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Les capteurs et actionneurs industriels

Professeur El hassane EL YAAGOUBI

2017-2018
Table des matières

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Chapitre 1

Généralités

1.1 Introduction Mesurande : Grandeur physique objet de la mesure (ex : déplacement,


pression, température, force . . .). Le mesurande constitue le signal d’entrée
L’objectif du cours est de donner les bases nécessaires pour : du capteur.
,→ choisir le bon capteur pour une utilisation spécifique Mesurage L’ensemble des opérations expérimentales qui concourent à la
,→ caractériser le capteur à partir de différents attributs connaissance de la valeur numérique du mesurande.
Un capteur est un dispositif physique de saisie d’information. On le trouve Résultat du mesurage : Grandeur obtenue par mesurage. C’est le signal
dans : de sortie ou réponse du capteur (très souvent de nature électrique).
,→ les chaı̂nes de mesure Grandeurs d’influence : Grandeur physiques qui ne sont pas l’objet de la
,→ les systèmes d’acquisition de données mesure mais qui influencent le résultat du mesurage.
,→ les systèmes d’asservissement
,→ les systèmes de contrôle de surveillance et de sécurité
Tous les domaines d’activité nécessitent l’emploi de capteurs :
— automobile 1.3 Constitution d’un capteur
— contrôle de la production
— agriculture En général un capteur est composé de :
— sécurité - un corps d’épreuve
— médical (domaine du micro capteur) - un élément sensible ou élément de transduction
— électroménager - un boı̂tier
— ... - un conditionneur (module électronique de conditionnement)
Par conséquent, les conditions d’implémentations et d’environnement des Corps d’épreuve : Dispositif qui soumis au mesurande étudié en assure une
capteurs peuvent varier considérablement d’une application a une autre. première traduction en une autre grandeur physique, le mesurande secondaire,
⇒ Diversité des besoins. qu’un capteur adéquat traduit alors en grandeur électrique.
⇒ Une très grande diversité des produits. Element sensible : Dispositif qui traduit les réactions du corps d’épreuve
en une grandeur électrique constituant le signal de sortie.
Boı̂tier Elément mécanique de protection, de maintient et de fixation.
Conditionneur : Selon les cas cette partie peut avoir les fonctions suivantes :
1.2 Définitions * alimentation électrique du capteur,
* mise en forme et amplification du signal de sortie,
Capteur : Dispositif chargé de prélever une grandeur physique à mesurer et * filtrage, correction et traitement du signal,
de la transformer en une grandeur exploitable. * conversion du signal ( analogique/numérique, tension/fréquence, . . .),

2
3

* mise à niveau du signal de sortie pour la transmission à distance. du domaine nominal d’utilisation, que peuvent atteindre et conserver de façon
Ce module électronique est souvent appelé transmetteur, il peut être ou non temporaire ou permanente, d’un part la grandeur à mesurer, d’autre part les
incorporé au capteur. grandeurs d’influence, sans que les caractéristiques métrologiques du capteur
soient modifiées après retour dans le domaine nominal d’utilisation.
Domaine de non destruction : Il est défini par les valeurs limites que
1.4 Classification des capteurs peuvent atteindre les grandeurs à mesurer et les grandeurs d’influence sans
qu’il y ait destruction du capteur. Les altérations des caractéristiques sont
Capteur actif : Il fonctionne en générateur. Un capteur actif est
irréversibles. Il est nécessaire de procéder à un nouvel étalonnage pour une
généralement basé sur un phénomène physique qui assure la conversion de
réutilisation du capteur.
l’énergie propre au mesurande en énergie électrique. Les signaux délivrés sont
Etendue de mesure : Elle est donnée par la différence algébrique entre les
de très faible puissance.
limites du domaine nominal.
Capteur passif : C’est l’impédance du capteur qui est sensible aux varia-
Surcharges admissibles : Elles correspondent aux domaines de non
tions du mesurande.Ces variations d’impédance ne sont mesurable que par
détérioration ou de non destruction selon les cas.
l’intermédiaire électrique ou électronique de conditionnement. Il doit être ali-
Sensibilité : Elle est définie d’une façon générale par le rapport entre la va-
menté par une source d’énergie externe.
riation du signal de sortie y et la variation correspondante de la grandeur à
Capteur composite :
mesurer ∆m autour d’un valeur donnée mi du mesurande.


∆y
s=
∆m mi

Figure 1.1 – Capteur composite Erreurs de mesure : On parle d’erreur de mesure ou d’erreur systématiques
lorsqu’il existe une relation de cause à effet entre le phénomène d’erreur et
des éléments extérieurs. Elle peuvent donc être calculées et corrigées.
1.4.1 Types de capteurs Erreurs accidentelles (incertitudes de mesure) : Elles entraı̂nent la
Capteur analogique : le signal de sortie est analogique. dispersion des résultats lors de mesures répétées. Elle ne peuvent pas être
Capteur numérique : Le signal de sortie est codé sous forme numérique. calculées et corrigées.
capteur logique : Appelé aussi détecteur, son signal de sortie ne comporte Justesse : Elle caractérise la qualité d’un capteur d’avoir des erreurs
que deux état. La transition correspond au franchissement d’un seuil de la systématiques réduites.
part du mesurande.

1.5 Caractéristiques métrologiques d’un cap-


teur
Domaine nominal d’utilisation : Il est défini par les valeurs limites que
peuvent atteindre et conserver de façon temporaire ou permanente, d’un part
la grandeur à mesurer, d’autre part les grandeurs d’influence, sans que les
caractéristiques métrologiques du capteur soient modifiées. Ce domaine cor-
respond aux conditions normales d’utilisation du capteur.
Domaine de non détérioration : Il est défini par les valeurs limites hors Figure 1.2 – Justesse
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valeur quelconque de la température ambiante à l’intérieur du domaine


nominal d’utilisation.
Erreur sur la sensibilité : C’est l’écart max entre la sensibilité mesurée et
la sensibilité nominale à l’intérieur du domaine nominal d’utilisation.
Résistance à la fatigue : C’est le nombre de cycle de manoeuvres que
le capteur peut subir sans modifications de ses caractéristiques, pour une
amplitude données de la grandeur à mesurer.
Durée de vie : C’est le nombre de cycle de manoeuvres sans destruction
Figure 1.4 – Précision mécanique irréversible (par usure par ex).
Linéarité : Un capteur est dit linéaire dans une plage de mesure ⇔
les variations du signal de sortie sont proportionnelles aux variations du
mesurande.
Ecart de linéarité : C’est l’écart max entre la courbe d’étalonnage et al
meilleure droite exprimé en pourcent de l’étendue de mesure.

Figure 1.3 – Fidélité

Fidélité : Elle caractérise le fait qu’un capteur fournisse des mesures avec de
faibles incertitudes.
Précision : Fidélité + Justesse ⇒ la valeur mesurée est proche de la valeur
vraie du mesurande.
Erreur de précision : Elle délimite l’intervalle autour de la valeur mesurée
à l’intérieur duquel on est sûr de trouver la vraie valeur.
Erreur absolue : C’est le résultat de mesure moins la valeur vraie de la
grandeur physique. Une erreur absolue s’exprime dans l’unité de la grandeur Figure 1.5 – Erreur de linéarité
mesurée.
Erreur relative :
Erreur absolue
Erreur de mesure =
V aleur vraie de la grandeur physique
Une erreur relative s’exprime généralement en pourcentage de la grandeur
mesurée. Etalonnage : C’est l’ensemble des opérations permettant d’expliciter la
Classe de précision : La classe de précision correspond à la valeur en relation entre les valeurs du mesurande et celles du signal de sortie.
pourcent du rapport entre la plus grande erreur absolue et l’étendue de mesure. Loi de conformité : C’est la loi fondamentale qui lie le signal de sortie au
mesurande dans le cas d’un capteur non linéaire.
Ecart de conformité : C’est l’écart max entre la courbe d’étalonnage et la
loi de conformité.
1.5.1 Erreurs dues à la température
Finesse : C’est l’aptitude d’un capteur à donner la valeur du mesurande
Erreur de zéro (décalage initial) : C’est l’écart max sur la valeur mesurée sans perturber celle-ci.
pour la valeur zéro du mesurande (à défaut la valeur d’origine) pour une
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variation du mesurande où les caractéristiques du capteur spécifiées par le


constructeur sont respectées.
Si la fréquence du mesurande est comprise entre f.basse et f.haute, l’amplitude
du signal de sortie sera conforme aux spécifications du constructeur.

1.6 Conditionneurs de capteurs passifs

Un capteur passif est un matériau utilisé en tant qu’impédance dont l’un des
paramètres est sensible au mesurande.
Figure 1.6 – Temps de réponse La mesure de l’impédance permet de déduire la valeur du mesurande.
Cette mesure nécessite l’utilisation d’un conditionneur.
Deux types de mesure :
- Mesure d’une résistance R(m) ⇒ montage à source de courant constant
- Mesure d’une variation de résistance R(m) ⇒ pont de Wheatstone

1.6.1 Montage à source de courant constant

Figure 1.7 – Bande passante

Rapidité : Elle caractérise l’aptitude d’un capteur à suivre dans le temps


les variations de la grandeur à mesurer.
Elle peut être chiffrée par : Figure 1.8 – Montage à source de courant
1. le temps de réponse, la constante de temps.
2. la bande passante.
3. la fréquence de coupure, la fréquence propre
Temps de réponse, constante de temps : Le temps de réponse tr() à (Ri + 2Rf )R(m)
 près est défini comme la durée minimale d’attente après l’application d’un v(m) = Iref
Ri + 2Rf + R(m)
échelon a l’entrée, pour que l’écart relatif de la sortie par rapport a sa valeur
finale demeure toujours inférieur a .
Bande passante : Elle est définie comme étant la plage de fréquence de Si Ri >> Rf et Ri >> R(m) ⇒ V (m) = R(m)Iref
6

1.6.2 Pont de Wheatstone :

Figure 1.11 – Montage 3 fils

Figure 1.9 – Pont de Weatstone 1.6.3 Capteurs capacitifs, capteurs inductifs


Les ponts d’impédances : Dans le cas de capteurs fonctionnant avec du
R2 R3 − R1 R4 courant alternatif, on utilise les ponts suivants :
V = .E — pont de Nernst (capteur capacitif avec diélectrique 6= air)
(R1 + R2 )(R3 + R4 )
— pont de Sauty (capteur capacitif avec diélectrique air)
Cas particulier 1 : une résistance variable, trois résistances fixes — pont de Maxwell (capteur inductif avec pertes représentées par une
résistance série)
— pont de Hay (capteur inductif avec pertes représentées par une résistance
parallèle)

1.7 Traitement statistique des mesures


Les erreurs entraı̂nent une dispersion des résultats lors de mesures répétées.
Leur traitement statistique permet :
Figure 1.10 – Pont de Weatstone avec une résistance variable * de connaı̂tre la valeur la plus probable de la grandeur mesurée,
* de fixer les limites de l’incertitude.

∆R(m) 1 E
V (m) = ∆R(m)
1.7.1 Valeur moyenne
R0 1 + 4
2R0
Lorsque la mesure d’une même grandeur X a été répétée n fois, donnant les
Si ∆R(m) << R0 → relation linéaire : résultats : x1 , x2 . . . xn , la valeur moyenne est définie par :
P
∆R(m) E xi
V = x̄ =
R0 4 n

Montage 3 fils : Il est utilisé dans le cas ou le capteur est éloigné du pont. 1.7.2 Ecart type
Il permet d’atténuer l’influence des fils de liaison dont les résistances ne sont
pas négligeables. Si ∆R(m) << R0 et Rf << R0 ⇒ Une indication de la dispersion de ces résultats est donnée par l’écart-type :
rP
∆R(m) E (xi − x̄)
V = σ=
R0 4 n−1
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Figure 1.12 – Loi de Gauss

1.7.3 Loi normale


Lorsque les erreurs accidentelles affectant les différentes mesures sont
indépendantes, la probabilité d’apparition des différents résultats satisfait ha-
bituellement à la loi normale dite encore loi de Gauss.
1 (x − x̄)2
p(x) = √ exp(− )
σ 2π 2σ 2

Dans ce cas :
* La valeur la plus probable est la valeur moyenne des mesures.
* En général on prend une incertitude égale à 3 fois l’écart-type.

1.8 Conclusion
L’ objectif de ce cours est de donner les bases nécessaires pour :
,→ choisir le bon capteur pour une utilisation spécifique
,→ caractériser le capteur à partir de différents attributs
Cependant il est important de noter que dans les phases étude, installation,
maintenance (préventive ou curative), le problème doit être appréhendé avec :
,→ Méthode
,→ Rigueur
,→ Esprit critique
Chapitre 2

Mesure de température

2.1 Introduction De ce caractère intensif découle le problème de l’échelle de température.


Echelle de Kelvin : Elle résulte de la fixation à 273.16 la valeur de
La température est la grandeur physique la plus mesurée. Elle détermine les la température du point triple de l’eau ( équilibre eau, glace, vapeur) à
propriétés de la matière : 760 mmHg.
— à l’échelle moléculaire, elle est liée à l’énergie cinétique moyenne des
constituants de la matière,
— à l’échelle macroscopique : certaines propriétés des corps dépendent de 2.2 Divers types de capteurs de température
la température (volume massique, résistivité électrique, ...)
Il existe divers types de capteurs de température
— Capteurs électriques :
1. Capteurs à couple thermoélectriques.
Ex : thermocouples, sonde pyrométrique (cane)
2. Capteurs à résistance metllique.
Ex : sonde thermométrique
3. Capteurs à semiconducteurs.
Ex : thermistance, diode, transistor, circuit integré
4. Capteur à quartz
— Capteurs optiques :
1. à radiation totale
Figure 2.1 – Echelles de température
2. à radiation partielle
3. bichromatique (à deux valeurs)
Les domaines d’application sont trés divers : Génie chimique. Industrie agro-
Ex : pyromètre optique, lunette à radiation
alimentaire. Analyse de fonctionnement : moteurs, navettes spatiales. Gestion
— Capteurs mécaniques :
de bains de peinture...
La température est une grandeur intensive ( 6= grandeur extensive). 1. Capteur à dilatation de solide.
Une grandeur extensive peut être définie par rapport à une grandeur de même Ex : pyromètre à tige, pyromètre à bilames
nature prise comme référence. On peut alors définir des multiples et sous mul- 2. Capteur à dilatation de fluide (liquide, gaz)
tiples. Ex : thermomètre, thermomanomètre

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9

— Autres types de capteurs : Dans un conducteur homogène, entre deux points M et N à températures
1. Capteurs à cristaux liquides différentes, il existe une fem ne dependant que de la nature du conducteur et
des températures TM et TN . La fem Thomson est donnée par :
2. A repère : crayon, peinture thermosensible
Z TN
TM TN
EA = hA dT
2.3 Thermocouples TM

Ce sont des dispositifs qui délivrent une force électromotrice en fonction de la où hA est le coefficient de Thomson fonction de la température. Loi de Ma-
température Tx . gnus :
Il existe différents effets thermoélectriques. Si les extrémités d’un circuit constitué d’un conducteur unique sont à la même
température, la fem Thomson est nulle.
2.3.1 Effet Peltier
2.3.3 Effet Seebeck, couple thermoélectrique

Figure 2.2 – Effet Peltier

A la jonction de deux conducteurs A et B de natures différentes mais à la même


température, il s’établit une différence de potentiel qui ne dépend uniquement Figure 2.4 – Effet Seebeck
que de la nature des conducteurs et de leur température T .
La fem Peltier est donnée par : Soit un circuit fermé, constitué de deux conducteurs A et B dont les jonc-
T
πAB = VM − VN tions sont à des températures T1 et T2 . Ce circuit constitue un couple
thermoélectrique. Ce couple est le siège d’une force électromotrice dite de See-
T2 T1
Loi de Volta : beck SAB qui résulte des effets de Peltier et de Thomson qui s’y produisent.
Si les deux conducteurs extrêmes d’une chaı̂ne isotherme sont de même nature, La fem totale est la somme des fem dont le circuit est le siege.
ils sont au même potentiel. Le long d’une chaı̂ne isotherme, la somme des fem T1 T2 T T1 T1 T1 T2 T2 T2 T 1
Peltier est donc nulle. SAB = EB + πBA + EA + πAB + EB
T1 T2 T2 T1 T1 T2 T1 T2
SAB = πAB − πAB + EA − EB
2.3.2 Effet Thomson Z T2
T1 T2 T2 T1
SAB = πAB − πAB + (hA − hB )dT
T1

Cette fem ne dépend que de la nature des métaux A et B et des températures


des soudures T1 et T2 .

