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LE RESUME DE LA PROPRIETE INTELLECTUELLE

I- La propriété littéraire et artistique : (régie par la loi 2-00) :

L’ « auteur » est la personne physique qui a créé l'œuvre ; toute référence, dans
cette loi, aux droits patrimoniaux des auteurs, lorsque le titulaire originaire de ces
droits est une personne physique ou morale autre que l'auteur, doit s'entendre
comme visant les droits du titulaire originaire des droits (article 1).

L' « œuvre » est toute création littéraire ou artistique au sens des dispositions de
l'article 3. (Article 1)

Tout auteur bénéficie des droits prévus dans la présente loi sur son œuvre littéraire
ou artistique (article 2)

La protection résultant des droits prévus au précédent alinéa (ci-après, dénommée «


protection ») commence dès la création de l'œuvre, même si celle-ci n'est pas fixée
sur un support matériel, (article 2).

La protection est indépendante du mode ou de la forme d'expression, de la qualité et


du but de l'œuvre (article 3).

Le titre d'une œuvre, dès lors qu'il présente un caractère original, est protégé comme
l'œuvre elle-même (article 4).

Les droits moraux de l’auteur selon l’article 9 :

a. de revendiquer la paternité de son œuvre, en particulier le droit de faire porter la


mention de son nom sur les exemplaires de son œuvre et, dans la mesure du
possible et de la façon habituelle, en relation avec toute utilisation publique de son
œuvre ;

b. de rester anonyme ou d'utiliser un pseudonyme ;

c. de s'opposer à toute déformation, mutilation ou autre modification de son œuvre


ou à toute autre atteinte à la même œuvre qui serait préjudiciables à son honneur ou
à sa réputation.

Les droits patrimoniaux de l’auteur selon l’article 10 :

a. rééditer et reproduire son œuvre de quelque manière et sous quelque forme que
ce soit, permanente ou temporaire, y compris l'archivage temporaire sous forme
électronique;

b. traduire son œuvre ;

c. préparer des adaptations, des arrangements ou autres transformations de son


œuvre ;
d. faire ou autoriser la location ou le prêt public de l'original ou de la copie de son
œuvre audio-visuelle, de son œuvre incorporée dans un phonogramme, d'un
programme d'ordinateur, d'une base de données ou d'une œuvre musicale sous
forme graphique (partitions), quel que soit le propriétaire de l'original, ou de la copie
faisant l'objet de la location ou du prêt public ;

e. faire ou autoriser la distribution au public par la vente, la location, le prêt public ou


par tout autre transfert de propriété ou de possession, de l'original ou des
exemplaires de son œuvre n'ayant pas fait l'objet d'une distribution autorisée par lui ;

f. représenter ou exécuter son œuvre en public ;

g. importer des exemplaires de son œuvre ;

h. radiodiffuser son œuvre ;

i. communiquer son œuvre au public par câble ou par tout autre moyen.

La durée de la protection (article 25) :

Sauf disposition contraire du présent chapitre, les droits patrimoniaux sur une œuvre
sont protégés pendant la vie de l'auteur et 70 ans après sa mort.

Les droits moraux sont illimités dans le temps; ils sont imprescriptibles, inaliénables
et transmissibles à cause de mort aux ayants droit.

L'auteur d'une œuvre est le premier titulaire des droits moraux et patrimoniaux sur
son œuvre (article 31).

Les droits voisins : une expression juridique propre au droit d'auteur. Les droits
voisins sont des droits moraux et patrimoniaux accordés à des artistes
(généralement des interprètes) afin de protéger leur prestation. Il s'agit de droits
voisins du droit d'auteur qui protègent des personnes qui ne sont pas auteurs et qui,
à ce titre, ne peuvent prétendre à l'exercice du droit d'auteur. Au-delà des interprètes,
les droits voisins s'appliquent aux producteurs de phonogrammes et de
vidéogrammes ainsi qu'aux entreprises de communication audiovisuelle.

