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Vincent Bounoure

L'événernent

surréaliste

Prenez la plus belle idée du monde et cachez-vous derriére : vous verrez si elle ne vous donne pas notion des accidents probables qui

en limitent la portée, des détours qui l'attendent, des malversations

auxquelles vous l'exposez. Vous étes la faillibilité méme et votre nez

est peut-étre trop court pour l'histoíre des idées. Les idées auront été. elles auront mené l'existence un peu froide des étoiles dont

l'éclat n'est d'ailleurs que par accident percefit¡ble et qui ne composent

á votre barbe des constellations que selon des lois hasardeuses.

Vous étes le signe de la discontinuité des choses et tous vos grains

de sable ne font pas encore un páté sur la gréve. Et cette existence ténue qu'ont les idées, cette présence inactuelle qui les fait subsister

hors de toute histoire et á l'abri de tout accídent. est-ce une vie?

Je me suis souvent demandé comment les historiens s'y retrouvent, observant qu'ils n'assoient les certitudes dont ¡ls font profession que sur des comparaisons fluctuantes et vagues. Les courcnts histoiques

débouchent dans une mer d'huile les yeux en vain chercheraient une ondulation ou un ressac. Le déroulement uni des heures d'hor- loge absorbe indistinctement toutes les minutes; l'histoíre engloutit

les idées fausses, les idées neuves, les idées généreuses et les aligne en éphémérides de méme format, comme si toute la science historique devait en rester aux charmants almanachs des siécles passés. Com- ment déc¡de-t-elle que les idées meurent? Assurément elles meurent

aussi bien á s'effacer qu'á se répéter, quand elles ont la fortune

d'éviter les détournements et les trahisons.

C'est ainsi que l'histoire des idées, au vu du calendrier de l'an passé,

laisse indéfiniment ouverte toute la question de l'avenir surréaliste. Elle la pose aujourd'hui á ceux qui n'ont pas cru Mandiargues sur

parole quand il écrivait que nul n'a le droit, aprés Breton, de parler au nom du surréalisme. Ce qui n'éta¡t que résoudre par Ia révérence

littéraire (je n'aurai plus le plaisir de lui dédicacer mes livres, etc.) le probléme posé par Breton dans les Prolégoménes auxquels le tour d'actualité qu'ils ont pris m'oblige á faire référence : « Plus le

pouvoir de cet homme est grand, plus il est borné par l'inertie résultant

de la vénération qu'il

I'inlassable activ¡té des

inspire aux uns et par

autres, qui mettront en @uvre les moyens les plus retors pour le

ruiner. lndépendamment

il reste que peut-étre toute grande idée est sujette á gravement

de ces deux causes de dégénérescence;

s'altérer de l'instant oü elle entre en contact avec la masse humaine, oü elle est amenée á se composer avec des esprits d'une toute autre

mesure que celui dont elle est issue

Les hommes méme les plus

marquants doivent s'accommoder de passer moins nimbés de rayons

sillage de poussiére. »

poussiére. tant pis pour ceux qui n'attendent

voir disparaitre, je dis que le surréalisme de demain

doit y reconnaitre symboliquement son lieu de naissance, C'est delá

que de nous y

qu'entrainant un long

Ce long sillage de

qu'il doit partir, c'est le sens aigu de la fragilité des idées qui fondera désormais la parole surréaliste. Aurions-nous oublié qu'en 1942 déjá,

le surréalisme n'en était plus á « pouvoir couvrir tout ce qui s'entre- prend en son nom » ? Nous qui avons eu la chance d'ignorer assez

longtemps en approchant Breton qu'il y ait á préférer le systéme ou

l'homme dont il

qu'implique aprés Breton la permanence d'une collectivité surréaliste,

nous avons á déclarer les limites corrélatives qu'implique aujourd'hui l'usage de l'étiquette surréaliste et méme du vocabulaire surréaliste.