Remarque 1 Si par convention on choisit pour l’une des températures, T1


par exemple, une valeur de référence determinée 0◦ C, la fem S pour un couple
Figure 2.3 – Effet Thomson donné ne dépend plus que de T2 .
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2.3.4 Différents types de thermocouples Compensation de soudure froide :


En général la température ambiante est variable ⇒ Nécessité de compenser
Les thermocouples existent sous la forme de différentes combinaisons de la soudure froide.
matériaux correspondant à différents domaines de température et adaptés à
différents environnements (atmosphère oxydante, réductive, sulfureuse, etc...). V0T◦ cC = V0T◦ ambiant
C + VTTambiant
c

K : Nickel-Chrome/Nickel-Aluminium, 0◦ C à 1100◦ C, milieux oxydants


T : Cuivre/Cuivre-Nickel, −185◦ C à 300◦ C
J : Fer/Cuivre-Nickel, 20◦ C à 700◦ C, milieu réducteur
E : Nickel-Chrome/Cuivre-Nickel, 0◦ C à 800◦ C, utilisation sous vide ou
milieu légèrement oxydant
R : Platine-13%Rhodium/Platine, 0◦ C à 1600◦ C
S : Platine-10%Rhodium/Platine, 0◦ C à 1550◦ C, résistance à l’oxydation
et à la corrosion

Figure 2.6 – Compensation automatique

2.3.6 Câbles de compensation


Les câbles de compensation sont utilisés quand :
— les métaux du thermocouple sont chers
— la distance entre le milieu dont on doit mesurer la température et la
jonction de référence est grande

Figure 2.5 – Caractéristiques des thermocouples

2.3.5 Montages des thermocouples


Les pouvoirs thermoélectriques des métaux et alliages (relation V = f (T )) Figure 2.7 – Câbles de compensation
sont définis dans des tables par rapport à un métal de référence et par rapport
à 0◦ C. 0 0
⇒ La relation force électromotrice/température de n’importe quel couple peut A0 et B 0 sont les câbles de compensation.
être déterminée. A et B sont tels que :
Généralement la température de référence est la température ambiante. — les jonction A/A0 et B/B 0 sont à la même température T2
⇒ Si deux jonctions a la température T 1 et T 2 produisent une tension V 2, et — les couples A0 /B 0 et A/B ont la même force électromotrice entre Tref
les températures T 2 et T 3 produisent une tension V 1 alors avec T 1 et T 3 on et T2
a une tension V 3 = V 1 + V 2 ⇒ La force électromotrice dépend des matériaux A et B, de T1 et Tref .
11

2.3.7 Méthodes de mesure

But : minimiser les chutes de tensions dues à la circulation du courant.


Deux méthodes sont généralement employées :
— La mesure à l’aide d’un millivoltmètre qui permet de minimiser la chute
ohmique si sa résistance interne est élevée.
— La méthode d’opposition qui autorise une mesure rigoureuse puisque
dans ce cas le courant traversant le thermocouple est annulé.
Méthode d’opposition :
On place une source de tension variable face à la f em à mesurer. Quand le
courant est nulle, la source variable a la même tension que la f em à mesurer.
Figure 2.9 – Présentation d’un capteur de température

2.4.1 Résistance métalliques


La résistivite d’un métal ou d’un alliage dépend de la température.

ρ = ρ0 (1 + α(T − T0 ))

Dans une étendue de mesure dépendant de chaque métal


Figure 2.8 – Méthode d’opposition
R(T ) = R(0)(1 + AT + BT 2 + CT 3 )

R(0) : résistance a 0◦ C ; 3 autres points de calibrage permettent de connaı̂tre


A, B, C.
Ex : La sonde P T 100, sonde platine de résistance 100 Ω à 0◦ C
2.4 Résistance thermométriques

La résistance d’un matériau varie en fonction de sa température.


⇒ mesure de la température par mesure de résistance.
Les lois de variation de résistances sont différentes suivant qu’il s’agit d’un
métal ou d’un agglomérat d’oxyde métallique ⇒ deux types :

1. Les résistances métalliques

2. Les thermistances Figure 2.10 – Détails d’une sonde PT100

La Sensibilite thermique d’un résistance est donnée par : 2.4.2 Les thermistances
Une thermistance est un agglomérat d’oxydes métalliques frittés (rendus com-
1 dR pacts par haute pression exercée à température élevée, de l’ordre de 150 bars
α=
R dT et 1000◦ C). La composition d’une thermistance peut-être, par exemple :
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- Fe2O3 (oxyde ferrique) 2.4.4 Montages de mesure


- MgAl2O4 (aluminate de magnésium)
- Zn2TiO4 (titane de zinc)
Les thermistances se caractérisent par :
— faible encombrement
— deux types de thermistances :
- à coefficient de température positif (PTC)
- à coefficient de température négatif (NTC)
On les fabrique sous forme de petits cylindres (d = 1 à 12mm, L = 5 à 50mm)
de disques, de perles.
Figure 2.13 – Montage deux fils

Montage deux fils avec source de courant :


La mesure de la température se ramène donc à une mesure de résistance. La
méthode la plus simple (figure : ??), consiste à alimenter la résistance avec
un courant I et de mesurer la tension aux bornes de la résistance.
Figure 2.11 – Thermistances

2.4.3 Les thermistances NTC


La résistance électrique d’une thermistance est très sensible à l’action de la
température. Pour les NTC :
B
R = R(0).e T

Figure 2.14 – Montage quatre fils

Mais, dans ce montage, la tension V dépend aussi des résistances de ligne


r. Pour éviter cela, on ajoute deux fils aux bornes de la résistance, on utilise
alors une résistance avec quatre fils (figure : ??).
Montage avec pont Weatstone :
Les deux montages précédents ne permettent pas de supprimer simplement
la composante continue R(0◦ C) de la résistance de mesure R. On préfère
généralement utiliser un montage utilisant un pont de Weatstone (figure :
Figure 2.12 – Caractéristiques des thermistances ??).
13

Figure 2.15 – Montage en pont de Weatstone

Figure 2.18 – Tableaux des différentes connexions

Pour diminuer l’influence des résistances de ligne, on utilise un montage


trois fils (figure : ??), ou mieux un montage quatre fils (figure : ??).
Schémas de connexion :
Les capteurs peuvent avoir différentes configurations suivants le nombre de
connexions, on trouve d’après la norme CEI 751 les schémas de connections
du tableau CEI (figure : ??).

2.5 Diodes, transistors et circuits intégrés


Les diodes, transistors et circuits intégrés peuvent être utilisés comme capteurs
de température. On utilise la dérive de la jonction qui est de 2, 5mV /◦ C
Figure 2.16 – Montage trois fils

Figure 2.19 – Diodes, transistors et circuits intégrés

2.6 Pyromètres optiques


La pyrométrie optique est une méthode de mesure de la température basée
sur la relation entre la température d’un corps et le rayonnement optique
(infrarouge ou visible) que ce corps émet. Plusieurs capteurs sont utilisés :
Figure 2.17 – Montage quatre fils - capteurs optiques,
14

- capteurs photo-électriques,

- capteurs thermiques.

la pyrométrie optique permet la détermination d’une température sans


contact avec l’objet ; c’est donc une méthode appropriée quand les conditions
expérimentales n’autorisent pas l’utilisation de capteurs thermométriques clas-
siques :

* Température très élevée (supérieure à 2000 ◦ C)

* Mesures à grande distance


Figure 2.20 – Emittance spectrale en fonction de la longueur d’onde pour
* Environnement très agressif diverses températures

* Pièce en mouvement Loi de Planck :


Loi fondamentale de l’émission thermique ; elle donne l’émittance spectrale
d’un corps noir en fonction de la longueur d’onde et de la température absolue
* Localisation des points chauds
θ de cette source :
1 C1 λ−5
Eλn =
π exp( C
λθ ) − 1
2

On remarque (figure : ??) l’augmentation rapide de l’émittance avec la


température et le déplacement du spectre de l’infrarouge vers le visible (de
2.6.1 Principes physiques
0.4µm à 0.8µm) au fur et à mesure que la température augmente. En dessous
de 500◦ C, le rayonnement thermique est quasi totalement dans le domaine
Tout corps émet spontanément et en permanence un rayonnement infrarouge.
électromagnétique dont le spectre continu a une répartition énergétique fonc- Emittance d’un corps réel :
tion de la température : c’est le rayonnement thermique. L’émittance spectrale d’une cible réelle E, est liée à l’émittance spectrale du
Les lois de cette émission sont d’abord établies pour un corps idéal, le corps corps noir Eλn par la relation :
noir, caractérisé par une absorption totale de tout rayonnement incident ; le
rayonnement thermique d’un corps réel, selon son pouvoir absorbant, se rap- Eλ (θ) = e(λ, θ).Eλn (θ)
proche plus ou moins de celui du corps noir.
On définit : Avec e(λ, θ) est l’émissivité à la longueur d’onde λ et à la température θ du
matériau constituant la cible.
— L’émittance En : puissance totale rayonnée dans un hémisphère, par L’émissivité d’un corps est égale à son coefficient d’absorption (loi de Kirch-
unité de surface de l’émetteur hoff) : sa valeur = 1 pour le corps noir est < 1 pour un corps réel et dépend
— L’émittance spectrale Eλn : densité spectrale de puissance rayonnée dans de sa nature et de son état de surface.
un hémisphère, par unité de surface de l’émetteur, à une longueur d’onde L’incertitude sur les valeurs exactes de e(λ, θ) est l’une des principales sources
λ d’erreurs potentielles en pyrométrie optique.
15

Suivant qu’on utilise les grandeurs spectrales à une longueur d’onde Dans la mesure où les longueurs d’onde λ1 et λ2 sont voisines :
déterminée ou les grandeurs intégrales sur l’ensemble du spectre visible et
infrarouge, les résultats obtenus n’ont pas la même signification physique. e(λ1 , θ)s(λ1 )p(λ1 ) = e(λ2 , θ)s(λ2 )p(λ2 )
On doit distinguer :
— Les pyromètres monochromatiques Le rapport des signaux délivrés par le détecteur devient :
— Les pyromètres bichromatiques
Eλ1 (T ) Eλ1,n (T ) λ5 exp λC11T − 1
— Les pyromètres mesureurs d’énergie = = 51 =
Eλ2 (T ) Eλ2,n (T ) λ2 exp λC2T − 1
2

2.6.2 Pyromètre monochromatique 2.6.4 Pyromètres mesureurs d’énergie


Le pyromètre optique à disparition de filament est un pyromètre monochro- L’ensemble du spectre de rayonnement thermique de la cible (en fait une
matique (λ = 0, 65µm ). L’image du filament de tungstène d’une lampe à grande partie) est reçu par un détecteur à large bande, de type thermique. En
incandescence est superposée à l’image de la cible. Le courant de chauffage If pratique le pyromètre est étalonné dans ses conditions d’emploi à l’aide d’un
du filament est ajusté de façon que sa brillance devenant égale à celle de la thermocouple lorsque cela est possible.
cible, les deux images se confondent. Un étalonnage préalable au moyen d’un
corps noir (If = F (0, 65µm, θ) permet connaissant l’émissivité e(0, 65µm, θ)
de la cible d’en déduire la température θ par la relation précédente. 2.7 Thermomètres à dilatation
2.7.1 Principe
Photodiodes Si 600◦ C
En général le volume d’un corps augmente lorsque sa température s’élève (sans
Photodiodes Ge 200◦ C
qu’il y ait de changement d’état physique). La dilatation étant réversible, elle
Photorésistance Pb S 100◦ C
fournit un mode pratique de repérage des températures. Ce phénomène existe
Photorésistance Pb Se 50◦ C
pour les liquides, les gaz et les solides. D’où les trois types de thermomètres à
Photorésistance In Sb 0◦ C dilatation :
Photorésistance Hg Cd Te −50◦ C
- Thermomètres à dilatation de liquide
Table 2.1 – Limite d’emploi des capteurs photoélectrique en pyrométrie op- - Thermomètres à dilatation de gaz
tique
- Thermomètres à dilatation de solide

2.6.3 Pyromètres bichromatiques 2.7.2 Thermomètres à dilatation de liquide


Ce pyromètre peut être considéré comme un double pyromètre monochro-
matique exploitant deux plages voisines du rayonnement thermique centrées
sur des longueurs d’onde λ1 et λ2 et de même largeur dλ. Le rapport des
signaux, ne dépend que de la température θ de la cible, c’est le grand intérêt
de ce type de pyromètre.
Si on note s(λ) la sensibilité du capteur à la longueur d’onde λ, k(λ) le co-
efficient d’absorption du milieu, l’énergie électrique fournie par le détecteur
est :
* pour la plage centrée sur λ1 : Ee1 (λ1 ) = s(λ1 )p(λ1 )e(λ1 )Eλ1,n (T )
* pour la plage centrée sur λ2 : Ee1 (λ2 ) = s(λ2 )p(λ2 )e(λ2 )Eλ1,n (T ) Figure 2.21 – Thermomètre à dilatation de liquide
16

