Vous êtes sur la page 1sur 75
Cycle de formation des ingénieurs en Télécommunications Option : Réseaux et Services Mobiles Rapport de

Cycle de formation des ingénieurs en Télécommunications

Option :

Réseaux et Services Mobiles

Rapport de Projet de fin d’études

Thème :

Développement d'un Outil de Planification et Dimensionnement de réseau WiMAX

Elaboré par :

OULD BAMBA Med Abdel Fettah

Encadré par :

M. Sami TABBANE

Année universitaire : 2006/2007

Dédicace

SUP’COM

Projet de Fin d’Etudes

Juin 2007

Dédicace SUP’COM Projet de Fin d’Etudes Juin 2007 Med A bdel Fettah

Med Abdel Fettah

Remerciement

SUP’COM

Je tiens d’abord à remercier mon encadreur Monsieur le professeur Sami Tabbane pour avoir bien voulu encadrer ce travail ainsi que pour sa riche contribution et ses précieux conseils.

Je retiens à remercier également le jury d’avoir accepté l’évaluation de ce travail.

J’exprime mes sincères reconnaissances à l’égard de tous ceux qui ont contribué à ma formation, particulièrement les enseignants de l’Ecole Supérieure des Communications de Tunis.

Enfin, je tiens à remercier tous ceux qui ont prêté main forte dans l’élaboration de ce travail.

Projet de Fin d’Etudes

Juin 2007

Glossaire

SUP’COM

ADSL: Asymmetric Digital Subscriber Line ASN: Access Service Network ASP: Application Service Provider

BLR Boucle Locale Radio BS Base Station (station de base)

CP: Cyclic Prefix CPE Customer Premise Equipment (équipement d'accès client) CSN: Connectivity Service Network

DL: Downlink DSL: Digital Subscriber Line

ETSI: European Telecommunications Standards Institute

FDD: Frequency Division Duplex FFT : Fast Fourier Transform FTP: File Transfer Protocol

HiperMAN :High Performance Metropolitan Area Network

LAN Local Area Network LOS: Line of Sight

MAC: Media Access Control MAN: Metropolitan Area Network MAP: Media Access Protocol MIMO: Multiple Input Multiple Output

MS: Mobile Station

NLOS: Non Line-of-Sight NSP: Network Service Provide

OFDM: Orthogonal Frequency Division Multiplex OFDMA: Orthogonal Frequency Division Multiple Access

PIRE : Puissance Isotrope Rayonnée Equivalente

QAM: Quadrature Amplitude Modulation QoS : Qualiti of Service

QPSK : Quadrature Phase Shift Keying

SC: Signal Carrier

SOFDMA: Scalable OFDMA

Projet de Fin d’Etudes Juin 2007

Glossaire

SUP’COM

SNR: Signal to Noise Ratio

TDD: Time Division Duplex TDMA : Time Division Multiple Access

UL: Uplink

WiFi: Wireless Fidelity WiMAX: Worldwide Interoperability for Microwave Access WLAN : Wireless Local Area Network

WMAN : Wireless Metropolitan Area Network

Projet de Fin d’Etudes Juin 2007

Table des matières

SUP’COM

Table des matières

Introduction Générale

1

Chapitre I:

Introduction au réseau WiMAX

3

I- Introduction

4

II-

L’historique de WiMAX

4

II-1 Naissance de WiMAX [3]

4

II-2 Apport de WiMAX [4]

5

III- Architecture du réseau WiMAX[5]

6

III-1. La desserte avec WiMAX

7

III-2. WiMAX en tant que collecteur

7

IV- Etude technique de WiMAX[6]

8

IV-1 La couche Physique

8

IV-1-1 Techniques de Duplexage

8

IV-1-2 Les spécifications de l'interface radio WiMAX

10

IV-1-3 La technique de transmission OFDM[7]

12

IV-1-3-1 Vue générale de l’OFDM

12

IV-1-3-2 Les avantages de l’OFDM

14

IV-1-3-3 les inconvénients de l’OFDM[8]

14

IV-1-4 La technique OFDMA

15

IV-1-5 La technique SOFDMA

15

IV-1-6 Multiple Input Multiple Output (MIMO)

16

IV-2 La Couche MAC[6,8]

18

IV-2-1 La Sous-couche de convergence des services

18

IV-2-2 La Sous-couche commune

18

IV-2-2-1 Mode de fonctionnement

18

IV-2-2-2 Gestion de la bande passante

19

IV-2-3 La sous-couche de Sécurité

20

IV-2-3-1 Cryptage

20

IV-2-3-2 Protocole de Management de Clé

20

VI- Les fréquences utilisées dans le monde

21

VI-1 Les bandes de fréquence

21

VI-2 Les fréquences futures de WiMAX

23

VII- WiMAX et ses Concurrents

23

VIII- Conclusion

25

Chapitre II:

26

Planification et Dimensionnement du réseau WiMAX

26

I- Introduction

27

II- Dimensionnement et planification du réseau WiMAX

27

II-1- Processus de dimensionnement et de planification du réseau WiMAX

27

II-2 Choix de la bande de fréquence

29

III- Modèles des canaux [6]

29

III-1 Modèle de propagation pour un environnement dégagé

30

III-2 Modèle COST 231 WALFISCH-IKEGAMI

31

III-3 Modèle COST 231 Hata

32

III-4 Modèle d’Erceg [6,7]

33

III-4-1 Termes de correction de fréquence et de la hauteur d’antenne réceptrice :

34

IV- Bilan de Liaison [6.11.13]

35

IV-1 Puissance émise [11]

36

Projet de Fin d’Etudes Juin 2007

Table des matières

SUP’COM

IV-2 Sensibilité de réception

37

IV-3 Affaiblissement maximum tolérable [11]

38

V- Choix du type de Dimensionnement

40

V-1 Dimensionnement suivant la capacité

41

V-1-1 Détermination du Trafic par abonné [14]

42

V-1-2 Détermination du Trafic agrégé pour une zone donnée

43

V-1-3 Détermination de la capacité moyenne par secteur

43

V-2 Dimensionnement suivant la portée ou la couverture

45

V-1-4 Détermination de la portée d’une cellule [15]

45

V-2-1 Impact de la hauteur de la station de base pour le WiMAX

46

VI- Dualité portée-débit

47

VII- Conclusion

51

Chapitre III :

52

Implémentation de l’Outil

52

I- Introduction

53

II- Le Langage Visual basic

53

III- Conception de l’outil

54

IV- Première approche du nombre de stations de base

56

IV-1 Paramètres géographiques

56

IV-2 Paramètres Radio

56

V- Deuxième approche du nombre de stations de base

58

VI-

Planification de réseau

60

VII- Conclusion

63

Conclusion générale

64

Bibliographie

65

Projet de Fin d’Etudes Juin 2007

Table des figures

SUP’COM

Figure I.1 : Architecture BLR[3]

5

Figure I.2 : Exemple d’un réseau WiMax [5]

6

Figure I.3 : La desserte avec WiMAX [5]

7

Figure 1.4 : duplexage TDD, (figure extraite de la norme)

9

Figure I.5 : duplexage FDD, extraite de la norme [6]

10

Figure I.6 : différence entre la modulation mono porteuse et l’OFDM (source: WiMAX forum,

white paper [7])

12

Figure I.7 : OFDM consiste à transmettre les données par bloc [7]

13

Figure I.8 : différence entre les signaux SC et OFDM reçus (source: WiMAX forum, white paper [7])

13

Figure I.9 : couche physique adaptative (source: Intel, Technical White Paper [6])

16

Figure I.10 : schéma simplifié d’un système MIMO (Intel technologie journal [8])

17

Figure I.11 : Connexion point à multipoint [6]

18

Figure I.12 : Réseau maillé [6]

19

Figure I.13 : bandes disponibles pour WiMAX (source : Fujitsu white paper [11])

21

Figure II.1 : Processus de dimensionnement et de planification du réseau WiMAX[10]

28

Figure II.3: équilibrage des liaisons montante et descendante ([6])

36

Figure II.4 : schéma du bilan des liaisons ([6])

40

Figure II.5 : croissement de capacité en additionnant des canaux ([6])

45

FigureII.6 : Impact de la hauteur de l'antenne sur le signal reçu

47

Figure II.7 : Débit en fonction de la portée

50

Figure III.1 : Organigramme de l’outil

54

Figure III.2 : Interface d'accueil de l'outil

55

Figure III.3 : Interface de la page "Configuration"

55

Figure III.4 : Paramètres Géographiques

56

Figure III.5 : Paramètres Radio

57

Figure III.7 : Interface de dimensionnement suivant Couverture

58

Figure III.9 : Interface de dimensionnement suivant Capacité

59

Figure III.10 : les emplacements de BS sur la carte

60

Figure III.11 : échantillonnage de la carte

61

Figure III.12 : Niveau de puissance à chaque sous zone

63

Projet de Fin d’Etudes Juin 2007

Liste des tableaux

SUP’COM

Tableau I.1 : noms des interfaces radio, tableau extrait de la norme [6]

11

Tableau I.2 : Paramètres utilisés pour la définition d’un symbole OFDMA [9]

15

Tableau I.3 : utilisation des bandes de fréquences dans le monde pour le WiMAX

21

Tableau I.4 : comparaison entre WiMAX et quelques technologies.

24

Tableau II.1 : paramètres de validité du modèle Hata-Okumura [6]

33

Tableau II.2 : valeurs des paramètres en fonction du type de terrain [6]

34

Tableau II.3 : paramètres du bilan de liaison ([6])

39

Tableau II.4 : métriques utilisées pour calculer les conditions des débits des données ([13]) 41 Tableau II.5 : conditions typiques des débits pour une zone métropolitaine moyenne ([13]) 42

Tableau II.6 : Paramètres de simulation de l’affaiblissement de parcours [17]

48

Tableau II.7 : paramètres bilan de liaison [17]

49

Projet de Fin d’Etudes Juin 2007

Chapitre I : Introduction au réseau WiMAX

SUP’COM

Introduction Générale

L’onde de choc engendré par l’apparition des technologies sans-fil continue de se propager. Depuis quelques années, les solutions de réseaux locaux de type WiFi « Wireless Fidelity » ont été amplement adoptées, tant par les utilisateurs à domicile que par les entreprises. L’attrait pour cette solution, qui élimine la nécessité d’installer de multiples câbles et concentrateurs pour se brancher à un réseau local, a séduit bien des gens. Des antennes sont maintenant présentes dans la plupart d'environnements comme les aéroports, les hôtels et les cafés. Les composantes qui permettent cette réception sont aujourd'hui intégrées aux ordinateurs et autres appareils de poche, ce qui contribue à rendre le sans-fil aussi populaire. Les entreprises de services subissent même des pressions de la part de leurs clients pour offrir des aires de connexion «Hot Spots». Les ventes au niveau mondial des produits WiFi représentent 785 millions de dollars. Il est estimé que 84 millions d’appareils seront vendus en 2007, totalisant des revenus de 3.7 milliards de dollars [1]. Devant cette forte demande, les fabricants d’appareils de télécommunications ont songé à développer des produits encore plus performants. Cela entraîna la création du WiMAX qui se présente comme l’évolution du WiFi mais avec une capacité bien supérieure et pouvant opérer sur des fréquences réglementées ou non. Certains le qualifient de « Wi-fi’s big brother ». WiMAX est l’acronyme de « Worldwide Interoperability for Microwave Access ». WiMAX et WiMAX Forum sont des marques de commerce appartenant au consortium WiMAX Forum tout comme Wi-Fi est une marque du Wi-Fi Alliance. Cet organisme a été formé dans le but d’harmoniser les différents standards émergeant pour les réseaux sans fils large bande « Broadband wireless access-BWA ». Sa mission est de promouvoir cette technologie mondialement ainsi que de développer des méthodologies de test pour certifier plus rapidement les appareils qui répondent à la norme 802.16 WirelessMAN afin d’accélérer la mise en marché. Le WiMAX offre la possibilité de couvrir une large bande d’ondes soit de 2 à 66 Ghz. Avec ce grand choix de fréquences, il est plus facile d’interagir avec divers types de produits existant sur le marché. Les technologies cellulaires, WiFi, Bluetooth et autres types d’ondes à courte portée pourront ainsi être relayées à des antennes qui ont une portée théorique de 50 Km et un débit de 75Mbit/s. Les entreprises de télécommunications espèrent ainsi faire

