίτη
καί κατοικία καί πάση άλλη των έν ταύτη μοναχών καταστάσει, εύαπόδε-
345 κτος Θεώ καί έμοί. Εί δ' ϊσως προς τήν κοινήν κατοικίαν άποκνεοϊ, κατά
τοϋτο μόνον έσται διαλλάττουσα προς τήν πάσαν διαγωγήν καί κατάστα-
f. 26ν σιν τών μοναζουσών, κατά το εχειν δηλαδή εις ιδίαν κατοικίαν τήν
|

δηλωθεΐσαν τροπικήν, εκχωρούμενη εχειν είς ύπηρεσίαν καί μίαν ύπούρ-


γισσαν διοικουμένην άπο τών της μονής. Έν άλλοις δέ τισι παρά τα έν-
350 ταϋθα διηγορευμένα περί αυτών ή τοϋ κοινοβίου ακρίβεια παρά της
έπ'
καθηγουμένης αύταΐς ού παραθεωρηθήσεται" ού γαρ έπί καταστροφή καί
αταξία της κοινοβιακής καταστάσεως παραδέχεσθαι ταύτας διωρισάμεθα'
αρκεί γαρ καί ή ορισθείσα έν αύταΐς παραλλαγή. Ει δ' ϊσως κατά τι τήν
μονήν παραβλάπτειν έξ άπασών τούτων πειραθείη τις, οία πολλά τα της
f. 27 αβουλίας, ή τινας τών μοναζουσών έν τω ίδίω κελλίω παραδέχεσθαι καί
|

συνομιλεϊν έπί σκανδάλω καί διασχισμώ της όλης άδελφότητος, ού δύναται


δέ διορθώσασθαι ταύτην ή καθηγουμένη, άνασταλήσεται καί άκουσα παρά
της τηνικαϋτα της μονής αντιλαμβανόμενης.

34. Le second sens possible, celui qui a été retenu par Montfaucon dans sa traduction
latine (PG 127, 101 0^ : quae seorsim a monasterii famulabus habitabunt), me paraît
moins obvie. L'expression revient dans un contexte identique, infra, 1. 349.
35. Le terme άβατον signifie l'interdiction d'accès aux monastères byzantins ; voir
l'article du Reallexikon der Byzantinistik, I, 1969, p. 49-83 (J. L. van Dieten).
L'interdiction n'était pas générale, car Psellos, par exemple, put souper avec sa mère et passer la
nuit dans le monastère où elle résidait : Sathas, op. cit., p. 37262S.
36. Il s'agit du passage ménagé entre le portail extérieur, qui donne sur la voie
publique, et le portail intérieur qui donne accès au monastère ; voir 1. 772, 790.
40 P. GAUTIER

5. Le nombre des moniales.

Les moniales de la Souveraine Théotokos Pleine-de-Grâce et toute pure


seront au nombre de vingt-quatre, tenues d'assurer assidûment le service de
l'église, la psalmodie et les services du monastère. Si, par la bienveillance de la
Théotokos Pleine-de-Grâce, les biens de son monastère s'accroissent
sensiblement d'une manière ou d'une autre au point de se révéler suffisants pour en
nourrir davantage, le nombre des moniales sera fixé à trente, voire sera
légèrement dépassé et atteindra jusqu'à quarante. Mais nous interdisons que les
sœurs du monastère soient plus nombreuses, la supérieure n'étant pas incluse
dans ce chiffre, ni non plus les deux petites filles — car nous prescrivons aussi
que deux petites filles soient nourries, élevées, éduquées et formées, puis
admises comme moniales en temps opportun — et les six servantes37, dont nous
prévoyons la présence au monastère pour le service de la communauté ; si ce
nombre est insuffisant, on en prendra une autre ou même deux. Toutefois, nous
acceptons que le nombre des sœurs atteigne quarante à la seule condition que
les moniales gardent hors de toute atteinte la règle et le statut du régime
cénobitique que nous avons établis, et que leur nombre ne gêne pas leur stricte
observance. Mais si l'accroissement du nombre des moniales devient une
occasion de désordre, nous prescrivons que ce chiffre soit absolument réduit.
Car nous nous préoccupons essentiellement de la vie des moniales et de leur
régime cénobitique, nullement de leur grand nombre.

6. Toutes les sœurs doivent habiter dans une seule demeure.

Toutes doivent coucher dans un seul dortoir, celui qui a été construit à neuf
et prévu à cette fin par ma Majesté, toutes sous le regard les unes des autres,
afin que les indolentes imitent les courageuses pour s'exciter à la vertu et aux
œuvres bonnes. Si le nombre des sœurs dépasse la capacité d'hébergement de
cette maison, celles qui ne trouveront pas place dans le dortoir prévu habiteront
une partie de la maison adjacente38. L'autre partie sera utilisée par les sœurs
quand elles vaqueront sous la surveillance de la supérieure aux travaux

37. Au ch. 70 (1. 1730), il est dit que ces servantes, du moins certaines d'entre elles,
pouvaient être des moniales, sûrement du « petit habit ». Quant aux deux petites filles
mentionnées, elles sont hébergées au sein de la communauté des sœurs, contrairement
à la pratique observée dans les monastères masculins, où les futurs postulants à la vie
religieuse sont élevés dans des écoles sises obligatoirement en dehors du monastère, par
exemple au Stoudios (PG 105, 869e) ou à Backovo (Lemerle, Cinq études, p. 152).
LE TYPIKON DE LA THÉOTOKOS KÉCHARITÔMÉNÈ 41

ε'. Περί τοΟ άριθμοϋ των μοναζουσών.

360 "Εσονται μεν ούν αί μοναχαί της Κεχαριτωμένης καί ύπεραχράντου δε-
σποίνης Θεοτόκου είκοσιτέσσαρες τον αριθμόν, αί τη της εκκλησίας
υπηρεσία καί ψαλμωδία καί ταϊς της μονής διακονίαις προσανέχειν όφείλουσαι
ύπ'
διηνεκως. Εί δέ γε τη της Κεχαριτωμένης Θεοτόκου εύμενεία τα της
f. 27ν αυτήν μονής έπίδοσιν άξιόλογον όθενδήποτε λάβοι ώς καί εις πλειόνων

|
365 αύτάρκειαν έξαρκουντα εύρίσκεσθαι, ό των μοναζουσών ορός τω
τριάκοντα περιγραφέσθω άριθμω ή καί μικρόν τι τοΟτον ύπερβαινέτω καί όρι-
ζέσθω μέχρι των τεσσαράκοντα ' ων πλείους είναι τας έν τη μονή άσκου-
μένας άπαγορεύομεν, της ηγουμένης τω άριθμω τούτω μη περιεχόμενης,
μήτε μήν των δύο παιδιών — άνατρέφεσθαι γαρ καί δύο παιδία έν τη μονή
370 διοριζόμεθα καί άνάγεσθαι καί παιδεύεσθαι καί καταρτίζεσθαι καί άποκεί-
ρεσθαι έν καιρώ τω προσήκοντι —, μήτε των εξ ύπουργισσων, ας τυποομεν
f. 28 είναι έν τη μονή εις ύπηρεσίαν της άδελφότητος' ών μή άρκουσων, καί

|
ετέρα μία εϊτε καί δύο παραληφθήσονται. Άλλα καί τήν μέχρι των
τεσσαράκοντα των μοναζουσών έπίδοσιν έπιτρέπομεν, ει γε τον κανόνα καί τον
375 öpov της κοινοβιακής καταστάσεως ον τετυπώκαμεν φυλάττοιεν αί μονά-
ζουσαι άπαράθραυστον καί ού το πλήθος εμποδίζει τήν τούτων άκρίβειαν.
Εί δέ τις ακαταστασίας αφορμή ή αυξησις των μοναζουσών γένηται,
σχολάζειν παντάπασι τρν αριθμόν τοΟτον διοριζόμεθα " προηγουμένως γαρ
ήμϊν φροντίς της των μοναζουσών καί της κοινοβιακής καταστάσεως, ουχί
380 πολλάς είναι τάς μονάζουσας εστίν.

f. 28ν ς'. Περί τοϋ έν ένί οίκίσκω τάς μονάζουσας πάσας μένειν.
|

Αύται μέν ούν άπασαι έν ένί κοιτωνίσκω όφείλουσιν ύπνοϋν, τω παρά


της βασιλείας μου έπ' αύτώ τούτω νεουργηθέντι καί άφορισθέντι, πασαι
πάσαις κατάδηλοι, ϊνα δή τάς φιλόπονους μιμώνται αί ραθυμότεραι προς
385 παροξνσμόν αρετής καί καλών έργων. Εί δέ το πλήθος των μοναζουσών
υπερβαίνει τήν τοϋ οικίσκου χώρησιν, μέρος τι τοϋ παρακειμένου οικίσκου
οίκήσουσιν αί μή χωρούμεναι έν τω άφορισθέντι κοιτωνίσκω ' το δ' άλλο
μέρος χρήσιμον έσται αύταΐς, οτε τοις έργοχείροις σχολάζουσιν ύπ' όψιν
f. 29 της ηγουμένης, άπερ αν αυτή έπιτάξειεν εκάστη τούτων, μιας έξ αυτών
|

385 Hébr. 10, 24

38. C'est sans doute le bâtiment nommé plus loin l'ouvroir du monastère infra,
2315.
:
42 P. GAUTIER

manuels que celle-ci imposera à chacune d'elles, pendant qu'une sœur lira dans
la sainte Écriture un texte que la supérieure jugera de circonstance et de nature
à provoquer un plaisir divin et à dissiper la fatigue qu'engendre le travail.
Cependant, les dortoirs que ma Majesté a construits à neuf et qui sont destinés
à héberger les moniales, de même que toutes les autres pièces du monastère qui
leur sont réservées pour un besoin quelconque, conserveront leur forme et leur
disposition actuelles : ils ne recevront pas deux étages et ne subiront aucune
transformation.

7. Celles qui veulent devenir moniales seront admises gratuitement. Quand on


doit accepter une offrande.

Nous voulons que celles qui se présentent soient accueillies et tondues


gratuitement et soient agrégées au nombre déjà indiqué des sœurs sans aucun
apport. On n'apportera en effet ni apotagè39 ni gratification ; on n'exigera pas
de prosénéxis40 ni ce qu'on appelle trapéziatikon41, ni une autre contribution
quelconque, quel que soit son nom. Car ces versements deviennent pour celles
qui les fournissent un prétexte à l'insubordination, à la contradiction et à la
désobéissance, et non seulement elles-mêmes en subissent les plus grands
dommages, mais elles deviennent encore un mauvais exemple pour le reste de
la communauté. C'est pourquoi je veux et prescris que celles qui veulent être
tondues soient reçues dans le monastère gratuitement et sans contribution
d'aucune sorte, sans qu'on exige d'elles absolument rien. Toutefois, si l'une
d'elles veut apporter de son propre gré un bien quelconque lui appartenant, soit
meuble, soit immeuble, on acceptera ce qu'elle apporte. Car ce qui est apporté
par esprit de foi comme une offrande à notre Souveraine Pleine-de-Grâce et
toute pure et qui servira à l'entretien du monastère et assurera la mémoire et
le profit spirituel de la donatrice ne doit pas être repoussé.
Néanmoins, que la donatrice n'escompte pas être pour cette raison plus
favorisée que les autres sœurs. Qu'elle sache qu'elle sera sur le même pied que
les autres et devra observer obligatoirement la règle du monastère. Si un jour,
harcelée par des démons, car les cas d'inconstance sont fréquents, elle
entreprend de sortir du monastère et veut aussi récupérer ce qu'elle a donné, il ne
faudra pas le lui remettre, quel qu'il soit. Car ce qui a été consacré à Dieu une
fois pour toutes ne peut être repris, et celui qui le reprend est un voleur
sacrilège. De quelle peine est frappé le vol sacrilège, tous le savent, même si

39. L'apotagè est un don en espèces ou en nature fait par la nouvelle moniale lors de
son entrée au monastère ; l'obligation d'un tel versement est déclarée contraire aux
Canons (canon 19 de Nicée II) et interdite dorénavant par une novelle d'Alexis
Comnène datée de décembre, indiction 5 (1097 ou 1112) : Zépos, JGR, I, p. 348112. Sur
la pratique, consulter E. Herman, Die Regelung der Armut in den byzantinischen
Klöstern, OCP7, 1941, p. 438-444.
LE TYPIKON DE LA THÉOTOKOS KÉCHARITÔMÉNÈ 43

390 άναγινωσκούσης τι των της θείας γραφές, οπερ αν δόξη τη ηγουμένη είναι
κατάλληλον και μεθέλκον προς θείαν ήδονήν και τον έκ της εργασίας
πόνον έκλύον. Οί μέντοι νεουργηθέντες κοιτωνίσκοι παρά της βασιλείας
μου καί άφορισθέντες ταΐς μονάζουσα ις εις καταμονήν καί α ι λοιπά ί κέλ-
λαι αί εντός της μονής προς οίανδήτινα χρείαν άφορισθεΐσαι ταΐς μοναζού-
395 σαις επί τοΟ αύτοϋ μενοϋσι σχήματος καί της αύτης καταστάσεως, μήτε
διώροφα γινόμενα, μήτε άλλοίως μετασχηματιζόμενα.

f. 29ν ζ'. Περί τοΟ δωρεάν άποκείρεσθαι τάς άποκείρεσθαι μέλλουσας καί πότε

|
έσται δεκτόν τό προσαγόμενον.

Δωρεάν δε προσλαμβάνεσθαι καί άποκείρεσθαι τάς προσιούσας βουλό-


400 μεθά καί τη ρηθείση των αδελφών καταριθμεϊσθαι ποσότητι δόσεως άνευ
τινός" ούτε γαρ άποταγήν παρέξει τις ούτε συνήθειαν, ούτε προσένεξιν
έπιζητηθήσεται οϋτε το λεγόμενον τραπεζιατικόν ουτ' άλλο τι όποιωδήποτε
ονόματι κατονομαζόμενον ' τα τοιαϋτα γαρ ανυποταξίας αφορμή άντιλο-
γίας τε και απείθειας ταΐς παρεχούσαις γίνονται, καί ούκ αύται μόνον τα
405 μέγιστα καταβλάπτονται έντεϋθεν, άλλα καί έν τη λοιπή άδελφότητι κακόν
f. 30 υπόδειγμα γίνονται. Δια ταϋτα γοΟν βούλομαί τε καί διορίζομαι δωρεάν
|

καί δόσεως άνευ παντοίας είσδέχεσθαι τη μονΐ) τάς άποκείρεσθαι


μέλλουσας, μηδέν έπιζητουμένας το σύνολον. Ει τις δε έξ αυτών οικειοθελώς
προσαγαγεΐν βουληθείη τι των έαυτης, εϊτε κινητόν εϊη ε'ίτε άκίνητον, τό
410 προσαγόμενον προσδεχθήσεταΓ τό γαρ ώς ανάθημα τη Κεχαριτωμένη καί
παναχράντω δεσποίνη ημών έκ πίστεως προσαγόμενον καί είς σύστασιν
μέν της μονής, μνήμην δέ καί ψυχής ώφέλειαν τη διδούση έσόμενον, ούκ
άποπέμπεσθαι χρή.
f. 30ν Πλην μη πρόκρισίν τίνα δια τούτο των λοιπών άδελ\φών ή δίδουσα εχειν
415 ύπολαμβανέτω, αλλ' ϊστω ώς επίσης εσται ταΐς πάσαις καί τω τΐ\ς μονής
τύπφ προς ανάγκης εξει άκολουθεΐν. "Αν δέ γέ ποτέ πεφασθεΐσα έκ
δαιμόνων, οία πολλά τα της αβουλίας, έκστηναι μέν της μονής πειραθΐ), βού-
λοιτο δέ καί το δεδωρημένον άναλαβεΐν, ού δοτέον αύττ} τοΟτο, καν ο τι
τύχη ον τό γαρ άπαξ Θεώ άφιερωθέν άναφαίρετον, καί ό αφαιρούμενος
420 ιερόσυλος' όποιον δέ τό ίεροσυλεϊν έχει τό έπιτίμιον πάντες ϊσασι, καν
ημείς μη λέγωμεν, ώστε ή άν προσάγη το οίκεΐον άκίνητον ή κινητόν,

4 1 4-42 1 Évergétis, I154-1161

40. Ce terme, qui revient souvent dans les typika et les Vies de saints, paraît n'être
qu'un synonyme d'apotagè : ibidem, p. 440-442.
41. Ce terme, qui à ma connaissance n'est pas attesté ailleurs que dans notre typikon,
doit désigner un don en espèces fait par le nouveau moine en vue de sa nourriture ou
de celle de la communauté. Par exemple, Attaleiatès autorisait le versement de
10 nomismata pour l'encens et la table des frères (REB 39, 1981, 1. 714).
44 P. GAUTIER

nous ne l'indiquons pas42. Aussi, que celle qui apportera un bien meuble ou
immeuble prenne soin de lire ces paroles au préalable. Si elle fait sa donation
par décision libre et pieuse, sans vouloir la reprendre plus tard, sans chercher
à être de ce fait plus favorisée que les autres sœurs, qu'on accepte son don et
qu'on le consacre à la Pleine-de-Grâce, de qui elle recevra aussi en retour le
salaire de sa foi.

8. Les biens meubles et immeubles donnés par des laïcs dans une intention
pieuse au monastère de la Pleine-de-Grâce doivent être acceptés.

Si un laïc, soit l'un de nos enfants, soit un autre de nos parents, soit même
quelqu'un de tout à fait étranger, mû par une pensée et une intention pieuses,
décide de consacrer au monastère des biens meubles ou immeubles, nous
l'agréons à cause de sa pieuse décision, sachant que Dieu lui accorde une
rétribution plus grande. Mais nous voulons que le revenu des biens immeubles
qu'il a donnés ne soit pas dépensé pour améliorer le régime des sœurs ou pour
modifier quelque peu nos prescriptions, mais pour augmenter le nombre des
moniales qui suivent la même règle, pour faire des aumônes aux pauvres, au gré
de cette personne, et pour couvrir les dépenses des fêtes et des commémorai-
sons. Il ne sera pas permis en effet aux donateurs sous le prétexte de leurs
donations d'établir quelques nouveaux règlements ou des ordonnances
contraires à nos prescriptions, mais les sœurs accepteront ce qui a été donné
dans une intention pieuse et exécuteront la volonté des donateurs concernant
les commémoraisons et les aumônes, mais rien de plus que cela, comme il a été
dit plus haut.

9. Tous les biens meubles et immeubles attribués au monastère sont


inaliénables.

Je veux que tout ce qui a été ou sera attribué au monastère ou s'y ajoutera
d'une manière quelconque, non seulement en biens immeubles, mais encore en
biens meubles, y reste immuable et soit inaliénable : ces biens ne seront ni
donnés ni échangés ni vendus ni aliénés en aucune manière, même si ce qui est
donné en échange du bien aliéné vaut deux fois ou trois fois ou dix fois plus.
Car c'est vraiment un vol sacrilège de réaliser cette transaction ou de la tolérer,
et celui qui la réalise ou la tolère, que ce soit un basileus, un patriarche, un
archonte, un simple particulier, la supérieure du monastère ou encore une des
sœurs du couvent, en rendra compte au redoutable et juste juge. Je veux que
le bien immeuble aliéné soit restitué au monastère par le soin du très saint
patriarche à qui incombe cette tâche en vertu des lois et des canons, avec le
concours de la patronne du monastère et de toutes les sœurs qui le lui
rappelleront et le réclameront et de toute autre personne s'efforçant d'obtenir
par motif de piété que justice soit faite.
LE TYPIKON DE LA THÉOTOKOS KÉCHARITÔMÉNÈ 45

f. 31 άναγινωσκέτω ταϋτα τα ρήματα πρότερον. Και ε'ιπερ έλευθέρω σκοπώ και

|
θεοφιλει ποιείται την προσαγωγήν, ως μήτε άναληψομένη ύστερον, μήτε
προτίμησίν τίνα έντεΟθεν των άλλων αδελφών ζητοϋσα, τότε δη προσ-
παρ'
425 δεχέσθω το δωρον αυτής και τη Κεχαριτωμένη άνατεθείσθω, ης και ό
μισθός αύτη της πίστεως άποδοθήσεται.

η'. Περί τοϋ τα παρά κοσμικών θεοφιλει σκοπώ άφιερούμενα τη μονή της
Κεχαριτωμένης κινητά τε και ακίνητα δεκτέα είναι.

Άλλα καί ε'ί τις των κοσμικών ή των παίδων ημών ή των άλλως συγ-
430 γενών ή και πάντη αλλότριων θεοφιλει γνώμη καί προαιρεσει κινούμενος,
f. 3 Γ κινητά ή ακίνητα τίνα τη μονή άφιερώσαι προέλοιτο, ύπεραποδεχόμεθα
|

μεν τούτον της θεοφιλούς προαιρέσεως, είδότες οτι καί παρά Θεού πολλα-
πλασίονα την μισθαποδοσίαν κομίζεται. Βουλόμεθα δε την τών παρ' αυτού
άφιερωθέντων ακινήτων πρόσοδον μή εις πλεονασμόν της τών μοναχών
435 κατακενούσθαι διαίτης ή τίνα άλλην έναλλαγήν τών παρ' ημών
άλλ'
διατεταγμένων, εις τε προσθήκην μοναχών τω αύτώ κανόνι χρωμένων εις τε
διαδόσεις πενήτων, ως άρα εκείνος βούλοιτο, καί εις εορτών καί
μνημοσυνών άναλώματα. Ούκ έξέσται καί γαρ τοις προσάγουσι τη αφορμή τών
f. 34 προσαγομένων τύπους τινάς καινίζειν ή διατάγματα εναντία τοις ήμετέ-
|

440 ροις διατυπώμασιν, άλλα τα μεν προσενεχθέντα θεοφιλει σκοπώ λήψονται


αϊ μονάζουσαι καί οσα περί μνημοσυνών καί διαδόσεων διατυπώσονται οι
προσάγοντες ένεργήσουσι, πλέον δε τούτων ουδέν, ώς προείρηται.

θ'. Περί τού πάντα τα τη μονή άφοριζόμενα άνεκποίητα είναι κινητά τε καί
ακίνητα.

445 Θέλω δε καί πάντα τα τη μονή άφορισθέντα ή άφορισθησόμενα ή


όπωσοΰν προσγενησόμενα, ούκ ακίνητα μόνον, άλλα καί κινητά, ακίνητα
f. 34ν μένειν καί άνεκποίητα παρ' αύτη, μή δωρούμενα, μή άνταλλαττόμενα, μή
|

πωλούμενα, μή όπωσδηποτοΰν αποκτώμενα, καν διπλάσιον ή τριπλάσιον ή


δεκαπλάσιον εϊη το αντί τοΰ εκποιουμένου διδόμενον ιεροσυλία γαρ άντι-
450 κρυς το ποιησαί τι τοιούτον ή καί γενομενον καταδέξασθαι, καί ό τοιούτον
τι ποιήσας ή άναδεχόμενος, καν βασιλεύς ε'ίη, καν πατριάρχης, καν άρχων,
καν ιδιώτης ή ή ηγουμένη της μονής ή καί τις τών έν αύτη μοναχών,
εκείνος μεν λόγους ύφέξει τω φοβερώ καί δικαίω κριτή. Το δ' έκποιηθέν
άκίνητον άποκαθίστασθαι πάλιν τη μονή διορίζομαι σπουδή τοϋ άγιωτά-
f. 35 του πατριάρχου εκ τών νόμων καί τών κανόνων τήν περί τούτου φροντίδα
|

έχοντος, τής τής μονής αντιλαμβανόμενης καί τών λοιπών μοναχών ύπο-
μιμνησκουσών καί ανακαλούμενων αυτό καί παντός ετέρου τοϋ βουλομέ-
νου τήν έκδίκησιν σπεύδοντος δι' εύσέβειαν.

42. De l'avis de Jean le Jeûneur, qui s'appuyait sur l'autorité de Grégoire de Nysse,
le vol sacrilège était frappé d'une peine pouvant atteindre jusqu'à trois ans
d'excommunication.
46 P. GAUTIER

10. Quand un bien meuble du monastère peut être aliéné.

L'aliénation des biens immeubles sera donc ainsi totalement interdite. Pour ce
qui est des biens meubles, ma Majesté juge que leur aliénation n'est légitime
que pour une seule et unique raison, savoir quand un grand dommage frappe
le monastère ou ses propriétés par suite d'une invasion étrangère, d'un incendie
ou d'un séisme, et que le monastère manque de ressources pour réparer les
dégâts. Dans ce cas, je permets l'aliénation de biens meubles en vue de la
réparation de biens immeubles, et alors afin que l'aliénation se fasse en faveur
de saintes églises et de saintes chapelles, en sorte que ce qui est sacré le reste
et que les choses saintes ne soient pas profanées. Car chacun sait que ce qui
a été une fois consacré ne doit pas être profané. Et nous n'optons pas pour
l'aliénation des biens meubles en vue de la réparation des biens immeubles à
la légère et au hasard, comme on pourrait le penser, mais parce que le revenu
des biens immeubles est habituellement beaucoup plus profitable au
monastère, et parce qu'on peut parfois acquérir des biens meubles avec le rapport des
biens immeubles, tandis que le contraire est difficile. Et nous ne permettons pas
que cette aliénation se fasse sans enquête préalable, en secret ou en cachette,
ni qu'elle ne soit connue que d'une partie des personnes du monastère et
ignorée de toutes les autres. Au contraire, la supérieure, l'économe, l'ekklèsiar-
chissa, la skévophylakissa, les autres officières principales et les prêtres du
monastère se réuniront, débattront de la vente en question et examineront la
nature du bien à aliéner, puis l'on convoquera des personnes qui ont une
connaissance exacte du bien destiné à être vendu, et ils dresseront un praktikon
de sa valeur43, qui devra être déposé et conservé dans les archives du monastère.
La patronne du monastère sera tenue au courant de tout ce qui se fera.

1 1. Le mode de désignation et d'élection de la supérieure.

Il faut traiter maintenant de la désignation et de l'élection de la supérieure.


Maintenant en effet ma Majesté a établi comme supérieure celle qu'elle a
nommée44, et s'il est à nouveau besoin d'une supérieure durant mon existence,
elle sera nommée par moi. Mais, après ma mort, les dispositions présentes que
je prends auront force de loi. Si la mort de la supérieure en charge est attendue
et prévue, j'ordonne donc que toute la communauté se réunisse à son chevet,
et qu'avec le consentement général des sœurs et avec le sien, étant donné qu'elle
connaît le comportement et la conduite de chaque religieuse, on choisisse trois
sœurs ornées d'une bonne conduite, qui se recommandent par le jugement et
la prudence et qui sont estimées et reconnues plus sages et plus expertes que

43. Terme technique qui désigne un acte officiel contenant la description de l'objet
et son prix de vente.
44. Nous ne connaissons pas son nom ni d'ailleurs celui d'aucune autre supérieure de
ce monastère.
LE TYPIKON DE LA THÉOTOKOS KÉCHARITÔMÉNÈ 47

ι'. Περί τοΟ πότε κινητόν τής μονής έκποιεΐσθαι δύναται.

460 Ή μεν ούν των ακινήτων έκποίησις ούτως εσται κεκωλυμένη παντάπασΓ
των δε κινητών έκ μιας και μόνης αιτίας εΰλογον ηγείται ή βασιλεία μου
ύπ'
την έκποίησιν, όπηνίκα τις βλάβη μεγάλη προσγένηται rfj μονή ή τοις
αυτήν κτήμασιν έξ επιδρομής εθνών ή έμπρησμοΟ ή σεισμοϋ, άποροίη δε τό
f. 35V μοναστήριον | χρημάτων είς έπανόρθωσιν τοΟ βλαβέντος" τηνικαοτα γαρ
465 έφίημι έκποιεΐσθαι τίνα των κινητών είς έπανόρθωσιν των ακινήτων, και
τότε δε ϊνα προς αγίας εκκλησίας και θείους ναούς ή έκποίησις γίνηται
ώστε μεϊναι τα ιερά πάλιν ιερά και μή κοινωθήναι τα άγια" τα γαρ άπαξ
άφιερωθέντα μή δεϊν κοινοΟσθαι τοις πασι καθέστηκε γνώριμον. Προαι-
ρούμεθα δέ τήν των κινητών έκποίησιν δια τήν των ακινήτων έπανόρθωσιν
470 ούχ απλώς καί ώς έτυχεν, ώς αν οίηθείη τις, άλλ' οτι πολλω μάλλον οΐδεν
ώφελεΐν τήν μονήν ή των ακινήτων πρόσοδος καί οτι έκ μέν της των
f. 36 ακινήτων ωφελείας δυνατόν έστιν οτε κινητά έπικτήσασθαι, τό δ'
|

εναντίον εστί δυσχερές. Καί ταύτην δέ τήν έκποίησιν ούκ άνεξετάστως οΰτως
συγχωροΟμεν ούδ' έν παραβύστω ούδ' έν γωνία γίνεσθαι, ουδέ μέρει τινί
475 των έν τη μονή γινωσκομένην, άγνοουμένην δέ ταΐς λοιπαΐς, άλλα τη~ς
προεστώσης, τοΟ οικονόμου, της έκκλησιαρχίσσης, τής σκευοφυλακίσσης
καί των λοιπών προκρίτων διακονητριων καί των ιερέων της μονής έπί τό
αυτό σννιόντων καί περί της προκειμένης εξόδου διαγινωσκόντων καί περί
τοϋ έκποιηθησομένου είδους διασκοπουμένων, έπειτα τίνων μετακαλου-
f. 36V μένων εϊδησιν εχόντων ακριβή τοϋ άπεμποληθησομένου, πρακτικόν δέ
|

διατιμήσεως εκτιθεμένων το σύν τοις χαρτίοις τής μονής άποτεθηναι καί


διατηρεϊσθαι όφεΐλον, πάντων δέ τούτων μετά είδήσεως τής τής μονής
αντιλαμβανόμενης γινομένων.

ια'. Περί τοϋ πώς δει έπιλέγεσθαι καί προχειρίζεσθαι τήν καθηγουμένην.

485 Περί δέ επιλογής καί προχειρίσεως ηγουμένης ήδη διαληπτέον. Növ μέν
γαρ έποίησε καθηγουμένην ή βασιλεία μου, ην έποίησε, καί αύθις εί δεήσει
ηγουμένης 'έως αν ζω, παρ' έμοϋ γενήσεται' μετά δέ τήν έμήν μετάστασιν
f. 37 κρατήσει τα τής παρούσης μου διατάξεως. Διορίζομαι γάρ, εί μέν
|

προσδόκιμος καί προεγνωσμένη ή τής κατά τήν ήμέραν ηγουμένης γένηται τελευ-
490 τή, προσέρχεσθαι αυτή πάσαν τήν αδελφότητα καί κοινή γνώμη τούτων τε
καί αυτής, ώς εϊδησιν έχούσης τής εκάστης τών μοναζουσών πολιτείας τε
καί διαγωγής, έπιλέγεσθαι τρεις τάς βίω κεκοσμημένας καί λόγω καί
φρονήσει διαφέρουσας καί είς προστασίαν ψυχών καί ίατρείαν σοφωτέρας
τε καί έμπειροτέρας τών άλλων γνωριζομένας καί όμολογουμένας, εϊτε άπό

463 Évergétis, 851-852 475-478 Évergétis, 858-859 480 Évergétis, 862


48 P. GAUTIER

les autres pour la direction et la guérison des âmes, qu'on les trouve soit parmi
les officières, soit parmi les autres moniales. S'il arrive que la supérieure meure
inopinément, sans avoir rien prévu ni indiqué pour sa succession, alors toute
la communauté se réunira et choisira trois sœurs en présence de la patronne en
exercice du monastère. Et si un dissentiment se manifeste, ou si une rivalité
s'élève entre elles à propos de la sélection, ce qu'à Dieu ne plaise, la patronne
du monastère apaisera la dissension en préférant la décision de la partie qui se
recommande par ses vertus et ses dispositions spirituelles. Elle veillera à ce que
la délibération se fasse librement et sans passion, si elle ne veut pas voir le juge
et maître de toute la création l'attaquer de flanc, parce qu'elle-même infléchit
peut-être l'équité, ce qu'à Dieu ne plaise, par une procédure injuste. Voilà pour
la désignation.
Le choix et l'élection de l'une des trois sœurs sélectionnées se feront de la
manière suivante45. Le père spirituel des sœurs écrira sur trois billets de même
dimension et semblables les mots suivants : « Notre souverain Seigneur
Jésus-Christ, toi qui connais les cœurs par l'intercession de notre toute pure
souveraine la Théotokos Pleine-de-Grâce, indique aux pauvres pécheresses que
nous sommes si tu as jugé digne de la charge du supériorat notre sœur une telle,
et sur les autres billets les mêmes mots, les noms seuls ayant été changés. Puis
ces billets, une fois scellés par la patronne du monastère, seront, sous son
regard et celui de la communauté, déposés par le prêtre sur la sainte table aux
vêpres du samedi ou, si tombe alors une fête de notre Sauveur Jésus-Christ ou
de notre toute pure souveraine la Théotokos, au terme d'une vigile et après une
prière fervente que vous adresserez à Dieu d'un cœur contrit, mes très
révérendes mères, dans la pensée que votre supplication a pour objet un événement
important, qui assurera aussi bien la continuité du monastère que, ce qu'à Dieu
ne plaise, sa décadence, et qui vous apportera aussi l'espoir d'être sauvées. Le
lendemain, on célébrera la divine liturgie. Quand elle sera terminée, le prêtre
étant encore revêtu de l'habit sacerdotal, vous chanterez le trisagion46 et vous
entonnerez les tropaires47 suivants : « Seigneur, aie pitié de nous, Gloire,
Seigneur, penche-toi du haut du ciel et regarde-nous. Et maintenant, Fils
unique consubstantiel ». Le prêtre fera une prière litanique, puis dira à haute
voix après les autres prières : « Nous demandons encore au Seigneur notre
Dieu de nous révéler celle qui est digne d'être à notre tête ». Et vous, vous direz
trente fois : « Seigneur, aie pitié », et vous ferez quinze génuflexions. En
élevant les mains vers Dieu, vous direz encore pour vous-mêmes : Ô Dieu, qui
connais les cœurs, montre aux pécheresses que nous sommes celle qui est digne

45. Jean Comnène, le fils d'Irène, adoptera pour l'élection des higoumènes du Christ
Pantocrator une procédure similaire. Cf. Gautier, Pantocrator, p. 66-69 et n. 16. Voir
aussi R. Janin, Le monachisme byzantin au Moyen Âge. Commende et typika
(xe-xive siècles), REB 22, 1964, p. 25-28.
LE TYPIKON DE LA THÉOTOKOS KÉCHARITÔMÉNÈ 49

495 τών διακονητριών τοιαϋταί τίνες ευρίσκονται, εϊτε και από των λοιπών
f. 37ν μοναχών ει δε άδοκήτως οϋτως συμβή τήν προεστώσαν τον βίον καταλι-

|
πεΐν περί διαδόχου μηδέν μήτε σκοπήσασαν μήτε γνωρίσασαν, τηνικαΟτα
καθ' έαυτήν συναχθεΐσαν τήν αδελφότητα ποιεΐσθαι τήν τών τριών
πασαν
επιλογήν παρουσία καί τής κατά καιρούς αντιλαμβανόμενης της μονής.
500 Διαστάσεως δε αναφυόμενης καί φιλονεικίας διεγειρομένης εν αύταίς, όπερ
απεύχομαι, περί τήν επιλογήν, ή της μονής αντιλαμβανόμενη λύσει τήν
άμφιβολίαν, τήν κρίσιν προτιμώμενη τοϋ αρετή καί καταστάσει πνευματική
f. 38 υπερέχοντος μέρους' μελήσει δε αύτη πάντως τοϋ ελευθέρως καί άπαθώς

|
ποιεΐσθαι τήν διάγνωσιν, εί μή βούλοιτο τον πάσης κτίσεως κριτήν καί
505 δεσποτην πλαγίως ίδεΐν κατ' αυτής φερόμενον δια τό καί αυτήν ϊσως πλα-
γιάσαι, όπερ απεύχομαι, έν άδίκω κρίσει τό δίκαιον. Καί ταϋτα μεν περί
της εκλογής.
Ή δε της μιας τών έπιλεγεισών πρόκρισίς τε καί προχείρισις τοιόνδε
τρόπον ένεργηθήσεται. Γραφήσεται παρά τοϋ πνευματικού πατρός τών
510 μοναζουσών έν χάρταις ϊσοις τε καί όμοίοις τρισί τάδε" « Δέσποτα Κύριε
ημών 'Ιησού Χριστέ καρδιογνώστα, ταΐς πρεσβείαις τής πανάχραντου δε-
σποίνης ημών Θεοτόκου Κεχαριτωμένης, άνάδειξον ήμϊν ταϊς άμαρτωλαις
f. 38ν εί άξίαν εκρινας τοϋ τής ήγουμενείας ημών αξιώματος τήν άδελφήν ημών
|

τήνδε », καί έν τοις έτέροις χαρτίοις τα αυτά πάλιν ρήματα, τών ονομάτων
515 μόνων έναλλαττομένων. Καί σφραγΐδι ένσημανθέντες οι χάρται παρά τής
τής μονής αντιλαμβανόμενης ύπό τοϋ ιερέως έπ' όψει ταύτης καί τής άδελ-
φότητος τή ιερά τραπέζη έντεθήσονται έν έσπερινφ τοϋ σαββάτου ή, εί
φθάσοι τότε εορτή τις τοϋ σωτήρος ημών Ίησοϋ Χρίστου ή τής
πανάχραντου δεσποίνης ημών Θεοτόκου, αγρυπνίας έπιτελεσθείσης καί ικεσίας όλο-
520 ψύχου έκ συντετριμμένης καρδίας προς Θεόν γενομένης παρ' υμών, τιμιώ-
f. 39 ταταί μοι μητέρες, ως αναγκαίου τοϋ πράγματος οντος περί ού ή πα-
|

ράκλησις, δι' ού καί ή σύστασις της μονής ώσπερ, ο μή γένοιτο, καί ή


κατάλυσις, δι' οΰ καί ή τής σωτηρίας υμών έλπίς. Καί τή επαύριον, τής
θείας λειτουργίας τελεσθείσης, μετά τήν συμπλήρωσιν ταύτης, έτι τοϋ
525 ιερέως τήν ίερατικήν ένδεδυμένου στολήν, τρισάγιον γενήσεται παρ' υμών
καί τροπάρια ταϋτα ψαλθήσονται" « Έλέησον ημάς Κύριε, Δόξα, Κύριε
επίβλεψον εξ ούρανοϋ καί ίδέ, Καί νΟν, Μονογενές ομοούσιε». Καί ό
ιερεύς εκτενή αϊτησιν ποιήσεται, άναφωνήσας μετά τάς άλλας αιτήσεις καί
το « "Ετι δεόμεθα υπέρ τοϋ άποκαλύψαι ήμϊν Κύριον τόν Θεόν ημών τήν
f. 39ν άξίαν τής προστασίας ημών ». Καί ύμεϊς έπιφωνήσεσθε το « Κύριε
|

έλέησον » λ', καί γονυκλισίας ποιήσετε ιε', τοϋτο καί ύμεϊς έν τή προς Θεόν
άνατάσει τών χειρών υμών έπιφωνοϋσαι έαυταΐς" « Ο Θεός ό καρδιο-
γνώστης, άνάδειξον ήμϊν ταϊς άμαρτωλαις τήν άξίαν της προστασίας ημών».

511-512 Actes 1, 24 526-527 Évergétis, 633-634

46- Cllt.net, Dictionnaire, p. 153-155 ; Prière, p. 519.


47. Cllgnet, Dictionnaire, p. 153-155 ; Prière, p. 519.
50 P. GAUTIER

d'être à notre tête. » Après ces génuflexions le prêtre fera lui-même trois
génuflexions jusqu'à terre devant la sainte table, toujours revêtu de l'habit
sacerdotal et, en prononçant lui aussi la même invocation, il prendra l'un des
trois billets. Le prêtre lui-même le donnera, sous les yeux de toute la
communauté, à celle qui l'a marqué de son propre sceau ; celle-ci examinera son sceau,
et le billet sera ouvert sous le regard de toutes, et celle dont le nom y sera écrit
fera trois génuflexions et prendra notre typikon et la crosse qui seront placés
à l'endroit situé devant le saint autel, réfléchissant et considérant de qui elle les
reçoit et à qui elle promet de les garder et songeant que sa promesse est
enregistrée par des anges qui doivent la conduire plus tard devant le redoutable
tribunal où elle rendra compte de l'exécution de ses promesses. Ensuite, elle se
placera à l'endroit réservé à la supérieure, et toutes les sœurs lui porteront le
divin baiser. Après le baiser on rendra gloire à Dieu, et la cérémonie s'achèvera
par la prière habituelle faite par le prêtre. Celle-là sera désormais votre
supérieure : vous la vénérerez comme une mère, vous lui témoignerez affection
et obéissance parce qu'elle est l'élue de Dieu.
Je souhaite donc qu'il y ait toujours parmi vous beaucoup de religieuses
dignes du supériorat et que jamais les sœurs aptes à cette charge ne fassent
défaut dans ce vénérable monastère de la Pleine-de-Grâce, et que, chaque fois
qu'il y aura lieu d'élire une supérieure, il soit possible de la choisir parmi les
moniales qui y pratiquent l'ascèse, parce qu'elles ont été placées avec l'aide de
Dieu comme un fondement excellent de la vie monastique et cénobitique et
qu'elles construisent l'édifice de la conduite vertueuse conformément à ce
fondement. Mais si l'on ne trouve pas dans le monastère trois sœurs de cette
qualité, mais deux seulement qui soient reconnues dignes du supériorat,
celles-ci suffiront, et, leurs deux noms seulement ayant été mis par écrit, on
procédera comme il a été indiqué plus haut. Si, ce que ma Majesté ne souhaite
pas, une seule sœur se montre digne d'assumer le supériorat dans le monastère,
alors la patronne en exercice du monastère cherchera dans un autre monastère
une deuxième sœur qui soit pieuse et reconnue apte au supériorat, et leurs deux
noms ayant été mis par écrit, tant celui de celle vivant au monastère que celui
de celle qui vient du dehors, comme il a été indiqué ci-dessus, on observera le
cérémonial décrit plus haut. Ainsi sera élue celle qui lui48 paraît et qui s'est
révélée digne du supériorat.

12. Le choix et l'élection de la supérieure et des officières doivent se dérouler


sans passion.

Nous vous en prions, nos très révérendes mères, à l'occasion de l'élection de


vos supérieures et de la nomination de toutes les sœurs officières par la

48. Ce pronom au masculin singulier (έκείνω), s'il n'est pas une bévue du copiste, doit
désigner Dieu, à qui s'est adressée la communauté.
LE TYPIKON DE LA THÉOTOKOS KÉCHARITÔMÉNÈ 51

Και μετά ταύτας τας γονυκλισίας ό ιερεύς τρεις αυτός γοννκλισίας εμπρο-
535 σθεν της αγίας τραπέζης βαλών μέχρι γης, ετι την ίερατικην στολήν ένδεδυ-
μένος, και το αυτό πρόσρημα κάκεϊνος έπιλέγων ëva τον τριών άναλήψεται
f. 40 χάρτην. Ού δεδομένου παρ' αυτού τοϋ ιερέως ενώπιον πάσης της άδελ-

|
φότητος προς την την οίκεΐαν σφραγίδα αύτω έπιθεϊσαν, έπιγνώσεται μεν
αϋτη τό εαυτής έκσφράγισμα, άνοιγήσεται δέ πάντων όρώντων ό χάρτης
540 και ής το ονομα έν έκείνω έγγεγραμμένον φανή, τοϋ τυπικοϋ ημών και της
βακτηρίας έν τω προ τοΟ αγίου θυσιαστηρίου τόπω κειμένων, τρεις
γονυκλισίας ποιήσασα, λήψεται ταϋτα, αποσκοπούσα και έν εαυτή
αναλογιζόμενη όθεν ταύτα λαμβάνει και τίνι ύπισχνεΐται φυλάττειν αυτά καί οτι
άγγελοι την αυτής ύπόσχεσιν απογράφονται, οϊτινες μέλλουσιν αυτήν εις το
f. 40ν φοβερόν εκείνο είσαγαγεϊν δικαστήριον, λόγους της εκπληρώσεως των

|
υποσχέσεων άποδώσουσαν. Είτα στήσεται είς τον άποκεκληρωμένον τή
ηγουμένη τόπον καί πασαι αυτή τον θείον προσάξουσιν άσπασμόν μετά
δέ τον άσπασμόν δόξα τφ Θεώ άναπεμφθήσεται, καί ή άπόλυσις εψεται τή
συνήθει τού ιερέως ευχή. Αύτη δέ υμών εσται είς τό έξης προεστώσα, ην καί
550 ώς μητέρα σεβάσεσθε καί διάθεσιν καί ύπακοήν προς αυτήν εξετε ως
θεοχεφοτόνητον.
Εύκταΐον ούν εστί μοι πάντοτε έν ύμΐν είναι αύταΐς εύπορίαν των αξίων
τής προστασίας καί μηδέποτε τάς προς τούτο το πράγμα προσφυεϊς μονα-
άλλ'
f. 41 ζούσας έπιλιπεϊν έν τη εύαγεστάτη μονή ταύτη της Κεχαριτωμένης,
|

555 οσάκις αν γένηται χρεία προχειρίσεως ηγουμένης, έξ αύτων των έν ταύτη


ασκουμένων μοναχών έξεΐναι γίνεσθαι την επιλογήν, άτε καί θεμέλιον
άριστον σύν Θεφ της μοναχικής καί κοινοβιακής διαγωγής
καταβεβλημένων καί κατάλληλον τφ θεμελίω τήν τής ενάρετου πολιτείας ποιούμενων
οίκοδομήν. Εί δέ καί τριών τοιούτων μοναζουσών ούκ εστίν εύπορία έν τη
560 μονή, άλλα δύο μόναι ευρίσκονται άξιαι τής τοιαύτης προστασίας, καί
αύται άρκέσουσι καί, μόνων των δύο τούτων άπογραφομένων, τα εξής, ώς
f. 4 Γ εϊρηται, προχωρήσουσιν. Εί δ' όπερ απεύχεται ή βασιλεία μου, μία αξία
|

τής προστασίας ταύτης φαίνεται ύπάρχειν έν τή μονή, τότε ή κατά καιρούς


τής μονής αντιλαμβανόμενη εύρήσει δευτέραν μοναχήν έξ ετέρου μονα-
565 στηρίου ευλαβή καί δόκιμον είς ήγουμενείαν, καί ούτω πάλιν των δύο
τούτων άπογραφομένων, τής τε ούσης έν τή μονή καί τής έξωθεν
εισαγομένης, ώς εϊρηται, τηρηθήσονται τα τής ακολουθίας ώς γέγραπται, καί
ούτως ή έκείνω δοκούσα καί άναδεικνυμένη αξία είς ήγουμενείαν προχει-
ρισθήσεται.

570 ιβ'. Περί τοϋ χωρίς πάθους γίνεσθαι τήν επιλογήν τής ηγουμένης καί
προχείρισιν καί των διακονητριών.
|

f. 42 Εΐεν, άλλα παρακαλοϋμεν, τιμιώταται ημών μητέρες, τής εκλογής των


ηγουμένων παρ' υμών όφειλούσης γίνεσθαι καί τής τών λοιπών διακονη-

534-535 Évergétis. 637 540-541 Ëvergétis, 638 551 Évergétis, 640 572-577
Évergétis, 707, 712-717
52 P. GAUTIER

supérieure en exercice, déposez toute rivalité, toute jalousie, toute vaine


passion et tout favoritisme inconsidéré. Que ce soit par une décision droite,
dans une intention scrupuleuse, en toute vérité, dans la pensée que vous êtes
sous le regard de Celui qui voit tout, que se fassent votre choix et votre enquête.
Ne vous abandonnez donc pas à des querelles et à des dissensions en faisant
votre choix, mais désignez l'élue dans la concorde, la paix et la charité. A
l'occasion du choix et de la nomination, que nulle sœur, ambitionnant" de façon
indigne d'assumer le supériorat ou quelque autre charge, n'allègue le cas
échéant ou son ancienneté ou sa vigueur ou sa noblesse ou une donation de
propriétés ou d'argent, mais on devra choisir parmi vous celle qui répond
exactement à ce que nous avons écrit plus haut, fût-elle moniale depuis peu ou
venue au monastère d'une condition modeste.
Témoignez donc à votre supérieure une parfaite bienveillance, une parfaite
obéissance et une parfaite docilité, selon la déclaration de l'un des divins
Pères49 : « Si ceux qui veillent sur nous doivent en rendre compte, comment ne
pas leur être totalement soumis et comment ne pas leur obéir et les servir
comme les membres du corps servent la tête ? » Le divin apôtre dit aussi :
« Obéissez à vos chefs et soyez dociles, car ils veillent sur vos âmes comme
devant en rendre compte. » Gardez aussi une charité, une paix et une concorde
mutuelles, vous aimant ardemment, vous soutenant, vous encourageant, vous
consolant, vous supportant les unes les autres, essayant de réaliser autant que
possible tout ce qui est bon, salutaire, vertueux et louable, car notre Seigneur
Jésus-Christ dit : « Voici mon commandement : aimez-vous les uns les autres
comme je vous ai aimés », et encore : « Tous vous reconnaîtront pour mes
disciples à ce signe : votre amour mutuel. »
Et toi, mère spirituelle et guide de ce saint troupeau, témoigne une douce
sollicitude envers les sœurs, et conserve-leur entièrement ta bienveillance
maternelle. Oui, nous t'en supplions, veille sur toutes, protège-les toutes, les
réprimandant, les encourageant, les instruisant, les exhortant, guérissant les
malades, affermissant les faibles, fortifiant les pusillanimes, convertissant les
coupables, et, comme dit saint Basile50, « le supérieur en personne, soucieux
comme un père de ses propres enfants, veillera aux besoins de chacun et
témoignera dans la mesure du possible du soin et de la vigilance qui s'imposent,
et il soutiendra le membre qui est vraiment malade corporellement ou
spirituellement avec charité et bienveillance spirituelle. »

13. Du changement de la supérieure qui ne commande pas comme il se doit.

On agira donc ainsi, mais ce qui va être dit maintenant à propos de celle qui
sera supérieure après notre mort et de celles qui lui succéderont, je ne voulais

49. Citation non repérée.


50. Constitutiones asceticae, 28 : PG3\, 1417e
LE TYPIKON DE LA THÉOTOKOS KÉCHARITÔMÉNÈ 53

τριών προκρίσεως παρά της καθηγουμένης γινομένης, άπέστω ερις, άπέστω


575 φθόνος, άπέστω ματαία προσπάθεια και χάρις αλόγιστος' κρίσει δέ τοι
ορθή και στοχασμφ άκριβεΐ και άληθεία, ώς έφορώντος τοϋ τά πάντα
βλέποντος όφθαλμοϋ, παρ' υμών ή κρίσις τε και δοκιμασία γινέσθω. Μή
χωρήσητε τοίνυν εις διαμάχας και άμφιγνωμοσύνας προκρίνουσαι, άλλ' εν
f. 42ν όμογνωμοσύνη και ειρήνη και αγάπη την έκλελεγμένην \ έκλέγοισθε.
580 Ουδεμία δέ εσται, της εκλογής και προκρίσεως γινομένης, ή προς το ήγου-
μενεύεινχ\ έτέραν τινά διακονίαν μετέρχεσθαι άναξίως έπιπηδώσα, χρόνους
τυχόν προβαλλόμενη ή ένέργειαν ή εύγένειαν ή προσαγωγήν κτημάτων
άλλ'
τινών ή χρημάτων, εκείνη εσται προτιμητέα έν ύμΐν ήτις αν εϊη τοιαύτη
οϊαν ό λόγος ανωτέρω υπέγραψε, καν εκ νέου τύχη άποκαρεϊσα, καν εξ
585 ιδιωτικής τύχης τη μονή προσελήλυθε.
Πάσαν ούν ευνοιαν, πάσαν ύποταγήν, πασαν εύπείθειαν τη ηγουμένη
υμών άποσώζοιτε καθάπερ τινί τών θείων πατέρων εϊρηται λέγοντν «Ει
f. 43 γαρ υπέρ ημών λόγον άπο\δοΟναι μέλλουσιν οι ημών έπιμελόμενοι, πώς
ουχί κατά πάντα τούτοις ύποταγησόμεθα και ώς κεφαλή τά λοιπά μέρη τοϋ
590 απόστολος'
σώματος ύπακούσομέν
« Πείθεσθε τετοις
και ήγουμένοις
έξυπηρετήσομεν
υμών; »και
Καθώς
ύπείκετε'
φησι και
αυτοί
ό θείος
γαρ
άγρυπνοΟσιν υπέρ τών ψυχών υμών ώς λόγον άποδώσοντες. » 'Αλλά και
προς άλλήλας άγάπην, είρήνην, όμόνοιαν φυλάττουσαι εϊητέ μοι, αλλήλων
ύπερκαιόμεναι, άλλήλας ύποστηρίζουσαι, νουθετοϋσαι, παρακαλοΟσαι,
595 άνεχόμεναι, πάν ει τι χρηστόν, ει τι σωτήριον, ει τις αρετή και ει τις
f. 43ν έπαινος σπεύδουσαι | εις δύναμιν κατορθοΰν φησι γαρ και ό Κύριος ημών
ΊησοΟς Χριστός' « ΤαΟτα εντέλλομαι ύμΐν, ίνα αγαπάτε αλλήλους καθώς
κάγώ υμάς ήγάπησα » και « Έν τούτω γνώσονται πάντες οτι έμοί μαθηταί
έστε, εάν αγαπάτε αλλήλους. »
600 Και σύ δέ, ώ μήτερ πνευματική της ιεράς ταύτης ποίμνης και οδηγέ,
μετρία εσο ταΐς άδελφαΐς κηδεμονική και το όλον μητρικήν αύταϊς άποσφ-
ζουσα τήν ευνοιαν. Ναι παρακαλοΟμεν, πασών κήδου και πασών άντέχου,
νουθετούσα, παραινούσα, διδάσκουσα, παρακαλούσα, νοσούσας ύγιά-
ζουσα, άσθενούσας ύποστηρίζουσα, όλιγοψυχούσας παραμυθουμένη,
f- 44 άμαρτανούσας επιστρέφουσα, και καθώς φησιν ό άγιος Βασίλειος λέγων'
\

«Αυτός ό καθηγούμενος, ώς πατήρ παίδων γνησίων έπιμελόμενος, έπισκέ-


ψεται τήν καθ' ενός εκάστου χρείαν και τήν άρμόζουσαν είσάξει κατά τό
δυνατόν θεραπείαν και έπιμέλειαν και τό κατ' άλήθειαν ασθενούν μέλος,
εϊτε σωματικώς, είτε ψυχικώς, μετά αγάπης και της πνευματικής εύνοιας
610 διαβαστάσει. »

ιγ'. Περί μετακινήσεως της μή ώς δει ήγουμενευούσης.

Και ταύτα μεν ούτως. Τά δέ έξης ρηθηναι μέλλοντα περί της μετά τήν
f. 44ν ημών παρέλευσιν ήγουμε|νευσούσης και των μετ' έκείνην ήγουμενευσουσων

577-579 Évergétis, 725-727 580-585 Évergétis, 800-807 586-599 Évergétis,


764-780 (Hébr. 13, 17 ; Phil. 4, 8 ; Jn 15, 12 ; 15, 35) 600-610 Évergétis, 785-799 (avec-
la citation de S. Basile) 612-622 Évergétis, 644-658
54 P. GAUTIER

pas le mettre par écrit, car il ne faudrait pas déposséder de ce rang et de cette
charge celle qui y a été une fois élevée. Il serait certes agréable et souhaitable
que notre nature fût à l'abri de la mobilité et du changement. Malheureusement
il n'en va pas ainsi. Nous sommes en effet sujets au mouvement et au
changement, parce que nous sommes des êtres humains, et pour peu que nous
recevions un honneur, nous nous révélons plus mous pour faire le bien, cédant
généralement à l'indolence, parce que le pouvoir a coutume d'amollir ceux qui
l'assument, alors précisément qu'il faudrait se montrer plus énergique et plus
attentif. Pour cette raison nous devons mettre par écrit ce point et le corriger
autant que possible.
Si la supérieure ne varie pas, mais persiste convenablement dans cette vie
vertueuse qui lui a valu d'être honorée de ce rang, elle ne devra être ni écartée
de ce pouvoir ni déposée. Si elle se révèle avec le temps incompétente et inutile,
soit pour avoir exercé sans sollicitude et avec dédain la direction des sœurs, soit
pour avoir favorisé sa parenté, soit pour s'être approprié des biens du
monastère ou le monastère lui-même ou l'avoir soumis ou remis à une autre
personne, soit pour avoir gravement transgressé l'une des prescriptions du
typikon et avoir recherché la satisfaction de ses propres volontés et s'être
révélée de ce fait impropre à la conduite des âmes, et que malgré cette conduite
peu édifiante elle rentre un jour en elle-même, renonce à mal agir et s'attache
aux réalités supérieures et salutaires, qu'elle garde sa place et reste supérieure.
Par contre, si elle persiste à ne pas abandonner sa mauvaise conduite, mais
plutôt l'aggrave encore, nous ordonnons que cette femme incompétente soit
déposée de la charge de vous commander par la patronne du monastère, qu'on
procède à un nouveau choix et à un nouveau vote et qu'on élise une autre
supérieure, en suivant les prescriptions indiquées plus haut.
Quant à celle qui a été écartée du supériorat, si elle a été déposée pour cause
de vieillesse ou encore de faiblesse d'esprit et veut habiter et rester dans le
monastère comme une simple sœur et être soumise en tout à la supérieure, sans
nuire en rien à la discipline du monastère, sans le troubler et sans en être
troublée, qu'elle y demeure avec ces dispositions. Mais celle qui se révélerait
un fléau pour la cohésion du monastère, pour son ordre et sa discipline, et qui
manifestement rejetterait les prescriptions du typikon de ma Majesté, doit être
absolument chassée pour qu'elle ne soit pas une cause de scandale pour les
autres religieuses.