La loi de variation du volume du liquide en fonction de la température est :

V = V0 (1 + αT )

avec :
Vo : volume du liquide à 00 C ;
V : volume de liquide à T 0 C ;
α : coefficient de dilatation du liquide en 0 C −1 ;
Cette équation montre que la sensibilité du thermomètre à dilatation de li-
quide est proportionnelle au volume Vo (fonction du volume du réservoir), au Figure 2.22 – Colonne émergente
coefficient de dilatation du liquide (donc au type de liquide choisi) et inverse-
ment proportionnel à la section S du capillaire car :
En dehors des réglages classiques (zéro, échelle), on doit penser à corriger la
∆V mesure de la température si il est impossible d’immerger complètement la co-
∆h =
S lonne (figure :??). Dans les cas (a) et (c) la colonne de liquide thermométrique
est totalement immergée dans l’enceinte dont on mesure la température. La
les liquides thermométriques utilisés sont : dilatation de ce liquide se fait donc pleinement. Dans le cas (b) la colonne de
liquide est immergée jusqu’à la graduation n, dans l’enceinte de température
- Pentane (−200 à 20◦ C) inconnue. La partie de la colonne située entre n et h est en contact avec la
température ambiante. Le volume correspondant à une graduation est noté v.
- Alcool éthylique (−110 à 100◦ C)
Le volume à la température ambiante est : V = (h − n)v. Ce volume est à la
- Toluène (−90 à 100◦ C) température ambiante, il en résulte donc un défaut de dilatation.La correction
à apporter est donc :
- Créosote - Alcool éthylique (−10 à 200◦ C)
∂h = (h − n)α(x − t)
- Mercure (−38 à 650◦ C)
- Mercure - Thallium (−58 à 650◦ C) En réalité, la partie émergée n’est pas à la température ambiante. Dans la
pratique on prend les 7/10 de la correction calculée. Cette correction n’étant
- Mercure - Gallium (0 à 1000◦ C) pas très précise, on essayera, dans la mesure du possible, de positionner au
mieux le thermomètre (cas a ou c ).
L’espace libre au dessus du liquide peut-être vide. Toutefois, pour empêcher
la colonne de liquide de se fractionner facilement et aussi pour permettre de
mesurer des hautes températures, l’espace libre est rempli d’un gaz neutre
(azote ou argon) mis sous une pression fonction de la température à mesurer. 2.7.3 Thermomètres à dilatation de gaz
La chambre d’expansion évite les trop fortes variations de pression.
le choix dumatériau constituant l’enveloppe du thermomètre dépend du do- On utilise la propriété des gaz parfaits représentée par l’équation :
maine de température à mesurer :
P V = nRT
- Verre d’Iena jusqu’à 450◦ C ;
- Verre Supremax jusqu’à 630◦ C ; avec : n = nombre de moles ; R = 8.31 Jmol−1 K −1 ;
T la température en ◦ K et P la pression en P a.
- Silice pure fondue jusqu’à 1000◦ C. Exemple :
17

La mesure de la tension de vapeur d’un liquide permet donc de connaı̂tre


sa température. La mesure thermométrique se fait par l’intermédiaire d’une
mesure de pression. Les thermomètres à tension de vapeur sont très sensibles.
Mais la graduation n’est pas linéaire, comme le montre la courbe de tension de
vapeur (figure : ??). La réalisation la plus simple est le thermomètre à simple
remplissage (figure : ??).

Figure 2.23 – thermomètre à dilatation de gaz

Sous une forme schématisée, un thermomètre à gaz est composé d’une sonde
A, formant une enveloppe dans laquelle est enfermé le gaz thermométrique
(figure : ??). Cette sonde est reliée par un tube capillaire de raccordement à
l’extrémité B d’un tube de Bourdon. La longueur du tube de raccordement
ne doit pas excéder 100 mètres. Sous l’effet de la température du milieu
dans lequel la sonde est placée, la pression du gaz va varier, ce qui modifiera
l’équilibre de l’extrémité libre du tube de Bourdon. Cette variation de Figure 2.25 – Thermomètre à simple remplissage
pression se traduira par un mouvement de rotation de l’index indicateur qui
se déplacera devant un cadran portant des graduations thermométriques.
Les gaz le plus souvent employés sont : l’hélium, l’hydrogène, l’azote et le gaz
carbonique.

2.7.4 Thermomètres à tension de vapeur


La tension de vapeur est la pression sous laquelle un liquide est en équilibre
thermodynamique avec sa phase vapeur. La tension de vapeur n’est fonction
que de la température du liquide.
Figure 2.26 – Thermomètre à double remplissage

Liquide Température en ◦ C Pression en bars


Ammoniac −20 à +60 2 à 25
Propane 0 à +100 5 à 45
Butane +20 à +140 2 à 30
Chlorure d’éthyle +30 à +180 2 à 50
Alcool méthylique +60 à +220 1 à 53
Benzène +80 à +280 1 à 43
Figure 2.24 – Tension de vapeur saturante en fonction de la température
(eau) Table 2.2 – liquide de remplissage et domaine d’utilisation
18

très différents, soudées à plat sur toute leur surface (figure : ??). Lorsqu’il est
est soumis à une variation de température, les dilatations différentes des deux
faces provoquent des tensions, il en résulte une incurvation de l’ensemble.
Pyromètre linéaire :
La sonde est formée d’une gaine de silice dans laquelle est placé un barreau
Figure 2.27 – bilame métallique dilatable. Une tige en élinvar (Ferronickel dérivé de l’invar auquel
on a ajouté du chrome pour assurer un module d’élasticité constant) transmet
la dilatation du barreau à un système amplificateur permettant la lecture (ou
la transmission).

2.8 Conclusion
Il y’a de nombreuses méthodes de mesure qui n’ont pas été abordées dans ce
cours.
Figure 2.28 – pyromètre linéaire
Les techniques de mesure de température constituent un domaine très vaste
qui profite des progrès techniques réalisés dans différents domaines ⇒ nécessité
L’élément sensible est une sonde analogue à celle du thermomètre à gaz,
d’un suivi permanent pour connaitre les nouveaux produits.
mais le tube de raccordement plonge dans la sonde. Celle-ci et le tube de
raccordement sont garnis de liquide vaporisable. Lorsque la sonde est placée
dans une enceinte chaude, une partie du liquide se vaporise. Un équilibre
liquide/vapeur s’établit, fonction de la température. En même temps, la pres-
sion a augmenté pour se fixer à la valeur de la tension de vapeur du liquide.
Cette pression est transmise par le liquide au manomètre de mesure qui agit
sur l’élément indicateur. Les capteurs à simple remplissage ne sont utilisables
que si le bulbe est à une température supérieure à la température ambiante
(sinon, la vaporisation se ferait au niveau du capteur de pression). Pour pal-
lier cet inconvénient on utilise le bulbe à double remplissage (figure : ??).
Le liquide évaporable est placé dans la zone médiane du bulbe. C’est un li-
quide transmetteur non évaporable qui est dans le fond du bulbe et dans
l’ensemble capillaire - capteur de pression. Ce liquide est soit de l’huile, soit
de la glycérine. Il transmet au manomètre la pression de la vapeur.

2.7.5 Thermomètres à dilatation de solide


Lorsqu’une tige métallique est portée à la température T sa longueur varie
suivant la relation :
L = L0 (1 + αT )
avec : L0 la longueur de la tige à 0◦ C ; T la température en ◦ C et α le coefficient
de dilatation linéaire du métal (α = 9. 10−6 pour le platine ; 30. 10−6 pour le
Zinc ; 0.5 10−6 pour l’Invar).
Bilame :
Il est constitué de deux bandes d’alliage dont les coefficients de dilatation sont
Chapitre 3

Mesure de deplacement et de vitesse

3.1 Introduction
Les domaines d’application :
— machines outils
— robotique
— ...
Figure 3.1 – potentiomètre rectiligne
pour mesurer d’autres grandeurs physiques (corps d’épreuve)
- mesurande primaire : ex : force, pression, accélération, . . .
Selon la forme géométrique de la résistance fixe et donc du mouvement du
- mesurande secondaire : déplacement ou position curseur, on distingue :
Les capteurs absolus : le capteur fournit un signal qui est fonction de la posi- 1. le potentiomètre de déplacement rectiligne
tion de l’une de ses parties liée à l’objet mobile.
2. le potentiomètre de déplacement circulaire
ex : potentiomètre résistif, inductance à noyaux mobile, condensateur à arma-
ture mobile, codeurs digitaux absolus, . . . Potentiomètre rectiligne :
Capteurs incrémentaux : le capteur délivre une impulsion à chaque
déplacement élémentaire. La position et les déplacements sont déterminés par Rd d
V = E= E
comptage des impulsions émises, ou décomptage selon le sens du déplacement. R D D
Capteurs de proximité : Ils sont caractérisés par l’absence de liaison mécanique
Potentiomètre rotatif :
avec l’objet dont ils mesurent la distance ou le déplacement. α
V = E
αM

3.2 Capteurs de déplacement résistifs Avantages :


— simplicité
Le capteur est composé de : — peu coûteux
— une résistance fixe Rn (fil bobiné ou piste conductrice) — angle de mesure 10◦ à 3600◦
— un curseur : — R est stable par rapport à la température
Inconvénients :
- assure le contact électrique
— charge mécanique
- est lié mécaniquement à la pièce dont on veut traduire le déplacement — usure par frottements
- isolé électriquement de cette pièce — influence de la source

19
20

— influence de l’appareil de mesure ⇒ E : amplitude du d’excitation,


Solution : amplificateur suiveur pour garantir la validité de l’utilisation M : mutuelle inductance,
du diviseur de tension Z1 : impédance du primaire,
x : déplacement.

3.3 Capteurs de déplacement inductifs Remarque 2 RVDT : transformateur rotatif fonctionnant sur le même prin-
cipe que le LVDT.
Le déplacement que l’on veut mesurer est imposé à un des éléments d’un
circuit magnétique entraı̂nant une variation de flux. Il existe plusieurs types
de capteurs inductifs : 3.3.2 Circuit magnétique à entrefer variable
- Linear Variable Differential Transformer (LVDT)
- Circuit magnétique à entrefer variable
- ...

3.3.1 Linear Variable Differential Transformer (LVDT)

Figure 3.3 – Circuit magnétique à entrefer variable

Principe : On mesure le coefficient d’autoinduction dans un circuit


magnétique. Lorsque le noyau bobiné se déplace à proximité d’un matériau
ferromagnétique, le champ magnétique engendré varie, modifiant ainsi le co-
efficient d’auto induction dans la bobine.
Figure 3.2 – LVDT Avantages :
- mesure sans contact
Capteur de déplacement inductif utilisant le principe de variation de flux
dus au mouvement du noyau. - simple
Le primaire est attaqué par un signal sinusoı̈dal. Un signal sinusoı̈dal est induit Inconvénients :
dans les 2 bobines du secondaire.
Quand le noyau est au milieu du transformateur, on a Vs =0, car les tensions - non linéaire, sauf en petite variation
induites dans les deux bobines sont d’amplitudes égales mais de sens opposé. - mesure de déplacement d’objets ferromagnétiques
La tension donné par la capteur est :

2jωM E
Vs = −
Z1
x 3.4 Capteurs de déplacement capacitifs
avec : Il s’agit de condensateurs plans ou de condensateurs cylindriques dont l’une
ω : pulsation du signal d’excitation, des armatures subie le déplacement ⇒ variation de la capacité.
21

Figure 3.4 – Capteurs capacitifs plan et rotatif Figure 3.6 – Principe d’un capteur à ultra son

r 0 S T v cos(θ)
C= Capteur plan d=
e 2
avec :
2πr 0 l v : vitesse de l’onde dans le milieu.
C= Capteur cylindrique
ln rr21 T : temps entre l’émission et la réception de l’onde.
Avantages : ne dépend pas du matériau en déplacement, étendue de mesure
Exemle : Gauging capacitive sensor jusqu’à une dizaine de mètres.
Mesure sans contact. L’objet dont le déplacement est à étudier forme une des Inconvénients : dépend de l’angle de réflexion θ, étendue de mesure à partir
armatures du condensateur du cm.
Caractéristiques métrologiques : E.M = jusqu’à 5cm, linéarité correcte. Exemple :

Figure 3.7 – capteur à ultrasons

La mesure dépend de l’amplitude de l’écho et de l’angle d’incidence du


faisceau sur l’objet.
La précision de la mesure dépend de l’horloge utilisé pour le comptage, de la
Figure 3.5 – Sonde capacitive
capacité du système électronique à détecter l’écho.
La précision peut être meilleure que 0.1 mm.

3.5 Capteurs à ultrasons


3.6 Capteurs optiques
Principe : Ils sont basés sur l’emission et réception d’une onde acoustique.
La distance entre l’émetteur et l’obstacle est donnée par le temps de parcours Principe : Émission et réception d’un faisceau optique et mesure de distance
de l’onde acoustique. suivant un principe de triangulation optique.
22

- surface magnétique ou ferromagnétique.


- surface opaque ou translucide.

3.7.1 Codeurs optiques absolus


Principe : Émission et réception de faisceaux lumineux traversant un
disque ou une règle qui contient le code binaire correspondant à la position.
Le rôle du disque est d’agir comme un interrupteur de faisceau entre une
Figure 3.8 – Principe d’un capteur optique diode électroluminescence et un récepteur pour chaque piste.

La lumière réfléchie est focalisée sur la surface du capteur PSD. Le capteur


délivre alors un courant Ia et Ib proportionnel à la distance x du point
d’impact du faisceau au milieu du capteur.
Exemples d’applications : (figure : ??)

Figure 3.10 – Codeur optique absolu

Avantages :
- mesure absolue ( pas besoin de référence)
- mise en oeuvre aisé avec un PC
Figure 3.9 – Exemples d’applications Inconvénients :
- coûteux
Caractéristiques métrologiques : - nécessite la mise en place sur l’élément mobile.
- Étendue de mesure : jusqu’à 50 cm
- résolution : jusqu’à 0.01 µm 3.7.2 Codeurs incrémentaux
Avantages : très bonne résolution.
Inconvénients : dépend de la réflectivité du matériau ciblé.