Chapitre I : Introduction au réseau WiMAX

SUP’COM

d’importantes économies en ayant la possibilité d’installer rapidement des antennes qui pourraient raccorder environ 60 entreprises avec des lignes de type T1 et des centaines de ménages avec des liens de type DSL- 1Mbit/s. Mais ces espoirs sont limités par quelques réalités physiques du terrain, la couverture efficace dans une région densément peuplée étant d’environ 3 Km à 10Mbit/s. La portée des ondes est affectée par les objets pouvant se trouver entre les antennes, les interférences radioélectriques ainsi que le déplacement trop rapide des utilisateurs. L’adoption du WiMAX risque donc d’être freinée par l’émergence de technologies par câble comme le ADSL2+ qui sera en mesure d’atteindre un débit de 30 Mbit/s. Avec les services actuels comme le modem câble «Internet haute vitesse extrême» le débit offert est de 6,5 Mbit/s. Une autre facette de la situation est que les fréquences pouvant être utilisées sont non seulement très en demande, mais aussi réglementées différemment dans chaque pays. Il devient donc difficile d’établir une norme commune au niveau mondial. Une contrainte supplémentaire vient aussi restreindre les choix puisque les ondes à hautes fréquences pénètrent moins bien les bâtiments et chevauchent les bandes micro-ondes utilisées par les satellites et les compagnies de téléphones cellulaires. Les fréquences plus élevées sont souvent octroyées sous licence et requièrent des antennes fixes. La plage de 11-66 GHz avait plutôt été étudiée afin de permettre le WiMAX de cohabiter avec les technologies en place « Coexistence of Fixed Broadband Wireless Access Systems ». Les fréquences, opérant dans les bandes 24/28/38 GHz par exemple, sont réservées aux communications transfrontalières sans- fil fixes à large bande entre le Canada et les États-Unis. Les manufacturiers se sont donc dirigé vers des ondes à plus basses fréquences entre 2 et 11Ghz ce qui leur permettra de fabriquer des produits faciles à installer et mieux adaptés aux besoins des différentes clientèles [2].

Chapitre I : Introduction au réseau WiMAX

SUP’COM

Chapitre I:

Introduction au réseau WiMAX

Chapitre I : Introduction au réseau WiMAX

SUP’COM

I- Introduction

Le WiMAX (Worldwide Interoperability for Microwave Access), basé sur le standard IEEE802.16-2004, est une nouvelle technologie émergente dans le domaine de communication, conçue pour l’accès sans fil au réseau IP. Cette technologie est porteuse de beaucoup de promesses. Avec une grande couverture, une grande efficacité spectrale (estimée jusqu’à 3.5bit/s/Hz), et un débit important (jusqu’à 72 Mbit/s pour un canal 20 MHz), le WiMAX représente une vraie alternative des systèmes nécessitant des connections câblées, comme le DSL par exemple. Les applications potentielles du WiMAX sont nombreuses, plusieurs n’étant pas encore connues. Le WiMAX opère dans la bande des fréquences 2-11 GHz, où les données sont transmises en NLOS, ce qui cause beaucoup d’évanouissement du signal, et cause beaucoup d’erreurs dans les données transmises. Pour remédier à ces problèmes, le WiMAX utilise l’OFDM à 256 porteuses comme une technique de transmission, grâce à ses avantages dans la propagation multi trajets.

II- L’historique de WiMAX

II-1 Naissance de WiMAX [3]

Le réseau WiMAX a été, à l’origine, créé par les sociétés Intel et Alvarion en 2002, poussé par un consortium d'une cinquantaine de membres, dont Intel, Nokia, Fujitsu Microelectronics et China Motion Telecom et ratifié par l'IEEE (Institute of Electrical and Electronics Engineer) sous le nom de IEEE 802.16. Plus exactement, WiMax est le label commercial délivré par le WiMax Forum aux équipements conformes à la norme IEEE 802.16 qui est apparue en 2001. La norme 802.16 a connu de nombreuses évolutions au fur et à mesure qu’elle gagne en popularité. Destinées originellement à desservir les zones les plus éloignées en haut débit en tant que réseau d’accès, cette norme s’oriente de plus en plus vers la mobilité notamment dans la version 802.16 e.

Il est à noter que l’infrastructure point-Multipoints de la boucle locale radio, bien qu'utilisant les technologies LMDS (Local Multipoint Distribution System) et MMDS (Microwave Multipoint Distribution System) dans les bandes 3,5 et 26 GHz a souffert d'un manque de standardisation de l'ensemble du dispositif. Les candidats ont peu à peu déclaré forfait. Ce qui a été en faveur du développement de WiMAX [3].

Chapitre I : Introduction au réseau WiMAX

SUP’COM

Chapitre I : Introduction au réseau WiMAX SUP’COM Figure I.1 : Architecture BLR[3] II-2 Apport de

Figure I.1 : Architecture BLR[3]

II-2 Apport de WiMAX [4]

L'objectif du WiMAX est de fournir une connexion Internet à haut débit sur une zone de couverture de plusieurs kilomètres de rayon. Le standard WiMAX possède l'avantage de permettre une connexion sans fil entre une station de base et des milliers d'abonnés sans nécessiter de ligne visuelle directe (en anglais Line Of Sight, parfois abrégée LOS) ou NLOS pour Non Line Of Sight). Dans la réalité le WiMAX ne permet de franchir que de petits obstacles tels que des arbres ou une maison mais ne peut en aucun cas traverser les collines ou les immeubles. Le débit réel lors de la présence d'obstacles ne pourra ainsi excéder 20 Mbit/s. Les premiers déploiements en WiMAX devraient permettre à des zones isolées, mal desservies par le DSL ou le câble ou souhaitant tirer profit d’une connexion sans fil, de disposer d’un accès Internet large bande. Le développement du WiMAX pourrait donc jouer un rôle important dans l’aménagement numérique du territoire. Le débit et la portée présentent les atouts du WiMax. Il fonctionne à 70 Mbit/s maximum théoriquement dans des conditions extrêmement favorables, 12 Mbits/s pratiquement et peut couvrir des zones de rayon allant jusqu’à 50 Km. A titre d’exemple, au Danemark, le débit atteint est déjà de 8Mbits/s pour des rayons de 12 Km [4].

Chapitre I : Introduction au réseau WiMAX

SUP’COM

III- Architecture du réseau WiMAX[5]

L’architecture de la technologie WiMax se compose de stations de base (BS, Base Station), et des stations mobiles (SS, Subscriber Station). La station de base joue le rôle d’une antenne centrale chargée de communiquer et de desservir les stations mobiles qui, à leur tour, servent les clients utilisant le WIFI ou l’ADSL. La figure (I.2) représente l’architecture générale d’un réseau d’accès à large bande :

générale d’un réseau d’accès à large bande : Figure I.2 : Exemple d’un réseau WiMax [5]

Figure I.2 : Exemple d’un réseau WiMax [5]

Il s’agissait au départ dans la version 802.16a et 802.16d de liaisons point à multipoints qui offrent la possibilité de se déplacer dans un secteur donné. Des extensions sont étudiées en particulier à partir de la naissance de 802.16e pour permettre de se déplacer entre secteurs ou entre stations de base. Ceci correspond à des applications nomades (on est mobile, mais lors de la transmission de données on est fixe) ou mobiles (on est mobile aussi en cas de transmission de données).

Chapitre I : Introduction au réseau WiMAX

SUP’COM

III-1. La desserte avec WiMAX

Le but de la desserte est de relier le client final à un réseau métropolitain afin qu'il puisse accéder à Internet. Ce service est habituellement effectué par les DSLAM ou les hot spots Wiski. Pour cela, le client doit posséder un récepteur WiMAX (une puce intégrée ou une borne) et se trouver dans le champ d'action (jusqu'à 5 km) d'un émetteur. La transmission entre le client et son hot spot WiMAX est dite en "non ligne de vue" (NLOS), c'est-à-dire que le client ne se trouve pas en vue directe avec l'antenne. En effet, les bâtiments ou la végétation que l'on trouve dans les villes "forcent" le signal à être détourné grâce à l'utilisation de la modulation de fréquence OFDM. C'est à ce niveau (la desserte) que se joue l'avenir du WiMAX mobile.

(la desserte) que se joue l'avenir du WiMAX mobile. Figure I.3 : La desserte avec WiMAX

Figure I.3 : La desserte avec WiMAX [5]

III-2. WiMAX en tant que collecteur

Le standard WiMax permet une connexion sans fil entre une station de base et des milliers d'abonnés sans nécessiter une ligne visuelle directe (LOS, Line Of Sight ou NLOS pour Non Line Of Sight). Dans un réseau, la collecte consiste à relier les points d'accès au backbone de l'opérateur (dorsale) assurant ainsi la connexion avec Internet. On appelle ce mécanisme le « backhauling » de hotspots. La transmission se fait en "ligne de vue" (LOS), grâce à des émetteurs WiMax placés suffisamment haut (sur des antennes).

Chapitre I : Introduction au réseau WiMAX

SUP’COM

IV- Etude technique de WiMAX[6]

IV-1 La couche Physique

Dans la conception des spécifications physiques de la bande des 10-66 GHz, une propagation par vue directe était considérée comme une nécessité pratique. Avec cette condition respectée, la modulation par simple porteuse a été facilement choisie.

Pour la spécification 2-11 GHZ, la couche PHY a été implémentée pour répondre au cas où les stations communiqueraient "en non ligne de vue" (non-line-of-sight), dans le cas des environnements urbains avec la présence d’obstacles entre 2 stations.

IV-1-1 Techniques de Duplexage

Le duplexage est le processus utilisé pour créer des canaux bidirectionnels pour la transmission des données en uplink et downlink, sachant que le multiplexage utilisé est du type TDM (time division multiplexing). Le standard 802.16 2004 supporte 2 techniques de duplexage:

1- TDD (Time Division Duplexing) : les transmissions downlink et uplink se font sur le même canal (même fréquence porteuse), mais à des périodes temporelles différentes. La trame utilisée pour l’échange des données est d’une durée fixe et contient 2 sous trames, l’une est utilisée pour le downlink, et l’autre pour l’uplink. Elle est formée d’un nombre entier de PSs (Physical Slot : unité de temps, dépendant de la spécification PHY, utilisée pour l’allocation du canal), ce qui facilite la partition du canal. Un système TDD peut diviser le canal entre les 2 sens downlink et uplink d’une façon adaptative, selon la quantité du trafic échangé. Ce transfert asymétrique est approprié au trafic Internet où de grandes quantités de données peuvent être tirées à travers le downlink. La Figure I.4 résume le principe de TDD.