14. L'économe du monastère doit être un eunuque de mœurs honnêtes.

Ma Majesté ordonne qu'il y ait dans le monastère un économe qui en gère


les biens sous la tutelle de la supérieure, qui administre ce qui s'y trouve selon
la volonté de celle-ci. L'actuel économe a été nommé par ma Majesté. S'il en
LE TYPIKON DE LA THÉOTOKOS KÉCHARITÔMÉNÈ 55

ούκ έβουλόμην γραφή παραδοϋναν ουδέ γαρ έδει τήν άπαξ εις τοΟτο
615 κεκριμένην τής τοιαύτης στάσεως τε και τάξεως μεθισταν. 'Αλλ' ην μεν
άρεστόν τούτο και άποδεκτέον, εϊπερ ή φύσις ημών ατρεπτός τε και
αναλλοίωτος ην. Έπει δέ τοϋτο ούκ εστί — τρεπόμεθα γαρ αύθις και άλλοιού-
μεθα, οία τά ανθρώπινα, και τιμής άξιούμενοι προς τήν των καλών έργα-
σίαν μάλλον χαυνούμεθα, φαθυμία εϊκοντες τά πολλά, ως φιλούσης τής
620 αρχής τους είς αυτήν άνηγμένονς ύποχαυνοΰν, οπότε πλείω τόν αγώνα και
f. 45 τήν προσοχήν έπιδείκνυσθαι έδει —, διά ταΰτα και γραφή παραδοτέον το

\
πράγμα και κολαστέον είς δύναμιν.
Ει μέν οΰν ατρεπτός μένοι ή καθηγουμένη, τής αρετής επιεικώς άντεχο-
μένη, δι' ην και ταύτης ήξιώθη τής τάξεως, αμετακίνητος 'έσται τής άρχης
625 ταύτης και αδιάπτωτος. Ει δέ άδόκιμόν τε και άσύμφορον ό χρόνος αυτήν
άπελέγξει, ώς είτε τής προστασίας τών αδελφών άμελώς τε και καταφρονη-
τικώς έχομένην, είτε τοις εαυτής σνγγενέσι χαριζομένην, είτε τι τών τής
μονής ή αυτήν νοσφιζομένην ή έτέρψ τινί ύποτιθεΐσαν και καταπροδιδοΰ-
f. 45 ν σαν, είτε τι τών τοΟ τυπικοΟ διαταγμάτων παραθραύουσαν όλως και τοις

\
630 εαυτής στοιχούσαν θελήμασι και δια ταύτα προς κυβέρνησιν ψυχών άνεπι-
τήδειον έλεγχομένην, εί μέν ούτως κακώς ζώσα εαυτής ποτέ γένοιτο και
τών κακών άπόσχοιτο τής τε προς τά κρείττω και σωτηριώδη φερούσης
απτοιτο, έστω και ήγουμενενέτω. Εί δ' ή αυτή μένοι μή τών κακών άπο-
σχομένη, εί μή και μάλλον αύτοΐς επεκτεινόμενη, έκείνην μέν τήν άδόκιμόν
635 μετατίθεσθαι τής προστασίας υμών παρά της της μονής αντιλαμβανόμενης
διοριζόμεθα, έκλογήν δέ πάλιν και ψηφον έτέραν γίνεσθαι και προχείρισιν
ετέρας ηγουμένης, κατά τα ανωτέρω διατεταγμένα.
f. 46 Ή δέ άποβληθεΐσα της ήγουμενείας, εί μέν δια γήρας ή και άφέλειαν
|

ταύτης μετακινηθείη και βούλοιτο αύθις καθήσθαι καί προσμένειν έν -rfj


640 μονή ώς μία τών αδελφών και τι) προεστώση έφ' απασιν ύποτάσσεσθαι, μή
κατά τι λυμαινομένη τη της μονής ευταξία μηδέ ταράττουσα ή ταραττο-
μένη, έστω καί ούτως έν αυτί). Ή δέ ώς προς λύμην της της μονής
συστάσεως γεγονέναι καταφανεϊσα καί της τάξεως ταύτης καί καταστάσεως καί
προς άθέτησιν τών έν τω παρόντι τυπικω της βασιλείας μου διατεταγμένων
645 έκδιωκέσθω παντελώς, ίνα μή σκανδάλου αίτία καί ταϊς λοιπαϊς γένηται.

f. 46ν ιδ'. Περί τοϋ οίκονόμον δειν είναι έν τη μονή εύνοϋχον καί σεμνού βίου.
|

Καί οίκονόμον δέ διορίζεται ή βασιλεία μου είναι έν τη μονή διοικούντα


τα ταύτη ανήκοντα κατ' έπιτροπήν της ηγουμένης καί τα έν τούτοις
οίκονομούμενον κατά τήν εκείνης βούλησιν. Καί vöv μέν έστιν ό ων παρά
650 της βασιλείας μου γεγονώς" κάν ετέρου δεήση, παρά της βασιλείας μου

623-631 Évergétis, 661-674 631-636 Évergétis. 694-700 638-639 Évergétis,


702-703
56 P. GAUTIER

faut un autre, il sera nommé par ma Majesté. Mais, quand j'aurai quitté ce
monde, il sera nommé par la supérieure : ce sera soit l'un des prêtres du
monastère, si l'un d'eux est actif et vraiment digne de l'économat, soit
quelqu'un de l'extérieur, qui sera mis à l'épreuve et élu de la manière que voici.
Après avoir été désigné à la suite d'une enquête et avoir été informé de ce qu'il
doit faire, il sera présenté à celle qui lui assure la protection du monastère pour
qu'elle fasse sa connaissance. Il entrera ensuite dans l'église du monastère et
y restera quelques instants ; les sœurs réciteront le trisagion, puis il vénérera,
prosterné, toutes les divines icônes des saints et notamment l'icône vénérable
et toute sainte de la Théotokos Pleine-de-Grâce. Puis, après avoir baisé les
icônes, quand la prière de renvoi aura été récitée par le prêtre, il sortira de
l'église. Il sera dès lors économe et veillera sur les biens du monastère ; il
recevra personnellement une copie écrite du présent chapitre qui traite de son
office.
Son travail le plus empressé sera la surveillance de tous les biens immeubles
qui appartiennent au monastère tant à l'extérieur qu'à l'intérieur de la capitale,
l'examen des comptes des régisseurs et des gérants d'immeubles, la réfection
annuelle de la toiture du monastère et des maisons qui en dépendent avec le
soin qu'il faut, la réparation des dégâts qui le cas échéant affecteront le
monastère, et il devra s'y employer et y veiller sur ordre de la supérieure. En
outre, il surveillera les revenus provenant des donations légitimes et aura soin
de la gestion de tout ce qui se trouve dans les propriétés et les immeubles en
vue du meilleur profit, et il ne permettra pas que les régisseurs en exercice de
ces biens se montrent négligents pour les conserver ou les accroître,
s'approprient une partie des revenus et les accaparent comme un gain personnel, mais
il aura à cœur que l'administration de ces biens soit faite avec soin, que les
revenus rentrent au monastère avec régularité, que les récoltes et autres denrées
soient expédiées au moment opportun, les bateaux' devant assurer leur
transport étant envoyés en temps voulu, que les sommes d'argent soient apportées
au monastère et remises en présence de l'économe à la supérieure et à la
caissière avec un reçu qu'elles signeront et qui sera ensuite enregistré dans le
cahier des entrées et sorties de la caisse. S'il arrive que l'économe est absent,
se trouvant en déplacement, c'est en présence de l'aide-économe que la remise
des sommes d'argent apportées leur sera faite. Si l'aide-économe est aussi en
déplacement, elles seront remises à la supérieure et à la caissière seulement, et
celles-ci, comme on l'a dit, feront les reçus.
Que l'économe veille attentivement à donner le quitus aux régisseurs au
moment convenable et à ne pas le différer, et encore à faire le tour de toutes
les propriétés, à inspecter les régisseurs eux-mêmes et les propriétés, à
s'efforcer d'accroître les revenus, à visiter les biens qui dans la capitale appartiennent

1. Il s'agit probablement des bateaux appartenant au monastère et assurant la liaison


avec les domaines de celui-ci : la liste des propriétés de la Pleine-de-Grâce n'a pas été
conservée en raison de la perte du brébion, dont il sera question infra, ch. 77.
LE TYPIKON DE LA THÉOTOKOS KÉCHARITÔMÉNÈ 57

έτερος είσαχθήσεται. Έπαν δε των τήδε μεταστώ, παρά της ηγουμένης


γενήσεται, είτε έκ των ίερουργούντων έν τη μονή, ει τις τούτων ενεργής
εσται και τοΟ οίκονομεϊν άξιος δηλονότι, εϊτε και έξωθεν, δοκιμαζόμενος
και προχειριζόμενος κατά τόνδε τον τρόπον. Μετά τήν έξ έρεύνης τούτου
f. 47 επιλογήν και τήν των ποιητέων εϊδησιν αύτοΟ, εμφανισθείς και τη τήν
|

έπιτήρησιν της μονής έχούση ώς άν γνωρίζοιτο παρ' αυτής, είσελθών είς τόν
ναόν της μονής και μικρόν έπιμείνας, τρισάγιου γενομένου παρά των
αδελφών, πεσών προσκυνήσει τάς τε άλλας των αγίων θείας εικόνας και
τήν σεπτήν και πανίερον της Κεχαριτωμένης Θεοτόκου " είτα άσπασάμενος,
660 εύξαμένου τοΟ ιερέως τήν της απολύσεως εύχήν, έξελεύσεται τοϋ ναοϋ, και
εσται τό άπό τοΟδε οικονόμος και φροντιεΐ των της μονής, μεταγεγραμ-
μένον ιδία λαμβάνων καί τό παρόν κεφάλαιον τα περί αύτοϋ δηλοϋν.

|
f. 47V "Εσται και αύτω έργον περισπούδαστον ή των υποκειμένων τη μονή
ακινήτων πάντων των εκτός τε καί εντός τής μεγαλοπόλεως έπιτήρησις καί
665 οι των προνοητων καί οι των οικολόγων λογαριασμοί, ή άνακεράμωσις της
μονής καί των υπ' αυτήν μετ' επιμελείας άρμοζούσης γινομένη κατ' έτος, ή
των 'ίσως γινομένων έν τη μονή συμπτωμάτων άνόρθωσις, δια προστάξεως
τής καθηγουμένης άγωνίζεσθαι προς τοϋτο καί έπιμελεΐσθαι όφείλοντΓ
προς τούτοις, ή φροντίς των έξ ευλόγων επιδόσεων εισόδων καί τοϋ πάντα
670 τα έν τοις κτήμασι καί τοις οίκήμασιν οικονομεΐσθαι προς τό λυσιτελέστε-
f. 48 ρον καί μή | συγχωρεΐσθαι τους κατά καιρόν προνοουμένους των τοιούτων
ή άμελώς διακεΐσθαι περί τήν άντίληψιν τούτων καί προς το κρεΐττον
έπίδοσιν ή νοσφίζεσθαί τινας των εισόδων καί 'ίδιον κέρδος τιθέναι, άλλα
καί επιμελώς τήν πρόνοιαν τούτων ποιεΐσθαι καί τάς εισόδους άκαινοτο-
675 μήτους προσάγειν τη μονή καί τα μεν γενήματα καί λοιπά εϊδη κατά τον
έπιτήδειον καιρόν άποστέλλεσθαι, των διακομίζειν ταϋτα όφειλόντων
πλοίων εγκαίρως αποστελλομένων, τα δέ λογάρια είσκομίζεσθαι τη μονή
καί παρουσία του οικονόμου ταϋτα παραδίδοσθαι τή καθηγουμένη ^καί
f. 48ν τή δοχειαρία δι' αποδείξεως αυτών σημειούμενης παρ' αυτών, είτα καί
680 καταστρωννυομένης είς τήν είσοδοέξοδον τοϋ δοχείου. Εί δ' ϊσως ό
|

οικονόμος αποδημεί έν τοις έξω διάγων, παρουσία τοϋ παροικονόμου, τήν των
είσοδιαζομένων λογαρίων παράδοσιν γίνεσθαι προς αύτάς. Εί δέ καί ό
παροικονόμος έν τοις έξω αποδημεί καί μόναις τή τε καθηγουμένη καί τή
δοχειαρία ταϋτα είσκομίζεσθαι καί παρ' αύτων, ώς εϊρηται, τάς αποδείξεις
685 γίνεσθαι.
Άκρίβειαν δέ ποιεΐσθαι τόν οίκονόμον ώστε τους των προνοητων
λογαριασμούς ποιεϊν κατά τον καιρόν τόν προσήκοντα καί μή ύπερτίθεσθαι
f. 49 τούτους, άλλα μάλλον διέρχεσθαι απανταχού των κτημάτων καί έφοραν
|

αυτούς τε τους προνοητάς καί τα κτήματα καί σπουδάζειν έρχεσθαι ταϋτα


690 είς έπίδοσιν, έπισκέπτεσθαι δέ καί τα δια πόλεως τή μονή διαφέροντα, ώς

657 Èvergétis, 61 1
58 P. GAUTIER

au monastère autant qu'il le pourra, et par conséquent à montrer par son


activité qu'il fait son travail d'économe, à apporter au monastère les relevés de
comptes des régisseurs et des gérants d'immeubles qu'il fera annuellement et
à les remettre chaque année à la supérieure pour qu'elle les examine et qu'ainsi
les régisseurs reçoivent d'elle une décharge. Si d'aventure l'un des économes en
exercice est surpris à ne pas observer les directives énoncées ci-dessus, il sera
écarté de l'économat et, la supérieure s'étant concertée avec la patronne du
monastère sur ce sujet, on en nommera un autre qui soit digne.
Somme toute, ma Majesté prescrit que l'économe en charge gère tout au su
et selon la volonté de la supérieure. Il sera assisté d'un économe adjoint, savoir
l'un des prêtres affectés au monastère, comme on le dira, qui aura lui aussi pour
office d'enregistrer toutes les sommes d'argent, récoltes et autres denrées, qui
entrent au monastère, et d'en être informé. En cas d'absence de l'économe il
exécutera sur ordre de la supérieure ce qu'elle lui commandera.

15. Les prêtres.

Il faut qu'il y ait deux prêtres au monastère, qui soient moines, eunuques,
imposant le respect par leur conduite, doux, réservés, sachant bien lire les
saintes paroles de la divine Écriture. Si on n'en trouve pas, qu'on prenne des
non-moines, mais que ce soit des eunuques, dont la vertu et la piété soient
garanties, pour que la communauté, assistée dans la pratique de la vertu par
leurs saintes bénédictions et leurs pieuses prières, fasse monter jusqu'aux
oreilles du Seigneur Sabaoth un cantique agréable. Et lui, agréant avec
bienveillance leurs intercessions en notre faveur, il nous pardonnera nos fautes
au temps du jugement.
De ces deux prêtres, l'un sera aussi économe adjoint, comme on l'a indiqué
plus en détail dans le chapitre concernant l'économe. Et quand l'économe aura
été renvoyé, le cas échéant pour incompétence, ou bien sera décédé, l'économe
adjoint, s'il est digne de l'économat, sera promu économe, et un autre occupera
immédiatement sa place, comme le texte précédent l'a indiqué.

16. Toutes les moniales doivent avoir un père spirituel unique.

Je veux que toutes les moniales confient leurs pensées à un père spirituel
unique et surtout à un eunuque, qui se distingue par sa vertu et qui a acquis
avec le temps et l'ascèse une grande expérience pour recevoir les aveux, et qui
soit apte à proposer les remèdes appropriés aux âmes qui se confessent.
LE TYPIKON DE LA THÉOTOKOS KÉCHARITÔMÉNÈ 59

ενδέχεται, κάντεΟθεν εξ έργων αυτών παρισταν τό της οικονομίας αύτοϋ


έργον και τους παρ' αύτοϋ γινόμενους ετησίως λογαριασμούς των προ-
νοητων και των οικολόγων είσκομίζειν τη μονΐ] καί παραδιδόναι τη" καθη-
γουμένη καθ' εκαστον έτος, ώς αν έπιτηρώνται παρ' αύτης καί οΰτω γίνηται
695 ή των προνοητών άθφωσις παρ' αύτης. Εί δε πολλάκις των κατά καιρούς
f. 49ν οικονόμων τις εύρεθείη μή ταϋτα ούτω διαπραττόμενος κατά την ανωτέρω
περίληψιν, μεταστήσεται της οικονομίας' κοινουμένης τον περί τούτου
|

λόγον της καθηγουμένης μετά καί της αντιλαμβανόμενης της μονής, γενή-
σεται έτερος αξιόλογος.
700 Συνοπτικως δε τούτο διορίζεται ή βασιλεία μου, ϊνα πάντα μετ' είδήσεως
καί βουλής της καθηγουμένης οίκονομωνται παρά τοϋ κατά την ήμέραν
οικονόμου. "Εσται δε σύν αύτώ καί παροικονόμος, ό εις των έν τη μονή
άφωρισμένων ιερέων, καθώς είρήσεται, έργον έχων καί αυτός το πάντα τα
f. 50 είσοδιαζόμενα έν τη μονή λογάρια, γενήματα καί λοιπά εϊδη προσ|γράφε-
705 σθαι καί εχειν εϊδησιν τούτων " οτε δέ ϊσως καί οικονόμος μή πάρεστι, μετά
παρ'
προστάξεως της καθηγουμένης ενεργών εσται τα αύτης έπιταττόμενα.

ιε'. Περί των ιερέων.

Καί ιερέας είναι δεϊ περί την μονήν δύο, μοναχούς, ευνούχους, τό αίδέσι-
μον άπό της πολιτείας έχοντας, επιεικείς, συνεσταλμένους, είδότας ύπανα-
710 γινώσκειν καλώς τα ιερά της θείας γραφής λόγια" απορία δέ τούτων καί μή
μοναχούς, ευνούχους δέ μεμαρτυρημένους έπ άρετί] καί θεοσέβεια, ώς αν ταϊς
αυτών ίεραϊς ευλογίαις καί εύπροσδέκτοις εύχαΐς ή αδελφότης βοηθούμενη
f. 50ν προς τήν της άρετης έργασίαν εύάρεστον φδήν εις ώτα Κυρίου Σαβαώθ
|

άναπέμποιεν. Ό δέ τάς υπέρ ημών ικεσίας αυτών προσιέμενος ευμενώς άφ-


715 ήσει ήμΐν τα όφειλήματα έν καιρώ κρίσεως.
Άπό δέ των τοιούτων δύο ιερέων ό εις εσται καί παροικονόμος, ώς έν τώ
τοϋ οικονόμου κεφαλαίω περιείληπται πλατύτερον. Όπηνίκα δέ ό
οικονόμος είτε ώς αδόκιμος τυχόν παρασταλη, ε'ίτε τοϋ βίου μεταστη, ό
παροικονόμος άξιος ών τοϋ οίκονομεΐν ϊνα αποκαθίσταται οικονόμος, άντ' εκείνου
720 δέ ϊνα είσάγηται ευθύς έτερος, οίον ό λόγος άνωθεν παρέστησεν.

ις'. Περί τοϋ πάσας τάς μονάζουσας ύφ' ενα είναι πνευματικόν πατέρα. |

f. 51 Βούλομαι δέ πάσας τάς μονάζουσας ένί πνευματικω πατρί τους εαυτών


λογισμούς άναφέρειν καί μάλιστα εύνούχω, άρετΐ] διαλάμποντι καί πολλήν
εκ τε τοϋ χρόνου καί της ασκήσεως συναγαγόντι τήν πεΐραν της τών
725 λογισμών αναδοχής, ίκανώ ψυχαϊς έξομολογουμέναις κατάλληλα προσφέ-
ρειν τα φάρμακα.

712 1 Pierre 2, 5 713 Jacques 5, 4 (Is. 5, 9) 714-715 Matth. 6, 12 ; 12, 36


60 P. GAUTIER

17. Quels visiteurs peuvent rencontrer les moniales, comment et quand.

Même si en maints passages de leurs conseils ascétiques les Pères ont déclaré
que les moines n'ont aucune parenté sur terre, nous ordonnons cependant,
tenant compte de la faiblesse humaine, que si une femme se présente au
monastère, par exemple la mère ou la sœur ou la belle-sœur d'une moniale, elle
y entre avec l'autorisation de la supérieure. Et, après avoir mangé avec les sœurs
la nourriture commune, elle se retirera le soir, si du moins elle est venue voir
une parente en bonne santé, et elle pourra agir ainsi une ou deux fois l'an. Si
c'est une parente gravement malade qu'elle est venue voir, dont elle est la mère,
elle séjournera dans le monastère et restera au chevet de sa fille malade, et le
lendemain, après avoir pareillement partagé le repas des moniales, elle se
retirera le soir. S'il s'agit d'une sœur ou d'une belle-sœur ou d'une nièce par une
sœur ou par un frère, la visiteuse se retirera absolument le soir même du jour
où elle est venue. Si le visiteur est un homme, par exemple un père, un frère,
un beau-frère, il n'entrera en aucune manière dans le monastère — ma Majesté
en effet en interdit absolument l'accès aux hommes et le leur tient
continuellement fermé —, mais quand il frappera du dehors, la supérieure sera avertie, et
la sœur qui est demandée pour la visite se rendra, sur son invitation, au portail.
La supérieure l'y accompagnera, si elle le veut et le peut, ou bien, sur son ordre,
une religieuse âgée et vénérable. Et après l'ouverture de la porte il se tiendra
près du portail, et après une brève conversation avec la sœur il s'en ira. Si par
hasard la sœur, à qui son père ou son frère ou son beau-frère veut rendre visite,
est malade et incapable de se rendre jusqu'au portail, aucun d'eux n'entrera
pour autant dans le monastère. Si la malade veut et juge nécessaire de voir le
visiteur son parent, on la portera sur une civière jusqu'au portail ; c'est là
qu'elle le verra, puis elle sera ramenée. Car donner à des hommes un prétexte
d'entrer au monastère et ne pas fermer à tous la porte extérieure est absolument
insupportable à ma Majesté et contraire à sa volonté. Car il est à craindre que
par la méchanceté du démon n'arrive à cette occasion quelque détriment aux
fiancées du chaste époux, et c'est pourquoi je pense qu'il convient d'interdire
toute entrée aux hommes, et telle est ma volonté. Cet ordre est valable, même
si un homme se présente au monastère pour rencontrer la supérieure. Si
d'aventure le père ou la mère d'une religieuse tombe malade et se trouve sur
le point d'expirer et que la religieuse dont le père ou la mère est malade veut
et juge nécessaire de voir son père ou sa mère malade, elle sortira du monastère
sur ordre de la supérieure. Elle prendra avec elle deux moniales âgées et
respectables, et, quand elle aura vu la personne malade, soit son père, soit sa
mère, elle reviendra le soir au monastère et n'acceptera absolument pas de
rester en dehors de celui-ci.
LE TYPIKON DE LA THÉOTOKOS KÉCHARITÔMÉNÈ 61

ιζ'. Περί τοΟ πώς oi παραβάλλοντες όφείλουσιν έντυγχάνειν ταΐς μοναχαϊς


και τίνες και πότε.

Εί και πολλαχοΟ των ασκητικών παραγγελμάτων διηγόρευται τοις πα-


730 τράσι συγγένειαν μοναχοΐς μηδεμίαν είναι επί γης, άλλα δια την
f. 5 Γ άνθρωπίνην άσθένειαν κελεύομεν 'ίνα, εϊπερ παραβάλλη τή μονΓ) γυνή,
μήτηρ τυχόν μοναζούσης ή αδελφή ή νύμφη έπ' άδελφω, είσελεύσεται εις το

|
μοναστήριον, της ηγουμένης έπιτρεπούσης, και συνεστιαθεϊσα ταϊς
μοναχαϊς τήν παρατεθεϊσαν τροφήν υποχώρηση προς έσπέραν, εϊπερ ύγιαίνου-
735 σαν ίδείν συγγενή παρεγένετο, και τοϋτο δράσει άπαξ ή δις τοϋ ένιαυτοϋ*
εί δε νοσούσαν και νόσον βαρείαν, εί μεν μήτηρ εϊη, έγκαταμενεΐ τή μονή
και παρεδρεύσει τη νοσούση θυγατρί και κατά τήν δευτέραν ήμέραν ταϊς
μοναχαϊς ομοίως συνεστιαθεϊσα προς έσπέραν υποχωρήσει. Εί δε αδελφή
f. 52 τυγχάνει ή νύμφη έπ' άδελφω ή ανεψιά άπό αδελφής ή άδελφοΟ, ή προς
|

740 θέαν άφικομένη πάντη τε και πάντως προς ην άν ήμέραν άφίκηται προς
έσπέραν υποχωρήσει. Εί δέ άνήρ εϊη ο προς θέαν παραβαλών, πατήρ τυχόν
ή αδελφός ή έπ' αδελφή γαμβρός, εις μεν τό μοναστήριον ουδαμώς
είσελεύσεται — άβατον γαρ τοΟτο παντάπασιν άνδράσιν ή βασιλεία μου
διορίζεται και κεκλεισμένον διηνεκως — , έξωθεν δέ κρούσαντος αύτοΟ, της ήγου-
745 μένης ύπομνησθείσης, ή θεαθήναι ζητούμενη μονάζουσα κελεύσει ταύτης
άφίξεται προς τον πυλώνα, συναφίξεται δέ και ή καθηγουμένη, εϊπερ έθέλει
f. 52ν και δύναιτο, ή κελευσάσης αυτής | μια των γεραλεωτέρων και τιμιωτέρων
μοναζουσων και της θύρας άνοιγείσης προς τω πυλώνι στάς και βραχύ τι
διομιλήσας τη μοναχή άπελεύσεται. Εί δ' ϊσως ή μοναχή, ης προς τήν θέαν
750 ό πατήρ άφίκετο ή ό αδελφός ή ό έπ' αδελφή γαμβρός, νοσοίη και ούτως
£χοι ώς μηδέ τω πυλωνι προσβαλεϊν δύνασθαι, ούκ είσελεύσεται μέν ουδέ
οϋτω τις αυτών εις το μοναστήριον εί δέ βούλοιτο ή νοσοϋσα και
άναγκαΐον ήγοΐτο τόν παραβαλόντα ίδεϊν συγγενή, φορείω βασταχθεΐσα
και προς τω πυλωνι γενομένη, θεασάσθω αυτόν έκεΐσε και έπαναχθήτω'
f. 53 το γαρ δοϋναι πρόφασιν είσόδου τοις άνδράσι προς τήν μονήν και μή τήν
|

εξω πύλην ευθύς άποκεκλεΐσθαι πασι, σφόδρα φορτικόν τη βασιλεία μου


και άβούλητον δέος γαρ μή τι συνεισέλθη βλάβος <έξ) επήρειας δαιμονικής
ταΐς τω άγνω νυμφίω νυμφευομέναις, και δια τοϋτο πάσης είσόδου τους
άνδρας άπείργεσθαι προσήκειν ήγοϋμαι, και οΰτως διακελεύομαι. Τό δ'
760 αυτό κρατείτω, καν εί τη προεστώση έντευξόμενος άνήρ τή μονή παραβά-
λοι. Εί δ' ϊσως των μοναζουσων τίνος πατήρ ή μήτηρ νοσοίη και οϋτως εχοι
ώστε τα τελευταία πνεΐν, βούλοιτο δέ ή μονάζουσα ης ό πατήρ ή ή μήτηρ
f. 53ν άρρωστοίη και άναγκαΐον ήγοΐτο τόν άσθενοΟντα πατέρα ή τήν μητέρα
|

ίδεΐν, έξελεύσεται της μονής προστάξει της καθηγουμένης, συμπαραλα-


765 βοϋσα δύο τινάς των γηραλεωτέρων και σεμνότερων μοναζουσων, και
θεασαμέντ) τον νοσοΟντα πατέρα τυχόν ή τήν μητέρα προς έσπέραν
επανακάμψει προς τήν μονήν, μηδαμώς άνεχομένη μεΐναι έξωθεν της μονής.

757 έξ supplendum
62 P. GAUTIER

De plus, les administrateurs des biens du monastère et ceux qui y viennent


pour une autre raison, pour lesquels il est peut-être nécessaire et utile d'être
reçus par la supérieure, ne doivent pas la rencontrer à l'intérieur du monastère.
Mais celle-ci sortira avec deux ou trois sœurs âgées et vénérables jusqu'au
portail intérieur, et c'est entre les deux portails qu'elle rencontrera les visiteurs
et traitera des intérêts du monastère. Puis, elle rentrera au monastère, en en
gardant l'accès interdit aux hommes, comme on l'a dit. Si l'affaire pour laquelle
elle va sortir et rencontrer les visiteurs n'est pas urgente, qu'elle ne sorte pas,
mais qu'elle en soit informée soit par l'économe, soit par le presbytéros2, et
qu'elle décide de ce qui lui semble utile.
Mais si c'est une femme qui vient au monastère pour la voir, nous remettons
le cas à son propre jugement, car elle ne supporterait pas de transgresser les
règles ascétiques dans sa rencontre avec la personne qui vient du dehors. Si une
femme de conduite respectable, laïque ou moniale de l'extérieur, veut être
introduite au monastère, attirée par la vertu des sœurs qui y mènent la vie
ascétique, loin d'en être empêchée, elle y sera admise sur ordre de la
supérieure ; puis, après avoir partagé le repas des sœurs, elle se retirera le soir. Si
la visiteuse veut et juge nécessaire de rester au monastère, elle y restera et se
retirera le lendemain. Cela sera autorisé une ou deux fois l'an pour chacune des
pieuses visiteuses. Celles qui viendront dans cette intention seront hébergées
dans l'hôtellerie3 située près du portail, et c'est par le passage4 qui s'y trouve
qu'elles entreront au monastère et en sortiront.

18. Qui doit procéder à l'élection des officières et comment.

Le choix et la nomination de toutes les officières du monastère seront faits


par la supérieure qui les choisira et les nommera à son gré. Chaque fois donc
qu'il faudra nommer une sœur à un office quelconque, on déposera devant le
saint sanctuaire5 les clefs et avec elles les textes concernant l'office en question
tirés du présent typikon de ma Majesté. Après le trisagion la sœur désignée
pour l'office s'avancera, fera trois génuflexions, prendra les clefs et inclinera
ensuite la tête devant la supérieure, après s'être au préalable prosternée à ses
pieds et s'être relevée. Celle-ci l'investira en prononçant ces paroles : « La toute
pure Théotokos Pleine-de-Grâce te désigne pour tel office. » Pour ce qui est des

2. Le sens de ce terme, qui ne revient pas ailleurs, est ambigu : cette personne pourrait
être le second prêtre affecté au monastère et assurant la charge d'aide-économe ; voir
1. 716.
3. Ducange (Glossarium, p. 131-132) ne connaît pas d'autres exemples du terme
archontarikion que celui de notre typikon. Il n'a pas été relevé dans le Lexikon de
Kriaras, III, Thessalonique 1973.
LE TYPIKON DE LA THÉOTOKOS KÉCHARITÔMÉNÈ 63

Αυτούς μέντοι γε τους προνοουμένους των της μονής και τους άλλως
παραβάλλοντας, οΐς άναγκαϊόν έστιν ϊσως και χρειώδες θεασθαι παρά αλλ'
της
770 καθηγουμένης, ούκ &νδοθεν τ^ς μονής έντυγχάνειν ταύτη βουλόμεθα,
f. 54 έξελεύσεται αΰτη μετά δύο ή | και τριών γραών των ευλαβέστερων άχρι τοΟ
'έσω πυλώνος, και μεταξύ των δύο πυλώνων έντεύξεται τοις παραγινομένοις
μονής" εΐτ'
και φροντίσει των της αύθις είς την μονήν έλεύσεται, άβατον
ταύτην φυλάττουσα άνδράσιν, ώς ε'ίρηται. Έαν δε μη ή έπάναγκες έργον δι'
775 δάλλ'
μέλλει
ϊνα ύπομιμνήσκηται
έξέρχεσθαι και έντυγχάνειν
ε'ίτε παρά τοΟτοις
οικονόμου
είσβάλλουσιν,
εϊτε παρά
ίνα τοΟ
μη έξέρχηται,
πρεσβυτέρου, και ο δοκεΐ συμφέρον οικονομείται παρ' αύτΐ)ς.
Εί δε γυνή προς θέαν αύτης εις τήν μονήν άφίκοιτο, τη γνώμη ταύτης το
f. 54ν πράγμα άνατιθέαμεν ού γαρ αν παρά τους ασκητικούς κανόνας τήν

|
780 έντευξιν ποιήσασθαι ύπομείνειε προς τήν έξωθεν παραβάλλουσαν. Εί δέ τις
των βίω σεμνω κεκοσμημένων γυναικών κοσμικών ή μοναχών άπα των εξω
δια τήν των έν αύτη ασκουμένων μοναζουσών άρετήν θελήσει παραβαλειν
τη μονή, ού κωλυθήσεται παντάπασιν, άλλ' είσελεύσεται έν αύτη προστάξει
της καθηγουμένης και συνεστιαθεϊσα ταϊς μοναχαΐς προς έσπέραν ύποχω-
785 ρήσει. Εί δέ βούλοιτο ή παραβάλλουσα καί άναγκαΐον ήγοϊτο μεϊναι έν τη
μονή, έγκαταμενεΐ έν αύτη καί τη έπιούση ήμερα υποχωρήσει. Καί τοϋτο
f. 55 γενήσεται άπαξ ή δις τοΟ ένιαυτοΟ έφ' εκάστη τών παραβαλλουσών
|

ευλαβών γυναικών. Αί τουτονι τόν τρόπον παραγενόμεναι άνάπαυσιν εξουσιν


έν τω πλησίον τοϋ πυλώνος γενομένω άρχονταρικίω καί δια τοϋ έκεϊσε
790 παρόντος διαβατικού είσελεύσονται καί έξελεύσονται έν τη μονή.

ιη'. Περί τοϋ παρά τίνος δει γίνεσθαι τάς προχειρίσεις τών διακονητριών
καί πώς.

Πασών δέ τών της μονής διακονητριών τήν πρόκρισίν τε καί προχείρισιν


ή καθηγουμένη έσται ποιούσα, κατά γνώμην οίκείαν καί προκρίνουσα καί
f. 55ν προχειριζομένη. 'Οσάκις γαρ άν δεήση προχειρισθηναί τίνα είς όποιανοΟν
|

διακονίαν, αί κλείδες μεν πρό τοϋ ίεροϋ τεθήσονται βήματος καί τα παρά
της τοιαύτης διακονίας ρήματα σύν αύταις έκ τού παρόντος τυπικοϋ τΐ\ς
βασιλείας μου μεταλαμβανόμενα · τρισάγιου δέ γενομένου, προσελεύσεται
ή είς τήν διακονίαν άφορισθεΐσα, τρίτον τε γονυκλιτήσασα και τάς κλεΐς
800 είληφυΐα, ύποκλινεϊ μετά τοϋτο ττ} καθηγουμένη τήν κεφαλήν, πρότερον
πεσοϋσα παρά τους πόδας της καθηγουμένης καί άναστάσα. Ή δέ προχει-
ριεΐται ταύτην, έπειποϋσα τάδε τα ρήματα" «Ή ύπεράμωμος καί Κεχα-
f. 56 ριτωμένη Θεοτόκος αφορίζει σε είς τήν διακονίαν τήνδε. » Έν μέντοι ταϊς
|

798-800 Évergétis, 975-977

4, II a déjà été fait état de ce passage supra, I. 328.


5. C'est-à-dire en avant de l'iconostase, qui sépare le bèma, ou sanctuaire, du naos.
64 P. GAUTIER

offices qui ne comportent pas de clefs, les paroles de l'investiture prononcées


par la supérieure et le fait de prendre les ordonnances écrites, indiquées plus
haut, concernant chaque office et placées en avant du saint sanctuaire, suffiront
pour l'investiture. Il faut que chacune des officières prennent à l'endroit situé
devant le saint sanctuaire les ordonnances propres à la charge qui lui est
confiée, afin qu'elle sache d'où elle tient sa charge et comment elle promet de
l'exercer.

19. La skévophylakissa.

Je veux qu'il y ait au monastère une skévophylakissa, qui devra garder les
vases et le mobilier sacrés et en prendre le plus grand soin: ils lui seront confiés
avec un inventaire de remise écrit et digne de foi. Elle doit également recevoir
la cire qui est apportée au monastère, en enregistrer minutieusement les entrées
et les sorties et en rendre les comptes à la supérieure. Elle doit faire fabriquer
par des femmes à l'intérieur du monastère les cierges dont la quantité annuelle
a été fixée pour tout le luminaire de l'église selon le poids déterminé par ma
Majesté6 et les remettre à l'ekklèsiarchissa ; celle-ci assurera l'éclairage de
l'église, comme on le dira par la suite. Elle doit remettre à l'ekklèsiarchissa pour
le service de l'église ce qui est nécessaire pour les besoins journaliers et pour
les fêtes, et au moment voulu les recevoir d'elle de nouveau et les conserver. Ce
qui est en excédent sera enfermé dans le skévophylakeion et mis sous scellés
par la supérieure. Elle devra, quand elle sera déchargée de son office, remettre
tout ce qui lui a été confié conformément à l'inventaire de remise dressé à son
intention. La supérieure a en effet la faculté de déposer les sœurs qui ont un
office et de les changer de la manière qui sera indiquée, car il est équitable de
laisser en place celles qui, investies d'un office, le remplissent avec vigilance et
piété, et de déposer celles qui sont négligentes et insouciantes et qui peut-être
commettent des fraudes, et de les remplacer par d'autres. Si l'une d'elles en
vient à s'approprier un objet même peu important, elle en sera responsable
devant la toute pure Théotokos Pleine-de-Grâce, de qui précisément elle a reçu
les clefs.
Celle-là ne sera pas seulement skévophylakissa, mais encore chartophyla-
kissa : elle recevra, avec un inventaire, tous les titres de propriété en papier du
monastère, elle les conservera, en prendra le plus grand soin et les tiendra à
l'abri des vers. Si l'on a besoin d'une pièce quelconque, elle apportera et
donnera la pièce demandée avec la permission de la supérieure, prenant note
de la nature de la pièce et de l'identité de la personne qui la reçoit. Au bout de

6. Le poids prévu de cire était de 500 livres : infra, 1. 846.


LE TYPIKON DE LA THÉOTOKOS KÉCHARITÔMÉNÈ 65

διακονίαις αΐς ού πρόσεισι κλείδες άρκέσουσιν εις προχείρισιν τα παρά της


805 καθηγουμένης επιλεγόμενα της προχειρίσεως ρήματα καί ή άπα τοϋ προ
τοϋ αγίου βήματος τόπου άνάληψις των περί εκάστης διακονίας εγγράφων,
ώς ε'ίρηται, διαταγμάτων. Χρή δέ καί τάς διακονητρίας τα της έμπεπιστευ-
μένης εκάστη τούτων διακονίας ιδικά παραγγέλματα έκ τοϋ προ τοϋ αγίου
βήματος τόπου παραλαμβάνειν, ώς αν είδείη όθεν τε άναδέχεται την διακο-
810 νίαν καί οπως ύπισχνήται ταύτη ν διέπειν.
ιθ'. Περί της σκευοφυλακίσσης.

f. 56ν Καί σκευοφυλάκισσαν είναι βούλομαι έν τη μονή, ήτις οφείλει φυλάτ-

|
τειν τα ιερά σκεύη καί έπιπλα καί παντοίας επιμελείας άξιοϋν αυτά, παρα-
διδόμενα ταύτη δι' εγγράφου καί αξιόπιστου της παραδόσεως πρακτικοϋ.
815 'Ωσαύτως και τό είσαγόμενον κηρίον έν τη μονή ή αυτή οφείλει
παραλαμβάνειν καί προσγράφεσθαι κατά λεπτόν τάς είσοδοεξόδους αύτοϋ καί λογα-
ριάζεσθαι παρά της ηγουμένης. Ή αύτη δε οφείλει εσωθεν της μονής δια
γυναικών κατασκευάζειν τα κηρία τα εις φωταψίαν πάσαν τοϋ ναοϋ έξο-
διάζεσθαι ετησίως διορισθέντα κατά τόν τυπωθέντα παρά της βασιλείας
f. 57 μου σταθμόν καί παραδιδόναι τη έκ|κλησιαρχίσση" ή δέ την της εκκλησίας
ποιήσεται φωταγωγίαν καθώς έν τοις εφεξής είρήσεται. Δει δέ ταύτην τα
μέν της καθημερινής χρείας καί τα έν ταΐς έορταΐς χρειώδη παραδιδόναι τη
έκκλησιαρχίσση εις ύπηρεσίαν της εκκλησίας, οτε δέ καιρός,
παραλαμβάνειν πάλιν ταϋτα έξ αυτής καί παραφυλάττειν " τα δέ έπέκεινα των
825 χρειωδών έχειν έν τω σκευοφυλακείω έγκεκλεισμένα καί βεβουλλωμένα
παρά της καθηγουμένης, καί αυτής πάντα τα ταύτη έμπεπιστευμένα άντι-
παραδιδόναι όφειλούσης, όπηνίκα καν της τοιαύτης διακονίας μετακινοϊτο,
f. 57ν κατά τό γεγονός προς αυτήν τής παραδόσεως πρακτικόν έπ' εξουσίας γάρ
|

έστι τη καθηγουμένη μεθιστάν τάς διακονούσας καί έναλλάττειν καθ' ον


830 είρήσεται τρόπον τάς γαρ έφ' έκάστχι των διακονιών προκεχειρισμένας
προσεκτικώς μέν καί θεοφόβως αύτάς μετιούσας εάν αμετακίνητους
δίκαιον, αμελούσας δέ αυτών καί καταφρονούσας, ϊσως δέ καί δολιευομένας
έν αύταΐς μεθιστάν καί ετέρας άποκαθισταν. Ει τις δέ τούτων νοσφιζομένη
τύχχι άχρι καί τοϋ τυχόντος, υπόδικος εσται rrj παναχράντω καί Κεχαριτω-
835 μένη Θεοτόκω, άφ' ης άρα τάς κλεϊς παρέλαβεν.
f. 58 Ή αυτή ού σκευοφυλάκισσα μόνον έσται, άλλα καί χαρτοφυλάκισσα,
|

μετά απογραφής τα χαρτώα πάντα δικαιώματα τής μονής παραλαμβάνουσα


καί παραφυλάττουσα ταϋτα καί παντοίας επιμελείας άξιοϋσα καί μηδέ
σητόβρωτα συγχωρούσα γίνεσθαι. Χρείας δέ χαρτιού τινός γινομένης,
840 όρισμώ τής καθηγουμένης έξενέγκη το ζητούμενον χαρτίον καί επιδώσει,
προσγραφομένη όποιον τε τό χαρτίον εστί καί τίς ό τοϋτο άναλαβόμενος '
ήμερων δέ τίνων μετά τοϋτο διελθουσών, ύπομνήσει την καθηγουμένην καί

820 σταυθμόν codex


804 Évergétis, 979-980 830-835 Évergétis, 1012-1018
66 P. GAUTIER

quelques jours, elle avertira la supérieure, réclamera la pièce sortie comme il


a été dit, et ne la laissera pas s'égarer.
Quand la cire introduite au monastère excède de beaucoup le besoin, ma
Majesté prescrit qu'on n'en retienne que cinq cents livres pour le compte de
l'église et des autres usages, et que le reste soit vendu dès sa réception, et le
revenu attribué à d'autres besoins du monastère.

20. L'ekklèsiarchissa.

L'ekklèsiarchissa nommée par la supérieure sera celle qu'elle jugera


compétente et apte à cet office. Elle recevra de la skévophylakissa au moment de son
investiture, avec un inventaire, tout ce qui doit être utilisé dans l'église du
monastère et, de plus, tout ce qui est nécessaire pour les fêtes ou l'usage
quotidien, en temps opportun. Elle prendra soin de l'ordonnance habituelle de
l'église et de l'éclairage indiqué dans le présent typikon pour chaque
circonstance, recevant de la skévophylakissa la quantité fixée de cierges fabriqués
déterminés pour être dépensés tant en vue de l'usage quotidien qu'en vue de
chaque fête. Elle veillera aussi à la discipline lors de la psalmodie à l'église,
comme c'est la coutume pour les ekklèsiarchissai. L'ekklèsiarchissa en charge
doit avoir une adjointe pour l'aider, la servir et coopérer avec elle dans la
charge qui lui a été confiée.

21. L'officière chargée de l'entrée et de la sortie des provisions, et le reçu


qu'elle doit en faire établir.

De même, nous ordonnons que l'officière chargée de faire entrer et de


distribuer toutes les provisions nécessaires au monastère enregistre en détail la
quantité, la date et la provenance des entrées, et indique clairement les sorties
selon l'ordre de la supérieure, si elle veut assurer à son office un caractère
irréprochable et impeccable et éviter à la communauté scandale et agitation et
satisfaire toutes les sœurs.

22. La sommelière.

La supérieure nommera aussi une sommelière qui devra prendre livraison de


tout le vin qui entrera au monastère, tant vieux que nouveau, l'enregistrer et le
distribuer quand la supérieure l'aura ordonné.
LE TYPIKON DE LA THÉOTOKOS KÉCHARITÔMÉNÈ 67

άνακαλέσεται το έκβληθέν, ώς ε'ίρηται, χαρτίον και ούκ έάσει παραπόλ-


λυσθαι.
f. 58ν Έπεί δέ και το είσοδιαζόμενον έν τΐ\ μονή κηρίον κατά πολύ έπέκεινα

\
τΐ)ς εξόδου εστί, διορίζεται ή βασιλεία μου πέντε μόνα κεντηνάρια ύποκρα-
τείσθαι έξ αύτοϋ λόγω της εκκλησίας και λοιπής εξόδου, το δέ λοιπόν άμα
τω είσοδιασθηναι ευθύς διαπωλεϊσθαι και δίδοσθαι είς ετέρας εξόδους της
μονΐ|ς.

850 κ'. Περί της έκκλησιαρχίσσης.

Ή μέντοι έκκλησιάρχισσα παρά της καθηγουμένης προχειριζομένη, ήτις


αν αύτη δόξη προς την τοιαύτην διακονίαν πρόσφορος τε και επιτήδεια,
παραλαμβάνουσα πάντα άπό της σκευοφυλακίσσης, τα μεν έν τω ναω της
μονής όφείλοντα χρησιμεύειν κατά τον καιρόν της προχειρίσεως δια πρα-
f. 59 κτικοϋ, | τα δ' άλλα τα έν ταΐς έορταΐς ή τι) καθημερινή χρήσει πρόσφορα
κατά τον δέοντα καιρόν, αυτή φροντιεΐ τοΟ συνήθους κόσμου της
εκκλησίας και της άφωρισμένης έν τω παρόντι τυπικω εκάστοτε φωταψίας,
τα τετυπωμενα κηρία είργασμένα παραλαμβάνουσα άπό της
σκευοφυλακίσσης τά τε είς καθημερινήν χρείαν καί τα είς έκάστην έορτήν άναλίσκε-
860 σθαι τυπωθέντα' ποιεΐσθαι δέ φροντίδα και της εκκλησιαστικής έν τη
ψαλμωδία καταστάσεως, καθώς εθος εστί ταϊς έκκλησιαρχίσσαις. 'Οφείλει δέ
εχειν ή κατά καιρούς έκκλησιάρχισσα καί παρεκκλησιάρχισσαν συμπο-
f. 59ν νοϋσαν αύτη και καθυπηρετοΟσαν καί συνεργοΟσαν είς την άνακειμένην
|

αύτη διακονίαν.

865 κα'. Περί της τα εδώδιμα είσοδιαζούσης τε καί έξοδιαζούσης διακονητρίας


παρ'
καί της αύτης όφειλούσης γίνεσθαι τούτων απογραφής.

'Ωσαύτως καί την τα είσοδιαζόμενα πάντα τη μονή βρώσιμα είσοδιά-


ζουσάν τε καί έξοδιάζουσαν διακονητρίαν διοριζόμεθα κατά μικρόν άπο-
γράφεσθαι τάς εισόδους πόσαι τε καί πότε καί οθεν, τάς δέ εξόδους ποιεΐν
870 φανερώς κατά την της ηγουμένης πρόσταξιν, ε'ίπερ μέλλοι τη μέν έαυτης
διακονία το άμεμπτον περιποιεΐσθαι καί άπρόσκοπον, τη δέ άδελφότητι
f. 60 πάση τό άσκανδάλιστον καί άτάραχον, καί πάσας πληροφορεΐν.
|

κβ'. Περί της οινοχόης.

Καί οίνοχόην προχειριεϊται ή καθηγουμένη όφείλουσαν παραλαμβάνειν


875 πάντα τον είσοδιαζόμενον έν τη μονή οΐνον παλαιόν τε καί νέον καί
προσγράφεσθαι τούτον καί έξοδιάζειν ένθα παρά της ηγουμένης προσ-
ταχθη.

869 ποιεν codex


68 P. GAUTIER

23. La magasiniére.

La supérieure nommera aussi une magasiniére qui devra prendre livraison de


toutes les récoltes et également des légumes secs, les distribuer sur ordre de la
supérieure, en prendre aussi le plus grand soin pour qu'ils ne se perdent pas
éventuellement par suite de négligence dans les magasins.

24. L'office des caissières.

Il faut parler maintenant des entrées et sorties de nomismata, de leur garde


et de leur enregistrement. Nous prescrivons en effet qu'il y ait deux caissières
au monastère : l'une gardera la caisse des nomismata qui sont perçus ou
dépensés, et l'autre le vestiaire, car celle-ci aussi sera appelée caissière. Ainsi,
la caissière chargée d'encaisser les nomismata, assistée de l'autre caissière
préposée au vestiaire, inscrira au su et en présence de la supérieure toute entrée
de nomismata dans le monastère, leur espèce et leur provenance. Elle en
retirera sur ordre de la supérieure la quantité de nomismata que la supérieure
elle-même désirera et, après l'avoir inscrite sur le petit registre avec l'autre
trésorière, elle la prendra et la dépensera quand elle aura l'ordre de la
supérieure, après avoir minutieusement consigné la sortie de ces nomismata.
Après avoir dépensé les nomismata, elle apportera le registre, et ses comptes
seront examinés par la supérieure en présence aussi de l'autre caissière, et les
relevés des nomismata ainsi sortis, enregistrés sur un registre7 particulier,
doivent être déposés dans la caisse. Par la suite, c'est de cette manière que la
caissière retirera d'autres nomismata sur ordre de la supérieure et procédera
toujours. Toutefois, le coffre où l'on met ces nomismata qui entrent et sortent
doit être scellé par les deux caissières et par la supérieure elle-même.
Nous voulons qu'il y ait dans le skévophylakeion un autre coffre, qui soit
scellé par la supérieure, l'économe, la skévophylakissa et les caissières, et où
l'on doit garder les nomismata mis en réserve. Quand l'année sera écoulée et
que l'on disposera, par la miséricorde de la Pleine-de-Grâce, d'un excédent de
nomismata d'ancien titre qui ne seront pas à ce moment-là nécessaires au
monastère, on les déposera dans ce coffre qu'on descellera et qu'on scellera,
comme on l'a indiqué plus haut, et l'on enregistrera le dépôt des nomismata.
Inversement, ce qu'à Dieu ne plaise, si un malheur quelconque frappe le
monastère de telle sorte qu'on ne trouve pas ailleurs l'argent nécessaire à la
dépense, celles qui ont scellé le coffre le descelleront, on en retirera une
certaine quantité de nomismata qui sera versée dans la caisse, et l'on couvrira
les dépenses comme il a été indiqué plus haut.

7. Le terme kontakion désigne ici un livre de comptes. Voir, à ce sujet, Dölger-


Karayannopulos, Byzantinische Urkundenlehre, Munich 1968, p. 26.
LE TYPIKON DE LA THÉOTOKOS KÉCHARITÔMÉNÈ 69

κγ'. Περί της ώρειαρίας.

Kai ώρειαρίαν δε καταστήσει ή καθηγουμένη όφείλουσαν τα γενήματα


880 πάντα παραλαμβάνειν, 'έτι δέ και τα όσπρια, και τας εξόδους τούτων
ποιεϊσθαι προστάξει τής καθηγουμένης, 'έτι τε παντοίως έπιμελεϊσθαι
τούτων, ϊνα μη έξ αμελείας τυχόν εν τοις ώρείοις άπόλλωνται.

f. 60v κδ'. Περί της των δοχειαριών διακονίας.

Περί δέ της των νομισμάτων εισόδου τε και εξόδου φυλακής τε και


885 απογραφής ήδη λεκτέον δύο γαρ δοχειαρίας τυποϋμεν είναι έν τη μονή, ων
τήν μεν μίαν κρατεΐν το κιβώτιον των της είσοδοεξόδου νομισμάτων, την
δέ έτέραν κρατεΐν το βέστιον των ενδυμάτων, και αύτη γαρ δοχειαρία
όνομασθήσεται. Ή γοΰν δοχειαρία της εισόδου των νομισμάτων άμα τη
έτερα δοχειαρία τη έπί του βεστίου είδήσει και παρουσία της ηγουμένης
890 άπογράψεται πάσαν εϊσοδον δια νομισμάτων είσοδιαζομένην εις τό μονα-
f. 61 στήριον οία και οθεν εστίν. Έκβάλλουσα δέ άπ' αυτών προστάξει της

|
καθηγουμένης ποσότητα νομισμάτων οσην αν αύτη ή καθηγουμένη θελήση
και προσγραφομένη ταύτην έν τω μικρω προσγράφω μετά της ετέρας
δοχειαρίας, αυτή παραλήψεται ταύτην και έξοδιάσει ένθα ή καθηγουμένη
895 προστάξει, προσγράφου λεπτομερούς της εξόδου των τοιούτων
νομισμάτων γινομένου παρ' αύτης' ήτις, μετά τό πληρωσαι τα νομίσματα,
αποκομίσει τον πρόσγραφον και λογαριασθήσεται παρά της καθηγουμένης
ενώπιον και της ετέρας δοχειαρίας, και άπογραφαί των τοιουτοτρόπως έξοδια-
f. 6 Γ ζομένων νομισμάτων έν ίδιάζοντι κοντακίω καταστρωννύ|μεναι εις το
900 δοχεΐον κεϊσθαι όφείλουσιν. Εΐθ' ούτως άναλήψεται πάλιν ετέρα νομίσματα
ή δοχειαρία προστάξει της καθηγουμένης και ούτως γενήσεται εις το
διηνεκές. Το μέντοι κιβώτιον των τοιούτων νομισμάτων της είσοδοεξόδου
οφείλει έσφραγισμένον είναι παρά τε των δύο δοχειαριων και αύτης της
καθηγουμένης.
905 "Ετερον δέ κιβώτιον βουλόμεθα κεϊσθαι έν τω σκευοφυλακείω
έσφραγισμένον παρά τε της καθηγουμένης, τοΰ οικονόμου, της σκευοφυλακίσσης
και των δοχειαριων, όπερ οφείλει έχειν τα εναπόθετα νομίσματα. Ότε γοϋν
f. 62 συμπληρωθη ό χρόνος και ευρίσκεται τω της Κεχαριτωμένης έλέει περιτ-
|

τεύοντά τίνα νομισμάτων παλαιάς ποιότητος οντά, μή χρειώδη τηνικαύτα


910 τυγχάνοντα τη μονή, έναποτίθεσθαι ταϋτα τω είρημένω κιβωτίω άποσφρα-
γιζομένω και σφραγιζομένω καθώς ανωτέρω εϊρηται, προσγραφήν τε
γίνεσθαι της των νομισμάτων άποθέσεως' ώσπερ πάλιν, όπερ απεύχομαι,
τυχηρού τίνος συμβάντος εις τήν μονήν ώστε μή εχειν τα προς εξοδον
ταύτης άλλαχόθεν, άποσφραγίζεσθαι τό τοιούτον κιβώτιον παρά των
915 σφραγιζόντων και έκβάλλεσθαι ποσότητα νομισμάτων τινά και δίδοσθαι
f. 62ν ταοτα εις το δοχεΐον και προβαίνειν τας εξόδους καθώς άνω|θεν εϊρηται.
70 P. GAUTIER

25. La réfectoriére et sa charge.

Outre les autres officières dont le régime de la vie cénobitique réclame la


nécessité, la supérieure nommera aussi une réfectoriére. Elle servira tout ce que
la dépensière lui remettra et, au moment des repas, elle devra faire le tour du
réfectoire silencieusement et calmement. Si elle aperçoit des sœurs qui causent
du trouble et du désordre ou qui chuchotent, elle les rappellera doucement au
calme et leur conseillera de chanter intérieurement et de s'abstenir de bavarder.
De plus, elle aura à cœur de surveiller l'exactitude des sœurs et de ne pas
ignorer qui parmi elles n'était pas présente à l'action de grâces8, qui était
absente au repas, et de prévenir la supérieure au sujet de chacune.
Celle qui, en vertu de son propre choix et de sa propre décision, choisit les'
sœurs qui doivent assurer un office, comme on l'a souvent indiqué, aura la
faculté de laisser en place celles qui exercent leur charge de façon
irréprochable, si elle veut qu'elles les occupent très longtemps, mais de changer celles qui
ne les exercent pas comme il se doit, ce qu'à Dieu ne plaise, en tant
qu'incompétentes, et de les remplacer par d'autres. La supérieure agira envers elles
comme elle le jugera bon et comme il lui plaira. Pour ma part, j'exhorte toutes
les sœurs qui exercent une charge quelconque, fût-elle la plus humble, et je leur
demande comme une faveur d'exercer chacune leur charge avec droiture et
piété et de se comporter dans l'exécution des devoirs qui leur incombent
comme si elles étaient chargées des affaires de Dieu et devaient en rendre
compte à Dieu, ce qui est d'ailleurs la vérité. En effet, tout ce que nous faisons
par amour pour les hommes les uns pour les autres, Dieu qui est ami des
hommes l'accueille comme fait à lui-même, comme nous l'apprennent les saints
évangiles dans lesquels il déclare luirmeme : « Dans la mesure où vous l'avez
fait à l'un de ceux-là, c'est à moi que vous l'avez fait, et dans la mesure où vous
ne l'avez pas fait, à moi non plus vous ne l'avez pas fait. »
Je les exhorte à exercer leurs charges de tout leur cœur, à ne pas les négliger
ni à se décourager dans la pensée qu'elles perdent leur profit personnel en
manquant les offices divins du fait qu'elles sont occupées à leurs charges, et je
les invite plutôt à déborder d'ardeur et de joie, parce que le Seigneur les a
fortifiées par les intercessions de sa Mère Vierge et Pleine-de-Grâce pour être
au service de leurs sœurs à l'imitation du Seigneur qui dit : « Je ne suis pas venu
pour être servi, mais pour servir et donner ma vie en rançon pour une
multitude. » Voyez, mes sœurs, quelle œuvre vous accomplissez, voyez qui vous
imitez, considérez que vous poursuivez la perfection de tout ce qui est bien :
la charité. Il faut donc vous réjouir et exulter parce que vous, vous réalisez
chaque jour en travaillant ce qu'à grand-peine pourraient exécuter celles qui
s'adonnent à la prière. Bienheureuses êtes-vous pour votre occupation à ce
moment-là et dignes d'envie ! En effet, la prière est une chose bonne et même

8. Mot à mot l'eucharistia, qui ne désigne pas ici la communion, mais la prière qui
précède le repas.
LE TYPIKON DE LA THÉOTOKOS KÉCHARITÔMÉNÈ 71

κε'. Περί της τραπεζαρίας καί της ταύτης διακονίας.

Μετά δε των άλλων διακονητριων ων οΐδε δεϊσθαι ή των κοινοβιακός


ζώντων διαγωγή, προχειριεΐται ή ηγουμένη καί τραπεζαρίαν, διακονοΟσαν
920 μέν και τάλλα οσαπερ ή κελλαρέα αυτί) έπιτρέψειε καί έν αυτί] δέ -cfj
εστιάσει περιέρχεσθαι τήν τράπεζαν ήσυχη καί ήρεμαίως όφείλουσαν, καί
ει τινας ϊδοι τών αδελφών διοχλούσας καί ταραττομένας ή ψιθνριζούσας,
ήρεμα ταύτας ησυχίας ύπομιμνήσκειν καί συμβουλεύειν αύταϊς ψάλλειν
κατά νοΟν καί ομιλίας άπέχεσθαι. Καί προσέτι μελήσει ταύτη καί ή των
f. 63 αδελφών ακριβολογία καί το μη άγνοησαι τις μεν αυτών ού παρην έν ττ}
|

ευχαριστία, τίς δέ άπελείφθη εις την έστίασιν καί περί εκάστης άναγγέλλειν
τη προεστώστ].
Ή κατ' οίκείαν επιλογήν τε καί πρόκρισιν τας διακονεϊν όφειλούσας, ώς
έπ'
πολλάκις εϊρηται, προχειριζομένη αδείας εξει τάς μεν άκαταγνώστως
930 τήν πιστευθεϊσαν ενεργούσας διακονίαν έαν, ει γε βούλοιτο έπί πλείστον
ταύταις ένασχολεΐσθαι, τάς δέ μή ώς θέμις, όπερ άπείη, ταύτας μεταχει-
ριζομένας ώς αδόκιμους μετακινεΐν, ετέρας δέ άντικαθισταν. Καί ή μεν
καθηγουμένη έπί ταύταις πράξει τα κατά γνώμην εαυτή καί άρέσκειαν.

|
f. 63ν 'Εγώ δέ πάσαις παραγγέλλω ταΐς ήντιναοΟν διακονίαν πεπιστευμέναις
935 μέχρι των εσχάτων καί ώς έν μέρει χάριτος αιτώ παρ' αυτών το καλώς τε
καί θεοφιλώς έκάστην τήν έαυτης άνύειν διακονίαν καί οϋτω διακεισθαι
προς τήν των ανηκόντων έκπλήρωσιν ώς καί πιστευομένας τα τοϋ ΘεοΟ καί
τώ Θεώ ύφεξούσας τον έπί τούτοις λόγον, ώσπερ έχει καί ή αλήθεια " πάντα
γαρ ό φιλάνθρωπος Θεός τα παρ' ήμων εις αλλήλους γινόμενα φιλαν-
940 θρώπως εις εαυτόν άναδέχεται, καθώς τα ιερά διδάσκουσιν ημάς
ευαγγέλια, έν οις λέγων αυτός φαίνεται' Έφ' όσον έποιήσατε ένί τούτων, έμοί
f. 64 έποιήσατε, και έφ' οσον ούκ έποιήσατε, ουδέ έμοί έποιήσατε.
\

Καί παρακαλώ όλοψύχως τών διακονιών 'έχεσθαι καί μή όλιγωρεΐν ή


άπογινώσκειν ώς τήν εαυτών άπολωλεκυίας ώφέλειαν άπολιμπανομένας
945 τών θείων συνάξεων έκ τΐ\ς είς τάς διακονίας ασχολίας, άλλ' εύθύμως
μάλλον εχειν καί χαρμοσύνως διακελεύομαι, οτι ένίσχυσεν αύτάς ό Κύριος
ταϊς πρεσβείαις της άπειράνδρου καί Κεχαριτωμένης μητρός αύτοϋ, ταΐς
αυτών άδελφαΐς κατά μίμησιν εκείνου διακονησαι, δς φησιν « Ούκ ήλθον
διακονηθΐ\ναι, άλλα διακονησαι καί θεΐναι τήν ψυχήν μου λύτρον αντί
950 πολλών. » Όρατε, άδελφαί, ποίον αύται 'έργον άποπληροΟτε, οράτε τίνα
f. 64ν μιμεϊσθε, βλέπετε οτι το κε\φάλαιον παντός άγαθοΟ τήν άγάπην μετέρ-
χεσθε. Χαίρειν μέν ούν δει καί σκιρταν υμάς οτι ο μόλις δύναιντ' αν
κατορθώσαι αϊ Tfj εύχτ} προσανέχουσαι έργω καθ' έκάστην αύται έκπλη-
ροΰτε. Μακάριαί έστε της ένταϋθα ασχολίας καί ζηλωταί' καλή μέν γαρ
955 καί ή προσευχή καί σφόδρα καλή, Θεώ προσομιλεϊν ημάς ποιούσα καί άπό

919-927 Êvergétis, 997-1005 941-942 Matth. 25, 40.45 943-950 Évergétis,


1021-1035 (Matth. 20, 28) 950-970 Évergétis. 1036-1058
72 P. GAUTIER

excellente, parce qu'elle nous fait converser avec Dieu et nous élève de la terre
au ciel, mais la charité est assurément supérieure et beaucoup plus importante.
Car celle-là est une partie de la vertu, un fragment et une portion de tout
l'ensemble de la perfection, tandis que la charité en est la tête et l'achèvement :
elle montre, en effet, unies à elle l'humilité qui élève, la miséricorde et la bonté,
à cause desquelles surtout Dieu s'est fait homme et est appelé Dieu, et grâce
auxquelles l'homme se révèle Dieu et semblable au Père céleste. Pourquoi donc
négliger le trésor de tous ces biens et leur couronnement pour courir vers ce qui
est inférieur et vers l'acquisition d'un seul bien, alors qu'il vous faudrait, ayant
facilement atteint le faîte, le tenir fermement et tout faire pour ne pas en être
dépossédées ? Nous craignons, dit-on, parce que nous manquons l'office divin.
Eh bien, soyez sans crainte, car l'aveu sincère suppléera votre absence en vous
accordant à bon droit le pardon. Prenez garde seulement que votre absence ne
soit le fait de la négligence. Redoutez cela, et faites-y attention. Si ce n'est pas
le cas, réjouissez-vous, je vous en prie, en vous adonnant avec empressement
à votre charge.