Droits d’autorisation des artistes interprètes ou exécutants (article 50) :

L’artiste interprète ou l'exécutant à le droit exclusif de faire ou d'autoriser les actes


suivants:

a. La radiodiffusion de son interprétation ou exécution, sauf lorsque la radiodiffusion


est faite à partir d'une fixation de l'interprétation ou de l'exécution autre qu'une
fixation faite en vertu de l'article 55 ou s'agissant d'une réémission autorisée par
l'organisme de radiodiffusion qui émet le premier l'interprétation ou l'exécution ;
b. La communication au public de son interprétation ou exécution, sauf lorsque cette
communication est faite à partir d'une radiodiffusion de l'interprétation ou de
l'exécution ;

c. L'interprétation ou exécution non encore fixée ;

d. La reproduction d'une fixation de son interprétation ou exécution de quelque


manière et sous quelque forme que ce soit, permanente ou temporaire, y compris
l'archivage temporaire sous forme électronique ;

e. La première distribution au public d'une fixation de son interprétation ou


exécution, par la vente ou par tout autre transfert de propriété ;

f. La location au public ou le prêt au public de son interprétation ou exécution; g. La


mise à disposition du public, par fil ou sans fil, de son interprétation ou exécution
fixée sur phonogramme, de manière que chacun puisse y avoir accès de l'endroit et
au moment qu'il choisit individuellement ;

h. L'importation d'une fixation de son interprétation ou exécution.

En l'absence d'accord contraire:

a. L'autorisation de radiodiffuser n'implique pas l'autorisation de permettre à d'autres


organismes de radiodiffusion d'émettre l'interprétation ou l'exécution;

b. L'autorisation de radiodiffuser n'implique pas l'autorisation de fixer l'interprétation


ou l'exécution;

c. L'autorisation de radiodiffuser et de fixer l'interprétation ou l'exécution n'implique


pas l'autorisation de reproduire la fixation;

d. L'autorisation de fixer l'interprétation ou l'exécution et de reproduire cette fixation


n'implique pas l'autorisation de radiodiffuser l'interprétation ou l'exécution à partir de
la fixation ou de ses reproductions.

Droits d’autorisation des producteurs de phonogrammes (art 51) :

Le producteur de phonogrammes a le droit exclusif de faire ou d'autoriser les actes


suivants:

a. La reproduction, directe ou indirecte, de son phonogramme de quelque manière


et sous quelque forme que ce soit, permanente ou temporaire, y compris
l'archivage temporaire sous forme électronique ;

b. L'importation de copies de son phonogramme en vue de leur distribution au public


;
c. La mise à la disposition du public, par la vente ou par tout autre transfert de
propriété, de copies de son phonogramme n'ayant pas fait l'objet d'une distribution
autorisée par le producteur ;

d. La location au public ou le prêt au public de copies de son phonogramme ;

e. La mise à disposition du public, par fil ou sans fil, de son phonogramme de


manière que chacun puisse y avoir accès de l'endroit et au moment qu’il choisit
individuellement.

f. La communication au public de son phonogramme ;

g. La radiodiffusion de son phonogramme.

Droits d’autorisation des organismes de radiodiffusion (article 52) :

L’organisme de radiodiffusion a le droit exclusif de faire ou d'autoriser les actes


suivants:

a. La réémission de ses émissions de radiodiffusion ;

b. La fixation de ses émissions de radiodiffusion ;

c. La reproduction d'une fixation de ses émissions de radiodiffusion ;

d. La communication au public de ses émissions de télévision.

Durée de la protection (article 57, 58 et 59) :

Durée de la protection pour les interprétations ou exécutions (Article 57) :

La durée de protection à accorder aux interprétations ou exécutions en vertu de la


présente loi est une période de 70 ans à compter de la fin de l'année civile de la
première publication autorisée, ou à défaut d'une telle publication autorisée dans un
délai de 50 ans à partir de la création, 70 ans à partir de la fin de l'année civile de la
création.