3.7 Capteurs digitaux, codeurs optiques


Capteur fournissant une sortie numérique (sous forme de mot binaire ou
d’impulsions d’horloge)
Une règle ou un disque est divisée en N bandes chacune contenant l’informa-
tion binaire sur la position.
Résolution du capteur : Figure 3.11 – codeur incrémental
Linéaire : L/N où L longueur de la règle
Angulaire : 360◦ /N Principe : le capteur délivre une impulsion pour chaque déplacement
Matérialisation des états binaires : élémentaire. Il possède 2 voies en quadrature de phase ce qui permet de
23

connaı̂tre la direction de déplacement. 3.8.2 Génératrice synchrone (alternateur)


Le codeur incrémental est plus simple et moins coûteux que le codeur absolu.
L’excitation (rotor) est assurée par des aimants permanents. La tension de
Avantages : simple, peu coûteux,interfaçage PC simple.
sortie doit être redressée et filtrée avant d’être exploitée.
Inconvénients : nécessite un comptage, besoin de référence pour une mesure
E et Z sont les f.e.m. et impédance par phase. V = E − ZI et V = Rc I (Rc
absolue.
résistance de charge par phase) d’où :
E
V = Z
1 + Rc
3.8 Tachymètrie
Z = f (ω) ⇒ la caractéristique tension-vitesse n’est plus linéaire.
Un tachymètre délivre une tension proportionnelle à sa vitesse de rotation.
Son principal domaine d’application se situe dans la régulation de vitesse
d’un moteur électrique.
Caractéristiques d’un tachymètre : - vitesse maximale de rotation (en
tours par minute),
- constante de f.e.m. (en volts à 1000 trs/mn ou en V /tr/mn),
- linéarité (en %),
- ondulation crête à crête (en %),
- courant maximal.
Figure 3.13 – Génératrice synchrone

3.8.1 Génératrice à courant continu


L’excitation est assurée par des aimants permanents. U = E−rI et U = Rc I
(Rc est la résistance de charge) d’où :

E Ke ω
U= r = = Kω
1 + Rc 1 + Rrc

avec Ke : constante de f.e.m. en V /rd/s et ω : pulsation en rd/s La ca-


ractéristique tension-vitesse est donc linéaire.

Figure 3.12 – génératrice tachymètrique Figure 3.14 – Capteur resolver


24

3.9 Capteur resolver V P 0, V S0 et V P 1 ont la même allure : K sin ωt

V S1 = K sin ωt cos θ
Ce capteur est basé sur un transformateur (figure : ??), dont le primaire
P0 est sur le stator et le secondaire S0 sur le rotor, est alimenté par une V S2 = K sin ωt sin θ
tension alternative de fréquence proche de 10 kHz, appelée porteuse. Un
autre enroulement rotorique P1 reçoit son alimentation par le secondaire S0
du transformateur précédent . Il produit un champ tournant qui induit dans 3.10 Conclusion

deux enroulements secondaires S1 et S2 placés au stator et décalés de 90 ,
Les capteurs de deplacement et de vitesse peuventt être utilisés seuls ou
deux tensions dont la combinaison permet de déterminer la position du rotor
comme éléments d’un capteur composite.
(figure : ??).
Il faut noter par ailleurs qu’il y’a d’autres capteurs qui ne sont pas abordés
L’intérêt de ce capteur réside dans sa robustesse et sa grande fiabilité, du fait
dans ce chapitre.
qu’il n’y a pas de contacts glissants. Sa précision est de l’ordre de 15 minutes
d’angle.

Figure 3.15 – Capteur resolver


Chapitre 4

Mesure de déformations

4.1 Introduction

Les contraintes et les déformations constituent un aspect important des


systèmes mécaniques et plus particulièrement des structures mécaniques.
Dans ce chapitre nous allons aborder l’étude des relations entre forces et
déformations et leur mesure.
Il y’a plusieurs types de de déformations :
Figure 4.1 – Eprouvette encastrée libre

- Déformation élastique : elle disparaı̂t lorsque la force disparaı̂t.


La contrainte a la même dimension qu’une pression.
- Déformation permanente : subsiste après suppression de la force. Déformation :
Dans l’exemple précédent, le cylindre, sous l’effet de la force appliquée, subit
une déformation. Lorsqu’on applique une force à un cylindre de longueur L,
ils s’allonge de δL alors que sa section A se contracte comme le montre la
figure ??-b.
Dans la direction axiale (direction de l’application de la force), la déformation
4.2 Définitions est donnée par :
δL
a =
Contrainte : L
Lorsqu’on applique une force à un cylindre, la contrainte en un point est
donnée par la force par unité de surface.
Considérons l’éprouvette de section A et de longueur L encastrée - libre (figure 4.2.1 Loi de Hooke
??-a). lorsqu’on lui applique une force F , il en résulte une contrainte axiale
σa : Dans le cas de matériaux élastiques, la loi de Hooke exprime la relation
proportionnelle entre la déformation et la contrainte.
F
σa = σa = Ea
A

25
26

Figure 4.2 – Contrainte fonction de la déformation Figure 4.4 – Fixation d’une jauge dans le cas traction

où E est le module de Young (module d’élasticité), constant pour un Les jauges résistives sont des capteurs passifs traduisant en variation de
matériau donné. résistance leur propre déformation qui est égale (en principe) à celle de la
La loi de Hooke n’est valable que dans le domaine élastique (déformation structure sur laquelle elles sont collées. La figure ?? présente la structure d’une
réversible), elle n’est plus valable lorsque la déformation devient importante jauge à fil métallique avec le direction de la force ainsi que sa disposition sur
(figure ??). Au delà de la limite élastique (limite d’élasticité), les déformations une structure. La figure ?? présente le cas d’une jauge en présence d’une force
deviennent irréversibles, on est alors dans la zone de déformation plastique où de traction.
la contrainte n’est plus linéaire en fonction de la déformation. Dans la suite
on ne s’intéressera qu’au domaine élastique.
4.3.1 Effet piézo-résistif
4.2.2 Contraction latérale La résistance électrique d’un conducteur est donnée par la relation :
Lorsque l’éprouvette s’allonge sous l’effet de la force de traction, son L
diamètre D diminue suivant la loi : R=ρ
S
δD δL
=η où ρ est la résitivité,L la longueur et S la section du conducteur.
D L
Sous l’effet d’une contrainte, la résistance électrique change. Lorsque la
où η est le coefficient de Poisson. La variation de volume est donnée par : contrainte augmente :
- la longueur augmente ⇒ augmentation de R,
δV δL
= (1 − 2η) - la section diminue ⇒ diminution de R,
V L
- la résistivité ρ augmente (en général) ⇒ augmentation de R.
Globalement la résistance augmente avec la contrainte.
4.3 Jauges de contrainte
4.3.2 Facteur de jauge
Considérons une jauge constituée d’un fil métallique de rayon r, de longueur
L, et de résistivité ρ.
ρL ρL
R= = 2
S πr
δR δρ δL δr
= + −2
R ρ L r
δr δL δL δV
Figure 4.3 – Jauge et fixation sur une structure = −η =c
r L L V
27

avec c : la constante de Bridgman et V = LS le volume.

δR δL
= (2 + (c − 1)(1 − 2η))
R L
δR δL
=K
R L
Avec K : facteur de jauge ≈ 2 pour les jauges à fil métallique.
Figure 4.6 – Montage avec jauge passive

4.4 Montages de mesure La tension de déséquilibre dans ce cas est est sensible seulement à la
Les jauges traduisent les déformations en variations de résistances. Ces déformation mécanique de la jauge ∆Rc)m :
variations de résistances étant très faibles, il n’est pas possible d’utiliser un
es ∆Rc)m
simple ohmmètre pour effectuer la mesure à cause de sa résolution insuf- vm ≈
fisante. Les montages les mieux adaptés sont basés sur le pont de Wheatstone. 4 Rc0

4.4.2 Deux jauge actives dans des branches opposées du


4.4.1 Montage d’une seule jauge pont
Dans le cas d’une jauge compensée en température ( qui n’est pas sensible
à la variation de température), le montage 3 fils est le plus adapté (Figure
??.

Figure 4.7 – Montage avec 2 jauges actives

Le montage de la figure ?? permet d’obtenir la somme des déformations


(élimination des effets de flexion). Si les jauges sont compensées en
Figure 4.5 – Montage avec une jauge température on a :

En considérant R0 = Rf 0 + Rc0 La tension de déséquilibre est donnée par : es ∆Rc1 + ∆Rc4 1


vm ≈ R
4 Rc0 1 + f0 RC0
es δL 1
vm ≈ K
4 L 1 + Rf 0
RC0 4.4.3 Montage sensible à la flexion
lorsqu’on ne dispose pas de jauge compensée en température, on utilise le Dans ce cas les variations des résistances sont de signes opposés. L’influence
montage de la figure ??. La seconde jauge est collée sue une structure de de la température est éliminée car les jauges sont placées dans deux branches
même nature que celle étudiée et qui ne subit pas de déformation. contiguës (figure ??).
28

Figure 4.8 – Montage sensible à la flexion

es ∆Rc1)m − ∆Rc2)m
vm =
4 Rc0
On peut augmenter la sensibilité en utilisant le montage avec quatre jauges
de la figure ??.

Figure 4.9 – Montage sensible à la flexion

On a alors
es ∆Rc)m
vm =
4 Rc0

4.5 Conclusion
Il existe plusieurs type de jauges ainsi que différentes façon de les utiliser. Il
est est nécessaire d’apporter le plus grand soin à leur fixation sur les structures
étudiées et utiliser les montages adéquats.
Chapitre 5

Mesure de pression

5.1 Introduction Pression hydrostatique : C’est la pression exercée au dessous de la surface d’un
liquide par le liquide situé au dessus, quand le fluide est au repos. A l’intérieur
Les capteurs de pression tiennent ( avec les capteurs de température) une d’une colonne de fluide se crée une pression due au poids de la masse de fluide
grande place dans le marché de la mesure. sur la surface considérée. Cette pression est P = ρgh (avec ρ masse volumique
La pression est définie par : du fluide, g accélération de la pesanteur, h hauteur de la colonne).
F[N ] Pression hydrodynamique : elle résulte de la vitesse du fluide en mouvement.
P[P a] = Un fluide qui se déplace crée une pression supplémentaire P = 0.5ρv 2 ( avec
S[m2 ]
v vitesse de déplacement du fluide en m/s).
La pression est souvent exprimée en bar ( 1bar = 105 P a).
Certains constructeurs utilisent des unités anglo-saxonnes psi ( 1psi =
0, 07bar). 5.2 corps d’épreuve
Il y’a différents types de pression :
Pression absolue : pression mesurée au dessus du vide total ou du zéro absolu. Il y’a différents corps d’épreuve sensibles à la pression :
Le zéro absolu représente une absence de pression.
Le vide : il correspond théoriquement à une pression absolue nulle. Il ne peut
être atteint, ni même dépassé. Quand on s’en approche, on parle alors de vide 5.2.1 Tube de bourdon
poussé.
Pression atmosphérique (ou barométrique) : C’est la pression exercée par l’at-
mosphère de la terre. La pression atmosphérique au niveau de la mer est de
1.012bar. Elle peut varier de +/- 25 mbar avec la pluie ou le beau temps. La
valeur de la pression atmosphérique décroı̂t lorsque l’altitude augmente.
Pression relative : C’est la pression au dessus de la pression atmosphérique.
Elle représente la différence positive entre la pression mesurée et la pression
atmosphérique existante. C’est celle qui est le plus souvent utilisée, parce que
la plupart des capteurs sont soumis à la pression atmosphérique et mesurent
en relatif. Pour faire une mesure en absolu, il leur faut un vide poussé dans
une chambre de référence. Pression différentielle : C’est la différence de deux
pressions ou la différence de grandeur entre une valeur de pression donnée et
une pression de référence donnée. Figure 5.1 – Tube de Bourdon et variantes

29
30

Inventé par Eugène Bourdon en 1849. c’est un tube métallique en forme longitudinal. Le soufflet est fermé d’un côté et reçoit la pression de l’autre (fi-
d’arc de cercle maintenu par l’extrémité qui est soumise à la pression à mesu- gure ??). Parmi les métaux utilisés on trouve : le laiton, le bronze phosphoreux
rer. L’autre extrémité, fermée est libre de se déplacer sous l’effet de la pression et l’acier inox.
qui tend à le redresser (figure ??). Cette extrémité peut entrainer par exemple
une aiguille indicatrice ou le curseur d’un potentiomètre. Le tube plat en hélice 5.2.4 Membranes
est une variante.

5.2.2 Capsule anéroı̈de

Figure 5.4 – Membrane

Il existe de nombreuses variantes : plane, ondulée (figure ??). La membrane


est soumise à une pression une des deux faces (ou à deux pressions, une sur
chaque face). Les déplacements du centre de la membrane sont utilisés par
un détecteur. Parmi les matériaux utilisés on trouve des métaux (acier inox,
Figure 5.2 – Capsules
iconel, bronze), du caoutchouc et des semiconducteurs ( glucinium, béryllium).
Inventée en 1844 par Lucien Vidie (pour réaliser des baromètres). C’est une
boite métallique vide d’air à parois minces et ondulées. Elle se déprime plus 5.2.5 Capteur piézo-électrique
ou moins suivant les variations de la pression. Pour avoir plus de précision, on Dans ce cas, le corps d’épreuve et l’élément sensible sont confondus. C’est
empile plusieurs capsules (figure ??). un capteur actif. Le signal électrique se présente sous la forme d’une charge
électrostatique. Les cristaux les plus utilisés sont le quartz, ;la tourmaline et
5.2.3 Soufflet des céramiques.

5.3 Eléments sensibles


L’élément sensible transforme le déplacement du corps d’épreuve en signal
électrique. Différents éléments sensibles sont utilisés dans la mesure de la pres-
sion :
— les potentiomètres,
— les inductances variables,
— les transformateurs différentiels,
Figure 5.3 – Soufflet — les balances de force magnétiques,
— les éléments sensibles capacitifs,
C’est un dérivé de la capsule. Il est constitué d’une boite cylindrique dont — les éléments sensibles à magnétistriction,
les parois latérales sont ondulées afin de lui donner une souplesse dans le sens — les éléments sensibles vibrants,
31

— les éléments sensibles optiques,


— les jauges d’extensiomètrie.

5.3.1 les potentiomètres

Figure 5.7 – Reluctance variable avec membrane

La figure ?? représente un électro-aimant dont la partie mobile est liée à


un tube de Bourdon.
La figure ?? représente un système basé sur deux circuits magnétiques en
E placés face à face. Dans l’entrefer, est placée une membrane magnétique
soumise aux pressions P1 et P2 . Le déplacement de la membrane sous l’effet
Figure 5.5 – Détecteur potentiomètrique de la pression change les entrefers.

Précision jusqu’à 0.05% avec une piste plastique.