Chapitre I : Introduction au réseau WiMAX

SUP’COM

Chapitre I : Introduction au réseau WiMAX SUP’COM Figure 1.4 : duplexage TDD, (figure extraite de

Figure 1.4 : duplexage TDD, (figure extraite de la norme)

2- FDD (Frequency Division Duplexing) : dans FDD les canaux uplink et downlink sont localisés dans 2 bandes de fréquence différentes. Une durée fixe de trame est utilisée pour le downlink et l’uplink, ce qui facilite l’utilisation des différents types de modulation, et simplifie l’algorithme d’allocation des canaux. Deux types de duplexage FDD sont prévus dans 802.16-2004 :

a) FDD full-duplex : une full-duplex SS (Subscriber Station) est capable d’écouter

continuellement le canal downlink, ce qui lui permet de transmettre et de recevoir simultanément.

b) FDD half-duplex : une half-duplex SS peut écouter le canal downlink seulement

lorsqu’elle ne transmet pas sur le canal uplink, donc elle n’est pas capable de transmettre et de

recevoir simultanément. Une half-duplex SS est moins coûteuse, moins complexe qu’une full- duplex SS, mais elle n’a pas la même efficacité qu’une full-duplex SS.

Chapitre I : Introduction au réseau WiMAX

SUP’COM

La Figure suivante représente le duplexage FDD dans ses 2 variantes :

suivante représente le duplexage FDD dans ses 2 variantes : Figure I.5 : duplexage FDD, extraite

Figure I.5 : duplexage FDD, extraite de la norme [6]

IV-1-2 Les spécifications de l'interface radio WiMAX

Le 802.16-2004 spécifie 5 interfaces radio différentes, une pour la bande 10-66 GHz où la transmission est de type LOS (Light Of Sight), et 4 interfaces pour la bande 2-11 GHz où la conception de la couche physique de cette bande a été conduite par le besoin de

l'opération en NLOS (Non-Light-Of-Sight). Puisque des applications résidentielles sont prévues, les dessus de toit peuvent être trop bas pour une antenne de BS (Base Station) dans une opération LOS, probablement en raison de l'obstruction par des arbres. Par conséquent, la propagation par trajets multiples doit être prévue.

1. WirelessMAN-SC Air Interface: utilise la modulation SC (Single Carrier) comme

technique de transmission, l’accès est par TDMA, elle supporte le duplexage TDD et FDD. Cette interface est utilisée pour la transmission LOS dans la bande de fréquence 10-66 GHz.

2. WirelessMAN-SCa Air Interface: utilise la modulation SC comme technique de

transmission. L’accès est par TDMA, elle supporte le duplexage TDD et FDD. Cette interface est utilisée pour la transmission NLOS dans les bandes nécessitant des licences de 2-11 GHz.

3. WirelessMAN-OFDM Air Interface: utilise l’OFDM (orthogonal frequency-division

multiplexing) à 256 porteuses comme technique de transmission. L’accès est par TDMA, elle

supporte le duplexage TDD et FDD. Elle est utilisée pour la transmission NLOS dans les bandes nécessitant des licences de 2-11 GHz.

Chapitre I : Introduction au réseau WiMAX

SUP’COM

4. WirelessMAN-OFDMA Air Interface: utilise l’OFDMA (orthogonal frequencydivision

multiple access) à 2048 porteuses. Dans ce système l’accès multiple se fait par l’adressage

d’un sous ensemble de sous porteuses pour un récepteur individuel. Aussi l’accès par TDMA

est utilisé. Elle supporte le duplexage TDD et FDD. Elle est utilisée pour la transmission

NLOS dans les bandes nécessitant des licences de 2-11GHz.

5. WirelessHUMAN (Highspeed Unlicensed Metropolitan Area Network): cette interface

est utilisée pour la transmission NLOS dans la bande de fréquences libres de 2-11 GHz. La

norme ne spécifie pas une technique de transmission propre à elle. N’importe quelle technique

de transmission NLOS (SC, OFDM, OFDMA) peut être utilisée, mais avec certaines

contraintes spécifiées à cette interface. Seulement le duplexage TDD est utilisé.

le tableau suivant donne les noms des interfaces radio définies par la norme 802.16-2004:

     

Conditions

 

Duplexage

Désignation

Application

Paragraphe de la norme

802.16-

2004

MAC

additionnelles

Options

alternatif

         

TDD

WirelessMANSC

10-66 GHz

8.1

FDD

 

*

Bandes

       

WirelessMANSca

nécessitant des

licences

8.2

AAS

ARQ

TDD

FDD

* < 11 GHz

STC

 

* Bandes

   

AAS

 

WirelessMANOFDM

nécessitant des

licences

8.3

ARQ

Mesh

TDD

FDD

*

< 11 GHz

STC

 

*

Bandes

       

nécessitant des

AAS

WirelessMANOFDMA

licences

8.4

ARQ

TDD

*

< 11 GHz

STC

FDD

WirelessHUMAN

Bandes de

*

fréquences

libres

[8.2, 8.3 ou

8.4]

et 8.5

DFS

AAS

ARQ

Mesh

TDD

*

< 11 GHz

STC

Tableau I.1 : noms des interfaces radio, tableau extrait de la norme [6]

Chapitre I : Introduction au réseau WiMAX

SUP’COM

Nous donnons les définitions d’éléments cités dans le Tableau 1 :

DFS (Dynamic Frequency Selection) : c’est la capacité d’un système de passer automatiquement d’une RF (Radio Fréquence) à une autre non utilisée où les conditions de transmission sont mieux que la précédente. AAS (Adaptive Antenna System) : c’est l’utilisation de plus qu’un seul élément d’antenne, en orientant des faisceaux vers des utilisateurs multiples simultanément. STC (Space-Time Coding) : c’est l’utilisation de plusieurs antennes à l’émission au lieu d’une seule antenne, dans le but de créer une diversité spatiale. ARQ (Automatic Repeat reQuest) : c’est le processus de la retransmission automatique des PDU (Protocol Data Unit) erronés ou perdus.

IV-1-3 La technique de transmission OFDM[7]

IV-1-3-1 Vue générale de l’OFDM Le multiplexage par répartition orthogonale de la fréquence (Orthogonal Frequency Division Multiplexing ou OFDM) est une technique de modulation multi-porteuses à base de transformée de Fourier rapide.

multi-porteuses à base de transformée de Fourier rapide. Figure I.6 : différence entre la modulation mono

Figure I.6 : différence entre la modulation mono porteuse et l’OFDM (source: WiMAX forum, white paper [7])

D’un point de vue implémentation numérique, les systèmes OFDM transmettent les données par blocs: le flux originel de données de débit R est multiplexé en N flux parallèles de débit R/N. Il s'agit bien d'un multiplexage fréquentiel puisque les données sont transmises sur N canaux différents. Afin d’effectuer cette transmission, au lieu de transmettre les données en

Chapitre I : Introduction au réseau WiMAX

SUP’COM

série comme le font les systèmes mono-porteuses (SC : Single Carrier), la technique OFDM

consiste à transmettre les données par bloc, où un vecteur de N symboles de données est

transporté par un seul symbole OFDM.

Vecteur de N symboles porté par un seul symbole OFDM C 0 Modulateur C 1
Vecteur de N symboles
porté par un seul symbole
OFDM
C
0
Modulateur
C
1
OFDM :
Transformée
C
Signal OFDM généré,
formé de M porteuses
Orthogonales
2
de Fourrier
Inverse
(IFFT)
C
N-1

Figure I.7 : OFDM consiste à transmettre les données par bloc [7]

Grâce à la séparation orthogonale des porteuses, il est plus facile à la réception de faire

l’égalisation des sous-porteuses chacune à part, au lieu de faire l’égalisation d’un signal à une

porteuse unique.

faire l’égalisation d’un signal à une porteuse unique. Signal émis Signal reçu Figure I.8 : différence
faire l’égalisation d’un signal à une porteuse unique. Signal émis Signal reçu Figure I.8 : différence

Signal émis

Signal reçu

Figure I.8 : différence entre les signaux SC et OFDM reçus (source: WiMAX forum, white paper

[7])

Chapitre I : Introduction au réseau WiMAX

SUP’COM

Cette technique consiste aussi à introduire :

des porteuses nulles au symbole pour lutter contre l’interférence co-canal.

des porteuses pilotes pour la synchronisation, et l’estimation du canal.

un temps de garde (nommé CP : Cyclic Prefix) ajouté au temps utile du symbole pour remédier au phénomène ISI (Inter Symbol Interference) créé par la propagation NLOS, et pour faciliter la synchronisation entre la BS et la SS.

IV-1-3-2 Les avantages de l’OFDM Les avantages de la technique de l’OFDM sont :

efficacité de l’utilisation du spectre et de puissance (utilisation de N porteuses orthogonales très proche l’une de l’autre) ;

grande immunité contre la propagation multi trajets, où certains symboles d’une précédente transmission peuvent arriver en retard

multi porteuses : si une fréquence est affectée, cela ne va pas influer les autres.

Insertion du temps de garde : si un symbole d’une précédente transmission arrive en retard du à la propagation multi trajets, il entre en collision avec le CP du symbole actuel, et au fur et au mesure que la taille du CP est suffisante, cette collision ne peut pas affecter le reste du symbole, où il y a les informations utiles) ;

immunité contre l’interférence entre les canaux (insertion des porteuses nulles à chaque extrémité du symbole) ;

facilité de synchronisation, et d’estimation du canal grâce aux sous porteuses pilotes.

IV-1-3-3 les inconvénients de l’OFDM[8] Le principal inconvénient est le suivant : du fait de la modulation, un signal OFDM temporel peut-être considéré comme une somme de N sinusoïdes. L'enveloppe de ce signal suit, selon le théorème de la limite-centrale, une loi de Gauss et la probabilité que le signal total ait une grande amplitude est d'autant plus faible que N est grand mais existe cependant et ne doit pas être négligée dès lors que l'on travaille à des forts niveaux d’amplifications. L'idée est de prendre un certain recul et de se garder de dépasser la zone où la réponse de l'amplificateur n'est plus linéaire. Il serait en effet très dommageable de causer des distortions non-linéaires dans le cas de l'OFDM. De nombreux dispositifs ont été mis en place pour palier à ce problème, mais sous certaines conditions (nombres de porteuses faible par exemple). L'idée est de trouver une

Chapitre I : Introduction au réseau WiMAX

SUP’COM

façon de réduire le facteur de crête (caractéristique du "dépassement") en utilisant soit le

codage de canal, un filtrage approprié, etc.

IV-1-4 La technique OFDMA

L’OFDMA est la technique de transmission utilisée par l’interface radio

WirelessMAN OFDMA. Cette technique -comme l’OFDM- utilise la IFFT pour générer un

symbole OFDMA, contenant des porteuses de données, des porteuses pilotes, et des porteuses

nulles pour la bande de garde et la fréquence DC.

Les paramètres de cette technique sont récapitulés dans le tableau (I.2).

Paramètre

Description

B

Bande de fréquence

N

Taille FFT

N

used

Nombre de sous porteuses utilisées

incluant les canaux dynamiques

Facteur d’échantillonnage

f

B

Espacement de sous porteuses

N

T b

Duré du symbole

T c

Duré préfixe cyclique

T s =T c +T b

Durée d’un symbole OFDMA

T

c

Facteur cyclique

C

T

b

Tableau I.2 : Paramètres utilisés pour la définition d’un symbole OFDMA [9]

IV-1-5 La technique SOFDMA

SOFDMA introduit beaucoup de variations à l’interface WirelessMAN-OFDMA du

standard 802.16-2004, non pas seulement pour améliorer sa fonction mais aussi pour être

capable de supporter la mobilité des utilisateurs (effet Doppler, Hand Over). Une des plus

importantes caractéristiques introduites par 802.16e est que SOFDMA supporte les NFFT

suivants : 2048, 1024, 512, 128, dans le but d’accommoder avec les différentes largeurs du

canal possibles. Le nouveau standard introduit un autre type du codage optionnel qui est le

codage LDPC (Low Density Parity Check Code). Il définit aussi des nouvelles méthodes pour

l’attribution des sous porteuses dans les subchannels [9].