26. La nomination de l'épistèmonarchissa et sa charge.

La supérieure choisira aussi une épistèmonarchissa, à savoir celle que, selon


son propre choix, elle jugera digne de cette charge. Celle-ci devra se soucier de
la discipline et du bon ordre monastiques, surveiller les réunions communes et
les offices, veillant à ce que des sœurs ne délaissent pas le chant des hymnes
pour bavarder, et ne négligent pas de s'entretenir avec Dieu pour parler l'une
à l'autre ; elle devra observer les sœurs au moment des repas en commun pour
qu'elles respectent le calme et la modestie qui conviennent à des moniales, et
encore observer attentivement dans toute leur conduite et leur manière de vivre
ce qui les concerne. Si elle en voit quelques-unes ou assises en groupe et tenant
des propos futiles ou encore restant à l'écart à ne rien faire et à paresser — à
celles-là le grand apôtre ordonne de ne pas manger —, ou bien se livrant à une
occupation qui ne sied pas à l'engagement monastique et qui est étrangère à la
condition pieuse et spirituelle, elle devra s'approcher d'elles avec calme, les
rappeler à leur devoir fraternellement, avec douceur et charité, et leur conseiller
ce qui est utile : qu'elles cessent ces chuchotements dépourvus de toute utilité,
ou plutôt qui sont nuisibles spirituellement — à défaut d'autre dommage ils
détournent au moins celles qui s'y livrent de la conversation avec Dieu — ,
qu'elles s'appliquent à glorifier Dieu et concentrent leur esprit sur ce qui est
chanté, qu'elles fuient l'oisiveté qui est la cause de tous les vices, qu'elles
imitent David expert dans les choses divines, qui disait : « Je vis dans la
solitude », qu'elles restent tranquillement à leur place respective, s'adonnant à
la prière ou se livrant à un travail manuel pour chasser la pernicieuse acédie,
LE TYPIKON DE LA THÉOTOKOS KÉCHARITÔMÉNÈ 73

γής εις ούρανόν αϊρουσα' κρείσσων δέ άρα καί μείζων πολλώ πλέον ή
αγάπη' εκείνη μεν γαρ μέρος αρετής και τοϋ όλον μέρους τής τελειότητος
άπότμημά τι και μόριον, ή δέ αγάπη κεφαλή και άπαρτισμός, και γαρ και
f. 65 την ύψοποιόν ταπείνωσιν συνεζευγμένην έαυτί] δείκνυσι και την έλεη\μο-
960 σύνην και την φιλανθρωπίαν, δι α και μάλλον ό Θεός γέγονεν άνθρωπος
και α καλείται ό Θεός και δι' ών ό άνθρωπος Θεός άποδείκνυται και τω
ούρανίφ Πατρί όμοιος. Ίνα τί γοϋν τον θησανρόν πάντων τούτων των
αγαθών άφεϊσαι και την κεφαλήν, επί τα κάτω και προς ενός έπίκτησιν
τρέχετε, δέον την κεφαλήν φθασάσας εύπετώς κατέχειν τε ασφαλώς και
965 πάντα ποιεϊν ώστε μή ταύτης έκπεσεϊν ; Δεδοίκαμεν, φησί, διά τήν τοϋ
κανόνος ύστέρησιν, αλλά μή δεδίατε' ή γαρ καθαρά έξαγόρενσις το
υστέρημα ταύτης αναπληρώσει ύμΐν, τήν συγχώρησιν δικαίως έπιβρα-
f. 65ν βεύουσα. Μόνον μή ραθυμίας ή το υστέρημα' τοΰτο φοβεΐσθε, τούτω

\
προσέχετε' ει δέ τοΰτο μή είη, χαίρετε μοι των διακονιών προθύμως
970 έχόμεναι.

κς. Περί προχειρίσεως έπιστημοναρχίσσης και της διακονίας αυτής.

Ή καθηγουμένη μέντοι και έπιστημονάρχισσαν προβαλεΐται, ην κατ'


οίκείαν επιλογήν της τοιαύτης διακονίας λογίζεται άξίαν, όφείλουσαν της
μοναδικής καταστάσεως καί εύκοσμίας φροντίζειν εν τε ταΐς κοιναΐς συνε-
975 λεύσεσι και ύμνωδίαις διαθρεΐν, μή πού τίνες των αδελφών τής ύμνωδίας
άφέμεναι άλλήλαις διομιλώσι και τής προς Θεόν έντεύξεως κατολιγωροϋ-
σαι ετέρα τή ετέρα συντυγχάνωσιν, εν τε ταΐς κοιναΐς προς έστίασιν
f. 66 συνε|λεύσεσι ταύτας έπισκοπεϊν ώς άν εν τή πρεπούση μοναχαϊς διαμείνω-
σιν ησυχία καί κοσμιότητι, άλλα μην καί έν ταΐς ολαις άναστροφαΐς τε
980 τούτων καί διαγωγαΐς ακριβώς τα κατ' αύτάς έπιτηρεΐν, κάν ϊδη τινάς
τούτων ή συγκαθημένας άλλήλαις καί άνόνητα διομιλούσας ή καί καθ'
έαυτάς άπρακτους καί άργάς διαμένουσας, ας ό μέγας απόστολος μηδέ
έσθίειν παρακελεύεται, ή άλλο τι ποιούσας άπαδον επαγγέλματος μοναδι-
κοϋ καί θεοφιλοϋς άλλότριον καί πνευματικής καταστάσεως, προσιέναι
985 ταύταις ήμέρως καί άδελφικως καί πράως καί άγαπητικως είσηγεϊσθαι τα
f. 66ν δέοντα καί τα συμφέ|ροντα νουθετεΐν, παυσαμένας των ούδεμίαν ονησιν
εχόντων ψιθυρισμών, μάλλον μέν ούν καί ψυχοβλαβών — ει καί μή δι' άλλο
τι, καθόσον γοϋν τής προς Θεόν ομιλίας τάς χρωμένας άπάγουσι —, ταΐς
είς τον Θεόν προσανέχειν δοξολογίαις καί τοις άδομένοις προσερείδειν τον
990 νουν ' φεύγειν δέ τήν πάσης κακίας άρχηγόν άργίαν καί τον σοφόν τα θεία
μιμεΐσθαι Δαυίδ « κατά μόνας ειμί έγώ » λέγοντα, καί τοις ιδίοις τόποις
έφησυχάζειν ή ευχή προσκειμένας ή έργόχειρον μεταχειριζομένας προς
άνατροπήν άκηδίας τής ολέθριου μελέτην τε τοϋ φρικτοϋ θανάτου εχειν

957 μέρους σώματος É vergé fis, 1046


:

982-983 2 Thess. 3, 10 990 Sirac 33, 28 991 Ps. 140, 10


74 P. GAUTIER

qu'elles méditent constamment sur la mort terrible et qu'elles se rappellent sans


cesse le jour très redoutable du jugement.
Quand les religieuses se livreront au travail manuel, l'une d'entre elles, celle
que la supérieure désignera, lira, en se faisant entendre de toutes, les paroles
sacrées et salutaires de la divine Écriture.

27. Les préposées aux travaux.

La supérieure établira deux sœurs comme préposées aux travaux. Elle les
choisira parmi toutes les autres sœurs, et elles devront recevoir de la caisse au
moment voulu, avec un inventaire, la matière nécessaire au travail manuel des
moniales, et la distribuer à celles qui travaillent sur ordre de la supérieure. Puis,
après avoir informé celle-ci, elles reprendront ce qui aura été fabriqué à partir
de la matière fournie et le remettront avec un inventaire à celles qui travaillent
dans le local de la lingerie, afin que ces produits soient distribués
conformément aux ordres de la supérieure.

28. Les caissières du vestiaire.

Les caissières du vestiaire des moniales, car elles aussi seront appelées
caissières, doivent recevoir avec un inventaire tout ce qui doit servir à
l'habillement des sœurs et le distribuer sur ordre de la supérieure, quand elle le
voudra. Elles recevront aussi tout ce qui est destiné à l'usage des sœurs, à savoir
robes, édredons, couvertures, ce qui est nécessaire pour le bain, bref tout, et
elles les distribueront quand la supérieure l'ordonnera, faisant des reçus de leur
distribution et rendant des comptes à la supérieure.

29. La portière.

La supérieure nommera aussi la sœur chargée de garder les clefs du portail


et que nous appelons la portière. Celle-ci veillera à ne jamais ouvrir le portail
sans l'avis de la supérieure et à ce que personne n'entre au monastère ou en
sorte à l'insu de la supérieure. C'est dans ce but en effet que le chapitre qui
indique de quelle manière, à quel moment et quelle sorte de visiteurs doivent
rencontrer les sœurs lui sera remis par écrit, afin que, connaissant le contenu
du typikon, elle prévienne la supérieure, et que les visites aient lieu, sur son
ordre, conformément aux prescriptions du typikon. Celle qui est préposée à cet
office doit être âgée, d'une conduite parfaite et estimée de toute la
communauté. Chaque soir, elle remettra les clefs à la supérieure et elle ne verra même
pas, sans la permission de la supérieure, ses parents qui viennent lui rendre
visite, mais avec sa permission elle les verra de la manière qu'elle l'aura
LE TYPIKON DE LA THÉOTOKOS KÉCHARITÔMÉNÈ 75

διηνεκή και μνήμην άκατάπαυστον της φοβερότατης ημέρας της κρίσεως.


995 Των δέ μοναζουσών περί το έργόχειρον διαπονουσών, μία τούτων ή
παρά της ηγουμένης επιτρεπομένη έσται άναγινώσκουσα είς έπήκοον
πασών τα ιερά και σωτήρια τής θείας γραφής λόγια.

κζ'. Περί των εργοδοτριών.

Και έπί των έργων δέ ή καθηγουμένη δύο τινας των μοναζουσων κατα-
1000 στήσει, ας αν των λοιπών προκρίνη, όφειλούσας τήν χρειώδη τφ έργοχείρω
των μοναζουσων υλην λαμβάνειν μετά προσγράφου κατά καιρόν άπό τοϋ
δοχείου και έργοδοτεϊν ταύτην ταΐς έργαζομέναις προστάξει και τής καθη-
f. 67ν γουμένης, αύθίς τε είδήσει ταύτης παραλαμβάνειν τα έργοδοτηθέντα
|

είργασμένα και παραδιδόναι ταΐς εις το δοχεΐον τοϋ βεστίου ένεργούσαις


1005 μετά προσγράφου, ώς αν και ταΟτα κατά τήν τής ηγουμένης έξοδιάζωνται
πρόσταξιν.

κη'. Περί των έν τφ βεστίω δοχειαριων.

Αί δέ δοχειαρίαι τοϋ βεστίου των ενδυμάτων των μοναζουσων, και αύται


γαρ δοχειαρίαι όνομασθήσονται, όφείλουσι παραλαμβάνειν πάντα τα είς
1010 ένδυμενιαν των μοναζουσων χρησιμεύειν όφείλοντα μετά προσγράφου και
έξοδιάζειν ταΟτα δια προστάξεως τής ηγουμένης, ένθα άν αυτή βούληται.
f. 68 Αί αύται δέ παρα|λήψονται και τα λοιπά πάντα τα είς ύπηρεσίαν των
μοναζουσων, ήγουν σαγία, πιλωτά, έφαπλώματα, τα είς το λουτρόν
χρειώδη και απλώς πάντα, και έξοδιάσουσιν ένθα αν ή καθηγουμένη προστάξη,
1015 προσγραφάς και τής εξόδου τούτων ποιουμεναι και λογαριαζόμεναι παρ'
αυτής.

κθ'. Περί τής πυλωροΟ.

'Αλλά και τήν τάς κλεϊς τοΟ πυλώνος κατέχειν όφείλουσαν, ήν και πυ-
λωρόν όνομάζομεν, ή καθηγουμένη οφείλει προχειρίζεσθαι, ή και φροντίς
1020 έσται τοϋ μηδόλως γνώμης άτερ τής ηγουμένης τον πυλώνα άνοίγεσθαι,
f. 68ν μήτε μήν είσιέναι ή έξιέναι τινάς είς το μοναστήριον άνευ είδήσεως τής
|

καθηγουμένης ' δια γαρ τοϋτο και το περί τούτων κεφάλαιον τό διαλαμβά-
νον πώς και πότε και τίνες των παραβαλλόντων ταΐς μοναχαϊς έντυγχάνειν
όφείλουσι μεταγραφέν έγχειρισθήσεται αυτή, ώς άν εϊδησιν τών τοϋ τυπι-
1025 κοϋ ρημάτων έχουσα ύπομιμνήσκη τήν καθηγουμένην και προστάξει αυτής
αί έντεύξεις γίνωνται κατά τήν τοϋ τυπικοϋ δύναμιν. Γραϋς μέντοι οφείλει
είναι ή είς ταύτην τήν διακονίαν προβαλλόμενη και βίου σεμνοϋ και με-
μαρτυρημένη παρά πάσης τής άδελφότητος, ήτις και καθ' έκάστην έσπέραν
f. 69 τάς κλεΐς είσκομίζουσα έσται τή καθη|γουμέντ), και ουδέ αύτη τους έπί
1030 θέαν αυτής άφιγμένους συγγενείς οψεται άνευ προτροπής τής ηγουμένης,
επιτροπή δέ ταύτης θεάσεται αυτούς καθώς άν έπιτραπείη. Διηνεκώς μέντοι
76 P. GAUTIER

autorisé. Ma Majesté ne veut pas qu'elle demeure constamment au portail, mais


elle prescrit qu'elle séjourne elle aussi avec la communauté dans le local qui est
prévu. S'il est nécessaire qu'elle se rende au portail, ayant été prévenue par la
cloche qu'on l'y appelle, elle s'y rendra sur ordre de la supérieure et, après avoir
rempli son office, elle rentrera et restera avec les autres sœurs.

30. Combien de temps doit attendre dans le monastère celle qui vient de
l'extérieur et doit être tondue.

Celles qui doivent être tondues et qui vont compléter le nombre fixé des
sœurs, si elles veulent, après avoir coupé leurs cheveux, revêtir seulement la
robe de l'obéissance et le mandyas, attendront pendant six mois9. Mais si ce
sont des personnes familières et de condition honorable en sorte qu'on
connaisse bien leur conduite et qu'elles-mêmes n'ignorent rien du régime et de
la discipline du monastère, elles seront tondues selon la règle, quand la
supérieure le jugera utile. Quant à celles qui veulent être revêtues aussitôt du
saint habit, si ce sont des femmes pieuses et qui mènent la vie monastique sous
l'habit séculier, elles n'attendront pas le délai de la probation, c'est-à-dire trois
ans, que les saints Pères ont fixé canoniquement comme temps d'examen et de
probation pour celles qui ont vécu autrement, mais une période de six mois leur
suffira comme temps pour une probation complète, et alors elles obtiendront
ce qu'elles désirent, comme cela a été décrété par les saints Pères10. Si ce sont
des personnes qui ne nous connaissent pas et qui nous sont inconnues, elles
resteront une semaine au monastère, puis elles revêtiront l'habit monastique.
Réparties dans les services selon leur capacité, elles attendront dans le
monastère pendant trois ans ; elles ne seront pas honorées du grand et
angélique habit avant que la période de trois ans fixée pour leur probation ne
se soit écoulée et n'ait établi qu'elles sont éprouvées et dignes d'un genre de vie
aussi vénérable. Les lois qui concernent ces personnes ont en effet prescrit que
cette période est obligatoire, sauf le cas où une maladie grave inopinée oblige
à réduire le temps de probation".

9. Comme on le constatera encore plus loin, les religieuses du monastère sont


réparties en deux catégories : celles qui reçoivent le petit schéma au terme de six mois
de noviciat, et celles qui revêtent le grand schéma après trois ans de probation. Voir, sur
cette distinction déjà ancienne, Wawryk, Initiatio monastica. Pars I, art. 2 : Bipartition
schema, parvum et magnum in s. 1Χ-ΧΠ1, p. 84-93. Comme le fait remarquer cet auteur
(p. 92 n. 60), cette distinction correspond à une affection différente des sœurs : aux
premières sont attribués les travaux manuels, aux secondes sont réservés plus
spécialement l'office canonial et l'exercice des charges de confiance. Pareille distinction se
rencontre dans le monastère du Pantocrator : Gautier, Pantocrator, p. 61536539 ; dans
celui de Pakourianos : P. Gautier, Le typikon du sébaste Grégoire Pakourianos, REB 42,
1984, p. 69825'833 ; dans le monastère féminin de la Sûre-Espérance : H. Delehaye, Deux
LE TYPIKON DE LA THÉOTOKOS KÉCHARITÔMÉNÈ 77

προσμένειν αυτήν έν τω πυλώνι ού βούλεται ή βασιλεία μου, άλλα καθή-


σθαι και αυτήν έν τφ άφωρισμένω οίκίσκω μετά τής άδελφότητος
διορίζεται. Εϊ τις δέ χρεία γένηται παραβάλλειν ταύτην έν τω πυλώνι, άναδιδαχθεϊ-
1035 σαν δια τοΟ κώδωνος οτι καλοϊτο προς τον πυλώνα, προστάξει της καθη-
γουμένης άπελεύσεται και την διακονίαν οποία εστί πληρώσασα είσελεύ-
σεται αύθις και συγκαθεσθήσεται ταϊς λοιπαΐς.

|
f. 69ν λ. Περί τοΟ πόσον χρόνον δει περιμένειν έν τη μονή τήν έξωθεν είσιοϋσαν
και μέλλουσαν άποκείρεσθαι.

1040 Αϊ γε μην άποκείρεσθαι μέλλουσαι και τον ώρισμένον των μοναχών


άναπληροϋν αριθμόν, εί μεν βούλονται, τάς τρίχας άποθέμεναι, το τής
υποταγής ίμάτιον και τον μανδύαν μόνον έπενδύσασθαι, περιμενοϋσι τον
έξαμηνιαΐον καιρόν εί δέ γε συνήθεις τινές καί των άξιολογωτέρων τυγχά-
νοιεν ώς αύταί τε έπιγινώσκεσθαι όποΐαι τόν βίον είσι και τήν τοϋ μονα-
1045 στηρίου διαγωγή ν καί κατάστασιν μηδαμως άγνοεΐν, οτε κρίνει ή ηγουμένη
f. 70 συμφέρον είναι, κατά τον τύπον άποκαρήσονται. Ai δέ βουλόμεναι το

|
άγιον σχήμα έξ αυτής έπενδύσασθαι, εί μέν εΐεν γυναίκες ευλαβείς καί τόν
μοναχικόν βίον έν κοσμικω διανύουσαι σχήματι, ούδ' αύταί περιμενοΟσι
τον τής δοκιμασίας καιρόν, τουτέστι τήν τριετίαν, ην οί άγιοι πατέρες είς
1050 πεϊραν καί δοκιμασίαν ταϊς άλλως έχούσαις κατά τον βίον κανονικώς
άφωρίσαντο, άλλ' αρκέσει ταύταις είς άπόπεφαν παντελή καί ό
εξαμηνιαίος χρόνος καί τό τηνικαοτα τεύξονται τοΟ έφετοϋ, καθώς καί τοις
άγίοις πατράσι διηγόρευται. Εί δέ των άγνοουσών τε καί αγνοουμένων
f. 70ν τυγχάνοιεν, εβδομάδα μίαν ημερών τή μονή περιμείνασαι, περιβα|λοϋνται
1055 τα μοναχικά περιβόλαια καί ύπηρετεϊν έν ταϊς κατά δύναμιν διακονίαις
έπιταττόμεναι προσκαρτερήσουσι τή μονή τριετίαν, τοϋ μεγάλου καί
αγγελικού σχήματος μη καταξιούμεναι πριν αν ό της τριετίας χρόνος αύταΐς
άφεθτ) είς πεϊραν
παραστήση' τούτονκαί
γαρδοκίμους
τον καιρόν
αντάς
κρατεΐν
καί αξίας
καί αίτήςέπίτηλικαύτης
ταύταις κείμεναι
βιοτής
1060 διατάξεις ώρίσαντο, πλην εί μη πού τις βαρεία προσπεσοΟσα νόσος τόν
χρόνον άναγκάσοι συσταλήναι τής δοκιμασίας.

1051-1052 Évergétis, 1130-1131 (ad sensum) 1055-1056 Évergétis, 1155-


1156 1057-1061 Concile Premier-Second (Saints-Apôtres), canon 5 (voir la note)

typika byzantins de l'époque des Paléologues, Bulletin de la Classe des Lettres et des
Sciences morales et politiques 13, 1921, p. 49-54 (ch. 8-9). Ce chapitre s'inspire du ch. 37
de l'Évergétis, mais le rédacteur ne respecte pas le mot à mot.
10. S. Basile, Regulae fusius tractatae, 10 PG3\, 944-948.
:

1 1. Le texte des lignes 1051-1052. 1057-1061 est emprunté au canon 5 du concile des
Saints-Apôtres ; il n'est pas cité dans Évergétis.
78 P. GAUTIER

31. Qui doit être chargé de veiller sur les propriétés du monastère.

Que les personnes envoyées veiller sur les propriétés du monastère ne soient
pas choisies pour raison de parenté ou d'amitié ou pour une autre raison
semblable, mais que la supérieure et l'économe du moment prennent grand
soin de trouver des personnes très estimées et de goûts simples, qui ménagent
ceux qui vivent dans les propriétés, qui ne s'approprient rien de ce qui
appartient au monastère, et qui ont l'expérience des travaux agricoles. La
supérieure aura la faculté de les envoyer, mais aussi de les changer, quand ils
seront surpris à manquer de probité. L'économe doit les surveiller quand la
supérieure l'envoie contrôler les bilans12, vérifier les comptes des régisseurs de
domaine et administrer toutes choses comme il sied.

32. L'office de prime, de tierce et de sexte.

Après avoir jusqu'ici traité de ces affaires, eh bien, nous parlerons


maintenant des offices religieux et, pour commencer avec l'apparition de la lumière,
nous débuterons par la première heure du jour, imitant en cela Dieu qui a
commencé la création du monde par la création de la lumière. Donc, après
avoir achevé la doxologie de l'aurore13, nous devons lui joindre aussitôt prime
comme à l'accoutumée, et à la fin de cette heure dire cette prière : « Celui qui
à tout moment et à toute heure », et après cette prière faire les génuflexions
habituelles, les plus robustes à même la terre sans prie-dieu14, les plus faibles
à l'aide d'un agenouilloir bas et d'un accoudoir15. La génuflexion consiste en
quinze inclinations. Les trois premières doivent être faites calmement et comme
lentement, aussi bien en se relevant qu'en ployant les genoux, de manière à ce
que chacune d'entre vous puisse, en se tenant debout et en gardant les mains
étendues, dire à trois reprises à tour de rôle : « Dieu, aie pitié de moi,
pécheresse », puis, après avoir ployé les genoux, et la tête jusqu'au sol, dire
également trois fois : « J'ai péché contre toi, Seigneur, pardonne-moi. » II vous
faut donc faire ces trois génuflexions de cette manière, mais les douze autres
plus rapidement, de manière que chacune dise une seule fois en ployant les
genoux et une seule fois debout les paroles susdites de la supplication. Vous
ne fléchirez pas les genoux et vous ne vous redresserez pas chacune à son gré,
sans ordre ni cohésion, mais comme un seul corps, vous inclinant ensemble et

12. Littéralement : les fermetures (de comptes) ; le mot n'est pas enregistré dans les
dictionnaires.
13. C'est-à-dire l'orthros. Sur sa composition, voir Prière, p. 121-141 ; Gautier,
Pantocrator, p. 30 n. 1. Contrairement à la coutume studite, qui associait l'office de
minuit (mésonyktikon) et l'orthros (cf. J. Leroy, Le cursus canonique chez s. Théodore
Studite, Ephemerides liturgicae 68, 1954, p. 5-19), le typikon d'Irène, qui copie celui de
l'Évergétis, joint l'orthros à prime.
14. Terme rare ; cf. Ducange, Glossarium, p. 1250.
15. Notre traduction des deux termes grecs correspondants est incertaine.
LE TYPIKON DE LA THÉOTOKOS KÉCHARITÔMÉNÈ 79

λα'. Περί τοϋ τίνας δει άποστέλλεσθαι εις την των κτημάτων της μονής
πρόνοιαν.
|
f. 71 Οι δέ γε αποστελλόμενοι εις τήν των κτημάτων της μονής πρόνοιαν μη
1065 δια συγγένειαν ή οικειότητα ή έτέραν τινά τοιαύτην αίτίαν προτιμάσθω-
σαν, άλλα πολλήν φροντίδα τιθέσθωσαν ή τε καθηγουμένη και ό κατά
καιρούς οικονόμος εύρίσκειν ανθρώπους ευυπόληπτους και ολιγαρκείς,
αναπαύοντας μέν και τους έν τοις κτήμασι και μηδενός νοσφιζομένους των
τη μονή ανηκόντων πεΐράν τε έχοντας εις τα γεωργικά. Της δέ τούτων
1070 αποστολής ή καθηγουμένη εξει τήν έξουσίαν ωσαύτως και της διαδοχής,
οτε εύρεθοϊεν της όρθότητος έκτραπέντες, ους οφείλει ό οικονόμος έφοραν
f. 7 Γ οτε παρά της ηγουμένης πεμφθείη τους συγκλεισμούς έποπτεύσων και
|
τους έπισκεπτίτας λογαριάσων και πάντα δεόντως οίκονομήσων.

λβ'. Περί ακολουθίας πρώτης, τρίτης τε και έκτης ώρας.

1075 Άλλα μέχρι τούτου περί τούτων διαλεχθέντες, φέρε, περί της
εκκλησιαστικής λοιπόν ακολουθίας διαληψόμεθα καί, ϊνα γε άπό φωτός άρξώμεθα,
άπό τΐ|ς πρώτης ήμερινης ώρας τήν αρχήν ποιησώμεθα, τον Θεόν κατά
τοϋτο μιμούμενοι της τοϋ κόσμου συστάσεως άπό της τοϋ φωτός
δημιουργίας άρξάμενον. Μετά τοίνυν τήν συμπλήρωσιν της ορθρινής δοξολογίας
f. 72 δει σνναπτειν ήμας τήν πρώτην ώραν κατά το συνει\θισμένον και έπί τφ
τέλει ταύτης λέγεσθαι τήν εύχήν ταύτην «Ό έν παντί καιρφ καί πάση
ώρα » καί μετά τήν εύχήν γίνεσθαι τάς συνήθεις γονυκλισίας, ταΐς μέν
δυνατωτέραις άπό γης άνευ προσευχαδίου, ταΐς άσθενεστέραις δέ καί μετά
τίνος υποστηρίγματος ταπεινού καί βοηθήματος. "Εστί δέ ή γονυκλισία
1085 μετάνοιαι δεκαπέντε, ων ai μέν πρώται τρεις όφείλουσι γίνεσθαι σχολαιό-
τερον καί οίον βραδύτερον εν τε τη συστάσει καί τη των γονάτων κλίσει
ώστε δύνασθαι έκάστην υμών έστώσαν μέν καί τάς χείρας έκτεταμένας
εχουσαν λέγειν καθεκάστην έκ τρίτου το «Ό Θεός, ίλάσθητί μοι τη
f. 72ν άμαρτωλφ »,| είτα κλίνασαν τα γόνατα καί τήν κεφαλήν 'έως γης, τρίτον
1090 λέγειν ομοίως το « Ήμαρτόν σοι, Κύριε, συγχώρησαν μοι ». Καί τάς μέν
τρεις γονυκλισίας ούτως ύμΐν ποιητέον, τάς δέ λοιπάς δώδεκα συντομώτε-
ρον, ώς εφάπαξ λέγειν έκάστην έν τη των γονάτων κλίσει καί τη στάσει
άπαξ τά προειρημένα της ίκετείας ρήματα. Ποιήσεσθε δέ τάς τε των
γονάτων κλίσεις άλλ' καί τάς άνανεύσεις ούχ οτε δοκεΐ εκάστη, ατάκτως καί
1095 άλληνάλλως, ώς εν σώμα, άμα μέν κλινόμεναι, άμα δέ άνιστάμεναι,

1069 τη (μονή) της codex


:

1062 Évergétis, 1061 (titre du ch. 34) 1077-1079 Gen. 1, 3-4 1079-1 105 Évergé-
tis, 75-95
80 P. GAUTIER

vous redressant ensemble, vous guidant pour les deux mouvements sur l'ekklè-
siarchissa qui se tient devant le saint sanctuaire et indique en faisant la
génuflexion le moment de la génuflexion et en se redressant le moment de se
redresser. Ceci est l'office du jour où « Allèlouia » est chanté à la place de
« Dieu Seigneur ». Si le jour a son office et son apolytikion16, et si l'on chante
« Dieu Seigneur », les trois premières génuflexions seront faites avec les
paroles de la supplication, comme indiqué plus haut, mais on surseoira aux
douze autres, qui ne seront pas faites à l'église, mais dans votre dortoir. Après
les trois génuflexions lentes vous prononcerez, les mains étendues : « Dieu
éternel, créateur de l'univers... ».
Après cette prière on vous fera une lecture, la catéchèse17, et après la lecture
vous réciterez le trisagion qui est prescrit à notre intention. Aussi longtemps
que Dieu me permettra de vivre, récitez ces tropaires : « Aie pitié de nous,
Seigneur, aie pitié de nous, Gloire, Douce espérance du monde, Et maintenant,
Aucun de ceux qui accourent vers toi... ». Après ma mort vous réciterez les
tropaires pour les défunts : « Dans ta bonté, Seigneur, souviens-toi de ta
servante , Gloire , Notre sauveur, accorde le repos , Et maintenant , Aucun
de ceux qui accourent vers toi, le refuge et la force... », et outre cela :
« Seigneur, aie pitié », quinze fois. Puis, vous ajouterez la prière « Ô toi qui
envoies la lumière... ». Vous réciterez toutes ces prières en étendant les mains.
Quand vous aurez terminé la prière indiquée et que le prêtre aura récité la
prière habituelle, vous vous prosternerez toutes le visage contre terre, et la
supérieure qui est pour vous le principe de tout bien dira : « Priez le Seigneur
pour moi, mes sœurs, pour que je sois délivrée de mes passions et des scandales
du Mauvais. » Et vous répondrez : « Dieu te sauve, révérende mère. Prie toi
aussi pour nous, sainte mère, pour que nous soyons délivrées de nos passions
- et des scandales du Mauvais. » Puis elle récitera encore cette prière : « Dieu,
par les prières de nos Pères, sauve-nous toutes. » Puis, vous étant relevées,
rendez-vous à la maison où vous séjournez toutes ensemble. Quand vous y
serez arrivées, vous vous abstiendrez de toute occupation futile, vous vous
appliquerez toutes à vos travaux manuels, pendant qu'une sœur, assise au
milieu de vous et désignée par la supérieure, lira ce que celle-ci aura ordonné.
Car la lecture empêchera les conversations futiles, inutiles ou même nuisibles
et procurera un grand profit à celles qui voudront y prêter attention.

33. Les mésôria de prime, tierce et sexte. Les typika. La sainte liturgie et la
sainte communion.

Quand l'heure appropriée arrivera, on frappera la simandre, et vous


chanterez les heures intercalaires de prime, tierce et sexte avec les mésôria18, les prières

16. Appelé aussi le tropaire du jour, il se chante à la fin des vêpres et de l'orthros :
Prière, p. 503 ; Clugnet, Dictionnaire, p. 18.
17. La catéchèse était primitivement une allocution spirituelle assez brève adressée
par l'higoumène à sa communauté, généralement après l'orthros. Cf. J. Leroy, La vie
quotidienne du moine studite, Irénikon 27, 1954, p. 34-35.
LE TYPIKON DE LA THÉOTOKOS KÉCHARITÔMÉNÈ 81

και όδηγφ χρώμεναι αμφοτέρων τη έκκλησιαρχίσση προ τοϋ αγίου


βήματος έστώση, και xfj κλίσει μέν την κλίσιν ύποδεικνύση, τη άνανεύσει δε την
f. 73 άνάνευσιν. Άλ|λ' αύτη μέν ακολουθία ημέρας έν ή άντι τοϋ « Θεός Κύριος »
« αλληλούια » ψάλλεται. Εί μέντοι άκολουθίαν 'έχει ή ήμερα και άπολυτί-
1100 κιον και το «Θεός Κύριος» ψάλλεται, αί μέν τρεις πρώται γονυκλισίαι
τελεσθήσονται μετά των της ίκετείας ρημάτων, καθώς προείρηταΓ αϊ
δώδεκα δέ σχολάσουσι και ουδαμώς έν τη εκκλησία, άλλ' έν τώ κοιμητηρίω
υμών τελεσθήσονται. Μετά μέντοι τάς τρεις βραδυτέρας γονυκλισίας
εκφωνήσετε έκτεταμέναις ταΐς χερσί τό « Ό Θεός ό προαιώνιος, ό πάσης
1 105 κτίσεως δημιουργός ».
Και μετά την εύχήν ταύτην άνάγνωσις ύμΐν προτεθήσεται ή κατήχησις'
f. 73ν μετά δέ την άνάγνωσιν ποιήσετε τό τετνπωμένον υπέρ ημών τρισάγιον.
\
Καί εως μέν ό Θεός έθέλει με ζην, ϊνα λέγητε τροπάρια ταϋτα ' « Έλέησον
ήμας, Κύριε, έλέησον ήμας, Δόξα, 'Ελπίς τοϋ κόσμου αγαθή, Και νϋν, Ουδείς
1110 προστρέχων έπί σοί ». Τελευτησάσης δέ μου, ϊνα λέγητε τροπάρια άναπαύ-
σιμα" « Μνήσθητι, Κύριε, ώς αγαθός της δούλης σου, Δόξα, Άνάπαυσον,
σωτήρ ημών, Καί νϋν, Ουδείς προστρέχων έπί σοί, ή καταφυγή και δύνα-
μις », καί έπί τούτοις το « Κύριε, έλέησον » ιε'- είτα καί την εύχήν
επισυνάψετε ταύτην « Ό άποστέλλων τό φως ». Πάσας μέντοι τάς εύχάς χερσΐν
f. 74 άνατεταμέναις εϋξεσθε. Τελειωθείσης δέ της δηλωθείσης ευχής καί

\
τοϋ ιερέως την συνήθη έπειπόντος εύχήν, ύμεΐς μέν πάσαι έπί πρόσωπον είς
γην πεσεΐσθε' ή δέ προεστώσα, παντός αρχηγός ύμϊν γινομένη άγαθοϋ,
ούτω πως έρεΐ" « Ευξασθε υπέρ έμοΟ, άδελφαί, τω Κυρίω ϊνα ρυσθώ εκ τών
παθών καί τών σκανδάλων τοϋ πονηροϋ », καί ύμεΐς άποκριθήσεσθε' « Ό
1120 Θεός σώσαι σε, τιμία μη~τερ, εύξαι καί σύ υπέρ ημών, αγία μήτερ, ϊνα ρυσθώ-
μεν έκ τών παθών καί τών σκανδάλων τοϋ πονηρού. » Είτα πάλιν εκείνη
έπευχομένη έρεΓ « Ό Θεός, δι' ευχών τών πατέρων ημών, σώσαι πάσας
ήμας», καί ούτως άναστασαι πορεύεσθε εις το κοινόν της συνδιαγωγης
f. 74ν οίκημα, κάκεϊσε γενόμεναι, πάσης άφέξεσθε ματαίας άπασχολίας, άν-
|

1 1 25 θέξεσθε δέ πάσαι τών εργόχειρων υμών, μιας τίνος μέσον υμών καθήμενης
καί άναγινωσκούσης, ήτις αν παρά της ηγουμένης προσταχθείη, καί όπερ
αν κελευσθείη' ή γαρ άνάγνωσις πάσας μέν άποκωλύσει ματαίας καί
ανωφελείς ή καί βλαπτικάς συντυχίας, μεγάλην δέ προξενήσει τήν ώφέλειαν
ταΐς προσέχειν αύτη βουλομέναις.

1 130 λγ'. Περί των μεσωρίων της πρώτης, τρίτης τε καί έκτης ώρας, τών τυπικών,
της ιεράς λειτουργίας καί της αγίας μεταλήψεως.

Καταλαμβανούσης δέ της προσηκούσης ώρας, κρουσθήσεται το ξύλον


|

f. 75 κάκεϊσε ψαλεϊτε τα μεσώρια της πρώτης, τήν τε τρίτην καί εκτην ώραν

106-1124 Évergétis, 96-117

18. Heure canoniale supplémentaire qui suit chacune des quatre petites heures. Cf.
Clugnet, Dictionnaire, p. 98.
82 P. GAUTIER

et les inclinations, là où la supérieure le voudra, soit au dortoir, soit dans


l'exônarthex19 de l'église. Vous chanterez aussi les typika20 dans le narthex de
l'église. Toutefois, quand il y aura une vigile, vous ne ferez pas d'inclinations
dans votre dortoir par suite de la fatigue qu'engendre la vigile, ni pendant les
douze jours21, ni durant toute la Pentecôte, ni pendant les neuf jours qui suivent
la fête de la Dormition de la toute sainte Théotokos et la Transfiguration du
Christ mon Sauveur, ni aux jours de fête des glorieux et célèbres douze apôtres,
ni aucun samedi.
La sainte et divine liturgie doit être célébrée chaque mercredi, vendredi,
samedi, dimanche, et aux fêtes. Mais pendant le carême elle doit se faire
comme l'indique le synaxaire. Je vous exhorte, mes sœurs, à être très attentives
à vous-mêmes durant la célébration de la divine liturgie et à y assister remplies
de crainte et de respect. Car ce qui se fait au cours de cette vénérable liturgie
du corps et du sang immaculés du Christ notre vrai Dieu, liturgie qui dépasse
toute parole et tout entendement, est divin, terrible et redoutable. Il faut donc
y être particulièrement attentif, chasser toute pensée impure et considérer
uniquement le divin mystère qui se célèbre, qui dépasse toute conception, qui
est grand et redoutable. Il faut donc que toutes celles du moins qui y sont
autorisées reçoivent la divine communion. Puisque la réception de l'eucharistie
procure l'illumination de l'âme chez ceux qui en sont presque dignes, mais que
celui qui la reçoit indignement mange et boit son propre jugement, selon les
paroles du divin apôtre, nous voulons que vous la receviez fréquemment.
Cependant nous remettons la décision d'autoriser la divine communion à votre
père spirituel, au su aussi de la supérieure. Et on n'approuvera pas une sœur
qui se juge indigne de communier sans en avoir informé le père spirituel ; celle
qui agit ainsi est condamnable, parce qu'elle fait sa propre volonté. Il est permis
à celles qui doivent communier de chanter l'acolouthie pour la sainte
communion, de s'accorder le pardon en faisant en commun une génuflexion commune
les unes vers les autres, et de recevoir de cette manière le sacrement vivifiant.

34. Combien de pains il faut offrir à chaque liturgie et pour qui.

Chaque jour, au cours de la divine liturgie, on offrira sept pains, l'un pour le
Seigneur, un autre pour notre Souveraine Pleine-de-Grâce et Mère de Dieu, un
autre pour le saint du jour, un autre pour le rachat et le pardon des péchés de
mon très puissant basileus et les miens, un autre pour les moniales défuntes, un

19. Exôarthex est une autre graphie de exônarthex.


20. Petit office férial intercalé après sexte ou none suivant le calendrier liturgique. Cf.
Prière, p. 325-329 ; J. Mateos, La célébration de la parole dans la liturgie byzantine, Rome
1971, p. 68-71.
21. Le dôdékahèméron désigne les douze jours qui séparent Noël de l'Epiphanie :
Ducange, Glossarium, p. 336.
LE TYPIKON DE LA THÉOTOKOS KÉCHARITÔMÉNÈ 83

μετά των μεσωρίων, των ευχών και των μετανοιών, ένθα αν ή καθηγουμένη
1135 βουληθΐ), ε'ίτε έν τφ κοιμητηρίω, εϊτε έν τφ της εκκλησίας έξωάρθηκΓ
ψαλεϊτε δέ και τα τυπικά έν τφ της εκκλησίας άρθηκι. "Οτε μέντοι γίνεται
αγρυπνία, ού ποιήσετε μετάνοιαν έν τφ κοιμητηρίω υμών δια τον εκ της
αγρυπνίας κόπον, ούτε κατά το δωδεκαήμερον, οϋτε κατά την ολην Πεντη-
κοστήν, οϋτε μήν κατά τάς μεθεόρτους εννέα ημέρας της Κοιμήσεως της
1140 ύπεραγίας Θεοτόκου, της Μεταμορφώσεως τοϋ σωτηρός μου Χρίστου,

|
f. 75ν ούκ έν αύταΐς ταΐς έορτασίμοις ήμέραις των ενδόξων και πανευφήμων
δώδεκα αποστόλων, ού κατά παν σάββατον.
"Η γε μήν ιερά και θεία λειτουργία έκτελεΐσθαι οφείλει καθ' έκάστην
τετράδα, παρασκευήν, σάββατον και κυριακήν και κατά τάς έορτάς' έν
1 145 μέντοι γε ταΐς τεσσαρακοσταϊς γίνεσθαι οφείλει καθώς περιέχει το συναξά-
ριον. Είσηγοϋμαι δέ ύμϊν, άδελφαί, τής θείας τελούμενης ιερουργίας προσ-
εκτικωτέρας έαυτάς έαυτων γίνεσθαι και φόβου και φρίκης μεστάς παρ-
εστάναΓ θειότερα γαρ καί φρικωδέστερα καί φοβερώτερα τα έν ταύτη
f. 76 τελού|μενα τη πάντα λόγον καί voCv ύπερβαινούση πανυπερτίμω ίερουργή-
1150 σει τοο πανάχραντου σώματος και αίματος Χρίστου τοϋ άληθινοΟ ΘεοΟ
ημών, έν ή μάλιστα προσεκτέον καί πάντα λογισμόν ρυπαρόν άποδιωκτέον
και μόνον λογιστέον το τελούμενον θείον υπέρ κατάληψιν μέγα καί
φοβερόν μυστήριον οοτω τε τών θείων αγιασμάτων μεταληπτέον τάς οσαις
άρα καί μεταλαμβάνειν συγκεχώρηται. 'Επειδή ούν ή των αγιασμάτων
1155 μετάληψις ψυχής έστι φωτισμός τοις εγγύς της αξίας, ό δέ άναξίως
μεταλαμβάνων κρίμα έαυτφ έσθίει καί πίνει, καθώς φησιν ό θείος απόστολος,
f. 76V συνεχέστερον μεν βουλόμεθα τούτων μεταλαμβάνειν ύμας' ομως τήν έπί
|

τΐ\ θεία μεταλήψει διάκρισιν τφ πνευματικφ υμών πατρί άνατιθέαμεν,


είδήσει καί της καθηγουμένης" άκοινώνητον δέ τίνα έαυτήν ήγεΐσθαι άνευ
1 160 της εκείνου είδήσεως ούκ έπαινετόν κατάκριτος δέ εσται ή τοϋτο ποιούσα
ώς 'ίδιον έκπληρούσα θέλημα. Τάς μέντοι μεταλαμβάνειν όφειλούσας έν-
δεχόμενόν έστι τήν έπί rrj αγία μεταλήψει άκολουθίαν ψάλλειν, κοινήν τε
κοινώς τήν γονυκλισίαν άλλήλαις ποιούσας διδόναι συγχώρησιν καί οϋτως
των ζωοποιών μεταλαμβάνειν αγιασμών.

f. 77 λδ'. Περί τού πόσους άρτους δει προσ|φέρεσθαι καθ' έκάστην λειτουργίαν
καί υπέρ τίνων.

Καθ' έκάστην δέ ήμέραν έν τη θεία λειτουργία επτά άρτοι προσενεχθή-


σονται, εις δεσποτικός, έτερος της Κεχαριτωμένης ημών δεσποίνης καί
Θεοτόκου, έτερος τοϋ κατά τήν ήμέραν αγίου, άλλος υπέρ λύτρου καί
1170 αφέσεως τών αμαρτιών τοο τε κρατίστου μου βασιλέως καί εμού, έτερος
υπέρ των κεκοιμημένων μοναχών, άλλος υπέρ τών κεκοιμημένων γονέων

136-1 140 Évergétis, 140-145 1 150 ! Cor. 1 1, 27 ; 1 Jn 5, 20 I 153-1 154


Évergé160-162 1156 1 Cor. 11,29 1159-1164 Évergétis, 185-190
84 P. GAUTIER

autre pour nos parents défunts et tout le reste de notre parenté, et un autre pour
nos enfants, nos gendres et autres parents vivants. Mais après notre mort, le
pain susmentionné sera offert à part pour le pardon de nos péchés, et l'on agira
ainsi constamment. Si l'un de nous deux meurt avant l'autre, un pain sera
encore apporté à part pour le vivant, et un autre sera présenté pour le défunt.
Mais après le décès de celui qui aura survécu, un seul pain sera offert pour tous
les deux.
Chaque samedi, on doit aussi apporter des petites croix22 pour nos parents,
enfants et brus défunts et pour ceux qui mourront par la suite, une croix pour
quatre, et ceux-là doivent être inscrits dans les diptyques et commémorés selon
l'indication du typikon. De même, pour les vivants qui sont inscrits dans les
diptyques et le typikon, d'autres croix seront apportées chaque dimanche, en
même nombre que pour les défunts.

35. None, vêpres et vigile.

Nous voulons que vous chantiez également les mésôria de none dans votre
dortoir, après le signal de la petite simandre23. Vous devez chanter none comme
les heures indiquées ci-dessus, avec ses mésôria et les inclinations, après que
la simandre vous aura toutes convoquées comme à l'accoutumée. Vous
célébrerez l'office de vêpres comme l'indique le synaxaire et, immédiatement après, la
vigile24. Comme aujourd'hui on chante dans les vigiles six tropaires dans
chaque chant, après que nous aurons émigré vers le Seigneur, quatre devront
être chantés selon le synaxaire, et deux devront être pour les défunts.

36. Les complies.

Après le souper vous célébrerez dans l'exônarthex de l'église l'office des


complies, au cours duquel vous devrez faire des génuflexions, à moins qu'on
ne chante : « Dieu Seigneur... ».

37. L'office de la nuit.

Après que vous aurez achevé les complies et que le prêtre aura prononcé la
prière habituelle, vous vous prosternerez le visage contre terre, prêtant l'oreille
à la supérieure. Quand elle vous aura dit : « Pardonnez-moi dans le Seigneur,

22. Autres mentions de stauria : Ducange, Glossarium, p. 1431.


23. Symbolon est un des nombreux noms donnés à la simandre de bois ou de bronze :
Gautier, Pantocrator, p. 30 n. 4.
24. Littéralement : la pannychis ou agrypnie, qui ne durait pas toujours toute la nuit
(ibidem, p. 45 n. 36).
LE TYPIKON DE LA THÉOTOKOS KÉCHARITÔMÉNÈ 85

καί λοιπών συγγενών ημών, και έτερος υπέρ των ζώντων παίδων και
γαμβρών καί λοιπών συγγενών ημών. Καί μετά θάνατον δέ ημών ίδια-
f. IT ζόντως ό ρηθείς άρτος υπέρ αφέσεως τών ημετέρων προσενεχθήσεται

|
1175 αμαρτιών, καί ούτως γενήσεται ές τό διηνεκές. Εί δέ τις έξ αμφοτέρων
ημών προτελευτήσει τοϋ ενός, ό μέν εις άρτος πάλιν ιδιαζόντως υπέρ τοϋ
ζώντος προσκομισθήσεται, έτερος δέ αύθις υπέρ τοϋ τελευτήσαντος προσ-
αχθήσεται. Μετά δέ τον τοϋ επιζήσαντος θάνατον είς πάλιν υπέρ
αμφοτέρων προσενεχθήσεται.
1180 Καθ' εκαστον δέ σάββατον καί σταυρία όφείλουσι προσκομίζεσθαι υπέρ
τών προκεκοιμημένων γονέων καί παίδων καί νυμφών ημών καί τών είς
f. 78 τό μετέπειτα κοιμηθησομένων, έπί τοις τέσσαρσιν εν, οι καί όφεί|λουσι
έγγράφεσθαι έν τοις διπτύχοις καί μνημονεύεσθαι κατά τήν τοϋ τυπικοϋ
περίληψιν ωσαύτως καί υπέρ τών ζώντων καί αναγραφομένων έν τοις
1185 διπτύχοις καί τω τυπικώ καί καθ' έκάστην κυριακήν ετέρα σταυρία επίσης
τοις κεκοιμημένοις προσκομισθήσονται.

λε'. Περί της έννάτης ώρας, έσπερινοϋ καί παννυχίδος.

'Ωσαύτως καί τα της έννάτης ώρας μεσώρια έν τω κοιμητηρίω υμών


ψάλλεσθαι βουλόμεθα, τοϋ μικροϋ συμβόλου κρουομένου. Τήν γε μην έ ν-
1 190 νάτην ώραν ψάλλειν υμάς δει καθώς καί τάς προδιαληφθείσας ώρας μετά τε
f. 78ν τών μεσωρίων αύτης καί τών μετανοιών, τοϋ σημαντηρος πάσας συγκα-
|

λοΟντος ώς εθος. Καί ό εσπερινός δε ύμνος κατά τήν τοϋ συναξαρίον ύμΐν
τελούμενος εσται περίληψιν και συναπτώς ή παννυχίς. Έπεί δέ σήμερον έν
τη παννυχίδι εξ τροπάρια καθ' έκάστην ώδήν ψάλλονται, μετά τήν ημών
1 1 95 προς Κύριον έκδημίαν, τα μέν τέσσαρα όφείλουσι ψάλλεσθαι κατά το
συναξάριον, τα δέ δύο είναι νεκρώσιμα.

λς'. Περί των αποδείπνων.

Ή δέ γε τών αποδείπνων ακολουθία μετά τό δειπνον ύμΐν τελεσθήσεται


έν τω της εκκλησίας έξωάρθηκι, έν φ καί τά γόνατα κλιτέον ύμΐν, εί μή γε
1200 τό « Θεός Κύριος» ψάλλοιτο.

λζ'. Περί της νυκτερινής ακολουθίας. |

f. 79 Καί μετά τήν τών αποδείπνων συμπλήρωσιν, τοϋ ιερέως τήν συνήθη
έπειπόντος εύχήν, ύμεΐς μέν έπί πρόσωπον είς γήν πεσεΐσθε, προσέχουσαι
τη καθηγουμένη " εκείνης δέ προς υμάς ειπούσης « Συγχωρήσατε μοι έν
1205 Κυρίω, άδελφαί, ήμαρτον γαρ καί έργω καί λόγω καί κατά διάνο ιαν»,

1 189-1 193 Évergétis, 195-198 (début du ch. 6, qui est découpé ici en cinq — 35 à 39
- jusqu'à la 1. 1237) 1 197-1200 Évergétis, 199-200 1202-1208 Évergétis, 201-212
86 P. GAUTIER

mes sœurs, car j'ai péché en acte, en parole et en pensée », qu'elle aura prié
pour vous et dit : « Que Dieu par les prières de nos Pères nous pardonne à
toutes », vous commencerez ainsi l'office nocturne, allant, comme le veut la
règle, au dortoir, et vous devrez le célébrer soit à l'intérieur, soit à l'extérieur
du dortoir, selon que les circonstances l'exigeront et que la supérieure le
voudra. Quand vous l'aurez achevé, vous irez dormir, remplies de joie
spirituelle.

38. L'office du milieu de la nuit.

Au temps convenable, lorsque celle qui fait office d'ekklèsiarchissa fait


l'inclination devant la supérieure, après avoir frappé la simandre, vous
célébrerez l'office du milieu de la nuit25 en vous tenant dans le narthex de l'église. Celle
qui vous aura réveillées ne sera pas absente, mais chantera avec vous et
allumera en même temps les lampes de l'église. Quand le chant du milieu de
la nuit sera achevé, on frappera la grande simandre et aussi celle de bronze, et
vous commencerez alors l'office de l'aurore, dont le début va être indiqué tout
de suite.

39. Le début de Porthros.

Après qu'on aura frappé la simandre de bronze, le prêtre bénira Dieu, en


faisant avec l'encensoir la forme de la vénérable croix devant le saint autel.
Ensuite, pour la louange de Dieu, après l'exécution du trisagion, vous
chanterez le dix-neuvième et le vingtième psaume avec les tropaires habituels et le
« Seigneur, prends pitié », autant que faire se peut à l'unisson et avec
application. Vous exécuterez ces chants aussi longtemps que mon très puissant
basileus sera vivant, et puisse-t-il vivre le plus longtemps possible, ô Seigneur
et Mère de Dieu ! Mais quand il aura quitté ce monde, vous chanterez les
psaumes suivants : « Le Seigneur est mon berger... » et « A toi la louange est
due, ô Dieu, dans Sion... », mais aussi les tropaires funèbres : « Souviens-toi,
Seigneur.., Accorde le repos, notre Sauveur.., Gloire.., Et maintenant... ». Après
l'exécution du trisagion, l'ekklèsiarchissa entonnera l'hexapsalmos26, en le
chantant avec lenteur et application, d'une voix douce, afin que toutes les sœurs
puissent la suivre sans difficulté ni erreur, et méditer intérieurement les paroles
des psaumes. Et ainsi, après le chant de l'hexapsalmos, tout l'office de l'orthros

25. Sur la composition du mésonyktikon, voir Prière, p. 93-99.


26. Soit l'ensemble des psaumes 3, 37, 62, 87, 102, 142, qui suit « l'office royal » à
l'orthros et qui était exécuté par la seule ekklèsiarchissa : Gautier, Pantocrator, p. 34
n. 17.
LE TYPIKON DE LA THÉOTOKOS KÉCHARITÔMÉNÈ 87

κάκείνης έπευξαμένης ύμίν και ειπούσης « Ό Θεός δι ευχών των πατέρων


ημών σνγχωρήσαι πάσαις ήμϊν», ούτως άπάρξασθε της νυκτερινής
ακολουθίας, κατά τον τύπον είς το κοιμητήριον άφικόμεναι, εϊτε εντός τοϋ
κοιμητηρίου, εϊτε έκτος έκτελεΐν ταύτην όφείλουσαι, καθώς αν ο τε καιρός
f. 79ν άπαιτοίη και ή καθηγουμένη βούλοιτο" ην έκ|πληρώσασαι, πλήρεις
ευφροσύνης πνευματικής είς ϋπνον τραπήσεσθε.

λη'. Περί της μεσονυκτίου ακολουθίας.

Έν καιρώ δέ τω προσήκοντι, τΐ)ς τελούσης την της έκκλησιαρχίας διακο-


νίαν μετάνοιαν τη καθηγουμένη βαλλούσης και τό ξύλον κρουσάσης, την
1215 μεσονύκτιον ακολουθίαν έν τω άρθηκι της εκκλησίας παραγενόμεναι
εκτελέσετε, ουδέ αύτης της διυπνισάσης υμάς άπολιμπανομένης, άλλ' άμα τε
σύν ύμίν ψαλλούσης και τάς τοϋ ναοΟ φωταγωγούς άναπτούσης. Της δέ
μεσονυκτίου ύμνωδίας ύμίν τελεσθείσης, κρουσθήσεται τό μέγα σημαντή-
ΐ. 80 ριον, προσέτι δέ και τό χαλκοΟν, και ούτως άπάρξεσθε της ορθρινής

|
1 220 ακολουθίας, ης ή εναρξις έφεξης είρήσεται.

λθ'. Περί ενάρξεως όρθρου.

Μετά δέ το κρουσθηναι τό χαλκοϋν σημαντήριον, ό ιερεύς ευλογήσει τόν


Θεόν, τόν τύπον τοϋ τιμίου σταυροϋ έμπροσθεν της αγίας τραπέζης τω
θυμιατηρίφ τύπων. Είτα άμα τη τοϋ Θεοϋ αΐνέσει, τρισάγιου γενομένου
1225 παρ' ύμων, τόν έννεακαιδέκατον και είκοστόν ψαλμόν ασεσθε μετά τών
συνήθων τροπαρίων και τοϋ « Κύριε, έλέησον » ώς οΐόν τε μετά ίσότητος
και προσοχής. Άλλα ταϋτα μέν έσονται ψαλλόμενα παρ' ύμων εστ' αν ό
κράτιστός μου βασιλεύς έν τοις ζωσιν η' εϊη δέ έπιμήκιστον, ώ Κύριε καί
f. 80ν Θεοτόκε. Έπειδάν δέ των τηδε μεταστί], ψαλμοί μέν ύμίν άδόμενοι έσονται
|

1230 το « Κύριος ποιμάνει με » καί το « Σοι πρέπει ύμνος, ό Θεός έν Σιών »,


τροπάρια δέ καί αυτά άναπαύσιμα « Μνήσθητι, Κύριε, Άνάπαυσον, σωτήρ
ήμων, Δόξα, Καί νϋν ». Μετά δέ το τελεσθηναι το τρισάγιον, ή έκκλησιάρ-
χισσα τοϋ εξάψαλμου άπάρξεται σχολαίως τε καί προσεκτικός αδουσα
αυτό καί ήσύχω ύπάδουσα τι] φωνή, ϊν εχοιεν άκολουθεϊν αύτη αϊ λοι-
1235 παί άπροσκόπως καί άπλανώς καί διεξιέναι καθ' έαυτάς τά βήματα τών
ψαλμών. Ούτω τε μετά την τοϋ εξάψαλμου έκπλήρωσιν, ή πάσα τοϋ όρθρου
f. 81 ακολουθία τελεσθήσεται κατά την τοϋ συναξαρίου περίληψιν όπερ δη
|

1210-1211 Évergétis, 212-213 1 2 1 4- 1 220 Évergétis, 2 1 8-22 1 1 222- 1 226


Évergétis, 222-227 1234-1237 Évergétis, 236-239
88 P. GAUTIER

sera célébré conformément au contenu du synaxaire. Ce synaxaire vous


instruira aussi très exactement de l'office des saints temps de jeûne, et encore
comment il faut célébrer tous les offices et notamment les vigiles du dimanche,
des fêtes du Seigneur et des mémoires de tous les saints qu'énumère le
synaxaire.
Mais à ce sujet, ma Majesté, ayant égard à votre faiblesse, a conçu une
mesure de clémence en ce qui regarde les vigiles. Je veux, en effet, et je prescris
que les vigiles qui doivent avoir lieu lors des fêtes de notre Seigneur, Dieu et
Sauveur, et de notre toute sainte souveraine et Mère de Dieu, durent toutes
toute la nuit, et de même celle du grand Canon27 et de la sainte Passion, et aussi
celle de l'Exaltation de la vénérable croix et celle des saints apôtres coryphées
Pierre et Paul, mais que celles qui ont lieu le dimanche, hormis le cas où elles
coïncident avec une fête du Seigneur, soient célébrées, en été, au début de la
troisième heure et, en hiver, au début de la quatrième heure. S'il arrive que deux
vigiles tombent dans la même semaine, l'une pour une fête du Seigneur, l'autre
étant de celles qui sont prévues pour le dimanche, nous ordonnons que la vigile
de la fête du Seigneur, qu'elle précède ou non, dure toute la nuit et que celle
du dimanche commence à la sixième heure, afin qu'après avoir pris ainsi un
peu de repos, vous soyez plus ardentes pour ce qui vous reste à faire. Pour
l'orthros du jour qui suit une vigile qui dure toute la nuit, ma Majesté veut que
vous vous leviez environ une heure plus tard que de coutume, puis que vous
célébriez l'orthros, afin que votre corps se remette de la fatigue et retrouve sa
force normale.