est issu. nous avons á rendre compte du choix

ll en va d'un peu plus que des rsmes de l'art dont parlait Arp si,

comme je le crois, l'histoire récente du surréalisme renvoie á l'histoire

qui se déroule devant Iui. Méme, il n'est pas á exclure que le surréalisme

soit affecté dans ses centres moteurs par

les reflux et les régressions

auxquels

il tente de

qu'il voit couper les processus historiques

ll accomplirait alors par un

phénoméne obscur, aveugle et généralement inconscient ses veux

de parfaite disponibilité; il remplirait ce róle de miroir parfaitement uni oü glissent des ombres d'hommes en armes qui pour obtenir

humain sont décidés ¿ tout. Donner corps á ces

ombres, les voir jaillir de la nuit blanche d'oü elles nous parlent, tel

l'épanouissement

contribuer dans son action publique.

est toujours notre espoir. Mais désespérant durant de longues années

de l'idée de révolution, á laquelle les victoires remportées en son nom ne tardaient guére á substituer sa dérision, le surréalisme a opposé sans cesse aux désaveux que lui infligeait l'histoire, aux sinistres farces qu'elle s'obstine á jouer, la certitude de possibilités

toujours ouvertes, l'exaltation toujours probable des pouvoirs humains

aujourd'hui frappés d'étouffement. La totalité n'est toujours pas dite. Mais préserver cette volonté intacte et nourrir en soi volontairement cette chance n'allait pas sans préjudice pour une spontanéité

cesse dégue, sans cesse jouée, sur laquelle pesaient les qüotidiens camouflets que les journaux laissaient tomber de leurs manchettes.

sans

Le moins qu'on puisse dire est que nous n'avons pas eu souvent le

vent en poupe et que nul ne se soit laissé accabler rend compte aprés

tout de la vigilance qu'á défaut de point d'insertion historique la dévorante idée de révolution nous a imposée.

L'idée de révolution est á tel point constitutive de la volonté sur-

réaliste, elle en commande si précisément les formules que les mésa- ventures de la premiére ont condu¡t la seconde á se nouer sur elle- méme dans une posture d'affút, toute de tension intérieure et d'autant

plus avare de démonstrations sur la place publique qu'y pullulent

les escamoteurs et les faussaires. Ainsi se retirant en son centre, elle parut assez dépourvue de la générosité de trait qui fut caractéristique de sa haute époque. Bien loin de trouver refuge dans l'art ou dans la Iittérature, le surréalisme a regu chacune des sinistres nouvelles par

lesquelles l'histoire infirmait ses espoirs comme une avalanche de

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du premier dans le second. C'est aux approches de ce dernier póle

que se développent toutes les formes de la répression intérieure, lesquelles ne tardent guére á présenter leurs preuves publiques :

celles-ci articulent-elles le dernier mot? L'Espagne anarchiste prend les armes en 1936. Aujourd'hui Cuba sous Ia menace sinon sous le

feu des armes américaines donne l'exemple de ces déconcertantes

résurrections par lesquelles l'idée de révolution annule d'un coup son passif, renvoie Saturne aux célébres poubelles et reparait avec

l'insolence d'une fleur née de la nuit, comme au premier jour.

De telle sorte que les mots de révolution permanente do¡vent

s'entendre non seulement d'une activ¡té révolutionnaire ininter- rompue, mais de la permanence d'un esprit révolutionnaire contre

lequel ne peuvent prévaloir les crimes et les détournements de

Moscou ou de Pékin, non plus que n'en rendent compte de maniére intemporelle et essent¡elle les événements de l'histoire authenti-

quement révolutionnaire ; car l'esprit révolutionnaire n'est proprement

ne s'intéresse aux accidents de son histoire

qu'une volonté actuelle;il

que pour y trouver des méthodes qui ont fait leurs preuves; il ne

s'intéresse qu'á l'avenir. Une pareille ligne d'aimantation permanente du surréalisme, toutes les attaques du doute, ce dissolvant universel,

ne tendent qu'á la faire courir á l'état pur en la séparant de tous les

parcours anciens oü rien ne peut se lire de notre avenil et, parmi les

faits divers de l'histoire du surréalisme dont chacun décéle un mou-

vement, mais non son sens, á la faire briller seule. Le projet d'éman- cipation intégrale qui constitue la visée essentielle et transpersonnelle du surréalisme n'est pas á la merci de nos erreurs. Nous en sommes toulours á attendre, pour nous y rallier, un mouvement plus émanci-

pateu.