Température max jusqu’à 150◦ C. 5.3.3 Les Transformateurs différentiels
Durée de vie limitée par l’usure.

5.3.2 Les inductances variables

Figure 5.8 – Capteur avec LVDT

Figure 5.6 – Reluctance variable avec tube de Bourdon La figure ?? montre un exemple d’un LVDT lié à une membrane
32

5.3.4 Les balances de force magnétiques 5.3.6 Elément sensible à magnétostriction

Figure 5.11 – Capteur à magnétostriction


Figure 5.9 – Capteur à balance de force
Ce système (figure ??) est basé sur la variation de la perméabilité de l’acier
lorsqu’il est soumis à des efforts mécaniques. Il est constitué d’un bloc de tôles
La figure ?? présente un schéma simplifié de ce système qui permet la mesure ferromagnétiques traversé par deux bobinages en quadrature : un primaire ali-
de micro-déplacements. Il comprend un fléau, un moteur (type haut parleur), menté par un signal alternatif et un secondaire. Lorsque la contrainte est nulle,
un oscillateur et un ensemble électronique détecteur de zéro, amplificateur. le signal de sortie est nul. Si le système est soumis à une charge mécanique,
les lignes de champs se déforment ce qui induit un signal dans le secondaire.

5.3.5 Elément sensible capacitif 5.3.7 Elément sensible vibrant

Figure 5.12 – Capteur à lame vibrante


Figure 5.10 – Capteur capacitif symétrique
Dans l’exemple de la figure ??, les variations de pression sont transmises
par l’intermédiaire d’un soufflet 1 à une lame métallique 2 dont la fréquence de
Le principe de schéma de la figure ?? est l’utilisation d’un condensateur va- vibration est fonction de la contrainte exercée. Les vibrations sont entretenues
riable constituée par une armature fixe et une armature déformable constituée une bobine détectrice 3, une bobine d’excitation 4 et un amplificateur 5. La
d’une membrane métallique. fréquence de vibration constitue le signal de sortie.
33

Il existe des capteurs utilisant le même principe avec un cylindre, un quartz 5.3.9 Jauges d’extensomètrie
ou une corde vibrante.
C’est l’élément le plus utilisé. Il y’a plusieurs familles de jauge parmi les-
quelles on compte :
5.3.8 Elément sensible optique — les jauges à fils métalliques tendus : fils métallique mince tendu et soudé
en deux points.
— les jauges à rubans métalliques collés : fabriquées comme les circuits
imprimés.
— les jauges à films métalliques pulvérisé : évitent le collage, elles sont
pulvérisées sur une couche isolante, elle même pulvérisée sur le corps
d’épreuve. L’adhérence se fait au niveau moléculaire.
— les jauges à barres semiconductrices collées, ex : capteur réalisé dans une
puce de silicium P en forme de X.
— les jauges à semiconducteurs diffusés : les résistances du pont de Wheats-
tone sont réalisée par diffusion de silicium P sur une membrane en sili-
cium N mono-cristallin ayant une élasticité parfaite.
— les jauges à transistors : constitué d’un transistor NPN silicium dont la
Figure 5.13 – Capteur à élément optique jonction émetteur base est couplée mécaniquement à une membrane.

5.4 Conclusion
Les applications concernant la mesure de pression couvrent des domaines
techniques très variés selon leur conditions d’utilisation : très basses pressions,
très hautes pressions, sous différents environnements et températures. Il accor-
der une attention particulière au choix de la méthode à adopter pour obtenir
le résultat souhaité.

Figure 5.14 – Capteur à laser

Dans l’exemple de la figure ??, on utilise une source de lumière unique.


Cette source est reçue par une photodiode double. A la sortie de la première
photodiode on recueille le signal de référence et à la sortie de la seconde, le
signal modulé par le déplacement de l’écran lié au centre le la membrane. Le
quotient de ces deux signaux constitue le signal de sortie.
Dans l’exemple de la figure ??, Une lame optique sépare en deux un rayon
laser. une partie se réfléchit sur le miroir fixé sur la membrane du capteur
de pression, et l’autre partie se réfléchit sur un miroir fixé exactement à la
même distance de la lame. Les deux rayons réfléchis créent des franges d’in-
terférence sur le détecteur. Ces franges sont fonction des micro-déplacements
de la membrane.
Chapitre 6

Capteurs piézoélectriques

6.1 Physique de la piézoélectricité 6.1.2 Effet piézoélectrique inverse


Lorsqu’on applique une différence de potentiel à une substance
La piézoélectricité a été étudié par les frères Curie (1886).
piézoélectrique, il en résulte des déformations de la substance.
Ce phénomène consiste en l’apparition d’une polarisation électrique ou la
C’est ce phénomène qui est utilisé dans les générateurs à ultrasons ( On ap-
variation d’une polarisation existante dans certains diélectriques naturels
plique une tension à une fréquence f ≈ 2000Hz).
(quartz, tourmaline, . . . ) ou artificiels (sulfate de lithium, quartz de synthèse,
céramiques traitées, . . .).
6.2 Capteur piézoélectrique
6.1.1 Effet piézoélectrique direct C’est un capteur actif, utilisant le principe de la piézoélectricité, générant
Lorsqu’une substance piézoélectrique est déformée sous l’effet d’une force une quantité de charge en fonction de la force auquel il est soumis.
de direction convenable, il y’a apparition de charges de signes opposés sur les
faces opposées de la substance.
Si on constitue un condensateur en déposant une paire d’armatures sur ces
faces opposées, on obtient alors une différence de potentiel aux bornes du
condensateur.

Figure 6.2 – Capteur piézoélectrique

La charge totale Q présente sur les armatures du capteur dépend de l’am-


plitude et de la direction de la force.
Dans le cas d’une force axiale :
Figure 6.1 – Effet piézoélectrique Qx = d11 Fx

34
35

Dans le cas d’une force transversale : Les éléments peuvent être accolés pour des raisons de montage et de fonc-
tionnement ou de sensibilité. Ils peuvent être connectés suivant leur polarité
Qy = d12 Fy et selon que leurs déformations sont de signes identiques ou opposés.
La charge produite et la capacité sont doublées dans le cas parallèle (figure
Pour réaliser un capteur multi-composantes Fx, Fy, Fz, on réalise une super- ??-a).
position de capteurs, 1 sensible à la compression et les deux autres à des forces La tension (en circuit ouvert) et l’impédance interne sont doublées et la
de cisaillement et disposés orthogonalement. capacité divisée par deux (figure ??-b).
Ceci peut être généralisé aux empilements plus importants (figure ??-c).
6.2.1 Déformations fondamentales

6.2.2 Rondelles de charge à quartz

Figure 6.3 – Déformations typiques d’une plaquette piézoélectrique

La figure ?? présente les différentes déformations appliquées à une plaquette


de matériau composite :
a) élongation longitudinale,
b) élongation transversale,
c) cisaillement d’épaisseur,
d) cisaillement de face.

Figure 6.5 – Rondelle de charge à quartz

Dans le cas d’un capteur sensible aux forces de compression axiales, il se


présente souvent sous la forme de rondelle (rondelle de charge) présentée figure
Figure 6.4 – Associations des éléments piézoélectriques ??.
36

6.2.3 Capteurs à quartz à plusieurs composantes 6.3 Montages de mesure

6.3.1 Schéma équivalent du capteur

Figure 6.7 – Schéma équivalent du capteur

Le déplacement d’une charge électrique Q = KF due à l’application d’une


force F sur l’élément piézoélectrique est lié au passage d’un courant ∂Q
∂t .
Le capteur peut être représenté (charge initiale nulle) par un générateur d’in-
Figure 6.6 – Rondelle de charge à quartz tensité en parallèle avec des impédances.
Sur la figure ??-a), Rg représente la résistance d’isolement du matériau et la
capacité Cg la capacité inhérente au générateur de charge.
Lorsque le capteur est relié à une ligne, le schéma devient celui de la figure
Ces capteurs sont composés d’une association de rondelles qui dans leurs ??-b).
conditions spécifiques d’utilisations, n’apparaissent sensibles qu’à une seule
direction bien définie de la force :
6.3.2 Montage à amplificateur de charge
- rondelle de coupe X sensible à la compression,

- rondelle de coupe Y sensible au cisaillement d’épaisseur.

Ces deux coupe présentées figure ??-a) sont utilisées dans des capteurs à
plusieurs composantes comme le montre les figures suivantes :
figure ??-b) capteur utilisant une pile de trois paires d’anneaux sensibles
respectivement à Fx (compression), à Fy et à Fz (cisaillement).
figure ??-c) capteur utilisant le même principe que que le précédent avec
chaque anneau composé de plusieurs rondelles branchées en parallèle.
→ →
figure ??-d) capteur à deux composantes : force pressante F et moment M Figure 6.8 – Schéma synoptique d’un amplificateur de charge
37

6.4.4 Bande passante


La bande passante du capteur peut être limité par :
— le conditionneur vers les fréquences basses,
— la résonance mécanique vers les haute fréquence en général.

6.5 Conclusion
Les capteur piézoélectriques interviennent dans plusieurs domaine de la me-
sure : mesure de déformations, mesure de pression, mesure de poids, . . ..
Figure 6.9 – Capteur relié à un convertisseur charge-tension Ils existent sous différentes taille pour s’adapter à l’utilisation.

Un amplificateur de charge est un conditionneur qui à une charge électrique


en entrée, fournit en sortie une tension proportionnelle. C’est convertisseur
charge-tension.
Un amplificateur de charge comprend en général (??) :
1. un convertisseur de charge,
2. un étage de normalisation de la sensibilité,
3. un étage de filtrage
4. un amplificateur de tension
Le schéma de principe d’un convertisseur de charge est donné figure ??. Si on
suppose infini le gain de l’amplificateur, le gain de conversion est alors :
V0 1
=−
Q Cr

6.4 Caractéristiques métrologiques


6.4.1 Sensibilité
Elle dépend de l’élément piézoélectrique et donc du matériau utilisé.

6.4.2 Etendue de mesure


L’étendue de mesure des capteurs piézoélectriques varie de 0 à 100kN . Dans
cette zone, le capteur est linéaire.

6.4.3 Grandeurs d’influence


La température modifie les coefficients piézoélectriques. Les contraintes
mécaniques sur le capteur et les fils de liaison peuvent aussi introduire des
perturbations.
Chapitre 7

Mesure de débit

7.1 Introduction On caractérise un écoulement par le nombre nombre de Reynolds,


VD ρV D
Le débit et la vitesse des fluides sont des grandeurs voisines que l’on R= =
ν µ
détermine souvent l’une à partir de l’autre. On détermine le plus souvent le
3
débit volumique Qv m /s dans la canalisation, tandis que le débit massique où V est la vitesse de l’écoulement, D le diamètre de la canalisation, ν la vis-
2
Qm = ρQv , ρ la masse volumique du fluide. cosité cinématique du fluide (en m /s) et µ la viscosité dynamique (en poise).
A température constante, les liquides peuvent être considérés comme incom- On admet dans une canalisation circulaire que l’écoulement est laminaire pour
pressibles, il n’en est pas de même pour les fluides à l’état gazeux. Pour un R < 2000 et turbulent si R > 2000. De plus, les frottements du fluide sur la
gaz un débitmètre volumique ne donnera une indication significative que si canalisation influencent le débit.
l’on connaı̂t simultanément la température et la pression. Pour un liquide
seule la température sera utile. Il serait souvent préférable de mesurer le
débit massique, mais c’est plus difficile.
7.2 Mesure de débit volumique
On mesure la vitesse du fluide dont on déduit le débit volumétrique :
πD2
Q = SV = V
4
où D est le diamètre de la canalisation et V la vitesse du fluide.

7.2.1 débitmètre mécanique à hélice (ou turbine)

Figure 7.1 – Ecoulement dans une canalisation

Une autre difficulté provient des pertes de charge qui varient avec le débit,
la section et la nature du fluide.
Enfin le régime d’écoulement intervient dans le choix d’un type de capteur (fi-
gure ??). Les pertes de charge sont proportionnelle à la vitesse de l’écoulement
dans le cas laminaire tandis qu’elles varient comme le carré de la vitesse dans
le cas turbulent. Figure 7.2 – débitmètres à ailettes

38
39

température dépend de la quantité de chaleur transportée de l’élément


vers le capteur par l’écoulement et donc de sa vitesse.
— la température de l’élément est maintenue constante par un système de
régulation, ce dernier étant refroidi par l’écoulement de l’air. Le courant
de régulation est alors proportionnel à la vitesse de l’écoulement.

7.2.3 Débitmètre électromagnétique


Figure 7.3 – débitmètres à turbine
la loi de Faraday : Quand un conducteur rectiligne se déplace dans un
Un dispositif à ailettes (pour les gaz, figure ??) ou à turbine (pour les champ magnétique, une force électromotrice est induite dans ce conducteur.
liquides, figure ??) est placé dans l’axe de la conduite ou perpendiculairement
et l’écoulement entraine une rotation de ce rotor avec une vitesse liée à celle du
fluide. Il suffit alors de compter le nombre de tours/mn pour avoir la vitesse
et par suite le débit du fluide.
Le comptage est réalisé par le biais d’un dispositif magnétique (un aimant
permanent solidaire du rotor passe à proximité d’un interrupteur à lame souple
ou d’un bobinage).
Les fluides doivent être propres et peu visqueux. La précision peut aller jusqu’à
0.2%. La bande passante est limité par la durée du comptage.