40. L'appel au réfectoire et la discipline exigée.

Après avoir exposé notre avis sur les offices religieux, il faut maintenant
parler aussi du repas des moniales. Après la célébration de la sainte et divine
liturgie, les sœurs doivent rester dans le narthex et attendre qu'elles soient
appelées au réfectoire commun par l'appel habituel de la simandre. Au signal
de la simandre elles sortiront avec l'ekklèsiarchissa, s'inclineront devant la
supérieure, puis, entonnant d'une voix douce et posée le psaume habituel,
c'est-à-dire : « Je t'exalterai, mon Dieu et mon Roi », elles s'avanceront
calmement vers la table, et à la fin du psaume elles s'asseoiront en bon ordre
sur le siège que la supérieure aura assigné à chacune ; elles prendront avec
reconnaissance les mets servis, la lecture ayant lieu comme d'habitude, sans
bruit ni désordre ; la supérieure seule, si elle veut quelque chose, parlera et
encore à voix basse, et celle qui doit lui répondre parlera encore plus bas, en
aussi peu de mots que possible et de façon claire, afin qu'au milieu du grand
silence qui règne à table, la lecture soit votre unique préoccupation, qu'elle
réjouisse et nourrisse votre âme et que les mets servis entretiennent votre corps.

27. Canon formé d'un grand nombre de tropaires, récité certains jours du carême, par
exemple le jeudi de la cinquième semaine.
LE TYPIKON DE LA THÉOTOKOS KÉCHARITÔMÉNÈ 89

συναξάριον και περί της των αγίων νηστειών ακολουθίας ακριβέστατα ύμΐν
ύποθήσει, καθό καί διαπρακτέον τά τε άλλα ύμΐν καί δη καί τας αγρυπνίας
1240 έν πάση κυριακη, δεσποτική έορτη καί των λοιπών αγίων μνήμαις, ας
διέξεισι το συναξάριον.
Πλην ένταϋθα συγκαταβαίνουσα ή βασιλεία μου τη άσθενεία υμών καί
περί των αγρυπνιών συμπαθέστερόν τι έπινενόηκε' βούλομαι γαρ καί
διορίζομαι τάς μεν έπί ταϊς δεσποτικαΐς έορταΐς τοϋ Κυρίου καί ΘεοΟ καί
1245 σωτήρος ήμων καί της πανάγνου δεσποίνης καί Θεοτόκου τελεΐσθαι
μέλλουσας αγρυπνίας πάσας ολονύκτιους γίνεσθαι καί αυτήν τήν τοϋ μεγάλου
f. 8 Γ κανόνος καί τήν των αγίων παθών, ετι γε μήν καί τήν της Υψώσεως τοϋ
|

τιμίου σταυροο καί τήν των αγίων καί κορυφαίων αποστόλων Πέτρου καί
Παύλου, τάς δέ γε έπί των κυριακων ήμερων, ει μη που ταύταις καί των
1250 δεσποτικών μία συνδράμη εορτών, θέρους μεν τρίτης ώρας, χειμώνος δέ
τετάρτης αρχομένης έκτελεΐν. Ει δέ που τύχοι δύο έν μια έβδομάδι συν-
δραμεϊν αγρυπνίας, μίαν μέν δεσποτικής τίνος έορτης, έτέραν δέ τών έν ταϊς
κυριακαΐς τετυπωμένων, τήν μέν ούν δεσποτικήν, εϊτε δή προηγήσεται, εϊτε
καί μή, όλονύκτιον γίνεσθαι έντελλόμεθα, τήν δέ της κυριακης έκτης ώρας
f. 82 αρχομένης, ϊν' ούτω μικρόν άναπαυσάμεναι προθυμότεραι τοις έμπροσθεν
|

γίνοισθε. Καί έπί τω ορθρω δέ της μετά τήν όλονύκτιον άγρυπνίαν ημέρας,
βραδύτερον υμάς τοΟ συνήθους ώσεί μίαν ώραν έξανίστασθαι ή βασιλεία
μου βούλεται καί όρθρίζειν, ϊνα τα σώματα υμών άπό τοΟ κόπου
ανακτηθέντα είς τήν οίκείαν αύθις άποκαταστώσιν ίσχύν.

1260 μ. Περί της είς τήν τράπεζαν κλήσεως καί της έν αύτη διαγωγής.

'Επειδή περί της εκκλησιαστικής ακολουθίας τα δοκοϋντα διείληπται, δει


λοιπόν είπεΐν καί περί της εστιάσεως τών μοναζουσών. Πληρωθείσης τοίνυν
f. 82ν της ιεράς καί θείας λειτουργίας, έν τω άρθηκι προσμένειν όφείλουσιν,
|

έκδεχόμεναι τήν δια τοϋ συνήθους ξύλου πρόσκλησιν έπί τήν κοινήν τρά-
1265 πεζαν, τοϋ ξύλου δέ κρουσθέντος, συνεξιέναι τη έκκλησιαρχίσση, προσκυ-
νεΐν δέ τη προεστώσχι καί ούτω τοϋ συνήθους άρξαμένας ψαλμοϋ ήρεμαία
καί καθηκούση τη φωνή, ήγουν τοϋ « Υψώσω σε, ό Θεός μου, ό βασιλεύς
μου », ήρεμα βαδίζειν έπί τήν τράπεζαν καί τον ψαλμόν πληρωσάσας καθέ-
ζεσθαι εύτάκτως καθώς αν ή καθηγουμένη τάξη καί τα της καθέδρας
1270 αυτών, ούτω τε των παρατιθεμένων ευχαρίστως μεταλάμβανε ιν, γινομένης
f. 83 συνήθως αναγνώσεως, χωρίς θορύβου καί ταραχής, μόνης της προεστώ-
|

σης, ε'ί τι βούλοιτο, φθεγγομένης καί αύτης ήρεμαίως καί της άποκρίνε-
σθαι προς αυτήν όφειλούσης ήρεμαιοτέρα τη φωνή χρωμένης καί ολίγοις
ώς οΐόν τε καί συντεταγμένο ις τοις ρήμασιν, ώς άν άκρας ησυχίας οΰσης έν
1275 xfj τραπέζη μόνη προσέχητε τη αναγνώσει καί ταύτη μέν τάς ψυχάς εύ-
φραίνητε καί πιαίνητε, τοις δέ παρατιθεμένοις τα σώματα τρέφητε.

1263-1274 Évergétis, 337-357 (début du ch. 9, découpé ici en quatre, jusqu'à la 1. 1301)
90 P. GAUTIER

41. Conduite à tenir envers celle qui trouble le repas.

Si, au cours de votre repas, une sœur sème le trouble et se montre troublée,
dérange et est dérangée, et perturbe la lecture par des propos inopportuns et
malséants, détruit le calme et le silence, que la réfectorière l'invite à se taire par
des exhortations et des avertissements paisibles. Si elle cesse, qu'elle reste à
table, mais si elle s'obstine, qu'elle soit écartée de la table, même malgré elle,
sur injonction de la supérieure, qui lui imposera, si elle le veut, la peine de la
privation de nourriture ou la punira d'une autre manière, à sa guise.

42. Conduite à tenir envers celle qui dispute sur la préséance.

Si l'une d'entre vous est agitée par les souffles du Mauvais au point de se
soucier de vaine gloire et de préséance et se prévaut pour cela soit d'un plus
long séjour au monastère, soit d'une autre réalisation quelle qu'elle soit,
j'ordonne au nom du Seigneur qu'on lui assigne la dernière place. Si elle se
corrige, grâces soient rendues à Dieu. Si elle demeure incorrigible, qu'elle soit
chassée du monastère pour qu'elle ne communique pas aux autres une telle
corruption.

43. Il ne faut rien demander les unes aux autres.

Lors des repas, vous ne vous donnerez rien, ni nourriture ni boisson, pas
même une petite goutte d'eau le cas échéant pour refroidir la boisson mélangée
et plus chaude qu'il ne faut. Mais celle qui aura besoin de quelque chose de ce
genre demandera à la supérieure ce qui lui manque avec un respect et un
sérieux extrêmes. Si celle-ci y consent, on apportera ce qui a été demandé.
Sinon, elle se retiendra et ira s'asseoir en silence, rendant grâces à cause du
commandement de Dieu. Après avoir ainsi mangé, vous vous lèverez de table
et, après avoir terminé l'office prévu et la prière, vous vous rendrez au dortoir.

44. Les sœurs valides ne doivent pas refuser la table commune. Les malades.

Les sœurs bien portantes accepteront sans détour et sans refus la table
commune, et nul prétexte ne sera suffisant pour refuser de se rendre au
réfectoire commun. Les sœurs gravement malades et dans un état tel qu'elles
ne peuvent quitter le lit ou dormir calmement, mais qui causent du trouble et
LE TYPIKON DE LA THÉOTOKOS KÉCHARITÔMÉNÈ 91

μα'. Περί τοΟ έάν τις έν τχ) εστιάσει άτακτη.

'Εάν δέ τις έν τω έστιασθαι ύμας ταράσσουσα φαίνοιτο και ταρασσο-


μένη, θορυβούσα τε και θορυβουμένη και συγχέουσα τήν άνάγνωσιν άκαί-
f. 83ν ροις και άπρεπέσι ρήμασι \ και την γαληνιαίαν τε και ήρεμαίαν κατάστασιν
άφανίζουσα, κατασιγαζέσθω παρά της τραπεζαρίας ήσύχω παραινέσει τε
και νουθετήσει, και παυομένη μέν έάσθω, επιμένουσα δέ έξεγειρέσθω της
τραπέζης και άκουσα όρισμω τής καθηγουμένης, ήτις, εί βούλοιτο, και τό
της ατροφίας έπιτίμιον αύτη έπιθήσει ή και άλλως, ώς δοκεΐ, σωφρονίσει.

1285 μβ'. Περί τοΟ έάν τις περί προκαθεδρίας άμφισβητή.

Έάν δέ και μέχρι τοσούτου ταΐς αυραις τις υμών ριπισθείη τοϋ πονηροΟ
ώστε δόξης ματαίας φροντίζειν και προκαθεδρίας και προβάλλεσθαι προς
f. 84 τοϋτο ή χρονιωτέραν έν τΐ\ μονή διαγωγήν ή άλλην ένέργειαν όποιανοΟν,
|

εντέλλομαι έν Κυρίω τον εσχατον αύτη τόπον άποκληροϋν καν μέν


1290 διορθωθείη, τω Θεω χάρις' εί δέ αδιόρθωτος μένοι, έκδιώκειν αυτήν άπό
τΐ}ς μονής όπως μή και ταΐς άλλαις της τοιαύτης λύμης μεταδφ.

μγ'. Περί τοϋ μή ζητειν τι παρ' αλλήλων.

Έν μέντοι γε τφ άρισταν άλλήλαις ουδαμώς μεταδώσετε ούτε βρώματός


τίνος ούτε πόματος, άχρι γοϋν και ρανίδος τυχόν μικρας εις τό καταψύξαι
1295 το κερασθέν ποτήριον και ζέον πλέον τοϋ δέοντος. Άλλ' ή δεομένη
τοιούτου τινός μετ' ευλάβειας οτι μάλιστα πολλής και σεμνότητος παρά της
f. 84ν καθηγουμένης τό ένδέον αίτήσεταν κάν μέν τύχοι ταύτης έπινευούσης,
|

κομιεΐται τό κελευσθέν εί δέ μή, συστελεϊ έαυτήν και καθεσθήσεται μετά


σιωπής, ευχαριστούσα δια τήν τοϋ Θεοϋ έντολήν. Ούτως ούν έστιαθεϊσαι
1300 εγερθήσεσθε άπό της τραπέζης και τήν τυπικήν άκολουθίαν και τήν εύχήν
έκπληρώσασαι είς τό κοιμητήριον άπελεύσεσθε.

μδ'. Περί τοϋ άπαραίτητον εΐναι ταΐς ύγιαινούσαις τήν κοινήν τράπεζαν
και περί νοσουσων.

Ταύτην δέ τήν κοινή εύτρεπισθεΐσαν ύμΐν τράπεζαν αί μέν ύγιαίνουσαι


1305 άπροφάσιστον και άπαραίτητον έξετε, και ουδεμία έσται πρόφασις Ικανή
f. 85 προς παραίτησιν τής είς το κοινόν έστιατόριον συνελεύσεως. Ai άσθενοϋ-
|

σαι δέ ισχυρώς και ούτως ώστε μή δύνασθαι τής κλίνης έξανίστασθαι ή

1278-1284 ÉvÉTgé>Vw. 357-363 1286-1291 Évergétis, 374, 375, 381-382 1293-1299


Évergétis, W4-19Q 1300-1301 Évergétis, 419
92 P. GAUTIER

sont troublées, trouveront le repos et des soins attentifs dans une cellule
particulière selon la décision de la supérieure. La supérieure veillera aussi
attentivement sur les sœurs malades comme sur ses propres membres, leur
assurera ce qui convient à leur régime alimentaire et se préoccupera aussi de
leur fournir tout autre soulagement.

45. Le second repas.

Après que les sœurs se seront levées de table, il y aura un second repas,
composé de pains et d'autant d'aliments qu'on aura servis au premier repas, et
les sœurs de service se restaureront.
Il ne sera pas permis — ce que j'avais oublié de prescrire en parlant du
premier repas — à une sœur qui quitte la table d'emporter avec elle quelque
chose des aliments servis, ni pain ni autre chose, et aucune moniale ne
demandera à emporter un mets, un légume sec ou quelque autre chose, mais
toutes mangeront en commun.

46. La nourriture les jours ordinaires.

Votre nourriture, les jours ordinaires, les mardi, jeudi, samedi et dimanche,
consistera au repas de midi en deux ou trois plats, si la supérieure l'autorise,
de poissons et de fromage ; le lundi, en deux ou trois plats de légumes secs cuits
à l'huile et de crustacés, si l'on en trouve ; les mercredi et vendredi, en deux ou
trois plats de légumes secs cuits à l'huile et de légumes verts. Mais si ces
jours-là, je veux dire les lundi, mercredi et vendredi, quelques pieux chrétiens
vous procurent une paraclèse28, ou si ces jours coïncident avec une fête du
Seigneur ou de l'un des douze saints apôtres, des martyrs ou évêques célèbres,
vous mangerez aussi alors du poisson, la supérieure veillant à en procurer si
une paraclèse n'est pas fournie par d'autres personnes.
Votre boisson, tous les jours ordinaires, sera donnée avec le grand hexa-
gion29, mais, quand la supérieure le jugera bon, elle sera même augmentée
autant qu'elle le voudra. Au souper de ces mêmes jours on vous présentera du
pain, des légumes verts de saison et de petits fruits, selon la décision de la
supérieure. On vous donnera la boisson avec le grand hexagion.

47. La nourriture au temps du grand carême.

Voilà donc ce qu'il en sera pour les jours ordinaires de l'année. Mais au cours
des saints jeûnes il en ira autrement, et notamment pendant le premier et le plus

28. Comme il est précisé ci-dessous (1. 1783), il s'agit d'un envoi de poissons : cf.
Clugnet, Dictionnaire, p. 114-115.
29. Mesure de capacité indéterminée : Gautier, Pantocrator, p. 40 n. 42.
LE TYPIKON DE LA THÉOTOKOS KÉCHARITÔMÉNÈ 93

άταράχως ύπνοϋν, άλλ' ένοχλοϋσαι και ένοχλούμεναι κατά γνώμην της


καθηγουμένης έν ίδιάζοντι κελλίω τεύξονται αναπαύσεως και θεραπείας
1310 επιμελεστέρας. Φροντιεΐ δέ ή καθηγουμένη και των νοσουσών έπιμελέστε-
ρον ώς οικείων μελών και παρέξει ταύταις τα κατάλληλα προς διατροφήν
πρόνοιάν τε ποιήσεται και της άλλης αυτών αναπαύσεως.

με'. Περί τοϋ και δευτέραν γίνεσθαι έστίασιν.

f. 85ν Τοίνυν μετά το τάς μοναχάς άναστηναι της τραπέζης, έστίασις δευ-

|
1315 τέρα γινέσθω άρτων τε παρατιθεμένων καί βρωμάτων οσα έν τη πρώτη πα-
ρατέθειται τραπέζη, καί έστιάθωσαν αϊ διακονήσασαι.
Μη έξέστω δέ — οπερ καί έν τη πρώτη εστιάσει τυπωθηναι διέλαθεν —
άνισταμένη της τραπέζης αϊρειν τι μεθ' εαυτής έκ των παρακειμένων μήτε
άρτον μήθ' έτερον τι, άλλα μηδέ των μοναχών τις αίτείτω μεθ' εαυτής
1320 λαβείν ή μαγειρείαν ή οσπριον ή άλλο τι, αλλά κοινή πασαι έστιάθωσαν.

μς'. Περί της έν ταϊς λιταΐς ήμέραις τροφής.

Ή δέ τροφή υμών εσται έν ταΐς λιταΐς ήμέραις κατά το άριστον, τρίτη


μεν καί πέμπτη καί σαββάτω καί κυριακη, εδέσματα δύο ή τρία, εί τη
f. 86 καθηγουμένη δοκοίη, δι' ιχθύων καί τυροϋ' έν δέ τη δευτέρα, δύο ή τρία
|

1325 δι' οσπρίων έψητών σύν έλαίω καί οστρακόδερμων, εί εύρίσκοιντο' τετράδι
τε καί παρασκευή, δύο ή τρία εδέσματα δι' οσπρίων έψητών σύν έλαίω καί
λάχανων ομοίως. Εί δέ καί έν αύταΐς, τή δευτέρα, φημί, τετράδι τε καί
παρασκευή, παρά τίνων φιλοχρίστων γένηται παράκλησις ή εορτή τύχη
δεσποτική ή τίνος τών δώδεκα αγίων αποστόλων ή τών επισήμων μαρ-
1330 τύρων ή ιεραρχών έσθίειν καί τότε ίχθύας, αυτής της ηγουμένης τούτου
φροντιζούσης, εί μή τις ϊη παρ' ετέρων παράκλησις.
Ή δέ πόσις υμών έν πάσαις ταΐς λιταΐς ήμέραις έσται μετά τοϋ μείζονος
f. 86ν έξαγίου' οτε δέ τη προεστώση δόξει, καί έπαυξηθήσεται καθόσον αύτη
|

βουλητόν. Κατά δέ το δεΐπνον τών αυτών ήμερων παρατεθήσεται ύμΐν


1335 άρτος καί λάχανα τά κατά καιρόν καί όπώραι μικραί κατά γνώμην της
προεστώσης. Το δέ τοι πόμα δοθήσεται μετά τοϋ μείζονος έξαγίου.

μζ'. Περί της έν τη μεγάλη τεσσαρακοστή τροφής.

ΤαΟτα μεν έν ταΐς λιταΐς ήμέραις τοϋ ένιαντοΟ. Έν δέ γε ταΐς των αγίων
νηστειών ούχ όντως, καί πρό γε τών άλλων έν τη πρώτη καί μεγίστη, ής

1333 έξαγίου έξαγίου Évergétis


:

1338-1350 Évergétis, 435-450 (début des citations du ch. 10, qui forme ici les ch. 47-48)
94 P. GAUTIER

grand. Le premier jour de la première semaine de ce jeûne, c'est-à-dire le lundi,


on ne doit pas célébrer la sainte liturgie ni se préoccuper de table ou de
nourriture. Toutefois, les autres jours de cette semaine, il faut dresser la table
et prendre la nourriture qui est apportée, laquelle se composera de légumes secs
préparés à l'eau et de quelques légumes verts crus, peut-être aussi de fruits.
Comme boisson, vous boirez de l'eau chaude assaisonnée de cumin30. Le
vendredi, il vous faut prendre deux plats cuits, l'un avec de l'huile, l'autre sans
huile, et boire du vin qui vous sera servi avec le grand hexagion à cause de la
fête du saint mégalomartyr Théodore31, fête que la supérieure doit célébrer
obligatoirement. Le samedi, elle accordera une paraclèse et fera servir à la
communauté des crustacés. Si un pieux chrétien vous donne une paraclèse,
vous mangerez aussi des poissons.
La première semaine du saint et grand carême, vous l'accomplirez donc
ainsi. Mais tous les samedis et dimanches du même saint jeûne, on vous servira
trois plats contenant des mets cuits à l'huile, et l'on vous donnera comme
boisson le grand krasobolion32 habituel. Il en ira de même le mercredi de la
mi-carême et le jeudi du grand Canon33. Mais les autres mercredis et jeudis, on
vous servira deux plats cuisinés, tous les deux à l'huile, et du vin qui sera
mesuré avec le petit hexagion. Les lundis, on vous servira deux plats cuisinés,
l'un à l'huile, l'autre sans huile, et du vin qui sera mesuré avec le petit hexagion,
qui équivaut à la moitié du grand. Les mercredis et vendredis, on vous servira
deux plats cuisinés, mais sans huile, et la boisson sera du vin mesuré avec le
petit hexagion. Si un lundi ou un mardi ou un jeudi ou un samedi ou un
dimanche se célèbre la mémoire de la découverte du vénérable chef du
Précurseur ou celle des Quarante Saints34 ou celle de la fête de l'Annonciation, on
mangera du poisson et l'on servira du vin avec le grand hexagion, soit que les
poissons aient été fournis par le monastère, soit qu'une paraclèse ait été
envoyée par de pieux chrétiens. Si l'une des fêtes susdites tombe l'un des jours
de la première semaine, on mangera comme les mardis et jeudis des autres
semaines du saint carême, et le vin sera servi avec le grand hexagion. Par
conséquent, pendant tous les autres saints jours du carême, il vous sera
absolument interdit de consommer du poisson, à moins qu'à l'occasion une
paraclèse ne vous soit envoyée par quelqu'un, le samedi ou le dimanche.
Lors de la fête de l'Annonciation, il faut faire une fête splendide autant que
possible, et vous mangerez du poisson fourni par le monastère et vous prendrez
du vin avec le grand hexagion. Vous mangerez du poisson lors de cette fête-là,
comme je l'ai dit, si elle ne tombe pas pendant la grande semaine sainte, car
alors vous ne consommerez que des crustacés ou plutôt vous recevrez une

30. Boisson consommée les jours de jeûne rigoureux : Gautier, Pantocrator, p. 58


n. 26.
31. Saint Théodore Tiron, fêté le premier samedi de la première semaine du carême,
avec mémoire du miracle des colybes.
32. Genre de gobelet : Gautier, Pantocrator, p. 48 n. 7.
LE TYPIKON DE LA THÉOTOKOS KÉCHARITÔMÉNÈ 95

1340 μήθ'
κατάίερουργητέον
την πρώτην ήμέραν
μήτε τραπέζης
της πρώτης
φροντιστέον
εβδομάδος,
ή βρώσεως'
ήγουν κατά την δευτέραν,
ταΐς μέντοι έξης
f. 87 ήμέραις της τοιαύτης εβδομάδος και τράπεζαν παρα|θετέον και βρώσεως
την αίρονμένην μεταληπτέον, ήτις δη εσται εξ οσπρίων διαβροχών ϋδατι
και ώμων τίνων λάχανων, ϊσως και όπωρών. Πόμα δέ πίεσθε θερμόν ύδωρ
1345 κυμίνφ σννηρτνμένον. Έν μέντοι τη παρασκευή έψητά τίνα βρωτέον ύμΐν
εδέσματα δύο, το μεν εν μετά ελαίου, τό δέ έτερον χωρίς ελαίου, και οινον
ποτέον μετά τοΟ μείζονος έξαγίου διδόμενον δια την έορτήν τοΰ αγίου
μεγαλομάρτυρος Θεοδώρου, ην ή προεστωσα οφείλει έπιτελεΐν χρεωστικως,
και παρακαλεϊν υμάς κατά την τοΟ σαββάτου ήμέραν και όστρακοδέρμοις
1350 την αδελφότητα έστιαν. Εί δέ παρά τίνος των φιλοχρίστων παράκλησις
γένοιτο, καί δι' ιχθύων έστιαθήσεσθε.
f. 87ν |
Ή μεν δή πρώτη έβδομάς rffç αγίας και μεγάλης τεσσαρακοστής ούτως
ύμΐν άνυέσθω. Τοις δέ σάββασι πασι καί ταΐς κυριακαΐς τής αυτής αγίας
νηστείας, τρία παρατιθέσθω ύμΐν εδέσματα μαγειρευτά μετέχοντα ελαίου'
1355 διδόσθω δέ καί εις πόσιν τό σύνηθες μέγα κρασοβόλιον. Τό δ' αυτό γινέσθω
καί τή τετράδι τής μεσονηστίμου καί τή πέμπτη τοΟ μεγάλου κανόνος' ταΐς
δέ γε τρίταις καί πέμπταις ταΐς άλλαις, δύο μέν ύμΐν εδέσματα παρατεθή-
σονται μαγειρευτά, αμφότερα ελαίου μετέχοντα, οίνος δέ τω έλάττονι έξα-
γίφ μετρούμενος. Τάς μέντοι δευτέρας δύο εδέσματα μαγειρευτά παρατε-
f. 88 θήσονται, ων το εν μετά ελαίου, το δέ έτερον ελαίου άμέτοχον, και οίνος
|

δέ τφ έλάττονι έξαγίω μετρούμενος, όπερ εστί τοϋ μείζονος τό ήμισυ. Τάς


δέ τετράδας καί παρασκευάς δύο εδέσματα μαγειρευτά μέν, ελαίου δέ
αμέτοχα, καί ή πόσις οίνος τω έλάττονι έξαγίω μετρούμενος. Εί δέ έν
δευτέρα τινί ή τρίτη ή πέμπτη ή σαββάτω ή κυριακτ) τύχη τήν μνήμην
1365 συνδραμειν τής ευρέσεως τής τιμίας κεφαλής τοϋ Προδρόμου ή τών αγίων
Τεσσαράκοντα ή τής εορτής τοϋ Ευαγγελισμού, καί δι' ιχθύων έστιατέον
καί οίνου μεταδοτέον τω μείζονι έξαγίω, ή οίκοθεν όψωνιζομένων τών
f. 88V Ιχθύων ή παρακλήσεως στελλομένης παρά τών φιλοχρίστων. \ Εί δέ τις των
είρημένων έορτων έν μια τών τής πρώτης εβδομάδος ήμερων τύχη τελεΐ-
1370 σθαι, επίσης ταΐς τρίταις καί πέμπταις των άλλων εβδομάδων τής αγίας
τεσσαρακοστής έστιατέον έν βρώμασιν, ο'ίνου δέ μεταδοτέον τφ μείζονι
έξαγίω. Τάς αλλάς τοίνυν πάσας αγίας ημέρας τής τεσσαρακοστής, ούκ
έξέσται ύμΐν ίχθυοφαγεΐν τό σύνολον, εί μη παράκλησις ϊσως πεμφθείη
παρά τίνος έν σαββάτω ή κυριακή.
1375 Τής εορτής δέ τοΟ Ευαγγελισμού έπιστάσης, λαμπρώς έορταστέον είς
δύναμιν καί ιχθύων μεταληπτέον οίκοθεν όψωνιζομένων καί οίνου ποτέον
f. 89 δια τοϋ μείζονος έξαγίου. Ίχθυοφαγήσετε δέ έν τή αγία ταύτη εορτή, ώς
\

εφηται, έάν μή τή αγία καί μεγάλη έβδομάδι συνδράμη, τότε γαρ τοις
όστρακοδέρμοις χρήσεσθε μόνοις, μάλλον δέ παρακληθήσεσθε δια τήν

1 352- 1 374 Évergétis, 45 1 -476 1 375- 1 389 Évergétis. 480-502

33. Soit le jeudi de la cinquième semaine du carême.


34. Les Quarante martyrs de Sébaste, fêtés le 9 mars ; la mémoire du Prodrome
tombait le 24 février.
96 P. GAUTIER

paraclèse à cause de la fête, puisque, les trois jours de cette semaine-là, savoir
les lundi, mardi et mercredi, vous les passerez en vous contentant de légumes
secs à l'eau, de légumes verts crus et de fruits qu'on pourrait trouver, et de
boisson chaude mêlée de cumin. Mais si la susdite fête de l'Annonciation
tombe le lundi ou le mardi de la grande semaine sainte ou bien le grand jeudi,
vous ne prendrez que des crustacés. Si elle tombe le grand mercredi, le grand
vendredi ou encore le grand samedi, vous vous contenterez de légumes secs
cuits et de légumes verts à l'huile le grand mercredi et le grand vendredi, mais
il faut prendre le vin avec le grand hexagion. Le grand samedi écartez toute
préoccupation qui vous distrairait. Car vous ne supprimerez pas à cause de
cette fête le jeûne du grand samedi, seul jour où, selon la tradition canonique,
il faut s'abstenir de toute nourriture35. Bien plus, il vous faut observer les
prescriptions des saints Pères et accomplir autant que possible, selon Grégoire
le Théologien, tout ce qui par ailleurs en elles est bon. « Car, dit-il, célébrer une
fête, c'est thésauriser pour notre âme quelque chose des réalités solides et
stables et non de celles qui échappent et se dissipent, qui émoustillent un peu
la sensibilité, mais qui le plus souvent sont nuisibles, à mon sens. » Et encore :
« Au corps suffit sa propre malice. A quoi bon pour la flamme une matière plus
abondante, ou pour le fauve une nourriture plus copieuse qui le rend plus
fougueux et plus violent qu'on ne s'y attend ! C'est pourquoi il faut célébrer
cette fête spirituellement. » Par conséquent, le grand jeudi saint, quand nous
ne fêterons pas l'Annonciation, votre nourriture sera identique à celle du mardi
et du jeudi des autres semaines de carême, et le vin sera servi avec le grand
hexagion. Mais le vendredi saint, à moins que la susdite fête de notre toute pure
souveraine la Théotokos ne tombe ce jour-là, on ne fera rien cuire, mais vous
prendrez des légumes verts crus et des fruits, et du vin vous sera servi avec le
grand hexagion à cause de la fatigue causée par la vigile. Le samedi saint,
écartez tout souci qui vous distrairait. Qu'on se contente d'une collation36
comme d'habitude, même si ce jour-là coïncide avec la fête de l'Annonciation
de notre toute pure souveraine la Théotokos.
Observez donc ce régime dans votre nourriture au cours du saint et grand
carême, le soin des sœurs malades reposant sur la décision de la supérieure.
Nous allons établir maintenant le régime à suivre pour le jeûne des Saints
Apôtres.

48. La nourriture au temps du carême des Saints Apôtres et de la Nativité du


Christ37.

Après que l'office entier des heures et de la divine liturgie aura été célébré
comme l'indique le synaxaire, vous vous rendrez au réfectoire, selon le règle-

35. Canon 89 du concile In-Trullo ; canon 66 des Apôtres.


36. Collation légère qui se prenait dans le narthex : Gautier, Pantocraîor, p. 88 n. 15.
37. Ce typikon ne connaît que trois jeûnes et ignore celui de la Dormition
(Assomption) ; sur cette question, voir V. Grumel, Le jeûne de l'Assomption dans l'Église
grecque. Étude historique, EO 32, 1933, p. 186-188. Le jeûne des Saints- Apôtres
commençait le lundi après le dimanche de Tous-les-Saints et se prolongeait jusqu'au
LE TYPIKON DE LA THÉOTOKOS KÉCHARITÔMÉNÈ 97

1380 εορτήν, έπει τάς τρεις ημέρας ταύτης της εβδομάδος, ήγουν δευτέρα, τρίτη
και τετράδι, διάγειν εικός τισιν όσπρίοις διαβρόχοις και λαχάνοις ώμοΐς
και όπώραις ταϊς παρατυχούσαις άρκούμεναι και τφ κυμινάτω θερμφ
πόματι. Ει δέ και έν xfj δευτέρα και τρίτη της αγίας και μεγάλης εβδομάδος
συνδράμη ή προδηλωθεϊσα εορτή τοϋ Εύαγγελισμοϋ ή τή μεγάλη πέμπτη,
1385 τοις όστρακοδέρμοις χρήσεσθε μόνοις. Ει δε και έν τή μεγάλη τετράδι και
f. 89ν παρασκευή ή και αύτφ τφ μεγάλω σαββάτω, τη μεν μεγάλη τετράδι και
\
τή μεγάλη παρασκευή όσπρίοις τισίν έψητοΐς και λαχάνοις σύν έλαίω
άρκεσθήσεσθε ■ μεταληπτέον δέ και οίνου τφ μείζονι έξαγίφ. 'Εν δέ τφ άγίω
σαββάτω άπέστω πάσα μέριμνα περισπασμόν έμποιοϋσα' ού γαρ δια την
1390 εορτήν καταλύσετε την τοϋ μεγάλου σαββάτου νηστείαν, φ μόνω νηστεύειν
άπό πάντων κανονικώς παρελάβομεν. Άλλα και μάλλον τηρητέον τάς των
θείων πατέρων διατάξεις και έργαστέον ύμΐν ώς δυνατόν, κατά τόν Θεολό-
γον Γρηγόριον, παν έτερον έν αύταϊς αγαθόν. Και γάρ, φησί, τοΟτό έστι το
έορτάζειν ημών ψυχή τι θησαυρίζειν των έστώτων και κρατουμένων, άλλα
f. 90 μή των υποχωρούντων και λυομένων και μικρά σαινόντων τήν αϊσθησιν,
\

τά πλείστα δέ βλαπτόντων κατά τόν έμόν λόγον. Και πάλιν ' Άρκετόν τω
σώματι ή κακία αύτοϋ' τί δέ δει τή φλογι πλείονος ύλης ή τω θηρίω δαψι-
λεστέρας τροφής, 'ίνα μάλλον δυσκάθεκτον γένηται και τοϋ λογισμού
βιαιότερον ; Διά ταΟτα γοϋν έορταστέον πνευματικώς. Τή τοίνυν αγία καί
1400 μεγάλη πέμπτη, οτε μή έορτάζομεν τον Εύαγγελισμόν, κατά τάζ"τρίτας καί
πέμπτας των λοιπών εβδομάδων της τεσσαρακοστής ή έστίασις εσται ύμΐν
έν τοις έδέσμασιν, ό δέ οίνος τω μείζονι έξαγίφ. Τη μέντοι αγία παρα-
f. 90ν σκευή, ει μή ή προλεχθεϊσα εορτή της πανάχραντου δεσποίνης ήμων |
Θεοτόκου συνδράμη, ουδόλως μαγειρευτέον, λάχανων δέ τίνων ώμων καί
1405 όπωρών μεταληπτέον και οϊνου τφ μείζονι διδομένου έξαγίω δια τον έκ της
αγρυπνίας κόπον. Έν δέ τφ άγίω σαββάτω άπέστω πάσα μέριμνα
περισπασμόν έμποιοϋσα' μόνος δέ διακλυσμός γινέσθω κατά το εθος, καν ή
της πανάχραντου δεσποίνης ήμων Θεοτόκου συνδράμη εορτή τοϋ
Εύαγγελισμοϋ.
1410 ΤοΟτον μέν δή τόν τρόπον ή έν τή αγία καί μεγάλη τεσσαρακοστή δίαιτα
τών τροφών υμών έχέτω, τής περί τών άσθενουσών φροντίδος τή διακρίσει
τής προεστώσης ανατεθείσης. Τα δέ των 'Αγίων 'Αποστόλων αύτίκα δή
τυπωθήσεται.
|

f. 91 μη'. Περί τής έν τή των 'Αγίων 'Αποστόλων τεσσαρακοστή και τών Χρίστου
1415 Γενεθλίων τροφής.

Μετά το τελεσθήναι τήν πάσαν άκολουθίαν τών τε ωρών καί τής θείας
λειτουργίας ώς το συναξάριον διέξεισι, καλείτω υμάς ή τράπεζα κατά τόν

1393-1399 Oratio in Pentecosten : PG 36, 429B ; texte non cité dans Évergé-
tis 1399-1412 Évergétis, 491-505 1416-1428 Évergétis. 509-516
29 juin. Celui de la Nativité, appelé aussi de S. Philippe, durait 40 jours, du 15 novembre
au 25 décembre.
98 P. GAUTIER

ment fixé ci-dessus, à la septième heure. Les lundi, mercredi et vendredi, vous
mangerez deux plats cuits à l'huile et vous boirez du vin avec le grand
hexagion ; les mardi et jeudi, deux ou trois plats semblables, au gré de la
supérieure ; les samedi et dimanche, vous consommerez du poisson fourni par
le monastère, à moins qu'un envoi de poissons38 n'ait été fait par quelqu'un, et
du vin vous sera servi tous les jours avec le grand hexagion. De plus, tous les
jours, on vous présentera un souper composé de pain, de légumes verts crus et
de fruits de saison, et l'on vous versera du vin avec le grand hexagion à cause
de la chaleur et de la sécheresse de la saison. Si l'on apporte une paraclèse,
même un autre jour, alors aussi vous mangerez du poisson en rendant grâces.
Le carême de la sainte Nativité du Christ sera semblable à celui des Saints
Apôtres en ce qui concerne la nourriture et la boisson, et la liturgie sera
célébrée tout entière conformément au synaxaire. Sur deux points seulement le
régime de ce carême doit se distinguer de celui des Saints Apôtres : en premier
lieu, on ne fait qu'un seul repas, car c'est à la neuvième heure qu'on vous
servira la nourriture durant ce jeûne, et le jeûne commencera exactement
quand « Dieu Seigneur » ne sera pas chanté à l'orthros, alors que les autres
jours un léger souper vous est offert parce que le déjeuner n'a pas lieu à la
neuvième heure, mais plus tôt ; en second lieu, on sert le vin avec le petit
gobelet lors du souper, les jours où il est permis de souper.
Lors de la fête de l'entrée de la Théotokos dans le saint des saints, vous
mangerez du poisson, même si personne ne vous en fait l'offrande, mais les
autres jours seulement quand quelqu'un en offrira.

49. Il ne faut pas manger en cachette.

Les prescriptions concernant la nourriture vous ayant donc été ainsi fixées,
nous vous engageons à ne pas prendre de nourriture ni de boisson en cachette
et à éviter de le faire autant que possible, ayant toujours présent à l'esprit que,
à l'origine, c'est une nourriture défendue qui nous a entraînés dans la mort et
nous a privés du séjour dans le paradis, nourriture que le démon pervers et
principe du mal avait présentée. Et, depuis lors et jusqu'à ce jour, il ne cesse
de présenter à ceux qui ont entrepris la guerre contre lui nourriture ou boisson
à goûter en cachette et en dehors de l'obéissance, parce que pour lui c'est là une
arme ancienne, et non seulement de les présenter, mais encore de plaider en
faveur de cette collation secrète et de soutenir que la chose est naturelle et
innocente. Mais vous, gardez-vous d'ignorer ses intentions, considérant le but
du conseil qui n'est autre qu'une transgression du précepte.

38. Le terme diakrisis équivaut pour le sens à paraklèsis, un soulagement du jeûne :


voir p. 92 n. 28.
LE TYPIKON DE LA THÉOTOKOS KÉCHARITÔMÉNÈ 99

άνω διαταγέντα τύπον, εβδόμης ώρας ένισταμένης, εν η κατά μεν την


δευτέραν, τετράδα και παρασκευήν δύο εδέσματα ύμΐν σύν έλαίω έψητά
1420 έσθιέσθω και οίνος πινέσθω δια τοΟ μείζονος έξαγίον κατά δέ τας τρίτας
και τας πέμπτας δύο ή τρία ομοια εδέσματα καθώς ή προεστώσα θελήσει'
f. 9 Γ τα δέ σάββατα και τάς κυριακας καί ιχθύων μεταληπτέον οίκοθεν

|
παρεχομένων, ει μη διάκρισις παρά τίνος στέλλοιτο, και οίνος δέ έν άπάσαις
ταΐς ήμέραις ό μετά τοϋ μείζονος έσται έξαγίου. 'Αλλά καί δείπνος έν
1425 άπάσαις παρατιθέσθω άρτου καί λάχανων ώμων και όπωρων των κατά τον
καιρόν εκείνον, και οίνος ό τοϋ μείζονος έξαγίον διά το κανσώδες καί
ξηράντικόν τοϋ καιροϋ. "Αν δέ τις ϊη παράκλησις, καί έν ετέρα ημέρα,
μεταληπτέον καί τότε ιχθύων εύχαριστούσας.
Καί ή τών αγίων δέ τοϋ Χρίστου Γενεθλίων τεσσαρακοστή όμοία 'έσται
1430 τη τών 'Αγίων Αποστόλων εν τε ταΐς βρώσεσι και ταΐς πόσεσι, καί ή
ακολουθία έσται πάσα κατά το συναξάριον. Λυσί δέ τούτοις μόνοις ή έν
f. 92 ταύτη τη τεσσαρακοστή δίαιτα της τών 'Αγίων 'Αποστόλων παραλλάττειν
|

οφείλει, τω τε άπαξ έστιασθαι — έννάτη γαρ ώρα την έστίασιν ύμΐν πα-
ραθήσει, νηστείας αγομένης, νηστεία δέ εϊη πάντως οπότε μη το « Θεός
1435 Κύριος» έν τφ ορθρω ψάλλοιτο, έν ταΐς άλλαις ήμέραις δείπνου βραχέος
παρατιθεμένου ύμΐν δια τό άριστον μή κατά τήν έννάτην ώραν γίνεσθαι,
άλλα ταχύτερον — καί τω οίνον δίδοσθαι τώ έλάττονι κρασοβολίω έν τω
δείπνω έν ταΐς ήμέραις, έν αίς δειπνεΐν συγκεχώρηται.
Έν δέ γε τ-fj εορτή της είς τα άγια τών αγίων εισόδου της Θεοτόκου, καί
1440 ίχθΟσι τραφήσεσθε, κάν μηδείς προσενέγκοΓ έν δέ ταΐς άλλαις ήμέραις, οτε
παρά τίνος προσενεχθεΐεν.
|

f. 92ν μθ'. Περί τοϋ μή λαθροφαγειν.

Τών μέν οΰν κατά τήν τροφήν ούτως ύμΐν διατυπωθέντων, καί άποχήν
λαθραίας βρώσεώς τε καί πόσεως εΐσηγούμεθα καί φεύγετε ταύτην όπόση
1445 δύναμις, εκείνο δια παντός φέρουσαι κατά νοΟν οτι καί κατ' αρχάς βρώσις
ημάς υπήγαγε τώ θανάτω παρήκοος καί τής έν παραδείσω διαγωγής άπε-
στέρησε, τοϋ πονηροϋ καί άρχεκάκου δαίμονος αυτήν εΐσηγησαμένου,
όστις έξ εκείνου καί μέχρι τοϋ νϋν ού παύεται τοις τον κατ' αύτοϋ
πόλεμον άναδεξαμένοις ώς άρχαΐον οπλον τήν λαθραίαν καί άπηγορευ-
1450 μένην γεϋσιν βρωτοϋ τίνος ή ποτοϋ προβαλλόμενος καί μή μόνον προβαλ-
f. 93 λόμενος, άλλα καί συνηγόρων τΤ\ λαθραία γεύσει καί κατά φύσιν είναι
|

λέγων τό πράγμα καί άναιτίατον. Ύμεΐς δέ μή άγνοήσητε αύτοϋ τα


νοήματα, προς τό τέλος τής συμβουλής άφορώσαι οτι παράβασίς έστιν εντολής.

1429-1435 Évergélis. 518-524


100 Ρ- GAUTIER

50. La pauvreté.

Pour que du moins vous échappiez aisément à ce filet du Mauvais, nous vous
prescrivons un dépouillement absolu, qui peut vous assurer les plus grands
avantages. Si vous l'observez, vous échapperez sans peine à la tentation de
manger et boire secrètement. Car celui qui n'a rien, que pourrait-il goûter ?
Pratiquez donc une rigoureuse pauvreté, non seulement en fait d'argent jusqu'à
une obole, mais encore en fait de nourriture et de boisson jusqu'au minimum.
En effet, pour que cette prescription ne soit pas transgressée, nous engageons
la supérieure à vous fouiller autant de fois et quand elle le voudra et à ne vous
permettre d'avoir rien de plus que ce qui est autorisé par la règle cénobitique39.

51. Les sœurs ne doivent pas se décourager devant les règles du typikon
concernant la vie cénobitique.

Devant ces règles et ces exhortations, il vous convient non seulement de ne


pas vous décourager ni d'être accablées, mais plutôt de vous réjouir et
d'exulter, parce que, affranchies de tout souci, vous aurez, sans être jamais
distraites, comme unique labeur le souci et la préoccupation de sauver votre
âme. Car nous vous avons ménagé une table commune, où rien ne manque de
ce qui est nécessaire ; vous l'accepterez toujours sans contester ni ergoter, et
vous ne la refuserez en aucune manière. Si une sœur prétend vouloir
abandonner la table commune sous prétexte d'ascèse, il sera permis à la sœur, présente
à table, de goûter à chacun des plats selon le grand Basile40, pratique qui a
coutume de détruire l'orgueil qui accompagne le jeûne, et de ne pas manger.
L'unique raison tolérée pour s'absenter du repas commun est une maladie qui
ne doit pas être ignorée de la supérieure du monastère.

52. Tout l'entretien des sœurs doit être couvert par les revenus du monastère.

J'ordonne que les habits, les manteaux, les voiles et tout ce qui est nécessaire
vous soient fournis sur les revenus affectés au monastère, après avoir été
préalablement achetés et remisés en temps opportun. Et le moment opportun
est celui où ces objets ne manquent pas, mais se trouvent en abondance et sont
vendus bon marché. Bref, j'ordonne que toutes vos dépenses nécessaires, que
je ne veux pas énumérer une à une, soient couvertes par le monastère, et il en

39. L'higoumène de l'Évergétis inspectait les cellules des moines une fois par mois :
Évergétis, p. 69 (ch. 27). La pratique est ancienne, puisqu'elle est attestée dans Y Histoire
Philothée, V, 3 ; Théodoret de Cyr, Histoire des moines de Syrie, I (P. Canivet-Alice
Leroy-Molinghen, Paris 1977), P. 332-333.
40. S. Basile, Regulae fusius tractatae, 18 : PG 31, 965.
LE TYPIKON DE LA THÉOTOKOS KÉCHARITÔMÉNÈ 101

ν'. Περί άκτησίας.

1455 "Ινα γοϋν την τοιαύτην παγίδα τοϋ πονηροϋ ευχερώς ύπερβαίνητε,
άκτησίαν έσχάτην ημείς ύμΐν έπιτάττομεν, τα μέγιστα συμβαλέσθαι
δυναμένην ην φυλάττουσαι, άμογητί τον της λαθραιοφαγοποσίας
διαδιδράσκοιτε κίνδυνον ô γαρ έχων μηδέν τίνος άν γεύσοιτο ; "Ακραν
τοιγαροϋν άκτησίαν ασκήσατε, ούκ έν χρήμασι μόνον μέχρι και όβολοΟ,
f. 93ν άλλα και έν βρώμασί τε και πόμασι μέχρι τοϋ ελαχίστου. Ώστε γαρ μη

|
παραβαίνεσθαι την τοιαύτην έντολήν ημών, καί τη προεστώση είσηγούμεθα
οσάκις καί οτε βούλοιτο διερευναν ύμας καί μηδέν πλέον εχειν έαν των
παρά τού κοινοβιακού κανόνος συγχωρουμένων.

να'. Περί τοϋ μη δειν τας μοναχάς έπί ταΐς τοϋ τυπικού ύποθήκαις περί της
1465 κοινοβιακής άγωγης άθυμεΐν.

Ταϊς τοιαύταις ήμων ύποθήκαις καί εΐσηγήσεσιν ού μόνον μή άθυμεΐν


ύμας μηδ' άχθεσθαι, άλλα καί χαίρειν καί άγαλλιασθαι εικός, οτι πάσης
άπολελυμέναι φροντίδος εν έργον άπερίσπαστον έξετε την της πνευματικής
σωτηρίας φροντίδα καί έπιμέλειαν τράπεζάν τε γαρ κοινήν ύμΐν ήτοιμά-
f. 94 σαμεν ούδενός των αναγκαίων έπιδεη, ην καί εξετε μέχρι παντός άπα-
|

ραίτητόν τε καί άποφράσιστον, κατ' ούδένα τρόπον αυτήν παραιτούμεναι'


καν
άλλ' γαρ
εξόνδι'καί
άσκησιν
παρούση
λέγη
γεύεσθαι
τις έθέλειν
μέν εκάστου
της κοινής
τωντραπέζης
παρατιθεμενων
άπολιμπάνεσθαι,
κατά τον
μέγαν Βασίλειον — όπερ καί τον έπιγινόμενον τη νηστεία καταβάλλειν
1475 εϊωθε τϋφον —, μή έσθίειν δέ, ως είναι μόνην εύπαράδεκτον αίτίαν είς
άπόλειψιν της κοινής εστιάσεως νόσον τη προεστώση τής μονής ούκ άγνο-
ουμένην.

νβ'. Περί τοϋ πασαν τήν διοίκησιν των μοναζουσων άπό των εισόδων
γίνεσθαι της μονής.

f. 94ν Καί άμφια δέ καί περιβλήματα καί σκεπάσματα καί τήν λοιπή ν χρείαν
|

άπό των άφορισθεισών τη μονή προσόδων γίνεσθαι ύμΐν διορίζομαι, κατά


τον προσήκοντα καιρόν προεξωνούμενα καί άποτιθέμενα" προσήκων δέ
καιρός, καθ' ον ούκ έπιλείπουσι τα τοιαϋτα ε'ίδη, άλλα καί ευρίσκονται
δαψιλέστερα καί πιπράσκονται εύωνότερα. Καί απλώς πασαν υμών τήν
1485 άναγκαίαν διοίκησιν, 'ίνα μή τα καθ' εκαστον άπαριθμώμαι, άπό τής μονής
γίνεσθαι διατάττομαι, καί έσται οΰτω ταϋτα γινόμενα, ώστε το τοϋ κοινό-
102 P. GAUTIER

sera ainsi pour que le nom de couvent cénobitique réponde à la réalité et ne


boite pas en ce qui concerne le monastère de la Théotokos Pleine-de-Grâce.
Des sœurs seront, bien entendu, désignées par la supérieure pour veiller sur ces
objets et en prendre soin, et elles veilleront non seulement à ce que les objets
nouveaux ne se détériorent pas, mais encore à ce que les objets usagés soient
réparés. Nous prenons ces mesures pour que vous restiez toujours libres de tout
souci matériel et que vous ayez pour tâche constante de prier pour vous et pour
nous.

53. Des moniales de l'extérieur ou envoyées ne doivent pas être admises au


monastère.

Je ne veux pas qu'il y ait des moniales venues de l'extérieur41 ou envoyées42,


ni même qu'on en parle. C'est pourquoi j'ordonne qu'une moniale venue de
l'extérieur ne soit jamais admise, même si elle est de condition illustre, même
si elle dispose d'une grande fortune et, partant, qu'elle apporte une donation
extraordinaire et abondante ou promet de fournir des allocations
déterminées43, car c'est là une transgression de notre résolution et de notre décision.
C'est gratuitement, en effet, et sans donation d'aucune sorte que nous avons
ouvert les portes du monastère à celles qui embrassent la vie cénobitique et qui
ambitionnent de n'avoir ou de ne recevoir rien de plus que ce que nous avons
décidé. Nous ne tolérons en aucune manière une donation qui se fait à des
conditions déterminées et qui altère nos prescriptions.
Qui osera placer dans un monastère qui est libre, consacré et confié
uniquement à la main puissante de la Théotokos Pleine-de-Grâce et qui l'a comme
protectrice, une sœur qu'il envoie ? Qui voudra exciter à la guerre contre lui la
Mère du Verbe immaculée pour faire plaisir à un mortel ? Que nul ne veuille
jamais cela ni ne médite un projet si pervers ! Car une rétribution très grande
est réservée à qui observe les volontés de ceux qui font une offrande à Dieu,
tandis qu'un châtiment éternel est préparé pour ceux qui tentent de les
transgresser ou de les altérer.

54. De l'admission des sœurs vertueuses venues de l'extérieur, si elles ne sont


pas imposées par un basileus ou un archonte.

Si une moniale réputée pour sa vie pieuse, jouissant de ce fait d'un bon
renom et manifestant les marques évidentes des vertus, veut être agrégée à la
communauté, soit par désir de vivre dans notre monastère, soit par amour de

41. La moniale exômonitis est celle qui a fait profession dans un autre monastère :
Ducange, Glossarium, p. 412 ; Ε. Herman, Die Regelung der Armut in den
byzantinischen Klöstern, OCP7, 1941, p. 444-449.
42. Il faut sans doute comprendre qu'elle est imposée au monastère par une autorité
extérieure (voir ch. 54), par exemple un charisticaire. Jean d'Antioche a dénoncé de tels
LE TYPIKON DE LA THÉOTOKOS KÉCHARITÔMÉNÈ 103

βίου ονομα έπαληθεύειν, άλλα μή χωλεύειν τή της Κεχαριτωμένης


Θεοτόκου μονή. "Εσονται δε πάντως και φροντισταί τούτων και έπιμεληταί παρά
f. 95 της καθηγουμένης προϊστάμεναι και φροντίζουσαι μή μόνον τα καινά μή

|
1490 καταβλάπτεσθαι, άλλα και τα πεπονηκότα έπισκευάζεσθαι. Ταϋτα ούτω
διαταττόμεθα γίνεσθαι ώστε πάσης βιωτικης φροντίδος υμάς μένειν άπηλ-
λαγμένας και διηνεκές έργον εχειν εαυτών τε και ημών ύπερεύχεσθαι.

νγ'. Περί τοΟ μή έξωμονίτιδας ή καταπεμπτάς προσδέχεσθαι έν Tfj μονή.

Έξωμονίτιδας δε ή καταπεμπτάς ούτε είναι ούτε όνομάζεσθαι βούλομαι.


1495 Ταύτη τοι και διατάττομαι έξωμονίτιν μηδαμως προσδέχεσθαι, καν περι-
φανοϋς εϊη τύχης, καν περιουσίας εύποροίη πολλής κάντεϋθεν προσαγωγήν
f. 95ν τίνα περιττήν τε και δαψιλή ή προσφέρη ή έπαγγέλληται υπέρ τοΟ ρητά
|

τίνα κομίζεσθαι σιτηρέσια " άθέτησις γαρ το τοιοΟτόν έστι τής ημετέρας και
γνώμης και διατάξεως. Προίκα μεν γαρ και δόσεως άνευ ήστινοσοϋν ταΐς
1500 παρ'
τήν ήμων
κοινοβιακήν
διατεταγμένα
άσπαζομέναις
εχειν ή διαγωγήν
λαμβάνειν και
έπιζητούσαις
μηδέν πλέον
τάς τής
παρά
μονής
τα
πύλας ήνοίξαμεν δόσιν δέ έπί ρητοϊς τισι γινομένην και τα παρ' ημών
διατεταγμένα παραχαράττουσαν ουδαμώς προσιέμεθα.
Καταπεμπτήν δε τίς άν είς έλευθέραν μονήν παραπέμψειε και μόνη τη
f. 96 κραταιά χειρί τής Κεχαριτωμένης Θεοτόκου άνατεθεΐσάν τε και πιστευ-|
θεΐσαν και ταύτην εχουσαν έκδικητήν ; Τίς δ' αν έθελήση τήν πανάμωμον
έαυτφ έκπολεμώσαι τοϋ Λόγου μητέρα άνθρώπω φθαρτώ χαριζόμενος ;
Μηδείς τοΟτο βουληθείη ποτέ, μηδ' ούτω φρονήσοι κακώς" τω μεν γαρ
συντηροϋντι τα δόξαντα τοις προσενεγκοϋσι Θεώ μισθός έστιν ού μικρός
1510 άποκείμενος, τοις άθετεΐν δέ και παραχαράττειν πειρωμένοις αιώνιος ήτοί-
μασται κόλασις.

νδ'. Περί τοϋ και έξωκουρίτιδας δέχεσθαι ενάρετους, εί μή βασιλική ή


αρχοντική χρήσαιντο δυναστεία.

Εί μέντοι τις τών βίω θεοφιλεΐ σεμνυνομένων μοναζουσών και καλόν έπί
f. 96ν τούτω κτησαμένων ονομα και σαφή τα ϊχνη τών αρετών έπιδει|κνυμένων
ή πόθω τω προς τήν μονήν ή ερωτι τής έν αύτη διαγωγής ή και διαθέσει

1510-1511 Matth. 25, 41.46

abus : P. Gautier, Réquisitoire du patriarche Jean d'Antioche contre le charisticariat,


REB 33, 1975, p. 120-121. E. Herman {art. cit., p. 449-450) est d'avis qu'il s'agit de
personnes séculières que le monastère doit héberger et entretenir.
43. Ces sitèrésia sont peut-être équivalents au trapéziatikon susmentionné, à moins
que ce ne soit une allusion à des adelphata, à propos desquels voir E. Hermann, art. cit.,
p. 444-449.
104 P. GAUTIER

la vie qu'on y mène, soit par affection pour nous, nous avons honte et nous
rougissons de refuser l'entrée à une telle personne. C'est pourquoi nous
ordonnons qu'elle soit reçue, comme on dit, à bras ouverts44, surtout si elle se
présente sans avoir sollicité le pouvoir impérial, sans user de la protection d'un
archonte ou d'un patriarche, mais conformément aux prescriptions formulées
par les saints Pères dans leurs règles ascétiques au sujet de celles qui passent
d'un monastère dans un autre. Comment, en effet, pourrions-nous montrer
autrement que la vertu doit être honorée et est digne de considération pour les
personnes sensées ? Mais ce qui est dit au sujet d'une telle moniale ne devra
aucunement servir d'exemple pour celles qui ne lui ressemblent pas ni tenir lieu
de prétexte pour ceux qui cherchent des occasions de bouleverser les
institutions, de changer et transformer d'excellentes décisions, de ne pas les ajuster
au but fixé, mais de les détourner au profit de leur propre volonté. Si, en effet,
on reçoit une sœur qui répond au portrait qu'on vient de faire, mais qui se
révèle à l'expérience fort différente, car les humains que nous sommes sont les
plus versatiles des êtres, et paraît nuisible au monastère ou à celles qui
l'habitent, et nullement utile, il sera permis à la supérieure de lui interdire, avec
le respect et la douceur qui conviennent, de séjourner désormais dans le
monastère et de la renvoyer en priant pour elle.

55. Il ne faudra jamais changer la vie cénobitique.

De la vie cénobitique il a été déjà question maintes fois et en maints endroits


du présent règlement, mais on en traitera encore maintenant et si possible
brièvement, car ce que je veux, je le veux fermement. Je veux que la vie et
l'institution cénobitiques persistent dans ce monastère sans changement et sans
variation jusqu'à la fin de ce monde, sans être pour aucune raison falsifiées ou
changées, ni troublées pour quelque motif ou prétexte que ce soit, richesse,
pauvreté, pénurie, aisance, ou une autre raison ou occasion, quelque légitimes
qu'elles soient apparemment. Il faut à tout prix et de toutes manières conserver
la vie et l'institution cénobitiques rigoureusement intactes. S'il arrive que le
revenu entier du monastère ne suffise qu'à deux sœurs, nous voulons qu'elles
vivent encore en cénobites et observent la règle de ce genre de vie. Si une
supérieure veut le contraire, que les sœurs la contredisent ; si ce sont les sœurs,
que la supérieure y fasse opposition ; si toutes les sœurs partagent le même avis,
que la patronne du monastère prenne la défense de nos prescriptions ; si même
celle-ci se range à leur parti, nous laissons toute liberté à quiconque de lutter
en faveur d'une action pieuse, de recourir à un tribunal en vue du bien
lui-même et du salaire qui le rétribue, de chercher à préserver l'efficacité de nos
prescriptions, de chasser du monastère les responsables de la destruction de la
vie cénobitique, et de ne pas considérer cette action comme une entreprise
insignifiante, mais au contraire extrêmement importante et salutaire.