Chapitre I : Introduction au réseau WiMAX

SUP’COM

A cause de ses avantages, la plupart des industries va fabriquer les produits de 802.16e

en se basant sur la technique SOFDMA.

A noter que La couche physique adaptative désigne la capacité de la couche PHY de

passer d’un « burst profile » à un autre plus ou moins robuste suivant les conditions de transmission (SNR, qualité du signal…) tout en conservant le débit maximum possible.

du signal…) tout en conservant le débit maximum possible. Figure I.9 : couche physique adaptative (source:

Figure I.9 : couche physique adaptative (source: Intel, Technical White Paper [6])

IV-1-6 Multiple Input Multiple Output (MIMO)

MIMO est un type de multiplexage spatiale, c’est une technique très puissante pour les systèmes multiple-antenna. En principe, MIMO augmente le débit des données dans la proportion du nombre d’antennes de transmission du faite que chaque antenne porte un flux

unique des symboles de données. Par conséquent, si le nombre des antennes de transmission est M et le débit des données par chaque flux est R alors le débit total du système est M*R. MIMO fournit un accroissement multiplicatif du débit, en comparaison avec l’architecture Single Input Single Output (SISO), tout en codant soigneusement le signal transmis à travers les antennes, les symboles OFDM, et les fréquences[6].

Il y a plusieurs types de récepteurs pour le MIMO, mais une restriction pour tous ces

récepteurs est que le nombre des antennes de réception doit être plus grand ou égal au nombre

Chapitre I : Introduction au réseau WiMAX

SUP’COM

des antennes de transmission, mais non pas plus petit, sinon les données ne peuvent être décodée correctement à la réception.

ne peuvent être décodée correctement à la réception. Figure I.10 : schéma simplifié d’un système MI

Figure I.10 : schéma simplifié d’un système MIMO (Intel technologie journal [8])

Xi[k] est le signal transmis sur la porteuse k par l’antenne i. Hij[k] est le gain de sous porteuse k transmise par l’antenne j et reçue par l’antenne i. Yi[k] est la sortie de l’antenne de réception i pour la sous porteuse k. Alors l’équation des sorties des antennes sera : Y = H * X + N où N est le bruit du canal. Les avantages d’utiliser la technologie des antennes multiples :

« Array Gain » :c’est le gain obtenu en utilisant des antennes multiples, alors le signal s’additionne d’une façon cohérente.

« Diversity Gain » : c’est le gain obtenu en utilisant des trajets multiples, alors s’il y en a un trajet bruité, cela ne va pas limiter la performance du système.

Co-channel Interference Rejection (CCIR) : c’est la rejection des signaux en utilisant les différentes réponses du canal créées par l’interférence.

Un des plusieurs avantages de l’OFDM est la facilité avec laquelle les techniques des antennes multiples peuvent être utilisées pour augmenter la couverture, le débit et la fiabilité des systèmes. En effet les techniques des antennes multiples se basent essentiellement sur la transmission multi trajets (provenant des multi antennes distantes), l’OFDM peut remédier à cet effet facilement en variant le CP d’une manière convenable.

Chapitre I : Introduction au réseau WiMAX

SUP’COM

IV-2 La Couche MAC[6,8]

IV-2-1 La Sous-couche de convergence des services

Actuellement, la norme IEEE 802.16 définit ces couches pour deux protocoles de niveau supérieur : une couche pour l’ATM (Asynchronous Transfer Mode) et une couche pour les connexions de types paquet (en particulier ip, ethernet, VLAN…).

La première tache de cette sous-couche est de classer les données par rapport aux types de services auxquelles elles répondent, activer ou conserver la qualité du service de ce flux, et d’activer l’allocation de bande passante à la demande. Les données sont aussi transformées pour être passées à la couche inférieur : ces transformations dépendent du type du service.

IV-2-2 La Sous-couche commune

IV-2-2-1 Mode de fonctionnement Au départ, le protocole IEEE 802.16 et en particulier la couche MAC a été conçu pour fonctionner en mode point à multipoint, c'est-à-dire qu’une station mère (base station en anglais) va diffuser un signal pour un certain nombre de stations clientes. Ce mode de fonctionnement relativement classique est représenté par la figure I.11.

relativement classique est représenté par la figure I.11. Figure I.11 : Connexion point à multipoint [6]

Figure I.11 : Connexion point à multipoint [6]

L’autre mode de fonctionnement est un réseau de type maillé. Dans cette situation, les transmissions ne se font pas juste entre station mère station cliente mais entre les stations clientes elles-mêmes, Cela complique bien sur la gestion de la bande passante, l’authentification et ce genre de choses.

Chapitre I : Introduction au réseau WiMAX

SUP’COM

Chapitre I : Introduction au réseau WiMAX SUP’COM Figure I.12 : Réseau maillé [6] IV-2-2-2 Gestion

Figure I.12 : Réseau maillé [6]

IV-2-2-2 Gestion de la bande passante On peut différentier deux types de stations clientes : les stations clientes qui acceptent des requêtes de gestion de la bande passante pour seulement un connexion et celles qui les acceptent pour toutes les connexions de cette station cliente (GPSS dans la suite). Ces secondes doivent être plus intelligentes, car elle doivent gérer elles-mêmes la Qualité de Service. En effet si un flux demande plus de Qualité de Service, elles peuvent au choix :

Prendre de la Qualité de service à un flux en nécessitant moins.

Demander à la station mère plus de bande passante.

L’algorithme utilisé est un algorithme auto-correcteur. Si une station cliente a besoin de plus de bande passante, il en fait la demande à la station mère. Régulièrement, la station mère demande à la station cliente combien celle-ci a besoin bande passante. Cela permet à la station mère de savoir de combien chaque client a besoin de bande passante. Cet algorithme permet d’allouer simplement de la bande passante pour chaque client, sans avoir à faire beaucoup de calculs et sans grand délai entre la demande et l’allocation de bande passante.

Chapitre I : Introduction au réseau WiMAX

SUP’COM

IV-2-3 La sous-couche de Sécurité

IV-2-3-1 Cryptage Tout d’abord notons que tous les paquets ne sont pas cryptés. En particulier, tous les paquets permettant de gérer la connexion ne sont pas encryptés. Par contre, tous les messages de type MAC PDU sont cryptés. L’entête contient en effet les données nécessaires pour que la station cliente décrypte le paquet. IV-2-3-2 Protocole de Management de Clé Les stations clientes utilisent le PKM (Protocol Key Management) afin d’obtenir l’autorisation de se connecter, récupérer les clés de cryptage auprès de la station mère, et pouvoir refaire ces opération régulièrement. On utilise pour cela des certificats X 509 et les algorithmes RSA. Le PKM est un modèle client-serveur : le station cliente demande à la station mère ses clés, et la station mère en tant que serveur PKM envoie les bonnes clés à la station cliente, en verifiant de n’envoyer ses clés qu’aux bonnes stations clientes. On utilise pour cela des trames de managements.

Limites de La couche MAC Le premier problème que l’on peut noter est l’absence d’authentification de la station de base. La station mère identifie la station cliente mais pas le contraire. Cela peut poser un problème. Le second problème est l’usage de certificats X509. Même si cela ne pose pas des problèmes de sécurité, cela pose des problèmes d’administration et ne facilite pas les problèmes de mobilité. Le troisième problème est l’usage d’algorithme RSA qui demande de lourds calculs. Cela ne pose pas des problèmes pour des machines puissantes mais pour des plateformes mobiles, cela reste fort coûteux. Un autre problème est le choix de l’algorithme de cryptage par défaut. Certains membres du Constrium Intel pensent que le DES-CBC est un peu faible et pensent qu’il vaudrait mieux utiliser un AES-128 par défaut. De plus, l’authentification des données n’est actuellement pas obligatoire, elle est bien prévue dans le protocole mais rien n’impose de l’utiliser. Intel préférait que ce soit obligatoire.

Chapitre I : Introduction au réseau WiMAX

SUP’COM

VI- Les fréquences utilisées dans le monde

VI-1 Les bandes de fréquence

Les fréquences utilisées dans le monde par WiMAX dans les 2 bandes (avec et sans

licences), sont données par la figure suivante :

et sans licences), sont données par la figure suivante : Figure I.13 : bandes disponibles pour

Figure I.13 : bandes disponibles pour WiMAX (source : Fujitsu white paper [11])

Les bandes de fréquences utilisées dans le monde sont dans le tableau suivant :

Bandes de fréquences (MHz)

Licence

Utilisation dans le monde

demandée ?

US WCS

2345-2360

Bandes sous licence

US, Australie, Corée de sud, New-Zealand

2305-2320

MMDS

2500-2690

Bandes sous licence

US, la Mexique, le Brésil, et certains pays de l’Asie de sud.

2700-2900

Bandes

3300-3400

Bandes sous licences

Majorité des pays, à l’exception de USA

3.5 GHz

3400-3600

Bandes 5

5150-5350

Bandes libres

Majorité des pays

GHz

5470-5725

5727-5850

Tableau I.3 : utilisation des bandes de fréquences dans le monde pour le WiMAX

Chapitre I : Introduction au réseau WiMAX

SUP’COM

Les bandes de fréquences à licence sont :

1) La bande 3.5-GHz : est une bande de fréquences nécessitant de licence, elle est utilisée dans la majorité des pays à l’exception des états unis (USA). C’est une bande fortement utilisée par WiMAX grâce à la grande largeur du canal qu’elle peut offrir (de 3.3 GHz à 3.4 GHz et de 3.4 GHz à 3.6 GHz).

2) MMDS : le spectre de MMDS (Multichannel Multipoint Distribution Service) contient 31 canaux de 6 MHz de largeur chacune, situant dans l’intervalle fréquentiel 2500 MHz – 2690 MHz, et contient l’ITFS (Instructional Television Fixed Service). Ce spectre est initialement sous l’utilisation de l’Instructional TV, il est attribué pour le WIMAX dans les USA à travers le FCC (Federal Communications Commission). Les fournisseurs auront l’accès à ce spectre à travers les ventes aux enchères de FCC et/ou en leasing les canaux de ses supports ITFS. Cette bande est utilisée aux états unis, la Mexique, le Brésil, et certains pays de l’Asie de sud.

3) WCS : les 2 bandes WCS (Wireless Communications Service) sont de 2305 à 2320 MHz et de 2345 à 2360 MHz. L’intervalle de 25 MHz qui sépare entre les 2 bandes est attribué au DARS (Digital Audio Radio Service), ce qui cause un problème d’interférence créé par les répéteurs DARS terrestres. Ces 2 bandes sont utilisés dans la USA, les pays du sud d’Asie comme l’Australie, la Corée du sud, New-Zealand.

Les bandes de fréquences libres sont :

1) Les bandes 5 GHz U-NII & WRC : les bandes U-NII (Unlicensed National Information Infrastructure) sont dans 3 groupes principaux : les basses et moyennes bandes de U-NII (5150 MHz- 5350 MHz), World Radio Conference (WRC) (5470 MHz- 5725 MHz), et la bande supérieure de U-NII/ISM (5725 MHz- 5850 MHz). Le Wi-Fi existe dans les basses et moyennes bandes de U-NII, qui ont démontré une viabilité pour le WiMAX. La bande WRC, récemment attribuée, ajoute un canal intéressant pour le fonctionnement dans les bandes des fréquences libres. Mais la plupart des activités du WiMAX sont dans la bande supérieure de U-NII, où il n’y a pas qu’un peu de services compétentes dans cette bande, et où on peut utiliser un grand niveau de puissance jusqu’à 4 W, en comparaison avec 1W seulement dans les basses et inférieures bandes de U-NII.