(Article 58) La durée de protection à accorder aux phonogrammes en vertu de la


présente loi est une période de 70 ans à compter de la fin de l'année civile de la
première publication autorisée, ou à défaut d'une telle publication autorisée dans un
délai de 50 ans à partir de la création, 70 ans à partir de la fin de l'année civile de la
création.

La durée de la protection pour des émissions de radiodiffusion : (Article 59) :

La durée de protection à accorder aux émissions de radiodiffusion en vertu de la


présente loi est de 70 ans à compter de la fin de l'année civile de la première
publication autorisée, ou à défaut d'une telle publication autorisée dans un délai de
50 ans à partir de la création, 70 ans à partir de la fin de l'Année civile de la création.

Le titulaire de droits protégés en vertu de la présente loi dont un droit reconnu a été
violé a le droit d'obtenir le paiement, par l'auteur de la violation, de dommages
intérêts en réparation du préjudice subi par lui en conséquence de l'acte de violation
(article 62 sur les sanctions civiles).

(La sanction pénale 64) : est puni d'une peine d'emprisonnement de deux mois à six
mois, et d'une amende de dix mille (10.000) à cent mille (100.000) dirhams ou de
l'une de ces deux peines seulement, quiconque a commis d'une manière illicite et par
quelque moyen que ce soit, aux fins d'exploitation commerciale, une violation
délibérée :

- des droits d'auteur mentionnés aux articles 9 et 10 ;

- des droits des artistes interprètes ou exécutants mentionnés à l'article 50 ;

-des droits des producteurs de phonogrammes mentionnés à l'article 51 ;

-des droits des organismes de radiodiffusion mentionnés à l'article 52.

Les violations délibérées aux fins d'exploitation commerciale s'entendent :

-de toute atteinte délibérée des droits d'auteur ou des droits voisins, qui n'est
motivée ni directement ni indirectement, par un gain financier ;

-de toute atteinte délibérée commise aux fins de l'obtention d'un avantage
commercial ou d'un gain financier privé.

Sont punis des mêmes peines prévues au premier alinéa ci-dessus, ainsi que des
mesures et sanctions accessoires mentionnées à l'article 64.3 ci-dessous :

- quiconque importe ou exporte des exemplaires réalisés en violation des


dispositions de la présente loi ;

- quiconque accomplit de manière illicite l'un des actes mentionnés au paragraphe


premier de l'article 7 de la présente loi ;

- quiconque commet l'un des actes mentionnés à l'article 65 de la présente loi ;

- quiconque contre lequel a été déterminée la responsabilité pénale mentionnée à


l'article 65.4 de la présente loi.
II- La propriété industrielle (régie par la loi 23-13) :

A- LE BREVET : le brevet d'invention est un titre de propriété industrielle qui


protège une innovation technique. Elle peut concerner un produit ou un
procédé qui apportent une solution technique à un problème donné.

Le titre de brevet d’invention protège l’invention pendant une durée de 20 ans dans
le territoire où le brevet est délivré.

ARTICLE 16 : Toute invention peut faire l'objet d'un titre de propriété industrielle
délivré par l'organisme chargé de la propriété industrielle.

Ce titre confère à son titulaire ou à ses ayants droit un droit exclusif d'exploitation de
l'invention. Le droit au titre de propriété industrielle appartient à l’inventeur ou à ses
ayants droit sous réserve des dispositions de l'article 18 ci-dessous.

Article 17 : Le titre de propriété industrielle protégeant les inventions est le brevet


d'invention, délivré pour une durée de protection de vingt ans à compter de la date
de dépôt de la demande.

Article 17.1: Par dérogation aux dispositions de l’article 17 ci-dessus, la durée de


protection du brevet d’invention est prolongée conformément aux dispositions du
2ème alinéa ci-dessous, si le brevet d’invention est délivré après une période de
quatre ans courant à compter de la date de dépôt de la demande de brevet
d’invention auprès de l’organisme chargé de la propriété industrielle, sous réserve
des dispositions de l’article 42 ci-dessous.