44. Cf. Aristophane, Assemblée, 782.


LE TYPIKON DE LA THÉOTOKOS KÉCHAR1TÔMÉNÈ 105

τη προς ημάς μέρος βουληθείη γενέσθαι της άδελφότητος, αίδούμεθα και


έρυθριώμεν άποκλεϊσαι τΤ\ τοιαύτη την ε'ίσοδον. Ταύτη τοι και διοριζόμεθα
ύπτίαις, ο δη λέγεται, ταύτην χερσίν ύποδέχεσθαι, και μάλλον εί προσίη μη
1520 βασιλικής δεηθεϊσα εξουσίας, μη αρχοντική επικουρία χρησαμένη ή
πατριαρχική, κατά τάς παρατηρήσεις μέντοι τάς έν τοις άσκητικοΐς κανόσι
διηγορευμένας τοις άγίοις πατράσι περί των έξ ετέρου μοναστηρίου εις
έτερον μεταβαινουσών, καί πως γαρ αν άλλως δείξαιμεν οτι τιμητέον ή
f. 97 αρετή καί λόγου τοις νουν εχουσιν άξιον ; Πλην τό περί της τοιαύτης
|

1525 είρημένον μοναχής είς τάς μή τοιαύτας ουδαμώς έλκυσθήσεται εις


υπόδειγμα, ουδέ δώσει χώραν αφορμής τοις ζητοϋσιν άφορμάς προς τό τα
καθεστηκότα συγχεϊν καί τα καλώς διορισμένα μεταπλάττειν τε καί μετα-
μορφοϋν καί μή προς τον διωρισμένον άπευθύνειν σκοπόν, άλλα μεθέλκειν
είς τό 'ίδιον βούλημα. Καν γαρ ώς τοιαύτη μέν τις παραδεχθείη οϊαν ό
1 530 λόγος προανεφώνησεν, έλεγχθείη δε μή τοιαύτη ούσα — άλλοιούμενοι γάρ
έσμεν μάλιστα πάντων οί άνθρωποι — καί φανείη προς βλάβην ούσα της
μονής ή των έν αύτη, αλλ' ούκ ονησιν, έξέσται τη καθηγουμένη μετά της

|
f. 9Τ προσηκούσης αίδοϋς τε καί ήμερότητος άπειπεΐν αύτη τήν έν τη μονή
λοιπόν διαγωγήν καί μετ' ευχών άποπέμψασθαι.

1535 νε'. Περί τοϋ μή άλλοιοϋσθαί ποτέ τήν κοινοβιακήν διαγωγήν.

Περί γε μήν της κοινοβιακής διαγωγής εϊρηται μέν πολλάκις καί πολ-
λαχοΟ του παρόντος συντάγματος' είρήσεται δε καί νΟν ώς οίον τε δια
βραχέων, ο γαρ βούλομαι σφόδρα βούλομαι. Βούλομαι δε τήν κοινοβιακήν
διαγωγήν καί κατάστασιν έμπαραμεΐναι τη μονΐ) άναλλοίωτόν τε καί άμε-
1540 τάτρεπτον μέχρι της τοϋ παντός τοϋδε συστάσεως, κατά μηδένα λόγον
f. 98 παραχαραττομένην ή άλλοιουμένην, μηδέ παρακινουμένην δι' ήντιναοϋν
|

αίτίαν ή πρόφασιν, μή δια πλοϋτον, μή δια πενίαν, μή δι' άφορίαν ή εύφο-


ρίαν, μή δι' άλλην όποιανοϋν ευλογοφανή αίτίαν ή άφορμήν, άλλα πάντη τε
καί πάντως τήν κοινοβιακήν φυλάττεσθαι διαγωγήν καί κατάστασιν μέχρι
1545 παντός άπαράθραυστον. Κάν είς δύο μοναζουσών διάρκειαν περιστηναι
συμβΐ] τήν ολην πρόσοδον της μονής, καί αύτάς κοινοβιακως βουλόμεθα
ζην καί τφ της διαγωγής ταύτης κανόνι στοιχεϊν κάν μέν των ηγουμένων
τις εναντίον βουληθη, τάς μοναχάς άντιλέγειν εί δ' αϊ μοναχαί, τήν ήγου-
μένην άντιπίπτειν εί δέ καί σύμπασαι συμφωνήσαιεν, τήν της μονής άντι-
f. 98ν λαμβανομένην τα παρ' ημών διατεταγμένα διεκδικεΐν εί δέ καί αυτή
|

έκείναις συναπαχθείη, άδειαν έκχωροϋμεν παντί τω βουλομένω υπέρ εύσε-


βοϋς άγωνίζεσθαι πράξεως καί δικαστηρίφ προσιέναι δι' αυτό τό καλόν καί
τον υπέρ τούτου μισθόν καί τα παρ' ημών διατεταγμένα ζητεΐν εχειν τό
ένεργόν καί τάς πρωταιτίους της τοϋ κοινοβιακως ζην καταλύσεως έξωθεΐν
1555 της μονής καί μή νομίζειν τοϋτο μικρόν είναι κατόρθωμα, άλλα καί πάνυ
μέγα καί σωτήριον.
106 P. GAUTIER

56. La nourriture, la boisson et le vêtement de toutes les moniales doivent être


identiques, hormis ceux des malades.

En plus de cela, nous ordonnons que la nourriture et la boisson, les


vêtements et les sous-vêtements soient les mêmes pour vous toutes, et qu'il n'y
ait jamais de différence entre vous sur ces points. Vous utiliserez toutes les
mêmes choses, je veux dire la supérieure, l'ekklèsiarchissa, celles qui se
distinguent par l'âge, la vertu et l'éclat de la conduite et celles qui leur sont
inférieures sur ces points. Celles-là seules, en effet, doivent être en tout
attentivement soignées et aidées, qui sont manifestement atteintes de maladie
et qui ont, le cas échéant, besoin pour cette raison d'une nourriture et d'une
boisson meilleures pour l'entretien de leur pauvre corps. Car cela relève à mon
sens du discernement et laisse la conscience de toutes les autres à l'abri du
scandale.

57. La présence d'un médecin au monastère et le soin des sœurs malades45.

Il faut qu'il y ait aussi dans notre monastère un médecin chargé de soigner
et de visiter les sœurs malades, médecin qui soit eunuque ou bien âgé, qui
vienne au monastère, inspecte les sœurs malades et apporte les remèdes
appropriés aux maladies. Il faut que la supérieure elle aussi prenne soin des
malades, non point à la légère, mais en veillant à ce qui est nécessaire et
possible en fait de nourriture, de boisson et de tous autres besoins. Elle doit
leur assigner une cellule séparée pour leur repos et acheter des médicaments en
temps opportun, préparer et y déposer tout ce qui est utile aux patientes. Et que
nos sœurs malades ne se laissent pas aller, enhardies par ces soins, à vouloir des
choses superflues dont elles n'ont peut-être jamais entendu parler, qu'elles
n'ont ni vues ni mangées, mais qu'elles se contiennent et se restreignent, se
contentant uniquement de ce que l'alternance des saisons et des ressources leur
accorde.

58. Le bain.

Il reste aussi à parler du bain. Nous ordonnons donc que les sœurs en bonne
santé prennent un bain chaque mois, mais les malades autant de fois que le
médecin qui traite leurs maladies prescrira que le bain leur est utile ; c'est lui
qui fixera aussi la nourriture adaptée à leur maladie.

45. Le terme grec (voir apparat) a été corrigé en fonction de la leçon de la 1. 1572
simple bévue du scribe.
LE TYPIKON DE LA THÉOTOKOS KÉCHARITÔMÉNÈ 107

νς'. Περί τοΟ την αυτήν είναι πασών των μοναζουσων βρωσίν τε και πόσιν
και ένδυμενίαν χωρίς των αρρώστων.

Έπί δέ τούτοις καί τοΟτο διοριζόμεθα, ϊνα πάσαις ύμϊν ή αυτή τροφή τε
f. 99 και πόσις εϊη ένδνσίς τε και ύπόδνσις και μή διαφορά τίς ποτέ τούτων

\
έν ύμΐν γένηται. Τοις αύτοΐς δέ χρήσεσθε πασαι, φημί δη ή ηγουμένη, ή
έκκλησιάρχισσα, αϊ προϋχουσαι τφ χρόνω και τη~ άρετη και τη τοΟ βίου
περιφανεία και αϊ τούτων κατά ταϋτα λειπόμεναν μόνας γαρ έκείνας
θεραπευτέον εφ' απασι και χειραγωγητέον, οσαι δη και προφανείς
1565 αρρώστιας περίκεινται και δια τοΟτο δέονται τυχόν κρείττονος βρώσεώς τε
και πόσεως προς σύστασιν τοΟ ταλαίπωρου αυτών σώματος' τοϋτο γαρ και
διακρίσεως, οΐμαι, και την συνείδησιν των λοιπών διατηρεί άσκανδάλι-
στον.

νζ'. Περί τοϋ παραβάλλειν ίατρόν έν τη μονή και περί της των άσθενουσων
1570 προνοίας.
|

f. 99ν Άναγκαΐον δέ έστι τη μονή ημών ένδημείν καί τίνα ίατρον δια την των
άσθενουσων αδελφών έπιμέλειαν καί έπίσκεψιν, εύνοοχον ή γηραιόν,
παραβάλλοντα τη μονή καί έπισκεπτόμενον τας άσθενούσας καί κατάλληλα
τοϊς νοσήμασι τα της θεραπείας είσφέροντα. Δει δέ ποιεϊσθαι καί αυτήν τήν
1575 καθηγουμένην τήν τών αρρώστων έπιμέλειαν ούχ απλώς, άλλα κατά το
άναγκαΐον καί ένδεχόμενον εν τε βρώσει καί πόσει καί τοις λοιποΐς χρειώ-
δεσιν άφορίσαι δέ κελλίον ιδιάζον έπί τη αναπαύσει αυτών καί ιατρείας
έξωνεΐσθαι, οτε καιρός επιτήδειος, καί κατασκευάζειν καί άποτίθεσθαι έν
f. 100 αύτφ καί πάντα τα λυσιτελοοντα ταΐς καμνούσαις. Καί αϊ άδελφαί δέ
|

1580 ημών αϊ άρρωστοι μή τούτω τεθαρρηκυΐαι έκλυέτωσαν έαυτάς ζητοΟσαι


περιττά τίνα καί άπερ ϊσως ούδ' εις άκοήν ποτέ έδέξαντο, μή τι γε εΐδον ή
'έφαγον, αλλά συνεχέτωσαν έαυτάς καί συστελλέτωσαν, άρκούμεναι έκεί-
νοις καί μόνοις, οις άρα ή τοϋ καιροΟ καί της εύπορίας περιφορά ταύτας
δεξιοΟται.

1585 νη'. Περί λουτροϋ.

Λοιπόν δ' αν εϊη καί περί λουτροϋ διαλαβεϊν. Κελεύομεν οΰν λούεσθαι
τάς ύγιαινούσας μονάζουσας καθ' εκαστον μήνα" αϊ δέ νοσοϋσαι οσάκις αν
ό της νόσου διαγνώμων ιατρός συμφέρον ύπάρχειν εϊποι τό λούσασθαι,
|

100ν όστις καί περί της καταλλήλου τΤ\ νόσω λαλήσει τροφής.

1569 άσθενούντων codex


1559-1568 Évergétis, 941-951 1574-1584 Évergétis, 1250-1251, 1255-1263
108 P. GAUTIER

59. La fête de la Dormition de la Théotokos.

Lors de la première fête, celle de la Dormition de notre souveraine


Pleine-de-Grâce la Théotokos, après qu'on aura enlevé les godets46, on
suspendra les lustres47 d'argent munis de multiples lampes, les chytrokandèlai48
d'argent et les godets d'argent, et on allumera le tout après y avoir mis de l'huile
additionnée d'eau. Et l'on fixera des cierges à mèche de coton sur les tiges de
fer des iconostases49 et des icônes proposées à la vénération1 qu'ils garniront
complètement, pesant chacun six onces, et sur les douze bobèches2 placées
devant la sainte icône de la Théotokos exposée à la vénération, des cierges
d'une livre à mèche de coton. Dans l'église on placera sur des bobèches quatre
grands cierges de six livres, et de part et d'autre du vénérable autel deux cierges
de six onces. Sur les tombes, où qu'elles soient, on doit placer des cierges de
quatre onces, un par tombe, quand les corps y reposent ; on doit aussi fournir
de l'essence de rose, du bois d'aloès et des parfums, quand la supérieure le
jugera expédient. On distribuera aussi lors de cette fête, au portail, à nos frères
les pauvres, trois boisseaux de pain et six nomismata trachy3 en petite monnaie.
On dépensera aussi des nomismata trachy en nombre suffisant pour
approvisionner en poissons frais la table des sœurs qui mènent la vie ascétique.

60. La fête de la Nativité de la Théotokos.

Lors de la fête de la Nativité de la Théotokos on doit allumer six des cierges


placés dans les douze bobèches, six devant l'iconostase, et fournir une
provende en quantité suffisante aux sœurs. Il en ira de même pour la fête de
l'Exaltation de la vénérable et vivifiante Croix, pour celle du saint martyr
Dèmètrios et pour celle de la Théotokos (entrant dans) le saint des saints4.

46. Le κρατήρ désigne une petite veilleuse où brûle une mèche qui trempe dans
l'huile.
47. Le πολυκάνδηλον est un lustre suspendu par des chaînes. Cf. Gautier, Pantocra-
tor, p. 38 n. 30.
48. Soit une veilleuse à huile analogue au kratèr : le terme se rencontre dans la
Diataxis d'Attaliate (REB 39, 1981, p. 91'216), et dans le Testament d'Eustathe Boïlas
(Lemerle, Cinq études, p. 24' 23).
49. Τέμπλον est l'un des autres noms de l'iconostase, cette cloison qui sépare le bèma
du naos : Gautier, Pantocrator, p. 37 n. 26. Quant au terme λάμναι, « il désigne
évidemment les deux bandes de fer ou de cuivre qui se trouvent, dans beaucoup
d'églises, fixées à l'iconostase, de chaque côté de la porte centrale ; elles supportent
l'image que les fidèles viennent baiser, et, tout le long de la tige, de petites douilles sont
pratiquées pour recevoir des cierges » (L. Petit, Le monastère de Notre-Dame-de-Pitié
en Macédoine, IRAIK 6, 1900, p. 144).
LE TYPIKON DE LA THÉOTOKOS KÉCHARITÔMÉNÈ 109

1590 νθ'. Περί της κατά την Κοίμησιν της Θεοτόκου έορτης.

Έν αύττ) πρώτη τΤ\ Κοιμήσει της Κεχαριτωμένης δεσποίνης ημών


Θεοτόκου, αΐρομένων των κρατήρων, κρεμάσθωσαν αργυρά πολυκάνδηλα τα
πολυφώτια και ai άργυραΐ χυτροκανδηλαι και οι άργυροι κρατήρες, και
έλαίω μετά οδατος άρτυόμενα άπτέσθωσαν πάντα. Κηρία δε πηγνύσθωσαν
1595 μετά βαμβακηροΟ νήματος εν τε ταϊς λάμναις των τέμπλων και των
προσκυνήσεων, τα πληροϋντα αύτάς, σταθμόν εξ ούγγιων εκαστον ελ-
κοντα, έν δέ τοις προ της προκειμένης είς προσκύνησιν αγίας εικόνος της
f. 101 Θεοτόκου ίσταμένοις δωδεκαφωτιοις μανουαλίοις λιτραΐα μετά
|

βαμβακηροΟ νήματος. Είς δέ την έκκλησίαν ίστάσθωσαν έπί μανουαλίων λαμπά-


1600 δες έξαλιτραΐαι τέσσαρες, παρ' έκάτερα δέ τοϋ σεπτοΟ θυσιαστηρίου δύο
έξαούγγιοι. Έν δέ τοις τάφοις τοις οπουδήποτε όφείλουσιν ϊστασθαι κηρία
τετραούγγια άνά εν, οτε τεθωσι λείψανα" ροδοστάγματα δέ και ξυλαλόαι
και θυμιάματα όφείλουσι χορηγεΐσθαι, όθεν αν σύνορα ή ηγουμένη έν-
δεχόμενον είναι. Διαδιδόσθω δέ και κατά την έορτήν ταύτην έν τω πυλωνι
1605 τοις άδελφοΐς ήμων τοις πένησι ψωμία μέν μοδίων τριών, νουμμία δέ νο-
f. 10 Γ μισμάτων τραχέων εξ' παρε|χέσθω δέ και υπέρ όψωνίου νεαρών ιχθύων της
τραπέζης τον ενασκούμενων αδελφών νομίσματα τραχέα τα άρκοϋντα.

ξ'. Περί της κατά τήν Γέννησιν της Θεοτόκου έορτης.

Έν δέ xfj έορτη της Γεννήσεως της Θεοτόκου όφείλουσιν άπτεσθαι από


1610 των ισταμένων κηρίων έν τοις δωδεκαφωτιοις άνά εξ, είς το τέμπλον έ"ξ, και
όψώνιον ταϊς μοναχαΐς τό άρκοϋν χορηγεΐσθαι. Ωσαύτως δέ οφείλει γίνε-
σθαι και ή εορτή της Υψώσεως τοϋ τιμίου και ζωοποιού σταυρού και ή
εορτή τοϋ αγίου μάρτυρος Δημητρίου και ή εορτή της Θεοτόκου τα άγια
των αγίων.

1. La προσκύνησις désigne l'icône du saint dont on célèbre la fête et qui est proposée
à la vénération des fidèles. Cf. Gautier, Pantocrator, p. 37 n. 28.
2. Le μανουάλιον est un chandelier non portatif, destiné à recevoir des cierges munis
de disques ou bobèches qui arrêtent l'écoulement de la cire fondue. Cf. ibidem, p. 38
n. 31.
3. « Au xie siècle, le terme trachy s'applique aux nomismata histaména, tous de forme
concave à partir du type 2 de Monomaque » (Lemerle, Cinq études, p. 137 n. 54).
4. Soit respectivement : les 8 septembre, 14 septembre, 26 octobre et 21 novembre.
110 P. GAUTIER

61. La fête de la Nativité du Christ.

Pour la fête de la Nativité du Christ le luminaire sera identique à celui de la


Dormition, et il en sera de même pour la nourriture des sœurs. La distribution
au portail sera de deux boisseaux et de quatre nomismata. Le même luminaire
sera suffisant aussi pour la fête des Lumières5, et la distribution au portail sera
identique à celle de la fête susindiquée, c'est-à-dire celle de la Nativité du
Christ ; il en sera de même pour la nourriture des moniales.

62. La fête de l'Hypapante.

Lors de la fête de l'Hypapante6 on doit allumer sur les douze bobèches six
des cierges qui s'y trouvent déjà, et devant l'iconostase six également. La fête
de l'Annonciation et celle des Rameaux auront un luminaire identique.

63. Le luminaire pour la Passion.

Mais le luminaire pour la fête du saint et grand jeudi sera identique à celui
de la Dormition. De même, la distribution au portail sera semblable à celle de
la fête susindiquée7, mais on n'ajoutera rien à la nourriture des moniales. Lors
du saint et grand dimanche, le luminaire, la distribution et la nourriture pour
les sœurs seront identiques à celles de la fête indiquée ci-dessus. Pour la fête
de l'Ascension, celle de la Pentecôte et celle aussi des Saints Apôtres, le
luminaire et la nourriture seront semblables à ceux de la Nativité de la
Théotokos. La fête de la Transfiguration de notre Seigneur, Dieu et Sauveur,
Jésus-Christ doit être identique à celle de la Dormition de la Théotokos. La
distribution équivaudra à deux boisseaux de blé et à quatre nomismata trachy
en petite monnaie.

64. La distribution quotidienne au portail.

Chaque jour il faut aussi faire au portail une distribution de pains


correspondant à un tiers de boisseau de blé, c'est-à-dire à un boisseau de blé en trois
jours. De même, les restes journaliers de la table doivent être aussi distribués,
afin que, pour votre joyeuse aumône envers vos frères, Dieu vous accorde en
retour sa pitié avec la joie et en abondance.

5. C'est-à-dire l'Epiphanie.
6. Soit la fête de la Présentation de Jésus au Temple, le 2 février.
7. Référence au dernier paragraphe du ch. 59.
LE TYPIKON DE LA THÉOTOKOS KÉCHARITÔMÉNÈ 1 1 1

1615 ξα'. Περί της εορτής των Χριστουγέννων.

f. 102 Έν δέ τη έορτη της τοΟ Χρίστου Γεννήσεως ή μεν φωταψία όμοία έσται

|
xfj της Κοιμήσεως, ωσαύτως δέ και το όψώνιον των μοναχών. Ή δέ έν τω
πυλωνι διάδοσις έσται μοδίων δύο και νομισμάτων τεσσάρων. Αυτή δέ ή
φωταψία αρκέσει και κατά την έορτήν των Φώτων ή δέ έν τω πυλωνι
1620 διάδοσις όμοία έσται τη προειρημένη έορτη, ήγουν της τοΟ Χρίστου
Γεννήσεως, ομοίως και τό των μοναχών όψώνιον.

ξβ'. Περί της έορτης της 'Υπαπαντής.

Έν δέ γε τη έορτη της Υπαπαντής όφείλουσιν άπτεσθαι έν τοις δωδε-


καφωτίοις άνά κηρία εξ άπό των πριν ισταμένων, είς δέ το τέμπλον ομοίως
f. 1 02" άνά έξ. Ή δέ γε εορτή τοϋ Ευαγγελισμού καί ή εορτή της Βαϊοφόρου

|
ομοίως την αυτήν έξουσι φωταψίαν.

ξγ'. Περί της των 'Αγίων Παθών φωταψίας.

Ή μέντοι φωταψία της κατά τήν άγίαν καί μεγάλην πέμπτην έορτης
ομοίως τη της Κοιμήσεως γενήσεται. 'Ωσαύτως καί ή έν τφ πυλωνι διάδο-
1630 σις όμοία έσται τη της προειρημένης έορτης, χωρίς τοΰ όψωνίου. Ή δέ γε
αγία καί μεγάλη κυριακη τήν αυτήν έξει φωταψίαν τε καί διάδοσιν καί το
όψώνιον τη ανωτέρω ρηθείση έορτη. Ή δέ γε της 'Αναλήψεως εορτή καί ή
της Πεντηκοστής, ωσαύτως δέ καί ή των 'Αγίων 'Αποστόλων, όμοίαν εξουσι
τήν φωταψίαν καί τό όψώνιον τη έορτη της Γεννήσεως της Θεοτόκου. Ή δέ
f. 103 γε εορτή της Μεταμορ|φώσεως τοΰ Κυρίου καί Θεοϋ καί σωτήρος ήμων
'Ιησού Χρίστου οφείλει γίνεσθαι όμοία τη της Κοιμήσεως της Θεοτόκου.
Ή δέ διάδοσις έστω σίτου μοδίων δύο καί νουμμία νομισμάτων τραχέων
τεσσάρων.

ξδ'. Περί τοϋ γίνεσθαι μετάδοσιν καθ' έκάστην ήμέραν έν τω πυλωνι.

1640 Δέον δέ έστι καί έν τω πυλωνι γίνεσθαι διάδοσιν καθ' έκάστην ήμέραν
ψωμία σίτου μοδίου τοϋ τρίτου ήτοι ταϊς τρισίν ήμέραις σίτου μοδίου ενός,
ώς καί των περισσευμάτων της τραπέζης εκάστης ημέρας όφειλόντων
δίδοσθαι, ώς αν δια της προς τους αδελφούς ιλαράς ελεημοσύνης ίλαρόν
και ύμεΐς καί δαψιλη τον εκ Θεοϋ ελεον άπολάβητε.

1643-1644 Évergétis, 1 183


112 P. GAUTIER

65. Le typikon sera lu chaque mois en présence de toutes.

Vous observerez toujours ceci non moins que le reste, si ce n'est même mieux,
parce qu'il constitue le principe et le motif de l'observation constante de nos
prescriptions et de toute la discipline du monastère, je veux dire la lecture du
typikon devant toutes les sœurs du monastère au début de chaque mois, sa
lecture fréquente devant assurer au mieux la stabilité et la pérennité des règles
et faciliter l'accoutumance à les observer. Il faut les garder avec une extrême
sollicitude dans leur vigueur et leur efficacité, les tenir à l'abri de toute
violation et altération comme des lois divines : elles ne doivent pas se périmer
et disparaître avec le temps, ni être effacées par quelque malheur ou vicissitude
du monde, ni être livrées à l'oubli par négligence, ni être rejetées comme
insupportables par relâchement spirituel.

66. Le luminaire quotidien de la sainte église.

Le luminaire quotidien du divin sanctuaire sera le suivant. Que des lampes


brûlent sans interruption jour et nuit, une dans la conque, une devant la
Théotokos Pleine-de-Grâce, une devant l'iconostase, une dans le narthex et une
autre dans Pexônarthex. Quand un corps aura été déposé dans une tombe
quelconque, on devra y allumer une lampe.

67. Les godets suspendus autour de la coupole et les autres.

Les godets suspendus au milieu du chœur seront allumés un par un au début


des synaxes qui se font habituellement à l'église à l'orthros, aux vêpres et à la
messe. Ils seront éteints à la fin de ces cérémonies. Il en sera de même pour
toutes les lampes de l'iconostase.

68. Les cierges qui doivent être allumés.

Des cierges devront être allumés sans interruption nuit et jour, un dans le
sanctuaire et un devant la Théotokos Pleine-de-Grâce. Les candélabres à douze
bobèches doivent être placés continuellement devant les icônes proposées à la
vénération, et l'on y allumera un cierge chaque jour durant la psalmodie, et un
autre à l'iconostase. On les éteindra à la fin de l'office. Au cours des fêtes qui
ne sont pas signalées dans le typikon, on y allumera trois cierges, et trois
également à l'iconostase. Mais, lors des grandes fêtes déjà mentionnées, on
remplacera les cierges consumés par des cierges intacts, que l'on devra
conserver pour qu'ils servent jusqu'à combustion complète pendant les offices de
chaque jour.
LE TYPIKON DE LA THÉOTOKOS KÉCHARITÔMÉNÈ 1 13

f. 103v ξε. Περί τοϋ άναγινώσκεσθαι το τυπικόν εις έπήκοον πασών κατά μήνα.

|
'Επί πασι και τοϋτο παραφυλακτέον ουδέν ήττον των άλλων, εί μη και
μάλλον, ώς αρχήν τε και αίτίαν της άμεταπτώτου των διατετυπωμένων
τηρήσεως και τοϋ ολου της μονής καταρτισμοί), φημί δή το
άναγινώσκεσθαι το τυπικόν εις έπήκοον πασών των εν τη μονή Kaff έκάστην νουμηνίαν,
1650 ϊνα τί) συνέχει αναγνώσει μάλιστα παράμονα και άνεξάλειπτα ε'ίη τα δια-
τετυπωμένα και προς συνεθισμόν της τούτων πληρώσεως εϋοδα, ά δεϊ πάση
φυλακή τηρείν έμπρακτα και ενεργά και ώς νόμους θείους άπαραβάτως και
f. 104 άναλλοιώτως έχοντα, μήθ* ύπό χρόνου παλαιούμενα καί άφανιζόμενα, μήθ"

|
ύπό τίνος έπηρείας ή βιωτικης μήθ' ύπό ραθυμίας
μήθ' περιτροπής άμαυρούμενα,
1655 τη λήθη παραδιδόμενα, ώς έπαχθη ύπ' άνασκησίας άποσειόμενα.

ξς'. Περί της τοϋ θείου ναοϋ καθημερινής φωταγωγίας.

"Εστω τοίνυν ή κατά τον θείον ναόν καθημερινή φωταγωγία τοιαύτη.


Κανδηλαι ακοίμητοι νυχθημεριναί διατηρείσθωσαν, έν μεν τω μύακι μία,
έμπροσθεν της Κεχαριτωμένης Θεοτόκου μία, έν τω τέμπλω μία, έν τω
1 660 αρθηκι μία καί έν τω εξωάρθηκι ετέρα. Όταν δέ έν τινι τάφω φθάση τεθηναι
λείψανον, οφείλει άπτειν κανδηλα μία.
|

f. 104ν ξζ'. Περί των κύκλω τοϋ τρούλλου κρεμάμενων κρατήρων καί των λοιπών.
παρ'
Οι δέ έν μέσω τοϋ χοροϋ κρεμάμενοι κρατήρες άπτέσθωσαν μεν εις
κατ'
ενα αρχάς των τελουμένων συνήθως έν τω ναω συνάξεων κατ' ορθρον,
1665 έσπερινόν καί λειτουργίαν σβεννύσθωσαν δέ πάλιν κατά τα τέλη τούτων
το αυτό δέ γινέσθω καί περί πάσας τάς τοϋ τέμπλου κανδήλας.

ξη'. Περί των όφειλόντων άπτεσθαι κηρίων.

Κηρία δέ άπτέσθωσαν νυχθημερινά ακοίμητα έν μέν τω βήματι εν καί


έμπροσθεν της Κεχαριτωμένης μου Θεοτόκου εν. Όφείλουσι δέ τά δωδε-
f. 105 καφώτια ϊστασθαι έν ταις προσκυνήσεσι δια παντός, έξ ων οφείλει άπτε-
|

σθαι έν τη ψαλμωδία καθ' έκάστην ήμέραν εν καί έν τφ τέμπλω έν, σβέννυ-


σθαι δέ έν τη απολύσει' έν δέ ταΐς έορταΐς ταΐς μή άναγεγραμμέναις έν τω
τυπικω τρία, ωσαύτως δέ καί έν τω τέμπλω τρία. Πλην έν ταΐς ήδη ρηθεί-
σαις μεγίσταις έορταΐς αντί των άποκεκαυμένων κηρίων ολόκληρα
1675 πηγνύσθωσαν, ά δει πάλιν φυλάττεσθαι ώς άν ύπουργήσωσι μέχρι τελείας
καύσεως έν ταΐς καθημεριναΐς.

1648-1649 Évergétis, 1313-1314


114 P. GAUTIER

69. L'eau.

Puisque ma Majesté a pu, au prix de grands labeurs et avec l'aide de Dieu,


fournir de l'eau de façon continue à ses monastères, et qu'il existe deux
canalisations d'égale longueur, j'ordonne que l'une alimente le monastère des
femmes et les habitations impériales que ma Majesté a fait construire, et l'autre
le monastère des hommes8. S'il se produit une rupture dans ces conduits, elle
doit être réparée par ceux qui en reçoivent l'eau. Et comme ma Majesté a
prescrit qu'il y ait deux adducteurs pour amener cette eau, ils doivent être
surveillés l'un par l'un des monastères, l'autre par l'autre. S'il se produit une
rupture dans la canalisation qui amène l'eau, on doit faire établir un constat par
l'un des tribuns9, répartir la dépense sur les deux monastères à égalité, réparer
la canalisation et assurer l'écoulement continu de l'eau.

70. La sépulture des moniales.

Telles sont donc nos dispositions et nos prescriptions. Comme il était aussi
nécessaire de préparer un lieu de sépulture pour y déposer les corps des sœurs
qui émigrent vers le Seigneur, et que l'exiguïté du monastère ne nous permettait
pas d'en installer un, ma Majesté a reçu de la Grande Église de Dieu le
monastère de Ta Kellaraias10, qui était propriété patriarcale, mais qui a été
donné au monastère de ma Théotokos Pleine-de-Grâce pour la sépulture des
sœurs qui y mènent la vie ascétique, comme l'expose clairement le mémoire
établi à son sujet par le très saint patriarche œcuménique kyr Nicolas". Et nous
ordonnons qu'il y ait dans ce monastère quatre moniales, recevant chacune
annuellement du monastère de ma Théotokos Pleine-de-Grâce dix-huit
boisseaux maritimes12 de blé, douze mesures maritimes de vin, cinquante livres de
fromage, un boisseau de légumes secs, et pour leur pension vingt-quatre
nomismata trachy, et pour leur habillement un nomisma hyperpère13. Nous
prescrivons au surplus qu'un prêtre séculier y soit affecté pour assurer dans ce
monastère le service de la psalmodie, du luminaire et de toutes les tâches qui
conviennent, et qu'il soit fixé qu'il recevra du monastère de ma Théotokos
Pleine-de-Grâce ce qui lui est nécessaire pour remplir cet office. Le monastère
lui donnera aussi ce qu'il faut pour le luminaire de ce cimetière, savoir
annuellement deux mesures maritimes d'huile et douze boisseaux de blé.

8. Celui du Christ Philanthrope, cité plus bas.


9. Ces tribuns semblent avoir été des agents chargés de la voirie : V. Laurent, Le
Corpus des sceaux de l'empire byzantin, II, Paris 1978, n° 930. Étant donné
l'emplacement du monastère, il est probable que le conduit commun aux deux couvents était
branché sur la canalisation souterraine voisine qui amenait l'eau jusqu'à l'aqueduc de
Valens et par où Justinien II s'introduisit subrepticement dans la ville pour surgir à
Sainte- Anne du Deuteron : R. Janin, Études de topographie byzantine, EO 37, 1938,
p. 80.
10. Le site de ce monastère urbain n'est pas connu : voir R. Janin, Églises et
monastères, p. 188.
LE TYPIKON DE LA THÉOTOKOS KÉCHARITÔMÉNÈ 115

ξθ'. Περί τοϋ ύδατος.

Έπεί δε πολλά μοχθήσασα ή βασιλεία μου τη xoö Θεοϋ συνεργία ήδυ-


f. 105ν νήθη και ϋδωρ άένναον άποκομίσαι έν τοις μοναστηρίοις αύτης, γεγόνασι

|
1680 δέ και μερίστραι δύο ισόμετροι, διορίζομαι από μεν της μιας άρδεύεσθαι
το γυναικεΐον μοναστήριον και τα δεσποτικά οικήματα απερ έποίησεν ή
βασιλεία μου, από δέ της ετέρας το άνδρφον. Εϊπερ δέ γένηται κλάσμα έν
τοις τοιούτοις παρολκίοις, οφείλει έπανορθοΟσθαι από τον λαμβανόντων
το τοιοΟτον ϋδωρ. Έπεί δέ έτυπώθη παρά της βασιλείας μου είναι ύδραγω-
1685 γούς δύο χάριν τοϋ άγωγοΟ τοο τοιούτου ύδατος, όφείλουσι προνοεΐσθαι ό
μεν εις άπό τοϋ ενός μοναστηρίου, ό δέ έτερος άπό τοϋ ετέρου. Ει ποτέ δέ
f. 106 γένηται κλάσμα έν τω άγωγω τφ είσάγοντι τό τοιοϋτον | ύδωρ, οφείλει
γίνεσθαι πρακτικόν παρά τίνος των τριβούνων και δίδοσθαι την έξοδον άπ'
αμφοτέρων των μοναστηριών έξ ϊσου καί έπανορθοϋσθαι αυτόν και εχειν
1690 το οδωρ άένναον.

ο'. Περί τοϋ ταφείου των μοναζουσών.

Ταϋτα μέν δη ούτως ωκονόμηταί τε καί διατέτακται. Έπεί δέ καί ταφεΐον


άναγκαϊον ην κατασκευασθηναι έπί τη αποθέσει των λειψάνων των προς
Κύριον έκδημουσων μοναζουσών, τό δέ στενόχωρον της μονής ού παρεϊχεν
1695 ήμϊν χώραν εις την τοϋ τοιούτου άνέγερσιν, άνελάβετο ή βασιλεία μου άπα
f. 106ν της τοϋ Θεοϋ μεγάλης εκκλησίας την μονήν τα Κελλαραίας, πατριαρ|χικήν
μέν ούσαν, άφιερωθεΐσαν δέ τη μονή της Κεχαριτωμένης μου Θεοτόκου
χάριν ταφείου των έν αύτη ασκουμένων μοναζουσών, καθό καί το παρά
τοϋ άγιωτάτου καί οικουμενικού πατριάρχου κυροϋ Νικολάου γεγονός έπί
1700 τούτω διατρανοΐ υπόμνημα. Καί δη τυποϋμεν είναι έν αύτη μονάζουσας
τεσσάρας, λαμβάνουσας έκάστω ένιαυτω άπό της μονής της
Κεχαριτωμένης μου Θεοτόκου έκάστην αύτων σίτου άνά μόδια θαλάσσια δεκαοκτώ,
οϊνου άνά μέτρα θαλάσσια δώδεκα, τυροϋ άνά λίτρας πεντήκοντα, οσπρίου
άνά μόδιον ενα, και υπέρ ρόγας αύτων άνά νομίσματα τραχέα είκοσι
f. 1 07 τέσσαρα καί αντί ενδυμασίας νόμισμα εν ύπέρπυρον. "Ετι γε μην καί ιερέα
|

τινά κοσμικόν τυποϋμεν άφορισθηναι έκεΐσε καί ύπηρετεϊν έν τώ τοιούτα)


μοναστηρίω έπί τε τη ψαλμωδία καί φωταψία καί πάση Tfj προσηκούστ)
επιμέλεια, τυπωθηναι δέ λαμβάνειν αυτόν τό ένδεχόμενον υπέρ τής
άφ'
τοιαύτης υπηρεσίας άπό της της Κεχαριτωμένης μου Θεοτόκου μονής,
1710 ής δίδοσθαι καί τα είς φωταψίαν τοϋ τοιούτου κοιμητηρίου, ήγουν καθ'
εκαστον ένιαυτόν ελαίου μέτρα θαλάσσια δύο καί σίτου μόδια δώδεκα.

1 1. Nicolas 111 Kyrdiniatès, dit Grammatikos, décédé dans les premiers mois (avant
le 24 mai) de 1111. Voir, à son sujet, Gautier, Le synode des Blachemes, p. 226-227, et,
sur sa formation, Lemerle, Cinq études, p. 232.
12. Le modios maritime équivalait à environ 12,800 kg : E. Schilbach, Byzantinische
Metrologie, Munich 1970, ρ, 95-96.
13. Sur le nomisma hyperpère, voir Gautier, Pantocrator, p. 77 n. 13.
116 P. GAUTIER

Nous ordonnons que le transfert et la sépulture des sœurs défuntes aient lieu
de la manière suivante : les cérémonies prévues pour la défunte seront célébrées
dans l'exônarthex, je veux dire la psalmodie et l'habillement complet du
cadavre, puis la défunte sera transférée au monastère de la Théotokos de Ta
Kellaraias, portée sur une civière par ses compagnes ou par les servantes,
accompagnée par autant de sœurs que voudra la supérieure. Là, elle sera
déposée dans les tombes où seules les moniales du monastère de ma Théotokos
Pleine-de-Grâce doivent être enterrées, aucune femme qui ne serait pas sur la
liste de cette communauté ne pouvant être enterrée avec elles, fût-elle une
parente de la supérieure ou de l'une quelconque des sœurs, fût-elle une intime
ou une connaissance, même pas sur ordre de la patronne du monastère, afin
que le cimetière des sœurs ne devienne pas un cimetière pour étrangers. Si
quelqu'un tente de le faire, il sera condamné par Dieu pour avoir violé le
typikon et en sera empêché aussi par la patronne du monastère. On réservera
un caveau14 pour la sépulture des servantes de ces sœurs, un autre pour celle
des supérieures, un autre pour celle des sœurs du grand habit, un autre pour
celle des autres sœurs et des servantes qui sont moniales et estimées pour leurs
vertus, un autre pour celle des sœurs du monastère de Ta Kellaraias.
Les sœurs moniales qui sont sorties accompagner la défunte reviendront
dans leur monastère et n'iront plus là-bas, mais les offices du troisième, du
neuvième et du quarantième15 jour après le décès de la sœur seront chantés par
le prêtre en fonction là-bas, et ils seront aussi célébrés par les sœurs au
monastère. Chaque jour les défuntes seront commémorées à la divine liturgie,
à l'orthros et aux vêpres dans les prières litaniques jusqu'au quarantième jour,
et une offrande spéciale sera présentée pour la défunte jusqu'à la fin de sa
quarantaine.
L'ekklèsiarchissa devra aussi signaler la mémoire de chaque défunte, et leurs
noms devront être inscrits dans les diptyques pour que leur mémoire ne soit pas
oubliée, mais soit célébrée sans faute. Nous recommandons donc aux prêtres
de consulter les diptyques à toutes les messes de manière à se rappeler celles
qui y sont inscrites, afin qu'ils ne soient pas eux-mêmes accusés de les avoir
oubliées ou omises. De plus, une mémoire commune de toutes les sœurs aura
lieu chaque vendredi après le lucernaire16. Si une fête quelconque ne l'empêche
pas, les sœurs chanteront un canon funèbre, en faisant aussi un parastasimon17,
et l'on récitera une prière litanique pour toutes les défuntes. Cependant, le

14. Le terme σταταραία, servant à désigner un lieu de sépulture, est rarement attesté ;
autre exemple dans le De cerimoniis : Bonn, I, p. 645 l2. L. Petit (art. cit., p. 145) lui donne
« le sens de caveau, de construction funéraire destinée à recevoir plusieurs cercueils ».
Reiske (De cerimoniis : Bonn, II, p. 769) y voyait aussi un « conditorium plurium
corporum capax ».
15. Sur l'office de quarantaine, voir D. Stiernon, La vision d'Isaïe de Nicomédie,
REB35, 1977, p. 5-42.
16. C'est-à-dire après l'office du soir : Gautier, Pantocrator, p. 46 n. 38.
17. Le sens du terme est incertain ici. Théodore Stouditès (PG99, 1737e) désigne ainsi
une punition infligée à un moine. Dans le De Cerimoniis (Vogt, I, p. 642, 13218, 14725, 157" ;
LE TYPIKON DE LA THÉOTOKOS KÉCHARITÔMÉNÈ 1 17

Την δέ των άποθνησκουσών μοναζουσών μετακομιδήν τε και ταφήν


f. 107ν ούτω διαταττόμεθα γίνεσθαι' τελεΐσθαι μεν έν τω έξω|άρθηκι τα έπί τη
τεθνεώση νενομισμένα, την τε ψαλμωδίαν φημί καί την τοΟ λειψάνου
1715 πασαν άμφίασιν, και ούτω μετακομίζεσθαι είς τό μοναστήριον της
Θεοτόκου τα Κελλαραίας μετά τής κλίνης βασταζομένην ή παρά των συναδέλφων
αυτής ή παρά των ύπουργισσών, άκολουθουσών αυτί] των μοναχών οσας
προστάξει ή καθηγουμένη" έκεΐσε δε έν τοις των μοναζουσων άποτίθεσθαι
τάφοις, έν οΐς μόναι αϊ έν τη μονή τής Κεχαριτωμένης μου Θεοτόκου
1720 ένασκούμεναι μοναχαΐ όφείλουσι θάπτεσθαι, μη τίνος των έξωθεν τοΟ
καταλόγου τήσδε της άδελφότητος ταύταις συνθαπτομένης, καν συγγενής
f. 108 ε'ίη της προεστώσης ή τίνος άλλης των μοναχών, καν συνήθης, καν
|

γνώριμος, ούτε μήν δια προστάξεως της της μονής αντιλαμβανόμενης, ϊνα μή
ξενοταφεϊον το ταφεΐον των μοναχών καταστή. Εί δέ πειραθή τις τοΟτο
1725 ποιήσαι, εξει μέν καί άπό ΘεοΟ τήν κατάκρισιν δια την τοΟ τυπικοϋ παρά-
βασιν, κωλυθήσεται δέ καί παρά της της μονής αντιλαμβανόμενης.
Αφορισθήσεταί γε μήν μία σταταραία χάριν ταφής των ύπουργισσων των
τοιούτων μοναζουσων, ετέρα λόγω των ήγουμενευουσών, ετέρα δέ λόγω
των μεγαλόσχημων, ετέρα λόγω των λοιπών μοναχών καί τών ύπουργισ-
1730 σών οσαι είσί μοναχαί καί ενάρετοι, ετέρα λόγω τών έν τή μονή τών

|
f. 108v Κελλαραίας μοναχών.
Ai δέ άπελθοϋσαι μετά τής τελευτησάσης μοναχαί άδελφαί ύποστρέψα-
σαι είς τό μοναστήριον εαυτών μηκέτι άπερχέσθωσαν έκεΐ, άλλα τα τρίτα
καί τα έννατα καί τα τεσσαρακοστά τής άποιχομένης μοναχής ψαλλέσθω-
1735 σαν μέν καί παρά τοΟ έκεΐσε τεταγμένου ιερέως, τελείσθωσαν δέ καί παρά
τών μοναζουσων έν τώ μοναστηρίω, καί καθ' έκάστην έν ταΐς θείαις
ίερουργίαις αύται μνημονευέσθωσαν και τφ ορθρψ καί τφ έσπερινφ άχρι
των τεσσαρακοστών έν ταΐς έκτενέσι δεήσεσι, καί προσφορά δέ ίδικως
υπέρ αυτής προσκομιζέσθω μέχρι τής τών τεσσαρακοστών αυτής |
f. 109 συμπληρώσεως.
Σημειωτέον δέ καί τάς μνήμας εκάστης τών θνησκουσών τήν έκκλησιάρ-
χισσαν, καί τα ονόματα αυτών τοις διπτύχοις έγγραπτέον, ϊνα μή άνε-
πίληστοι ειεν αϊ τούτων μνημαι καί τελώνται άπαραλείπτως. Τά μέντοι
δίπτυχα προτρεπόμεθα τοις ίερεϋσι κατά πασαν έπιέναι λειτουργίαν είς
1745 άνάμνησιν τών έν αύτοΐς απογεγραμμένων, ϊνα μή αυτοί το κρίμα
βαστάσωσι ττ)ς εκείνων αμνηστίας καί ελλείψεως' ϊνα δέ καί κοινή μνήμη
πασών γίνηται τών μοναζουσων καθ' έκάστην παρασκευήν μετά τό λυχνι-
κόν εί μή τις εορτή κωλύει, ψαλλέτωσαν κανόνα νεκρώσιμον αϊ μοναχαί,
f. 109ν ποιοϋσαι καί παραστάσιμον, καί εκτενής δέησις γινέσθω υπέρ των προα-
|

1750 πελθουσών πασών. Έν μέντοι τω σαββάτω τής 'Απόκρεω καί τώ σαββάτω

1736-1739 Évergétis, 1086-1090 1741-1746 Évergétis, 1090-1092, 1118-1121

II, p. 874), il signifie le service de présence autour de la table impériale requis des
dignitaires ; il doit désigner ici aussi une attitude adoptée par la communauté durant
l'exécution d'un chant funèbre.
118 P. GAUTIER

saijnedi de l'Apokréô, le samedi de la Tyrophagie et le samedi de la Pentecôte,


on récitera aussi une prière litanique pour chacune des sœurs défuntes, et on
fera mémoire d'elles. De même, lors de la commémoraison de chacune d'elles,
on célébrera pour elle une messe, et l'on présentera une offrande.
Le samedi de l'Apokréô et le samedi de la Pentecôte, les sœurs doivent
prendre chacune un pain d'offrande pour la commémoraison de leurs parents
et de leurs proches ; après l'oblation des dons ces pains seront ramassés par la
sœur portière et distribués au portail.

71. Les diverses commémoraisons à célébrer chaque année.

Après avoir pris suffisamment de dispositions concernant les personnes du


monastère, nous édictons maintenant des prescriptions et des ordonnances au
sujet de nos parents, de nos frères selon la chair et de nos enfants qui sont
morts18 ou qui mourront. Les commémoraisons de toutes les personnes qui sont
énumérées expressément ci-dessous seront célébrées au temps et aux jours
fixés, de la manière suivante.
Nous voulons qu'il y ait une vigile funèbre avec un parastasimon et que le
luminaire de l'église soit plus abondant que de coutume, qu'on apporte aussi
à la messe une offrande pour le défunt, qu'il y ait des colybes19, qu'on le
commémore aux prières litaniques pendant la pannychis, à l'orthros, à la messe
et aux vêpres, qu'on ne serve pas aux sœurs le menu de tous les jours : on les
approvisionnera et on leur donnera le régime que nous avons fixé pour les fêtes
du Seigneur, quel que soit le jour où tombera la mémoire du défunt. Toutefois,
si la commémoraison tombe un mercredi ou un vendredi, les autres jours
exceptés, elles mangeront uniquement des crustacés, sauf aux
commémoraisons de mon très puissant et saint basileus. Car lors de sa commémoraison,
même si elle tombe un mercredi ou un vendredi, on leur servira aussi
généreusement des poissons pour nourriture, car il faut que celui qui est hors pair
parmi les hommes obtienne aussi une commémoraison hors pair. Tous les jours
sans jeûne et lors de la commémoraison de tous nos autres parents elles
mangeront du poisson. Si la commémoraison de l'un d'eux tombe certains jours
du grand carême, on célébrera la pannychis le soir seulement du vendredi de
la semaine où a lieu la commémoraison, et le samedi suivant les sœurs seront
soulagées avec des crustacés. Mais si quelqu'un vient leur apporter aussi du
poisson, elles en mangeront aussi. Pendant les deux autres carêmes il est permis
de faire des commémoraisons n'importe quel jour. Et nous voulons qu'il y ait
une distribution au portail ce jour-là, comme ce sera indiqué à la mention de
chacun de ces jours.

18. Ses deux derniers enfants, Manuel et Zoé (voir supra, p. 20 n. 8), étaient sûrement
décédés à cette date.
LE TYPIKON DE LA THÉOTOKOS KÉCHARITÔMÉNÈ 119

της Τυροφάγου και τω σαββάτω της Πεντηκοστής γινέσθω και υπέρ των
μοναζουσών καθ' εν όνομα των προαπελθουσών μία, και μνημονευέσθωσαν
και αύται" ωσαύτως και έν τοις μνημοσύνοις εκάστης γινέσθω υπέρ αυτής
λειτουργία και προσφορά.
1755 Όφείλουσι δέ λαμβάνειν αί μοναχαί ëv τε τώ σαββάτω της 'Απόκρεω και
τω σαββάτω της Πεντηκοστής άνά προσφοραν μίαν είς μνημοσυνον των
γονέων αυτών και συγγενών, μετά δέ τό προσκομισθηναι, συνάγεσθαι
f. 110 πάλιν παρά της πυλωροϋ και δίδοσθαι έν τω πυλώνι.
|

οα'. Περί διαφόρων μνημοσυνών όφειλόντων ετησίως τελεΐσθαι.

1760 'Αρκούντως ήδη περί των της μονής διαταξάμενοι, νϋν και περί των
κεκοιμημένων γονέων ημών καί αδελφών κατά σάρκα και παίδων καί των
κο ιμηθησο μένων διατυποΟμεν καί διατασσόμεθα' πάντων γαρ τα
μνημόσυνα των κάτωθεν ρητώς άναταττομένων κατά τους καιρούς καί τάς
ημέρας τάς εγγραφείσας τοιουτοτρόπως τελεσθήσονται.
1765 Βουλόμεθα γίνεσθαι παννυχίδα νεκρώσιμον μετά καί παραστασίμου καί
φωταψίαν έν τη εκκλησία της συνήθους δαψιλεστέραν, προσάγεσθαί τε καί
f. 1 1 0ν έν τη λειτουργία προσφοραν υπέρ τοΟ κοιμηθέντος καί κόλυβα γίνεσθαι
|

καί μνημονεύεσθαι αυτόν έν ταΐς έκτενέσι δεήσεσι κατά τε τήν παννυχίδα


καί τον ορθρον καί τήν λειτουργίαν καί τό έσπερινόν καί ταΐς μοναχαϊς
1770 δέ μη τήν συνήθη παρατίθεσθαι τράπεζαν, άλλ' όψωνίζειν καί διαιτάσθαι
καθά καί έν ταΐς δεσποτικαΐς έορταΐς προετυπώσαμεν γίνεσθαι, καθ' οίον
αν τύχη καιρόν ή τοϋ τελευτήσαντος μνήμη. Πλην ει μεν έν τετράδι των
λοιπών ήμερων ή παρασκευή συνδράμοι τό μνημοσυνον, όστρακοδέρμοις
καί μόνοις έστιαθήσονται, άνευ των μνημοσυνών του κρατίστου καί αγίου
f. Ill μου βασιλέως' έν γαρ τοις μνημοσύνοις τούτου, καν έν τετράδι συνδρά-
|

μοιεν καί παρασκευή, καί ίχθύες όψωνισθήσονται φιλοτίμως ταΐς μοναχαϊς


είς έστίασιν χρή γαρ τον έξαίρετον έν άνθρώποις καί τό μνημοσυνον
έξαίρετον άποφέρεσθαι. Έν δέ ταΐς λιταΐς άπάσαις ήμέραις καί έπί τοις των
λοιπών συγγενών ημών μνημοσύνοις ίχθυοφαγήσουσιν. Ει δέ εν τισι τών
1780 της μεγάλης τεσσαρακοστής ήμερων μνημοσυνον τίνος άπαντήσειεν, έν
μόνη τη εσπέρα της παρασκευής εκείνης της εβδομάδος καθ' ην φθάσοι τό
μνημοσυνον ή παννυχίς έπιτελεσθήσεται, καί τω έπιόντι σαββάτω αί μο-
f- 1 1 1 ν ναχαί δι' οστρακόδερμων παρακληθήσονται" ει δέ τις καί ίχθύας ήκοι
|

κομίζων αύταΐς, καί τούτων έστιαθήσονταΓ τών άλλων δύο τεσσαρα-


1785 κοστών άνετον πάσαν ήμέραν έχουσών είς τό ποιεΐν τα μνημόσυνα. Καί
τήν έν τω πυλώνι δέ διάδοσιν κατά τήν ήμέραν έκείνην βουλόμεθα
γίνεσθαι, καθά έν τη εκάστης ονομασία δηλωθήσεται.

19. Sur la composition de ces gâteaux liturgiques, voir Gautier, Pantocrator, p. 43


n. 21.
120 P. GAUTIER

On célébrera la commémoraison de mon très puissant basileus, kyr Alexis


Comnène, le jour anniversaire de sa mort20. Le luminaire sera abondant, et il
y aura une consolation pour les sœurs. On distribuera aussi au portail dix
boisseaux de pain, huit mesures de vin et douze nomismata trachy en petite
monnaie.
Pour ma commémoraison, fixée au jour où j'aurai quitté mon corps21, je veux
qu'on fasse exactement la même chose que pour mon très puissant basileus.
On célébrera la commémoraison du très cher fils de ma Majesté, le porphy-
rogénète et basileus kyr Jean, le jour anniversaire de sa mort22. Le luminaire
sera abondant, et il y aura une consolation pour les moniales. On distribuera
aussi au portail cinq boisseaux de pain et six nomismata trachy en petite
monnaie.
On célébrera la commémoraison de la très chère bru de ma Majesté, la
despoina kyra Irène, son épouse, le jour anniversaire de sa mort23. Le luminaire
sera abondant, et il y aura une consolation pour les moniales. On distribuera
aussi au portail cinq boisseaux de pain et six nomismata trachy en petite
monnaie.
On célébrera la commémoraison du très cher fils de ma Majesté, le porphy-
rogénète et sébastocrator kyr Andronic, le jour anniversaire de sa mort24, de la
même façon.
On célébrera la commémoraison du très cher gendre de ma Majesté, kyr
Nicéphore, le césar, le jour anniversaire de sa mort25, de la même façon.
On célébrera la commémoraison du très cher fils de ma Majesté, le porphy-
rogénète et césar kyr Isaac, le jour anniversaire de sa mort26, de la même façon.
On célébrera la commémoraison du très cher gendre de ma Majesté, le
panhypersébaste kyr Nicéphore, le jour anniversaire de sa mort27, de la même
façon.
On célébrera la commémoraison du très cher gendre de ma Majesté, le
pansébastohypertate kyr Constantin, le jour anniversaire de sa mort28, de la
même façon pour tout, mais on distribuera trois boisseaux de pain et trois
nomismata trachy en petite monnaie.

20. Il mourra dans la nuit du 15 au 16 août 1 1 18 : Alexiade, III, p. 241.


21. La date de sa mort n'est pas encore fermement établie : un 19 février 1 133/1 136.
22. Jean II Comnène décédera en Cilicie le 8 avril 1 143, à la suite d'un accident de
chasse, d'après les chroniqueurs, plutôt que d'un empoisonnement, thèse de R.
Browning, La mort de Jean II Comnène, Byz. 31, 1961, p. 229-235.
23. Irène de Hongrie, épouse de Jean II Comnène, mourra en Bithynie le 13 août
1134 : Gautier, Obituaire, p. 247-248.
24. Le sébastocrator Andronic Comnène décédera vers 1130/1131 ou quelques
années avant cette date : ibidem, p. 249-250 ; Gautier, Michel Italikos, p. 3 1 -34.
25. Le césar Nicéphore Bryennios, époux d'Anne Comnène, mourra vers 1 136/1 138
(date incertaine), au retour d'une campagne en Syrie : Gautier, Obituaire, p. 251-252 ;
Idem, Bryennios, p. 27-29.
26. Le césar Isaac Comnène (Zonaras : Bonn, III, p. 7492), qui sera promu
sébastocrator par son père avant 1 1 18 (Chômâtes, van Dieten, p. 92 = Skoutariôtès, Sathas, MB,
LE TYPIKON DE LA THÉOTOKOS KÉCHARITÔMÉNÈ 121

Τελείσθωσαν τα μνημόσυνα τοϋ κρατίστου μου βασιλέως κυροϋ 'Αλεξίου


τοϋ Κομνηνοϋ καθ' ην αν ήμέραν έκδημήση, και γινέσθω ή φωταψία
1790 δαψιλής και εις τάς μοναχας διάκρισις ' διδόσθω δε και έν τω πυλωνι
ψωμία δέκα μοδίων, οϊνου μέτρα οκτώ και νουμμία νομισμάτων τραχέων
δώδεκα.
Kai τα έμά δε μνημόσυνα, καθ' ην άν ήμέραν έκδημήσω τοΟ σώματος,

|
f. 112 τοιαΟτα βούλομαι γίνεσθαι οία και τοΟ κρατίστου μου βασιλέως άπαραλ-
1795 λάκτως.
Τελείσθωσαν τα μνημόσυνα τοϋ περιποθήτου υίοϋ της βασιλείας μου τοϋ
πορφυρογέννητου και βασιλέως κυροϋ 'Ιωάννου καθ' ην άν ήμέραν
έκδημήση, και γινέσθω ή φωταψία δαψιλής και διάκρισις εις τας μοναχάς'
διδόσθω δε και έν τω πυλωνι ψωμία μοδίων πέντε και νουμμία νομισμάτων
1800 τραχέων εξ.
Τελείσθωσαν τά μνημόσυνα της περιποθήτου νύμφης της βασιλείας μου
καί δεσποίνης κυράς Ειρήνης, της συζύγου αύτοϋ, καθ' ην άν ήμέραν
f. 112ν έκδημήση, καί | γινέσθω φωταψία δαψιλής καί διάκρισις εις τας μοναχάς·
διδόσθω δε καί έν τω πυλωνι ψωμία μοδίων πέντε καί νουμμία νομισμάτων
1805 τραχέων εξ.
Τελείσθωσαν τα μνημόσυνα τοΟ περιποθήτου υίοϋ της βασιλείας μου τοϋ
πορφυρογέννητου καί σεβαστοκράτορος κυροΟ 'Ανδρόνικου καθ' ην αν
ήμέραν έκδημήση, ομοίως.
Τελείσθωσαν τα μνημόσυνα τοϋ περιποθήτου γαμβροΟ της βασιλείας μου
1810 κυροΟ Νικηφόρου τοϋ καίσαρος καθ' ην άν ήμέραν έκδημήση, ομοίως.
Τελείσθωσαν τα μνημόσυνα τοϋ περιποθήτου υίοϋ της βασιλείας μου
κυροϋ Ίσαακίου τοϋ πορφυρογέννητου καί καίσαρος καθ' ήν άν ήμέραν
έκδημήση, ομοίως.
Τελείσθωσαν τα μνημόσυνα τοϋ περιποθήτου γαμβροϋ της βασιλείας μου
1815 κυροϋ Νικηφόρου τοϋ πανυπερσεβάστου καθ' ήν άν ήμέραν έκδημήση,
ομοίως.
|

f. 113 Τελείσθωσαν τα μνημόσυνα τοϋ περιποθήτου γαμβροϋ της βασιλείας μου


τοϋ πανσεβαστουϋπερτάτου κυροϋ Κωνσταντίνου καθ' ή ν άν ήμέραν
έκδημήση, τα μεν λοιπά ομοίως, το δε ψωμίον μοδίων τριών καί νουμμία
1820 τραχέων νομισμάτων τριών.