Chapitre I : Introduction au réseau WiMAX

SUP’COM

2) La bande 2.4 GHz ISM (Industrial, Scientific, and Medical) est une bande de fréquences libres qui offre un canal de 80 MHz pour le déploiement de WiMAX. Le Wi-Fi existe maintenant dans cette bande, mais les futures profiles de WiMAX qui spécifient un MAC

inter opérable vont apporter les 2 services ensemble pour une opération complémentaire qui fournit une mobilité de grande espace pour les utilisateurs.

A cause de la grande croissance d’utilisation du WiMAX, le WiMAX Forum a concentré ses

efforts pour son processus initial de certification des profiles sur : MMDS, la bande 3.5 GHz (licenciées), et sur la bande supérieure (non licenciée) de 5 GHz U-NII, où il y a moins d’interférence, des niveaux de puissance raisonnables, et des largeurs du canal bien choisies.

VI-2 Les fréquences futures de WiMAX

Des nouvelles bandes seront considérées par différentes régions autour du monde pour le déploiement du WiMAX. En Japon la bande 4.9 à 5.0 GHz sera utilisée après 2007, tandis que la bande 5.47 à 5.725 GHz (WRC) est aussi considérée pour une future utilisation. La première bande nécessite une licence pour le déploiement de la BS, et va supporter 5 MHz, 10 MHz, et 20 MHz comme largeurs des canaux, tandis que la deuxième ne va pas probablement nécessiter une licence et va supporter des largeurs du canal de 20 MHz. La marchée de l’Amérique du nord porte un intérêt à déployer le WiMAX dans la bande de sécurité sociale 4.9 GHz. Il y a aussi un intérêt à utiliser les bandes de basses fréquences (au dessous de 1 GHz), comme la bande licenciée 800 MHz, et la non licenciée 915 MHz ISM pour le WiMAX. Le WiMAX Forum va essayer avec les standards du monde et les corps de régulation pour avancer l’allocation des bandes licenciées et non licenciées au dessous de 1 GHz, lorsqu’on va changer la TV analogue à la TV numérique.

VII- WiMAX et ses Concurrents

Les différentes technologies d’accès à la Data sans fil offrent des débits différents sur des zones de couvertures différentes. Chaque technologie devrait pouvoir trouver sa place,

son usage et sa cible. Le WIMAX permettra à partir de stations de base WIMAX « d’arroser » des villages (couverture métropole) dans des zones rurales à faible pénétration voire des pays où l’infrastructure de communications est souvent moins développées (notamment des pays

en voie de développement) n’ayant pas d’accès à l’Internet haut débit. Le WIMAX serait alors

Chapitre I : Introduction au réseau WiMAX

SUP’COM

une alternative au câble classique d’Internet haut débit (« dernier kilomètre ») qui reste un moyen d’accès coûteux en termes d’investissement. Le WIMAX pourrait venir en complément du WIFI pour couvrir des zones plus larges, rendant ainsi possible la concentration des hotspots WIFI et donc la création de hot-zones L’utilisateur se connecterait toujours en WIFI (identification et facturation) et le WIMAX viendrait renforcer la connexion en terme de capacité de débit et de couverture. Un point sur le WIMAX par rapport à d’autres technologies Wireless

TECHNOLOGIE

WIFI

WIMAX

3G/UMTS

EDGE

DEBIT

11 Mbits/s

75 Mbits/s

384 kbits/s

115 kbits/s

COUVERTURE

Local/immeuble

Petite ville

Agglomération

Agglomération

Tableau I.4 : comparaison entre WiMAX et quelques technologies.

Chapitre I : Introduction au réseau WiMAX

SUP’COM

VIII- Conclusion

Etant une technologie d'accès radio sans fil, le WiMax offre un ensemble d’avantage comme le débit élevé, le faible coût ou encore la large portée par rapport aux autres réseaux sans fil. Toutes ces caractéristiques lui permettent de réaliser un succès pertinent et des demandes en croissance continues depuis son apparition. S'il y a un domaine où le WiMax excelle, c'est surtout dans sa capacité de diffusion sur une zone de territoire très large (portée d'une dizaine de kilomètres en zones rurales). Cette caractéristique répond clairement au besoin des zones trop éloignées qui ne peuvent être raccordées au réseau fixe DSL. Un déploiement massif de cette technologie pourrait révolutionner le haut débit. Grâce à des connexions sans-fil à haut débit sur des zones de couverture très large, le WiMax permet des usages en situation fixe, ou même mobile. De plus, les enjeux économiques de cette technologie sont très importants. En effet, en terme de coût, la mise en place de ce réseau serait bien moins coûteuse que le déploiement d’une infrastructure filaire. Effectivement, alors que les technologies DSL doivent intégrer des réamplifacteurs de signaux tous les 5 à 10 Km, une station de base peut relier à un réseau, des clients distants de 40 Km (diamétralement opposés). De plus, le fait que les standards sont normalisés, le coût des équipements devrait chuter assez rapidement.

.

Chapitre II : Planification et Dimensionnement du réseau WiMAX

SUP’COM

Chapitre II:

Planification et Dimensionnement du réseau WiMAX

Chapitre II : Planification et Dimensionnement du réseau WiMAX

SUP’COM

I- Introduction

Ce chapitre introduit les fondements de la planification et du dimensionnement des réseaux large-bande WiMAX et pour ce faire la sélection de la bande de fréquences à utiliser est faite, les modèles de canaux (modèles de propagation) utilisés pour prédire la couverture d’une station de base, le bilan de liaison est aussi examiné. Le chapitre se termine par une simulation du débit en fonction de la portée.

II- Dimensionnement et planification du réseau WiMAX

L’opération de dimensionnement du réseau WiMAX est totalement liée au processus de planification de la couverture. De ce fait, cette opération doit être réalisée en parallèle avec la phase de planification. Le but de dimensionnement d’un réseau cellulaire est, étant donné une répartition d’abonnés, une situation géographique et des données de propagation, d’assurer la minimisation du coût de la liaison radio et de l’infrastructure du réseau, en tenant compte de la couverture radio, de la taille des cellules et de la topologie du réseau sous réserve de contraintes de la QoS. Ce dimensionnement permet principalement de déterminer la taille de la cellule pour les services les plus contraignants. Le rayon de cellule est obtenu suite à la réalisation d’un bilan de liaison qui permet de déterminer l’affaiblissement maximal tolérable MAPL (Maximum Allowable Path Loss) qui servira d’imput pour le modèle de propagation afin de déterminer le rayon de cellule. Sachant la taille de la cellule, on pourra donc déterminer pour la zone à planifier le nombre de Stations de base nécessaires. Le nombre de secteurs…etc. L’étape de la planification constitue une étape primordiale dans la conception d’un réseau cellulaire. Cette phase permet aux concepteurs de trouver une disposition optimale des sites radio. Le succès de cette phase est conditionné par la réalisation d’un bon dimensionnement du réseau.

II-1- Processus de dimensionnement et de planification du réseau WiMAX

Etant donné les caractéristiques de l'environnement à couvrir ,les caractéristiques des abonnés à desservir en terme de densité et de demande en trafic, les spécifications des équipementiers et la bande de fréquence , notre but serait de dimensionner le réseau en essayant de conciler et coût et contraintes de QoS.

Chapitre II : Planification et Dimensionnement du réseau WiMAX

SUP’COM

Pour les réseaux WiMAX, les principales contraintes de planification radio sont la multiplicité de services ayant des caractéristiques variées (contraintes de QoS, débits, taux d’activité,…). L’opération de dimensionnement se base sur des données de départ obtenues suite à des statistiques et estimations pour aboutir à des résultats permettant au réseau de couvrir la totalité de la zone considérée en divers services. Le digramme suivant résume le processus de dimensionnement et de planification du réseau WiMAX.

Caractéristiques des abonnés Configuration initiale du réseau - Modèle de trafic - Localisation des stations
Caractéristiques des abonnés
Configuration initiale du réseau
- Modèle de trafic
- Localisation des stations de base
- Distribution des abonnés
dans le réseau
- Caractéristiques des antennes
- Caractéristiques de
l’environnement
Simulations ou calculs analytiques
- Bilan de liaison
- Contrôle de puissance
Evaluation des performances
Contraintes de
QoS par service
- couverture par service
- capacité par service
- QoS
Optimisation
- Ajuster les paramètres
- Ajout d’équipements
- Ajout de ressources
- spectrales

Figure II.1 : Processus de dimensionnement et de planification du réseau WiMAX[10]

Chapitre II : Planification et Dimensionnement du réseau WiMAX

SUP’COM

Avant d’entamer le dimensionnement de la partie radio il faut au préalable choisir la norme à adopter, en titre d’exemple la norme "802.16a" pour les applications LOS, la norme "802.16.2004" qui introduit les notions du NLOS de l’indoor et du nomadisme et enfin la norme 802.16e qui se distingue par la notion de mobilité. Dans le cadre de notre étude on va insister plus sur le standard 802.16-2004. Vu que la première norme ne pourrait être utilisée que dans un milieu dégagé "propagation en espace libre" ce qui est moins souvent rencontré, surtout quand il s’agit des zones montagneuses, et que la troisième norme engendre des coûts de déploiement exorbitants.

II-2 Choix de la bande de fréquence

La sélection de la bande de fréquence à utiliser a une influence capitale sur le dimensionnement et la planification du réseau. A basses fréquences, les caractéristiques de propagation du signal sont meilleures, seulement la bande passante disponible est limitée. Le choix entre les bandes avec et sans licence n’est pas facile à faire. La nature des bandes sous licence 3.5 GHz, 10.5 GHz, et 26 GHz protège le réseau des interférences inter- systèmes, et limite le nombre d’opérateurs à une certaine zone géographique. Les bandes sans licence présentent des niveaux d’interférences difficilement prédictibles pouvant constituer des problèmes dans certaines zones.

III- Modèles des canaux [6]

Le canal de propagation est le support de transmission des systèmes de communication radio. Ses caractéristiques, qui dépendent fortement de la fréquence et de l'environnement, influent sur les performances. Dès la conception d'un nouveau système, les caractéristiques du canal doivent être connues pour dimensionner au mieux l'interface radio. Des modèles statistiques sont également requis pour comparer différentes solutions techniques. En phase de déploiement, des modèles plus précis de prévision du champ sont nécessaires pour optimiser les réseaux cellulaires. La connaissance du canal est donc vitale tout au long de la vie d'un système de communication.

Dans ce paragraphe, nous commençons par rappeler plusieurs modèles de propagation applicables à l’architecture multi cellules. Typiquement, le scénario est le suivant :

- les cellules < 10 Km de rayon, différents types de terrains et de densité des arbres.

Chapitre II : Planification et Dimensionnement du réseau WiMAX

SUP’COM

- Des antennes directionnelles ou omnidirectionnelles sont installées, au dessous des toits (2 10 m), au récepteur.

- 15 40 m antennes de BS.

- Condition d’une grande couverture de cellule (80-90%).

Le canal sans fil est caractérisé par :

- perte due au chemin (effet de masque inclus)

- caractéristiques d’évanouissement

- interférence co-canal et entre les canaux adjacents

à noter que ces paramètres sont arbitraires, et seulement une caractérisation statistique

est possible. Typiquement, la moyenne et la variance des paramètres sont spécifiées. Les paramètres des modèles de propagation ci-dessus dépendent de : terrain, densité des arbres, hauteurs d’antennes et largeur du faisceau, vitesse du vent, et saison (été ou hiver).