Figure 7.5 – Débitmètre électromagnétique


7.2.2 Anémomètre à fil ou à film chaud

Un champ magnétique est crée par deux enroulements inducteurs placés


de part et d’autre de la canalisation. Le conducteur est le fluide lui-même,
il circule dans une canalisation isolée électriquement à l’intérieur. La force
électromotrice est mesurée par deux électrodes en contact avec le liquide et
placées perpendiculairement aux lignes d’induction (figure ??). La fem me-
surée est proportionnelle à la vitesse moyenne du liquide, donc au débit volu-
mique du liquide. Le signal de sortie à une amplitude de quelques millivolts
et indique également le sens de l’écoulement.
Figure 7.4 – Anémomètres à fils et films chauds Parmi les caractéristiques du capteur :
— domaine d’utilisation : liquide visqueux, pâteux, chargés d’impuretés,
Un fil ou un film (figure ??) porté à une température supérieure à la abrasifs ou très corrosifs à condition qu’ils soient conducteurs de
température du fluide est placé dans l’écoulement. Il se produit un échange l’électricité (ce qui n’est pas le cas des hydrocarbures),
de chaleur par convection qui est fonction du fluide, de sa vitesse et de l’écart — diamètre de canalisations : 3mm à 3m,
de température entre le fluide et l’élément chauffé. Trois principes de mesure — bonne précision de l’ordre de 1% (limitée pour les faibles vitesses
sont utilisés : d’écoulement),
— Mesure de la résistance de l’élément chaud alimenté par un courant — mesure indépendante des caractéristiques physique du liquide (viscosité,
constant. densité, granulométrie),
— L’élément chaud est alimenté à puissance constante et on mesure la — température jusqu’à 450◦ C,
température avec un capteur de température placé à proximité. Cette — pression jusqu’à 1000bars
40

7.2.4 Anémomètre ionique ce procédé plutôt dans des canalisations de grand diamètre et pour des fluides
pour lesquels la méthode précédente ne convient pas (hydrocarbures). La
précision est importante (0.5%) et le temps de réponse peut atteindre 1ms.
En pratique on dispose d’un système double (figure ??-b) : on mesure les temps
de transit dans le sens de l’écoulement et contre l’écoulement. La différence
de ces deux temps permet de déterminer la vitesse de l’écoulement et donc le
débit.
L L
t12 = t21 =
c − U cos α c + U cos α
L est la distance entre les deux transducteurs, c la vitesse du son, U la vitesse
axiale moyenne recherchée.
Figure 7.6 – Anémomètre ionique
7.2.6 Débitmètre à effet Doppler
Lorsque le fluide n’est pas conducteur, on s’inspire du procédé précédent
en l’ionisant entre deux électrodes soumises à une différence de potentiel suf- Ce débitmètre a été développé spécifiquement pour les fluides chargés
fisante. On utilise trois électrodes alignées (en fait trois fils perpendiculaires de particules solides ou de bulles gazeuses. On des dispositifs (émetteur-
à l’axe de la canalisation) et polarisées comme sur le schéma de la figure ?? récepteur) à ultrasons (généralement intégrés dans le même boitier). L’onde
pour déduire la vitesse et donc le débit. émise par l’un va être réfléchie par les particules en mouvement en provo-
L’écoulement perturbe les deux courants ioniques I1 et I2 augmentant l’un quant un glissement de fréquence directement proportionnel à la vitesse de
et diminuant l’autre : la différence est fonction la vitesse et du sens de l’écoulement.
l’écoulement. Ce procédé est réservé aux canalisations de grands diamètres, sa précision
Pour obtenir un fonctionnement stable, on choisi une ddp élevée (quelques reste médiocre (plutôt de l’ordre de 5%).
milliers de volts), il en résulte des courants de l’ordre de l’ampère et donc une
différence I2 − I1 facile à mesurer. 7.2.7 Débitmètre à effet vortex

7.2.5 Débitmètre à ultrasons

Figure 7.8 – Principe de l’effet vortex

Figure 7.7 – Débitmètre à ultrasons Le principe est basé sur le phénomène de génération de tourbillons, appelé
effet Karman. Lorsque le fluide rencontre un corps non profilé, il se divise et
Un émetteur et un récepteur piézoélectriques sont fixés le long de la ca- engendre des tourbillons (le vortex), de part et d’autre et en aval du corps
nalisation (figure ??-a). On mesure le temps écoulé entre l’émission d’une non profilé (figure ??). Le nombre de tourbillons formés en aval par unité de
impulsion et sa réception. Ce temps dépend à la fois de la vitesse du son dans temps est proportionnel au débit moyen. Une vitesse précise d’écoulement du
le liquide mais aussi de la vitesse de l’écoulement qui peut-être turbulent. fluide sera donc obtenue par le comptage des tourbillons à l’aide d’un cap-
Le fluide doit être propre sans particules solides en mouvement. On emploie teur sensible aux variations oscillatoires de pression (typiquement un capteur
41

piézorésistif). d’écoulement et e le facteur d’expansion. Les coefficients C et e sont donnés,


La vitesse du fluide = fréquence des tourbillons / K où K dépend du nombre pour une géométrie donnée, dans la norme ISO 5167-1 ou API 2530 (USA).
de Reynolds (mais il est presque constant sur une assez vaste plage de débit). Ce système est utilisable aussi bien pour les liquides que les gaz et vapeurs
Ce type de capteur est destiné aux liquides propres, gaz ou vapeur pour des (non chargés en particules solides).
débits importants dans des canalisations comprises entre 12 et 500mm de
diamètre. La précision atteint environ 1%. Il entraı̂ne évidemment une perte 7.3.2 Tube de Venturi
de charge notable puisqu’il y a un obstacle dans la canalisation.

7.3 Débitmètres à organe déprimogène


Un resserrement de la conduite ou un changement de sa direction créent
entre amont et aval une différence de pression ∆P liée au débit par :
s
2∆P
Q=K
ρ
Figure 7.10 – Tube de Venturi
ρ masse volumique et K constante déterminée par la géométrie du dispositif,
dans une certaine gamme deu nombre de Reynolds. Il est constitué d’un tronc de cône convergent, d’un col cylindrique et d’un
tronc de cône divergent (figure ??). Le dispositif offre une bonne précision,
7.3.1 Diaphragme (plaque à orifice) mais reste coûteux et encombrant. Il dispose d’un bon comportement du point
de vue perte de charge, usure et encrassement. Comme avec le diaphragme,
les mesures de pression différentielle sont converties en débit volumique.
Ce système est utilisable pour les fluides non chargés et offre une précision de
0.5 à 3% selon les cas.

7.3.3 Tuyère

Figure 7.9 – Diaphragme

On place dans la canalisation un disque percé d’un trou de diamètre inférieur


à celui de la canalisation qui crée une pression différentielle de part et d’autre
du diaphragme (figure ??).
s
C πd2 2(P1 − P2 ) Figure 7.11 – Tuyère
Q= p 
1 − β4 4 ρ
Elle est considérée comme une variante du tube de VENTURI. L’orifice de
ρ est la densité du fluide en amont du diaphragme, d le diamètre du dia- la tuyère constitue un étranglement elliptique de l’écoulement, sans section
d
phragme, β = D le rapport des diamètres, C est le coefficient empirique de sortie rétablissant la pression d’origine. Les prises de pression sont situées
42

environ 12 diamètre de la conduite en aval et 1 diamètre la conduite en amont 7.4 Mesure de débit massique
(figure ??). La perte de charge se situe entre celle d’un tube de VENTURI et
celle d’un diaphragme.
Ce système est utilisable pour des écoulement turbulents (R > 50000), no- 7.4.1 Débitmètre à force de Coriolis
tamment dans les écoulements de vapeur à haute température. Ce dispositif
est inutilisable pour les boues. La précision est de 1 à 3%.

7.3.4 Rotamètre

Figure 7.13 – Débitmètre à force de Coriolis

Le débitmètre de Coriolis utilise comme détecteur un tube en U sans obs-


tacle (figure ??).
Le tube de mesure vibre, autour de l’axe OO0 perpendiculaire aux branches
du U , à sa fréquence naturelle à l’intérieur du boı̂tier du capteur. Le tube de
mesure est actionné par un bobinage électromagnétique situé au centre de la
courbure du tube et vibre comme un diapason. Le fluide s’écoule dans le tube
Figure 7.12 – Rotamètre de mesure et est contraint de suivre le mouvement vertical du tube vibrant.
Lorsque le tube monte pendant une moitié de sa période vibratoire, le fluide
résiste à son entraı̂nement vers le haut en repoussant le tube vers le bas. A la
sortie, le fluide a un mouvement ascendant, induit par le mouvement du tube.
Il est constitué d’un petit flotteur placé dans un conduit vertical. Le flotteur Lorsqu’il franchit le coude du tube, le fluide résiste aux modifications de son
est en équilibre sous l’action de la poussée d’Archimède, de la traı̂née et de mouvement vertical en repoussant le tube vers le haut. La différence de forces
son poids (figure ??). entraı̂ne une torsion du tube de mesure. Lorsque le tube descend pendant la
seconde moitié de sa période vibratoire, il se tord dans le sens opposé. C’est
cette caractéristique de torsion qui est appelé effet Coriolis.
ρSU 2 L’amplitude de la torsion du tube est directement proportionnelle au débit
ρgV + Cx = Mg
2 massique du fluide. Les détecteurs électromagnétiques situés de part et d’autre
du tube enregistrent la vitesse du tube. Le débit massique se détermine en
mesurant la différence de temps entre les signaux de détecteurs de vitesse qui
avec : ρ masse volumique du fluide, U vitesse du fluide, V volume du flotteur, proportionnelle au débit massique traversant le tube et demeure indépendante
M g poids du flotteur, Cx coefficient de traı̂née et S maı̂tre couple du flotteur des propriétés de ce fluide.
( surface projetée sur un plan perpendiculaire à la vitesse U ). Ce système peut être utilisé pour les liquides propres et visqueux (pâtes,
Le rotamètre ne tolère pas de haute pression (20bars au maximum pour les boues). Ce dispositif exige l’absence de toute bulle de vapeur formée momen-
modèles en verre). Le diamètre de canalisation peut aller de 4 à 125mm. La tanément dans le liquide et susceptible de perturber la mesure. Le diamètre
précision varie de 2 à 10% de l’étendue de mesure. des canalisation dit être < 13mm. La précision est de 1%.
43

7.4.2 Débitmètre massique thermique

Figure 7.14 – Débitmètre massique thermique

Le principe est basé sur la mesure des transferts de chaleur par le fluide
lui-même. Ces dispositifs sont constitués d’un tube métallique à paroi mince,
des résistances chauffantes sont bobinées à l’extérieur du tube, la circulation
du fluide provoque un déséquilibre thermique entre l’amont et l’aval du tube,
le déséquilibre est proportionnel au débit massique (figure ??).
Ce dispositif peut être utilisé pour un liquide propre, gaz, vapeur ; ∀ le
diamètre de canalisation et donne une précision de l’ordre de 1%.

7.5 Conclusion
Etant donnée la diversité de méthodes de mesure, le choix d’un capteur doit
se faire selon un ensemble de critères :
— Caractéristiques du fluide : nature du fluide (liquide chargé, conducteur
. . .), viscosité, régime d’écoulement, température, pression, agressivité,
compressibilité.
— Critères métrologiques : dynamique, précision, étendue de mesure, bande
passante.
— Caractéristiques de l’installation : diamètre de canalisation, perte de
charge engendrée, encombrement, étalonnage, usure.
Chapitre 8

Mesure de niveau

8.1 Introduction 8.2.1 Le flotteur

Ces dernières années les technologies de mesure de niveau ont connues un


grand nombre d’améliorations.
Le plus important quand on veut une mesure de niveau, c’est d’avoir une
mesure fiable, ensuite tout dépend de l’application : du produit mesuré, de la
géométrie de la cuve, de l’environnement dans lequel sera installé le capteur
de niveau.
On différencie les systèmes mesurant la masse (le poids) de ceux mesurant le
volume, et les systèmes mécaniques des systèmes électroniques.
Figure 8.1 – Capteur de niveau à flotteur

Il se maintient à la surface du liquide, il est rendu solidaire d’un capteur de


position qui délivre le signal électrique correspondant au niveau. La mesure
s’apparente ensuite à la mesure d’un déplacement.
Le cas le plus répandu est celui des détecteurs de niveau par transmis-
8.2 Méthodes hydrostatiques de mesure de ni- sion magnétique. La transmission est assurée par un système aimant per-
manent/interrupteur à lame souple (ILS). L’aimant permanent est solidaire
veau du flotteur ou même contenu dans celui-ci. La position du contact est
généralement réglable. Pour un montage vertical, le flotteur est guidé par
un tube.
Les premières méthodes de mesure et contrôle de niveaux de liquides sont Ce type de capteurs convient mal aux liquides très visqueux susceptibles
fondées sur les propriétés hydrostatiques des liquides (pression hydrostatique, d’adhérer aux parois du flotteur, modifiant ainsi son poids et par conséquent
poussée d’Archimède). sa profondeur d’immersion. Ils sont utilisables aussi bien dans les réservoirs
La mesure transmise par les capteurs utilisés est une fonction continue de la ouverts, fermés, sous pression qu’en extérieur sur les puits, canaux . . . La me-
hauteur de liquide. Elle est indépendante de ses propriétés électriques mais sure peut être faussée lorsque la densité du fluide varie. La gamme de mesure
dépend, sauf dans le cas du flotteur, de la masse volumique du liquide. peut aller de 10mm à plusieurs mètres (30m) et la précision varie de 0.5 à 5%
On distingue quatre principes de mesure. de l’étendue de mesure.

44
45

8.2.2 Le plongeur actionnant un commutateur qui inverse le sens de rotation du moteur. Durant
la descente du palpeur, des impulsions sont générées à intervalles réguliers. Le
comptage des impulsions permet l’obtention du niveau.
Ces capteurs sont utilisés pour les installations sur canal ouvert, réservoir de
stockage de raffinerie. Ils sont plus coûteux que les dispositifs à flotteur ou à
plongeur. Ils portent également le nom de sondes affleurantes. Leur étendue
de mesure peut aller jusqu’à 50 mètres avec une précision de l’ordre du mil-
limètre.

Figure 8.2 – Capteur de niveau à plongeur


8.2.4 Capteur de pression
C’est un cylindre immergé dont la hauteur est au moins égale à la hauteur
maximale du liquide dans le réservoir (figure ??). Le plongeur est suspendu
à un capteur dynamométrique qui se trouve soumis à une force F (poids
apparent), qui est fonction de la hauteur h du liquide.