V, p. 18817 ; Hörandner, Theodoras Prodromos, p. 390-393), mourra à une date inconnue,


mais postérieure à 1152, date de la rédaction de son typikon, édité par L. Petit,
IRAIK 13, 1908, p. 17-77. Sur ce prince, voir encore E. Kurtz, Theodoros Prodromos
und der sebastokrator Isaak, BZ 1 6, 1 907, p. 101-117 ; Idem, Ein Gedicht des sebastokra-
tor Isaakios Komnenos, BNJ 5, 1926/1927, p. 44-46.
27. Nicéphore Katakalôn Euphorbènos, époux de Marie Comnène (Zonaras : Bonn,
III, p. 749M), mourra encore jeune, quelques années après 1118 : Gautier, Obituaire,
p. 252-253.
28. Probablement Constantin Kourtikios, premier époux de Theodora Comnène. Voir
à son sujet infra, p. 122 n. 35.
122 P. GAUTIER

On célébrera la commémoraison de la très chère petite-fille de ma Majesté,


kyra Irène Doukaina, la fille de la porphyrogénète et césarissa kyra Anne, le
jour anniversaire de sa mort29. Le luminaire sera abondant, et il y aura une
consolation pour les moniales. On distribuera aussi au portail quatre boisseaux
de pain et quatre nomismata trachy en petite monnaie.
On célébrera la commémoraison de la très chère fille de ma Majesté, la
porphyrogénète et césarissa kyra Anne, le jour anniversaire de sa mort30. Le
luminaire sera abondant, et il y aura une consolation pour les moniales. On
distribuera au portail cinq boisseaux de pain et six nomismata trachy en petite
monnaie.
On célébrera la commémoraison de la très chère fille de ma Majesté, la
porphyrogénète kyra Marie, le jour anniversaire de sa mort31, de la même façon.
On célébrera la commémoraison de la très chère fille de ma Majesté, la
porphyrogénète kyra Eudocie, le jour anniversaire de sa mort32, de la même
façon.
On célébrera la commémoraison de la très chère bru de ma Majesté, la
sébastocratorissa kyra Irène, le jour anniversaire de sa mort33, de la même
façon, et (l'on distribuera) trois boisseaux de pain.
On célébrera la commémoraison de la très chère bru de ma Majesté, la
césarissa kyra Irène, le jour anniversaire de sa mort34, de la même façon.
On célébrera la commémoraison de la très chère fille de ma Majesté, la
porphyrogénète kyra Theodora, le jour anniversaire de sa mort35, de la même
façon.
Le quatorze octobre, on célébrera la commémoraison de feu le saint maître
et très cher père de ma Majesté, le protoproèdre, protovestiaire et grand duc des
Scholes d'Orient, kyr Andronic Doukas, qui s'appela sous le saint et angélique
grand habit kyr Antoine36. On distribuera au portail cinq boisseaux de pain et

29. Irène Doukaina, fille aînée d'Anne Comnène et de Nicéphore Bryennios, mourra
à une date inconnue, mais postérieure apparemment à 1155 : PoLEM\s,The Doukai, n° 79 ;
J. Darrouzès, Georges et Dèmètrios Tornikès. Lettres et discours, Paris 1970, p. 156-158.
30. Anne Comnène, épouse du césar Nicéphore Bryennios, décédera vers le milieu de
1153 : J. Darrouzès, op. cit., p. 21-22.
31. Marie Comnène, épouse de Nicéphore Katakalôn Euphorbènos, si elle a survécu
à sa sœur Anne, mourra après 1 153 : ibidem, p. 22.
32. Eudocie Comnène, épouse séparée de Michel lasitès. Sur la date de sa mort, voir
infra, 1. 2095-2098.
33. Irène, épouse d'Andronic Comnène, décédera prématurément, quelques années
après son mariage : Gautier, Obituaire, p. 249-250.
34. Irène, épouse du césar, puis sébastocrator Isaac Comnène, mourra à une date
inconnue : elle n'est mentionnée ni dans le typikon de son frère Jean Comnène en 1 136,
ni dans celui de son mari en 1152.
35. Theodora Comnène mourra sans doute après 1 136, car elle n'est pas commémorée
dans le typikon de son frère. Elle épousa avant 1 1 18 « un jeune homme bien fait de sa
personne, mais pas d'ascendance illustre » (Zonaras : Bonn, III, p. 73918-7402), en qui
l'on a toujours vu jusqu'à maintenant Constantin Ange, mais qui doit être, à notre
sentiment, Constantin Kourtikios, mentionné comme son époux en marge du f. Τ du
Vaticanus graecus 169 (13e s.) : I. A. van Dieten, Nicetas Choniatae Historia, Berlin 1975,
p. xxii : και Θεοδώρα κϋρ Κωνσταντίνο) τφ Κουρτικίω. Il se trouve en effet qu'Anne
LE TYPIKON DE LA THÉOTOKOS KÉCHARITÔMÉNÈ 123

Τελείσθωσαν τα μνημόσυνα της περιποθήτου έγγόνης της βασιλείας μου


κυράς Ειρήνης της Δουκαίνης, της θυγατρος της πορφυρογέννητου και
καισαρίσσης κυράς "Αννης, καθ' ην αν ήμέραν έκδημήση, και γινέσθω ή
φωταψία δαψιλής και διάκρισις είς τας μοναχάς" διδόσθω δε και έν τω
1825 πυλωνι ψωμία μοδίων τεσσάρων και νουμμία νομισμάτων τραχέων
τεσσάρων.
f. 1 13ν Τελείσθωσαν τα μνημόσυνα της περιποθήτου θυγατρος της βασιλείας μου
της πορφυρογέννητου καί καισαρίσσης κυράς "Αννης καθ' ην αν ήμέραν
έκδημήση, καί γινέσθω φωταψία δαψιλής καί διάκρισις είς τας μοναχάς,
1830 διδομένων έν τω πυλωνι ψωμία μοδίων πέντε καί νουμμία νομισμάτων
τραχέων εξ.
Τελείσθωσαν τα μνημόσυνα της περιποθήτου θυγατρος της βασιλείας μου
καί πορφυρογέννητου κυράς Μαρίας καθ' ην αν ήμέραν έκδημήση, ομοίως.
Τελείσθωσαν τα μνημόσυνα της περιποθήτου θυγατρος της βασιλείας μου
f. 114 καί πορφυρογέννητου κυράς Ευδοκίας- καθ' ην αν ήμέραν έκδημήση,

|
ομοίως.
Τελείσθωσαν τα μνημόσυνα της περιποθήτου νύμφης της βασιλείας μου
της σεβαστοκρατορίσσης κυράς Ειρήνης καθ' ην αν ήμέραν έκδημήση,
ομοίως, ψωμία δέ μοδίων τριών.
1840 Τελείσθωσαν τα μνημόσυνα της περιποθήτου νύμφης της βασιλείας μου
κυράς Ειρήνης της καισαρίσσης καθ' ην αν ήμέραν έκδημήση, ομοίως.
Τελείσθωσαν τα μνημόσυνα της περιποθήτου θυγατρος της βασιλείας μου
καί πορφυρογέννητου κυράς Θεοδώρας καθ' ην αν ήμέραν έκδημήση,
ομοίως.
f. 114ν Μηνί όκτωμβρίω ιδ', τελείσθωσαν τα μνημόσυνα τοϋ μακαρίτου αγίου
αύθέντου καί περιποθήτου πατρός της βασιλείας μου, τοϋ πρωτοπροέδρου |
καί πρωτοβεστιαρίου καί μεγάλου δουκός των σχολών της 'Ανατολής,
κυροϋ Ανδρόνικου του Δούκα, τού μετονομασθέντος τω άγίω καί άγγελικω
μεγάλω σχήματι κυροϋ 'Αντωνίου, καί διδόσθω έν τω πυλωνι ψωμία μοδίων

Comnène écrit (Alexiade, III, p. 2402:)) qu'au moment de la mort de son père en 1118
« la troisième de ses sœurs », qui ne peut être que Theodora (voir supra, p. 20 n. 8), prêta
des vêtements de deuil à sa mère l'impératrice, parce qu'elle avait elle-même depuis
longtemps éprouvé le malheur du veuvage (χηρείας καί πάλαι κακοις ομιλήσασα). Elle
n'aura donc épousé Constantin Ange, qui est attesté au moins jusqu'en 1166, qu'en
secondes noces. Au sujet de ce dernier, consulter L. Stiernon, Notes de prosopographie
et de titulature byzantines. Constantin Ange (pan)sébastohypertate, REB 19, 1961,
p. 273-283. Il n'y a aucun obex chronologique à ce double mariage : née en janvier 1096
(voir supra, p. 20 n. 8), Theodora aura épousé Constantin Kourtikios à l'âge traditionnel
de 12/14 ans, soit vers 1108/1109, puis, devenue veuve assez rapidement — et ceci
résulte du πάλαι du texte susmentionné —, elle aura convolé avec Constantin Ange,
après la mort de son père, puisqu'elle était encore veuve en août 1118.
36. Il mourut le 14 octobre 1077, juste avant les fiançailles de sa fille Irène avec Alexis
Comnène : D. Polemis, The Death of Andronikos Doukas, 5Z58, 1965, p. 68-69 ; Idem,
The Doukai, n° 21. A noter que le rédacteur a commis, semble-t-il, une erreur de
titulature il le dit « grand duc » des Scholes d'Orient au lieu de « grand domestique »
ibidem, p. 56 n. 10.
:

:
124 P. GAUTIER

six nomismata trachy en petite monnaie. Il y aura un luminaire abondant et une


consolation pour les moniales.
Le vingt et un novembre, on célébrera la commémoraison de la sainte
princesse et mère de ma Majesté, kyra Marie, qui fut appelée sous le saint et
angélique grand habit kyra Xénè37, de la même façon.
Le douze juillet, on célébrera la commémoraison de feu kyr Jean, le très cher
beau-père de ma Majesté38, de la même façon.
Le premier novembre, on célébrera la commémoraison de ma sainte des-
poina, la belle-mère de ma Majesté39, de la même façon.
Le neuf janvier, on célébrera la commémoraison du très cher frère de ma
Majesté, le prôtostratôr kyr Michel Doukas40. Il y aura un luminaire abondant
et une consolation pour les moniales.
Le vingt février, on célébrera la commémoraison de la très chère sœur de ma
Majesté, la très honorée kyra Theodora, qui fut appelée sous le saint et
angélique grand habit kyra Irène41, de la même façon.
On célébrera la commémoraison du très cher frère de ma Majesté, le
pansébaste sébaste kyr Jean Doukas, qui s'est appelé sous le saint et angélique
grand habit kyr Antoine, au jour anniversaire de sa mort42, de la même façon.
On célébrera la commémoraison de la très chère sœur de ma Majesté, la
pansébaste sébaste kyra Anne Doukaina, au jour anniversaire de son départ
vers le Seigneur43, de la même façon.
Nos enfants, quand ils s'en iront vers le Seigneur, seront inscrits dans les
diptyques parmi les morts, et la commémoraison de tous sera célébrée comme
il a été indiqué plus haut. Si éventuellement quelques-uns d'entre eux
consacrent au monastère des biens meubles de prix ou des biens immeubles, leur
commémoraison sera célébrée comme ils l'auront prescrit.

72. Le lavement des pieds qui doit se faire le saint et grand jeudi.

Le saint et grand jeudi, la très révérende supérieure doit faire le lavement des
pieds dans le pronaos44 de l'église, là où est représenté le lavement des pieds
fait par le Seigneur, selon l'office qui est contenu dans le synaxaire et selon le
cérémonial qu'il indique.

37. La protovestiaria Marie de Bulgarie, épouse du précédent, qui avait pris l'habit
monastique après la mort de son mari (cf. Théophylacte, Lettre 29, PG 126, 420D : προς
τήν ήγιασμένην αύθεντρίαν, τήν μητέρα της αγίας δεσποίνης), mourut sans doute dans la
seconde moitié de la dernière décennie du siècle, après 1095 : Gautier, Obituaire, p. 248.
38. Le curopalate Jean Comnène, époux d'Anne Dalassène, était décédé le 12 juillet
1067 : ibidem, p. 248.
39. Anne Dalassène, épouse du précédent et mère d'Alexis Comnène, était décédée
un 1er novembre des années 1100/1102 : ibidem, p. 244-245.
40. Le sébaste Michel Doukas mourut un 9 janvier, apparemment entre 1 1 08 et la date
présumée de ce typikon (1109/1110) : ibidem, p. 254 ; Polemis, The Doukai, n° 24.
41 . La « pantimos » Theodora Doukaina, décédée le 20 février d'une année inconnue,
mais antérieure à 1109/1110 : Gautier, Obituaire, p. 255 ; Polemis, The Doukai, n° 28.
LE TYPIKON DE LA THÉOTOKOS KÉCHARITÔMÉNÈ 125

1850 πέντε και νουμμία νομισμάτων τραχέων εξ' γινέσθω και φωταψία δαψιλής
και διάκρισις είς τας μοναχάς.
Μηνί νοεμβρίω κα, τελείσθωσαν τα μνημόσυνα της ήγιασμένης αύθεν-
τρίας και μητρός της βασιλείας μου κυράς Μαρίας, της δια τοϋ αγίου και
f. 115 άγγελικοϋ μεγάλου σχήματος μετονο|μασθείσης κυράς Ξένης, ομοίως.
1855 Μηνί ίουλίω ιβ', τελείσθωσαν τα μνημόσυνα τοΟ μακαρίτου κυροϋ
'Ιωάννου καί περιποθήτου πενθεροϋ της βασιλείας μου, ομοίως.
Μηνί νοεμβρίφ α', τελείσθωσαν τα μνημόσυνα της ήγιασμένης μου
δεσποίνης καί πενθερας της βασιλείας μου, ομοίως.
Μηνί ίανουαρίω θ', τελείσθωσαν τα μνημόσυνα τοϋ περιποθήτου
αύται 860 δέλφου της βασιλείας μου και πρωτοστράτορος κυροϋ Μιχαήλ τοϋ Δούκα,
και γινέσθω φωταψία δαψιλής καί διάκρισις είς τας μοναχάς.
Μηνί φεβρουαρίω κ', τελείσθωσαν τα μνημόσυνα της περιποθήτου αύτα-
f. 115ν δέλφης της βασιλείας μου, της πανεντίμου παντίμου κυράς Θεοδώρας της
|

δια τοϋ αγίου καί άγγελικοϋ μεγάλου σχήματος μετονομασθείσης κυράς


1865 Ειρήνης, καί γινέσθω ομοίως.
Τελείσθωσαν τα μνημόσυνα τοϋ περιποθήτου αύταδέλφου της βασιλείας
μου, τοϋ πανσεβάστου σεβαστοϋ κυροϋ 'Ιωάννου τοϋ Δούκα, τοϋ δια τοϋ
αγίουηνκαί
καθ' ανάγγελικοϋ
ήμέραν έκδημήση,
μεγάλου σχήματος
καί γινέσθω
μετονομασθέντος
ομοίως. κυροϋ 'Αντωνίου,
1870 Τελείσθωσαν τα μνημόσυνα της περιποθήτου αύταδέλφης της βασιλείας
f. 116 μου, της πανσεβάστου σεβαστής κυράς "Αννης της Δουκαίνης, καθ' ην αν
|
ήμέραν έκδημήση προς Κύριον, καί γινέσθω ομοίως.
Οί παίδες ημών, οτε προς Κύριον έκδημήσουσιν, έγγραφήσονται έν τοις
των προαπελθόντων διπτύχοις, καί τα μνημόσυνα πάντων έσονται τελού-
δ'
1875 μένα καθώς ανωτέρω προείρηται. Εί 'ίσως τινές αυτών καί άφιερώσουσι
τη μονή ή κινητά αξιόλογα ή ακίνητα, όφείλουσι τελεϊσθαι καί τα τούτων
μνημόσυνα κατά τήν εκείνων διάταξιν.

οβ'. Περί τοϋ μέλλοντος γίνεσθαι νιπτηρος τη αγία καί μεγάλη πέμπτη.

Τη μέντοι αγία καί μεγάλη πέμπτη οφείλει γίνεσθαι παρά της τιμιωτάτης
f. 116ν καθηγουμένης ό νιπτήρ έν τω της εκκλησίας προνάω, ένθα είκόνισται καί
|

ό τοϋ σωτηρος νιπτήρ, κατά τήν έμπεριεχομένην τω συναξαρίω άκολουθίαν


καί τον έν αύτώ τύπον.

42. Le sébaste et mégaduc Jean Doukas mourra à une date inconnue, mais antérieure
à 1136 : Gautier, Obituaire, p. 254 ; Polemis, The Doukai, n° 25.
43. Anne Doukaina mourra à une date inconnue, mais antérieure à 1 136 : Polemis,
The Doukai, n° 27.
44. C'est-à-dire le narthex.
126 P. GAUTIER

La divine illumination45, lors de sa fête universelle, se fera aussi dans le


même narthex, là où se dresse aussi la phiale : on suspendra à celle-ci les lustres
de bronze et on allumera toutes leurs lumières. De même, les lustres de l'église
doivent alors être allumés, et deux bobèches munies de cierges seront placées
de part et d'autre de la phiale.

73. On ne fera pas de transformation dans les bâtiments du monastère.

Puisqu'il a plu à la bonté patiente de Dieu à mon égard de me laisser achever,


durant mon séjour ici-bas, toutes les constructions du monastère, en en
remaniant jusqu'à sa divine église, et qu'en aménageant un magnifique narthex
auquel j'ai ajouté un exônarthex en bois de Carie46, j'ai établi tout ce monastère
dans la forme et l'état qui m'agréaient, je veux et exige que tous ses bâtiments
demeurent et restent tels que je les ai aménagés, sans changement ni
transformation. Si le cours du temps y provoque quelque dégradation, petite ou grande,
ou si quelque malheur éventuel leur fait subir une détérioration, je veux qu'ils
soient restaurés avec l'aide de Dieu dans leur état originel, sans retard ni délai,
et qu'ils ne soient jamais l'objet d'une modification quelconque, soit sous
prétexte d'une meilleure disposition, soit pour une autre raison quelconque.
Car je ne veux pas qu'on y fasse une modification quelconque, ni qu'on leur
donne une disposition meilleure que l'actuelle, ni même qu'on fasse un autre
portail ou une petite porte adjacente ou tout simplement qu'on construise à un
autre endroit un autre moyen d'accès au monastère que celui qui existe
aujourd'hui par ordre de ma Majesté.
De plus, comme ma Majesté a construit derrière le dortoir des sœurs, je veux
dire leur chambre à coucher commune, un mur en moellons47 pour leur
délimiter par ce moyen un lieu de repos et de récréation, je ne veux absolument
pas qu'on ouvre dans ce mur un portail ou un portillon, ou une porte quelle
qu'elle soit ou un guichet, ou une meurtrière, ou une petite ouverture quelle
qu'elle soit. Mais si ce mur subit un jour une dégradation ou un écroulement
quel qu'il soit, je veux que la partie détériorée soit réparée avec du moellon et
retrouve rapidement son état antérieur.

45. Le terme grec désigne en l'occurrence la fête du baptême du Christ dans le


Jourdain, soit celle de la Théophanie (6 janvier).
46. Terme non attesté ailleurs que dans le typikon (voir aussi infra, 1. 2317-2324), que
Ducange {Glossarium, p. 593) traduit : lignum fîculneum ex καρύκης. La bonne leçon
serait donc καρυκόξυλον, mais elle est irrecevable : καρύκη n'a jamais désigné le figuier,
mais une sauce lydienne d'un rouge foncé : Liddell-Scot-Jones, Greek-english lexicon,
s.v.). La formation du mot à partir de καρύκη étant impossible — la leçon correcte serait
dans ce cas καρυκινόξυλον — , nous admettrons donc, quoiqu'avec réticence, que le
premier élément du mot, l'adjectif καρικός, désigne la provenance du bois : la Carie. Il
serait plus satisfaisant de supposer un adjectif dérivé de καρύα, le noyer, bois très
recherché en ébénisterie, mais un tel adjectif (καρυκός) n'est pas attesté avec ce sens.
LE TYPIKON DE LA THÉOTOKOS KÉCHARITÔMÉNÈ 127

Και το θείον δε φώτισμα κατά την παγκόσμιον τούτου έορτήν έν τω


αύτφ αύθις άρθηκι εσται τελούμενον, έν φ και ή φιάλη ϊσταται, των
1885 χαλκών πολυκανδήλων έν αύτη κρεμάμενων και την άναψιν όλόφωτον
δεχόμενων. Καθά δη και τα της εκκλησίας πολυκάνδηλα άπτεσθαι τηνι-
καΟτα όφείλουσι, μανουαλίων τε ισταμένων δύο ένθεν κάκεΐθεν ττ\ς φιάλης
μετά λαμπάδων.

ογ'. Περί τοϋ μη γίνεσθαι μετασχηματισμούς έν ταϊς οίκοδομαΐς της μονής.

f. 117 Έπεί δε ή περί έμέ άνεξίκακος τοΟ Θεού φιλανθρωπία και τοϋτο ηύ-
|
δόκησε και περιοΟσα εισέτι έν τη παρούση ζωΐ) τάς πάσας τοϋ μοναστηρίου
οίκοδομάς άπήρτισα, μετασκευάσασα και αυτόν τον έν τούτω θείον ναόν,
προσεπισκευάσασα δε και άρθηκα περικαλλη καί έξωάρθηκα προσθεμένη
δια καρικοξύλου καί το μοναστήριον άπαν εις το έμοί δοκοΟν σχήμα καί
1895 την κατάστασιν περιεστησάμην τοϋτο, θέλω καί βούλομαι ϊνα ώς παρ' έμοϋ
κατεσκευάσθησαν τα έν αύτφ πάντα ούτω μένωσι καί άμεταποίητα
διατηρώ νται καί αναλλοίωτα' καν ύπό τοϋ χρόνου δε εις φθοράν συνε-
f. 117V λαθώσί τίνα, ε'ίτε μικράν, εϊτε καί μείζονα, εϊτε καί τινι των τυχηρων
|

συμπτωμάτων μείωσιν πάθωσι, πάλιν εις τό αυτό σύν Θεω έπανορθωνται


1900 σχήμα, μελλήσεως άνευ πάσης καί αναβολής, καί μηδέποτε κατά τίνα
τρόπον άλλοίωσιν δέξωνται, εϊτε κρείττονος καταστάσεως χάριν ή άλλης
όποιασοϋν αίτιας' ού γαρ μετασκευασμόν τίνα έν αύτοΐς θέλω γενέσθαι,
ούτε μην της νϋν καταστάσεως άλλην βελτίονα τούτων, αλλ' ουδέ πυλώνα
άφ'
έτερον ή παραπόρτιον ή απλώς εισόδου χώραν τινά προς την μονήν
1905 ετέρου τόπου καινισθηναι παρά την σήμερον προστάξει της βασιλείας μου
γεγονυΐαν.
f. 118 Έπεί δέ καί όπισθεν τοϋ κοιμητηρίου των μοναζουσων, εϊτουν τοϋ κοινοϋ
|

κοιτωνίσκου αυτών, τοΐχον έγχόρηγον ή βασιλεία μου φκοδόμησε, τόπον


αναπαύσεως καί παρηγοριάς αύταΐς άφορίζουσα δια τούτου, ουδέ έν τω
1910 τοιούτω τοίχω βούλομαι όλως άνοιγηναι πόρταν ποτέ ή παραπόρτιον, ε'ίτε
θύραν την οίανοϋν ή θυρίδα, εϊτε τοξικήν, εϊτε μικράν όπήν οίανδήτινα,
άλλα καν ποτέ συμβη τω τοιούτω τοίχω μείωσις, εϊτε σύμπτωμα το
οίονοϋν, πάλιν δι' έγχορήγου έπανορθοϋσθαι τό καταπεπτωκός καί το
φθαρέν εις τό πρώην ταχέως έπανέρχεσθαι σχήμα.

1900 μελήσεως codex

47. Le terme έγχόρηγος désigne un matériau que les traducteurs modernes ne


s'accordent pas à identifier : j'adopte le sens proposé par Ducange, Glossarium, p. 348-350.
128 P. GAUTIER

La très révérende supérieure doit exercer toute sa vigilance à la conservation


et à la rénovation de l'ensemble du monastère, à l'amélioration et à
l'embellissement de tous ses bâtiments et à la réfection des toitures et, avant tout et
par-dessus tout, à prendre soin de la sainte église de Dieu et à ne pas en négliger
la moindre partie, et, si la détérioration ne concerne ne fût-ce qu'une seule vitre,
à boucher aussitôt la place de la vitre manquante par une autre. J'ordonne enfin
que la réfection des toitures de l'ensemble du monastère se fasse avec une
extrême sollicitude.

74. Le monastère doit rester absolument à l'abri des regards.

Assurément, ma Majesté n'estime pas ce point moins important que les


prescriptions antérieures, mais au contraire des plus nécessaires et digne d'une
vigilance et d'une sollicitude extrêmes. Puisque je veux, en effet, que toute
l'habitation des moniales que ma Majesté a destinée à leur vie ascétique reste,
avec l'aide de Dieu, absolument et de toutes parts à l'abri des regards à
perpétuité — même si en effet par le contenu et l'insistance des précédentes
dispositions il est montré à n'importe quelle personne sensée que la possibilité
de ménager une vue sur l'intérieur du monastère est tout à fait contraire à ma
volonté et opposé au dessein de ma Majesté, j'ai estimé néanmoins qu'il fallait
édicter expressément et spécialement l'interdiction de l'innovation qui
permettrait cela —, ma Majesté proscrit donc et prohibe absolument par cette décision
que je prends à ce sujet qu'un moyen quelconque d'observation sur une partie
intérieure de l'espace assigné au séjour des moniales soit jamais construit, qu'il
donne sur leur cour intérieure ou extérieure ou sur le mur d'enceinte, de
quelque côté que ce soit, soit des demeures impériales ou des autres bâtiments,
ou de leur cour extérieure ou intérieure, que ce soit par décision d'une patronne
du monastère ou de quelque autre manière. Et il ne sera jamais permis à
quiconque, pour quelque raison que ce soit, parût-elle peut-être raisonnable, de
construire un moyen quelconque d'observation donnant sur les bâtiments du
monastère, soit par le truchement d'une terrasse ou d'un édifice élevé ou d'une
porte, que ce soit une petite porte, une fenêtre ou une petite ouverture
quelconque.
Si quelqu'un ose faire une construction de ce genre, même s'il l'a faite sans
préméditation, la patronne du monastère devra immédiatement, dès qu'elle
sera informée du dommage qu'elle cause, fût-il insignifiant, la faire disparaître
sans délibérer ni discuter. Car ma Majesté, qui veille à ce que la vie des
moniales consacrées à ma Mère de Dieu Pleine-de-Grâce à l'intérieur de mon
monastère soit rigoureusement à l'abri des regards de toute personne, comme
il a été indiqué, en a fermement décidé ainsi. Il ne sera même pas permis que
des maisons soient construites contre le mur en moellons qui sépare la cour
extérieure de l'enceinte du monastère ou sur lui après le décès de ma Majesté,
ou tout nouveau bâtiment quel qu'il soit. De plus, comme ma Majesté veut
aussi que ce mur conserve l'état et la disposition qu'il aura le jour où elle
émigrera vers Dieu, il est absolument interdit de lui faire subir une
modification quelconque, soit en le surélevant, soit en l'abaissant.
LE TYPIKON DE LA THÉOTOKOS KÉCHARITÔMÉNÈ 129

1915 Δει δέ πασαν έπιμέλειαν την τιμιωτάτην καθηγουμένην εχειν εις τε την
f. 118ν της όλης μονής περι|ποίησιν και άνακαίνισιν και των έν αύτη πάντων
βελτίωσιν και φιλοκαλίαν και την άνακεράμωσιν, προ δέ πάντων και υπέρ
πάντα είς τήν άγίαν τοϋ ΘεοΟ έκκλησίαν και μηδέ τοϋ σμικροτάτου κατα-
παρ'
φρονεϊν, άλλα καν άχρι ενός ύελλίου ή μείωσις γένηται, ευθύς τον τοϋ
1920 λείψαντος τόπον άναπληροϋν δι' ετέρου' τήν δέ γε άνακεράμωσιν τοϋ δλου
μοναστηρίου μετά πάσης επιμελείας γίνεσθαι διορίζομαι.

οδ'. Περί τοϋ άκατόπτευτον διαμένειν πάντη τήν μονήν.

Και τοϋτο μέντοι των προδιηγορευμένων τινός ούκ ελαττον τη βασιλεία


f. 119 μου εδοξεν, άλλα των ές τα μάλιστα αναγκαίων και ου της τυχούσης
|

1925 επισκέψεως και φροντίδος άξιον. Επειδή γαρ πάντη τε καί πανταχόθεν
άκατόπτευτον το των μοναζουσών ενδιαίτημα άπαν το τη ασκήσει αυτών
παρά της βασιλείας μου άφωρισμένον διατηρεϊσθαι βούλομαι σύν Θεώ είς
τον άπαντα χρόνον — ει γαρ καί άποδέδεικται τω βουλομένω νοεϊν ορθώς
άπό της των γραφέντων ήδη περιλήψεως καί δυνάμεως ως τό καινισθηναι
1930 κατοπτείαν έν τούτω τινά των άβουλήτων πάνυ καί άποτετραμμένων εστί
τω σκοπφ της βασιλείας μου, άλλα καί ρητώς τε καί ιδιαζόντως δεΐν φήθην
f. 119ν της τοιαύτης έπ' αύτώ καινοτομίας άπαγόρευσιν θέσθαι —, αποτρέπει
|

τοιγαροϋν ή βασιλεία μου καί αποσοβεί είς το παντελές δια ταύτης μου της
περί αύτοϋ έπισκήψεως το όποιανδήτινα άποψιν προς τι των εντός τής
1935 άπονενεμημένης τη τών μοναζουσών διαγωγή περιοχής γενέσθαι χρόνω
ποτέ ή προς τήν αύλήν αυτών, εϊτε τήν εντός εϊτε τήν 'έξωθεν, ή προς το
περίβολον όθενδήποτε, εϊτε τών δεσποτικών οικημάτων εϊτε τών άλλων,
εϊτε της έκτος αύλης τούτων εϊτε της ένδοτέρας, εϊτε γνώμη τών της μονής
αντιλαμβανόμενων τινός εϊτε καί άλλως πως, καί ουδέποτε όλως έξέσται
f. 120 τινί καθ' ήντιναοϋν αίτίαν, καν ευλογοφανής πως ϊσως αυτή δοκη, άποψίν
|

τίνα προς τα τοϋ μοναστηρίου καινίζειν ή δια ήλιακοϋ τίνος καί υψώματος
ή δια θύρας, εϊτε παραθυριού, εϊτε θυρίδος, εϊτε μετρίας τινός όπης.
Άλλα κάν τι τολμηθη τοιοϋτον παρά τίνος, εϊτε καί έξ απρόοπτου
γένηται, παρευθύ προς ανάγκης τη τηνικαϋτα της μονής αντιλαμβανόμενη εσται
1945 άμα τω τήν έξ αύτοϋ βλάβη ν διαγνωσθηναι, ει καί ελαχίστη αυτή εστί,
χωρίς τίνος διασκέψεως καί υποθέσεως τοϋτο περιαιρεΐν άκατόπτευτον
γαρ παντάπασιν, ώς δεδήλωται, προσώπω παντί τήν εντός τοϋ οικείου
σεμνείου διαγωγήν τών τη Κεχαριτωμένη μου θεομήτορι ανατεθειμένων
f. 120ν μοναζουσών διαμένειν ή βασιλεία μου | προμηθευομένη ούτω τα περί
1950 τούτου κατασφαλίζεται. 'Αλλ' ούδ' έπί τω διαιρέτη έγχορήγω τοίχω της τε
εξω αύλης καί τοϋ της μονής περιβολιού οικήματα τίνα ή προσκολληθηναι
ή έποικοδομηθηναι μετά τήν της βασιλείας μου εκ τοϋ παρόντος βίου
μετάστασιν ή άλλο τι νεουργηθηναι τό οίονοϋν έκκεχωρημένον εσταΐ"
παντάπασι δέ μάλλον κεκωλυμένον, ώς καί τον τοιοϋτον τοΐχον έπί τοϋ
1955 σχήματος τοϋ αύτοϋ διαμένειν της βασιλείας μου βουλομένης καί έπί της
αύτης καταστάσεως, ην άν εύρεθείη τΐ\ ήμερα της προς Θεόν αύτης
έκδημίας έχων, καί μηδ' όποιανοϋν άλλοίωσιν οτεδήποτε δέξασθαι ή κατά
f. 121 προσθήκην ή κατά υφεσιν.
|
130 P. GAUTIER

75. On ne convoquera pas de chantres pour les fêtes, car le monastère leur est
interdit à eux aussi.

Puisque j'ai rigoureusement interdit, comme il a été déjà indiqué, l'accès de


ce monastère à des hommes, je ne veux absolument pas que des chantres
entrent dans son église le cas échéant un jour de fête ou de commémoraison,
mais que les sœurs elles-mêmes assurent alors seules le chant des hymnes avec
le concours des prêtres pieux affectés au monastère. J'ordonne que l'office des
saintes huiles48 que l'on a coutume de célébrer une fois l'an, le samedi des
Rameaux, ait lieu dans l'église du cimetière, c'est-à-dire sur le lieu de sépulture,
puisqu'au terme de cette cérémonie, un des sept prêtres entre au monastère,
fasse pour les moniales la prière pour l'onction de l'huile sainte, qu'il en oigne
les sœurs et sorte immédiatement.
Lors des processions que les sœurs doivent faire dans le monastère selon la
tradition ecclésiastique, le parcours ne sera pas long : elles sortiront de l'église
par le pronaos et suivront ensuite le chemin qui conduit de cet endroit jusqu'à
la Dormition de notre toute sainte Souveraine et Mère de Dieu, qui est à
l'extérieur de leur dortoir commun, avec les prêtres du monastère portant le
saint évangile et la vénérable croix. Leur marche en avant s'arrêtera à cet
endroit, et, quand le prêtre y aura récité la prière d'intercession, elles
reviendront de nouveau à l'église.
Dans cette sainte église du monastère — il m'a paru bon en effet d'ajouter
ceci, car il faut l'interdire, même si la chose ne semble peut-être pas
reprehensible à certaines —, qu'on se garde de s'adonner à quelque travail manuel au
moment du chant des hymnes ou pendant la lecture ou à tout autre moment.

76. Comment et où enterrer celles de nos filles et petites-filles qui désirent être
ensevelies au monastère et comment faire leur commémoraison.

Si un jour l'une de nos filles ou de nos brus ou encore de nos petites-filles,


à qui l'on a confié la protection du monastère et la jouissance des magnifiques
résidences, désire être enterrée dans ce monastère — car il n'est pas déplacé de
traiter même de ce sujet —, on l'y autorisera si elle a revêtu l'habit monastique,
sinon, en aucune manière. Elle recevra un emplacement dans l'exônarthex où
sera déposé son corps, et elle construira son propre tombeau à sa convenance.
La commémoraison de celles qui seront ainsi enterrées au monastère et le
luminaire de leur tombeau se feront pour celles qui ont décidé de ne rien
donner au monastère comme ma Majesté l'a prescrit, une seule lampe brûlant

48. Littéralement l'heptapapadon, ou office des saints huiles, ainsi appelé parce que
le rituel de l'Extrême-Onction exigeait pour la cérémonie la présence de sept prêtres :
Ducange, Glossarium, p. 1098 ; M. Jugie, Theologia dogmatica christianorum orientalium,
III, Paris 1930, p. 478, 483-484.
LE TYPIKON DE LA THÉOTOKOS KÉCHARITÔMÉNÈ 131

οε'. Περί τοϋ μηδέ ψάλτας συγκαλεΐσθαι έν τη εορτή, άλλ' άβατον είναι καί
1960 τούτοις την μονήν.

Άνδράσι δέ την προς το σεμνεΐον τοΟτο είσέλευσιν, ώς ήδη δεδήλωται,


παντοίως άπαγορεύουσα, ουδέ ψάλτας έν ήμερα τυχόν έορτης εϊτε
μνημοσυνών είσέρχεσθαι όλως βούλομαι έν τη κατ' αυτό εκκλησία ποτέ, άλλ'
αύτάς καί τότε τυγχάνειν τάς μονάζουσας μόνας υμνωδούς μετά καί των
1965 τεταγμένων έν τη μονή ευλαβών ιερέων. Καί το έπταπάπαδον δέ το κατά τό
σάββατον της Βαϊοφόρου άπαξ τοο ένιαυτοϋ είωθός τελεϊσθαι έν τη κατά
f. 12 Γ το κοιμητήριον εκκλησία, εϊτουν έν τφ ταφείω, διορίζομαι γίνεσθαι, καί,

|
τούτου έκεΐσε τελεσιουργουμένου, ενα των επτά ιερέων είσιέναι έν τη μονή
καί τήν έπί τη τοο αγίου ελαίου χρίσει εύχήν ποιοϋντα ταΐς μοναζούσαις
1970 κάν τούτω ταύτας άλείφοντα παραχρήμα έξιέναι.
Καί ταΐς λιταίς δέ ταϊς έν τή μονή κατά τήν έκκλησιαστικήν παράδοσιν
άλλ'
όφειλούσαις
άπό τοΟ γίνεσθαι
ναοο δια παρά
τοΟ πρόναου
των μοναζουσων
καί της εκείθεν
ού μακρά
προςτις
τοεσται
έξης φερουσης
περίοδος,
άχρι της Κοιμήσεως τής ύπεραμώμου ημών δεσποίνης καί θεομήτορος
1975 απελεύσονται της εκτός τοϋ κοινοΟ κοιτωνίσκου αυτών μετά καί των της

|
f. 122 μονής ιερέων τό άγιον εύαγγέλιον έπιφερομένων σύν τω τιμίω σταυρω,
κάκεΐσε ταύταις λήξει ή πρόοδος της προς τα πρόσω φοράς, τοϋ τε ιερέως
ένταϋθα τήν έκτενη ποιουμένην εύχήν έπαναστρέψουσιν αύθις προς τον
ναόν.
1980 Έν μέντοι τη της μονής αγία ταύτη εκκλησία — προστεθηναι γαρ καί
τοϋτο δεΐν μοι έφάνη, ώς δέον άποτραπήναι, εί καί που 'ίσως τισίν ού δοκεΐ
άποτρόπαιον — εργόχειρου τινός εργασία μή προβαινέτω, εϊτε έν ύμνωδίας
καιρώ, εϊτε έν αναγνώσει, εϊτε μήν άλλοτε ποτέ.

ος'. Περί τοϋ πώς τε καί ποϋ δει θάπτεσθαι τάς άπό των παίδων ήμων καί
f. 122ν τών εγγόνων έν τη μονή αίρουμένας ταφήναι καί πώς τα τούτων
|

γίνεσθαι μνημόσυνα.

Εϊ ποτέ δέ άρα τις τών θυγατέρων ήμων ή καί τών νυμφών εϊτε καί τών
εγγόνων, αίς ή της μονής εφορία άνατέθειται καί ή τών πολυτελέστερων
οικημάτων χρήσις, έν ταύτη τη μονή αίρετίσαι τό ταφήναι — ούκ άπεικός
1990 γαρ ουδέ περί τούτου διαλαβεϊν —, τό μοναδικόν μέν μεταμφιασαμένη
σχήμα έξέσται τοϋτο αύτη, άλλως δέ ουδαμώς, καί τόπον έξειν έν τω
έξωάρθηκι είς τήν κατάθεσιν τοΟ ίδίου λειψάνου, τον οίκεΐον τάφον κατά
τό δοκοΟν αύτη ποιούμενη.
f. 123 Τα μνημόσυνα δέ των ούτως έν ταύτη ταφησομένων καί αί έν τοις
|

1995 τάφοις αυτών φωταψίαι τών μέν μηδ' ότιοΟν έν τη μονή αίρετισαμένων
άφιερώσαι έσονται γινόμενα καθώς ή βασιλεία μου διετάξατο, έφαπτούσης
132 P. GAUTIER

sans arrêt sur chaque tombeau. Mais, pour celles qui ont choisi, de leur propre
décision et volonté, d'apporter et d'offrir un bien personnel, ils se feront
comme elles-mêmes en auront fixé la dépense à partir de ce qu'elles ont donné,
avec en plus évidemment ce qui a été fixé par nous. Il ne sera permis à
personne, que ce soit un archonte ou un simple particulier, une supérieure ou
une sœur, ou une personne qui fasse au monastère un don important, abondant
et avantageux, d'envisager sous un prétexte quelconque, il s'en faut que je dise
de réaliser, le transfert de l'un des corps qui auront été déposés au monastère,
c'est-à-dire en un mot de demander à être enterré et déposé avec ceux-ci. Car
par le présent écrit ma Majesté interdit absolument à quiconque un tel dessein
et une telle entreprise.

77. Le nombre des inventaires et des typika du vénérable monastère de la


Pleine-de-Grâce ; l'endroit où chacun doit être déposé.

Puisqu'ont été rédigés sur notre ordre trois typika sur parchemin recouverts
de soie et trois inventaires, y compris évidemment les présents typikon et
inventaire de tous les biens qui ont été consacrés au monastère49, nous
ordonnons qu'une paire de ces documents, à savoir un typikon et un inventaire,
soient déposés dans le divin et inviolable skévophylakeion de la Grande Église
de Dieu, de la même manière et dans le même endroit que ceux du monastère
masculin du Philanthrope, à savoir un typikon et un inventaire, pour garantir
à jamais contre toute perte ce que nous y avons prescrit concernant le
monastère du Philanthrope50 et ce qui lui a été assigné. Deux autres seront entre
les mains de la patronne en exercice du monastère, pour qu'elle ait une
connaissance exacte des prescriptions que nous y avons consignés. Les deux
autres, un typikon et un inventaire, seront déposés dans le skévophylakeion du
monastère de la Pleine-de-Grâce.
Quant aux deux autres livres, dont l'un sert de typikon et l'autre d'inventaire,
et qui sont l'un et l'autre en bombycin51, ils seront affectés à l'usage quotidien
du monastère.

78. Exhortation aux moniales.

Que tout cela soit donc considéré comme les volontés de ma Majesté. On
peut ajouter qu'elles sont agréées par Dieu et ma très sainte Théotokos
Pleine-de-Grâce et aptes à vous procurer de très grands profits. Vous aurez à

49. Le brébion ou inventaire des biens du monastère, qui formait un ouvrage à part,
n'a pas été conservé.
50. Sur le monastère du Christ Philanthrope, antérieurement construit par la même
impératrice, voir Janin, Églises et monastères, p. 525-527.
LE TYPIKON DE LA THÉOTOKOS KÉCHARITÔMÉNÈ 133

έκάστφ τάφω και κανδήλας ακοίμητου μιας" των δε καί τι ο'ίκοθεν προσε-
νέγκαι καί άφιερώσαι γνώμη καί προαιρέσει οικεία άσπασαμένων καθώς
αν αύται άπύ των παρ' αυτών διδομένων τυπώσαιεν είς προσθήκην δηλο-
2000 νότι των διωρισμένων παρ' ημών. Ούκ έξέσται δέ τινι τών απάντων, καν
άρχων είη, κάν ιδιώτης, κάν ηγουμένη, κάν μοναχή, κάν προσαγωγήν
f. 123ν μεγάλην καί δαψιλη καί επωφελή ποιούμενος τη μονή κατά τίνα πρόφα-
|

σιν μετάθεσίν τίνος τών έν αύτη τεθεισομένων λειψάνων βουλεύσασθαι,


πολλοΟ γε είπεϊν διαπράξασθαι, ήγουν ταφήναι καί συντεθηναι τούτοις
2005 ολως διαλογίσασθαι" πάνυ γαρ τοΟ τοιούτου βουλεύματος τε καί
ενεργήματος πάντας αναχαιτίζει ή βασιλεία μου δια της παρούσης αυτής γραφής.

οζ'. Περί τοο άριθμοϋ τών γεγονότων βρεβίων καί τυπικών τής σεβάσμιας
μονής τής Κεχαριτωμένης καί οπού εκαστον οφείλει άποτεθήναι.

f. 124 Έπεί δέ καί τρία τυπικά γεγόνα|σι σωματώα παρ' ημών άπό βλαττίων
2010 ενδεδυμένα καί τρία βρέβια σύν τω παρόντι δηλονότι τυπικώ καί τω βρεβίω
τών τή μονή άφιερωθέντων πάντων, διοριζόμεθα τά μέν δύο τούτων, ήγουν
τό τε τυπικόν καί τό βρέβιον, τω θείω καί άσύλω καί ίερώ σκευοφυλακίω
τής τοΟ ΘεοΟ μεγάλης εκκλησίας άποτεθήναι ώσπερ καί οπού καί τα τής
άνδρφας μονής τοΟ Φιλάνθρωπου, ήγουν τό τε τυπικόν καί το βρέβιον, ώς
2015 άνεξάλειπτα είναι είς τον αιώνα τον άπαντα τα παρ' ημών έν τούτω περί
τής μονής τοο Φιλάνθρωπου διορισθέντα καί τα άφορισθέντα αυτή' ετέρα
f. 124ν δέ δύο είναι παρά ταΐς κατά | καιρούς τής μονής άντιλαμβανομέναις ώς
εϊδησιν εχειν ακριβή τών παρ' ημών έν τούτοις διωρισμένων τα δ' άλλα
δύο, τό τε τυπικόν καί το βρέβιον, έναποκεΐσθαι έν τώ σκευοφυλακίω τής
2020 μονής τής Κεχαριτωμένης.
Τα μέντοι έτερα δύο τεύχη, ων το μέν είς τυπικοϋ τάξιν γέγονε, το δέ
έτερον είς βρεβίου, βαμβύκινα καί αμφότερα οντά, είς καθημερινήν χρήσιν
έσονται καί αυτά τή μονή.

οη'. Παρακλητική παραίνεσις προς τάς μοναχάς.

125 Έστω μέν ούν ταΟτα οσα γε τή βασιλεία μου βουλητά, εϊη δέ είπεϊν και
|

τω Θεφ εύαπόδεκτα και ττ} ύπεραγία μου Θεοτόκω τή Κεχαριτωμένη καί


ττ) ωφελεία υμών ουκ ολίγα λυσιτελοΰντα. Ύμΐν δέ τό έξης μελήσει

2025-2064 Évergétis, 1270-1310

5 1 . Sur le papier oriental dit bombycin, voir J. Irigoin, Les premiers manuscrits grecs
écrits sur papier oriental et le problème du bombycin, Scriptorium 4, 1950, p. 194-204 ;
Idem, Les débuts de l'emploi du papier à Byzance, BZ 46, 1953, p. 31 1-319.
134 P. GAUTIER

cœur à l'avenir de toujours les garder sans les transgresser ni les altérer. Je
précise : vous célébrerez dans toutes les synaxes l'office qui vous a été transmis,
sans rien omettre ; vous témoignerez à vos supérieures la loyauté et le respect
qui s'imposent ; vous vous aimerez les unes les autres, et vous rivaliserez entre
vous de modestie ; vous vous aiderez les unes les autres en tout comme les
membres d'un seul corps, et vous vous remplacerez en cas d'absence ; vous ne
vous engagerez pas dans des querelles, des amitiés déplacées, des réunions
clandestines et des divisions ; vous vous abstiendrez de rechercher les
préséances et les marques d'honneur séculières ; vous ne viserez qu'un seul but :
vivre et vous conduire selon la vertu, et ne respirer, si possible, que pour votre
salut et tout ce qui favorise votre édification et votre intérêt spirituels. De plus,
vous bannirez de vous la source de tous les maux, je veux dire la cupidité, et
tout gain malhonnête fait au détriment du monastère ou de toute autre façon,
et tout dépôt ou thésaurisation même d'un objet sans valeur, que n'a pas agréé
la supérieure et que votre règle n'a pas autorisé. Au surplus, nous ne laisserez
rien se perdre des biens du monastère par suite de négligence ou de quelque
dédain. Car cela équivaut aussi à ce qui précède, même s'il paraît s'en
distinguer, et comporte la même culpabilité aux yeux de Dieu. Il vous faut
exclure, autant que possible, la familiarité. Bref, il faut repousser tout ce qui ne
conduirait pas au salut.
Gardons-nous donc, mes très révérendes mères, de jamais préférer ce qui est
nuisible et de négliger ce qui est salutaire. Car rien de ce qui vous a été transmis
n'est impossible ou difficile à réaliser. Si un point particulier donne peut-être
cette impression, il nous faut lutter, patienter, tenir bon, supporter
généreusement et se faire un peu violence. Car ce n'est pas pour vivre dans le relâchement
et la mollesse que vous avez quitté le monde, mais pour pratiquer l'effort et la
lutte suivant vos forces en vue d'obtenir les biens promis. Faisons-nous donc
violence, faisons-nous violence, car le royaume des cieux souffre violence, et
des violents le prennent de force. Jamais un insouciant n'a dressé un trophée.
Jamais un homme qui dort ou rêve n'a vaincu son ennemi. Les couronnes et les
trophées reviennent à ceux qui peinent, luttent et supportent les fatigues des
combats. Il nous faut passer, dit le Seigneur, par bien des tribulations pour
entrer dans le royaume des cieux.
Je vous exhorte donc toutes à mener une vie digne de votre appel. Présentez
votre corps en offrande sainte au Seigneur. Aimez-vous mutuellement, courez
parfaitement l'épreuve qui vous est proposée. Préoccupez-vous de tout ce qui
est bon, de tout ce qui est pieux. Ne manquez pas de pratiquer ce que vous avez
entendu et appris, saintes mères, car le temps se fait court. Souvenez-vous de
votre âme.
Mais voilà, semble-t-il, que je me suis oubliée moi-même, moi qui vous
adresse ces exhortations, alors que je suis remplie de toute espèce de malice et
absolument pleine de mépris pour les commandements de Dieu. C'est
pourquoi j'exhorte vivement votre communauté à ne jamais nous oublier, mais à
nous inclure continuellement dans ses prières, nous qui sommes indigne du ciel
et de la terre, car je considère, à défaut d'autre chose, que notre sollicitude
intense et ardente et notre zèle fervent à construire votre saint monastère, à
LE TYPIKON DE LA THÉOTOKOS KÉCHARITÔMÉNÈ 135

φυλάξαι άπαράθραυστά τε και άπεριποίητα μέχρι παντός, λέγω δη τό


άπαραλείπτως την παραδοθεϊσαν ύμΐν άκολουθίαν έκτελεΐν έν πάσαις ταϊς
2030 σννάξεσι, τό φυλάττειν πίστιν και τιμήν τήν άρμόζουσαν ταϊς προεστωσαις
ύμΐν, τό άλλήλας αγαπάν και σπουδάζειν έκάστην εκάστης προέχειν έν
μετριοφροσύνη, συμπονεϊν δέ πάσας άλλήλαις έν πασιν ώς ενός μέλη σώ-
f. 125ν ματος και τά αλλήλων άναπλη\ροΰν υστερήματα, μη προς έρις όρμαν, μή
προς φιλίας απρεπείς και παρασννάξεις και σχίσματα, άπέχεσθαι πρωτοκα-
2035 θεδρίας και των κοσμικών προτιμήσεων, προς εν δέ μόνον όραν τό ένα-
ρέτως ζήν δηλονότι και πολιτεύεσθαι και μηδέν άλλο, εί δυνατόν, άναπνεϊν
ή λόγον σωτήριον και πάν τό είς οίκοδομήν τυγχάνον ψυχής και ώφέλειαν,
προς τούτοις έξορίζειν άφ' υμών πάντων των κακών τήν πηγήν, τήν φι-
λοχρηματίαν λέγω, και τό παρακερδαίνειν άπό τής μονής ή ετέρου τοϋ
f. 126 οΐουδήτινος τρόπου και άποτιθέναι και θησαυρίζειν άχρι και τοϋ

\
τυχόντος, έν φ μή εύδόκησεν ή προεστώσα, μήτε ό δοθείς ύμΐν κανών συνεχώρη-
σεν, ού μήν άλλ'ούδ' έξ αμελείας ή τίνος ετέρας καταφρονήσεως έάν τι τών
τής μονής παραπόλλυσθαι' ίσον γαρ και τοϋτο τω προτέρφ, καν τι διαφέ-
ρειν δοκτ), και της Ισης ένοχης παρά τώ Θεώ πρόξενον. Τήν παρρησίαν οση
2045 δύναμις έκκοπτέον καί, ίνα συνελών εϊπω, παν δ μή εϊη προς σωτηρίαν
όδηγοϋν έκδιωκτέον.

Μή ούν, ω τιμιώταταί μου μητέρες, μηδαμώς τά βλάπτοντα προτιμήσω-


f. 126ν μεν, τά δέ σώζοντα παραδράμωμεν ουδέ γάρ τι τών παραδο\θέντων ύμΐν
αδύνατον ή δυσκατόρθωτον. Εί δέ καί τι τούτων ϊσως τοιούτον νομίζοιτο,
2050 άλλ' άγωνισώμεθα, άλλ' ύπομείνωμεν, αλλά καρτερήσωμεν, φέρωμεν
γενναίως, βιασώμεθα μικρόν έαυτάς' ού γαρ άνέσεως ένεκα καί τρυφής τον
κόσμον κατελίπετε, άλλα σπουδής καί αγώνος το κατά δύναμιν προς τό
τυχεΐν τών έν έπαγγελίαις αγαθών. Βιασώμεθα ούν έαυτάς, βιασώμεθα'
βιαστή γάρ έστιν ή βασιλεία τών ουρανών καί βιασταί άρπάζουσιν αυτήν.
2055 Ουδείς αμελών έστησε τρόπαιον ουδείς ύπνώττων καί όνειρώττων τον
f. 127 έαυτοΟ πολέμιον έτροπώσατο' εκείνων είσίν οί στέφανοι καί τά τρόπαια
\

των κοπιώντων, τών αγωνιζομένων, τών υπομενόντων τά έκ τών αγώνων


πονήματα. Δια πολλών θλίψεων, φησίν ό Κύριος, δει ημάς εισελθεΐν είς τήν
βασιλείαν τών ουρανών.

2060 Τοίννν παρακαλώ πάσας υμάς, άξίως πορεύθητε τής κλήσεως υμών,
παραστήσατε τά σώματα υμών άγια τώ Κυρίω, αγαπάτε άλλήλας, καλώς
τρέχετε τον προκείμενον ύμΐν αγώνα, οσα καλά, οσα θεοφιλή, ταΟτα λογί-
ζεσθε1 α ήκούσατε καί έμάθετε, ταύτα ποιεΐν μή άπόσχησθε, μητέρες άγιαι,
f. 127ν ό καιρός συνεσταλμένος εστί' μνημονεύετε τών ψυχών υμών.
|

2065 Άλλα γαρ έπιλαθέσθαι έοικα έμαυτης τοιαϋτα διανοηθεϊσα ύμΐν, αυτή
άπάσης τυγχάνουσα κακίας άνάπλεως καί προς τας τοϋ ΘεοΟ έντολας
καταφρονητικως παντάπασι διακείμενη. Διά τοι τοΰτο περιπαθως τήν ύμων
παρακαλώ αδελφότητα μηδέποτε των ημετέρων έπιλαθέσθαι ψυχών, άλλα
διηνεκως έν ταϊς αυτών περιφέρειν εύχαΐς τους ούρανοΟ τε καί γης
2070 αναξίους ημάς, έννεουμένας, εί μή τι άλλο, τήν τε πολλήν καί ζέουσαν ήμων
136 P. GAUTIER

rassembler votre communauté et à rechercher ce qui favorise son bien-être


matériel et son profit spirituel ont pour unique objet que vous ayez à vous
préoccuper uniquement de votre âme et à prier continuellement pour notre
misère. Puissiez-vous ne jamais l'oublier. Même si nous sommes absentes
corporellement, songez que nous sommes présentes spirituellement, que nous
nous jetons à vos pieds et que nous supplions votre assemblée en gémissant et
pleurant à chaudes larmes de prier pour nous qui avons outragé Dieu plus que
quiconque et qui avons de ce fait besoin davantage de sa miséricorde par
l'intermédiaire de vos saintes prières. N'oubliez donc pas dans vos prières notre
bassesse.
Que le Dieu de la paix qui nous a appelés à sa gloire éternelle dans sa bonté
immense et inexprimable vous établisse et vous affermisse dans sa sainte
volonté par son Fils unique, notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ, par l'Esprit
très saint et vivifiant et par les intercessions de notre Théotokos Pleine-de-
Grâce. Amen.

Irène Doukaina, dans le Christ Dieu pieuse impératrice des Romains.

79. Les somptueuses résidences bâties par ma Majesté dans le monastère.

Il est aussi nécessaire de traiter ce qui s'impose concernant les somptueuses


résidences que ma Majesté a fait construire dans le monastère de la Mère de
Dieu Pleine-de-Grâce. Ma Majesté a, en effet, fait construire aussi dans ce
vénérable monastère des demeures magnifiques, à l'écart de celles qui sont
indispensables au monastère et qui satisfont tout à fait à la nécessité pour les
moniales d'habiter à part. Elle voulait que feu ma porphyrogénète et moniale
kyra Eudocie en soit la propriétaire et en jouisse comme d'un domicile et d'une
résidence personnels. Mais, puisque, ravie prématurément à mes espérances,
elle a émigré vers les demeures éternelles1, il était nécessaire que ma Majesté
prît à leur sujet les dispositions qui lui agréent. Ce que je fais : j'ordonne
qu'après ma mort ma très chère porphyrogénète et césarissa kyra Anne soit la
propriétaire et qu'elle dispose aussi longtemps qu'elle vivra, sans aucun
empêchement, non seulement de tous les appartements qui servaient de
résidence à Eudocie, de mon vivant, mais encore de toutes les habitations de
la Pleine-de-Grâce, je veux dire de toutes celles qui servaient à ma Majesté, à
mes enfants et à nos serviteurs, hommes et femmes, y compris la cour extérieure

1. Eudocie Comnène, épouse séparée de Michel Iasitès (ci-dessus, p. 122 n. 32), est
morte après 1118 ; en août 1118, elle était au chevet de son père avec sa mère et ses sœurs
Marie et Theodora : Alexiade, III, p. 237. Elle décéda durant la troisième décennie du
12e siècle : Gautier, Obituaire, p. 251.
LE TYPIKON DE LA THÉOTOKOS KÉCHARITÔMÉNÈ 137

προθυμίαν και έπιτεταμένην σπουδήν εις το συστήσασθαί τε το ιερόν

|
f. 128 υμών φροντιστήριον και την υμών συναγαγεΐν αδελφότητα και τα είς
σωματικήν αύτάρκειαν και ψυχικήν ώφέλειαν αύτης πραγματεύσασθαι δι'
ουδέν άλλο πάντως ή το και των ιδίων έπιμελεΐσθαι ψυχών και της ήμων
2075 άθλιότητος διηνεκώς ύπερεύχεσθαι, ού μηδέποτε έπιλάθοισθε. 'Αλλ' ει και
τώ σώματι άπιμεν, τω πνεύματι συμπαρεϊναι λογίζοισθε και ή μας τοις ύμων
τε προσπίπτειν ποσΐ και λίαν οίκτρως και μετά θερμών των δακρύων την
ύμων όμήγυριν δυσωπεΐν περί τοϋ και ήμων ύπερεύχεσθαι των υπέρ πάντας
f. 128V ανθρώπους έπται|κότων Θεω και παρά τοΟτο πλείονος της παρ' αύτοϋ δια
2080 της υμών αγίας ευχής δεομένων χρηστότητος. Της γοϋν ημών εντέλειας
προσευχόμεναι μη έπιλανθάνοισθε.
Ό Θεός τής ειρήνης ό καλέσας ήμας είς την αίώνιον αύτοϋ δόξαν δια την
πολλήν αύτοϋ και άφατον αγαθότητα καταρτίσαι υμάς και στηρίξαι εις το
αγιον αύτοϋ θέλημα δια τοϋ μονογενούς Υιού αύτοϋ τοϋ Κυρίου και
2085 σωτήρος ημών Ίησοϋ Χριστού και τοϋ παναγίου και ζωοποιού Πνεύματος
ταΐς τής Κεχαριτωμένης ημών Θεοτόκου πρεσβείαις. 'Αμήν.

f. 129 Ειρήνη έν Χριστώ τω Θεω πιστή βα|σίλισσα 'Ρωμαίων ή Δούκαινα.

οθ'. Περί τών έν τη μονή νεουργηθέντων παρά της βασιλείας μου


πολυτελέστερων οικημάτων.