III-1 Modèle de propagation pour un environnement dégagé

Le modèle de l’affaiblissement du parcours espace libre est habituellement le point de référence duquel tout les modèles de propagation prennent origine, il est employé pour déterminer l’affaiblissement de parcours en espace libre. Ce modèle se base sur l’équation de Friis qui montre que la puissance reçue chute beaucoup et elle est calculée comme étant le carré de la distance séparent émetteur et récepteur (20dB/decade). L’équation suivante montre le path loss en fonction de la distance:

PL(d) = 20Log 10 (4πd/λ)

(2.1)

Avec :

d : distance entre deux antennes dans l’espace libre (m) λ : Longueur d’onde (m) ou encore :

PL(d) = 32.4 + 20Log(d) + 20Log(f c )

Avec

d : distance en Km

f c : fréquence en MHz

(2.2)

Chapitre II : Planification et Dimensionnement du réseau WiMAX

SUP’COM

III-2 Modèle COST 231 WALFISCH-IKEGAMI

Ce modèle est utilisé pour les environnements urbains et sous urbains. Il est conçu initialement pour les fréquences inférieures à 2 GHz, mais il peut être étendu pour atteindre des fréquences jusqu’à 6 GHz. Il y a 3 paramètres qui composent ce modèle :

Lp

= L0 + Lrts + Lmsd

L0

= perte en espace libre.

Lrts = perte par diffraction du toit vers la rue. Lmsd = perte par diffraction multi masques.

L0=32.4+20log(d)+20log(f) ;

f : fréquence utilisée en MHz L rts = -16.9 - 10log(w/m) + 10log(f/MHz) + 20log(Δh mobile /m) + L ori

d : distance du récepteur en Km

= 0

h roof >h mobile

L rts <0

où Lori : facteur de correction empirique prenant en compte l’orientation de rue.

w est la largeur de rue en mètres.

Lori = -10 + 0.354 φ = 2.5 + 0.075 (φ-35) = 4.0- 0.114 (φ-55)

pour 0 ≤ φ ≤ 35 degré pour 35 ≤ φ ≤ 55 degré pour 55 ≤ φ ≤ 90 degré

(2.3)

(2.4)

(2.5)

(2.6)

(2.7)

(2.8)

(2.9)

φ : angle d’incidence du trajet direct radio par rapport à l’orientation de la rue. Δhmobile = hroof hrec : différence (en m) entre la hauteur des bâtiments (hroof) et celle du récepteur (hrec).

L msd = Lbeh Ka Kdlog(d/km) + K f log(f/MHz) 9log(b/m)

 

(2.10)

 

= 0

L msd < 0

(2.11)

b séparation entre les bâtiments en mètres.

 

Lbeh =

-18*log(1+Δh base /m )

pour

hbase >hroof

 

(2.12)

 

=

0

pour

hbase

hroof

(2.13)

Ka

= 54

pour

hbase >

hroof

(2.14)

Chapitre II : Planification et Dimensionnement du réseau WiMAX

SUP’COM

 

= 54 0.8* Δh base /m

pour R ≥ 0.5 Km et hbase ≤ hroof

(2.15)

= 54 0.8* Δh base /m*d/km/0.5

pour d < 0.5 Km et hbase ≤ hroof

(2.16)

Kd

= 18

pour hbase > hroof

(2.17)

=18 15* Δh base / hroof

pour hbase ≤ hroof

(2.18)

Kf

= -4 + 0.7 (f(MHz)/925 -1)

(2.19)

pour les cités de taille moyenne et centres sous urbains, avec une densité d’arbres modérée.

 

=

-4+1.5(f(MHz)/925 -1)

(2.20)

pour les centres métropolitains.

en

notant que : Δh base = hbase hroof

(2.21)

III-3 Modèle COST 231 Hata

Ce modèle est utilisé pour les macro cellules. Il est essentiellement fait pour les

fréquences inférieures à 2 GHz. Dans le but de l’utiliser pour des fréquences supérieures

(jusqu’à 6 GHz), on lui a introduit des corrections, le résultat est donné par l’équation

suivante :

LH (dB) = 46.3 + 33.9Log(fc) - 13.2Log(hBS) A(hSS) +

 

(44.9 6.55Log(hBS))Log(d) +

CM

(2.22)

fc

: fréquence porteuse du signal en MHz.

hBS : hauteur de la BS en mètres.

 

hSS : hauteur de la BS en mètres.

d

: distance entre la BS et SS en Km.

C

: terme constant (C = 0 dB pour les zones sous urbaines, et C

=

3 dB pour

les

zones

urbaines).

 

A(hSS) est un terme correctif dépendant de la hauteur de l’antenne de SS.

 

-

Pour les villes de taille moyenne ou petite :

A(hSS) = (1.1*log(fc) - 0,7)*hSS - (1,56*log(fc) - 0,8) dB.

 

(2.23)

-

Pour une ville de grande taille : A(hSS) = 3,2*log (11.75*hSS) - 4,97 dB.

 

(2.24)

Chapitre II : Planification et Dimensionnement du réseau WiMAX

SUP’COM

III-4 Modèle d’Erceg [6,7]

Le modèle d’Erceg est utilisé pour les zones urbaines, sous-urbaines et rurales. Il représente une modification du modèle de Hata-Okumura. Ce dernier est le modèle de perte de chemin le plus utilisé pour la prédiction de l’intensité du signal et la simulation dans des environnements macro cellulaires. Le modèle de Hata-Okumura est valide pour les valeurs des paramètres du Tableau II.1:

Paramètres

Valeurs

Fréquence

500-1500 MHz

Distance récepteur - BS

> 1 Km

Hauteur de l’antenne de BS

> 30 m

Tableau II.1 : paramètres de validité du modèle Hata-Okumura [6]

La modification (ou extension) proposée au modèle de Hata-Okumura donne un nouveau modèle, souvent connu comme le modèle d’Erceg. L’intervalle de fréquences est prolongé jusqu’à 2 GHz, avec des corrections concernant le type de terrain. 3 catégories de terrain sont définies:

Catégorie A : perte de chemin maximal, terrain avec des collines, et une densité d’arbres variable (modérée à grande densité). Certaines études utilisent ce modèle pour les zones urbaines (WiMAX White paper [7])

Catégorie B : perte de chemin intermédiaire entre A et C.

Catégorie C : perte de chemin minimal, terrain plat, avec une faible densité d’arbres. Certaines études utilisent ce modèle pour les zones rurales (WiMAX White paper [7]) Pour une distance proche de d0, la perte du chemin est donné par (fréquence = 1.9 GHz) :

L = A + 10*γ* log(d/d0) + s

pour d>d0, d0 = 100 m.

(2.25)

A = 20 log (4π d0/λ), λ est la longueur d’onde en m, γ est l’exposant de perte de chemin.

(2.26)

Chapitre II : Planification et Dimensionnement du réseau WiMAX

SUP’COM

γ = (a – b*hb + c/hb),

(2.27)

hb est la hauteur de la BS entre 10 et 80 m, et a, b, c sont des constants dépendant de la

catégorie du terrain, dont les valeurs sont données dans le Tableau II.2.

Paramètres

Terrain de

Terrain de

Terrain de

du modèle

type A

type B

type C

a

4.6

4

3.6

b

0.0075

0.0065

0.005

c

12.6

17.1

20

Tableau II.2 : valeurs des paramètres en fonction du type de terrain [6]

L’effet de masque est donné par le paramètre s, qui suit une distribution lognormale.

La valeur typique de l’écart type de s est entre 8.2 et 10.6, dépendant du type de terrain et

densité d’arbres.

III-4-1 Termes de correction de fréquence et de la hauteur d’antenne réceptrice :

Le modèle ci-dessus est valable pour des fréquences proches de 2 GHz, et pour des

hauteurs d’antennes réceptrices proches de 2 m. Dans le but d’utiliser ce modèle pour autres

fréquences plus élevées (le WiMAX Forum White paper [7] utilise ce modèle pour les

fréquences 3.5 et 5 GHz), et pour des hauteurs d’antennes entre 2 et 10 m, on ajoute au

modèle ci-dessus des corrections concernant la fréquence et la hauteur de l’antenne réceptrice.

Le modèle de propagation (en dB), avec les termes de correction, sera:

Lp = L + ΔLf + ΔLh

L est la perte de chemin précédemment donné.

(2.28)

ΔLf est le terme de correction fréquentielle (en dB) donné par :

ΔLf = 6*log (f/2000) où f est la fréquence en MHz.

(2.29)

ΔLh = -10.8 log (h/2); pour les catégories A et B.

(2.30)

ΔLh = - 20 log (h/2) ; pour la catégorie C.

(2.31)

Chapitre II : Planification et Dimensionnement du réseau WiMAX

SUP’COM

h est la hauteur de l’antenne entre 2m et 10m. La figure suivant montre la variation du path loss pour les différents types de terrains

du path loss pour les différents types de terrains Figure II.2 : la variation du path

Figure II.2 : la variation du path loss pour les différents types

IV- Bilan de Liaison [6.11.13]

Un équilibrage de puissance est nécessaire pour les liaisons montante et descendante, pour cela un ajustement des paramètres des liaisons est nécessaire pour les équilibrer. Une liaison équilibrée signifie un fonctionnement symétrique du système en tout point de la couverture, comme il est illustré dans la Figure II.3. Le but de bilan de liaison est de calculer l’atténuation de parcours maximale permise entre la station de base et le récepteur pour un service donné. L’atténuation de parcours maximale est alors employée pour choisir des antennes et des configurations pour les stations de base, et pour la planification de la puissance de sortie sur les différents canaux des stations de base. L’atténuation de parcours maximale détermine la portée de chaque BS et ainsi sa couverture et le nombre requis de station de base pour couvrir une zone donnée.

Chapitre II : Planification et Dimensionnement du réseau WiMAX

SUP’COM

et Dimensionnement du réseau WiMAX SUP’COM Liaison non équilibrée Liaison équilibrée Figure II.3:

Liaison non équilibrée

Liaison équilibrée

Figure II.3: équilibrage des liaisons montante et descendante ([6])

IV-1 Puissance émise [11]

La puissance du signal émis est appelée Puissance Isotrope Rayonnée équivalente (PIRE), Elle dépend de la chaîne appareil-câble-antenne : l'appareil émetteur émet le signal avec une certaine puissance notée P e , le câble reliant l'appareil à l'antenne en perd une partie notée L, et l'antenne fournit elle aussi une puissance supplémentaire notée G e . En exprimant ces puissances en déciBel (dB), la PIRE s'obtient par simple addition :

PIRE = Puissance d’émission - Pertes de câble + Puissance antenne,

soit : PIRE = P e - L + G e .

(2.32)

Dans des systèmes de radiocommunication, le PIRE est la quantité de puissance qui devrait être émise par une antenne isotrope (qui distribue de façon égale la puissance dans toutes les directions) pour produire la densité de puissance maximale observée dans la direction du gain maximum d'antenne.

Le déciBel est une unité exprimant un rapport, autrement dit un gain. Pour des puissances, le calcul est le suivant :

dB = 20Log 10 (P1 / P2).

(2.33)

Pour l'appareil émetteur, il s'agit de déciBel par rapport au milliWatt (dBm) : dans la formule précédente, P2 = 1 mW, et P1 est la puissance d'émission doit être aussi transformée en mW de l'appareil.