F = P − rghS

avec rghS la poussée d’Archimède s’exerçant sur le volume immergé du plon-


geur, S : l’aire de la section du plongeur et P le poids du plongeur.
Le plongeur de forme cylindrique est peu sensible aux oscillations de niveaux
autour d’un point d’équilibre. Il convient aux liquides très visqueux. La gamme
de mesure peut aller de 30cm à 6m maximum avec une précision de l’ordre
de 0.5%. Figure 8.4 – Capteur de niveau à mesure de pression

8.2.3 Le palpeur électromagnétique


C’est l’un des principes de mesure de niveau les plus utilisé. Il s’agit d’une
mesure indirecte utilisant (figure ??) :
— la pression relative au fond du réservoir quand celui-ci est ouvert à l’air
libre, cette pression est l’image du niveau h du liquide : P = ρgh,
— la pression différentielle quand le réservoir est fermé et sous pression.
Cette technique est utilisable avec la quasi totalité des liquides : toutes vis-
cosités, neutres ou corrosifs, chargés ou non, inflammables ou non. Toutefois
l’indication délivrée est directement proportionnelle à la densité du fluide.
Figure 8.3 – Capteur de niveau à palpeur électromagnétique Toute variation de densité fausse la mesure.
La température ambiante peut varier de −20 à +80◦ C et celle du liquide
Il est constitué d’un contrepoids suspendu à l’extrémité d’un câble. Un mo- < 120◦ C. la gamme de mesure couvre l’intervalle 0 à 25bars avec une
teur permet de dérouler ce câble jusqu’à l’obtention que le contrepoids entre en précision de 0.5 à 1% de l’étendue de mesure selon la technologie employée.
contact avec ce liquide (figure ??). A cet instant, la tension du câble se relâche
46

8.3.1 Sondes conductives

Figure 8.5 – Capteur de niveau dans un puit

Dans le cas des puits, on utilise des capteurs montés sur sondes plongeantes
Figure 8.7 – Détecteur à électrodes conductives
fixées au niveau de la paroi supérieure (figure ??).
Elles ne conviennent que pour les produits conducteurs (liquides, pâtes,
8.2.5 Le capteur à bulles granuleux . . .), ne sont pas sujettes à l’usure et permettent la détection d’un
niveau haut, bas ou intermédiaire. Ces sondes sont dotées d’une ou plusieurs
électrodes selon les modèles.
Chaque électrode est installée par un passage étanche de telle sorte que
leur extrémité inférieure se situe au niveau à détecter. Elle doit être isolée
électriquement de la masse du réservoir quand il est métallique. Dés que le
liquide touche une électrode, il met à la masse un circuit alternatif basse ten-
sion. La masse est constituée soit par le réservoir métallique, soit par une
deuxième électrode quand le réservoir n’est pas métallique (figure ??). Le
faible courant parcourant l’électrode est d’amplitude proportionnelle à la lon-
gueur d’électrode immergée et suffit à actionner un relais. On utilise une basse
Figure 8.6 – Capteur de niveau à bulles tension alternative afin d’éliminer tout risque d’électrolyse du liquide.
Elle sont utilisées pour les liquides conducteurs de conductance minimale
Appelé limnimètre bulle à bulle, son principe consiste à insuffler un débit 25µA/V entre électrode et masse. Les températures sont comprises entre −200
d’air constant dans un petit tuyau débouchant sous la surface de l’eau, la et 250◦ C au niveau de l’électrode. La pression de service peut être élevée jus-
pression de l’air est équilibrée par la colonne d’eau. La pression de l’air qu’il qu’à 160bars . Ce principe est déconseillé dans les milieux agressifs et pour
faut appliquer pour produire des bulles est égale à la pression du fluide en bout les fluides contenant des graisses ou des huiles qui peuvent former des dépôts
de canne (figure ??). La mesure de la hauteur d’eau est égale à la pression non conducteurs sur les tiges des électrodes.
d’air fournie.
Ce système est utilisable pour la mesure des hauteurs de liquide jusqu’à 1.5m 8.3.2 Sondes capacitives
de hauteur d’eau environ. Le système est sensible aux obturations et aux
modifications de la température. La précision est de 2% environ. Elles fonctionnent à l’aide d’une électrode plongeante dans le réservoir.
Pour les produits isolants (huile, pétrole . . .) la sonde est constituée d’une tige
métallique isolée du réservoir. Quand la sonde est découverte, le diélectrique
8.3 Méthodes électriques de mesure de niveau est alors l’air ambiant (constante diélectrique = 1). En présence d’un pro-
duit isolant, la capacité du condensateur augmente sous l’effet de produits
Elles utilisent les propriétés électriques des liquides dont on veut mesurer qui possèdent une constante diélectrique > 1. Si le réservoir est isolant, on
ou contrôler le niveau et sont les seules à utiliser des capteurs traduisant immerge une armature. Cette variation de capacité est traitée pour actionner
directement le niveau en signal électrique. un relais ou fournir un signal de sortie proportionnel au niveau du produit.
47

Pour les produits conducteurs (eau, solutions salines . . .) la constante Ces dispositifs conviennent pratiquement pour tous les produits alimentaires
diélectrique ne joue plus aucun rôle. La tige de la sonde est enrobée d’un ou chimiques, fluides liquides ou pâteux de toute température (−190 à 250◦ C)
matériau isolant, d’épaisseur constante, jouant le rôle de diélectrique. Les ar- et pour des pressions jusqu’à 40bars. On peut mesurer des niveaux jusqu’à
matures du condensateur sont alors constituées par la tige métallique de la 50m. La précision dépend de la température (normalement correctement com-
sonde et le liquide conducteur. pensée), des turbulence de l’air, du taux d’humidité et des corps flottants et
La capacité du condensateur dépend de la densité et de la température des vaguelettes, elle est l’ordre de 1%
produits, pour remédier à ce problème, on utilise une deuxième sonde capaci-
tive, immergée en permanence et servant de référence. Ce dispositif peut s’ap-
pliquer à tous les types de produits conducteurs ou isolants, liquides, pâtes,
granuleux en évitant les produits solides à granulométrie importante et les 8.4.2 Radars
abrasifs. On peut mesurer des niveaux de l’ordre de 10m, à une température
de -20 à 85 ◦ C, sous une pression de l’ordre de 40 bars et une precision de
lordre de 1%

8.4 Méthodes fondées sur l’utilisation de


rayonnements
Elles permettent des mesures sans contact avec le produit.

8.4.1 Sondes à ultrasons

Figure 8.9 – Capteur de niveau radar

Ce principe de mesure de niveau apparue depuis le début des années 1990


est en très forte progression ces dernières années. La mesure radar à impul-
sions est basée sur le même principe que l’ultrason (figure ??). Le radar uti-
lise une onde électromagnétique à très haute fréquence (micro-onde) qui ne
nécessite pas de support pour se propager, de fait cette mesure de niveau est
largement insensible aux variations de température, pression, ciels gazeux, va-
peurs, brouillards, poussières, bruits, . . . Grâce aux derniers développements
Figure 8.8 – Capteur de niveau à ultrasons de cette technologie de mesure de niveau sans contact, les possibilités d’ap-
plications sont quasi-universelles. Il est aujourd’hui possible de mesurer tous
Ce principe de mesure de niveau est fondé sur la mesure du temps aller- les produits liquides, pâteux, corrosifs, colmatants, ou solides (pulvérulents ou
retour d’une onde ultrasonique, après réflexion à la surface du produit (écho) granuleux) à partir d’une constante diélectrique de 1.4.
(figure ??). Le temps de parcours est indépendant de la nature du fluide et Le transducteur est placé au sommet du réservoir et émet dans un cône de
de la pression. Il faut toutefois respecter une zone dite ” morte ” à proximité faible ouverture l’onde qui après réflexion sur la surface du produit retourne
du capteur (30 à 60cm selon les sondes). vers le transducteur qui les convertit en signal électrique.
L’amplitude de l’écho peut être sensiblement plus faible (rapport de 10) dans La précision est de l’ordre de 0.5% de la distance mesurée, soit 5 à 10mm dans
le cas d’un liquide dont la surface est agitée. la plupart des cas.
48

8.4.3 Sonde optique

Figure 8.10 – Détecteur à sonde optique

La sonde contient une LED (émetteur de lumière), un phototransistor


(récepteur) et l’électronique correspondante. La sonde est constituée d’une
pointe conique agissant comme un prisme. Le rayon émis par la diode située
d’un côté de la tête de la sonde, est réfléchi vers le phototransistor situé de
l’autre côté de la tête si le prisme est situé dans l’air. Le rayon est réfracté
dans le liquide si la sonde est immergée (figure ??).
Ce dispositif peut être utilisé pour un liquide calme et non mousseux (huile,
essence, pétrole, eau claire et boueuse, solutions aqueuses, alcool) avec des
pressions de 10bars maxi, des température de −20 à 80◦ C et une précision de
2.5mm.

8.5 Conclusion
L’optimisation de la gestion du stockage de liquides et donc de la mesure
de niveau est une problématique présente sur bon nombre de sites industriels.
Que ce soit du stockage de matières premières, de produits finis, voire de
déchets de production en attente de traitement, la mesure de niveau continue
devient indispensable. A cela il faut encore ajouter les exigences de produc-
tivité, de traçabilité ou encore de sécurité des personnels et de protection de
l’environnement.
Mais alors, y a t’il un capteur de niveau idéal ?
Il n’y pas de réponse toute faı̂te. Le plus important quand on veut une mesure
de niveau, c’est d’avoir une mesure fiable ensuite tout dépend de l’applica-
tion : du produit mesuré, de la géométrie du contenant, de l’environnement
dans lequel sera installé le capteur de niveau.
Chapitre 9

Aperçu sur les détecteurs

9.1 Introduction

Parmi les informations nécessaire à un système de contrôle industriel fi-


gure la position d’un ou de plusieurs composant du procédé industriel. Les
détecteurs sont des composants qui procurent l’information concernant la
présence ou l’absence d’un objet.

9.2 Les fins de course mécaniques


9.2.1 Constitution

Il existe différents types de détecteurs :

— les fins de course mécaniques,


— les détecteurs de proximité photoélectriques,
— les détecteurs de proximité inductifs,
— les détecteurs de proximité capacitifs,
— les détecteurs de proximité à ultrasons,
— les détecteurs de proximité photoélectriques. Figure 9.1 – Constitution d’un fin de course mécanique

49
50

9.2.2 Fonctionnement

Figure 9.4 – Positions stables

Figure 9.2 – Fonction d’un détecteur

Figure 9.5 – Mécanisme des contacts

Figure 9.3 – Positions d’un détecteur Figure 9.6 – Mécanisme des contacts
51

Figure 9.7 – Arrangements des contacts Figure 9.10 – Actionneurs flexibles

Figure 9.8 – Branchements de la charge


Figure 9.11 – Actionneurs à plongeurs
9.2.3 Les actionneurs des fins de course mécaniques

Figure 9.9 – Actionneurs à roulette Figure 9.12 – Les différents type de têtes
52

9.3 Les détecteurs de proximité inductifs

Les détecteurs de proximité inductifs existent sous différentes tailles et


formes pour s’adapter à l’utilisation.

Figure 9.15 – Constitution d’un détecteur inductif

Figure 9.13 – Types de détecteurs inductifs

Le détecteur comprend un noyau électromagnétique qui est utilisé pour


détecter la présence d’un objet métallique conducteur. Le détecteur est insen-
sible aux objets non métalliques.

Figure 9.16 – Fonctionnement

Les détecteurs de proximité peuvent avoir différents type de sorties.

Figure 9.14 – Fonctionnement d’un détecteur inductif

Le détecteur comprend : un noyau électromagnétique, un oscillateur, un


trigger, et un circuit de sortie. Figure 9.17 – Sortie PNP
53

Figure 9.18 – Sortie NPN

Figure 9.21 – Détecteurs en serie

9.4 Les détecteurs de proximité capacitifs

Figure 9.19 – Autres sorties


Ces détecteurs produisent un champs électrostatique. Il sont sensibles aux
Les détecteurs peuvent être montés en parallèle ou en série. matériaux métalliques et non métalliques ( verre, papier, liquide, tissus)

Figure 9.20 – Détecteurs en parallèle Figure 9.22 – utilisation des capteurs capacitifs
54

9.5 Les détecteurs de proximité à ultrasons

Ces détecteurs utilisent un transducteur pour émettre et recevoir un son


haute fréquences. Lorsque l’onde rencontre un obstacle, elle est réfléchie et
active ou désactive le circuit de sortie.

Figure 9.23 – Fonctionnement

Si le produit ( eau par ex) à l’intérieur du bidon a un coefficient diélectrique


> à celui du plastique du bidon, le détecteur peut détecter le liquide.

Figure 9.26 – Principe de fonctionnement

Le détecteur comprend un disque piézoélectrique en céramique placé à la


surface du détecteur.
Tension haute fréquence ⇒ disque ⇒ ultrason ⇒ réflexion ⇒ disque ⇒ tension
⇒ signal de sortie.

Figure 9.24 – Détection à travers une barrière

Figure 9.25 – Types de détecteurs Figure 9.27 – Constitution d’un détecteur


55

Figure 9.28 – signal d’un détecteur Figure 9.30 – Cônes d’émission

Afin d’éviter les interférences les détecteurs doivent être placés éloignés l’un
de l’autre.

Les détecteurs de proximité à ultrasons ont une zone morte où ils doivent
pas être utilisés

Figure 9.31 – Positionnement des détecteurs

Le réglage dans ce cas doit être réalisé sur site.

Figure 9.29 – Zone morte

Les détecteurs de proximité à ultrasons ont plusieurs cônes d’émission. Le


cône principal fait un angle ≈ 5◦ . Il faut laisser une zone libre pour les cônes Dans le cas où les détecteurs sont l’un en face de l’autre, une distance
secondaires. minimale doit être laissée entre les détecteurs.
56

9.5.1 Cas des liquides et de matières en vrac


Figure 9.34 – Montage en mode diffusion

Figure 9.32 – (
détection de liquides, matières en vrac)

Figure 9.35 – Utilisation en mode reflex


Les détecteurs de proximité à ultrasons sont sensibles aux perturbations. En
présence d’un objet qui risque de perturber la détection, on utilise le montage
suivant.

Figure 9.33 – Montage pour éviter les perturbations Figure 9.36 – Utilisation en mode barrière
57

L’utilisation d’une lumière modulée (f = 5KHz à f = 30KHz) permet


d’accroitre la sensibilité et l’immunité par rapport à la lumière ambiante. Les
sources utilisées peuvent aller du vert (visible) à l’infrarouge.

Figure 9.37 – Différents types de détecteurs

9.6 Les détecteurs de proximité


photoélectriques
9.6.1 Mode d’utilisation des détecteurs de proximité
Le détecteur est basé sur l’utilisation d’un faisceau lumineux modulé qui
photoélectriques
est soit interrompu soit réfléchit par un objet. Il est composé d’un émetteur,
d’un récepteur et d’une électronique associée qui fournit le signal de sortie.

Figure 9.38 – Mode barrière

Certaines applications sont très courantes.

Figure 9.39 – Mode reflex


58

En mode diffusion il faut tenir compte de la nature de l’objet et de sa


couleur.