Le canard du doute a disparu sous les eaux toujours noires qui maintenant m¡ro¡tent autour de la certitude. Dans les grands lierres

qui la dissimulent en partie, surtout par gros temps, nous le savions,

passent des cris trés brefs d'oiseaux. lls sont ce qu'il y a de plus transitoire au monde et font á certaines heures une couronne á ces pierres, habilleuses de salles closes oü la jeunesse qu¡ s'est

réservée en nous s'engage

disent qu'il est défendu

maintenant toute seule. Les écriteaux

de faire tourner les tables et que les

amants ne doivent poser nulle question sur la merveilleuse aventure

qui leur advint au pont-levis quoique les échos en résonnent encore.

Ou'ils tiennent, sans s'interroger, sous leur regard, ce qui les déter-

mine sans retour.

Dans /es Disciples á Sais, l'épisode du dévoilement de la déesse

comporte deux conclusions : c'était lui-méme que découvrait le

ou bien n'était-ce pas plutót la

disciple, une fois le voile arraché,

longtemps, redécouverte et retrouvée ?

Novalis a hésité. La révélation ne dévoile-t-elle que le fruit hypos-

tasié des maturations intérieures, l'idée, la formule en son /rea pour-

suivis parmi les orages roulant sur eux-mémes d'un bord á l'autre de l'histoire individuelle, ces fant6mes jetés dans un miroir par les

C'est la seconde version que préfére Novalis et

je ne doute pas qu'il ait voulu par résigner une activité qu¡ n'eüt

bien-aimée, fuie depuis

yeux de l'espritT

renvoyé qu'á elle-méme ou qui se f0t satisfaite de son propre exercice. La vérité n'est pas atteinte dans le conte. Mais la fiction romantique, qui n'est qu'un grand pan de ciel oü s'élévent les battements d'ailes

de tous les oiseaux de l'intériorité, en vient ici á passer condamnation sur l'idéalisme. La bien-aimée est la seule vérité, celle qui signe l'accord du désir et du monde objectif. Cette réconciliation philoso-

phique condamne au silence le conteur et frappe de nullité les

cheminements intérieurs, toujours cont¡ngents et coupés par les hasards de la subjectivité, á partir du moment parait le sceau de lumiére qui en formait l'enjeu et en spécifie aujourd'hui l'aboutis-

sement.

Aussi la vérité proposée par Novalis n'a pas trouvé moins de

détracteurs á droite qu'á gauche parmi tous ceux qui redoutent de voir quelque alliance se conclure entre le désir et la nécessité exté- rieure et par lá se modifier leur rapport de malheur. Oue I'esprit

conservateur ait tout á perdre dans une pareille révolution,

est avisé il y a longtemps. mais force est de convenir qu'il ne croit

il s'en

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plus tenable la forteresse du positivisme de type thom¡ste ou maur-

rassien. Le fusil a nettement changé d'épaule et ce sont les idéologues

de gauche qui dénoncent aujourd'hui la subjectivité et l'inconscient

comme l'origine de tous nos maux. Opinion fondée sur une évidente

erreur de jugement puisque seule ce qu'on pourrait appeler la collec-

tivisation du surmoi permet la cristallisation des

le fascisme, le nazisme et

énergies profondes

suivant le modéle monstrueux dont

le stalinisme ont fait voir le sens fatal. Opinion fondée sur une

erreur tactique s'il s'agit de faire prévaloir la praxis á l'exclusion des

mouvements du ceur, l'action réfléchie aux dépens du mouvement spontané, de substituer en fin de compte un apriorísme schématique

l'appréciation concréte des situations et de la température de

á

l'esprit public. Opinion enfin qui dans les pays de l'est, en condamnant

l'émigration intérieure, conduit á réclamer de tous le pur et simple alignement sur les dírectives des caporaux de la littérature et des

beaux-arts.