Le titre de brevet d’invention vous confère le droit d’interdire aux autres d’utiliser
votre invention sans votre autorisation.

En brevetant votre invention, vous rentabilisez votre travail de recherche et


développement. En outre, vous vous assurez un avantage stratégique et commercial
face à la concurrence.

Le demandeur du brevet est en principe le titulaire (propriétaire) du brevet,


éventuellement de manière conjointe avec d’autres, par exemple quand une partie
de l’invention a été cédée ou quand plusieurs inventeurs ont un droit commun sur le
brevet. Un brevet peut bien entendu être transféré à une autre personne ou faire
l’objet de licences.
Cas de l’invention du salarié
Le droit de déposer une demande de brevet d’invention appartient en principe à son
inventeur, dès lors que cette invention répond aux critères de brevetabilité.

Il peut en être autrement si l’invention a été développée au sein d’une entreprise, par
l’un de ses employés. En effet, la loi prévoit une disposition spécifique pour les
inventions de salariés (art. 18 de la loi 17/97). Selon les conditions dans lesquelles
elles ont été conçues, les droits sur l’invention, et donc le choix de déposer ou non
un brevet, reviennent soit au salarié, soit à l’employeur. Dans ce dernier cas, le
salarié aura droit à une contrepartie financière.
C’est pourquoi le salarié a l’obligation de déclarer toute invention qu’il réalise afin
d’en informer son employeur et de lui permettre de déterminer les droits qu’il estime
détenir sur l’invention.

Pour être brevetable, une invention doit respecter trois critères :

Nouveauté
Une invention est considérée comme nouvelle si elle n'est pas comprise dans « l'état
de la technique », celui-ci étant constitué par tout ce qui a été rendu public, soit dans
la publication de brevets, soit dans d'autres types de publications, soit par des
communications orales ou par l'usage. En pratique, il est recommandé de faire des
recherches bibliographiques avant de faire la demande d’un brevet d’invention
(article 26)

Activité inventive
Une invention est considérée comme impliquant une activité inventive si, pour « un
homme du métier », elle ne découle pas d'une manière évidente de l'état de la
technique (article 28).

Application industrielle
Une invention est considérée comme pouvant avoir une application industrielle
lorsqu'elle présente une utilité déterminée, probante et crédible. (Article 29).

B- LA MARQUE :

Une marque est un signe de reconnaissance qui permet d'identifier un produit, un


service, un groupe de produits ou un groupe de services. La marque de fabrique, de
commerce ou de service est un signe susceptible de représentation servant à
distinguer les produits ou services d'une personne physique ou morale (article 133).

Une dénomination : un mot, un groupe de mots, un patronyme, un pseudonyme,


un sigle, des chiffres, etc.

Un signe figuratif : un dessin, un logo, un hologramme, une forme, une combinaison


de couleurs, etc.

Un signe sonore : un son, une phrase musicale.

Une marque olfactive.

La marque de apposée par un fabricant sur un produit intermédiaire


fabrique ou sur un produit fini.

La marque de apposée sur des produits mis en vente par un


commerce commerçant.

La marque de désigne les services offerts par une entreprise (ex :


services services financiers, publicitaires, restauration, etc.)

La marque peut être aussi :

il s’agit de marque déposée par un groupement de


personnes (association, coopérative,…) permettant de
Une marque
distinguer les produits et/ou services de ses membres de
collective
ceux d’autres entités. L’utilisation de la marque se fait
moyennant le respect d’un règlement d’usage.

Une marque s'applique à un produit ou un service qui respecte certaines


de normes précisées dans le règlement de l'enregistrement.
certification Exemple : ISO 9000.

Pour déposer une marque, cette dernière doit remplir un certain nombre de critères
d’éligibilité :
Pour déposer une marque, cette dernière doit remplir un certain nombre de critères
d’éligibilité :

- LICITE : elle doit comporter ni de signes interdits par la loi, comme les
drapeaux, les armoires, les emblèmes et poinçons officiels de pays ou
d’organisations intergouvernementales, ou être contraire à l’ordre public et aux
bonnes mœurs, ni d’éléments trompeurs qui pourraient induire le
consommateur en erreur.