Chapitre II : Planification et Dimensionnement du réseau WiMAX

SUP’COM

Pour l'antenne, il s'agit de déciBel par rapport à un isotrope (dBi). L'isotrope est une antenne théorique parfaite qui émet de façon homogène dans toutes les directions. Le dBi est donc le gain de l'antenne par rapport à un isotrope qui émet la même quantité d'énergie. Les pertes câbles sont exprimées en déciBel par mètre (dB/m), donc les pertes totales dues au câble sont calculées ainsi :

Pertes câble = longueur câble * perte par mètre.

IV-2 Sensibilité de réception

Pour que le signal reçu soit intelligible par le récepteur, il faut que celui-ci ait une sensibilité suffisante. Là encore, c'est l'ensemble appareil-câble-antenne qu'il faut prendre en compte.

La sensibilité effective Rx est une addition de la sensibilité de l'appareil Sx (une autre

caractéristique avec la puissance) et du gain de l'antenne G s , auxquels on retranche les pertes

de câble L. Le gain de l'antenne et les pertes de câble sont ceux utilisés dans les calculs de puissance précédents. La puissance effective du signal reçue doit être supérieure à la sensibilité de l'ensemble, faute de quoi le signal ne pourra pas être utilisé. Donc, l’élément de base qui doit être calculé pour le bilan de liaison du côté du récepteur est la puissance ou la sensibilité minimum reçue de récepteur. La sensibilité du récepteur est définie comme la quantité de puissance en dBm qu'un détecteur doit recevoir pour réaliser une performance spécifique en bande de base, comme un taux d'erreurs sur les bits spécifié ou un ratio du signal sur bruit.

Cette sensibilité de récepteur (en dBm) sera calculée en utilisant la formule : [12]

R x = (E b /N 0 ) - 10Log (W/R h ) + N w +N F Avec:

R x s : La sensibilité du récepteur ;

E b /N 0 : Ratio du signal sur bruit [dB] ;

W : Bande passante du système (MHz) ;

R b : débit symbole (bps) ;

(2.34)

N w : Puissance de bruit thermique ; et N F : Bruit au niveau du récepteur.

Chapitre II : Planification et Dimensionnement du réseau WiMAX

SUP’COM

IV-3 Affaiblissement maximum tolérable [11]

La différence entre la puissance de l'émetteur et la sensibilité du récepteur donne l'affaiblissement maximum qu'on peut tolérer. Comme il y a 2 stations qui sont à la fois émettrices et réceptrices, on fait ce calcul pour les 2 cas, et on prend le plus petit des deux. On prend en considération le marge de liaison MG link, le marge de fading MG fade , l’affaiblissement dû au shadowingL SH, et l’affaiblissement dû aux caractéristiques de l’environnement L env , qu'on retranche à l'affaiblissement maximum tolérable, et on obtient l'affaiblissement en ligne déterminant PL, pour "Pertes en Ligne".

PL = PIRE R x + G SS L SH - L env - L r MG link - MG fade

(2.35)

Chapitre II : Planification et Dimensionnement du réseau WiMAX

SUP’COM

Les paramètres du bilan de liaison sont dressés dans le tableau suivant :

Paramètre

Description

Pr SS

Puissance reçue à la SS (en dBm)

Pr BS

Puissance reçue à la BS (en dBm)

Pe ss

Puissance émise de la SS (en dBm)

Pe BS

Puissance émise de la BS (en dBm)

Lf ss

Perte de câble d’alimentation à la SS (en dB)

Lf BS

Perte de câble d’alimentation à la BS (en dB)

Lc BS

Perte du combineur de la BTS (en dB)

L total = Lf BS + Lf BS

Perte totale du coté BS

Lp

Perte de propagation entre la SS et la BS (en dB)

G SS

Gain de l’antenne de la SS (en dBi)

Ga BS

Gain de l’antenne de la BS (en dBi)

Gd BS

Gain de diversité de l’antenne de la BS (en dB)

Tableau II.3 : paramètres du bilan de liaison ([6])

La puissance reçue à chaque récepteur doit être ≥ sensibilité du récepteur. Et la puissance

transmise par chaque émetteur doit être ≤ Min (puissance max autorisée, puissance nominale).

Chapitre II : Planification et Dimensionnement du réseau WiMAX

SUP’COM

L p Pe B Lc BS Lf BS Ga BS TX Coupleur Alimentation G SS
L p
Pe B
Lc BS
Lf BS
Ga BS
TX
Coupleur
Alimentation
G SS
L p
Lf SS
Pr BS
Lf BS
Alimentation
RX
Alimentation
Gd BS
Alimentation
TX
RX
Ga BS
Pe SS
Pr SS

Figure II.4 : schéma du bilan des liaisons ([6])

Le Signal reçu à la SS provenant de la BS :

PrSS = PeBS - LcBS - LfBS + GaBS -

Lp +

GSS LfSS

(2.36)

Le Signal reçu à la BS provenant de la SS :

 

PrBS = PeSS LfSS + GSS - Lp + GdBS + GaBS LfBS

(2.37)

En exprimant Lp en fonction des autres paramètres :

Lp =

PeBS - LcBS - LfBS + GaBS + GSS - LfSS PrSS

(2.38)

Lp = PeSS

LfSS + GSS + GdBS + GaBS - LfBS PrBS

(2.39)

D’où: PeBS - LcBS PrSS = PeSS + GdBS PrBS

(2.40)

Finalement :

PeBS = PrSS + GdBS+ LcBS + PeSS PrBS

 

(2.41)

V- Choix du type de Dimensionnement

Le déploiement du réseau peut être limité par la capacité, ou par la portée. Pour les services fixes, dû aux attributions licenciées avec un spectre limité, la plupart des déploiements seront limités par la capacité plus que la portée, à l’exception des zones rurales où on a une faible densité, et surtout les zones où on a une grande perte de propagation.

Chapitre II : Planification et Dimensionnement du réseau WiMAX

SUP’COM

Cependant, généralement les opérateurs à la première phase du réseau essayent

d'assurer la couverture la plus complète possible vu le nombre faible d'abonnés et la non

pertinence des prédictions faites. Une fois, la demande en trafic augmente, l'opérateur passe à

l'étape de densification et ce en ajoutant des canaux (si le spectre le permet) ou des stations de

bases supplémentaires.

V-1 Dimensionnement suivant la capacité

Pour un déploiement limité par la capacité, il est nécessaire de déployer les BS avec un

espacement entre les BS suffisant de servir tous les utilisateurs dans le système. Les services

supposés à être offerts sont dans le Tableau II.4.

Type d’utilisateur

Description du service

Résidentiel

128

Kbps

Résidentiel VOIP

256

Kbps

PME (Petites et Moyennes entreprises)

0.5 Mbps

Grandes entreprises et professionnels

1 Mbps

Tableau II.4 : métriques utilisées pour calculer les conditions des débits des données

([13])

Le Tableau II.5 représente un intervalle typique des conditions de la densité des données pour

les environnements urbains, sous urbains, et ruraux pour une zone métropolitaine moyenne

basées sur les services définis dans le Tableau II.5.

Chapitre II : Planification et Dimensionnement du réseau WiMAX

SUP’COM

 

Urbaine

Sous urbaine

Rurale

Densité

4000 à 8000 5 à 10%

800 à 1500 5 à 10%

200 à 600 5 à 10%

residentielle

Pénétration

     

Densité des PME Pénétration

400 à 600 2 à 5%

50 à 100 2 à 5%

10 à 30 2 à 5%

Intervalle de

10 à 40 Mbps/Km2

2 à 7 Mbps/Km2

0.5 à 2 Mbps/Km2

densité

des données

Tableau II.5 : conditions typiques des débits pour une zone métropolitaine moyenne

([13])

V-1-1 Détermination du Trafic par abonné [14]

Généralement, les problèmes de capacité sont inhérents à la liaison descendante (DL),

vue l'asymétrie qui domine la plupart des services paquet hauts débits, c'est pour cela que

nous nous intéressons au lien descendant lors de l'évaluation des besoins en trafic. Pour une

classe donnée l'estimation de la bande requise par abonné est donnée par :

Avec :

T

DL

/ abonné

D

S

TC

DL

/ service

N

s

T

DL abonné

/

N

s

i 1

D

S

DL

TC

/

service

: Trafic moyen par abonné pour le lien descendant (Kb/s).

: Débit moyen par service.

: Taux de contention du service.

: Nombre de services dans la classe.

(2.42)

Remarque :

La notion de taux de contention pour un service donné est introduite afin de tenir

compte du fait que certains types de service présentent un trafic en rafale ce qui est le cas de

l'Internet. Ce taux dépend des applications et des services demandés par les clients ; Si ces

services se limitent à la consultation des emails et à la navigation web, un taux de contention

Chapitre II : Planification et Dimensionnement du réseau WiMAX

SUP’COM

élevé peut être pris et ce à l'encontre des applications gourmandes en bande passante comme

la vidéoconférence. Par exemple, si un service est défini avec TC = 1/10, alors la bande

passante offerte est partagée entre 10 utilisateurs.

V-1-2 Détermination du Trafic agrégé pour une zone donnée

Soit

p le taux de pénétration de la technologie WiMAX pour l'opérateur X dans la

zone d'étude, Il représente le ratio entre le nombre

i le pourcentage d'abonnés de chaque classe d'usagers dans

l'ensemble N d'abonnés dans la zone. Nous pouvons alors déterminer le trafic total sur le lien

descendant (DL) comme suit:

d'abonnés potentiels et le nombre total

d'habitants dans la zone. Soit

D

DL

N

p

N

c

i 1

T

i

(

DL ab

/

)

i

Avec :

D

DL

: Débit total requis sur le DL

(

T

DL ab

/

)

i

: Débit total requis par abonné appartenant à la classe de service i.

(2.43)

V-1-3 Détermination de la capacité moyenne par secteur

Vu que chaque modulation se caractérise par une efficacité spectrale différente, la

capacité effective du canal ne peut être déterminée qu'en connaissant le profil (couple

modulation-codage) utilisé par chaque client partageant ce canal ce qui est difficile à relever.

et Comme il est difficile de prévoir la distribution des abonnés dans la zone surtout avec

l'introduction des concepts de nomadisme et de mobilité nous supposons lors de notre

dimensionnement que les abonnés sont distribués uniformément dans la zone objet d'étude et

qu'ils utilisent tous le même type d'équipement indoor ou outdoor.

Si on suppose que :

P i : Pourcentage d'usagers opérant à la modulation i

D

i : Débit brut correspondant à la modulation i

N

Alors le débit brut moyen par secteur serait donc de :

: nombre total de modulations

Chapitre II : Planification et Dimensionnement du réseau WiMAX

SUP’COM

D

moy

/ sec

t

N

i 1

P

i

D

i

(2.44)

D' après Hoymann et al [16]le "overhead" MAC pour les systèmes HIPERMAN (s'applique

également à sa cousine la norme 802.16-OFDM-TDMA) est approximée à 10% par

conséquent le débit moyen réel par secteur serait de

D

Rmoy

/sec

t

0.9

D

moy

/sec

t

(2.45)

Le nombre maximum d'usagers pouvant se connecter à un secteur serait calculé de la manière

suivante :

N

D

D

N max

usagers

/sec

teur

D Rmoy

/sec t

D

DL

usagers

: nombre maximum d'usagers supporté par secteur

Rmoy /sect

: Capacité moyenne par secteur

DL : Besoin en trafic sur le DL

(2.46)

Nous pouvons à partir de cette équation déduire le nombre total de secteurs nécessaires grâce

à la formule suivante:

N

sec teurs

N usagers

tot

N

max

usagers

/sec

teur

Avec :

N

secteurs

: nombre total de secteurs requis

N

N

usagers

tot

: Nombre total d'abonnés dans la zone de service

max usagers /secteur

: nombre maximum d'usagers par secteur

(2.47)

A partir du nombre total de secteurs requis et de la configuration de la BS nous pouvons

déduire le nombre nécessaire de stations de base

N

BS

N sec teurs

N

sec

teurs

/

BS

(2.48)

Chapitre II : Planification et Dimensionnement du réseau WiMAX

SUP’COM

V-2 Dimensionnement suivant la portée ou la couverture

Un autre scénario de déploiement est de déployer un nombre minimum des BS

nécessaires pour créer une couverture sur une surface particulière, et on ajoute des capacités si

on a besoin, Les capacités ajoutées peuvent être des nouveaux canaux dans chaque BS dans le

cas où on a une disponibilité spectrale, ou on va installer des nouvelles BS si on n’a pas un

spectre disponible.