Ouand elles ont cours forcé et que le souci de la chose publique,

pour pouvoir agir, oblige á une adhésion sans réserve aux idées

regues, l'espoir d'infléchir le cours historique s'amenuise á tel point

que les puissances de refus et toutes les répugnances se liguent

pour défendre les provinces intérieures et leur assurer une autonomie Iourdement compromise. L'idéologie d'obligation rend vaines toutes

les idéologies; celles-ci prennent leur numéro d'ordre parmi tous les

autres réglements de voirie, ceux qui ont cours, ceux qui.sont inappli-

cables, ceux dont la désuétude est flagrante, ceux qui se préparent dans la grav¡té et l'ennui, au c@ur de trés vieux monuments. Encore doit-on s'estimer heureux si l'éloge de la gestion municipale n'est

pas le prix á payer pour garder le droit á la parole. Du silence absolu

á la parole sous condition formelle d'autocensure, l'étouffement de l'expression recouvre et ne laisse apparaitre que f ugitivement le spoctre des diverses att¡tudes intellectuelles dont Ie cornmun déno- minateur est la protestation. Méme abstraction faite des privations de tout ordre qu'il entraine, des risques auxquels il a exposé ses

prornoteurs dans la Russie stal¡n¡enne, des années de « rééducation » que subit Brodsky, enfin de tous les cadavres qu'il a laissés sur sa

route, cet isolationisme spirituel devrait-il aller jusqu'á assumer un

idéalisme radical n'en const¡tuera¡t pas moins dans les pays de l'est

une valeur révolutionnaire essentielle, l'antidote qu'appellent le

positivisme bovin et les airs sérieux de la vie bourgeoise. Rien n'est

plus bouleversant que de voir la jeunesse y passer par profits et pertes l'idéologie de ses péres, cette idéologie grandiose dont ils

ont mésusé á tel point qu'elle a pris entre leurs mains des couleurs de serpilliére.

On ne voit pas comment les « autorités » auraient pu éviter de

prendre en chasse ces évadés magnifiques, et de confondre dans le

méme réquisito¡re l'opposition pacifiste de l'émigration intérieure et

l'opposition décidée de la subjectivité toujours en quéte de la déesse mais préte incessament á dévoiler d'un coup le réel et la bien-aimée.

La premiére attitude en raison de la seule existence d'une censure institutionalisée et des limites qu'elle assigne á l'expression revét

dans les pays á prétention socialiste une signification toute différente

de celle qu'il faut assigner á un égal refus de l'histoire

de l'évolution actuelle de la pensée dans les pays du camp occidental et auquel les Mots et les Choses de Foucault ont conféré ses titres universitaires. Dans le marais trés vaste qu'on voit s'aménager á l'abri .

des eaux vives, il s'en faut que toutes les flaques s'alimentent aux mémes déversoirs. Du subjectivisme pratiqué par quelques auteurs

allemands du groupe 47 et qui devait en provoquer l'éclatement, au

parti-pris des choses, puis á la rhétorique actuellement cultivée á Paris, l'appréhension du monde objectif varie du tout au tout, ma¡s

s'il advient qu'il soit pris en considération, c'est sur le mode intem-

porel, comme s'il éta¡t urgent

dans une immobilité

d'agiter toutes ces belles intelligences, elles

amusements mathématiques, cette

arr6tée qui est á l'heure plus souvent qu'une montre qui retarde ou

qui avance. La diff iculté de se mettre á l'heure de I'histoire, c'est-á-dire

d'amener en coincidence le temps de la subjectivité et l'échelle

[caractéristique

de l'enfermer par la vertu du langage

définitive. Aux mouvements qui menacent

préférent, entre autres

drÓle de montre, la montre

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