- DISTINCTIVE : Il s’agit de la capacité du signe à identifier des produits ou


services comme provenant d’une entreprise et donc de distinguer ces produits
à ceux d’autres entreprises, il doit également être indépendant de la
désignation habituelle de l’objet marqué, le signe choisi ne doit pas consister
non plus dans la description de l’objet.

- Disponible : ne peut être adopté comme marque un signe portant atteinte aux
droits antérieurs (marque enregistrée ou notoirement connue au sens de
l'article 6 bis de la convention de Paris pour la protection de la propriété
industrielle… ce de fin d’éviter toute confusion dans l’esprit du public (article
137 de la loi 23-13).

Article 137 de la loi 23-13 énonce :

Ne peut être adopté comme marque un signe portant atteinte à des droits
antérieurs, et notamment:

a) à une marque antérieure enregistrée ou notoirement connue au sens de


l'article 6 bis de la convention de Paris pour la protection de la propriété
industrielle;

b) à une dénomination ou raison sociale, s'il existe un risque de confusion


dans l'esprit du public;

c) à un nom commercial ou à une enseigne connu sur l’ensemble du territoire


national, s'il existe un risque de confusion dans l'esprit du public;

d) à une indication géographique ou à une appellation d'origine protégées;

e) aux droits protégés par la loi relative à la protection des œuvres littéraires
et artistiques;
f) aux droits résultant d'un dessin ou modèle industriel protégé;

g) au droit de la personnalité d'un tiers, notamment à son nom patronymique,


à son pseudonyme ou à son image;

h) au nom, à l'image ou à la renommée d'une collectivité territoriale.

Article 153 : L'enregistrement de la marque confère à son titulaire un droit de


propriété sur cette marque pour les produits ou services qu'il a désigné (le
principe de la spécialité).

Article 155 :

Sont interdits, sauf autorisation du propriétaire, s'il peut en résulter un risque


de confusion dans l'esprit du public:

a) la reproduction, l'usage ou l'apposition d'une marque, ainsi que «l'usage


d'une marque reproduite ou d’un signe identique ou similaire pour des produits
ou services similaires ou relatifs à ceux couverts par l'enregistrement;

b) l'imitation d'une marque et l'usage d'une marque imitée, pour des produits
ou services identiques ou similaires à ceux couverts par l'enregistrement.

De la concurrence déloyale :

Article 184 : Constitue un acte de concurrence déloyale, tout acte de


concurrence contraire aux usages honnêtes en matière industrielle ou
commerciale. Sont notamment interdits :

1) tous faits quelconques de nature à créer une confusion par n'importe quel
moyen avec l'établissement, les produits ou l'activité industrielle ou
commerciale d'un concurrent ;

2) les allégations fausses dans l'exercice du commerce de nature à discréditer


l'établissement, les produits ou l'activité industrielle ou commerciale d'un concurrent ;

3) les indications ou allégations dont l'usage dans l'exercice du commerce est


susceptible d'induire le public en erreur sur la nature, le mode de fabrication, les
caractéristiques, l'aptitude à l'emploi ou la quantité des marchandises.

Article 185 : Les faits de concurrence déloyale ne peuvent donner lieu qu'à une
action civile en cessation des actes qui la constituent et en dommages intérêts.
C- LES DESSINS :
Article 104 :

Au sens de la présente loi, est considéré comme dessin industriel tout


assemblage de lignes ou de couleurs et, comme modèle industriel, toute
forme plastique, associée ou non à des lignes ou à des couleurs, pourvu que
cet assemblage ou cette forme donne une apparence spéciale à un produit
industriel ou artisanal et puisse servir de type pour la fabrication d'un produit
industriel ou artisanal.