Il est clair qu’il est moins cher d’ajouter des nouveaux canaux, au lieu d’ajouter des

nouvelles BS, cela revient aux coûts élevés des équipements des BS.

La Figure II.5 montre un déploiement de 3 BS pour assurer la couverture d’une surface

égale à 60 Km2, dans la bande de 2.5 GHz. Lorsque des nouveaux canaux sont additionnés

pour augmenter la capacité d’une BS, il n’est pas nécessaire d’ajouter les canaux

simultanément, mais ils peuvent être ajoutés à des spécifiques BS pour répondre aux besoins

des utilisateurs.

Déploiement de 9 canaux pour la première année

Déploiement de 9 canaux pour la première année Interim déploiement de 4 canaux additionnels Déploiement

Interim déploiement de 4 canaux additionnels

année Interim déploiement de 4 canaux additionnels Déploiement de 5 canaux additionnels pour la Nième année

Déploiement de 5 canaux additionnels pour la Nième année

Déploiement de 5 canaux additionnels pour la Nième année Figure II.5 : croissement de capacité en

Figure II.5 : croissement de capacité en additionnant des canaux ([6])

V-1-4 Détermination de la portée d’une cellule [15]

Pour couvrir une surface, on doit déterminer le nombre de stations de base requises,

pour cela le rayon de couverture ou la portée d’une station de base doit être calculé. Il s’agit

en premier temps d’estimer l’affaiblissement de parcours maximum en utilisant le bilan de

liaison.

Chapitre II : Planification et Dimensionnement du réseau WiMAX

SUP’COM

Ensuite, Il est question de calculer la portée maximale ou le rayon de couverture maximale en utilisant les modèles de propagation conformément au type de terrain d’étude. L’étape suivante consiste à déterminer le nombre de stations de base donné par la formule suivante :

N BS = C total /C BS

(2.49)

Où :

N BS : est le nombre de stations de base requise pour la couverture C total : est la surface totale à couvrir C BS : est la couverture d’une station de base basée sur la puissance maximale telle que :

C BS = (3*3 1/2 *R 2 )/2

ou encore

C BS = 2.6R 2

(2.50)

Remarque Au final le nombre de stations de base serait le maximum du nombre issu de la méthode orientée capacité et de celle orientée portée ou bien orientée couverture.

(2.51)

N

Max

((

N

)

capacité

,(

N

)

couverture

)

BS

BS

BS

V-2-1 Impact de la hauteur de la station de base pour le WiMAX

Généralement la hauteur de l'antenne varie entre 10 et 30 m. Son choix dépend étroitement de la zone à couvrir. En fait, la structure de super-cellules, généralement utilisée dans les zones rurales à faible densité d'abonnés, se base sur un nombre limité de sites qui sont hauts, le principal objectif étant d'assurer la plus grande couverture possible. Pour les zones urbaines denses les supports sont généralement les plus courts afin de limiter l'effet d'interférence. La figure ci-dessous permet d'esquisser l'effet de la hauteur de la station de base sur l'affaiblissement subi par le signal.

Chapitre II : Planification et Dimensionnement du réseau WiMAX

SUP’COM

et Dimensionnement du réseau WiMAX SUP’COM FigureII.6 : Impact de la hauteur de l'antenne sur le

FigureII.6 : Impact de la hauteur de l'antenne sur le signal reçu

VI- Dualité portée-débit

Dans cette section on va utiliser les équations définies précédemment à savoir le path loss et quelques équations du bilan de liaison pour déterminer une rélation reliant le débit et la portée. L’équation correspondante pour d>d0 est :

PL = [A+10γLog 10 (d/d 0 )] + X f + X h + s

(2.52)

Les paramètres numériques choisis sont consignés dans le tableau ci-après;

Et ainsi, le path loss en fonction de la distance se présente de la manière suivante :

Pour un terrain du type A ; PL A (d) = 47.95Log 10 (0.01d) + 94.76 (dB) (2.53) Pour un terrain type B ;

PL B (d) = 43.75Log 10 (0.01d) + 94.76

(dB)

(2.54)

Pour un terrain du type C ; PL C (d) = 41.16Log 10 (0.01d) + 94.76

(dB)

(2.55)

Chapitre II : Planification et Dimensionnement du réseau WiMAX

SUP’COM

Paramètre

Valeur

 

f (GHz)

3.5

A = 20Log 10 (4πd 0 /λ)

41.2249

h

b

20

 

γ = a – bh b + c/h b

3.75 pour un terrain type A 4.017 pour un terrain type B 4.477pour un terrain type C

X

f (dB)

1.6

h

r (m)

2

X

h (dB)

0

s

(dB)

10

Tableau II.6 : Paramètres de simulation de l’affaiblissement de parcours [17]

On a ainsi trouvé le PL en fonction de d, il suffit maintenant de trouver l’affaiblissement de

parcours en fonction du débit pour pouvoir déduire le débit en fonction de la portée.

D’après les équations (2.32) et (2.33) on a

R x = (E b /N 0 ) - 10Log (W/R h ) + N w +N F

(2.56)

L = PIRE R x + G SS L SH - L env - L r MG link - MG fade

(2.57)

Chapitre II : Planification et Dimensionnement du réseau WiMAX

SUP’COM

En se basant sur des les paramètres présentés dans le tableau II.7

 

Paramètres

 

Valeurs

Sensibilité du récepteur R S (dBm)

-84

Puissance Isotrope Rayonnée Equivalente (PIRE) (W)

37

MG fade

 

10

Perte au niveau du récepteur

 

2

Gain

de

l’antenne

émetrice

G tx

23.5

(dBi)

Perte engendrée l’environnement

10

Tableau II.7 : paramètres bilan de liaison [17]

On obtient alors :

PL(d) = 211.69 + 10Log(3.5/R b )

(2.58)

Mais d’après les équations (2.52), (2.53) et (2.54) on trouve

Pour un terrain de type A

R b = 3.5*10 11.69 *(0.01d) -4.795

(2.59)

Pour un terrain du type B

R b = 3.5*10 11.69 *(0.01d) -4.375

(2.60)

Et pour un terrain du type C

R b = 3.5*10 11.69 *(0.01d) -4.116

(2.61)

Chapitre II : Planification et Dimensionnement du réseau WiMAX

SUP’COM

La figure suivante montre la simulation du débit en fonction de la portée :

montre la simulation du débit en fonction de la portée : Figure II.7 : Débit en

Figure II.7 : Débit en fonction de la portée

On remarque que Le débit du signal est du coup affecté. En s’éloignant du centre du site, le débit du signal diminue avec de la distance. L’allure de la courbe est décroissante. En effet, dès qu’on s’éloigne de la station de base la distance augmente, la puissance du signal diminue et l’affaiblissement de parcours augmente. Ceci est dû aux différents phénomènes physiques radios tels que le shadowing, la

le signal est sujet lors de sa propagation entre

diffraction, la réflexion, l’absorption

émetteur et récepteur. Ainsi, lorsque la distance par rapport à la station de base augmente, les performances de la BS diminuent (en général) et le débit est affecté (pour d=1km le débit est environ 7Mbit/s): il diminue à son tour mais reste (il faut le souligner) à un niveau élevé de performance en comparaison avec Wifi par exemple.

auxquels

Chapitre II : Planification et Dimensionnement du réseau WiMAX

SUP’COM

VII- Conclusion

Dans ce chapitre nous avons cerné les données indispensables au processus de planification et de dimensionnement, puis on a beaucoup insisté sur le bilan de liaison pour calculer le rayon d’une cellule. Tout en choisissant un modèle de propagation pour simuler également le débit en fonction de la portée. Toutes ces notions seront adoptées par la suite pour la spécification et la conception de notre outil dans le troisième chapitre.

Chapitre III : Implémentation de l’outil

SUP’COM

Chapitre III :

Implémentation de l’Outil

Chapitre III : Implémentation de l’outil

SUP’COM

I- Introduction

Dans le chapitre précédant, il était question de présenter les étapes générales de planification et du dimensionnement du réseau WiMAX, afin de parvenir à des résultats fiables pouvant être judicieusement interprétés. Donc, après ces phases traitées dans le chapitre précédent, nous entamons maintenant, l’étape finale de ce projet, en précisant tout d’abord le langage de programmation adopté, ainsi que l’environnement de développement utilisé pour l’élaboration de notre outil de calcul. Ensuite, nous présenterons en revue les tâches réalisées.

II- Le Langage Visual basic

Au cours de la conception de notre outil, on a jugé indispensable de choisir un langage de programmation largement répandu et plus convivial, pour que le code de l’outil ne soit pas lourd et fastidieux, plutôt claire et compréhensible par tout le monde. à cet égard On a pensé que le Visuel Basic peut être considéré parmi les meilleurs choix qui répond à cette spécification. Visual Basic est un langage de programmation « orienté objet » de Microsoft qui permet de programmer des applications indépendantes sous l’environnement Windows. Il est intégré dans tous les logiciels de Bureautique de MicroSoft (Word, Excel, Access) sous le nom de : VBA (Visual Basic Application). Visual Basic est un langage interprété. Ce langag est, comme son nom l'indique, un outil visuel permettant de créer sans notion de programmation l'interface graphique (GUI - Graphical User Interface) en disposant à l'aide de la souris des éléments graphiques (boutons, images, champs de texte, menu déroulants,

L'intérêt de ce langage est de pouvoir associer aux éléments de l'interface des portions

de code associées à des évènements (clic de souris, appui sur une touche,

Visual Basic utilise un petit langage de programmation dérivé du BASIC. Le langage de script utilisé par Visual Basic est nommé à juste titre VBScript, il s'agit ainsi d'un sous-ensemble de Visual Basic. De plus, ce langage est utilisé pour de nombreuses autres applications Microsoft© que Visual Basic.

Pour cela,

).

Chapitre III : Implémentation de l’outil

SUP’COM

III- Conception de l’outil

Dans l’étape de conception de notre outil "PLA_DIM_WiMAX", nous avons essayé

de doter ce dernier par les caractéristiques suivantes : ouverture, flexibilité et évolution. En

effet, cet outil permet à l’utilisateur de fixer la plupart des paramètres de dimensionnement

qui traduit la situation d’une zone à planifier. De même, il bénéficie de la liberté de choix du

modèle de propagation selon ses études et ses estimations. Cet outil permet aussi de calculer

avec plus de précision la puissance du signal en tout point de la cellule.

Nous avons réalisé notre outil de planification et dimensionnement sous

l’environnement VB. Cet outil permet à l’utilisateur d’accéder aux différents menus

programmés. Il lui permet d’effectuer les tâches suivantes :

Interface d'accueil

Interface d'accueil