2090 Άναγκαϊον δε και περί τών έν τη μονή της Κεχαριτωμένης θεομήτορος


νεουργηθέντων παρά της βασιλείας μου πολυτελέστερων οικημάτων τα
εικότα διαλαβεΐν περί γαρ τήν σεβασμίαν ταύτην μονήν και οικήματα
λαμπρότερα οίκοδομήσασα ή βασιλεία μου έκτος τών τη μονή αναγκαίων
και τήν χρείαν τών μοναζουσών έν άπασιν άποπληρούντων προς κα-
f. 129ν ταγωγήν ιδίαν, ήβούλετο μεν εχειν ταϋτα τήν μακαρίτιδά μου πορφυρο-
|

γέννητον μοναχήν κυραν Εύδοκίαν και χρασθαι τούτοις είς οίκείαν κατα-
μονήν και άνάπαυσιν. 'Αλλ' έπεί εκείνη προαναρπασθεΐσα τών ελπίδων μου
προς τάς αιωνίους μετέβη σκηνάς, καί ην άναγκαϊον τό διορίσασθαι τήν
βασιλείαν μου και έπΐ τούτοις τό δοκοϋν αυτή, τοβτο δή καί ποιώ καί
2100 διορίζομαι ίνα μετά τήν έμήν τοϋ τΓ)δε βίου μετάστασιν κατέχη καί νέμηται
ή ποθεινοτάτη μου πορφυρογέννητος καί καισάρισσα κυρά "Αννα, αχρις άν
ζη, κατά το άκώλυτον ού μόνον πάντα τα κελλία αυτής έν οΐς καί ζώσης
έμοϋ την καταμονήν έποιεΐτο, άλλα δή καί πάντα τα έν τη Κεχαριτωμένη
f. 130 οικήματα, οσα δηλονότι είς χρήσιν ύπηρχον της βασιλείας μου καί τών
|

2105 παίδων καί τών υποχειρίων ημών ανδρών τε καί γυναικών σύν τη εξω αύλη

2080-2081 Évergétis, 1310-1311 2082-2085 Évergétis, 1318-1322 (Hébr. 13, 20-21)


138 P. GAUTIER

située sur le chemin de la cour intérieure des somptueux édifices — quant à


l'autre cour, en effet, ancien vignoble transformé en cour, l'ordonnance écrite
que j'établirai ultérieurement en décidera — , j'ajoute encore l'église de saint
Dèmètrios avec les deux bains et un tiers de l'eau de source amenée aux
bâtiments du monastère, exactement comme j'en suis moi-même propriétaire.
Elle aura encore la liberté de construire à sa guise de nouvelles demeures, de
modifier à son gré celles existantes, tant les demeures impériales que les autres,
et de les transformer comme elle voudra, mais elle se gardera seulement
d'ajouter un nouveau poids quel qu'il soit au mur qui sépare les deux
monastères, celui du Philanthrope et celui de la Pleine-de-Grâce, et de disposer
d'un point d'observation sur eux.
Après sa mort, l'usage, la détention et la jouissance de tous les biens
immeubles énumérés et des autres droits passeront à ma très chère petite-fille
kyra Irène Doukaina2, la fille de kyra Anne, sans restriction ni exception. Mais,
après la mort de la porphyrogénète kyra Anne, on devra détruire seulement les
maisons en dehors du mur de séparation qu'elles surplombent et qui ont vue
sur le jardin du monastère du Philanthrope, dans lesquelles habite aujourd'hui
la susdite porphyrogénète3, et ce mur devra être encore exhaussé de deux
coudées. Après la mort de kyra Irène, si sa mère la porphyrogénète meurt après
avoir fait un testament, ces demeures impériales et les autres seront par elle
transmises à celui de ses enfants, petits-enfants ou arrière-petits-enfants qu'elle
choisira, qu'il soit du sexe masculin ou féminin. Mais si sa mère meurt avant
kyra Irène, ou encore après elle, mais sans avoir testé à ce sujet, peu importe
en effet, alors les droits de détention et de jouissance des bâtiments énumérés
et des autres passeront à l'aîné, garçon ou fille, des enfants, petits-enfants ou
arrière-petits-enfants de la porphyrogénète kyra Anne, mais avec la
particularité suivante : si la personne qui obtiendra ce droit meurt après avoir testé, elle
aura toute faculté de les transmettre à celui qu'elle voudra parmi ses
descendants, enfants, petits-enfants et la suite. Mais si elle n'a pas de descendants ou
bien n'a pas testé à ce sujet, alors le droit évoqué ci-dessus reviendra à l'aîné
de ceux qui descendent de la porphyrogénète kyra Anne, et cette stipulation
sera valable aussi longtemps que survivront des personnes de la lignée de la
susdite porphyrogénète.
La porphyrogénète ne transmettra pas ce droit par testament uniquement à
ses enfants, petits-enfants ou arrière-petits-enfants, comme il a été indiqué plus
haut, mais encore par l'un d'eux à celle de ses brus qu'elle voudra, et celle-ci
détiendra ces biens de la même manière, sauf si elle contracte un deuxième

2. Voir supra, p. 20 n. 8.
3. Bien qu'Anne Comnène habitât déjà dans les résidences contiguës au monastère,
il ne s'ensuit pas qu'elle était veuve à cette époque, et donc que cette partie du typikon
est postérieure à la mort de son mari Nicéphore Bryennios (c. 1 136/1 138). L'absence de
la moindre allusion à son veuvage est même de nature à nous persuader du contraire.
LE TYPIKON DE LA THÉOTOKOS KÉCHARITÔMÉNÈ 139

rfj κατ' ευθείαν κειμένη της εντός αύλης των πολυτελέστερων οικημάτων
— περί γαρ της άλλης αύλης, ή άμπελών ποτέ χρηματίζουσα είς αύλήν
μετημείφθη, κρατήσει ή περί αυτής παρ' έμοϋ γενησομένη ότεδήποτε
έγγραφος πρόσταξις —, 'έτι γε μήν και τήν έκκλησίαν τοΟ αγίου Δημητρίου
2110 σύν τοις δυσί λουτροΐς καί τΐ\ τρίτη μερίδι τοϋ εισαγομένου έν τοις της
μονής βρυτοΟ ύδατος, καθώς δηλονότι παρ' έμοΟ κατέχονται, όφείλουσα
πασαν δχειν άδειαν καί έκ καινής ετέρα οικήματα άνεγείρειν, οία βούλεται,
f. 130ν καί τα οντά τά τε δεσποτικά καί τα άλλα άλλοιοΟν, ώς αν αίρηται, καί

|
μεταποιεΐν είς ö θέλει σχήμα, τοϋτο μόνον παραφυλάττουσα, τό μήτε βάρος
2115 νέον οιονδήποτε έπιθεΐναι τφ διαιρέτη τοίχω αμφοτέρων των μονών, τοϋ τε
Φιλάνθρωπου δηλαδή καί τής Κεχαριτωμένης, μήτε μήν κατοπτείαν εχειν
κατ' αυτών.

Μετά δέ παρέλευσιν αυτής, ϊνα εχη τήν χρησιν καί κατοχήν καί νομήν
των άναγεγραμμένων πάντων ακινήτων καί λοιπών δικαίων ή ποθεινοτάτη
2120 μου έγγόνη κυρά Ειρήνη ή Δούκαινα, ή θυγάτηρ της κυράς "Αννης, κατά τό
άδιάστικτον καί άνυπεξαίρετον, μόνων καταλυθηναι όφειλόντων μετά τήν
τοΟ τήδε βίου μετάστασιν της πορφυρογέννητου κυράς "Αννης των
άπηωρημένων οικημάτων έξωθεν τοϋ διαιρετού τοίχου καί αποβλεπόντων
f. 131 προς τον κηπον τής τοϋ Φιλάνθρωπου μονής, έν οΐς δηλονότι σήμερον
|

2125 καταμένει ή δηλωθείσα πορφυρογέννητος, όφείλοντος τοϋ τοιούτου τοίχου


ύψωθηναι καί ετι πήχεις δύο. Μετά δέ τελευτήν της κυράς Ειρήνης, ει μεν
έπί διαθήκη τελευτςί ή μήτηρ αύτης ή πορφυρογέννητος, ϊνα παραπέμπη
ταϋτά τε τα δεσποτικά οικήματα καί λοιπά είς οίον αν αίροΐτο των παίδων
αύτης ή εγγόνων ή προεγγόνων, εϊτε άρρενος, εϊτε θήλεος γένους εστίν. Ει
2130 δέ προ τής κυράς Ειρήνης ή μήτηρ αύτης τον τηδε καταλύσει βίον, ή καί
ύστερον μεν εκείνης, μή διάθηται δέ περί τούτου, άδιάφορον γάρ, τότε τό
δίκαιον της κατοχής καί νομής των άναγεγραμμένων οικημάτων καί
λοιπών περιελεύσεται είς τον τφ χρόνω προήκοντα ή τήν προήκουσαν των
f. 13 Γ παίδων ή εγγόνων ή προεγγόνων της πορφυρογέννητου κυράς "Αννης μετά
2135 διαστίξεως μέντοι τοιαύτης, ώστε ει μεν τό πρόσωπον ω το τοιοϋτον
αρμόσει δίκαιον έπί διαθήκη τοϋ βίου τούτου μεθίσταται, εχειν άδειαν παρα-
πέμπειν ταϋτα είς οίον αν βούλοιτο των έξ αύτοϋ καταγόμενων παίδων,
εγγόνων καί έφεξης" ει δέ ή τους καταγόμενους έξ αύτοϋ ούκ εχοι ή μή περί
τούτου διάθηται, τηνικαϋτα πάλιν δραμεΐν τό μνημονευθέν δίκαιον προς
2140 τόν τφ χρόνφ προήκοντα έκ των άπό της πορφυρογέννητου κυράς "Αννης,
καί τήν τοιαύτην διάστιξιν ούτω μέχρι παντός προβαίνειν άχρις αν ή των
άπό της σειράς της δηλωθείσης πορφυρογέννητου διάρκεια περισώζηται.

Ούκ είς μόνους δέ τους παιδας ή εγγονούς ή προεγγόνους αύτης παρα-


f. 132 πέμψει άπό διαθήκης το τοιοϋτον δίκαιον ή πορφυρογέννητος, ώς άνωθεν
|

2145 ε'ίρηται, άλλα καί είς μίαν των έπί τινι τούτων νυμφών αύτης, ην αν
βούλοιτο, καί καθέξει καί αΰτη ταϋτα ωσαύτως, εϊπερ μή προς δεύτερον γάμον
140 P. GAUTIER

mariage. En ce cas, en effet, elle sera immédiatement déchue de ce droit qui


fera retour totalement à la lignée issue de la porphyrogenéte, et il doit en être
de même sans exception pour toutes les brus appelées à bénéficier de ce droit
qui leur serait dévolu par un de ceux qui l'auraient acquis, comme on l'a
indiqué plus haut. Car ce n'est pas uniquement la porphyrogenéte, mais encore
ses descendants qui auront la faculté de le transmettre par testament, s'ils le
veulent, à l'une de leurs brus, femme de l'un de leurs descendants, étant
convenu que, même si nous faisons spécialement mention du seul sexe
masculin, le sexe féminin doit être compris en même temps que lui et être
considéré comme étant lui aussi exprimé dans le chapitre concernant ces
demeures. Si, ce qu'à Dieu ne plaise, notre parenté venait à faire défaut au
point que nul ne survive de la lignée familiale de la porphyrogenéte kyra Anne,
alors j'ordonne que ces demeures soient placées sous l'autorité de ce monastère
féminin, que les demeures de la cour extérieure soient transformées en
immeubles de location et que le monastère jouisse de leurs revenus, que ceux de la
cour intérieure soient détruits, que leurs matériaux soient utilisés au gré du
monastère, et que le sol soit transformé en jardins et vergers de rapport, dont
tous les revenus reviendront au monastère avec aussi ceux des bains.

Ceux qui auront la jouissance des demeures susdites et y habiteront y vivront


pieusement et s'abstiendront absolument d'amoindrir en quoi que ce soit le
monastère de la Pleine-de-Grâce. Mais ils auront la faculté de bâtir où ils
voudront dans le périmètre comprenant les maisons qui leur ont été accordées,
mais en respectant une hauteur qui ne permette pas d'avoir vue sur une partie
du monastère des hommes ou des femmes. Ils n'adosseront pas de maisons sur
le pourtour des murs d'enceinte libres du monastère ou des habitations, mais
celles-ci seront absolument dégagées, telles qu'elles le sont maintenant. L'usage
de ces demeures ne sera jamais cédé à des personnes étrangères par vente,
location, échange, donation, hypothèque, gage ou d'une autre manière
quelconque, par aucune des personnes autorisées à avoir la détention et la
jouissance des bâtiments susmentionnés. Bien plus, celui qui aura obtenu ce droit
et qui aura peut-être ailleurs son propre domicile ne sera pas autorisé à y faire
habiter une autre personne, car cela nous l'interdirons absolument. Si jamais,
ce qu'à Dieu ne plaise, la personne qui aura à un moment quelconque l'usage
des résidences du monastère — car il faut encore en reparler — était soumise
à une obligation publique ou privée de quelque manière que ce soit, pécuniaire
ou pénale, ou encore était accusée de haute trahison, ma Majesté ne veut pas
que ces habitations ou leur usage contractent des obligations, mais demeurent
exemptes de toute obligation. Si l'obligation est pécuniaire, la personne qui en
a l'usage en aura encore la détention et la jouissance, même si tout le reste de
sa fortune revient peut-être légalement à ses créanciers. L'usage, en effet, et la
détention de ces habitations et de toutes leurs dépendances doivent prévaloir
sur toute obligation pécuniaire, parce que ma Majesté les transmet avec cette
clause à ceux qui les détiendront. Si la faute est d'ordre pénal ou un crime de
haute trahison, et de nature à priver l'inculpé de cet usage, celui-ci reviendra
à la personne appelée à lui succéder suivant la stipulation et la distinction
LE TYPIKON DE LA THÉOTOKOS KÉCHARITÔMÉNÈ 141

άπίδοΓ εί γαρ προς τούτον άποκλίνοι, ευθύς έκπεσείται τοο τοιούτου


δικαίου περιελευσομένου πάντως προς την έκ της πορφυρογέννητου σειράν,
ώσπερ οφείλει γίνεσθαι άπαραλλάκτως και έπί των άλλων πασών νυμφών,
2150 αίς τό τοιοΟτον άρμόσοι δίκαιον άπο παραπομπής τίνος των τούτο κτησα-
μένων, ώς άνωθεν εϊρηται" ού γαρ μόνη xfj πορφυρογέννητα), άλλα και τοις
έξ αυτής καταγομένοις έξέσται παραπέμπειν τοϋτο άπο διαθήκης, ει βού-
λοιντο, είς μίαν των έπί τοις έξ αυτών νυμφών αυτών, εκείνου τών όμολο-
f. 132ν γουμένων είναι όφείλοντος ώς, εί καί ίδικώτερον τοο άρρενος γένους

|
2155 μνημονεύομεν μόνου, άλλα καί το θήλυ συννοεΐσθαι τούτω οφείλει καί ώς
καί αυτό έκφωνούμενον λογίζεσθαι όσον έπί τω περί τών οικημάτων
τούτων κεφαλαίω. Εί δ' όπερ απεύχομαι, ή συγγένεια έπιλείψει ώς μηδεμίαν
έκ της τοϋ γένους της πορφυρογέννητου κυράς "Αννης σειράς περισώζεσθαι,
τηνικαΟτα διορίζομαι τα τοιαϋτα οίκήματα είς την έξουσίαν της γυναικείας
2160 ταύτης μονής άποκαθίστασθαι, καί τα μεν της έξω αύλης οίκήματα μετα-
σχηματίζεσθαι είς ένοικικά καί την πρόσοδον τούτων καρποΟσθαι την
μονήν, τα δέ της εσω αύλης περιελεϊν, καί τη μεν υλη χρήσασθαι καθώς
f. 133 αύτη βουλητόν, τώ δέ έδάφει είς περιβόλια τε καί παραδείσους επικερδείς,

|
ών τάς προσόδους άπάσας ή μονή καρπώσεται μετά καί τών λουτρών.
2165 Οι μέντοι τήν νομήν τε καί οϊκησιν κατά καιρούς έχειν όφείλοντες έν
τοις δηλωθεϊσιν οίκήμασιν εύλαβώς έν αύτοΐς διάξουσι καί περικοπήν τίνα
τη μονή της Κεχαριτωμένης το σύνολον ούκ έπάξουσιν. "Εξουσι δέ έπ'
αδείας κτίζειν ένθα βούλονται εντός της περιοχής τών έκχωρηθέντων
αύτοΐς οικημάτων καί τοσοΟτον ύψοΟν ώστε μή κατοπτεύειν τι τών έν τη
2170 άνδρφα μονή εϊτε τη γυναικεία. 'Αλλ' ουδέ γυρόθεν τών αργών τοίχων της
μονής ή τών οικημάτων έπακουμβίσουσί τι οίκημα, άλλ' ελεύθερα πάντη
έσονται καθώς παρ' ημών γεγόνασι. Ξένοις δέ προσώποις ή δι' άπεμπολή-
f. 133V σεως ή μισθώσεως ή ανταλλαγής ή δωρεάς ή υποθήκης ή ενεχύρου ή
ετέρου οιουδήποτε τρόπου παρ' ούδενός τών προσώπων τών ορισθέντων
|

2175 έχειν τήν τών μνημονευθέντων οικημάτων κατοχήν καί νομήν ή τούτων
χρησις οπωσδήποτε έκχωρηθήσεται, άλλ' ουδέ απλώς ένοικίσαι τινά έτερον
έν αύτοΐς συγχωρηθήσεται ό τό τοιούτον κτησάμενος δίκαιον, έχων ίσως
άλλαχοϋ τήν οίκείαν άνάπαυσιν ταΟτα γαρ παντελώς άπείργομεν. Εί δέ
ποτέ, ο μή γένοιτο, τό πρόσωπον το καθ' οίονδήτινα καιρόν τήν χρησιν
2180 έχον τών οικημάτων της μονής — έπαναληπτέον γαρ καί αύθις τον περί
f. 134 αυτών λόγον — ένοχη τινι καθυπο|βληθη δημοσιακη ή ιδιωτική έξ οίουδή-
τινος τρόπου χρηματική ή εγκληματική ή καί καθοσιώσει ύποπεσεΐται, ού
βούλεται ή βασιλεία μου ένοχοποιεϊσθαι τα τοιαύτα οίκήματα ή τήν αυτών
χρησιν, αλλά μένειν ελεύθερα πάσης ένοχης, καί εί μέν χρηματική τίς έστιν
2185 ή ενοχή, κατέχειν ταύτα καί νέμεσθαι αύθις αυτό εκείνο το πρόσωπον το
τήν χρησιν έχον τούτων, καν ή άλλη πάσα περιουσία τούτου τοις χρεώ-
σταις 'ίσως κατά νόμους υπόκειται — αυτή γαρ ή χρησις καί κατοχή τών
τοιούτων οικημάτων καί τών ύπ' αυτά πάντων ύπερτερεϊν όφείλουσι πάσης
f. 134ν χρηματικής ένοχης, ώς τοιουτοτρόπως παραπεμπούσης ταύτα της βασι-
|

2190 λείας μου προς τους μέλλοντας ταύτα κατέχειν — , εί δέ εγκληματική έστιν
ή ευθύνη ή καθοσίωσις καί έκπίπτειν μέλλοι της τοιαύτης χρήσεως, ϊνα
έπανέρχηται αυτή είς το καλούμενον μετ' αυτό πρόσωπον κατά τήν άνω-
142 P. GAUTIER

établies plus haut. Si ces personnes faisaient éventuellement défaut, les


demeures deviendront la propriété du monastère.
Si jamais aussi, ce qu'à Dieu ne plaise, ces habitations brûlent en partie ou
en totalité, ma Majesté ne veut pas que cet usage cesse parce que les maisons
destinées à être habitées ont été réduites à néant, mais celui qui jouira alors du
droit de s'en servir conformément aux dispositions énoncées en aura encore
l'usage et en détiendra les droits comme il a été indiqué plus haut, et il s'en
servira avec la faculté de reconstruire à l'emplacement des maisons brûlées les
habitations qu'il pourra, les stipulations concernant leur transmission et leur
dévolution devant être même ainsi respectées, comme on l'a indiqué clairement
ci-dessus, et conserver force et vigueur. Mais il ne sera pas permis à l'un des
détenteurs de céder à quelqu'un l'emplacement pour en faire des jardins ou y
construire des maisons de rapport, mais il pourra pour les remplacer construire
les autres habitations qu'il peut en vue d'y habiter. Et nous ordonnons que celui
qui se sera servi de l'emplacement à rencontre de notre présente prescription
soit privée de ces biens, et que ceux-ci soient dévolus à la personne appelée à
succéder à celui ou à celle que l'on frustre, comme il a été indiqué ci-dessus.
Je veux que toutes les dispositions et stipulations explicitées soient
respectées, le monastère n'ayant en aucune manière droit de s'opposer aux décisions
prises ici par ma Majesté. Car ma Majesté a fixé et fixe de cette manière et avec
ces stipulations l'attribution de ces droits immobiliers au monastère et ordonne
que leur possession soit attribuée au monastère selon les modalités indiquées.
Si éventuellement le monastère possédait, en vertu de documents écrits ou
d'une autre manière, certains droits sur ces habitations et autres édifices et sur
tout leur périmètre, ma Majesté ne veut pas qu'il leur arrive quelque chose qui
aille à rencontre des présentes prescriptions. Car ma Majesté qui a fait bâtir
tout le monastère avec ses dépendances et les constructions qui l'entourent à
grands frais et dépenses personnels, a rigoureusement le droit de fixer à sa
guise le sort de ces biens immeubles et veut que ses prescriptions ne soient
jamais modifiées. Si un jour les moniales essayaient d'intenter quelque action,
elles ne devront être entendues par aucun tribunal, et les responsables d'une
telle manœuvre seront expulsées du monastère.

80. Celles qui doivent assurer la protection du monastère.

Comme il était aussi indispensable que je charge quelqu'un de patronner le


monastère et de veiller à ce que les prescriptions du typikon ne soient jamais
transgressées, ma Majesté avait prescrit dans le chapitre concernant ceux qui
doivent patronner le monastère que ma très chère fille et porphyrogénète kyra
Eudocie le protégeât et le défendît contre ceux qui tenteraient peut-être de lui
LE TYPIKON DE LA THÉOTOKOS KÉCHARITÔMÉNÈ 143

τέρω διάστιξιν και διαίρεσιν έπιλειπόντων δε των προσώπων ίσως, έπανε-


λεύσονται προς την δεσπότιδα μονήν.
2195 Καν ποτέ ϊσως, όπερ άπέστω, πυρίκαυστα τα τοιαύτα οικήματα γένωνται
έκ μέρους ή έξ ολοκλήρου, ού βούλεται ή βασιλεία μου σχολάζειν τήν
χρήσιν ώς των οικημάτων έν οϊς θεωρείται ή κατοίκησις εις το μή είναι
χωρησάντων, άλλα τον τηνικαϋτα το δίκαιον της τοιαύτης χρήσεως

|
f. 135 έχοντα κατά τήν άνωθεν διατυπωσιν έχειν και πάλιν αυτήν και κατεχειν τα
2200 τοιαϋτα δίκαια ώς άνωθεν εΐρηται, και χρασθαι τούτοις έχοντα άδειαν
άνοικοδομεΐν οικήματα έν τοις τόποις των καυθέντων οποία δύναται, των
διαστίξεων των περί τοϋ παραπέμπεσθαι ταϋτα και περιέρχεσθαι καθώς
άνωθεν σαφέστερον ε'ίρηται σφζεσθαι και ούτως όφειλουσών και το ίσχυ-
ρον έχειν και ένεργόν. Πλην ούκ έξέσται τινί τούτων έκδιδόναι τον τόπον
2205 προς τίνα κηπεύσεως χάριν ή κτίσεως ένοικικών, άλλα πάλιν ετέρα άντ'
αύτων οίκοδομησαι οία δύναται έπί τω καταμένειν έν αύτοΐς. Τόν δε τφ
f. 135ν τόπω χρησάμενον έτέρως παρά τόν παρόντα ημών όρισμόν έκπίπτειν
|

τούτων διοριζόμεθα και περιέρχεσθαι ταΟτα προς τό μετά τον έκπεσόντα ή


τήν έκπεσοϋσαν καλούμενον πρόσωπον καθώς ανωτέρω διείληπται.
2210 Πάσας μέντοι τάς διαληφθείσας ταύτας διαταγάς τε και διαστίξεις βού-
λομαι βεβαίας μένειν, μή έχοντος άδειαν τοϋ μέρους της μονής καθ' οίονδή-
τινα τρόπον απεναντίας χωρεϊν των παρά της βασιλείας μου διορισθέντων
ένταυθοΓ τήν γαρ προσκύρωσιν των τοιούτων ακινήτων δικαίων προς το
τής μονής μέρος ούτως και μετά τοιούτων διαστίξεων έποιήσατο και ποιεϊ-
f. 136 ται ή βασιλεία μου και κατά τους είρημένους τρόπους διατάττεται τήν
|

δεσποτείαν αυτών προσκεκυρωμένην είναι τη μονή. Καν 'ίσως το μέρος


αυτής δίκαια τίνα κέκτηται άπό τίνων εγγράφων ή άλλαχόθεν έπί τοις
τοιούτοις οίκήμασι και λοιποΐς και πάση αυτών τη περιοχή, ού βούλεται ή
βασιλεία μου άλλο τι γενέσθαι έπ' αύτοΐς παρά τα ένταυθοΐ διατεταγμένα"
2220 τήν γαρ ολην μονήν και τα ύπ' αυτήν και περί αυτήν συστησαμένη ή
βασιλεία μου έξ οικείων πολλών άναλωμάτων και δαπανών άδειαν έχει
πάντως διορίσασθαι έπί τοις τοιούτοις άκινήτοις το δοκούν αυτή και
βούλεται τον αυτής διορισμόν μένειν άναλλοίωτον. Καν πειραθεΐεν 'ίσως αϊ
f. 136ν μονάζουσαι άλλο τι έπιχειρή|σαι, άπρόσδεκτοι έσονται παντί δικαστηρίω
2225 και της μονής έκδιωχθήσονται αϊ πρωταίτιοι ταΐς άλλαις της τοιαύτης
επιχειρήσεως.

π'. Περί τών όφειλουσών έχειν τήν έφορείαν τής μονής.

Έπεί δε άπαραίτητον ην καί τίνα παρ' εμού καταστήναι ώστε άντιλαμβά-


νεσθαι τής μονής καί σπουδάζειν έν απασιν απαραθραυστα τηρεισθαι τα έν
2230 τώ τυπικώ διηγορευμένα, καί μέντοι καί διωρίσατο ή βασιλεία μου έν τφ
περί τών όφειλόντων άντιλαμβάνεσθαι τής μονής κεφαλαίω τήν περιπόθη-
τόν μου θυγατέρα καί πορφυρογέννητον κυράν Εύδοκίαν περιέπειν ταύτην

2210 διαλειφθείσας codex


144 P. GAUTIER

nuire et veillât à conserver à l'abri de toute violation les prescriptions du


typikon que j'ai publié4. Mais, à cause de mes péchés, celle-ci a, comme je l'ai
dit, quitté cette vie. J'ordonne donc qu'après ma mort le patronage du
monastère soit assumé par ma très chère porphyrogénète et césarissa kyra
Anne, et après sa mort par ma très chère porphyrogénète et fille kyra Marie5 en
même temps que par ma très chère petite-fille kyra Irène Doukaina, la fille de
la porphyrogénète kyra Anne. Quand elles seront décédées, ce patronage
reviendra à l'autre fille6 de la porphyrogénète kyra Anne ou à une petite-fille
ou à une arrière-petite-fille, etc. Car ma Majesté veut que ses filles, petites-
filles, arrière-petites-filles, etc., aussi longtemps que subsistera sa lignée du sexe
féminin, assument le patronage du monastère de ma Théotokos Pleine-de-
Grâce, j'entends celle qui sera l'aînée parmi elles. Quand la lignée de sexe
féminin issue de la porphyrogénète kyra Anne souvent mentionnée sera éteinte,
la protection de ce monastère reviendra, en vertu du présent décret écrit de ma
Majesté, à l'une des épouses de l'un des descendants de la porphyrogénète,
savoir celle du descendant le plus âgé, et cette disposition sera respectée
jusqu'à ce que les brus fassent défaut, étant stipulé que celle qui doit patronner
le monastère n'a pas contracté un second mariage après la mort de son mari.
S'il arrive qu'elle a été chargée de patronner le monastère et qu'elle contracte
ensuite un second mariage, elle sera immédiatement démise de ce patronage,
et ce dernier passera à celle qui vient après elle, stipulation qui doit être
observée à l'égard de toutes les brus. Quand toutes celles-ci feront à leur tour
défaut, le patronage reviendra à la femme la plus illustre de notre famille, non
pas à la plus âgée de toutes, mais à celle que les sœurs qui vivront alors dans
ce monastère choisiront avec leur supérieure. Et cette disposition sera respectée
à perpétuité, aussi longtemps que ce monde durera.
Celle qui jouit du droit de patronage n'entrera jamais dans le monastère, si
ce n'est au moment de l'office religieux, et, quand il sera achevé, elle sortira
immédiatement à moins qu'un entretien ne s'impose, qui soit urgent et
concerne la survivance du monastère, et elle sera alors accompagnée de deux
ou trois femmes. S'il arrive qu'elle soit accompagnée par une archontissa de
notre parenté ou même par une autre femme, celle-ci aussi entrera seulement
au monastère, mais aucun homme, parce que nous ordonnons que l'accès au
monastère soit absolument interdit aux hommes et même aux eunuques et leur
soit continuellement fermé. Si certains de nos fils ou de nos gendres ou encore
de nos petits-fils désirent y entrer, par affection pour nous ou en vue d'une
mesure indispensable au monastère, ils entreront dans l'exônarthex avec
l'autorisation et en compagnie de la patronne du monastère, et eux seuls. Ils se

4. Voir supra, ch. 3.


5. Voir supra, p. 122 n. 31.
6. Cette seconde fille d'Anne Comnène et de Nicéphore Bryennios n'est pas
autrement attestée.
LE TYPIKON DE LA THÉOTOKOS KÉCHARITÔMÉNÈ 145

και διεκδικεΐν από τον πειρωμένων ϊσως αύτη έπηρεάζειν και σπεύδειν
f. 137 τηρεϊσθαι τα έν τφ έκτεθέντι παρ' έμοϋ τυπικφ διηγορευμένα άπαρά-
|
2235 θραυστα. Ή δέ δια τας αμαρτίας μου, ώς εϊρηται, τοΟ τηδε βίου έξεδήμησε.
Διορίζομαι ϊνα μετά την έμήν τοΟ τηδε βίου μετάστασιν εχη την έφορείαν
της μονής ή ποθεινοτάτη μου πορφυρογέννητος και καισάρισσα κυρα
"Αννα, μετά δέ παρέλευσιν αύτης £χη την έφορείαν της τοιαύτης μονής ή
περιπόθητός μου πορφυρογέννητος και θυγάτηρ κυρα Μαρία άμα τη περι-
2240 ποθήτω μου έγγόνη κυρα Ειρήνη τη Δουκαίνα, τη θυγατρί της
πορφυρογέννητου κύρος "Αννης. Τούτων δέ μεθισταμένων τοϋ τηδε βίου, περιέρχε-
σθαι την τοιαύτην έφορείαν είς την έτέραν θυγατέρα τής πορφυρογέννητου
κυράς "Αννης ή έγγόνην ή προεγγόνην και έφεξης" τας γαρ έξ αύτης
f. 137ν θυγατέρας καί εγγόνας και προεγγόνας και έφεξης, άχρις αν ή τοο θήλεος

|
2245 γένους αύτης σειρά περισώζηται, έφοραν την μονήν της Κεχαριτωμένης
μου Θεοτόκου ή βασιλεία μου βούλεται, την τω χρόνω μέντοι πάντως των
άλλων προέχουσαν. Της σειράς δέ τοϋ θήλεος γένους τοϋ άπό της πολλάκις
ρηθείσης πορφυρογέννητου κυράς "Αννης καταγόμενου έπιλειπούσης, τότε ή
της μονής ταύτης άντίληψις περιελεύσεται άπό τοϋ παρόντος εγγράφου της
2250 βασιλείας μου διορισμού καί είς μίαν των έπί τινι των έκ της
πορφυρογέννητου καταγόμενων νυμφών, ήγουν τήν τοϋ χρόνω προήκοντος, και αύθις
έσται τοϋτο συντηρούμενον μέχρις αν καί αί έπί άρρεσι νύμφαι έκλείπωσι,
f. 138 τούτου φυλαττομένου τοϋ μή τήν μέλλουσαν της μονής έφοραν μετά
|

θάνατον τοϋ οικείου συζύγου περιελθεΐν είς δεύτερον γάμον. Καν φθάση
2255 ϊσως καταστηναι είς έφορείαν, είτα προς δεύτερον αποκλίνει γάμον, ευθύς
έκπεσεΐται καί της εφορείας καί μεταβήσεται αΰτη είς τήν μετ' έκείνην
καλουμένην, της διαστίξεως ταύτης έπί πάσαις φυλάττεσθαι όφειλούσης"
μετά μέντοι το καί ταύτας έκλιπεϊν πάσας, προς τήν άπό των
επιφανέστερων τοϋ γένους ημών, πλην ουχί καί αυτήν τήν τω χρόνω των άλλων
2260 προήκουσαν, άλλ' ην άρα κατά καιρούς αίρετίσονται τη τοιαύτη μονή
ένασκούμεναι μονάζουσαι σύν τη καθηγουμένη. Καί τοϋτο ούτως
συντηρηθήσεται μέχρι παντός, άχρις αν ό παρών διαρκοίη αιών.

f. 138ν Έν τη μονΐ) δέ ή τό της εφορείας δίκαιον έχουσα ούπώποτε άλλοτε


|

είσελεύσεται, εί μή οτε ή ακολουθία της εκκλησίας γίνεται καί, ταύτης


2265 συντελούμενης, ευθύς καί αυτή έξελεύσεται, εί μή που ομιλία τις πρόκειται
αναγκαία καί είς σύστασιν της μονής συντείνουσα, καί τότε μετά δύο ή καί
τριών γυναικών. Εί δέ καί τίνα τών αρχοντισσών συγγενών ημών ή καί
έτέραν τύχοι εύρεθηναι μετ' αύτης, συνεισελεύσεται καί αϋτη μόνη είς τήν
μονήν άνήρ δέ ουδέ εις, οτι άβατο ν είναι τό μοναστήριον παντάπασιν
2270 άνδράσι καί αύτοϊς τοις ευνούχοις διοριζόμεθα καί κεκλεισμενον διηνεκως.
Εί δέ τίνες τών αρρένων παίδων ημών καί τών έπί θυγατράσι γαμβρών ή
f. 139 καί εγγόνων πόθω τώ προς ημάς ή υποθέσεως ένεκεν τη μονή αναγκαίας
|

θελήσουσιν είς τό μοναστήριον είσελθεϊν, είσελεύσονται είς τό έξωάρθηκον


άπό τοϋ μέρους της της μονής αντιλαμβανόμενης μετά καί αύτης, αυτοί
2275 μόνοι, καί στάντες άχρι συμπληρώσεως της ακολουθίας, μετά συμπλήρωσιν

ίο
146 P. GAUTIER

tiendront là jusqu'à la fin de l'office, et, quand il sera achevé et que les sœurs
auront regagné leur dortoir, ils entreront dans l'église, la supérieure seule y
étant restée en compagnie de deux ou trois sœurs âgées et pieuses, et, après les
avoir entretenues de ce qui s'impose et avoir vénéré la Théotokos Pleine-de-
Grâce, ils sortiront. Ils agiront ainsi une ou deux fois l'an et à la fête de la
Théotokos.
Toutefois, mes très chères filles les porphyrogénètes kyra Anne et kyra Marie
et ma très chère petite-fille kyra Irène Doukaina auront le droit de venir, quand
elles le voudront, à toutes les divines synaxes, et au moment du repas de se
joindre aux moniales et de partager leur table, mais accompagnées de deux ou
trois femmes.
La porte qui donne accès au monastère du côté des demeures impériales sera
fermée de l'intérieur par la supérieure et de l'extérieur par la patronne du
monastère. Tous les autres points abordés dans le troisième chapitre qui traite
du patronage devront être observés à perpétuité sans modification.

Le périmètre du monastère.

Le mur de séparation du monastère féminin de la Pleine-de-Grâce


commence au portail d'entrée du monastère qui donne sur la voie publique qui
vient de Sainte-Anne du Deuteron7, continue vers l'est en suivant la même voie
publique et s'éloigne jusqu'aux latrines8 de l'infirmier du monastère qui sont
situées en face de l'extrémité de la terrasse des habitations du chêne du
monastère : cette portion mesure quarante-huit coudées9 et sépare les
habitations du monastère, à gauche, de la voie publique, à droite. Il oblique un peu
en suivant encore la même voie publique et s'éloigne jusqu'à la ruelle située
derrière les cellules du monastère patriarcal féminin de Saint-Nicolas10 : cette
portion mesure cinquante-trois coudées et sépare les bâtiments du monastère,
à gauche, de la voie publique, à droite. Il oblique vers le nord en suivant la
ruelle et sépare l'église de Saint-Nicolas, à droite, des maisons du monastère,
à gauche : sur une longueur de dix-huit coudées et demie. Il oblique vers l'est :
sur une longueur de trois coudées. Il tourne un peu vers le nord : sur une
longueur de une coudée. Il continue encore vers l'est : sur une longueur de cinq
coudées. Il oblique encore vers l'est : sur une longueur de quatre coudées et
demie. Puis il oblique encore vers l'est : sur une longueur de quatre coudées et
demie. Il oblique à nouveau vers le nord, séparant les maisons de Saint-
Nicolas, à droite, des maisons du monastère, à gauche, et parvient jusqu'au mur

7. Voir R. Janin, Églises et monastères [de Constantinople]1, Paris 1969, p. 35.


8. Littéralement : jusqu'au parakellion, soit un petit édifice adjacent, dans lequel
Montfaucon (PG 127, 1 1 18 n. 4) voit des latrines.
9. Soit 29,98 m, si la coudée utilisée en l'occurrence équivaut à deux pieds byzantins,
c'est-à-dire à 62,46 cm : E. Schilbach, Byzantinische Metrologie, Munich 1970, p. 21.
10. Sur ce monastère, consulter Janin, Églises et monastères, p. 373-374.
LE TYPIKON DE LA THÉOTOKOS KÉCHARITÔMÉNÈ 147

ταύτης, άπελθουσών των μοναζουσών είς το κοιμητήριον αυτών, είσελεύ-


σονται εις την έκκλησίαν, καταλειφθείσης μόνης της ηγουμένης μετά δύο ή
και τριών γηραλεωτέρων μοναζουσων ευλαβών, και όμιλήσαντες αύταΐς τα
προσήκοντα καί τή Κεχαριτωμένη Θεοτόκω προσκυνήσαντες έξελεύσον-
2280 ται, και τοΟτο δράσουσιν άπαξ ή δις τοο ένιαυτοϋ καί κατά την έορτήν της
f. 139V Θεοτόκου.
|

Ai μέντοι περιπόθητοί μου θυγατέρες αί πορφυρογέννητοι ή τε κυρά


"Αννα καί ή κυρά Μαρία καί ή ποθεινοτάτη μου έγγόνη κυρά Ειρήνη ή
Δούκαινα εξουσιν άδειαν, οπότε καί βούλοιντο, εν πάσαις ταϊς θείαις
2285 συνάξεσι καί έν τφ καιρώ της εστιάσεως συνεκκλησιάζεσθαι καί συν-
εστιάσθαι ταΐς μοναζούσαις, πλην μετά δύο γυναικών αύτων ή τριών.
Ή δέ θύρα ή είσάγουσα είς την τοιαύτην μονήν άπό τοϋ μέρους των
δεσποτικών οικημάτων έσωθεν μέν κλεισθήσεται παρά της καθηγουμενης,
έξωθεν δέ παρά τΐ)ς αντιλαμβανόμενης της μονής, πάντων των άλλων των
f. 140 διαλαμβανομένων έν τω τρίτω κεφαλαίω τω περί τής εφορείας όφειλόντων

|
τηρεϊσθαι αναλλοίωτων ές άεί.

Περί τοϋ περιορισμοϋ της μονής.

Ό διαιρέτης τοίχος τής γυναικείας μονής τής Κεχαριτωμένης άρχεται


άπό τοϋ είσοδικοϋ πυλώνος τής μονής τοϋ κατέμπροσθεν κειμένου τής
2295 δημοσίας όδοϋ τής ερχόμενης άπό τής αγίας "Αννης τοϋ Δευτέρου καί
διέρχεται προς ανατολάς κρατών την αυτήν δημοσίαν όδόν, καί απέρχεται
άχρι τοϋ παρακελλίου τοϋ νοσοκόμου τής μονής τοϋ κατέναντι τοϋ άκρου
τοϋ ήλιακοϋ των οικημάτων τοϋ δρυός τής μονής' έχει μήκος πήχεις
τεσσαρακονταοκτώ, διαιρων αριστερά τα οικήματα τής μονής, δεξιά δέ τήν
f. 140ν δημοσίαν όδόν. Άπαγκαλίζει μικρόν κρατών πάλιν τήν αυτήν δημοσίαν
|

όδόν, καί απέρχεται άχρι τής ρυμίδος τής όπισθεν των κελλίων τής
πατριαρχικής γυναικείας μονής τοϋ αγίου Νικολάου' έχει μήκος πήχεις
πεντήκοντα τρεις, διαιρων αριστερά τα οικήματα τής μονής, δεξιά δέ τήν
δημοσίαν όδόν. Κάμπτει προς άρκτον κρατών τήν ρυμίδα, διαιρων δεξιά τόν
2305 ναόν τοϋ αγίου Νικολάου, αριστερά δέ τα οικήματα τής μονής' έχει μήκος
πήχεις δεκαοκτώ ήμισυ. Κλίνει προς άνατολήν έχει μήκος πήχεις τρεις.
Νεύει μικρόν προς άρκτον έχει μήκος πήχυν μίαν. Διέρχεται πάλιν προς
άνατολήν μήκος πήχεις πέντε. Πάλιν κάμπτει προς άνατολήν έχει μήκος
f. 141 πήχεις τεσσάρας ήμισυ. Είτα πάλιν κλίνει προς ανατολάς' έχει μήκος
|

2310 πήχεις τεσσάρας ήμισυ. Πάλιν κάμπτει προς άρκτον, διαιρων δεξιά τα
οικήματα τοϋ αγίου Νικολάου, αριστερά δέ τα οικήματα τής μονής, καί
απέρχεται άχρι τοϋ τοίχου τοϋ άνωγεωκατώγου οικήματος τοϋ βεστιαρίου

2308 κάμπει codex


148 P. GAUTIER

du bâtiment à étage" du vestiarion de ma Majesté : sur une longueur de douze


coudées. Il tourne un peu vers l'ouest : sur une longueur de deux coudées. Il
continue à nouveau vers le nord, séparant la ruelle située devant l'ouvroir du
monastère, à gauche, des maisons de ma Majesté, à droite ; sur ce mur
s'appuient l'omphaïtos12 du vestiarion de ma Majesté et le solarium en bois de
Carie qui est de la même dimension que le solarium à ciel ouvert : sur une
longueur de vingt-trois coudées. Il oblique vers l'ouest et sépare la ruelle et
l'ouvroir du monastère, à gauche, des maisons de ma Majesté, à droite : sa
longueur est de quinze coudées. Il oblique vers le nord, séparant l'espace libre
situé derrière le sanctuaire de l'église du monastère, à gauche, des maisons de
ma Majesté, à droite : sa longueur est de seize coudées. Il oblique de nouveau
vers l'ouest, séparant la chapelle latérale de l'église du monastère, à gauche, du
tétrakarikoxylon13 de ma Majesté, à droite : sa longueur est de neuf coudées.
Il oblique de nouveau vers le nord, séparant l'oratoire de ma Majesté, à gauche,
du tétrakarikoxylon, à droite : sa longueur est de douze coudées14. On y trouve
aussi...

11. Terme abrégé dans le manuscrit et mal résolu par Montfaucon (άνωκάτω) ; il
désigne une maison à un étage au-dessus du rez-de-chaussée. On le rencontre dans la
Diataxis d'Attaleiatès (REB 39, 1981, p. 99l3i6) et dans plusieurs actes du 14e siècle
(Chilandar, Kutlumus, etc.). Ce type de maison est décrit par Ph. Koukoulés, Vie et
civilisation byzantine, IV, Athènes 1951, p. 261-265.

Appendice A*

f. 32 t Τα ύποτελτ) αμπέλια ττ) αγία μονΐ) της ύπεραγίας Θεοτόκου της Κεχαριτωμένης περί
τό εκτός μέρος διακείμενα της Ζωοδόχου Πηγής.

μοδ(ιων) (νομίσματα) κ(οκκία)


— κγ'
f Βασίλειος ό Καλογερίτης Υ παρά έκτον α'
t χηρα ή Τζιγνογουλίνα Υ
β' —
5 f χήρα ή Πολυπειρίνα ήμισυ — κ'

* On ne cite pas les variantes de l'édition de Montfaucon (PG 127), que l'édition MM
n'a pas améliorée. Le texte a été relu sur le manuscrit. La résolution des abréviations est
indiquée seulement lorsque quelque incertitude subsiste au sujet de la forme proposée.
L'orthographe du manuscrit est conservée quand elle présente un sens ou une répétition
(όσπήτιον, όσπίτιον). Les notes renvoient à la ligne.
2. Il ressort de ce titre que le monastère de la Kécharitôménè était toujours en activité
dans la première moitié du 15e siècle, et ce témoignage est en accord avec le récit d'un
LE TYPIKON DE LA THÉOTOKOS KÉCHAR1TÔMÉNÈ 149

της βασιλείας μου" 'έχει μήκος πήχεις δώδεκα. Κλίνει μικρόν προς δύσιν'
έχει μήκος πήχεις δύο. Διέρχεται πάλιν προς αρκτον, διαιρων αριστερά την
2315 ρυμίδα την έμπροσθεν τοϋ έργοδοσίου της μονής, δεξιά δε τα οικήματα της
βασιλείας μου, είς ον τοϊχον επίκειται ό όμφαΐτος τοϋ βεστιαρίου της
βασιλείας μου και ό δια καρικοξύλου ηλιακός ό κατϊσον τοϋ άσκεπους
f. 14Γ ήλιακοϋ" 'έχει μήκος πήχεις είκοσιτρεΐς. Κάμπτει προς δύσιν, διαιρων
|

αριστερά την ρυμίδα και το έργοδόσιον της μονής, δεξιά δε τα οικήματα


2320 της βασιλείας μου' έχει μήκος πήχεις δεκαπέντε. Κλίνει προς αρκτον,
διαιρων αριστερά τον άνετον τόπον τον όπισθεν τοϋ βήματος τΐ)ς
εκκλησίας της μονής, δεξιά δε τα οικήματα της βασιλείας μου' έχει μήκος
πήχεις δεκαέξ. Πάλιν κάμπτει προς δύσιν, διαιρων αριστερά το παράπτερον
της εκκλησίας της μονής, δεξιά δε τό τετρακαρικόξυλον της βασιλείας μου'
2325 έχει μήκος πήχεις εννέα. Πάλιν κάμπτει προς αρκτον, διαιρων αριστερά τό
είκονοστάσιον της βασιλείας μου, δεξιά δέ τό τετρακαρικόξυλον έχει
μήκος πήχεις δώδεκα' έν φ έστι και μονό...

12. Le terme, à ma connaissance, n'est enregistré que par Ducange (Glossarium,


p. 1043), qui n'en donne pas de définition.
13. Au seul vu du mot, il est difficile de préciser la destination de ce bâtiment,
apparemment carré ou rectangulaire de forme.
14. Soit au total 226,50 coudées, qui équivalent à 141,47 m.

f Δημήτριος ό Κανώκ(ης) α ιηδ'


α'
t ιερεύς ό Κανώκ(ης) ό αδελφός αύτοϋ ε δέκατον
ε'ς'γ' πέμπτον
ήμισυ β' α'
t Άποστόλ(ης) ό Λιθογνόμων
α'(?)
f Γούναρης ό Κένταρχος ΐς
ε' τρίτον λεπτά γ' α' β'
10 f 'Ιωάννης ό Τζιβίτζουλος (ήμισυ)
β' τέταρτον — ιη'
f Κώνστας ό Γαλώτης β' — ιζ'
f Μανουήλ ό Κουρσάρης ογδοον
δ' δέκατον α' θ'
t Λαμπαδ(ά)ρ(ης) ό Πανόπουλος

pèlerin russe contemporain, le diacre Zosime. Cf. Janin, Églises et monastères, p. 1 90. Sur
le monastère de la Zôodochos Pègè, consulter Janin, ibidem, p. 223-228.
6. Notre lecture de ce patronyme, inconnu d'autre part, est incertaine : Kanôkès nous
paraît probable, mais on ne peut pas exclure la leçon Kanabès, patronyme bien attesté
aux 13e et 14e siècles une douzaine de membres connus.
:
150 P. GAUTIER

t Θεόδωρος ό Κηπορός ς' β' —


15 (όμοΟ) (ύπέρ)π(υ)ρ(α) ιε' κ(οκκία) η' ήμισυ
ιβ'
(όμοϋ) (ύπέρ)π(υ)ρ(α)

f. 32V t Ή χρυσοτέλεια της μονής ημών της ύπεραγίας Θεοτόκου της Κεχαριτωμένης ' τα
εκτός είς την αύλήν ημών.

(νομίσματα) κ(οκκία)
t όσπήτιον
τοϋ Σοφιανοϋ μετά της περιοχής αυτής β' —
20 t όσπήτιον
της Ευφημίας πλησίον τοϋ Σοφιανοϋ — ιε'
f όσπήτιον
τοϋ Βαρδαλή, εϊτι της Κουρασμένης — ιε'
α' —
f όσπήτιον
τής Καπασοϋς
t όσπήτιον
Άγγελίνας της παπαδιάς — ιβ'
α' —
f όσπήτιον
τής θυγατρός αυτής
25 f όσπήτιον
της Σουρουμίνας — ιβ'
t όσπήτιον
τοϋ Γαρατζία — ιε'
f όσπήτιον
τοϋ Συροπούλου μετά τοϋ άμπελίου γ' —
t όσπήτιον
τοϋ Πελεκάνου α' —
f όσπήτιον
τοϋ Βουτζα α' —
30 t όσπήτιον
Θεοδώρας Καθαρής της γηροκομίτησας — ιβ'
t όσπήτιον
τοϋ Γερακάρη — ιβ'
α' γ'
f όσπήτιον
τής 'Ρούδροας
f όσπήτιον
Θωμαΐδος τής ανατροφής της Τζούκενας — ιβ'
f. 33 f όσπήτιον
τοϋ Τζουκί α' —
35 f όσπήτιον
της Χαμοπουρνέας — ιβ'
t όσπήτιον
τοϋ Κατακαλοϋ' τό έχει ό Μαμιτζονίτης — ιη'
t όσπήτιον
έτερον πλησίον τούτου — κα'
ιζ' κ(οκκία) ιγ'
(όμοϋ) (ύπέρ)π(υ)ρ(α)
t Ιωάννης ό Σέρβος δια τοϋ άμπελοπουλίου (?)

15. Le total des sommes copiées par la première main (voir supra, p. 1 1) est exact,
compte tenu que la somme des kokkia des lignes 3, 6, 8, 14, qui était respectivement de
22,5, 17,5, 0,5, 8,5, a été arrondie vers le haut : 23, 18, 1, 9, et que le 1 /200e de nomisma
de la 1. 11 a été négligé. M. J. Lefort, qui a eu l'amabilité de vérifier ces calculs, fait
remarquer que le taux d'imposition ou de location des vignobles énumérés était de 1/3
de nomisma pour un modios. Sur le terme technique hypotélès (1. 1) et sur le taux
d'imposition des vignobles au 14e siècle, consulter J. Lefort, Fiscalité médiévale et
informatique : Recherches sur les barèmes pour l'imposition des paysans byzantins du
14e siècle, Revue Historique 512, 1974, p. 340-341.
18. Comme il est souvent fait état dans le typikon d'une cour intérieure et d'une cour
extérieure, il peut s'agir de maisons construites en dehors de l'enceinte du monastère,
dans l'espace que s'était réservé la basilissa Irène. Mais pouvait-on lotir autant
d'habitations dans un espace aussi étroit ?
38. Comme il arrive parfois dans des calculs de ce genre, le total des kokkia est faux :
il correspond à 15 et non à 13.
LE ΤΥΡΙΚΟΝ DE LA THÉOTOKOS KÉCHARITÔMÉNÈ 151

f. 33V t Ή χρυσοτέλεια της μονής της Θεοτόκου της Κεχαριτωμένης τά έκτος χρονικά ίνδι-
κτιωνος α'.
(νομίσματα) (κοκκία)
νήκυν (mg) t τό μαγκήπιον κ —
Ρ' ιβ'
νήκυν (mg) f όσπίτιον έχέκολα της αποθήκης ε' —
νήκυν (mg) t όσπίτιον ποτέ τοΟ Σόφια νοϋ
— ιε'
45 t όσπίτιον τοΟ Τζεγούδη α' —
f όσπίτιον Ψαθά τοΟ Σοφιανού α' —
t όσπίτιον του Λατούρου
f όσπίτιον έργαστϋρην τοϋ αύτοΟ ιβ'
f όσπίτιον έτερον τοϋ γαυροΟ αύτοϋ
β' —
50 νήκυν (mg) f όσπίτιον πλησίον αύτοϋ Φ'
t τής Άπηδοϋς όσπίτια δύο α
t όσπίτιον τοϋ Μαυραγάνου κα
t όσπίτιον τοϋ Μαυριάνου
f έτερον τοϋ αύτοϋ, όμοϋ α ιβ'
55 t ή άμπεληκεία
t όσπίτιον τοϋ παπα Ζαγαρα α' θ'
t όσπίτιον της Θωμαΐς — κα'
t όσπίτιον Μιχαήλ τοϋ Χαραστία α' γ'
t όσπίτιον τοϋ Τριανταφύλου — ιβ'
60 t όσπίτιον τοϋ Μαύρου α —
α' —
f όσπίτιον της Μυλόνησας
f όσπίτιον τοϋ Χαρατζία — ιε'
t και μοδοπουλίου άμπέλην α'
ιη'
t 'Ιωάννης ό Σέρβος μοδοπούλιον δικ. (?)

eg.
ζα' ιβ'
65 t ό Παλαιολόγος έξ άγορασίας από της Άπηδοΰς ν' θ'
(όμοϋ)

ι' ιβ'
f. 34 t και άπό τό τέλος της Πϋγεΐς (Πηγής)
κ' —
t καί άπό τό έργαστϋρην (-ήριον) γ' —
f καί άπό τον Γαλαταν
κ' _
70 f έχει ό παπάς ρόγαν τόν χρόνον
t έχει καί ό άμπεληκός τον χρόνον μβ' —
ιβ' —
t έχει καί ή εκκλησία εξοδον, κερίν καί έλάδι

62. Une erreur d'orthographe étant possible, ce locataire est peut-être identique à l'un
de ceux qui sont déjà cités lignes 26 et 56.
:

66. L'addition récapitulative est erronée un calcul exact aboutit à 52 et 18, au lieu
de 50 et 9.
:
152 Ρ- GAUTIER

Appendice B*

f. 9Γ Ι1 δια στίχων "Ανασσα δωρον Ειρήνη σταυροβ ξύλον |2 μονΐ) βραβεύη στ)
Κεχαριτωμένη. Έσωθεν |3 αύττ)ς τίμιον ξύλον μετά βουτιών χρυσών |4 εξ
και ...των |5...ίον μετά χρυσαφιού' το μέσον τούτου |6 άργυρο... τοις έσο-
φωτ( ) της θήκης άργυροδιάχρυσα |7 μετά θηκών αργυρών εξ κ.νω ων τα
5 σκεπάσματα |8 άργυροχρυσ(όμενα ?) εικονισμένα <ό> έλκόμενος |9 ...Χ<ρι-
στός>, ή σταύρωσις, ή άποκαθήλωσις, <ό> ενταφιασμός, |10 <ή> άνάστασις
και το χαίρετε μετά ... άργυροΟ |Π <δια>χρύσου μειζο... και ετέρων δύο
μικρών |12 ...
|13 Έ<τέρ>α θήκη όλοτζάπωτος έσω και έξω άργυρο- |14 <διά>χρυσος,
10 έχουσα εικονισμένους εις τας θύρας αύτης |15 τους αγίους Πέτρον και
Παϋλον... και ξύλον μ. |16 κ... μένον |17 ... έξωθεν των θυρών έχει ίεράρχας |18
... Χρυσόστομον και τον άγιον Νικόλαον τό έσωθεν |19 ... ένθεν κακεΐθεν
τοϋ τιμίου ξύλου |20 θΐ|και άργυραΐ δια...ναΓ άνω δε και κάτω |21 γράμματα
εικαυτ( ) δια στίχων Ήθροισε πίστις |22 Ειρήνης βασιλίδος σκέπην έαυτη,
15 συζύγω τε |23 και τέκνοις, πάθη τα σεπτά τοϋ πάθω... |24 ... μαρτύρων
πάντιμα λειψάνων |25 ... μετά και κιχρουλε( ) μεγάλα αργυρά καί π ...

f. 9 Γ Ι1 και ύελίων β'.


|3 'Ετέρα θήκη τιμίου ξύλου άργυρο όλοδιάχρυσος |4 έχουσα το σκέπασμα
αύτΐ)ς είκονισμένον, την σταύρωσιν |5 μετά της Θεοτόκου και τοϋ Θεολό-
20 γου καί ευαγγελιστών τό δε |6 έξωθεν τοΟ σκεπάσματος ή στ... καί .λ.ττίου'
έσωθεν δέ |7 της θήκης τίμιον ξύλον όλοένδυτον μετά άσημίου, |8 είκονι-
σμένην δέ έχει (άνωθεν) την σταύρωσιν καί κάτωθεν |9 τον άγιον Στέφανον
καί έ<τερα> εξ μερ..οΟ σταυροϋ ..λ |10 σ... μ.τ. ένθεν κακεΐθεν τον άγιον
Ίωάννην καί τήν άγίαν |Π <Μαγδα>λένην ■ έχει... θ. κ. καί κατωβλια... |12
25 τζικον μετά κλειδός άργυρος καί κ.λλιουσ..
|14 'Ετέρα θήκη (γ)υρόθεν τζαπωτός, χ.λκ..ανθ( )αρ( ) έχουσα |15 άνω
ίστορημένον τον άγιον Δημήτριον καί έσωθεν άπό τ( ) |16 .ματ( ) αύτοο τοΟ
αγίου Δημητρίου καί επάνω κε.ασμ ιον |17 φουρουλ( ) μετά σταυρίου
όξέου.

* Manuscrit de Jérusalem, Sainte-Croix 57, ci-dessus, p. 16. Les alinéas de l'édition


correspondent à ceux du manuscrit où ils sont marqués d'une initiale avec retour à la
ligne le plus souvent. Les passages non lus sont indiqués en général par trois points, qui
ne sont pas un décompte des lettres. Les lignes entières non lues ne sont pas inscrites
dans la transcription, mais relevées dans les notes qui renvoient au numéro marginal
d'édition.
1. Folio de 25 lignes sans blanc : 12 et 16 non lisibles.
14. Lire sans doute έγκαυστα.
16. κιχρουλε( ) : cf. 62 κιχροελ( ) ; finale incertaine.
17. Cette ligne doit faire suite à la dernière de 9Γ, le folio étant inversé. Les lignes 13
et 18-25 du folio sont blanches.
26. Le mot non lu pourrait être χαλκομανικάριον.
LE TYPIKON DE LA THÉOTOKOS KÉCHARITÔMÉNÈ 153

f. 92V ' άργυροδιάχρυσα, τα δε ετέρα β' είκόναι άργυροδιάχρυσαι β', το πρώτον


ô άγιος Πέτρος, τό δε έτερον ό άγιος ΠαΟλος.
|

|4 Άπηώρηται έν τοις τοιούτοις διαστύλοις... υχαδ( ) |5 μικρόν άργυρ( )


τζαπωτόν, 'έχον τους δ' εύαγγελιστάς.
|8 Έ<τέρα είκών>... |9 ... ιστορημένα |10 ή κοίμησις, ή γέννησις, αμφότερα
35 της Θεοτόκου, ή ύ- |Π παπαντή, ό χαιρετισμός, ή γέννησις τοΟ Χριστοο, |12
ή βάπτισις και ό Χριστός καθήμενος έπί θρόνου και |13 ή Θεοτόκος ομοίως.
Έ<τέρα>... άγιος Θεο... |14 ... |15 ... Έ<τέρα>... |16-18 ...
|22 Δια των ύλ..ραινων και άκαλλωπίστων α...
|23 Έ<τέρα>... βήματος είκών υλ.ρ.μεγα ή ύπεραγία |24 (Θεοτόκος) μετά τοΟ
40 βρέφους.
|25 Έ<τέρα εί>κών όμοι. μεγαλ. ό Θεολόγος.

f. 92Γ Ι1 Έτερα είκών όμοία ό άγιος Βασίλειος.


|2 Έτερα είκών μετά καί θυρών, ό προφήτης Δανιήλ |3 καί έτεροι άγιοι.
|4 Έτερα... |5 αν... αγίας Εύπραξίας, ό Χριστός ό άντιφωνήτης |6 καί ή
45 ύπεραγία Θεοτόκος.
|7 Έ<τέρα>... ό μάρτυς άγ... έξ.. |8 Έ... |9 Έτερα είκών... μαρ<τύρων> τεσσαρά-
κοντα |10 Έ... της ύπεραγίας Θεοτόκου. |Π Έτερα είκών... |12 Έ... |13 ... |14 Έ...
|15 |16
|20 Έ... |21 ... |22 Καί ετέρα είκών <οί> τρεις (ίεράρχαι), <ό ...) Χρυσόστομος
50 καί |23 ô άγιος Γρηγόριος ό Θεολόγος.
|24 Έτερα είκών παλαιά.
|25 Έτερα είκών όμοία.

f. 100ν Ι1 Έτερα είκών ή Θεοτόκος μετά τοΟ βρέφους, μετά περιφερίων |2 άργυ-
ροδιαχρύσων, ιστορημένων έκ διαφόρων αγίων |3 καί ύελίων διαφόρων.
55 |5 Έτερα είκών καινουργός, ύλογραφία, ό Χριστός καθήμενος έπί θρόνου
|6 καί κάτωθεν ομοίως ή Θεοτόκος, Ενθεν δε κακεΐθεν |7 αμφοτέρων Πέτρος
καί ΠαΟλος καί οί άγιοι Θεόδωροι |8 μετά περιφερίων άργυροδιαχρύσων
καί κρι- |9 κελλίου ομοίου.
Ι11 Έτερα είκών μικρά αργυρά, ή σταύρωσις, |12 καί ετέρα μικρά ομοίως
60 αργυρά, ή Χρίστου γέννησις.
|14 Εικόνες δύο (άμπαρατείνες ?) μετά καρφίων χρυσών, |15 ή μεν μία
μετά κιχροελ( ) αργυράς διαχρύσου, |16 ή δε ετέρα μετά ομοίου κρικελλίου
χρυσοί), |17 <έ)τζακίσθησαν δέ άπό τοΟ χρόνου.