Le dessin ou modèle industriel doit se différencier de ses similaires soit par


une configuration distincte et reconnaissable lui conférant un caractère de
nouveauté, soit par un ou plusieurs effets extérieurs lui donnant une
physionomie propre et nouvelle.

Article 105 :

Un dessin ou un modèle industriel présente un caractère de nouveauté ou


une physionomie propre et nouvelle si l’impression visuelle d’ensemble qu’il
suscite chez l’observateur averti diffère de celle produite par tout dessin ou
modèle rendu accessible au public par une publicité ou tout autre moyen,
avant la date de son dépôt ou, le cas échéant, avant la date de priorité
valablement revendiquée.

Un dessin ou un modèle industriel n'est pas considéré comme rendu


accessible au public par le seul fait que, dans les douze mois précédant la
date de son dépôt, il a figuré pour la première fois dans une exposition
internationale officielle ou officiellement reconnue, organisée sur le territoire
de l'un des pays de l'Union internationale pour la protection de la propriété
industrielle.

Du droit à la protection :

Article 106 : La propriété d'un dessin ou modèle industriel appartient à celui


qui l'a créé ou à ses ayants droit; mais le premier déposant dudit dessin ou
modèle industriel est présumé, jusqu'à preuve du contraire, en être le créateur
sous réserve des dispositions de l'article 107 ci-dessous.

D- Les indications géographiques et d’appellation d’origine :


Article 180 :

On entend par indication géographique, toute indication qui sert à identifier un


produit comme étant originaire d’un territoire, d'une région ou d’une localité de
ce territoire, dans les cas où une qualité, réputation ou autre caractéristique
déterminée du produit peut être attribuée essentiellement à cette origine
géographique.

Une indication géographique est constituée de tout signe ou toute


combinaison de signes tels que des mots, y compris les noms géographiques
et de personnes, ainsi que des lettres, chiffres, éléments figuratifs et couleurs,
y compris les couleurs uniques quelle qu'en soit la forme.

Article 181 :

L'appellation d'origine est la dénomination géographique d'un pays, d'une


région ou d'une localité servant à désigner un produit qui en est originaire et
dont la qualité, la réputation ou autres caractéristiques déterminées sont dues
exclusivement ou essentiellement au milieu géographique, comprenant des
facteurs naturels et des facteurs humains.

Article 182 :

Est illicite : a) l'utilisation directe ou indirecte d'une indication fausse ou


fallacieuse concernant la provenance d'un produit ou d'un service, ou l'identité
du producteur, fabricant ou commerçant;

b) l'utilisation directe ou indirecte d’une indication géographique ou d’une


appellation d'origine fausse ou fallacieuse, ou l’imitation d’une indication
géographique ou d’une appellation d’origine, même si l'origine véritable du
produit est indiquée ou si l'appellation est employée en traduction ou
accompagnée d'expressions telles que " genre " " façon " " imitation ", ou
similaires.

Article 182.1 :

Les demandes de protection des indications géographiques et des


appellations d’origine sont inscrites sur un registre dit «registre national des
indications géographiques et des appellations d’origine» tenu par l’organisme
chargé de la propriété industrielle selon les modalités fixées par voie
réglementaire.
E- nom commercial
Article 177 :

On entend par nom commercial l'appellation distinctive ou le signe distinctif


sous lequel est exploitée une entreprise.

Article 178 :

Ne peut constituer un nom commercial un nom ou une désignation qui, par sa


nature ou par l'usage qui peut en être fait, est contraire aux bonnes mœurs et
à l'ordre public ou qui pourrait tromper les milieux commerciaux ou le public
sur la nature de l’entreprise désignée par ce nom.

Article 179 :

Le nom commercial, qu'il fasse ou non partie d'une marque, est protégé par
les dispositions de la loi n° 15 - 95 formant code de commerce contre tout
usage ultérieur du nom commercial par un tiers, que ce soit sous forme de
nom commercial ou de marque de fabrique, de commerce ou de service s'il y
a risque de confusion pour le public.

BONNE CHANCE TOUS ET A TOUTES 

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