Figure 9.40 – Mode diffusion

9.6.3 Laser

9.6.2 Fibres optiques


Puissance max : 1mW , détection d’objets de 0, 03mm à 80cm

Figure 9.41 – Détecteur à fibre optique Figure 9.42 – détecteur laser


59

9.7 Exemples d’applications

9.7.1 Quels détecteur utiliser

Figure 9.44 – Détecteur à ultrasons

9.7.2 Exemples d’applications


Figure 9.45 – Détecteur à ultrasons

Figure 9.43 – Détecteur à ultrasons Figure 9.46 – Photoélectriques


60

Figure 9.47 – Photoélectriques

Figure 9.50 – Photoélectriques

Figure 9.48 – Photoélectriques


Figure 9.51 – Photoélectriques

Figure 9.49 – Photoélectriques Figure 9.52 – Photoélectriques


61

Figure 9.53 – Autres détecteurs


Chapitre 10

Diagrammes de représentation

10.1 Introduction 10.2 Normalisation des diagrammes de


Cette partie du cours a pour objectifs de fournir un aperçu sur les éléments représentation
de commande (transmetteurs, vannes) utilisés dans les processus industriels.
Les schémas de commande de processus utilisent des lettres et des symboles
La grande majorité des systèmes de contrôle de procédés sont organisés sous
pour représenter les les instruments de mesure et de contrôle. La signification
la forme d’une boucle fermée (Figure 1).
des lettres est donnée dans le tableau de la figure 2.

Figure 10.1 – Capteur et actionneur dans un processus de commande

Ces composants se retrouvent dans les procédés industriels tels que :


— Chauffage, ventilation, climatisation.
— Petrochimie.
— Industries du gaz.
— Production d’énergie : centrales thermiques, centrale thermo-solaires,
chaudières.
— Traitement de déchets.

62
63

L’emplacement des instruments est indiqué par des symboles (Figure 3)


* L’absence de ligne au centre indique que l’instrument se trouve au niveau
du procédé.
* La présence d’une ligne continue indique de l’instrument se trouve au
niveau de la salle de contrôle et est accessible directement à l’opérateur.
* La présence d’une ligne discontinue indique de l’instrument se trouve
au niveau de la salle de contrôle et n’est accessible directement à
l’opérateur.

Figure 10.3 – représentation des instruments

L’absence de ligne au centre indique que l’instrument se trouve au niveau du


procédé.

Figure 10.2 – signification des lettres d’identification

La présence d’une ligne continue indique de l’instrument se trouve au niveau


de la salle de contrôle et est accessible directement à l’opérateur.
64

Les éléments de liaison ( câbles, conduite, ...) ainsi que le type de signal
utilisé ( électrique , pneumatique, données, ..) sont représenté par les symboles
décrits dans la table de la figure 5

La présence d’une ligne discontinue indique de l’instrument se trouve au


niveau de la salle de contrôle et n’est accessible directement à l’opérateur.

Pour interpréter les informations contenues dans les symboles, il suffit de


suivre la démarche indiquée dans le tableau suivant :

Figure 10.4 – règles d’interprétation des symboles


Figure 10.5 – Elements de liaison
65

Exemple :

Figure 10.6 – Exemple de représentation de procédé

Pour les éléments primaires (qui sont en contact direct avec la grandeur
Exemple : Symboles mathématiques.
physique) , on trouve aussi les symboles suivants :

Exemple : Symboles de régulateurs et de vannes de sécurité.

D’autres symboles sont utilisés dans les diagrammes pour les vannes,
convertisseurs...

On trouve aussi les symboles suivants pour certains actionneurs :


66

10.3 Nature des signaux


Dans le contrôle automatique de procédés, l’interconnexion entre les
éléments (transmetteur, correcteur, vanne, etc ) peut être pneumatique,
électrique, numérique, ou une combinaison des trois.
* Signal pneumatique, entre 20Kpa et 100Kpa.
* Signal électrique, entre 4mA et 20mA (en général).
* Signal numérique, dépend du protocole utilisé.

10.4 Conclusion
Le domaine des systèmes de contrôle commande de procédés industriels est
en perpétuel évolution et suit les progrès techniques dans les autres domaines :
micro électronique, informatiques, communication, matériaux, mécanique, ...
On voit apparaitre des matériels de plus en plus sophistiqués avec des capacités
d’auto diagnostic, de communication sans fils, ...

Exemple :
Chapitre 11

Les vannes

11.1 Introduction

L’élément terminal le plus courant dans les systèmes de commande est la


vanne. Elle sert à commander le débit de fluide qui traverse une conduite.
La vanne peut être de plusieurs type : manuelle, TOR ou proportionnelle.

11.2 Les vannes

Une vanne de régulation comporte en général trois éléments principaux :

* le corps de vanne qui assure le réglage du débit ; Figure 11.1 – Exemple de vanne
* le positionneur qui régule l’ouverture de la vanne en accord avec le signal
de commande (pour les vannes proportionnelles) ;
* le servomoteur (lorsque la vanne n’est pas manuelle) qui assure la conver-
sion du signal de commande en mouvement de la vanne.

67
68

11.3.1 Vanne à clapet simple siège

Figure 11.2 – Exemple de positionneur

Les corps de vannes peuvent être de différentes formes :

- le corps droit : l’entrée et la sortie sont dans le même axe ;


Figure 11.3 – Vanne à clapet simple siège

- le corps d’angle : l’entrée et la sortie sont dans deux plans perpendicu-


laires ;

- le corps mélangeur : il possède deux entrées et une sortie afin de permettre Avantages :
le mélange de deux fluides ;
. bonne étanchéité à la fermeture (après rodage du clapet sur le siège) ;
- le corps de dérivation (répartiteur) : il possède une entrée et deux sorties . existence de clapets réversibles à double guidage permettant d’inverser
afin de permettre la séparation du fluide suivant deux directions. le sens d’action du corps de vanne par un montage à l’envers.

Inconvénients :

. la poussée du liquide exerce une force importante sur le clapet ce qui


nécessite un actionneur puissant d’où l’utilisation d’un simple siège pour
une différence de pression faible ;
11.3 Différents type de vannes . frottements importants au niveau du presse étoupe ;
. passage indirect donc plus grand risque de bouchage par des particules
en suspension.
Il existe plusieurs type de corps de vannes qui correspondent à différents
types d’utilisation. Variation de clapet simple siège :
69

Le principal inconvénient est une mauvaise étanchéité de la fermeture du fait


de la double portée.

11.3.3 Vanne à clapet à cage

Figure 11.4 – Variation de clapet simple siège

11.3.2 Vanne à clapet double siège

Figure 11.6 – Vanne à clapet à cage

Elle comprend un obturateur et une cage. Le fluide arrive perpendiculaire-


ment à la cage et passe par un espace déterminé par la position de l’obturateur
(sorte de piston) à l’intérieur de la cage. En position basse les trous situés à
la partie inférieure de la cage sont obturés et réalise ainsi l’étanchéité de la
vanne à la fermeture. Avantages :
Figure 11.5 – Vanne à clapet double siège Equilibrage grâce aux trous dans l’obturateur ; bonne étanchéité à la fer-
meture ; bonne plage de réglage ; cages spécifiques possibles pour obtenir
Avantages : différentes caractéristiques, ou pour résoudre un problème de cavitation (cage
Le principal avantage apporté au corps de vanne à simple siège concerne son anti-cavitation) ou de bruit (cage anti-bruit).
équilibrage, c’est à dire la diminution de la force résultante due à la poussée du Inconvénients :
fluide sur le clapet. Il est donc utilisable pour des fortes différence de pression. Corps droit non réversible ; risque de coincement de l’obturateur dans la cage
Inconvénients : avec des fluides chargés de particules solides.
70

11.3.4 Vanne à clapet à membrane 11.3.5 Vanne papillon

Figure 11.7 – Vanne à clapet à membrane

Figure 11.8 – Vanne papillon

Elle est utilisée dans le cas de fluides très chargés de particules solides,
ou très corrosifs. La section de passage est obtenue entre une membrane
déformable en caoutchouc synthétique généralement et la partie inférieure
du corps de vanne.
Avantages : L’obturateur est un disque dont le diamètre est égal au diamètre intérieur
Solution peu coûteuse ; supprime les presse étoupes d’où le risque de fuites de la conduite.
éventuelles ; bonne étanchéité à la fermeture. La variation de la section de passage se fait par inclinaison de ce disque par
Inconvénients : rapport à l’axe de la conduite. La tige de l’obturateur effectue un mouvement
Précision de réglage très médiocre ; caractéristique statique mal définie ; pres- de rotation, ce qui entraine une meilleure étanchéité pour le presse étoupe.
sion maximale supportable faible ; température maximale d’environ 200◦ C. Cette rotation est souvent limitée à 60 degré.
71

11.3.6 Vanne à bille 11.3.8 Vanne à clapet 3 voies

Figure 11.11 – Vanne à clapet 3 voies


Figure 11.9 – Vanne à bille
11.3.9 Cv du corps de vanne
Le coefficient de débit Cv , est employée dans les calculs qui conduisent au
11.3.7 Vanne à disque dimensionnement des vannes ou à la détermination des débits qui les tra-
versent.
Par définition, le coefficient Cv est le nombre de gallons U.S. d’eau à 15◦ C, tra-
versant en une minute une restriction lorsque la chute de pression au passage
de cette restriction est de 1 PSI. On a :
s
∆P
Qv = Cv
ρ
Avec : la pression P en PSI (0, 069 bar) ; ρ la masse volumique ; le débit Qv
en gallon/min (3,785 l/min).

Kv du corps de vanne
On utilise en unité plus courante le coefficient de débit Kv
s
∆P
Qv = Kv
ρ
Avec : la pression P en bar ; ρ la masse volumique ; le débit Qv en m3 /h.
Figure 11.10 – Vanne à disque Kv = 1.16Cv
72

Pour les liquides visqueux, on a un écoulement laminaire


 2 ! 31
µQv
Cv = 0.032
∆P

Avec : la pression P en bar ; le débit Qv en m3 /h et µ la viscosité dynamique


en centipoise.
Pour les gaz, on a un écoulement laminaire
s
Qv ρT
Cv =
295 ∆P (P2 + P1 )

Avec : la pression P en bar ; le débit Qv en m3 /h ; P1 et P2 les pression en


amont et en aval de la vanne ; T la température en degré K.

11.4 Les positionneurs


Un positionneur est un dispositif de commande de mouvement qui compare
la position de la tige par rapport au signal de commande et règle de la pression
de commande de l’actionneur (membrane ou piston) jusqu’à ce que la position
de la tige soit correcte.
Figure 11.13 – Vanne avec positionneur à balance de force pneumatique

Figure 11.12 – Vanne avec positionneur

Les figures suivantes présentent deux variantes de positionneurs basés sur


une balance de force pneumatique.
73

Figure 11.15 – Diviseur potentiomètrique

Figure 11.14 – Vanne avec positionneur à balance de force pneumatique

ces positionneurs utilisent des composants pneumatiques qui réalisent


des fonctions analogues à ceux que l’on peut avoir en électronique et
électromécanique tels les relais, les amplificateurs, etc

11.4.1 Diviseur potentiomètrique

Il y’a différentes configurations pneumatiques qui réalisent la fonction


équivalente d’un diviseur potentiomètrique : Figure 11.16 – Diviseur potentiomètrique
74

Figure 11.19 – Amplificateur pneumatique

Figure 11.17 – Diviseur potentiomètrique


La figure suivante donne un exemple de réalisation

11.4.2 Relais pneumatique

En associant, un des éléments précédents à une membrane, on peut réaliser


la fonction relai.

Figure 11.20 – Amplificateur pneumatique

11.5 Les servomoteurs

Figure 11.18 – Relais pneumatique le mouvement des vannes peut être assuré par différents actionneurs :
- moteurs électriques et réducteurs,
- actionneurs pneumatique à membrane ou piston,
11.4.3 Amplificateur pneumatique - actionneurs hydrauliques (rarement utilisé)
La figure suivante présente la structure des actionneurs pneumatiques à
En exploitant l’élément buse-palette, on peut réaliser un amplificateur : membrane et à membrane :
75

Figure 11.21 – Actionneurs pneumatiques à membrane et à piston

11.6 Conclusion
Ce cours ne constitue qu’un aperçu très condensé du domaine. L’évolution
techniques des matériels mis en ?uvre dans les procédés industriels nécessite
un investissement permanent pour rester à jour.
Chapitre 12

Actionneurs pneumatiques

12.1 Introduction 12.2.1 Les vérins pneumatiques à simple effet

L’objet de ce chapitre est donner un aperçu sur les principaux types d’action- Ce sont des vérins qui effectuent un travail dans un seul sens. Ils permettent
neurs et d’éléments de lignes pneumatiques. soit de pousser soit de tirer une charge, exclusivement. Seules les positions
extrêmes sont utilisées avec ce type de vérin. Un vérin pneumatique à simple
effet n’a qu’une seule entrée d’air sous pression et ne développe un effort que
dans une seule direction. La course de retour à vide est réalisée par la détente
d’un ressort de rappel incorporé dans le corps du vérin.
12.2 Les vérins

Un vérin pneumatique est un actionneur qui permet de transformer l’énergie


de l’air comprimé en un travail mécanique. Un vérin pneumatique est soumis
à des pressions d’air comprimé qui permettent d’obtenir des mouvements dans
un sens puis dans l’autre. Les mouvements obtenus peuvent être linéaires ou
rotatifs.

Figure 12.2 – Vérin simple effet

12.2.2 Les vérins pneumatiques à double effet

Contrairement à la version à simple effet, ce type de vérin développe une force


Figure 12.1 – Vérin disponible à l’aller comme au retour pour produire un travail.

76
77

Figure 12.3 – Vérin double effet

12.3 Les distributeurs pneumatiques


Figure 12.5 – Distributeurs monostables 5/2, 5/3
L’énergie pneumatique destinée aux actionneurs pneumatiques doit être dis-
tribuée en pression et en débit de façon constante par des composants adaptés.
Ils sont situés entre la source d’énergie et les organes moteurs. On classe les 12.3.2 Distributeurs bistables
distributeurs dans la catégorie des pré-actionneurs ou des interfaces de sortie. Distributeur 5 orifices 2 positions bistable piloté par deux pilotes électriques.
Les distributeurs sont définis par deux caractéristiques fonctionnelles : Il n’y a pas de ressort et il y a deux positions stables.
* le nombre d’orifices principaux nécessaires au fonctionnement des
différents types d’actionneurs, non compris les orifices de pilotage.
* le nombre de positions, généralement 2, définissant l’une l’état repos
l’autre l’état travail. il est possible d’avoir 3 positions, il y aura alors
deux positions travail et une position repos.

Figure 12.6 – Distributeur bistable

12.3.3 Différents types pilotages

Figure 12.4 – Distributeur

12.3.1 Distributeurs monostables

Un distributeur est dit monostable lorsque le nombre de positions diffère du


nombre de pilotes ou s’il y a un ressort.
Distributeur 5 orifices 2 positions monostable piloté par un pilote électrique.
Le rappel se fait par ressort. La position stable est la position repos (ressort
détendu).
Distributeur 5 orifices 3 positions monostable piloté par deux pilotes
électriques. Le rappel en position stable se fait par ressort. La position stable
est la position centrale (ressorts détendus). Figure 12.7 – Différents types de pilotages