30. Les lignes 6-9, 14-18 n'ont pas été lues. Restent en blanc les lignes 3, 19-21.
38. On peut supposer ύλογραφιών ; cf. 1. 55.
39. Après είκών lire sans doute ύλογραφία.
42. Il y a environ douze lignes illisibles ; les lignes 17-19 sont blanches.
53. Les lignes 4, 10, 13, 18-25 sont restées blanches ; les lignes 14-17 se lisent
difficilement.
62. Voir 1. 16 : κιχρουλε( ).
154 P. GAUTIER

f. 100r p Περί τών τέμπλων, των κρίνων, των σταυρών, |2 των άνωθεν τούτων
65 καμάρων, των αγίων θυρών, |3 των κεφαλίδων, των άρμοσφινίων και των |4
έν τοις κίοσιν έμπεπηγμένων αργυρών διαχρύσων |5 πέπλων.
|6 T.. λ..ν τοΟ αγίου βήματος... τω. δ. άργυρ. |7 διαχρυσ. ιστορημένοι
σταυρι. διάφοροι άγιοι μετά και |8 τών έξαπτερύγων αυτών ανελλιπών.
|10 "Ετεροι τρεις ΐστανται εσωθεν τοϋ τέμπλου άργυροι διά- |Π χρυσοί
70 μετά ύελίων διαφόρων, και κρίνα έν τοις |12 πλαγίοις αυτών δύο αργυρά
διάχρυσα ίστώντα... λίτρας |13 έξ, έξάγια κς' και άνωθεν... ομοια κρίνα |14
διάχρυσα ίστώντα λίτρας οκτώ.
|16 Τα άγια θύρα τοϋ βήματος αργυρά όλοδιάχρυσα, ό χαιρετισμός |17
μετά και τών καρφιών αυτών ομοίων ανελλιπών, |18 ίστώντα τα πάντα
75 λίτρας δέκα, (ήτοι?) έξάγια νη'..., τα δε |19 καρφία αυτών δ'.
|21 Τα άρμοσφίνια τών αγίων θύρων άργυρα <ό>λο<διάχρυσα> ίστορημ. |22
Χριστόν και Θεοτόκον, ίστώντα λίτρας τρεις έξάγια...
|24 Π<έπλ>α τών δ' διαστύλων τ. ... |25 τύπον έχοντα σταυροΟ είκονισμεν..
δ<ιαφόρων > αγίων.

f. 101 ν Ι1 Δια τών τιμίων σταυρών.


|2 Σταυρός άργυρος διάχρυσος, ό ιστάμενος εσωθεν |3 τοϋ βήματος άπό
άνωθεν έως κάτω τζαπωτός, |4 άργυροδιάχρυσος, έχον έν τω έμπροσθεν
μέρει αύτοϋ και τό ο- |5 πισθεν... μέρος άργυροχειμευτά ένδεκα μετά |6
ύελίων διαφόρων και κατασειστών ανελλιπών |7 και καμάρων άνωθεν
85 ανελλιπών έξ.
|9 "Ετερος σταυρός ολόχρυσος μικρός μετά κατασειστών |10 ομοίων εξ και
ύελίων διαφόρων.
|12 "Ετερος σταυρός αργυρός, λιτός, τζαπωτός, μικρός, λειπόν- |13 των
αύτώ δύο μίλων.
90 |15 "Ετερα σταυρίτζια δύο μικρά, ων τό εν μείζον |16 έχον τον Χριστόν
είκονισμένον σταυροειδώς μέσον |17 όπισθεν αύτοΟ γραμματ( ), τό δε
έτερον μικρόν καί... |18 χωρίς σκεπάσματος, ευρέθη δε χρυσοϋν.
|19 Καί έτερον μικρόν ...νον μαΟρον μετά... |20 ...
|21 Έτερα ξυλίνη . γ.,νη έχουσα λείψανα τοϋ αγίου Δημητριανοϋ.

64. En blanc les lignes 9, 15, 20, 23 du folio ; κρίνων κρηνών codex.
76. θύρων neutre : cf. 73 (nominatif).
:

80. Sont blanches les lignes 8, 11, 14, 22-25.


82. 6χον : lege έχων.
89. μίλων : lege μήλων.
LE TYPIKON DE LA THÉOTOKOS KÉCHARITÔMÉNÈ 155

f. 10Γ Ι1 Περί των ίερων δισκοποτηρίων και άντιδίσκων.


|3 Δισκοποτήριον άργυροϋν διάχρυσον εν μετά |4 λαβίδος, ίθμοο καί
αστερίσκου, ιστών λίτρας |5 οκτώ, ούγγίαν μίαν.
|7 "Ετερον δισκοποτήριον λιτόν, άργυροϋν, μετά |8 ζωνών διαχρύσων,
μετά ίθμοΟ, αστερίσκου |9 τε και λαβίδος.
100 ρ1 Καί έτερον ομοιον αύτοϋ κατά πάντα δίσκο- |12 ποτήριον λιτόν μετά
καί ίθμοΟ, αστερίσκου |13 καί λαβίδος, αμφοτέρων αργυρών ίστώσι τα |14
δύο ταϋτα όμοια δισκοποτήρια λίτρας |15 δώδεκα, ούγγίας η'.
|17 "Ετερον δισκοποτήριον το καθήμενον μετά |18 καί ίθμοϋ, αστερίσκου
καί λαβίδος, αμφότερα |19 άργυρο, μετά σταυροϋ καί άστρων διαχρύσων
105 |20 ίστα λίτρας πέντε, ούγγίας δέκα.
22 "Ετερος δίσκος μικρός άργυροΟς διάχρυσος οκτάγωνος, |23 ό τοΟ
αγιάσματος· ίστα λίτρας δύο, ούγγίας ζ.
|25 "Ετερος δίσκος μέγας τών προσφορών...

95. Sont blanches les lignes 2, 6, 10, 16, 21, 24.


156 P. GAUTIER

Index grec

Les chiffres renvoient aux lignes de l'édition, aussi bien pour le typikon que pour les
Appendices A et B.

άβατος (μονή) 324, 329, 743, 773, 1959, άνακεράμωσις 665, 1917, 1920
2269 Άνάληψις 1632
αγγελικός (σχήμα) 1056, 1848, 1854, 1864, άναπαύσιμος 1110, 1231
1868 άνάπαυσις 788, 1309, 1312, 1577, 1909,
Άγγελίνα Α 23 2097, 2178
άγιασμα 171, 1153, 1154 ; Β 107 άνασσα Β 1
αγιασμός 1164 άνάστασις Β 6
άγιος 4, 17, 87, 125, 130, 208, 454, 466, 467, ανατροφή Α 33
535, 541, 605, 658, 806, 808, 1047, 1049, 'Ανδρόνικος 1807, 1848
1053, 1096, 1120, 1131, 1162, 1169, 1223, άνδρφος 1682, 2014, 2170
1238, 1240, 1247, 1248, 1329, 1338, 1347, ανεψιά 739
1352, 1353, 1365, 1370, 1372, 1377, 1378, "Αννα 304, 1823, 1828, 1871, 2101, 2120,
1383, 1388, 1399, 1402, 1406, 1410, 1412, 2122, 2134, 2140, 2158, 2238, 2241, 2243,
1414, 1429, 1430, 1432, 1439, 1522, 1597, 2248, 2283, 2295
1613, 1614, 1627, 1628, 1631, 1633, 1699, ανταλλαγή 2173
1774, 1845, 1848, 1853, 1864, 1868, 1878, άντίδισκος Β 95
1879, 1918, 1969, 1976, 1980, 2061, 2063, άντιλαμβάνειν 275, 2228, 2231
2080, 2084, 2109, 2295, 2302, 2305, αντιλαμβανόμενη 241, 297, 358, 456, 483,
2311 ; ΑΙ'; Β 10, 12, 22, 23, 24, 27, 28, 31, 499, 501, 516, 564, 635, 698, 1549, 1723,
37, 42, 43, 44, 54, 57, 65, 67, 68, 73, 76, 79, 1726, 1939, 1944, 2017, 2274, 2289
94 άντίληψις 43, 123, 151, 249, 263, 672, 2249
άγιότης 79 άντιφωνήτης Β 44
άγορασία Α 65 'Αντώνιος 1849, 1868
αγρυπνία 519, 1137, 1138, 1239, 1243, 1246, άνωγεωκάτωγος 23 1 2
1252, 1256, 1406 αξίωμα 73, 513
αγωγός 1685, 1687 άπεμπόλησις 2172
αδελφή 205, 334, 400, 414, 424, 513, 601, Άπηδός Α 65
626, 640, 658, 732, 738, 739, 742, 750, 922, άπογράφειν 561, 566, 868, 890, 1745
925, 948, 950, 975, 1118, 1146, 1205, 1572, απογραφή 837, 866, 885, 898
1579, 1607, 1731 άπόδειξις 679, 684
αδελφός 732, 739, 742, 750, 1605, 1643, απόδειπνα 1197, 1198, 1202
1761 ; Α 7 αποθήκη Α 43
αδελφότης 118, 356, 372, 405, 490, 498, 515, άποκαθήλωσις Β 6
537, 712, 871, 1028, 1033, 1350, 1517, 1721, άποκείρειν 299, 301, 306, 320, 342, 370,
2068, 2072 397, 399, 407, 584, 1039, 1040, 1046
άθώωσις 695 'Απόκρεω 1750, 1755
άκάτόπτευτος 1922, 1926, 1946 άπολυτίκιον 1099
άκηδία 993 'Αποστόλης Α 8
ακίνητος 409, 421, 428, 431, 434, 444, 446, απόστολος 31, 133, 207, 591, 982, 1142,
454, 460, 465, 469, 471, 472, 664, 1876, 1156, 1248, 1329, 1412, 1414, 1430, 1432,
2119,2213,2222 1633
ακολουθία 318, 567, 1074, 1076, 1098, άποσφραγίζειν 910, 914
1099, 1162, 1198, 1201, 1207, 1212, 1215, άποταγή 401
1220, 1237, 1238, 1261, 1300, 1416, 1431, άργυροδιάχρυσος Β 4, 30, 53, 57, 82
1881, 2029, 2264, 2275 αργυρούς 1592, 1593 ; Β 4, 7, 13, 16, 18,25,
'Αλέξιος 192, 1788 59, 60, 62, 66, 69, 70, 73, 76, 81, 88, 96, 98,
άμπεληκεία Α 55 101, 104, 106
άμπεληκός Α 71 άργυροχειμευτός Β 83
άμπέλης Α 63 αρθηξ (νάρθηξ) 1136, 1215, 1263, 1660,
άμπέλιον Α 1, 27 1884, 1893
άμπελοπούλιον Α 39 άριστον (τό) 1322, 1436
άμπελών 2107 άρμοσφίνια Β 65, 76
άμφιον 1480 άρρωστία 1565
άνάγνωσις 1106, 1107, 1127, 1271, 1275, άρρωστείν 763
1279, 1650, 1983 άρρωστος 1558, 1575, 1580
LE TYPIKON DE LA THÉOTOKOS KÉCHARITÔMENE 157

άρτος 1165, 1167, 1174, 1176, 1315, 1319, Γαλατάς Α 69


1335, 1425 Γαλώτης Α 1 1
άρχονταρίκιον 789 γαμβρός 742, 750, 1173, 1809, 1814, 1817,
αρχοντικός 1513, 1520 2271
αρχόντισσα 2267 Γαρατζίας Α 26
άρχων 451, 2001 γαυρός Α 49
άσήμιον Β 21 Γενέθλια 1415, 1429
ασθένεια 731, 1242 γένημα 675, 704, 879
άσθενεΐν 335, 336, 604, 608, 763, 1306, Γέννησις 1608, 1609, 1616, 1621, 1634
1411, 1569, 1572, 1573 γέννησις Β 34, 35, 60
ασκητικός 96, 729, 779, 1521 Γερακάρης Α 31
αστερίσκος Β 97, 99, 101, 103 γηροκομίτησα Α 30
άστρον Β 104 γονεύς 1171, 1181, 1757, 1761
αύγοϋστα titre γονυκλισία 53 1 , 534, 542, 1 082, 1 084, 1 09 1 ,
αύθέντης 1 846 1100, 1103, 1163
αύθεντρία 1852 Γούναρης Α 9
αυλή 1936, 1938, 1951, 2105, 2106, 2107, γραϋς 771, 1026
2160, 2162 ; Α 18 γραφή 390,614,621,710,997,2006
αύταδέλφη 1862, 1870 Γρηγόριος 1393 ; Β 50
αύτάδελφος 1859, 1866 γυναικείος 1681, 2159, 2170, 2293, 2302
αύτοδέσποτος 174, 181, 197 γυνή 321, 731, 778, 781, 788, 818, 1047,
2105, 2267, 2286

Βαΐοφόρος 1625, 1966 δαιμονικός 205, 757


βακτηρία 541 δαίμων 416, 1447
βαμβακηρός 1595, 1598 Δανιήλ Β 43
βαμβύκινος 2022 Δαυίδ 16, 88, 129, 991
βάπτισις Β 36 δείπνοςΑον 1198, 1334, 1424, 1435, 1438
βάρβαρος 59, 63, 143 δέσποινα 155, 176,360,411,511,519, 1168,
Βαρδαλής Α 21 1245, 1403, 1408, 1591, 1802, 1858, 1974
βασιλεία 33, 55, 140, 141, 252, 263, 273, δεσποτεία 181,211,2216
276, 383, 392, 461, 486, 562, 644, 647, 650, δεσπότης 505, 510
700, 743, 756, 798, 819, 846, 1032, 1242, δεσποτικός 1168, 1240, 1244, 1250, 1252,
1257, 1678, 1682, 1684, 1695, 1796, 1801, 2288
1253, 1329, 1681, 1761, 1937, 2113, 2128,
1806, 1809, 1811, 1814, 1817, 1821, 1827,
1832, 1834, 1837, 1840, 1842, 1846, 1853, δεσπότις 2194
1856, 1858, 1860, 1863, 1866, 1870, 1905, δευτέρα (ήμερα) 737, 1324, 1327, 1340,
1908, 1923, 1927, 1931, 1933, 1949, 1952, 1359, 1364, 1380, 1383, 1419
1955, 1996, 2006, 2025, 2054, 2059, 2088, Δεύτερον (τό) 2295
2091, 2093, 2099, 2104, 2183, 2189, 2196, Δημητριανός Β 94
2212, 2215, 2219, 2221, 2230, 2246, 2250, Δημήτριος 1613, 2109 ; Α 6 ; Β 27, 28
2313, 2316, 2317, 2320, 2322, 2324, 2326 δημοσιακός 2181
Βασίλειος 605, 1474 ; Α 3 ; Β 42 δημόσιος 2295, 2296, 2300, 2303
βασιλεύς 8, 58, 62, 147, 166, 192, 195, 203, διαβατικόν (τό) 328, 790
451, 1170, 1228, 1267, 1775, 1788, 1794, διάδοσις 437,441, 1618, 1620, 1629, 1631,
1797 1637, 1640, 1786
βασιλικός 57, 184, 1512, 1520 διαθήκη 250, 274, 2127, 2136, 2144, 2152
βασιλίς Β 14 δίαιτα 307, 314, 319, 343, 435, 1410, 1432
βασίλισσα 50, 136, 2087 διακλυσμός 1407
βεστιάριον 2312,2316 διακονεΐν 829, 919, 928, 948, 949, 1316
βέστιον 887, 889, 1004, 1007, 1008 διακονητρία 477, 495, 571, 573, 791, 793,
Βηθλεέμ 168 807, 865, 868, 918
βήμα 796, 806, 809, 1096, 1668, 2321 ; Β 39, διακονία 362, 581, 796, 797, 799, 803, 804,
67, 73, 81 806, 808, 809, 827, 830, 852, 864, 871, 883,
βλαττίον 2009 917, 930, 934, 936, 943, 945, 969, 971, 973,
βούλησις 265, 272, 649 1027, 1036, 1055, 1213
Βουτζας Α 29 διάκρισις 320, 1158, 1411, 1423, 1567, 1790,
βουτίον Β 2 1798, 1803, 1824, 1829, 1851, 1861
βρέβιον 2007, 2010, 2012, 2014, 2019, 2022 διάστυλον Β 32, 78
βρέφος Β 40, 53 διαταγή 200, 2210
βρώμα 1293, 1315, 1371, 1460 διάταγμα 191, 295, 439, 629, 807
βρώσις 1341, 1342, 1430, 1444, 1445, 1557, διάταξις 488, 1060, 1392, 1499, 1877
1565, 1576 διατύπωμα 440
158 P. GAUTIER

διάχρυσος Β 62, 66, 69, 71, 72, 81, 96, 98, 861, 862, 1096, 1232, 1265, 1562, 1741
104, 106 εκκλησιαστικός 185, 204, 860, 1075, 1261,
δίκαιον 181, 185, 263, 288, 506, 2119, 2132, 1971
2136, 2139, 2144, 2147, 2150, 2177, 2198, εκλογή 507, 572, 580, 636
2200, 2213, 2217, 2263 έκσφράγισμα 539
δικαίωμα 837 εκτενής 177, 528, 1738, 1749, 1768, 1978
δικαστήριον 244, 545, 1552, 2224 έκτη (ώρα) 1074, 1130, 1133, 1254
διοικεϊν 178, 183, 196, 198, 280, 322, 349, έλάδι Α 72
647 έλαιον 1325, 1326, 1346, 1354, 1358, 1360,
διοίκησις 283, 1478, 1485 1362, 1387, 1419, 1594, 1711, 1969
διορισμός 2223, 2250 ελεύθερος 174, 180, 183, 196, 212, 322, 422,
δίπτυχον 290, 1183, 1185, 1742, 1744, 1874 1504,2171,2184
δισκοποτήριον Β 95, 96, 98, 100, 102, 103 Εμμανουήλ 5
δίσκος Β 106, 108 εμπρησμός 463
διώροφος 396 ενδιαίτημα 1926
δοξολογία 989, 1079 ένδυμα 887, 1008
δόσις 400, 407, 1499, 1502 ενδυμασία 1705
Δούκαινα titre, 1822, 1871, 2087, 2120, ένδυμενία 1010, 1558
2240, 2284 ένδυσις 1560
Δούκας 1848, 1860, 1867 ένέχυρον 2173
δοΟλος 322 έννάτη (ώρα) 1187, 1188, 1189, 1433, 1436
δούξ (μέγας - των σχολών) 1 847 ένοικικά 2161, 2205
δοχειαρία 679, 684, 883, 885, 887, 888, 889, ενταφιασμός Β 6
894, 898, 901, 903, 907, 1007, 1008, 1009 έξάγιον 1333, 1336, 1347, 1358, 1361, 1363,
δοχείον 680, 900, 916, 1002, 1004 1367, 1372, 1377, 1388, 1402, 1405, 1420,
δρυς 2298 1424, 1426 ; Β 71, 75, 77
δυναστεία 26, 57, 1513 έξαγορεύειν 313
δωδεκαήμερον (τό) 1138 εξαμηνιαίος 1043, 1051
δωδεκαφώτια 1598, 1610, 1623, 1669 έξαπτέρυγος Β 68
δωρεά 92, 186, 2173 εξάψαλμος 1233, 1236
δωρεάν 397, 399, 406 έξοδιάζειν 281, 818, 865, 868, 876, 894, 898,
δώρον 25, 46, 425 ; Β 1 1005, 1011, 1014
έξοδος 478, 846, 847, 848, 869, 880, 884,
895, 913, 916, 1015, 1688 ; Α 72
εξουσία 188, 194, 202, 211, 213, 828, 1070,
1520, 2159
έβδομάς 1054, 1251, 1340, 1342, 1352, 1369, έξουσιάζειν 276
1370, 1378, 1380, 1383, 1401, 1781 έξωάρθηξ /- άρθηκον (έξωνάρθηξ) 1135,
έγγόνη 1821, 2120, 2240, 2243, 2244, 2283 1199, 1660, 1713, 1893, 1992, 2273
Εγγονός 299, 1985, 1988, 2129, 2134, 2138, έξωκουρίτις 1512
2143, 2272 έξωμονίτις 1493, 1494, 1495
έγγραφος 264, 806, 814, 2108, 2217, 2249 εορτή 437, 518, 822, 855, 859, 1144, 1240,
εγκληματικός 2182, 2190 1244, 1250, 1252, 1328, 1347, 1366, 1369,
έγχόρηγος 1908, 1913, 1950 1375, 1377, 1380, 1384, 1390, 1403, 1408,
έδεσμα 1323, 1326, 1346, 1354, 1357, 1359, 1439, 1590, 1604, 1608, 1609, 1612, 1613,
1362, 1402, 1419, 1421 1615, 1616, 1619, 1620, 1622, 1623, 1625,
έθνος 463 1628, 1630, 1632, 1634, 1635, 1672, 1674,
είκονίζειν 1880 ; Β 5, 10, 19, 21, 91 1748, 1761, 1883, 1959, 1962, 2280
είκονοστάσιον 2326 έπίδοσις 186, 298, 364, 374, 669, 673, 690
είκών 658, 1597 ; Β 30, 39, 42, 43, 46, 47, επιδρομή 463
49, 51, 52, 53, 55, 59,61 έπιλέγειν 484, 492, 508, 536, 805
Ειρήνη titre, 1802, 1822, 1838, 1841, 1865, επιλογή 485, 499, 501, 556, 570, 655, 928,
2087, 2120, 2126, 2130, 2240, 2283 ; Β 1, 14 973
είσοδιάζειν 280, 682, 704, 845, 848, 865, έπιπλα 8 1 3
867, 875, 890 έπισκεπτίτης 1073
είσοδοέξοδος 680, 816, 886, 902 έπιστη μονάρχισσα 971, 972
είσοδος 669, 673, 674, 755, 758, 869, 884, έπιτήρησις 186, 656, 664
888, 890, 1439, 1478, 1518, 1904 έπιτίμιον 420, 1284
εκκλησία 130, 361, 466, 820, 823, 847, 857, έπταπάπαδον 1965
1102, 1135, 1136, 1199, 1215, 1696, 1766, έργαστϋρης Α 48, 68
1880, 1886, 1918, 1963, 1967, 1980, 2013, έργοδόσιον 2315, 2319
2109, 2264, 2277, 2322, 2324 ; Α 72 έργοδοτεΐν 1002, 1003
έκκλησιαρχία 1213 εργοδότρια 998
έκκλησιάρχισσα 476, 820, 823, 850, 851, έργόχειρον 388, 992, 995, 1000, 1125, 1982
LE TYPIKON DE LA THÉOTOKOS KÉCHARITÔMÉNÈ 159

εσπερινός (ό) 517, 1187, 1192, 1665, 1737, 1088, 1098, 1100, 1104, 1108, 1120, 1122,
1769 1150, 1200, 1206, 1223, 1224, 1230, 1244,
έστίασις 921, 926, 977, 1262, 1277, 1313, 1267, 1290, 1299, 1434, 1509, 1635, 1644,
1314, 1317, 1401, 1433, 1476, 1777, 2285 1678, 1696, 1725, 1890, 1899, 1918, 1927,
έστιατοριον 1306 1956, 2013, 2026, 2044, 2066, 2079, 2082,
Εϋα 120 2087
Ευαγγελισμός 1366, 1375, 1384, 1400, θεοτόκια 73
1408, 1625 Θεοτόκος titre, 177, 196, 210, 212, 254, 361,
ευαγγελιστής Β 20, 33 363, 512, 519, 659, 803, 835, 1140, 1169,
ευαγής 75, 87, 187, 554 1229, 1245, 1403, 1408, 1439, 1487, 1505,
Ευδοκία 258, 1835, 2096, 2232 1590, 1591, 1598, 1608, 1609, 1613, 1634,
εύνοοχος 646, 708, 711, 723, 1572, 2270 1636, 1659, 1669, 1697, 1702, 1709, 1715,
Εύπραξία Β 44 1719, 2026, 2086, 2246, 2279, 2281 ; Α 1,
ευσέβεια 65, 142, 458 17, 40 ; Β 19, 35, 36, 45, 47, 53, 56, 77
ευσεβής titre, 42, 243, 1551 θεράπαινα 48
Ευφημία Α 20 θήκη Β 4, 9, 13, 18, 21, 26
ευχαριστία 926 θρίξ 305, 341, 1041
ευχή 96, 549, 660, 712, 953, 992, 1081, 1082, Θρόνος 68
1106, 1113, 1114, 1115, 1116, 1122, 1134, θυγάτηρ 257, 303, 737, 1822, 1827, 1832,
1203, 1206, 1300, 1534, 1969, 1978, 2069, 1834, 1842, 1987, 2120, 2232, 2239, 2240,
2080 2242, 2244, 2271, 2282 ; Α 24
έφάπλωμα 1013 θυμίαμα 1603
έφοραν 688,1071,2245,2253 θυμιατήριον 1224, 1600
εφορεία 186, 262, 1988, 2227, 2236, 2238, θύρα 748, 1911, 1942, 2287 ; Β 10, 11, 43,
2242, 2255, 2256, 2263, 2290 65, 73, 76
θυρίς 1911, 1942
θυσιαστήριον 541
Ζαγαρας Α 56 Θωμαΐς Α 33, 57
ζώνη Β 98
Ζωοδόχος (Πηγή) Α 2
'Ιακώβ 163
ήγιασμένη 1852, 1857 ΐαννουάριος 1859
ήγουμενεία 513, 565, 568, 638 ιατρεία 493, 1577
ήγουμενεύειν 190, 199, 580, 611, 613, 633, ιατρός 1569, 1571, 1588
1728 ιδιώτης 452, 2001
ηγουμένη 239, 240, 277, 279, 296, 368, 389, ιδιωτικός 585, 2181
390, 452, 485, 487, 489, 547, 555, 570, 573, Ιεράρχης 1330 ; Β 11
585, 637, 648, 651, 733, 744, 817, 870, 876, ιερατικός 525, 535
889,919,996, 1005, 1011, 1020, 1030, 1045, Ιερεύς 477, 516, 525, 528, 534, 537, 549, 660,
1072, 1126, 1330, 1547, 1548, 1561, 1603, 703, 707, 708, 716, 1116, 1202, 1222, 1705,
2001, 2277 1735, 1744, 1965, 1968, 1976, 1977 ; Α 7
ηγούμενος 591 ιερός 30, 74, 94,97, 103, 115, 123, 168, 172,
ηλιακός 1941, 2298, 2317, 2318 290, 467, 517, 600, 710, 712, 796, 813, 940,
'Ησαΐας 5 997, 1131, 1143, 1263, 2012, 2071 ; Β 95
ίεροσυλειν 420
ιεροσυλία 449
θαλάσσιος 1702, 1703, 1711 ιερόσυλος 420
θείος 84, 89, 94, 127, 133, 153, 170, 206, 207, ίερουργεΐν 652, 1341
220, 390, 391, 466, 524, 547, 587, 590, 658, ίερούργησις 1149
710,945,990,997, 1143, 1146, 1148, 1152, Ιερουργία 1146, 1737
1153, 1156, 1158, 1167, 1263, 1392, 1416, Ίησοϋς 4, 207, 511, 518, 597, 1636, 2085
1652, 1656, 1657, 1736, 1883, 1892, 2012, ίθμός (ηθμός) Β 96, 99, 101, 103
2284 ίμάτιον 1042
Θεοδώρα 1843, 1863 ; Α 30 ίνδικτιών Α 40
Θεόδωρος 1348 ; Α 14 ; Β 57 ιούλιος 1855
Θεολόγος ('Ιωάννης, Γρηγόριος) 1392 ; Β Ίσαάκιος 1812
19, 41, 50 'Ισραήλ 131
θεομήτωρ 47, 109, 155, 175, 1948, 1974, ίστορεΐν Β 27, 34, 54, 67
2090 ίχθυοφαγείν 1373, 1377, 1779
Θεός 1 , 3, 4, 28, 29, 43, 47, 77, 80, 97, 99, 103, ιχθύς 1324, 1330, 1351, 1366, 1368, 1376,
106, 107, 125, 126, 130, 192, 206, 310, 345, 1422, 1428, 1440, 1606, 1776. 1783
419. 432. 520. 529, 531, 532, 548, 557, 937, Ιωάννης 1797, 1855, 1867 ; Α 10, 39.
938, 939, 955, 960, 961, 976, 988, 989, 1077. 64 ; Β 24
160 P. GAUTIER

Καθαρή Α 30 1636, 1974


καθέδρα 1269 κοίμησις Β 34
καθηγουμένη 320, 327, 332, 334, 350, 357, κοιμητήριον 1102, 1135, 1137, 1188, 1208,
484, 486, 574, 623, 668, 678, 683, 693, 698, 1209, 1301, 1710, 1907, 1967, 2276
701, 706, 746, 764, 770, 784, 794, 800, 801, κοινοβιακός 93, 216, 222, 227, 235, 352,
805, 826, 829, 840, 842, 851, 874, 879, 881, 375, 379, 557, 1463, 1465, 1500, 1535, 1536,
892, 894, 897, 901, 904, 906, 933, 972, 999, 1538, 1544
1002, 1014, 1019, 1022, 1025, 1029, 1035, κοινοβιακός 238, 246, 918, 1546, 1554
1066, 1070, 1134, 1159, 1204, 1210, 1214, κοινόβιον 350, 1486
1269, 1283, 1297, 1309, 1310, 1324, 1489, κοιτωνίσκος 382, 387, 392, 1908, 1975
1532, 1575, 1718, 1780, 1915, 2261, 2288 κοκκίον A3, 15, 38
καθηγούμενος 606 κόλυβα 1767
καθήμενος έπΐ θρόνου (Χριστός -) Β 36, 55 Κομνηνός 192, 1789
καθοσίωσις 2182, 2191 κοντάκιον 899
καΐσαρ 1810, 1812 κοσμικός 305, 341, 427, 429, 781, 1048,
καισάρισσα 1823, 1828, 1841, 2101, 2237 1706, 2035
Καλογερίτης Α 3 Κουρασμένη Α 21
καμάρα Β 65, 84 Κουρσάρης Α 12
κανδήλα 1658, 1661, 1666, 1997 κρασοβόλιον 1355, 1437
Κανώκης Α 6, 7 κρατήρ 1592, 1593, 1662, 1663
κανών 229, 239, 307, 343, 374, 436, 455, κράτιστος 191, 194, 1170, 1228, 1774, 1788,
779, 966, 1247, 1356, 1463, 1521, 1547, 1794
1748, 2041 κρικέλλιον Β 58, 62
Καπασός Α 22 κρίνον Β 64, 70, 71
καρικόξυλον 1894, 2317 κτήμα 463, 582, 670, 688, 689, 1062, 1064,
καρφίον Β 61, 74, 75 1068
Κατακαλός Α 36 κύμινον 1345, 1382
κατάλογος 1721 κθρ 1699, 1788, 1797, 1807, 1810, 1812,
καταπεμπτη (μοναχή) 1493, 1494, 1504 1815, 1818, 1848, 1849, 1855, 1860, 1867,
κατασείστης Β 84, 86 1868
κατάστασις 172, 228, 235, 298, 308, 320, κυρά titre, 258, 303, 304, 1802, 1822, 1823,
340, 344, 346, 352, 375, 379, 395, 502, 643, 1828, 1833, 1835, 1838, 1841, 1843, 1853,
861, 974, 984, 1045, 1280, 1539, 1544, 1895, 1854, 1863, 1864, 1871, 2096, 2101, 2120,
1901, 1903, 1956 2122, 2126, 2130, 2134, 2140, 2158, 2232,
κατήχησις 1 106 2237, 2239, 2240, 2241, 2243, 2248, 2282,
2283
κειμήλιον 2
κείρειν 305 κυριακή 1144, 1185, 1240, 1253, 1254, 1323,
κέλλα 393 1353, 1364, 1374, 1422, 1631
Κελλαραίας (τά) 1696,1716,1731 κυριακός 1249
κελλαρέα 920 Κύριος 10, 26, 131, 132, 139, 192, 510, 526,
κελλίον 315, 355, 1309, 1577, 2102, 2301 529, 530, 596, 713, 946, 1090, 1098, 1100,
Κένταρχος Α 9 1109, 1111, 1113, 1118, 1195, 1200, 1205,
κεντηνάριον 846 1226, 1228, 1230, 1231, 1244, 1289, 1435,
κερίν Α 72 1635, 1694, 1872, 1873, 2058, 2061, 2084
κεφαλίς Β 65 κΟρις 192
Κεχαριτωμένη (Θεοτόκος) titre, 28, 106, κώδων 1035
135, 174, 176, 189, 195, 210, 211, 217, 228, Κωνσταντίνος 1818
253, 360, 363, 410, 425, 428, 512, 554, 659, Κώνστας Α 1 1
802, 834, 908, 947, 1168, 1487, 1505, 1591,
1659, 1669, 1697, 1701, 1709, 1719, 1948,
2008, 2020, 2026, 2086, 2090, 2103, 2116,
2167, 2245, 2279, 2293 ; Α 1, 17, 40 ; Β 2,
κήπευσις 2205
Κηπορός Α 14 λαβίς Β 96, 99, 101, 104
κήπος 2124 λαθραιοφαγοποσία 1457
κηρίον 815, 818, 845, 858, 1594, 1601, 1610, λαθροφαγεΐν 1442
1624, 1667, 1668, 1674 λάμνα 1595
κιβώτιον 886, 902, 905, 910, 914 Λαμπαδάρης Α 13
κινητός 409, 421, 428, 431, 443, 446, 459, λαμπάς 1599, 1888
461, 465, 469, 472, 1876 Λάτουρος Α 47
κίων Β 66 λάχανον 1327, 1335, 1344, 1381, 1387,
κλείς 796, 799, 804, 835, 1018, 1029 ; Β 25 1404, 1425
κοιμαν 1171, 1182, 1186, 1761, 1762, 1767 λειτουργία 524, 1131, 1143, 1165, 1167,
Κοίμησις 1139, 1590, 1591, 1617, 1629, 1263, 1417, 1665, 1744, 1754, 1767, 1769
LE TYPIKON DE LA THÉOTOKOS KÉCHARITÔMÉNÈ 161

λείψανον 1602, 1661, 1693, 1714, 1992, μόδιον 1605, 1618, 1637, 1641, 1702, 1704,
2003 ; Β 16, 94 1711, 1791, 1799, 1804, 1819, 1825, 1830,
Λιθογνόμων Α 8 1839, 1849 ; Α 3
λιμήν 224 μοδοπούλιον Α 63, 64
λιτή 1971 μοναδικός 974, 983, 1990
λιτός 1321, 1322, 1332, 1338, 1778 ; Β 88, μονάζουσα 218, 228, 237, 280, 309, 313,
98, 100 316, 319, 331, 347, 355, 359, 365, 374, 375,
λίτρα 1703 ; Β 71, 72, 75, 77, 97, 102, 105, 377, 379, 380, 381, 385, 393, 394, 441, 491,
107 510, 553, 559, 721, 722, 732, 745, 748, 761,
λιτραϊος 1 598 762, 765, 782, 995, 999, 1001, 1008, 1010,
λογαριάζειν 816, 897, 1015, 1073 1013, 1262, 1478, 1514, 1545, 1557, 1587,
λογαριασμός 665, 686, 692 1691, 1694, 1698, 1700, 1712, 1718, 1728,
λογάριον 677, 682, 704 1736, 1747, 1752, 1907, 1926, 1935, 1949,
Λόγος 1, 28, 81, 85, 135, 168, 1507 1964, 1969, 1972, 2094, 2224, 2261, 2276,
λουτρόν 1013, 1585, 1586, 2110, 2164 2278, 2286
λυχνικόν 1747 μοναστήριον 211, 324, 464, 564, 733, 742,
752, 890, 1021, 1044, 1522, 1679, 1681,
1686, 1689, 1707, 1715, 1732, 1736, 1891,
1894, 1921, 1941, 2269, 2273
μοναχή 240, 258, 260, 278, 284, 287, 334,
Μαγδαλένη Β 24 344, 360, 434, 436, 452, 456, 496, 556, 564,
μαγκήπιον Α 42 727, 733, 738, 749, 781, 784, 978, 1023,
μακαρίτης 1845, 1855 1040, 1171, 1314, 1319, 1464, 1525, 1548,
μακαρίτις 2095 1611, 1617, 1621, 1717, 1720, 1722, 1724,
Μαμιτζονίτης Α 36 1729, 1730, 1731, 1732, 1734, 1748, 1755,
μάνδρα 97, 98, 114, 172 1769, 1776, 1782, 1790, 1798, 1803, 1824,
μανδύας 1042 1829, 1851, 1861, 2001, 2024, 2096
μανουάλιον 1598, 1599, 1887 μοναχικός 557, 1048, 1055
Μανουήλ Α 12 μοναχός 708,711,730
Μαρία 304, 1833, 1853, 2239, 2283 μονή titre, 175, 177, 187, 194, 196, 202, 216,
μάρτυς 1329, 1613 ; Β 15, 46 218, 228, 238, 241, 247, 249, 250, 254, 261,
Μαυριάνος Α 53 262, 266, 273, 276, 282, 283, 285, 288, 290,
Μαυρογάνος Α 52 296, 297, 299, 301, 305, 323, 326, 329, 330,
Μαϋρος Α 60 333, 336, 339, 341, 349, 354, 358, 362, 364,
μαϋρος Β 93 367, 369, 372, 394, 407, 412, 415, 417, 427,
μεγαλόμαρτυς 1348 431, 443, 445, 452, 454, 456, 459, 462, 471,
μεγαλόπολις 64, 664 475, 477, 481, 482, 499, 501, 516, 522, 554,
μεγαλόσχημος 1 729 560, 563, 564, 566, 585, 628, 635, 640, 641,
μέριστρα 1680 642, 646, 647, 652, 656, 657, 661, 663, 666,
μεσίτις 108 667, 675, 677, 690, 693, 698, 702, 704, 708,
μεσονύκτιον 129, 1212, 1215, 1218 731, 736, 755, 760, 764, 767, 768, 770, 773,
μεσώρια 1130, 1133, 1134, 1188, 1191 778, 783, 786, 790, 793, 812, 815, 817, 837,
μετάληψις 1131, 1155, 1158, 1162 845, 849, 854, 867, 875, 885, 910, 913, 1038,
Μεταμόρφωσις 1140, 1635 1054, 1056, 1062, 1064, 1069, 1288, 1291,
μετάνοια 1085, 1134, 1137, 1191, 1214 1476, 1479, 1481, 1485, 1488, 1493, 1501,
μέτρον 1703, 1711, 1791 1504, 1516, 1532, 1533, 1539, 1546, 1549,
μήτηρ 1, 21, 28, 85, 99, 105, 117, 136, 521, 1555, 1569, 1571, 1573, 1648, 1649, 1694,
550, 572, 600, 732, 736, 761, 762, 763, 766, 1696, 1697, 1701, 1709, 1719, 1723, 1726,
947, 1120, 1507, 1853, 2047, 2063, 2127, 1730, 1760, 1876, 1889, 1904, 1916, 1922,
2130 1938, 1944, 1951, 1960, 1965, 1968, 1971,
μητρικός 56, 601 1976, 1980, 1985, 1988, 1989, 1995, 2002,
μητρομήτωρ 56 2008, 2011, 2014, 2016, 2017, 2020, 2023,
μητροπαρθένος 228 2039, 2043, 2088, 2090, 2092, 2093, 2111,
μίσθωσις 2 1 73 2115, 2124, 2160, 2162, 2164, 2167, 2170,
Μιχαήλ 1860 ; Α 58 2171, 2180, 2194, 2211, 2214, 2216, 2220,
μνήμη 412, 994, 1240, 1364, 1741, 1743, 2225, 2227, 2229, 2231, 2237, 2238, 2245,
1746, 1762 2249, 2253, 2260, 2263, 2266, 2269, 2272,
μνημόσυνον 437, 441, 1753, 1756, 1759, 2274, 2287, 2289, 2292, 2293, 2294, 2297,
1762, 1773, 1774, 1775, 1777, 1779, 1780, 2298, 2299, 2302, 2303, 2305, 2311, 2315,
1782, 1785, 1788, 1793, 1796, 1801, 1806, 2319, 2322, 2324 ; Α 1, 17, 40 ; Β 1
1809, 1811, 1814, 1817, 1821, 1827, 1832, μονήρης 217, 224
1834, 1837, 1840, 1842, 1845, 1852, 1855, μύαξ 316, 1658
1857, 1859, 1862, 1866, 1870, 1874, 1877, Μυλόνησα Α 61
1962, 1986, 1994 Μωϋσής 113
162 P. GAUTIER

Ναζαρέτ 167 όμφαΐτος 2316


ναός 18, 87, 466, 657, 660, 818, 853, 1217, οξύς Β 29
1656, 1657, 1664, 1892, 1973, 1979, 2305 όπώρα 1335, 1344, 1382, 1405, 1425
νεκρώσιμος 1196, 1748, 1765 όρθρίζειν 1258
νήκυς (νέκυς) Α 42, 43, 44, 50 ορθρινός 1079, 1219
νηστεία 1238, 1339, 1354, 1390, 1433, 1474 όρθρος 1221, 1236, 1256, 1435, 1664, 1737,
νηστεύειν 1 390 1769
Νικηφόρος 1810, 1815 ορισμός 840, 1283, 2207
Νικόλαος 1699, 2302, 2305, 2311 ; Β 12 όρφανοτροφεϊον 187
νιπτήρ 1878, 1880, 1881 όσπήτιον / όσπίτιον Α 19-37, 43-53, 56-62
νοέμβριος 1852, 1857 οσπριον 880, 1320, 1325, 1326, 1343, 1381,
νόμισμα 884, 886, 888, 890, 892, 895, 896, 1387, 1703
899, 900, 902, 907, 909, 912, 915, 1605, όστρακόδερμον 1325, 1349, 1379, 1385,
1607, 1618, 1637, 1704, 1705, 1791, 1799, 1773, 1783
1804, 1820, 1825, 1830, 1850 ; Α 3 ούγγία 1596 ; Β 97, 102, 105, 107
νοσεϊν 603, 736, 737, 750, 752, 761, 766, όψώνιον 1606, 1611, 1617, 1621, 1630,
1303, 1310, 1587 1632, 1634
νοσοκόμος 2297
νόσος 61, 736, 1060, 1476, 1588, 1589
νούμμιον 1605, 1637, 1791, 1799, 1804,
1819, 1825, 1830, 1850 πάθη (τα) 1247, 1627 ; Β 15
νύμφη 732, 739, 1181, 1801, 1837, 1840, παιδίον 369
1987, 2145, 2149, 2153, 2251, 2252 παίς 111, 429, 606, 1172, 1181, 1761, 1873,
νυμφίον 758 1984, 2105, 2128, 2134, 2137, 2143, 2271
Παλαιολόγος Α 65
πανάγιος 112,2085
Ξένη 1854 πανάγνος 19, 175, 1245
ξενών 188 παναμώμητος 114
ξυλαλόη 1602 πανάχραντος 411, 511, 518, 834, 1150,
ξύλινος Β 94 1403, 1408
ξύλον 1132, 1214, 1264, 1265 ; Β 1, 2, 11, πανέντιμος 1 863
13, 18, 21 πανίερος 659
παννυχίς 1 187, 1 193, 1 194, 1765, 1768, 1782
Πανόπουλος Α 13
οδός 2295, 2296, 2300, 2301, 2304 πανσέβαστος 1867, 1871
οίκειότης 1 065 πανσεβαστοϋπερτατος 1818
οϊκημα 318, 670, 1124, 1681, 1937, 1951, πάντιμος 1863 ; Β 16
1989, 2089, 2091, 2092, 2104, 2106, 21 12, Παντοκράτωρ 5 1
2123, 2128, 2132, 2156, 2159, 2160, 2166, πανυπερσέβαστος 1815
2169, 2171, 2175, 2180, 2183, 2188, 2195, παπαδία Α 23
2197, 2201, 2218, 2288, 2298, 2299, 2303, παπάς Α 56, 70
2305, 2311, 2312, 2315, 2319, 2322 παράδεισος 1446, 2163
οικίσκος 381, 386, 1033 παράδοσις 682, 814, 828, 1971
οικοδομή 559, 1889, 1892, 2037 παραθύριον 1942
οίκολόγος 665, 693 παρακαλειν 572, 594, 602, 603, 1349, 1379,
οίκονομεΐν 321, 649, 653, 670, 701, 719, 1783, 2060, 2068
777, 1073, 1692 παρακελλίον 317, 2297
οικονομία 186, 256, 691, 697 παράκλησις 521, 1328, 1331, 1350, 1368,
οικονόμος 204, 279, 476, 646, 647, 66 1,678, 1373, 1427
680, 686, 696, 702, 705, 717, 719, 776, 906, παραπόρτιον 1904, 1910
1067, 1071 παράπτερον 2323
οίκος 187 παρασκευή 1144, 1326, 1328, 1345, 1362,
οικουμένη 152 1386, 1387, 1402, 1419, 1747, 1773, 1776,
οίκουμενικός 1699 1781
οίνος 875, 1346, 1358, 1360, 1363, 1367, παραστάσιμον 1749, 1765
1371, 1376, 1388, 1402, 1405, 1420, 1423, παρεκκλησιάρχισσα 862
1426, 1437, 1703, 1791 παρθενία 2, 108
οινοχόη 873, 874 παρθενομήτωρ 1 89
οκτάγωνος Β 106 παρθένος 98, 117
όκτώμβριος 1845 παροικονόμος 681,683,702,716,718
όλοδιάχρυσος Β 18, 73 παρολκίον 1683
όλοένδυτος Β 21 Πατήρ 21, 962
όλοτζάπωτος Β 9 πατήρ 20, 208, 220, 313, 509, 587, 606, 721,
ολόχρυσος Β 86 722, 729, 741, 750, 761, 762, 763, 766,
LE TYPIKON DE LA THÉOTOKOS KÉCHARITÔMÉNÈ 163

1049, 1053, 1122, 1158, 1206, 1392, 1522, πρόνοια 11, 674, 1063, 1064, 1312, 1570
1846 προνόμιον 1 82
πατριάρχης 203, 451, 455, 1699 προσγράφειν 704, 816, 841, 876, 893
πατριαρχικός 1520, 1694, 2301 προσγραφή 911, 1015
πατρομήτωρ 56 πρόσγραφον 893, 895, 897, 1001, 1005,
Παϋλος 1249 ; Β 11, 31, 57 1010
Πελεκάνος Α 28 προσένεξις 401
πέμπτη (ημέρα) 1323, 1356, 1357, 1364, προσευχάδιον 1083
1370, 1384, 1400, 1401, 1421, 1628, 1878, προσκύνησις 1596, 1597, 1670
1879 πρόσοδος 237, 434, 471, 1481, 1546, 2161,
πένης 437, 1605 2164
πενθερά 1858 πρόσταξις titre, 667, 706, 764, 783, 870,
πεν9ερός 1856 881, 891, 901, 1002, 1006, 101 1, 1025, 1035,
Πεντηκοστή 1138, 1633, 1751, 1756 1723, 1905, 2109
πέπλον Β 66 προστασία 493, 533, 553, 560, 563, 626, 635
περίβλημα 1480 προστάτις 165
περιβόλων 1955, 2163 προσφορά 1738, 1754, 1756, 1767 ; Β 108
περίβολος 53, 116, 316, 1937 προσωπικός 185
περιορισμός 2292 πρόσωπον 187, 1116, 1947, 2135, 2172,
περιοχή 2168, 2218 ; Α 19 2174, 2179, 2185, 2192, 2193, 2209
περιφανεία 1 563 προφήτης Β 43
περιφανής 300, 340, 1495 προχειρίζειν 484, 568, 654, 795, 801, 830,
περιφέριον Β 53, 57 851, 874, 919, 929, 1019
Πέτρος 1248 ; Β 10, 31, 56 προχείρισις 485, 508, 555, 571, 636, 791,
Πηγή Α 2, 67 793, 804, 805, 854,971
πήχυς 2126, 2298, 2302, 2306, 2307, 2308, πρώτη (ώρα) 1074, 1077, 1080, 1130, 1133
2309, 2310, 2313, 2314, 2318, 2320, 2323, πρωτοβεστιάριος 1 847
2325, 2327 πρωτοκαθεδρία 2034
πιλωτά 1013 πρωτοπρόεδρος 1 846
πλοΐον 677 πρωτοστράτωρ 1 860
Πνεϋμα 17, 113, 2085 πύλη 756, 1502
πνευματικός 502, 509, 600, 609, 721, 722, πυλών 327, 746, 748, 751, 754, 772, 789,
984, 1158, 1211, 1468 1018, 1020, 1032, 1034, 1035, 1604, 1618,
ποίμνη 135, 149, 600 1619, 1629, 1639, 1640, 1758, 1786, 1790,
ποίμνιον 119 1799, 1804, 1825, 1830, 1849, 1903, 2294
ποιότης (παλαιά) 909 πυλωρός 1017, 1018, 1758
πόλις 690
πολυκάνδηλον 1592, 1885, 1886
Πολυπειρίνα Α 5 ρόγα 1704 ; Α 70
πόμα 1294, 1336, 1344, 1383, 1460 ΐ^οδόσταγμα 1602
πόρτα 1910 'Ρούδροα Α 32
πορφύρα 55
πορφυρογέννητος 257, 303, 304, 1797, ρυμίς 2301,2304,2315,2319
1807, 1812, 1822, 1828, 1833, 1835, 1843, 'Ρωμαίος 60, 2087
2095, 2101, 2122, 2125, 2127, 2134, 2140,
2142, 2144, 2148, 2155, 2158, 2232, 2237,
2239, 2240, 2242, 2248, 2250, 2282 Σαβαώ3 139, 713
πόσις 1332, 1355, 1363, 1430, 1444, 1557, σάββατον 517, 1142, 1144, 1180, 1323,
1560, 1566, 1576 1349, 1353, 1364, 1374, 1386, 1389, 1390,
πρακτικόν 480, 814, 828, 854, 1688 1406, 1422, 1750, 1751, 1755, 1756, 1782,
πρεσβύτερος 776 1966
Πρόδρομος 1365 σάγιον 1013
προεγγόνη 2243, 2244 σεβάσμιος titre, 5, 2007, 2092
προέγγονος 2129, 2134, 2143 σεβαστή 1 87 1
προεστώσα 204, 284, 476, 496, 549, 640, σεβαστοκρατόρισσα 1838
760, 927, 1117, 1266, 1271, 1333, 1336, σεβαστοκράτωρ 1 807
1348, 1412, 1421. 1461. 1476, 1722, 2030. σεβαστός 1 867
2041 σεισμός 463
προκαΟεδρία 1285, 1287 σέκρετον 1 88
πρόκρισις 414, 508, 574, 580, 793, 928 σεμνεϊον 1948, 1961
πρόκριτος" 477 σεπτός 659, 1600 ; Β 15
πρόναος 1880. 1973 Σέρβος Α 39, 64
προνοεϊν 280, 671, 768, 1685 σημαντήρ 1191
προνοήτης 665. 686, 689, 692, 695 σημαντήριον 1218, 1222
164 P. GAUTIER

σιτηρέσιον 1498 τοίχος 1908, 1910, 1912, 1950, 1954, 2115,


σίτος 1637, 1641, 1702, 1711 2123, 2125, 2170, 2293, 2312, 2316
Σιών 1230 τοξική 1911
σκέπασμα 1480 ; Β 5, 18, 20, 92 τράπεζα 316, 517, 535, 921, 1223, 1260,
σκέπη 255 ; Β 14 1264, 1268, 1275, 1283, 1300, 1302, 1304,
σκεϋος 8 1 3 1314, 1316, 1318, 1341, 1342, 1417, 1469,
σκευοφυλακεϊον 825, 905, 2012, 2019 1472, 1607, 1642, 1770
σκευοφυλάκισσα 476, 811, 812, 836, 853, τραπεζαρία 917, 919, 1281
858, 906 τραπεζιατικόν 402
Σολομών 105 τραχύ (νόμισμα) 1606, 1607, 1637, 1704,
Σουρουμίνα Α 25 1791, 1800, 1805, 1820, 1825, 1831, 1850
Σοφιανός Α 19, 20, 44, 46 Τριαντάφυλος Α 59
σταταραία 1727 τρίβουνος 1688
σταυρίον 1180, 1185 ; Β 28 τριετία 1049, 1056, 1057
σταυρίτζιον Β 90 τρισάγιον 525, 657, 798, 1107, 1224, 1232
σταυροειδούς Β 91 τρίτη (ήμερα) 1322, 1357, 1364, 1370, 1380,
σταυρός 1223, 1248, 1612, 1976 ; Β 1, 23, 1383, 1400, 1420
64, 78, 80, 81, 86, 88, 104 τρίτη (ώρα) 1074, 1130, 1133, 1250
σταύρωσις Β 6, 19, 22, 59 τροπάριον 526, 1108, 1110, 1194, 1226,
Στέφανος Β 22 1231
συγγένεια 730, 1065, 2157 τροπική (μικρά) 317, 348
συγγενής 244, 335, 337, 429, 627, 735, 753, τροϋλλος 1662
1030, 1172, 1173, 1721, 1757, 1779, 2267 τυπικά (τά) 1130,1136
συγκλεισμός 1072 τυπικόν (τό) titre, 200, 251, 260, 264, 267,
συγκλητικός 204 271, 277, 285, 288, 291, 331, 540, 629, 644,
σύζυγος 1802, 2254 ; Β 15 797, 857, 1024, 1026, 1183, 1185, 1464,
σύμβολον 1189 1645, 1649, 1673, 1725, 2007, 2009, 2010,
συναξάριον 1145, 1192, 1196, 1237, 1238, 2012, 2014, 2019, 2021, 2230, 2234
1241, 1417, 1431, 1881 τυπικός 1130, 1136, 1300
σύναξις 945, 1664, 2030, 2285 τύπος 306, 331, 343, 416, 439, 1046, 1208,
συνήθεια 401 1223, 1882 ; Β 78
Συρόπουλος Α 27 τυρός 1324, 1703
σφραγίζειν 903, 905, 91 1, 915 Τυροφάγου (σάββατον τής -) 1751
σφραγίς 515, 538
σχήμα 395, 1047, 1048, 1057, 1849, 1854, υδραγωγός 1684
1864, 1868, 1894, 1900, 1914, 1955, 1991, ϋδωρ 1343, 1344, 1594, 1677, 1679, 1684,
2114 1685, 1687, 1690,2111
σχολών (μέγας δούξ των -) 1847 ύέλιον Β 17, 54, 70, 84, 87
σωματφος 2009 ύέλλιον 1919
Υίός 2084
ταφεϊον 1691, 1692, 1698, 1724, 1967 υΙός 3, 166, 1796, 1806, 1811
ύλογραφία Β 55
τάφος 1601, 1660, 1719, 1992, 1995, 1997 ύμνος 1192, 1230
τέλος Α 67 ύμνωδία 975, 1218, 1982
τέμπλον 1 595 , 1 6 1 0, 1 624, 1 659, 1 666, 1 67 1 , υμνωδός 89, 1964
1673 ; Β 64, 69 Υπαπαντή 1622, 1623
Τεσσαράκοντα 1366 υπαπαντή Β 35
τεσσαράκοντα Β 46 ύπεράγιος titre, 1140, 2026; Α 1, 17;
τεσσαρακοστή 1145, 1337, 1352, 1371, Β 39, 45, 47
1372, 1401, 1410, 1414, 1429, 1432, 1780, ύπεράμωμος 802, 1974
1784 ύπέρπυρον 1705 ; Α 15, 16, 38
τετρακαρικόξυλον (τό) 2324, 2326 ύπόδυσις 1 560
τετράς 1144, 1325, 1327, 1356, 1362, 1381, υποθήκη 1464, 1466, 2173
1385, 1386, 1419, 1762, 1775 υπόμνημα 1700
τεύχος 2021 υποστήριγμα 1084
τζαπωτός Β 26, 33, 82, 88 υποτελής Α 1
Τζεγούδης Α 45 ύπούργισσα 348, 371, 1717, 1727, 1729
Τζιβίτζουλος Α 10
Τζιγνογουλίνα Α 4 υποχείριος 2105
Τζούκενα Α 33 Ύψιστος 18
τζουκί Α 34 Ύψωσις (τοο σταυροΟ) 1247, 1612
τίμιος 520, 572, 747, 1 120, 1223, 1248, 1365,
1612, 1879, 1915, 1976, 2047 ; Β 2,13, 18, φεβρουάριος 1862
21, 80 φιάλη 1884, 1887
LE TYPIKON DE LA THÉOTOKOS KÉCHARITÔMÉNÈ 165

Φιλάνθρωπου (μονή τοο -) 2014, 2016, 1636, 2085, 2087 ; Β 5, 35, 36, 44, 55, 60,
2116, 2124 77, 90
φιλόχριστος 1328, 1350, 1368 Χριστούγεννα 1615
φροντιστήριον 2072 χρονικός 47 ; Α 40
φωταγωγία 821, 1656, 1657 χρυσάφιον Β 3
φωταγωγός 1217 Χρυσόστομος Β 12, 49
φωταψία 818, 857, 1616, 1619, 1626, 1627, χρυσοτέλεια Α 17, 40
1628, 1631, 1634, 1707, 1710, 1766, 1789, χρυσοϋς Β 2, 61, 63, 92
1798, 1803, 1824, 1829, 1850, 1861, 1995 χυτροκανδήλα 1593

χαίρετε (τό) Β 7 Ψαθάς Α 46


χαιρετισμός Β 35, 73 ψάλλειν 923, 1100, 1133, 1136, 1162, 1189,
χαλκούς 1219, 1222, 1885 1190, 1194, 1195, 1200, 1217, 1227, 1435,
Χαμοπουρνέα Α 35 1734, 1748
Χαραστίας Α 58 ψαλμός 1225, 1229, 1236, 1266, 1268
Χαρατζίας Α 62 ψαλμωδία 314, 362, 860, 1671, 1707, 1714
χάρτης 510, 515, 537, 539 ψάλτης 1959, 1962
χαρτίον 481, 514, 839, 840, 841, 843 ψήφος 636
χαρτοφυλάκισσα 836 ψωμίον 1605, 1641, 1791, 1799, 1804, 1819,
χαρτφος 837 1825, 1830, 1839, 1849
Χερουβίμ 68
χήρα Α 4, 5
χορός 99, 1663 φδή 713, 1194
χρήματα 464, 583, 1459 ώρα 1074, 1077, 1080, 1082, 1130, 1132,
χρηματικός 2182, 2184, 2189 1133, 1187, 1188, 1190, 1250, 1254, 1257,
χριστιανικός 35 1416, 1418, 1433, 1436
Χριστός 30, 140, 141, 150, 207, 511, 518, ώρειαρία 878, 879
597, 1140, 1150, 1414, 1429, 1616, 1620, ώρεΐον 882

Paul Gautier (t)


CNRS
et Institut français d'Études byzantines

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